''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
AccueilFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Histoire générale

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Le Violoniste

Fondateur | Simple passant

________________

avatar
________________


Race : Démon Commun
Classe : Sorcier
Métier : Musicien / Conteur / Sculpteur / Boutiquier
Croyances : Aucune
Groupe : Solitaire

Âge : L'âge des mondes

Messages : 413

Fiche de Personnage : ♣️

Histoire de Personnage : ♠️

MessageSujet: Histoire générale   Mer 2 Juin 2010 - 17:58


HISTOIRE


Pas de dieu, ni de déesse mais… C’était pourtant le début du monde. Noir. Une essence nommée magie tournait. Des choses, éphémères, apparaissaient, formes, flou. Des paysages, des champs, un arbre, rien. De la neige, de la pluie, du vent, des odeurs, une route, des bruits, rien. Des êtres ? Non. Ah si… Deux petites choses étaient apparues au milieu du sombre, là, deux personnes. L’un avait l’air malin et calme, un sourire aux lèvres, des vêtements noirs, une taille moyenne, un violon en main. L’autre était totalement déjanté, des grands yeux partants dans tous les sens, un air à la fois curieux et suffisant, des vêtements tout aussi noirs, de même taille, un pinceau et une palette en main. Les deux frères, Le Violoniste et Le Peintre étaient nés de la matière éphémère. Mais eux, n’étaient pas éphémères. Ils restaient. Sans doute suffisamment bien formés pour ne pas se dissiper. C’était les plus purs, les plus puissants et les premiers d’une longue lignée : Les démons. Suite à cela, la magie s’est mise à faire des choses plus concrètes, à se stabiliser. L’apparition des deux frères avait créé un déséquilibre suffisant pour faire durer les choses, et pour faire en sorte que ça ne soit pas la magie qui décide de détruire, mais les choses elles-mêmes qui se détruisent par elles-mêmes. Toutes seules, comme des grandes. Ainsi, est né le monde du dessous que nous nommons le Vein. Un monde où il n’y a pas vraiment de chemin, impossible de s’y repérer, avec tant de choses qui changent, tant de choses qui bougent, que l’on ne peut le connaître. Il a gardé le côté éphémère, il est toujours un peu abstrait, un peu absurde. Mais il est aussi la terre des démons. Chaque jour, chaque heure, chaque instant, un être naissait dans ce nouveau monde. Qu’il soit géant, minuscule, noir, rouge ou blanc. Qu’il ait quatre, trois, deux ou un bras ; des ailes, des cornes, ou un crâne chauve parsemé de cicatrices, on le nommait « démon » car en ses entrailles regorgeait la soif de mal. Il était fait de la magie la plus chaotique qui existe, et cela influait en son intérieur jusqu’au vil et au pervers.

Le temps s’écoulait dans le monde du dessous, les êtres évoluaient, s’entre-tuaient, changeaient dans le goût fade du sang. Peu à peu, les choses bougeaient. Des démons, un peu plus stables que d’autres, apparurent et se réunirent en petites communautés. Jusqu’à ce que deux clans bien distincts se forment. L’un était celui des démons moins évolués, plus agités et moins expansifs, ces démons n’étaient pas tellement prévisibles et parfois moins intelligents. L’autre clan était celui de ceux qui avaient vraiment atteint un certain mode de vie. Ils se donnaient des règles, une hygiène, des valeurs. Leur but était de devenir meilleurs, de toujours s’améliorer, et, à force de chercher ce but, des générations plus tard, ils y parvinrent. Un intellectuel nommé Adiroth, particulièrement sensé, avait trouvé un nouveau concept : La bonté. Immédiatement, cet homme a créé un nouveau déséquilibre dans la magie. Un déséquilibre spectaculaire. Cette découverte avait séparé l’essence magique vers une autre forme. La forme blanche, lumineuse, bienfaisante. Et chaque démon qui comprenait ce nouveau concept devenait ce que l’on appelle « ange ».

Tout bougeait à une vitesse folle, la nouvelle magie s’opposait à l’ancienne de telle sorte que... Des arbres aux feuilles vertes, une brise douce, un soleil réchauffant, un ruisseau ruisselant… Un nouveau monde apparaissait, un monde stable, un monde beau. Le monde du dessus. Le monde des anges. Adiryl sortait du ventre de maman. Sans défaut, parfait. Ce monde était fait d’une magie blanche, d’une magie stable, sereine, et cela lui permettait d’atteindre le sublime. Adiroth, grâce à son incroyable trouvaille, fut nommé au titre le plus haut des anges, et tous ses descendants avec lui depuis ce jour. Nous les avons appelés : « L’Empereur ».

Dans l’entre-deux de ces mondes, les deux sortes de magies se repoussaient, se confrontaient, se fracassaient, l’une contre l’autre. Blanc, noir, noir… Noir blanc, blanc, noir…Et, à force de se confronter, elles fusionnèrent. Gris. A peine quelques moments après l’arrivée du deuxième, le dernier des trois mondes faisait son entrée sur scène. Un temps pas toujours clément, des fruits parfois pourris. Le monde que nous connaissons tous, était venu : le monde ni bon ni mauvais, les terres de Feleth. Le point positif qu’on lui attribue parfois, c’est que les gens sont libres de choisir leur voie et que chaque chose se passe selon une logique habituelle et attendue. Il est le monde que nous nommons « normal ».
Pendant ce temps, dans le Vein, les démons continuaient d’affluer. Mais certains, un peu moins forts, un peu médiocres, pas assez résistants pour subsister dans un monde de carnage et pas assez intelligents pour vraiment comprendre la « bonté » décidèrent de se réfugier dans ce nouveau monde. Il était comme un compromis. Des familles de démons faibles se composaient, certaines mourraient, pas vraiment faites non plus pour le monde du milieu, d’autres étaient là pour diverses raisons et changeaient au fil du temps.
Ainsi, des siècles d’évolution plus tard, étaient formées toutes les races du monde de Feleth. Plus aucune ne portait le nom de « démon » car ils en étaient trop loin, bien qu’ils soient leurs descendants. Il y avait les simples humains, les pointus elfes, les sanglants vampires et diverses autres peuplades douées d’intelligence.

Des clans se sont formés dans le monde du milieu. Des guerres, des combats, des plaies. Il fallut plusieurs centaines d’années avant de voir venir un chef suffisamment charismatique pour fédérer ces divers clans en un seul. Un grand pays se formait. Un grand pays qui évolua, évolua pour donner une véritable civilisation. Il eut beaucoup de noms que personne ne retenait vraiment. C’était le pays de ceci, le pays de cela... Au final, les citoyens se contentèrent de l’appeler « Le Royaume ». Au moins, ce nom là, ils étaient sûr de s’en souvenir. Peu à peu… Des philosophes pensèrent, des penseurs philosophèrent et un nouveau but arriva. Il mit peu de temps à être atteint : La monarchie se transforma en une belle démocratie où beaucoup de gens étaient heureux. Aussi curieux que ça puisse paraître, Le Royaume garda ce nom, même sous ce nouveau régime. L’époque était prospère, bien sûr, les clans encore ennemis à la nation troublaient quelque peu l’équilibre, mais tout semblait bien se passer. La démocratie donnait du rêve, une nouvelle vision des choses. Mais hélas, cela ne dura pas.
Regardez ça : une petite frimousse fripée et insignifiante qui crie. C’était Kaull Hendenmark. Méfiez vous, les apparences sont trompeuses. Ce petit truc deviendra grand. Voyez cette lueur terriblement avide dans le fond de la pupille, c’était un monstre qui avait vu le jour. Il grandit, avec sa petite sœur Setsuna, dans une famille riche et nourrit une personnalité de meneur. De meneur, oui, mais avant tout, d’homme sans aucun scrupule ni cœur. Vous le voyez rire là ? Sans doute, mais regardez mieux ses lèvres, il n’y a pas quelque chose qui cloche ? Si. Il se fit rapidement des amis, des gens qui l’admiraient. Quelques discours, des mots bien placés. Ça y est, il avait une véritable armée à ses ordre. Le coup d’état se produisit juste après, et ce jour là cet homme terrible arriva sur le trône. Culte de la personnalité, terreur, ombre. Le Royaume était devenu un endroit horrible, les sbires du roi, nommés « Les Capes Blanches », parcouraient les rues en arrêtant quiconque les dérangeait. Ils oppressaient, ils terrifiaient, ils tuaient.

Des rebelles, voulant le retour de la démocratie mais surtout la mort de ce roi, se réunirent. Hélas, pour arrêter Kaull, il fallait quelqu’un d’aussi bon que lui. Aussi malicieux, aussi charismatique, qui lise dans ses mouvements. Qui en était capable ? Qui pouvais bien… Tiens ? Mais on avait pas dit qu’il avait une petite sœur ? Setsuna Hendenmark. Elle, pour diverses raisons, détestait son frère de toutes ses forces, elle souhaitait le voir empalé sur un pique afin de pouvoir enfin lui arracher sa sale petite langue. Ainsi, cette jeune femme prit la tête de la rébellion.

Sur les terres de Feleth, personne ne connaissait vraiment ses origines. Ils ne se savaient pas les fils des créatures du dessous, ils ne se savaient pas les descendants de la magie. Par conséquent, des religions étaient nées et des Dieux furent inventés. Oppressés par l’effet de foule, la plupart des gens y croyaient. Le Dieu du Solstice, la Déesse de l’Equinoxe et bien d’autres… Bien que parties de bonnes intentions, les religions étaient aujourd’hui dans leur âge de décadence. Elles menaçaient, elles profitaient de leurs pouvoir sur les gens. Elles faisaient naître des fanatiques qui étaient capables de tout. Oui, cette petite chose supplémentaire en ajoutait à l’actuel désastre dans lequel le monde du milieu était plongé.

Pendant tout ce temps, dans le Vein, les démons s’étaient peu à peu mis à retourner leur haine sur le monde de Feleth. Au fil des années, un Seigneur des démons fut nommé pour commander, afin d’être mieux organisés. Ce Seigneur s’appelle Dassyldroth Arphoss. Hélas, aujourd’hui, peu de démons suivent ses ordres, bien que beaucoup lui aient prêté allégeance par le passé. Mais… au fond… Le seigneur Arphoss s’en fiche un petit peu… Toutes ces petites histoires n’atteignent pas un démon.

L’Empereur actuel, Hyne Meydissdon, et les anges veulent rétablir une paix durable. Les clans, animés de leur fureur guerrière, essayent toujours de détruire Le Royaume. Les religions font tout pour se donner de la voix. Les maisons brûlent, le sang, dans les traces de pas des capes blanches. Les rebelles s’organisent, les démons purgent. L’épée se lève et s’abat. Le cri retentit. Le sang gicle. La femme suffoque. L’œil pleure, les pensées se mélangent. Le Peintre tremble, Le Violoniste sourit.

Très récemment, le Roi, Kaull Hendenmark, mourut d'une grave maladie. Cette maladie se répandit dans le monde de Feleth, et la mort du tyran entraîna de nombreuses guerres. Les cadavres s'entassaient, brûlaient, mais rien n'arrêtait l'épidémie. Elle semblait ne pas avoir de remède, car aucun médecin ne put parvenir à aider les souffrants. Débutant par un simple mal-être, un peu de transpiration et des nausées, elle n’alarma personne à première vue et fut presque invisible alors qu'elle s'infiltrait dans les corps. Mais au bout d'un mois, elle muta en une migraine insupportable et foudroyante, ajoutée à une fièvre importante, plongeant le malade dans un délire malsain. Rares furent ceux qui parvinrent à survivre plus de trois jours à cette maladie, une fois évoluée. Mais quelques chanceux, mystérieusement, réchappèrent indemnes de ce mal.

Cependant, les malheurs n'arrivant jamais seuls, la mort du roi fut comme une faiblesse à ce puissant Royaume installé depuis quatre ans. Les Rebelles qui attendaient depuis des années en profitèrent pour prendre les armes. Le Royaume dut agir en conséquence, contraint par les événements, il retira ses troupes des territoires paisibles de Beolan pour assurer l'enterrement du Roi et lutter contre la révolte à Venill. Ce fut un mauvais choix tactique, le Royaume avait effectivement d'autres ennemis. Tous les clans qu'il avait jusqu'à maintenant persécutés, tentés de réduire à néant existaient encore et le désir de vengeance avait germé dans leurs cœurs. Tandis que les massacres se multipliaient à Venill, que les corps s'amoncelaient, la rage des barbares fondait sur la ville des mages. La fin à venir semblait déjà ne pouvoir être que tragique, cependant le pire arrivait encore. Les démons, que tous prirent pour des monstres, arrivèrent à la limite de Beolan, déterminés à profiter du chaos ambiant pour amener un néant mortifère. Même les clans, auparavant inébranlables, portés par leur haine, ne purent qu'être effrayés, fuirent ce maléfice, dussent-ils se terrer chez les citadins qu'ils combattaient l'instant d'avant.

Toutes les résolutions de ce conflit arrivèrent finalement ensemble, avec une conséquence : l'affaiblissement énorme du Royaume. Beolan se sépara de lui, porté par un groupe de mages qui avaient toujours défendu la ville, et sous la lumière bienfaisant d'une étoile que tous pensaient d'origine divine. La Cité prit son essors et combattit elle-même le mal qui s'était abattu sur elle avec l'aide de ses ennemis d'hier, au prix du sang et de l'alliance de tous. La fin de l'enterrement fut marquée par le couronnement d'un nouveau roi, Messer Kroköol à l'origine, il prit le nom de Messer Hendenmark pour guider le Royaume, mais il n'avait pas le passé de ce guide idéologique, pas le charisme d'un roi bien installé, les nobles en profitèrent afin de gagner en pouvoir sous son égide. Le Royaume est plus fragmenté que jamais. L'arrivé de ce souverain eut au moins comme conséquence de mettre fin à l'action royaliste à Venill. Recevant une missive de celui-ci, la paix y fut déclarée, la ville avait conquis sa liberté. Néanmoins, elle ne s'arrêta pas à ce simple événement, non, elle avait soif de territoires, attirant ceux voulant fuir le Royaume, utilisant son importance en tant que grande ville, elle reçut bientôt de nombreux territoires, au point même d'égaler le Royaume actuel. Elle devint alors un nouveau monde, le Pays, dirigé par un Sénat, rempli de manigances politiques et de courants contradictoire. On ignore encore ce qui peu arriver. Un Royaume démantelé, un Cité conquise par des soi-disant sages, un Pays récent et encore plein d'un chaos de possibilités. Que va-t-il arriver ?

L’histoire actuelle se situe dans cette période de tension latente et de conflits discrets. Bonne chance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Histoire générale

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feleth :: Prologue :: Grimoire de Feleth :: Histoire des trois mondes-