''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Vents violents (PV : Adam)

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Maïwenn Katell



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MessageSujet: Vents violents (PV : Adam)   Lun 1 Aoû 2011 - 0:00

Maïwenn courrait à perdre haleine. Elle, si fine, avait du mal à ne pas tomber, sous les frappes du vent qui venait de se lever : puissant, violent. Elle haletait, tentant de reprendre à grand peine un souffle qui se faisait de plus en plus court. L'orage grondait au dessus d'elle, les éclairs se déchainaient, la pluie accablait de tout son poids le paysage. La tempête se levait. La jeune femme pleurait à chaudes larmes à présent. Elle avait du s'enfuir. Son père, rentré à nouveau dans un état second, les relents d'alcool plein l'haleine, lui avait entaillé la joue au couteau. Elle ne lui avait pas servit son repas assez vite, et voilà le drame. Le sang perlait, à moitié coagulé, lavé au fur et à mesure par la pluie ruisselant sur son visage. Sur le bas de son visage coulait un mélange de sang et d'eau.

Elle courrait, courrait... Sans savoir où, sans savoir quoi faire. Un tronc d'arbre masqué par les pierres, elle chuta. Pendant quelques instants, la douleur du choc sur ses genoux écorchés vifs la fit hurler. Un cri dans la nuit, mélange de douleur, de peur et de colère. Elle était pieds nus, elle était partie habillée d'une robe déchirée, sans chaussures, sans rien. Elle se releva avec difficulté, leva les yeux devant elle. Elle se trouvait à présent sur les grandes falaises rocheuses des côtes de l'est. Elle était épuisée.

Le spectacle devant elle était le miroir de ce qu'elle ressentait amèrement en elle même. un déchaînement de vagues, se brisant sur les rochers abruptes, un vent du Nord qui détruit la mer. La colère, la tristesse... Tout ça en même temps. Un spectacle désolant. Une image désolante, tout comme son existence à elle.

A petits pas, elle s'approchait à présent du vide. une envie immense de sauter lui vint à l'esprit. Se jeter, disparaître dans la mer, terminer sa vie médiocre dans l'écume. Mourir. Le souffle du vent dans son visage l'empêchait d'ouvrir les yeux complètement, et devant elles ne dansaient que des formes indistinctes. Elle préféra les fermer. Elle resta ainsi longtemps. Trempée jusqu'aux os, tremblante, en sang, mais droite, debout. Un petit être de rien du tout, détesté des hommes tout comme d'elle même, devant l'océan.
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Adam P. Moriharty



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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Lun 1 Aoû 2011 - 17:48

Adam avait décidé de faire un tour du côté de Venill. Il venait de finir la dernière mission que le Seigneur Arphoss lui avait confiée : lui ramener un homme, et son jeune enfant. Enfant complètement androgyne, de plus. Il eut un mal de chien à les ramener vivants, il eu un mal de chien à se contenir de les tuer, surtout l'enfant, qui ressemblait plus à une jeune fillette au boucles blonde, qu'à un jeune homme. Enfin, passons !
Adam se dirigea négligemment vers une ferme, dans le Venill. Il l'observa un instant, peut-être y avait-il une proie pas trop facile, ni trop difficile à atteindre.

Il entendi un cri, une voix d'homme, puis de la vaisselle qui touche le sol et se brise. Un autre cri, une demoiselle, cependant, et voici une jeune femme -elle avait l'air plutôt jeune- qui ouvrait la porte avec précipitation pour se retrouver dehors, et courir à en perdre haleine. Cette demoiselle était rousse, il semblait y avoir quelque chose sur sa joue, mais il n'arrivait pas à voir exactement ce que c'était. Il décida de la poursuivre, discrètement. Peut-être allait-il pouvoir en faire quelque chose.

Il ne la quittait pas des yeux, il ne voulait pas. Il fallait la garder à l'oeil, ne pas la perdre du regard une seule seconde. Elle avançait tout droit, toujours tout droit. Il n'avait aucun mal à la suivre, la pauvre était si petite, chétive, si mince. Ses cheveux roux flottaient au vent, et venaient très souvent se placer sur son visage, qu'il pensait joli. Elle arrêta finalement sa course sur les falaises rocheuses. Elle ne bougeait plus. Adam s'avança, tranquillement, lentement, tel un prédateur voulant approcher sa proie.

Elle observait les vagues, la pluie qui laissait paraître des formes incertaines, inhumaines. Elle semblait bien triste. Elle avança, se dirigea vers le vide. La fin. Il était certain qu'elle voulait sauter. Il s'approcha silencieusement de la jeune femme, en accélérant le pas. Il voyait ses cheveux flotter au vent, aller et venir, leur couleur rousse éclatait curieusement aux yeux du démon, par rapport à sa peau si pale, si blanche. Un blanc de porcelaine et une chevelure d'un roux éclatant, comme sa défunte mère. C'était impensable. Il... il n'avais pas vraiment envie que cette jeune femme se jette dans le vide. Du-moins, pas pour l'instant. Il voulait juger par lui même si elle en vallait la peine ou non.

Quand il fut suffisamment près pour la toucher, il mis son bras droit autour de sa taille, et l'attira vers lui, pour l'empêcher de sauter. Puis il laissa échapper un murmure.

"
Votre vie ne vaut-elle pas la peine d'être vécue pleinement ?"

Il remarqua soudain que la marque qu'il avait aperçu sur sa joue n'était autre qu'une coupure.


Dernière édition par Adam Moriharty le Mer 17 Aoû 2011 - 21:33, édité 1 fois
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Maïwenn Katell



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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Lun 1 Aoû 2011 - 19:23

Le moineau, les yeux fermés, allait sauter, allait le faire, se jeter au milieu des embruns, se sentir voler, libre de tout, pendant un instant, puis mourir en bas. Personne ne l'a regretterait, certains même en danseraient de joie. Quelques centimètres à franchir... En tremblant, elle inspira profondément et leva doucement son pied gauche. Elle l'avança doucement, jusqu'à ressentir l'immense vide sous elle, et commença à basculer...

Brusquement, un bras vint entourer sa taille toute fine, et la tira en arrière. Elle sentit son corps vaciller, sans rien comprendre, et se coller à un autre corps. Elle n'eut pas le temps de penser, tout allait bien trop vite. Elle tentait de reprendre son souffle, à nouveau coupé par cet évènement brusque. Elle ouvrit les yeux. Devant elle se jouait encore la triste symphonie des vagues et du vent, et de la pluie. Elle n'osait regarder ce bras sur sa taille. Soudain, elle eu peur. Et si c'était son père ? Il venait la chercher pour la ramener de force à la maison. Tout son être haletait à cette pensée. Elle ne voulait pas un nouveau coup...

Non, ce bras là n'était pas celui de son père. Il était plus fin, plus vif. C'est alors qu'une voix arriva à son oreille, susurrée, fine, qui entrait dans son crâne doucement.

"Votre vie ne vaut-elle pas la peine d'être vécue pleinement ?"

Quelqu'un lui parlait. Un homme, vraisemblablement. A cette phrase, Maïwenn tressaillit à nouveau, prit une immense inspiration à se briser les poumons. La pluie la faisait trembler. Que dire ? Répondre ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus. Elle n'était pas celle à qui on adresse la parole.

"N...Non." Dit elle dans un souffle. "Non, elle n'en vaut pas...La peine."

Elle avait réussi à parler, en déglutissant énormément. Elle éprouvait des sensations, des sentiments terriblement contradictoires. D'un côté la peur extrême, l'envie qu'on la lâche, elle aurait eu moins peur à sauter. De l'autre, un réconfort certain. On l'a touchait sans la brutaliser.
Elle saignait encore. La blessure coulait en une petit flot de sang. Elle voulu la toucher, se rendre compte, et leva sa main au doigt coupé. Mais son bras fut arrêté par celui de l'être qui la tenait. Que devait elle faire ? Hurler ? Elle se contentait de pleurer à chaudes larmes, sans un son. Les cris de douleurs étaient intérieurs...
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Adam P. Moriharty



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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Lun 1 Aoû 2011 - 22:19

"N...Non... Non, elle n'en vaut pas...La peine."

Elle avait dit cela dans un souffle. Sa respiration était courte. Elle pleurait. Elle pleurait toutes les larmes de son corps, tout ce qu'elle pouvait. Sa blessure à la joue saignait et le sang qui en coulait se mélangeait aux larmes qu'elle faisait couler de ses yeux. Il remarqua aussi qu'une de ses mains avait un doigt en moins, coupé. C'était une bien étrange marque, une bien étrange blessure, selon lui. Adam ne ressentait pas vraiment de compassion, mais le visage de cette jeune femme était souillé par la douleur, déformé par la colère et la tristesse. Curieusement, son apparence lui faisait rappeler un souvenir : sa mère. Car elle n'était plus qu'un souvenir, à présent. Il ne voulait pas que cette jeune femme se jette dans le vide. Non. Lui seul devait décider de son sort. Il recula, avec la jeune femme dans ses bras, l'emportant avec lui dans ses pas.

Il posa deux doigts sur le visage de la demoiselle, pour le tourner vers lui, afin de mieux le voir. La coupure sur sa joue était l'objet d'une attirance frustrante. Il n'avait qu'une envie : goûter le sang de cette pauvre paysanne, et en juger la saveur. Mais il devait attendre, ne laisser paraître aucune méchanceté ou trop de brutalité. De toute évidence, cette jeune femme était un moineau battu par un des membres de sa famille. Certainement un père alcoolique. Le pauvre moineau avait besoin de tendresse, il allait essayer de lui en donner.

Il la regarda en plein dans les yeux, profondément, quand ils furent assez loin du bord, du vide. Avec sa main libre, il enleva quelques cheveux qui s'étaient placés sur le visage de la demoiselle.

"
Pauvre petit moineau apeuré... dit-il d'une voix douce, observant les moindres traits de son visage. Quelle vie impossible, de martyr, vous devez menez..."

Il continuait d'observer son visage, puis ses blessures. Combien de temps sa maitrise de lui-même allait-elle durer ? Il voulait seulement jouer un peu, mais cette jeune femme devait avoir un rebond de moral pour qu'il puisse s'amuser. Il observait ses yeux noisettes, sont petit nez, ses jolies lèvres... Cette petite était vraiment "à croquer". Mais pas de gestes trop brusques, il fallait la rassurer.
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Maïwenn Katell



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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Lun 1 Aoû 2011 - 22:46

Maïwenn ne savait vraiment plus quoi faire. Cette voix, qui venait de lui murmurer ainsi une phrase si douce, tournait et retournait dans sa tête. Elle n'osait pas tourner le visage pour le voir. Elle ne savait pas si la vision de cet homme la terroriserait à nouveau. Elle était perdue...
Il la faisait reculer encore, loin du vide, loin de cette fin qu'elle avait attendu...Elle sentit alors deux doigts se poser sur son visage. Elle étouffa un cri de surprise et d'effrois. Qu'allait il lui faire ? Fallait il appeler à l'aide ? Avec ce vent, c'était peine perdue. Il coupait tous les sons à la naissance.
Maïwenn se rendit compte que, tout à coup, elle souhaitait de tout cœur se raccrocher à la vie. Ne pas mourir. Pas par lui. Elle seule décidera de son sort...

Pour la première fois de sa vie, Maï venait de prendre une décision. A cette seule pensée, elle réussi à calmer ses halètements.

Les deux doigts posés sur elle l'obligèrent délicatement à tourner son visage vers celui qui la tenait. Peu à peu, elle découvrit son visage, pâle comme la mort, pâle comme le sien. Il était grand, cet homme, à en juger par la hauteur de son visage au dessus d'elle, si petite. De longs cheveux blonds très pâles, et des yeux d'un vert brillant, pénétrant. Maï ne put s'empêcher de plonger dans ce regard magnifique. Pendant une poignée de secondes, rien d'autre n'existait , si la pluie, ni l'orage, ni sa colère, seulement ces yeux là. Elle se reprit et baissa ses yeux à elle.

C'était lui, à présent, qui l'a fixait. Elle était mal à l'aise. Qu'allait il se passer ? Qu'allait il lui faire ? Si il lui voulait seulement du bien, il l'aurait lâchée, à présent. Le moineau avait à nouveau peur.

Mais l'homme, de ces mêmes doigts qui venaient de l'obliger à tourner la tête, lui releva avec une grande douceurs ses mèches rousses qui retombaient en masses dégoulinantes sur le visage. Elle en fut à nouveau réconfortée. Tout cela était incroyable, elle oscillait entre peur et apaisement, à chaque seconde.

Le plus incroyable, c'était que, si elle avait cru un seul instant que les démons ou les anges existaient, elle aurait placé cet homme dans une de ces deux catégories. Laquelle ? Pour le moment, elle n'en savait absolument rien. Il lui parla à nouveau.

"Pauvre petit moineau apeuré... Quelle vie impossible, de martyr, vous devez mener..."

Comment connaissait-il son surnom ? La surprise se marqua sur le visage de la jeune fille. Elle ne sut pas quoi répondre à cela, se contenta de se taire, et de relever la tête pour le regarder. Il était terriblement mince, avait l'air chétif, mais dans ses bras-elle avait eu ô combien le temps de le remarquer- il y avait une espèce de force surnaturelle... Qui était-il ?

Elle reprit à nouveau ses esprits pour tenter de répondre...

"N...Non... Oui, je ne... sais pas..."

Elle inspira calmement trois fois de suite, en fermant les yeux, afin de réussir à placer trois mots sans être entrecoupée par ses souffles incessants...

"Qu...Qui êtes-vous ?" Réussit-elle à dire d'une traite."P...Pourquoi m'avoir retenue tout à l'heure ?"

Devait-elle d'ailleurs le remercier pour cela ? Elle n'en savait rien. Le vent soufflait de plus en plus fort se recroquevilla contre les bras de l'homme d'instinct, pour se protéger de l'air même, qui menaçait de l'emporter.
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Adam P. Moriharty



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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Mar 2 Aoû 2011 - 0:55

La jeune femme semblait perdue, déconcertée. Elle répondit d'abord par une phrase incertaine, vide de sens. Puis posa deux questions à Adam.

"Qu...Qui êtes-vous ? P...Pourquoi m'avoir retenue tout à l'heure ?"

Il fixait encore ses yeux noisettes, les sourcils légèrement froncés, à cause du vent qui refroidissait le blanc de ses yeux et les brûlait légèrement. Il poussa un soupir, lâcha la jeune femme, lentement. Il espérait qu'elle ne se jettera pas dans le vide. Puis il lui répondit, d'une voix calme, posée.

"
Je me nomme Adam Moriharty, Mademoiselle.

Il s'inclina, en signe de respect. Puis continua.

-
Et...

Il se redressa, et reposa son regard sur la jeune femme.

-
... Sincèrement, je ne... je ne sais pas pourquoi je vous ai retenue. Vous... devez me rappeler quelqu'un..."

Il avait choisi d'être sincère avec cette jeune femme. Du-moins, pour l'instant. Il ne savait pas encore quoi faire avec elle. Il y réfléchissait encore. Lui ouvrir le ventre comme une vulgaire truie ? L'égorger ? Lui grignoter le nez ? Les lèvres ? Ou simplement la laisser s'enfuir quand les choses tournerons mal ? Il ne savait pas. Il ne savais plus. Cette femme le troublait, de par sa ressemblance avec sa défunte mère. Peut-être que son sang était aussi sucré que celui de sa mère ? Allait-il y goûter ? Tout ce mélangeait dans sa tête. Tout était vague. Un léger flou.

Il reprit peu à peu ses esprit, et prit la main au doigt coupé de la jeune femme. Il s'inclina légèrement, la ramena près de son visage, la renifla en une petite inspiration, pas trop remarquable, et l'effleura des lèvres, en bon Gentleman. Il relâcha ensuite lentement sa main, et se redressa de nouveau.

"
Puis-je vous demander votre identité, à vous aussi, jeune Dame ?"


Dernière édition par Adam Moriharty le Mar 2 Aoû 2011 - 18:12, édité 1 fois
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Maïwenn Katell



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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Mar 2 Aoû 2011 - 1:13

C'était étrange...
Plus elle fixait cet homme, plus il lui semblait... Différent. Quelque chose en lui était étrange, une lueur particulière dans son regard... Elle n'arrivait pas à deviner quoi. Et cette manière qu'il avait de la fixer la troublait. On ne s'était jamais attardé sur elle, jamais si longtemps. Et sans haine dans le regard, chose bien plus surprenante encore !

il se prénommait donc Adam. Que faisait il là ? Comment se faisait-il qu'elle ne l'ai pas entendu arriver ? Il y avait du vent, oui, mais de là à ne pas entendre des pas tout près d'elle... D'une discrétion aussi effroyable que surprenante. Il l'a lâchait doucement. Elle ne sut pas si elle le voulait vraiment, au final. Pour une fois qu'on lui offrait un peu de réconfort...

La peur s'était évanouie.

un homme qui vous retenait à la vie ne pouvait vous vouloir du mal... C'était impossible...

-... Sincèrement, je ne... je ne sais pas pourquoi je vous ai retenue. Vous... devez me rappeler quelqu'un..."

Ils ne s'étaient jamais rencontrés auparavant. Avec qui l'a-t-il confondue ?

Maï laissa échapper un cri de surprise lorsqu'il lui fit un baisemain. Personne n'avait jamais offert un si grand respect au Moineau... Lorsqu'il se releva, et lui demanda qui elle était, elle répondit avec un petit sourire, essuyant ses larmes de son autre main.

"Maïwenn... Katell." Impressionnant. Elle n'avait pas l'habitude de devoir se présenter. On le faisait pour elle, et on ne l'a nommait que par des mots somme toutes pas vraiment gentils. Aussi, pendant quelques secondes, elle faillit en oublier son nom.

Elle hésita, pas franchement à l'aise avec les phrases de politesse... "En...Enchantée".

Il lui semblait bien qu'il fallait dire tel mot dans une rencontre...

"Que faites vous ici ? Vous m'avez vu de loin, c'est ça ? Pardon, je suis bien impolie de vous demander cela, ça ne me regarde sans doute pas... C'est juste qu'il me semblait être seule."

Un long silence... Elle le fixait à nouveau, pensant à autre chose. Elle n'avait pas sauté. C'était un fait. Mais à présent, que fallait-il faire ? Rentrer chez elle ? On l'attendait certainement de pied ferme, tient !

"Aïe !"

Le vent venait d'emmener une giclée de sable et de poussière sur la figure de Maïwenn. En plein dans la blessure. Ces petites particules entrant dans sa chair à vif la fit crier.

"Pardon... J'ai du me couper, tout à l'heure j'ai trébuché sur les cailloux, et j'ai dû m'ouvrir la joue ainsi..."

Pourquoi tenait elle absolument à se justifier de sa blessure ? Il lui semblait bien, qu'à un instant donné, l'homme fixait bel et bien sa joue...
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Adam P. Moriharty



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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Mar 2 Aoû 2011 - 18:12

"Maïwenn Katell" était donc le nom de cette jeune et petite beauté mutilée. Il ne pouvait pas comparer ce nom à celui de sa mère, car il ne s'en souvenait plus. La jeune demoiselle était bien craintive... et elle avait raison. Le démon ne savait pas encore vraiment ce qu'il allait lui faire, mais il savait qu'il ne pourrait se retenir de lui faire ne serait-ce qu'un peu de mal. Ce n'était pas vraiment sa décision à lui. Peut-être qu'Arytio allait intervenir, alors il ne serait plus maître de ses actes.

"En...Enchantée"

Cette phrase de politesse le fit sourire. Venant de cette petite paysanne c'était assez ironique. Elle ne put se contenir d'ajouter d'autres questions, aussi idiotes qu'inutiles. Cette petite demoiselle était bien curieuse, et bien peureuse. Cela jouait plutôt en sa faveur. Mais il sentait déjà la peur s'envoler. Qu'allait-il pouvoir faire pour l'apeurer de nouveau, en douceur, cependant ? Il aimait la peur qui envahissait ses victimes.

"
Eh bien...

Il ne savait que dire pour lui répondre.

-
... Il se trouve que je me promenait du côté de Venill et...

*La sincérité, mon vieux, dit Arytio, dans sa tête. Y a que ça pour l'instant. Après on verra*

-
... Je vous ai aperçue en train de courir, apeurée et sans la moindre possibilité de défense. Enfin, c'est bien ce qu'il me semblait être de vous..."

Un silence s'installa, pendant une minute ou deux. La jeune femme le regardait.
*Bien, t'as attiré sa curiosité, mon gars. Bravo.*
... La torturer longuement ? Lui trancher la jugulaire ? Lui couper le nez en deux ? Lui arracher la langue peut-être ?
Tout était à nouveau flou pendant ces deux minutes. Puis, un cri se fit entendre. La jeune femme porta sa main à la blessure qu'elle avait à la joue. Du sable, peut-être, avait réussi à se frayer un chemin vers sa plaie. Adam ouvrit alors de grands yeux. Il avait soudain le regard posé sur sa blessure à la joue. Un impulsion lui traversa alors le corps.
*Ciel... Je ne pourrais me retenir que quelques minutes, tout au plus...* Il dégluti lentement.

"Pardon... J'ai du me couper, tout à l'heure j'ai trébuché sur les cailloux, et j'ai dû m'ouvrir la joue ainsi..."

Il approcha vivement de la jeune femme, sans vraiment sans rendre compte. Simultanément, il lui attrapa la mâchoire avec sa main droite. Sa mâchoire en main, il fit pivoter la tête du Moineau, afin de voir la plaie, de l'observer.

"
Ce n'est en aucun cas une blessure accidentelle.

Il posa un nouveau regard sur les yeux de la demoiselle, qu'il devinait à nouveau apeurée. Il entoura alors sa taille avec son bras gauche, de sorte à ce qu'elle ne puisse pas s'enfuir trop rapidement.

-
Vous pouvez tout me dire, Mademoiselle. Rien de ce qui se passera ici ne s'ébruitera ailleurs...

Il posa à nouveau les yeux sur la blessure de la jeune femme, l'observant dans les moindres détails, le moindres grains de sables.

"
Ceci... est une blessure au couteau, Miss."

... Agrandir la plaie ? La vider de son sang ? Lui briser des os ? L'étrangler ? Lui grignoter un orteil ? Lui couper les orteils ? La tuer, ou la laisser s'en fuir ?
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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Mer 3 Aoû 2011 - 23:43

Elle remarqua son sourire, lorsqu'elle lança un petit "Enchanté".
On voyait bien qu'il se moquait légèrement d'elle. C'est vrai qu'une petite paysanne lançant un "enchantée", cela pouvait être risible...

Sans aucun doute...

Elle sentit un frisson lui parcourir le dos face à ce sourire. Voilà qu'à nouveau elle était apeurée, sur le qui-vive. Ses muscles se raffermirent, en vue d'une fuite possible.

Ainsi donc, il l'avait suivie. Là, pour le coup, c'était inquiétant. Pourquoi suivre quelqu'un qui court hors d'haleine ? Pour la consoler ? Elle était de moins en moins sûre, au vue du changement de sourire de cet homme, qu'il veuille la consoler.

Le vent qui souffle, qui en ajoute à la peur intérieure. Que pourrait-il se passer ?

Ce qui se passa ensuite acheva de la terrorisée. Lorsqu'elle cria de douleur avec ce satané sable, lorsqu'il lui attrapa la mâchoire vivement, sans allure de médecin-expert aucune.

"Ce n'est en aucun cas une blessure accidentelle."

Il l'entourait à présent de la taille... Elle se mit à trembler...

- Vous pouvez tout me dire, Mademoiselle. Rien de ce qui se passera ici ne s'ébruitera ailleurs...

C'est étrange, mais tout à coup, elle ne souhaitait plus rien lui dire. Terrorisée, elle souhaitait qu'il s'en aille, qu'il s'en aille...

"Ceci... est une blessure au couteau, Miss."

Et le voilà qui recommençait à la fixer étrangement. Il fallait fuir, fuir ! Elle se fichait qu'il sache de quelle sorte était la blessure. Elle ne l'écoutait même plus, et cherchait à s'évader.

"Monsieur Adam, je vais aller laver ma blessure à présent, je crois que c'est mieux, je ne souhaite pas que ça s'infecte... "

Elle poussait doucement sur son bras.

"Il faut me laisser partir maintenant, non ? Vous devez être terriblement fatigué en plus, je ne souhaite pas vous retenir si longtemps... C'est déjà gentil, ce que vous avez fais, discuter un peu, m'éviter de faire une bêtise...".





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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Jeu 4 Aoû 2011 - 16:27

Elle commençait maintenant à paniquer *Aahh... enfin. De la peur... du plaisir.*. Il affichait à présent un nouveau sourire. Un sourire de sadique, peut-être. Elle avait vraiment peur. Pourquoi déjà ? Cette pauvre petite paysanne avait été traumatisée dès sa plus tendre enfance. Elle était certainement habituée aux comportements étranges et révélateur des fous sur le point de faire une bêtise, un crime. Hors, là ce n'était pas une bêtise qu'il allait commettre, mais une simple satisfaction d'un besoin grandissant. Cependant fallait-il vraiment la tuer ?

"Monsieur Adam, je vais aller laver ma blessure à présent, je crois que c'est mieux, je ne souhaite pas que ça s'infecte...

Dit-elle, tremblante, (presque) morte de peur. Non, non, non. Il ne fallait pas qu'elle s'en aille. Il resserra un peu plus fort son emprise sur elle. Elle ne devait en aucun cas quitter les lieux. Ou bien il allait la poursuivre, la fatiguer... Oui, finalement ce serait même mieux.

- Il faut me laisser partir maintenant, non ? Vous devez être terriblement fatigué en plus, je ne souhaite pas vous retenir si longtemps... C'est déjà gentil, ce que vous avez fais, discuter un peu, m'éviter de faire une bêtise...

-
Mais vous en feriez une nouvelle en rentrant chez vous.

Il la regarda avec insistance, il avait malgré tout dit cela avec une voix chaude, rassurante, rauque.

-
Me trompe-je, Miss ?

Elle essayait de le repousser gentiment, mais plus elle poussait et plus il resserrait son emprise sur elle.

-
C'est un homme de votre famille qui vous a fait cela. Personnellement, j'opterais pour un père ou un oncle alcoolique. Mais cet homme doit être dans votre vie en permanence, alors ce serait plutôt le père.

Il lâcha la mâchoire de la jeune femme et commença doucement à caresser sa chevelure rousse.

-
Miss, se serait une terrible erreur de retourner chez vous. Vous n'en serez que plus malheureuse.

Il arrêta sa main sur la nuque de la demoiselle.

-
Venez avec moi, j’essaierais de faire de votre vie un "enfer" des plus merveilleux."

Il commença à planter doucement ses griffes dans la chair de la jeune femme. Ils étaient plutôt loin de la ferme, on allait certainement prendre du temps à la retrouver, vivante ou morte. Il sentais son odeur, son parfum le faisait frémir d'envie.
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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Jeu 4 Aoû 2011 - 20:58

- Mais vous en feriez une nouvelle en rentrant chez vous.

Ces mots là transpercèrent littéralement les oreilles de Maïwenn. Francs. Vrais. Rigoureusement et atrocement exacts. Elle ne put répondre à l'instant, et réfléchis longuement à cette pensée qui, ayant franchit la barrière des tympans, s'insinuait doucement dans son cerveau. Oui. Une énorme. Une terrible bêtise. Rentrer à nouveau dans la gueule du loup pour lui cirer les dents. Le sourire était sadique, mais la voix était réconfortante. Elle haussa les épaules.

- Me trompe-je, Miss ?

"Oui c'en est une, probablement. Probablement..."

Et plus elle réfléchissait, plus elle donnait une nouvelle image d'elle même. De petite demoiselle, pendant un instant, on devina une femme, au fond, tout au fond, qui pensait, réfléchissait à la gravité de la situation. Intérieurement, Maïwenn était cette femme là. Mais ça ne sortait pas au grand jour...

Elle repoussa encore, et plus elle forçait, plus il serrait. Elle sentait le mal arriver, doucement.

C'est un homme de votre famille qui vous a fait cela. Personnellement, j'opterais pour un père ou un oncle alcoolique. Mais cet homme doit être dans votre vie en permanence, alors ce serait plutôt le père.

Elle s'arrêta net. De pousser, notamment. Elle failli lâcher un "Comment savez-vous ?", mais elle s'arrêta à temps. Peut être au fond était ce si simple à deviner, peut être avait il connu ça, lui aussi. Mais ce n'est pas le genre de chose que l'on demande à un homme. Maïwenn était terrorisée, mais pas impolie... Ou peut être avait elle peur de poser cette question et de le rendre fou de rage. Oui, aussi, c'est probable.

Il arreta de retenir sa mâchoire, pour soudain lui caresser les cheveux. Cet homme allait la rendre folle, à force de la faire passer de la terreur à l'apaisement chaque minute. Il descendait sur la nuque, et un frisson parcouru le corps de la demoiselle. Utilisait il l'hypnose ? Elle ne put s'empêcher de fermer les yeux sous la douceur de sa main, manipulée... Ses phrases arrivaient en bribes de mots.

[-Terrible erreur... Chez vous... Malheureuse. Venez ... j’essaierais...de votre vie un "enfer" des plus merveilleux.

C'est le mot "enfer" qui la fit lever la tête et reprendre ses esprits. Trop tard pour réagir.

"AAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah"... La voix se perdit dans le vent.

Elle sentit des griffes acérées lui rentrer dans la chair, millimètre par millimètre. La suite fut évidente pour le Moineau. Il allait la tuer. Il allait la tuer froidement. Elle était perdue...

Soudain, l'envie de dessiner lui vint. Une pensée, une image claire, distincte, des dessins étranges qu'elle faisait parfois sans y penser. Ces symboles bizarres qu'elle créait sans vraiment le décider, sa main qui bouge seule.

*Pas le moment !*

Mais le dessin semblait la solution. La solution ultime. Elle ne comprenait pas. Pour sauver sa peau, il fallait dessiner, par terre, à tout prix...

" LACHEZ MOI ! LACHEZ MOI PAR PITIE ! LAISSEZ MOI ! "

Elle se débattait. L'envie de survivre la rendait plus forte. Pour la première fois, elle décidait qu'elle ne laissera pas quelqu'un lui faire du mal.

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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Jeu 4 Aoû 2011 - 23:54

Il la sentait paniquée, son cœur battait à vive allure. Lui restait calme. Les impulsion se faisaient de plus en plus rapides, mais il gardait son calme. Elle se mit à s'agiter de plus en plus. Puis, un cri se fit entendre. Un cri de petite jeune femme apeurée. Elle était au bord des larmes, cette pauvre paysanne. Malgré sa galanterie, elle n'en restait pas moins une paysanne, une moins-que-rien à ses yeux. Son cri lui fit lâcher son emprise sur elle. "Gaah !" cria-il à son tour, mais un léger cri, qui exprimait la douleur causée à ses tympans.

"
Ah ! Mince ! Tu crie fort, toi !"

Il lui tourna le dos, histoire de penser un peu à la suite et souffler un peu, haletant. Ses impulsions se faisaient de plus en plus fortes, son coeur battait de plus en plus vite. Il pensait à toutes les choses qu'il pouvait faire à cette femme. Il ne faisait pas vraiment attention à ce qu'elle faisait derrière son dos. "
Il faut... il faut la torturer, chuchota-t-il. Juste bien la torturer, peut-être mourra-t-elle suite à cela... Elle... elle doit souffrir atrocement et quand elle rentrera chez elle (si elle rentre un jour), sa vie semblera être le paradis à côté de ce qu'elle aura subi..." Il parlait pour lui même, avec lui-même. Et avec sa deuxième personnalité, Arytio. Il sentit soudain la terre trembler...
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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Ven 5 Aoû 2011 - 1:13

Elle avait crié fort, terriblement fort, et sous la surprise, il l'avait lâché... Il l'avait lâché !!!
Maïwenn se sentit revivre, sous cette liberté de mouvement qui était à nouveau sienne. Il lui tournait le dos à présent, ce qui semblait être un bref répit.

*Il va recommencer, il va me faire mal.*

L'idée de dessiner devenait de plus en plus forte, de plus en plus présente dans son esprit. Il fallait le faire, elle ne savait pas pourquoi, comment, mais il fallait le faire. Tout de suite. Si elle voulait vivre.

Elle chercha des yeux ce qui pourrait l'aider à écrire sur ce sol aussi sableux que caillouteux, haletante, paniquant, alors que le vent lui ôtait une bonne partie de la visibilité... Là, à quelques mètres, un morceau de bois !

Elle sauta dessus, comme un fauve sur sa proie. Elle aurait pu courir, mais il était tellement urgent de sauver sa vie qu'elle se fichait bien de ses mouvements désordonnés. Pourvu qu'il ne se retourne pas... Elle se saisit du morceau de bois, de sa main invalide. Etrangement, même si cela semblait plus difficile à première vue, elle était plus à l'aise ainsi. Elle revint à petit pas, derrière son agresseur. Elle n'avait, là encore, pas choisi son déplacement. Tout se faisait d'instinct... Elle se pencha au sol, hésitant à respirer, de peur qu'il l'entende et se retourne.

Elle savait qu'elle était risible, là, au sol, en train de gribouiller alors qu'un être devant elle jouait avec sa propre vie, comme si elle lui appartenait... Mais elle n'en avait que faire. Elle le fixait, elle fixait son dos, tentant d'anticiper ses prochains mouvements. Son bras traçait le premier trait d'un geste vif et habile, sans qu'elle eu besoin de le regarder, ou de le guider.

*Ne bouge pas... Ne te retourne pas...* Pensa t-elle longuement. Un sourire, étrangement, apparu sur son visage. Elle était sûre d'elle.

Sa main traçait à présent des arabesques compliquées, vive comme l'éclair.

Le dessin fut près. Elle savait qu'elle avait terminé, et eu, pendant quelques secondes, l'impression d'avoir été stupide à penser qu'un dessin la sauverait. Pas longtemps...

C'était une nuit noire ou régnait le chaos du vent et de la pluie. Cette nuit là, Maïwenn s'en souviendra longtemps...

Le sol se mit à trembler, tout d'abord en minuscules secousses. Puis le mouvement de la terre s'accentua. Maïwenn cru à un séisme jusqu'à ce qu'elle remarque son dessin. Il était rouge sang. Ses yeux s'agrandirent de terreur. Elle savait en son coeur qu'elle devait dessiner, mais qu'allait il se passer ? Pourquoi un simple dessin s'animait ?

On entendit un grand bruit, quelque chose qui se déchire. Quelque chose d'immense, sous leurs pieds. Soudain, le sol se fissura au dessous d'Adam, et en sortirent huit racines vertes et grises à grosses épines du même rouge que le dessin. Les racines, à la grande surprise de Maï, vinrent s'agripper aux chevilles du démon, et les enserra fermement. Du coeur de chaque morceau végétal en sortaient deux autres, qui vinrent tourner longuement autour d'Adam avant de lui encercler le bassin. Il était prisonnier. Il était prisonnier, et c'est Maïwenn, sans vraiment comprendre pourquoi, qui avait commandé cela.

*Impossible...*

Elle ne savait quoi dire, quoi penser. Qu'avait elle fait ? Ces racines, allaient-elle tuer cet homme ? Il était prisonnier, Maïwenn ne voulait pas de sa mort. Il était un être abjecte, mais il l'avait empêché de sauter. Elle ne savait pas encore quoi penser à son sujet, sinon qu'il était dangereux. Dérangé. Mauvais, mais pourquoi ?
Fallait il fuir ? Fallait-il l'aider ? Elle regardait l'être végétal ainsi formé. Il avait l'air très solide pour l'instant. Elle ne risquait plus rien dans l'immédiat.
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Adam P. Moriharty



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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Sam 6 Aoû 2011 - 11:15

Adam se retourna et son regard se posa sur la jeune Miss Katell qui dessinait quelque chose sur le sol à l'aide d'un simple bâton, dans le sable. Un symbole, qui ne signifiait rien. Rien dont il avait la connaissance, en tous cas. Elle s'éloigna alors, et le sol se mit à trembler. De plus en plus fortes, les vibrations laissèrent des marques sur le sol. Les marques se transformèrent alors en fissures, et des fissures sortirent des racines vertes et grises sur lesquelles étaient des épines pourpres. Les épines étaient énormes.

"
Qu'est-ce que... ?!"

Les racines s'agrippèrent soudain au chevilles du démon, désemparé, déconcerté. Il ne comprenait pas. Pourtant cette petite paysanne avait l'air des plus banales. Jamais il ne lui serait venu à l'esprit que... que cette fille possédait des dons de magie. Cela ne lui donnait que plus de charme, et ajoutait à sa personnalité un certain mystère. Etait-elle vraiment au courant que cela allait arriver ?
Les racines grandissaient peu à peu et encerclaient le bassin du démon.
Comment cela est-ce possible ?
Les épines lui rentraient dans la chair.
Plaisir causé par la souffrance...
Il ne pouvais pas trop bouger.
Ô souffrance désirée, ne quitte pas trop vite mon corps déjà mutilé...
Le sang commençait à couler de ses jambes.
Montez un peu plus haut, mes petites racines... Les griffures ne sont pas encore assez nombreuses...
Il ne pouvait se retenir d'émettre des gémissement de douleurs, mais d'afficher un regard plutôt douteux. Avait-il mal ? Cela lui procurait-il un certain plaisir ? Il affichait parfaitement le comportement du sado-masochiste prit sur le fait. Et voilà que les racines se resserraient sur son corps maigre et cadavérique. Les épines étaient plantées bien en profondeur dans sa chair (déjà pas très importante) et étaient à quelques millimètres de ses os.

La jeune femme le regardait sans rien dire.

"
Mais qu'est-ce que vous faites ?! Aidez-moi, enfin !"

Il se rendait compte qu'il ne lui inspirait même pas un semblant de confiance, mais reprit sur un ton de la souffrance, inspirant une certaine pitié.

"
Ecoutez, n'ayez pas peur ! J'aimerais vous aider ! Je... je ne pourrais pas vous faire de mal, vous... vous me rappelez beaucoup trop ma défunte mère. La pauvre n'a pu m'aimer que pendant une durée très courte de sa vie et..."

Il réfléchit un peu,
*Elle s'en fiche pas mal de ta vie, Adam !* C'était certainement bien vrai.

"
Enfin, libérez moi, quoi... Aïe ! Je vous dirais et vous montrerais un tas de choses que vous devez savoir, ou que vous voulez savoir... Vous ignorez un tas de choses, n'est-ce pas ?"

Il la fixa d'un regard insistant.

"
Les anges et les démons existent-ils ? Comment est-ce possible, si c'est le cas ? Je sais ce que vous vous dites ! J'ai connu un tas d'autre fe-... de personnes dans votre cas !"

Il continua de parler, des paroles en l'air, pour tenter de convaincre la jeune femme de le libérer.
*Baratine, mon gars, baratine-la. Souffrons encore un peu...*

"
Hmm... oh ouais... Arghh ! Putain ! ça fait mal ! ... Ah !"


Dernière édition par Adam Moriharty le Lun 8 Aoû 2011 - 21:46, édité 2 fois
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Maïwenn Katell



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Race : Humaine
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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Lun 8 Aoû 2011 - 19:17

Maï vit alors les épines qui tenaient l'homme prisonnier s'enfoncer dans sa chair. Le sang coulait, et en traînées de plus en plus épaisses. Elle n'avait rien prévu, et ça encore moins. Le retenir prisonnier, lui montrer qu'il ne lui ferait pas de mal, oui. Lui faire du mal elle même, non.

Ce qui lui semblait étrange, par contre, c'est qu'il donnait tout de même l'impression d'apprécier la douleur. Et cette pensée fit frissonner Maïwenn d'horreur. Elle ressentit alors quelque chose d'étrange. La haine. Pendant quelques secondes, elle le détesta de tout son être. Elle voulu le voir souffrir... Mais cette pensée s'évanouit bien vite quand il l'appela.

"Mais qu'est-ce que vous faites ?! Aidez-moi, enfin ! ...Ecoutez, n'ayez pas peur ! J'aimerais vous aider ! Je... je ne pourrais pas vous faire de mal, vous... vous me rappelez beaucoup trop ma défunte mère. La pauvre n'a pu m'aimer que pendant une durée très courte de sa vie et..."

Il lui parlait de sa mère. Maï ressenti un élan de compassion à cette petite phrase. La pauvre femme était décédée... C'était terrible. Mais elle se ressaisit. Si, il avait voulu lui faire du mal. Bien sur qu'il voulait lui faire du mal. Si elle le libérait, il recommencerait.

"Si je vous laisse tranquille, bien sûr que vous me ferez du mal."

De toute manière, elle ne savait pas comment elle avait pu l'emprisonner avec un dessin... Alors le libérer, c'était une autre histoire !
Maïwenn éprouvait un mélange de curiosité et de fierté. Pour la première fois de sa vie, elle s'était défendue.

"Enfin, libérez moi, quoi... Aïe ! Je vous dirais et vous montrerais un tas de choses que vous devez savoir, ou que vous voulez savoir... Vous ignorez un tas de choses, n'est-ce pas ?"

Des choses qu'elle doit savoir et qu'elle ignore ? De quoi parlait-il ? Maï ne comprenait plus rien...

"Les anges et les démons existent-ils ? Comment est-ce possible, si c'est le cas ? Je sais ce que vous vous dites ! J'ai connu un tas d'autre fe-... de personnes dans votre cas !"

Le moineau fixa l'homme. Là, il venait de l'intéresser. Que voulait-il dire ? Il délirait !
Il continuait à parler, à parler, parfois en la suppliant de l'aider. Maï n'écoutait plus. Elle pensait à ces quelques phrases qu'il avait lancé.
Elle le coupa soudain, et d'une voix forte elle lui dit :

"Que dois-je savoir ? Les démon et les anges n'existent pas. Ce ne sont que des choses inventées par l'homme pour faire peur à d'autres hommes. Dites moi ce que je dois savoir..."

Elle ajouta, sur un ton adouci :

"Qu'est il arrivé à votre mère ?"
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Adam P. Moriharty



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Race : Démon commun
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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   Lun 8 Aoû 2011 - 21:46

Les épines s'enfonçaient dans sa chair et atteignaient bientôt ses os. Lui qui était si maigre, il ressentait alors la douleur intensément. Il était plutôt confus. Une telle douleur. Un tel plaisir. La jeune femme avait aussi l'air confuse. Elle ne savait plus quoi penser, selon l'avis du démon. Il continuait de parler pour ne rien dire, pour exprimer un peu sa souffrance, mais il essayait de ne rien laisser paraître du plaisir que cette douleur lui procurait également. La petite paysanne coupa soudain une de ses nombreuses plaintes d'une voix haute, et plutôt décidée.

"Que dois-je savoir ? Les démon et les anges n'existent pas. Ce ne sont que des choses inventées par l'homme pour faire peur à d'autres hommes. Dites moi ce que je dois savoir..."

Il arrêta de gémir et un sourire pris place aux coins de ses lèvres. Cette petite était bien curieuse tout d'un coup, et elle était bel et bien ignorante. Le démon tendit une main vers elle, paume en l'air et agita les doigts.

"
Voyez-vous cela ?

Il tenta de ce pencher, mais une épine lui rentra profondément dans le bassin. Il poussa un cri de douleur, mais continua malgré tout.

-
Ce sont des griffes, belle demoiselle. Vous pensez bien que les êtres humains, du-moins normaux, n'en possèdent pas de pareilles.

Il baissa sa main.

-
Maintenant, approchez."

Il vit bien évidemment un sentiment d'insécurité dans les yeux de la demoiselle. Doublé de l'hésitation. Quoi de plus normal ? Cette petite ignorante avait peut-être peur qu'un non-humain -peut-être l'avait elle compris- ne la dévore en deux temps trois mouvements. Elle approcha finalement d'un pas lent, hésitant et le démon en profita pour se pencher un peu vers elle.

"
Que voyez vous dans mes yeux ? Approchez donc, je vous jure que je ne vous mangerais pas. Ce n'est pas mon genre. Qu'y voyez vous ?"

Ces yeux, pour la description étaient d'un vert d'émeraude. Les même que sa défunte mère, et il était bien improbable d'en trouver chez la race humaine. Ou bien rare. Il montra alors un peu ses dents. Bien taillées, bien rangées. Et elles avaient aussi l'air plutôt pointues. Car elles l'étaient, en fait.

"
Voyez, Miss ? Suis-je humain ? Non. Pour la bonne raison que je suis né d'une mère démoniaque. Je veux dire qu'elle faisait partie d'une race autre que l'humain. C'était un démon. Et de toute beauté...

- Qu'est-il arrivé à votre mère ?"

Adam détourna son regard de la jeune paysanne. Il souriait. Il avait attiré sa curiosité. Elle voulait en savoir plus sur lui. Parfait, il allait lui donner ce qu'elle voulait. Peut-être l'attendrir un peu. Il allait bien voir comment les choses se passeraient. Il ne faisait plus vraiment attention à la douleur et aux épines qui transperçaient son corps. Il reprit un air sérieux, presque triste.

"
Ma... mère... Eh bien, si mes souvenirs sont bons, elle était d'une beauté à vous couper le souffle. Une jeune femme -elle paraissait plus jeune qu'elle n'en avait l'air- rousse, au courbes généreuse et elle avait les mêmes yeux que moi. C'est un héritage, en quelques sortes. Je... je me souviens que nous nous promenions, il faisait presque nuit, près d'une taverne. Un homme en est sortit et s'est dirigé vers nous... Il a plaqué ma mère contre le mur et a...

Il s'arrêta soudain. Allait-il raconter la triste vérité à cette demoiselle ? Cela allait-il la choquer ? Il allait continuer, mais faire attention à ses paroles. Ne pas utiliser de thermes trop violents en présence d'une jeune dame, même d'une paysanne.

-
... je crois qu'il a commencer à... à abuser de ma pauvre mère. Elle me criait de m'enfuir... et il... il l'a poignardée."

Il racontait cela sans ressentir le moindre sentiment, mais comme il était bon acteur, il ajouta de la tristesse et de la peine dans sa voix, histoire de lui inspirer un peu de pitié.
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MessageSujet: Re: Vents violents (PV : Adam)   

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Vents violents (PV : Adam)

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