''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Récits d'Asmael Flamma, chasseur de primes

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Asmael Flamma



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MessageSujet: Récits d'Asmael Flamma, chasseur de primes   Mer 10 Aoû 2011 - 6:25

Dans ces écrits, les évènements entourant Asmael par le passé seront détaillés. Voici le premier de la série :

Asmael & Barthamé

Lors de son entrainement, Asmael à rencontrer plus d’évènements que laisse entendre ses dires. Après deux ans d’entrainement où il pratiqua le tir à l’arbalète et l’art d’utiliser une lame comme un maître, le chasseur de primes avait atterris dans une vieille maison abandonnée, autrefois une ferme, dans les grandes plaines de Feleth. Là-bas, personne ne venait habituellement le déranger. Seulement, il gardait toujours les nerfs à vif car il se savait poursuivit par quelques autres chasseurs de primes comme lui. Mais ce qu’il ne se doutait pas, c’était de revoir un homme qu’il croyait chose du passé, un homme à qui il avait tranché la main il y a de cela longtemps.

Asmael Flamma avait, à l’aide de vieux ballots de paille dans la grange du domaine, créé un mannequin capable de prendre coups d’épée et carreaux d’arbalète sans fléchir (ou plutôt sans se dégrader facilement) et l’avait installé dehors. Cette année avait eu un été bien chaud, et le jeune homme l’avait ressenti à travers ses nombreux exercices. Et toujours il désirait devenir meilleur, s’améliorer pour la cause, pour aider à faire tomber un Royaume, pour arrêter les hommes du Roi, pour se venger des Capes Blanches. Et pour cela, la chaleur ne lui semblait que le plus insignifiant de ses soucis. Il avait retiré sa cape rouge, ce qu’il faisait rarement, et l’avait accroché sur la porte coulissante de la grange entrouverte. Il avait aussi retiré le haut de son armure (le cuir étant étanche, la fatigue se faisait vite ressentir), ne gardant que ses gants pour ne pas se blesser les mains. Ne prenant aucun risque en ce qui concerne de garder son identité secrète au Royaume, il gardait obstinément son masque de bois. Le masque que portait Le Chasseur.

C’est ainsi que s’observait cette scène en fin d’après-midi. Un ciel orangé prononçait une fin de journée bien mérité. Mais près d’un sous-bois près de la maison, Asmael était observé par des hommes se dissimulant à sa vue. Le bruit distinctif tu tissue claquant au vent détourna l’attention d’Asmael sur son mannequin. Il abaissa l’arbalète et se tourna vers sa cape qui voguait, attaché à la poigne de fer de la porte de la grange. Il resta en silence pendant un moment, écoutant ce bruit qui lui semblait si paisible et familier. Mais c’était un visage en colère qui se cachait derrière le masque. « Vous ne croyez pas m’avoir si facilement, n’est-ce pas? » disait-il face à sa cape. Il n’avait pas écouté le bruit que sa cape fichue faisait, mais celui des capes de fibres soyeuses et éclatantes que faisaient celles des hommes derrière lui. « Tu es plus doué que t’en a l’air, gamin. Je n’aurais jamais deviné qu’un morveux comme toi réussirait à m’échapper en me tranchant une main » disait une voix familière derrière le jeune homme. Ses yeux s’arrondir en reconnaissant la voix. Asmael se retourna doucement pour apercevoir trois Capes Blanches, épées en mains, prêt à lui bondir dessus. Mais ceux-ci se retinrent pour une raison évidente, ils le craignaient. Celui au centre des trois semblait être plus sûr de lui : il s’agissait de nul autre que Barthamé, la Cape Blanche qui avait tenté de trancher la main d’Asmael lors de son jeune âge. Les deux autres étaient deux jeunes hommes qui avaient goutté la violence un peu trop tôt, devenant les hommes du Roi. « Cette fois, tu ne vas pas t’en tirer aussi facilement, et je reprendrais ce que tu me dois » dit alors Barthamé, sortant de sous le revers de sa cape le bras à la main manquante. « Je combattais pour ma vie, moi. Pas pour le simple plaisir de couper les mains d’enfants » s’exclama Asmael. La Cape Blanche écoutant cela, se mit à rougir de colère sans toutefois monter le ton : « J’applique la justice dans le Royaume! Je suis la main de Kaull Hendenmark et j’applique les lois de sa majesté ! ». « Qu’elle est votre sens de la justice, sinon une soif de violence dissimulée derrière de belles paroles? » répliqua Asmael, confiant. Il sera ses mains sur son arbalète, sentant que les nerfs de Barthamé allaient bientôt lâchés. « Qui es-tu pour parler de vertus de la sorte? Tu volais, enfant, et maintenant tu tues pour l’argent » répliqua l’homme. Le rôdeur lança un regard sombre aux trois hommes. Les deux plus jeunes resserrèrent leurs poignes et reculèrent d’un pas. « Je suis chasseur de primes, c’est mon métier. Comme vous qui tuer vos citoyens qui ne marchent pas assez droit » termina le masqué.

La discussion prit fin à ces mots. Barthamé fit signe à ses hommes, qui se précipitèrent vers Asmael. Celui-ci leva rapidement son arbalète et tira dans le même mouvement. Le carreau se planta dans le pied d’un des guerriers, qui tomba surpris. Le second arriva près du jeune homme, armant son bras pour frapper. Mais alors que l’épée était au-dessus de sa tête, il était sans défenses. Le Chasseur frappa l’homme au visage à l’aide de sa crosse d’arbalète, faisant gicler un filet de sang de la gueule de la Cape Blanche, qui tomba au sol, sonné. L’Homme touché à la jambe se relevait lentement alors que le chasseur de primes mettait le pied sur la gorge de l’homme à terre. Ce dernier suffoquait, tenta de soulever la jambe qu’il l’immobilisait, confus. Asmael redoubla de force sur sa cible et un craquement distinctif, comme des branches que l’on brise, se fit entendre. Dans le même instant, ses yeux rouges observaient l’homme boitant pour fuir. Barthamé observait la lâcheté de ses hommes sans un traitre mot. L’homme masqué rechargea lentement l’arbalète à l’aide du levier pour tendre la corde, y plaça un carreau et visa en direction du déserteur, maintenant à cinquante mètres de distance. Et Barthamé l’entendu très bien prononcer : « Je jure devant les êtres éternels de tuer la Cape Blanche se présentant comme ma proie » suivit d’un silence. L’amputé jura qu’il voyait des arabesques d’un rouge enflammé se déplacer autour du hors-la-loi, des caresses d’un feu surnaturel. Le tireur reprit : « Une mort rapide pour mes ennemies. » Et finalement, les dernières paroles se furent entendre, dites par une voix forte et profonde qui ne ressemblait pas à celle du jeune homme. Ses yeux de rubis se mirent à briller de mille feux : « Mort à ceux qui m’ont fait du tort! ». Le carreau sembla prendre feu lorsqu’il fut tiré, sa trajectoire droite et parfaite. L’homme boitant ne la vit jamais arrivée : elle se planta au travers de sa nuque, le tuant dans un silence effrayant.

« Maintenant que tes sbires sont hors-jeu, nous pouvons commencer le vrai combat, pas vrai? » demanda Asmael. Barthamé semblait hésitant, mais reprit son sang-froid : « Exact, nous croiserons le fer et la justice triomphera ». Le chasseur de prime laissa tomber l’arbalète et l’éloigna d’un léger coup de pied. Il dégaina ensuite son épée longue et fit face à sa terreur de jeunesse. Ils avancèrent doucement l’un vers l’autre et s’arrêtèrent quelques instants. Ce fut Barthamé qui bondit en premier, tentant d’empaler Asmael, mais ce dernier esquiva en reculant d’un pas. La Cape Blanche tentait plusieurs autres coups, et son adversaire ne faisait qu’esquiver à chaque fois, sans vraiment s’engager au corps à corps. Et soudain, alors qu’il commençait à devenir enrager, le masqué pivota sur la gauche dans un mouvement de retraite. Cette opportunité donna la chance au guerrier de le frapper de dos, mais celle-ci se révéla être fausse : il ne s’agissait pas d’une retraite, mais d’une feinte. Asmael attrapa le bout de sa lame par l’autre main et, d’un mouvement équilibré, se planta au sol alors que Barthamé commençait une course, dériva l’épée de celui-ci avec le plat de sa lame et assena un violent coup avec sa garde sur le crâne de la Cape Blanche. Ce dernier s’écroula au sol, un peu sonné et le sang sur le flanc du visage. Asmael l’immobilisa, un pied sur son torse et approcha le bout de sa lame sur son ventre. « Si vous auriez bien observé, vous auriez remarqué cette feinte au tout début, alors même que je m’entrainais sur ce mannequin. Vous avez manqué votre chance » expliqua-t-il. Les yeux de l’homme à terre s’agrandir de surprise, autant pour cette révélation que pour la douleur de l’acier qui s’enfonçait lentement dans ses tripes. « Sa… salaud » murmura Barthamé. « Voilà le travail de votre justice, lorsque vous affrontez des gens de votre taille, vous perdez la face » répondit le chasseur de prime.

Il laissa la Cape Blanche devenir Rouge, et regarda l’homme mourir. Il leur prit à tous trois leur capes ensanglanté avant de ramasser ses affaires et de quitter la maison abandonnée. Asmael n’était plus en sécurité là-bas et décida de progresser vers Venill, sa destination finale lorsqu’il aurait terminé son entraînement. Il se posait toujours une question cependant : Il avait vraiment triomphé pour la justice. Mais Barthamé, lui, voyait cette justice comme étant son allié. Serait-il possible qu’un jour, la justice d’Asmael puisse le trahir?


Dernière édition par Asmael Flamma le Jeu 25 Aoû 2011 - 6:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Récits d'Asmael Flamma, chasseur de primes   Mer 17 Aoû 2011 - 8:14

Asmael & Amelia : Charmante rencontre

Quelques jours suivants le combat contre les trois Capes Blanches à la maison abandonnée, Asmael continuait sa route jusqu’à un prochain lieu où il reprendrait son entrainement. La lourde chaleur était toujours présente, elle était perceptible à la vue des hautes herbes sèches et jaunis, la terre poussiéreuse et le ciel sans nuages. Le chasseur de primes s’était décidé de prendre un détour au travers d’une forêt, ou il y serait à l’abri du soleil pour un moment. Depuis son combat, il se sentait bien plus calme et ses pensées étaient fraiches. Sa colère arrêta d’égrainer sa patience, et cette soif de vengeance d’une autre vie stoppa de lui échauffer l’esprit. Mais cette paix ne dura pas, car après quelques heures de marche dans les bois, on entendit un cri. De la surprise ou de la détresse? Asmael fonça pour être aux premières loges.

« Lâchez-moi ! Mécréants! » S’écriait la jeune femme. « Tu vas payer tes petits tours de passe-passe. Arrête d’agir comme un enfant, on va te montrer à être une vraie femme » s’exclamait un homme à la voix grincheuse. Quatre hommes armés se tenaient autour de leur victime, la dissimulant en leur centre. Une silhouette se glissa parmi les buissons, sans bruits. « Attrapez-la, les gars. On voudrais pas qu’elle nous quitte plus tôt » continua le hors-la-loi. À cette ordre, les trois autres obéir en rigolant, deux l’immobilisant par les bras, un autre en lui tenant les épaules. Les yeux de la fille s’agrandir de peur. Elle se débattait tant bien que mal, mais le résultat en resta le même. Le grincheux s’approcha, dangereusement trop près, commença à donner des baisers désagréables sur sa nuque. Elle frissonnait au contact, fermant les yeux pour rester objective, ne pas succomber à la terreur, à la panique. Des mains fortes agrippèrent sa poitrine maladroitement, lui laissant échapper un cri.

Un sifflement se fit entendre, les baisers et les mains s’arrêtèrent. Elle rouvrit les yeux, pour voir l’homme en face d’elle serrer les dents de douleur avant de tomber au sol. Les trois autres malfrats relâchèrent leur étreinte sur la jeune femme. Le grincheux était tombé dans les pommes, un carreau dans le dos. Ses sbires paniquèrent, n’ayant rien entendu. « Déguerpissez. Vous avez de la chance que je sois de bonne humeur aujourd’hui bande de lâches » s’écria Asmael, même si sa voix disait le contraire. Ils n’étaient que des idiots qui suivaient un encore plus grand imbécile. Deux semblaient désirer partir, mais l’un d'eux plaça sa dague à la gorge de la fille, l’attrapant par le basin. Celle-ci était bien décidé à en finir une bonne fois pour toute avec ces bandits : le regard emplie d’une colère impuissante. « Va-t’en, le bizarre. Je n’hésiterais pas à la couper en morceaux! C’est une allumeuse, elle n’est pas mieux que nous j’vous dis » disait l’infâme. Les deux autres hésitaient à se joindre à lui : leurs regards étaient plongés dans celui du chasseur de primes, qui semblait inquiétant. Celui-ci réfléchissait à un moyen de sortir de cette situation, étant habitué à tuer plutôt qu’à sauver. Mais ces pensées s’arrêtèrent net lorsqu’il regarda mieux la jeune fille. Son sang ne fit qu’un tour, alors que des souvenirs remontaient à la surface. Des souvenirs qu’ils n’avaient jusque-là regarder qu’une fois, il y a deux ans. Des souvenirs qu’ils n’étaient pas les siens. Les cheveux blond coupés mi long, avec une mèche de ceux-ci tressée près de son visage rond, aux yeux verts à l’air innocente. Il laissa tomber son arbalète au sol et se prit le visage (recouvert de son masque) de son autre main, fermant les yeux et secouant le crâne. « Qu’est-ce que t’as l’ami, t’as peur c’est ça? Tu ne veux pas avoir de mort sur la conscience? Moi j’ai fait des trucs que t’imaginerais jamais. Je ne joue pas au justicier bizarre qui se déguise en bouffon » l’interpella le mécréant. Asmael ouvrit les yeux. Elle était toujours là, il n’avait rien imaginé. Son visage était toujours le même, mais ses souvenirs devenaient plus claires et il comprit qu’il ne s’agissait pas de la même femme. Celle-ci était vêtue d’une tunique verte qui terminait sur une jupe noire qui lui arrivait aux genoux ainsi que des bottes et des gants dans la même palette de couleurs. Il ignora l’homme à la dague, il ignora les deux idiots qui restaient toujours loin de la scène. Il ne regardait qu’elle, et elle ne faisait que le regarder dans l’espoir qu’il l’aide. Il recula lentement, laissant son arbalète à terre. Lentement, pas à pas, il s’enfonça dans les bois où il disparue à travers les feuillages. Le silence régna.

Les espoirs de la victime s’estompèrent, son visage se déforma par la tristesse et des larmes coulèrent de sur ses joues. Le bandit la laissa tomber au sol, atterrissant sur ses avant-bras, près du grincheux qui semblait encore vivant mais inconscient. Elle se sentait fragile, l’esprit agressé. Son corps ne répondait plus, elle n’avait plus de convictions, sous le choc. L’homme à la dague se pencha et la retourna sur le dos sans effort. « Les gars, le chef s’est fait buté d’accord. Mais le bizarre est partis et sans son jouet en plus! Venez les trouillards » lançait-il sans regarder ses compagnons. Ceux-ci approchèrent un peu, reprenant courage. Des pas rapides se firent entendre, ainsi que le son de l’acier d’une lame sortant de son fourreau. Personne n’eut le temps de réagir : l’épée d’Asmael traversa la gorge de l’homme à la dague, son sang éclaboussant le visage de la fille. Celle-ci se couvrit la figure pour s'en protéger un moment trop tard et lorsqu’elle regarda de nouveau, des frissons de peur lui parcouru l’échine alors que des gouttes écarlates coulaient du bout de la lame près de sa tête, tombant sur son nez dans un filet qui continuait de se déverser de la nuque écorchée. Elle reprit contrôle d’elle-même et rampa pour échapper au sang, pour échapper à la violence. Le Chasseur laissa le corps glisser lentement de sa lame, dans un bruit de chairs tranchées. Les deux seules bandits restants restèrent figées. « Je vous ai dit de déguerpir espèce de lâches. Maintenant » reprenait Asmael, l’air passible. Les deux idiots partirent dans un élan de panique. Il essuya sa lame sur le cadavre du mécréant.

Quelques instants passèrent dans le silence. Seule la respiration du grincheux était maintenant perceptible. Asmael approcha de la jeune femme, fouillant dans son sac à dos. Celle-ci semblait dans un autre monde, le regard perdu. « Tenez, essuyez votre visage. Quelle est votre nom? » Dit le chasseur de primes en tendant un linge blanc. Elle releva son visage, prit le linge et s’essuya le sang de sur elle du mieux qu’elle put. Elle répondit ensuite : « Amelia. Merci de votre aide… » Elle baissa les yeux pour ne pas croiser ceux du jeune homme. Il laissa tomber la discussion et alla voir l’homme blesser par le carreau. Celui-ci avait repris connaissance, ce tenant sur son flanc pour mieux respirer. Asmael se pencha vers lui et écouta. « Vous… rien de cela était de vos affaires. Pourquoi? Nous tentions de faire justice! Elle a… nous à chercher » disait l’homme grincheux. « Je vous ai arrêté pour que vous ne puissiez pas regretter cet acte. Je comptais bien tous vous laisser filer, mais un de vos hommes est allé trop loin, n’a pas compris. Les autres ont fui et vous en ferez de même. Me suis-je bien fait comprendre? ». « Vous… n’allez pas me tuer? Vous faites bien, lorsque cette innocente vous aura tout dit, vous allez être désolé » répondit simplement le grincheux. Asmael le désarma et l’aida à se relever. « C’est votre dernière chance de vous repentir. Partez, et si vous vivez, cette tragédie prendra tout son sens à vous » expliqua Le Chasseur. Le grincheux s’en alla, titubant de droite à gauche, puis disparu dans les broussailles. Asmael Flamma se disait alors : Ai-je agis en la justice ou ai-je punis les âmes vengeresses?

*****

Amelia avoua avoir un logis non loin, elle habitait les bois depuis très longtemps à ce qu’elle disait. Mais elle n’en dit pas plus à son sauveur aux sombres apparences. Ils arrivèrent au coucher du soleil et entrèrent ensemble dans la maison de rondins installée au centre d’une clairière. L’intérieur de la demeure était somptueuse pour une maison si isolée : les meubles étaient d’un ouvrage expert, un tapis d’un sombre violet était disposé près d’une table entourée de deux chaises, plus loin un comptoir avec quelques légumes frais coupés, une marmite bouillait sur un feu sur un sol briqué. Un escalier montait à un second étage, avec une porte y fermant l’accès. De retour chez elle, Amelia semblait plus joyeuse que dans les bois, même si lorsqu’elle détournait la tête son visage s’assombrissait. « Je vous invite à ma table, étranger. Et si vous désirez séjourner ici quelques temps, ce ne serait que la moindre des choses pour m’avoir délivré de ces ignobles gens. » Asmael fut enchanté qu’elle n’insistait pas à connaitre son identité, ignorant si ses idéaux se tenait du côté du royaume ou plutôt celui des rebelles. « Je serais heureux de rester un jour ou deux si vous le voulez bien, Amelia » répondit-il. « J’aurais quelques tâches pour vous avant le repas » continua simplement la jeune femme. Mais celle-ci semblait être troublé en regardant Asmael : « Qu’y a-t-il? Quelques tâches ménagères ne me feront pas de mal » tenta l’homme en rouge d’une voix qui se voulait douce mais qui gêna la fille. « Votre linge, j’avais oubliée de vous le redonner » bafouilla-t-elle en tenant le tissu à bout de bras. Mais ses yeux regardaient le masque, parcourant chaque détail. Alors le linge blanc se déplia et tomba au sol, pour révéler qu’il s’agissait d’une cape. Une Cape Blanche. « Par Le Fléau! » s’exclama-t-elle. Asmael ramassa la cape au sol et la rangea dans son sac. « N’ayez crainte, ce ne sont que les Capes Blanches qui rencontre ma noble lame ». Il fit une pause avant d’enchaîner : « …ainsi que les idiots qui s’en prennent aux jeunes femmes sans défenses. » Pour réaction, celle-ci ria discrètement, sans éclat, seulement un petit rire cristallin, qui charmait Asmael. C’était sûrement ça manière d’oublier le traumatisme pensa le jeune homme. Celui-ci voyait quel regard plein de question lui avait lancé Amelia et lança : « Vous voulez savoir pourquoi je porte un masque et me cache sous ma cape, n’est-ce pas? ». Elle sembla illuminer par la question, sa curiosité se peinturant sur son visage. « Je ne pense pas que vous sortiriez de ce bois pour me vendre au autorité de toute façon ». Il souleva sa capuche, laissant voir ses cheveux noirs. Le reflet rougeâtre dans ceux-ci était mis en valeur par la lumière orangé du soleil couchant aux travers le carreau de vitre. Mais au moment de retirer le fameux masque de bois, Amelia lui en empêchant, déposant ses mains sur celui-ci. « Mais il n’y a rien d’effrayant en dessous, je vous le promets » expliquait-il. Il la prit délicatement par les poignets. Elle montrait toujours son refus en secouant de la tête. « Vous… pouvez-vous aller me chercher des bûches de bois derrière la maison? » dit-elle, s’éloignant du sujet. Asmael lui lâcha les avant-bras et souleva les épaules, impuissant. Si elle ne désirait pas le voir, aucun problème. « C’est comme si c’était fait » conclut-il. Il quitta la maison en quête de bois.

Elle savait bien que ce masque représentait plus que ce que laissait entendre l’homme masqué ou même ce qui était caché en dessous. Celui-ci, arrivé près des cordes de bois, retira sa cape et l’accrocha sur la structure de bois qui faisait office de toit pour les bûches. Une hache avait été déposée près des bûches. Asmael la prit, déposa une des bûches au sol, debout, et la fendit d’un coup sec. Et coupa ensuite chacune des moitiés une seconde fois. Il continua ainsi pendant un moment, mais il sentait que quelque chose n’allait pas. Il s’arrêta et écouta. Aucun bruits, mais ce sentiment de malaise près de lui ne pouvait pas être ignoré, comme quelqu’un respirant près de sa nuque. Il se retourna lentement, car il était persuadé que quelqu’un le regardait de près, et ce n’était pas Amelia. Ses yeux cherchèrent la lisière de la forêt, cherchant à discerné une silhouette. Rien, seulement le vent dans les feuilles. « Je t’observe depuis ton arrivé ». Une voix étrange, venant de loin. Un écho d’un temps dépassé, le spectre de ce qui n’était rien au tout début. Un frisson traversa l’échine du chasseur de primes alors qu’il se rendit compte que la voix provenait des cordes de bois. Il se retourna d’un bond et fit face à un être à deux visages : il était présent, mais absent. On aurait dit un homme, mais sa silhouette n’était pas fixe, comme de la fumée au gré du vent. Tout de noir, d’ombres, rien que l’on puisse identifier sinon ses yeux d’un bleu glacial. Cela semblait porter un capuchon déchiré et usé. Asmael resta perplexe face à l’étrangeté de l’être qu’il faisait face. Le regard que lançait celui-ci faisait monter la marée de la peur dans tous ceux qui l’apercevait, et l’homme en rouge sentit qu’il ne pouvait pas y arriver, que cet être allait le plonger dans la marée et le noyer. Il n’avait pas le pouvoir de lui faire face, il était impuissant, ses genoux le lâchèrent et il atterrît sur ses mains. « Maintenant écoute. Tu vas quitter cet endroit le plus vite possible. Oublie là, et continue ton chemin. J’espère que tu auras compris du premier coup, mortel ». L’apparition disparue, soufflé par le vent. Un bourdonnement assourdissait Asmael, et lentement les sons reprirent de leur amplitude. « -ger? -tranger?! Étranger! » Appelait Amelia. Celle-ci accourra vers lui. Il était au sol, ayant perdu connaissance. Il se remit de peine debout, mais chancelait de droite à gauche. Avant qu’il tombe de nouveau, elle le soutenu et ils marchèrent en direction de la porte d’entrée. « Que vous est-il arrivée? » demanda-t-elle. Et il répondit : « J’ai hâté ma tâche et la chaleur m’a fait perdre conscience. Je prendrais volontiers un rafraichissement si vous n’y voyer aucun problème ».

Le repas était maintenant achevé. Asmael avait insisté pour manger seul vue les réactions d’Amelia lorsqu’il tentait d’enlever son masque. Lorsqu’ils étaient revenus à l’intérieur et qu’elle lui avait apporté une tasse d’eau, elle s’était retournée pour ne pas le voir retirer son masque lorsqu’il but. Il n’avait pas non plus remis celui-ci alors qu’il avait dit : « Merci pour l’eau. Vous pouvez reprendre la tasse », Mais elle ne s’était pas retourné. Elle s’était rapprochée, toujours de dos, et avait tâté de la main, attrapant la tasse maladroitement. Pour l’heure, Asmael était assis à la table et elle nettoyait les assiettes et ustensiles dans une petite baignoire. Il regarda tout autour l’ameublement riche pour une seconde fois et demanda : « Comment avez-vous fait ces meubles? Ils sont faits d’une main si experte ». Elle continua de laver tasses et assiettes : « Je ne les ai pas fait, c’est l’œuvre de mon maître ». « Maître ébéniste? » demanda le jeune homme. « Pas exactement » répondit-elle simplement. Elle termina son ménage et rangea la vaisselle. Elle s’apprêtait à monter au second étage lorsqu'Asmael l’interpela : « Voulez-vous m’expliquez ce qui c’est vraiment passé aujourd’hui? Ils étaient peut-être idiots, mais ils n’étaient pas des pilleurs. Seulement de fortes têtes ». Amelia s’immobilisa, dos à lui : « Si vous voulez vraiment savoir » commença-t-elle, se retournant. « Mon maître m’a appris les arts occultes ». Asmael restait sans réaction, attendant la suite : « Ces hommes ne savaient pas que j’habitais les bois. Ils voyageaient, comme vous. J’ai tenté de les éloignés en les charmant mais… ». Elle fit une pause, voyant bien le regard de l’homme changer, devenant moins inerte restant toutefois lucide. « …mais ma magie à échouée, et ils se sont mis en colère ». Il ne disait aucuns mots, se leva de la chaise d’un mouvement lent. Elle comprenait qu’elle devait s’éloigner pour l’heure, et monta l’escalier pour atteindre sa chambre. Le chasseur de primes avait à la fois un sentiment de colère et de culpabilité. Après tout, il avait tué un homme qui ne désirait que faire sa propre justice, tout comme lui. Mais il la regarda monté l’escalier et oublia cette histoire. Il regardait lentement la tresse dans ses cheveux bondir de droite à gauche à chaque marche franchit, et il adorait ça. C’est alors qu’un de ces moments arriva : un instant qui donne l’impression qu’une voix nous parle dans notre tête. Lui, il avait imaginé cette voix comme celle du démon Brodaks, lui partageant des bribes de leur passé maintenant commun. Et à cet instant, la voix lui disait : « Cela ne peut qu’être elle! Vous invitez chez elles, vous un soit-disant étranger qui l’a sauvé ». Asmael s’imaginait alors avoir une conversation, du moins dans sa tête. « Elle a peur. Maintenant que je sais que ces hommes agissaient comme moi je le fait, elle a peur. Peur que je demande justice de nouveau ».

Amelia atteignit le haut de l’escalier. Le long du corridor, deux portes démontraient qu’il y avait deux chambres. Elle s’en alla vers la porte du fond, mais lorsqu’elle s’apprêta à l’ouvrir une main s’interposa et claqua la porte avant qu’elle y entre. Surprise, elle se retourna et fit face au terrifiant masque de bois, deux lueurs rouges à travers celui-ci la regardant intensément. Son cœur battait à la chamade alors qu’Asmael posa une main contre le mur, à droite de sa tête. L’espace séparant leur deux visages s’amincissait lentement et elle resta toujours immobile, les yeux grands ouverts qui ne pouvaient pas se détourner. Qui ne devaient pas se détourner! « N’avez-vous pas peur, Amelia? Peur de l’étranger dans votre maison? Après ce qui vous est arrivée, n’avez-vous pas une once d’inquiétude? ». Et alors Asmael compris pourquoi, pourquoi elle ne voulait pas regarder son visage démasqué, pourquoi elle n’avait pas peur alors qu’elle souriait en cet instant. « Vous voilà enfin » dit-elle. Il avait tout compris. Son masque ayant bien plus de sens maintenant que seulement pour cacher son identité. « J’ai bien eu du mal à vous suivre. Vous ne vous exprimez gère. Je dois vous deviner maintenant » dit-il d’une voix douce et basse. Le Chasseur était un tueur froid, qui réprimait la pitié et prenait colère dans les batailles. Mais Asmael Flamma, lui, était un homme sociable, cohérent et lucide. Elle n’avait nullement besoin de connaître son identité, car Amelia avait depuis longtemps compris qui il était au fond de son âme. Elle posa ses mains sur les côtés de son visage, agrippant délicatement le masque. Il la laissa faire, posant sa seconde main elle aussi sur le mur. Elle retira le masque et le laissa tomber au sol. Et son sourire devint joie, voyant l’homme sous sa vraie nature. Et lui aussi se permis un sourire avant de l’embrasser sur les lèvres, posant une main sur sa joue. Le cuir rugueux lui donnait des frissons, alors qu’Amelia détachait le haut de sa tunique, révélant une longue cicatrice rouge sur le côté gauche de son torse, au dessus de sa poitrine. Asmael, la voyant, y fit glisser deux doigts sur tout son long. « Moi aussi j’ai quelques séquelles du passé gravé sur la peau ». Elle ria, alors qu’elle s’offrit à lui. Il ressentit ce que Brodaks avait vécu, les souvenirs agréables faisant surface alors que les siens se forgeaient à l’instant par ce moment de bonheur. Mais, tout comme Brodaks, il savait que ces moments ne durent jamais.
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Récits d'Asmael Flamma, chasseur de primes

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