''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Havrias, le premier contact.

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Drogo Saro



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MessageSujet: Havrias, le premier contact.   Ven 12 Aoû 2011 - 0:29

Khal Ahhas Arakh !



En ce joli matin d’été, un cri de guerre atroce résonna. A l’horizon se profilaient des hommes grands, a la peau mate, bruns, avec de longues crinières en guise de cheveux. Montés sur des chevaux dégageant une puissance jamais vue auparavant, l’un d’entre eux, brandissant une arme étrange. Hurlait, muscle bandés, luisant sur un soleil venu d’un autre monde. Les Dothrakis attaquaient, les récits les traitants avaient augmentés a la frontière du sud du Royaume. Mais personnes n’y avais pris crédit. Et ce jour là, cella le destin des habitants de Havrias. Khal Drogo Saro, menait ces hommes a la guerre, au pillage et a la recherches d’esclaves pour renforcer son Khalassar. Et honorer la Montagne Mère en lui offrant a Vaes Dothrak les âmes des guerriers morts.


Shierak qiya annithat arragath ! At-Jaha-Kar Khalassar !



Les Dothrakis présents hurlèrent les derniers mots du Khal, At-Jaha-Kar, pour l’honneur et la gloire du Khalassar. Sur ces mots, les guerriers Dothrakis attaquèrent la ville. Qui fut rapidement soumise. Les combats n’en étaient pas, les paysans étaient paisibles, gras, en pleine farniente estivale. Se sentant surs de la rébellion qui sévit au nord. Mais ils ignoraient qu’un Khal marchait sur eux, détruisant au sud villages après villages. Les cavaliers massacrèrent les hommes de fer du nord sans problèmes. Ils étaient lents, surs d’être intouchables dans leurs armures. Face a n’importe quel Dothraki, les armées des hommes du nord n’étaient rien face a la puissance des Dothraks en ce jour. Khal Drogo lui mêm défia celui qui sembla être le Khal de ce village. Et lui trancha la tête en une passe d’arme aussi rapide que violente. Hurlant son propre nom, et s’attitrant le peuple de ce village, comme il fit de même avec tout ceux qui bordaient la frontière avec son territoire.

Assis sur une siège en osier. Khal Drogo siégait au cœur du village, laissant ces hommes profiter de leur bien. Une femme ravissante avais été capturée par les Gardes-Sang du Khal, malgré sa résistance, elle ne fut pas de taille face aux Sangs-du-Sang du Khal. Elle fut apportée devant le Khal, comme un tas d’enfants et de Femelles, il se contenta de dire.


- Séo doth Chiori Khas.


La farouche femelle, fut donc données aux guerriers du Khalassar. Qui choisissaient au hasard une femme a honorer de leurs forces guerrières. Drogo siégait seul. Regardant la Route, les marches étaient encore lointaines. Mais le Khalassar grandissait, il fallait de plus en plus d’esclaves. A sa gauche se trouvait une pyramides de têtes qu’il découpa lui-même au cœur de la bataille. La tête du Khall a ces pieds, toutes rasées comme le voulait la traditions. Quand au loin, des bannières flottantes se rapprochèrent..
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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Ven 12 Aoû 2011 - 1:41

Une balade en territoire inconnu. Le simple plaisir de déambuler dans les plaines arides en quête d’un monstre plus gros que les autres. Pas de but plus précis que la volonté d’un jeu pervers d’endurance et de massacre auquel je m’adonne avec plaisir. Pourtant, après avoir mis fin au souffle de trois bestioles deux fois plus hautes que moi, je ressens le besoin de désaltérer ma gorge asséchée.

Dans ce but, mes pas me conduisent vers un village de taille modeste mais suffisant pour que j’y trouve de quoi combler mon désir. Une petite bourse et quelques échanges plus tard, me voilà assise à une taverne, ce qui ressemble à une bière posée devant moi dans l’attente que j’en vienne à bout. Pourtant, si les premières gorgées ont été rapidement ingurgitées sous l’effet de la soif, la suite s’avère plus délicate, le goût atroce de ce breuvage bas de gamme me brûlant la langue.

Alors, affalée sur une table dans une décontraction feinte, je surveille du coin de l’œil un petit homme à l’air replet dont les regards lubriques me donnent la nausée. C’est probablement cette inattention pour l’extérieur qui m’a coûté la liberté…

Soudain, des hommes débarquent dans la taverne en hurlant dans une langue inconnue. Immédiatement sur pieds, je n’ai pourtant pas le temps de dégainer mon Ebène qu’un des guerriers tressés est déjà sur moi. De mes avant-bras gantés d’acier, je pare sa lame puis lui défonce la trachée d’un coup de pied bien placé, mais rapidement, les suivants se bousculent.

Je peine à garder le flot de ces hommes aux musculatures franchement dessinées et à la brutalité sauvage, parvenant pourtant à éclaircir les rangs adverses une fois mon Ebène à la main. Suffisamment en tout cas pour que de nouveaux barbares fassent leur apparition. Le temps que je ne comprenne, un fouet enserre ma main, m’arrachant ma lame pourtant meurtrière des mains. L’instant d’après, un archer me maintient en joue tandis qu’un homme colossal m’assomme d’un poing fermé.

~

Images qui se succèdent sous mes paupières fermées. Formes épurées aux contours brillants dessinent des arabesques envoutantes auquel mon esprit s’accroche désespérément. La sensation d’être transportée. Quelques rudoiements sur mes articulations douloureuses, et un bruit qui résonnent en écho, dans ma tête fatiguée. Je tente d’en faire fi, mais tout se mélange dans mon esprit embrumé.

Des voix peut-être. Plusieurs. Dont une mâle, grave, propre à bercer mes envies. L’éloignement. De nouvelles voix autour de moi. Toujours cette langue rêche et âpre à l’oreille. Des mains baladeuses le long de mon corps. Des sensations agréables si ce n’est…

J’ouvre soudain les yeux sur l’homme qui tente de délacer mon corsage. Aussi surpris que moi, il croise mon regard de glace avant que mes doigts ne se referment sur sa gorge. L’instant d’après, il se débat, appelant à son aide ses compagnons déjà plus ou moins occupés à pareille forfaiture. J’entends les combattants se rapprocher, et me décide qu’ils n’auront pas de seconde chance. Si je me suis montrée distraite, il est temps que cela cesse.

Roulant en arrière hors de sa portée, mon vêtement de cuir légèrement ouvert par ses tentatives craquant un peu plus sous la manœuvre, je cherche le pommeau de mon Ebène en me relevant avant d’aviser qu’on me l’a retirée. L’instant suivant, ma Neigeuse trouve ma main, tranchant une gorge proche dans un mouvement parfaitement exécuté. Pourtant de nouveau, un attroupement menaçant se rapproche.

Fichus hommes ! Ils ne sont pas mauvais ces bougres, et contre eux, il me faut faire un peu plus que mes simples passes d’arme habituelles. Si je reste ici, il est clair que je suis morte… ou du moins violée. Assénant un coup de coude dévastateur à la mâchoire gênante qui me bloque la route, je me trace un chemin rapide à grand coups de kriss et de poings au travers d’hommes légèrement grisés par d’autres idées déjà en tête.

Par chance, on m’avait laissé à l’extérieur du groupe, et je vois rapidement la fin des guerriers, sautant par-dessus les corps affalés et me faufilant entre les bras cherchant à m’attraper, profitant de ma taille inférieure à toutes celles de ses brutes.

Pourtant soudain, la surprise m’arrête. A quelques mètres, trônant dans l’osier, un guerrier encore plus massif que tous les autres pose un regard bienveillant sur ce qui doit être son armée. Un frisson parcourt mon échine à la vue de son air macabre, et l’excitation broie mes entrailles à la pensée de ce que peut faire un tel homme.

Délicieuses promesses… Toutefois rapidement, la réalité s’impose à moi lorsque des sons se rapprochent derrière moi. Je reprends immédiatement ma course, mais trois colosses surgissent, que je reconnais comme mes agresseurs précédents. Dans l’instant suivant, j’ai stoppé devant leurs mines patibulaires. Mes mains remontent devant moi, ma Neigeuse tombe, se plantant avec un tintement délicat dans la terre meuble.

Mon regard pourtant demeure happé par le géant derrière, mais je tente un sourire piteux à mes potentiels agresseurs.

« Euh, on peut discuter ? »
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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Ven 12 Aoû 2011 - 2:33


A la vue de cette femelle farouche. Le Khal se dressa. Un air dédaigneux sur les lèvres. Descendant de son trône d’osier. Marchant lentement, son Arakh Séo Dothrak attaché a sa ceinture. Deux dagues saillants ces flancs ainsi que la ceinture d’or, détaillant l’histoire de son Khalassar. Marchant d’un pas relativement léger pour la taille qu’avait le suderon. Il arriva presque torse a tête avec la femme au teint blanc. Il la regarda, la détailla, et senti une puissance guerrière qui s’émanait de lui. Il regarda ces gardes sang. Et d’une injonction inaudible. Ces hommes se rétractèrent un court instant. Quand le Khal croisa les bras sur son torse et se mit a parler.

- Chiori, dravalath séo fichi, hash yer nasi ? Yé lanak, oy chiori oge.

La femelle devant lui le regarda se contentant d’un air incrédule, quoique intéressé et demanda simplement.

- Plait-il ?

Le Khall pris une grande inspiration, ce que les Gardes-Sang remarquèrent et se raidirent, arme a la main. A la surprise de ces loyaux serviteurs. Le Khall parla dans la langue des hommes du nord, que peu maitrisaient. Khal Drogo, fils de Brogu, étais l’un des rares a pouvoir s’exprimer en cette langue. Les guerriers aux alentours regardèrent la scène avec intention. Ils comprenaient tous l’intérêt du Khal pour cette femelle farouche, ayant réussis a tuer quelques uns des Lajak Dothraks. Dans une voix plus grave, et plus rocailleuse que le parlé Dothraki, Drogo s’exprima.

- Femme… Toi être utile… Esclavage… Toi savoir ? Toi.. Guerrière tu semble être…Pourtant.

La femme sembla s’offusquer, mais s’exprima sur un ton étrangement doux.

- Je suis une guerrière en effet. En revanche, il me faut décliner vos volontés d‘esclavage, je suis une femme libre.

- Libre ?

Demanda Drogo de sa voix rocailleuse, ce mot, chez les Dothrakis, avait une connotation complètement différente. Le mot libre pour eux étais être Dothraki.

- Libre et fière de l’être. Je ne laisserais personne prendre ma liberté.

- Quoi… Libre être Chiori Lajak ?

- Si cela implique du sang, de la violence, et des armes, alors je suis Chiori Lajak.

Drogo inspira profondément.

- Toi.. Suivre Khalassar jusque Zhey Vichomer. Toi baigner dans Verzen Vichitera. Toi après.. Plus esclave… Toi après, Dothraki. Toi accepter Chiori Lajak ?

Plus au nord, les bannières se rapprochaient.
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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Ven 12 Aoû 2011 - 3:11

L’irréalité me saisit. L’homme se lève, plus grand encore que ce que je ne l’aurais cru, me dépassant de plusieurs têtes lorsqu’enfin suffisamment rapproché, je peux jauger ma taille par rapport à la sienne. A sa première déclaration, je ne comprends absolument rien, même si les accents étranges éveillent vaguement ma conscience. La certitude d’avoir connu en d’autres temps une langue à la parenté proche, mais qui me demeure pour l’instant totalement inaccessible. En entendre plus me la réveillera peut-être…

Sa première affirmation sur mon esclavage m’offusque, mais désireuse de ne pas me placer dans une situation pire encore, je réponds avec douceur en affirmant pourtant ma liberté. La perplexité qui le saisit me dépasse, mais sa nouvelle question me désarçonne plus encore.

Sous son regard ardent toutefois je suis incapable de tenter mon numéro de charme habituel, et demeure parfaitement sobre dans l’attente de la suite. Chiori Lajak ? La perplexité me gagne, mais cet être au langage si désuet semble pourtant ne pas être stupide. Et la tripotée de guerriers qui l’accompagne m’encourage de toute façon à être prudente. Néanmoins, je décide de m’en remettre de toute façon à l’estimation qu’il a fait de ma personne. Dans son ton, la curiosité ne laisse nulle place à de la colère ou du ressenti.

Cette qualification doit donc être relativement fiable. Je finis par offrir une réponse légèrement alternative, lui ouvrant toutefois la porte à la possibilité qu’il évoque tout en précisant quelque chose qui parait me refléter de manière satisfaisante.

Son inspiration ne me laisse rien présager de sa réponse… Qui s’avère surprenante. Que répondre à ça ? Si je refuse, je meurs. Si j’accepte… qui sait ? Trop d’inconnues dans sa phrase. Le Khalassar doit le représenter, lui ou son clan. A moins que ce ne soit un autre guerrier particulier, mais j’en doute à la façon dont il a englobé la plaine en prononçant ce seul mot.

Les mots suivants, des lieux. La promesse de ne plus être esclave… pour être Dothraki ? Cela signifie-t-il la liberté ?

Je l’ignore, et me mordille une lèvre en signe d’hésitation un instant. Pourtant, l’aventure qui se déroule sous mes yeux m’excite terriblement. L’idée de côtoyer de tels hommes, mais surtout un tel chef m’anime d’espoirs. Qui sait ce qu’un tel colosse peut entreprendre ? Et ce, à tous les égards…

Mes pensées déjà s’égarent, et d’un puissant revers mental, je me force à la concentration. Ma tête s’incline légèrement en un signe de déférence que j’espère compris par ce peuple, tandis que je déclare en me redressant afin de plonger de nouveau mon regard dans le sien d’une voix distincte et articulée :

« J’accepte de voyager avec le Khalassar afin de devenir Dothraki. Je n’ai qu’une parole. »

Mon poing droit fermé tape contre mon cœur en signe de serment. J’ignore là aussi quelles sont les habitudes en ces lieux, mais celle-ci m’a semblé suffisamment imagée pour qu’ils comprennent.

Désormais et pour quelques temps, ma vie leur appartient. Mais je n’ai pas peur de vivre au milieu des hommes… Je sais refroidir leurs ardeurs.


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Ika Ano



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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Ven 12 Aoû 2011 - 13:07

Longue était la route pour rejoindre l'un de ces villages dont le Roi lui même n'entendait plus parler. Mon roi, pour tout dire. Sans doute fut-ce la raison pour laquelle je fut accompagnée d'une armée, chose inhabituelle quand, comme moi, on débute a peine dans ce noble métier.
Puisque vous écoutez pour la première fois mon histoire, permettez moi d'y poser le contexte.

Je suis Ika, Ano de famille pour ceux qui désiraient le savoir. Et je fais peur à bien des gens de par ma peau sombre, presque unique dans ces jours où règnent les ténèbres pour ma race en diaspora. Je suis sur mon cheval blanc, et j'avance avec tranquillité, vers une petit village dont je n'ai pas pris soin de retenir le nom. Après tout, à quoi bon. Je n'avais qu'à suivre l'émissaire à ma charge, lui était chargé de me guider jusqu'au lieu de ma mission.

J'avance au même rythme que mes hommes, les pas derrière moi forment une musique, lourde et monotone, renforcée par d'intenses tambours.
La route et fine, et nos valeurs veulent que, pour la présentation, nous n'en sortions pas. Du coup, l'émissaire est seul devant, moi seule devant le reste des troupes qui suit par rangées de trois têtes.

Un geste de cet homme en tête de file nous fait tous arrêter. La musique s'arrête donc, d'un coup brutal, qui aurait fait trembler la terre si elle n'était pas trempée par une pluie récente. Là mes hommes souriaient. Ces braves en armures intermédiaires, faites de cuir et de cotes de mailles, avaient fait don de leur personne aux rois depuis longtemps maintenant. Ils étaient fidèles au point de ne pas comprendre comment les chiens du village auquel nous arrivons puissent encore vivre tranquille.
Ces gens là ne payaient pas de taxes, et vivaient presque en autarcie ; ne faisant pas attention aux paroles de notre Seigneur.

Du coup, nous nous devions de les décimer, et de repartir avec leur têtes en plus de leurs biens.

Enfin, celui qui servait d'éclaireur s'avanca vers moi, le visage affligé.

"Madame, d'autres sont arrivés avant nous."

Je fit une grimace. Ne comprenant pas très bien ce qu'il disait, et fit ordre a mes hommes de rester en arrière pendant que, certaine de moi, j'avançait plus loin sur la hauteur ou nous attendions.

Et quelle vue. Je voyais là ce que j'étais chargée de faire, mais en bien plus effrayant. Qui étaient ces barbares qui avaient pillés nos contrées ? Ils étaient nombreux. Beaucoup plus que ma centaines d'hommes et moi. Mais il semblait particulièrement stupides. De vrais barbares pour tout dire.
Là me revinrent alors les souvenirs de mon adolescence passée aux cotés des poings bourrus. Des hommes forts et courageux, mais bien trop stupides. Je me souvenait d'avoir assisté à leur fin, de les avoir laissés là.
Je me souvenais que j'avais survécu dans ma faiblesse et qu'eux étaient mort malgré leurs muscles tout en formes et en rondeurs.

De bons souvenirs donc, que je ne manquerait pas de remettre à l'épreuve s'il le faut.
Cependant, si nous agissions en rustres comme j'aimais le faire nous étions voués à l'échec.

Il fallait une stratégie efficace et rapide, déloger ces étrangers et saisir les richesses qui sont nôtres.

"Que les archers restent ici, et commencent à bander leurs arcs."

Disais je d'un ton qui se voulait encourageant. Cela fonctionnait, tous commencèrent à prendre position, tandis que je descendais vers le village, bannière en avant, suivie de mon infanterie qui crierait dès que j'en donnerais l'ordres..

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J'étais sur le flanc gauche, et j'observais mes hommes sur le flanc droit. Descendant en trottinant, vouges pointées de façon préventive sur les ennemis qui étaient occupés à saquer le village.

J'observais leurs visages. Ils étaient fermés, concentrés à faire souffrir le moindre être vivant autour d'eux.
Ils avaient l'air fier, ces homes là. Trop fiers pour avouer qu'ils avaient agis en lâches. Attaquer ainsi un village sans défenseurs étaient un acte digne seulement des barbares qu'ils étaient, et cela m'enrageait à tel point que j'eut l'envie de charger seule pour leur prouver leur faiblesse.
Mais je serrais ma mâchoire comme pour m'en couper l'envie. Je grognais presque, du haut de mon destrier.
Je n'aurais eu aucune difficulté à les empaler par poignées sur mon épée longue, tant ils n'avaient pour seules armures que leurs peaux sales et en sueurs.
Ils étaient pathétiques d'apparences et sans doutes l'étaient ils également d'honneur. Car c'est une valeur dont le mot n'existe certainement pas dans leur dialecte dont j'entendais l'accent, alors qu'il parlait à une femme qui se différenciait en totalité de leur groupe.
Cette femme, d'ailleurs, m'inquiétait. Elle semblait prêter serment, elle parlait notre langue à la perfection.

Une véritable mercenaire. Un genre que je détestait. Sans attaches, sans vertus. Je m'occuperais d'elle en première si j'en eu l'occasion.

Mais l'heure était aux négociations. Car bien que j'étais d'humeur à tous les poutrer, il me fallait préserver mes hommes que je ne pensais pas aussi fort et doués que moi.

J'imposais donc ma présence parmi eux, et un silence s'installa.
Une horreur. S'il y avait quelque chose dont j'eu peur, c'était le silence. Le calme.

Une affreuse instance que je me dus de briser par ma voix forte, dont le sens fut renforcé alors que je plantais l'étendard du roi à mes cotés.

Salutations, Barbares.

Je mâchais mes mots sans trop bien le faire, je n'étais pas douée à la discussion et au discours. Sans doute le ferais je si mal que cela coûterait la vie à mes hommes.

Mon nom est Ika, perceptrice au service du bon Roi. Et je viens vous avertir.

Un temps de silence. Feu mon époux m'avait enseigné que ne pas tout dire d'une traite aidait à se faire comprendre.
Là me revint alors à l'esprit ce regard que je n'oublierai jamais, et que j'entrepris d'imiter.

Vous prévenir du fait que si vous ne partez pas d'ici dans les minutes qui vont suivre, je me battrais pour votre départ, et que si jamais je perdais, d'autre le feront jusqu'à ce que vous...

Un instant d'extrême maladresse. Sans m'en rendre compte, j'aurais pu déclarer une guerre, alors que je dégainais mon arme et la pointait sur cet homme fier qui semblait être leur chef.

... Quittiez ces terres, et ce, s'il le faut, les pieds devant.

Mes soldats, ayant quelque peu compris ma situation embarrassante, vinrent désormais à crier.

POUR LE ROI !

Avant de frapper intensément sur les boucliers.

De braves gars, il fallait le dire. Pour ma part, je ravalais mas salive pour rassasier ma gorge sèche. Et je regardai leur chef. J'étais impatiente. Impatiente de les voir se ruer sur moi, ou s'écarter, et si jamais la réponse fut la première, j'épancherai ma soif avec leur sang, et ce avec le sourire aux lèvres.
Rien ne me ravirai d'avantage que de faire payer à ces manants l'affront qu'ils on fait à mon beau Roi.
Mon merveilleux Roi.

Á cette pensée, j'eut un sourire éclatant, en prédiction du massacre que j'étais capable de faire. Du moins, j'espérais qu'ils le verraient ainsi. Et qu'il comprendrait que quelqu'un qui comme moi tenait avec facilité son épée longue d'une seule main, n'était pas aussi faible que l'un des ciils qu'ils eurent égorgés plutôt.
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Drogo Saro



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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Ven 12 Aoû 2011 - 14:10

Drogo comprit le geste de soumission de la femelle. Et hocha la tête vigoureusement, il sembla satisfait, et lui proposa d’aller se placer a côté du Trône d’un mouvements de la main. Le temps de régler le sort des esclaves et de l’or, ce métal brillant inutile hormis en décoration quand un des Gardes-Sang, les Dothrakhqoyi, se mit à hurler.

- Rhaesh Andahli !

Le Khal dégaina son arme terrible. La première rencontre avec les hommes de fer du nord. Voilà des décennies qu’aucun Khal n’avait combattu les hommes du nord. Il se tourna vers son Khalassar. Et hurla.

- Rhaesh Andhali Lajak Dothraks ! Shierak Shafkea Lajak Qyat Alia ! Silokh tokikes tawak !

Sur ces mots, les guerriers Dotrakhis hurlèrent « Rhaesh Tawak Ego ! Jaq-Arrah Akarh ! ». Les hommes du nords approchaient, ils allaient se ruer dans un combat perdu d’avance. Mais le Khal, dans sa sagesse du sud, ordonna aux Lajaks Dothraks équipés d’arcs de se mettre en embuscade. Une ligne des meilleurs guerrier. Les autres en embuscade, il fallait laisser l’impression que les Dothrakis étaient un peuple barbare. Hors il ce n’étais pas le cas. C’étais un peuple civilisé, avec ces lois, équitables dans leurs sens. L’honneur prime chez les Dothrakis, et jamais ils ne manquent a leurs parole. Une femme, sur un cheval s’avance. Ce qui fit grogner le Khal. Une femme, venant du sud par son teint, sur un Dothre, cette insulte fut énorme rien que par sa présence.

Partez, où vous serez massacrés, c’est tout ce que compris le Khal quand les soldats hurlèrent pour le roi. Drogo se contenta de faire une intimidation, puis d’ouvrir les « négociations ».

- Ath-astokhdeveshi-zar-oon sé Chiori, Chakat Dothrakhqoyi dosh ego ! Lajak Dothrakis !

Les guerriers se mirent a frapper le sol de toute leurs forces, tout les Dotrakhis, même les embusqués répondirent. Le sol se mit a trembler. Quand Khal Drogo se mit a hurler, suivit en cœur par ces hommes :

- Khal Ahhas Arakh ! Ath-Jaha-Kar Khalassar !

Le spectacle d’une ligne de guerriers les plus aguerris du suds, se mettant a hurler, fit taire les hommes du nord. Et après un cri barbare pour terminer la séquence d’intimidation. Le Khal s’avança. Et commença même a parler.

- Vous n’avez pas, de roi… Un faible… N’est pas Khal !

Inspirant une grande bouffée. Il continua.

- Quoi vous vouloir… Nous donner or. Or inutile, esclaves, utile… Vous rentrer, et prévenir faux-roi… Que Vaes Dothrak l’attend.. Moi défier, Khal Drogo Saro, Khal des Dothrakis du Sud…

Il ne présenta aucune agressivité dans ces dires, uniquement la conviction, les Dothrakis, pour les hommes du nord, n’étaient que des légendes, un peuple qui avait menacé autrefois le Nord, mais qui avais semble-il disparu a l’aide d’Archimages et autres armes de faibles. A l’évocation du nom de son peuple, certains des hommes du nord sentirent une drôle de sensation, bien qu’ils étaient braves et certainement courageux, certains avaient entendus dans leurs jeunesses les faits de guerres des Dothrakis, et comment leurs mages avaient sauver le royaume, il y’a des siècles. Le Khal s’approcha encore un peu. Et posa sa main sur le museau du cheval. Une belle bête qu’il en étais là. Il sentit la monture en lui.

Reculant, il ne put s’empêcher un sourire
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Sikorsky Van Piersen



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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Ven 12 Aoû 2011 - 16:38

" Tu as vu ca ? "

Sikorsky caressa de sa main métallique l'une des têtes de son oiseau, avant de caresser la seconde qui croassait jalousement. Les deux têtes de son animal répondirent en même temps. Il était perché sur l'épaule de l'immense inquisiteur, en armure de plates complètent, mais recouvert d'un long manteau marron des pieds au cou, cachant sa protection. L'intérieur du manteau était doublé de blanc, signe de sa fonction, mais qui, ici, ne l'aiderait en rien. Il resta silencieux, attendant que son oiseau se taise. Il lanca un sourire mauvais.

" Peut-être as tu raison. "

Il se mit à avancer, l'oiseau ne semblant absolument pas gêné par les mouvements de son perchoir. Voilà plusieurs jours que Sikorsky marchait au milieu des grandes étendues, dans un but connu uniquement du Roi et de lui-même. Une rencontre...

En tout cas, la dernière chose qu'il s'attendait à rencontrer, c'était une force d'invasion. Bon, le mot était assez fort, certes, une centaine d'hommes, 200 tout au plus. Même s'il était resté suffisament loin pour ne pas être vu. Qui, dans la fureur d'une bataille, prête attention, à ce qui de loin, ressemble à un rocher immobile ? Enfin, une bataille... c'était un véritable massacre. Et Sikorsky était assez intelligent pour savoir que ce genre d'attaque menée de manière aussi coordonnée avec si peu d'homme n'est toujours qu'un prémice, un frémissement. Tout cela sentait mauvais.

Il n'était pas armé pour vaincre autant d'hommes. S'il s'était trouvé dans le Vein, certes, il aurait pu. Mais sur Feleth, il n'était " que " un élu. Puissant, redoutable, dangereux, mais pas invincible. Il ne pouvait qu'observer. Pendant un long moment, plusieurs heures, il attendit. Il était patient. Avec son âge, il aurait pu attendre une année sans que cela ne le gêne.

Un picotement. Ses rares poils s'hérissèrent. Il sentait de la magie chez eux. Ainsi, ces barbares, ces Dotakhris, que ses ancêtres avaient combattus il y a des siècles, avaient des mages ? Ridicule.

Des démons alors ? Ses sourcils froncèrent tant que le haut de ses yeux glacés avaient disparus. Il empoigna plus fort son marteau. Une invasion Dotakhris serait un désastre. Même s'il pensait que le Royaume serait en capacité de la repousser, les morts et destructions seraient suffisantes pour créer un chaos démentiel. Au mieux. Il chercha des yeux leur chef. Etouffer rapidement ce qui pouvait arriver dans l'oeuf. Il pria un Dieu inexistant pour qu'il ait tord.

Son aigle bicéphale, qui s'était envolé, revint vers lui, et attira son attention vers un poing. L'inquisiteur tourna son visage ? Une autre force d'invasion ? Catastrophe. Après-coup, il vit que c'était le Royaume, mais il ne pouvait identifier leur commandant à cette distance. Il put voir qu'une bonne partie des Dotakhris s'étaient dispersés et camouflés. Il s'était, sans le savoir, placé sur le point parfait pour une vue intégrale de ce qui allait, vraisemblablement se transformer en champs de bataille. Les Dotakhris avaient un vocabulaire négociatique limité à l'ultimatum. Il s'assit en tailleur, comme pour profiter du spectacle. Le chef du détachement du Royaume était... une femme ? Noire ?

" Ouat-zhe-feuque " dit-il, lancant un juron en ancien orque. Il n'avait jamais vu ca. Il fouilla dans sa mémoire, pour trouver les traces d'une commandante à la peau sombre. Etait-ce un détachement qui passait là par hasard ? Sûrement. Ou alors, le Royaume avait une capacité de réaction insoupconnée. Après reflexion, il se leva, et s'avanca un peu. Son marteau sur son épaule. Son familier s'envola à tire d'aile, surplombant les deux chefs ennemis. Desormais, l'immense Inquisiteur était visible, si quelqu'un regardait vers lui. Il se trouvait à deux cents- trois cents mètres des deux armées, et à la même hauteur que les archers royaux.

Il ne bougea pas, attendant ce qui allait se passer. Esperant que les hommes du Sud feraient demi-tour.


Dernière édition par Sikorsky Van Piersen le Dim 14 Aoû 2011 - 1:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Ven 12 Aoû 2011 - 17:38

Alors que j’ai achevé ce qui semble être un serment important aux yeux du colosse en face de moi, un des hommes qui m’a précédemment donné pas mal de fil à retordre hurle quelque chose. Je ne comprends pas. Le géant hurle à son tour, dégainant son arme dans une attitude guerrière propre à me donner des sueurs froides. J’avise alors l’arrivée d’hommes à l’horizon, et d’une femme à la couleur de peau étrange montée sur un fier destrier, du moins, c’est ce que je peux en dire, n’ayant jamais eu de rapports trop proches avec les équidés qui sont des bêtes qui ont tendance à me claquer entre les doigts quand je leur en demande un peu trop…

La confrontation s’engage par la suite. La femme semble mal à l’aise et peu habile dans l’art du commandement. Ses mots sonnent lourds à porter, son trouble est visible. Penchant étrange qui s’oppose à moi comme un reflet de miroir déformé… Ebène contre Neige une fois encore, assurance contre nouveauté, mais à en croire son épée tenue d’une main sûre, la même ardeur au combat. Intéressante rencontre qui assurément, se soldera par une confrontation si j’en crois le regard mauvais qu’elle laisse plusieurs fois errer sur moi.

Un ultimatum. Mauvaise idée d’attaquer de manière aussi frontale un tel peuple je le crains. Et même si je ne peux voir d’ici l’étendue de ses forces exactes, considérant les facultés que j’ai découvertes chez ces hommes, elle va avoir quelques difficultés à les obliger à repartir de telle manière. Pas sans de grosses pertes en tout cas. Et pas sans que j’y mette mon grain de sel. A choisir entre deux causes, je crois qu’il me vaut mieux servir aux côtés des barbares. J’ignore tout de leur but, mais la simple idée de me plier aux fantaisies du Roi me hérisse le poil. Et puis j’ai engagé mon honneur. Les cris de guerre des soldats royaux me tirent une moue écœurée.

Entre temps, je me suis glissée aux côtés du trône, à l’endroit que le colosse m’avait indiqué. Il me semble plus prudent de me mettre délicatement en retrait. C’est justement au tour du chef barbare de répondre. Alors que ses mots sont plus hachés par la difficulté qu’il a à s’exprimer dans ce langage, son charisme ressort. L’habitude de commander lui est semble-t-il sienne. Ses hommes immédiatement répondent aux provocations ennemies par un hurlement inquiétant. Perdue au milieu des cris qui émanent de divers points autour de moi, j’avise la force déployée.

J’ignore le but de cette armée, mais imagine que la menace qu’elle représente en ferait gémir plus d’un. Jusqu’à ce qu’il la dévoile. Le colosse annonce à la femme qu’il veut détruire le Roi. J’étouffe un cri de surprise à cette annonce, me reprenant bien vite pour garder le flegme que je dois afficher. Khal Drogo Saro, Khal des Dothrakis du Sud. Khal doit représenter son titre, tandis que les Dothrakis sont en ce cas son peuple. Je n’ai promis rien de moins que me rattacher à un peuple qui s’annonce régicide…

Excitante découverte ! Un sourire mauvais étreint soudain mes lèvres. Les temps qui s’annoncent promettent d’être délicieusement dangereux et atrocement sanguinolents. Juste de quoi passer mon humeur morose d’avoir une tripotée incalculable d’assassins à mes trousses et que mon dernier contrat n’a pas été une réussite. Il pourrait s’avérer paradoxal qu’après avoir servi un marchand royaliste, je prête mon allégeance aux ennemis directs du monarque, mais je n’ai que faire des motivations profondes de chacun en réalité. Seul m’importe leur cœur, et l’honneur qu’ils peuvent me montrer. Dans ces conditions, je deviens prisonnière de mon attachement candide à des êtres remarquables, et ma vie s’engage dans une douloureuse perspective de souffrance, rehaussée de l’exquise sensation de tortures à venir.

Tandis que je m’égare sur ces idées, un point attire mon attention. Ce qui semble être un rapace tournoie au dessus de nous. Quelque chose pourtant me dérange dans sa silhouette, mais je ne parviens à repérer ce qui cloche, la lumière m’éblouissant trop.

Intriguée, je parcours alors les alentours des yeux. Le barbare se débrouille suffisamment bien pour que j’accepte de porter mon attention ailleurs. A l’horizon, une silhouette se détache sur la falaise. A son observation, à imaginer la taille qu’elle peut faire qui est pourtant difficile à estimer à cette distance, un frisson parcourt mon échine. J’ignore pourquoi, mais un pressentiment mauvais me hérisse la nuque, m’indiquant qu’une menace est à l’œuvre.

Dans un geste instinctif, ma main cherche la garde de mon Ebène qui n’a pourtant toujours pas retrouvé sa place. Un geste en direction de ma botte m’indique que la Neigeuse est toujours plantée dans le sol… Désarmée de mes plus fidèles compagnes, je me sens soudainement terriblement seule au milieu de tous ces hommes. Mon regard se porte de nouveau sur les chefs. Pourvu qu’ils aient la bonne idée de me laisser le répit de trouver de quoi me défendre…
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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Ven 12 Aoû 2011 - 18:11

Les mots du ... Khal me semblèrent aussi stupides que déplacés.
Comment osait-il ainsi profaner la beauté de mon Roi ..? Jamais il n'aurait du faire cette bêtise. Et je le lui expliquerai lorsque ma lame aurait percé son anus si fort qu'il fera désormais des excréments aussi épais qu'un nourrisson.
Après tout, que me manquait-il pour bonne raison de sonner la charge ..? Rien. Absolument rien.

Je regardais à nouveau mes archers. ils attendait également que je fonde telle une cinglée directement sur leur chef. Que je venge mon Roi de la souillure qu'est ce Khal et ses mots. Cet hérétique doit mourir, et quel plaisir serait le mien si j'en étais la responsable ! Il serait infini, grand, et qui sait, j'en serais récompensée ..? Mon armée est tellement faible à cet instant, que je ne saurais être suffisamment confiante que pour en demander une autre, plus grande et mieux équipée.
Mais enfin, sus ma bannière, même une armée de poules détruirait cet homme à la fierté inversement proportionnelles aux flagorneries que je pourrais lui servir.

Dans tous les cas, si mes hommes, en ce peu de chemin parcouru à mes cotés, auront prit le temps de me connaitre ne serait ce qu'un peu, ils savent très bien que je vais faire ce que je commence là, en levant mon arme, en ordonnant à ma fidèle monture de se cambrer, tout haut et dans un cri que je souhaitait terrifiant, bien que j'ai connue meilleure performance de la part de l'animal.

Toi, Khal je ne sais quoi, Tu vas mourir pour ton imprudent manque de respect envers le plus grand des hommes ..!

Disais-je donc, avant de galoper vers ce gars qui s'afficher telle une statue en sa propre effigie. Pathétique fiente de moineau sur laquelle je désirais plus que tout marcher.

Mes hommes me suivirent, encore heureux. Ils criait des choses et d'autres, sans doute classique. Le bruit de leurs pas, les chocs entre les différentes parts de leurs armures, les hurlement, le son des flèches qui perçaient l'air pour me couvrir alors que d'autres barbares entraient en jeu ... Sans que je saches d'où ils venaient d'ailleurs. Tout ce tonnerre de bruit me rendait ivre. Le son de la guerre, la plus belle des musiques.
Quel bonheur d'entendre les vouges de mes amis percer les corps de certains barbares, ainsi que d'entendre ces derniers tuer certains de mes hommes.

Tant de choses se produisaient, alors que j'approchais l'infidèle, et, ma lame toute droit tenue, je remarquais la femme, se tenant à ses cotés. Elle était belle. Mais pas humaine. Ou du moins, j'en doutais. Elle était inquiète également. Tant de choses que j'ai vu dans su visage, en si peu de temps ... Une fraction de secondes, tout au plus. alors que mon cheval me faisait le plaisir de se tenir sur ses deux pattes arrières, me rendant pour ainsi dire, plus grande que le chef de ces abrutis à la peau nue.

J'aurais tant aimé qu'il lui donne un coup de sabot. Et même s'il le tentait, même s'il y arrivait, je n'en verrai rien, car j'étais dessus.
C'était fort dommage, la vue de son visage à jamais défiguré m'aurais fait rire de la plus belle des façons.

Enfin, ma monture se reposa au sol et je put entamer un premier coup d'épée contre la chair du molosse.

Je ne le comprenais pas encore, mais quelques uns de mes hommes criaient déjà au repli. Bien entendu, cela n'avait pas de valeur. C'était à moi de sonner un repli. Il n'y en aurait donc pas, car jamais je ne me replies, quitte à faire mourir les faibles qui composent ma garde.
De plus, qui pouvait faire attention aux cris des lâches quand la chair de leurs frères les rends sourds lorsqu'elles sont déchirées par des armes aussi étranges qu'efficaces ..? Personne. Croyez moi.

Et c'était une bonne chose.
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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Ven 12 Aoû 2011 - 20:46

La sotte qui se dressait devant elle commis l’une des plus grave erreurs de sa courte carrière. Elle lança la charge sur la douzaine d’hommes en rang. Quand la brutale voix du Khal s’éleva dans un ordre macabre.

- Lajak Dothrakis ! Ego rakhi tawak ! Khal Ahhas Arakh !

Sur ces mots. Des Dotrakhis qui étaient cachés a la vue d’Ika surgirent de nulle part. Bandant des arcs énormes jamais vu auparavant par les hommes de fer. Qui tirèrent des traits dévastateurs. En une volée de flèche. Une dizaine des conscrits s’écroulèrent. Alors que les Lajak dégainèrent leurs armes, et chargèrent en un cri de guerre a glacer le sang. Parés a massacrer ces pauvres imbéciles qui pensaient que leurs cottes de mailles les protégerait. Le combat faisait rage, mais les Dothrakis surclassaient la plupart des hommes du nord. Bien que certains tenaient tête aux barbares du Sud. Revenant sur Drogo. Le cheval se cabra devant lui, et manqua de lui éclater le visage avec un coup rageur de sabot. Le Khal, recula d’un bon. Dégainant son Arakh. Tourna sur lui-même, empoignant l’arme a deux mains, et claqua sa lame dans celle de la Dash a peau noire. Puis, tournant dans l’autre sens, l’Arakh a deux mains. Il se baissa en abatant la partie en forme de faux sur l’encolure du cheval. Qui se détacha. La bête se cabra, sans sa tête, prise de spasmes, et tombât en arrière. La guerrière, le temps qu’elle se rélève. Le Khal ordonna au Dothraquoyi au fouet de lui envoyer l’arme en ébène a l’aide de son fouet.

L’air claqua sous le mouvement précis du guerrier. La lame fut prise par le fouet Dothrakien, et envoyé en un mouvement rapide vers le Khal, qui l’attrapa par la poignée au vol. Et la jeta vers la Chiori Lajak.

Le guerrier, s’approchant de la femme a peau noire maintenant debout, fut attaqué par deux des chiens de garde de fer. Un rire dédaigneux. Et une passe d’armes trop rapide pour l’œil humain non expérimenté. Les deux lames s’entrechoquèrent, et un des gardes se mit a hurler.


- Il faudra que tu me tue avant de la toucher suderon !

- Déjà fait, Rakhi Tawak !

Sur ce mot. Il fit un mouvement circulaire de l’épée. Et plaqua la partie en faux sur le côté de l’homme, et le trancha en deux avec une facilité déconcertante. L’autre quand a lui, tenta de profiter du moment pour l’attaquer. A la surprise de l’homme du nord. Le coup d’épée qui aurais tué n’importe quel bretteur de son pays, fut évité en un quasi petit pont de la part du Khal, qui tourna sur lui-même, tendant la jambe et mettant l’homme au sol. Se redressant. Il abaissa la pointe de la faux dans la gorge de l’homme. Et lui ouvrit le torse en un claquement atroce. Le combat faisait rage. Et Drogo s’approcha de la Khalessi de ces hommes, et se mit a hurler, brandissant son Arakh a une main.

- Khal Ahhas Arakh, rakhi dash !

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Sikorsky Van Piersen



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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Sam 13 Aoû 2011 - 1:49

Le combat avait ainsi commencé, avec le manque de finesse caractéristique des Dothrakis. Les hommes puissants, musculeux, et dénudés foncèrent de manière bien plus organisée que leur apparence ne le laissait penser sur les royalistes, mieux équipés et armés toutefois. Les flèches volèrent, prenant leur tribu de part et d'autres, sans affecter le moral des deux petites armées. Il vit la chef du Royaume foncer sans l'ombre d'une hésitation.

* Elle a des couilles. *

Il sut qu'il ne pouvait rester là debout, assis à ne rien faire, tandis que des hommes mourraient pour préserver la paix toute relative et illusoire du Royaume. Il se mit en marche, sans se presser, courrir ne servirait à rien, à par se faire remarquer. Le bruit des combats se faisait de plus en plus fort. Ses yeux percants, bien au delà des simples humains, virent le chef des Suderons, exposé, venant de massacrer deux hommes. Obéissant à un ordre muet, son immense aigle bicéphale fonca en piqué sur lui. Le chef réagi toutefois comme l'éclair, sans se démonter, et forca l'aigle à remonter brusquement au dernier moment. Dans un cri percant recouvrant le champs de bataille, l'immense oiseau fonca dans la mélée, sur les épaules d'un Dothrakis, enfoncant ses puissantes serres dans son dos, ses deux becs arrachant des lambeaux de peaux au milieu d'hurlements de douleur. Lorsque le Suderon fut tué par deux lances traversant son torse, l'aigle reprit son envol et se posa sur le bras tendu de Sikorsky, tenant son marteau du bras droit. Il se trouvait à un peu moins d'une centaine de mètres des combats.

Quelques archers Suderons assez malins pour comprendre qu'un homme dépassant n'importe quel Dothrakis de deux têtes, armé d'un marteau et engoncé dans une énorme armure qui dépassait du manteau agité par le vent pouvait représenter un danger se mirent à le mettre en joue. Deux flèches passèrent à côté de lui, et deux autres percutèrent son armure. L'une retomba au sol, mais la dernière s'enfonca d'un demi-pouce dedans. Ces arcs étaient formidables pour avoir une telle force de pénétration. A plus de soixantes mètres, les flèches normales étaient pulvérisées à l'impact. Il leva son bras, et une aura se mit à apparaître autour de lui. D'autres flèches sifflèrent, mais l'Aegis les rendaient caduques.

Voyant que leurs flèches n'avaient aucun effet sur un Sikorsky dont les pas s'accellèraient, quelques archers previnrent leurs camarades de la menace sur leur flanc. Trois des Dothrakis virent Sikorsky et foncèrent sur lui. Au fur et à mesure qu'ils s'approchaient, ils ralentirent, et, une fois qu'ils le voyaient bien, ils commencaient presque à regretter leur geste. Apparaissant en contre-jour avec le soleil dans le dos, si grand que le moins petit d'entre eux n'arrivait même pas à ses épaules, il les regarda d'un air sevère, comme un professeur regarde des elèves en pleine bagarre. Il était tellement colossal, qu'ils passaient pour des jeunes adolescent comparés à lui.

Mais ils étaient des guerriers. Ils n'allaient pas reculer devant un homme du nord, aussi énorme soit-il. Ils attaquèrent tous ensemble. Sikorsky leva son marteau et l'abbatit avec une vitesse effroyable pour son gabarit. Son premier adversaire l'esquiva dans un geste habitué, son corps musculeux tournant avec grâce avant qu'il s'écrase contre le corps armuré de l'Elu, qui s'était brusquement avancé, son épaule pulvérisant le nez du barbare, qui s'écrasa au sol. Sikorsky profita de son élan pour lancer une attaque circulaire de son marteau, mais ne toucha personne. Sans se laisser démonter, il continua son avancée, son pied droit écrasant et broyant le torse du barbare à terre. Les deux autres Dothrakis essayèrent de déborder Sikorsky sous leurs coups, mais ce dernier les mit en échec, parant les coups avec Maestria, aussi bien avec son arme que ses bras, esquivant certains, et ne laissant passer que ceux qui ne présentaient aucun danger. Les armes ricochèrent sur son armure.

Malgré leur supériorité numérique, ils reculèrent, Sikorsky avancant après avoir tué le premier Dothrakis, la cage thoracique de ce dernier en miettes. Il s'ébroua, les repoussants. Ils revinrent au contact. Sikorsky donna un coup de marteau en diagonale, de haut en bas. Trop vif, trop rapide pour être évité. Le guerrier ennemi para le coup, mais son bras recula, puis ses jambes se mirent à plier, et il fut jeté au sol par la force inhumaine du l'Elu. La tête du marteau se baigna de sang et de cervelle dans un bruit ecoeurant. Le troisième se donna courage et hurla.

"Khal Ahhas Arakh! At-Jaha-Kar Kalhassar ! "

Son cri prit fin alors que la main immense de Sikorsky le prit par le visage.

" POUR L'EMPEREUR ! "

Il lui fracassa la tête au sol, plusieurs fois, jusqu'a ce qu'il ne reste plus qu'une bouillie infâme de son visage. Au total, la scène n'avait duré qu'une dizaine de secondes. Il continua son chemin vers le flanc droit de l'armée ennemie. Des cris se succèdaient pour signaler son arrivée, et d'autres guerriers courrirent vers lui, délaissant les soldats du Royaume qui pliaient sous l'assaut. Sikorsky se fraya un chemin, écartant, pulvérisant, démolissant, broyant, écrasant ses ennemis sous sa force brute, impitoyable. Il hurla à l'attention des hommes du Royaume.

" POUR L'EMPEREUR ET LE ROYAUME ! N'AYEZ PLUS PEUR !"

Le sang qui coulait d'une blessure à sa tempe et les fourmis présentent dans son bras droit après avoir encaissé les coups d'une Dotrakhis particulièrement fort n'avaient pas entamés sa résolution. Déja vainqueur d'une dizaine d'adversaire, entouré d'une aura argentée, il pénétra dans le flanc des hommes du Sud, son aigle volant à au dessus des combats.


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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Sam 13 Aoû 2011 - 13:48

A dialogue de sourds… on tombe dans la panade. Aussi entêtés l’un que l’autre, bien évidemment qu’aucun ne va lâcher prise. Et à voir le bouillonnement qui agite les émotions de la guerrière derrière ses yeux, elle n’aura aucun scrupule à sacrifier toute son armée s’il le faut dans le seul but d’assouvir sa volonté de destruction. Et c’est ce qu’il va se produire… Sans nul doute, les royalistes ne tiendront pas le coup en cette occasion.

L’instant suivant, dans une courbette un peu lourde, le destrier montre son ventre si fragile, avant de foncer sur le barbare, recommençant par la suite sa péripétie. Mauvaise idée. D’un coup fluide, la tête est détachée du reste du corps, dont les convulsions projettent la guerrière au sol. Cela suffit pour laisser à l’homme au fouet et au Khal l’occasion de récupérer ma lame et de m’en pourvoir. Dans une courbe parfaite, la garde trouve sa place entre mes mains. Deux coups dans le vide afin d’en tester l’équilibre toujours aussi parfait. Compagne meurtrière.

Laissant par la suite le Khal à ses propres problèmes, je pénètre les rangs adverses entourée des Dothrakis, mais ceux-ci ont déjà profité de leur avance pour largement entamer les royalistes. Autour de moi, la désolation règne. Des flèches aux divers empennages piquent des corps allongés de leur noirceur délicate, tandis que le sang abreuve la plaine. Les archers pour un temps ne peuvent revenir réclamer leur dû par peur d’affaiblir leur propre camp, mais si les rangs conscrits venaient à s’éclaircir un peu trop, je redoute que les hommes de distance n’en profitent pour semer une nouvelle vague de douleur.

Les Dothrakis ne sont en rien protégés de ces assauts dangereux, et même si les archers du Sud ont une puissance bien supérieure à leurs camarades du Nord, ils ont le désavantage d’une position géographiquement inférieure. Une moue sur mon visage. Un sifflement en direction d’un guerrier allié proche. Il achève d’un coup de tête un soldat avant de porter son attention sur moi, levant son arme en un geste menaçant de peur que je ne sois repassée en terres ennemies. J’abaisse l’Ebène en un geste apaisant, et lui désigne du menton les archers campés plus haut, lui indiquant d’un geste en travers de ma gorge mon intention.

Une lueur d’intérêt brille dans son regard à cette idée, et l’instant suivant, nous nous faufilons entre les échauffourées, coupant quelques gorges au passage pour faire bonne mesure, et jaillissons sur la plaine à découvert. Sur ces lieux, le colosse que j’ai repéré précédemment semble avoir décidé de prendre part au jeu, et à la manière dont il éclate les Dothrakis, un frisson d’horreur parcourt mon échine. Je suis moi-même violente, mais je n’utilise jamais ma force brute pour perpétrer pareils massacres, et doute de toute façon avoir une puissance physique égale. Non, j’ai trouvé un homme qui me surpasse.

Un instant, j’envisage d’aller prêter mon ardeur à mes alliés, mais inexplicablement, un étrange pressentiment m’en empêche. Après un moment de flottement, j’attrape donc le bras du Dothraki qui m’accompagne, et le tire rapidement vers des endroits plus hospitaliers. En quelques minutes seulement, nous avons parcouru la distance qui nous sépare du promontoire, et avons grimpé dessus. Les hommes étaient alignés au bord du vide, attendant l’ordre du soldat le plus proche qui m’apparait le plus gradé. Je fais signe à mon compagnon d’infortune de ne pas faire de bruit, et me glisse derrière l’homme. Absorbés par le spectacle qui se déroule en contrebas, ils ne prêtent pas attention à l’éclat lumineux qui se réverbère sur mon Ebène.

Dans un tintement suivi du craquement de l’os, la tête du chef roule au sol dans un bruit feutré qui résonne dans le silence des lieux. L’instant suivant, nous avons sauté au milieu des rangs ennemis avec le Dothraki. Avec l’avantage de la surprise, notre rapidité supérieure, et la peur qui déchire un instant les rangs face à ces deux fous qui hurlent tout ce qu’ils peuvent des imprécations inquiétantes, nous parvenons à tuer encore quelques hommes inférieurs à notre maitrise des armes. Pourtant, une fois repris, ils nous encerclent avec une discipline militaire. En les bousculant, nous les avons dépourvus de partie de leurs arcs.

Ils sont de toute façon trop énervés et sûrs de leur supériorité numérique pour se résoudre à cela. Ils veulent du sang. Face à un barbare illettré et une faible femme, autant s’amuser comme il faut. Et puis, qui sait… s’ils parviennent à récupérer la femelle vivante, ils pourront peut-être profiter du tribut dont les assaillants les ont dépourvus en pillant le village.

Dos-à-dos avec le guerrier du Sud, je parcours du regard les visages ennemis. Ma main libre se pose sur le poignet derrière moi pour lui intimer d’attendre un peu. J’ignore s’il m’écoutera, j’ignore même si j’ai droit à un quelconque respect de sa part, mais j’ai décidé auparavant de m’amuser.

« Hommes ! Fuyez maintenant pour sauver vos vies. Issus de vos pires cauchemars, nous nous repaitrons de vos souffrances et de vos cris, poursuivrons votre sang sur les générations à venir jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Alors, épargnez-vous ces souffrances en rejoignant des contrées isolées où la menace ne s’abattra jamais. Courez pour votre vie ! »

Un rire démoniaque s’échappe de mes lèvres, teinté de folie, auquel fait écho l’esclaffement mâle de mon compagnon guerrier. Il n’a probablement pas compris ce que j’ai dit, mais a du apercevoir les mines déconfites qui lui font face, et excelle apparemment dans l’art de la représentation.

L’instant suivant, se donnant du courage, les royalistes ont chargé en criant. Nous préparant au choc, nous avons renforcé nos appuis. Le chaos s’impose vite, et tranchant et parant, je sème une désolation certaine, mais le nombre supérieur des assaillants est somme toute un problème. Plusieurs plaies lacèrent rapidement mon corps peu protégés, mais derrière moi, la chaleur de ce corps allié ainsi que la bestiale force qui en émane me donnent du courage.

Nous entrons dans une mécanique infernale du sang pour la vie, de la chair contre la mort. Tous deux, nous faisons front dans cette marée humaine, nous soutenant plus sûrement que deux alliés ne peuvent le faire, conscients qu’à la moindre faille de l’un, l’autre tombe. Enserrés dans ce défi pour la vie, nous luttons. Dans une osmose propre aux combattants aguerris, nous communions.
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Ika Ano



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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Sam 13 Aoû 2011 - 14:57

Je me devais d'empêcher cette défaite. Je voyais me vougier se faire ratatiner d'un coté, plus haut, mes archers se faisaient exterminer telles des mouches par cette femme au style de combat particulièrement étrange.
Je voyais aussi les incapables qui me servaient courir dans la direction contraire à celle que je leur avait ordonnée.

Encore heureux, tous ne le faisaient pas.

Cependant, la maladie était contagieuse, et le nombre de lâches allait en grandissant. Mes hommes se démontaient eux mêmes, tels des masochistes. Car il fallait bien le dire, la fuite ne les mènerait qu'à une mort plus stupide.
Je serrais donc les dents, dans l'espoir d'y trouver une chance de victoire. Je vis alors ce géant, un mastodonte, qui massacrait ici et là les barbares, comme une lueur incarnée de courage. Il criait au nom de mon Roi, lui ; il avait comprit.
Il avait comprit que dans les situations difficiles aussi, nous étions royaliste. Du coup, il savait qu'il fallait rentrer dans le tas. Certains de mes hommes le comprenaient aussi, et à ceux qui étaient en train de s'égarer tels des moutons face à une horde de loups, je me prétendrai institutrice de par mon acte que j'indiquerai dans mes mémoires.

Je me relevais, victorieuse sans vraiment l'être, me détournant du chef, le rendant insignifiant de par le peu d'intérêt que je lui portais désormais, pour sauter sur les géants qui frappaient le coté gauche de mon armée. Dans mon saut, je mis mon bouclier en avant, ne tuant personne, mais les frappant suffisamment fort que pour en faire tomber plusieurs et faire perdre concentration à ceux qui suivaient.
Ces derniers se firent trouer par dix vouges à la fois, moururent en martyr pour un idiot qui pensait pouvoir regner sur mon beau Roi.

Je criais, perçant de mon imposante lame le ventre de ses muscles sans cervelle. Je me laissait baigner dans leurs sang, veillant à ce qu'aucun ne puisse se réveiller. Je crier des mots doux à mon Roi, mon amour de toujours, lui priant de milles façon qu'il nous sauve en son nom ; jetant parfois des regards aux géant qui m'aidait d'abord, mais surtout à cette femme qui se battait vaillamment.
J'ordonnais donc à quelques uns de mes chiens de s'occuper d'elle, une quinzaine de vougiers, renforçant au combat rapproché des hommes qui n'étaient pas formés pour. Mes archers dont il ne restait qu'un tiers de l'unité s'écartèrent donc du démon pour laisser combattre des combattants, des vrais.
Je me relevait de mon saut, ma tenue blanche ayant virée au pourpre de leur hémoglobine, mes cheveux trempés dans cette noble boisson, et j'hurlais.
Je courais, faisant chuter de par ma bousculade quelque géants qui me faisaient volte face comme si je n'existait pas, rejoignant ainsi le restant de mes hommes, telle un véritable commandeur. Et une fois à l'abris derrière leurs boucliers et leur force tout de même digne de soldats du Rois, Je fit sonner le cor.
Trois coups brefs.

Ceux, je l'espérait, de ma victoire.

Ceci était un ordre que tous connaissaient, celui qui ferait que mon armée divisée en deux se rejoigne, pour gagner en moral et en solidité, attaquant sur deux fronts ce que se trouvait entre cet étau ravageur.
Telles des crocs aiguisés, une mâchoire se refermant sur sa proie, la quarantaine d'homme s'abattait de toute part sur une quinzaine d'homme qui ne savaient par ou commencer. Une technique de lâche, mais efficace. J'achevait chacun d'eux d'une décapitation facile à tel point que j'en riait, tout en me demandant si mon épée n'y était pas pour quelque chose.

Ainsi ils crièrent à nouveaux, et d'autres revinrent de leur fuite après avoir remarqué que je brandissait mon épée. J'étais un symbole. J'étais l'incarnation de la puissance de l'Empereur.

Mon armée était désormais réunie, tandis que je voyais le géant royaliste nous rejoindre à son tour. Je me mis donc à crier à pleins poumons ;

"POUR L'EMPEREUR !"

Sans pour autant oublier que la bataille n'était pas finie. Le courage de mes hommes revenait, tandis que nous étions tous soudés.
Je leur ordonnai de mettre un avant vouges et bouclier,attendant l'ultime charge de l'adversaire, qui se verrait forcément réceptionné par l'une des piques de mes hommes. J'ordonnais des tas d'autres choses en même temps, à mes archers de courir prendre position ailleurs et à mes hommes qui combattaient la femme étrange de ne pas perdre coeur.

Car c'est là dessus que tout reposait. Le coeur des vaillants du Roi.

Là, je demandais d'attendre cette fameuse attaque de l'ennemi. Nous resterions en défenseurs, et gagnant ainsi en solidité.
Je criais alors tandis que mes hommes se rassuraient mutuellement.

Et oui, je criais beaucoup lorsque je croisais des sourds.

"Cessez donc de vous battre pour des terres qui ne sont pas vôtre ! Partez avec ce qu'il vous reste de chair et d'os car nous ne bougerons d'ici en aucun cas !"

La pestilence de mon haleine qui eut trop goûté au sang les aurait fait comprendre mon hardeur au combat s'il n'étaient pas si loin de moi.
Cette distance ne les sauvera certainement pas car je ne pouvais que m'attendre à ce qu'ils reviennent et se rendent compte avoir chargé dans un bloc aussi souple que du roc.
Je les attendais donc, en me tenant devant mes hommes, prêts à réceptionner ces barbares.
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Drogo Saro



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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Sam 13 Aoû 2011 - 16:34

L’intervention d’un aigle, un homme du nord plus grand que les autres perturba l’équilibre normal de la bataille, après avoir vu une vingtaine de ces hommes mourir en plus sous la charge lâche des hommes du nord, de voir l‘homme dont les flèches rebondissaient sur une carapace magique, et la noiraude de peau rallier ces hommes en une vanité stupide. Le Khal leva le poing comme dans un cri de ralliement. Tout les hommes en guerres. Etaient en un rang unique et serré, et les soldats du royaume, en un mur de bouclier, vouges dressées. En positions défensives, surement pensaient-ils que le Khal allais lancer la charge comme un imbécile.

- Cessez donc de vous battre pour ces terres qui ne sont pas les vôtres..

Ce fut la seule phrase que le Khal compris et il dit.

- Rechi.. Autrefois Dothraki… Rechi, appartenir a Khalassar Séo Drogo, pas a faux Khal !

Tout les Dothrakis se réunirent, leurs rang grossirent a septante contre cinquante. Les Dothrakis hélèrent les hommes, parés a en découdre malgré leurs glorieux morts. Sauf que le Khal s’avança d’un pas en dehors de son rang. Et leva le poing en hurlant.

- Zireyesse verven Dothrakis ! Khal Ahhas Reichi Tawak ! Samvolat shek !

A ces mots, des Dothrakis Archers prirent position en surplomb. Enflammant une flèche. Quand cinq guerriers robustes jetèrent des récipients Soleils brisés, de la poix dans le langage du sud. Qui recouvrirent les flancs de la formation solide, ainsi qu’un peu la dernière ligne. Voyant le liquide noir, un des hommes du nord se mit a crier en pleine panique.

- C’est de la poix ! Retraite !

Trop tard, une volée de flèches Dothrakies enflammées frappa en plein fouet la formation. Un des hommes, le plus chanceux de la bande visiblement, périt, la flèche lui transperçant le crâne, les autres projectiles servirent uniquement a déchainer un véritable enfer. Une douce odeur de charnier emplit l’air, et les Dothrakis se mirent a leurs tours en positions défensive sous une injonction puissante de la part du Khal. Pendant ce temps, les effluves de chair brulées se firent plus importantes, les cris fusèrent pendant que le mur de bouclier perdit un grand nombres d’hommes. Pour le Khal, le reste ne serait plus qu’une extermination. La capitaine survécut, s’avançant en avant comme il faut. Alors que les flèches et le feu, a la surprise du Khal, traversa la protection maudite de l'homme, qui se détacha rapidement, sans être trop gravement brûlé. Cependant un homme se détacha du flanc droit, puis un autre du flanc gauche. Puis, plusieurs. Et ce fut pour certains des survivants, un peu trop. Ils commençaient a faiblir moralement. La danse de leurs frères d’armes, entrain de hurler a s’arracher la gorge, a s’ouvrir les chaires calcinées sous l’effet de la poix les brulants, gigotant vainement dans tout les sens pour apaiser le feu, inutilement.

La vision d’un des hommes s’arrachant presque les yeux en se roulant au sol, brûlant. Fit sourire maléfique ment le Khal. Qui leva le poing pour que tout les archers préparent une volée massive de flèches.

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Sikorsky Van Piersen



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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Dim 14 Aoû 2011 - 2:16

Le feu. Sikorsky aurait du s'y attendre, mais avait fait preuve d'imprudence. On lui avait raconté souvent l'un des exploits de ses ancêtres, lors des combats contre les barbares du Sud, en dispersant la poix ennemie sur leur campement principal, incendiant un de ces derniers. Et il n'avait pas pris en compte le fait qu'ils réutilisent encore cette arme des siècles plus tard. Les flammes se mirent à dévorer le corps des soldats royalistes. Il n'eut besoin que d'un coup d'oeil pour comprendre que la bataille était quasiment perdue. Ils n'étaient pas dans le Vein, ou dans un endroit sacré, magique, maudit, uniquement dans une plaine classique. Il savait qu'il n'était pas en possibilité de renverser la situation.

" DISPERSEZ VOUS! "

Il se doutait que la femme n'aimerait pas qu'un autre se permettre de donner des ordres, mais vu l'urgence de la situation, elle lui pardonnerait sûrement cet écart. Il avait jeté son manteau à terre, afin de donner le moins de prise au feu. Son armure était totalement découverte, son immense cape blanche bordée de fourrure, indiquant son rang, flottant au souffle de vent dégagé par le feu. Alors qu'il allait lancer une parole encourageante, une explosion de flammes envahit son champs de vision. Il sentit une immense chaleur sur son visage, une odeur de brûlé, les cris à côté de lui, son cri à lui, sa peau qui se mettait à fondre. Il entendit le bruit de mort des Dothrakis qui chargeaient vers eux.

" PARTEZ ! "

Difficile de savoir à qui il s'adressait, les royalistes ou les suderons. Très sûrement les deux. Il enleva sa main gauche qu'il avait plaqué sur son visage, pour se protéger. Mais la moitié droite avait été dévorée par les flammes, la peau brûlée et calcinée, l'oeil s'en étant sorti par miracle. Il se propulsa en avant, poussant un long cri de rage, baigné de flammes, laissant une trâinée enflammée derrière lui. Il envoya valdinguer trois Dothrakis sans effort et se lanca sur leur chef, qui parvint à réagir juste à temps pour ne pas être écrasé par un grand coup rotatif, en se baissant. Sikorsky ne se laissa pas entraîner par son élan et ré-attaqua deux fois, imbibé de flammes. Son marteau passa à quelques millimètres du visage du Khal, avant de frôler son flanc. Le chef des barbares se mit à l'abri d'une roulade arrière parfaitement maîtrisée pour échapper à une frappe de l'inquisiteur, qui se décala afin que son coup fracasse la tête d'un Dothrakis se trouvant près de lui.

Il ne pouvait pas fuir, il serait rattrapé si jamais il se rabaisserait à cela, et la victoire, compte tenu du nombre de Royalistes et la présence d'un Khal, était proche du néant. Il n'avait plus qu'a espérer que les royalistes profiteraient de sa mort certaine pour se disperser, et prévenir à temps le royaume.


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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Dim 14 Aoû 2011 - 14:30

La mécanique s’accélère, s’amplifie. Mon corps n’est plus que courbature lancinante d’une habitude trop répétée. Pour ne pas faillir, mon Ebène remplit sa part du contrat. Ses intuitions morbides pénètrent mon système avec acuité, me donnant les réflexes nécessaires. Au creux de mes entrailles, les instincts ancestraux propres aux Ambriens s’animent. Transe douloureuse et délicieuse.

Nouveau jaillissement de sang éclabousse mon visage. Nouvelle mort sous mes coups. Toujours la bestiale présence derrière moi qui renforce ma volonté de destruction. Les gestes sont fluides, acérés, létaux. Nulle place au jeu désormais, je suis sérieuse. Mon œuvre de Seïrdan doit être accomplie avec déférence.

Ombre blanche à la chevelure de nacre se glisse entre les hommes pour mieux les défaire. Insaisissable, inaccessible, rares sont les lames qui l’atteignent. Parfois, une zébrure pourpre réclame son tribut sur la neige, entaillant dans un crissement délicat la douce soie. Cela ne fait que renforcer la détermination de la démente. Ses cheveux volent en corolle autour d’elle, couronne de pureté pour la missionnaire de la désolation. Vision extérieure de ses propres actions. Détachement propre à la folie…

Soudain, les hommes se soustraient à mes coups. A mes pieds, les cadavres jonchent le sol, mais plus nulle nouvelle victime à réduire à l’état de macchabé. Les archers ont reculé.

Un pressentiment s’insinue dans mes entrailles. En position parfaite de garde, la lame horizontale à la manière de certains combattants, je recule de nouveau jusqu’au Dothraki, m’arrêtant quand mon dos rencontre le sien. Tandis que je lève la tête vers lui, nos regards se croisent dans une action concertée. Il a l’air fatigué lui aussi. L’idée que je l’ai peut être mené à une mort qu’il n’aurait pas forcément connu s’il était resté dans la plaine m’étreint, mais je me décide à empêcher tout ceci coûte que coûte. Trop de respect pour les combattants fiables.

Une odeur de brûlé nous parvient en même temps que des cris effarés. Mon compagnon déjà cherche à en connaître l’origine, mais d’un coup de coude peu délicat dans les côtes, je lui indique du menton les vougiers qui se rapprochent.

« Ce fut un plaisir de combattre à tes côtés gamin. »

Peu importe ce que je peux bien lui raconter. Je veux juste établir un contact un peu plus humain si je peux me permettre ce terme. Sa voix de basse me répond dans sa langue. Nos regards s’accrochent de nouveau, un sourire commun nait sur nos lèvres. La même idée nous parcourt. Il raffermit sa prise sur son arme. Mes jointures se crispent sur l’Ebène.

Un accord tacite. Dans un cri guerrier de bestialité pure, nous chargeons le nouveau détachement qui s’approche. Au moment de l’impact, je le perds de vue. J’ai bien assez à faire de mon côté. Mon agilité seule me permet de ne pas m’empaler tandis que je me glisse le long d’une vouge. Son tranchant effleure mon ventre, mais déjà, j’ai pénétré son espace de défense. Une main posée sur le manche de l’arme, l’autre décrit la trajectoire mortelle qui entaille largement la gorge adverse. L’homme tombe, mais déjà, un nouveau s’approche. D’une torsion du poignet, je stabilise la vouge, félicitant ma famille d’avoir pris à cœur de m’instruire dans tous les arts de la guerre.

Le soldat suivant meurt sous l’arme d’hast, mon Ebène parant de son côté les assaillants un peu trop entreprenants. Tourbillonnant, esquivant, usant de tous mes atouts, je sème terreur autour de moi. Avisant la menace, les vougiers me désignent comme cible prioritaire, et rapidement, leur nombre augmente autour de moi. J’ai abandonné l’arme volée après l’avoir brisé sur une armure récalcitrante.

Je ne compte plus les coups. Couverte d’un sang qui n’est pas que le mien, l’Ebène plus que jamais assoiffée dans ma main, j’adopte mon style le plus létal. Au fil de ma lame remplacent parfois mes pieds, non moins dangereux si l’on considère les dizaines de crocs qui ornent mes bottes.

Le combat s’accélère. La fureur des hommes se décuple tandis qu’ils sentent mon sang couler. Leur soif de ma peau les égare. Je sais qu’une fois l’excitation retombée, je ploierai d’avoir tiré sur la corde à ce point sur mon corps. Pour le moment, je profite de l’afflux de vie dans tous mes muscles. Je me repais de la mort. Je jubile dans la violence. Les bruits de ferraille autour de moi assourdissent mes oreilles déjà gênées par mon cœur battant. Les cris quelques fois répondent aux râles de jubilation qui s’échappent de mes lèvres couvertes de pourpre. Le goût de la mort en bouche, j’use de tous mes atouts. Plusieurs boucliers ont éclaté sous ma charge. Plusieurs autres m’ont permis d’envoyer leur propriétaire du haut de la falaise d’une charge bien sentie.

Ma rage m’aveugle. Sang violence et défaite. Destruction gloire et honneur. La chair ploie devant moi. L’homme tombe. L’humain est faible. La mort est forte. La mécanique s’est enclenchée. Les cors ont sonné l’assaut final. Plus encore bien plus. Rassasier les désirs. Abreuver la soif. Tant de manque en mon sein, tant de souffrance. Un cri qui m’oppresse. Un cri qui me libère. Mes lèvres se déchirent sous la pression de ma bouche arrondie. La rage me perce les tympans. Le sang m’excite. Violence.

Mon Ebène rencontre une arme étrange dans un fracas étourdissant. Mon poignet accuse le coup de cette résistance inattendue. Mon regard se relève. Je croise des yeux alliés. Immédiatement, je recule d’un bond, la lame en défense, l’attention cherchant des victimes. Tous les hommes ont péri. Les survivants ont fui sans l’appui de leur chef. Un goût d’amertume d’un combat déjà fini m’étreint la gorge tandis que je pose un genou à terre, plantant ma lame dans le sol meuble. Appuyée sur la garde dans un recueillement silencieux, je communie un instant avec l’Ebène.

Elle est satisfaite. Frustrée, mais satisfaite. Elle daigne pour une fois retourner à ses appartements et déserter ma propre raison sans faire de complication. Je caresse sa présence d’une tendre affection à laquelle elle répond par son dédain habituel.

Peu importe. Me relever est plus compliqué, mais j’y parviens en gémissant un peu. Le Dothraki en face de moi a pris une teinte rouge sang et semble n’avoir pas été épargné, mais il est vivant, bien que fatigué. Je dois être dans le même état. Le cuir de mon vêtement a bu son offrande avec plaisir, mais désormais un peu sec entrave légèrement mes mouvements.

J’essuie ma lame sur un mort puis la rengaine. Du regard, je trouve la tête du commandant, et l’attrape par les cheveux. Une main sur mon épaule. Immédiatement crispée, je comprends pourtant qu’il s’agit de mon compagnon d’arme dont le regard m’indique son estime. Je lui souris avec fatigue, puis l’encourage à ce que nous retournions auprès des siens.

Les cris sont terribles au loin, le feu ronge la plaine, mais je n’en ai cure pour l’instant. A notre rythme lent de reprise, nous avançons côte à côte vers nos alliés, ignorant des souffrances adverses maintenant que nous sommes rassasiés.
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Ika Ano



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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Dim 14 Aoû 2011 - 15:03

Non d'une putain mal aimée.

Tel auraient été mes paroles si j'avais pu ouvrir la bouche devant un coup pareil. Cette technique était aussi lâche que barbare. Cruelle aussi ; mais cela ne me gênait pas. Le sang de quelques ennemis décapités plus tôt avait trempé ma tenue, de manière à ce qu'elle se colle à mes formes. Dans le pire des cas, je mourrais avec féminité, agichant, qui sait, le regard d'un ou deux hommes présents.
Mais lorsque je vis cet homme, ce géant, crier pendant que mes comparses brûlaient, un ordre de fuite ; Je ne pu m'empêcher de sourire avec ironie.
Ce n'est certainement pas moi qui fuirai. Jamais.

Du coup, je ne pensais plus à mes hommes, ceux qui ne brûlaient pas couraient, tentant de sauver leurs vies, tandis que ceux qui brulaient n'étaient même plus dignes de mon attention.

Le géant savait se battre, mais il faisait mon devoir. C'était à moi de mourir pour le roi, s'il eut fallu qu'une grande personnalité meurt aujourd'hui. Et si je ne devais mourir, j'éviterai ce sort à ce qui semblait être mon frère d'arme, ne serait ce que pour une bataille.

Sautant sur des Dotrakhi, bouclier en avant, j'en poussais certains et en découpais d'autres. Je ne comprenais pas tout. Ma lame prenait une teinte légèrement bleue, se faisait plus légère et plus tranchante. J'appréciait ce lot de sang qui venait se blottir sur ma poitrine, alors que je perçait l'estomac de l'ennemi en y enfonçant mon arme, jusqu'à la garde, presque désireuse d'avaler l'hémoglobine qui jaillissait d'entre les lèvres de l'athlète mourant.
J'aurais eu au moins une intention exotique de la part d'un homme, même si ce fut contre son gré..
Au même rythme que mon copain royaliste, je tuais ces gens en criant des noms d'oiseaux aussi stupide qu'inconnus de biens des gens ; car j'en inventais bon nombre sur l'instant, par soucis de variété.

C'était drôle. Ces géants gloussaient telles des dindes tenues la tête en bas, lorsque je leur ôtais la tête. Hilarant.
Je riais donc à certains instants, pensant très fort, peut être même à voix haute, que mon Roi m'offrirai le droit d'embrasser sa noble bague en échange de cette acte valeureux commis en son nom.

Je rêvais de lui, tandis que je mordais dans une arme qui s'était dirigée vers mon crâne dans la mêlée. Je ne compris pas la sensation que j'eus à ce moment là. Ma bouche se noyait de sang, et j'avais l'impression de pouvoir sourire jusqu'aux oreilles.
Je remarquerais plus tard qu'une lame était allée dans ma bouche pour, oui, l'élargir.

Je comprends en même temps qu'une lame m'aura tailladée au niveau de la hanche gauche. Je ne comprenais cependant ni d'où venait le coup, et encore moins à quel point j'étais en sang. Car le sang des autres se mêlait au mien tel un mauvais mélange d'alcool et de jus de fruits.
Sans doute boirais-je telle mixture après ce combat, si seulement je survivais.

Bon, il faut bien le dire, je suis plutôt grande de taille. Mais tout ces barbares sont beaucoup plus grands que moi.. À tel point que je ne voyais plus le grand guerrier.
Tout ces gens qui me cachaient la vue devaient me prendre pour une folle. Peut-être en suis je une. Mais mon objectif était ni plus ni moins d'attendre ces archers qui ont ratatinés mes hommes. Je désirais plus que toute autre chose écraser leurs testicules pour m'assurer qu'ils n'aient jamais de descendance propre.

Chose que je n'aurais pas du faire si j'eus été accompagnée par des soldats compétents et braves.

Mais je ne m'attarderais pas sur les capacités de ces misérables, dont je ne pouvais plus voir les corps courant de la même manière qu'un lapin effrayé par des chasseurs, tant ils étaient déjà loin.

Ma tête commençait à tourner, sans doute à cause de la perte de sang, et je commençait à vaciller. Je donnais cependant toujours des coups à l'aide de mon épée lumineuse (enfin, pas tant que ça, quand on savait qu'elle fut recouverte de sang), espérant briser un ou deux crânes avant de m'étaler sur le sol, espérant avoir offert un répit suffisant au géant.

Car c'est MOI qui devait mourir aujourd'hui.
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Drogo Saro



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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Dim 14 Aoû 2011 - 16:21

Enfin, les hommes du nord fuyaient, ces paysans, même pas bon a être des esclaves des grands Dothrakis, venaient de prendre la fuite, la première défaite d’une longue série. La ligne s’écroula sous la charge des Lajaks, ces braves qui ne craignaient pas la mort. Malgré leurs faibles protection, le sang gicla, et la plaine se teinta de rouge avant de brûler. Cependant, quelques guerriers restèrent en place, dans une ultime défense héroïque. Ces braves, gagnèrent un court instant, le respect des guerriers du sud qui les virent. Trois Lajak tombèrent sur leurs coup de lance, puis deux avant de céder, et de se faire massacré littéralement par les soldats du Khalassar le plus puissant du sud. La résistance héroïque serait honorée dans les récits du sud.

C’est ainsi que va la voie de la guerre du Sud. Trouver des ennemis a leurs hauteurs. Et en cent ans, ils venaient de trouver les cinq premiers adversaires qui avaient oser leurs tenir tête, même dans la défaite. Pour cela, ils seraient honorés et le Vaes Dothrak leur serait refusé par la Montagne Mère.

De son côté, le Khal se battait avec un véritable titan tiré des légendes. Dans l’histoire des Dothrakis, des hommes semblables avaient participés activement a la guerre, et chacun avais été recouvert de gloires des deux côtés. Sauvages, barbares oui. Mais les hommes du sud connaissaient l’honneur et la vertu des bons combattants, et les honoraient en s’appropriant leurs victoires. Le Khal senti une bouffée de satisfaction que l’incombe la tâche de défaire cet adversaire glorieux, descendant d’une lignée. Ce fut plus qu’un duel entre chefs de guerre et héros. Mais une bataille entre deux lignées qui s’étaient fait la guerre il y’a des siècles. Le grand Khal Arakh, et l’ancêtre des Van Piersen. Un combat des âges se déroulait là.

Tout deux étaient de bons combattant. Le Khal surpassais le guerrier en agilité et en maitrise de son arme, il n‘étais pas le plus grand des combattants du sud pour rien. Mais l’incroyable force et l’endurance de son adversaire recouvraient tout les défauts de son comportement au combat d’un mur inébranlable, cet homme maniait son marteau tel un vengeur de la volonté du royaume. L’armure du guerrier en face de lui le sauva a nombreuses reprises de la morsure de l’Arakh du Khal, tandis que ce dernier évitais et détournait les coups de marteau vengeurs de l’homme. Il ne pouvait pas les parer comme il l’aurait fait avec un autre adversaire, la force de frappe de son arme étant supérieure a toute épée, il ne pouvait que se contenter d’éviter. Les coups commencèrent a fuser, et le temps se ralenti autour du Khal, le combat aurais pu durer une éternité. Si il devait mourir, ce serait en Khal, l’homme en face de lui, se trouvait lui-même dans la même posture que le Khal. C’étais, un Khal, par son honneur au combat, malgré la carapace de fer le déshonorant. Le Dothraki trouva cela dommage un court instant. Si cet homme n’aurait pas eu cette lourde armure couvrant de honte sa lignée, il aurais été honoré de le compter parmis ces Dothraquoyis. Voir même comme un de ces seconds.

Reculant de deux pas. En une position basse, prête a esquiver n’importe quel coup, le Khal défiait du regard le seul adversaire digne de lui qu’il avais rencontré en dix ans. C’étais le meilleur. Les guerriers Dothrakis qui n’étaient pas occupé avec la farouche guerrière du nord qui les maintenait en défaut un instant s’étaient rassemblés autour d’une zone de duel, un cercle. Le géant du nord regarda autour de lui, inquiet un court instant. Quand il comprit que le duel entre le Khal et lui ne serait pas interrompu par un des guerriers du sud. Les deux hommes se dressèrent, presque a taille égale. Drogo le pointa de son Arakh, et lui, de son marteau.


- Toi, Lajak.

Ce furent les seuls mots qui sortirent de la bouche du Khal, qui se lança a un nouvel assaut. Que le géant du nord contra sans trop de peine. Cependant, ce qu’il ne prédit pas, fut un coup de pied retourné en plein visage, qui sans surprise ne le fit que fléchir une jambe en arrière, pour garder l’équilibre. Ce dernier revint en position en un balayement du poing. Que le Khal dégusta. Ce dernier ne bougea pas. Sûr de son appui au sol, il ne fit que revenir en position normale, crachant du sang au visage de l’homme en face de lui. La lèvre entamée. Bondissant en arrière. Il se mit en garde, tout comme le guerrier du nord.

Le prochain assaut, serait le dernier.

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Sikorsky Van Piersen



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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Dim 21 Aoû 2011 - 19:08

Les deux combattants s'observèrent quelques instants. Sikorsky cracha du sang par terre. Quelle sensation étrange. Il avait maintes fois risqué sa vie, frôlé la mort, avec un espoir quasi-nul de s'en sortir. Seulement, ici, même en sortant vainqueur, il ne POUVAIT PAS s'en sortir. Aucun miracle ne se manifesterait.



Son adversaire était petit, comparé à lui, arrivant au niveau de ses épaules, deux fois moins large que l'Elu. Mais il était plus grand et fort que ses congenères. Sikorsky l'avait sentit. Même avec son armure, il sentait l'impact des coups, la force de son ennemi. Son agilité aussi, esquivant à coups de pirouettes et de roulades. L'inquisiteur reparti à l'attaque. Le Khal se baissa pour éviter un coup circulaire, et se déportit sur la droite pour éviter un coup de genou de l'Elu, et encore, ils s'écartèrent. Sikorsky avait besoin d'une erreur de l'ennemi pour porter un coup. Ce dernier n'en faisait pas, ne prenant pas de risques, mais serait obligé d'en prendre pour passer la garde de son ennemi centenaire.



Il pris le risque. Le Khal sauta carrément sur Sikorsky, qui fut forcé de reculer pour bien receptionner son ennemi. Avant qu'il ne dise ouf, le Dothrakis porta un coup, la lame pointée vers le visage de son ennemi, arrivant sur son flanc, essayant de la lui passer a travers le crâne, sur le côté. Sentant le danger. Sikorsky essaya de s'avancer. Le Khal retombit au sol, et se mit à l'abri par une roulade arrière, le visage ruisselant. Sikorsky était à demi à genoux, les mains au visage. Du sang coulait à flot de ce dernier. Il enleva doucement l'épée... qui avait transpercé sa joue de part en part, brisant sa mâchoire. Il la jeta à terre, lachant son marteau, et se précipita de tout sa masse vers le Khal, impossible à arrêter, impossible à semer. Il saisit Drogo par l'épaule, et le ramena vers lui, et lui administra un effroyable coup de tête, lui cassant le nez, avant de lui déboîter l'épaule d'une pression de son énorme main. Il le jeta au sol, et leva son poing bien haut. Alors qu'il allait l'abbatre sur le visage du Khal, il sentit une lame en acier lui transpercer la gorge. Le regard exorbité, il vit le sang couler de son cou, et s'effondra en essayant d'arrêter l'hémmoragie de ses mains.



* Je vais mourrir... *



Deuxième fois qu'il pensait celà. Ses yeux se fermèrent doucement, la dernière chose qu'il vu, fut les jambes de tous les guerriers qui s'avancaient vers lui.



Son aigle se posa sur l'inquisiteur, et resta immobile, defiant tout le monde de ses deux têtes de s'approcher, criant et crachant.
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Ika Ano



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MessageSujet: Re: Havrias, le premier contact.   Lun 22 Aoû 2011 - 23:12

C'était flou, puis noir. Comparable aux dire sur le mort que j'avais eu droit d'entendre dans les couloirs où j'avais été formée par mon époux. Son regard me revenait, dans un lot de flash, accompagnés d'un bruit insoutenable. J'eus alors des spasmes, laissant croire à ces enflures que je crevais, gueule ouverte. Mais mon poing indiquait autre chose. Il serrait fort la garde de mon épée, prête à s'abbattre sur chacuns des ennemis. Et là, mon coeur fut presque ranimé, je me levais, inspirant bouche ouverte comme quelqu'un sortant de long suite à une longue apnée. Aurais je été nager trop longtemps dans le sang ..? Peut-être, mais toujours blessée, je criais, je criais son nom, celui de mon Roi, sans doute personne ne put l'entendre, mais j'étais fière de le crier malgré tout, et je courais, vite, fort. Je poussais sur le coté ces gens qui observaient, tels des chiens, le combat singulier qui avait lieu entre deux colosses.
Je le vis. Celui que j'eus cru pour mon sauveur. En face de ce chieu aux arcades zygomatiques totalement noircies par la rudesse de son âme. Du coup, je courais à nouveau, à croire que j'aimais ça.

La pluie vint s'en mêler, faisant des flaques de sang, des marres de sang. Elles se mêlaient à la terre, en faisant une boue rougeatre. Impressionnante. Agréable.
Je me reposais sur le géant sanguinolant. L'épée en avant. L'oiseau ? Je n'y avais pas fait réellement attention. Je pointais mon épée vers chaque guerriers dont je croisais le regard..
Je criais à cette femme différente de chacuns d'entre eux.

Toi là ! Viens donc ici ..! Que je te fasses la peau !



Pourquoi elle ? Je me souvenais qu'il y a quelques heures, elle détruisait mes archers. Les réduisait au silence. Me rendant impuissante. Une véritable chienne.
Je criais aussi aux autres, et au chef. Je disais qu'il ne pourraient pas me tuer, que j'étais immortelle. A chacune de ces syllabes je vis encore ces yeux bleus, ceux de celui qui m'avait tout appris, et au fur a mesure que je le voyais, je prenais de l'assurance.

Je prendrais pour moi toutes les lames qui se dirigeraient vers lui, je voulais que si quelqu'un se devait mourir, ce serait moi. Rien que pour que le survivant raconte mes louanges au Roi. QUe ce dernier m'aime et se souvienne de moi.
Oui. c'était tout ça que je voulais. Mais j'hurlais et menaçais ces gens pour peu de choses.. En effet, le géant donnait l'impression de n'être plus qu'une simple marionnette dont plus personne ne faisait mouvoir les cordes. Un cadavre en somme. Je le regardais, avant de relever la tête, plus ou moins stressée.. Personne ne pourrait raconter mon histoire.

Rester ici serait une défaillance mentale, et pour arranger ça, pour éviter de mourir pour rien, il me faudrait fuir. Combien serais-je ridicule..
Je serrais donc les dents, et me mis à courir, poussant ces gens qui ne s'y attendaient pas. Sans doutes m'eurent ils prise pour une folle, moi qui semblait vouloir me battre jusqu'au bout comme une forcenée. Sauf que le bout serait le mien, et que je ne voulais pas encore en arriver là.

Je ne sais pas s'il fut important pour le chef que je meurs ou pas, mais je me souviens que personne ne m'eut frappée alors que je m'enfuyais, et que même une fois la foule traversée, alors que je marchais sur les cadavres, aucune flêche ne vint raccourcir ma vie à la manière qu'un chasseur le ferait pour un vulgaire lapin.
Non, j'étais libre de m'enfuir.
Et si c'eut été par gentillesse de la part de cet homme là, il eut mal choisit où et quand user de bonnes manières. Car ma vengeance serait terrible. Et même plus que ça.
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Havrias, le premier contact.

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