''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]

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Edwin Gwendur



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Edwin Gwendur
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Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] _
MessageSujet: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptySam 13 Aoû 2011 - 13:05

Le silence régnait ici. En effet, nul bruit ne se faisait entendre, preuve irréfutable que la vie avait quittée ses lieux imprégnées d'une doucereuse aura morbide. Il n'y avait plus que des ruines, reste bien illusoire de la grandeur de cet civilisation éteinte. Pourtant, et en dépit des apparences, les ruines d'Ascelnoth contenait encore des secrets digne d'éveiller la curiosité d'aventuriers cupide ou désireux de connaître l'aventure grisante d'une épopée en ces terres maudites. La première raison, et souvent la plus usitée, avait mené Edwin dans un long voyage qui s'approchait bientôt de son terme. Après des mois de longues et vaines recherche, il avait enfin apprit ou l'ancien Archivage de Boelan avait caché le livre du fléau. Cet ouvrage, qui faisait directement référence au tueur glacé, était d'une importance capitale pour lui. En plus d'apprendre comment pénétrer dans le Vein, il pourrait également lui apporter nombre d'indice sur ce qu'il devait faire pour que le Chaos régisse le monde. Il avait longtemps espéré que Hadermark et sa folie latente serait un moyen idéale pour plonger le monde dans l'ombre, mais hélas, le vieux Roi ne se montrait pas à la hauteur de la tâche. Dans sa soif aveuglé de pouvoir, il avait oublié que la domination, fusse-t-elle aussi implacable et totale, ne pouvait faire face au fléau. Le monde devait périr dans les flammes de la violence et de la destruction pour renaître à nouveau, cette fois sous l'égide du chaos. Edwin ne vivait que pour ce rêve de tuerie et de massacre, et malgré les nombreuses difficultés qui s'offrait à lui, rien ne pouvait l'éloigner de cette voie.

Un éclat soudain du soleil l'aveugla, les ramenant immédiatement à l'instant présent. Cela faisait à peine quelques heures qu'il était arrivé à Ascelnoth, et pourtant le soleil commençait déjà à décliner, se teintant peu à peu d'une lueur pourpre qui inondait les ruines et le lac en contrebas. Beaucoup se serait arrêté net devant ce spectacle irradiant d'une beauté chatoyante. Edwin n'y accorda même pas un regard, talonnant avec impatiente sa monture dans l'espoir de retrouver la crypte indiquée sur la carte qu'il avait obtenu à Boelan. Il sourit soudain quand le souvenir de la tractation lui revint en mémoire. La fripouille à qui avait appartenu cette relique avait tentée de le duper, augmentant la valeur de l'artefact au delà de toute considération. Finalement, Edwin n'avait rien déboursé, puisque le seul payement qu'avait reçut l'homme le coup de dague qui lui ouvrit le ventre...

Edwin rechercha la tombe en question pendant de nombreuses heures, mais ne parvint cependant pas à la localiser avant que la nuit ne se levée. Obstiné mais réaliste, il s'acharna jusqu'à ce que le manque de visibilité ne l'empêche de voir à deux mètres devant lui. Il fut un instant tenté de faire de feu pour continuer ses recherches, mais la prudence le retint. Edwin était un guerrier qui avait une longue expérience des champs de bataille, et il savait que pour survivre dans des contrées potentiellement mortelle, le bon sens était un atout indispensable. Maudissant la lumière traître, il descendit de son cheval et installa son camps, ce qui ne lui prit guère longtemps. Il arnacha sa monture sur les gond pourries d'une porte en équilibre précaire, elle même bâtie sur une maison détruite d'où il ne restait que deux murs attelé l'un à l'autre.

Ce fut alors qu'il entendit le premier murmure

Il se retourna prestement, les mains sur son sabre et sa dague, prêt à dégainer. Malgré le peu de visibilité que la nuit lui laissait, il ne vit et n'entendit plus rien rien. Le nombre semblait envelopper la moindre parcelle de terre atour de lui, et le silence, ce même silence qui l'accompagnait depuis son arrivé en ces sombres lieux, était toujours aussi immuable.

Jusqu'à ce qu'un deuxième murmure, plus fort et plus grave que le premier, survint des ténèbres sans que le bretteur puisse le localiser. L'obscurité, qu'il avait vu dans un premier comme une alliée, était devenue une ennemi farouche. Il réalisa soudain son erreur, sortit une vielle flasque et se hâta de rejoindre sa monture. Il flatta l'encolure de celle ci jusqu'à ce que ses mains se referme sur un long bâton dont l'une des extrémités était enroulée dans des vieux torchons. Il fracassa la flasque sur le bâton et le posa sur le mur non loin, dégainant au passage sa dague. Il frappa alors avec l'arme sur le mur, produisant non loin de la torche improvisée quelques étincelles. Les murmures semblaient s'intensifier derrière lui, et il lui fallut encore quelques coups pour allumer le bâton. Lorsqu'enfin les flammes léchèrent les torchons imbibés d'huile, la cape blanche se retourna. Il eut le temps d'apercevoir la forme noir d'une créature qu'il n'identifia pas se faufiler parmi les pierres autours de lui, fuyant l'apparition soudaine de lumière sans que le tueur glacé ne cherche à la poursuivre. Il resta la, sa dague toujours en main, attentif au moindre bruit autour de lui. Il semblait que ces mystérieux agresseurs venaient de déguerpir, et pourtant il avait l'étrange sensation d'être observé.

-Viens donc, viens donc, murmura-t-il tout bas, viens que je puisse plonger ma fidèle dague dans ta poitrine. 

Loin de ressentir de la peur face à ce qui le menaçait, c'était la colère qui guidait le bras d'Edwin en cet instant. Une colère froide, dépourvue de toute pitié et de tout clémence. Il ressentait déjà la soif de sang que son esprit fou lui insufflait, mais il retint cette pulsion et resta immobile, prêt à déchainer toute sa fureur des que l'insidieux guetteur se montrerait.

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Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] _
MessageSujet: Re: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptyLun 15 Aoû 2011 - 16:26

Des ruines. Etrange endroit où passer des vacances à la fin d’un contrat. Pourtant, il me faut un peu de leur douce présence pour m’apaiser. Le Vein m’est interdit tant qu’Ambre me recherche avec tant d’ardeur. Risquer ma peau n’est pas une solution à laquelle je veux me résoudre, ayant encore de beaux jours à couler j’en suis certaine.

Alors, en désespoir de cause, je fais un peu de visite touristique… Je les ai connues en des occasions plus chaleureuses où la vie régnait encore en leurs seins. Depuis la destruction, je n’étais pas revenue. Alors, il est temps de faire une petite escale mémorielle. J’ai vécu des souvenirs heureux ici. Quelques petits duels assez mémorables, et non moins de nuits… intéressantes.

Mais désormais, dans la désolation, je ne parviens à retrouver les reliefs de ma jeunesse. Une moue boudeuse a étreint mes lèvres à l’idée d’avoir parcouru tout ce chemin en vain… Ou bien n'était-ce pas ici ? Ai-je mélangé les lieux dans une farandole de réminiscences, mêlées d'images données par le château ? Peu importe... Ma mélancolie me perdra je le crains, de même que mes sentiments interdits pourtant à une Seïrdan… Fichue race quand on y pense bien… Dommage que j’en sois si farouchement amoureuse et fière pour être lucide. Ma seule faiblesse… La foi en mes origines. Endoctrinement des Ambriens qui laisse toujours des traces malgré mes velléités d’indépendance.

Ce fut alors que je m’apprêtais à repartir qu’un claquement de sabots caractéristiques m’arrête. Cachée grâce à l’obscurité, j’observe le cavalier solitaire et sa monture faire halte, ainsi que les préparatifs de l’homme. Finalement, la soirée n’est peut être pas totalement perdue…

Avec application, je prends à cœur de me glisser sans bruit le long de son campement de fortune. Les murs contre lesquels il veut s’adosser sont épais. Une percée intacte dans la paroi m’offre un abri confortable. Accroupie dans l’ombre à quelques pieds du sol, je profite de l’éclairage pratiquement nul pour épier en toute discrétion l’homme. Perturbé par les murmures environnant, ma proie fait du feu contre un mur, faisant fuir quelques créatures.

Dommage, j’en aurais bien fait un casse croûte… Ce sera pour plus tard je suppose. Ses mouvements de torche m’obligent un instant à m’enfoncer dans l’ombre avant que je ne puisse reprendre ma place. Accroupie au bord de la paroi, un genou au sol, l’autre sur lequel est posé mon bras, je l’observe. Ma main gauche est posée au sol, caressant délicatement la pierre d’un mouvement presque amoureux. Les vieux édifices m’ont toujours fascinée…

Un murmure s’échappe des lèvres de ma proie dont je ne parviens à saisir le sens. Seule l’invitation me parvient. Un sourire mauvais balafre mes traits. Il souhaite jouer ? Mais qu’à cela ne tienne, qui suis-je pour le contrarier ? Quand mes désirs s’accordent si parfaitement à ceux de ma victime, je ne peux qu’en ressentir une jubilation rare qui accroit mon excitation.

Un frisson passionné court le long de mon échine. Mes doigts se crispent sur la pierre. Le désir réclame son prix au creux de mes membres. Mes yeux avides parcourent la silhouette de l’homme à la lueur de sa torche. Quel dommage que toute cette ferraille… Le temps qu’on perd avec ces cuirasses…

Néanmoins, la vigueur est certaine et la main ferme sur l’arme. A défaut de pouvoir tout juger immédiatement, je peux avoir un aperçu fort percutant… Il serait regrettable d’abimer immédiatement cet être au fond. Non il vaut mieux que nous jouions. Rabattant en silence ma cape noire autour de mes épaules, je pousse du bout des doigts une pierre au sol qui roule avec fracas dans l’atmosphère sans bruit.

La tension entre nous grimpe d’un cran tandis que le guerrier se retourne d’un bond agile, brandissant sa torche devant moi. La lumière crée une ombre inquiétante autour de ma personne tandis que je lui souris telle une démente. Un instant d’immobilité passé à se jauger. J’entreprends alors les prémices de mon jeu.

« Bonsoir bel inconnu… »

Ma voix s’est faite enjôleuse. Mon souffle s’est fait court, déjà excité des possibilités à venir. Seule ma main parfaitement immaculée dépasse de la cape, pourtant, tout mon corps est aux aguets, prêt à bondir si d’aventures, l’homme s’avérait hostile.

Les jeux sont faits, rien ne va plus.
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Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] _
MessageSujet: Re: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptyMar 16 Aoû 2011 - 14:33

Le silence perdurait et pourtant Edwin sentait toujours l'insidieuse présence qui rôdait autour de lui. Le feu ne semblait pas lui causer la moindre frayeur, à l'inverse des monstres qui étaient dans les parages il y à encore peu. Si l'on incluait ce fait à l'absolue discrétion du chasseur, il en devenait un adversaire à la mesure du tueur glacé. Une soudaine excitation naquit dans le creux de sa poitrine devant l'expectative du combat qui s'annonçait. Il se força toutefois à rester calme et attentif face à ce qui l'entourait. La plus petite erreur pouvait se montrer fatale dans ce genre de situation, et Edwin n'avait pas l'intention d'attaquer avant de voir à quoi il avait à faire.


Le raclement soudain d'une pierre qui chutait se fit entendre à sa droite, ce qui le poussa à regarder dans cette direction. Il ne fut pas surprit de ne rien déceler, mais cette erreur de la part de son adversaire le surprit. La chose avait réussit à le surprendre, ce qui malgré la nuit environnante, n'était pas chose aisée. Il n'eut toutefois pas le temps de réfléchir d'avantage sur ce fait insolite, puisqu'une voix frôla son oreille, murmurant doucement des paroles bien incongrues dans une pareil situation.


-Bonsoir, bel inconnu....


Dans le court laps de temps qui suivit, l'esprit d'Edwin nota distraitement que la voix était féminine. Il remarqua également que son ton n'était pas agressif, ni menaçant. Sans doute en eut-il cure, puisque, avec la vélocité et la rapidité qui le caractérisait, il se retourna, sa dague levée et prête à frapper. Dans un arc de cercle aussi gracieux que parfait, celle-ci fusa vers la gorge de son adversaire, qui parvint à l'esquiver. Edwin eut le temps de noter la rapidité de la femme ainsi que la fluidité de ses mouvements tandis qu'une sourire mauvais étira ses lèvres. Son instinct, qui l'avait tacitement prévenu du potentiel du chasseur devenu proie, ne l'avait pas tromper. La jeune femme fine et gracile devant lui était en réalité une combattante chevronné, habituée aux batailles et aux duels. C'était pour cela qu'il avait attaquer de façon si voyante, en espérant la voir se concentrer uniquement sur sa dague. C'est pourquoi il se baissa soudain, envoyant sa pied gauche percuter violemment l'une des jambes de la jeune femme. Sans prendre le temps de voir le choc du à sa frappe, il leva sa main droite et lança torche enflammée vers le visage de son ennemie. Il échoua une nouvelle fois, mais parvint néanmoins à gagner suffisamment de temps se relever d'un bond rapide.


-Qui es tu? Demanda-t-il d'un ton venimeux


Malgré sa joie sauvage de pouvoir bientôt croiser le fer, il resta à quelques enjambées de sa nouvelle victime. Quoi que furent ses intentions, Edwin n'avait pas l'intention de la laisser partir vivante, pas alors qu'elle lui promettait un amusement aussi prometteur. Comme pour souligner cette pensée des plus plaisante,il dégaina brusquement son sabre, laissant son pouvoir envelopper sa cible, l'assaillant bientôt sous un épais voile fait de peur, de désespoir et de résignation. Qu'il aimait la réaction des malchanceux s'embourbant dans la magie sordide de son arme! Qu'il aimait voir la peur se dessiner sur les visages alors qu'une étrange intuition, promesse d'une mort lente et douloureuse, se reflétait dans dans l'esprit prisonnier. Mais si cette étrange sabre à la lame noir lui avait donné bien des avantages au cours de ses anciens affrontements, Edwin préférait rester sur ses gardes. Profitant de l'inaction persistante, il considéra la jeune femme avec intérêt, prenant soin de noter chaque détail qui pourrait lui servir plus tard.


Le premier détail qui le frappa fut la longueur des jambes de l'inconnue, ce qui offrait un contraste saisissant avec sa taille plutôt moyenne. Mais plus que cette charmante anomalie, ce fut son visage d'une blancheur presque cadavérique qui attira le regard de la cape blanche, qui s'arrêta un moment pour contempler ses yeux grisâtre si semblable aux siens. Si l'on exceptait sa chevelure aussi blanche que sa peau, cette jeune femme était plutôt jolie pour une non humaine. Ce genre de considération ne l'empêcherait toutefois pas de se lancer dans la mêlé. Qu'il combatte un homme ou une femme importait peu au tueur glacé.


-Dis moi ce que tu est venu faire ici, et peut être que je te laisserais partir.


Edwin savait pertinemment que la menace, odieux mensonge plein de malice, qu'il venait de proférer n'effrayerait pas la guerrière, mais il était décidé à obtenir quelques informations avant de mettre à mort cette petite imprudente. Après tout, peut être avait-elle quelques informations à lui fournir sur le tombeau qu'il recherchait avec tant d'avidité.... Son regard brillant dans obscurité d'une assurance froide et glacé, Edwin riva son regard d'assassin dans ceux de la jeune femme.


Quoi qu'il puisse se passer désormais, la chasse était ouverte.
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MessageSujet: Re: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptyMer 17 Aoû 2011 - 23:53

L’homme me regarde avec folie. Sa lame a cherché ma gorge, ses jambes ont voulu les miennes, dans une volonté non voilée de mettre fin à mes jours. Avec agilité, j’ai retrouvé mon perchoir sur la pierre le temps qu’il se calme. La torche qu’il m’envoie est rattrapée par ma main, gémissant de satisfaction à la chaleur qui lèche ma peau. Ma chair crépite un instant dans le feu avant que je ne la fasse voler devant moi le temps nécessaire à la rattraper par le bois sec.

Dans un sourire carnassier, je la plante dans une fissure de la paroi avant de descendre de nouveau au sol. Ma cape a volé, dévoilant mon corps largement dénudé sans que je n’en éprouve aucune gêne. Avec morgue, il me demande de décliner mon identité. Je n’en fais pourtant rien, le regardant dégainer son sabre avec un léger sourire charmeur. Il a l’air parfaitement insensible à mes attraits, ce qui provoque un sentiment de frustration au sein de mon être et érafle mon amour propre.

Jusqu’à ce que son regard glisse le long de mes courbes… Satisfaite de mon effet, je le laisse observer sans bouger, néanmoins légèrement dérangée quelque part. Une insidieuse menace qui rampe autour de mon être, une tentative pour s’imprégner dans mon esprit. Ma main se pose sur la garde de l’Ebène. Immédiatement, je sens sa présence grandir au creux de ma raison, quémander mon appui. Sans rechigner, je la laisse gagner sa place habituelle, m’immergeant délicieusement dans sa soif de sang.

Au contact de cette entité, la menace extérieure reflue. L’étreinte sur mon cœur se desserre. Mon souffle se fait plus apaisé. Mon regard plus acéré sur l’homme. Ce que je fais ici ? Il ne me croirait pas si je lui disais la vérité… Quant à sa proposition ? Ridicule, je ne veux pas qu’il me laisse repartir ! Je veux que nous réglions nos comptes ici, de suite. Je veux que nos corps se découvrent, nos potentiels, nos autres… spécificités. Je désire tout cela immédiatement.

Avec délicatesse, je libère ma lame de son fourreau, faisant tinter le métal. La lumière fuyante de la torche court un instant sur la noirceur de l’épée avant de fondre dans son impénétrable ébène. Fidèle lame. Perdue dans ma contemplation, j’en reviens pourtant à mon assaillant. Peser très prudemment mes mots afin de le convaincre de mes intentions joueuses…

Qu’il ne m’oblige pas immédiatement à lui passer une lame en travers du corps tout de suite, ce serait regrettable. Encore que cela pourrait s’annoncer prélude à d’autres jeux que de devoir le menacer… J’aime la torture…

Ma voix se fait joueuse, voire enjôleuse.

« Je suis ta compagne pour la nuit semblerait-il. Quant à ce que je fais ici ? J’erre, je découvre, je cherche des souvenirs que j’ai abandonné dans quelques uns de ces coins. Après tout, quoi de plus apaisant que des ruines pour fuir la présence un peu trop oppressante de la ville. Les rencontres y sont plus… intéressantes et les voisins moins… dérangeants, quant aux bruits. »

Je souris avec charme à l’homme, gardant l’éclat acéré du défi au fond des prunelles. Imperceptiblement, ma position se modifie. Affichant un air toujours parfaitement détendu, j’ai pourtant renforcé ma garde. Il est toujours temps pour lui de se résoudre à entrer dans mon jeu de charme, mais je crois qu’il ne faut pas trop en espérer de ce côté-là et me contenter de la délectation du combat. Ce qui me convient bien aussi, même si j’aurais encore aimé mêler les deux…

Qu’il vienne. Qu’il tente de mettre fin à mes jours. Qu’il se rende compte à quel point il s’est fourvoyé dans cette voie…
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MessageSujet: Re: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptyVen 19 Aoû 2011 - 13:53



Le défi planait toujours, ode suggestive faite de pulsion et de plaisir macabre. Pourtant, et en dépit de soif aveugle qui brille dans son regard, la femme ne fait rien. Sa position, bien qu'elle fusse des plus suggestive, trahissait une assurance palpable. Sans doute se tenait déjà-t-elle prête à se lancer dans la joute... Edwin lui même sentait cette impatience, cette instinct primaire en lui qui voulait attaquer et couper cette garce en fine lamelle, … Elle sembla ressentir cette instant de délectation souvent, puisque son regard trahis soudain un élan d'hésitation, voir même de peur, alors qu'elle contemplait la fine lame noir du sabre de son adversaire. Cette réaction insolite n'étonna pas Edwin, bien au contraire, qui connaissait parfaitement les propriétés magiques de sa fidèle lame. Un rire froid et moqueur le secoua brusquement, et il ne put réprimer le sourire malveillant qui étira ses lèvres décharnées.
C'est alors que la jeune femme daigna dégainer son arme. Elle planta la torche qu'elle avait attrapée un instant plus tôt dans une des fissures du mur, révélant ainsi une lame noir qui brilla d'une douce lueur à la rencontre de la lumière. La sensation de gène que ressentait son insolite compagne sembla se tarir alors qu'elle serrait sa compagne dans ses doigts, et à nouveau cette confiance débordante réapparut.




« Je suis ta compagne pour la nuit semblerait-il. Quant à ce que je fais ici ? J’erre, je découvre, je cherche des souvenirs que j’ai abandonné dans quelques uns de ces coins. Après tout, quoi de plus apaisant que des ruines pour fuir la présence un peu trop oppressante de la ville. Les rencontres y sont plus… intéressantes et les voisins moins… dérangeants, quant aux bruits. »


La voix étonnamment douce de la guerrière se fit entendre dans le silence de la nuit. Edwin n'écouta pas vraiment sa réponse pour le moins sibylline. Il n'avait que faire des aspirations et des désirs de cette femme, seul compter le fait qu'elle se dressait devant, tel un formidable défis qu'Edwin ne pouvait que relever. L'appel du sang martelait ses tempes et son regard brillait d'une flamme sauvage et sanguinaire, promesse de milles tourments à venir. L'humain changea de position, positionnant ses deux armes devant lui et calant ses pieds pour conserver un équilibre parfait. Aucune faille apparente ne se dressait dans sa défense, ce qui était d'ailleurs vrai pour la femme qui lui faisait face. Edwin avait la désagréable sensation se voir dans un miroir tant il se reconnaissait dans la souplesse de ses mouvements, dans sa douce assurance que seul les plus fin bretteur pouvaient ressentir à l'orée de la bataille.


Edwin savait qu'il ne s'apprêtait pas à affronter un banale adversaire. Il avait enfin trouvé quelqu'un à la mesure du tueur glacé qu'il était, un tueur à l'aune de son défunt père, qui restait à ce jour le plus dangereux adversaire qu'il eut jamais affronté. Il donna d'avantage d'énergie vitale à son arme, augmentant le pouvoir terrifiant de ce dernier. A présent, le sabre dégageait une étrange fumée grise, résultante des émanations perverse de magie noir qui l'avait forgé. Edwin s'approcha un peu de la jeune femme, croisant le bout de sa lame sur la sienne.


-Désolé ma belle, mais je n'ai pas besoin de compagne, ne fusse que pour un soir. Je travail exclusivement seul.


Sans d'avantage de considération, Edwin fit imprimer à son sabre un courbe diagonale, déviant par la même la lame adverse vers l'extérieur, la rendant ainsi inutile. Au même instant, il se sauta sur la petite corniche surélevée ou se trouvait la jeune femme, sa dague prête à intercepter la frappe qui fusait vers sa gorge. L'espace d'un instant, il avait gagné un avantage qu'il avait aussitôt perdu, mais considérant que la cape blanche était parvenue à se hisser à la hauteur de la non humaine, ce coup avait tout même fonctionné. Il resta en garde un moment, attendant la réaction ennemie, puis asséna une botte, fendant l'air avec sa dague pour la plonger dans l'aine de la femme alors que son sabre décrivait une autre courbe, qui visait quand à elle son cou ainsi exposé. Elle esquiva les deux coups de justesse, la lame du sabre ayant même sifflée à quelques centimètres de son épaule. Elle attaqua à son tour, usant de sa lame avec une dextérités impressionnante, sans parvenir toutefois à briser la garde d'Edwin, qui virevoltait tel un feu follet autours d'elle. Il brisa son élan et recula, maintenant hors de porté de la fine épée.


-Tu te débrouille plus que bien, je dois l'admettre. Ne va tu pas me donner ton nom? Je préfère connaître le nom de mes victimes, je dois l'avouer.


Sont ton narquois ne fit que donner du mordant à ses paroles. La colère avait disparue maintenant. Ne restait plus que la joie sauvage de cet affrontement inattendu. Il voulait se lancer de nouveau de la joute pour plonger ses lame dans ce corps gracile, pour partager l'extase des derniers moment de la condamnée. Un plaisir pervers étira à nouveau ses lèvres. Peut-être pourrait-il s'amuser un peu avec elle avant de l'égorger...

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MessageSujet: Re: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptySam 20 Aoû 2011 - 19:56

Il est fou. Délicieusement et incroyablement dépourvu de raison. Ses mots ? Des bravades insensées auxquelles il croit pourtant parfaitement, j’en suis certaine. Et sa lame… Dérangeante, excitante lame fait partie je le crois de sa démence. J’ai croisé des guerriers maudits à foison au cours de ma vie. Je parierais qu’il en est un.

S’il pense m’impressionner toutefois avec ses passes d’arme... J’ai affronté des êtres qui le feraient cauchemarder jusqu’à la nuit des temps. Et à ce que je sache, je suis toujours en vie.

Il éprouve ma défense de quelques coups de lame que j’esquive avec économie, lui laissant croire à sa chance. Oui, il est bon. Excellent même. Toutefois, l’excellence ne suffit pas contre moi. L’excellence est bien trop faible. Il faut être irréprochable. Il faut atteindre la perfection.

Je profite d’un instant de relâchement pour tester sa garde. Sa défense ne ploie pas une seule fois devant mes enchainements, certes basiques, mais néanmoins parfaitement exécutés. Il tient bon. Il m’allèche. Il se retire. Il me nargue.

Abaissant ma lame jusqu’à ce que sa pointe touche le sol en signe éhonté du peu de cas que je fais de lui, je capte son regard de glace.

« De victime, je n’ai aucun nom à te donner, ne connaissant pas le tien. De bourreau en revanche, je peux te révéler celui de mon domaine, Ambre. De femme, je peux t’avouer quelques lettres, Mel. Lorsque tu rencontreras tes ancêtres, dis leurs le nom de ta faucheuse. Le monde des morts est pavé de mes proies. »

Le rire qui échappe à mes lèvres n’est plus tout à fait mien. L’Ebène réclame son dû. L’Ebène souhaite profiter à son tour de cette ivresse. Elle exige savourer la peur lorsque la certitude de la mort frappe à la porte de l’esprit, sapant définitivement tout espoir de fuite, de vie.

Tout cela, et bien plus encore ! Cette utilisation débutante de ses capacités la dégoûte. Elle attend tellement plus de moi, de nous… L’apogée de mon art. Ma raison de vivre !

Imperceptiblement toujours, mon sourire change. De jeu, il n’est plus question désormais. La mort est une affaire sérieuse qui requiert bien plus de cœur à l’ouvrage.

Mes yeux se ferment. Mes mains se rejoignent sur la garde de l’épée. Ma voix s’élève, abyssale, délectable…

« Tu m’es sympathique. Aussi, je vais te donner une chance… »

Ma dextre quitte le pommeau tandis que ma sénestre soulève seule la lame. Bien faible chance que je lui laisse là en vérité, considérant d’une part mon habileté presqu’aussi impressionnante de cette main ainsi que d’autre part la difficulté qui existe à s’adapter à un gaucher.

L’instant suivant, mes yeux se rouvrent. Dans le même temps, j’ai attaqué. Plus nulle pitié, plus nulle pause désormais. Il doit succomber sous ma lame. Il doit mourir. Il doit implorer ma compassion à deux doigts de la folie, me supplier dans son délire, pour qu’avec plus d’extase encore, je mette fin à ses jours. En colère ? Non. Délicieusement et inextricablement entrainée dans ma transe superbe.

Ma lame devient feu follet. Mon corps devient danse. Notre duel devient mort. Je ne retiens plus aucun coup. Je frappe, fort. J’esquive, dans la démesure. Je tourne, je me rabats, je m’affaisse pour échapper à ses coups. J’attaque, je feinte, je me fends pour mieux tenter le toucher.

Je le veux mort. Je le veux vif. Je le veux soumis. Je nous veux déchus…
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MessageSujet: Re: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptySam 20 Aoû 2011 - 21:14

Le combat prenait forme sans pour autant débuter vraiment. Chaque adversaire se mouvait pourtant à une rapidité soutenue, alternant coup, parade et esquive dans une danse à l'allure de mort. Mais pourtant, en dépit de l'acier qui chantait et sifflait, aucun n'était essoufflé, aucun ne montrait d'ailleurs le moindre signe de faiblesse. Leur coups, loin d'avoir atteint la quintessence de leurs arts respectif, étaient basiques malgré leur aspect précis et mortelle. Le sourire d'Edwin s'était effacé depuis longtemps, se transformant peu à peu en un rictus de mépris et de colère. La femme en face de lui semblait se moquer de lui, refusant ainsi de lui montrer son véritable potentiel. Il se força toutefois au calme, sachant que la colère débridée n'était guerre utile dans ce genre de situation. Qu'importait l'assurance absurde dont elle faisait preuve, il avait encore le temps de la pousser dans ces derniers retranchements. Ce mépris condescendant n'était après pas surprenant de la part d'une non humaine, qui avait probablement un âge beaucoup avancé qu'Edwin. Dans leur sage ignorance, ces créature voyant en l'humain un être chétif, dont la vie était trop courte pour acquérir un véritable pouvoir. Ils se fourvoyaient lamentablement, car si cette logique était vrai pour la plupart de ses compères, le tueur glacé faisait partie de cet élite capable de se mesurer aux créatures les plus redoutables. Toute sa vie n'était qu'un long affrontement, et il était parvenue à survivre en affûtant son corps et en sacrifiant son âme. Au fond, il était tout autant une créature de l'ombre que cette démone à la peau d'un blanc laiteux....

Le combat continuait, s'intensifiant à chaque coup porté. La femme voulue continuer à le narguer, allant même jusqu'à dévier la lame du sabre de la cape blanche vers le bas, symbolisant ainsi son infériorité. Edwin n'y prêta pas attention et dévia la lame qui bloquait la sienne d'une torsion adroite.


« De victime, je n’ai aucun nom à te donner, ne connaissant pas le tien. De bourreau en revanche, je peux te révéler celui de mon domaine, Ambre. De femme, je peux t’avouer quelques lettres, Mel. Lorsque tu rencontreras tes ancêtres, dis leurs le nom de ta faucheuse. Le monde des morts est pavé de mes proies. »

Si Edwin voulut répondre, il n'en eut pas le temps. Le sombre éclat qui habitait le regard de son ennemie s'intensifia soudain comme cette dernière se jetait une bonne fois pour toute dans la mêlée, à la grande satisfaction d'Edwin. Il augmenta la rapidité de ses frappes de manière à contrer chaque assaut furieux de la Démone. Il recula un peu mais ne laissa aucun coup passer sa défense, allant même jusqu'à placer quelques contre astucieux qui échouèrent de peu. La guerrière ne souriait plus à présent et sa concentration semblait totale. Elle para la fine lame du sabre et la dévia vers le haut, rabattant sa main libre dans sa cape d'un même mouvement, dévoilant ainsi l'épée qu'elle cachait. La dague d'Edwin voleta d'un revers parfait, bloquant la nouvelle arme à quelques centimètres à peine de son visage. Il ne put cependant éviter le bout de la lame qui ouvrit sa joue sur toute la longueur. Il émit un grognement sourd lorsqu'un douleur glacé s'y propagea, mais resta toutefois concentré sur ce qu'il avait devant lui. Alors que son sabre se dégageait de la première épée, il remarqua une faille dans la défense de la démone. En effet, sa dague à lame longue bloquait toujours la deuxième lame...

L'instant suivant fut aveuglant de précision et de rapidité, si bien que les mouvements du tueur glacé devinrent encore plus flou que ceux de la démone. Pour la première fois depuis le début de ce duel entre ombre, Edwin daigna montrer à sa compagne ce qu'il savait faire...

Il imprima un rotation sèche avec sa dague, déviant l'épée qui percuta sa collègue, formant désormais un X peu approprié à la défense. Edwin se décala sur la droite tout en calant son pied gauche derrière le genou de la démone, ce qui eut pour effet de la déstabiliser. Alors qu'elle chutait inévitablement sur le sol, elle eut affaire à deux problèmes bien distincts. Si elle parvint à éviter le premier, le second sembla la surprendre.

Elle parvint à esquiver le revers foudroyant destiné à l'éventrer, même si Edwin eut la satisfaction de sentir la pointe de son sabre écorcher légèrement la peau de son épaule. Elle reçut en revanche le coup de pied qu'il lui asséna dans le visage, ce qui l'envoya rouler sur le sol, à quelques mètres de la. Malgré l'avantage évident qui avait résulté de sa tentative. Ce fut à son tour de rire froidement dans la nuit. Tout en se remettant en garde, il considéra la démone.

-Je te conseil de faire mieux que ça... C'est un peu humiliant qu'une proie blesse sa chasseuse...

Il resta sur ses gardes, malgré l'assurance évidente qu'il dégageait. Son coup, tout comme le sien, était comparable à une égratignure pour ces deux bretteurs endurcie. Le véritable affrontement allait suivre, et Edwin ne doutait pas qu'il serait d'une rare violence.
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MessageSujet: Re: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptyLun 22 Aoû 2011 - 18:46

Il est un peu meilleur encore que ce que j’avais prévu… Reposée toute entière sur mes certitudes, j’en ai perdu ma concentration. Et faire entrer mon kriss au combat n’a pas suffit à m’empêcher une belle déconvenue…

Stupide démone ! Stupide amour propre ! Qu’ai-je pu être ridicule ! Tout ceci devient une affaire personnelle ! Plus question de jeu. Plus du tout. Plus une seule once. Non sa tête qui roule à mes pieds, voilà qui m’apaiserait agréablement. Ou mieux encore… L’épingler sur un mur et le torturer jusqu’à ce qu’il m’implore. Oh oui, en voilà une bonne idée ! L’avoir sous mon emprise, pleine et entière, le regarder se vider de son sang, mais toujours doser. Doser précisément. Pour qu’il hurle sa douleur, pour qu’il implore désespérément pitié. L’emmener bien des fois aux frontières de la mort, mais toujours l’en épargner, pour mieux l’y replonger encore.

Son sang. Partout sur moi. Goûter son sang. M’en repaître. Sa saveur exquise sur ma langue, le long de ma gorge glisse glisse déjà bien loin… J’en salive par avance. Ce goût métallique mêlé à sa peur. Oui il aura peur. Il aura peur de mourir, mais encore plus peur de souffrir. Car la mort au final est bien douce. Qu’est-ce que la mort contre des heures de supplice ? Et des heures, je peux lui en promettre ! Non je ne me lasse pas… Jamais. Je pourrais rester des journées entières à ces côtés dans le seul but de l’entendre murmurer mon prénom avec fébrilité.

Oh oui mon prénom échappé aux lèvres d’un homme… Dans la transe de la passion ou dans celle de la douleur. Les deux sont communes au fond. Les deux se rejoignent… La folie de la souffrance. La démence du plaisir. Si proches… tellement proches en fin de compte… Peut être pourrai-je même l’initier avant d’en finir avec lui… L’entrainer dans ma décadence, le faire gémir… Oh oui, des heures de délice.

Ma mâchoire me fait souffrir. Cet humain a tapé fort… J’ai roulé au sol, me tordant souplement pour atterrir sur mes pieds. Accroupie, une main au sol, l’autre tenant toujours ma dague, je regarde l’Ebène à égale distance entre nous, perdue dans la chute. Je le regarde lui. Il est sur ses gardes mais me nargue. Il est fier de lui. D’une façon fort peu élégante, je crache au sol un fluide rougeâtre sur le côté puis reporte mon attention sur son regard gris. Séduisant assurément. Voilà un homme qui aurait pu me faire perdre la tête pour la nuit. Quel dommage, quel regret…

Je modifie la prise sur ma Neigeuse. La dague chante dans ma main, perméable à mon humeur. Je la sens exprimer son désir, sa soif de sang. Dans le silence qui nous entoure, sa parfaite interprétation dans mon esprit est facile. Oui elle aussi veut cette torture. Elle a tellement envie de goûter à ce beau jeune homme. Ce qu’elle a entrevu sur sa joue. Oh oui ! Si bon sang, si fou !

Un léger grognement s’échappe de mes lèvres. L’instant suivant, j’ai bondi. Ramassant l’Ebène au passage, toujours en main gauche, je saute sur ma proie, la feintant au dernier moment pour passer sous sa garde. Ses deux lames écartées, je me retrouve soudain contre lui. Nos lèvres sont à quelques centimètres seulement. Un sourire mauvais étreint ma bouche. Nos souffles se trouvent, se mêlent, jusqu’à ce que je le sente se raidir.

J’ai déjà reculé. Bien loin de lui. Il sait que je peux l’atteindre désormais. Il le redoute, le craint. Et je m’en délecte. Nouvelle passe d’arme. Je ne ploierai plus. Sur mes gardes, je l’atteindrai. Je m’en fais le serment. Nouvelle possibilité. Esquivant adroitement son attaque, ma Neigeuse glisse le long de son poignet dans le but de faire sauter sa dague. Dans le même temps, mes jambes s’entrelacent aux siennes dans le but de le faire tomber. Ma main libre fonce vers lui afin de l’attraper par les cheveux si d’aventure ma prise fonctionnait. Si je l’attrape maintenant, il va avoir mal. Très mal.
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MessageSujet: Re: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptyMer 24 Aoû 2011 - 14:08

La démone eut tôt fait de se relever, ce qui était justement l'intention d'Edwin. Son regard toujours rivé sur celui de la jeune femme, il comprit que les choses sérieuses allaient commencer, ce qui ne fit qu'augmenter le plaisir animale qu'il ressentait. La dernière trace d'amusement qui y résidait avait laissée place à une colère farouche qui brillait d'un feu ardent, merveilleuse promesse de souffrance et de damnation. Elle allait se déchainer, montrer enfin ce qui faisait d'elle cette combattante si brillante. Edwin n'avait pas peur de perdre, et encore moins de mourir. La souffrance était son moyen d'expression, le chaos sont but et souhait le plus cher. Pouvoir contempler la fin de ce monde, voir le feu le consumer tout et toute chose, tel était la majesté de sa voie.

Ce fut le début de l'assaut qui le ramena au présent. La charge de la démone fut d'une rapidité inouïe, ses deux armes fouettant l'air à chacun de ces pas. L'assassin se cantonna à la défensive, parant et esquivant habilement chacune des attaques enragés de la bretteuse. Dans sa soif de vaincre, elle semblait propulsée

par sa propre violence et continuait son offensive sans relâche. Mais si Edwin parvenait à contrer chacune de ses tentatives, il ne parvenait pas à reprendre le contrôle de la situation, ni même repousser la démone à la peau blanche un tant soit peu. Il dévia une nouvelle fois la lame noire de sa dague, tentant une percée pour éventrer sa cible. Son geste ne put cependant aboutir. Dans un revers foudroyant, la jeune femme croisa ses deux lames pour bloquer celles de l'assassin, les rendant inutiles pour sa propre défense. En un éclair, elle se rapprocha de lui, son corps allant même frôler le sien dans un appel des plus suggestif. Le souffle de la bretteuse effleura le cou d'Edwin, qui malgré son stoïcisme, ne put empêcher de réprimer un frisson. Elle se permit même de ne pas le blesser, s'éloignant simplement d'un pas leste et ramenant ses défenses devant elle. Encore une fois, il remarqua la grâce féline de ses pas et la férocité de son maintien. Une femme rare... Comme il y en avait peu. Il ressentait une certaine admiration pour son talent à l'épée, admiration teinté d'attirance, il ne pouvait pas se mentir à ce point.

Nouveau sourire. Mais celui la est froid, sans chaleur ni plaisir, fusse-t-il macabre.

Cette prise de conscience ne fît qu'alimenter son désir de combat. Il avait passait sa vie à se délaisser de ses émotion, et la présence de cette femme le dérangeait. Pourtant, elle aussi était vouée au mal, elle aussi répendait opprobre et désolation la ou elle allait. Il allait ôter cette passion dévorante de son corps à coup de sabre, plongerait sa dague dans son cœur pour le plaisir d'assister à sa fin, instant fugace mais au combien réjouissant de la vie qui s'écoule et prend fin. Le jeu était finit, l'expectative du combat envolé. Elle était remplacée par une colère glaçait qui aiguisait son esprit.

Seul l'envie de meurtre subsistait. Froide et absolue, sans aucune échappatoire. Il se lança le premier, alternant sans cesse ses angles de frappes pour mieux déstabiliser la démone qui commença lentement à perdre du terrain. Sa dague heurta la garde de son épée, la déviant violemment, avant d'aller contrer la seconde lame qui fusait perfidement vers sa gorge, alors qu'il percevait un nouvelle faille dans la garde de la démone. Un mouvement sec et puissant lui permit de la déséquilibrer, donnant à son sabre l'occasion de chanter. Le plat de la lame frappa violemment la mâchoire de la guerrière à l'endroit exact ou son pied l'avait précédemment meurtrie. Si cette frappe n'était pas destinée à blesser gravement la démone, elle laissa un léger filé de sang sur sa joue, ce qui ne sembla pas la déstabiliser d'avantage. Les deux adversaire étaient à présent plongés des les affres de ce sanglant duel, et les piques de chacun ne faisait plus aucun effet sur l'autre. Chacun se contentait de faire danser ses lames à un rythme soutenue, guettant la prochaine erreur qui permettrait peut être de prendre un avantage définitif.

Mais les combattants semblaient trop expérimentés pour que la simple chance puisse les tirer de cette macabre affaire. Edwin se fendit d'un nouvelle attaque que la femme esquiva, se rapprochant dangereusement de son flanc. Ses pieds vinrent se mêler à ceux de l'assassin, cherchant invariablement à le faire tomber tandis que l'une de ses lames descendait vers sa poignet gauche dans le but manifeste de lui ôter son précieux poignard. S'il parvint à garder son équilibre, il ne put empêcher la lame ennemie de faire sauter son instrument de mort de sa main. La surprise lui fit marquer un infime temps d'arrêt, suffisant en tout cas pour qu'une main blafarde le saisisse par les cheveux alors que la démone tentait une nouvelle fois de le faire chuter. Une idée lui vint soudain, et en dépit de son caractère dangereux, voire même suicidaire, il décida de la mettre une application. Dans la situation ou il se trouvait, un peu de folie serait la bienvenue...

Le tueur glacé se laissa tomber, emmenant la démone dans sa chute.

-Erreur ma chère...

Alors qu'il sentait le sol dur se rapprocher de son dos, Edwin se mit en action. Il empoigna la main qui emprisonnait ses cheveux et dévia l'arme qui bloquait son sabre d'un moulinet rendue floue par la brusquerie de son mouvement, envoyant l'agaçante lame voler et rejoindre sa dague dans les ténèbres. L'instant d'après, alors que le choc était à présent inévitable, il cala solidement la garde son sabre enchanté sur son ventre, invitant la démone à s'empaler dessus. Avec l'inertie de leur chute et la furieuse empoignade qui les opposait, il lui souhaitait bien du plaisir pour éviter ce piège inattendue.
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MessageSujet: Re: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptyMar 30 Aoû 2011 - 17:12

Concentrée toute entière sur mon but, je n’ai plus conscience des alentours. Plus que la présence de nos lames, de nos corps qui se cherchent, tentent de se défaire. Tout est si étrange dans ce ballet que nous partageons. Transe délicieuse à laquelle je me suis laissée aller, perdue dans la folie du sang, ignorante même de possibles conséquences. Juste lui et moi, égarés entre nous, à la recherche d’un bonheur qui pourtant nous fuit, nous abimant une nouvelle fois dans une douleur qui ne fera qu’apaiser pour un temps nos envies meurtrières. L’un vaincra, l’autre succombera, mais au fond, aucun ne sera satisfait… et celui que la mort viendra chercher se retrouvera peut être plus rassasié que celui qui aura remporté la victoire.

Nulle fin possible pour cette escalade perpétuelle de violence autre que celle qui nous ôte notre souffle. Que nous tombions sous les armes d’un plus fort, que nous mordions définitivement la poussière, que la valse effarante de nos folies trouve son terme dans le sang même qui l’anime. Ma mâchoire me fait souffrir, sous l’effet d’un nouveau coup. Diverses estafilades recouvrent mon corps. Rien qui ne peut m’arrêter, rien de suffisant pour me donner des raisons d’abdiquer. Tout est parfaitement clair. Tout concourt au point de chute, au paroxysme de notre décadence, à notre extase commune.

Alors que ma prise réussit, je sens ma lame m’échapper. Me voilà désarmée désormais… Mais plus important encore, dans la chute dans laquelle il m’entraine, j’aperçois le piège mortel qui m’attend. Sous mon ventre, prête à m’empaler, l’arme de mon adversaire est bloquée dans une attitude propre à me détruire. Un gémissement m’échappe, instant figé où je sens la mort proche. Ma main se referme sur le sabre dans un glapissement de douleur. Le sang immédiatement s’échappe des coupures sévères, mais je n’en ai que faire… Détournant de mon mieux le fil, me contorsionnant dans le même temps, je sens pourtant la froideur de l’acier qui déchire ma hanche.

Un cri de douleur me broie la poitrine tandis que la lame racle contre l’extérieur de l’os, s’échappant à travers la chair tendre dans un éclat de sang. Ma tête tourne un instant, ma vision se trouble, je serre les dents. Ne pas abdiquer, tenir bon. Le bruit de la chute de mon adversaire me ramène à la mienne. Avec douleur, j’assiste à ma propre rencontre avec le sol. Dans un fracas épouvantable, je m’effondre sur l’homme, ma tête ballotée par la violence du choc. Un goût de sang en bouche, je comprends que je me suis mordue. Sonnée, je tente pourtant de reculer, mais ne parviens qu’à m’empêtrer dans mes membres affolés. En conséquence, une seule solution…

Avec hargne, je me jette à la gorge de l’homme, bloquant sa main encore armée d’un genou où je déporte mon poids, passant mes deux mains autour du cou de l’importun. La douleur ravive mes tourments, ma jambe du côté blessé pend misérablement sur le corps du guerrier. Mes ongles s’enfoncent dans la peau. Mes pupilles se dilatent sous l’effet de l’excitation. Sa vie, il me faut sa vie ! Mes doigts se serrent, mes lèvres se figent en un rictus mauvais.

« Meurs ! Tu m’entends, crève ! »

Ces mots sont crachés au visage de mon assaillant, de ma victime. Je me perds, je m’oublie, je l’ignore, je le veux mort. Oui, je veux sentir son souffle qui quitte sa gorge sous mes doigts experts… Qu’on en finisse une bonne fois pour toute, que je puisse aller gémir dans un coin ma souffrance lancinante au creux de la hanche.
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MessageSujet: Re: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptyMer 31 Aoû 2011 - 17:57

Un cri sauvage s'échappa dans les airs. Un cri d'exultation et de sadisme, un bruit grossier que seul la mort pouvait apprécier. Le sang coula enfin, liquide libérateur de vie, éteignant peu à peu l'étincelle agaçante de ses yeux d'une beauté indicible. Edwin sentait que la victoire lui tendait les bras, le libérant de la dernière parcelle de retenue qui lui restait. Certes, la démone avait évitée l'empalement de peu, mais les blessures qui résultait de ses efforts désespérées lui avait laissé de cuisantes blessures sur les avants bras et une autre, beaucoup plus sérieuse, sur l'une de ses hanches.
Son crie fut reprit par le râle de souffrance pure qu'elle lâcha alors que les deux adversaire chutaient sur la pierre froide. L'assassin voulut amortir sa chute pour ensuite replacer son sabre et achever ce duel une bonne fois pour toute. Hélas, encore une fois, la chance s'évertua à se retourner contre lui.

L'arrière de son crâne heurta brutalement une pierre, ce qui manqua de peu de l'assommer. La bretteuse en mauvaise posture sembla s'apercevoir son soudain élan de faiblesse, à moins que la douleur ne le fit perdre la raison. Toujours est-il qu'elle entra dans une colère noire, aveugle à tout qui lui arrivait. Avec une force digne d'un lutteur professionnel, elle bloqua la main armée d'Edwin avec son genou, l'empêchant de l'utiliser pour se défendre et enserra sa gorge de ses mains blafardes, étau implacable qui l'empêchait de respirer. Comment diable une femme aussi frêle pouvait-elle posséder une telle force? L'assassin utilisa sa main libre pour tenter de défaire l'étreinte de la furie qui le chevauchait, mais la fatigue du duel et sa force physique inférieur l'en empêcha. Il tenta de se tordre dans tout le sens dans l'espoir futile de se libérer, mais rien n'y faisait. Elle était tout simplement trop forte, et si sa douleur aurait du handicaper, cela ne semblait pas être le cas. La panique commença à montrer dans la poitrine de l'humain qui commençait à voir d'étranges tâches noires envahir son champs de vision. Malgré cela, il ne pouvait détourner son regard de celui de la démone.

Sentiment d'impuissance, de rage et de désespoir. Il ne pouvait plus lutter, alors que ses poumons désormais vides réclamaient de l'air avec insistance. Il se sentait tellement ridicule, tellement insignifiant devant cette femme aussi dangereuse qu'attirante.

« Meurs ! Tu m’entends, crève ! »

Il ne pouvait plus lutter, malgré ses efforts désespérés. Sa main, rendue goure par l'effort, relâcha l'étreinte autour de son cou, retombant à terre... Par chance, elle agrippa une pierre que les ténèbres lui masquait. Edwin sut aussitôt que c'était la seul solution qu'il lui restait. Avec l'énergie et la véhémence que pouvait conférer le désespoir, il utilisa l'arme rudimentaire et frappa la démone sur la tempe, l'envoyant rouler un peu plus loin et le libérant de l'emprise mortelle de ses mains charmeuses. L'air qui l'entourait fut engloutie goulument grâce à quelques respirations mit cahotante mi hoquetante, ce qui permit à Edwin de se rétablir. Sa tête lui tournait toujours affreusement et la douleur qu'il ressentait au cou était indescriptible, ce qui manqua de le propulser dans l'inconscience. Le viel assassin lutta de toute ses forces pour rester éveillé, conscient que la moindre faiblesse lui serait fatale. Il lui fallait oublier toute douleur, tout handicap qui ne manqueraient pas de le distraire et frapper, frapper pour qu'enfin cette diablesse ne puisse plus se relever.

Le choix était simple au final. A l'instar de cette troublante créature, il devait faire fie de la douleur. C'est d'ailleurs exactement ce qu'il fit.

Sans plus attendre, il plongea à nouveau vers la bretteuse, la lame désormais unique de son sabre fendant les airs pour trancher son cou gracile. Cette dernière esquiva la frappe mortel malgré ses divers blessures. Elle restait toutefois désarmée, et malgré tout son talent, elle ne pouvait rivaliser avec un adversaire aussi habile qu'Edwin sans armes. Ce fut donc sans surprise qu'il vit l'arme maléfique creuser une nouvelle ligne sanglante dans la chaire torturée de la démone, la blessant sérieusement à l'épaule. Cela ne suffisait pas, il lui en fallait plus. Plus de sang, plus de douleur et de peur. Les yeux de l'assassin semblerent luire d'une expression perfide et s'élança à nouveau, fendant les aires d'un revers fulgurant qu'il arrêta à un centimètre à peine de la gorge de son ennemie.

-Rends toi, ou je te jure que je tue sur le champs! Hurla-t-il d'une voix froide.

L'épuisement refaisait surface, et Edwin manqua de tomber à la renverse. Ses divers blessures se rappelaient à lui, et s'il se sentait suffisamment sur de lui pour continuer la joute, il gardait en mémoire que cette foutue démone l'avait mené à un cheveu de la mort...
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MessageSujet: Re: Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ]   Sombre déplaisir [ Pv Melphomene ] EmptyVen 16 Sep 2011 - 17:31

La vie s’échappe, coule entre mes doigts serrés au fur et à mesure que l’air se raréfie dans les poumons de ma victime. Mon rire glisse de mes lèvres, emplit les alentours. Dément, complètement dénué de toute raison… Mais qu’ai-je à en faire au fond ? Un nouvel adversaire plié à ma coupe, soumis à mon empire. Une nouvelle offre à mon domaine. Ambre majestueuse Ambre, accepte le souffle de cet imprudent… Je t’offrirai son sang lorsque l’inconscience l’aura gagné…

Ce qui ne sera plus très long. Déjà ses doigts sur mes mains perdent de la vigueur, je rapproche mon visage du sien, plongeant mon regard au plus profond de ses yeux, lui faisant lire toute la haine et la violence qui m’habitent… Tandis que le sien se voile peu à peu. L’étincelle de vie s’amenuise…

Fulgurante douleur dans le crâne explose. Mon corps balloté s’envole sur le côté, roule au sol tandis que les alentours disparaissent à mes yeux, se meuvent selon des angles bizarres, se précipitent sur moi à toute vitesse… La conscience de mon ennemi tout proche m’agite mais le gémissement outré qui échappe à mes lèvres tandis que je me recroqueville en position fœtale m’interdit tout mouvement pour le moment.

Un instant de lucidité. L’esprit de l’Ebène en moi malgré la distance entre nous prend possession de mon corps. Besoin de moi… Nécessité absolue… Réflexe immémorial. Instinct guerrier. Je me relève, évite la lame que je sens frôler ma gorge, ouvrir mon épaule. Tout tourne autour de moi après ce mouvement trop brusque. Le sang cogne à l’intérieur de mon crâne, m’assourdit. Privée de ma vue par trop chaotique, privée de mon ouïe, je suis bonne pour la fin… Mais je ne le laisserai pas si facilement obtenir ce qu’il désire ! Je lutterai jusqu’au bout malgré tout. Jusqu’à l’emporter avec moi s’il le faut.

Arrêtée net dans mon élan par son sabre à moins d’un pouce de ma gorge. Dégrisée en un instant. Ma vue se stabilise sur son regard sanguinaire. Un ultimatum.

Comment ose-t-il ?! Comment peut-il seulement croire que je cède à son chantage ?! La colère me gagne de nouveau, mais je la maitrise, consciente que je ne ferais que courir à ma perte… Il doit bien exister un autre moyen… Mes charmes le laissent de marbre, ou du moins refuse-t-il absolument d’y céder. Une idée à écarter… Encore que. Après tout, n’est-ce pas ce que je fais le mieux ? Avec tous les hommes que j’ai fait plier, il ne sera pas dit que celui là me résistera !

Mal en point, m’affaiblissant à chaque seconde que mon sang s’écoule, le menton relevé pour essayer de garder ma gorge loin de la froideur du métal, je le fixe sans ciller. Ma langue glisse sur mes lèvres tandis que mon regard se fait aguicheur… Corps tout entier tourné dans le seul but d’inviter à la décadence…

« Voyons, ce n’est pas cela que nous désirons… Ni toi ni moi ne voulons réellement la mort de l’autre. Réfléchis y, si tu me tues, tu perdras un jeu pourtant si prometteur ! Quant à ce que je me rende ? Tu n’y trouveras pas ton compte. C’est sauvage et impertinente que tu me désires. C’est ainsi que je trouve écho en toi, que je t’attire, alors même que tu tentes de m’oublier. »

Ma main remonte doucement et bien en vue, effleure du bout des doigts le tranchant de sa lame, ouvrant une fine ligne sanguinolente que je porte ensuite à mes lèvres sans aucune équivoque. Une trace pourpre suit le pourtour de ma bouche avant de s’égarer sur ma gorge.

« Joue avec moi. Je t’offrirai ce qu’aucune autre femme n’a jamais pu seulement t’esquisser. Je t’enseignerai des vices que tu ne peux même imaginer… Je te montrerai toutes les possibilités de nos corps… Ne prétends pas m’être indifférent, je vois la lueur d’intérêt qui anime ton regard quand tu le poses sur mes courbes que tu meurs d’envie de toucher… »

Je déglutis péniblement, la lame plus proche de ma peau me semble-t-il. Après que j’ai essayé de l’étrangler, je doute qu’il m’accorde une confiance bien plus haute que celle qu’il donne à son pire ennemi, mais je n’ai plus que cette échappatoire. Discrètement pourtant, je me suis concentrée toute entière sur la Neigeuse, et je sens son approche discrète dans le dos de mon adversaire… Faible compensation qui pourrait pourtant me sauver la peau…


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