''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Fiction : Une cicatrice bien moqueuse.

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Drogo Saro



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Drogo Saro
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Race : Homme des Steppes
Classe : Barbare
Métier : Émissaire de l'Est
Croyances : Les anciens
Groupe : Rébellion

Âge : 102 cycles d’existence.

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Fiction : Une cicatrice bien moqueuse.  _
MessageSujet: Fiction : Une cicatrice bien moqueuse.    Fiction : Une cicatrice bien moqueuse.  EmptyVen 19 Aoû 2011 - 15:19

[Prologue]

« Par l’équinoxe.. Quel temps. »

C’est par cette phrase pleine de poésie, que Karaan jaugeait la pluie qui s’abattais sur son cache œil et son corps travaillé par l’entrainement militaire. Madorass, une cité livrée a la décadence de son roi, des dirigeants et du peuple en lui-même. Bien que Karaan n’eu que la quarantaine, cependant, l’homme semblait plus jeune. Bien que les traits durs et sévères qui marquaient ces fossettes, plissaient son front en un air cynique le faisaient passer pour plus mature que n’importe quel homme dans la fleur de l’âge.

L’homme ne croyais pas aux dieux de la plèbe. Ancien militaire, bien avant que le Roi-Fou ne prenne position sur le trône. Pourquoi un tel incapable serais-il Roi et pas Karaan ? Il avais de beaux service derrières lui. Sous le bon régime, a cette époque où l’honneur et les capacités étaient respectées, mises en valeur plutôt que le sang. Le sang bleu. Cette merde coulante a travers les veines des faibles et des lâches.

Karaan, regardait le ciel zébré par un formidable éclair. Les dieux n’existent pas non. Mais cependant, quand il voyait cela, malgré son intelligence, il ne savait pas vraiment quoi penser sur eux. Peut-être n’étais-ce que de formidables réactions chimiques ? Physiques ? Voire magiques ! Cette dernière pensée lui hérissa le poil. Le monde de la magie étais plus une malédiction qui le poursuivrais toute sa vie qu’autre chose. L’homme regarda une flaque d’eau sur le sol. Il avais changé depuis le temps.. Ces autrefois cheveux châtains avaient pris une triste teinte poivre et sel, renforçant son âge grandissant. Une cicatrice qui par sa présence au niveau du cou se moquait de lui, le narguait. Ce symbole de sa déchéance, ce symbole, cette marque qui lui rappelais a chaque instant la trahison qui avais été fomentée sur lui.

Posant sa main sur le pommeau de son Dotanuki, sabre oriental, plus épais et long qu’un Katana, il releva le ciel vers la pluie qui le narguais lui aussi.


« C’est vraiment un temps de merde. »

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Fiction : Une cicatrice bien moqueuse.  _
MessageSujet: Re: Fiction : Une cicatrice bien moqueuse.    Fiction : Une cicatrice bien moqueuse.  EmptyDim 21 Aoû 2011 - 3:23

Errant a travers les ruelles sombres des bas-fonds de Madorass, l’homme qui quelques minutes auparavant insulta le temps qui couvrait la ville déchue, marchait d’un pas rapide, fermant son manteau d’un geste bref et précis. Ce n’étais pas le moment de se plaindre de quelques barils de pluie lui tombant sur les épaules et sur les cheveux. Il y’avais pire comme traitement, du genre être capturé par les capes blanches. Ces enflures qui ne savaient que détruire. La dernière pièce qu’il avais ajouté a sa collection de têtes de fils de putains n’était que celle d’une recrue des capes blanches. Ces dernières commençant a éviter les bas-quartiers où régnait en maître Karaan, le borgne.

Mais pas en tant que Karaan, non. Cet homme autrefois rebelle, avais gardé son masque en acier. Qu’il utilisais de moins en moins. Ne craignant plus d’être reconnu. Kaull, son ancien employeur l’ayant trahi en plus de la trahison, pour laquelle il devenait une menace. Ces actions pragmatiques défiant toute autorité étaient mal vues par la population..


« Depuis quand les lions se mêlent-ils au mouton ? »

Ragea le borgne. Accélérant le pas, insupporté par la pluie qui lui fouettais le dos, inlassablement. Des images lui revenaient en tète. Sa formidable caboche ayant retenu tout depuis des années. La dague du chef rebelle, la femme brune, la fillette possédée par un sorcier tuée de ces propres mains. Il ne regrettait rien. Il n’y’avait rien a regretter de toute façon. Son travail étais de forcer la rébellion a faire des pas en avant, de la faire grandir. De fomenter la rage dans le cœur des hommes pour qu’ils se soulèvent face a l’occupant illégitime du trône.

Détaillant son environnement, l’homme n’en fut que plus dégouté de par ce que ces yeux voyaient et gravaient dans son cerveau magnifique. Des putains qui vendent leur cul au plus offrant. Des hommes prêts a sauter a la gorge du premier venu.. Des enfants qui jouent avec un cadavre de rat mort et même un mec entrain de peloter impunément une jeune femme qui cherche a s’échapper, lançant des regards apeurés au premier passant. Personne ne réagis. Ces égoïstes, ces rats, ces fils de putains eux non plus ne méritaient pas de vivre. En un bruit stomacal rauque, Karaan dégaina son sabre et le plaqua au niveau de la gorge de l’homme qui tenait la femme comme pour dû. Une injonction de trop de la part du saoulard qui allait surement violer la fille. Et une queue fut tranchée en plus d’une main en une passe d’arme rapide.

La fille pousse un cri, évidemment. Aidez moi, aidez-moi, on l’aide en punissant de la manière juste l’homme qui l’abuse et même pas un merci ou une gratitude. Chienne délurée.

Un crachat au sol, et Karaan continua sa route. Sa maraude plus exactement, en pseudo-redresseur de tord, il en profita pour aller chercher son dû chez des commerçants, des hommes lui devant des sommes astronomiques d’argent. Plusieurs têtes tombèrent en plus, ces traîtres a eux-mêmes s’engageant dans un commerce qu’ils ne peuvent assurer. Pourquoi ne pas prendre la tête du réseau criminel de Madorass dans ce cas ? Non.. Indigne de l’homme qu’étais Karaan. Poussé par ces principes. Il arriva finalement dans un beau quartier. Où sa stature imposante le faisaient passer pour un de ces barbares du sud qui couchaient avec leurs chevaux pour se détendre en plus de violer les esclaves qu’ils capturaient. Dommage, ces hommes du sud avaient surement raison de vouloir détruire ce peuple décadent. Karaan n’attendais que ça. Pour en tirer le plus de profit personnel, comme a chaque fois. Et comme a chaque fois, il allais gagner.

«  Hé ! Karaan ! »

Grogna une voix familière dans son dos. L’homme tourna les talons pour se retrouver en face d’un homme barbu, l’air goguenard.

« Karaan, mon bon ami. Comment vas-tu ? Tu te souviens de ce que je te devais ? Et bien maintenant j’ai de quoi le payer ! J’te jure que cette fois j’vais pas te reprendre ton or comme avant. Par Equinoxe je le jure. Devant le grand roi Kaull, j’le jure ! »

Le borgne jaugea l’air du gros barbu. Et hocha la tête. Acceptant de le suivre dans une ruelle. Evidemment, c’étais trop beau pour être vrais. Pour cette raison, l’homme serais deux fois plus sur ces gardes. Il étudia la ruelle. Beau coin pour une embuscade. Impossible de grimper, de s’échapper par une échelle. Non, rien sauf la ruelle la plus étroite de Madorass. L’homme brun se tourna vers Karaan, et se mit a éclater d’un rire nerveux. Sortant un mouchoir pour nettoyer son front dégoulinant de sueur, immonde porc puant que voilà. Traître même avec sa mère.

« Tu es vraiment plus con que t’en a l’air Karaan ! Maintenant tu va mourir ! »

Haussant un sourcil, l’homme dégaina son sabre a nouveau. Et regarda l’adversaire qui lui fit face, un rire dédaigneux quand il entendit le bruit d’une botte sur les pavés. A l’intensité du bruit, pas plus de quinze mètres. Se tournant. Il vit deux molosses, en cotte de maille avec un heaume mal ajusté sur le haut du crâne. Soupirant, il tourna le sabre vers eux. Les défiants de son unique œil au teint doré. d

« Je sens que je vais m’amuser moi.. »

Fiction : Une cicatrice bien moqueuse.  Commis11


Dernière édition par Khal Drogo Saro le Lun 22 Aoû 2011 - 15:07, édité 1 fois
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Fiction : Une cicatrice bien moqueuse.  _
MessageSujet: Re: Fiction : Une cicatrice bien moqueuse.    Fiction : Une cicatrice bien moqueuse.  EmptyLun 22 Aoû 2011 - 5:25

______________________________________

[Flashback : Bataille a la côte Ouest]
Le fracas des lames. Le sang chaud qui se déversais en dehors des immondes carcasses des morts.. Nettoyant la lame de son sabre sur un pan de sa cape. Le guerrier fut soudainement plongé dans son exceptionnelle mémoire.. Dix-sept ans auparavant. Agé a peine de vingt-trois ans a l’époque. Karaan fut déjà un fervent soldat de l’ancien Roi. Cette odeur nacrée.. Cette odeur ferreuse.. Le sang.. Oui, le sang. Sa mémoire visuelle se projetai dans son cerveau. Karaan.. Se retrouvais dans une armure rouge éclatante.. Qu’elle étais-cette couleur encore ? Oui.. Il s’en souvenait maintenant. La couleur de sa maison.. Dans son dos, des régiments de soldats du Royaume. Tous en cotte de maille pour la plupart, les régiments de cavalerie bien ordonnés. Et des soldats en armure lourde, maniant de redoutables épées a deux mains protégeaient les flancs d‘une formation de vougier tandis qu‘une énorme ligne d‘archers se réfugiait derrière une ligne de combattant a l‘épée, tous armés de targes en acier. Levant son sabre. Karaan hurlais, un cri de guerre repris en cœur par tout ces frères en armes.

Un autre fut poussé, plus puissant, a nouveau. L’armée répondit. Le sol tremblais sous l’injonction. Des rangs entier de lanciers frappaient le sol de leurs lance. Faisant trembler les cieux et la terre.

Grimpant sur sa monture, Karaan.. Le Seigneur Commandeur de l’ancien Roi, faisait face a une armée de barbares venus d’un autre continent, leurs présence souillait le sol du Royaume. Sous une puissante injonction de la part du commandeur, faisant tournoyer son sabre. Des volées de flèches blanches, fusant a travers les airs. S’abattant tels la fureur divine qui animais les armées du Royaume. Plusieurs des barbares, la plupart en peau de bêtes, certains en armure d’acier de piètre qualité, tombèrent sous la première volée de flèche. Les traits mortels des archers les transperçant de pars en pars. Certains même se tortillant alors que leurs sang nourrissait la plaine.

Seconde volée de flèches. Ce coup ci. Moins d’homme tombèrent. Pour la bonne raison que la plupart des flèches furent déviées par le vent qui venait de la côte, cependant, de son poste de vue surélevé. Karaan pouvais voir les centaines de barbares crouler sous le nombre de flèches. Les nombreux rangs de cavalier, sous un ordre de leurs commandant, vinrent en ligne.. Le sol tremblais sous la course rageuse des barbares, vociférant dans leurs langue des menaces qui tombaient dans des oreilles sourdes..

Les détaillants, le commandeur se fit a l’idée que la bataille serais grave. Les guerriers frappant leurs bouclier en courant vers les lignes organisées et serrées du Royaume. Le corps a corps serait sanglant. Levant son sabre, la charge fut lancée. Et une ligne de cavaliers lourds, leurs montures caparaçonnées se jetèrent au combat. L’homme en armure rouge se démarquais des autres. Se créant lui-même le droit d’enfoncer en premier les rangs ennemis. La cavalerie en formation de V, chargea les pillards de l’Ouest.


«  - Pour le Roi !  »

Hurla Karaan avant de se jeter a corps perdu dans une bataille gagnée d’avance. Les chevaux renversèrent les barbares, qui sous la puissance de la charge, virent leurs corps réduits en poussières. La longue lignée de cavaliers étaient tels la volonté et la force du Royaume. Répandant une mort douloureuse a chaque seconde passée impunément dans les rangs ennemis. Suite a cet acte. Le reste de l’armée du Royaume avança en formation serrée, un mur de bouclier étanche. Lances passées dans les enchevêtrements entre les boucliers. Une herse vivante, mouvante. Qui répandrais la mort par où elle passe.

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