''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]

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Lily-Rose Tepes



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Lily-Rose Tepes
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Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] _
MessageSujet: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyMar 23 Aoû 2011 - 18:01

Venill. La ville parfaite pour une danseuse vagabonde. Et en particulier, son port marchand. Ici les bateaux ne restant qu’une ou deux nuits offraient une diversité de spectateurs inouïe. Cela faisait 5 jours que j’étais là, me contorsionnant en tout sens, volant entre mes papillons illuminés sous les regards ébahis des habitants, commerçants, voyageurs de tout pays et croyances. Chaque jours ils étaient différent, chaque jour je les charmais, sans relâche. Il me suffisait de placer index et pouce, joins devant ma bouche et de souffler. Tout doucement, comme un soupire d’envie à l’oreille d’un homme… C’était le secret. Sensualité, Grâce, Vivacité mais aussi, Malice. Jouer avec son public, poser un papillon sur le nez d’une enfant, sourire, s’approcher, enrouler son foulard autour d’un cou et puis, s’Envoler.
Mes rubans tournoyaient dans les airs, jouant avec mes amis bleus. Mais je ne me faisais pas d’illusion, c’était pour eux que les gens venaient me voir, pour voir, non pas la danseuse enfant du port mais bien pour ses papillons de lumières bleutée qui ravivaient les cœurs. Car derrière ma danse, j’ensorcelais. Charmant les plus démunies pour leur donner, ne serait-ce qu’un moment, le sentiment d’une extraordinaire plénitude, d’une joie intense, d’un cœur qui palpite peut-être pour la première fois.
L’oniromancie… ça ne sert pas juste à manipuler, ce n’est pas noir. Grâce à elle, je savais comment illuminer une âme. Et ça n’avait pas de prix. Je me souviens, un jour Lavande m’avait dit : « Un jour, il te faudra faire un choix. Celui de te cacher, plus ou moins comme je l’ai fait en devant voyante pour ce cirque ou celui de vivre au grand jour. Apportant avec toi soit mort et désolation… Soit amour et bonheur. Seulement tu comprendras bien vite que… malheureusement pour nous, Oniromancien, ces deux voies finissent toujours par se croiser. »
Je ne comprenais pas. A vrai dire il y avait tant de chose que je ne parvenais pas à saisir que j'ai même demandé un jour :

_ Dis Irma... Pourquoi tu m'as choisie ? Je suis nulle, je vois jamais où tu veux en venir.

Elle avait rit. Ce n'était pas un femme qui riait souvent, Irma.

_ Et bien... Je ne sais pas, peut-être parce que tu ne vieillie pas ou encore. Parce que tu as un nom de fleur épineuse... Il y a des choses qui ne s'expliquent pas, Lily-Rose Tepes.

Jamais je n'en su davantage.
Toujours est-il que ça mise en garde m’avait paru bien étrange. Comment faire le bien pouvait-il être mal ? J'étais ivre de ce bonheur que je tenais entre mes doigts. Moi qui n'avais jamais été heureuse, qui étais né dans la rue et la pauvreté, respirant le misère à chaque instant. Je pouvais leur offrir ce dont j'avais toujours été privée. Rien qu'en dansant.
Ce soir là, je donnais une dernière représentation avant de rentrer à l'auberge où je séjournais. Il me faudrait bientôt partir, il n'était pas bon de rester trop longtemps au même endroit... On finissait par s'attacher aux lieux, au mode de vie qu'on y avait. Et moi je devais poursuivre ma quête. Et découvrir enfin qui j'étais.
Les nuages cachaient la lune, donnant aux ruelles un air lugubre, malsain... effrayant. Arrivée à l'auberge je saluais le cuistot, surmené, débordé et transpirant la graisse de ses plats. Ce n'était pas du luxe cet endroit mais ça suffisait empalement à une danseuse sans bagage. Surtout que depuis un jour de pluie où j'avais dansé pour les clients, le patron me logeait dans sa plus belle chambre. Il faut dire que ce jour là il avait gagné gros alors il me devait bien ça.
Je montais directement me coucher, épuisée. Le lendemain il me faudrait me lever tôt pour investir la plus grande place du port, comme un final avant mon départ. Je pensais déjà aux sourires que j'y verrais.
Au fond... J'aimais cette ville. Elle n'était ni grande ni somptueuse mais juste jolie et vivante. Et puis la présence de l'eau lui donnait une fraicheur unique. Un accent de légèreté que n'avaient pas toutes les grandes villes.
Cette nuit, je rêvais de Lavande. Pauvre femme. J'espérais ne jamais, au grand jamais, partager un sort tel que le sien.Condamnée à faire comme si elle lisait dans une boule de cristal... Comme si une boule pouvait prédire l'avenir ! voilà qui était grotesque.

*J'aurais tant voulu te comprendre, Lavande... Toi qui avait l'air si triste de notre sort. Alors que l'Oniromancie est la clé. Nous pourrions offrir aux hommes un monde de paix et d'harmonie... Si seulement nous étions plus nombreux. Dis-moi ce que je n'ai pas compris... Je t'en prie...*


Dernière édition par Lily-Rose Tepes le Sam 27 Aoû 2011 - 2:53, édité 4 fois
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Aikanaro Myrrhyn

Prince Syrinx

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Âge : La vingtaine d'apparence mais la légende voudrait qu'il ait toujours connu les trois mondes

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Fiche de Personnage : L’avènement des Syrinx


Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] _
MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyMar 23 Aoû 2011 - 19:28

Après avoir offert une sépulture décente à une courageuse vampire, que la nature honorerait dans sa mort, l’albinos poursuivit son chemin à travers l’une des immenses forêts Felethiennes. Comme à son habitude, il se plongeait dans ses réflexions profondes sur sa quête, sur le monde et sur lui. En ces moments, les plantes étaient son unique guide, le menant là où on avait besoin de lui et là où il pourrait faire jouer le destin en faveur de ses desseins utopiques.

Plusieurs jours il marcha, voguant au grès de la flore tel le pollen au vent, se nourrissant de temps à autre des baies juteuses, de fruits mûrs et rafraichissant sa gorge au bord d’un lac ou d’une marre s’offrant sur son passage. La fatigue qu’il avait accumulée dans les grottes aurait bientôt entièrement disparu. Peut-être devrait-il lever le pied quant à sa curiosité… Enfin bon, il était encore vivant, ce n’était certainement pas la meilleure des choses pour maintes personnes, mais ce n’était pas la pire non plus.

Il sentit finalement un trou devant lui, une zone absente de l’aura naturelle des forêts. C’était une ville. Il n’avait encore jamais été conduit ici car il n’avait rien à y faire. La seule grande ville qu’il avait traversée était Madorass et son quartier aux esclaves. Anecdote qui lui valut l'affichage de sa tête sur une grande partie des murs de la cité royale avec la mention amicale "RECHERCHE" en lettres grasses et lisibles, mais cela en valait la peine. Sans lui, des jumelles Syrinx auraient été condamnées à la servitude éternelle à des humains stupides.

Il resta de longues minutes à l’orée du bois bordant la petite cité portuaire, l’observant de loin plongée paisiblement dans une nuit sombre et dans laquelle il semblait avoir été poussé par la flore elle-même. Le démon espérait seulement que sa réputation ne l’ait pas précédé. Dans le cas contraire, la visite allait être plus que mouvementée.
Il brillait de milles lumières, ce village de plaisance. Chaque chaumière en comptait plusieurs comme pour continuer à faire vivre au rythme des lueurs dansantes. Le Syrinx devait l’admettre, le décor était plaisant et en communion avec la rusticité de la nature, ce qui l’étonna agréablement. Peut-être les hommes n’étaient-ils, au final, pas si irrespectueux de leur habitat et pas non plus obsédé par le pouvoir et la guerre.
Aikanaro avança jusqu’aux premières ruelles pavées de la cité silencieuse. Bien qu’il n’aimait pas se retrouver éloigné des forêts, le cadre fleurit des murs de pierre arborant plantes tombantes et fleurs odorantes l’apaisaient. Il ignorait l’heure qu’il était, mais une chose est sûre, c’est qu’il était assez tard pour qu’il ait le luxe de ne croiser âme qui vive, et c’était temps mieux. Son teint cadavérique, son armure d’un noir terne ornée de gravures inquiétantes pour qui ignorait de quoi il s’agissait, ses lames longues, acérées, pendant de chaque côté de son bassin aurait certainement effrayé quiconque l’aurait croisé.

Tout au long de ses déplacements dans les entrailles de la ville il passa à côté de nombreux bâtiments aux allures magnifiques et nobles, sans y prêter une quelconque attention. Pour lui, ce n’était que des abris de confections humaines, rien de plus, et il n’y avait pas d’intérêts non plus à contempler ces merveilles d’architecture, si c’était pour louper maints détails d’agencement et autres à cause des ténèbres qu’imposait les nuages.
L’albinos s’arrêta enfin, sentant la fatigue le reprendre, au milieu d’une immense place portuaire, non loin des docks. Un chêne géant surplombait de toute sa majesté la place commerçante. Il décida de prendre place aux creux de ses racines épaisses, se lovant contre son tronc qui dégager la délicieuse odeur de l’écorce vieillie. Le démon s’endormit bien vite, bercer par les caresses de la brise légère, aimante et le bruissement léger du feuillage de l’arbre, attendant le lendemain avant de chercher à comprendre pourquoi le destin l’avait fait venir en cet endroit.


Dernière édition par Aikanaro Myrrhyn le Jeu 25 Aoû 2011 - 12:10, édité 2 fois
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Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] _
MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyMer 24 Aoû 2011 - 3:00

Un visage… Flou, à moitié effacé par le temps. Ondulent tel un reflet suivant l’onde de l’eau. Sauf qu’il est en flamme. Et il n’y a pas de flammes dans l’eau… Si ?
Non…
Il est froid. C’est un monstre de glace embrasée… Sous une pluie de pétales de fleur. Il y a … Un parfum. Une odeur sucrée et juteuse. Une odeur de cerise. Enivrante, elle vous étreint l’âme. Embrasse votre cœur. Sublime vos pensés. Douce présence qui apaise mes songes. Ce monstre. Il a créé un équilibre. Comme un espace de trêve entre deux armés, au beau milieu d’un chant de bataille, où pousserais un arbre splendide… Un cerisier.

J’ouvrais doucement les yeux. Étirant mon petit corps dans ce grand lit d’ébène massif, dans ce confort qui aurait pu être mien pour toujours si j’étais resté. Dans cette ville… C’était si facile pour une artiste, les gens étant toujours différents, toujours plus avides de beauté, de spectacle. Il y avait de plus en plus de monde sur les places de Venill, autour de moi. La nouvelle c’était répandue si vite. La Danseuse aux papillons, cela même du cirque Tepes !
Et si le temps était venu pour moi de me poser. Quelques temps du moins. Je ne savais plus ce que je voulais, tout me semblait si facile.
A en juger par la faible lumière que j’apercevais à ma fenêtre le soleil devait être sur le point de se lever. Ne pointant encore qu’un bout de son petit nez entre les collines à l’horizon. J’allais me rafraichir et enfilait ma robe favorite. La bleue. Celle que Lavande m’avait offerte à mon premier jour chez les Tepes. Étant donné que je n’avais pas grandis elle m’allait toujours aussi bien. J’avais au moins cela de pratique, mes vêtements m’iraient toujours. Je pris avec moi mes rubans et descendis prendre mon petit déjeuné avant de me mettre en route.
La fraicheur de l’aube emplissait mes poumons. Je marchais, droite, tranquille, ma chevelure rebondissant sur mes épaules à chacun de mes pas. Enjouée. Heureuse. Je m’arrêtais pourtant.
Devant un buisson. Il abritait sous son ventre, une multitude de petites fleurs bleues. Des Nigelles-Damas. Elles étaient si belles, à peine ouvertes, se cachant encore des regards languissants du soleil. Comme endormies. Je caressais leurs doux pétales, n’osant point cueillir pareille merveille. Les fleurs ne sont pas faites pour être enfermées dans des vases, entassées en bouquets, serrées dans une eau fade sans les bienfaits de leurs mère la terre. Et je me plaisais à imaginer qu’un jour un homme qui me comprendrait mieux qui quiconque, m’offrirait un champ. Plein de fleurs sauvages. Un rêve de femme dans une tête d’enfant. Mais je n’allais tout de même pas passer ma vie ainsi. Seule devant la peur qu’entretenaient les hommes de l’inconnue et quoi de plus inconnu qu’une croissance interrompue. Qu’une jeune fille qui souffle des papillons, sans trucage, sans astuce, juste par magie. Que savaient les hommes de la magie ? Je l’avais bien ignoré, moi, jusqu’à Lavande.
J’arrivais à la place principale du port. Au centre se dressait un gigantesque Chêne. L’arbre premier de la ville. Il avait planté ses racines à cette endroit bien avant l’arrivé de l’homme dans ces contrés. Splendide, c’était lui, le roi de Venill. Son âme.
Je m’avançais. Observant ses ramures majestueuses avec un respect profond. La différence entre l’arbre et l’homme, c’était que l’arbre ne faiblissait pas. Ils se renforçaient avec le temps, s’assagissait. Alors que l’homme, prétentieux, se voyant perdre ses force, se voyant grandir et vieillir faible, en devenait vil, fourbe. Il n’était rien. Rien d’autre que la vermine de ce monde.
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Aikanaro Myrrhyn

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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyJeu 25 Aoû 2011 - 13:51

Le soleil réveilla doucement la ville endormie de ses halos chauds et dorés. Un léger brouillard tapissait l’eau des docks, dissimulant sous lui la houle clapotant le long des quais.

L’albinos entrouvrit ses yeux en amande, laissant briller à la lumière les éclats rougeâtre de ses iris. Il bailla, émergeant d’un sommeil lourd et revigorant, puis s’étira après s’être retirer de son berceau de feuilles et de racines. Le démon n’avait que trop dormi. D’un œil vif, il scruta les alentours, aux aguets d’éventuels humains.

Des ruelles donnant sur la grande place commençaient à sortir des marchands avec leurs charrettes et leurs étalages. Ils étaient hâtifs et absorbés par le travail, préparant des produits de toutes sortes et les mettant en place sur leurs présentoirs de bois de façon à les mettre le plus possible en valeur. D'autres gens arrivèrent également, n’apportant pas de marchandises mais uniquement de drôles d’accessoires hauts en couleur. L’un possédait de petites massues, chacune d’un couleur différente mais unie, l’autre allumait des torches et se rinçait la bouche longuement, un troisième sortait de nombreux couteaux, dagues et lames en tous genres, les disposant devant lui sur une table de fortune.
Tout ce monde était trop occupé pour faire attention au Syrinx dont la curiosité était attisée par le comportement de cette race, s’activant d’une énergie incroyable à peine les premières lueurs de l’aube ayant pointé.

Il marcha alors en direction des quais, ne voulant pas gâcher cette chance de ne pas avoir encore été reconnu. Cependant, des gens arrivaient également vers lui, occupant tous les chemins menant au lieu du chêne massif. Il s’arrêta, cherchant des yeux une solution quelconque à son problème, en vain. Il se faisait encercler de villageois parlant, rigolant entre eux, emplie de plaisir d’aller à la rencontre de ce lieu de commerce apparemment réputé. Mais Aikanaro le savait, cette joie était fragile, et à peine serait-il découvert qu’un amas de curieux viendraient vers lui tels des spectateurs venus admirer une bête de foire tandis que d’autres avertiraient les gardes qu’un démon maléfique hante les rues au grand jour.
Son regard se posa sur un individu revêtu de vêtements amples et sombre, placé entre une étale de poterie et une de fruits et légumes. Il était entouré d’enfants et était observé un peu plus loin par nombre d’adultes tout aussi émerveillés qu’eux. Il manipulait avec habilité pièces, cartes et bouts de ficelle, les faisant disparaître puis réapparaitre au travers de bruitage de suspens. Un rien ne les émerveillait…

Il se retourna, replongeant dans ses recherches et vit les visages horrifiés des passants, leurs yeux braquaient sur lui, et le silence s’installant inexorablement. Son teint cadavérique encadré de long cheveux fins de la même blancheur, son armure sombre et ses yeux sanguins venaient d’avoir raison de l’enthousiasme de la populace. Son regard se balada sur la foule le dévisageant. Il aurait pu tous les tuer, en finir avec ces gens insouciants de qui il était, mais ils ne lui avaient rien fait, ou du moins, pas encore. Ses desseins n’étaient pas ceux de ses lames, il portait la justice de la nature, pas la mort irraisonnée.

Comme pour donner plus d’effets à la situation, les épées en question firent briller leurs runes, assoiffées de toutes les âmes qui s’étendaient, si faibles, devant elles. Il n’était plus l’heure des réflexions, il fallait utiliser leur crédulité afin d’inverser le cour des choses. Le prince albinos se retourna et s’accroupit, plaçant ses mains dans la terre qui entourait l’immense arbre. Puis, se relevant d’un bond vif vers son public, il fit apparaître un gros bouquet de fleurs de lys entre ses mains, comme par magie. En réalité, il n’avait fait que pousser ces fleurs et les cueillir toutes en un geste rapide, espérant que les spectateurs n’y verraient que du feu. Connaissant l’astuce, il était persuadé que cela ne prendrait aucunement, même avec le plus stupide des êtres vivants. Surpris du bond de l’homme aux regards de flammes, les humains reculèrent de quelques pas, s’attendant à une attaque ou autre offensive hostile. Ils écarquillèrent tous les yeux en voyant le magnifique bouquet de fleurs qui contrastaient avec la noirceur des gants qui les tenaient. Une gamine qui se trouvait aux premières loges, plus audacieuse que ses congénères, tendit les bras vers les fleurs, caressant du bout de ses petits doigts, les doux pétales. Le démon dirigea alors ses iris embrasées en direction de la jeune fille qui retira rapidement ses mains, frissonnant de terreur. Il s’agenouilla pour se mettre à sa hauteur et lui déposa le bouquet entre ses mains tremblantes. Bien que stupide pour lui, c’était également un peuple touchant et une compagnie toujours plus appréciable que tous les habitants du Vein.

Il se releva dans un sourire forcée à l’enfant qui déformait ridiculement son visage dur comme de l’ivoire. Ainsi fut-il accueilli par un brouhaha d’applaudissements et de félicitations. La joie était revenue et sa tromperie avait fonctionné, bien que ça ne lui plaisait pas trop de jouer les clowns pour sa survie. Mais au moins, il avait évité une effusion de sang qui n’aurait fait que trop plaisir à ses armes runiques. Et pour la première fois, il imaginait son peuple à la place de ces humains, heureux et acclamant le don de la liberté.
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyVen 26 Aoû 2011 - 2:42

Ce matin, c’était jour de marché. A mon arrivé près de la place, les marchants se pressaient, déambulant leurs produits, montant à toute vitesse leurs étalages de fortune. Quelle agitation. A présent mon plus gros problème était certainement ma nouvelle notoriété, je ne parvenais pas à faire un pas sans qu’une personne ne m’arrête, petits ou grand, le monde entier voulait me parler, me toucher, me regarder de près si bien que cela en devenait insupportable.

_ Hé ! Mademoiselle Lily !

_ Oh ! Bonjour Miss Tepes ! Comment vous portez-vous ?

_ Regardez !! C’est la fille des papillons !

Je poussais un long soupire. Mais les règles de politesses m’obligeaient à répondre, à sourire.

_ Ah, non, je suis désolé les enfants il faudra attendre le spectacle pour les papillons.

_ Mais comment tu fais ? Ils sont apprivoisés ?

_ Voyons si je te le disais ça n’aurait plus aucun intérêt.

Etait-il vraiment aussi stupide ? Apprivoiser des papillons ? Bien suuuuur, cela va de soit. Je repensais à ses Nigelles-Damas que j’avais trouvés sous le buisson, quelques rues plus loin. Il y avait quelque chose de bizarre. Ces fleurs, elles qui demandaient d’habitude un entretien monstre pour arriver à maturité. Comment avaient-elles pu pousser à l’état sauvage. Les habitants n’étaient pas du genre à se préoccuper de plantes et elles ne se trouvaient pas dans le quartier des herboristes…
Je m’arrêtais à une étale. Une pâtissière était installée là pour faire découvrir à la ville ses nouvelles recettes et tout ces mets me donnaient l’eau à la bouche. Il y en avait pour tous les gouts et les couleurs. Des gâteaux roses, d’autres verts dont elle m’expliqua qu’ils contenaient de la pistache. Mais c’était quoi une pistache ? Elle souriait devant mon insouciance et m’invita à gouter.
_ Pour toi c’est gratuit ma belle !
Gratuit ? Pour moi qui gagnais si bien ma vie depuis quelques jours c’était gratuit ? Alors que d’autre enfant dans la même ville, dans cette même rue bavait sur les gâteaux du même étalage ? Je trouvais la chose scandaleuse. Et pourtant c’était toujours aux gens sans besoins qu’on offrait le plus de choses.
Le gout de la pistache me paru étrange, il me prenait la bouche en otage, opulent parfum, déployant ses saveurs étouffantes. Mais je ne le montrais guère. Lui disant juste que c’était intéressant mais que je préférais le bon vieux chocolat. Ce à quoi elle répondit :

_ Ah c’est sur qu’à ton âge on n’aime pas les trucs trop sophistiqués.

A mon âge ?! Mais que savait-elle de mon âge cette égoïste truie ? J’en avais assez qu’on me prenne pour une gamine immature ! Ça faisait des Années que je me trainais ce corps et personne n’allait chercher plus loin la femme qui y résidait ! Je serais les poings. Mais pensant à ces enfants qui crevaient de faim derrière moi, je lui achetais trois gâteaux Chocolat-Vanille. Elle me remercia et je partis sans répondre donner la presque totalité de mon trésors aux enfants. Ne gardant pour moi qu’une petite bouché pour le plaisir du gout.
Soudain, un attroupement se forma dans la direction de la place. Si bien qu’on ne voyait plus rien d’autre que le haut du chêne qui y trônait. Les gens murmuraient, baragouinaient des histoires de Malin et tout en perçant discrètement la foule je me demandais bien ce qui avait pu provoquer pareil polémique concernant les démons. Qu’elle drôle d’idée, les démons ça n’exis… te pas ?
Je le voyais. Enfin je comprenais le trouble dont était pris la foule et c’était bien compréhensible devant pareil personnage. La première chose qui choquait, était bien évidemment son armure. D’un noir métal. Si sombre qu’elle reflétait à peine les doux rayons du soleil matinal. Si complexe et si fluide à la fois c’était comme si… Elle n’avait pas était forgée par la main de l’homme. Son corps semblait fin sous cet amas de ferraille, mais sous sa souple taille pendaient deux lourdes épées, l’une de chaque cotés de ses hanches. La première tout aussi effrayante et irrégulière que l’armure. La deuxième lumineuse et pourtant… il y avait quelque chose de sombre en elle. Une faim. Je sentais, émanant de ce curieux individu, une force surhumaine mais tremblante. Il semblait si fragile… Son teint semblait celui d’un mort et ça chevelure blanche jurait avec la jeunesse de son visage. Un doux visage. Mais perçait de deux yeux enflammés.
J’avais beaucoup de mal, à lire son esprit, les émotions étaient brouillées comme si lui-même ne savait que faire ou que ressentir. Tout à coup il s’agenouilla, cachant ses gestes à son indésirable public pour se relever presque aussitôt. Oh se fut bref mais cela me transperça, tel un pic de glace. Il venait de faire usage de magie.
Tout de suite je scrutais les visages alentour. Allons, c’était gros comme une maison, quelqu’un avait bien du le voir ! Mais non. Tous le fixaient toujours du même air incrédule. Apparemment sa magie venait de lui servir à faire pousser des fleurs. Il se tenait désormais, droit, tendant un bouquet de Lys à bout de bras. Voilà qui le rendait tout à fait benêt. Quel situation cocasse, cela me donnait presque envie de rire. Un petit sourire se peint sur mes lèvres. Il faisait peut-être peur au premier abord… Mais ce geste désespéré en quête de paix avec les villageois laissait entendre qu’il ne désirait pas verser le sang inutilement. Bien sur, on ne pouvait le considérer comme inoffensif aux vu de ses armes. Mais il n’était pas mauvais… Enfin… Je le croyais volontiers. Et puis crotte, un guerrier sanguinaire ne fait pas pousser des fleurs ! En tout cas pas des Lys. Des Chrysanthèmes à la rigueur…
Mais mon attention se fixa alors sur une fillette. Courageuse ou totalement siphonnée, elle s’approcha de l’homme pour toucher le bouquet. Comme si elle voulait s’assurer de la véracité des fleurs. Leurs regards se croisèrent et je sentis, tout autour de moi, l’assemblé se tendre. Pourtant je ne pouvais m’empêcher de remarquer que les parents de la petites elle-même ne faisaient rien. Trop effrayés pour protéger le fruit de leurs entrailles. La pauvre était figée de terreur. Alors, l’inconnu se mit à genoux, et lui offrit, dans un geste délicat qui jurait avec son allure, le bouquet.
Il fallu une bonne seconde au public pour applaudir et lancer ses cris de joies mais je craignais que cela ne dure point. Il avait trop attiré l’attention, à présent les gens, et surtout les enfants allaient le harceler sans cesse et qui savait de quelle manière il réagirait. Non il valait mieux éviter à ceux jeune homme un tel embarra. Et puis… s’il pratiquait la magie… il se rendrait peut-être compte que je n’étais pas ordinaire et alors je pourrais… Peut-être même, saurait-il ce que j'étais ? Mais me laisserait-il l’approcher ? En aurait-il envie ?
Le temps pressé, chaque seconde perdue à réfléchir incitait l'assemblé à en demander encore, ils voudraient d’autres tours, et une seconde espèce de fleur ne les comblerait pas. Mais quelle idée avait-il eu de se faire passer pour un magicien de basse-cour !
Alors je le fis. Et se fut merveilleux.
Jamais je n’en avais produit autant en même temps, des centaines, des milliers de papillons bleus plus brillants, plus beaux, plus vifs que tout les autres avant eux inondèrent bientôt la place, créant une diversion assez longue pour qu’il puisse s’évincer. Et je priais pour qu'il le fit. Lorsque les lumières se dissipèrent, j’entamais ma danse, immédiatement, ne laissant le temps de souffler à quiconque, plus furibonde que jamais pour captiver toute l’attention des spectateurs ébahis. Ils s'exclamaient, se bousculaient pour mieux voir tandis que je faisais tournoyer dans les airs mes deux rubans satinés. La tache était ardue, mais il me fallait gagner du temps, pour lui. Et toute à mon œuvre je ne pouvais pourtant m’empêcher, malgré l'effort musculaire à fournir, de me questionner…
Mais qui pouvait-il bien être ?


Dernière édition par Lily-Rose Tepes le Sam 27 Aoû 2011 - 2:55, édité 2 fois
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Aikanaro Myrrhyn

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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyVen 26 Aoû 2011 - 20:57

Le Syrinx observait les humains, l'acclamant pour son don, qu'il exerçait pourtant au quotidien dans les forêts sans que personne ne s’en rende compte. Cependant, une bonne chose était faite, il avait réussi à gagner un début de confiance avec ce peuple étrange. Mais le revers de la médaille était que toute leur attention était désormais portée sur lui. Déjà qu’il avait été difficile d’envisager une fuite quelconque, maintenant cette fuite était tout simplement impossible. Il allait devoir continuer, mais jusque quand ? Il n’avait pas que ça à faire, d’amuser des êtres si éphémères et ignorants.

Soudain des papillons bleus s’élevèrent au dessus de la foule ébahie. Leur vivacité, leur vol structuré, leur couleur brillante, magnifique, inhabituelle, surréaliste même, leur taille et leur nombre fit tout de suite pensé à de la magie au démon. L’intégralité de la foule se tourna vers la source du spectacle.
Pour Aikanaro, cela devait être un de ces autres illusionnistes cherchant à reconquérir son public par un de ses tours les plus extraordinaires. Il finit par tourner la tête vers le lieu d’où venaient les insectes volants. Il aperçut brièvement à travers les gens, une enfant dansant avec de longs rubans de satin. C’était donc elle qui allait lui donner l’occasion de se soustraire au monde de humain, mais était-ce fait exprès ? En tout cas, il ne se serait jamais douté qu’une enfant puisse user à ce point de la magie d’autant plus qu’elle avait l’air humaine elle aussi.

Mais l’heure n’était pas à la réflexion, le prince albinos passa rapidement derrière les spectateurs captivés, se bousculant pour assister de plus près à la prestation de la gamine. Après quelques minutes de combat contre cette marée humaine, il se faufila dans une ruelle sombre et étroite, jonchée de pavés anciens au sol et encadrée de murs défraichis. Il souffla, rassuré de ne pas avoir eu à utiliser la force mais encore un peu frustré d’avoir joué les animateurs mondains pour le plaisir de cette race pathétique. Il s’adossa contre un mur, fermant les yeux afin de rassembler ses esprits pour réfléchir à ce qu’il allait faire dorénavant.

Rouvrant ses yeux rubis, il aperçut une petite frimousse particulièrement reconnaissable sous un camouflage de lys odorant. C’était la jeune fille à qui il avait offert le bouquet afin de prouver que ses intentions n’étaient pas hostiles. Ses grands yeux bruns comme sa chevelure n’osaient pas croiser le regard infernal du démon. Elle ouvrit la bouche légèrement et, après une légère hésitation, bredouilla :


- " Merci… pour le bouquet… ".

Elle avait l’air timide, ou intimidée. En même temps, il y avait de quoi. Elle avait en face d’elle l’un des plus anciens démons que les trois mondes aient connu mais, heureusement pour elle, elle semblait l’ignorer.
Une fois de plus, Aikanaro allait au devant d’ennuis. Les parents chercheraient assurément leur fille, s’ils n’étaient pas déjà sur sa piste. Elle allait lui poser problème sans le savoir. Il n’aurait, en plus, certainement pas de seconde chance comme la demoiselle aux papillons. Son cerveau bouillonnait, analysant chaque détails de la situation, construisant et défaisant raisonnements et solutions afin d’en sortir l’opération idéale. Pendant qu’il cherchait désespérément, il fixait l’enfant avec un regard intense, sans dire un mot, laissant peser le silence comme une épée de Damoclès au dessus de la tête de cette petite fille insouciante. Ne sachant où se mettre, oppressé par la réaction de l’homme au teint de porcelaine, elle tendit sa main et attrapa fébrilement le gant de métal sombre et glacé de ce dernier. Elle espérait peut-être obtenir sa compassion de par ce geste anodin. Surpris, le seul effet qu’eut cette tentative et d’embrouiller d’avantage le Syrinx dans ses songes.
Finalement, il prit dans sa seule main libre, une partie du bouquet et fit s’entrelacer les fleurs blanches jusqu’à former une sorte de cercle d’une quinzaine de centimètres de diamètre. Il le déposa délicatement sur la tête de la môme et, la faisant se retourner de sa main prise, la poussa de l’autre main vers l’entrée de la ruelle, là où se trouvait la place au chêne multi-centenaire.


- " Vas, dit-il, je dois m’en aller et tu ne dois pas me suivre… ".

La voix du démon était calme mais on pouvait ressentir un ton impératif. Il ne rigolait pas et son visage impassible était là pour le rappeler. Il regarda s’éloigner l’humaine miniature qui avançait à contre cœur, gardant son regard sur le démon comme pour graver à jamais son image dans le marbre de sa mémoire juvénile.
Une fois de nouveau seul, il s’écarta du mur et reprit sa route dans la ruelle étriquée, se questionnant sur l’intérêt que pouvait avoir une enfant utilisant la magie à un niveau aussi élevé dans une petite ville portuaire. Si elle cherchait l’argent, autant allé à Madorass. Pourtant elle faisait son show ici. Cela sonnait étrangement mais ce n’était que des doutes et Aikanaro les chassa rapidement de son esprit, tentant de se concentrer sur ses propres buts et du fait d’avoir été amené ici.
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptySam 27 Aoû 2011 - 2:45

Ce n’est qu’après une heure de spectacle que j’achevais ma danse, estimant que c’était suffisant pour que le mystérieux homme en armure puisse s’échapper et se mettre à l’abri des regards indiscrets. Je tentais d’insuffler aux derniers curieux un sentiment de contentement paisible mais la tache était ardue. J’avais donné une grande partie de mes forces dans la formation des papillons et une autre au moins égale dans la danse sauvage que je venais d’interpréter. Véritable tigresse tournoyant dans les airs. Autant dire que j’étais épuisée. Ne pouvant poursuivre ainsi ma journée je m’asseyais au pied du grand chêne de la place pour me reposer quelques instants. Là, blottie entre ses gigantesques racines, je savourais l’instant. La brise c’était réchauffée, avec la montée de l’astre Jour dans le ciel désormais bleu d’azur. J’admirais la façon qu’avaient les feuilles de mon nouvel ami Arbre de jouer dans le vent, chantant dans une langue que seule mère nature pouvait comprendre. Et ce murmure me chatouillait, malicieux, joueur, et enjôleur… Je lui souriais. N’importe qui m’aurait prise pour une folle en me voyant rire avec ce chêne mais peu importait. Mes meilleurs amis n’étaient souvent pas très commun… L’homme restant la créature la moins fiable à ma connaissance.
La mousse humide chaussant les pieds de l’arbre me garantissait un petit nid doux et frais, je me surprenais d’ailleurs à somnoler… J’étais… Si détendue. Tout mon corps se faisait lourd, et je me sentais alors comme un lapin dans un pâté, la paresse enrobant mon esprit de ses mains de velours si séduisantes… Je crois que j’étais tentée. Même plus, j’étais sur le point de succomber à ce charme languissant lorsque tout à coup, je reçue un gland sur le front.
Tout d’abord cela eu pour effet de m’agacer, ne pouvais-je dont pas prendre cinq petites minis, ridicules minutes pour me reposer sans être dérangée par un quelconque fléau ? De plus il était tombé du coté pointue et un gland étant tout sauf mou, j’avais désormais mal au front. Je frictionnais ce dernier activement et attrapais le coupable entre mes petits doigts d’un air sévère.

_ Mon petit bonhomme, vous êtes accusé de haute trahison envers la couronne ! Qu’avez-vous à dire pour votre défense ?

Devant le silence du gredin je me gonflais d’orgueil. Hahaaa, il n’osait plus rien dire, le sacripant !

_ Monsieur, vous êtes libre de contacter un avocat vinaigrette mais tout ce que vous pourrez lui dire sera retenu contre vous.

J’inclinais le gland, trouvant que, la tête vers le sol, il semblait culpabilisé. Je m’attardais alors sur la beauté du travail de la nature en remarquant à quel point il était lisse, brillant et d’un marron chaleureux. Il me rappelait les yeux de Lavande. Cette couleur respirait la bonté. Ses reflets, tantôt plus clairs, tantôt plus sombres lui donnait un charme presque abusif pour un gland. Définitivement sous le charme, je prenais une décision qui, j’en étais consciente, ferait virer aux vert toute l’assemblé du tribunal mais bon. Cette dernière étant composée de feuilles…

_ Monsieur Du Gland. Après une sévère délibération intérieure je vous déclare officiellement, libérer sur parole !

A ce moment le vent souffla plus fort, comme pour donner son approbation, voir son mécontentement mais la séance était levée et sous les applaudissements des feuilles agitées par le chahut de l’air je relâchais mon détenu avec une grande satisfaction.
C’est alors que je remarquais une chose pour le moins étrange. La mousse qui formait un cercle autour de l’arbre, semblait particulièrement développée à un endroit qui donnait naissance à un petit chemin de verdure entre les pavés. Cette ligne verte tranchant avec le gris du sol, je me demandais bien comment j’avais pu ne pas la voir et, m’accroupissant pour l’examiner de plus près je remarquais de minuscules pousses de fleurs parmi toute cette mousse. Alors je me souvins de la prestation si inattendue de l’homme de la place. Un bouquet.
Cet homme avait, par magie, fait poussé des lys absolument parfaites en un quart de seconde pour se sauver la mise. Etait-il donc possible que … Il aurait laissé une trace exprès ? Je n’en voyais vraiment pas l’intérêt, c’était ridicule. Pourtant cette ligne était là et je ne pouvais l’ignorer ! Un piège ? Mais pourquoi ? Moi qui venais de le secourir. Pour quelqu’un d’autre alors mais qui dans cette ville aurait pu se mettre à dos pareil personnage. Cette homme ne devait pas trainer souvent en société, se serait du suicide et il n’avait pas l’air de trop aimer se donner en spectacle…
Je savais bien que c’était plus qu’imprudent mais quelque chose me poussait à aller de l’avant. J’avais tant de question à lui poser à cet homme qui semblait sortir d’un autre monde. J’en tremblais déjà. Non pas de peur, mais d’excitation. Un frisson parcourue ma nuque lorsque je fis mon premier pas vers le chemin. Seulement, je me vis interrompue. Une enfant apeuré sortie à ce moment de la rue vers laquelle allait la mousse. Haletante, tremblante, les yeux larmoyant, elle portait pourtant une étonnante couronne de lys sur la tête. Des lys ? Enfin je la reconnue, c’était la jeune fille qui avait eu l’audace de s’avancer vers l’homme et à qui il avait offert son bouquet. Je l’arrêtais, tentant de la garder près de moi, rassurante.

_ Attend, petite, ça ne va pas ? Tu pleurs, qu’est-ce qui c’est passé ?

Elle renifla gracieusement avant de bredouiller, un peu honteuse.

_ J… Je me su…is ppperdue…

La pauvre petite. Je soupirais en la serrant dans mes bras et lui promis de l’aider à retrouver ses parents ce qui ne fut par très difficile. Ces derniers la cherchaient partout. Je la laissais donc. Cette fois j’en avais la certitude. L’homme à l’armure noir, avait bien emprunté la ruelle derrière le chêne. Je me lançais donc enfin à sa poursuite, tout doute dissipé. Marchant vite ou courant selon les moments. Il me fallait absolument le rattraper. Et ce… à tout prix.
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptySam 27 Aoû 2011 - 13:53

Le démon continuait sa marche lente dans la ruelle escarpée. Il se félicitait d’avoir choisi un tel passage, car il n’avait encore rencontré personne à part quelques chats errants. De plus, l’obscurité régnante lui permettait d’anticipé la venue inopportun d’un garde ou d’un villageois. Malgré la discrétion dont il tentait de faire preuve, ses lourdes bottes heurtaient le sol pavé dans un fracas rythmique résonnant tout le long du chemin.
Peu à peu, il sentit une sensation lui dévorer le ventre dans un gargouillis très distinctif. Il avait faim. Habituellement, en forêt, il cueillait sa nourriture au passage, grignotant seulement toue au long de la journée en fonction de ce qu’il trouvait. Il n’avait jamais eu besoin de chercher sa nourriture et ne c’était que rarement retrouvé en manque de cette dernière. Mais les conditions étaient différentes aujourd’hui, il ne pouvait pas faire pousser grand-chose et dans la mesure où il y arriverait cela attirerait trop l’attention, même dans une voie si étriquée et aussi peu fréquentée.

Il s’arrêta, regarda d’un côté et de l’autre, derrière et devant lui, tout se ressemblait. Il comprenait pourquoi personne n’utilisait cette route. La seule chose qui lui faisait dire qu’il était encore sur Feleth était le bleu du ciel embelli par les rayons du soleil. Bien que ce dernier n’était pas dans le bon axe pour que le prince Syrinx puisse le voir, il savait qu’il était là.

Le démon s’assit, dos contre un mur, obstruant ainsi la moitié de la ruelle. La journée avait déjà mal commencé et elle n’allait pas en s’arrangeant. Il ferma ses yeux en amande, plongeant son visage dans un blanc uniforme et sans contrastes si ce n’était que son armure d’un noir de jais.
Il se laissa bercer par le silence et s’endormit tranquillement, la douce chaleur le recouvrant tel un drap protecteur. C’était un bon moyen de combattre la faim sans s’exposer d’avantage au monde extérieur et, ainsi, d’attendre les faveurs du crépuscule pour se déplacer en ville. Ses songes étaient embrouillés.

Il rêvait de la petite fille, des ailes de papillons, bleues, lui poussaient dans le dos, une fleur se dessina sur elle, des rubans l’entourèrent, puis cela devinrent des ronces. Elles l’étouffèrent mais elle, continuait de sourire. Puis elle se transforma en un chêne immense, lui déchirant la chair. Ce chêne se retrouvait entourait de pelouse, le tout dans une bulle flottant dans le vide bleu et ensoleillé, quelques nuages la frôlant délicatement. Enfin, la bulle éclata et le décor paradisiaque laissa place aux enfers de Vein comme il l’avait connu pendant les débuts de sa vie.

Il se réveilla en sursaut, transpirant et aux aguets, comme si on venait d’engager une offensive contre lui. Il calma sa respiration haletante et tendit l’oreille au moindre bruit. Des pas… Quelqu’un arrivait dans sa direction. Il n’entendait encore que l’écho des pas frappant le sol. L’individu était encore loin. Il tenta de se cacher derrière un coin de mur ébréché, attendant patiemment la venue de la personne malchanceuse qui allait tomber sur lui. Il était seul et il n’y avait pas de témoin, finit les tours de passe-passe, l’albinos n’était pas un vulgaire animateur de cirque ! Il garda sa main gantée sur la poignée d’une de ses lames, prêt à dégainer à tout instant. Si le malheureux ne montrait aucun signe d’attention à son égard il le laisserait passer, dans le cas contraire, il lui ferait sauter la tête avant même que ses cordes vocales ne purent vibrer.

Le bruit se faisait de plus en plus fort et soudain, elle apparut, la jeune fille aux papillons. Aikanaro ne s’attendait pas à la voir, elle. Elle n’était qu’une enfant à la taille et au poids nettement inférieurs à ceux d’un individu normal. Cela faussa les prévisions du démon qui s’imaginait plus éloigné de sa cible. Dans un réflexe amplifié par la réaction de ses épées runiques, il sortit Frostlightning et plaça le fil de la lame sous la gorge de la jeune fille et se figea dans une attitude de surprise mêlée à l’incompréhension d’un tel réflexe.
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptySam 27 Aoû 2011 - 21:57

La ruelle dans laquelle m’emmena la piste de mousse était lugubre. Froide et humide, si n’y avait eu le bleu du ciel j’aurais pu croire la nuit tombée. Le manque de soleil, avait pour conséquence que les eaux de pluies, s’écoulant difficilement, rendaient le pavé glissant. Aussi je tombais une ou deux dans ma maladroite précipitation. Mais chaque fois, je me relevais avec la même détermination. Il me fallait le retrouver, cet homme, si dangereux soit-il, je suivrais sa trace jusqu’en enfer s’il le fallait. Mais que lui dirais-je ?
Que j’étais une gamine oniromancienne qui voulait faire la causette ? De plus il ne me croirait pas. L’Oniromancie est un art subtil qui demande parfois des années d’apprentissage, comment une fillette de douze ans pourrait-elle la maitriser. Je ne serais absolument pas crédible. Mais comment engager une conversation avec un personnage pareil quand on est en apparence qu’une petite fille ? Un désordre total régnait sur mes idées. Pourtant cette végétation que je suivais c’était bien la preuve qu’il voulait que quelqu’un le trouve ? A moins que ce genre de phénomène ne soit indépendant de sa volonté mais il avait l’air si puissant dans son armure de jais, avec ses deux énormes épées que j’avais bien du mal à concevoir qu’il ne puisse contrôler une chose pareil.
Je tournais à un coin de rue, remarquant une trace verte sur un mur, comme si il s’y était appuyé. Je prêtais attention particulière à cette tache verdoyante, symbole de vie dans l’obscurité ténébreuse de ces ruelles, effleurant les tendres pousse sous la douce frimousse de mousse qui semblait me sourire. Et je pris ce sourire comme invitation.
Je le sentais proche, cette fois, j’en étais sur, c’était lui ! Je le rattrapais enfin ! Il me fallait courir plus vite. Et plus vite encore je courue ! Ne prenant plus garde à rien, ni au bruit de mes pas ni à celui de mon haletante respiration, c’était mon cœur qui parlait, qui se lançait dans la danse avec ardeur, prit d’une sublime euphorie. J’aurais voulu, rire. Connaissez-vous ce sentiment si charmant qui dans une course effrénée vous pousse à vous esclaffer, inévitablement, irrésistible jouissance de la victoire. J’avais gagné ! Je le sentais si proche, je l’avais enfin trouvé !
Mais je m’arrêtais de courir soudain. Quelque chose n’allait pas, je ressentais comme une menace, une aura sombre qui prenait le dessus sur ma joie. Prise de panique je cessais de respirer. N’avançant plus que très lentement, à pas de loup. Que ce passait-il ? M’avait-il repéré ? Cela n’aurait pas été très étonnant vu le raffut que j’avais du faire en courant, mais quelle idiote je faisais. Pourtant, je ne pouvais pas abandonner maintenant. Alors que mon but était presque atteint. Je tentais de calmer mes membres qui tremblaient de tout leur long sans vraiment y parvenir.
Je me plongeais alors dans mes souvenirs. Au temps où Lavande m’apprenait à percevoir mon propre esprit. Car avant de chercher autrui, il faut se connaitre soit même. Pour ça, elle me faisait m’assoir en tailleur dans l’herbe folle ou l’eau froide d’un ruisseau. L’exercice était simple.
Écouter.
Écouter tout et rien en même temps, prendre conscience de chacune des choses vivantes, prendre conscience que chaque Est vivante. Apprendre et désapprendre tout ce qui nous entoure. Oublier une par une chaque merveille. Se recentrant ainsi vers un seul objectif, l’écoute de soit même. Connaitre. Connaitre son propre corps, à l’extérieur comme à l’intérieur, entendre le travail incessant des boyaux qui déambule la nourriture qu’on ingère avidement et encore oublier, tout éliminer jusqu’à ne plus rien entendre. Plus rien d’autre que l’esprit. Savoir charmer ses nuances et le chatouiller là où il faut. Pour le faire rire. Le faire pleurer. L’apaiser.
Et Lavande, sachant l’effet que produisait sur moi un flux d’émotion trop intense, m’enseigna une chose que beaucoup d’Oniromancien aurait trouvé saugrenu.
J’apaisais mon propre esprit à l’instant même pour trouver le courage d’avancer. Encore. Plus loin. Vers lui. Pas après pas je m’avançais, repérant sa trace. L’aura la plus noir que j’avais jamais ressenti. Mais je n’avais pas peur. Je m’envoutais moi-même, sentant ma propre force affluer en moi tel un torrent d’eau glacée et brulante à la foi.
Et à quoi cela me conduisit ? Une lame. Un courant d’air et elle était là, menaçant de me trancher la gorge. Et je pouvais sentir sa force, la volonté qu’elle avait de prendre mon âme et de la garder comme un bibelot sur une étagère. Je tressaillis. Mais ce fut tout. Alors je posais ma main sur l’épée meurtrière et sentais ses vibrations. Touchant son esprit du doigt. Car elle était vivante. Je levais les yeux.

_ Te voilà enfin.

Mon regard figé dans le sien j’examinais la finesse de ses traits. La brulure de son regard me rappelait ce jour fatidique où l’incendie m’avait prit ma sœur. J’avais depuis une peur sans limite du feu. Mais mon esprit sous contrôle je pouvais en apprécier la marginale beauté. On eu dit deux tache de sang dans la neige. Sa peau d’une blancheur laiteuse, sa longue chevelure de soie. Un humain n’aurait pu être aussi beau. En tout cas pas de cette manière. Une beauté froide et menaçante pourtant… j’y trouvais un tendresse caché. Comme une douce chaleur sous la glace. C’est alors que me revint mon rêve.
Un monstre de glace embrasée… Portant en son sein un cœur de cerisier.

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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyDim 28 Aoû 2011 - 16:17

- " Te voilà enfin. "

Elle sortit cette phrase de ses lèvres d’enfant comme si tout cela avait été prévu depuis bien longtemps. La petite fille le fixait, pas le moins du monde perturbée par la lame divine qui menaçait de lui détacher la tête du restant du corps et sur laquelle elle posa même la main. Son regard pénétrait le sien, remplit de curiosité mais surtout d’intelligence. Ce n’était pas l’ âme d’une gamine ordinaire qui se reflétait dans ses yeux d’un bleu si profond mais celle d’une personne plus mûre et d’une volonté sans faille. Et que lui voulait-elle ? Elle qui avait l’air si sûre de ses desseins qu’elle ose le suivre impunément. Elle ne devait avoir aucune idée de ses « crimes » sur Feleth, ni même du potentiel dévastateur qu’il pouvait accumuler. Mais, cela dit, lui non plus ne savait rien de cette fille et il se trouvait en terrain non favorable.

Il repensa à sa fuite. C’était elle qui lui avait permis et maintenant elle le suivait. Tout portait à croire que cette diversion était volontaire. Il se résigna finalement à attendre d’en savoir plus avant de tenter quelque chose d’irréparable par la suite. Il baissa ainsi sa lame runique, lentement, tout en contemplant les traits enfantins de la petite fille rousse. Son corps n’était pas marqué par les années et pourtant, elle semblait avoir l’expérience de la vie et n’était plus au stade de l’insouciance des gosses de son âge.
L’albinos durcit son visage et d’un ton froid comme sa peau lâcha :


- " Ne t’amuses plus à croiser mon chemin, humaine… Je ne saurai me tenir pour responsable de ce qui pourrait t’arriver si cela se reproduit. "

Il rengaina son arme d’un geste précis et, tournant le dos à son interlocutrice, reprit sa marche le long de la ruelle escarpée. Il jouait gros en la traitant ainsi mais il aimait la difficulté. Le démon saurait bien vite si ses intentions étaient belliqueuses ou non, si elle avait vraiment un intérêt particulier pour le poursuivre de la sorte et si elle était vraiment comme d’apparence.
Pourtant, flottée autour d’elle une puissante aura magique. Il était certain qu’elle savait se débrouiller, mais à qu’elle point ? Jusqu’où pourrait-elle aller pour obtenir ce qu’elle désire, ou même assouvir sa soif de curiosité ? Il espérait le savoir rapidement. Le genre humain l’intriguait de plus en plus à force de visiter cette ville. Il observait une autre facette de la philosophie des Hommes, de leur culture, loin de la haine et de la guerre, du sang et des larmes. Ca lui plaisait, mais il gardait un esprit critique sur ce qu’il apprenait. Ce n’est pas avec quelques bonnes occasions qu’on efface plusieurs siècles de vécu au travers des champs de bataille où la nature avait été mise à sac pour des vulgaires histoires de pouvoir qui finissait toujours de la même manière.

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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyLun 29 Aoû 2011 - 1:31

Il est froid. C’est un monstre de glace embrasée… Sous une pluie de pétales de fleur. Il y a … Un parfum. Une odeur sucrée et juteuse. Une odeur de cerise…

Il scrutait mon regard comme je noyais mon âme dans le sien mais que voyait-il ? Je savais qu’il savait. Qu’il avait conscience au moins en partie de ce qu’il avait en face de lui. Chose que même moi j’ignorais. Il fallait que je lui parle mais avant que je ne puisse ouvrir la bouche :

_ Ne t’amuses plus à croiser mon chemin, humaine… Je ne saurai me tenir pour responsable de ce qui pourrait t’arriver si cela se reproduit.

Je ne bougeais pas, l’observant ranger son arme avec dédain, m’ignorant magnifiquement mais les choses ne passeraient pas ainsi. Il était hors de question de le laisser filer. Pour qui se prenait-il ? Moi qui l’avais sauvé. Il avait une dette envers moi et lui faudrait la payer. Faisant demi-tour il semblait pourtant décider à reprendre sa route.
Cela me mit en colère. Pourquoi les grandes personnes n’avaient-elles que faire des enfants ? Si j’avais été catin m’aurait-il jugé de même ? Je ne l’acceptais pas, je n’avais pas fais tout ces efforts pour un rien !
Il me fallait agir. Et sans même bouger un cil, c’est ce que je fis. Étendant mon esprit jusqu’à lui comme deux mains géantes menaçant de s’écraser sur sa tête. Je le ferais revenir sur ses pas, je l’obligerais à me dire ce qu’il savait, ce qu’il avait vu du monde, je lui ferais ressentir pour moi la plus grande peur de sa vie… C’est alors que je les rencontrés. J’avais oublié la présence de ces deux lames, pendants à ses hanches. Si puissantes, si belles, si vaniteuses avec cette volonté qui les caractérisaient.
C’est sur elles que je détournais mon attention. Oh elles ne mirent pas longtemps à me repérer mais c’était bien ce que je voulais, ainsi j’entrais plus facilement en elle, les distrayant par des flatteries, les séduisant. Et ainsi, je les conduisis à lui parler. Je les poussais à lui communiquer un enthousiasme certain envers moi comme deux enfants tirant la manche de leur père pour qu’il les emmène au parc. Bien sur s’il connaissait les épées depuis longtemps il sentirait surement la supercherie. Mais je doutais qu’il reste indifférent au fait que j’influençais ses propres armes. Cet indice le mettrait sur la voie de l’oniromancie. Alors nous pourrions engager une véritable conversation.
Je sentais les lames s’affairer, harceler l’esprit du jeune homme et elles le feraient jusqu’à ce qu’il craque. Hurlant si fort dans son crâne qu’il ne s’entendrait plus penser s’il résistait. J’envoyais alors un seul et unique papillon, se poser sur sa main… En prévision.

_ Allons... Vous n'allez pas partir si vite. Nous venons à peine de nous rencontrer.


Dernière édition par Lily-Rose Tepes le Lun 29 Aoû 2011 - 15:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyLun 29 Aoû 2011 - 3:30

Le démon s'éloignait de plus en plus de la gamine qu'il avait laissé derrière lui, la sous-estimant exprès. Rien ne se passait derrière lui ou, du moins, il le pensait. Il sentit ses lames s'agiter, frémir légèrement, faisant scintiller leurs multiples runes. Elles ne l'harcelaient pas de leur habituelle désir de verser le sang, c'était... différent. Il retrouvait plus ou moins le même sentiment que lorsqu'elles étaient repues d'âmes, presque comme du plaisir.

- " Allons... Vous n'allez pas partir si vite. Nous venons à peine de nous rencontrer. ".

Quelque chose se passait. Il sentit l'aura de ses armes runiques grandir, sans comprendre pourquoi. Il se retourna vivement, lançant un regard féroce à l'enfant. Il l'avait prévenu et, désormais, l'albinos souriait de ses lèvres glaciales, satisfait que sa tentative ait marché. Il fit un premier pas vers la jeune fille, refermant sa poigne sur les manches de ses épées toujours scintillantes de milles lueurs maudites. A ce contact, il sentit l'esprit des claymores se déverser en lui, bousculant sa propre âme. Il ne put s'empêcher de mettre genou à terre, surpris d'une telle réaction aussi intense. L'incompréhension le submergeait ainsi que la rage qu'une humaine puisse le mettre, lui, le bras droit de la nature, à genoux. Inadmissible!
Il se releva et fit un second pas vers la petite rousse. Une autre vague dévora son esprit, plus il résistait plus les lames insistaient. De quel côté étaient-elles? L’énervement du prince Syrinx montait, crispant son visage de la même façon que son conflit intérieur affaiblissait son âme. Il fixait les yeux bleus aux nuances mauves de son adversaire, provoquant, de toute la fierté cumulée des démons et des Syrinx.
Aikanaro manqua de perdre une nouvelle fois l'équilibre mais se rattrapa au dernier moment, usant de toute sa détermination contre les esprits associées des traitresses qui prenaient parti d'une inconnue.

Soudain, il l'aperçut. Le papillon. Le même que ceux de la place. Ça ne pouvait être réel, et pourtant. Il agita fébrilement la main pour le faire s'envoler, en vain. Sur son front commençait à perler de grosses gouttes de sueur, symbole de l'effort surhumain qui l'animait. Recadrant son regard dans celui de la fillette, il avança encore d'un pas. Ce fut celui de trop. Les voix combinées des lames hurlaient dans sa tête, écho sinistre tel un silence assourdissant. Ses mains lâchèrent les poignées pour venir se coller à ses oreilles, ses jambes se dérobèrent sous lui. Une nouvelle fois à genoux, écarquillant ses yeux cramoisis, serrant ses dents à s'en casser l’émaille, le démon tremblait, ne cédant pas... Pas encore...
Dans un réflexe désespéré, il extirpa ses épées de leur support et les planta dans le sol, fissurant la pierre des pavés humides.


- " SORTEZ DE MA TÊTE ! ".

Il se jeta en arrière, repoussant son corps des armes qu'il venait d'enfoncer au travers de la roche. Haletant, le souffle court, assit sur la pierre froide, se retenant de basculer en arrière à l'aide de ses bras tendu vers l'arrière, il était soulagé. Leurs cris résonnaient toujours en lui mais s'atténuaient de seconde en seconde. Il était plus ou moins libéré de son emprise pour l'instant. Il pourrait en profiter pour étouffer cette effrontée avec du lierre, qui recouvrirait son corps jusqu'à faire ses racines au plus profond de sa chair. Mais, l'albinos était séparé de ses lames runiques. C'était elles qui profitaient de la moindre occasion pour infiltrer pensées belliqueuses et rageuses afin de tirer profit des éventuelles effusions de sang qui s'en suivaient, et sans elle, il était maitre de ses réflexions. Elle était courageuse bien qu'inconsciente au plus au point et avait du talent dans l'art complexe de la magie. C'est pour ces raisons qu'il décida de l'épargner, usant son énergie à savoir pourquoi elle s'intéressait autant à lui plutôt qu'à un combat contre celle qui lui avait permis de se soustraire à la population Venillienne.

- " Très bien, que me veux-tu ? ".

Il ne cessait de la dévisageait, tentant par le malaise, de percer les infimes réactions de son visage pouvant l'aider à mieux comprendre les faiblesses de son interlocutrice.
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyMer 31 Aoû 2011 - 14:52

Immobile. Je le regardais s’éloigner, attendant les effets de ma magie. Ils ne tardèrent pas à se faire sentir. Seulement, je ne me doutais pas qu’ils seraient… Si puissants. J’avais sous-estimé les épées et le plaisir qu’elles pourraient avoir à torturer l’homme qui, je n’en étais plus si sur à présent, devait être leur maître. Semblant toute deux rivales je trouvais pourtant quelles s’unissaient avec un malin plaisir contre lui. J’avais peur. Si cet homme là ne parvenait pas à les contrôler je doutais fort d’être capable de le faire à sa place.
Elles vibraient, de la manière la plus désordonnée qui soit, faisant s’illuminer des symboles auquel je ne comprenais rien. C’est alors que l’homme se retourna, furieux, je sentis qu’il voulait me brûler vive de son seul regard de braise et faisant un pas vers moi il posa ses mains sur les manches des épées, je voyais déjà ma tête voler dans le ciel, dépourvu de corps, je l’avais provoqué, il m’offrait ma récompense. Seulement je n’étais pas au bout de mes surprises. Les lames ne semblaient pas d’accords et je les senti s’immiscer dans son esprit. Il paru surpris, déboussoler. Et c’était bien normal, car il n’y avait de place dans une tête que pour un seul et unique esprit. Alors deux de plus… En particulier d’aussi puissants, cela aurait tué n’importe quel humain dans d’atroce souffrance. C’était l’une des subtilités de l’Oniromancie, il fallait toucher la cible sans entrer en elle. Auquel cas, elle mourrait, et nous avec. Pourtant, il ne fit que perdre l’équilibre, posant un genou à terre. Le pire c’était que les lames ne semblaient que commencer. Mais qui était-il pour résister à pareil choc ? était-il possible que, comme moi, il ne soit pas humain ? J’avais peine à y croire mais je ne voyais que cette explication.
Les épées amusaient comme deux folles, heureuses de s’être fait une « nouvelle amie ». Je supposais qu’à par leur maître elles ne devaient pas avoir beaucoup de contact avec de monde… Si ce n’est la peur, le sang, la guerre. Mais après tout, elles aimaient ça. Elles ne vivaient que pour les champs de batailles et si elles se rangeaient de mon coté aujourd’hui, c’était par simple distraction. L’homme se releva mais, entêté dans son orgueil et sa rage, voulu continuer d’avancer. Cela n’arrangea pas sa souffrance.
Je compris alors que tant que les épées seraient avec moi, je n’avais rien à craindre de lui. Je l’observais tituber avec pitié. C’est alors qu’il se produisit une chose qui ne m’était jamais arrivé auparavant. Je sentis une présence étrangère dans ma tête. Très légère, mais bien là.

_ Pas de pitié. Lily-Rose Tepes.

Ce n'était pas vraiment une phrase à proprement parler. Plutôt une impression, comme si un esprit tentais de me parler par des ressentiments étranges, liés les uns au autres pour donner ceci. Ces mots, c’était la traduction approximative que j’en faisais. Le plus naturellement du monde, comme si je m’étais exercée toute ma vie durant à ce genre de dialogue. Qu’elle puissance effrayante. Plongée dans mes pensées, troublée par cette présence inhabituelle j’avais cessé un instant de regarder l’homme en armure.

_ SORTEZ DE MA TÊTE !

Son hurlement me fit sursauter. Il venait de planter les deux lames dans le sol avec une force inimaginable. Le pavé c’était fendu. Je sentais sa fureur, sa souffrance et son soulagement. En s’éloignant des lames il diminuait considérablement leur influence. A terre, s’appuyant sur ses bras, haletant. Il reprenait ses esprits. JE ne pouvais m’empêcher de ressentir une certaine compassion, je n’avais pas voulu qu’il souffre à un tel point et je savais, j’avais l’intime conviction qu’il aurait voulu me tuer sur le champ. Au lieu de ça.

_ Très bien, que me veux-tu ?

Surprise de sa question je ne su que lui répondre. J’avançais à hauteur des lames, passant ma main au-dessus du manche de l’épée noir. Elle me semblait moins méprisante que l’autre pour une raison que j’ignorais, pourtant si j’avais bien compris, des deux c’était elle la sombre, l’obscure, la malveillante… La démoniaque. Elle frémit, comme si elle avait voulu que je l’empoigne. Elle voulait que je la sorte de terre mais je n’avais que trop bien vu ses effets sur son propre maitre. Je ramenais donc ma main près de mon corps d’enfants, tournant le regard vers mon interlocuteur. Il avait l’air résigné. Alors je répondis.

_ Je veux juste comprendre.

De tout mon cœur j’espérais qu’il ne se moque pas, qu’il m’écoute et réponde le plus sérieusement du monde. J’avais besoin de lui.

_ Je n’ai pas l’intention de me battre. Je vous en pris.

Je pris le temps de m’assoir en signe de paix, bien que je n’eus pas besoin de bouger pour attaquer, alors couché, debout, la tête en bas cela ne changeais rien. Mais pour le principe, pour qu’il n’aille pas penser que je me croyais supérieure, je me mis à sa hauteur. Une fois sur le pavé froid, assise entre lui et les lames, penchée vers lui, je tentais de calmer ma respiration. J’avais dépensé bien trop d’énergie, heureusement que mon papillon était toujours là, posé sur sa main. Sans lui je n’avais aucun espoir de m’en sortir s’il décidait d’attaquer. Et même avec …

_ J’ai juste besoin de savoir.
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyMer 31 Aoû 2011 - 18:42

La jeune fille s'avança vers lui, s'arrêta au niveau des lames fichées dans le sol et passa sa main au dessus de l'une d'elle. Elle hésita et, finalement, s'abstint de commettre une erreur conséquente. Les épées runiques n'auraient fait qu'une bouchée de son âme à cette humaine, et même si cela aurait été drôle à voir, le démon ne souhaitait pas qu'il en soit ainsi. Puis elle dépassa les armes et se posta à quelques pas de lui.

- " Je veux juste comprendre. ".

Ces mots venaient d'atteindre l'esprit encore confus de l'albinos. Il la regarda alors avec de grands yeux de stupéfaction, sans comprendre de quoi elle parlait. Il s'attendait à quelque chose de plus précis, moins anodin, mais surtout quelque chose auquel il aurait pu répondre. Pourtant elle avait l'air sérieuse... Si elle ne se payait pas sa tête, et qu'elle provoquait ainsi le danger pour une question aussi peu détaillée, c'est qu'elle devait vraiment être désespérée.

- " Je n’ai pas l’intention de me battre. Je vous en prie. ".

Elle s'assit, comme pour prouver au Syrinx qu'elle ne comptait pas aller plus loin. Bien qu'il ne sache pas encore exactement en quoi constituait la magie de la gamine, sans ses deux garces de métal, il craignait plus de subir un tourment tel que précédemment.
De plus, elle essayait de le calmer. Mais que cherchait-elle à la fin? Que pouvait-il savoir de plus qu'elle? Elle, qu'il n'avait jamais croisé auparavant; elle, qui venait défier son courroux pour des réponses qu'il n'avait pas; elle, qui ne paraissait même pas... Paraître? Il savait qu'il ne fallait pas s'arrêter aux apparences. C'est aussi pour cela qu'il s'était retourné vers cet enfant et avait tenté d'écourter sa vie de la sorte.


- " J’ai juste besoin de savoir. ", insista-t-elle.

A cette dernière phrase le prince ferma les yeux, pensif et plongea son visage blême dans une expression d'impassibilité totale.

- " Pourtant ton combat est loin d'être terminé, jeune demoiselle. Qu'attends-tu pour me soustraire les réponses que tu désires? ", murmura-t-il d'une voix calme et maitrisé.

Il avait récupéré son souffle et, comme pour marquer la force de ses dires, rouvrit les yeux en un regard sévère, ses pupilles, ardentes de défis envers cette fille aux cheveux roux qui lui faisait face.

- " Cependant, sais-tu seulement qui est ton véritable adversaire? Poses-toi les bonnes questions, alors à ce moment précis, je pourrai te donner les bonnes réponses. ".

Il utilisa sa voix chaude et solennel afin d'atteindre la véritable personne se cachant derrière cette chair humaine et ce visage puéril.
Aikanaro ne lui laissa pas le temps de répondre, se releva et, lui tendant sa main gantée, la fixant toujours de ses yeux écarlates, lui demanda:


- " Si tu étais une fleur, laquelle serais-tu ? ".
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyVen 2 Sep 2011 - 3:24

Ma main trembla un instant. Comme pour m’avertir encore de la faiblesse qui s’emparait de mon corps juvénile. Si seulement j’avais été un peu plus grande, ne serait-ce qu’adolescente, j’aurais pu tenir beaucoup plus longtemps fasse à un adversaire. Je tentais de cacher mon manque de stabilité mais mes forces m’étaient désormais insuffisantes pour manipuler mon propre esprit. Il me faudrait réguler le flux de mes émotions par ses méthodes archaïques tel qu’une respiration profonde en gonflant le ventre mais c’était bien trop voyant…

_ Pourtant ton combat est loin d'être terminé, jeune demoiselle. Qu'attends-tu pour me soustraire les réponses que tu désires ?

Ce que j’attendais ? Certainement la preuve que ses intentions étaient pacifiques, après tout qui m’avait glissé une lame sous le menton, sinon lui ? Je trouvais ses dires stupides mais il ne voyait certainement pas les choses de la même manière… J’imaginais l’angoisse que la société pouvait produire sur un homme tel que lui, il semblait si reclus, si enfermé et si il avait eu l’habitude des villes, il ne serait pas venu dans un tel accoutrement. Son passage à Venill n’aurait donc été qu’un détour malencontreux ? Improvisé ? Du à je ne savais trop quel accès de curiosité ?
Sa voix était calme. Telle une brise chaude et régulière. Un havre de paix cachant sous sa douceur un chaos déchirant. Un vide insondable. Autant que son regard. Dur et Ardent… Un regard de cauchemar.

_ Cependant, sais-tu seulement qui est ton véritable adversaire ? Poses-toi les bonnes questions, alors à ce moment précis, je pourrai te donner les bonnes réponses.

Non, bien sur. Je ne savais pas qui il était. Je ne comprenais pas, je ne comprenais rien de ce qu’il pouvait être, fut-il un Prince ou même un Tueur que je n’aurais pu le dire. Car les apparences ne sont qu’illusion. Nous voyons ce que nous voulons voir et faisons taire notre esprit sur tout ce qui fâche, gène, effraie. C’était là ma plus grande déception envers les Hommes. A peine touchaient-ils l’inconnue qu’ils prenaient la fuite. Par contre, si cet inconnue là avait pu changer le bois en or. Il l’aurait accepté sans problème. Alors que le bois est chaud. Il est la vie. Et que l’or reste froid et sans autre valeur que celle qu’un marchand veut bien lui donner.
Et puis, j’avais des questions, certes. Mais comment savoir si elles étaient bonnes ?
Je lui portais une attention totale, captivée par ce regard et cette voie qui ce voulait si noble, si droite. Alors il se leva, tendant vers moi une main gantée de noir… Mais devais-je avoir confiance ? Comment savoir si cette invitation n’était pas trompeuse ? Je ne pouvais lire en lui, je n’en avais plus la force alors il n’était pas question de prendre un tel risque. Je regardais sa main avec méfiance, toujours assise. Ne faisant que me redresser légèrement. Il plongea ses yeux dans les miens. Avant de me poser une dernière question.

_ Si tu étais une fleur, laquelle serais-tu ?


La réponse me paru évidente. Bien sur, c’était cette fleur. Ma favorite… Délicate mais solidement accrochée.
Mais je n’avais pas de temps à perdre à rêvasser sur les fleurs, il me fallait lui poser mes questions avant qu’il ne perde patience et ne me tue vraiment comme il semblait si décidé à le faire plus tôt.

_ Je vois bien que vous n’êtes pas humain. Et moi je ne grandis pas. Voilà des années que je voyage, jamais je n’ai pris un centimètre, un cheveux blanc, je ne garde aucune cicatrice de ma vie. C’est comme si chaque jour que je vivais n’était qu’illusion. Je devrais être une femme, monsieur. Et regardez-moi. S’il vous plait. J’ai besoins de savoir ce que je suis. J’avais espéré que… Vous sauriez.


En vérité je n'avais aucune preuve de ce que j'avançais et s'il était bien humain au final alors je devais être bien ridicule à cet instant. Pourtant j’avais gardé un air tout à fait sérieux. Comme Monsieur Thundencroc quand il donnait ses instructions aux employés de l’asile. Longtemps j'avais été fasciné par tout le respect que cet air là lui apportait. Le monde entier l’aurait écouté, si calme, si fixé sur ses idées, rien n’aurait pu le perturbé, pas même les hurlements de souffrance des malades délirants, cognant sans fin leurs crânes de déments sur les murs des cachots.
Et là. A ce moment précis où la tension dans l’atmosphère devenait presque palpable. Le drame arriva. Cassant tout les efforts fournis jusqu’à présent, rendant la moindre menace risible.
Mon ventre… Gargouilla.
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptySam 3 Sep 2011 - 0:37

- " Je vois bien que vous n’êtes pas humain. Et moi, je ne grandis pas. Voilà des années que je voyage, jamais je n’ai pris un centimètre, un cheveux blanc, je ne garde aucune cicatrice de ma vie. C’est comme si chaque jour que je vivais n’était qu’illusion. Je devrais être une femme, monsieur. Et regardez-moi. S’il vous plait. J’ai besoins de savoir ce que je suis. J’avais espéré que… Vous sauriez. "

Elle n'avait pas l'air de consentir de lui laisser sa main pour l'aider à se relever. Au lieu de cela, elle venait de lui dire ces choses sur un ton presque désespéré mais néanmoins sérieux.
L'albinos restant encore quelques instants à la regarder avec des yeux ronds, puis s’exécuta. Il s'agenouilla devant l'enfant, se mettant à sa hauteur et penchant son visage d'albâtre vers le sien. Approchant sa tête tout près, exagérant le geste de l'observation intensive. Sa réaction était totalement déplacée, mais il n'en avait cure. C'était un démon, pas un de ces humains "nobles" qui avaient des manières pour compenser leur manque de pouvoir autre que l'argent. Il pouvait sentir le souffle de la demoiselle rousse sur son visage tel était sa proximité et son odeur encombrait les narines exercées du Syrinx.


- " Une femme... ", chuchota-t-il plus à lui même qu'à l'adresse de son interlocutrice.

Puis un gargouilli se fit entendre, faible mais insistant. Le démon baissa ses yeux rouges en direction de la source de ce mécontentement. Avait-elle faim? Ce n'était pas vraiment le moment. Et pourtant le petit bruit suraiguë n'était certainement pas dû au stress. Si elle était réellement une femme, elle avait encore des réactions d'enfant. Il avait vraiment le chic pour tomber dans de drôle de situation après tout alors, pourquoi pas? Personne n'aurait pu dire qu'il était aussi vieux que les premiers mondes mais il l'était.

Il replongea ses pupilles dans celles de la jeune fille comme une lame chauffée plongeant dans les profondeurs insondables des océans. Aikanaro réfléchissait aux dires de la fillette. Elle n'avait jamais vieilli... jamais marqué par le temps... Elle n'était donc pas humaine. Malgré le peu de culture que possédait le prince Syrinx, il savait que seul les êtres du Vein et d'Adiryl avait l'avantage de se soustraire au loi implacable du temps et de ses ravages, sauf cas exceptionnels. Mais elle n'en était pas un, sinon elle l'aurait su.
Il ne connaissait pas grand chose d'Adiryl, juste des émotions, quelques souvenirs émanant de son arme divine, Frostlightning. Mais il ne connaissait que trop bien le Vein.

Il regarda rapidement autour de lui, une idée venait de fuser droit dans sa tête. Il repéra enfin une petite touffe d'herbe folle, qui s'était frayée un chemin à travers la dure pierre pavée pour pouvoir gouter aux faibles lueurs de l'astre solaire, lorsque sa course lui permettait de déverser dans la ruelle ses halos dorés. Il se concentra, rassembla un peu de son énergie et fit pousser une tige du sol. De cette tige poussa ensuite un fruit étrange, à la peau sombre et terne mais assez volumineux comme s'il contenait une grande quantité de jus. Il alla cueillir le fruit et le mit dans les mains de la gamine. Elle avait faim, autant qu'elle en profite, mais ce fruit, poussant normalement que dans les contrées nauséabondes des marais empoisonnés du Vein, était particulièrement mauvais au gout et toxique, bien que non mortel. N'importe quelle personne venant du Vein le rejetterait, instinctivement, ressentant son aura dégoutante qui servait à repousser les éventuels affamés. Cela permettrait de savoir finalement d'où elle venait, vu qu'elle n'était certainement pas native du monde du milieu d'après les descriptions qu'elle faisait de sa morphologie.

Il resta à la fixer, à l'affut de ses réactions, quelles qu'elles soient.
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyMer 7 Sep 2011 - 22:22

Il s’agenouilla. S’approchant si près de mon visage que je sentis un frisson rafler mon dos dans toute sa longue. Soudain j’avais chaud. Ou plutôt froid, je ne savais plus. Mais qu’attendait-il de moi avec un comportement pareil ? Je n’étais guère habituée à la proximité d’autrui alors lui… Un tel homme. Ou je ne savais trop quelle créature d’ailleurs. Il aurait très bien pu être un démon comme ceux dont parlent les livres. Ces vieux grimoires aux enluminures fragiles, dont les pages reliées de files d’or sentent bon les légendes et mythes anciens. Je ne le voyais pas dans la peau d’un ange. Et puis, ils étaient toujours représentés avec des ailes et lui n’en avait pas. Il y avait aussi cet air lugubre et mystérieux qui flottait tout autour de son être, et ce parfum… Cerise. Comment un démon aurait-il pu sentir si bon. Je me perdais dans la contemplation de son teint pale tandis qu’il semblait inspecter mon visage d’enfant.

_ Une femme…

Son souffle était chaud. Je le sentais qui caressait doucement ma peau dans ce léger murmure. Ma respiration s’accéléra, tout comme les battements de mon petit cœur. était-ce la peur ? l’excitation ? Mais mon ventre gargouillant brisa l’instant. C’était tout à fait désespérant de voir à quel point mon estomac se faisait peu discret. J’avais à la fois honte et faim, pourquoi fallait-il que cela tombe à ce moment précis ? Mais il est vraie que les émotions fortes ont tendance à creuser l’appétit et mes ressources énergétiques ayant étaient épuisée, mon corps réclamait son ravitaillement. Il se manifesterait aussi longtemps que je continuerais à l’ignorer mais je ne pouvais laisser mon mystérieux interlocuteur planté la tel une vieille branche et retourner à l’auberge déjeuner.
Je cessais de penser au moment où, passant outre les hurlements sauvages et grotesque de mon ventre, Il plongea sont regard dans le mien. Je me sentis comme transpercée de part en part et j’aurais tout donné pour savoir, alors, à quoi il pouvait bien penser… Enfin il inspecta les alentours, semblant chercher quelque chose et je suivais ses yeux, intriguée. C’est alors que poussa, au milieu d’une petite touffe d’herbe rebelle entre les pavés, une tige. Et bientôt apparu une sorte de fruit. Il ne ressemblait clairement à rien de connu et ne m’inspirait pas du tout confiance au premier abord… Alors, le magicien des plantes alla le cueillir et je me trouvais bientôt a tenir cette répugnante boule sombre entre mes doigts.
Le l’observais attentivement, les sourcils froncés. Sa peau paraissait assez épaisse et pourtant boursouflée surement à cause d’une quantité de jus importante mais je n’y connaissais pas grand-chose en botanique moi. Je supposais immédiatement que l’intention du jeune homme devait être de faire taire l’agonie trop bruyante de mon estomac mais le doute me tiraillait. Ainsi, s’il avait voulu me nourrir, tout bonnement, pourquoi ne pas avoir fait pousser des radis, une pomme ou un melon si ça l’amusait ? Au lieu de cela il m’offrait cette… Chose. Mais de quelles contrées ce fruit pouvait-il bien venir… De plus, il faisait naitre en moi un dégout inconnu et si je n’avais eu l’estomac vide j’aurais très certainement vomi, ce qui aurait pu être légèrement gênant.
Je pris donc mon courage à deux mains.

_ Dites. Je sais bien que mon ventre fait un bruit pas possible mais vous n’espériez tout de même pas m’avoir avec ça ? Une fraise m’aurait surement tenté, certes mais ce … Fruit, si s’en est bien un, est nauséabonde. Alors quoi ? Vous vouliez m’empoisonner ? M’endormir le temps de filer ? Est-ce réellement si difficile de rester un instant ici calmement et de me parler ?

Je lui rendis le fruit dans un geste désolé mais résolu. Il ne me fallait prendre aucun risque. Et puis Gisèle m'avait toujours dit de ne rien accepter d'un inconnu ! à cette pensée mon cœur s'emplit de tristesse... Gisèle. Elle avait tant veillé sur Sali. Sur moi. En quoi avait-elle mérité de brûler dans les flammes qui dévoraient déjà notre rêve à toute les trois... Mais le moment présent n'était pas compatible avec un quelconque sentimentalisme.

_ Je ne croquerais pas la dedans, navrée Monsieur.

Alors je me rendis compte que depuis tout ce temps j’ignorais encore son nom. L’idée même de le lui demander me rendit timide et je baissais la tête, fixant obstinément le pavé et sa couleur grisâtre.

_ Au faite… Je m’appelle Lily-Rose. Et… Et vous ?
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyJeu 8 Sep 2011 - 19:42

- " Dites. Je sais bien que mon ventre fait un bruit pas possible mais vous n’espériez tout de même pas m’avoir avec ça ? Une fraise m’aurait surement tenté, certes mais ce … Fruit, si s’en est bien un, est nauséabonde. Alors quoi ? Vous vouliez m’empoisonner ? M’endormir le temps de filer ? Est-ce réellement si difficile de rester un instant ici calmement et de me parler ? ".

Sur ce, elle rendit le fruit au démon. Quelques tics de dégout apparurent sur le jeune visage de la fillette. Elle avait refusé par à cause de la répugnance que le fruit lui apportait. S'il avait fait pousser une plante connue, la réaction aurait certainement été tout autre!

- " Je ne croquerais pas la dedans, navrée Monsieur. ".

Son regard se détourna aussitôt vers la voie pavées comme si elle se sentait soudain gênée pour une raison qui lui était propre. Enfin, elle bégaya faiblement:

- " Au faite… Je m’appelle Lily-Rose. Et… Et vous ? ".

Rose... C'était le seul mot qui paraissait véritablement parler à l'albinos. Ses yeux s'éclairèrent le temps d'une idée, un souvenir, l'image d'une rose dans toute sa splendeur. Son velours rouge où se déposaient fébrilement des gouttes de rosée matinale. Les rayons dorés du soleil réfléchissant leur lumière à travers elles et enveloppant d'une caresse la fleur éclose sur le monde nouveau qui s'offrait à elle.
Il regarda le fruit entre ses mains et, ne lui servant plus, le fit flétrir jusqu'à qu'il ne reste plus qu'une petite poussière déshydratée. Elle venait donc du Vein mais semblait l'ignorer totalement. Ne voyant aucun intérêt pour le moment à lui révéler pareil détail sur son état, il ne vit d'autres chemins que de répondre à la futile question que lui posait la jeune fille:

- " Myrrhyn, Aikanaro. Cela vous suffit-il ? ".

En tant que démon, il n'avait jamais trouvé d'utilité à connaître le nom des gens, sauf pour gagner du temps pendant les conversations. Conversations qu'il ne faisait que rarement, évitant tout contact avec les races qui lui faisaient obstacles dans ses desseins. Il n'avait nul autre besoin que le souvenir qu'il se faisait des gens qu'il rencontrait. Un nom ne l'aurait pas plus aidé à se remémorer une quelconque information, quelle qu'elle soit, à propos d'un individu auparavant croisé.

Les gémissements sourds et répétés de l'estomac de la gamine lui donnaient faim à lui aussi. Il faut dire qu'il se nourrissait assez irrégulièrement, selon les besoins et, pour cela, son envie de nourriture pouvait se déclarer n'importe quand. Il hésitait à faire pousser autre chose mais la ruelle n'était certainement pas propice au développement normal d'une plante venant de Feleth. Pour celle du Vein, c'était le paradis, mais pour une autre plus comestible, cela aurait été cruel et c'était contraire aux principes du prince Syrinx. Il allait donc devoir attendre patiemment la nuit pour trouver un quoi où faire pousser de succulentes agrumes afin de le restaurer.

Il fit un pas en direction de ses lames et s'arrêta, ses yeux ardents rivés sur le papillon toujours posé sur sa main, immobile. Bien que magnifique, cette insecte ne mettait pas Aikanaro à l'aise. Il montra le dos de sa main à la magicienne avec la bestiole dessus. Il l'aurait immolé du regard s'il en avait eu la faculté mais son éternel respect pour l'équilibre naturel le poussait à le laisser en paix, qu'il soit magique ou réel.


- " Je permets à votre ventre de se satisfaire sous condition que vous m'enleviez cette chose et que vous m'ameniez quelque part où les plantes que je ferai pousser puissent s’épanouir au mieux. Vous n'aurez qu'à m'entretenir sur vos spectacles pendant que nous marcherons... Si possible, à l’abri des regards des humains. ".

Il prétextait faussement s’intéresser aux facultés de la demoiselle pour paraître plus "sympathique". Les races orgueilleuses adorent être flatées et parler d'elles. C'était une bonne stratégie pour détourner un sujet surtout lorsqu'on est recherché...
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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyDim 18 Sep 2011 - 15:38

Il parut pensif un instant, une lueur d’un je ne sais quoi d’inconnue, flottant doucement dans son regard, l’adoucissant de manière inattendue. Qu’avais-je dont dis ?
L’instant fut de courte durée, il effaça bien vite cette douce mélancolie, resserrant sa main sur le fruit nauséabonde. Celui-ci réagi immédiatement. Entrant dans une sorte de phase de vieillissement accéléré, sa peau se fripa, il se ratatina sur lui-même, comme pourrissant de l’intérieur avant de tomber en poussière bien vite emporté par la brise… J’étais fascinée… Il semblait tout à fait ordinaire pour lui d’offrir ou de reprendre la vie à ce fruit, je n’osais imaginer le sort tragique d’une personne rencontrant un individu possédant pareil pouvoir sur les hommes. Réduire à néant une existence entière rien qu’en vous touchant du doigt…

_ Myrrhyn, Aikanaro. Cela vous suffit-il ?

Lui n’avait pas même prit la peine de relever le regard vers moi et semblait trouver ma question bien ennuyeuse, vide de sens ou d’un quelconque intérêt. Seulement j’étais comme soulagée de connaitre enfin le nom de cet homme Mystère… Aikanaro… Myrrhyn. Ce nom sonnait comme cristallin à mes oreilles, les syllabes jouant entre elles pour créer cette sonorité si peu commune. Jamais je n’avais entendu, de près ou de loin, tel appellation. Décidément, il n’était pas d’ici.
Mon ventre ne cessait de gronder son mécontentement, tiraillant cruellement mes entrailles, je le sentais presque creuser son trou béant entre mes organes. Ce n’était pas la pire des souffrances mais je n’aurais pas était jusqu’à qualifier cette sensation d’agréable et cela me gênait au plus haut point, je n’avais plus aucune crédibilité, voilà qui me mettait dans de beaux draps…
Soudain il se redressa et passant derrière moi en direction de ses lames :

_ Je permets à votre ventre de se satisfaire sous condition que vous m'enleviez cette chose et que vous m'ameniez quelque part où les plantes que je ferai pousser puissent s’épanouir au mieux. Vous n'aurez qu'à m'entretenir sur vos spectacles pendant que nous marcherons... Si possible, à l’abri des regards des humains.

D’ailleurs, ses lames, dans quel état d’esprit étaient-elles à présent… ? Je n’aurais su le dire mais je craignais une quelconque rancune. A moins qu’elles ne se soient amusées jusqu’au bout et que je ne fasse désormais partie de la certainement courte liste de leurs bonnes copines… Allez savoir, elles semblaient si imprévisibles toutes les deux. De plus je ne savais guère qu’elle option aurait été la meilleure pour moi, l’affection de ses deux épées m’apparaissant bizarrement plus dangereuse que leur colère.
C’est alors que je réalisais les dires d’Aikanaro. La main tendue vers moi, il me montrait le papillon que j’y avais sciemment laissé en guise d’assurance, de prévention.
Satisfaire mon estomac ? A condition que je me prive de ma seule protection ? Bien sur j’avais toujours mes aiguilles, soigneusement glissées dans mes rubans seulement avec une telle armure… De plus j’étais si affaibli que mes mouvements en seraient bien trop ralenti pour espérer réussir à le piqué. Un combat me serait fatal, sans nul doute.
Je me plongeais dans son regard, il était si difficile de faire confiance à un tel individu. Pourtant il me semblait claire que je n’avais guère le choix. Torturée par le doute je me redressais doucement, avec une grâce naturelle à laquelle je ne prêtais presque aucune attention. Tendant lentement la main vers l’insecte de lumière bleue je me concentrais. C’est en se scindant en centaines de petites particules de magie qu’il disparu dans le vent, la poussière brillante de ses ailes venant jouer allégrement dans ma chevelure, caressant ma joue ce qui m’enleva un petit sourire. L’oniromancie… C’était pour moi la merveille de ce monde.
A présent la question était de savoir où nous pourrions trouver un coin approprié à la croissance de plantes sans trop s’exposer aux regards indiscret. Fastoche…

Les toits ? Un peu trop épique à mon gout et puis c’était bien trop s’exposer…

Les égouts ? L’idée me répugnait au plus haut point…

Le fleuve ? Pourquoi pas mais la question serait alors de le joindre sans se faire remarquer et l’armure de jais de ce Myrrhyn ne nous faciliterait pas la tache.

Le pont ? … Venill Ouest était relié à sa sœur jumelle de l’Est par un immense pont là où le fleuve était le plus large. Sachant que cette ruelle partait de la grande place vers le fleuve, si nous continuyons tout droit… Cela me semblait trop simple pour être réalisable mais après tout… Pourquoi pas ? La rive du fleuve sous le pont était à la fois déserte et fertile, c’était certainement le meilleur endroit.

_ J’ai peut-être une idée… Connaissez-vous le grand pont de Venill ? La rive du fleuve à cet endroit vous conviendrait-elle ? Il doit être possible de la rejoindre en suivant cette ruelle.

D’un autre coté s’il me demandait de le guider c’était bien qu’il ne savait pas où aller…
J’espérais simplement que les bandits qui de temps à autre se proclamaient maitres du pont n’avaient pas instaurés des rondes autour de la rive. En même temps, a quoi cela pourrait il bien servir ? Personne ne s’y aventurait jamais, pas même les pécheurs qui craignait pour leurs lignes, préférant des eaux plus tranquilles au courant tumultueux des flots à cet endroit.


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MessageSujet: Re: Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P]   Les papillons de Venill [PV with the Prince Aikanaro Myrrhyn =P] EmptyLun 19 Sep 2011 - 19:35

La gamine sembla hésiter longuement avant de faire disparaître, sans une certaine féérie, l'insecte bleuté de la main de l'albinos. Comme si cette petite chose aurait pu lui faire le moindre mal? C'était difficile à concevoir pour le démon.
Puis, l'enfant sembla réfléchir longuement à la demande de son interlocuteur. Elle sortit enfin, peu sûre d'elle:


- " J’ai peut-être une idée… Connaissez-vous le grand pont de Venill? La rive du fleuve à cet endroit vous conviendrait-elle? Il doit être possible de la rejoindre en suivant cette ruelle. "

Aikanaro n'en savait rien. Il lui avait posé la question car il ignorait encore tout de cette ville dont le temps semblait suivre paisiblement le rythme des saisons lentes et stables, éternellement pareil à elles-mêmes comme figées dans leur perpétuelle magie.
En guise de réponse, il invita la jeune fille à prendre les devant et à prendre la direction du lieu dont elle parlait. Il alla rapidement récupérer ses épées et la suivit sans dire mot.

L'air frais dévalé la ruelle dans un courant d'air semblable à une cascade légère et virevoltante, rendant la journée beaucoup plus supportable pour quelqu'un qui n'appréciait qu'à faible dose les effluves aussi intenses de soleil. De plus, l'ombre des maisons, serrées étroitement entre elles, finissait de combler le prince Syrinx.

De temps à autre, son regard se posait sur la chevelure flottante de la fillette rousse. Elle avait l'air si insouciante et pourtant, la cruauté du monde n'avait pas encore eu raison de sa vertu. Elle paraissait également balancée entre la naïveté puériles et la maturité des adultes. Pourtant, rien ne présageait qu'elle eut acquis cette maturité par la force des choses et son apparence ne faisait que balayer l'idée qu'elle ait suffisamment vécu pour murir autant. Cependant, l'apparence ne faisait souvent que peu de choses et le fait qu'elle ait repoussé ainsi le fruit qu'il lui avait précédemment tendu encrait l'idée que le Vein pouvait faire parti de ses origines, même lointaines.

Ils arrivèrent finalement au débouché de la rue. Elle était adjacente à une sorte d'avenue, très peu fréquentée pour le plus grand bonheur de l'homme au teint d'ivoire. Bien que nettement plus ensoleillée que la ruelle d'où ils venaient, le cadre paisible et le bruit sauvage des chutes d'eau au loin se mélangeaient agréablement pour ne faire plus qu'un dans décor presque idéal. L'enfant avait beau prétendre connaître mieux la cité que le démon, ce dernier voyait qu'elle cherchait souvent des yeux son chemin, soit pour s'assurer qu'ils empruntaient la bonne route, soit pour surveiller l'arrivée inopportun de villageois peu chanceux de tomber sur ce couple d'étranger. Aikanaro penchait plutôt pour la première hypothèse tout en se disant qu'ils ne devaient pas être à une trop longue distance du pont d'après le bruit sourd des chutes d'eau.

Encore quelques minutes de marche les fit atterrir à l'une des extrémités du pont tant attendu. Il s'étendait magnifiquement au dessus des eaux tourmentées sur une longueur impressionnante pour une construction humaine. C'était la place idéale pour faire s’épanouir ses plantes, qui auraient été certainement trop malheureuses de se languir à l'ombre d'une ruelle aussi morne. Ici il y avait l'eau, le soleil, un peu de vent et surtout personne pour venir perturber leur croissance ni même dérangé leur vie. Personne... pas tout à fait. Un groupe d'individu était posté au milieu du pont. Ils avaient l'air de discuter entre eux dans la bonne humeur jusqu'à ce qu'ils aperçoivent les nouveaux arrivants. Ils se retournèrent d'abord tous, échangeant quelques regards puis, d'un commun accord, prirent le pas vers le prince et la jeune fille, se déployant d'une façon étrange qui rappelait au démon le meute d'animaux sauvages qui protégeaient un territoire en faisant jouer le nombre face à l'envahisseur.

Instinctivement, Aikanaro fit un pas en avant, se plaçant légèrement au devant d'eux et conservant sa compagne de trajet à portée de bras. Il ne pouvait pas blairer les humains et que ceux-ci leur veuille du bien ou du mal, cela ne faisait aucune importance pour lui. S'ils les gênaient, ils iraient gouter l'eau du fleuve plus vite qu'ils n'aurait pu le croire.
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