''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ]

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Maël T.

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Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] _
MessageSujet: Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ]   Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] EmptyDim 25 Sep 2011 - 3:10

« L'auberge de le panse repue, voilà qui augure quelque chose de bon camarade. »

Chipp n'eut qu'un simple sourire tout en hochant la tête. J'avais appris à connaître ses codes désormais, et je savais que par ce seul geste il signifiait son contentement. Quoi de mieux qu'un peu de repos et une solde dépensé dans quelques pintes de bières ? Rien, du moins pour moi.
Les deux ombres s'élancèrent alors à l'assaut de la porte. Celle ci, de bois massif bardé de fer ne me résista pas, et d'un seul geste de la main, je l'envoyais cogner contre le mur... Tout le monde faisait ça ici. Et mon envie de bière grandissait.

Cependant, même si tout le monde avait l'habitude des entrées fracassantes, le silence que posa le claquement m'étonna. La salle était comble, certes, mais les nouveaux venues étaient souvent les premiers à repartir. « Puis quoi encore ? Je ne partirais pas avant que mon foie et mon estomac soit plein. » pensais-je. Et ils avaient du le comprendre, les conversations reprirent, augmentant de concert, et les railleries fusèrent à nouveau entre les groupes. Dans le sillage des tables, erraient les serveuses, qui par moment se faisaient soulever les jupes, et une claque retentissait. Ce qui ne les mettaient pas mal à l'aise pour autant. Je souris, cette auberge était comme toutes les autres au final.
Chipp se faufila dans un recoin, ou il venait de dénicher deux très bonnes places. Peu importe comment il faisait, cet homme flairait toujours les bons coups. La sensation du bois sous mes fesses me fit glapir. Qu'il était bon de pouvoir enfin poser son cul, non pas que les chemins de terre et les crapahutages nocturnes me déplaisait.
Étalant mes jambes, saisissant la coupe déjà présente sur la table, je me l'enfilais d'une traite. Elle aurait pus être emplit de poison ou de pisse, ça aurait été la même fin pour elle. « Hum, du vin d'été. ». J'avais eu de la chance. En quelques secondes, la servante prit nos désirs, et encore en moins de temps, la marchandise était là. Un simple « merci » surgit de la bouche de l'ombre à mes côtés. Bon dieu, je l'avais déjà oublié celui là. La simple vu du tonneau m'avait mis des sueurs froides. Là dessus, il attrapa un oignon grillé tout dégoulinant de graisse juteuse dans lequel ses dents mordirent en crissant, pendant que je remplissais nos coupes.

C'est dans le brouhaha de la salle que je décidais de rompre la glace nous berçant tout deux. « Alors l'ami, des nouvelles de la Confrérie ce soir ? Je sais que certaines personnes te chuchotent aux oreilles sans que je ne m'en rende compte. ». Sa tête se dévissa pour me regarder bien en face. Par un singulier contraste avec ses traits émaciées, ravinés comme un éboulement rocheux, les yeux rouges de mon ami abritaient en permanence l'ombre du sérieux. " Des félicitations pour la mission... Rien de plus. Nous devons rester ici encore quelques jours, pour attendre notre paie. Et ne pas attirer l'attention plus que de raison. ". Je reposais ma chope pour me servir à nouveau, Chipp quand à lui avait encore sa mousse intact. « Des félicitations ? Encore heureux des félicitations. L'escorte de ce vieux schnoque commençait à me sortir par les yeux. »

Il était vrai que j'avais failli perdre mon sang-froid plus d'une fois. Ce vieux bougre avait dès le début voulu qu'on lui donne du ser par ci, du ser par là. Semblant oublier que nous étions la main armé qui servirait à sa protection, et non pas à changer ses chausses une fois que sa vessie le lâchait. Il ne mit pas longtemps à s'en souvenir, néanmoins. Je me laisse même croire que sur la fin du voyage, il commençait à nous craindre autant que les gens qui étaient à ses trousses. Mon frère juré ajouta " C'est un travail comme un autre... Ceci dit, je suis assez d'accord. Si nous ne devions pas l'escorter, je l'aurai tué pour le faire taire. ". Au moins, nous étions d'accord sur la question.

« Tu n'touches pas à ta bière ? Si tu comptes me faire avaler tout le tonneau, c'est pas de refus. ». La troisième me titillait déjà le bout du nez, et mes gestes ralentissait à mesure. « Qu'est-ce que tu fixes comme ça depuis tout à l'heure ? Elle te plait, cette rousse ? ». Et c'est sur ces mots qu'il s'envoya sa blonde, tout en regardant fixement la rousse. « Tu as d'autre questions ? » « Que tu répondes à celle ci serait déjà un bon début, mais soit. La confrérie, ça t'es venu comme ça ? Qu'est ce que Chipp Argan faisait avant les contrats ? » Je sentais que c'était là l'occasion d'en savoir un peu plus sur celui qui m'avait recommandé. Les iris rouge se posèrent à nouveau sur moi, au moins l'avais-je arraché à sa contemplation. Sa bouche se fendit en un trait. " C'est Cayn qui m'a recommandé. Il m'a croisé un jour, m'a vu combattre, et... Voilà. Avant, j'errais. Je n'ai plus aucun souvenir de mon enfance. La mort de ma mère, de mon père... Ces cicatrices qui scarifient mon corps. Je sais juste qu'il y a des démons derrière cette histoire. J'étais mercenaire, avant. Spécialisé dans la chasse de démon, à la recherche de mon passé. Mais ça ne me suffisait plus. La Confrérie m'apporte les moyens d'arriver un jour au bout de cette quête... " Il était marrant de voir à quel point ses prunelles en disait autant que ses paroles. " Et toi ? Que faisais-tu, avant que je te découvre ? " « C'est Chipp qui m'a recommandé. Il m'a croisé un jour, m'a vu combattre, et... Voilà » Je m'esclaffais. Il n'était pas dénué d'humour, mais ça ne lui arracha qu'un sourire, comme d'habitude. « Plus sérieusement... J'étais un peu esclave de ma pauvre vie, tu as déjà entendu parler de l'épée du matin ? »

Je n'eus que pour réponse immédiate un haussement de sourcil. Bon sang, c'était tout ce que j'inspirais désormais ? Un simple haussement de sourcil, alors qu'il y a encore quelques années, des gens se chiaient dans les chausses par centaine. Ils craignaient tous, d'ailleurs, un retour de l'épée du matin. J'avais même entendu, une fois, une paysanne avertir son marmot « Si tu ne manges pas ta soupe, ce soir, l'épée du matin viendra dès l'aube. » Chipp me fit sortir de mes pensées. « C'est toi ? », soupirant comme une mule. " Jamais... Mais, je suis loin d'être une référence. J'ai erré seul pendant un sacré bout de temps, loin de tout, loin de la civilisation... Alors la réputation des uns et des autres... Elle m'est égale. Je juge un homme quand je l'ai en face de moi. Cela évite les mauvaises surprises... " Pour cela il avait raison, je ne pouvais lui en vouloir en aucun point. « Tu m'as vu combattre. Ce que j'ai appris là, je ne l'ai pas appris seul, comme toi. C'est un surnom qui me vient de l'époque ou je servais pour l'empire. Les capes blanches étaient craintes et respectées. J'étais l'une d'elle... ». Voilà à présent que je me renfrognais. Ma main serra sa prise sur la chope, déjà la huitième. Mine de rien, une fois la conversation lancé, le temps passait plus vite. Je promenais sur la salle un regard couvert et qui ne voyait rien. « Cela ne te plaisait pas, hein ? »
Il ne fallait pas être un génie pour l'avoir compris, seulement sa voix était teinté de compréhension, soudainement. « Non.. Disons que j'ai trouvé mon compte, là bas, appris bien des choses aussi. Mais comme tu le sais surement, nous sommes liés par serment. Aussi, le projet de partir, je l'ai ruminé, mûri sans complaisance au long de longues insomnies qui, dans le noir, m'isolait de mes frères endormis. C'est ce qui fut de trop, le temps tue les bonnes choses qui vivent en nous. »

Plus un mot, mon compagnon semblait réfléchir, et un rictus déforma son visage. A quoi pensait-il ? Il ne semblait visiblement pas convaincu par ma réponse. Qu'aurais-je pus lui dire de plus en même temps ? " Maël, regarde ce que tu es aujourd'hui... Le temps tue les bonnes choses qui vivent en nous ? Pourtant, regarde ce que tu es aujourd'hui. Le temps, au contraire, fait mûrir l'homme pour qu'il finisse par devenir ce qu'il est sensé être. Le temps t'a permis de faire mûrir ton envie de partir... Et tu l'as fais. Et tu as trouvé ta place, parmi la Confrérie. Tu es libre. Tu es payé. Que pourrait-on vouloir de plus ? ". Est-ce qu'il avait trouvé ça dans un livre ? Il n'avait pas tort, cependant il ne savait toujours pas pourquoi on me targuait du nom de l'épée du matin, et je décidais des maintenant qu'il n'aurait pas à le savoir. Surement s'en fichait-il éperdument lui aussi. Et voilà qu'il s'envoyait sa seconde bière. Elle avait eu le temps de se réchauffer, et j'étais bien content d'avoir expédier les autres pendant qu'elles sortaient encore de la cave. « Tu sais, j'ai eu un maitre d'arme. Qui n'aurait eu aucun mal à tué tous les gens de cette auberge, de la main gauche, pendant qu'il occuperait sa droite à pisser. Aussi valeureux qu'ils soient. Tu me fais pensé à lui par moment, dans ta façon de parler. » Il rit. Première fois qu'il faisait autre chose qu'un sourire, je me promis de le noté dans un carnet, cette chose devait être aussi rare que la langue de feu que j'avais aperçu une fois dans le ciel. Elle avait brillé quelques secondes sous les étoiles, avant de disparaître. « C'est un beau compliment... Même si je ne suis pas encore capable de massacrer la totalité de cette salle d'une seule main. Surtout si tu te considères comme étant dans cette salle. " Et voilà un joli compliment à la clé.

Inutile de lui dire que je parlais de mon maitre d'arme en incluant nous deux dans la salle. Une telle maîtrise de l'épée. Dommage qu'il soit mort sous le coup des flèches. Les archers étaient certainement les gens que je détestais le plus. Des couards et des lâches. Ça tendait une simple corde, mais des que quelqu'un d'assez courageux leurs fondaient dessus, ils détalaient comme les pleutres qu'ils étaient. « Un compliment de taille » repris-je. « Chasseur de démon donc ? Occupe toi de chasser la Rousse avant... Elle te dévore des yeux. »




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Chipp Argan



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Chipp Argan
________________


Race : Humain ?
Classe : Lame Noire
Métier : Mercenaire et Chasseur de Démons
Croyances : Lui-même
Groupe : Confrérie des Ombres

Âge : Environ 27 ans

Messages : 20

Fiche de Personnage : Lien vers la fiche


Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] _
MessageSujet: Re: Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ]   Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] EmptyDim 25 Sep 2011 - 21:37

“- C'est Chipp qui m'a recommandé. Il m'a croisé un jour, m'a vu combattre, et... Voilà.

Il laissa échapper un léger rire, et le maudit ne lui répondit qu’un sourire, n’ayant pas encore assez bu pour apprécier plus que ça la plaisanterie, qu’il jugea tout de même plutôt bonne. Il reprit ensuite, répondant à la question.

“- Plus sérieusement... J'étais un peu esclave de ma pauvre vie, tu as déjà entendu parler de l'épée du matin ?

Chipp haussa un sourcil en observant son compagnon attablé. Il sentit une légère gêne l’étreindre et détourna le regard un instant alors que Maël se perdait dans ses pensées. L’Épée du matin... Il imaginait bien que ce devait être le surnom de son interlocuteur, ou, tout du moins, que ça l’avait été pendant un temps. Mais il n’en avait jamais entendu parler. Mais après tout, le maudit ne prêtait pas attention aux futilités de ce genre. Il en fit part à son compagnon, répondant également à sa question en soupirant.

“- C'est toi ?... Jamais... Mais, je suis loin d'être une référence. J'ai erré seul pendant un sacré bout de temps, loin de tout, loin de la civilisation... Alors la réputation des uns et des autres... Elle m'est égale. Je juge un homme quand je l'ai en face de moi. Cela évite les mauvaises surprises... "

Maël l’écouta attentivement avant, avant de répondre.

“- Tu m'as vu combattre. Ce que j'ai appris là, je ne l'ai pas appris seul, comme toi. C'est un surnom qui me vient de l'époque où je servais pour l'empire. Les capes blanches étaient craintes et respectées. J'étais l'une d'elle...

Chipp réussit à cacher sa surprise. Finalement, ils avaient tous un passé très différent, au sein de la Confrérie... Mais son ami s’était renfrogné au fur et à mesure de ses mots, et le maudit en déduisit que cette période de sa vie était révolue, et qu’il n’en gardait pas un excellent souvenir. Conclusion qui semblait renforcer par la vitesse à laquelle Maël descendait ses chopes de bière. Ce devait être le seul point sur lequel i ne comprenait pas son interlocuteur. Lui, il ne supportait pas de boire trop. Il n’aimait pas avoir la sensation de partir, la sensation de perdre ses réflexes, de perdre sa concentration. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’il n’était qu’à sa deuxième bière, et qu’il y allait doucement. Le mercenaire reprit en lançant un “ Cela ne te plaisait pas, hein ? “ évident, mais qui relancerait la verve de Maël, et qui l’inciterait à continuer son histoire. La tactique fit mouche, et Chipp écouta de nouveau, attentif.

“- Non.. Disons que j'ai trouvé mon compte, là-bas, appris bien des choses aussi. Mais comme tu le sais sûrement, nous sommes liés par serment. Aussi, le projet de partir, je l'ai ruminé, mûri sans complaisance au long de longues insomnies qui, dans le noir, m'isolait de mes frères endormis. C'est ce qui fut de trop, le temps tue les bonnes choses qui vivent en nous.

Chipp laissa échapper une moue incertaine, doutant des paroles de son interlocuteur. Il n’était pas d’accord. Le temps permettait de grandir, de s’élever, d’évoluer, de trouver des réponses. Et en regardant Maël, il s’aperçut que ce dernier ne voyait pas l’évidence même, alors qu’il l’avait sous son nez. Pour le maudit, quitter les capes blanches étaient tout, sauf une mauvaise chose. Il ne s’intéressait pas spécialement au bien-être du peuple, ou à toutes ces bêtises, mais il faut avouer que faire parti de cet ordre ne devait pas être moralement supportable, au bout d’un moment. À moins d’être un sadique et un psychopathe notoire, ce que Maël n’était pas. Il lui répondit, donc.

"- Maël, regarde ce que tu es aujourd'hui... Le temps tue les bonnes choses qui vivent en nous ? Pourtant, regarde ce que tu es aujourd'hui. Le temps, au contraire, fait mûrir l'homme pour qu'il finisse par devenir ce qu'il est sensé être. Le temps t'a permis de faire mûrir ton envie de partir... Et tu l'as fais. Et tu as trouvé ta place, parmi la Confrérie. Tu es libre. Tu es payé. Que pourrait-on vouloir de plus ? "

Il sembla surpris un instant. Il faut dire que Chipp ne l’avait pas encore habitué à pareil monologue. Mais ce dernier considérait déjà Maël comme un ami, et il était bien plus loquace dans cette situation qu’avec un inconnu. Il respectait ses amis - d’autant plus que le guerrier méritait son respect - et n’était qu’un homme comme les autres, au final, malgré son masque froid et détaché. Il porta la bière à ses lèvres et en but de longue gorgée, attendant la réponse de son compagnon de table.

“- Tu sais, j'ai eu un maitre d'arme. Qui n'aurait eu aucun mal à tué tous les gens de cette auberge, de la main gauche, pendant qu'il occuperait sa droite à pisser. Aussi valeureux qu'ils soient. Tu me fais penser à lui par moment, dans ta façon de parler.

Le maudit rit doucement, légèrement. Maël ne pouvait sûrement pas deviner pourquoi, et sa mine perplexe confirma cette pensée. Il avait juste trouvé amusante la coïncidence, lui-même ayant déjà eu un maître d’arme, ou plutôt un mentor, et c’était amusant de voir à quel point il pouvait, encore aujourd’hui, s’exprimer de la même manière que ce dernier. D’autant plus qu’il avait emprunté son petit monologue à ce dernier, en l’adaptant pour le cas de Maël.

“- C'est un beau compliment... Même si je ne suis pas encore capable de massacrer la totalité de cette salle d'une seule main. Surtout si tu te considères comme étant dans cette salle. "

Il ne laissa pas le “ Quoique... “ qui venait naturellement à la fin de cette phrase selon lui s’échapper. Il n’était pas prétentieux, mais il connaissait ses capacités. Peu d’hommes pouvait se vanter d’être aussi fort que Chipp, et il en avait rencontré quelques-uns... Et Maël serait un adversaire excessivement valeureux, avec sa magie étrange, mais... Il fut interrompu par ses pensées par une nouvelle phrase.

“- Un compliment de taille. Chasseur de démon donc ? Occupe toi de chasser la rousse avant... Elle te dévore des yeux.

Mais qu’avait-il donc avec cette rousse ? Chipp darda ses yeux sur elle une seconde, et effectivement, elle était plutôt mignonne, mais pas plus que d’autres jeunes femmes présentes dans la taverne. Et il n’avait pas eu l’impression qu’elle le dévorait des yeux. Il était toujours sur ses gardes, et remarquait toujours quand il était observé, et ce n’était pas le cas en ce moment. Il se tut un instant, laissant Maël manger et boire tout son soûl. Il espérait que la nourriture atténuerait un peu les effets de l’alcool, d’autant plus s’il voulait parler avec son frère d’arme des prochains jours. Il avait recueilli une information intéressante sur l’emplacement d‘anciennes ruines. Un vieux château laissé à l’abandon mais qui recélait un fabuleux trésor au fond de ses murs. Ce serait sûrement un excellent moyen de passer le temps. Il réfléchit encore une minute, avant de fixer ses yeux rouges sur Maël.

“- Dis-moi... Quelques jours à attendre avant de quitter la ville... Les ruines d’un vieux château... Un trésor conséquent... Et les dangers que ça implique... Qu’est-ce que ça t’inspires ?

Il plaqua sa bière sur la table, faisant claquer le bois. Le liquide s’en échappa légèrement, et la mousse glissa sur le plat d’oignons graisseux qu’il mangeait lui aussi. Il fixa Chipp, et répondit :

"- Ce que ça m'inspire ? Ah ah. Que de bonnes choses en l'occurrence. A quoi est-ce que tu penses en me disant cela ? "

Le maudit laissa un sourire éclairé son visage. Maël était la personne la plus enthousiaste qu’il connaissait, et cet enthousiasme n’avait d’égal que son courage. S’il avait à choisir des compagnons pour une mission dangereuse, Chipp aurait son nom en tête, parmi les premiers, avec quelques autres de ses compères de la Confrérie.

“- Ca m’inspire qu’il nous reste effectivement quelques jours à patienter avant de partir, que j’ai effectivement une information qui m’indique l’emplacement d’anciennes ruines avec un trésor qui serait caché à l’intérieur... Quant aux dangers... Je n’en suis pas sûr, mais ce serait étonnant de ne pas en rencontrer...

Il observa Chipp avec un intérêt renouvelé, avant de poser les questions d’usage.

"- Dis-moi seulement si le gain en vaut la peine. Trésor, comment est il ton trésor ? Trois résilles d'or sur une couronne en toc ? Ou bien des coffres remplis grâce auquel je me noierais dans l'hydromel ? Peu importe les risques pour ça, de plus, ne rien faire m'ennuie à mourir. "

Chipp sembla réfléchir une seconde. Il n’avait aucune idée de la nature du trésor, mais il connaissait bien la personne qui lui avait indiqué les ruines. C’était une relation de travail de confiance. Il ne pouvait pas convaincre Maël, mais, dans ce cas, il suffisait de lui mentir. Il ne remarquerait rien, l’alcool avait ce pouvoir...

“- Des tas de coffres, Maël. Tu ne seras déçu, ni par le voyage, ni par la récompense.

Il se mit à rire à s’en déboîter la mâchoire, tandis que Chipp porta une nouvelle fois sa bière à ses lèvres, avalant quelques gorgées.

"- Avoue que tu savais que j'étais déjà ton homme avant même de poser la question. Sournois mon ami ! "

Il était malin, mine de rien. Ceci dit, il restait un problème. Il avait menti à Maël... Il y aurait du danger, il en était sûr, son contact le lui avait dit. Et bien trop de dangers pour deux personnes seulement, même entraînées comme le maudit et son collègue l’étaient. Il soupira longuement, avant de hausser un sourcil interrogateur. Son esprit venait de remettre en place les pièces d’un puzzle qu’il avait en tête depuis qu’il était rentré dans la taverne. Quelque chose lui ayant mis la puce à l’oreille. Il tourna la tête en direction de la salle, la balayant de son regard. Et soudain, ses yeux s’écarquillèrent légèrement. La fameuse rousse de Maël... Elle n’était pas habillé comme une courtisane, ni comme une paysanne. Mais comme une guerrière.

Il laissa un sourire en coin se frayer un chemin sur ses traits. C’était elle qui serait leur troisième homme pour retrouver ce trésor. Il faudrait la convaincre, mais ce serait un jeu d‘enfant... Il fixa de nouveau son compagnon attablé.

“- Je l’avoue... Maintenant, je vais suivre tes conseils, et aller finalement voir ta fameuse rousse.

Il ne laissa pas à son ami la possibilité de répondre, et se leva, terminant sa bière avant de se diriger vers la jeune femme. Une fois près d’elle, il se racla la gorge, et, lorsqu’elle tourna la tête vers lui, il plongea ses yeux écarlates dans les siens. Un petit sourire accroché au visage. En un mot, séduisant, attirant, accessible. Il avait cette capacité à afficher sur ses traits ce qu’il voulait... Un maître de la manipulation.

“- Excusez-moi ?...

Il attendit une seconde, avant de désigner Maël discrètement.

“- Mon ami, là-bas, vous trouve terriblement séduisante... Il aimerait savoir si vous vouliez partager notre table un instant... Je sais que vous n’avez aucune raison d’accepter, mais... S’il-vous-plaît, uniquement quelques instants. Il n’est pas dans un excellent jour, et il a besoin d’un peu de réconfort. Il est trop timide pour venir vous parler de lui-même, mais je suis sûr que si vous acceptiez de discuter un peu avec lui, il irait mieux. Ensuite, nous vous laisserons en paix...

Il avait joué l’homme gêné, durant tout son monologue, avant d’intensifier son regard.

“- Je vous le promets.
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MessageSujet: Re: Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ]   Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] EmptyMer 28 Sep 2011 - 0:29

Des heures qu'elle était attablée là... insensible au temps qui s'écoulait tout comme à la cervoise qui, même coulant à flot, ne parvenait à dissiper son trouble. Le dessous d'une de ses lèvres pincée entre ses dents entre deux pintes, elle avait rivé obstinément son regard sur une obscure gravure crucifiée sur le mur qui lui faisait face. L'eu- t- on interrogé sur le fruit de sa critique artistique après si mure reflexion qu'elle eut été bien en peine pour répondre. A vrai dire, depuis tout ce temps elle n'avait pas même determiné ce que "l'oeuvre" était censée représenter. Ses pensées étaient bien ailleurs.
Comme pour beaucoup de pérégrins, l'heure du bilan sonnait ponctuellement, parfois brusquée par un évènement particulier, parfois par la simple pesanteur d'une vie d'errance plus ou moins solitaire, misanthropique pour certains altruiste pour d'autres, à l'instar de la jeune femme .
Celà lui était arrivé souvent ces derniers temps, trop à son goût. L'aube d'une nouvelle vie s'annonçait elle ? Un mauvais pressentiment inconscient peut-être ? Elle cherchait les ennuis depuis des années maintenant ... une petite dizaine si elle faisait le compte, pourrais t elle continuer longtemps à repousser effrontément sa bonne étoile dans ses retranchements. Avec les années on gagnait en sagesse. Theoriquement.

“- Excusez-moi ?... “

Encore un importun. Ce ne serait que le ... sixième de la soirée si elle comptait bien. En quoi un tabouret vide représentait il une invitation ?A travailler à l'occasion, un air plus rogue encore, il sembla que son attitude coutumière en ces instants ne soit pas suffisamment rébarbative encore. Elle grommela sans se departir de sa muette contemplation.

"Hm ?"

L'homme poursuivit d'une voix enjôleuse sans s'émouvoir de son dédain, ce qui lui valût un léger regain d'intérêt trahit par un regard en coin. Ah oui...celui là. Curieusement lui et son compagnon faisaient partie des rares dont elle avait passablement remarqué l'entrée .
Filou l'invitation faisant appel à sa bonté d'âme, cela n'avait pas encoré été tenté ce soir. Ce discret chatouillis entre ses poumons elle ne le connaissait que trop bien ...son sang angelique ne pouvait rester insensible à la souffrance, même minime pour peu que le souffreteux lui semble en valoir la peine toutefois. Elle ne devait le luxe de cette reserve qu'a ses gênes humains, le sang de sa mère était loin d'être une bénédiction pour elle, la bonté amenait beaucoup plus d'ennuis que de bénéfices en ce bas monde, et les quelques avantages physiques ne suffisaient à son sens pas à les combler.Aposant sa bière en guise de prémice elle lui répondit enfin, sans animosité, les traits quelque peu adoucis même.

"N'y a t'il pas suffisamment de filles de joie dans cette auberge ? "


Le galant accentua son sourire en réponse et corrigea immédiatementl'orientation de sa pensée "" Nous ne sommes pas ce genre d'hommes... Et ce n'est pas de ce genre de " compagnie " qu'il a besoin, je crois. Plutôt d'une discussion agréable avec une belle jeune femme... Qui n'est pas une fille de joie. "

"La votre ne lui sied guère? "
La réponse fusa tel un carreau d'arbalète adoucie toutefois par la chaleur d'un sourire et regard mutins.

Il semblait apprecier cette entame de joute verbale, de plus en plus souriant il l'amenda à nouveau .

" C'est-à-dire que je ne suis pas exactement une belle jeune femme. Et je ne lui plais pas... "


L'ironie de cette répartie fit mouche extirpant un rire frais à la rôdeuse qui n'en apparaissait que plus charmante ainsi, révélant une autre facette de sa personnalité. Vaincue, arrachée à sa morosité, elle se mit en branle tout en acceptant enfin :

"Je ne suis pas sure d'être aussi spontanément bavarde que la plupart des femmes ici présente, mais il semblerais que le cas échéant je fasse une excellente plante d ornement, si celà peut suffire à rendre le sourire a ce grand tenebreux..."

Laissant échapper un petit rire il la conduisit révérancieusement jusqu'à leur table où il apostropha son acolyte, déjà un peu perdu dans les limbes de l'alcool à ce qu'elle put en juger.

" Maël... Maël, regarde-moi ! Je te présente... " Le guerrier buta, réalisant subitement qu'il n'avait pas même demandé son nom à la jeune femme.Il l' invitait ainsi à se présenter d'elle même, ce qu'elle fit sans délai, n'ayant aucune prime sur sa tête, à sa connaissance du moins.

"Kara Bawen"

La jeune femme se contenta d'un sourire le mystérieux "ami" ne semblant pas prêt à lui serrer la main et s'assit simplement sur la chaise que l'entremetteur venait de lui tirer.
Qu'il soit heureux ou non de l'initiative de son compagnon, cela promettait d'être interessant, ces deux hommes respiraient le mystère, or il n'yavait rien de tel pour sortir une aventurière de sa léthargie !
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MessageSujet: Re: Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ]   Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] EmptyMer 28 Sep 2011 - 2:53

La neuvième bière se portait à ma bouche, tout doucement, vraiment tout doucement. Mesurant chaque geste pour qu'elle ne m'arrose pas le menton, ni mes vêtements. Ils n'étaient pas lavé depuis un moment, certes, mais je comptais les garder encore quelques jours. Un rapide coup d'œil vers mon acolyte... Il avait réussis à entamer une conversation, bien, il me surprenait de plus en plus. Il sortait un peu de son monde, prendre du bon temps ne lui ferait assurément pas de mal. Mes yeux vagabondèrent un moment, ailleurs.

Ou ? Je ne saurais dire. Mais toujours était-il que les souvenirs affluaient, sans même que je les invites à entré. Voilà ce qu'était l'alcool, un passe partout, qui brisait absolument toutes les barrières de votre esprit une par une. Dans le seul but de vous montrez ce que vous deviez voir, sur le moment. "Seulement, il rend aussi aveugle" maugréais-je pour moi même. Car je ne voyais même plus d'image, juste des sons, des voix. "Oh, à quoi bon repenser à ça ?", oui, j'avais raison encore une fois. Cela ne me servirait à rien, et je chassais le souvenir auditif aussi facilement qu'il était entré. Les bruits de la taverne me percutèrent de plein fouet. Était-ce moi ou tout le monde gueulait ici ? Une envie irrépressible me prit de saisir ma rapière et de trancher la gorge du plus proche, histoire de voir comment il couinerait en s'étouffant dans son sang. Il fallait que je me calme, voilà que je commençais à devenir violent. Vite, une autre gorgée.

"Peut être que bientôt, je serais recouvert d'or." voilà la pensée qui s'imposa à moi après avoir fini mon verre, et elle était tout de même beaucoup plus réjouissante que les précédentes. De vieille ruine ? Je me demandais tout à coup s'il ne parlait pas de celle que nous avions croisés en venant ici, sur l'un des versants d'une colline. Si mes souvenirs étaient bon, l'amas de pierre n'était même pas digne de porter le nom de ruine. Alors qu'avant il avait du être un château tout en beauté. Deux enceintes d'un demi-pied, l'intérieure plus haute que l'extérieur. Tour et tourelles, bastions, escaliers, cuisine, ronde, armurerie carrée, écuries le long de la face interne du mur ouest. Du moins, ce n'était que mon humble avis, voilà de quoi se composaient chaque châteaux, avant que le temps ne les rattrapent. J'avais toujours rêver d'avoir le mien, mais je n'avais eu que pour demeure celui d'un autre. Mes années de services avec les capes blanches m'apprirent au moins cela : Basse naissance, aucune reconnaissance. Et j'avais finis par comprendre que jamais je ne posséderais le miens. Chipp mentait, je le savais. Comment des bouts de caillou pouvait retenir un trésor ? Surtout que les pillards devaient être mainte et mainte fois passé dans les environs. Mais si ça pouvait lui faire plaisir, ma foi. De plus, il me fallait un peu d'action. "Dans les pas..."

" Maël... Maël, regarde-moi ! Je te présente... "

Je sursautais. Fichtre, est-ce qu'il était toujours obligé de faire ça cet imbécile ? Et voilà qu'il ramenait l'autre. J'avais escompté qu'il l'emmène dans l'une des chambres en haut et qu'il s'en serve de destrier une partie de la nuit. Au moins m'aurait-il foutu la paix, moi et mes pensées.

"Kara Bawen"

J'osais tout de même un regard. Je ne voyais que le bas de son corps, pour le moment, le temps que je réussisse à lever là tête. Peut être croyait-elle que je la détaillais des pieds à la tête. Après tout, grand bien lui en fasse. Mais ce coup d'œil se révéla plus intéressant. Elle était fine, semblait presque cassante. Les gens pouvaient la briser en deux. Du moins c'est ce qu'ils se seraient dit s'ils avaient le regard des simples d'esprit. J'avais appris à me méfier des femmes aussi bien que des hommes; et surtout celle dans ce genre là. Fine peut être, mais costaude. Ses muscles, certes petit, saillaient sous sa tunique. Je remarquais aussi qu'elle avait les bras bien formés. Ce n'était pas le genre de muscle qu'une femme pouvait avoir en pétrissant la pâte à pain toute la journée. Ni même en frottant les vêtements d'un quelconque noble, non, ces muscles là étaient dû à l'effort et au maniement d'une arme. Mais je tiquais, pourtant. Ce bout de bois, là, dans son dos. C'était bien un arc n'est-ce pas ? Sa beauté s'effaça en un clin d'œil. Même ses charmants yeux verts ne pourraient pas la racheté après ça. "Maudite sois-tu".

Oh, voilà qui était sortit tout seul. Mais après tout, c'était tout de même mieux si elle partait avant que je ne cause trop de dégât. "Quel accueil". Bizarrement, sa voix était dénué de froideur. Ou alors était-ce moi qui était trop chaud pour le sentir ? "En quel honneur ?" reprit-elle en riant. Non, finalement c'était moi qui comprenait mal. "Un honneur ? Quelqu'un avec un bout de bois à corde dans le dos ne devrait même pas prononcer ce mot, m'est avis."

Chipp se tendit autant que la corde d'un arc, justement. Combien de temps tiendrait-il sur son ressort, avant de sauter au plafond ? La répartie fusa après un moment de flottement. "Je comprends et partage en partie votre point de vue, de ce fait, bien qu'ayant toujours veillé à ne m'en servir honorablement, je suis prête à expier ma lâcheté dans un duel avec vous." Mes yeux devaient ressembler à des assiettes à ce moment la. Aucune crainte, voilà ce qui me choqua le plus, elle n'avait aucune once de peur. Était-elle sotte à ce point ? J'avais entendu l'histoire d'un homme qui ne connaissait pas la peur, et le conteur avait fini sur ces mots : " Et c'était là son vice, car la peur, immanquablement, tous les hommes doivent la connaitre. ". Je ne me souvenais plus du fin mot de l'histoire, ni même comment il avait fini, mais son manque de lucidité le tua, j'en étais certain. Or voila, je n'avais pas en face de moi un homme, la règle était-elle différente pour les femmes ? Ma manche gauche frissonna. Les cheveux commençaient à réclamer leurs dû. Le poids de la flûte dans ma poche intérieur se fit sentir plus pesamment aussi. Je me forçais au calme, j'avais mal commencé. Mon autre main, toujours serrant ma chope se décrispa. "Je n'ai jamais connu que des couards, maniant cet instrument de mort. Et il serait sans honneur de ma part de réagir à ta provocation pour le simple plaisir de faire un arc avec tes boyaux comme tendeur." Je riais, désormais, devant ma propre bêtise. "Moi et ce mot, nous ne faisons qu'un, comme vous pouvez le voir."

"Il n'y avait la aucune provocation, je n'y voyais qu'une façon de te démontrer que nous partageons apparemment certains point de vue et que je ne fais pas parti de ses couards." Je l'avais offusquée. "Si je t'avais provoqué, ma proposition eut été ponctué d'un "pauvre petit merdeux" par exemple" ajoutat-elle avec un sourire. Je tendis la main, lâchant enfin ma coupe. "Maël Theirmall, buveur quotidien qui ne pèse aucune parole." d'un signe de tête, je désignais mon ami. " Et voici Chipp Argan, assurément le plus grand fou avec qui j'ai fais équipe jusqu'à maintenant."
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Chipp Argan



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Chipp Argan
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MessageSujet: Re: Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ]   Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] EmptyMer 12 Oct 2011 - 0:36

Au fil des secondes, la lumière glissait peu à peu vers l’obscurité dans la taverne. Une nuit sans lune succédait au crépuscule, offrant à l’extérieur un clair obscur presque irréel, tant la confrontation entre le néant et les éclairages de la ville se mêlaient pour créer une atmosphère chimérique, dépeinte par la nature des hommes qui traînaient encore dans les rues à cette heure tardive, où l’innocence du jour laissait place à la folie des ténèbres.
À l’intérieur de l’établissement, la situation était égale. L’ombre régnait en maîtresse, entrecoupée çà et là des lueurs des quelques torches disposées contre certains murs. Les plus normaux des clients avaient déjà quitté les lieux, tandis que les autres semblaient prêt à rester sur le pied de guerre toute la nuit. Les tables avaient été désertées, et le tenancier jonglait habilement avec une dizaine de bouteilles pour contenter les ivrognes qui hurlaient vouloir encore plus de boissons.

Mais une des tables dérogeait à cette règle. Trois silhouettes étaient encore assises, deux d’entre elles à proximité l’une de l’autre, la troisième à l’opposé, les observant du coin de l’oeil en réfléchissant.

Lorsque le maudit avait piégé son compère, le prenant à son propre jeu en ramenant la jeune femme jusqu’à eux, il s’était d’abord tendu. La conversation avait mal commencé. Pendant les premiers échanges, le mercenaire avait même eu l’impression d’assister à un combat de coq... Même si, en l’occurrence, l’expression était mal choisie. Parce que si Maël correspondait effectivement, pour son interlocutrice, c’était bien moins évident.
Une belle jeune femme. Callipyge jusqu’au bout des hanches, des formes parfaites. Élancée, gracieuse, une somptueuse silhouette, guerrière fine et délicate, elle avait un visage délicieux, un regard profond, et un sourire adorable. Elle était tout, sauf un coq. Contrairement à l’homme en face d’elle.

Mais ce dernier était aussi très diplomate, lorsqu’il le souhaitait. Il apaisa la discussion, en se présentant, ainsi que son comparse. Après un “ Enchanté “ du maudit, lâché avec un sourire de circonstances en direction de la jeune femme, il la laissa s’installer, et sembla se désintéresser de la conversation.

Il leur fallait un troisième équipier. Et en observant la salle, il avait bien remarqué que leur interlocutrice correspondait parfaitement à ce qu’il cherchait. Il pouvait le dire, uniquement en admirant l’armement qu’elle transportait. Les femmes n’avaient pas la même fierté que les hommes, à ce niveau-là. Généralement, elles ne se pavanaient pas en arborant des talents qu’elles ne maitrisaient pas. Si la dénommée Kara portait des armes, alors c’est qu’elle savait s’en servir. Et sa musculature, que le maudit devinait aisément sous les vêtements, témoignait de la réalité de ce fait. D’autant plus qu’elle n’avait pas hésité à provoquer son équipier en duel... Elle serait parfaite dans le rôle qu’il comptait lui donner. Une seule question se posait, dorénavant : comment convaincre une parfaite inconnue de partager un bout d’aventure avec des spécimens tels que Maël et lui ?

Il le saurait rapidement. La quête qu’ils allaient effectuer avait deux intérêts majeures : la récompense, et le défi qu’elle représentait. Si la jeune femme ne réagissait ni à l’un, ni à l’autre, alors elle ne viendrait pas. Mais Chipp pouvait tenter le coup. Et il le devait...

Son regard se perdait dans la flamme de la torche qu’il avait en face de lui. Enfermé dans ses pensées depuis plusieurs minutes, il sentit un picotement au creux de sa poitrine, et un frisson remonté lentement le long de sa colonne vertébrale. Alangui, le tremblement finit par affecter sa mâchoire. Telle une chape de plomb oppressant ses paupières, il les ferma lentement, ne pouvant plus lutter contre cette force immatérielle. Puis, son organisme s’éveilla, sa main glissa devant son visage, il inspira longuement, et écarta les lèvres pour laisser échapper un long bâillement silencieux. Il secoua un peu la tête, et tourna la tête vers ses compagnons de table, qui l’observaient avec curiosité. Il était temps. Chipp était dangereux... Et pas seulement grâce à sa maîtrise des armes. Fixant Maël, ignorant délibérément la jeune femme, il passa à l’attaque.

“- Maël, nous ne devrions pas trop tarder à aller nous reposer. Nous partirons demain, et... Au-delà de la fabuleuse récompense qui nous attend...

Aucune réaction particulière de la part de la guerrière. Il venait de lui jeter un regard imperceptible en prononçant le mot “ récompense “.

“- ... Ca représente un défi de taille. Il faut que nous soyons frais et prêt à en découdre, crois-moi.

Ah ! Une réaction. Infime, presque insignifiante, mais réelle. Une certaine curiosité luisant dans le regard, mais rien de précis. Aucune importance. C’est le mot “ défi “ qui avait causé cette particule de changement dans l’attitude de leur interlocutrice. Ainsi, c’était de cette manière qu’il l’emprisonnerait dans les filets de sa pensée et de ses envies. Il continua, affichant une moue presque soucieuse. Feinte à merveille.

“- Avant de partir, il nous faudra trouver un autre compagnon. Tu ignores tout de l’endroit où nous allons, mais fais-moi confiance, à deux, nous serions condamnés. L’ennui, c’est que je ne vois personne susceptible d’avoir la puissance nécessaire pour nous aider...

En prononçant la dernière phrase, il avait jeté un nouveau coup d’oeil à la jeune femme. Bien plus visible, cette fois-ci, mais légèrement sur la retenue. Afin qu’elle comprenne les choses de la façon dont il le voulait. Qu’elle croit qu’il ne la pensait pas capable d’être assez forte pour relever le défi. S’il avait visé juste, elle se proposerait d’elle-même à les accompagner...
À l’écoute de ses mots, elle se redressa sur sa chaise. Il la vit se tendre violemment, tandis que son regard se durcit légèrement, presque intimidant.

À cela, il ne répondit qu’une seule chose.

Un rictus sauvage vrilla les traits du maudit un instant, tandis que ses iris rougeoyantes se plantaient dans ceux de sa proie. Un signe démontrant parfaitement qu’il tentait de la manipuler, et qu’il avait réussi. Un nouveau défi... Qu’elle, ou du moins l’espérait-il, aurait la fierté de relever...
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MessageSujet: Re: Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ]   Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] EmptySam 15 Oct 2011 - 23:55

Ils l'avaient détaillé sans vergogne et dans une parfaite simultanéité alors qu'elle se tenait encore debout eux. Le verdict du poivrot ne se fit pas attendre, la verve tirée de cet examen jaillis tandis qu'elle s'asseyait .

"Maudite sois-tu".

Un œil mauvais donnait encore plus de poids à la noirceur de cet accueil, comme à son habitude elle pris le contrepied dans un premier temps en accentuant encore son sourire. Après tout elle appréciais les gens qui ne s'embarrassaient pas de manière, au moins ceux ci ne réservaient ils pas de mauvaise surprise, la couleur était annoncée sans ambages.

"Quel accueil" Elle perçut une once d'étonnement et poursuivit, toujours aussi chaleureuse mais piquée par la curiosité "En quel honneur ?"

Le buveur renonça à une énième lampée pour cracher sa hargne plus explicitement

"Un honneur ? Quelqu'un avec un bout de bois à corde dans le dos ne devrait même pas prononcer ce mot, m'est avis."

C'était donc ça... tout s'expliquait, il en fallait peu parfois, souvent même, pour être jugé et condamné en ces terres, sans autre forme de procès. Elle ne pouvait lui en vouloir toutefois, puisqu'elle partageait son point de vue. Cela pouvait paraître contradictoire puisqu'elle se baladait effectivement avec un arc vissé dans le dos, mais non, décidément non.
Elle avait toujours mis un point d'honneur à ne s'en servir que dans des circonstances bien particulières, dans le but d'équilibrer ses chances à elle et non amoindrir celles d'un adversaire à sa mesure. En d'autres terme cet arc s'adressait aux démons ou autres magiciens dont elle estimait les pouvoirs bien plus inéquitables encore,ou comme cela lui était déjà arrivé lorsque les forces en présence étaient trop disproportionnées et qu'elle n'agissait pas en son seul intérêt, lorsque des vies qu'elle avait pris sous son aile en dépendait.
Elle avait appris à grandir avec la notion de "mal nécessaire", indispensable lorsqu'on mettait ainsi sa vie incessamment en péril au profit des autres ou en simples étendard de valeurs perdues, comme son père l'avait fait avant elle. Elle tenait fermement à ses principes et redonnait ainsi ses lettres de noblesse à cette arme dont il était si aisé de faire outrancier usage.
C'est toute aussi calme et affable qu'auparavant qu'elle répondit après un bref instant de flottement lié à cette réflexion intronisée. Pesant parfaitement ses mots toutefois, quoiqu'il lui en coute si ceux ci étaient entendus et le défi relevé. L'honneur était une de ces valeurs pour lesquelles il était valeureux de donner sa vie.

"Je comprends et partage en partie votre point de vue, de ce fait, bien qu'ayant toujours veillé à ne m'en servir honorablement, je suis prête à expier ma lâcheté dans un duel avec vous."


Cette bravade fit son effet, au vu des yeux ronds comme des billes qu'affichait à présent son interlocuteur. Elle attendit, sans se départir de son attitude avenante, si contrastée avec la diatribe potentiellement lourde de conséquence qu'elle venait de poser. Son regard avait beau être vitreux il n'en était pas moins expressif, folle il la prenait pour folle... Ce n'était pas le cas, elle était simplement en paix avec elle même. Elle avait pris tant de vies...il fallait bien que son tour vienne un jour, si le destin voulait que cette heure soit arrivée, soit, cela mettrait fin aux lanternements qui l'animait encore quelques minutes avant que ces deux olibrius ne s'immiscent dans sa vie.

L'homme éclata soudainement rire, autorisant ainsi son acolyte à se détendre d'un coup, visiblement sensible malgré son flegme affiché à la tension croissante générée par le dialogue entre les deux jeunes gens qu'il avait pourtant cherché à réunir. Le soulard dédaigna l'invitation de Kara avec une outrecuidance affichée mais adoucit son mépris par une présentation en règle, enfin plus chaleureuse, tendant sa main après avoir dénigré ce même geste un peu plus tôt. Peu rancunière la jeune femme la serra sans se faire prier, acquiesçant à la nomination successive de ces deux acolytes, Mael Theirmall donc, et Chipp Argan .Elle associa soigneusement chaque nom à son visage respectif, son instinct lui signifiait que leurs destins se liaient à cet instant même pour plus qu'une simple beuverie.

Les heures passèrent agréablement dans une conversation sans réel tenant et aboutissant. La cambuse s'était vidée, ne conservant en son sein que les habitués, loques effondrées dans des amas de hardes, dont on ne distinguait même plus le visage, mangé par une dégaine hirsute. Un calme relatif régnait à présent dans l'auberge, que seul perturbait le tintement des verres entrain d'être lavés ou les argumentations louches maugrées de ci de là par les alcoolique notoires entre eux ou à l'intention des chaises vides qui leur faisaient face. Le silence avait finit par gagner la table des résistants, tous trois absorbés dans leurs pensées.

Ce fut l'instant que choisit le Maudit, dont elle se demandait encore d'où il tenait son surnom, pour mettre fin à cette agréable soirée, rappelant à son compère qu'il se faisait tard et qu'il leur faudrait être en forme pour l'expédition dans laquelle il s'apprêtaient à se lancer.
Malgré la fatigue cette précision chatouilla l'intérêt de la jolie guerrière, qui s'en tint toutefois à ses bonnes manières et se garda bien de pousser le vice à les interroger alors qu'ils souhaitaient disposer. Un petit pincement au cœur, elle regretterais presque de les perdre aussi rapidement de vue, peut être à jamais si leur quête s'avérait dangereuse... Un soupir la trahit. Elle le compris au regard scrutateur qu' Argan ancra dans ses prunelles.

“- ... Ca représente un défi de taille. Il faut que nous soyons frais et prêt à en découdre, crois-moi. “

Un défi... elle qui s'ennuyait à mourir depuis deux bonnes semaines à Madorass, sans pour autant trouver la niaque pour reprendre la route. Ses yeux brillaient, elle en avait conscience, au simple souvenir de ceux qu'elle avait surmonté jusque là ...si elle ne se retenait un sourire songeur s'afficherait. Ses réminiscences étaient envoutantes, elle se sentait partir loin auprès d'elles, courant dans les sillons de sa mémoire à la recherche des montées d'adrénaline passées ...mais une nouvelle remarque de Chipp l' extirpa de ce tourbillon, son corps se tendant presque malgré elle aux mots qui heurtèrent sa fierté avant même qu'elle ne les entendent réellement.

"- Avant de partir, il nous faudra trouver un autre compagnon. Tu ignores tout de l’endroit où nous allons, mais fais-moi confiance, à deux, nous serions condamnés. L’ennui, c’est que je ne vois personne susceptible d’avoir la puissance nécessaire pour nous aider... “

"Je suis prête à vous suivre, ne serais ce que pour vous démontrer que la puissance ne fait pas tout. " La réponse fusa, grinçante, tandis que ses iris retrouvaient un flamboiement que ne leur connaissait pas encore les deux hommes.

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Maël T.

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MessageSujet: Re: Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ]   Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] EmptyDim 16 Oct 2011 - 13:07

Le silence finit enfin par s'abattre sur la table. Pendant combien de temps avions nous parlés pour être soudainement à cours de conversation ? À ma grande surprise, la compagnie de l'archère n'était pas désagréable, même si je n'avais pas encore assez bu pour dire le contraire. Il en faudrait, du temps, pour que je conçoive qu'elle m'était plutôt sympathique. Les tables s'étaient vidées une par une, et quelques personnes subsistaient encore dans l'univers nocturne de la taverne. Les quelques torches allumés de ci de là au dessus des tables des derniers occupants faisait penser à des ilots, perdu dans le brouillard de fumée. Et la pièce avait des relents de tabac froid et de vieille sueur alcoolique, ce qui ne donnait pas un très bon mélange pour mes narines.

“- Maël, nous ne devrions pas trop tarder à aller nous reposer. Nous partirons demain, et... Au-delà de la fabuleuse récompense qui nous attend... “

Était-il toujours obligé de parler quand je m'y attendais le moins ? Et de plus devant cette femme. Il était bien mal avisé de lancer un sujet de cette taille, parlant d'une récompense d'une somme astronomique devant n'importe qui. “- ... Ca représente un défi de taille. Il faut que nous soyons frais et prêt à en découdre, crois-moi. “ . Et voilà même qu'il en rajoutait une couche, qu'espérait-il ? Qu'elle l'emmène dans son lit en échange de l'information, ou même de notre compagnie à tout deux ? “- Avant de partir, il nous faudra trouver un autre compagnon. Tu ignores tout de l’endroit où nous allons, mais fais-moi confiance, à deux, nous serions condamnés. L’ennui, c’est que je ne vois personne susceptible d’avoir la puissance nécessaire pour nous aider... “

Le moment ou je compris me laissa de marbre. C'était donc ça ? Il comptait recruter la première personne qu'il trouvait, sans en savoir plus sur elle. Bien que je ne la craignais en aucun point, il aurait été désagréable une fois là bas d'être coiffé au poteau par une femme. Bien que je la tuerais, si nécessaire. Le nom de maudit lui allait bien, mais pas pour les mêmes raisons en cet instant.

"Je suis prête à vous suivre, ne serais ce que pour vous démontrer que la puissance ne fait pas tout. "

Bah tiens, il suffisait d'une récompense à la clé et tout le monde se sentait d'humeur chevaleresque. Je sentais ces deux là capable d'affronter un dragon s'il le fallait. S'en était trop pour moi. Ils me tapaient sur les nerfs. Je renversais les dernières gouttes de ma chope en me levant brusquement. « 'tendez môa la » maugréais-je. Dès la seconde ou je me dégageais du banc, la bière abominablement corsé remonta d'un seul trait me flanquer le tournis. Je plaquais une main assuré sur la table pour assurer mon équilibre.
L'alcool était agréable, ou du moins supportable lorsque l'on était assis, mais c'était une toute autre affaire une fois debout. Pendant une fraction de seconde, je me surpris à me demander s'il ne valait mieux pas que je rampe jusqu'au comptoir, plutôt que de tituber seul au milieu des tables, en prenant deux fois une mauvaise direction. Il était pourtant là, au centre de la pièce, encore un petit effort et...

Ma main s'aggripa à la planche de bois qui tenait lieu de comptoir. Le tavernier commençait certainement à trouver la nuit longue. Il avait déjà des poches sous les yeux, et lustrait le même verre depuis un moment, l'œil vitreux. « Fau' queq'chose ? J'm'en va fermé, dépêche y toi » - « Trois d'tes meilleurs z'outre d'vin tavernier ! Qu'j'emporte vec' môa argent comptant ! »

Son œil tressauta, surement pensait-il ne pas faire autant de chiffre en une soirée, mais voilà que j'avais choisis son établissement. Hasardant un coup d'œil en direction de la table de mon compagnon. Il discutait à voix basse, dans l'oreille de la rousse. Que pouvaient-ils bien se dire, c'est deux là ? Chipp l'avertissait certainement des dangers que représentait l'expédition, mais c'était peine perdue, cet idiot avait parlé tout haut, et un trésor valait tous les risques de ce monde, surtout en ces temps. Il ne manquait plus qu'il l'invite à rejoindre les rangs de la Confrérie pendant qu'il y était. Le bruit mat de quelque chose tapant le bois me fit sursauter. Les trois outres étaient posés là, à quelques centimètres de ma main.

« V'la mon bon m'sieur, faudra aussi m'régler la table. »

Pour qui me prenait-il ? Un bandit qui partirait sans même donner à un brave ce qu'il mérite ? Tout avait le loisir de m'énerver ce soir. Je trifouillais ma poche de ma main valide. Je sentis la flûte, qui ne me quittait jamais, et qui servait à faire fonctionner les cheveux scellés par magie à mon bras gauche. La manche tressauta. Cela faisait un moment maintenant qu'ils commençaient à réagir à la pensée. Est-ce que cela évoluerait avec le temps ? Devrais-je me passer de la mélodie un jour ? Pour ça, encore fallait-il que je m'en serve, et pas qu'occasionnellement. Je trouvais enfin la petite bourse de cuir, que je jetais sur le comptoir. L'ouvrant du mieux que je le pouvais, avec une seule main, qui plus est, ralentis par l'alcool qui coulait dans mon sang. Une fois la note donné, sa légèreté me frappa. Je venais de liquider la moitié de mon solde ou presque en réglant ma part, et celle des deux qui m'accompagnaient. J'escomptais bien un remboursement, au moins de la part de l'archère. « B'soir mon brave »

Et je fis demi-tour, deux outres accrochés sur mon baudrier, la dernière dans la main. Le plancher semblait mou sous mes pieds. Et j'avais peine à retourner à la ta...
Ma carafe de vin s'écrasa sur le sol.

« Hé tôôôôôôa ! Q'ça t'amuse t'y bien p'têtre ? »

Mes oreilles sifflèrent, l'homme qui venait de me percuter avait la voix bien trop portante. Il beuglait comme un ours. « Qué q'je fais mai'nant q'ma chope est par terre ? Hein, t'peux m'le dire ? Va falloir qu'tu paies pour n'autre ». Le gaillard était colossal. Il devait faire la même taille que moi, mais large de trois ou quatre fois plus. « Pardon l'ami, tiens, quelques pièces pour une nouvelle... » c'était moins venimeux que tout ce qui m'était venu à l'esprit une seconde plus tôt, mais la dernière chose dont j'avais envie était une bagarre. « C'pas tes quek' pièce qu'vont changer quoik'soit. » - « Ouais Moloch ! Fait lui donc payé pour nous autres aussi ! » La voix venait du fond de la salle, ou quatre gus, les derniers de l'auberge d'ailleurs, buvaient bruyamment. C'était eux que nous avions entendus toute la soirée. « Allons donc, l'ami, je paie pour mes dégâts, et estime toi heureux que je ne demande pas moi aussi le remboursement de mon vin... » - « Hé Moloch, tu crois que sa mère est une putain du Vein ? »

Voilà qui était de trop. J'avais l'habitude des insultes de taverne, surtout celle dans ce genre là. Après tout, les ivrognes n'avaient pas grande imagination lorsqu'il s'agissait d'inventer quoi que ce soit, mais il fallait que je m'incite au calme. Connaissant Chipp, il ne devait pas perdre un seul mot de cet échange, et il espérait certainement que je désamorce au plus vite. Je me baissait, lentement, pour qu'il ne voit pas de provocation, et ramassait la chope, mouillant dans la mousse. « Si je lui flanquais ça en pleine gueule, j'arriverais peut être à lui fracasser la moitié des dents » me surpris-je à penser.

« T'va payé pour tout l'monde mai'nant tout suite ! Stu veux pas qu'on t'rosse moi et les aut'. Z'êtes que deux, une fois qu'j'en aurais finit, la p'tite nous amusera p'têt une partie d'la nuit. »
dit-il, les autres s'esclaffant avec lui.

Je me mis à rire, soudainement. Qu'il était drôle. « Eh bien, pas de chance pour toi, il se trouve que je hais les violeurs plus que les archers. Et il faut bien que je décharge ma haine contre l'un de vous deux, j'ai choisis. »

J'avais raison, la moitié de ses dents volèrent, et tintinnabulèrent sur le sol avant même que son corps s'effondre dans un fracas assourdissant. La réponse ne mit pas longtemps à chatouiller mes oreilles, et la symphonie du métal frottant le fourreau se fit entendre. J'étais en première ligne...
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MessageSujet: Re: Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ]   Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] EmptyJeu 17 Nov 2011 - 1:00

De toute évidence il y en avait un que la perspective de sa compagnie prolongée n'enchantait guère. Malgré les heures écoulées qui l'avait rendu un peu moins rogue à son égard il n'en était pas pour autant enclin à partager magot ou mésaventure, c'était on ne peut plus évident. Elle s'en amusait, s'enfonçant à nouveau dans le dossier de sa chaise, la tête légèrement penchée sur la droite, scrutant les traits crispés du plus chevelu ou du plus bourré, au choix, deux qualificatifs pour un seul et même homme. Si seulement... ce n'en serais que plus amusant, elle aimait assez avoir une pauvre âme à tourmenter dans ses périples, sa touche féminine, certainement. Elle savait avoir d'ores et déjà l'aval du maudit, si celui ci n'avait rien répondu pour l'instant, son regard en disait long, emplit de satisfaction. Elle n'était pas dupe, ce type là était on ne peut plus malin, il n'avait pas évoqué ses projets par mégarde, il l'avait voulu, il l'avait, restait à convaincre son compagnon.

Pourquoi elle plutôt qu'un autre ? La démarche était originale, les hommes n'avaient généralement que peu confiance en les femmes lorsqu'il s'agissait de remettre leur vie entre leurs mains graciles... Peut être son arrogance naturelle lui susurrait elle qu'ils n'en arriveraient aucunement à cette extrémité ? Dès lors il s'annonçait sans doute plus aisé de se débarrasser d'une faible femme que d'un solide gaillard l'heure du partage venue, peut être même comptait il sur elle pour griller des bouts de viande ?Tout cela n'accroissait que davantage sa curiosité, elle découvrirait bien les tenants et aboutissants en temps et en heure.

«'tendez môa la » Toujours souriante, elle le regarda se lever abruptement, chanceler, se rattraper à la table puis tituber jusqu'au comptoir ... Pas de cris, pas de refus clairement énoncé, un simple agacement teinté de lassitude noyé dans l'alcool, acceptation implicite.

En quoi consistait cette aventure dans laquelle elle était de plus en plus convaincue d'être partie prenante?Quand partiraient ils ? A quoi seraient ils confrontés au juste ? Tant de questions qui se bousculaient déjà dans sa tête mais que pour rien au monde elle n’eut laissé franchir le rempart de ses lèvres. Son regard perdu dans la morne contemplation de la chaise abandonnée, ses pensées se bousculaient incessamment, bercées par le bruit de fond des palabres de soûlards, dans lesquels Theirmall n'était pas en reste. Ces derniers s’amplifiaient, alimentés d'un nombre croissant de voix éraillées, d'invectives de plus en plus forte. La jeune femme quitta sa torpeur pour porter une vague attention à l'échauffourée naissante qu'elle avait cru décelé, heurt à sa rêvasserie.

Ce fut l’instant que choisit son compagnon de table pour l’abandonner, pressentant sans doute que les choses risquaient de s’envenimer.

"Excusez-moi, Kara... Mais il est intenable. "


Elle acquiesça par excès de politesse tout en pivotant légèrement sur sa chaise, observant machinalement ses compères. Le maudit s’avançait vers l’altercation de cette démarche ample et gracile qui semblait le caractériser, sans précipitation aucune, avec lui tout était mesuré, calculé… une fausse note cette fois ci lui sembla t il, un léger retard au bal.

« T'va payé pour tout l'monde mai'nant tout suite ! Stu veux pas qu'on t'rosse moi et les aut'. Z'êtes que deux, une fois qu'j'en aurais finit, la p'tite nous amusera p'têt une partie d'la nuit. »
* Charmante attention * songea la jeune femme, réalisant dans la foulée le léger retard qu’avait pris Argan dans sa tentative d’apaisement, distant de quelques pas encore lorsque la riposte de Theirmall arriva.

« Eh bien, pas de chance pour toi, il se trouve que je hais les violeurs plus que les archers. Et il faut bien que je décharge ma haine contre l'un de vous deux, j'ai choisis. »

Véloce arabesque soulignée par l’éclat du verre brisé, s’écrasant de plus belle dans la dentition déjà malmenée du colosse. Geste parfaitement maîtrisé malgré un état d' ébriété avancé. Soudaine agitation s’élevant avec la poussière tandis que le rustre touchait terre, mis à bas par une attaque provoquée sans l’avoir seulement vue venir.

Instinctivement Kara se raidit, déjà Argan s’interposait entre son ami et l’acolyte le plus prompt du dénommé Moloch. Aux prises tandis que plus loin le tintement du métal cliquetait, les choses s’envenimaient.
Ils étaient de taille à se défendre. Leur agilité et précision dans ces tous premiers gestes suffisait à parler pour eux. Qui plus est l’adversité était loin de former une élite, et n’avait pas même véritablement la force du nombre. Mais pouvait elle décemment rester les bras croisés ?

L’un des briscards décida pour elle, trottinant en sa direction tandis que les autres se ruaient au secours de leurs compagnons de beuverie à l'attaque des deux hommes. Sans doute la jugeait il proie facile, intéressante à détenir en otage face a ses deux acolytes si toutefois ils prenaient l'ascendant sur leur adversaires respectifs, premier servi dans le cas inverse. Qu' à cela ne tienne, il serait accueilli.

Bref regard échangé avec Argan aux promesses imagées du ribaud lui faisant face quant à la destinée de la jeune femme en ses mains. Riposte immédiate et sans appel du Maudit. Amusement furtif de la guerrière devant tant d'implacabilité, se figeant sur ses traits dans un rictus assoiffé d'en découdre tandis qu'elle ramenait son intérêt à son propre assaillant.

Plus que quelques foulées les séparant encore, elle toujours engoncée dans sa chaise, cinq, quatre, trois … Regard d'azur se figeant dans les prunelles imbibées du poivrot. Deux, un, le talon de la jeune femme s'écrasa sèchement sur la rotule de l'homme, lui arrachant une grimace de douleur et surprise mêlées a peine esquissée, interrompue par l'action concomitante de la jeune femme. Son pied poursuivant sa course, ripa sur le genou après l'avoir marqué de sa griffe pour se camper au sol. Profitant de son élan Kara se redressa dans la foulée avec une souplesse toute féline, bras semi tendu dont la paume cueillit le menton de l'assaillant avec d'autant plus de rudesse qu'il s'arc-boutait sous les affres de son articulation. Le visage ainsi abruptement projeté en arrière, passé à deux doigts d'une nuque brisée par un juste dosage, le soûlard tomba lourdement à la renverse. Dominant le corps inanimé de toute sa taille, la jeune femme le titilla du bout du pied, aucune réaction. Celui ci ne ferait plus d'histoire dans les minutes à venir.

Le danger immédiat neutralisé, le brouhaha ambiant se réappropriait partie de sa conscience , Kara jeta un coup d’œil par dessus son épaule. Où en était ses deux gaillards ?
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MessageSujet: Re: Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ]   Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] EmptyLun 12 Déc 2011 - 17:42

Une rixe inégal, voilà ce que c'était. Les gens du commun avaient tendance à croire que plus ils avaient de muscles, mieux ils s'en sortiraient lorsqu'il faudrait faire acte de bravoure. C'était une belle leçon d'humilité qu'ils apprenaient aujourd'hui. Le maudit venait tout juste de mettre son premier assaillant au tapis qu'il s'attaquait déjà au suivant. Une magnifique balayette, dosé à la perfection qui envoya le pauvre soulard directement en tête à tête avec le plancher. Venait-il de le tuer ? Je n'étais pas sur qu'après un tel choc l'homme se relèverait un jour. Un rapide coup d'œil vers l'archère m'appris qu'elle n'avait aucun mal dans le combat au corps à corps. Ce qui ne m'étonnât pas. Chipp avait du flair, et s'il avait proposé notre compagnie à cette femme, c'est qu'il avait confiance en potentiel probable. Toujours était-il qu'il en faudrait plus pour m'impressionner, ce n'était qu'un homme, et ivre de plus. Il n'en restait plus qu'un. J'aurais pus mettre ma main à couper qu'il aurait fuit en voyant ses quatre comparses mis à terre si facilement. Mais l'épée était déjà au clair, et l'acier zébra l'espace. En une torsion du corps je m'échappais de la course mortel, me laissant ainsi le temps de prendre mes appuis.

Je n'étais pas en état pour une passe d'épée, c'est indéniable. Mais il me restait une autre alternative, qui ne me plaisait pas forcément vu qu'elle impliquerait la mort du pauvre malheureux. Un nouveau coup, que je mis trop de temps à esquiver m'entailla le bras. Légèrement, mais suffisamment pour changer d'avis. Il méritait de mourir. D'un geste dénué de souplesse, lent et incertain, je réussis tout de même à lui fouetter le visage avec ma manche. Il s'énervait, enchainant les déplacements dangereux... Pour lui même. En le voyant faire, j'avais l'impression qu'il naviguait dans un bateau constamment remué par les remous d'une mer en furie. Ce qui suivit me laissa de marbre. Il tanguait tellement qu'il du se reprendre à deux fois pour avancer, jusqu'au moment ou tout ça devint impossible, et son crane s'écrasa contre un rebord de table.

Le silence. Un silence si profond en comparaison des dernières secondes qu'il me choqua. Mon regard se posa sur Chipp, à quelques mètres de moi, un regard chargé d'incompréhension. Le maudit haussa les épaules « Nous n'avons même plus besoin de nous fatiguer. ». C'était trop, j'éclatais de rire. Le genre de rire qui broie les côtes. Que cela faisait du bien. J'articulais difficilement « Tu devrais voir ta tête l'ami, est-ce de la déception que j'entends ? » - " Il est toujours intéressant de se fatiguer un peu " - « Dit celui qui évite le conflit au maximum. » Kara observait la scène de loin, toujours proche de notre banquette, un corps gisant à ses pieds.

« C'fini ? »

Diantre, d'où pouvait bien venir cette voix ? Je tournais sur moi même, là, derrière le comptoir. Je m'approchais, doucement pour ne pas perdre l'équilibre. « Tavernier ? ». L'homme surgit, comme monté sur un ressort. Comme j'étais un homme qui ne perdait jamais de vu ce qu'il voulait, la première chose qui franchit mes lèvres fut « Remets moi une outre de vin mon brave... Chipp, fait les poches de ces messieurs pour dédommager cet homme, nous lui devons au moins ça. »
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MessageSujet: Re: Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ]   Le bout du chemin [ Pv Chipp/Kara ] EmptyJeu 29 Mar 2012 - 23:01

L'affaire était réglée, en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Aucun d'eux ne s'en était ému, banale altercation qui ne valait pas même la peine d'être soulignée. Theirmall se faisait déjà resservir un verre, dédaignant le filet rougeoyant s'écoulant le long de son bras. Chipp quant à lui semblait … renfrogné. Sans doute n'avait il guère apprécié l'invective du chevelu, l'invitant à détrousser leurs victimes tel un vulgaire valet. La jeune femme ne put réprimer un sourire goguenard, ces deux là n'avaient rien à lui envier en terme d’ego.

Tout péril écarté, au même titre que la relative bonne humeur régnant au sein de l'auberge quelques heures auparavant, Kara opta pour un repli en règle. Inutile de se retourner le cerveau à grand renfort de bière, il valait mieux garder toute sa tête pour les jours à venir, si d'aventure l'escapade se confirmait. En toute discrétion, la guerrière se retira à l'étage, sans même faire craquer une lamelle de ce parquet érodé, un simple regard échangé avec l'aubergiste l'assura que ce dernier renseignerait ses potentiels compagnons s'ils la cherchait.

Comme souvent en tribut à la mauvaise isolation des lieux, le couloir dans lequel elle s'engouffra voyait la plupart de ses chandelles mouchées par les courants d'air. Investir dans des lampes à pétrole eut été à la fois trop onéreux et trop dangereux, bien plus à même de provoquer de virulents incendies en étant bousculées par les ivrognes habitués du tripot. Voilà qu'elle trébuchait sur l'un de ces derniers justement, effondré là dans le couloir, masse inerte à la respiration ronflante. Elle soupira et releva sa dextre à hauteur de visage, les doigts resserrés et tendus vers le ciel. Une petite flamme apparut contre sa paume, virevoltante mais vaillante, sa lumière léchant les murs au gré de l'avancée de la jeune femme. Un nouvel escalier, chambre vingt-deux, vingt-trois, vingt-quatre, la clef joua sans effort ouvrant sur une pièce réduite, meublée sommairement d'une petite commode et d'un lit au confort tout relatif sur lequel elle s'étendit sans attendre, reprenant sa méditation pour trouver le sommeil.

« Eh bien, pas de chance pour toi, il se trouve que je hais les violeurs plus que les archers. Et il faut bien que je décharge ma haine contre l'un de vous deux, j'ai choisis. »

Les mots de Theirmall lui revinrent à l'esprit, elle n'avait pas eu le temps de relever sur l'instant mais ceux ci ne s'étaient pas moins gravés dans sa mémoire, rêvait elle ou le bourru de service avait il défendu son honneur ? C'était... mignon. Elle sourit largement à cette pensée, plus particulièrement en imaginant le semblant d'urticaire que cette dernière aurait déclenché à l’intéressé s'il en avait eu vent. Elle espérait que la chute animée de la soirée n'ai pas fait périclité leur arrangement...et s'endormit en décidant qu'elle se lancerait sur leur traces le cas échéant, bien trop piquée dans sa curiosité pour ne pas s'amuser à les épier dans leurs aventures.

Éveillée aux première lueurs de l'aube sans pouvoir définir qui de ces dernières filtrant à travers les volets ou de la clameur naissante au dehors en détenait le mérite, la jeune femme ne s'attarda guère dans cette piaule plutôt miteuse. C'est en ceignant son baudrier qu'un faible éclat attira son attention. Là sous la porte... elle plissa les yeux, ce n'était pas une illusion, quelque chose renvoyait bel et bien le rayon éclairant si faiblement la pièce. De façon assez surprenante d'ailleurs, cela étincelait proprement tandis qu'on y voyait à peine. Définitivement intriguée la jeune femme acheva de passer sa boucle et se dirigea d'un pas affirmé vers le scintillement.
La guerrière s'accroupit, occultant la percée solaire au passage et révélant ainsi les contours de l'objet, qu'elle porta à hauteur de visage afin de mieux en saisir les détails. Une broche, d'assez simple facture à ce qu'elle pouvait en juger. Oblongue, deux pouces environ d'une extrémité à l'autre, une structure à minima argentée et un imposant quartz taillé qui l'habillait dans sa quasi totalité. Sa seule excentricité résidait en ses curieuses...dents ?qui maintenaient la pierre en ses deux pôle. A la verticale, l'ensemble lui évoqua brièvement l'image d'un serpent gobant un œuf trop grand pour lui. Perplexe, la jeune femme biaisa à nouveau son regard vers le pas de porte. Aucune autre trace sur le sol poussiéreux, pas l'ombre d'un billet sinon doux au moins explicatif. Une erreur de chambre peut être ? Le bijou plongea dans sa poche.

Une bonne heure qu'elle poireautait là, passablement affalée sur une caisse, ses jambes croisées reposant sur une autre la surplombant légèrement, le buste suffisamment maintenu par un conduit qui passait par là pour surveiller sans effort les allées et venues à La Panse Repue. Elle mâchonnait pensivement ce qui restait du quignon de pain chapardé à l'aubergiste lors de la restitution de clé... Ce dernier n'avait rien glissé sous sa porte et sacredieu n'avait pas que ça à foutre que de surveiller qui monte et descend … fin de citation... guère plus avancée au sujet de la mystérieuse offrande, celle ci risquait de trôner quelques temps encore en son aumônière.
Et que glandaient les deux autres ? Étaient ils partis à l'aube ?
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