''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant]

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Gigantus Corne



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Gigantus Corne
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Race : Semi-Rhinocéros
Classe : Rôdeur
Métier : Mercenaire
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Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant] _
MessageSujet: Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant]   Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant] EmptyDim 9 Oct 2011 - 16:45

Il faisait sombre sous tout ces arbres, humide aussi. Il n'y avait aucun bruit, sauf des frottements de branches et de feuilles ci et là. L'oreille la plus éveillée des terres connues ne saurait d'ailleurs pas localiser ne serait-ce qu'une source de l'un de ces bruits. La forêt des amanites était énorme, et sa jungle était peu acceuillante. C'était un de ces lieux où le sentiment de pression se faisait sentir en permanence. Ce sentiment était tel que les être vivants s'y sentaient obligé de chuchoter. Du moins, lorsqu'ils y restaient. En effet, rien ne témoignait de la présence d'une tribu, d'un groupe. Rien sauf des ruines, du moins. Il n'y avait pas un seul sentier, pas une seule trace de pas. Les insectes étaient bien là, parfois, lorsqu'un rayon de soleil avait eu la force de passer entre les branchages. Dans le cas contraire, on ne voyait rien d'autre qu'une sorte de grotte aux teints verdâtres. Les oiseaux ne se témoignaient guerre, et les animaux non plus.

Sauf un, Gigantus. Mi-animal, mi-homme, il avait eu le besoin de traverser cette jungle en pensant à un raccourci. Il voulait traverser la courbe que dessinait un chasseur sans même tenter de comprendre pourquoi celui-ci avait-il dessiné une telle courbe plutôt que de filer tout droit. Le chasseur en question devait connaître cette jungle, le guerrier à la taille de monstre n'avait, pour sa part, jamais entendu parler d'un tel type de forêt. Il s'agissait en fait d'un énorme buisson. On n'y avait aucun véritable point de repère, à première vue. Ni aucun espace pour faire un pas d'allure commune. Heureusement, malgré la grande amitié qu'entretenait le rhinocéros à deux pattes avec la nature, il n'avait pas hésité à se servir de son marteau et de son bouclier pour se dessiner un chemin tout au long de son expédition. Mais malgré son endurance spectaculaire, il se sentait fatigué.

Cela faisait plusieurs semaines qu'il marchait, sans pauses. Et il avait cru tourner en rond. Il se sentait halluciner par moment tellement les choses qu'il croisait lui semblait parfois incroyable. Il doutait de lui et du fait qu'il pouvait croire en ses différents sens. Il devenait fou. Gigantus avait en tête l'image du piètre chasseur, encapuchonné, s'en aller au loin, filant entre les arbres et la verdure. Tout en y réfléchissant, il se posa pour la première fois tout en laissant échapper de sa gueule un lourd soupir. Las de tout ceci, ne cherchant pas même à comprendre, connaître la nature qui l'entourait. Il voulait sortir de cet enfer et retrouver la petite ville qu'il chérissait tant.

Cette ville, Venill, pleine d'humains de tout genre et de toute réputation. Il détestait les humains, mais un bar chaleureux ou une ruelle froide lui laissait un sentiment assez sympathique. Il adorait la vue des diverses lanternes au milieu des rues, en plein milieu de la nuit. C'est à cette pensée que son moral tomba au plus bas, levant la tête en cherchant des yeux le soleil. Il faisait très sombre, et l'homme bête pensait toujours qu'il était tôt. Tâtant ses muscles à la recherche de ce qui le grattait depuis des heures, il redressa un peu la tête, comme pour avoir l'air plus fier. Ses yeux s'écarquillèrent. Un épais rayon lumineux avait comme décapité les arbres, non loin de lui.

Il se releva, prit son bardas et marcha en sa direction. C'est alors qu'il découvrit maints rayons du même type. Il y avait là des ruines, des reste d'un village construit. Il était inhabité. Le guerrier cornu voyait la, la plus belle chose qu'il avait un jour vue dans sa courte vie. Il monta sur un amas de roches et leva les yeux aux ciel. Il était clair, sans nuages ni soleil, il était sain. Gigantus respira l'air qui était ici bien moins humide et lourd et se laissa ensuite tomber au sol, à plat ventre. Ce geste produit un grand bruit, étouffé tout de même par la terre qui eut subit le choc. L'animal voyait ce lieu comme son nouveau lieu de réflexion, il fallait marquer l'endroit sur une sorte de carte dans sa tête. Il fallait qu'il trouve un moyen d'en sortir et d'y revenir à sa guise. Là était son objectif, pour aujourd'hui.

Il se releva, les yeux mi-clos à cause de l'éclaircissement des lieux qui restait soudain. Il laissa son marteau à terre et caressa les construction encore debout de sa patte désormais libre. Ces lieux lui correspondaient. Et si son objectif était remplis comme ses désirs le lui projetaient. Et bien... Il aurait enfin son chez lui.
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Le Passant



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Le Passant
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Race : Humain
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Fiche de Personnage : ...


Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant] _
MessageSujet: Re: Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant]   Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant] EmptyMer 26 Oct 2011 - 14:47



Chaleur et silence, bien que parfois oppressants, lui convenaient à merveille.
Allongé sur une dalle, mémorial d'un seigneur d'autrefois, le Passant somnolait, dévoré par une torpeur bienfaitrice.
Il ruminait paisiblement son dégoût pour l'humanité.

Voilà quelques mois qu'il avait découvert, par le plus grand des hasards, ces ruines silencieuses, lieu de quiétude absolu. Stupéfait par ce havre improbable, au beau milieu de cette enchevêtrement de branches et de feuilles, il avait donc pris l'habitude de s'y rendre afin de se ressourcer. Il était certainement un des seuls à connaître ce lieu perdu. A part peut être cet oiseau exotique, posé sur une colonne.
Multicolore, il émanait de lui un quelque chose de magique. Occupé à picorer, le Passant le fixait, songeur.
Les pigeons de la ville pâliraient d'envie à la vue d'une telle beauté.

« … Belle métaphore de l'homme.
pensa-t-il. A son état naturel celui-ci serait multicolore mais lorsqu'il sombrerait dans un conformisme décadent, l'homme perdrait l'éclat de son plumage et ne serait plus qu'un être terne, destiné à se plaindre et à désirer d'avantages jusqu'à sa mort.
Et moi ? Serai-je gris, noir ? … Transparent …. Symbole du vide, de l'absence de couleur. Je ne suis qu'un néant sans conséquence. »


Bizarrement, cette pensé le réconforta.

Son regard s'attarda sur la colonne, une inscription y était gravée, juste en dessous de l'oiseau.

«Trop frêle, pour décharger tes tourments.
Trop frêle, pour atteindre les terres idylliques.
Trop frêle, pour exister, un siècle de décadence ...
»




Étrange, triste et poétique à la fois, le Passant se laissa gagner par la mélancolie.
Il se leva, fit quelque pas en direction de la colonne, l'oiseau ne sembla pas remarquer sa présence. S'approchant du pilier, il l'effleura du bout des doigts; Des poussières antiques s'envolèrent dans un tourbillon délicat.
Comment cette civilisation avait-elle put apparaître, ici, au cœur de cette jungle inextricable, et surtout comment avait-elle disparut ?
A bien y regarder, la colonne ne semblait pas appartenir à un bâtiment, elle ressemblait d'avantage à un monument érigé en l'honneur de mystérieuses divinités.

Soudain, un bruit de pierres se fit entendre ; Quelqu'un venait d'entrer dans le ruines !?
L'oiseau s'envola. Le Passant se fléchit sur ses appuis, adoptant une attitude silencieuse d'assassin.
Sans bruit, il alla se dissimuler derrière un pan de mur encore intact. Agrippant son coutelas, il savait que celui-ci ne lui serait pas d'un grand secours en cas d'affrontement.
Par le passé, Il avait déjà été confronté à des créatures sauvages qu'il avait occis avec difficulté. Le Passant s'était finalement décidé à anticiper autant que possible l'imprévue; Il avait déposé une large épée ainsi qu'une masse d'arme dans un sépulcre désaffecté.
Malheureusement le caveau se trouvait à l'opposé de sa cachette, il ne pouvait prendre le risque de s'exposer de la sorte.


L'inconnue se rapprochait, son ombre se dessinait sur le sol près de lui. A en juger par sa démarche, la lourdeur de son pas, il était relativement imposant. Que faire ? Il lui sembla que le nouvel arrivant venait de pousser un soupir profond. Comme si ce lieu était l'aboutissement, d'un long périple, d'une quête incertaine.
Le Passant ne pouvait se résoudre à demeurer cacher éternellement. Discrètement, il se glissa derrière cet ennemi potentiel, afin d'estimer les possibilités d'une résolution pacifique à cette rencontre.
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Gigantus Corne



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Gigantus Corne
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Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant] _
MessageSujet: Re: Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant]   Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant] EmptyMer 26 Oct 2011 - 19:19

"Enfin, il aurait enfin son chez lui." pensait-il. Car en effet, il n'aurait pu imaginer un instant que quelqu'un d'autre y siégeait, y songeait déjà. Ainsi donc n'était-il pas seul en ces lieux. Il venait de se relever que les lieux changèrent. Son instinct l'avertit qu'un nouvel homme était ici. Il n'y avait pas forcément de danger, il n'y avait aucun bruit particulier... Mais le silence était pire que tout lorsque l'on se sentait observé. Un oiseau doré de couleurs se posa sur un pilier. Il le vit lorsque, au bruit de son atterrissage sur la pierre, il tourna la tête en sa direction. Celui-ci s'en était allé et était revenu. Il le su lorsqu'il capta son regard, les yeux d'un oiseau presque commun ; grands ouverts et dénué de véritable réflexion... Mais cet oiseau venait peut-être de sauver la vie du rhinocéros.

Oui, il y avait quelqu'un d'autre. Un homme, à priori. Il avait une petite arme tranchante... Pour sa part, le cornu était désarmé. Il avait laissé son marteau tomber à terre en dépit de tout ce que ce monde pouvait lui réserver. Gigantus était las, fatigué de marcher, de faire un quelconque effort d'ordre physique. Il observa l'inconnu de haut en bas, de bas en haut. Ses sourcils se contractèrent et il soupira, les yeux fermés un instant. Il était las d'avoir affaire à des hommes. Ils lui voulaient trop souvent du mal, et même lorsqu'ils n'étaient pas seulement des hommes... Leurs intentions n'étaient guère vraiment meilleures. Ainsi, l'animal musculeux agita les bras comme pour indiquer à cette rencontre impromptue de ne pas toucher à son arme.


"Êtes-vous donc ici pour vous battre ?" lui demanda-t-il. Gigantus était en effet curieux de savoir ce que venait faire un gringalet pareil, pour qui cette promenade devait être un rude effort. Il n'avait rien d'un grand voyageur, d'un expéditeur. Il n'avait rien d'une personne avide de découverte. Il n'avait même rien d'un guerrier. Il n'avait rien, ou pas grand chose. Sauf son petit coutelas. Mais son visage était comme couvert d'un tissu pâle. On aurait dit un blessé de longue date, car il ne s'agissait pas d'un pansement. Avait-il une cicatrice ? N'était-il, en réalité, pas très humain ? Le rhinocéros massacrerait cet inconnu s'il venait à vouloir se battre, que ce soit armé ou à main nues. Ainsi agita-t-il son bras violemment pour se défaire de son bouclier, avec autant de violence que son mouvement l'annonçait.

Un bruit lourd se fit entendre, mais l'oiseau coloré ne s'en alla pas pour autant. Cet oiseau réfléchissait peut-être plus que d'autres ne l'auraient cru. Mais Gigantus avait une confiance particulière en la nature. Il posa son fessier sur une pierre, à la différences de maintes plateformes ici, ce rocher n'avait rien d'une ruines. Sans quoi l'animal n'aurait pas osé profané cette chose. Il avait en effet déjà un certain respect pour ceux qui avaient bâtit tout ceci, qui reposait désormais comme en accord avec la nature. Comme si les arbres y faisaient leur deuil.

Il se rappela que son but nouveau était de pouvoir se repérer en ces lieux, de repérer CE lieu. Et il jeta à nouveau son regard sur l'inconnu, attendant la réponse à sa première question tandis que de nouvelles se bousculaient, faisant la file. Le rhinocéros était avide de savoir, et le curieux personnage qu'il avait en face de lui lui inspirait la connaissance. Il ne pensait désormais même plus au fait que celui-ci puisse être agressif...

Comme si ces lieux changeait les gens, les hommes et même les animaux.


"Lorsque la nature élève la voix. Les hommes et les bêtes cessent de se battre." chuchota-t-il, comme à lui-même. Fixant toujours l'inconnu, le regard vide.
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MessageSujet: Re: Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant]   Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant] EmptyDim 20 Nov 2011 - 20:49

Un rhinocéros monstrueux … Tel était l'inconnu qui se tenait face au Passant. Grand, imposant, il avait tout d'un guerrier parfaitement rodé aux arts de la guerre. Néanmoins, l'animal ne semblait pas armé. D'ailleurs était-ce vraiment un animal ?
Immobile, les deux personnages se jaugèrent silencieusement.

Le Passant, n'était pas de taille face à cet adversaire. Même désarmé, sa puissance ,d'apparence colossale, suffirait amplement à le pulvériser. Autrefois, il se serait débarrassé de ce gêneur sans difficulté …
Mais cette époque, désormais lointaine, n'avait laissé au Passant que quelque réflexe de combat basique.
Seul ses yeux démoniaques pourraient en venir à bout, mais à quel prix ? Hésitant face à ce cruel dilemme, il vit alors le rhinocéros esquisser un geste du bras, comme pour exprimer des intentions pacifique.
« Êtes-vous donc ici pour vous battre ? » Tonna-t-il d'une voix profonde.

Plissant les yeux, l'inconnu sembla dévisager avec attention le Passant.
A bien le regarder, le rhinocéros avait l'air fatigué, son visage, bercé par une infâme lassitude, ne semblait aspirer qu'au repos.
« Cet homme n'est pas une menace immédiate. » pensa Le Passant qui cessa d'être sur le qui-vive.
Mais la cohabitation en ce lieu était-elle possible ? Un marteau menaçant gisait au pied de ce potentiel adversaire. La loi du plus fort … La loi de la jungle. Allait-elle s'appliquer en cette situation ? Ce rhinocéros ne feignait-il pas une faiblesse physique afin de mieux le berner ?

Un bruit sourd tira le Passant de ses pensées. L'inconnu avait jeté son immense bouclier au sol. Il alla ensuite s'asseoir, préférant une pierre rugueuse au morceau de dalle parfaitement lisse qui trônait à côté de lui. Ne l'avait-il pas vu, ou au contraire, étais-ce une marque de respect profond et sincère envers ces ruines ? Si c'était le cas, voilà au moins un point que partageait les deux protagonistes.

L'air interrogateur, le rhinocéros semblait attendre des réponses.
Le Passant estima une dernière fois la situation, celle-ci semblait pouvoir aboutir pacifiquement.
Il s'apprêta donc à répondre à cet étrange venu, lorsque celui-ci chuchota quelque chose :

« …. la nature élève la voix … cesse de se battre »

Déclamée sur un ton relativement songeur et serein, cette dernière tirade, bien que partiellement inaudible, acheva de mettre en confiance le Passant.

« Meurtre et tuerie m'ont suivi toute mon existence durant, je n'aspire qu'à la paix. » dit-il en rangeant son poignard, ridiculement inefficace comparé à l'arme du rhinocéros.

S'asseyant en tailleur, face a son interlocuteur, il se tut un instant, le regard perdu dans une mer de nuage.
L'individu rhinocéphale semblait lui aussi connaître la valeur du silence.

Un instant passa, Le Passant contemplait désormais la jungle. L''inconnu aussi paraissait absorbé par la densité tropicale. Se tournant vers lui, il s'enquit :

« Qu'en pensez-vous ? »


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MessageSujet: Re: Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant]   Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant] EmptyMer 30 Nov 2011 - 23:40

Cet individu n'était pas agressif, avide de combat. Il semblait désormais serein, Gigantus fut donc emplit de ce même sentiment. La sérénité, voilà quelque chose de bien rare dans le coeur des gens. Et ce, quelle que soit leur race. Gigantus ne l'avait plus ressentit depuis maintenant bien longtemps, et il se ventait d'avoir eu raison de ne pas brandir son marteau en ce jour et ces lieux étranges. Il avait le regard perdu, entre le décors somptueux et les nuages aux tracés rapides. L'humidité était forte ici, en plein milieu d'une flore aussi riche qu'imposante.

"Qu'en pensez-vous ?" lui demanda finalement la rencontre du jour après un moment de silence. Le rhinocéros ne savait trop quoi répondre. Il était là pour la première fois, il ne connaissait rien de semblable et était assez fatigué. Il lui aurait été impossible de garder les yeux ouverts à l'accoutumée, mais le moment semblait propice aux discussions diverses. Il observait les diverses roches autour de lui, les pierres parfois taillées, parfois plus tellement. Certaines étaient ornées d'inscriptions sans sens apparents tandis que d'autres allaient jusqu'à présenter des personnages aux formes étranges. Tout ceci avait de magique de ne pas éveiller la curiosité de l'animal, simplement d'en animer le respect. Ainsi donc, le guerrier cornu s'éclaircit la voix avant de répondre.

"Ici repose en paix un peuple entier. Je ne comprends rien de ce qu'il a tenté d'indiquer, mais cela m'attriste de savoir ces gens disparus." Il s'interrompt lui-même, finalement, il était curieux. Curieux de quels spécimens était composé ce prétendu peuple et qu'en était-il advenu. "Quoi qu'ils sont peut-être encore parmi nous... En réalité je ne comprends rien de ce qui se déroule ou même s'est déroulé ici. Je respecte ces lieux comme si c'était logique, normal. Je ne saurais trop décrire ce que je ressens à travers cet endroit..." Fit-il, sur le ton de la confession. Il se laissa peser sur la pierre tout en soupirant, il avait probablement l'air bête à répondre de cette manière, si évasive. Ses mots ne voulaient pas dire grand chose, Gigantus avait tenté d'être clair, mais comment exprimer quelque chose qu'on ne saurait définir soi-même ? Finalement, ces lieux lui faisaient don d'une expérience tout autre que celles auxquelles il aurait pu avoir droit au milieu d'un combat, face à quelque adversaire que ce soit...

"Tout est dans ta tête, tu es libre ici" se dit-il à lui-même, fermant les yeux. Il les rouvrit sans attendre, mi-clos et observants le ciel pour lui retourner la question d'un "Et vous, qu'en penez-vous ?". Il en apprendrait peut-être sur ces lieux, sur ce que lui-même ressent. Ou tout simplement en apprendrait-il sur cette rencontre inattendue ?
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MessageSujet: Re: Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant]   Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant] EmptySam 24 Déc 2011 - 16:24

Après une réponse qui plut au Passant, L'inconnu lui retournait désormais sa propre question !? Intéressant.


« … Comme un sanctuaire impromptu, comme un paradis noyé en des brumes caligineuses …
Où suis-je, qui suis-je, où vais-je. Voilà les simples questions qui m'effleurent en ce lieux.
Ainsi, Je pose un instant mon fardeau. Je sens alors une brise paisible; Ce souffle subtile se fait la voix des beffrois en ferveur, la quiétude devient absolue. Goûter à cet éplorement délicieux, c'est comprendre la valeur du bonheur dans sa plus complète simplicité, l’appréhender dans sa teneur la plus sincère.
Holà le ciel gris rayé d'une pluie éternelle ! Ce déchainement n'est plus rien face à la sagesse palpable de ces lieux. Les cacochymes, les misérables, accourez ! Voilà l'élixir.
Ici, La magie du réel transcende enfin les affres de l'existence.
Mon ami, en ce lieu s'achève toutes vaines tribulations. Celles que nous croyons fuir mais qui en réalité nous fascine autant qu'elles nous détruisent. Fini les vulgaires galéjades ! Fini les hommes immatures à la recherche d'une éternelle jeunesse ! Ici règne le vrai, le beau. Ici on ne fais plus qu'un avec le vent et les astres.
Je confesse, je chuchote telle une plume d'amertume; Je dépeins les hommes, mes semblables … Ces peureux fuyant la réalité derrière des excuses ridicules, des faux semblants pathétiques. Je fais fi des ces gens prétentieux pétris d'orgueil. Ces gens qui ne jugent plus qu'ils n'agissent. Ces hommes d'apparences si fortes ne pouvant supporter la moindre fêlure. Je ris au nez des parangons de vertus qui poursuivent un bonheur hypocrite.
Dressé sur mes ergots, je crache à terre en méprisant ses faiblesses qui me dévorent également, menant tour-à tour la ronde de mon existence. Voyez, Cette aversion caractérisée prend tout son relief en cet instant.
En ce paradis ardent, la nature s'élève et retombe avec force, l'insignifiance de la vie nous frappe de plein fouet. L'humilité nous arrache alors des océans de larmes. La désuétude inepte réconforte, ressource. Les lumières de la ville n'aveugle plus. Ici, je suis le confident des étoiles ... »


Le Passant tiqua :

« … J'en ai trop dit … Je n'aime guère m'étaler en bavardage inutile. N'y pensez plus et profitez plutôt de ce moment de grâce »


Dernière édition par Le Passant le Ven 25 Jan 2013 - 20:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant]   Marche, chasse... Surprises. [PV Le Passant] EmptyVen 13 Jan 2012 - 3:12

Les mots de l'inconnu raisonnaient en l'esprit paisible de l'animal qui détourna son regard de son interlocuteur. Un regard vide, luisant à la simple lumière des étoiles. Le passant, car il en était bien un, parlait de celles-ci. Ils s'en décrivait comme confident. En effet, en ces lieux sombres et silencieux, seules elles peuvent paraître dotées de vie. Car ces lieux morts rappellent les décombres qu'observèrent certains aventuriers en certains lieux... ces lieux bannis par les guerres et la violence. Violence qui, humaine ou non, a été désormais admise dans les moeurs des plus vieux êtres de ce monde. Elle est provoquée par une fierté sans sens, aucun. Oui, l'inconnu d'aujourd'hui avait bien raison.

Ses paroles avaient pénétré l'esprit à moitié sensé du guerrier cornu, celui-ci se taisait longuement. Et sa réponse n'était pas attendue. Il avala sa salive sans réfléchir à quoi dire, observant d'un regard luisant le ciel de la nuit. Il s'agissait alors d'un voile à la fois apaisant et inquiétant. Aussi bien un couverture chaleureuse qu'un voile qui nous rend aveugle. Aussi bien la vie à son départ que la mort à sa venue. L'ombre d'un grand homme... ou celle d'un animal. Le passant avait raison, et il avait convaincu Gigantus à penser pareil. Mais contrairement au rhinocéros, cet homme à l'aspect étrange avait les mots pour le dire. Il comprenait probablement bien mieux les moeurs irraisonnées des hommes et le monde sur lequel ceux-ci juraient et vivaient.

La bête se releva, fit crisser quelques brins d'herbes. Produisant ainsi le bruit d'un navire se prenant la plus imposante des pierres, de part le silence absolu qui régnait entre ces quelques arbres, au milieu de cette jungle épaisse. Il se dirigea vers son arme et son bouclier, qu'il avait plus tôt déposé. Telle n'importe quel animal connu de ce monde, son visage était figé. N'y paraissaient aucune émotion digne de ce nom, sinon la fatigue ou la patience, sans savoir différencier l'une de l'autre. La créature était désormais armée, prête à repartir. Son but était cela-dit d'explorer et de tenter de comprendre. De ce situer, que ce soit via une odeur ou les étoiles scintillantes de ce qu'il pensait être la capuche de ce monde immense, un signe suffirait.
"Mon prénom est Gigantus, je n'ai pas de père pour en écrire la suite."fit-il, tourné vers son compagnon du jour, du moment...

Sans attendre de réponse, le regard accroché à la cime des arbres aux feuilles vertes, il se mit à marcher. Faisant comprendre d'un signe qu'il désirait être suivit, sans pour autant l'imposer. Car il n'était pas du genre à donner des ordres, appréciant d'être respecté pour ce qu'il était et non ce qu'il faisait. D'ailleurs, il ne serait pas irrespectueux de refuser l'invitation ! Loin de là, même. Gigantus n'avait simplement pas les mots pour prolonger la conversation, sa culture s'arrêtant à ce qu'il avait appris, et ce qu'il avait appris se limitant à ce que l'on lui avait dit. Les gens l'entourant se servant de lui selon leurs besoins, pour la plupart, ils ne lui apprenaient que peu de choses. Le rhinocéros, attristé par le fait de ne pouvoir s'exprimer comme il l'aurait voulu, préféra marcher et tenter de voir d'autres de ces ruines, d'en apercevoir le passé reluisant.

Et, par dessus tout, d'en tirer les leçons que les hommes eux même ne pourraient comprendre. Le passant étant, comme de logique, une sorte de guide pour lui, sa présence serait la bienvenue, pour la suite de cette expérience nouvelle.

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