''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Tu seras le premier à tomber. [PV]

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Ad'azred Sade



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Ad'azred Sade
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Race : Humain
Classe : Sorcier
Messages : 5


Tu seras le premier à tomber. [PV] _
MessageSujet: Tu seras le premier à tomber. [PV]   Tu seras le premier à tomber. [PV] EmptyMar 11 Oct 2011 - 0:07

En des temps naguère, un être fut désigné pour diriger les siens. Son peuple lui voua respect admiration.
Ce jeune homme devint du jour au lendemain un dirigeant.
Du dirigeant, il bascula au tyran.
Du tyran, il chuta à l'exilé.

Ad'azred n'était plus le même depuis des années. Privé de son pouvoir, privé de son peuple, privé de toute possession, privé d'affection, privé de toute forme d'amitié, privé de sa propre vie. Privé d'enfance, d'adolescence, et condamné à errer, loin de la sagesse des âges.
Cet être, sans vie, erre tel une âme en peine. Cet homme, blessé, corrompu par ses ambitions, par sa rancœur, cet homme, consumé, rongé par la haine, n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut, l'ombre de ce qu'il aurait du être.
Son chemin lui était inconnu. A l'inverse du commun des mortels, il n'avait plus d'avenir. Lorsque l'on est perdu, il suffit de regarder derrière soi, de regarder de là où l'on vient, pour retrouver sa route, se tourner vers les siens, vers ceux qui comptent pour nous. Ad'azred est un cas à part. Cet homme, est esseulé.

Cette solitude, elle n'est pas venue à lui. Il la cherchait, quelque part, au fond de lui. Il n'est pas victime, il est responsable de ce qui lui arrive. Ad'azred s'était alors, de lui-même, maudit pour l'éternité, à vivre seul et à brûler toute parcelle d'humanité qui serait mis à sa portée.
Faire le mal. Voilà une vocation, nouvelle, plaisante, apaisante. Seul substitut d'existence ayant la capacité d'étancher sa soif, d'éponger sa rage, de calmer sa colère, de dissiper sa haine.
Le sorcier n'avait plus rien d'un être humain.

Dissimulé derrière son masque, il respirait bruyamment. Venant de parcourir des kilomètres à la force de ses jambes, enjambant les monts et les vallées, passant les routes et les sentiers, traversant les bois et les fourrés, foulant du pied les plaines et les prairies.
Il ne semait ni la mort, ni la destruction. La désolation était sa seule compagnie. Cette créature inspire la crainte, la peine, la souffrance... Il suinte l'agonie, il dégage le malaise, le mal être. Ad'azred est une chose. Impie, loin des dieux, loin du monde.
Le magicien du néant s’exerçait en chemin. L'âme de Zul le titillait, parfois, dans son sommeil. Elle était en lui, muette, mais il la torturait chaque fois que ses lourdes paupières avaient le malheur de se fermer. Sa vie n'est qu'une damnation, purulente et gangrenée, mais que la mort elle-même ne pourra pardonner, ne pourra lui éviter son tourment. Éternel.

Arrivant à l'orée d'une Crypte, Ad'azred s'arrêta quelques instants. Des ruines l'encerclaient. A la hauteur de ce qu'il avait pu connaître, à ce qui aurait du être à lui, aux autres, aux siens, à son peuple. Des statues, à son image, des monuments à son nom, des temples, à sa gloire. Mais tout cela, toutes ces belles promesses, elles étaient bien loin de lui, à présent. Sa vie se reflétait dans ses ruines. Poussière, débris... Plus rien ne tenait véritablement par lui-même, seul le temps en était venu à bout, la négligence... Puis l'oubli.

Le sorcier s'assit quelques instants, mélancolique, sur une grande pierre de marbre blanc. Il soupira d'aise, trouvant le repos, à la fois pour son corps, mais aussi pour son âme. L'endroit l'apaisait étrangement. Et rien au monde, ne pouvait plus le satisfaire qu'une seconde de répits. Tout être un tant soi peu sensé, aurait fuit cet endroit, sans doute chargé de morts, de souvenirs scabreux, macabres... Mais pas Ad'azred. Il put imaginer ce que furent les lieux autrefois. Ce qu'il aurait pu réaliser, bâtir... Ce qu'il aurait pu faire de son existence douteuse.
Toutefois, cette paix le quitta bien rapidement. L'homme se leva, se tenant alors de nouveaux sur ses deux jambes, admirant une dernière fois les vestiges d'une civilisation passée.

Si tout ceci était mort... C'est que tout ceci était faible. Et tout ce qui est faible, était voué à la disparition. Tout comme l'être humain. L'humanité, les humanoïdes. Anges, démons, Orcs, bâtards en tout genre et toutes les autres engeances contre-nature qui peuplait ce monde virulent, puant la crasse et l'hypocrisie. Incompréhensibles, ingrats, arrogants... Voilà ce que sont les Hommes. Voués à disparaître, voués à mourir, voués à disparaître, à s'effriter comme la pierre, avec le temps.
Tout n'est qu'une question de temps. Cette humanité, éphémère, allait tomber dans l'oubli, prochainement. Un jour. Balayé par la vie. Les paluches froides de la mort allaient faire leur office, tôt ou tard, arrachant l'âme des corps de tout ces êtres qui oseraient lui tenir tête. Qui succomberaient au néant.

Ad'azred leva ses bras, les tendant vers le ciel dans un premier temps, puis les abaissant progressivement. Ses deux mains étaient alors dans l'axe de son regard. Sa main droite se pliait, lentement, ne laissant plus que son index pointer un point précis devant ses yeux perçants sa grande capuche noirâtre. Son deuxième bras se baissa complètement, son bâton heurta lourdement le sol et souleva la poussière alentour. Le monde sembla s'arrêter, un bref instant. L'ombre sortit alors de son index vengeur. Une faible lumière fut projeté devant lui, cette lumière n'avait rien de naturel. Sa couleur violacée n'inspirait rien de bon. Ce faisceau prit une forme triangulaire, pour finir par ressembler à un projectile perçant, une flèche.
Ce trait impie transperça littéralement un pilier de pierre, situé devant le sorcier. Ce dernier se brisa sous la force du choc, tandis que les alentours de l'impact commençaient à grésiller, à disparaître, comme si la roche elle-même venait à se consumer, rongée férocement par des flammes pourpres.
Ce feu s'arrêta rapidement, mais les dégâts étaient bien présent. Malgré le bruit, Ad'azred tourna son visage vers la droite. Il observa quelques instants de silence, avant de regarder par dessus son épaule. Une silhouette étaient alors située quelques mètres dans son dos. Le sombre magicien se tourna, au bout de quelques instants, faisant face à un homme de grand envergure. Ad'azred gardait son bâton à portée de main, sa poigne se renforça, comme si il s'apprêtait à le dégainer. La méfiance s'émanait de lui.

"Encore vous." Finit-il par sortir, de sa voix d'outre-tombe. Une voix grave et caverneuse, accentuée par un ton particulier, qui lui était propre. Un ton inquiétant, un ton blafard, à la fois triste et assuré.

Edrim se tenait de nouveau devant lui. Le destin voulait, décidément, les réunir. Il s'amusait, semble-t-il à croiser leur chemin respectif. Soit. Ad'azred était, cette fois, près à affronter cet homme qui l'avenir décida de mettre en travers de sa route.
Et de sen débarrasser une fois pour toute, si toutefois il était venu pour l'achever. Dans le doute, Ad'azred souleva sa main droite et pointa sa paume en direction du barbare. Prenant une grande inspiration, il prononça ces mots :

"Voyez-vous le Néant ? Le Vide vous appelle, il vous attire. Bientôt, il dévorera votre âme."

Aucune réaction de la part d'Edrim ne se fit sentir. Il restait muet, impassible, le regardant à travers son heaume à cornes. Ad'azred ne fut pas perturbé pour un sous. Les êtres froids, calmes, il en avait croisé bien des fois.

"Flétrissez-vous jusqu'au Néant, humain."

Cette phrase... Cette phrase fit réagir le Nordique.
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Edrim Blodsink



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Edrim Blodsink
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Croyances : Moi.
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Âge : 24 ans.

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Tu seras le premier à tomber. [PV] _
MessageSujet: Re: Tu seras le premier à tomber. [PV]   Tu seras le premier à tomber. [PV] EmptySam 15 Oct 2011 - 14:01

Du coeur de l'enfer, je te frappe.

Alors perdu dans les profondeurs infinies des plaines, Edrim poursuivait sa quête interminable à travers le monde. Se débarrasser de sa malédiction était alors, pour lui, devenu une obsession. Rien ne semblait pouvoir l'en écarter.
Et pourtant. Lui qui semblait être inébranlable, indestructible, infaillible, incassable, inoxydable à l'eau de mer, ininflammable et... Euh... Je divague sans doute. (Même si dix me paraît être beaucoup, mais passons.) Lui, ce barbare venu des régions enneigées, lui qui était une force de la nature, brutale et rude, allait aujourd'hui tomber nez-à-nez avec ce que lui réservait son destin.

Edrim s'était levé à l'aube, comme tous les jours. Il avait dormi à l'orée d'un bois, allongé contre un arbre, un feu de camp à ses pieds, une couverture en lin posée sur lui. Succin, spartiate, oui. Mais il ne lui en fallait guère plus, après tout. Le bougre n'avait rien avalé depuis plusieurs jours, il ne s'arrêtait que brièvement pour cueillir un peu d'eau dans une rivière ou un cours de liquide clair. Cela n'affectait -Etrangement- rien à ses capacités. Sa robustesse et sa constitution exemplaires lui permettaient un rythme de vie plutôt particulier.
En réalité, Edrim avait réussi à se débarrasse d'un peu de son "Humanité", de sa "Faiblesse", mais pas totalement. Les expériences du vieux fou sur lui avaient changé sa peau. Elle paraissait moins humaine, plus dure, plus résistante... Mais elle était toujours là et c'est ce qui dérangeait le Nordique.
Cette peau, cette chaire, tout ceci était friable, froid, fragile... La nécromancie, la Mort n'est pas une finalité et encore moins la solution, comme l'avait cru avec facilité son défunt maître. Sa plus grave erreur et sans doute l'une des seules, dans le parcours incroyable de ce vieux givré.

Edrim parcourait, l'air déterminé, le monde de Feleth de long en large, à la recherche de magiciens, d'alchimistes, nécromants, élémentalistes ou n'importe quoi qui pourrait l'aider à devenir autre chose.
Ne lui parlez pas de démons, d'anges, d'Orcs ou quoi... Ils sont constitués de chairs, sont mortels et ne valent rien de plus qu'un être humain. Leur faiblesse est semblable et rien ne le différencie, au fond.
Le barbare cherchait autre chose. Pas seulement à absoudre cette malédiction grotesque, mais aussi à devenir plus fort, plus puissant... Et partager son sort avec ses semblables.

Car oui, même si tout cela ne paraît pas évident, Edrim cherche a sauvé l'humanité d'elle-même, à la changer, à la rendre meilleure. En faire la race dominante, supérieure, immortelle. Elle pourrait alors aisément rivaliser avec les autres, devenues obsolètes face à cette humanité écrasante.
Mais de cela, Edrim en était encore loin. Très loin. Il devait être le premier, le premier à améliorer cette espèce humaine, la diriger vers son destin. Il n'avait nullement l'intention de la gouverner, de commander à ses paires. Mais juste la manœuvrer, la forcer à prendre une route qu'ils ne voient pas. Une route qui les conduirait à une rédemption, à autre chose.

L'Illumination, la réincarnation... Des alternatives. L'élévation vers les Dieux, l'âme qui rejoint le panthéon, l'incarnation sans discontinue en une nouvelle forme, étaient des échappatoire à la malédiction de la chaire. Mais pas la solution.
Ces procédés, ils n'existent qu'en rêve, que sur des livres, des contes. Mais en vrai, ils sont impraticables, voir, imaginaires.

Le roche, le métal, le bois, dans une moindre mesure. Des matériaux nobles, qui durent, durent, à travers les âges, les époques. Ils restent les éternels témoins des batailles, des évolutions, de l'apparition et de la décadence des empires, des mondes, des races. Nul n'y fait plus attention, nul n'y prête le moindre intérêt. Et pourtant, il était évident que ces éléments, ce décor perpétuel que l'on admire de loin, que l'on regarde sans cesse, que l'on ne peut éviter était la solution à la malédiction, à l'humanité.

Tout ceci est très conceptuel je vous l'accorde, cependant, ces idées germaient dans la tête du barbare. Et rien ne semblait pouvoir déloger cette idée saugrenue. Rien ne pouvait alors, le faire dériver vers autre chose. Edrim sacrifiait sa vie, sa famille, ses biens, son avenir, tout ce qu'il possédait à cette quête folle et sans garantie de réussite. Et pourtant il s'accrochait, il semblait inébranlable, dans son esprit.

L'homme marchait lentement, à un rythme calme, posé, arrivant aux abords d'une crypte de grande envergure. Il resta admirateur devant de grandes statues de pierres, des hommes, des femmes, là, représentés dans la roche. L'immortalité était là, à portée de main. Ils étaient immobile, certes, mais tous pouvaient les voir, tous les connaissaient, tous les admiraient. Ils n'avaient ni gloire, ni passé, sans doute. Peut-être n'étaient-ils même pas à l'image des morts de cette crypte. Pourtant... Pourtant ces statues marquait à jamais ce lieu mortuaire, de la plus belle des façon.
Edrim poursuivit alors sa route, près de grandes ruines. Il restait silencieux, admiratif... Quand un bruit se fit entendre, un pilier s'effondra en parti, dans un fracas et soulevant un amas de poussière impressionnant.

Le barbare se dirigea tranquillement vers ce vacarme. Sortant de la fumée, un homme en robe. Un homme qui lui semblait étrangement familier. Tout aussi bizarrement, le Nordique sourit. L'homme en robe lui tournait le dos. Edrim l'observait, passivement, les bras croisés. Son manège était peu commun et sa magie tout autant.
Ad'azred lui fit face, au bout de quelques instants. La scène était lente, les deux êtres se fixaient. Il laissa le magicien parler. Oui, il s'étaient déjà croisé, auparavant. Edrim s'en souvenait parfaitement.

Lorsque la paume de sa main fut braquée en sa direction, il se doutait qu'il allait faire quelque chose. Cependant, il ne savait pas quoi. Dans un soucis de pacifisme et parce qu'il ne le prenait pas plus au sérieux que ça, Edrim décida de ne pas bouger, de voir ce que cet homme en robe allait bien pouvoir faire. Il fut surpris.

Sa dernière phrase. Elle résonna dans sa tête. Edrim, tomba genoux à terre, se tint la tête, retira son casque. Son esprit semblait se brouiller, aussi étrangement que cela puisse paraître. Ses mains... Ses mains se décomposaient, sa chaire... Elle se flétrissait, partait en lambeaux. La lèpre ? Une malédiction ? Une mort rapide ? Non, tout cela était trop soudain, trop facile. Et pourtant, si... Réel.

La douleur. Il la sentait, en lui. Elle le déchirait, arrachait son abdomen, ses nerfs, ses membres, ses muscles. Tout disparaissait, fondait, il sentait ses os se dissoudre, s'évaporer, s'effriter à l'intérieur même de son corps à l'agonie. Et pourtant, il ne hurla pas. Tout ceci... Tout ceci lui rappelait qu'il était au bord de la mort. Et que sa mort, elle n'allait pas être gratuite.
Le Nordique se remit sur pieds d'un bond. Il poussa un cri de fureur, attrapant sa lame d'un geste vif. L'illusion précaire du magicien avait réveillé en lui cet instinct primaire qui sommeille en Edrim, qui le fait rentrer dans une rage folle, lorsqu'il est blessé ou dans une situation délicate. Le barbare n'était pas du genre à se laisser mourir. Mais du genre à se battre avec plus de vigueur, avec plus de hargne et de fureur à chaque coup qu'on lui porte. Plus ses blessures sont grandes, plus il entend la mort se rire de lui, plus il sent le contact de ses grandes mains glaciales se poser sur son âme, plus il déchaîne un torrent de violence sur son adversaire.
La mort lui semblait proche. Son temps était compté. Sa rage, infinie.

Il souleva son arme par dessus sa tête, abattant un coup vif et d'une rare violence sur Ad'azred, qui esquiva, dans un élan de panique. Ventre à terre, le magicien eut à peine le temps de se relever que le barbare était déjà à son contact, frappant de façon latérale, déchirant le vent, mais rien de plus, cette fois. Le sorcier exécutait de petits bonds en arrière, pour esquiver les coups rapides du Nordique. Son agilité laissant à désirer et le terrain rocailleux ne l'aidaient en rien. Aussi, il lui faudrait trouver une solution rapidement si il comptait garder sa tête sur ses épaules.
Croyant qu'elle n'avait aucun effet, Ad'azred brisa l'illusion qui pesait sur Edrim. Ce dernier se stoppa, net, stupéfait.

Berné, trompé ? Lui ? Sujet d'un simple cauchemar éveillé ? Mensonge, calomnie. C'était... impossible. Et pourtant. Cependant, cela ne changeait rien. La rage qu'il éprouvait par détresse, par soucis de vengeance... Ne se dissipait pas. Seule la raison était différent. Il s'était laissé trompé par un sort stupide, et maintenant, sa colère était sans limite. Edrim poussa de nouveau un hurlement de fureur, avant de porter un coup d'estoc à son adversaire, qui n'eut le temps de réagir.

Victoire.

La lame transperçait le vêtement. Le regard du magicien pesait sur l'hypothétique plaie béante que causerait cette épée dans son pauvre corps. Cependant, il releva son visage et rit aux éclats, derrière son masque. "Raté !" s’esclaffa-t-il sur un ton jovial et moqueur, toujours avec cette voix caverneuse et un peu sardonique propre à son humble personne. Ad'azred le repoussa violement d'un coup de bâton bien placé dans le ventre. Cependant, Edrim ne fut pas plus émeut que ça par ce choc qu'il considérait comme un peu... Mitigé, disons. Leur force n'était certainement pas comparable.
Son coup n'avait pas porté, n'avait pas blessé le sorcier. Il avait transpercé la robe, par chance ou par miracle, sans toucher son corps. C'est le problème des vêtements amples aussi, on ne sait jamais où on frappe. La Communauté des Barbares du Nord, (La CBN, pour les intimes et les syndicalistes responsables.) vous prie donc de porter des culottes bouffantes, des vêtements moulants ou des pourpoints voyants, de manière à facilité la vie de leurs protégés, parce qu'on en a marre d'être défavorisés en permanence et que les gens au CàC (Corps à Corps), eh bah ils peinent plus que les autres et ça, c'est pas juste.

Outre cette parenthèse douteuse, Edrim repartit à l'assaut, lame la première, dirigée vers le manipulateur du Vide. Ce dernier fit apparaître, devant la charge imbrisable du Nordique, un grand panneau de la taille d'un homme lambda devant lui. Ce dernier avait des reflets étranges et couvrait entièrement le magicien. Alors pris dans son élan, sa main plongea dans cet étrange monde noirâtre, violacé et étrangement luisant. Par réflexe, il tenta de retirer sa main, mais elle fut comme happée par ce pavois surnaturel. "Tu es fait..." prononça Ad'azred en voyant son adversaire s'enfoncer peu à peu dans le Néant.
Par sa force incroyable, Edrim prit son poignet dans la paume de sa main valide, prit appuie sur le sol et se tira de là de toute ses forces. Alors que le panneau donnait des signes de fatigue et rétrécissait à vue d'oeil. Alors que la seule manière de s'en sortir semblait l'amputation, il canalisa toute sa rage dans ses bras et arracha son bras du portail, alors qu'il continuait de s'affaiblir peu à peu.

Le regard blasé, derrière son masque, Ad'azred semblait... Impassible. De toute façon, on ne pouvait pas voir son visage, alors il était difficile pour Edrim d'y voir autre chose. Le sorcier gloussa, et se prépara à incanter un nouveau sortilège. Le nordique ne se laissa pas totalement faire cette fois, plongeant sur le sorcier du Néant, armé de sa fidèle lame, la plongeant devant lui pour un nouveau coup d'estoc. Celui-ci fit mouche.
Le bras d'Ad'azred fut pourfendu, déchiré par cette arme de fer, lui arrachant un cri de douleur. Par réflexe, il attrapa la plaie de sa main valide, pour se tenir, lâchant donc son bâton à terre. Il observait alors le barbare, prêt à frapper de nouveau, avant de lever son bras en sa direction.
Le barbare se stoppa, net, stupéfait. Une grande lumière sortait alors de la paume de la main de son bras blessé.

"Malgré votre magie, vous êtes faible. Faible car vous êtes constitué de chaire." Dit alors le barbare sur un ton haineux. Oui, Ad'azred était blessé. Cependant, cela ne le chagrinait apparemment pas plus que ça. La lueur prit de l'ampleur, le Nordique était prêt à esquiver tout nouvel assaut. Se jeter sur lui serait alors suicidaire, ne sachant pas quelle magie le sorcier allait invoquer.
Sans crier gare, un projectile fut projeté à une vitesse fulgurante, heurtant bruyamment le sol, détruisant roche, terre... Et émettant un grésillement particulier, imageant parfaitement l'impact qui se faisait alors grignoter par les forces impies du vide. Cette magie, elle n'avait rien de naturel. Elle était... Mauvaise.

Alors qu'Edrim avait esquivé, il se retrouva tout de même genou à terre, de nouveau prêt à bondir. Alors qu'il allait s'exécuter, un nouveau trait du Néant heurta le sol devant lui, le souffle le projeta en arrière. Malheureusement pour le barbare, derrière lui se trouvait une chute. Les ruines, posées sur une butte, sur une petite hauteur, trônaient là et Edrim ne l'avait pas remarqué plus que ça. Malheur pour lui, il chuta, disparaissant alors aux yeux du magicien Noir. En contrebas se trouvait une forêt, des arbres. Un bruit de branches cassées, puis d'un objet lourd touchant le sol. Puis... Plus rien. Mort, blessé peut-être ? Peut importe.
Edrim était à terre, gisant au sol, inconscient. A travers les feuillages, il put apercevoir la silhouette du magicien se pencher. Puis de nouveau cette lumière. Dans un élan de courage, de survie, de par sa constitution, il put se remettre sur sur pieds et bondit alors, quelques mètres en avant.
Le nouveau trait déchiqueta le sol, comme il l'eut fait auparavant, grésillant de toute sa lueur, de sa puissance impie, avant de se taire et de disparaître après avoir rongé la terre.

Edrim n'était pas mort, mais bien trop loin et affaiblit pour poursuivre son adversaire.

Tout ceci, n'était que partie remise. Et sans doute, leur destin se croiserait à nouveau.

L'issue serait différente. Ad'azred avait prouvé une fois de plus qu'il était humain. Qu'il était faible.

Ses tissus suintaient le sang, sa chaire était fébrile... Sa mort, inévitable.
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