''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]

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Volac Nénavist'



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Volac Nénavist'
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Race : Séraphin
Classe : Maître lame
Métier : ex-sous-lieutenant des armées d'Adiryl pour lui, lieutenant-colonnel des armées pour ses pairs
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 28

Messages : 26

Fiche de Personnage : L'histoire d'un ange


Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] _
MessageSujet: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptyVen 28 Oct 2011 - 20:00

Il faisait chaud ce jour là. Un temps estival qui me rappelait ma jeunesse en Adiryl. Cependant les effluves si agréable de jadis étaient remplacés par l'exécrable odeur des humains et de leur monde imparfait. J'entendais autour de moi ces abrutis d'Hommes menant leur vie de déchéance au grès des saisons. La chaleur accompagnant la paresse, je ne trouvais même plus de tranquillité dans le parc de Venil. Les rigolades des enfants, les hurlements des vendeurs venus faire profit dehors, les engueulades des uns, les exclamations des autres. Je sentais mon calme me perdre rapidement.

Que n'aurais-je donné pour revoir les halos dorés du soleil que la moindre parcelle de ma peau pouvait sentir, chauds et bienfaiteurs. Pas même une brise ne venait troubler cette canicule grandissante. J'avais souvent froid depuis que je ne pouvais plus voler près de l'astre solaire...

J'évitais de me concentrer sur les piaillements des villageois si bien que je n'entendis pas venir le mômes qui s'agitait devant moi. Ce sont les brassements d'air qu'il faisait en gesticulant dans tous les sens qui me firent prendre conscience de sa présence. Je restais immobile sur mon banc quelques instants pour analyser l'espace qu'il occupait ainsi que sa distance par rapport à moi.

Avant même que les premiers tiques de contrariétés ne commencèrent à envahir mon visage, je lança ma main au devant, attrapant son frêle petit cou et le souleva du sol. Je pouvais sentir les soubresauts de sa gorge au creux de ma main. J’esquissai un sourire malsain qui en disait long sur mes intentions.

- Alors petit... On se moque des aveugles ?
- Promis M'sieur, j'ne l'ferai plus, laissa-t-il échapper entre deux tentatives d'inspiration.

Il avait attrapé mon bras de ses mains infantiles pour se surélever et respirer un peu mieux.

- Il est évident que tu ne le referas plus.
- Oui M'sieur, j'vous l'promets, pitié.
- Ce n'était pas une question...

Je sentit alors son cou se ramollir, ses bras lâchèrent sans force le mien et un liquide chaud coula sur mon poignet. Je jeta la dépouille en direction de ses camarades qui s'étaient tus en même temps que le reste des passants. L'odeur des fleurs se mêla à celui du sang.
Une femme cria, strident à mes oreilles. Désagréable sensation... Je lui aurais bien fait subir le même sort pour une telle offense mais l'heure n'était pas à l'amusement. La garde allait encore arriver sans que je sois assez énerver pour leur résister. Il semblerait que la prison m'attende encore une fois.

Je me rassis, impassible, attendant patiemment mon heure. Les hommes retenaient leur souffle, les femmes retenaient leurs sanglots. Ils devaient penser que je ne les entendais pas et qu'ils étaient à l’abri tant qu'ils ne bougeaient pas avant que la garde arrive. Bande d’imbéciles, ils ne valent vraiment rien autant comme race qu'être vivant !

Des bruits de sabots martelèrent le pavé en se rapprochant de l'endroit où je me trouvais. Des soupires de soulagements de la foule les accompagnèrent. Après quelques minutes je pus sentir le courant d'air transporté par les montures des gardes. Cette dernière accompagnée d'une forte odeur de sueur équestre due à la chaleur peu soutenable.
Un souffle fort était expiré des naseaux des animaux pendant que les cavaliers descendaient tour à tour. Un voix rauque s'adressa à la foule, leur demandant de se disperser. Quelques remerciements furent lancés aux gardes de la part des spectateurs.
En tendant l'oreille, je reconnus quatre soldats. Seulement quatre ? Je me sentais légèrement humilié et je me tâtais à combattre malgré mon manque de colère.
Finalement, je trouvai plus raisonnable de me laisser prendre. Il était beaucoup plus amusant de tuer de façon si horrible que les gens finissaient par vous craindre sans même vous avoir déjà rencontrer. Tandis que tuer sans faire preuve d'horreur, juste pour se défendre m'aurait rabaisser au rang de piètre criminel en fuite. Je souhaitais avant tout être craint, plus qu'être insaisissable.
Le garde qui s'était placé en face de moi semblait fouiller dans des papiers. Des registres peut-être ? Ils ne devaient pas connaître ma tête encore. Quand un des miliciens retint un étouffement :

- Ca... Capitaine... C'est... Volac.

Ce qui paraissait être le capitaine en question fit un pas en arrière. C'était donc l'homme qui me faisait face. Je souris à cette idée. J'entendis alors leur arme sortirent de leur fourreau dans un frottement d'acier et de métal. Je ne pris cependant pas la peine de bouger. Et pour faire quoi après tout ? Stupide humains, je ne le répéterai jamais assez...

- Correspondez-vous au nom de Volac Monsieur ?
- En effet.
- Vous êtes donc en état d'arrestations pour meurtres en série, évasion, carnage et violation des règles impériales.

Son ton se voulait ferme mais persistait une pointe d'hésitation qu'il n'arrivait pas à soustraire. Je tendis mes mains devant moi, poignets joins pour en terminer avec le protocole.
Un des hommes s'approcha avec prudence jusqu'à sauter sur mes avant-bras afin de les maintenir serrés. Le capitaine ficela rapidement mes poignets entre eux évitant soigneusement de toucher mes mains dont une était encore couverte du sang de l'enfant.
Ils remontèrent en selle et, après m'avoir attaché à un des chevaux, me conduisirent jusqu'à la place de détention.
Une fois passé la porte de la prison, la chaleur du soleil qui enflammait ma peau se dissipa, les odeurs florales remuées par la température excessive laissèrent place aux effluves de crasses renfermées depuis des siècles et de la poussière accumulée. Il faisait bien trop frais à l'ombre, m'enfuir de cet endroit sera un plaisir...
Ils me firent longer un immense couloir emplit de courants d'air nauséabonds des miasmes des prisonniers déjà présents. Puis un petit escalier descendant vers un second couloir. C'est au fond de ce dernier qu'ils me poussèrent et renfermèrent derrière moi une porte grinçante comme hurlant sa vieillesse et son manque d'entretiens.
Je défis mes liens devant eux, les narguant quelque peu avant de m’asseoir au milieu de ma cellule.
L'agitation des prisonniers grandissaient, raillant les soldats d'avoir enfermer un aveugle. Les insultants de fillettes, de bourreaux d'handicapés. Eux non plus n'avaient pas l'air de savoir qui j'étais. Cela m'était égal, ils le sauraient en temps voulu.

Je finis par sentir au travers de toute cette puanteur quelques notes de pomme sucré, de caramel et de pin ? Mon odorat ne m'a pourtant jamais fait défaut. Comment de telles senteurs pouvaient avoir atteri au fin fond d'une prison comme celle-ci ?
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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

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Aoi Haandar
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Race : Séraphin aux ailes coupées
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Âge : 17 ans physiquement (une cinquantaine d'année en vérité)

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Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] _
MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptySam 29 Oct 2011 - 13:06

Depuis deux semaines, tout allait pour le mieux. Je menais ma petite vie et pour une fois, elle était normale. J'avais réussi à trouver quelques aubergistes honnêtes qui m'engagèrent comme serveur ou comme homme d'entretien quelques jours, afin de payer mes nuits à l'auberge. Certains m'avaient même donner de quoi manger, alors que je repartais. Il n'y a vraiment aucun doute: Venill est bien différente de Madorass. Les gens sont, le plus souvent, beaucoup moins barbares. Dans quelques fermes, j'avais pu me reposer, les propriétaires parfois âgés cherchant de la main d’œuvre pour les récolte qui demandaient à rester accroupi à longueur de journée, ce qui n'était pas bon pour leurs dos. J'avais bien fait mon travail et ils m'avaient récompensé avec un peu d'or, du cidre et de la nourriture. J'étais reparti en ville, passant près des docks, là où se tenait le marché. J'avais acheter une pomme bien rouge, celle que j'adorais, et quelques friandises au caramel. J'avais bien le droit de me faire plaisir de temps à autre, non?

Je tournais ensuite vers le parc, histoire d'aller flâner un peu au soleil. C'était épuisant de rester toute la journée à marcher, j'avais bien envie de m'allonger sous un arbre (ou dans ses branchages, tout dépend de la violence des rayons de l'astre de lumière sur ma peau; je détestais avoir trop chaud) pour dormir une heure ou deux. Mais les gardes à l'entrée m'en dissuadèrent. Je dissimulais mon visage dans mon capuchon. Ce genre de gars, ça ne change pas d'une ville à l'autre. Ils s'attaquent toujours aux plus faibles, histoire de ramasser les primes. Et je n'avais pas du tout envie de retourner à Madorass. J'avais eu tant de mal à fuir que ça ne se reproduirait surement pas deux fois.

Je me laissais aller contre un arbre, prêt de l'entrée de la ville, et fouillais dans mon sac afin de me désaltéré. J'avais soif, il faisait beaucoup trop chaud. Je détestais ça. Mon élément en tant que guérisseur étant l'eau, moi et la chaleur, ça fait deux. Ça affectait mes pouvoirs et m'épuisait. Ne me demandez pas pourquoi, c'est ainsi et pas autrement. Tenté par mes petits caramel, j'en pris un et le laissait fondre dans ma bouche. Un gamin, me voyant en manger, s'approcha de moi. Je me cachais d'avantage dans mon capuchon. Ces vermines sont de vrais cafards, même si ils ne le font pas exprès. Combien de fois ne dus-je pas courir à toute vitesse pour échapper aux gardes alors qu'un morveux m'avait pointer du doigt en s'exclamant: "Oh! Le garçon de l'affiche!". Sérieusement, un enfant ne devrait pouvoir parler que quand il est grand! Je soupire et, alors que le gamin allait faire comme tout les autres, je lui mis un des caramels en bouche et lui fis signe de ne rien dire, posant un doigt sur mes lèvres. Il acquiesça et s'en alla, tout heureux. Au moins une bonne chose de faites.

Je me levais et allait à la fontaine, pour remplir ma gourde. Une vieille mendiante défraichie vint n’importuner, me demandant de l'or pour qu'elle puisse manger. Allons bon. Moi-même j'avais du mal à me nourrir, alors dilapider le peu d'or que j'ai dans les mains des feignants? Non merci. Mon capuchon s'écarta un peu. Les yeux de la vieille peau s'écarquillèrent et un horrible sourire se dessina sur son visage ridé. Elle cria à la garde. Elle m'avait reconnu, mon avis de recherche se trouvant dans les grandes villes, sur les murs des auberges ou même dans les échoppes. Pas que j'étais dangereux, non. Juste que je vallais vingt trois milles pièces d'or à moi tout seul. Pas beaucoup à côté des gros criminels. Mais j'étais plutôt faible, et je finissais toujours par me faire courser par des personnes avides d'argent. La cupidité des autres me perdra un de ces jours.

Je tentais de fuir, mais la vieille me donna un coup de béquille dans les jambes, me faisant tituber. Les gardes étaient déjà là. Je tentais une diversion mais l'un d'eux m'attrapa par le bras. Je le mordis de toutes mes forces, tentant de le faire lâcher. Ce n'était pas très courageux, mais je préfère passer pour un lâche et sauver ma peau que de faire le héros et finir mes jours en tant qu'esclave. Le garde rigola. Mes dents ne perçaient pas le cuir des protections de ses avant-bras. Un de ses collègues arriva dans mon dos et attrapa mes bras, les bloquant en arrière. Il me plaqua sans ménagement contre la pierre du bord de la fontaine et m'attacha solidement, alors qu'un autre garde donnait une bourse d'or à la vieille peau, comme récompense d'un service rendu à la communauté. Vraiment? Je n'étais pas un danger, juste un fugitif! Je soupire, vaincu. Le garde qui me tenait sourit, sûrement avide d'avoir la récompense promise entre ses mains. Pas la peine de faire mon numéro de chien battu, il ne me relâchera pas. Je grondais.

- Lâchez moi!


- Pas question. Tu es un des esclaves fugitifs les plus recherché. Je vais pas laisser passer ça!


Je lui lançais un regard mauvais. S'en prendre à plus faible que soit, c'était bas. Très bas. Le jour où je retrouverais mes ailes, il me le paiera. Enfin, si je les retrouve. Je soupirais et me laissais trainer jusqu'à la prison. Je détestais cet endroit. Dans n'importe quel endroit, il y aura toujours la même particularité: ça pue. Il fait humide, froid, et on est toujours embêter par ses voisins ou collègues. Enfin... Les cellules semblaient pleines à craquer. Ils étaient parfois trois ou quatre. Hors de question que je me mêle à eux. La dernière fois mon séjour en prison s'était... plutôt mal passé. Pour moi. Je gromellais. L'humidité soudaine et la froideur de l'endroit faisait souffrir mes vieilles cicatrices. ils me poussèrent à l'intérieur d'une cellule en rigolant.

- N'abime pas trop ton compagnon, Volac!


Puis ils repartirent. Hein? Volac? C'était pas un tueur en série? Un meurtrier? Un adepte des carnages? Je me tournais lentement vers lui, terrifié. L'odeur du sang était forte dans la pièce. Un bruit de goutte qui tombaient au sol se faisait entendre. Je m'arrêtais sur la main de l'homme au milieu de la pièce. Il ne sembla pas réactif. Mais je vins à la conclusion que sa main était couverte de sang en voyant qu'elle était rouge. Je me collais à un coin de la pièce, ne voulant le déranger à aucun prix. J'avais l'habitude avec ce genre d'individus: moins tu parles, moins tu bouges et moins ils te taperont dessus. Plusieurs heures passèrent. Il n'avait pas vraiment bouger. Un garde arriva, un sourire railleur aux lèvres. Il me fixa, d'un air satisfait.

- On a envoyer une missive à ton maitre. Il enverra quelqu'un te chercher. Il sera là d'ici trois ou quatre jours, je suppose.

Je lui lançais un regard noir.

- Je ne retournerais pas là-bas. Il faudra m'y trainer.

- Comme tu le sens. Mais tu iras. Je tiens à empocher l'argent qu'il a promis pour ta capture.

- Tch. Personnage cupide et sans intérêt. Vous êtes comme tous les humains perfides que j'ai pu rencontrer.

- Peut-être. En attendant, j'aurais les poches pleines. D'ailleurs, pourquoi devrait-il débourser autant pour un simple garçon comme toi?


Je souris, malicieux. Pour qui se prenait-il? Il se pensait supérieur à moi? Peut-être, parce que j'étais un esclave? Ce n'était pas juste.

- Mmmh... Parce que je suis quelqu'un de .. particulier, peut-être?

Il éclata de rire, me rendant fou de rage à nouveau. Il m'énervaient, ces gardes, chasseurs de primes, mercenaires.... tous autant qu'ils sont! Je me laissais glisser contre le mur et fouillais dans mon sac. Ils n'avaient pas pris la peine de me le prendre. Je jetais un oeil au meurtrier en face de moi. Je n'osais pas lui parler. Pourtant, j'aurais bien jouer un petit air de flute. Je sortis quelques pommes. J'en tendis une à l'homme.

- Vous avez sûrement faim. Une pomme?
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Volac Nénavist'



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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptySam 29 Oct 2011 - 16:12

- Vous avez sûrement faim. Une pomme ?

La voix de mon compagnon de cellule trahissait son jeune âge. Moi aussi j'étais jeune pourtant, pour un séraphin. L'odeur venait donc bien de lui. Que faisait-il avec ces fruits en sa possession ?
Je me levai donc d'un geste vif et fis les quelques pas qui me séparaient de lui.
J'entendais sa respiration haletante exprimant la crainte de ce que je pouvais lui faire. Cela m'amusait beaucoup de semer le trouble et la peur chez les gens. A chaque fois, je me disais que si un seul séraphin pouvait prétendre à ce résultat, que pourraient-ils faire contre l'armée Adiryléenne tout entière ? Puis, il m'arrivait de me souvenir des hordes humaines s'éparpillant sur les champs de bataille, le cœur dégoulinant de crainte et leur honneur laissé à l'abandon comme toujours. Cette scène me faisait sourire peu importe l'endroit ou le moment. C'était la preuve incontestable de l'ascendant psychologique que nous avions sur ces barbares primitifs. La preuve physique était que nous les écrasions tout le temps sans subir de pertes considérable.
Je saisis finalement la pomme que la main hésitante de mon voisin de cellule peinait à garder levée vers moi.
Le doux parfum sucré du fruit éteignit mes narines dans un ballet d'émotions sensorielles des plus agréables.


- Merci.

Je retournai ensuite à ma place, croquant au passage dans la pomme juteuse. J'ignorais pourquoi, mais cet individu, quel qu'il soit, m'apaisait. Son aura avait quelque chose de familier. Depuis mon départ d'Adiryl, et même un peu avant, ma sociabilité n'était plus là même. Cependant, j'éprouvais le besoin de lui parler, peut-être pour le rassurer parce que ses gestes nerveux m'agaçaient ou peut-être parce que cet impression de déjà vu m'intriguait.

- Tu es esclave c'est cela ? Si tu ne veux pas revoir ton maître, c'est ton jour de chance.

Il ne m'arrivait plus de vouvoyer les gens. Comme si je ne trouvais plus personne digne de porter cette marque de respect que je portais jadis à mes supérieurs comme à mes parents. C'était un « tu » rabaissant que j'employais inconsciemment au quotidien, qui trouvait d'autant plus sa place pour les gens qui avait peur de moi.

- Alors, quel est ton nom et raconte moi donc d'où tu viens...

Étrangement, les autres détenus semblaient beaucoup moins excités qu'auparavant. Il faut dire que la chaleur commençait à pénétrer l'enceinte de la prison et sans une brise légère, l'air chaud mélangé à la poussière devenait presque irrespirable. Même si cela les gênait, pas moi. Le goût suave et délicat du fruit était tout ce dont j'avais besoin pour passer outre le suffocant climat.
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptySam 29 Oct 2011 - 16:33

Alors que je lui tendais la pomme, il se leva rapidement. Je me tendis, effrayé. C'était normal non? Il était un tueur redoutable. Allait-il me frapper? Je me décidais à ne pas bouger. Mais mon rythme cardiaque et ma respiration s’emballèrent. J'avais peur. Très peur. Il s'approcha, toujours plus prêt. Puis s'arrêta. Je fermais étroitement les yeux, terrorisé. Et je sentais que ça lui plaisait, cette différence de force entre nous deux. Mais je ne relevais pas. Je restais sans bouger, le bras tendu. Il saisit enfin la pomme et me remercia, puis retourna s'asseoir. Je m'aperçus alors qu'il avait un bandeau autour des yeux. Il était peut-être aveugle? Je me détendis, étant toujours en vie. Il croqua dans la pomme. Je soupirais de soulagemment. Il ne semblait pas en avoir après ma peau après tout... Il resta pensif, semblant vouloir parler. Puis, après un silence de plomb, il ouvrit enfin la bouche:

- Tu es esclave c'est cela ? Si tu ne veux pas revoir ton maître, c'est ton jour de chance.


Je haussais un sourcil, dubitatif. De quoi parlait-il? Il voulait s'enfuir peut-être? Tant mieux! Ca m'arrange; je n'aurais pas à me faufiler dehors en pleine nuit, seul, ou à tenter de séduire le garde (oui, oui, je sais... c'est moche... pas de commentaires! C'est de la survie!) Il parla à nouveau:

- Alors, quel est ton nom et raconte moi donc d'où tu viens...


Je déglutis, bruyamment. Devais-je vraiment tout lui dire? A chaque fois que je racontais ma véritable histoire, ça ne m'a apporter que des ennuis. Les séraphins sont censés être forts. Moi pas. Et quand on attrape un petit séraphin dans mon genre, il était facile de mettre en pratique certaines légendes: notre sang pourrait guérir certains maux incurable, coucher avec nous pourrait guérir de maladie vénérienne, posséder un séraphin élèverait un humain au rang d'un surpuissant, lui arracher et bruler ses plumes permettrait d’acquérir des pouvoir particulier ... et bien d'autres choses! Mais tout était faux. C'étaient des rumeurs. Sauf que j'en pâtissais à chaque fois. Mal à l'aise, je commençais à raconter mon histoire:


- ... Je m'appelle Aoi. Aoi Haandar. Je suis orphelin. J'ai été adopté il y a longtemps par une jeune femme. Des barbares ont détruit notre village. Des mercenaires. Ils ont tué presque tout le monde. Sauf moi et une poignée de jeunes personnes qu'ils pouvaient vendre sur un marché aux esclaves.


Il resta silencieux. Il n'était peut-être pas satisfait de ma réponse? Je soupire. Bon. Au point où on en est, autant tout déballer, non?

- Certaines personnes disent que je suis un séraphin. En tout cas, des amateurs de sang l'ont déjà confirmé. Je suppose qu'ils disent vrais. Mais je passe inaperçu dans la foule: je n'ai plus mes ailes, on me les as arrachées quand j'étais tout petit, avant de m'abandonner.


Des murmures émanaient des autres cellules. Je me mordillais la lèvre, anxieux. Faites qu'ils n'aient rien entendu, faites qu'ils oublient ça!
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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptySam 29 Oct 2011 - 19:50

- ... Je m'appelle Aoi. Aoi Haandar. Je suis orphelin. J'ai été adopté il y a longtemps par une jeune femme. Des barbares ont détruit notre village. Des mercenaires. Ils ont tué presque tout le monde. Sauf moi et une poignée de jeunes personnes qu'ils pouvaient vendre sur un marché aux esclaves.

Aoi... Si ma mémoire auditive était bonne, je me souviens avoir entendu quelques mots à propos d'un esclave portant ce même nom. Cela coïnciderait avec le fait qu'on l'ait enfermé ici. Surtout, considérant la masse d'air qu'il déplace en bougeant, il ne doit pas être bien consistant...

- Certaines personnes disent que je suis un séraphin. En tout cas, des amateurs de sang l'ont déjà confirmé. Je suppose qu'ils disent vrais. Mais je passe inaperçu dans la foule: je n'ai plus mes ailes, on me les as arrachées quand j'étais tout petit, avant de m'abandonner.

Un séraphin lui aussi ? Sans ailes ? Je ne m'attendais pas une seconde à cette tournure des événements. Dans tout les cas il en va de mon devoir d'ancien gradé des forces armées séraphines de le sortir de là. Malgré avoir renier mon peuple, je ne peux pas le laisser en pâture à des êtres tels que les humains de Feleth !
D'autant plus que le pauvre bougre n'a jamais dû pouvoir vivre en paix au sein de ses paires. Dans le cas contraire, il aurait déjà reconnu mon uniforme , bien que délabré, ainsi que l'arme des lieutenant Adiryléen. C'était donc également pour ça ce sentiment de familiarité qui m'envahissait. Son aura est celle d'un ange, mais elle est si faiblement perceptible...

Les murmures émanant des geôles alentours s'intensifièrent depuis que le jeune ange avait avoué ce qu'il semblait être. Chose intéressante car si quelqu'un venait à s'en prendre à notre race, ma colère monterait assez pour nous permettre de sortir rapidement de cet endroit lugubre et nauséabond. Mais rien ne vint.
Je décrocha un insigne des lambeaux de costume qui faisait office de vêtements et le tendit à Aoi sans dire mot. Je l'aurai sûrement gardé pour le contempler mainte fois si j'avais eu mes yeux, mais aujourd'hui, seuls mes souvenirs me rattachaient à cette époque extraordinaire où je pouvais encore me considérer comme un séraphin à part entière.

Des heures passèrent pendant lesquelles j'attendais désespérément une source d’irritabilité jusqu'à ce que des pas, allant dans notre direction, résonnèrent dans le couloir. La sonorité du métal claquant sur la pierre taillée me dévoilait son statut de garde. Autre chose qui m’interpella, était le léger cliquetis caractéristique d'un trousseau de clé accroché au coté du plastron. Il ne manque plus que l'énervement et c'est comme si nous étions déjà libre.

Le garde s'avança encore et s'arrêta à notre cellule d'après la proximité du bruit qu'il faisait. Contre qui en avait-il ?


- J'ai entendu par inadvertance ce que vous disiez tout à l'heure, hin hin. J'ai attendu mon tour de garde pour venir vous voir afin de ne pas l'ébruiter trop fort... t'es vraiment un séraphin ? C'est pour ça que tu vaux autant ! Tu vas venir avec moi, je trouverai bien une utilité à ton corps avant que ton maître te reprenne, c'est une opportunité qui ne se représentera pas de sitôt !

Je sentis alors les barreaux vibrer comme s'il s'y tenait pour mieux observer sa futur victime. J'ignorai ce qu'il pouvait ou voulait lui faire mais je ne saurai jamais tolérer un tel manque de respect envers une race aussi pure que la notre.
La colère montait peu à peu en moi, faisant bouillir mon sang, crisper mes mains et déformer mon visage de nombreux tiques faciaux. Mais c'était encore trop tôt, si je me levais maintenant et que je le loupais, aucune autre occasion ne se représenterait et il faudrait employer d'autres moyens plus pénibles à mettre en œuvre. Je restai donc assis à ma place, attendant patiemment ma proie comme le prédateur que j'étais.
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptyDim 30 Oct 2011 - 8:50

Depuis que je lui ai conter mon histoire, mon voisin de cellule s'est considérablement détendu. Chose qui m'étonnais d'ailleurs. J'avais eu peur un instant qu'il veuille profiter de moi, comme beaucoup de personnes avant lui. Mais il n'avait pas vraiment bouger. il restait même très silencieux. Ce qui m'agaçait. Je préférais encore qu'on me hurle dessus ou qu'on se moque de moi plutôt que de ne pas savoir. C'est étrange. Avec les humains, je peux deviner leurs sentiments facilement. Ils ne savent pas les cacher, sauf quelques exceptions. Mais avec lui... Rien. Enfin, presque rien. Je peux voir ses muscles se crisper ou se détendre, en fonction de sa gêne ou de son agacement. Je pouvais aussi entendre son souffle. Mais à part ça, rien. Et c'était plus que frustrant. Il ne sentait pas non plus comme les humains. Ca m'intriguait. J'avais vraiment envie de lui parler, de le questionner. Mais j'avais bien trop peur de l'énerver. Après quelques instants, il me tendit quelque chose. Je tentais d’apercevoir ce que c'était, à la faible lueur des bougies et des torches. Il faisait sombre maintenant. Je ne reconnus pas de suite le symbole, mais je me souvins l'avoir déjà vu dans un livre d'histoire. C'était le symbole de l'armée du mondes du Dessus, de là d'où je viens. Pourquoi avait-il ça sur lui?

Il bougea un peu. Je pus voir une longue épée accrochée à sa ceinture. Enfin, de ce que je pus en voir. Il était armé? Pourquoi ne s'était-il pas défendu? Les autres prisonniers recommencèrent à murmurer. Je détestais ça. Je me levais et attendis, regardant par les barreaux, espérant trouver un moyen de nous échapper. Je fouillais dans ma botte et trouvais un fil de fer dont je me servais souvent pour crocheter des serrures. Mais celles-ci semblaient bien costaudes... Je tentais quand même le coup. Rien n'y fit. Dans un soupire d'agacement, je me laissais glisser le long des barreaux. Plusieurs heures passèrent, où les prisonniers d'en face tentaient de me faire la conversation en me sifflant et en me hélant. Ils espéraient surement pouvoir gagner des pouvoirs ou quelques chose du genre si je leurs parlais? Pathétique. Je leur lançais un regard agacé et ils se mirent tous à m'envoyer des baisers papillons, moqueurs. Je grimaçais de dégoût. Je détestais ces humains là. L'un d'eux alla même jusqu'à me pointer du doigt avant de se montrer lui-même du même doigt et exprimer un déhanché suggestif qui ne laissait personne douter de ses intentions. Je lui lançais un caillou en plein dans le front. Il vosciféra des insultes dans plusieurs langues, alors que ses compagnons éclataient de rire. Je détestais les prisons. Elles étaient pleines à craquer des humains comme eux. Même les gardes s'y mettaient, parfois. En parlant de garde, l'un d'eux arriva, prenant le relais.

Je le vis marcher, comme si il patrouillait, fier et supérieur. Le cliquetis des clés à sa ceinture me hérissèrent les poils. Ils me rappelaient les bruits de chaines aux poignets et aux mains que l'on me mettait au marché des esclaves. Je détestais par-dessus tout ce son. A mon grand étonnement, il s'approcha de la cellule. Volac, derrière moi, sembla nerveux. Mais d'après son regarde tourner vers moi, j'allais encore passer un sale quart d'heure.

- J'ai entendu par inadvertance ce que vous disiez tout à l'heure, hin hin. J'ai attendu mon tour de garde pour venir vous voir afin de ne pas l'ébruiter trop fort... t'es vraiment un séraphin? C'est pour ça que tu vaux autant ! Tu vas venir avec moi, je trouverai bien une utilité à ton corps avant que ton maître te reprenne, c'est une opportunité qui ne se représentera pas de sitôt !


Mon visage se décomposa en quelques secondes, passant d'une expression haineuse et hargneuse à un visage apeuré. Pas ça... pas encore ça! Pourquoi toujours moi?! Il passa une main à travers les barreaux, empoignant ma tignasse blonde avec fermeté, me plaquant contre la grille. Je grimaçais de douleur, fermant étroitement les yeux pour ne pas le regarder. J'entendis un léger ricanement, émaner d'entre ses dents. Il se pensait supérieur, à tous. Parce qu'il avait réussi à attraper un séraphin. Une créature normalement forte, puissante. Que les humains ne pouvaient combattre sans pertes. Et là, c'était aussi facile que d'attraper un lapin avec une carotte!

Il ouvrit la porte, faisant tourner la clé à l'intérieur de la serrure. Je reculais dans mon coin, cherchant à tâtons une de mes dague, histoire de pouvoir me défendre. Mais je ne la trouvais pas. Il referma la grille dans un claquement sourd avant de m'attraper par le bras. Sans attendre une seconde, il mordit à pleine dents dans la chair de mon avant-bras. Je hurlais de douleur, paniqué. Il voulait mon sang? Pour être fidèle à quelle rumeur? Quand il fut rassasié, après quelques gorgées, il exprima une grimace de dégoût. Pas habitué à boire du sang? Alors que je gardais mon bras blessé contre mon torse, il semblait réfléchir. Je lui assénais un coup de genoux entre les jambes. Il grogna de douleur et sembla furieux. Ohoh.

Je jettais un regard paniqué à Volac. Il ne bougeait pas mais semblait crispé au maximum. Qu'attendait-il pour agir?! Il a déjà tué tant de monde, pour une fois ça servirait une bonne cause! Le cliquetis d'une boucle de ceinture qu'on défait me ramena sur terre. Oh non... pas ça.. tout mais pas ça. Avant qu'il ne puisse m'attraper, je tentais une esquive, mais il m'empoigna par le manteau, me faisant glisser. Je me débattis, sentant que ses mains commençaient à chercher ma propre ceinture. Il jura.

- Tu vas te laisser faire oui?!

- Lâchez-moi!

- La ferme! T'es un esclave nan? Que ce soit moi ou un autre, t'sers qu'à ça!


- Lâchez moi! Allez voir ailleurs! Pitié!

Alors qu'il commençait à défaire ma ceinture et à descendre mon pantalon, je fondais en larmes, hoquetant entre deux sanglots. Je lançais un regard désespéré à Volac. il était ma dernière chance d'y échapper.

- Pitié.. Aidez-moi !!


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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptyJeu 12 Jan 2012 - 22:52

L'agitation montait de plus en plus dans la cellule ainsi que dans celles voisines. Le grincement de la porte tentait à prouver que le
garde venait d'entrer. Il fallait être patient, ce n'était plus qu'une question de temps.
Mais pendant que j'essayais de me résonner pour ne pas laisser passer une chance aussi inespérée que facile de sortir de
ces geôles, mes muscles tremblaient. Pas de peur, non... Il y a bien longtemps que la peur ne faisait plus parti des sentiments que je
pouvais éprouver; c'était quelque chose de plus fort, bouillant dans mes veines comme des rivières de lave sillonnant le flanc d'une montagne.
Je n'avais plus connu ce sentiment depuis des années... Et je ne souvenais parfaitement la première fois qu'il me prit aux tripes. Au milieu d'un champs de bataille qui ne devait être qu'une simple routine pour des guerriers aussi valeureux que les soldats d'Adyril, mais cette vision d'un de mes frères de sang, torturé, souillé de toutes les façons possibles et laissé pour mort... Je ne me contenais plus. Ces humains avaient réussi à faire prisonnier certains des nôtres et, dans leur infinie lâcheté, leur firent payer pour leurs camarades que nous avions décimé un peu plus tôt.
Il fallu deux hommes pour me retenir de faire un massacre digne des esprits les plus torturés et malsains de l'Histoire et mes cris résonnèrent pendant plusieurs nuits dans l'écho profond des falaises où nous avions mené l'assaut.
Ce sentiment était de nouveau en train de croitre en moi à mesure que je m'imaginais la scène. Une odeur de sang. Pas celle d'un humain. Celle de mon compagnon de cellule. Des effluves de sueur, humaine cette fois. Le garde. Le bruissement de la paille sur le sol, les chocs entre le fer et le cuir, les gémissements plaintifs et les grognements répugnants.


- Tu vas te laisser faire oui?!

- Lâchez-moi!

- La ferme! T'es un esclave nan? Que ce soit moi ou un autre, t'sers qu'à ça!

- Lâchez moi! Allez voir ailleurs! Pitié!

- Pitié.. Aidez-moi !!


Même si je n'avais plus d'ailes, c'était mon peuple!
Je me levai d'un bond, empoignai la nuque du garde qui était penché au dessus d'Aoi, retirai son casque de l'autre main et le poussai avec
force contre les barreaux rouillés de la cage. Je me retenais, tant bien que mal, pour ne pas gâcher le spectacle trop vite en opérant l'acte
final de ma fureur. Je sentais malgré tout sa chair s'enfoncer aux travers barres de fer au fur et à mesure que j'exerçais une pression,
toujours plus grandissante, sur son crâne.
Il tenta de bafouiller des paroles dont je ne pus saisir le sens. Peut-être était-ce dû à la douleur, peut-être était-ce à cause du fait que sa mâchoire se coinçait contre le métal. Je m'en foutais.
Un large sourire aux lèvres à l'idée de ce que je m’apprêtais à lui faire, j'approchais lentement ma bouche de son oreille, appuyant toujours de sorte qu'il ne puisse échapper au destin que je lui réservais.


- Estime toi heureux, humain, tu aurais enduré mille tourments entre les mains de mes paires pour un tel affront envers l'un des nôtres. Mais tu es entre les miennes, et la sentence sera beaucoup plus radical et pas aussi douloureuse que je l'aurais souhaité pour une pourriture d'humain de merde tel que toi.

Je raffermis ma prise dans ses cheveux pour l'extirper des barreaux. Je le fis passer par la sortie de la cellule et le forçai à s'agenouiller, dos à moi, au milieu du couloir afin que tous les détenus puissent admirer ce qui attendait les gens qui ce mettraient en travers de ma route, en travers de la justice Adyriléenne et en travers de la dignité des Anges.
En une fraction de seconde, l'intégralité du sang du garde venait d'être pulvériser hors de son corps par l'ensemble des pores de sa peau. Les projections se virent projetées partout autour de moi et de l'homme de loi, désormais inerte, que je lâchais pour qu'il s’effondre lamentablement sur le même sol crasseux que lorsqu'il est venu au monde.
Je sentais les gouttelettes poisseuses recouvrirent mon visage et mes mains. Je ne pouvais que sourire comme un damné devant les inspirations terrifiées des autres détenus. J'aurais tellement aimé pouvoir contempler leurs visages déformés par la peur. J'exaltais à l'entente des murmures de ces chiens d'humains. L'assassin aux mains écarlates par ci, l'ange déchu par là... Ils se faisaient bien plus peur entre eux que je n'aurais jamais pu le faire. Il suffisait de leur donner le départ, presque comme s'ils... n'attendaient que cela, de se faire engloutir par la peur plutôt que par leur propre sang à l'aide de mes mains.
Je pris une grande inspiration, sentant l'air, fleurant le fer si caractéristique au sang des races inférieures, emplir mes poumons. Et entre deux éclats d'un rire machiavélique, je criai:


- Écoutez moi, bande de sous-espèces, vous êtes destinés à disparaitre de ce monde, que ce soit par ma main, ou par celles des milliers de soldats d'Adyril qui se feraient un plaisir de vous étriper si vous ne valiez qu'un tant soit peu la peine de se souiller de vos miasmes putrides. Vous n'êtes qu'un ramassis de faiblesse déambulant sans le moindre but à part l'ivresse de l'alcool, le dévergondage et la soif de la richesse qui sont vos seules définitions pour la dignité, l'honneur et la patrie... Priez pour que je ne trouve pas la clé de vos cellule car en cette instant, ces barreaux sont votre seul protection contre la mort!
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptySam 14 Jan 2012 - 15:58

L'assassin avait enfin bouger. Ce fut tellement rapide que je ne l'avais même pas vu se lever. Sous le choc, je regardais, les yeux écarquillés, cet homme qui s'attaquait à présent à mon agresseur. Enlevant son casque d'une main assurée, il était à présent en train de lui encastrer le visage entre les barreaus de la cellule. Je n'osais même plus bouger, tant la fureur semblait contracter chaque trait de son visage. Je n'avais même pas la présence d'esprit de me relever, de m'en aller ou même de me rhabiller. Le garde, lui, bafouillait, en implorant certainement la clémence de celui qui tenait à présent sa vie entre ses mains. Ce dernier souriait, un sourire fou déformant son visage. Il lui murmura quelque chose, je ne pus entendre quoi...

Après un moment, il tira l'homme en arrière, agrippant ses cheveux et le trainant dans le couloir. Je jetais un oeil, au travers des barreaux, trop effrayé que pour sortir. Et si il s'en prenait à moi après? Non... Il vient de me défendre. Ca ne se peut pas alors, n'est-ce pas? Mais à peine quelques secondes après, je regrettais ma curiosité: j'ignore comment ça s'est passé, mais du sang gicla, repeignant ainsi les murs sales de la prison d'un sang rouge écarlate. L'odeur me prit instantanément au nez, me donnant la nausée. Encore du sang... Je ne supportais vraiment pas cette odeur. Quelques gouttelettes avaient atteint mon visage, alors qu'une grande partie du sang venait tâcher mes vêtements, en se répandant au sol. La conséquence de tout ça? Je remis tout ce que j'avais dans mon estomac sur le sol de la pièce. Encore, et encore, jusqu'à ce que se soit vide. Un rire à vous glacer le sang retentit alors dans le corridor, alors que les autres prisonniers n'osaient plus parler. Il hurlais, rirais, criait:


- Écoutez moi, bande de sous-espèces, vous êtes destinés à disparaitre de ce monde, que ce soit par ma main,
ou par celles des milliers de soldats d'Adyril qui se feraient un plaisir de vous étriper si vous ne valiez qu'un tant soit peu la peine de se souiller de vos miasmes putrides. Vous n'êtes qu'un ramassis de faiblesse déambulant sans le moindre but à part l'ivresse de l'alcool, le dévergondage et la soif de la richesse qui sont vos seules définitions pour la dignité, l'honneur et la patrie... Priez pour que je ne trouve pas la clé de vos cellule car en cet instant, ces barreaux sont votre seul protection contre la mort!


J'entendis alors ses pas se diriger vers moi. Je tentais de calmer mes tremblements, pour ne pas lui montrer ma peur. Mais ça ne marchait pas, mon corps tremblait autant qu'il pouvait. Les larmes coulaient sans que je puisse les contrôler. J'avais peur. Je tentais de dire quelque chose mais je ne pus que prononcer des syllabes sans aucuns sens. Je bafouillais. Une nouvelle nausée me prit, pourtant je luttais pour garder tout ça au fond de mon estomac. Je pouvais entendre le son des gouttes de sang qui coulaient le long de sa main. Je reculais, il était beaucoup trop proche. Alors qu'il tentait à nouveau d'approcher, je hurlais:

- .. NE ME TOUCHEZ PAS ! .. Ne me touchez pas...

Des pas précipités se faisaient entendre, comme si on accourait par ici. Encore d'autres? On ne sortirait jamais d'ici... Ils nous tuerons une fois qu'il auront vu le cadavre de l'autre porc, affalé sur le sol et baignant dans son propre sang. Je remontais en vitesse mon pantalon alors que les renforts arrivaient. L'un des gardes était bedonnant, alors que l'autre était plus maigre. Il lança un regard furieux au meurtrier.

- VOLAC! Cette fois tu ne t'en tireras pas aussi facilement! C'est la potence qui t'attend!


L'homme ne sembla guère inquiété par ce qui se passait. Je fermais les yeux, je ne voulais pas voir. Un hurlement. Puis un deuxième. Et ensuite plus rien, à par un bruit caractéristique à un liquide se répandant au sol. Il les avait tués...

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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptySam 14 Jan 2012 - 21:19

Cela m'emplit d'une profonde tristesse de ne pouvoir contempler mon œuvre. Mais il ne fallait pas que j'oublie que je ne faisais pas d'art, et que tout le plaisir que j'avais à tuer ces immondices était renvoyé vers le royaume des cieux.
Reprenant conscience de la situation, je me retournai et m'avançai vers ce que je pensais être la cellule où nous étions retenus prisonnier. Encore une fois j'oubliais que les autres n'étaient pas aveugle et que ma dégaine sanglante pouvait prêter à faire peur. Ça sentait les sucs digestifs, et la bile également. Odeurs nauséabondes émanant des entrailles des êtres. Mais à force de m'approcher pour voir si le séraphin allait bien, je me fis rembarrer par un excès de crainte et de stresse. N'avait-il jamais connu le patriotisme Adyriéléen pour penser que j'eusse l'idée de lui faire du tort ? Quoi qu'il en était, ça me frustra.

C'est alors que j'entendis derrière moi le doux appel des gardes, ponctuels comme toujours, à l'orée de leurs destins. Je me retourna à la suite des menaces de mort à mon encontre.

Ces braves soldats empestaient tellement la peur que je ne comprenais même pas comme ils trouvaient encore le courage de se dresser contre moi.

L'un s'avança vers moi. Son pas tremblotant mais léger me faisait dire qu'il ne devait pas peser bien lourd, et le bruissement de sa démarche en crabe laisser à penser qu'il brandissait une lance afin, surement, de conserver une distance de sécurité avec moi.
Je souriais de plus belle. Il devait être près de son collègue maintenant, où de ce qu'il en restait. Le sang... ça glisse... Je feins d'aller brusquement vers lui. La réaction que j'attendais eu bien lieu. Quand j'entendis le son sourd du métal sur la roche je m'élançai. Je n'accélérai pas comme une brute consanguine, conservant toute ma stabilité sur le parterre glissant, ce qui lui permit de voir arriver sur lui la main de la justice qui se posa sur son visage apeuré. Il cria à s'en briser les cordes vocales... Comme si ça aurait pu lui épargner l'inévitable sentence...

La tête me resta dans la main. Du sang gicla sur mes jambes de façon très localisé. L'instabilité de mon "don" m’empêchait littéralement de prévoir qu'elle partie du corps allait être arrachée, ou quel organe allait exploser. Cette fois, ça devait être la trachée, d'où le détachement de la tête. J'avais de la chance aujourd'hui: deux assauts, deux morts.

Il n'était pas rare que lors de mes échappées, je dus m'y reprendre à plusieurs fois avant d'achever un adversaire. Soit parce que mon pouvoir s'estomper avec la fatigue, ou le manque de rage; soit parce que je lui faisais exploser les veines du bras gauche, puis un rein, puis j'extirpais le sang de ses capillaires nasaux avant d'avoir enfin la satisfaction de lui supprimer un organe vitale. C'est de là que venait ma réputation de boucher sadique. Je n'y étais pourtant pour rien là dedans, mon don semblait tout aussi aveugle que moi. Ou il aimait voir souffrir ces sous-races ?

L'autre garde tenta une fuite. Peut-être pour m'enfermer dans la prison en attendant du renfort. Ou peut-être juste par lâcheté. J'avais souvent tendance à surestimer les capacités humaines, n'ayant été habitué qu'au courage angélique.
Son souffle bruyant s'intensifiait à chacun de ses pas. Il devait être gros, pas de muscle, juste du gras, et devait avoir toutes les peines du monde à fuir par les escaliers. Je rigolais tout seul en imaginant l'individu. L'avantage d'être aveugle c'est qu'on peut remodeler la misère du monde et de n'importe qu'elle situation de façon à la rendre cocasse et amusante. Même si dans mon cas, le rire était plus synonyme d’agacements.

Je le rattrapai sans mal, posai ma main dans son dos mou et espérai de ne pas avoir à m'y reprendre quinze fois.
Je sentis alors sa chair graisseuse gonfler sous mes doigts et je fus projeté en bas des escaliers, contre le mur qui faisait le coin. Le choc fut rude mais, par bonheur, je ne lui avais pas laissé le temps d'aller très haut. Mon choc fut suivi d'une douche d'un liquide poisseux que je reconnaissais et de lambeaux de gras écœurant rebondissaient sur moi. J'ignorais ce que je venais de lui faire imploser mais il ne devait plus en rester grand chose.

Tout en me massant la nuque, je sentais l'effroi grandissant dans les cellules voisines. Il était certain que mes manières étaient peu orthodoxes, mais c'étaient des gardes... et eux des prisonniers... ils préféraient plaindre les ennemis de leur race plutôt que d'encourager un être comme moi même si ça leur profitait. Bande d'idiots...

Je me relevai péniblement, et cherchai instinctivement ma lame qui reposait habituellement à mon flanc. Disparue... Elle était peut-être tombée pendant le choc ? Je me mis immédiatement à quatre pattes, tâtonnant le sol et cherchant avec impatience à la grande stupeur de l'assemblée des scélérats des geôles. Ma cécité ne me rendait certainement pas la tâche facile et cela m'agaçait mais je devais la retrouver. C'était mon unique possession que j'avais encore de mon passé et dont l'odeur me rappeler à chaque fois les terrasses de l'académie militaire où nous allions nous entrainer aux manœuvres au sol. A cette pensée, je sentis rouler une larme sous mon bandeau, puis le long de ma joue et mes dents se serraient à en devenir douloureux.

Je réduirai cette prison en gravat jusqu'à temps que je la retrouve!
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptyDim 22 Jan 2012 - 10:10

J'étais écoeuré, et appeuré. Qu'est-ce que j'étais censé faire? Je suis en cellule, couvert de sang, affamé (ça, quand on remet tout son petit déjeuner...) et en plus de ça mon compagnon peut faire exploser les gens rien qu'en les touchant. Et il a l'air d'apprécier, en prime ! Sérieusement, le sort s'acharnerait-il sur moi? Qu'ai-je donc fais aux dieux pour mériter une vie pareille? De plus, il était actuellement de patauger dans le sang de toutes ses victimes, en cherchant quelque chose. Etait-il devenu fou? Ou bien avait-il réellement perdu quelque chose? Je l'observait, m'assurant qu'il n'avait pas l'intention de me faire exploser la cervelle à moi aussi. Et c'est seulement à cet instant que je remarquais les larges cicatrices qui lui barraient le dos. Les mêmes que les miennes. C'était... un séraphin lui aussi? Pause! Alors... Il m'aurait défendu en fait? Je risque rien? Pas plus sûr que ça, je me mis à chercher moi aussi ce qu'il pouvait bien chercher. A bien y regarder, il n'avait plus son épée. C'était ça, peut-être? Je me mis alors à chercher un éclat lumineux dans toute cette bouillasse. L'odeur du sang me prenait à la gorge, il fallait que je sorte en vitesse. Je la trouvais enfin, dans un coin. Sûrement projettée par le choc. Je me dirigeais vers l'assassin et la lui tendis.

- ... Vous avez perdu ça.

Une fois qu'il l'eu saisie, je me dépêchais de piquer un sprint vers la porte, histoire de respirer un air plus pur et moins nauséabond que celui présent dans les cachots. La lumière du jour m'aveugla quelques instants mais ce ne fut pas vraiment important. J'étais sorti! Ne manquait qu'à prendre la fuite une énième fois. Mais première chose à régler avant cela: ... les vêtements. Ils sont couverts de sang. Enfin, heureusement que c'était un textile spécial mais encore faillait-il trouver de l'eau froide pour nettoyer tout ça... L'idée que j'étais couvert du sang de plusieurs personnes me répugnait... On eut dit qu'une partie d'eux restait sur moi. C'était dégoutant. Je me mis en quête donc d'un abreuvoir. Les gardes avaient des chevaux. Donc... Il y en avait un sur le flanc droit de la bâtisse qui servait de prison. J'enlevais vite mon manteau avant de récurer les tâches rougeâtres. Même chose pour mon débardeur et mon pantalon. A peine eu-je à frotter qu'ils étaient de nouveau impeccables. Et rien de plus facile que de les faire sécher: 'suffit d'incanter quelques formules. L'assassin sortit à son tour du bâtiment. Et il semblait sur le point de partir. Oui, bon, ce n'était pas vraiment ça le problème; juste qu'il était passer de normal à tout rouge. J'allais le chercher donc pour l'aider à se débarrasser de tout ça.

- Mieux vaut ne pas attirer le regard des humains. Ce sont tous des fous. Et pourquoi provoquer quand on peut être tranquille?

Je me mis donc à nettoyer son ventre et ses bras, maculés de sang et de ... trucs pas très identifiables mais rouges et gluants. Mais j'hésitais encore à lui nettoyer les mains. Vu ce qu'elles savent faire... Je soupire et les nettoie quand même, au mieux. Oui, au mieux car du sang séché restait incrusté entre les pores de sa peau. Par contre, pour les vêtements, pas d'idée... Je me contentais donc de lui attacher un bout de tissu autour de la taille, cachant ainsi les tâches de sang.

- ... Vous êtes un séraphin aussi, hein? J'aurais besoin de vous, pour m'expliquer un peu comment c'est là haut... Et puis, on pourrait faire un bout de chemin enssemble, non?

Il ne sembla pas très réceptif. Bon... et un monologue, un!

- ... et merci de m'avoir aider.




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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptyDim 22 Jan 2012 - 19:25

Je fouillai et retournait encore et encore les immondes monceaux de viandes qui s'étalaient sur le sol glissant jusqu'à ce que j'entendis s'arrêter près de moi quelqu'un. Au bruit qu'il faisait, il n'était pas bien lourd mais c'est ça respiration qui me fit comprendre que c'était mon voisin de cellule. Que voulait-il ? Je le voyais mal être du genre à me demander quelque chose en cet instant ou même tenter de me faire la peau alors qu'il peinait à se défendre contre un pathétique humain.
Je tendis la main devant moi sans trop savoir s'il souhaitait vraiment me donner un truc, mais je ne voyais aucune autre possibilité. Finalement, mes doigts touchèrent le bout du pommeau orné de mon arme. Quel soulagement ! Je la pris soigneusement et passai ma main sur la lame émoussée.

Malgré qu'aucune émotion ne ressortait de mon visage ensanglanté, ma joie intérieure était immense. Mais l'heure n'était pas aux émotions, il fallait partir. Quitter cette ville et ces humains répugnants. Je me relevai et, tout en remettant la lame à sa place, suivi l'odeur de mon collègue séraphin pour trouver la sortie. Quand j'eus passé la porte, l'air frais enveloppa mon visage comme les mains délicats d'une femme aimante et l'odeur de la liberté emplit agréablement mes narines.

Je m’apprêtai à continuer ma route quand mon compagnon de cellule décida qu'il valait mieux parcourir la ville propre que couvert du sang de gardes. Ce n'était pas faux, j'oubliais souvent ce genre de détail car l'odeur du sang ne me dérangeait pas et que mon apparence était à présent le dernier de mes soucis. L'eau était froide mais j'avais l'habitude. Quand on est recherché dans à peu près toutes les villes du royaume on oublie vite la chaleur des bains des auberges, aussi crasseuses qu'elles auraient pu être.
Je sentais également quelques tensions du coté de mon camarade. Il n'était pas à l'aise et je comprenais aisément pourquoi. Cependant, je m'en fichais. Je n'étais pas descendu sur Feleth pour collectionner les amis.

Il me demanda si j'étais un séraphin comme lui. Pour moi, je n'en étais plus vraiment un mais mon état d'esprit ne pouvait se résumer par de simples mots. J’acquiesçai brièvement et évitant de repenser à mon passé.
Il me demanda alors de si je pouvais lui décrire le monde d'en haut. Ça non plus, c'était impossible à faire avec de banales phrases. Mais cela me touchait, d'une certaine manière. C'est ironique, non? Avant, je ne pensais qu'à éradiquer les ennemis d'Adyril sans vraiment entretenir des relations convenables avec mes semblables et c'est aujourd'hui, après avoir tout perdu et ayant ma haine à son paroxysme, que je me retrouve à éduquer un des miens.

Il me proposa également de faire route avec lui. Il sera sûrement plus facile de voyager avec quelqu'un, surtout de nuit, même si je perdrai rapidement cet avantage si nous étions amenés à combattre. Tant pis, il était hors de question que j'abandonne un séraphin à ces misérables hommes. Ça n'aurait pas été digne d'un soldat qui consacre sa vie à son peuple et à sa patrie.
Il finit par me remercier de l'avoir aider. Je tournai la tête vers lui à ce moment précis, imaginant comme pouvait être cet ange.


- C'est moi qui te remercie... pour mon épée. Si un prisonnier l'avait pris pour me faire chanter, j'aurai du tous les tuer et passer des heures à fouiller leur cadavre.

Je cherchai mon insigne de gradé, le lavai et lui posai dans la main.

- Si tu veux savoir comment est Adyril, il est comme cet emblème, étincelant, parfait, droit, et sans nul autre pareil. Mais ceci reste un ornement. Il serait plus approprié que tu vois le royaume des cieux de tes propres yeux afin d'en admirer l'infinie beauté, dans contempler les paysages lointains, d'humer son air frais et pur et d'entendre au loin le faible vent gémir aux travers des tours blanches. Une fois que tu l'auras vu, tu ne regretteras même plus de perdre la vue, car rien n'est plus beau que notre monde.

Je savais pertinemment que mon insigne n'était plus aussi reluisant qu'avant, qu'il était même abimé, usé et sali. Cependant, je parlais avec son cœur, le cœur d'un enfant des cieux nostalgique d'un passé révolu. Depuis longtemps, je n'avais plus prononcé de mots aussi doux à quelqu'un. Mes propres paroles faisaient échos aux pensées qui s'exaltaient dans ma tête et me calmaient, m'apaisaient. J'avais oublié ce qu'était la compagnie des siens et la chaleur du réconfort d'avoir à partager un souvenir extraordinaire avec l'un d'eux.
Je secouai finalement la tête afin de reprendre mes esprits. Nous n'étions pas encore en sécurité, loin de là.


- Garde ce badge, il est l’emblème de notre armée. Il est étroitement lié à la lame que tu m'as permis de retrouver. Si un jour, tu n'as plus nul part où aller, fais lui confiance, il te guidera à moi. Sinon il pourra toujours te sauver la vie, si tu rencontres des soldats Adyriléens.
En attendant, il faut partir!
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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptyDim 29 Jan 2012 - 14:08

Je souris. Il semblait d'accord sur le fait de m'aider. C'était au moins ça! Avoir un coéquipier qui fais exploser les gens rien qu'en les touchant, ça allait en éloigner plus d'un. Le truc c'était qu'il vallait mieux que je n'explose pas moi-même, évidemment. Après tout, les accidents, ça arrive. Je terminais de récurer tout le sang qu'il avait sur lui et rinçais la loque dans l'abreuvoir. Il se tourna vers moi. Ca ne me rassura gère. Il était aveugle non? Il arrive à me localiser aussi facilement?

- C'est moi qui te remercie... pour mon épée. Si un prisonnier l'avait pris pour me faire chanter, j'aurai du tous les tuer et passer des heures à fouiller leur cadavre.

Je souris, gêné. Que répondre à ça? Il fouilla dans ses poches et en sortit l'insigne qu'il m'avait montré plus tôt dans la journée. Il le lava dans l'eau souillée des chevaux et me la tendis, la posant au creux de ma main. Perplexe, je fixais l'objet. Où voulait-il en venir?

- Si tu veux savoir comment est Adyril, il est comme cet emblème, étincelant, parfait, droit, et sans nul autre pareil. Mais ceci reste un ornement. Il serait plus approprié que tu vois le royaume des cieux de tes propres yeux afin d'en admirer l'infinie beauté, dans contempler les paysages lointains, d'humer son air frais et pur et d'entendre au loin le faible vent gémir aux travers des tours blanches. Une fois que tu l'auras vu, tu ne regretteras même plus de perdre la vue, car rien n'est plus beau que notre monde.

Je caressais la pièce de métal du bout des doigts. Ca semblait être plus que précieux à ses yeux. Et il semblait nostalgique... Son monde lui manquait tant que ça? Enfin.. c'est vrai qu'il y a vécu lui. Il sait de quoi il parle. Moi je suis un ignorant qui ne sait même pas à quoi ressemble sa patrie d'origine. Il semblait heureux d'en parler... Puis, il se ressaisit.

- Garde ce badge, il est l’emblème de notre armée. Il est étroitement lié à la lame que tu m'as permis de retrouver. Si un jour, tu n'as plus nul part où aller, fais lui confiance, il te guidera à moi. Sinon il pourra toujours te sauver la vie, si tu rencontres des soldats Adyriléens.En attendant, il faut partir!

Je le regardais, hébété. Il me donnait vraiment ce badge? Il était tomber sur la tête ou quoi? J'acquiesais, avant de me rappeler qu'il ne pouvait pas voir. Je murmurais un simple merci et rangeais précieusement le bout de métal dans ma poche. En le traitant avec les produits adéquats, ils devrait sûrement retrouver son éclat d'antan.
Je tentais alors de me repérer. Il faisait sombre, ce n'était pas évident. Bref, on était pas sortis de l'auberge.

- ... On va aller dans les bois. Ca sera plus sûr que d'aller en ville ou dans un village. On trouvera un point d'eau et on y restera le temps que tout ça se calme. On peut au moins être sûrs que les gardes vont être à notre recherche, après le massacre là bas...


Il semblait écouter mes paroles, sans pour autant vouloir s'en mêler. Je soupire.

- Je connais un marchand. Un ancien chasseur de prime avec qui je suis devenu ami, il y a longtemps. Il habite à quelques villages d'ici. On ira acheter de quoi se nourrir chez lui. En attendant, on ira piquer quelques aliments par-ci, par-là dans les fermes.

J'écouais les éventuels bruits. Rien. Parfait. Le problème était qu'on allait se déplacer dans les bois. Ca risquait d'être handicapant pour lui de me suivre. Autant le guider.

- ... on va devoir traverser des terrains assez encombrés. Vous m'avez aider en cellule, maintenant c'est à mon tour.


Je pris son avant-bras et tirais un peu vers l'avant, lui faisant signe d'avancer. Ainsi, je le guidais à travers les ronces et autres plantes emmerdantes qui jonchaient le sol ou l'air dans les bois. On y gagnait au moins du temps. Je cherchais le petit point d'eau que j'avais trouver il n'y a pas longtemps. Un endroit plutôt sombre et parsemé de branches de tout types. Un point d'eau, avec un ruisseau y reposaient. L'eau se déversait de part un trou dans une façade de roche. Là, on serait tranquille: poisson, plantes, eau et mousse pour dormir. Idéal quand on est en fuite.

Une fois arrivés là-bas, je lui dis d'attendre là et d'essayer d'attraper du poisson. Si il arrivait à me sentir bouger, il y arriverait peut-être. J'avais faim, après avoir tout dégobiller... Je partis donc à la recherche de bois suffisant pour tenir toute une nuit et une journée. Une heure et demi passa et enfin, je pus rentrer dans notre camp de fortune. Il semblait s'être bien débrouiller... Mieux que moi. Enfin, je n'ai jamais été très doué pour ce genre de choses. Il faudrait vraiment que je songe à apprendre à me changer en poney ou en chien... Un truc qui court vite et qui puisse donner des coups quoi!

- J'ai le bois!

Fier de moi, je disposais le tout dans un endroit sec. Je mis le feu à quelques bûches et branchage avant de planter des poissons sur un bâton et de les planter dans le sol, de manière à ce qu'ils cuisent. J'entamais alors une chanson, accompagné de mon luth.
Spoiler:
 

Il semblait pas très chaud pour parler, le criminel là... Trouvons un sujet de conversation!

- ... Je cherche à retrouver mes ailes. Je suis guérisseur et je me débrouille très bien, il faut dire... Actuellement, je peux reconstituer un membre perdu..


Il se redressa à cette parole.

- .. Mais la limite de temps est de 3 jours. Au delà, je ne peux pas... Et c'est plus qu'éprouvant pour moi. Mais par contre je sais qui peut m'aider: Ma soeur, Driana. C'est une fille séraphin. Elle parcoure le royaume en aidant les gens méritants, avec une sorcière. Vous en avez peut-être entendu parler...?

Je souris.

- Qu'en pensez vous? Vous vous joindrez à moi, pour la retrouver?





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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptySam 4 Fév 2012 - 11:56

Je n'écoutais que d'une oreille les palabres de mon nouveau compagnon. D'une seule oreille, certes, mais d'une oreille suffisamment attentive pour saisir une partie qui m'était des plus intéressante.
Il venait de parler de retrouver ses ailes. Était-ce possible ? Je pus bénéficier de la meilleure médecine militaire et de l'intervention de chirurgiens réputés qui travaillaient habituellement dans le Grand Palais d'Adyril. Mais rien de toute cette science ne put sauver autre chose que ma misérable vie, me privant ainsi de ma vu et de mes ailes.

Peut-être que personne ne pouvait rien faire? Peut-être que la moindre intervention, même bénigne aurait pu me couter la vie? Peut-être que j'étais beaucoup trop mal en point pour supporter d'avantages de soins? Il n'en restait pas moins le bruit strident du verdict médical qui tomba comme le glas sur un être innocent. Je ne retrouverai jamais mes ailes, ni ma vue.
Alors comment pouvait-il les faire revenir? Lui le ridicule petit Séraphin, aussi chétif qu'une plume dans la brise et aussi libre qu'un esclave en fuite, que pouvait-il bien savoir qui puisse me faire retrouver ce que j'ai perdu?!

Mes mains se serraient instinctivement, mes muscles se contractèrent comme à chaque fois qu'une vive émotion m'immergée sous une vague de stresse intense. Je serai les dents si fort que j'avais l'impression qu'elles allaient rompre sous la pression. Il fallait que je me calme, que je ne cède pas à la folie. J'avais envie de sentir le sang couler sur mains, emplir mes narines, souiller le sol et créer la peur tout autour de moi. C'était presque irrésistible. Et plus je tentais de contenir cette émanation de violence en contractant mon corps, plus elle se diffuser en moi, n'attendant que cette opportunité pour émerger et dévaster le monde.

Mais une pensée m'apparut. Une faible lumière indiquant l'aurore de ma sérénité. J'allais retrouver ma condition s'il disait vrai. Et pour cela, il ne fallait pas que je le tue. Tout semblait clair dans ma tête en un instant. Les ténèbres de la confusion et du chagrin s'étaient dissipés sous la clairvoyance des choses.

Je relâchai donc toutes tensions dans mon corps, libérant les chaines qui m'emprisonnaient à ma folie. J'expirai un long soupire, évacuant l'air sali par le mal de mes poumons. J'avais envie de rire. Rire de ce qui m'arrivait. Quotidiennement je me laissais aller à des carnages sous le seul contrôle de ma psychose et, aujourd'hui, je venais de la refouler, comme une sensation inconnue qui m'effrayait alors qu'elle m'habitait continuellement le reste du temps. C'était sûrement un signe. Signe qu'il était temps que je reprenne certaine chose en mains!
Pendant ma lutte, mon interlocuteur avait parlé, mais ce n'était à mes oreilles, sourdes de folie, qu'un charabia incompréhensible de mots qui ne semblaient rien vouloir dire dans l'immédiat. Musique désordonnée aux accords perdus, sans gamme ni rythme. Mais j'eus le temps de saisir la fin de son tour de paroles:


- Qu'en pensez vous? Vous vous joindrez à moi, pour la retrouver?

J'esquissai un sourire bref, me retenant encore une fois de rire à gorge déployée. Quelle question stupide... Je tournai lentement ma tête dans la direction de la voix de l'ange esclave et, reprenant mon air impassible:

- Bien sûr que je suis du voyage!
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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

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Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] _
MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptySam 4 Fév 2012 - 13:38


- Bien sûr que je suis du voyage!


Je souris. Enfin je n'allais plus être seul dans ma longue quête! En espérant que j'arrive à le maitriser jusque là, évidemment... J'allais voir où en était la cuisson du repas. Pas encore tout à fait prêt... Il fallait attendre encore un bon quart d'heure... Autant aller me décrasser en attendant! Coup de chance, mon compagnon de voyage étant aveugle, aucun risque qu'il vienne me reluquer pendant ma toilette. J'enlevais mon manteau et mes chaussures, avant de commencer à enlever mon pantalon et mon débardeur. Je le prévins quand même.

- Je vais prendre un bain, pour me décrasser. Vous feriez bien d'en prendre un également, après moi.


Il semblait s'en foutre royalement. Bon... J'allais bien rigoler avec celui-là, je le sentais... C'est avec un grand bonheur que je m'installais sous le petit jet d'eau. L'eau était délicieusement froide, me revigorant quelque peu. J'attrapais mon pot de plantes mousseuses afin de me laver avec. J'en pris une poignée que je fis rouler en boule et je la frottais sur tout mon corps. Une fois bien propre, je lavais mes cheveux de la même manière et me rinçais. Ce que ça pouvait me faire du bien... En quelques incantations, j'étais bien sec. Je revins m'habiller sur la rive, alors que Volac n'avais pas bouger. C'était une vraie plante ce type?! J'allais voir où en était le poisson. Il semblait bien grillé! J'en passais deux à Volac et mordis avec appétit dans ma portion. J'en avais oublié à quel point j'avais faim !

- Bien.. Demain nous irons jusqu'à Akar. C'est un village pas loin d'ici. Une bonne journée de marche. Là-bas, on dormira dans les bois, pour reprendre notre route le lendemain. Enfin, nous irons voir Kaai'to. Il nous aidera à nous éloigner d'ici. Puis, direction Beolan ! C'est là que Driana a été aperçue la dernière fois.

Il me regarda, sans trop comprendre de quoi je parlais.

- .. Driana. Ma soeur adoptive. Celle qui fait des miracles! J'en ai parler tout à l'heure.


Sans ajouter le moindre mot, il recommença à manger. Je haussais les sourcils. Il écoutait pas quand je parlais ou bien...? Enfin bref... Une fois que j'eus terminer de manger, je m'installais sur un lit de mousse, prêt du feu, et me décidais à dormir. Autant me reposer, après une journée pareille. Mais au moment où je commençais à m'endormir, de mauvais souvenirs revinrent à la surface. Combien de fois ne m'avait-on pas battu? Violé? Humilié? J'en frissonnais de dégoût. Si bien que je me réveillais au beau milieu de la nuit. Tch... je me rendormis après avoir avaler des baies qui aidaient au sommeil.

Le lendemain matin, je me levais de bonne heure et allait préparer un nouveau feu pour le petit déjeuner. Je jetais un œil aux poissons qui pataugeaient dans le ruisseau. J'étais assez minable niveau pêche et chasse... Volac faisait ça bien mieux que moi. Pourtant, je n'osais pas le réveiller. Et si il me tuait accidentellement? J'entrepris donc de faire un maximum de bruit pour qu'il m'entende et l’appelait:

- Volac? Il est temps de se lever ! J'ai besoin de vous pour attraper du poisson !


Il grommela mais se leva quand même. Je partis alors à la recherche de plantes pour le voyage. Ça pouvait toujours servir. Surtout que j'avais trouver des plantes nutritives en masse par ici. Je fouillais les recoins d'une petite clairière une heure durant mais ne trouvais pas grand chose. Je me décidais à rentrer au campement de fortune. Volac avait déjà vider les poissons et les avais mis à cuire. Je souris. Il prend donc des initiatives! Je revenais, tout en fredonnant pour qu'il entende ma voix. Il s'était braqué au début mais se détendit par la suite. Je pris place autour du feu et empoignais un bon gros poisson que je dévorais. J'avais vraiment faim. Une vingtaine de minutes passa et nous terminions de tout ranger.

- Bien. Nous devrions partir, non? Le chemin est long.


Comme à mon habitude maintenant, je saisis son avant-bras et le guidais à travers la forêt dense. Il ne semblait pas lutter et se laissais aller sans mal. Bien, il était de bonne humeur je suppose. Il semblait si distant... Presque méfiant à mon égard. Enfin, j'avoue que moi aussi, je me méfiais. Mais j'avais mes raisons !

De toute la journée, ne n'échangions que quelques brides de conversations. Il n'était pas du tout bavard. Nous passâmes la nuit à l'orée de la forêt, prêts à partir vers le village de mon ami. Nous nous levâmes de bonne heure et, après lui avoir passer une cape sur le dos, nous nous rendîmes chez Kaai'to. Le marchand aux cheveux bleu et aux yeux tout aussi bleus nous accueillit avec un large sourire, comme à son habitude. Ses vêtements étaient de la même couleur que ses cheveux et il portait de nombreux bijoux. Il voulut s'approcher et me faire la bise, mais je lui fis signe de se retenir: j'étais accompagné. A notre habitude, disons que dans la dizaine de minutes qui suivaient, nous étions déjà dans sa chambre. Mais ne connaissant pas le point de vue de notre exploseur de tête, mieux vallait s'abstenir.

- Allons bon, qui est donc ton ami?

- Herm.. Il préfère garder l'anonymat. Sinon... j'ai besoin de ton aide. On doit aller à Beolan.

- A Beolan? Pourquoi?


Il jouait avec un des nombreux bibelots qu'il avait sur son comptoir. Je soupirais.

- J'ai entendu dire que Driana y était. Tu sais peut-être quelque chose?

- Aaah ! Driana ! Tu la cherches toujours alors...? Bien. J'ai effectivement entendu dire qu'elle allait bientôt rester un moi sur la foire de Beolan. Tu devrais te dépêcher.

- Connais-tu un moyen rapide d'y aller?


Il haussa les épaules.

- Par les eaux. C'est le meilleur moyen d'y aller. Un de mes bâteaux va partir pour Beolan, y apporter quelques-unes de mes marchandises. Tu veux y monter?

- Vonlontier ! Je... Je te paierais quand je serais revenu. D'accord..?


Il jeta un oeil à Volac puis me sourit.

- Sans problème.


J'entrainais Volac dehors et lui demandais d'aller attendre plus loin, que je devais parler d'affaires personnelles avec le marchand. Il ne broncha pas et s'executa. Je retournais à l'intérieur, sous le regard coquin de mon "amant". En tout cas, l'un de mes amants... Il caressa ma joue et je posais mes lèvres sur les siennes, timidement.

- Tu comptes me payer plus tard...? Mmmh?

- Dis toi que tu m'auras à toi une journée entière. Ca devrait t'aller, non...?

- Mmmh... C'est un bon dédommagement.


Il sourit et m'embrassa avec plus d'ardeur. Après quelques minutes, nous nous sépa^rames, reprenant nos souffles respectifs. Je souris.

- Dis-moi plutôt comment tu comptes m'envoyer là-bas!

- Un bâteau va partir dans la journée. Le trajet durera une semaine.

- Bien... Un grand merci !


Il passa sa main dans mes cheveux, les ébouriffant. Je le saluais et sortis, allant trouver mon compagnon de route pour lui annoncer la nouvelle.
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Volac Nénavist'



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Volac Nénavist'
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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptySam 11 Fév 2012 - 23:17

J'attendais patiemment, comme il me l'avait demandé. Malgré son apparente fragilité, ce jeune garçon était plein de ressource. Comment avait-il fait pour se retrouver esclave ? Mais cela m'étonnait de moins en moins de savoir qu'il s'était évadé.
Après quelques instants, j'entendis des pas derrière moi. Quelqu'un me prit par le bras et me tira en avant pour que je le suive. Je reconnaissais la manière dont il me tirait: hâtif tout en restant vigilant à ce que je ne rencontre pas d'obstacle. C'était vraiment amusant la manière dont il m'aidait, oubliant presque ma condition lorsqu'il ne peut faire autrement et en faisant parfois trop lorsqu'il n'y a pas vraiment besoin.

Je ne gardai pas longtemps en tête cet amusement. Bien qu'il fut Séraphin, je ne m'étais encore attaché à personne au point de partager un voyage et des anecdotes comme celles là. Et je ne comptais certainement pas commencer à me prendre d'affection pour un inconnu sous prétexte que le même sang divin coule dans ses veines. C'est chacun pour soit ici bas malheureusement...


- Le problème est résolu ! Nous allons pouvoir prendre le bateau pour Beolan grâce à mon ami. Nous y serons dans une semaine. Nous allons pouvoir nous reposer un peu avant de nous mettre à la recherche de Driana !

Je l'écoutais sans dire mot. A quoi bon. Je suis peut-être aveugle mais pas sourd, il doit bien se douter que j'ai entendu. Tout en continuant de parler, surement sous l'effet de l'excitation du voyage, il me menait jusqu'au navire. Je prêtais l'oreille au clapot des vagues sur les poteaux du quai. La traversée se présentait bien puisque nous allions naviguer sur un fleuve. Pas de houle, de très légère vague, un seul chemin et le courant pour nous guider paisiblement.
Les planches de bois humides craquelées à chacun de mes pas ainsi que sous les pas des matelots qui chargeaient l'embarcation sous les ordres du contremaitre et du capitaine. J'ignorai quel temps il faisait, mais la température était douce et la brise pas trop importante.
Aoi n'eut pas à argumenter longtemps pour convaincre le capitaine qu'un non-voyant et un adolescent chétif ne seraient pas essentiels pour faire avancer le chargement. Nous pûmes ainsi rejoindre directement notre cabine. D'après mon compagnon, c'était un compartiment privé pour les marchands qui ne faisaient pas partie de l'équipage mais qui payer pour se faire transporter jusqu'à Beolan. Il aurait été évidement déplacé de faire coucher des hommes d'affaires au même titre que des vulgaires moussaillons dans des hamacs poisseux et chancelant.

Aoi me fit assoir sur ce qui semblait être mon lit d'après la mollesse du matériau sous mes fesses ainsi que le toucher de tissu qui le recouvrait. Nous allions apparemment loger dans la même pièce, ce qui ne me surprenait pas. Il était déjà réconfortant d'avoir un matelas sur lequel dormir plutôt qu'une cocon de corde aussi inconfortable qu’inapproprié.
Mon collègue s'agitait à droite à gauche. Brassant de l'air comme la plupart du temps. Il semblait se préparer à quelque chose. Ou peut-être faire ces marques. Quant à moi, je restai assis sans bouger, écoutant les grincements du bateau au grès du courant, humant l'air à la fois humide et crasseux d'une pièce très rarement nettoyée. Mes mains se promenaient juste sur le tissu de mauvaise qualité, effiloché par endroit et pas de toute première jeunesse.


- Que fais-tu à t'agiter comme cela ? N'était-ce pas sensé être une traversée au calme ? Nous ne sommes même pas encore partis que tu parais être sur le point de débarquer à Beolan...

Un bref silence s'installa. Certes, il était rare que je l'ouvre mais au point de provoquer une telle stupeur... cela m'aurait presque vexé. Il finit par sortir:

- Ce n'est rien, je range juste deux-trois affaires, rien de plus. Je n'aime pas le désordre, et surtout pouvoir m'y retrouver facilement en cas d'imprévu. D'ailleurs, nous ne devrions pas tarder à larguer les amarres... Généralement, les marins font une fête le premier jour d'un départ. Vous y serez ?

Je fis mine de réfléchir, même si la réponse était déjà prise avant d'avoir entendu la fin de la question. Pendant ce temps, le capitaine donna raison au Séraphin en hurlant des ordres accentués d'insultes sur la lenteur de ses hommes. Le navire commença à remuer comme une bête qui se réveille après une nuit difficile, craquant, grinçant, couinant de tous cotés. Je soupira brièvement, revenant intérieurement sur ma décision. Au pire, j'irai dormir avant la fin de la fête et ça serait plus poli de diner en leur compagnie plutôt que de snober la gentillesse de leur accueil. Pour des humains...

- Je serai des votres...

Aoi ne répondit pas, mais j'imaginais un sourire de satisfaction se dessinant sur le visage avec lequel je l'inventais. Je décidai de m'allonger par la suite afin d'attendre cette soi-disant fête de départ. Quant au jeune ange, il vagabonda à ses occupations de part et d'autres de l’embarcation.
Il revint me chercher pour me prévenir de l’imminence de la soirée. Je pouvais en effet entendre les marins marteler le pont de leurs pas lourds, finissant sans doute les derniers préparatifs.
Aoi me guida une fois de plus à travers les couloirs étroits de ce pittoresque moyen de transports pour marchandise de masses. Une fois arrivés sur le pont, nous nous assîmes au milieu des hommes d'équipages. Ces derniers parlaient forts, et de manière assez châtiée. Des humains dans toute leur splendeur... Bien que nous fûmes en extérieur, une intense odeur d'alcool emplissait mes narines à chacune de mes aspirations si bien que je finis par respirer par la bouche. Cette odeur mélangé à la celle de la nourriture Felethienne peu ragoutante et aux effluves de transpirations acides des travailleurs des mers me répugnaient. Mon partenaire semblait confiant parmi ces êtres dénués de prestance. Il parlait facilement et plaisantait même à de maintes occasions. Je ne pourrai jamais m'y faire personnellement.

Au bout de quelques heures qui me paraissaient être une éternité et l’écœurement qui combla d'avantage ma faim que les mets eux-même, je décidai de m'en retourner à mes pénates. Je me levai sans même me soucier de si j'allais pouvoir trouver l'entrée de la cale aussi aisément que si Aoi avait été là pour me guider. J'ignorai d'ailleurs où ce dernier se trouvait en ce moment. Après une dizaine de pas hésitant, je pus toucher une façade qui me parut être la cabine de commande, sorte de pont supérieur posté au milieu du navire afin que le capitaine puisse surveiller et diriger chaque opération sans avoir à courir aux quatre coins de son vaisseau. En logeant cette façade de bois rugueux, je trouvai l'entrée de la cale. Je fis attention à ne pas m'étaler dans les marches étroites et glissantes me faisant descendre dans les entrailles de la bête. Je tentai de me souvenir des étapes du chemin emprunté lors de ma première descente en cale.

Finalement, j'entrai dans une pièce que je reconnus à l'odeur étrange qui caractérisait Aoi. Une odeur douce mais dérangeante par son caractère inhabituel. Un peu comme cette senteur oppressante propre aux établissements spécialisés en guérison, mélange de produits artisanaux et sans intérêt pour qui ne savait les combiner pour en faire des remèdes efficaces. J'avançai lentement afin d'éviter de me cogner quelque part, ne connaissant aucunement les perspectives de la chambre. Une fois que j'eus frôlé le tissu très reconnaissable d'une couche, je m'y glissai sans attendre, laissé du boucan qu'on pouvait encore entendre résonner à travers le plafond et les murs de bois souple.

L'odeur se fit un peu plus forte au niveau de mon lit. Peut-être qu'il avait posé certains produits sur le matelas afin de continuer son rangement. Quoi qu'il en était j'avais une sensation étrange. Le bruit des remous sur la coque ressemblait étrangement à une respiration de par le bruit et de par rythme. j'avançai ma main, inconsciemment vers l'intérieur de la couche et tapai dans quelque chose de mou et chaud. L'instant d'après, une chose remua au niveau du coté où j'avais avancé ma main. Je ne bougeai pas, réfléchissant à ce que pouvait être ce truc qui squattait ainsi mon lit. La chose fit un spasme, puis un sursaut en s'écartant le plus possible de moi. Une main vint toucher mon buste et un crie aiguë me perça les tympans. Je reçus quelque coups fébriles sur le ventre et le torse avec que la chose comme une caricature de résistance à une agression et, entre deux sanglots, me blâma:


- Mais Volac ! Que faites-vous là ? Vous m'avez fait une de ses frayeurs ! Ne refaites plus jamais ça...

Je reconnus la voix de mon compagnon. Je ne comprenais pas moi même ce qu'il venait faire dans ce lit qui m'était destiné au départ. Le mélange d'incompréhension de d'ironie par rapport à la défense ridicule qu'opposa l'ange face à son potentiel agresseur me laissa de marbre.
Il finit par soupirer et, tout en sortant du lit pour rejoindre le sien, me lança quelques politesses de coutume avant de s'endormir. Ce à quoi je ne répondis pas, replaçant la couverture au dessus de moi et songeant au périple qu'il nous restait à parcourir.
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi]   Une fuite de plus pour un oiseau sans ailes [PV Yaoi] EmptyDim 12 Fév 2012 - 9:21

Je souris. La fête semblait battre son plein ! Les marins avaient déjà ouvert les fûts d'alcool et chantaient autour d'un brasero dressé au milieu du pont. Je me décidais donc à aller chercher mon compagnon de chambrée. Il était de moins en moins timide, il me semblait. Toutefois, je ne pouvais m'empêcher de ressasser de mauvais souvenirs quand je voyais ses mains... Les gardes l'avaient cherché, certes. Mais l'image de cette marre de sang restait fixée dans ma tête. Il était resté allongé dans son lit, sans rien dire. Il y a des moments où je me demande si il n'a pas de liens de parenté avec une plante; il ne bouge jamais. Je me fis bien entendre, afin de ne pas le surprendre. Lui expliquant brièvement que la fête avait commencé, je le tirais jusque là-bas.

Une fois arrivés sur le pont, après un long périple dans la câle -cette embarcation n'est vraiment pas faites pour les non-voyants...- nous nous assîmes au milieu des marins, de gais lurons qui festoyaient déjà à plein régime. On nous tendis deux grandes choppes d'un liquide mousseux. Je fis la grimace mais acceptais tout de même. L'alcool était mon pire ennemi et je l'évitais comme la peste. Mais si j'arrivais à me modérer... Puis, ils nous servirent un genre de ragout de poisson avec beaucoup de pain. C'était assez fade mais je vidais quand même mon écuelle. Puis, j'entrepris la conversation avec des marins. Ils me questionnèrent beaucoup! "Qui c'est le type avec toi?""qu'est-ce que tu cherches à Beolan?" etc. J'éludais au maximum mes réponses. Volac, lui, ne semblait pas vraiment s'amuser. Mais un homme tenta tout de même vainement de lui faire la conversation.

Plusieurs heures passèrent et les marins se transformèrent en ivrogne. La sonnette d'alarme qui commandait mon départ, en somme. Je n'avais pas la moindre envie d'être désigné comme mousse. Parce qu'on sait tous quel est le second rôle d'un mousse... Je soupire et, à contre-cœur, me décide à aller dormir. Volac ne semblait pas vouloir bouger, comme figé sur son banc. Bon... je reviendrais le chercher tout à l'heure. Fatigué, je descendais dans la cale, cherchant tout d'abord notre chambre. Une fois celle-ci trouvée, je me laissais tomber mollement sur mon lit et entrepris de me déshabiller, avant d'enfiler une robe de chambre que je gardais dans mon sac. Je détachais mes cheveux, les laissant retomber mollement sur mes épaules. Ils n'étaient pas très long, certes, mais assez pour sentir les pointes me chatouiller la courbe des épaules. Je me glisser dans les couvertures miteuses et fermais les yeux. Dormir...

Je fus réveillé peu de temps après, en sentant une main remonter le long de ma cuisse. Je me figeais. Qu'est-ce que...? Un marin m'a-t-il suivi? Je me redressais et m'écartais le plus possible, agitant mes mains et mes pieds dans l'espoir de frapper mon agresseur. Il était hors de question que ça recommence! Non! Pour une fois j'étais tranquille! Pour une fois j'aurais pu passer une nuit sans qu'un énorme pervers obèse et défraichi ne cherche à me faire des trucs dont je n'avais aucune envie! Les larmes venaient déjà mes yeux. J'en avais assez... Ce ne fut que lorsque la panique retomba un peu que je m'aperçus qu'il s'agissait de Volac, qui retrait certainement pour se coucher. Je me sentis idiot, et furieux à la fois. Alors que je reprenais mon calme, j'arrivais à articuler:

- Mais Volac ! Que faites-vous là ? Vous m'avez fait une de ses frayeurs ! Ne refaites plus jamais ça...


Je regardais autour de moi. Pourquoi m'avait-il réveillé? J'haussais les sourcils. A bien y regarder, je pense qu'en fait c'est son lit... Et zut. Je suis vraiment un imbécile. Je soupire et me lève pour rejoindre mon propre lit. Avant de m'endormir, même si j'étais encore un peu énervé, je lui souhaitais bonne nuit. Ce à quoi il ne répondit pas du tout. Sympa... Je fis fi de tout ça et fermais les yeux.


Le lendemain matin, je me réveillais de bonne heure. Volac dormait encore. Je me levais et allais chercher de l'eau dans un des tonneaux réservé à cet effet, pour me laver. Je remplissais une cruche et allais quérir un pain de savon. J'allais pouvoir me décrasser au vrai savon... enfin ! J'entrepris ma toilette matinale, vérifiant à chaque fois que Volac dormait bien... avant d'oublier qu'il était aveugle. Quel idiot je suis... Une fois lavé et rincé, je me brossais les cheveux, les attachais et m'habillais. Volac dormait toujours. Quel ronfleur! Je fis alors comme la dernière fois:

- Volac? Il est l'heure de se lever !

Un grommellement, un bâillement et enfin, il se redressa. Je souris, tentant une conversation, encore.

- Et bien. Vous n'êtes pas très matinal vous. Ou alors c'est à cause de la mer? Moi personnellement je dors toujours comme un bébé, quand je suis sur un bateau.

- ...


Il ne semblait pas d'humeur à parler. Je soupire.

- J'ai été chercher de l'eau et du savon, vous voulez que je vous aide pour votre toilette?

- ... je fais ça seul.


Il se leva et je le guidais au lavabo avant d'aller ranger deux ou trois affaires. Je me retournais ensuite vers lui pour m'apercevoir qu'il était ... nu. Je me retournais bien vite, tentant de calmer mon rythme cardiaque. Bon, d'accord, je l'ai vu de dos... mais le rouge me monta vite aux joues... il était extraordinairement bien bâti ! Contrairement à moi... Et puis, en dépit du fait qu'il soit aveugle, c'est un bel homme... Non ! Il faut que j'arrête de penser à ça! Oublie tout Aoi, oublie! ... mais comment je pourrais oublier, maintenant? C'est encré dans ma mémoire, il n'y a plus rien à faire. Et puis ce fessier... Non! Stop! Je dois penser à autre chose. Des petits lapins dans la prairie, par exemple... Finalement, j'entrepris de me rincer le visage avec un peau d'eau fraiche. Une fois qu'il eut remis son pantalon, je pus observer son dos; les deux grandes cicatrices de ses ailes perdues étaient encore plus profondes que les miennes. Ca n'avait pas du faire du bien... Il se tourna vers moi. Je rougis encore quelque peu. Calme, je dois rester calme...

- .. Euh... vous voulez qu'on aille sur le pont? Quoi que les marins sont certainement occupés... Ou alors donner un coup de main en cuisine? Histoire qu'on nous serve autre chose que la bouillasse d'hier soir?

- ... Comme tu veux.

Chouette ! Une réponse ! Je le tiens par le bras et allait donc aux cuisines. J'avais parler hier avec le cuistot et lui avait demander si il utilisait des épices. Il m'avait dit que non, presque pas. Ou trop. Il ne savait pas doser. Et il m'avait proposer un repas de plus en échange de mon aide. Volac s'assit donc dans un coin, toute la durée de la préparation d'un plat au poisson (pour ne pas changer...). Je lui fis gouter la nourriture à maintes reprises mais il ne semblait pas vraiment apprécier. Bah... Quelques heures passèrent et, avec les remerciements du chef, nous retournâmes dans notre chambre. Une question me trottinait dans la tête depuis tantôt.
- ... Comment faites-vous pour reconnaitre le visage des gens? Ou qui ils sont?

- ... grâce aux odeurs et aux silhouettes. L'espace qu'ils prennent dans la pièce.

- Et moi? Vous sauriez imaginer mon visage comme ça?

- .. Non.


Je me mordillais la lèvre inférieure.

- Et vous pouvez le faire en le touchant, non?

- ... Oui.


Je souris et pris ses mains pour les poser sur mon visage. Il sembla surpris mais également très concentré. Je me contentais de ne pas bouger. Peut-être qu'après ça, il se décoincerait un peu...? Il resta un moment à tripoter mon visage et s'assis ensuite, sans rien dire. Peuh! Raté! Ca avait pas vraiment l'air de marcher...

Une semaine passa. Tranquille, paisible... les marins étaient quelques peu grognons mais ça pouvait passer. Enfin, nous arrivâmes au port. Pressé de retrouver la terre ferme, j'avais déjà fais mon baluchon et je sautais à pieds joints sur le port. Enfin! Beolan! Et Driana serait là! J'allais enfin la retrouvé! Je me pressais de tirer Volac derrière moi, afin de trouver une auberge. J'étais proche du but, après tant d'années!


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