''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 L'Ange, le démon qui un jour naquit séraphin.

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Denoth l'Ange



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MessageSujet: L'Ange, le démon qui un jour naquit séraphin.    Mar 1 Nov 2011 - 19:19

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Dernière édition par Denoth l'Ange le Jeu 12 Mai 2016 - 18:08, édité 11 fois
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Le Violoniste

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MessageSujet: Re: L'Ange, le démon qui un jour naquit séraphin.    Dim 13 Nov 2011 - 12:07

Bonjour Denoth, re-bienvenue sur Feleth.

Belle fiche, bien écrite. Ton style se remarque, très descriptif et plein d'émotions, j'aime beaucoup.

J'ai néanmoins quelques remarques à te faire, bien entendu je vais être stricte avec toi, n'y vois rien de personnel... Héhé.

1) Déjà, à la vue de ton pseudo, je suggère que dans "nom", tu précises qu'il était inconnu jusqu'à ce qu'il se voit attribuer le nom de "l'Ange", si tu n'y vois pas de problème, ça éviterait les arrachages de cheveux quand au problème du Nom/Prénom.

2) Sinon, c'est stupide mais la phrase que tu as noté sous le nom et le prénom je voulais savoir si il s'agissait du rang ou si c'était simplement une citation pour rythmer le début de la fiche. Merci de me le dire.

3) Il y a un souci avec ton age. Le souci étant que le monde d'Adiryl abrite une société très organisée et évoluée. Effectivement, les anges tiennent des registres dans lesquelles sont consignées toutes les dates. Je veux bien qu'on ait pas idée de son age réel, mais à la vue de ton histoire, il est devenu ange peu de temps après sa naissance, donc on pourrait avoir une approximation. D'après ce que j'ai lu, il devrait avoir environ 7000 ans voir plus. Sachant que le monde de Feleth est étrange et que ton personnage reste dans une espèce de limite étrange entre le mal et le bien, entre le démon et l'ange, je veux bien croire que cette vieillesse est possible, bien qu'un séraphin ne vive habituellement pas aussi longtemps. J'ai conscience de la difficulté de marquer un chiffre aussi gros sur ta fiche, comme sur ton profil. 7000 ans ça fait presque ridicule. Ainsi je te propose de noter "on l'estime à plusieurs milliers d'années" si tu n'y vois pas d'inconvénient.

4) Je m'excuse mais j'ai aussi des remarques sur ton histoire, je sais que je l'avais déjà lue et que je t'avais fait quelques remarques, mais cette fois je l'ai vraiment observée dans les moindres détails comme un chasseur psychopathe. Ton premier paragraphe qui retrace les débuts des mondes est osé, mais il est plutôt juste. Sauf pour un minuscule détail. A un moment tu parles du langage, cela est un sujet terriblement risqué. En réalité, entant que scénariste, j'estime que le langage ne s'est pas formé peu à peu avec les êtres, je lie directement le langage et la magie, ils sont étrangement liés, aussi vieux l'un que l'autre. Lorsque le Peintre et le Violoniste sont nés, ils parlaient, sans comprendre pourquoi ils savaient parler. Suite à cela, le premier lieu du Vein a être apparu sont les couloirs souterrains de l'avilissement, et avec eux, les premiers démons éphémères, que l'on nommait les Parleurs. Ils parlaient également le même langage, bien que leurs phrases ne soient pas construites et qu'ils les répétaient sans cesse, eux aussi en ont été doté d'un seul coup, de la parole. Alors tu comprendras que je ne puis accepter "Les mots se formèrent pour créer un dialecte qui, bientôt, sans que personne ne s’en aperçoivent, guiderait des gens tous différents." Parce que les mots sont plus vieux que les êtres. Ils semblent exister depuis toujours.

5) A un autre moment tu parles visiblement du Peintre et du Violoniste entant que, je cite "Originels" et même "demi-dieux". Tu dis aussi que peu de gens ont eu la chance de les croiser. Je dois te faire comprendre une chose, c'est que tout l'intérêt du Peintre et du Violoniste, c'est que c'est précisément l'inverse de ce que tu en as dit. TOUT LE MONDE les croise, tout le monde les connait, de tête, parce qu'ils sont partout. On les croise dans la foule, dans la ville, dans les champs, dans les bois, sur une colline, on ne leur adresse jamais la parole mais leur têtes sont familières parce que tout le monde les croise un jour. Mais personne, je dis bien personne, ne sait d'où ils viennent ni qui ils sont. Ils n'ont aucune réputation, ils sont juste des passants parmi les autres, qui n'ont qu'une importance éphémère dans la vie des gens. Ils ne sont absolument pas vénéré par les démons, personne ne les appelle "les Originels", même pas eux. Et ils ne sont ni des dieux ni des demi-dieux vu qu'ils n'ont rien créé. Mais bon, encore une fois ça n'est qu'un petit détail, excuse-moi de faire mon chieur, je ne dis pas ça que pour toi, à vrai dire la plupart des membres font la même erreur alors je tiens à préciser ça à ceux qui liront ta fiche.

6) Enfin je voulais juste te faire une petite remarque. Tes fautes d'orthographes ne sont vraiment pas très nombreuses, je crois que j'en fais plus que toi. Mais j'ai remarqué quelque chose en te lisant qui pourra peut-être t'aider à les annihiler complétement. Les seules fautes que j'ai vu étaient en rapport avec l'accord de l'adjectif, tu l'accordes toujours en nombre, mais rarement en genre. N'oublie pas de tenir compte du féminin !

Voilà voilà ! J'espère que tu t'y retrouveras, en somme il y a très peu de fautes, ça sera vite corrigé. Même si j'ai écrit un message très long, j'estime que tu aurais pu être validé directement si j'avais été moins stricte, parce que c'est tout de même une fiche remarquable, surtout le Test-RP que j'ai trouvé formidablement bien écrit.

Corriges ces 2-3 erreurs et je te valide direct !
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Denoth l'Ange



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MessageSujet: Re: L'Ange, le démon qui un jour naquit séraphin.    Dim 13 Nov 2011 - 16:36

Bonjour Monsieur le Violoniste administrateur.

1) Fait

2) Et bien c'est les deux (d'où la présentation spéciale). Donc cette phrase est à la fois amorce et rang.

3) Fait

4) Fait, j'ai modifié dialecte en dialogue. Les échanges dépendent du niveau d'intelligence et les tout premiers Parleurs ne pouvaient à priori pas tenir de conversation cohérente.

5) Pour ce qui est des termes que j'emploie c'est pour exprimer la sorte d'admiration émue que Denoth peut avoir en ces deux personnages. Il les voit comme le 'futur' des démons et comme leur 'passé', omniscient et omniprésent. Il était jeune à cette époque et la culture ne faisait pas partit du vocabulaire restreint qu'il employait. Pour le reste, j'ai modifié et j'ai précisé cette notion d'admiration dans ma phrase.

6) Bah j'ai fait attention à ne pas mettre du féminin (réflexe automatique chez moi) quitte à masculiniser des adjectifs. J'ai tout corrigé, de toute façon, ça piquait les yeux, j'avais juste eu la flemme x).

Et comme dirait un ami: 'Tu crois qu'un point peut engager une conversation ?'

.
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MessageSujet: Re: L'Ange, le démon qui un jour naquit séraphin.    Dim 13 Nov 2011 - 17:38

Bon bien. Alors je répète que c'est une bonne fiche, je te félicite, après ces corrections ça me va parfaitement !

ET DU COUP ! Tiens c'est marrant ça.. Pourquoi on dit "du coup" quand on essaye de parler d'un enchainement logique de choses ? Parce que j'ai pas mis de coup alors, et puis je sais pas, les coups c'est pas forcément un enchainement logique non ? Vu que la violence ne résout rien, enfin je veux dire, c'est pas cool de frapper les gens, quand même quoi, ça se fait pas. Bref je me perd un peu dans mes pensées ! Revenons à nos moutons ! ... Tiens c'est marrant ça.. pourquoi on parle de moutons pour qualifier ce qu'il y avait avant, ce qu'on faisait avant, je veux dire que j'ai jamais été berger dans mon passé, sans doute ai-je connu quelques bergers mais c'est pas pour autant qu'ils font réellement parti de mon passé quoi je veux dire, c'est des connaissances comme des autres quoi, des gens de passages, le type de mec que tu connais un jour tu le connais plus le lendemain. Remarque tu me diras, je les connais toujours vu que je parles d'eux. Mais qui est-ce que je tutoie comme ça moi ? *Est en train de parler tout seul, il n'y a personne autour de lui ni devant ni derrière ni à plusieurs kilomètres à la ronde, il est strictement et rigoureusement seul*
Enfin bon ! Tout ce que je voulais dire c'est que... Merde j'ai oublié !... Bah je m'en tape je me barre c'est pourri ici *s'en va, vexé*
(ceci signifie que tu es validé ! Remplit ton profil et va RP !!)



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MessageSujet: Re: L'Ange, le démon qui un jour naquit séraphin.    Jeu 12 Mai 2016 - 18:06


Denoth
Le démon qui un jour devint séraphin.


Nom : Oublié dans les nimbes du temps, il se voit pourtant affublé d'un drôle de surnom, « l'Ange ».
Prénom : Denoth
Âge : Il naquit dans des temps aujourd'hui oubliés. On pourrait estimer sa venue sur le monde du Dessus à quelques millénaires, bien que rien ne puisse en attester réellement.Les rumeurs voudraient qu'il ait foulé la terre d'Adiryl sous le règne d'Adiroth entre 10 000 et 8000 ans.
Sexe : Homme
Race : Séraphin
Classe : Hier noble à la cour de l'Empereur, en ce jour il n'est qu'un maitre lame au service de l'Empire.
Métier : Serviteur impitoyable au service de son Sérénissime.
Croyance : Aucune
Groupe : Ange

Équipement : Son métier lui impose une tenue particulière à son rang de soldat. Une armure minimaliste vient couvrir son corps. Elle n'est ni de bonne ni de mauvaise facture, et il l'entretien avec assiduité. Ce n'est pas une possession particulièrement importante mais il en prend soin, conscient qu'elle reste le seul rempart entre la vie et la mort. L'Ange manie l'épée et c'est bien là le plus bel objet dont il dispose – bien plus précieux encore que sa bigote perdue. Une lame fine, ciselé d'or et d'or blanc aux reflets d'acier parfaits. Cette arme lui a été offerte par Adiroth en personne, son forgeron personnel s'étant lui-même occupé de la confection de « Bonté ». Symbole frappant du lien unissant les deux êtres, elle est le dernier lien entre sa vie passée et celle de soldat.
Parfaitement équilibrée et à la lame affutée, c'est une arme maniable lui permettant de se mouvoir avec dextérité. Loin de l'armement lourd de quelques soldats tout de plates vêtus, il a pour lui la rapidité et la fluidité de la non-entrave.

Talent de combat : L'Ange est vif malgré son âge, si bien qu'il a fait au cours du temps de sa vivacité son style de combat de prédilection. Loin des convenances d'un soldat lambda, il préfère aux affrontements de front les attaques plus discrètes et aériennes – qui lui donne un avantage certain lorsque l'effet de surprise est maintenue.
Sa bonne vue et son bras sûr lui permette d'être un adversaire coriace en corps à corps. Il n'est certes pas le plus puissant des Séraphins, mais il sait se jouer de la vitesse, de la surprise et de la fatigue de l'ennemi pour vaincre. Loin d'être infaillible, il n'est pas à l'aise avec les combat à distance bien qu'il fut entraîné à cet art noble. Ses longues ailes peuvent entraver ses mouvements dans les endroits exigus.

Talents magiques : Aucun, du moins à sa connaissance. Ce n'est pas une voie qu'il a pu exploiter – par désintérêt ou manque d'envie. Cependant, il est fort probable qu'il ne soit pas sensible à la magie, auquel cas ces talents resteront au même point qu'en ce jour.

Pouvoir particulier : Le temps nourrit bien des choses, de la sagesse à la folie. Denoth est victime de son âge. Le temps affaibli sa raison, lui faisant revivre quelque fois des brides d'un passé depuis longtemps aboli. Pour autant – et jusqu'à présent – cette curieuse démence n'a pas eu voix à s'aggraver ni même à causer quelques dommages physique au Séraphin.

Description physique : Plutôt beau garçon, l'Ange doit mesurer un bon mètre quatre-vingt de muscles. Il n'est pas forcément d’une stature impressionnante, il restait de bonne musculature. Ses jambes droites restaient  plantées dans le sol, prêt à se pousser au moindre signe. Ses hanches ne sont que le prolongement de ces membres sûrs qui ne laissent transparaître aucun déséquilibre. Sa poitrine - loin d'être la plus volumineuse mais de bonne taille - se soulève lentement à chacune de ses inspirations. Sur son cœur était apposé à l'encre un tatouage, dernier vestige d'une vie antérieure. Entre ses omoplates  partent deux magnifiques excroissances de plumes, retombant jusqu'à ses chevilles, dépassant les deux mètres d'envergure déployée. Une telle longueur se justifie par la portance nécessaire à soulever l'homme du sol.  Son visage caché par une tignasse brune ne dénote pas de son physique assez avantageux. Ses prunelles sont d'un bleu si foncés qu'on pourrait les croire noirs de prime abord. Son nez fin surplombe des lèvres roses et fines souvent étiré dans un petit rictus dépendant de son humeur matinale, caché dans une petite barbe entretenue.
Bien que son corps soit zébré de quelques cicatrices, vestige de combat antérieur, il n'en reste pas moins imposant et agréable. Des petites ridules viennent à peine trahir son grand âge, lui donnant un air sage. Il n'est en somme plus un jeune et fringuant jeune homme mais il reste tout de même une entité respectable que certaines pourraient trouver attirante.

Description mentale : S'il fut un jour un homme violent, et malgré de nombreux changement, il reste aujourd'hui imprévisible et impétueux. Lunatique, ses humeurs sont changeantes, signe d'une adaptation peut-être trop prompt au monde d'Adiryl. Si certains pourraient le trouver hautain, ce n'est que nonchalance, une attitude que l'Ange a finalement adopté au cours de ses années de solitude. De nature peu loquace, il n'est pas du genre à s'étendre en paroles. Pour autant, il est loin d'être stupide et manipulable, aussi n'hésite-t-il pas à faire savoir son opinion lorsque cela lui paraît juste ou nécessaire.
D'un grand respect pour la hiérarchie, il a aussi appris à aimer l'Empire et ses valeurs, s'en faisant secrètement le gardien. C'est peut-être là un de ses défauts : il n'est pas enclin à accepter le changement. Les millénaires n'y changent rien, il ne saurait rogner ce en quoi il croit pour des histoires de mœurs changeantes. Cela fait de lui quelqu'un de peu enclin au pardon.
En dehors de cela, il n'abhorre pas le sang bien que Denoth n'aime pas le faire couler inutilement. Tuer n'est qu'une formalité pour cet être plurimillénaire et pourtant, il accorde encore une importance rare à la vie, surtout lorsque celle-ci n'est pas grêlée de pêchés. L'expiation est un de ses chevaux de bataille.
Fidélité et loyauté sont des maîtres mots, qui semblent depuis toujours rythmer sa vie. Ses engagements lui tiennent au corps comme au cœur, et il n'y renoncera qu'à sa mort. Une forme de faiblesse sans nul doute car un tel entêtement dans des temps si changeants pourrait lui valoir quelques déconvenues. Il reste noble d'âme et les valeurs qu'il défend sont une presque parfaite synthèse de ce qu'il est – ou voudrait être.


Histoire de l'Ange :
Paie le mal avec la justice et la bonté avec la bonté.

Bien avant que le jour ne se lève et bien avant toute chose, il y avait le Néant. Un néant obscur, un néant fluctuant et impur. Rien de ce que nous pouvons connaître aujourd'hui n'était réellement figé. Le monde dénué de ses chatoyantes couleurs paraissait bien sordide et un bien morne spectacle. Aucune vie ne semblait encore avoir pris possession des lieux, sinon quelques êtres primitifs et sans morale. Un équilibre précaire où la mort et la désolation avait pris place en maîtresses de ce monde cruel. Et c'est de ce Néant que, d'un curieux accord, tout commença. Les mots s'associèrent pour créer des êtres capables, des phrases qui réuniraient bientôt les différences mais qui seraient aussi maux de bien des calvaires ; Fratricide, génocide et au final la vie pour la mort. Le Néant si instable avait fait naître des armes que ces primaires personnes ont usées encore et encore afin de forger l'univers que nous connaissons aujourd'hui. Il n'y avait là-bas que de mers insondables et monts infinis. On oscillait vaguement entre les arbres noirs et des choses mouvantes. Rien n'était réellement tangible et pourtant tout paraissait si saisissant. Ainsi le jour naquit dans le monde sombre du Vein. Une journée nimbée d'os et d'odeurs putrides qu'une étrange mélodie venait couvrir, comme pour parfaire une beauté si abjecte. Un air froid, mélancolique et profond. Les abysses du Monde d'antan, voilées de mystère. Et c'est de cette même journée étrange que s'éveilla un petit être. Un autre démon, bien semblable à tous les autres de prime abord. Son regard luisant ne trahissait aucunement ses instincts profonds et viscéraux. Tuer ou être tuer. Pourtant, une profonde curiosité pouvait se comprendre dans ces pupilles bleues nuit grandes écarquillées sur cette terre hostile. Sous ces deux globes se dessinait un petit nez fin et qui pourtant cachait déjà une acuité toute particulière. Ses lèvres rosâtres de poupon cachaient de petites dents aiguisées. Il avait déjà un destin tout tracé, ce petit bout. S'il ne mourrait pas de l'abandon de sa génitrice et le rejet d'un père qu'il ne connaîtrait jamais, s'il n'était pas mangé par des congénères peu scrupuleux alors aurait-il une chance. La chance d’à son tour devenir un chasseur, ces choses qui menaçaient sa vie dans cette contrée hostile.
Bien sûr, l'histoire qui est ici conté ne serait que peu digne d'intérêts si, par un malheureux hasard, le bambin avait fini sa vie dans cette lande désolée. Il grandissait plutôt à son rythme, apprenant de tout et de rien. Il se nourrissait de carcasse oubliées par ses parents et – au final – semblait plutôt bien survivre dans ces lieux hostiles. Et les années passèrent moroses, entre cachette et mort. Il atteignait les sept années sans peine. Il avait eu de la chance sans nul doute, cet enfant que l'on nommait Denoth dans la région. Un nom qu'il avait finalement adopté plus par habitude que par réelle envie, sans trop savoir pourquoi on l'en avait affublé. Il vivait sur les rives d'un lac aux eaux insondables et à l'odeur peu engageante. Il avait mis beaucoup de temps à trouver un endroit où il serait à l’abri et maintenant qu'il l'avait trouvé, il s'était approprié les lieux. Visitant chaque recoins, il n'avait rien laissé au hasard, préférant la sûreté de tout connaître que d'un jour se laisser surprendre. La roche qui bordait l'étendue aqueuse était coupante, meurtrissant toujours un peu plus les pieds du petit garçon qui avait fini par ne plus faire de différence entre la caresse de l'eau et la marche poisseuse dans son propre sang. Tout autour du lac, il n'y avait que l'horizon. La lande était peuplée de rares buissons et de quelques terriers où il trouvait refuge. Sinon, il n'y avait que la ligne sombre bien au-delà que ce que ses jambes pouvaient marcher. Il avait quelques fois aperçu une ombre flottante jouant de son instrument un air dramatique ou encore une forme alerte et malingre qui observait le paysage. Quelques chuchotis courraient sur ces êtres que beaucoup avait déjà vus. Les Originels, ceux qui voyaient en tous lieux et toute chose. Ils avaient, dans cette partie du Vein et surtout aux yeux du petit démon, un caractère presque sacré sans qu'il sache réellement nommer cette idolâtrie. Pourtant, il n'avait jamais osé les approcher. Il était bien trop timide pour oser ne serait-ce que poser les yeux sur ces curieux personnages. Il était invariablement seul. Il l'avait toujours été et telle serait à jamais sa vie. Une morne existence qui lui pinçait doucement le cœur.

Le temps poursuivait son cours. Il était aussi lent qu'on pouvait l'attendre dans un pareil endroit, si bien que les secondes paraissaient minutes et les heures semblaient des années. Denoth était à présent un homme fait, grand et élancé, qui aurait pu être beau s'il n'avait pas été aussi sale et sauvage. Il ne devait pas avoir plus de trente ans. Quelques cicatrices et balafres infectées ornaient son torse, son dos et ses membres musclés par les années de chasse et de combats. Il n'était pas bien différent des autres démons : il ne vivait pas, il survivait. Il tuait pour ne pas être tué. Il mangeait ses semblables pour ne pas mourir de faim. En y regardant bien, sa pauvre existence était faite d'un empilement putride de cadavres, de sang et de victoire. Denoth ne s'en plaignait pas, se complaisant bien plus aisément de la peur qu'il suscitait que de l'envie qu'il provoquait. La lande était devenue son terrain de jeu où chaque épreuve pourrait le conduire au trépas. Il avait connu l'amour aussi, de quelques démones peu enclines à ces choses-là. Il ne s'attachait à rien de peur de mourir au lendemain. La vie là-bas n'était qu'une succession de chose intangible dont il jouissait à chaque minute comme si demain ne se lèverait jamais. Une vie faite d'éphémère et de brouillard.
C'est dans cette purée de pois constante que le jeune démon se releva. Il avait passé la nuit auprès d'une groupie comme il en courrait tant dans cette partie souterraine du monde. Cette fois-ci, elle était plutôt charmante. Son corps fin et athlétique laissait transparaître quelques vestiges de combat sur sa peau olivâtre. Mais qu'était une vie dans ce bas monde ? Denoth regardait le petit corps endormi qui ne se doutait pas qu'il nourrissait en lui un tout autre appétit. Combien de temps n'avait-il rien mangé ? Les côtes du lac sombre n’étaient pas un endroit fort fréquenté et si les proies restaient rares, sa faim elle ne faisait que croître avec l'âge. Si bien que la fringale se mua bientôt en famine et que ce petit corps offert l’obnubilait. Ce ne serait pas bien long et pas bien grave. Il l'avait déjà fait. Les yeux clos et la respiration lente, elle le narguait de son être appétissant. Et sans qu'il ne su jamais comment, ses mains encerclèrent le cou de la malheureuse. Elle se réveilla à l'instant, se débattant comme un beau diable pour se défaire de l'étreinte mortelle. Mais plus les mains enserraient ce petit cou, plus un étau se formait dans sa poitrine. Impuissante face au monstre, ses yeux bleus-gris se voilèrent de larmes, implorant en silence sa clémence. Il ne l'entendait pas, il ne la voyait pas du moins jusqu'à ce que le poids explose son cœur. Il aurait été difficile de décrire ce qu'il se passa vraiment mais, dans un éclair d'horreur, il lâcha prise. Il était effrayé par son geste, et quelque chose d'immuable avait changé au fond de lui. Il n'éprouvait plus la satisfaction du meurtre et son âme se retrouvait souillée des crimes qu'il avait pu commettre. Il ne voulait plus la tuer – ni elle, ni personne. Et plus encore, le petit démon regrettait. Des larmes acides roulèrent sur ses joues, regardant la fille s'enfuir en titubant. Qu'avait-il fait ? Il n'était qu'un monstre et il se détestait à présent. Vomissant sur le sol frais, il ignorait encore que son existence venait de changer durablement.

Lorsque du bruit se fit entendre derrière lui, il ne se tourna pas. Occupé à vider ses tripes de leur contenu, il aurait mille fois préférer la mort que de vivre avec la culpabilité qui l'accablait à présent.  Il ne cessait de faire couler les larmes, traçant des sillons sur ses joues sales. Il ne comprenait pas comment il avait pu être si monstrueux. Bien sûr, il essaya de se réconforter, de se dire que tout cela n'était que de la survie. Mais qu'est-ce que vivre si l'on devait occire chaque personne de ce bas monde ? Il ne s'était jamais sentit aussi seul. Les pas se rapprochaient et son cœur brisé battait à tout rompre dans ses tempes. Il avait peur, son heure était certainement arrivée. Il tourna les yeux rouges de tristesse, implorant que l'on mette fin à son calvaire. Mais l'être qui se tenait devant lui était à mille lieues de ce qu'il avait pu voir dans sa maigre vie. Il était vêtu d'une toge d'une couleur qui n'existait pas dans cet endroit ténébreux. Il n'avait jamais rien vu de si éblouissant et lumineux. L'eau se fracassait toujours en petites gouttelettes sur le sol. Était-ce un démon ? Il n'avait jamais vu d'ailes aussi immaculées. La chose lui tendit une main mais Denoth recula de peur. Pourtant rien ne trônait dans ce battoir. Les doigts dépliés vers lui, il n'y avait dans son geste rien de belliqueux. Mais que ce passait-il ? Il ne comprenait pas, les choses changeaient si vite qu'il n'arrivait à mesurer la portée de ce qui se déroulait là. Il avait mal dans sa poitrine et ses boyaux étaient retournés. Il avait laissé fuir son repas plutôt que de s'abaisser à le tuer. Il n'était plus le même. Il ne se reconnaissait plus, ni lui ni le monde dans lequel il avait pourtant trouvé un maigre réconfort. Le lac  n'avait plus la même couleur, il ne ressentait plus l'étrange sérénité quand il l'observait. Il ne lui inspirait que la peur. Peur d'y voir s'afficher son reflet, peur de découvrir tout ce qu'il pourrait cacher. Il n'était plus le même, abhorrant jusqu'à sa propre image. Son temps était peut être révolu. Il observa un bref instant le visage de l'homme qui n'avait pas bougé. Stoïque face à ses pleurs, sa main n'avait pas failli, toujours tendue pour que le petit démon accepte de la saisir. Il avait l'air serein et même son mutisme était apaisant. Alors, sans trop chercher à savoir, il se saisit de ses doigts. Ils étaient étrangement chauds et doux puis ce fut le noir. Plus rien, le Néant sans forme, sans texture. Juste ces ténèbres et la douleur. Un mal fulgurant et puissant qui tordait son corps. Il souffrait comme jamais il n'avait jamais pensé un jour souffrir, son corps éclatant sous mille coups et pourtant, si immobile. Et puis, dans une expiration et un cri muet, tout redevint calme. Une étrange quiétude l'entoura. Pour la première fois de sa vie, il se sentait vraiment bien. Une mélodie traversa le Rien, elle était douce, apportant avec elle les couleurs du monde : le jaune, le vert, le blanc, l'or et l'argent. Il retrouvait la vue après vingt années de cécité. Le froid disparut en laissant place à tiédeur. Tout autour de lui tout se mua en douceur. On le transformait de l'intérieur, il le sentait. Des heures, puis des jours et enfin des mois durant, on le purifiait, lui offrant toujours un peu plus de béatitude. Dans les limbes où il s'était endormi il ne ressentait plus que la satisfaction et la joie, lavé des pêchés qu'il avait pu un jour commettre.
Lorsqu'il ouvrit de nouveau les paupières, tout lui paraissait différent. Il ne ressentait plus l'envie ni la culpabilité. Il était là, simplement là allongé dans une pièce spacieuse qu'il ne connaissait pas. Tout devant ses mirettes lentement ouvertes lui paraissait beauté. On avait rendu la vu à un aveugle, si bien qu'il ne fit pas même attention à son cœur qui était soulagé de ses milles pêchés. La richesse des lieux était indéniable : tout n'était qu'or, argent, ivoire et marbre. Une décoration fort différente de ce qu'il avait pu connaître au lac, loin des ténèbres et de la peur. Puis, une fois la contemplation achevée, il entendit couler un petit ruisseau. Quelques voiles ondulaient dans la brise, cachant avec délicatesse un balconnet. Les gestes qu'il entreprit lui rappelèrent qu'il était resté longtemps inconscient. Il était courbaturé, une douce douleur qui n'aurait pas eu raison de sa volonté d'admirer encore cet univers étrange dans lequel il était. Arrivé à destination, la vue lui coupa le souffle. Derrière les voilages se trouvait un monde à l'opposé de ce qu'il avait pu connaître. Les arbres abondants chatoyaient de couleurs sous la lumière déclinante du soleil. Les champs qui s'étendaient à l'horizon se teintaient de la couleur de fleurs sauvages aux fragrances douces qui lui revenaient au narines pour son plus grand plaisir. Un sourire naquit sur ses lèvres qui n’avaient jamais connu pareille douceur.
Des pas légers se firent entendre derrière lui, dans la chambre qu'il occupait plus tôt. Puis, avec la même légèreté, une voix s'éleva. Le son était cristallin, d'une pureté qu'il n'avait jamais entendu. Avait-il seulement entendu des chants auparavant ? Alors, sans se précipiter, il retourna pour voir la source de cette beauté. Et ses yeux ne furent pas déçus. Pour la première fois depuis sa naissance dans le Vein, son palpitant battait la chamade dans sa poitrine. La femme qui se tenait là était à l'image des lieux. Elle était belle, gracile et élégante, le corps à peine masqué sous les jeux de tissus fins aux drapés rosés. Ses cheveux tombaient en cascade dans son dos, ondulés avec grâce et d'un blond doré si appréciable qu'il ne put détourner ses mirettes, même par politesse pour la dame. Sa toison était parsemée de perles qui donnaient un air d'autant plus céleste à la chanteuse. Mais il n'y avait qu'une chose qui laissa le garçon sans voix : deux magnifiques excroissances de plumes venaient parfaire la forme angélique, d'un blanc immaculé. Elles partaient de ses omoplates dénudées, s'encrant dans sa chair avec intelligence si bien que cela ne lui paraissait pas douloureux, lui qui n'avait encore jamais rien vu de tel. Le visage de la jeune femme exprimait la joie et la bonté, son regard émeraude ne dépareillant en rien avec la finesse de ses traits. Elle était tout simplement splendide aux yeux du démon.

« Vous êtes enfin réveillé. Mon père sera ravi de l'apprendre ».

Muet, la bouche entre ouverte dans une mimique primitive, il n'arrivait pas même à articuler le moindre mot, les sons bloqués dans sa gorge. Rien ne se passait dans sa tête, comme si en un instant son intellect s'était volatilisé avec les dernières brides de phrase. Il ne savait pas où il se trouvait et pourtant sa première préoccupation fut de savoir s'il était au moins présentable pour la dame et son géniteur. S'il n'avait pas réfléchit à qui avait pu le tirer des abysses du monde, il se devait au moins de le rencontrer – après tout il était son invité et malgré toute sa fierté, il ne pouvait nier qu'il lui avait offert quelque chose de bien plus précieux que sa propre vie.

« Si vous vouliez bien venir, je vais vous aider ».

Sa voix chantait à chaque parole et lui n'était capable de la fixer sans rougir. Jamais on ne l'avait aussi bien traité. Son cœur n'était plus pris dans cet étrange étau si bien qu'il n'avait pas peur de lui faire confiance. Après tout, un si bel être ne pouvait cacher d'horribles choses. Elle le conduit sans effort à une pièce chaude où il s'installa selon ses indications sur un fauteuil confortable. Le meilleur siège qu'il ait connu de toute sa vie. Jamais il n'avait eu le droit à autant de richesses et de beauté, et ici, où que ses yeux se posaient tout n'était qu'émerveillement. A sa dextre se trouvait une commode d'un bois sombre et vernis, fort joli avec des moulures parfaites. Par-dessus étaient sagement pliés des vêtements de riche facture, aux broderies d'or et d'argent. Était-ce pour lui ? Et lorsque son regard fini sa course, son cœur s'arrêta une nouvelle fois. Un miroir avait été posé là, tout près de lui. Il était devenu blême, comme si les quelques instants de bonheur s'étaient envolés. Il avait peur que tout cela ne soit qu'un rêve. A son réveil serait-il de retour près de son lac ? Le miroir ne renvoyait pas le même reflet qu'il avait pu mainte fois observé dans les bas fonds du Vein. Une main tremblante vint caresser l’excroissance de plumes qui partait de son dos. Tout lui semblait si vrai pourtant, jusqu'au toucher de l'aile immaculée. Elles étaient plus blanches que la neige elle-même. Son faciès n'était plus tout à fait le même, il semblait plus doux, presque apaisé et il rayonnait comme jamais auparavant. Il n'avait plus rien du garçon froid se battant pour sa vie sur les rives gelées d'un lac ténébreux : il n'était que lumière et bonté. Il était nu et pourtant il ne s'en était pas même rendu compte. Des bandes sur sa poitrines prouvait d'ancienne blessure, à moins que ce ne sois dû à ces merveilleuses élytres qui tombaient jusqu'à ses chevilles. Toutefois le tissus ne parvenait à dissimuler tout à fait le curieux dessin sur son cœur. D'encre noir, il était le symbole amère d'une vie corrompue auprès d'êtres primitifs. Était-ce un dur prix à payer pour connaître ce monde si antonyme au sien ? La jeune femme s'affaira à les retirer une fois la surprise passée. Elle n'avait pas osé le troubler dans sa contemplation muette, bien trop respectueuse de son intimité. Son corps ne portait aucune marque, sinon ses anciennes blessures depuis longtemps cicatrisées. Il allait bien. Alors son anxiété s'envola totalement et il se concentra. Il ressentait de nouvelles choses, sa chair comme s'ajoutant à l'ancienne carcasse du démon – et ses ailes se déployèrent maladroitement. Un petit rire échappa de la bouche de la Belle qui regardait l'homme comme l'on regarde un enfant. Il découvrait le monde à nouveau. Après quelques minutes, il fût totalement habillé. La richesse des tissus était incontestable et il eut un instant honte. Il ne méritait pas tout cela, bien trop loin de ce qu'il avait pu être. Il s'observa longuement, du moins il regardait l'homme qu'il était devenu en quelques temps. Alors dans un silence partagé, la femme l'invita à la suivre à nouveau. Il était fin prêt à affronter son père qui l'avait accueilli ici comme un prince.
Les couloirs semblaient tous plus labyrinthique les uns que les autres et pourtant tous étaient d'une splendeur inégalée. Des statues de marbres étaient posées çà et là, quelques tapisseries aux accents floraux aussi. Bref, tout n'était que beauté, jusqu'à l'arrivée à la porte d'or. Quelques gardes ailés se tenaient droit au-devant, tandis que les yeux du garçon se perdait en contemplation. Il n'écouta pas même la fille lorsqu'elle fit ouvrir les deux battants dans un fracas de mécaniques qu'il ne connaissait pas. Alors il s'échappa de la salle des odeurs de parfum, une douce mélopée entraînante et quelques notables qui s’accordaient au rythme de la musique – ou qui bavassaient tranquillement dans un coin de la grande pièce. La belle dame lui attrapa la main avec douceur, le tirant de ses rêveries pour l'emmener face à un trône gigantesque sur lequel siégeait un homme fier dont le visage lui évoquait quelques souvenirs sans qu'il ne sache tout à fait quoi.

« Ah fort bien ! Vous voilà enfin éveillé, après deux ans de purification ! Soyez le bienvenu mon ami ! ». Il parlait avec une voix forte et chaude, qui ne trahissait pas son sourire enjoué.

« Je.. Comment? ». Denoth bafouilla. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il se souvenait simplement avoir dormi et son enfance aux Abysses.

Le grand homme fronça les sourcils, l'air un peu plus sévère. La musique continuait à flotter dans l'air et la jeune femme se tenait tête basse à ses côtés et pourtant, il ne s'était jamais sentit aussi seul. « Vous avez rejoint la Lumière mon enfant. Vous avez choisi d'expier de votre cœur tous vos crimes et vous êtes là à présent, lavé de tous vos pêchés, pardonné pour ce que vous avez pu faire ».

« C'est.. C'était vous ? »

Enfin il le reconnaissait. L'homme qui siégeait lui avait tendu la main avant qu'il ne sombre. Il aurait préféré mille morts ce jour-là et pourtant il vivait encore, dans un monde qu'il ne connaissait pas. « La vie que vous vous êtes offerte est immortelle. Vous avez accepté de de me suivre jusqu'ici et de vous battre pour une vie nouvelle, loin de celle qui a rongé votre âme. En vous ouvrant les portes de mon empire, je vous ai offert un présent bien plus grand que celui que vous attendiez de moi ». La mort.

« Et vous dois-je servitude pour cela ? ». Si la question était prononcée avec innocence, la mélodie s'arrêta et bientôt tous les yeux roulèrent vers les deux hommes qui se faisaient face. « Dans cette vie comme dans l'autre je crains n'être capable de vous servir comme vous l'entendez votre Sérénissime ». Jamais il n'avait employé pareille formule et pourtant elle sortait de ses lèvres comme s'il avait toujours été ainsi.

« Assez mon enfant ! Vous n'êtes plus cet être méprisable que vous vouliez tuer. Vous êtes un Séraphin et comme tel, vous tirerez votre force de la lumière et des bonnes choses. Servez-moi avec dignité, moi Adiroth septième des Empereur d'Adiryl, car vous êtes à présent aussi précieux que chacun des miens ». Il se dérida un peu en descendant les quelques marches de son trône. Il n'avait encore vu d’excroissances si longues. Elles traînaient de quelques centimètres derrière lui et son visage semblait sage et juste. « Quel est ton nom, enfant d'Adiryl ? »

« Je crois que l'on m'appelait Denoth, là où je suis né votre Sérénissime ». Il baissa la tête. L'homme qui se tenait face à lui lui inspirait le respect et la crainte, si bien qu'il n'eut jamais le courage d'affronter son regard.

« Alors tu seras libre d'oublier ce nom mon garçon. Ma fille Anyanae sera à ta disposition le temps que tu t'habitues au palais ». Il posa une main douce mais ferme sur son épaule. « Tu es chez toi à présent, utilise cette existence à bon escient ».

Et c'est ce qu'il s'évertua à faire. Il ne vieillissait plus dans ce monde où le temps n'avait plus d'importance que pour les plaisirs futiles de la vie. Alors, il se lia d'un amour sans nom, sans frontière et sans bannière à la belle fille de l'empereur. La première qui l'avait accueilli et dont la douceur avait su au fil des ans ravir à jamais son cœur. Il se fichait bien de ce qui pouvait se passer au dehors, il n'avait d'yeux que pour sa Belle bien qu'il gardait avec prudence des nouvelles sur ce nouveau monde qu'on appellera bientôt les terres de Feleth. Les guerres faisaient certes rage mais que pouvait-il faire, lui ? Au castel tout le monde l'appréciait, oubliant même ses origines peu enviables. On le trouvait de très bonne compagnie, toujours prêt à rendre service aux autres jusqu'au triste jour où l'Empereur trépassa. Il était certainement mort de vieillesse et pourtant rien n'empêcha ce matin-là de devenir funeste. Alors, comme un réveil après une longue nuit, il comprit que les années filaient et avec elles, ses amis. S'il ne vieillissait plus, son amour autrefois beau et charmant se flétrissait, s'amenuisant sous ses yeux impuissants. Et comme la fleur qui fane, un jour elle perdit son dernier pétale, partant retrouver les siens. Les Empereurs se succédèrent, d'abord de la même lignée puis peu à peu s'éloignant pour des branches cousines. S'il y eu un temps prospère où la volonté d'Adiroth fût entretenue, peu à peu les dirigeants n'eurent plus la carrure des Grands d’antan, ni même leur sagesse pourtant si appréciable. Ainsi, les aléas du Destin menèrent de nouvelles ambitions, bien loin de celles de paix et de respect qui avait toujours eut prédominance en ces lieux. Des pensées extrêmes naquirent peu à peu dans les hautes sphères Adiryliéennes, puis se diffusèrent peu à peu dans l'esprit des sujets. Et Denoth, quant à lui, se sentait de plus en plus seul face à ce monde qu'il voyait changé sans pouvoir rien y faire. Le cœur déchiré par la perte de son amour, il quitta le palais pour ne plus jamais y retourner.
Alors, s'il fut un temps recherché, on abandonna jusqu'à son existence. Son nom fut tût, s'oubliant à mesure que les plus vieilles mémoires s'éteignaient. Même son amour pour la fille de l'Empereur passa à la postérité, simple légende que l'on s'amusait à conter aux enfants. Alors, pour la première fois de sa vie sur le royaume Céleste, il eut peur. Le jeu dans lequel il avait toujours évolué était en train de le tuer de l'intérieur. Alors plus par dépit que par envie, il vécut donc seul longtemps. Du moins, il habitait sans personne à ses côtés. Parfois, pour tromper l'ennui, il se rendait sur Feleth pour passer une nuit d'amour avec des femmes dont il ne connaissait rien. Un clin d’œil à son ancienne vie de débauche, qu'il arrivait parfois à regretter. Elles vouaient pour les séraphins un culte étrange, ce qui lui facilitait la tâche. Au fond, elles étaient comme tout ces êtres inférieurs : manipulables. Et malgré sa rancœur, il n'éprouvait aucune envie d’entacher l'âme qui avait mit tant de temps à se purifier. Alors comme un radeau au milieu de l'océan tumultueux, il apprit à se cacher des autres, alimentant le mythe de sa mémoire. Personne ne le reconnaissait évidemment. Il se fondait dans la masse, répondant au nouveau moule de la société d'Adiryl.

Des décennies puis des siècles s'écoulèrent. L'Empereur Hyne régnait en maître, à l'image de Kaull sur la terre du milieu. Deux êtres qui jamais ne s'étaient croisés et pourtant au destin presque similaire. Si l'un voulait éliminer les êtres impurs, l'autre ne souhaitait que voir disparaître la souillure. Cela en devenait presque ironique, une telle situation des millénaires après la création des mondes. Cela n'était-il pas clair pourtant ? Les êtres vivants étaient voués à s'assembler sous les mêmes opinions, quelle qu'elles fussent. L'Empereur Céleste assemblait ses forces, le pacte autrefois établit ne pouvait se rompre. Il avait juré de servir le dirigeant et son Monde, quel que soit le prix. Un échange équitable au regard de la vie que lui avait offert son Rédempteur. Il avait appris les bonnes choses et avait découvert l'amour. C'est ainsi qu'il revenait le cœur lourd dans le demeure du souverain qui l'avait vu renaître, pour la première fois depuis de nombreuses années. Tout était aussi beau, aussi grand et aussi parfait. Il s'en émerveillait encore, trop chanceux d'avoir un jour ouvert les mirettes sur un endroit si idyllique. Pourtant la blanche magie qui avant emplissait les lieux avait une tout autre odeur. L'air lui paraissait différente, même étrange. A présent, il n'était plus un notable. Il était devenu un simple conscrit appelé à défendre corps et âmes les nouveaux principes. Bientôt les ailes d'albâtre seraient tâchées de sang afin que tout soit purifié. Douce propagande. Et lorsqu'on lui demanda son nom, il ne su quoi répondre. Lui-même l'avait totalement occulté au fil des millénaires, si bien qu'il fini par répondre « l'Ange ». Si on le regarda bizarrement et que quelques chuchotis se firent entendre, on lui donna tout de même un vélin de convocation. Dessus était notifiée son affiliation auprès du capitaine Setencia. On parlait beaucoup de ce dernier d'ailleurs. Un séraphin à l’ego irrationnel et un culot qui faisait de lui une personne non grata dans cette guerre.

Lorsqu'on le conduit dans une pièce sombre, il ne distingua pas tout de suite le capitaine d'armée, au visage fermé respirant la cruauté. Il se tenait pourtant tout près de Hyne sans qu'il ne sut le voir lui non plus. Il soutint un instant leur regard, l'Ange ne flanchant pas. Il ne clignait pas même des yeux, son palpitant battant à tout rompre dans sa poitrine marquée. S'ils ne pouvaient le distinguer sous ses vêtements devenus miteux, il portait toujours le symbole d'une vie bien plus sanglante que la leur, bien plus sombre et ténébreuse qu'ils ne pourraient l'envisager. Il avait perdu au cours des ans toute forme de joie, arborant le même masque impassible que dans les tréfonds du monde. Il ne se dit rien de particulier, sinon une confirmation de son enrôlement et pourtant lorsque Denoth sortit de cet endroit austère et glacial tout sembla changer à nouveau. Il enchaîna son amour loin de sa mémoire, reniant tout ce qu'il avait pu accomplir jusque-là. Il ne voulait pas brûler sa conscience pour un monarque aussi fou, préférant la violence à la contemplation du Beau, voulant la mort plutôt qu'observer la paix. La promesse qu'il avait faite à Adiroth l'avait tué une seconde fois. De la bonté il gardait le sens et la valeur. De la gentillesse, il l'enterrait dans un coin sombre de son esprit. Il ne redevenait pas comme avant, bien sûr, mais pour se protéger il avait fait le choix de suivre la masse informe qui menait peu à peu l'univers dans une guerre sans fin.
L'Ange n'était personne, qu'un nom au milieu de milliers d'autres. Du moins aucune ombre ne le suivait jusqu'au jour où il prit les armes pour la première fois. Il portait à la taille une lame de fer blanc à la garde d'ivoire : un cadeau du père de amour. Une œuvre pareille n'était plus connue de personne, le savoir ancien avait disparu avec les sages. Il ne restait presque personne qui avait connu le premier empereur, peut-être même se comptaient-ils sur les doigts d'une main. Très rapidement, au fil des entraînements, il devint un adversaire redoutable. Il avait su au cours de son existence affûter ses sens et son style. Lorsqu'il était encore à la cour, il n'était pas rare qu'il s'autorise une passe d'arme avec quelques chevaliers séraphins et même si l'éloignement l'avait un peu rouillé, il retrouvait chaque jour un peu plus de son talent. Il avait laissé pousser sa barbe brune, et quelques ridules au coin de ses yeux trahissaient son âge. Il était certes incapable de mourir naturellement mais cela n'empêchait son corps de se modifier à petite allure et à ses ennemis de le tuer une bonne fois pour toute. Aussi ne parlaient-ils guère à ses compatriotes d'armes, préférant se rendre sur Feleth où il nourrissait toujours ses aventures sans lendemain. Il n'était plus aussi fringuant mais il restait tout de même assez bel homme, assez pour plaire aux dames à la vertu légère. Pour la première fois depuis longtemps, il servait de nouveau son peuple et même s'il avait muselé ses sentiments profonds, il ne pouvait s'empêcher de ressentir la tristesse d'un passé abolit et la joie de se sentir à nouveau vivant...


Dernière édition par Denoth l'Ange le Lun 16 Mai 2016 - 20:29, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: L'Ange, le démon qui un jour naquit séraphin.    Jeu 12 Mai 2016 - 18:11

Fiche modifiée.
Rien n'a été touché sur le fond sinon le physique et la formulation des phrases.
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MessageSujet: Re: L'Ange, le démon qui un jour naquit séraphin.    Mar 17 Mai 2016 - 16:45

Les modifications ayant été effectuée  
Je te valide :
Néro, Elem est venu ici...

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MessageSujet: Re: L'Ange, le démon qui un jour naquit séraphin.    

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L'Ange, le démon qui un jour naquit séraphin.

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