''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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  Les ficelles du Marionnettiste [Pv Kara - Dain - Maël]

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Cayn Howl



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MessageSujet: Les ficelles du Marionnettiste [Pv Kara - Dain - Maël]   Mar 15 Nov 2011 - 18:36

Les ficelles du Marionnettiste



L’attente se faisait longue, les minutes s’éternisèrent pour ne former plus que des heures. L’assassin souffrait d’une impatience incurable et il était loin d’aboutir à la conclusion de son calvaire. En effet, la file de candidats dépassaient tout ce qu’il aurait pu imaginer, mais pire encore, de nouveaux participants s’ajoutaient à la masse grouillante. C’était insupportable, surtout lorsqu’un nombre incalculable de personnes dévisageait le maître des ombres, ignorant tout de ses compétences réels mais demeurant fascinés par sa réputation de chasseur de prime.

C’était presque ironique en sachant que les exploits de Cayn Howl, se vérifiait davantage dans sa profession secrète que dans celle qu’il exerçait au grand jour. Une apparence qui filtrait le temps, car il n’avait plus chassé de tête mise à prix depuis presque deux longues années. Sa dernière périlleuse expédition avait cependant enflé sa réputation, au point où il ne pourrait jamais plus paraître anodin aux yeux des autres, du moins à Venill. En effet, parvenir à neutraliser un démon originaire du Veïn et très ancien n’était pas le genre de chose que tout le monde pouvait se permettre d’accomplir. Mais par abus de ragots, l’histoire avait été exagérée, au point où Cayn passait pour un seigneur de guerre, capable de se défaire des pires abominations. La vérité étant qu’il n’avait pas vaincu la bête tout seul, au quel cas il ne serait plus depuis longtemps, mais en plus de ça, il était parvenu à frappé la créature en traitre, tournant le combat en sa faveur. Aucun homme ne pouvait espérer vaincre un démon sans l’aide d’une bonne fortune et d’un bon vieux coup sournois, net et précis. Voilà comment il pratiquait l’art du crime, en se portant à la meilleure position, c.-à-d., celle à laquelle on s’attend le moins, dans le dos.

Par ailleurs, se perdre dans ses pensées lui permirent de supporter les quelques minutes qui s’enchainèrent, lui faisant gagner une dizaine de pas en direction du manoir où il ferait sa première épreuve. Mais cet alors que des gardes poussèrent une partie de la foule pour atteindre les organisateurs. Visiblement, ils paraissaient horrifiés et affichaient une bouille qui n’annonçait rien qui vaille. Bientôt, les Organisateurs firent de grands yeux dans le genre écarquillé qui ne plaisait pas à l’assassin.

-Putain, si le tournoi est reporté, je fais le serment de foutre le feu à ce maudit palace d’ingrats… jura Cayn entre ses dents.

C’est alors, qu’en effet, sa prédiction se réalisa, à quelques détails près. Voilà qu’un homme prit la parole au nom de toute l’équipe chargé de contrôler les candidatures.

-Bonjour à tous… Malheureusement, je regrette d’avance de vous avoir fait perdre votre temps. Mais un drame s’est produit il y a peine quelques minutes… Notre cher William Jones nous a quitté, il a été assassiné dans sa demeure résidentielle. Je vous prie de faire preuve de compréhension en vous annonçant que les épreuves et en conséquence l’expédition, sont annulés.

Des cris de rages fusèrent dans la foule, plusieurs crachèrent des jurons tandis que les autres soufflèrent leurs désapprobations. Pendant ce temps, Cayn rebroussait chemin, ne désirant pas faire la file pour récupérer la mâtiné qu’il avait perdu.

* J’aurais mieux fait de rester auprès de cette jeune serveuse… Au moins j’aurais pas perdu mon temps dans cette satané foule de vieux singe. Putain. Mais quel merdier ! 500 000 pièces d’or, je ne peux pas ignorer ce paquetol, ça aurait financé mon projet… Je dois découvrir ce qu’il s’est passé, si ce Jones est mort c’est qu’on en voulait certainement à sa fortune.*

Cayn se faufila, contourna quelques ruelles pour faire le tour des lieux et parvenir à la résidence officielle du dit archéologue. Bien évidemment, sa propriété protégée par des herses, se voyait en plus, surveillée par une horde de la garnison de Venill. Autant dire que ce ne serait pas de la tarte d’atteindre sa dépouille et d’en tirer des conclusions. Mais Cayn était une Ombre, le titre le plus honorifique de la Confrérie de l’Ombres et pour combler le tout, il était membre actif de l’élite. Ce n’était pas le genre d’obstacle devant lequel il reculait. Le seul véritable inconvénient étant que s’il se faisait attraper ou remarquer par les gardes, il serait fiché dans la seule ville dans laquelle il se sentait chez lui.

Mais l’assassin représentait tout sauf une personne défaitiste, que du contraire, il avait plutôt confiance en ses compétences, sinon il n’aurait jamais triomphé d’abominables situations, bien plus terribles que celle-ci.

Récupérant une pierre au sol, il balança celle-ci dans une fenêtre du premier étage, cette action alerta les gardes qui jetèrent des regards furtifs dans toutes les directions. Cayn s’était alors appuyé contre un muret, s’écartant de leurs perceptions visuelles. A ce moment là, plusieurs s’éclipsèrent pour atteindre l’enceinte de la résidence. Ne laissant qu’une minorité de gardes à l’extérieure. De quoi permettre à l’assassin de franchir leur ligne sans même se faire remarquer. Examinant leur position, il étudia leur façon de réagir avant d’escalader à la herse. Visiblement, c’était le genre d’idée juvénile qui ne fonctionnait pas, mais Cayn était le genre d’individu capable de toucher le soleil sans risquer de se brûler. Il parvint de l’autre, côté, amortissant le bruit de sa chute en effectuant une flexion et rotation habile et totalement maîtrisée. Planqué derrière une végétation ornementale, il exploita cette faille paraissant anodine pour atteindre une porte secondaire qui devait certainement mener dans la sellerie. Traversant le passage assez béant pour permettre la traversé d’un bœuf et sa chariote, il distingua un palefrenier ainsi que l’écuyer, alarmé par la présence de l’étranger.

-Vous n’êtes pas un garde, qui êtes vous ? vous n’avez rien à faire ici ! vociféra l’écuyer.

Heureusement, ses bruits furent couverts par les gémissements des bêtes et par le clapotement d’une monture excité. Cependant, Cayn distingua la cloche qui ferait sonné l’alerte mais pis encore, ce maudit dresseur de chevaux s’en approchait pour la faire retentir. Autant dire qu’il avait lui–même choisit sa destinée. L’assassin ne culpabiliserait pas d’avoir supprimé un innocent. Glissant une main à sa taille, il récupéra un couteau de lancer qu’il balança d’un geste habile. La lame vrilla dans l’air, fonçant droit dans la carotide du pauvre homme. Celui-ci poussa un gargouillis quand le fer s’enfonça dans sa gorge, ne lui laissant aucun répit. Soutenant d’une main tremblante la plaie béante qui le vidait de son essence vitale, il s’écroula, le regard vitreux, mort. Son Palefrenier, horrifié, s’était planqué dans le foin d’une cellule vide. Evidemment, Cayn pouvait non seulement flairer sa peur mais aussi ses lamentations de terreurs. Parvenant à celui-ci, il ne comptait pas le tuer, il s’agissait là d’un adolescent qui n’avait rien demandé à personne. Cayn respectait davantage les gens discrets, qui ne se mêlaient pas de la vie d’autrui. C’est pourquoi, il épargna sa vie, mais il ne pouvait pas non plus le laisser avertir les gardes. S’emparant d’un long morceau de bois, il lui balança un violent coup dans le crâne, qui l’assomma net. Une coulée vermeille s’étalait depuis la tempe du jeune individu. D’ici une semaine, il n’en souffrirait plus.

-Désolé le gamin, mais je peux pas prendre de risque…

Sans perdre une seconde, Cayn déshabilla l’écuyer inerte et enfila ses vêtements, se débarrassant des siens pour les fourrer hâtivement dans son sac. A contre cœur, il ôta également son couvre-chef et plaça son sac de voyage et une partie de son équipement dans le foin. En effet, se faire passer pour un écuyer munit d’une épée et d’un sac de transport, n’allait pas jouer strictement en sa faveur…

Quittant l’écurie privée, il baissait le regard, son béret maintenait sa chevelure de jais en place, camouflant une partie de sa réelle allure. Poussant les portes de l’entrée du manoir, il remarquait quelques gardes, qu’il évita soigneusement quand enfin, il fut malheureusement contraint de rencontrer en contact avec deux d’entre eux, seul moyen de traverser le couloir permettant d’accéder à la chambre du défunt.

-Triste nouvelle, messieurs… je viens quémander une requête, puis-je voir une dernière fois mon bon seigneur ? Souffla-t-il, glissant son regard dans ceux des gardes, révélant une parfaite indifférence aux pétrins dans lequel il risquait de se fourrer. L’un d’eux le jugea d’un regard méprisant, l’autre désirait quelques précisions.

-Eh bien, voyez-vous, Seigneur Jones, n’était pas seulement mon employeur… il était aussi mon ami. Cayn en rajoutait des couches, laissant une larme border le coin de son œil, talent de comédien qui lui avait couté de longues années d’entrainement, dans l’art du bluff. « Il m’a toujours traité comme tel et je veux juste le voir une dernière fois, lui faire mes adieux car je sais qu’à ce funérailles, comme c’était un homme important, je n’en aurais jamais l’occasion… Pouvez-vous faire cela pour moi Sieur… ?

-Malkam.

-S’il vous plait Malkam, je ne demande qu’une minute afin de lui donner ma bénédiction pour l’au delà.

(Cayn avait en effet remarqué le pendentif, symbole de croyance du garde. Peut-être se montrerait-il sensible à la prétendue foi du soi-disant écuyer).

-Très bien vous pouvez passer, mais faîte vite, d’ailleurs je vous surveille.. Siffla l’homme.

Son collègue lui jeta des étincelles de colère dans le regard, mais visiblement il n’était pas en mesure de discuter sa décision. Souvent, le garde qui prenait la parole, étant le supérieur de celui qui l’accompagnait et ce dans presque toutes les grandes villes.

Pendant que Cayn analysait le corps du noble marchand. Il constata de profondes lésions au niveau du corps mais également une trace presque imperceptible que ses yeux d’expert identifièrent.

* Un vampire s’est chargé de son cas… Je dois absolument le trouver… *

Imitant l’homme en détresse, il se mit à frémir en poussant des lamentations presque inaudibles, la meilleure façon de conserver sa crédibilité étant de ne pas trop en rajouter.

Tombant à genou à côté de la dépouille, l’assassin prit le visage du défunt dans ses mains, dans l’unique but de récupérer sur sa paume, le parfum de la victime.

Le garde le repoussa d’un coup de pied, lui ordonnant de quitter les lieux, car il n’avait pas le droit de toucher le corps. Quand Cayn rebroussa chemin, il récupéra ses affaires dans l’écurie et repartit comme il était venu, sans alerté ne serait-ce qu’une mouche.
Pistant les différentes traces de pas au sol, il analysa la forme d’une chaussure de qualité, respectant la démesure de l’égo d’un vampire. Une fois cela accomplit, il glissa l’index dans la forme imprégnée dans la boue et porta un brin de mixture à ses narines. Cette trace de pas correspondait aux émanations de la victime, le meurtrier avait glissé son pied dans le sang de la dépouille et il offrait une merveilleuse piste au maître de l’Ombre.
Suivant sa trace, Cayn Howl dévala à travers plusieurs ruelles. Se questionnant quant au moyen qu’avait utilisé le vampire pour circuler en pleine journée.

* J’ignore comment il a fait pour tromper le soleil, mais ça va chier pour sa tronche. Ma bonne vieille dague en argent n’est pas encore émoussée, il va y avoir droit le petit salaud... *

Cet alors qu’à mesure qu’il resserrait l’étau sur ce maudit prédateur, il reconnu la jeune femme, avec qui il avait passé la nuit, en train de se faire secourir par un étranger.

* Eh merde, il me pique le beau rôle… Mais qu’est-ce quelle vient faire ici ? *

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Les ficelles du Marionnettiste [Pv Kara - Dain - Maël]

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