''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Histoires de famille (rp solo)

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Ledha Borolev

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MessageSujet: Histoires de famille (rp solo)   Dim 27 Nov 2011 - 2:37

" Dit, Dorklass, t'en pense quoi de la petite Narri ? "

Dorklass cligna des yeux et sorti de sa rêverie, avant de bailler à s'en décrocher la mâchoire. Par les Dieux, garder la porte était d'un ennui. Heureusement que Firmin discutait un peu, ou il se serait jeté du corps de garde depuis longtemps. Faire le planton alors que son frère était allé rejoindre des mercenaires, libre, vivant des aventures, l'enrageait. Il se tourna vers son camarade.

" Trop jeune pour toi Firmin. Elle a que 14 ans tu sais ?! "

" Ouais, c'est vrai, mais... "

" De toute facon, Pietrov est déjà passé dessus plusieurs fois, je comprend pas pourquoi tu t'obstine. "

Firmin gratta sa barbe de trentenaire et convint que son camarade avait raison. Il oublia les formes naissantes de la petite Narri. Pendant un moment du moins. Il se promis qu'il passerait à l'acte. Son regard se perdit dans la vide avant de se ranimer. Il secoua Dorklass comme un prunier qui répondait faiblement un "quoa, quoa, quoa?". Firmin pointa du doigt un homme se tenant sur la route.

" Y a quelqu'un. "

En effet, il y avait quelqu'un. De taille commune, cheveux bruns, portant un sac en bandoulière et s'appuyant sur un bâton garni d'une lame tellement grande qu'elle en était intimidante. Il leur fit un petit coucou de la main, criant pour se faire entendre.

" Bonjour gardes ! Belle journée n'est-ce-pas ? "

Il semblait de bonne humeur, ce qui rassura Dorklass. Il décida de jouer son rôle de garde, et parla d'une voix forte du haut des "remparts" de la ville: un muret de pierre et des créneaux en bois, le tout haut de 3 mètres.

" Ôla étranger, que faites vous à Blancherive ?"

Il sourit intérieurement, satisfait de sa performance, avant que Firmin ne lui frappe le crâne.

" Crétin ! "

" Quoi ? "


" C'est Ledha ! D’où tu l'emmerde avec tes questions ? "

Conciliabule peu discret. Ledha secoua la tête de gauche à droite, un grand sourire sur le visage. Revoir Dorklass et Firmin avaient toujours été agréable pour lui. Ce duo de trentenaires était une mine à anecdotes. Il les interrompit.

" Votre discussion est très intéressante, mais serait-ce possible de me laisser entrer ? J'ai une visite à faire moi !"

Firmin disparut dans le corps de garde et activa le levier permettant d'ouvrir en grand les portes de l'entrée sud du village. Dorklass était parti dans un sprint sur les petits remparts, et lorsque la porte s'ouvrit enfin, il était arrivé à hauteur de Ledha, bien qu'il soit totalement exténué. Celui qui se faisait passer pour un voyageur tranquille lui serra la main.

" Cela faisait longtemps Dorklass. Quoi de nouveau à Blancherive ? "


Dorklass lui répondit d'un air joyeux. Il s'était toujours bien entendu avec Ledha. Il lui montra au loin une maison invisible.

" Deux familles se sont installées ici. On doit être presque deux cent maintenant. Ça fait plaisir de vous voir ! Vous restez combien de temps Archiviste ? "

Ledha lui répondit d'un air aimable, bien qu'un peu empressé, son cœur battant légèrement plus vite, cherchant quelqu'un du regard. Plusieurs personnes qui marchaient dans l'artère principale du village remarquèrent Ledha et un petit attroupement se fit. La visite de l'Archiviste était devenu une tradition du village, qui accueillait avec plaisir la venue de cet homme aimable, tous les deux ans. Il n'avait jusque là jamais manqué le moindre rendez vous. Il les salua tous, demandant ou se trouvait son "oncle".

La scierie. Comme d'habitude, il laissa avec regret ces visages familiers en leur promettant de leur raconter plein d'histoires le soir venu, à l'auberge. En attendant, le soleil était encore haut dans le ciel, et il avait toujours une visite à faire. Dorklass et Firmin furent laissés à leur poste, mais Ledha put discerner une pointe de regret. Il se promis de leur apporter une bière ce soir.


Dernière édition par Ledha Borolev le Lun 5 Déc 2011 - 0:21, édité 1 fois
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Ledha Borolev

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MessageSujet: Re: Histoires de famille (rp solo)   Dim 27 Nov 2011 - 22:30

La scierie était légèrement isolée du reste du village. Malgré cela, c'était autour d'elle que s'était construit ce dernier. Un magnifique bâtiment, d'une beauté rustique, longeant un fleuve, qu'elle exploitait via l'intermédiaire d'une roue à eau. Bjorn et Sailir tenaient cette scierie depuis des décennies, utilisant une bonne demi-douzaine d'employés. Le travail était simple. Abattre les arbres se trouvant de l'autre côté du fleuve, les transporter via un habile (et compliqué) système de cordage, les ébarber, trancher les troncs dans le sens de la longueur via une belle machine mécanique, et obtenir des petites buches. Ledha avait souvent travaillé ici lors de ses séjours, afin de se rendre utile tout en occupant son esprit.

Il croisa deux ouvriers qu'il ne reconnaissait pas, et appris plus tard qu'il s'agissait de deux fils appartenant à une des nouvelles familles installées. Un des deux alla chercher Bjorn, faisant attendre Ledha, qui fit la conversation avec l'un des deux "nouveaux". Un brave type du nom de Casier, un peu terre à terre et lent d'esprit, mais sympathique. Il devint muet lorsque Bjorn apparu sur le pas de la porte.

" Allez y monsieur, le patron est arrivé. " dit-il d'un air fatigué, du haut de ses 16 ans et demi. Ledha lui fit un rapide au revoir et se dirigea vers Bjorn, s'appuyant sur son bâton. Le visage du vieux bûcheron s'illumina à la vue de Ledha. Quand à l'hémomancien, il fut incapable de retenir un sourire de plus en plus large à chaque pas, et lorsqu'il arriva au contact de Bjorn, il allait d'une oreille à l'autre.

" Ledha "

" Bjorn "

Ils serrèrent leurs poings droit et ces derniers se percutèrent dans un geste amical avant qu'ils éclatent de rire. Du haut de son mètre 90, Bjorn prit Ledha dans ses bras et le souleva comme un petit enfant.

" HAHAHA sacré Ledha, toujours au rendez vous, tu n'as pas une minute de retard ! Comment vas tu mon vieux ? "

Ledha parti dans un grand rire, essuyant une larme alors que Bjorn le reposait à terre.

" Je suis plus jeune que toi je te rappelle ! Comment allez vous toi et ta barbe ? "

Bjorn se lissa son épaisse barbe. Les ouvriers s'étaient arrêtés dans leur travail et les regardaient de manière pas très discrète. Ledha et Bjorn se retournèrent vers eux, mais tous avaient repris leurs activités ou concourraient pour le championnat d'imitation de la marche nonchalante. Bjorn entraîna Ledha à sa suite, sa main sur l'épaule du nordique.

" Allez, entre. Tu as déjeuné ? "


" Pas depuis hier soir. " reconnu Ledha. Il avait mal estimé les provisions nécessaires et n'avait jamais été un excellent chasseur. Son estomac logeait dans ses talons.

Bjorn le fit entrer chez lui. Ledha s'arrêta et regarda l'unique pièce. Une cheminée en face de la porte accueillait comme toujours le visiteur. A gauche, une table assez imposante, occupant la largeur de la maison rectangulaire, assez grande pour accueillir une tablée d'une dizaine de personnes. Derrière la table, des escaliers descendaient à la cave, dans laquelle se trouvait plusieurs outils de travail et le lit de Tallis.

Tallis... Ledha demanda ou elle se trouvait. La réponse enjouée de cette dernière, à sa droite, lui parvint. Une jeune fille lui sauta dans les bras en l’appelant "mon oncle". Il la pris dans ses bras et tourna sur lui-même avant de la déposer sur le sol. Il la contempla et ébouriffa ses cheveux. Elle avait bien grandie. Une petite fille mignonne. Elle allait sûrement devenir une femme magnifique plus tard.

" Comment tu vas ma grande ? "

" Bien ! J'ai plein de choses à vous raconter mon oncle ! Vous savez que Dimitri a réussi à.. "

" Allons Tallis, n'embête pas ton oncle, laisse le souffler. "

La femme de Bjorn, Sailir, fit son apparition. Elle tenait une hache de bûcheron dans sa main. Ledha ne pouvait s'empêcher de sentir son cœur se serrer. Une très belle femme à la longue chevelure brune, le visage souillé par l'effort, la vapeur. Les mains toujours attaquées par des échardes. Un tablier sale. Mais malgré ça, elle resplendissait comme une princesse. Elle n'avait pas sa place ici. Elle méritait tellement mieux qu'une vie de paysanne. Mais cette dernière lui convenait tout à fait.

" Vous devriez vous reposer mon cher neveu. Vous semblez fatigué. "

Ledha obéit. Il n'avait guère le choix. La voix de Sailir était magnifique. Le genre de voix à faire descendre une statue de son socle pour 3 tours de pistes à fond de train et 50 pompes. Il déposa son barda au pied de la chaise qui lui serait sans doute attribuée et ils se préparèrent à déjeuner. Sailir et Tallis allumaient le feu tandis que Ledha et Bjorn s'asseyaient.

" Ledha, mon neveu, connais tu la nouvelle ? "

" Oui, mon oncle, de nouvelles familles se sont installées ici, je sais " répondit aimablement Ledha, jouant le jeu de la parenté devant Tallis.

" Non, je ne parle pas de ça. Il y a autre chose. "

" C'est à dire ? Je déteste le suspense Bjorn. "

" Une loge de Berserkers s'est installée ici. Et ils veulent te voir. Ils t'attendaient. "
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Ledha Borolev

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MessageSujet: Re: Histoires de famille (rp solo)   Lun 28 Nov 2011 - 13:18

Ledha leva un sourcil circonspect.

" Attendre ? Les rares Berserkers que j'ai croisé n'étaient pas du genre patients. Ils sont ici depuis combien de temps ? "

" Une semaine tout au plus, ils ont dressés un campement à quelques dizaines de mètres de la ville. "

Ledha tendit son assiette de bois et remercia Sailir lorsqu'elle lui servit un imposant morceau de viande. Entre deux bouchées d'affamé, il continuait ses questions.

" Tu sais ce qu'ils me veulent ? Ils sont combien d'ailleurs ? "

" Une petite dizaine, pas plus, dont 3 femmes. "

* Une dizaine, rien que ca... *

Ledha lâcha son morceau de viande, et s'adossa au dossier de sa chaise en croisant les bras, ses sourcils froncés.

" Je présume qu'ils vont être au courant de mon arrivée et que je vais devoir les rencontrer, mais je n'en ai absolument pas envie, c'est grave ? "

" Très grave, ce serait manquer un rendez-vous. "

Ledha soupira et rassura Tallis du regard, cette dernière l'observant d'un air inquiet. Elle lui demanda combien de temps il allait rester, et comme d'habitude, il lâcha la même réponse. Deux semaines, après quoi, il devrait repartir. Ils arrêtèrent de parler des Berserkers, Sailir se réjouissant de sa venue, arguant "qu'une paire de bras en plus ne serait pas de trop". Chose à laquelle Ledha répondit avec un demi-sourire. Couper du bois n'avait jamais été sa grande passion, mais cela occupait l'esprit et entretenait le corps.

" En tout cas, j'ai l'impression de devenir une attraction, avec ces gens qui se précipitent à ma venue. Ça en deviens presque gênant. "

" Les gens t'apprécie mon cher neveu. Les enfants attendent tes histoires. Et tu avais promis d'amener Tallis voir les ruines. "

Ledha se souvint de sa promesse. Tallis, comme lui, était une personne curieuse, mais la superstition des habitants de Blancherive faisait que personne n'avait accepté de l'emmener voir les ruines anciennes. Trop risqué. Ledha par contre, de par des connaissances, était considéré comme le seul capable de l'emmener sans qu'elle se blesse. Il se tourna vers cette dernière.

" Si tes parents sont d'accord, c'est quand tu veux ma petite Tallis. Mais pas aujourd'hui, j'ai besoin de repos, et j'ai des gens à voir. "

" Et vous devez m'apprendre l'elfique aussi mon oncle ! "

" Apprend déjà à bien écrire l'humain " dit-il d'un air faussement sévère.

" D'autant qu'il n'y a qu'un elfe ici, et il ne connaît même pas la langue de sa race ! A quoi cela te servirait ? " commenta Sailir. Le ton de sa voix était moins chaud que celui de Ledha, qui reprit l'assaut sans pitié de son repas. A la fin de ce dernier, une demi-heure plus tard, Il s'étira en bâillant sous le regard amusé de Bjorn.

" J'en connais un qui va bien dormir ce soir. Voir dans un instant. "

Ledha laisse poindre un autre bâillement à s'en décrocher la mâchoire, une larme de fatigue perlant de ses yeux fatigués. Il se leva d'un air morne.

" Non, je dois aller voir ces Berserkers. Sinon, c'est eux qui viendront me chercher, et avec ma malchance habituelle, ce sera pendant mes besoins ou ma toilette. "

" Je croyais que vous ne vouliez pas les voir mon oncle ? " s'étonna Tallis. Il lui ébouriffa les cheveux devant l’œil furieux de Sailir, qui lança un regard du genre " je ne m'embête pas à la coiffer le matin pour que tu massacre mon travail ".

" On ne fait pas toujours ce que l'on veux ma grande. " Il se saisit de son sac et de son bâton. Pas question que quiconque n'ouvre ses affaires et tombe sur ses livres. Surtout pas Tallis. S'ils savaient que les plus grands ouvrages de nécromancie se trouvaient sous leur toit...

Il se retourna une fois sur le pas de sa porte.

" Je reviens dans une bonne heure je pense. A tout à l'heure ! "

Il ferma la porte, et ils entendirent ses pas s'éloigner. Silence.

" Je comprend pourquoi il était si pressé, il n'a pas débarrassé sa part. " constata Sailir.

------

Ledha se mit rapidement en marche. Repus, de bonne humeur, aucun soucis ne planait sur son cœur, porté par l'ivresse toute simple d'un bon repas avec des gens qu'on apprécie et la dernière personne de sa famille Tallis. Qu'est ce qu'elle avait grandie. Il n'avait plus beaucoup de temps. Plissant les yeux à cause du soleil, il se dirigea vers le campement des Berserkers, guidé par les indications de plusieurs villageois. Il leur promit de revenir plus tard. Lorsqu'il passa les portes Nord du village, un vent léger se leva. Il ne lui fallut qu'une dizaine de minutes de marches pour arriver au campement. On ne lui avait pas menti, ils s'étaient installés tout près, à l'orée de la forêt, après avoir traversé le pont.

Deux personnes avancèrent à sa hauteur. Le premier était un homme effroyablement grand, culminant sans doute à deux mètres 20, ses bras épais comme le torse de Ledha, il serrait ses poings en regardant l'hémomancien. Avec lui se tenait une femme, à peine plus de la vingtaine sûrement. Musclée par les efforts, vêtu de peaux, elle aurait pu être jolie si elle avait pris soin de son corps. Des peintures de guerre rouges striaient son visage et faisaient ressortir ses yeux bleus.

" Halte étranger ! Que faites vous ici ? " dit-elle sans ménagement. Pas très agréable

* C'est étrange, j'ai comme un écho dans l'oreille... * songea Ledha. Il fit une révérence polie, le sourire aux lèvres.

" J'ai cru comprendre que vous me cherchiez, j'ai préféré prendre les devants. Je suis Ledha Borolev. "

Silence pesant. Elle l'examina de haut en bas et lâcha un " Vous ne ressemblez pas à un nécromancien. Plutôt au pouilleux du coin. "

* Oh, je sens qu'on va s'adorer tous les deux... *

Il croisa les bras, la regardant de haut. Elle était un peu plus petite que lui.

" Et alors ? Ça ne veut rien dire, vous pensez que déchirer vos vêtements et vous peinturlurer le visage vous fait ressembler à une guerrière ? "

Son visage devint aussi pourpre que ses peintures de guerre, mais elle fut retenue par le plus grand.

" Calme toi Dolianne. "

* Prend ca, grognasse. *

Le géant se mit à genoux pour regarder Ledha dans les yeux. Après un léger silence, il se releva.

" Venez. Je vais vous amener à notre chef. "

Le géant se mit en marche. Ledha décida alors de le suivre, et fit un grand sourire à la jeune femme qui lui lance un regard noir.


Dernière édition par Ledha Borolev le Mer 30 Nov 2011 - 22:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoires de famille (rp solo)   Mar 29 Nov 2011 - 22:52

* Par mes aïeux, quelle ambiance de folie *

Ledha se tenait debout, devant le chef des Berserkers. Ces derniers s'étaient disposés en cercle autour de l'hémomancien, qui avait déposé son sac à ses pieds et tenait son fauchard comme une sentinelle. Pas la moindre échappatoire. Le chef était.... un elfe ? La vie était bien surprenante.

" Bonjour, Ledha. Je vous en prie, prenez vos aises. "

Si l'elfe était assis sur un siège, il n'y avait aucun autre mobilier. Ils étaient en effet au milieu du campement spartiate dressé par les Berserkers. Ledha s'assit en tailleur sur l'herbe. Il regarda tous ces gens aux mines peu recommandables autour de lui. 3 femmes, un géant, un elfe comme chef... il vit également qu'un d'entre eux avait la peau noire, sûrement un homme du désert, et qu'il était en train de dormir à même le sol, comme assommé. Il empestait l'alcool. Il reporta son attention sur le chef.

" Je suppose que vous ne m'avez pas amené ici pour rien. Je vous écoute. "

L'elfe semblait aussi étonné à la vue de Ledha que n'était ce dernier à la vue de l'elfe.

" Je connais votre... réputation, Ledha Borolev. Pour l'un des plus puissants magiciens noirs de tous les temps, je m'attendais à ce que vous soyez plus... impressionnant. "

" Vous n'êtes pas le premier à me le dire. Honnêtement, ressembler à un pouilleux comme le disait votre camarade ne me gêne pas. "

L'elfe éclata d'un rire gai. Ni lui, ni Ledha n'avaient la tête de l'emploi.

" Rassurez vous, nous ne sommes pas ici pour tenter de vous tuer comme d'autres ont du le faire. "

" Trop aimable. "

" Nous aurions besoin de votre aide. "

Ledha leva la main, tel un vrai chef Indien.

" Je ne suis pas une de ces bonnes poires qui aide n'importe qui car on le lui demande vous savez. Qu'avez vous à offrir en échange ? En supposant que des Berserkers tel que vous aient quoi que ce soit d'utile à m'apporter."


L'elfe se recoiffa en lâchant un "pfeuh" agaçant et se pencha en avant de son "trône".

" Nous connaissons vos faits, monsieur Borolev... le mangecoeur. Ça ne vous vas pas bien d'ailleurs, vu votre tête de comptable honnête. Sachez que nous avons de quoi vous aider... et de plein gré. Dollianne ? "

La jeune fille qui avais injuriée Ledha auparavant s’avança et brisa le cercle qui se referma derrière elle. Le chef des Berserkers lui fit signe de les rejoindre. Ledha remarqua qu'elle évitait de croiser son regard et lorsqu'il parvint à accrocher ses yeux verts, elle trembla, mal à l'aise. Qu'on lui ai confirmée qu'elle se trouvait en face d'un des plus puissants magiciens noirs de ces derniers siècles semblait la mettre quelque peu mal à l'aise. Son chef la présenta de la main.

" Dolianne ici présente possède une capacité très spéciale. C'est une marchemonde. Elle peut créer des failles. "

Ledha perdit une toute petite fraction de seconde son calme. L'herbe à ses pieds devint rouge sang, avant de reprendre des couleurs normales. Le mage du sang dégageait une odeur de souffre et de fer. Créer des failles. Passer les mondes. Enfin. Voilà des mois qu'il cherchait quelqu'un avec ce pouvoir, sans succès.

" Comme ça ? Elle claque des doigts et hop ? " dit-il en joignant le geste à la parole.

Elle se mit à rire nerveusement, comme les autres Berserkers. Ledha suspendit son geste.

" Non, voyons, seul celui que certains appellent Tyrias serait capable de ce genre de prouesses. Dolianne a besoin de sang... beaucoup de sang. Une bonne quinzaine de litres. Si vous nous aider, elle acceptera de vous fournir son aide. A condition que vous apportez vous-même le sang bien sûr. "

Ledha resta silencieux avant de se lever. Il croisa les bras, penchant légèrement la tête en arrière et plissant les yeux.

" Vous ne vous êtes jamais dit que je pourrais la forcer à faire une faille en utilisant votre sang à vous tous ? "


Silence de mort. Ils sortirent tous leurs armes et s'approchèrent de lui. Un des Berserker cracha.

" On t'aura tué avant. " Ledha lui sourit d'un air joyeux.

" Vous seriez une trentaine que ça ne changerait rien. " Il regarda l'elfe et s’avança vers lui d'un pas assuré. Le plus jeune des Berserkers essaya de lui barrer le passage, mais au lieu de se cogner, Ledha s'écrasa contre lui dans une immense flaque de sang, comme une bombe à eau qui percute une vitre. Le jeune homme regarda autour de lui, une mare sanguine se trouvant sous lui et ses vêtements. Comme si Ledha avait explosé.

Avant qu'il ne puisse prononcer un seul mot, dans un bruit ecoeurant, le sang coula et se regroupa, créant une sorte de golem sanguin qui devint Ledha. Ce dernier empoigna le chef des Berserkers par le col devant le regard effaré des Berserkers. Ils avaient bien vus le mage de sang exploser en une vague de sang avant de se reformer derrière leur compagnon.

" J'accepte votre marché, elfe. Mais comprenez bien une chose. N'essayez pas de me tromper sur la marchandise (il pointa Dolianne du doigt)ou de me demander une chose absurde car vous le regretterez, c'est clair ? "

Il ne souriait plus et se montrait plus sérieux que jamais. L'elfe, qui n'avait pas perdu son sang froid, bien que son visage était maculé de sang, hocha la tête en réponse. Derrière Ledha, le plus jeune des Berserkers essayait d'essuyer ses vêtements et sa peau, recouvert de sang qu'il était.

Ledha lâcha l'elfe et lui demanda sans ambage.

" Maintenant que les termes du marchés sont fixés de mon côté, j’attends votre demande. Et pesez bien vos mots. "

Il n'y avait même pas de menace sous latente dans ses paroles. Il aurait pu dire "bonne journée à vous" qu'il aurait gardé le même ton.


Le Berserker à la peau noire remua légèrement et se retourna.
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MessageSujet: Re: Histoires de famille (rp solo)   Dim 4 Déc 2011 - 15:21

L'elfe fit un signe aux Berserkers, qui rengainèrent leurs armes. Tous semblaient relativement nerveux, tandis que Dolianne, elle, regardait Ledha avec un mélange de terreur et de fascination morbide. Sans prêter attention au sang qui maculait ses vêtements, Ledha recula de quelques pas, revenant au centre du cercle nouvellement formé.

" Allez, je vous écoute. "

" Avez vous exploré les ruines qui sont près de votre village ? "

Ledha fronça les sourcils, se grattant sa barbe de trois jours.

" Il y a quelques années, oui, j'étais allé y faire un tour. Mais uniquement dans les niveaux supérieurs. Je pense qu'il doit y avoir un réseau de catacombes, mais l'entrée était bloquée. Je n'ai pas éprouvé le besoin d'aller plus loin. Pourquoi ? "

" Il s'agirait en fait d'un gigantesque tombeau (ce à quoi Ledha répondit "non, sans blague ?" ) de Sandath mains-rouges. "

Ledha haussa les épaules.

" Connais pas. "

" Il s'agit d'un des plus grands héros des Berserkers. Nous avons découverts qu'il s'agissait de son tombeau que très récemment. Mais nous avons été bloqués nous aussi. "

" Par la porte ? "

" Non. " répondit le géant. Ledha regarda les Berserkers. Les hommes étaient tous, pour la plupart, des types solides et musclés. Même si Ledha avait un corps plus puissant et résistant qu'un homme normal, nul doute que face à la brutalité conjuguée de ces derniers, il ne valait rien. Ils avaient sûrement dû défoncer la porte.

" Une protection magique. " intervint un des Berserkers. Barbe de quelques jours, cheveux bruns mal coiffés, assez râblé, plus âgé que Ledha, la cinquantaine bien tassé. L'hémomancien eut une étrange sensation en le regardant attentivement et en entendant sa voix. "Impossible à passer. Même Chris n'a pas réussi. "

Le Chris en question, à la peau noire, dormait comme une bûche sur le sol. Vu le regard presque dégoûté de ses confrères, il devait faire partie de ces Berserkers incapables de tenir l'alcool. Une honte.

" Et vous pensez que je pourrais vous aider à passer cette protection et à rejoindre le tombeau de votre ancêtre ? Pourquoi ne pas prendre un mage spécialisé dans les contresorts ? "

" On ne trouve pas un mage comme on trouve un porte-glaive. Alors trouver un spécialiste qui accepterait d'accompagner des Berserkers..."

" De plus, la magie pue et empeste la nécromancie. Vous pensez que vous parviendrez à dissiper cette barrière ?" cracha un jeune Berserker

" Je pense surtout qu'un nécromancien moins patient que moi t'aurais éviscéré pour ton impolitesse, petit. " répondit-il sans même lui accorder un regard. Il s’avança vers l'elfe, parlant avec les mains.

" Donc je viens avec votre petite compagnie, j'ouvre la barrière, et la jeune femme ici présente m'ouvre un portail ? "

L'elfe secoua la tête.

" Non. Nous ne pouvons pas tous venir, car les souterrains sont très étroits. Et nous aimerions vous garder au cas ou d'autres obstacles seraient infranchissables pour nous. "

" Et qui viendrais avec moi ? "

" Nous avons déjà fait notre choix. Dolianne, Forlovan, Chris, Signur, moi-même et vous. Nous sommes prêts à partir dès que Chris aura dessoulé."

Ledha leva une main.

" Désolé, pas question. Ce soir et demain, c'est repos pour moi, j'ai ma famille à voir, et j'ai promis de raconter des histoires aux gosses. Et ne faites pas ces têtes d'épagneul. Votre mort ne va pas s'envoler. A moins que vous m'ayez caché quelque chose ? "

Ils assurèrent que non. Certains le regardait avec de grands yeux, incapable de comprendre ses sautes d'humeur. Il parlait de rendre visite à sa famille, des étincelles dans les yeux et un sourire béat alors qu'il les avaient menacés de morts quelques minutes avant ? Il leur demanda ce qu'ils avaient l'intention de faire. Rester ici ?

Ledha se mit à rire.

* Mon dieu, ils préfèrent rester dehors en lieu et place d'une auberge. *

" Descendez dans le village. L'ambiance est sympathique, et il fait chaud ! "

Il leur dit au revoir d'un signe de tête entendu, avant de les saluer de la main, et commença à partir du camps. Tandis qu'il descendait vers le village, il réfléchissait à ce que serait l'expédition. Le chef des Berserkers devait sans le moindre doute être un individu puissant et compétent pour être le leader. Leur discussion avait suffit à Ledha pour comprendre qu'il en avait dans le crâne. Un bon point. Forlovan, le géant, l'inquiétait un peu plus. Ce dernier serait sans doute un allié de poids, mais incontrôlable et inarrêtable s'il se mettait à être taré. La présence de Dolianne l'embêtait. Les tombeaux vieux depuis des siècles et protégés par la magie étaient toujours dangereux, et la voir mourir serait terriblement frustrant. Il allait être forcé de la protéger.

Ledha n'avait pas d'opinion sur Chris. Il faut dire qu'il ne l'avait pas vu dans les meilleures conditions, et que tout le monde le regardait avec un air peu engageant. Signur devait être le jeune con. Peut-être que l'elfe l'avait amené pour qu'il fasse ses preuves...


Dernière édition par Ledha Borolev le Mar 13 Déc 2011 - 12:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoires de famille (rp solo)   Lun 5 Déc 2011 - 0:57

Perdu dans ses reflexions, Ledha ne fit pas attention ou il mettait les pieds. Heureusement pour lui, Sailir fut la première personne qu'il croisa. Elle le regarda les yeux ronds comme des billes, portant ses mains à sa bouche.

" Mon dieu ! Tu es plein de sang ! Que s'est-il passé ? "

Ledha la regarda d'un air perdu.

" Hein ? Que, quoi ? (il regarda ses vêtements et se rappela que le sang dû à son sort maculait ses vêtements et son visage. Il porta une main ensanglantée à son front) Et meeeeeerde... "

Il reporta son attention sur Sailir, les mains exposées comme un homme voulant montrer qu'il est désarmé, même s'il n'avait pas lâché son fauchard.

" Je n'ai tué personne ! Je le jure ! ". Sans même écouter l'hémomancien, elle le prit par le bras et le força à la suivre tandis qu'il lâchait un " hééééé ! " afin qu'ils soient hors de vue. Puis, elle le traîna plus qu'elle l'invitât à la suivre vers la rivière qui coulait parallèlement à la route, en le traitant d'imbécile inconscient. Ledha protesta, sans hausser la voix.

" Dis, je suis un terrible nécromancien mangeur de cadavres (il prit une voix faussement terrible )je te rappelle, un peu de respect pour mon égo et ma réputation. T'imagines si quelqu'un nous regardait ? "

" Tu serais incapable de faire du mal à une mouche Ledha. Pas à une mouche comme moi en tout cas. "

Ils arrivèrent à la rivière, après presque 20 minutes de marche. Sailir avait coupée à travers la végétation, et croiser quelqu'un ici tiendrais du miracle. Elle se pinça le nez.

" Et tu ne t'es pas lavé depuis 3 jours je parie ! ". Ledha corrigea. Deux jours. Elle lui intima l'ordre de se déshabiller, avec l'autorité d'une mère sur son fils. Il obéit sans protester, en râlant pour la forme. Lorsqu'il fut entièrement nu, il se tourna vers elle, et contracta ses muscles dans un grand sourire.

" Pas mal, hein ? "

Elle le poussa dans la rivière d'un coup de pied dans un grand rire. Ledha profita de ce moment pour prendre un grand bain. Quelques minutes plus tard, il s'assit sur un petit rocher tandis que Sailir, derrière lui, faisait le reste de sa toilette en l'essuyant avec un chiffon. Elle effleura sa peau marquée. Sur l'épaule, elle vit des traces récentes de morsures. Les omoplates étaient striées de traces parallèles. Elle comprit que Ledha avait du être torturé, frappé à coups de martinets. Sur le flanc, une blessure à la hache. Au bas du dos, un hématome énorme, signe d'un coup de marteau. Pas un seul centimètre carré de Ledha n'était vierge de blessure ou de coup.

Elle repensa à ces histoires de sang. Grâce à la magie du sang et la nécromancie, Ledha pouvait régénérer ses plaies internes et les hémorragies. Mais ses blessures restaient à jamais. Elle commença à se sentir bizarre au niveau de l'estomac. Son corps entier respirait la guerre et la violence. Mais malgré ca, le visage de Ledha était calme et bienveillant, ce dernier lui parlant d'une voix douce de choses futiles. Comment allait Tallis. A quel point elle devenait jolie. Si Tallis était heureuse. Elle lui répondait pas des "oui" absents et pensifs. Il ne s'en formalisa point. Sailir se demandait comment un homme aussi calme et tranquille pouvait supporter une existence aussi glauque et violente. Elle essaya d'imaginer Ledha tuant quelqu'un. Elle n'y arriva pas. Il ferma paresseusement les yeux alors qu'elle frottait vigoureusement son dos en broyant de la menthe dessus. Sans qu'elle le lui demande, il lui raconta ce qui s'était passé avec les Berserkers.

" Tout cela finira quand Ledha ? "

Il soupira.

" Bientôt avec un peu de chance. C'est peut-être mon dernier séjour ici. "

Intérieurement, Ledha frissonna et sentit son cœur se serrer. Quitter Feleth. Changer de monde. Sur quoi allait-il tomber ? Les descriptions de ses livres étaient précises, certes... mais en vrai, cela était toujours différent. Les démons ne lui faisaient pas peur... le Vein, beaucoup plus. Une tape dans le dos. Sailir lui signala que la toilette était terminée. Propre, sentant bon la menthe, Ledha se retourna et enlaça la femme de son ami, qui lui caressa tendrement le dos. Elle savait que le mage de sang ne profitait guère de la chaleur humaine, et durant quelques instants, elle consentit à la lui donner. Puis, il se rhabilla, avec des vêtements propres qui se trouvaient dans son sac. Des vêtements en lin, peu luxueux. Des vêtements "de pouilleux". Ramassant son fauchard et prenant son sac, il revint vers Blancherive. Cette fois, c'est Sailir qui le suivais.

Ledha tint sa promesse. Il amena deux pintes de bière relativement fraîches à Firmin et Dorklass et passa une petite partie de la soirée avec eux. Puis, il alla dans l'auberge/taverne du village et fut le centre de toute les attentions, en racontant plusieurs de ses péripéties (en enlevant certains moments choquants... ). Ce fut au milieu de la soirée que le Berserker Forlovan entra dans le bâtiment, alors que Ledha terminait une de ces histoires, un air légèrement ahuri, signe de consommation d'alcool prolongée, debout sur une table, tenant une pinte de bière vide, un public entièrement acquis (et tout aussi saoûl) autour de lui, comme s'il était sur une scène de concert.

" Et à ce moment là, je me disais que ces orques seraient pas assez fous pour faire exploser la mine dans laquelle eux et nous-même nous trouvions... "

" Et ils ont fait quoi ?! " demanda une voix tout au fond.

" ET BIEN CES ORQUES SONT ENCORE PLUS CONS QUE CE QUE JE PENSAIS ! " Hurla Ledha dans un grand rire suivis par le reste de la soixantaine de personnes présentes dans la taverne. Forlovan leva un sourcil. Il n'imaginait vraiment pas ce type ainsi. Ledha le vit et l'encouragea à les rejoindre. Il accepta.

C'est par un concours de boisson dans lequel sorti vainqueur le Berserker que la soirée se termina.
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MessageSujet: Re: Histoires de famille (rp solo)   Jeu 15 Déc 2011 - 1:06

---------- le surlendemain ----------

" Il met du temps. " fit remarquer le Berserker aux cheveux gris. Adossé contre un arbre, bras croisés, il sourit en voyant les mines énervées de ses compagnons qui allaient escorter Ledha dans les ruines. Enfin, escorter Ledha... Brosis ne connaissait que des rumeurs sur ce dernier, et ce qu'en disait leur chef. Et il avait également vu avec quelle facilité l'hémomancien avait évité l'attaque du plus jeune d'entre eux. Si un dixième de ce qu'affirmait leur chef était véridique, alors ce Ledha était assez puissant pour tous les massacrer sans forcer. En fait, c'est lui qui allait les escorter.

Il revint sur ses pensées. Pas tous. Chris pourrait lui faire face.

Brosis soupira. Il aura aimé en être. Assister à cela. Ledha l'intriguait. Une seule parcelle de ses pouvoirs, qui s'était échappée lorsqu'il avait été pris par l'émotion, avait suffit à les rendre malades. Mais à côté, il semblait être un homme sympathique. S'il n'avait pas été un hémomancien, il aurait sûrement été un homme vivant paisiblement dans une petite ferme.

" Il est enfin là ! "

Ca, c'était Signur. Le jeune, celui qui avait craché sur la nécromancie. Une bonne paire de couilles, mais qui remplacait un cerveau déficient. Une tête brûlée. Brosis espérait qu'il ne se mette pas à provoquer Ledha. Il ne voulait même pas l'imaginer réellement en colère.

En parlant du loup, voilà qu'il montrait son nez. Ledha marchait vers eux tranquillement, escorté du géant Forlovan. L'hémomancien semblait de bonne humeur. Il était vêtu de vêtements "flippants", chemise rouge de lin, gantelets et jambières en acier noir, se terminant en pointe, de multiples lanières sur le torse, quelque chose qui exprimait la ruine, la mort, la décomposition. De sinistre. Forlovan, lui, était vêtu comme un paysan. Nulle armure, juste un énorme marteau à deux mains comme arme. Ledha leur fit tous un salut de la main une fois arrivé à leur hauteur.

" Mes excuses pour le retard, Tallis ne voulait pas me lâcher. On y va ? "

Il semblait de bonne humeur. Le chef lui présenta Chris, celui qui était raide soûl lors de la venue de Ledha. Un noir de peau, discret de nature, équipé d'une armure de cuir, qui lui serra la main avec chaleur. Les sourires de Ledha, de Chris et du chef donnaient l'impression que le trio partait en pique-nique. Dolianne et Signur, eux, faisaient la gueule. Forlovan restait neutre. Ils partirent tous les six, laissant Brosis et le reste des Berserkers en plan.

Ils disparurent hors du champs de vision de Brosis.


---------

Sailir, cachée entre deux buissons, hors de vue, regardait la petite compagnie partir en direction des ruines. Elle distingua aisément Ledha parmis les Berserkers. Il semblait discuter avec le géant. Elle les suivis et sentit son coeur se serrer lorsque Ledha entra dans les ruines. Après quelques minutes, alors que tous étaient entrés, elle fit demi-tour, et revint vers Blancherive. Le soleil n'était même pas encore à son zénith.


-----------

Leurs pas résonnaient sur le sol de pierre des ruines. Les vieilles catacombes semblaient immunisées aux affres des visites. Alors même que les Berserkers étaient venus il y a une semaine, rien ne semblait avoir changé. C'est comme si l'endroit était hors du temps et...

Ils arrivèrent devant la porte qui avait bloqué Ledha. Elle était démolie, pulvérisée, des morceaux de bois et de fer gisant sur le sol, une partie du mur ayant été arrachée.

* Bon, je n'ai rien dit.* pensa Ledha.

Il enjamba prudemment le cadavre de la porte. Il n'y avait guère de discussions entre les menbres du groupes, mais il n'y avait pas trop de tension, excepté avec Signur. Dolianne, elle, était le plus discrète possible, et évitait de croiser le regard de Ledha. Il compris qu'il la terrifiait. Forlovan lui avait confié qu'elle n'aimait pas son pouvoir, et, d'une certaine façon, Ledha était l'incarnation même de cette magie maudite. L'hémomancien s'en fichait. Elle ferait ce qu'il lui demanderait, et après, hop, adios. Pas envie de s’embarrasser d'une idiote. Après de longs moments de marche, ils arrivèrent devant une immense porte, de plus de 3 mètres de haut. Les petits corridors avaient laissés place à de grands et larges couloirs, assez pour faire tenir 10 personnes de front. Si tout cela était le tombeau d'une seule personne, elle devait avoir été sacrément importante.

La porte resplendissait. Une couche ombrée de noir recouvrait le bois de la porte. Barrière de protection magique. Classique. Ledha fit craquer ses jointures exagérément.

" Reculez, et laissez faire le professionnel. "

Il examina pendant quelques instants la couche de magie. Il l'effleura doucement du doigt, avant de frapper d'un énorme coup de poing. Ce dernier fut stoppé à un millimètre et une onde de choc se repercuta à la surface de la barrière de protection, comme sur de l'eau. Il se retourna vers les Berserkers qui s'étaient tous reculés de plusieurs mètres lorsqu'il avait amorcé son coup.

Tous sauf un. Chris.

" Dites donc, c'est de la magie noire, ça. Un héros Berserker qui fricote avec des magiciens noirs, c'est un peu douteux. Sans vouloir vous manquer de respect. "

" Vous pensez faire quelque chose ? " demanda Chris. Ils regardaient tous les deux la barrière magique, l'un à côté de l'autre, croisant les bras. Ledha haussa les épaules et se mit à sourire.

" C'est une protection de haut niveau... enfin, pour l'époque. En tout cas, pour un pratiquant des arts sombres comme moi, ça ne vaut rien. "

Il leva son bras, la paume de sa main droite grande ouverte, vers le plafond. Puis, d'un coup, il referma son poing.

Ils comprirent à quoi servaient les bouts pointus de ses gants métalliques quand ils pénétrèrent la paume de l'hémomancien, faisant couler du sang. Les gants ne protégeaient pas la paume. Ledha fit un grand geste du bras, aspergeant de sang la barrière noire. Puis, il parla. Une incantation terrible, au point que tous eurent un haut-le-cœur alors que Ledha parlait d'une voix qui n'était pas la sienne.

" NOS LOKASH FALOSH ! "

Un léger frémissement. Puis, dans un écoeurant bruit de succion, la barrière s'évanouit, laissant derrière elle une porte de bois recouverte de poussière. Ledha se mit à sourire, alors que du sang coulait de sa main droite.

" Et voilà le travail. "
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MessageSujet: Re: Histoires de famille (rp solo)   Ven 30 Déc 2011 - 0:22

Ils passèrent la porte. Ledha vit sans le moindre étonnement que la tension s'était accentuée. Le voir réduire à peau de chagrin cette protection avait mis en garde ses compagnons. Ils connaissaient désormais sa puissance. Du moins, ils le pensaient. Ledha prit la tête du groupe, juste devant l'elfe. Chris fermait la marche. Les couloirs se rétrécirent, au point que Forlovon devait se courber, et il maugréait des choses peu aimables sur la mère de l'architecte du tombeau, ce qui fit rire Sighur. Plus tard, le couloir s'élargit, les murs étant même garnis de torches aux lueurs inquiétantes.

" Magie noire ? " demanda l'elfe.

" Poudre naine. Ca ne fait rien de spécial, juste que le feu devient bleu. Mais bon, c'est le décorum, très important. "

" Le décorum ? "

" Oui, pour impressionner. Un peu comme mes incantations, genre celle que vous avez entendue lorsque j'ai dissipé cette protection. Je n'en ai pas besoin, mais ca fait toujours son petit effet sur les gens. " dit il dans un sourire satisfait.

Quelques instants après, les torches s'éteignirent d'un coup, et il y eut une grande confusion alors que le sol bougeait.

" Merde ! "
" Attention ou vous mettez les pieds !"
" Je vois plus rien !"
" Enlève ton pied Forlovan. Tout de suite. "
" Désole chef."
" C'est bon, j'ai trouvé une anfractuosité. "
" C'est ma poitrine, sale porc ! " *bruits étouffés, ressemblants à des coups de poings*
" Hahahaha ! "
" C'est qui le connard qui trouve ca drôle ? "
" Il s'appelle Borolev le connard, petit " *léger silence*

La lumière revint. Devant eux se trouvait une grande salle circulaire de presque 100 mètres de rayon. Dolianne était en train d'essayer d"étrangler Chris tandis que Sighur fusillait Ledha du regard. L'elfe se tourna vers le nécromancien, en massant son pied. Seul Forlovan se rendit utile en prenant une torche et en levant son bras pour éclairer la salle relativement sombre comparée au couloir.

" Alors, magie ? "

Ledha haussa les épaules.

" Plutôt un fonctionnement mécanique, vous savez, les chambre secrètes et les portes scéllées sont vieilles comme Feleth. Ensuite, pour les torches, je ne saurais expliquer le fait qu'elles s'éteignent. "

Il marcha vers le centre de la salle. Il y avait une grande table circulaire, avec plusieurs dizaines de sièges sur lesquels se trouvaient des squelettes. L'endroit avait de quoi donner la chair de poules. Ils avaient l'impression de déranger une assemblée en pleine discussion. Et au fond de la salle se trouvait... un trône. Sur lequel était assis une silhouette. Ils se regardèrent. L'elfe fit signe d'avancer et ils se mirent en marche. Sighur regarda le plafond. Au moins 30 mètres de hauteur. Bigre. Son regard s'attarda sur les armes antiques se trouvant près des squelettes. Ledha tenait son arme à deux mains.

" Magie. Faites attention. "

Sighur se tourna vers lui silencieusement. Il vit que la main de l'hémomancien ne saignait plus. Il n'aimait pas cet homme trop sympathique pour être honnête. Il n'avait qu'une envie, lui planter sa hache dans le dos. A quoi bon le garder vu qu'ils étaient arrivés au bout après tout ?

Un craquement. Ils se retournèrent. Chris avait juste marché sur un morceau d'os qui trainait. Il s'excusa de manière confuse alors que Dolianne faisait mine de réchapper d'une attaque cardiaque. Ils arrivèrent devant le trône. La silhouette était un squelette. Mais un squelette énorme. Et surtout, ses yeux brillaient d'une lueur flamboyante.

" QU'Y A T-IL APRES LA MORT ? "

La voix résonna dans toute la salle, faisant tomber de la poussière du plafond. Sa tête pivota lentement, dévisageant Forlovan. Le géant crut qu'il allait s'effondrer sur lui-même tellement il était intimidé.

" NOUS LES BERSERKERS PENSONS QUE NOUS TROUVERONS APRES LA MORT UN MONDE IDEAL, REMPLIS DE GUERRES ET DE BATAILLES SANS FIN. JE SUIS MORT ET JE N'AI RIEN VU DE TOUT CELA. "

" Et donc, vous avez choisi d'être un mort-vivant ? "

Tous les Berserkers lancèrent un regard terrifié vers Ledha, qui s'était approché du trône sans la moindre peur. Le premier des Berserkers lui lanca un terrible regard.

" EXACTEMENT. MEME APRES LA MORT, JE PEUX CONTINUER A ME BATTRE. JE N'AI QU'A ETRE PATIENT. "

Il se leva, dépassant de deux têtes Ledha, presque aussi grand que Forlovan. Il tenait une grande hache d'une main et une sorte de dague, ou une épée courte, à la lame anarchique. Qui dégoulinait en permanence de sang. Ledha se sentit irrésistiblement attiré par elle.

" Attendez ! S'il vous plait ! Dites moi à qui vous avez fait appel ! Je veux savoir qui était assez puissant pour relever des morts durant plusieurs siècles ! "

Le ton de Ledha était suppliant. Un peu plus et ils s’agenouillerait et prierait le squelette du vieux roi. Son regard était obsessionnel.

" JE SENS VOTRE PUISSANCE ET VOTRE CORRUPTION. MAIS VOS SUPPLIQUE N'Y CHANGERONT RIEN. CE NECROMANCIEN EST MORT DEPUIS DES SIÈCLES ET N'EST QUE MENU FRETIN COMPARE A VOUS. VOTRE MORT COMBLERA LA SOIF DE MON ARME. "

Un concert de crissement. Ils se retournèrent. Les squelettes attablés se levèrent dans des gestes précis et fluides, prenant leurs armes et se dirigeant vers eux. Ca allait être du 1 contre 10.

" On va se faire massacrer. " déclara Sighur, qui avait courageusement sortit son épée. Forlovan, dans un geste rageur, lanca sa torche vers les squelettes et dégaina son arme. Ledha, lui faisait face à l'ancien roi.

" Ces hommes sont venus vous rendre hommage et vous voulez les tuer. "

" VOUS NE POUVEZ RIEN COMPRENDRE. NOUS SOMMES DES BERSERKERS. IL N'Y A POUR NOUS QUE LA GUERRE. UN GLORIEUX COMBAT ET UNE BELLE MORT, C'EST LE PLUS BEL HOMMAGE QU'ILS PUISSENT ME FAIRE. "

Ledha fit tourner son fauchard à toute vitesse, gardant ses distances.

" Je ne suis pas un Berserkers. Donc, désolé, mais je ne goûte pas à vos traditions. "
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MessageSujet: Re: Histoires de famille (rp solo)   Jeu 12 Jan 2012 - 22:31

Ce n'est qu'au corps à corps que Ledha se rendit réellement compte de la puissance de son adversaire. Il parvint à parer le premier coup, et ce fut la dernière fois qu'il essaya. Le choc le fit valser à plusieurs mètres, et il sentit l'onde de choc se répercuter dans le manche de son arme, ses doigts, ses bras et tout son corps. Il se remit sur pieds dans une impulsion des jambes, et se baissa juste à temps pour ne pas se faire pulvériser par la hache de l'ancien roi. Il fit une seconde plus tard une roulade sur le côté pour éviter cette fois la dague étrange de son adversaire. Bordel, qu'il était rapide. Le Roi attaqua deux fois, avec sa main droite, puis la gauche, mais l'enchaînement était si vif que Ledha vit avec horreur les coups arriver presque en même temps. C'était de la pure folie.

Ledha connut le sentiment le plus horrible qu'il peut arriver à un guerrier. L'impuissance. Il était lui-même un très bon combattant, capable de se débarrasser sans peine d'une personne normale. Mais face au Roi, aussi malin, aussi habile, aussi courageux qu'il fut, il était juste totalement inférieur. De la même manière que le moineau le plus brave du monde se fera toujours tuer par un chat. Le combat était en réalité une véritable raclée, une démonstration de force impeccable du Roi. Puissance, technique, clairvoyance, il ne lui manquait rien. Le fauchard tourbillonnant de Ledha ne parvint pas une fois à tromper sa garde, et il prit même un temps d'avance sur l'hémomancien, l'envoyant valser contre un mur. L'humain grimaça, entendant le bruit des côtes fêlées. Il s'affala contre le sol, paume ouverte, son fauchard roulant à côté de lui. Il avait été totalement écrasé

La hache du Roi percuta la tête de Ledha dans un bruit putride, faisant valser le sang. On entendit un quasi bruit d'explosion tandis que la pierre se désagrégeait sous le coup du vieux Roi. Mais lorsque la poussière retomba, il n'y avait nulle trace de Ledha. Juste du sang. Du sang partout. Dans un bruit de sucion, le sang se DEPLACA, coula, formant une grande mare sur le sol, qui partit à quelques mètres du Roi, qui se retourna. La mare de sang se mit à frémir, et dans un tourbillon écarlate se reforma Ledha, dont la main droite gantée de fer était recouverte de sang. Son sang. Il se désagrega en un instant après un coup effroyablement violent du Roi, au point qu'il semblait déchirer l'air. Cette fois, le sang explosa uniquement dans la direction du Roi, qui fut recouvert du précieux liquide rouge. Pendant un léger instant, l'étonnement sembla perler de son regard mort. Une fois de plus, le sang se reforma pour donner Ledha, qui n'était pas habillé. Mi homme, mi golem de sang, il n'avait pas de jambes, mais une sorte d'immense queue. Il s'enroula autour du Roi comme un serpent, enserrant son cou dans ses bras de sang.

" A mort. "

Le Roi poussa un cri percant. Il sentait la magie en lui s'évanouir peu à peu. La magie de mort qui l'animait, elle était... ASPIREE. De la même manière que Ledha aspirait la vie des vivants, il se nourrissait de la magie noire elle-même contre les morts-vivants. Le Roi eut le bon réflexe. Il se jeta de dos contre un mur, forçant Ledha à retrouver sa forme de flaque sanguine. Alors qu'il s'éloignait pour se reformer, Ledha poussa un cri lorsque la dague du seigneur perça le sang sur le sol, commençant à l'aspirer. Cette dague aspirait le sang ! Au fur et à mesure que le sang composant Ledha était englouti par l'arme, cette dernière semblait devenir peu à peu plus aiguisée. La seule arme qui s'aiguise en étant plongée dans le sang au lieu de rouiller peu à peu. Ce qui formait Ledha tenta de s'échapper, sans succès. Le roi frappa du plat du pied, faisant voltiger le sang et le dispersant en plusieurs petites flaques, qui commencèrent à se rejoindre pour ne faire qu'un.

Un bruit, un bourdonnement. Sentant le danger, le Roi se retourna, et utilisa sa hache pour parer un coup venant de derrière.

C'était Chris. Ce dernier, équipé d'un sabre de forme commune aux gens des contrées désertiques, mais se tenant à deux mains, était apparu sans prévenir derrière le Roi. Ce dernier le rabroua, et le frappa trois fois, visant le genou, le ventre et la tête. Mais ses armes ne touchèrent rien de solide. Tourbillonnant sur lui-même, ses habits de cuir tracant des particules dans l'air souterrain, il disparu dans l'air. Comme une ombre projetée soudain autre part par un changement de lumière, Chris réapparu derrière le Roi. Ce dernier avait réagit promptement, mais Chris s'était déja évanoui. Il tomba sur les épaules du Roi et son sabre pulvérisa la clavicule de l'ancien Berserker. Ce dernier poussa un démentiel cri de rage, et envoya valser le noir. Avant que ce dernier ne se fracasse contre un mur, il se dispersa comme un nuage, avant de revenir plus loin, agenouillé, à une quinzaine de mètres du Roi. Nulle expression sur son visage. La colère de Chris était rentrée sur lui-même, et le plus fort de tous les Berserkers, l'elfe y compris, ne faisait aucun bruit, se battant dans un silence plus opressant que n'importe quel cri de guerre.

Ses compagnons se débrouillaient bien. Ils se défendaient, de manière admirable. Mais ils perdaient. Forlovan était déja mort, d'un point de vue clinique, mais son corps s'animait toujours, écrasant un squelette présent alors qu'il avait perdu un bras et que ses tripes coulaient de son torse éventré. L'elfe, se battant sans aucune finesse, réduisait ses ennemis en poussière, mais son corps avait atteint ses limites. Dollianne, elle, avait réussie à éviter le gros des combats, défendue par Sighur, le jeune, l'impoli, le connard, mais le brave. Ledha pouvait le voir, luttant avec courage contre plusieurs assaillants. Lui-même était dans une merde pas possible. Le Roi était trop fort pour lui. Enfin... disons qu'il avait besoin d'un répit pour lancer son plan. Chris en avait fourni un. Court, certes, mais un répit tout de même. Ledha tendit la main vers les squelettes qui attaquaient Sighur. Ce dernier représentait sa seule porte de sortie. Une ombre invisible voilà les morts-vivants autour du jeune Berserker, dont l'esprit était parti, loin, très loin, guidé uniquement par son instinct.

La dague du Roi perça le dos de Ledha, pénétrant sa peau, sa chair, ses muscles, pulvérisant ses omoplates, pour cogner contre le sol. L'hémomancien poussa un cri étouffé, mêlé de gargouillement. A trente mètres de là, un flottement eu lieu entre Sighur et ses ennemis... qui se jettèrent sur lui et l'étripèrent dans une frénésie nouvelle, contrôlés par Ledha, dans son agonie. Sighur s'effondra au sol, dans la même état. Le pied squelettique du roi se posa sur la tête de Ledha.

" LA FIN EST ICI. "

sprotch.

Ce qui était autrefois la tête de Ledha fut écrasée comme une pastèque trop mûre, et l'hémomancien expira. Le Roi se retourna. Chris se tenait droit contre lui, son regard vide plongé dans celui du Roi. Voilà un adversaire intéressant se dit le Premier des Berserkers. Chris s'évanouit dans l'ombre pour se porter à son contact, franchissant plusieurs mètres en un instant. Les lames se croisèrent.

A trente mètres d'ici, le corps de Sighur se révulsa, trembla, et commença à se lever, les yeux blancs. Dans un bruit à faire vomir le plus solide des hommes, les os se tordirent, les muscles se mirent à fondre ou gonfler, la peau changea de teint. Le sang présent sur le sol, celui des Berserkers, afflua vers lui, attiré magiquement, s'engouffrant dans les plaies qui se fermèrent. Ce qui était Sighur se leva, respirant bruyamment. Il était un peu plus petit qu'avant. Et ses cheveux étaient noirs comme les plumes d'un corbeau. Il se retourna à moitié, ses yeux fixant d'un air fou le duel entre Chris et le Roi, au loin.

Les pupilles de ses yeux étaient bleues. Ledha se mit à sourire, et les squelettes autour de lui, plus d'une quarantaine, commencèrent à le regarder, arrêtant d'attaquer. Le corps sans vie de Forlovan continua de se battre quelques instants, avant de s'effondrer, tout comme celui de l'elfe. Dollianne, elle, gisait inconsciente, du sang coulant sous elle.

Les orbites vides des squelettes semblaient briller d'un feu nouveau. Ils regardèrent Ledha. Puis leur ancien chef. Et ils commencèrent à marcher vers lui.

Ledha les suivait. Habillé comme l'était Sighur, crachant parfois du sang. Et souriant de toutes ses dents. Il devait tuer le Roi. A tout prix. Mais pendant quelques instants, une pensée occupa son esprit, tandis que son regard glissait sur ce qui était autrefois son cadavre, à plus de vingts mètres de lui.

" Désolé Sighur. Et merci. "
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MessageSujet: Re: Histoires de famille (rp solo)   Dim 26 Fév 2012 - 20:18

Dollianne pleurait.

Ce n'était pas son genre pourtant. Elle avait toujours été une femme forte et indépendante. N'était-elle pas une Berserker ? N'avait-elle pas tuée, massacrée, éviscérée des dizaines de personnes, parfois sans défense ? Elle avait assistée à des scènes de massacres horribles, et pourtant, ce qu'elle voyait ici...

En position foetale, elle sentait le sang couler de son corps par de nombreux endroits. Mais elle s'en fichait. A vrai dire, elle ne s'en rendait même pas compte. Son corps, ses yeux et ses pensées étaien focalisées sur une seule chose: Le mangecoeur. Car elle se refusait de le considérer comme un être. C'était une chose. Une chose qui n'était pas de ce monde, et une insulte même à la nature et à tout logique.

Un squelette l'enjamba. Il puait le sang, comme tout dans cette pièce. Ledha Borolev passa près d'elle sans lui prêter attention. Il agita ses mains dans diverses incantations, et Dollianne vit avec horreur du sang s'élever dans les airs pour entrer dans ses narines et sa bouche. Dans un bruit à vomir (ce qu'elle fit) les plaies de Ledha s'effacèrent peu à peu comme des traces dans le sable. Son armée se dirigeait toujours vers le combat entre le Roi et Chris. Elle put voir que plusieurs squelettes s'étaient effondrés. Apparament, Ledha avait bien plus de mal avec les morts-vivants qu'avec le sang. Cela la rassurait quelque peu de voir qu'il y avait une limite à sa puissance.

Comme un seul mort, les squelettes se jetèrent sur le Roi. Celui ci les ignora pratiquement, se concentrant sur Chris. Le Berserker en tua plusieurs lui-même, ces derniers ne faisant que le gêner. Plusieurs plaies se voyaient sur son corps, et elles étaient assez profondes. Puis, Ledha se jeta dans le combat, armé d'une hache à deux mains.

Dollianne se déplaca en rampant près de la table, observant le combat en se raccrochant à une chaise. Elle put voir par sa vision brouillée par la fatigue et les larmes, que, malgré des efforts, Ledha fut assez marginal, sans compter ses squelettes qui furent vite réduits en poussière. Mais malgré cette stricte infériorité, il ne fut pas un poids mort pour Chris, s'efforcant de ne pas le gêner dans ses mouvements.

10 minutes, ce fut le temps que dura le combat. Cela peut sembler court. Bien loin des légendes qui parlent de combats et de duels de plusieurs heures. Mais dans la réalité, ces dix minutes manqèrent de tuer la jeune femme par la tension et le stress. Le style dansant du mangecoeur, le pragmatique et minimal de Chris, celui lourd, destructeur, et ancien du Roi, ceux malafroits et pitoyables des squelettes, tous s'entremelèrent dans une tornade de lames et d'os.

10 minutes, ce fut le temps nécessaire pour que l'arme de Chris pulvérise le corps du Roi. Celui qui fut le plus grand des Berserker s'effondra. Il avait en tout, fallu plus de 20 minutes de combat contre Chris et le mangecoeur réunit, ainsi qu'une quinzaine de squelettes.

Et le Roi en question n'était alors que l'ombre de ce qu'il était de son vivant. Il s'effondra, et tout devint silencieux. Le regard vide de Chris reprit des couleurs alors qu'il s'effondrait au sol, agenouillé afin de récupérer ses forces. Ledha, lui, regarda le corps du Roi.

Nul autre que lui vit que quelque chose s'échappa du corps du Roi. Une aura grise, marron, noire, dorée, il n'aurait su dire. Elle vola autour du corps, et s'échappa par ou ils étaient venus. Il déglutit.
Ils venaient peut-être de faire une grosse bêtise. Il s'approcha de Chris. Le Berserker noir avait beaucoup souffert de son combat contre le Roi.

" Ca va Chris ?"

Ce dernier accepta la main de Ledha qui l'aida à se relever.

" Pas vraiment. Mais je m'en sortirais. "

Il sourit à Ledha, avant de fracasser le nez de ce dernier d'un énorme coup de tête. Ce dernier s'effondra au sol. Chris tenait son grand cimeterre de sa main droite.

" Pour qui me prenez vous, mangecoeur ? "

Ledha le regardait sans comprendre. Le coeur de Dollianne bondit de joie.

" Vous me prenez pour un de ces Berserker sans cervelles aisément manipulables et stupides ? J'ai vu ce que vous avez fait. Vous avez tué Sighur. "

Il marchait vers Ledha.

" Non... Chris, non... "

" Vous nous guidez dans un piège et tuez mes compagnons. Je sais quel sort vous me reservez à moi et Dollianne. "

" Vous vous trompez Chris... j'ai pas voulu ca... "

Ledha se justifiait comme un gosse. Il se justifiait mal, mais disais la réalité. Il ne pouvait sentir la magie. Il était tombé dans le piège, et n'avait tué Sighur que pour éviter une mort certaine. Et il vit dans la posture de Chris que la diplomatie n'était pas une option. Mais il ne voulait pas tuer Chris. Il l'aimait bien. Réellement. Sans parvenir à le dire. Ce dernier le prit par le col, et le souleva, collant son visage au sien, le vrillant de ses yeux argentés.

" Je vous prenais pour un type plus correct que les rumeurs courant sur vous, mangecoeur. J'avais tort. "

" C'est maintenant que vous avez tort, Chris... je ne veux pas me battre contre vous. "

" C'est surtout que vous ne voulez pas mourrir. Vous n'êtes rien face à moi. "

Il planta son cimeterre dans le ventre de Ledha, prit le manche avec les deux mains et le pointa vers le ciel, le corps hurlant et gémissant du mangecoeur s'empalant peu à peu, jusqu'a la garde. Il continuait de fixer les yeux de Ledha.

" Adieu, mangecoeur. "

" Adieu. "

Ledha disparut. Ou plutot, se volatilisa, dans un nuage de sang. Dollianne ouvrit les yeux en grand. Elle ne voyait plus rien. Un brouillard pourpre avait envahi la pièce, et elle ne voyait pas à plus de deux mètres. Chris était invisible à ses yeux. Et Ledha était sur elle. Partout. Devant, derrière, sur sa peau. Elle était seule, et Ledha avait envahi la pièce.

Elle entendit un cri. La voix de Chris. Et elle manqua de defaillir en comprenant que c'était non pas un cri de rage ou de victoire, mais un cri d'agonie. Tandis qu'elle tentait de se boucher les oreilles, une question envahit son esprit.

Qu'est ce qui pouvait faire durer un cri d'agonie aussi longtemps ?

Aussi vite qu'il était arrivé, le nuage de sang disparu, et la forme de Ledha apparue derrière Chris. Le corps sans vie de ce dernier, s'effondra sur le sol. Ledha, lui, se tenait droit, le bras entièrement recouvert de sang poisseux et dégoulinant. Dans sa main, un coeur, celui de Chris. Dollianne se rendit compte qu'elle était entièrement recouverte de sang. De même que les chaises, la table, les murs et le plafond.

C'était un cauchemar. Elle essaya de s'enfuir en rampant, l'esprit de plus en plus fragile. Elle pria, au fond d'elle, pour que Ledha la tue brutalement et sans souffrance. Derrière elle, un bruit de mastication se fit entendre. Elle comprit alors pourquoi Ledha était surnommé "Le mangecoeur."

Ledha la regarda essayer de s'enfuir sans chercher à la retenir. Sans son état, elle n'irait pas loin. Il prit une bouchée du coeur de Chris, faisant encore couler le sang, dont l'odeur ferreuse et tenace avait envahie la pièce. Il regarda quelques instants le corps de Chris. Ce dernier était un formidable guerrier. Mais un humain bléssé, aussi fort soit-il, ne représentait pas plus de danger pour Ledha qu'un bambin en pleine forme.

Son regard, irrésistiblement, fut attiré par un objet. La dague du roi, celle qui l'avait tué, gisait sur le sol, attendant un maître. Attendant qu'une main la saisisse. Ses formes noires et démoniaques attiraient Ledha comme un insecte par une lumière.

Finissait de manger le coeur de Chris, il se pencha sur l'arme, et la ramassa, intrigué.
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MessageSujet: Re: Histoires de famille (rp solo)   Lun 27 Fév 2012 - 22:07

La dague était lourde. Pour un corps aussi "petit" que celui de Ledha, comparé à celui de Roi, bien entendu. Le premier des Berserker s'était donc allié aux premiers des mages noirs, et des mages de sang.

Aux premier des Borolev. C'était la seconde fois que Ledha retrouvait des traces de sa famille en dehors de leur domaine familial. Chose qu'il n'appréciait pas du tout. Ses yeux bleus glissaient sur la lame, et, instinctivement, il prononca quelques paroles maudites. La dague trémoussa, puis, dans un mouvement imperceptible, le sang présent dans la pièce trembla, avant d'être aspiré par la petite dague, qui se mit à brûler la main de Ledha, qui la laissa tomber sur le sol en grimacant. La dague atterrit sur le sol dans un bruit mettallique. Autour d'elle, une legère aura rougeâtre se voyait. Ledha la repris, et regarda autour de lui.

Nulle trace de sang dans la pièce. Au contraire, elle semblait presque "propre". Il regarda la dague. Voilà décidément un objet qui allait lui être fort utile. Il la rangea dans son sac, qui se trouvait près de son ancien "corps". Puis, d'un air presque allègre, il se dirigea vers Dollianne, qui rampait en gémissant. Le corps de Ledha avait déja récupéré, utilisant le sang et la chair des cadavres des Berserkers pour se reconstituer.

Une bataille avait eu lieu ici. Ledha avait été tué deux fois. Mais au final, il en sortait vainqueur, et en pleine forme, sans blessure.

Voilà quel était le pouvoir de l'hémomancie. La victoire par la survie, tout simplement.

" Non... pitié..."

La voix terrifiée de Dollianne s'étrangla lorsque Ledha la prit par le col, et la souleva du sol pour la forcer à se lever. Il la prit par les cheveux, ses yeux bleus fixant ceux de la jeune Berserker. Au milieu de sa terreur et de sa haine, elle se rendit compte pour la première fois qu'il était beau.

" Te souviens tu de la promesse de ton chef ? Tu dois m'aider à aller dans le Vein. "

" Vous les avez tous tués ! "

Il la gifla avec autorité.

" C'est faux et tu le sait très bien petite idiote. Alors, si tu tiens à la vie de tes compagnons à l'extérieur d'ici et en vie, tu ne fera pas de vague, compris ? Nous avons été attaqués, et tout le monde est mort. C'est la vérité après tout, n'est ce pas ? "

Elle le regarde de nombreuses minutes. Un silence gêné s'établit entre eux. Elle détourna le regard.

" D'accord..."

" Bien. Alors maintenant, hop ! On ressort ! "

Il la menaca de son fauchard. Elle déglutit, et prit la tête du duo. En temps normal, elle tenterait de s'échapper, de le prendre par surprise. Mais elle l'avait vu mourrir deux fois et ressortir tout de même vainqueur. Il n'y avait rien à faire contre lui. C'était d'une simplicité. Comme une catastrophe naturelle, Ledha était un être contre qui lutter se revelerait de toute facon vain. Elle tenta de lui parler.

" Qu'allez vous faire ? "

La voix de Ledha, aussi calme, et... joviale qu'a l'accoutumée, lui répondit.

" Ce que NOUS allons faire... nous reposer une petite journée, dire au revoir à tes amis, et partir afin de trouver un lieu dans lequel un massacre se déroule. Nous aurons ainsi assez de sang pour faire le rituel. Simple non ? "

Elle manqua de défaillir et de tomber en larmes.

" Si le Royaume l'apprend, ils vont me tuer..."

" Et moi pas ? " lui demanda froidement Ledha.

Lorsqu'ils arrivèrent dehors, Dollianne s'effondra, soulagée, presque folle dans le regard, de voir le ciel bleu et le soleil, qu'elle sembla vénérer, à genoux. Ledha, lui s'adossa contre un pilier à moitié coupé, tenant son fauchard d'une main. Elle remarqua en se relevant qu'il semblait sur-armé. Ledha avait récupérer les armes de ses compagnons. Il lui en tendit une. Celle de Forlovan.

" Tu serais bien gentille de la prendre, je ne suis pas une mûle. "

Elle la prit sans rechigner, le remerciant presque en inclinant la tête. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il récupère les armes des morts pour les rendre à ses compagnons vivants.

" Allez, on repart. "
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