''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp]

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Azulia Ozera



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Azulia Ozera
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Race : Seïrdan
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Métier : Conseillère
Croyances : aucune
Groupe : Démon

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Fiche de Personnage : Ma Fiche


Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp] _
MessageSujet: Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp]   Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp] EmptyMar 13 Déc 2011 - 17:31

Danse Mortelle

Madorass, une ville où la grandeur ne peut se mesurer car elle n'a d'égale que l'immensité de la folie de ses habitants. Des invitations dans toutes les régions voyageant même entre les mondes, se perdant dans une faille pour trouver un invité particulier. Qui était donc l'auteur de cette macabre folie ? Si vous désirez le savoir, il faudra vous rendre à ce Bal.

Chers amis,
Si vous recevez cette invitation c'est que vous en êtes digne. Si vous la lisez c'est qu'elle vous intéresse. Je demande votre présence à ce bal, les festivités vous réjouiront et je vous promet d'excellentes surprises.
Je vous donne rendez-vous à la prochaine pleine lune au palais royal. Je vous invite à vous présenter masqué et bien habillé.

Cordialement, votre Hote.


La jeune femme souriait, elle les voyait affluer du haut de son toit, elle les entendait délibérer sur l'identité mystérieuse de la personne si l'on put dire les choses ainsi, qui avait organisé la plus grande mondanité depuis bien des années. Sur le pavé glacé des rues de Madorass, frappaient les talons, les sabots confectionnant ainsi la mélodie de la rue, suivit de près par la sensation étouffante que provoquait la brume tapissant peu à peu les rues de la cité. Elle contemplait ce spectacle, la corneille sur son épaule. Une masse noire, sans odeur, sans présence, silencieuse au yeux de tous elle n'existait pas. Ce soir... Les choses changeraient. L'ombre s'évanouit soudainement sans que quiconque ne s'en aperçoive. Elle n'était plus.

Entrée par une fenêtre, ses servantes accoururent vers elle avec diverses propositions en bouche, elle ne les écoutant pas se débarrassa de sa capuche, sa cape, son masque et ses vêtements pour aller prendre un bain. Les servantes la sermonnant sur son attitude et son retard. La jeune femme s'en contre fichant royalement, la Corneille perché sur le rebord de la baignoire ne la quittait plus. Elle caressa son plumage de jais en souriant. Une vingtaine de minutes plus tard elle sortit, se sécha et s'approcha de sa tenue, celle qu'on avait préparé pour elle.
Pendant ce temps, la soirée commençait à battre son plein. Elle ne s'en désintéressait pas, non bien au contraire, elle aimait les entendre festoyer, les observer danser et rien que l'espace d'une soirée retrouver le plaisir de son identité. Ils avaient pour la plupart rejoins la pièce principale, les banquets, les courtisanes et courtisans à leurs pieds pour les abreuver et les servir, les deux grandes portes par où ils entraient, étaient séparée par un immense escalier donnant accès à l'étage. Des Gardiens interdisant d'y monter pour le moment, ils gardaient de pieds ferment leur position.

Une Corneille pénétra la salle, virevoltant en croassant au dessus de la foule, attirant les regards il les mena tous sur le haut de l'escalier. Il se posa avec grâce sur l'épaule de cette silhouette féminine. La musique se stoppa un instant puis reprit quand la jeune femme se mit à descendre, relevant son visage masqué qu'un regard sanguinaire transperçait. Vêtue d'une robe majestueuse, un corset finement lacé blanc et bleu nuit, une jupe longue ne laissant pas voir ses pieds, le tout dans les mêmes tons. Ses cheveux coiffés de boucles anglaises attachées d'un ruban bleu. Elle souriait. Tout en descendant les marches avec élégance et prestance, son délicat parfum de Lys embaumant la salle, elle saluait les invités d'un signe de tête, d'une inclinaison et parfois s'autorisait à recevoir un baise main. Elle traversa la foule qui s'écartait au fur et à mesure de ses pas, elle se jouait de toute cette assemblée. Une autre venue perturba la foule et fit s'élever le son, les murmures n'étaient plus il y avait un bon nombre de personnes importantes réunis en ces lieux. Elle n'avait fait qu'orchestrer se funeste manège, menant à bien une symphonie presque parfaite, oui presque car un élément perturbateur venait de s'ajouter. Il pourrait... contrecarrer ses plans pour la soirée.

Elle se mêla finement à ce beau monde afin d'approcher le souverain. Un moyen assez simple de mener à bien une séance d'observation. Notre jeune conseillère ne manquait pas d'idée pour réaliser ses projets. Néanmoins ce soir elle serait seule, une prise de risque qui pourrait lui couter cher... Elle devait impérativement retrouver son cavalier, elle l'aperçut se diriger vers les jardins et elle s'empressa de lui emboiter le pas... Elle n'était pas la seule à le suivre, apparemment.
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Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp] _
MessageSujet: Re: Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp]   Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp] EmptyMer 14 Déc 2011 - 0:49

Les froides matinée d'hiver, voilà qui était plaisant. La première goulée d'air emplissant mes poumons à cette hauteur m'arracha une grimace, le temps se refroidissait et j'étais bien peu couvert. J'avais l'impression que mes poumons souffraient un peu plus à chaque respiration, mais surement était-ce dû aux flammes de la cheminée dans la salle réduite ou je me trouvais un peu plus tôt. Je n'avais pas pus m'empêcher d'en respirer quelques vapeurs. Les bruits qui m'entouraient été tous particulier, j'entendais les bonnes s'affairant dans les cuisines, l'heure du repas arrivant. Les chiens de la garde ronflant tranquillement, les bruits de course dans les couloirs du bâtiments sur lequel je me trouvais, le piaillement des derniers oiseaux qui se hâtaient de filer dans leurs nids.

Quelle bonne idée j'avais eu. Il y avait si longtemps que je n’avais pas eu de paysage comme celui ci sous les yeux. Le spectacle des jardins au-delà desquels surgissaient les montagnes était d’une beauté indicible. Les premiers rayons du soleil teignaient de rose et d’or les sommets enneigés, et le ciel était d’un bleu transparent, presque argenté. Je restais la, immobile, à contempler cette splendeur en m'en imprégnant avidement, comme si ce jardin devait être ma dernière vision du monde. Ce qui avait bien faillit être le cas. La dernière mission ne c'était pas passé comme je l'espérais.

Le cri d'un faucon, je ne le voyais pas encore, mais j'avais tellement chassé cette bête que le son qu'il produisait m'était familier. Étrange, Madorass n'était pourtant pas situé sur leurs terrains de jeux. Il était de toute façon temps que je redescende, j'entendais la respiration lente de Chipp, signe qu'il s'éveillait d'une nuit sans rêve, encore une fois. Sa condition de maudit ne lui laissait aucun repos de l'âme. Les cheveux magique agrippèrent contre une corniche, pendant que je me laissais tombé dans le vide. La mesure était bonne, et je m'engouffrais dans une fenêtre en contrebas, au pied du lit.

« Debout camarade, je crois qu'il est temps que nous rentrions à Venill. ». Il s'exécuta sans broncher, je le soupçonnais d'être en fait réveillé depuis un moment mais d'avoir glané quelques minutes en plus. " Je n'aime pas perdre mon temps avec la nuit... " chuchota-il. Simple phrase pour lui même ou prononcé encore sous les assauts du sommeil ? Je n'en saurais pas plus, un volatile se posa sur le rebord de notre fenêtre.

« Le faucon » pensais-je, surpris. Que faisait il là ? N'était-ce pas un message là, sur sa patte ? Chipp me rejoints, et plus vif que moi s'escrimait déjà à détacher la missive. Dépliant le bout de papier, il lu à voix haute.

" Confrères Chipp Argan et Maël Theirmall, le Conseil a une nouvelle mission pour vous. Rémunération habituelle. Votre cible est Otto Aberdeen, un petit seigneur de fort Kassel. Depuis peu, il organise des ventes de divers objets et bâtit sa fortune sur les recettes, sapant par la notre clientèle. Par chance, il sort de son trou pour une seule et unique occasion. Il participe au grand bal de Madorass. L'entrée est limitée, mais vous trouverez ci-joint des invitations à vos noms. Soyez prudent ou toute autre formule de ce genre. Une seule condition, le port du masque et du costume est obligatoire. "

J'hochais la tête, rêvant de Venill et ses joies. Ni avait il aucune autres Ombres de disponible pour que nous soyons appelés à peine une autre mission finit ? Soudainement de mauvaise humeur, je pris mes affaires. « Un bal, et puis quoi encore ? Veulent-ils que nous soyons dans des brocards d'or et d'argent ? Vas-y si tu le veux, tu mettras tes talents de ballerine à l'œuvre. Mais je ne mets pas les pieds là bas. ». Chipp m'observait, les yeux vitreux. Dormait-il debout ? Peu m'importait, j'allais mettre le plus de distance possible entre moi et ce satané bal, et répondrais de mes actes devant les éminences de la Confrérie. " Moi qui croyait que l'appel de l'alcool était immuable... "

Je m'arrêtais sur le pas de la porte, collant mon épaule sur l'embrasure. Bon sang, cela devait faire bientôt deux jours que je n'avais rien bu et la récompense que j'attendais ne viendrait pas d'ici un moment. Mes bourses étaient vide depuis la veille au soir, ou il avait fallu payer cette chambre. Bien qu'une bière et dormir sous un pont m'aurait suffit, je soupçonnais le maudit d'avoir des gouts de Princesse. Qui disait bal, disait très certainement de quoi contenter les invités. Le maudit savait tenter les gens, chose qu'il était impossible de lui nier, et je savais en voyant ma main trembler sous les effets du manque qu'il venait de remporter ce combat. « Il est immuable... Prépare toi danseuse. »

***

Voilà donc comment je me retrouvais affublé de rubans et de froufrous. Une tunique de satin, teinte à la guède, qui était d'un bleu moins vif que celui de mes yeux et qui rappelait les ciels sereins de fin d'après-midi. Un problème c'était tout de même posé : Comment allais-je camoufler mon bras gauche ? Fort heureusement, l'homme qui nous avait fournis les costumes était un magicien de l'aiguille à coudre, et il greffa une cape blanche qui une fois décalé couvrait entièrement ma main, les cheveux magiques avec. Seul la boucle de ma ceinture me convenait, délicatement ouvragée et incrustée de grenats, était d'un luxe qui me stupéfiait encore. La Confrérie n'avait pas lésiné sur les moyens. Même Chipp reconnu qu'un noble n'aurait pas eu plus de classe que moi en ce moment là, sauf peut être lui.

Le bal venait tout juste d'ouvrir ses portes lorsque le maudit et moi même nous présentions devant l'hôtelier. Il ne broncha pas, nous devions donc avoir de vrai invitation, ce dont je doutais jusqu'à présent. Maintenant que je foulais de mes pieds la piste de danse, bousculant de ci de là les quelques personnes qui restaient encore sur mon chemin, mon seul but était un verre. De n'importe quoi, du temps que le liquide coulerait dans mes veines et m'offrirait l'apaisement que je cherchais.

La musique s'arrêta soudainement, et une corneille fit son entrée. Foutu volatile, qu'avaient-ils donc tous aujourd'hui ? Mais les chuchotements qui suivirent me firent lever la tête. Tiens donc... Qui était cette femme ? J'envoyais un léger coup de coude dans les côtes de mon compagnon.

Ce soir, je n'étais pas sur que seul la boisson me contenterait.
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Chipp Argan



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Chipp Argan
________________


Race : Humain ?
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Croyances : Lui-même
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Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp] _
MessageSujet: Re: Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp]   Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp] EmptyMer 14 Déc 2011 - 21:43

Le maudit entra dans la salle en compagnie de son compagnon d’armes. Son regard écarlate darda en direction des convives, tandis qu’il présentait son invitation à l’hôtelier. Visiblement, il n’y avait aucun problème. La Confrérie, une nouvelle fois, faisait montre de son influence grandissante au sein du monde de Feleth. Et les deux confrères étaient correctement apprêtés, au moins assez pour passer inaperçu le temps de leur mission. Leur cible était un petit seigneur qui venait d’entrer, juste avant eux. Un seigneur qui ne savait pas encore que les yeux des Ombres étaient sur lui. Qui s’était cru autorisé à faire commerce sans en informer la plus importante des corporations marchandes... Et qui allait payer de sa vie cette insolence.

Chipp avait choisi lui-même sa tenue, n’ayant pas prit la peine de revêtir les vêtements gracieusement offerts par la Confrérie. Il avait opté pour une tunique de soie blanche, très légère, rehaussée par un col en dentelles, accompagné d’un pantalon de même facture. Sa tenue était complétée par un long manteau noir de cuir, ouvert sur le devant, qui tombait presque jusqu’au sol. La fourrure de son col remontait au-dessus des joues du maudit... Jusqu’au masque très simple qu’il portait. D’un blanc immaculé, il faisait ressortir avec force son regard rougeoyant, et il avait délibérément choisi cette couleur. Lors d’une soirée comme celle-là, et d’une mission comme celle-là, il savait que la couleur de ses yeux était un atout indéniable pour déstabiliser ses interlocuteurs.

Suivant Maël, qui avait visiblement du mal à se fondre dans la foule autant qu’il l’aurait voulu, il se déplaçait avec grâce et élégance. Vestige de son passé de danseur au sein du cirque qui l’avait recueilli, il se félicitait de n’avoir oublié aucune de ses leçons. Elles lui servaient pour combattre, mais finalement, ce n’était pas le seul domaine où cet enseignement était utile. Ses iris se posaient sur chacun des visages qu’il croisait, les mémorisant un par un sans aucun répit. Il était bon de savoir à qui il aurait peut-être à faire pendant cette soirée. Lorsque son camarade ralentit pour finalement s’arrêter, il suivit le mouvement de sa tête pour lui aussi observer ce qu’il avait remarqué. Leur cible. Elle était là, non loin... Mais ils ne pouvaient pas agir au milieu de la foule. Et, en fixant ensuite Maël, Chipp se rendit compte que son ami ne regardait pas l’homme, mais plutôt les coupes de vin sur le buffet. Soupirant, il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, quand l’arrêt de la musique l’empêcha d’exprimer ses idées.

Comme les autres convives, il admira l’entrée du volatile, puis de la sublime jeune femme qui l’accompagnait. Et avant toute chose, ce fut par son regard qu’il fut attiré. Le même que le sien. Ce même rouge, sanglant, passionné, vif et menaçant. Froid, malgré le magnifique sourire qui éclairait son visage masqué. Il continua de la fixer lorsqu’elle descendit les escaliers, puis lorsqu’elle se perdit dans la foule... Avant de se diriger vers les jardins, emboîtant le pas de... Leur cible ?!

Ainsi, elle était sa cavalière... Ou elle voulait le devenir. Intéressant, il aurait donc l’occasion de la croiser de manière plus intime. Une fois encore, il allait parler à Maël, mais il croisa le regard envieux de ce dernier en direction de la jeune femme, et les mots qui sortirent de sa bouche ne furent pas ceux qu’il avait voulu dire en premier lieu.

“- Moi qui croyait que ton seul vice était ton amour pour l'alcool...

Le visage de Maël se mua en un petit sourire, signe qu’il était prêt à entrer dans la plaisanterie. Il répondit du tac au tac.

“- Il l'est, mais l'un n'empêche pas l'autre. Et je ne faisais que te montrer la voie, toi qui aime les belles femmes.

Le regard de Chipp se planta dans celui de son camarade, et il le fixait à présent sans sourciller, un petit sourire aux lèvres. Maël avait marqué un point... Le maudit oublia un instant leur cible. Il savait où elle était, de toute façon, et elle ne s’évaporerait pas de sitôt. Il répondit donc, sur le même ton, taquin et légèrement rieur.

“- Nous sommes en mission officielle, Maël. Et si je sais que tu t'adonnes à tes vices à n'importe quelle occasion, tu sais que ce n'est pas mon cas.
- Mission officielle, mission officielle... Accoutrés comme des dindons de foire. La Confrérie nous fait subir toutes sortes de choses, il serait temps qu'ils nous laissent du mou. Et puis, ce n'est qu'un petit seigneur, pas un duc.

Dindons de foire ? Ainsi, c’était ça qui le dérangeait le plus dans toute cette opération... Il était peut-être temps de le titiller un peu. Un sourire toujours accroché aux lèvres, Chipp enchaîna.

“- Tu exagères... Je te trouve terriblement mignonne. Puis, il fronça les sourcils, son visage retrouvant sa neutralité, avant de reprendre d’un ton plus sérieux. Beaucoup plus sérieux. Si la Confrérie nous a envoyé, c'est que quelque chose se trame. Quelque chose d'obscur... Reste tout de même sur tes gardes.
- Mignonne ? Ne me drague pas... Mais je suis content de découvrir enfin ton penchant. Il avait dit ça en éclatant de rire, avant de continuer sur le même ton qu’avait utilisé le maudit. Tu sais ce qui se trame ? C'est que les Ombres ne sont plus assez nombreuses pour les missions que nous avons, voila pourquoi nous sommes obligés d’enchaîner deux missions sans même un repos.
- Comme si le peu de femmes que je côtoie ne me suffisait pas... Il haussa les épaules, avant d’oublier la plaisanterie. La Confrérie a acquis une influence importante. Nous payons le prix de notre efficacité. Maintenant, es-tu amer parce que nous sommes obligés d'enchaîner deux missions... Ou parce que tu es obligé de faire le paon pour remplir cette mission ?

Le visage de Maël se transforma encore, et une once de colère vrillait ses traits à présent. Il reprit, plus fort qu’auparavant.

“- Faire le paon ! Oui, bien sûr, faire le paon ! Il s’agita un instant, regardant tout autour de lui, posant son regard furieux sur les autres convives. Regarde-moi cette armée de noble bien dodus, qui pense que le monde est à ses pieds. Crois-tu vraiment que nous passons inaperçus ? Il désigna quelques hommes de la main, continuant de cracher ses mots. Nous sommes les deux seules personnes hors de ce monde-là, et ils le sentent, crois-moi. Notre efficacité est telle que nous aurions dû venir normalement, se cachant au détour d'un toit, et le refroidir à l'arbalète. Cela aurait entretenu le mythe.

Chipp écouta attentivement son ami, et lorsqu’il eut fini, il ne put s’empêcher d’afficher un petit sourire moqueur. “ Le mythe ? “ Maël n’avait pas tout à fait raison, selon lui. Et il surestimait l’intelligence et la perspicacité des nobles qui les entouraient. “ Les mythes ne sont que des vérités obscures et cachées, et ils le savent autant que nous. La Confrérie traite avec la plupart des personnes ici présentes. Elles CROIENT seulement que le monde est à leur pied. Mais il est au nôtre. C'est pourquoi nous pouvons leur ôter toute humanité sans aucune impunité s'ils nous déplaisent. Et ton petit seigneur en fera les frais. Quelque soit la manière utilisée pour le faire.

Maël se calma instantanément. Peut-être s’était-il rendu compte qu’il finirait par attirer l’attention s’il s’énervait trop. Il reprit, en se dirigeant vers le buffet. L’appel de l’alcool, encore une fois. Chipp le suivit, l’écoutant toujours.

“- Oui, mais que devient le mythe une fois camouflé sous l'aspect d’un clown itinérant ? Il jeta un regard à un convive, non loin, qui s’esclaffait bruyamment après une plaisanterie lancée par un de ses comparses. Ils rient pour le moment, mais je suis d'accord avec toi, ils sont à nos pieds dans une certaine mesure... Il se pencha sur le buffet, et attrapa un verre de vin posé non loin, avant de le siroter puis de continuer. ... Mais pour le moment, laisse-moi m'en mettre quelques-uns que je sois plus apte à réfléchir.

Le maudit sourit doucement, acquiesçant d’un hochement de tête. Il se retourna vers la salle, plissant les yeux. Leur cible, ainsi que la belle jeune femme, n’étaient toujours pas revenus dans la salle. C’était parfait. Il jeta un coup d’oeil à son ami, concluant leur conversation.

“- Le mythe devient invisible. Parce qu'aucun d'entre eux ne se doutent de qui nous sommes réellement... Et que cette fête se transformera bientôt en bal ensanglanté... Il fixa la porte menant sur les jardins. Je vais en reconnaissance. Notre cible est sortie, et il est temps d'entrer dans la danse...

Maël lui sourit, hochant la tête à son tour, avant de conclure lui aussi.

“- Et quel déguisement... Mais pas trop de sang, tu comprends, je suis un noble maintenant, et cette cape blanche me rappelle mes anciens vœux... Laissons-la immaculée. Je suis sur tes pas, camarade. Jamais trop loin, ni trop près. Que l’Ombre te guide.

Chipp tourna les talons, et commença à fondre à travers la foule, lançant à son confrère le même encouragement.

“- Que l’Ombre te guide...

Après quelques secondes, il fut dans les jardins. Sur le pas de la porte, l’air extérieur soulevant délicatement son manteau et ses cheveux, il observait la nuit. Cherchant leur cible... Et sa cavalière. Peut-être était-elle la clé pour l’approcher plus encore...

La mission était lancée. Et elle serait effectuée, sans fausses notes...
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Azulia Ozera



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Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp] _
MessageSujet: Re: Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp]   Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp] EmptyVen 16 Déc 2011 - 19:23

La soirée commençait à être animée, les premières rougeurs sur les visages firent leurs apparitions, les rires plus bruyant, la musique plus forte pour les couvrir et permettre aux convive de danser. Elle irait surement valser un peu. Elle y songeait toutefois. Elle avait besoin de le suivre, ce petit seigneur qui lui servirait de clé ce soir, il avait filé dehors accompagné d'un autre homme. Avant de le suivre, elle était passé chercher sa cape auprès de la jeune intendante. Elle lui offrit un sourire, celle-ci lui conseillant de bien se couvrir car la nuit était fraîche. Notre jeune démone poussa la porte qui en se refermant derrière elle laissa un silence de glace la frapper de plein fouet. Elle resta immobile quelques instant, le temps que ses pupilles se dilatent et s'habituent à la pénombre. Elle posa sa cape sur ses épaules et observa les jardins. Personnes. Des voix s'élevant doucement lui indiquèrent que les deux hommes sortis se trouvait vers la droite du bâtiment. Elle s'avança tranquillement se dissimulant dans les ombres. Elle avançait sans se faire repérer. Il éclatait ici une dispute. Elle sortit des ténèbres, imposant le silence aux deux hommes. D'une voix douce et calme, elle interrogea :

-Mon Ami, je m'inquiète. Que ce passe-t-il ? Je ne tiens pas à passer cette soirée sans être à votre bras.

Elle esquissa un sourire qui attendrit l'homme. Il s'approcha d'elle et referma sa cape pour ne pas qu'elle prenne froid.

-Ne vous en faites pas Ma dame. Je serais bientôt à vous.

Il tentait de la rassurer. Tentation vaine. Le regard noir que l'autre homme lui jetait, ne plaisait pas à la demoiselle. Un idiot râlant pour des caisses qui ne seraient pas livrée en temps et en heure. Encore une affaire de trafique, business en cave. Le genre de marché que l'on ne voit pas mais qui est toujours là quand on a besoin. C'est incroyable ce que les humains puissent être puéril parfois. Elle s'inclina devant le seigneur Otto Aberdeen. Elle frôla la joue de l'homme du dos de la main. Elle comprit qu'il voulait discuter avec encore un peu mais elle se méfiait, elle ne faisait pas confiance à l'autre homme. Il allait ruiner sa soirée et ses plans. Elle s'éloigna. Non, pas vers la porte, elle ne retournait pas dans la salle, pas encore. Elle disparut derrière une colonne, sa cape contre son corps... elle enfila sa capuche, sa Corneille était posée sur le rebord d'une fontaine. Elle veillait. L'homme en noir haussa le ton, un peu plus à chaque mot alors que le Seigneur Aberdeen tentait de la calmer en vain.

Soudain, sa corneille croassa. Il était trop tard, elle sortit de l'ombre pour voir le seigneur s'effondrer au sol. Il avait la gorge ouverte et les yeux figés. L'homme n'avait pas encore prit la fuite. La corneille s'envola pour s’abattre sur l'inconnu, l'empêchant de fuir. Le regard sanguin d'Azulia s'anima. Elle aurait du empêcher cela. Elle le vengerais. Sa cape rouge flottant dans l'air comme un mauvais présage. Sa course la soulevant, lui donnant un air fantomatique. Elle se jeta sur lui le planquant au sol, son regard pénétrant l'homme. Il tremblait. Sa voix frappa les tympans de l'homme qui se figea :

-Je vais te laisser dix secondes d'avance pour fuir. Si je te rattrape... tu mourras !

Elle lui offrit un sourire sadique et se redressa. Elle se mit à compter sous le regard effrayé de l'homme. Il reculait. Les nombres défilaient... il n'eut pas le temps de se retourner. Elle avait frapper en même temps que le dix franchissaient ses lèvres. Des aiguilles, si fines, presque invisible perforaient le corps de l'homme à certains endroit. Des points vitaux, elle venait de le paralyser. Il n'était pas mort pais il s'échoua lourdement contre le gravier de l'allée. Elle s'avançait vers lui de toute sa masse rouge, son regard laissant apparaître la haine. Elle maudissait l'homme qui venait de gâcher sa mission. Une fête inutile et plus de cavalier pour s'y divertir mais quelle erreur avait-il fait là. Sa corneille l'observait. Elle sentait son regard sur elle. S’emparant de la lame de ce piètre assassin, de cette opportuniste... elle commença à la planter dans son corps, des endroits douloureux mais sans risque. Il ne criait pas. Il ne pouvait pas grâce à l'aiguille incrustée au niveau de ses cordes vocales, mais elle lisait sur son visage la douleur, la détresse, la peur et elle riait. Un rire macabre. Elle jouait. Longtemps, un peu trop... le sang l'entourait. La lune éclairée les graviers noircit par le sang qui avait séché... elle lui extirpa son dernier souffle en l'égorgeant froidement. C'est là qu'elle sentit un regard. Elle tourna son visage toujours masqué vers la porte donnant sur la réception...

Quelqu'un se tenait là droit et l'observait. Elle posa son regard sanguinaire sur lui et se releva pour fuir. Il ne fallait que le monde sache que c'était elle. Du moins pour le moment. Elle ne devait pas faire de faux pas. Aucun. Ce n'était pas permis, pas à elle. Elle se mit à courir en direction du labyrinthe du jardin, des haies bien trop grandes et formant des tunnels. Elle s'engouffra dedans si rapidement que la silhouette sanguine disparut de nouveau. Elle savait au fond qu'elle serait suivit, même si elle espérait pouvoir y échapper. Une course effrénée dans un dédale de chemin et de possibilités. Elle laissa sa cape tomber sur le sol. Elle retira son masque pour essuyer les taches de sang et le repositionna. Elle repartit de plus belle. Quel chemin ? Oyara était là, venu voler à son secours. Elle lui indiqua le chemin, elle n'avait plus qu'à la suivre. Elle sortit du labyrinthe en trombe, se hâtant vers la porte qu'elle poussa un peu fortement. Personne n'avait remarqué son entrée. Ils semblaient tous trop éméché. Elle alla prendre une coupe. Elle la vida d'un trait.

Il fallait qu'elle se fonde. Elle se dirigea vers la piste de danse à la recherche d'un cavalier. Il ne fallait que la silhouette l'ayant vu se doute que ce soit elle ou pire la reconnaisse.
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Chipp Argan



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Chipp Argan
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Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp] _
MessageSujet: Re: Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp]   Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp] EmptyDim 22 Jan 2012 - 17:59

La nuit était fraîche. L’obscurité conséquente. Le jardin était plongé dans un néant à peine voilé par les lueurs festives venant de l’intérieur. Lorsque la porte se referma derrière lui, la musique fut assourdie par les murs, et le calme revint bien vite. Ses yeux rougeoyants parcouraient les ténèbres, à la recherche de leur cible. N’apercevant personne, il tendit l’oreille. Chacun de ses sens en alerte, il devait rester concentré. Leur cible devrait forcément rentrer dans le bâtiment à un moment ou à un autre, mais il serait beaucoup simple de le tuer alors qu’il était encore isolé. Il fit un pas en avant, s’éloignant du pallier de la porte, et ses yeux s’écarquillèrent. Là, à droite, plus loin. Des voix. Une dispute ?... En avançant encore dans cette direction, il fut surpris de ne pas entendre de voix féminine. La cavalière de l’homme n’était donc pas celle avec qui il discutait. Il bondit, sans un bruit, se fondant dans les ombres, avant d’enfin apercevoir deux silhouettes dans la pénombre. Puis, un sourire éclaircit légèrement son visage. Sourire, qui se changea bien vite en rictus calculateur. Elle était là, dissimulée comme lui au creux de l’obscurité. Observant les deux hommes... Écoutant sans doute leur conversation. Mais s’il la voyait, elle, en revanche, n’avait aucune idée de sa présence.

Chipp arqua un sourcil, s’interrogeant intérieurement sur la jeune femme. Il ne la distinguait pas assez pour détailler les traits de son visage et y lire ses sentiments, ses impressions, mais elle savait se dissimuler, c’était évident. Etait-elle comme lui ?... Avait-elle les mêmes prédispositions ?... En tous les cas, il était évident qu’elle n’était pas celle qu’elle semblait être à l’intérieur, au milieu de la foule. Quelque chose se passait ici, et ce n’était pas du goût du maudit. La Confrérie, encore une fois, n’avait peut-être pas distillé assez d’informations pour qu’ils remplissent cette mission sans coup férir. Mais au moins, le Conseil ne s’était pas trompé. Au vu de la discussion entre les deux hommes, effectivement, Otto Aberdeen maquillait des trafics qu’il n’avait pas déclaré à la Confrérie. Et, de plus, il semblait se révéler mauvais payeur, ou tentait d’arnaquer ces clients... Ce qui n’était jamais bon signe. Si les choses s’envenimaient, il était possible que sa liaison avec la Confrérie refasse surface, et qu’elle perde la confiance accumulée auprès d’autres clients. Avoir la main-mise sur les activités les plus illégales de Feleth nécessitait une rigueur sans pareille et un équilibre parfait, difficile à obtenir quand certains n’en faisaient qu’à leur tête. C’était pourquoi il serait puni, ce soir. Un message fort à envoyer à tous les autres.

Soudain, la jeune femme sortit de l’ombre, se mêlant à la conversation en feintant sur son intérêt pour le petit seigneur. Séductrice et joueuse, elle tentait de soutirer des informations. Pourquoi s’intéressait-elle tant à Aberdeen ?... Après une courte discussion, elle s’éloigna en direction de la porte du bâtiment... Mais bondit derrière une colonne, de nouveau à l’affût de la suite des événements.

L’oubliant une seconde, Chipp concentra son attention sur les deux hommes. L’énervement semblait poindre chez le client trompé. Et c’était mauvais signe. Le maudit vint venir. Forcément, il avait remarqué la lueur dans les yeux de l’autre. Et quand il frappa, le confrère soupira longuement. Otto Aberdeen avait joué avec le feu, et s’était brûlé les ailes... Et leur cible venait de mourir. Un corbeau croassa, et la jeune femme sortit de l’ombre de nouveau, se précipitant sur les lieux du carnage. Elle passa à la lumière une seconde, et Chipp inclina la tête, faisant quelques pas de côté pour observer la suite des événements. Folie et rage semblaient être devenus les maîtres mots de la demoiselle, tandis qu’elle semblait vouloir venger le seigneur.

Il avait suffit de dix secondes, avant qu’elle ne frappe. Chipp grogna. Elle n’était définitivement pas celle qu’elle semblait être. Une technique trop efficace, trop spectaculaire... Et la folie sanguinaire, la torture, dont elle faisait preuve... Une femme dangereuse. Il sourit en coin. Une femme attirante... Mais théâtrale. À quoi bon ? Tranche-lui la gorge, et rien de plus. À quoi bon perdre son temps en tortures inutiles, pour parvenir au même point ? Elle n’avait rien à lui soutirer... Chipp s’avança encore, se mettant parfaitement en vue, juste derrière elle. La situation était délicate. Une cible morte, qu’il devait faire passer pour assassiner par la Confrérie. Un deuxième homme mort, ou presque, qui devait disparaître car il ne faisait pas parti du contrat. Et une femme aux talents fatals, qui semblait n’avoir aucune pitié, et qui, visiblement, connaissait la cible, assez pour vouloir la venger. Ou, peut-être que...

Elle se retourna après avoir achevé l’homme, et son regard se posa sur la silhouette longiligne du maudit... Avant qu’elle ne détale en courant comme une damnée. Elle s’engouffra dans le grand labyrinthe de haies, avec un dernier regard pour lui.

Perplexe, Chipp croisa les bras sur sa poitrine. Pensait-elle vraiment qu’il allait la suivre, alors que les seules issues au jardin était sur la façade du bâtiment et qu’il était à côté ? Elle ressortirait bien à un moment ou à un autre. Pendant qu’elle s’échinait à vouloir disparaître, le maudit s’approcha de la dépouille de sa cible. Il se pencha, s’agenouillant rapidement en dégainant sa dague... Avant de trancher net un des doigts du seigneur. Celui où se trouvait la chevalière qui prouvait son identité. Puis, il se redressa. Pour faire disparaître le corps de l’autre, il aurait besoin de Maël. Il observa le labyrinthe. Elle n’était pas sortie. Il l’attendrait à l’intérieur.

Il se retrouva donc à nouveau dans la foule. Maël était au fond de la salle. Reculant d’un pas, trouvant un coin moins usité par les invités, il se concentra. Ses yeux restant fixés sur les portes donnant sur le jardin, guettant le retour de la sanguinaire jeune femme. Il fut exaucé après une minute. Elle ouvrit la porte un peu trop fort pour que ce soit naturel, et se dirigea vers le buffet pour vider une coupe de champagne rapidement. Avait-elle vraiment cru qu’elle pouvait lui échapper de la sorte ?... Si ça avait été sa conviction, elle manquait encore d’expérience... Et pourtant...

Il fendit la foule, dans la direction de la jeune femme qui visiblement cherchait quelqu’un pour danser. Elle risquait d’être surprise. Il arriva bien vite derrière elle, et se pencha en avant.

Il attrapa son poignet, soulevant son bras au-dessus de sa tête, avant de donner une impulsion pour la faire tournoyer en l’attirant contre lui. Lorsqu’elle fut au bon endroit, son autre bras glissa dans son dos, il colla sa hanche contre la sienne, et la fit se pencher en arrière légèrement... Avant de la redresser, juste devant son visage. Il ne pouvait pas la distinguer clairement à cause du masque, mais ses yeux étaient hypnotisants. Mais il ne se laissa pas faire, cette fois. Son regard sanguin, si semblable au sien, plongea dans ses iris, et un petit sourire taquin apparut sur son visage. Leurs nez se frôlaient, si proche, tandis qu’il virevoltait lentement avec elle sur la piste de danse. Sa voix s’éleva, grave, calme, mais à la fois douce et chantante.

“- Vous êtes une femme... Efficace.

Un clin d’oeil, pour lui faire comprendre que c’était lui, qu’il avait tout vu, et qu’elle ne l’avait pas trompé. Puis, il continua.

“- N’essayez pas de fuir... Profitez de cette danse. Efficace, dangereuse, et attirante... Néanmoins, il me faut vous poser une question. Ou, deux.

Il la laissa s’éloigner en lui tenant la main, avant de la faire revenir vers lui en tournant, enroulant son bras autour d’elle avant de son dos ne rencontre son torse. Se penchant vers son oreille, qu’il mordilla délicatement, il laissa échapper encore quelques mots.

“- Qui êtes-vous ?... Et la deuxième : pour qui travaillez-vous ?...
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Azulia Ozera



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MessageSujet: Re: Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp]   Danse Mortelle [ Pv Maël et Chipp] EmptyMar 7 Fév 2012 - 18:59

Une main agrippa son poignet, la serrant doucement. Son bras s'éleva et se arqua gracieusement, poussée par l'impulsion de l'inconnu, la jeune démone tournoya sur elle même. Sa robe virevoltait s'ouvrant comme une fleur, l'air s'engouffrant dedans faisait s'épanouir le tissus et la dentelle. Elle se retrouva contre l'homme, plaqué. Hanche contre hanche, le bras de cet homme glissant dans son dos il la renversa en arrière. Mouvement qu'elle suivit docilement. Il la redressa. Son visage n'était plus qu'à quelques centimètres de celui de l'homme, son regard aussi rouge que le sien, la même lueur démoniaque. Était ce lui aussi un démon ? Elle ne pouvait le certifier pour le moment, pourtant la question hantait son esprit. Les masques ce soirs se faisaient appréciable, elle distinguait avec difficulté les traits du visage de son cavalier, elle espérait que le sien dissimule son minois un peu plus encore. Cette proximité, elle ne lui était pas familière. La fraicheur de la nuit habitait encore ses joues et son nez, elle espérait ne rien avoir à craindre, surveillant d'un regard discret les entrées. Elle était légèrement essoufflée, son rythme cardiaque encore un peu élevé... Mais elle n'en laissait rien paraitre. Il souriait. Une expression qu'elle n'aimait pas ! Un sourire taquin qui l'intriguait, elle désirait savoir pourquoi il arborait une telle expression... Soudain, elle comprit. Il venait de lui dire.

Il l'avait vu, reconnu et attrapé dans ses filets pour une danse... Mortelle. Ses mots raisonnaient dans l'esprit dans la jeune femme comme un chant enivrant.

-Vous êtes une femme... Efficace.

Il signa ses mots d'un clin d’œil. Elle avait les yeux écarquillé et l'envie de fuir irrépressible. Il la tenait fermement mais avec douceur. Durant cette valse, il lui serait difficile de s'échapper sans déclencher un scandale. Tournait, sa tête virant de droite à gauche. Elle fuyait son regard à présent et se montrait bien plus froide. Elle tenta de se défaire à plusieurs reprise en vint, cessant de se débattre après la réflexion de l'homme.

-N’essayez pas de fuir... Profitez de cette danse. Efficace, dangereuse, et attirante... Néanmoins, il me faut vous poser une question. Ou, deux.

Elle le relança avec désinvolture :

-Merci, pour cette éloge. Je vous en prie Sir, posez moi vos questions. Nous verrons si... Je peux me permettre de satisfaire votre curiosité.

Elle était arrogante. Presque hautaine. Elle n'avait pas envie d'être aux prises avec un inconnu, un inconnu dangereux et bien trop curieux. Il la laissa s'éloigner. Ultime chance de s'enfuir, mais les doigts de l'homme s'accrochèrent aux siens. Sa main étaient prisonnière et elle revint bien vite contre son geôlier. Dans la prison que formaient ses bras autour d'elle, son dos contre le torse de son cavalier. Il se pencha. Elle se raidit au contact de ses lèvres sur son oreille, qu'il mordilla doucement laissant un frisson se perdre dans le corps de la jeune femme. Elle l'écouta :

-Qui êtes-vous ?... Et la deuxième : pour qui travaillez-vous ?

Il semblait bien trop intéressé par elle. Des questions qu'elle ne voyait pas d'un très bon œil. Néanmoins, elle était joueuse et dangereuse. Elle n'allait pas devenir une proie facile pour lui... Puis de toute façon il suffirait tout simplement de lui faire oublier ce qu'il a vu, un jeu d'enfant. Elle souriait donc sournoisement. Se prêtant à cette danse envoutante, se liant et se déliant de lui au rythme de la musique qui rythmait les pas de l'assemblée. Elle était venue pour le roi. Elle devrait revoir ses objectifs. Elle se cala contre l'homme, sa joue contre la sienne afin de lui murmurer quelques mots :

-Qui suis-je ? Une Femme. Une femme attirante, dangereuse et joueuse. Et vous qui êtes vous ? Permettez moi de préciser la question en quel est votre nom et le vrai nom... Je vous prie.

Elle laissa un rire s'échapper d'entre ses fines lèvres, un rire cristallin presque amicale. Elle s'amusait et elle n'en avait pas finit. Elle menait la danse. Passant dans ses bras, tournoyant à sa guise, s'éloignant pour mieux revenir. Elle prenait plaisir à dominer cette partie. Une sorte de revanche qu'elle prenait sur lui. Elle n'aimait pas se faire battre, cet homme n'était pas un amateur et il ne s'était pas laissé impressionné ni déstabilise par la charmante démone. Il avait, il fallait le reconnaître bien réagit. Il avait comprit qu'elle reviendrait dans cette salle pour le bal et il était rentré en vu de guetter son arrivée. La prochaine fois, elle songerait à faire le tour ou s'en aller tranquillement. La situation était moins catastrophique finalement que ce qu'elle avait imaginé. Il ne la menaçait pas et se montrait simplement curieux, un interrogatoire ne tuait personne. Puis il était simple de dissimuler la vérité, un mensonge en entrainant un autre... Il serait difficile pour lui de trier. C'est ainsi qu'elle allait s'amuser. Il y avait là sa deuxième question... elle y répondrait. Elle était toujours étreinte et souriante à souhait. Sa voix susurrant la réponse :

-Pour qui je travail... C'est une excellente question, à laquelle la réponse est personne. Je suis ma propre maîtresse, mon propre garde et je ne m'encombre pas d'institution.

Elle s'inclina. Lui faisant révérence. Elle entama une autre danse alors que la précédant venait de ce terminer. Elle avait attraper un autre cavalier, que déjà toute l'assemblée virevoltait avec cadence et entrain. Elle s'éloignait de l'inconnu... Elle disparut dans la foule. Elle n'était plus, elle sourit du haut de la rambarde attendant qu'il daigne poser son regard sur elle. Elle ne fuyait pas, pas vraiment. Elle le menait tout droit dans un lieu plus intime. Un lieu où elle pourrait discuter. Un Lieu où elle pourrait se battre. Elle se tenait droite, quand enfin elle croisa son regard elle s'inclina une nouvelle fois. Notre dame était rusée et malicieuse, son regard démoniaque s'étant soudainement illuminée, une nouvelle flamme pour une femme encore plus fatal. Allait-il oser ? Allait-il venir et la suivre ? L'idée que l'homme ne vienne pas la répugnait relativement, mais elle ne doutait pas de sa curiosité... Il lui fallait un endroit calme pour se permettre de lui laver le cerveau une fois qu'elle aurait finit de jouer. Et seulement une fois qu'elle aurait finit... Pas avant !
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