''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Vous êtes perdue ? [PV Azu]

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Nero Asaxan



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Fiche de Personnage : Ma fiche !!


MessageSujet: Vous êtes perdue ? [PV Azu]   Mar 13 Déc 2011 - 20:08

- Comment ça je suis un tricheur !

- Tu crois que je n’ai pas vu ton manège avec les as !

- Mange ça cocu !

C'est dans l'indifférence générale que les deux hommes, assis pourtant à une table au beau milieu de l'auberge, s'empoignèrent violemment et entamèrent une rixe virulente. L'Auberge des gobelins musiciens avait ce charme si agréable d'être comme coupée du reste du monde. Lorsqu'on y entrait on oubliait la guerre à l'extérieur, la haine entre les races, les combats, les complots et autre ignominie du monde. L'endroit était plaisant, et ce soir-là particulièrement agité. En dehors des deux bourrus entrains d'échanger des civilités après une partie de cartes, on pouvait voir un petit groupe de musiciens chanter et jouer des instruments, la musique couvrant à peine le brouhaha des conversations. L'auberge était bondée, pas une chaise n'était libre et chaque table débordait de boissons, de verres et de pintes. Dans un coin, un groupe de soldats entonnaient des chansons paillardes, profitant certainement d'une permission après une longue semaine de travail. Les serveuses, habituées de l'ambiance zigzaguaient sans problème entre les tables, esquivant les mains venant leur pincer les fesses, ou se baissant juste à temps pour éviter une pinte destinée à assommer un autre client. Le comptoir avait ses habitués, tous attablés sur de haut tabouret, tous plus enivrés les uns que les autres, échangeant des réflexions politiques voir philosophiques. Mais dans la bouche de ces gens avinés, de si lourds sujets devenaient très vite matière à plaisanteries. De temps à autre des clients entraient, le sourire jusqu'aux oreilles quand ils se rendaient compte de l'ambiance qui régnait en ce lieu. Parfois, un client montait à l'étage accompagné d'une femme de joie histoire de faire grincer les lits piteux de l'établissement. On jouait, rigolait, on discutait, on marchandait, on blasphémait, on murmurait, on chantait, on gueulait, on tapait des pieds et des mains, on vomissait, on s'endormait ivre mort sur une table, telle était l'ambiance ce soir-là à l'Auberge des gobelins musiciens.

Un seul semblait ne pas partager l'allégresse générale, il était là depuis un bon moment, assis sur la gauche de la pièce, en dessous de l'escalier menant aux chambres. Il était assis seul à sa table, il n'y avait pas d'autres chaises, ayant laissé quelques lourdaud les lui emprunter puisqu'après tout il n'attendait personne. Bien installé qu'il était dans le fond de son siège, les jambes tendues sous la table et posées l'une sur l'autre. Il semblait observer tout le monde, et personne à la fois. Sur la table trônait une bouteille en verre blanc rempli d'un vin à la qualité douteuse mais buvable malgré tout. L'homme ne portait son verre que rarement à la bouche, ayant bien l'intention de terminer la bouteille, il préférait prendre son temps. Sa main gauche, d'aspect démoniaque tapotait la table de matière impatientée, et pour cause il attendait son repas depuis trop longtemps. Pourtant une serveuse s'approcha bientôt de sa table, tenant en main un large plateau garni d'un gros crouton de pain, et d'une belle assiette de haricots ainsi qu'une épaisse tranche de viande de bœuf. La serveuse fit un sourire au client, qui ne le lui rendit pas, la fixant avec impatience de ses yeux entièrement rouge.

- Ce sera tout Nero ?

- Oui Elvia, met ça sur ma note.

Nero Asaxan, puisque c'était lui, était de passage à Venill, espérant y trouver un peu de travail. La vie de mercenaire n'était pas si simple, même en temps de guerre, il y avait parfois des périodes creuses. Et quand il n'y avait personne à tuer, les affaires du démon se portaient au plus mal. Quoiqu'il en soit, il était un habitué de l'endroit, à de nombreuses reprises il avait discuté de contrats d'assassinats, de protection, de filature ou autre, et ce avec un grand nombre de personne dans cette auberge. Sa renommée était assez importante dans le coin, mais ce soir jusque-là il faisait chou blanc, pas le moindre client, rien. Ceci n'arrangeait pas son humeur, voilà trois semaines qu'il se promenait sans le moindre sou, étant obligé pour le coup de rendre de menus services pour se sustenter. Cherchant à faire partir sa mauvaise humeur, il planta sa fourchette et son couteau dans son steak. Ce n'est que lorsqu'il mâcha le premier morceau qu'il vit la jeune serveuse encore là. Debout, elle s'était baissée afin de poser ses coudes sur la table, tenant sa tête sur ses deux mains. Le regard de la jeune fille se faisait langoureux, séducteur, mais il suffisait de voir comment dans cette position elle exhibait son décolleté pour deviner ses intentions.

- Quoi ?

- Après ton repas ça ne te dirais pas de...filer avec moi.

- Tu trouves que j'ai l'air d'en avoir envie...vas t’en maintenant, baissée comme ça tout le monde peut voir ton cul sous ton jupon.

Elvia se releva, droite comme un i, regardant autour d'elle et se rendant effectivement compte que plusieurs gros lourdauds la reluquaient avec envie. Elle jeta un regard noir au démon puis s'en alla. Nero la regarda partir sans sourciller mais avec un sentiment de satisfaction. Il entreprit ensuite de manger, coupant son steak en grands morceaux, mangeant ses haricots tout en sauçant son pain avec le jus de ces derniers. Il mangeait, peut-être que des clients viendraient le voir, peut-être pas. Autour de lui, l'ambiance de l’Auberge des gobelins musiciens n'avait rien perdu de son charme.
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Azulia Ozera



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MessageSujet: Re: Vous êtes perdue ? [PV Azu]   Mar 13 Déc 2011 - 23:47

Il n'y a pas un bruit, pas un seul son venant briser ce silence. Il fait froid. L'air est humide. Parmi les ombres elle se dessine comme un paysage éphémère, que la nuit viendrait effacer. Elle n'est pas seule, pourtant elle ne scille pas. Sa cape danse doucement bercé par une douce brise, un peu fugace, sa capuche sur le crane plonge son visage dans l'ombre. Elle porte un masque, comme toujours. Ce qui se passe, elle semble se faire traquer mais par qui ? Elle ne le sait pas. Elle est au bord d'une falaise, elle contemple la profondeur des ténèbres. Les hommes se rapprochent, pas à pas, leurs souffle rauque laissant des traces de brumes, ils tendent les mains vers elle pour s'en saisir...

-Ne bouge plus, il est trop tard pour toi!

Un rire dément s'empara du corps inerte de la silhouette encapuchonnée, elle se secoua. Puis fit volte face, son regard étincelant comme la braise éveilla un sentiment de terreur chez ses agresseurs. Il ne purent s’empêcher de chuchoter entre eux sur la nature de cette chose. Elle guettait et gagnait simplement du temps pour pouvoir leur échapper. Alors que les murmures se tapissaient à nouveau, une lame lui renvoya le reflet de la lune, elle se cambra et esquiva d'un pas sur le côté, ils ne jouaient plus, il était temps. Elle sourit et prit une impulsion avant de sauter dans le vide. Un ange en cape rouge tombant dans les tréfonds sous les yeux écarquillés de ses adversaires. Elle riait. Sa sortie, une faille en contre-bas, une faille qui la mènerait loin d'ici. Loin de ce fléau. Elle ne pouvait pas se battre de toute façon. Elle la traversa et atterrit sur des hommes...

La joue posée sur le pavé glacé, trempé par la pluie. La rue éclairée par des lanternes, laissait voir cinq paires de bottes de très bonnes factures. L'angoisse la gagna. Ses poings se refermèrent sur eux même, ses ongles pénétrèrent sa peau jusqu'à ce que le sang suinte de ses paumes. Elle savait que rien de bon ne s'annonçait pour elle. Un des hommes l'attrapa par le col et la releva pour la jeter contre un mur, visiblement en rogne contre elle, elle avait du lui tomber dessus à en juger les taches sur sa cape blanche. Cape blanche... Ce nom tournait dans son esprit embrumé par le choc. Oh ! Non, elle avait troqué des bandits de bas étages contre des capes blanches prêt à lui faire payer cette intrusion. Son regard s'anima, elle n'avait pas le choix. Elle s'introduit dans l'esprit de celui qui allait lui mettre son poing dans la figure, il se stoppa net, la main à quelques centimètre du visage de la jeune femme. Elle entreprit de lui montrer ses peurs, l'homme s'effondra au sol comme prit de folie. Les autres commencèrent à comprendre qu'elle utilisait la magie, il sortirent leurs armes menaçant la vie de notre jeune démone. Elle percuta les esprits, les uns après les autres... Illusions pour certains, peurs pour d'autres ou juste explosion cérébrale. Elle s'affaiblissait. Glissant contre le mur, elle n'arrivait plus à tenir debout, pourtant elle devait fuir.

Pourtant, l'alerte était donnée. Une autre troupe voyant les hommes au sol s'écrièrent en cœur, qu'il fallait attraper cette criminelle. Elle se releva péniblement, ses pas titubant faillirent la faire chuter à plusieurs reprise, puis elle accéléra sans savoir où aller. Elle courrait, l'esprit perdue, les cris derière elle lui rappelant de ne pas s'arrêter. Elle emprunta diverses rues et ruelles, pour enfin pousser une porte donc la pancarte auberge avait attirée l’œil. Elle tenta d'observer les alentours, le son chaotique de la musique raisonnait dans sa tête. Elle grimaça. Elle déambula entre les tables, maladroitement. Elle s'échoua épuisée sur certaine, elle tentait d'atteindre les escaliers.

Des points noirs devant les yeux, elle tomba. Elle murmurait inlassablement :

-Aidez moi ! Il me faut... Ma clé... aidez moi.

Paroles dénuée de sens, elle s'agrippa à la jambe d'un client. Elle n'avait pas vraiment attiré de regard, la plupart étant trop ivre pour se soucier d'elle et les autres la croyant ivre morte elle même. Ce que la nature peut parfois bien faire les choses. Elle avait toute fois fais trop, son esprit n'était pls clair, elle voyait rouge. Prise au cœur d'une crise, la panique l'habitant, se recroquevillant contre le parquet tiède, elle tremblait. Sa main tomba à côté du pied de l'homme.
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Nero Asaxan



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MessageSujet: Re: Vous êtes perdue ? [PV Azu]   Mer 14 Déc 2011 - 15:35

Quelle joie de manger, au final la soirée n'était pas si mauvaise que ça. Nero venait tout juste de finir ses haricots, et regardait le misérable dernier petit morceau de viande qui semblait bien seul dans cette grande assiette. L'Auberge n'avait pas toujours des boissons de bonnes qualités mais il fallait bien avouer qu'au niveau des condiments les cuisines faisaient un travail assez intéressant. Il planta les dents de sa fourchette dans la dernière pièce du steak et la porta à sa bouche, fermement résolu à la mâcher très lentement afin de savourer tout ceci jusqu'au bout. Il avait oublié un temps ce qui se passait autour de lui, devenant comme les autres clients, plus occupé à ce qui se passait sur sa table que par l'ambiance générale. Tout en fermant les yeux, il avala cette dernière bouchée puis les rouvrit, retour à la réalité. L'ambiance était toujours aussi particulière, et lui avait toujours aussi peu de clients...

Ses yeux se posèrent sur sa bouteille, encore suffisamment pleine pour remplir quatre ou cinq verres. Il ne lui restait plus que ça, il allait donc terminer ça tranquillement, puis prendre une chambre à l'étage. Il se releva lentement sur sa chaise et saisit sa bouteille, il fit un geste comme pour en verser dans son verre mais se stoppa aussitôt. Une nouvelle invitée venait de se joindre à la grande comédie qui se jouait dans le coin. Contrairement aux autres elle n'était pas entrée avec le sourire, il aurait été d'ailleurs difficile de savoir si la demoiselle souriait à travers son masque. Quelques autres bedeaux regardèrent cette étrange femme en cape rouge avancer entre les tables, apparemment fatiguée et certainement entrain de fuir quelque chose. La plupart de l'assistance n'avait pas fait attention à elle et les rares qui avaient laissés leur regards posés sur elle quelques instants s'en étaient retournés à leur conversation. Nero la regardait avancer, elle venait vers lui, ou plutôt vers les escaliers. Soudain elle s'effondra, juste à côté de lui...il la regarda, na sachant trop que faire, pensant que la meilleure chose était encore de l'aider à se relever.

Il esquissa un geste pour lui venir en aide, mais elle se mit à parler. Une toute petite phrase, dénuée de sens, une voix pleine de fatigue et de panique. L'inconnue avait parlé si bas que Nero devait certainement être le seul à l'avoir entendu. D'une main, elle lui agrippa la jambe avant de se recroqueviller sur elle-même. Elle tremblait, de froid, ou d'effroi, on ne saurait le dire en cet instant. La main qui lui tenait la jambe se desserra lentement avant de tomber au sol. Il n'y avait plus vraiment à tergiverser, elle avait vraiment besoin d'aide. A nouveau il se pencha pour l'aider à se relever lorsqu'un grand bruit venant de l'entrée le stoppa à nouveau. Ils étaient un petit groupe, cinq pour être plus précis. Là ou d'habitude personne ne faisait vraiment attention à ceux qui entraient dans l'Auberge des gobelins musiciens, il suffit à ces hommes de mettre en pied en ce lieu pour qu'un silence de tombe s'instaure. Nero se renfrogna, il vit leur cape, on ne pouvait vraiment s'y tromper.

* Des Capes Blanches...je hais ces types-là...*

La musique et les conversations avaient cessés, les Capes Blanches échangèrent quelques mots et se séparèrent pour fouiller l'auberge. Il cherchait quelqu'un, et Nero jeta un coup d'œil vers la jeune femme transie à ses pieds...le rapprochement n'était pas difficile à faire. La décision restait encore à prendre, il évitait au maximum de se frotter à eux, pas que les Capes Blanches ne soient d'un niveau effrayant, mais seulement parce qu’ils étaient une véritable source de problèmes. Combien de fois avait-il fermé les yeux face aux exactions de ces hommes, il ne saurait les compter. Quoiqu'il en soit, l'une de ces brutes s'approchait dangereusement de sa table. Pour le coup, il se maudit d'avoir des cheveux rouge, la brute semblait le fixer uniquement lui, venant droit dans sa direction et dans celle de la jeune femme. Nero ne bougea, ses mains toutes les deux posées sur la table...il fallait prendre une décision au plus vite.

- Elle est là, je l'ai trouvé...

Le molosse écarta sans la moindre délicatesse tables et chaises devant lui, approchant de plus en plus vite de la demoiselle. De vraies brutes, il n'y avait pas à dire...et ils allaient s'en prendre à elle. Nero ne voyait pas ce qu'elle pouvait bien avoir fait de mal, surtout en l'état actuel de la chose, seule et recroquevillée sur elle-même comme un gamin qui a peur dans le noir. De sa grosse paluche la Cape Blanche releva le capuchon de la demoiselle découvrant des cheveux d'un blanc immaculé. De cette même main, il s'approcha des mèches de la pauvrette. L'imagination du démon ne fit qu'un tour, voyant déjà cette brute agripper la tête de cette victime et la molester de coups devant l'assistance...le pire pouvant aller jusqu'à une satisfaction des pulsions du groupe tout entier sur cette jeune femme. Sa main se crispa sur sa bouteille de vin.

- Hey...

Juste un murmure, mais suffisant, la Cape Blanche stoppa net son geste et se tourna vers Nero mais n'eut pas le temps de réaliser ce qui lui arrivait. La bouteille de vin vola en éclat sur le visage de la brute, répandant le reste de son contenu un peu partout. Profitant qu’il soit sonné, Nero souleva l’homme de ses deux mains et le jeta sans autre forme de procès sur une table au centre de l’auberge. Dieu ce que les êtres humains étaient légers. Il n’en fallu pas plus pour les autres Capes Blanches sortir les épées du fourreau et de s’avancer vers lui. Mais Nero n’en avait cure, il prit la jeune femme dans ses bras et se déplaça lentement vers l’escalier. Tout le monde retenait son souffle, même les Capes Blanches devant l’attitude plutôt calme de Nero ne semblait pas trop savoir ce qu’il advenait de faire. Lui, en profitant pour asseoir la victime sur les escaliers, de sa main démoniaque, il remit le capuchon sur la tête de ce qu’il venait d’aider.

- Tu ferais mieux de déguerpir…

Sans autre mot, il se tourna à nouveau vers l’assemblée et fut à peine surpris de voir tous les regards tournés vers lui. Le type qu’il avait balancé s’était relevé, quelque peu pantelant, la mine un peu perdue ruisselante de vin. Nero glissa sa main droite dans son dos et attrapa son arme, un bruit de chaine se fit entendre et enfin il apparut. La faucille de son Kusarigama pendait à quelques centimètres au-dessus du sol, retenue par la chaine qu’il tenait entre ses deux mois. A l’autre extrémité des maillons il y avait non pas une faucille mais une petite boule d’acier de la taille d’un noyau d’avocat. Lentement, imprimant un mouvement à sa chaine, il se mit à faire tournoyer la faucille à côté de lui.

- Tout le monde dehors…reste qui ose.

Ce fut une cohue épouvantable, la grande majorité des clients se bousculant pour vite sortir de l’auberge. Le groupe de musiciens s’effaça en coulisses, les serveuses et patron derrière le comptoir s’enfuirent par une porte dans le fond. Il ne resta bientôt plus que Nero, les cinq Capes Blanches, la demoiselle et quelques bedeaux serrés dans le fond de la salle, avides d’assister au combat.

- A vous le premier jeu…
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MessageSujet: Re: Vous êtes perdue ? [PV Azu]   Mer 14 Déc 2011 - 22:55

Ils entrèrent. La porte vola, claqua et heurta le mur dans un bruit sourd de bois qui s'entre choc. Le parquet vieillit grince sous leurs pas. Inerte, elle n'ose respirer. Elle ne les voit pas mais les imagine très bien. Leur air de guerrier massacreur, de briseur de joie, leur fierté à eux, le fléau des autres. Elle les voyait sourire sadiquement avant d'égorger une pauvre femme qui aurait eut le malheur de les bousculer sur le chemin du marché, elle sentait le sang chaud quitter le corps de chaque être croisant leur route, une route maudite. Le silence avait gagner la pièce, un silence reflétant la terreur que les capes blanches affligeaient au monde. Si elle avait pu ne serait-ce qu'une seconde les emmener dans le Vein, la plupart en serait mort. L'idée l'apaisa. Solution étrange mais loin d'être illogique quand l'on sait qui est la jeune femme couché sur le sol d'une auberge miteuse, sur un sol imbibé d'alcool, au point qu'il en possède l'odeur. Ils se déplaçaient entre les tables, lourdement. Ils allaient la trouver. Elle ne pourrait pas se défendre, l'effroi, l'angoisse, la peur, des sentiments qui lui faisait perdre le contrôle... Mais ici, il ne fallait pas. Non, elle n'en avait pas le droit. Elle résistait, tentant de se calmer du mieux qu'elle pouvait. Personne ne bougeait dans l'auberge si ce n'était que ces brutes. Les pas se rapprochaient dangereusement, trop, le sol trembla et une voix s'écria :

-Elle est là, je l'ai trouvé...

Ce n'était que l'effet de son imagination, il ne l'avait pas vu. Elle était invisible, comme une flaque de sang couché sur le sol. Il la retourna. Elle garda les yeux clos. Luttant contre l'inconscience, elle se laissa mal mener. Il lui retira sa capuche, il osa la mettre à nu. Doucement la peur se changea en colère, du mépris pour ces êtres sans cœur... Il y avait certains démons qui valaient mieux que ces erreurs de la nature, erreur des créateurs... Ils le regretteraient tous un jour. Il y eut un murmure, quelqu'un avait interpellé le molosse, quelqu'un avait enfin oser la délivrer. Elle ne manquerait pas de lui montrer toute sa gratitude en temps et en heure. De ce qu'elle percevait encore, il avait stoppé le mouvement d'agression qui lui était destiné, puis le verre se brisa, elle reçut des gouttes de liquide inconnu... Froid. Puis l'homme près d'elle remua, c'était donc lui, lui qu'elle avait agrippait dans un dernier recours. La masse quitta le sol, sensation de légèreté, retombant lourdement plus loin. Une force. Une puissance. Quelque chose qui l'avait éloigné d'elle. Sa respiration retrouva une contenance comme-ci on avait ôté ce qui l'écrasait. Les autres dégainèrent leur lame, le bruit familier du métal qui sort de son fourreau, la menace imminente qui s’abattrait sur eux. Oui, eux car à présent ils étaient deux.

Des mains délicates se posèrent sur elle, elle ne bougea pas. Il la souleva. Elle se sentait bien à présent. Elle fit l'effort d'ouvrir les yeux posant son regard à l'éclat de rubis sur lui. Elle vit simplement le rouge étincelant de ses cheveux. Son calme lui apportait une certaine stabilité, elle était contre lui, sur un nuage... Mais redescendit. Il la déposa dans les escaliers. Il allait la protéger, elle était derrière lui. Une de ses mains vint rabattre son capuchon, sa main n'était pas douce... un peu plus froide que le reste de son corps. Qu'était-ce ? Elle ne le savait pas encore, cela n'avait pas grande importance pour le moment. Quelques mots qu'il prononça eut l'effet d'un électrochoc sur notre jolie demoiselle, elle se les repassa.

*Tu ferais mieux de déguerpir... Tu ferais mieux de déguerpir... Tu ferais mieux de déguerpir...*

Elle ne voulait pas fuir. Elle ne partirait pas. Il lui fallait juste de quoi se nourrir. Il lui fallait sa clé, mais elle n'était pas là, elle était seule. Non, elle était avec lui. Il sortit son arme, un choix particulier, surprenant. Le cliquetis d'une chaîne métallique, suffisamment longue. Une petite faucille se balançant, coupant l'air avec rythme. Elle esquissa un sourire. Il ordonna à la clientèle de sortir, aux propriétaires aussi, enfaite à qui tenait à sa vie. Il avait raison. Elle allait assurer ses arrières. Elle allait retrouver un peu de lucidité. Pas question qu'il s'amuse tout seul. Elle tenta de se lever. Tentative qui se voua à l'échec, elle tomba au bas des marche en dévalant trois, quatre... Trois, quatre de trop. Il restait des hommes prêt à admirer le combat et les combattant... Un peu déséquilibré la scène tout de même.

La folie ! Ce son atroce raisonnant dans sa tête, lui comprimant le cerveau. Insupportable ! Elle se tord de douleur, son visage angélique se crispant. Ses mains pressant ses temps. Ça ne passe pas ! Elle se perd. Le néant la guette, en proie au démon qui sommeil en elle, il ne doit pas s'échapper, il a faim. Terriblement faim. Nourrissez le ! Ses poings martèlent l'escalier, on la regarde, on est effrayé... Son regard saigne. Il est perdu et elle n'est plus. Un hurlement, strident, douloureux, immonde. Puis le silence. Que ce passe-t-il ?

Une lame argenté luit, le pourpre s'évadant de ses poignets ne présage rien de bon. Elle s'entaille. Elle se mutile. Du sang... Elle s'abreuve. Elle se calme. Elle boit, il dégouline sur sa peau blanche, le long de ses lèvres. Un monstre sanguinaire. Elle se redresse, elle tient debout, stable. S'avançant aux côté de l'homme à la crinière de feu elle déclare d'une voix qui ne semble pas être la sienne :

-Je serais ton ombre. Je me battrais à tes côtés. Ne vois pas là une insulte de ma part à ton égard, je t'estime beaucoup. Tu m'es venu en aide. Merci.

Elle avait toujours sa dague en main, ressemblant à une poupée macabre, qu'un marionnettiste fou tentait d'animer. Il avait surement réussit. Elle ne répondait plus du naturel, du calme et de la sagesse qui l'habitait autre fois. Ce n'était plus la même femme et les capes blanches ce soir revêtiraient le même habit qu'elle, une cape rouge. La sienne est teinté, les leurs le seront mais seulement de leur sang. Elle se tenait prête à bondir à tout instant, prête à laisser échapper sa folie sanguinaire. Elle déclara dans un sourire sadique :

-J'ai Faim ! Passons à table.

Ce fut ses derniers mots...
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MessageSujet: Re: Vous êtes perdue ? [PV Azu]   Lun 19 Déc 2011 - 0:06

Plus aucun bruit ne se faisait entendre à travers la pièce, si ce n’est le son que produisait le Kusarigama de Nero tandis qu’il fendait l’air. Cinq Capes Blanches se dressaient face à lui, tous plus hargneux et brutaux les uns que les autres, mais celui qui avait l’air le plus remonté restait celui à qui Nero s’en était pris au début. La face rouge de colère, le cheveu collé par le vin et le visage ruisselant de gouttes du fameux breuvage. Un trait plus rouge coulait le long de sa tempe, le sang de la belle plaie ouverte créée par le choc de la bouteille sur son crâne. Tous avaient leurs épées tirées, mais aucun ne s’était encore approché. Après tout le personnage de Nero n’avait rien de rassurant de par sa chevelure et ses yeux écarlates, et cette arme, sifflante, fendant l’air en cercle. Qui plus est, il avait sans effort attrapé et lancé la Cape Blanche qui s’était approché de lui…et ce du fond jusqu’au milieu de la pièce. Une force peu commune pour un être peu commun. Les Capes Blanches avaient beaux être des barbares, ils n’en étaient pas pour autant complètement stupides. Mais Nero n’avait après tout pas de temps à perdre…il fit un pas en avant, décidé à en finir avec eux en un claquement de doigt. Pourtant un bruit retint son attention, si bien qu’il en oublia son arme dont la faucille retomba comme inanimée à quelques centimètres du sol.

La demoiselle qui s’était mis en tâche de secourir n’avait pas pris la fuite comme il le lui avait suggéré. Elle était là, au bas de l’escalier dans un état encore plus déplorable qu’auparavant. Il se retourna à nouveau vers les Capes Blanches qui avaient profités de son inattention pour faire quelques pas vers lui. Voilà qu’il allait devoir en plus assurer la protection de la pauvre loque. Il se remit à faire tournoyer son arme, il fallait qu’il passe à l’attaque le premier, il n’y avait plus de temps à perdre.

* Pourquoi n’est-elle pas partie…je ne suis pas bon pour la protection bordel de merde…sachant que je n’aimerais pas non plus qu’elle se prenne un coup perdu…*

Nero mit à nouveau un pied en avant, plia les genoux, prêt à partir à l’attaque et faire couler le sang. Mais un cri, horrible et déchirant vint le stopper. Nul doute que ce cri d’outre-tombe, c’était la fille qui l’avait poussé…et pour le coup l’ambiance qui était déjà tendue devint sinistre. Les Capes Blanches reculèrent d’un pas, effrayés qu’ils étaient de voir ce qui se tramait. Le démon en oublia le combat et se tourna franchement vers elle…le spectacle ne l’effraya ni ne l’impressionna, il en avait vu des vertes et des pas mures. Mais ce qui restait choquant chez elle, ne la connaissant pas, à travers cette chevelure blanche, ce masque de pureté, la voir s’ouvrir les veines pour s’abreuver de son propre sang restait quand même assez exceptionnel. Mais ceci lui indiqua clairement autre chose…une humaine pensait-il au début. Non, une vampire, ou une démone.

Mais l’heure n’était pas aux débats sur l’appartenance de la demoiselle à telle ou telle ethnie. Le plus surprenant fut qu’elle se releva, comme si il ne subsistait rien de son malaise précédent. Elle vint vers lui et lui parla en quelques mots rapides et bien trouvés. Lui assurant tout d’abord qu’elle ne serait pas une gêne en se battant à ses côtés, et qu’elle le remerciait de lui être venu à l’aide. Sans connaitre la voix normale de l’inconnue, il fallait être sourd pour ne pas comprendre qu’elle ne tournait plus très rond, une forme de démence. Le rouge de ses yeux s’était intensifié, signe très clair qu’elle comptait elle aussi en finir. Elle se posta à ses côtés, sa dague à la main, une attitude meurtrière…attitude appréciable selon Nero. Lui-même se tourna à nouveau vers ses ennemis, qui eux ne semblaient pas très fiers d’avoir à faire maintenant à deux adversaires. Un tueur aux cheveux rouges, et une espèce de jeune folle suceuse de sang. La dernière réplique que lança la demoiselle acheva certainement le moral, si après tout elle avait faim, il y avait là cinq cochons pour se nourrir !

* Le combat psychologique est déjà gagné…*

Recommençant à faire tournoyé son arme, il adressa à sa protégée, désormais partenaire, une dernière petite phrase.

- Leur naissance même étant une erreur, je te propose de rectifier la donne pour chacun d’entre eux.

Sans vraiment attendre de réponse, Nero se lança à l’attaque, cherchant à s’éloigner de sa camarade afin de lui laisser le champ libre. Non seulement pour elle, son corps réclamait du sang, et elle aurait loisir à le faire couler, mais lui ne voulait pas non plus la blesser et son Kusarigama pouvait être une arme très capricieuse. D’un bond il posa le pied sur une table proche et enchaina aussitôt par un autre saut passant ainsi au-dessus de leurs agresseurs. Mais dans sa cascade il imprima un mouvement à sa faucille qui vint se planter dans l’épaule de l’un des Capes Blanches sans pour autant le tuer. Avant de retomber au sol, Nero avait laissé la chaine filer entre ses doigts, mais dès que ses pieds furent à nouveau sur le plancher des vaches, il tira fortement sur cette dernière. La faucille, toujours dans l’épaule de l’homme suivie le mouvement, entrainant le malheureux avec elle. Sous l’impulsion, la Cape Blanche tomba au sol, hurlant sa douleur car la faucille lui lacérait le corps. Tel un poisson Nero traine sa victime jusqu’à lui, et une fois fait, il retira sans la moindre délicatesse la faucille avant d’égorger la Cape Blanche sans autre forme de sommation. Le démon se releva lentement, son visage toujours impassible, comme si tuer était chez lui un comportement naturel…et à dire vrai, c’était chez lui un comportement naturel.

Il profita de cette courte pause pour admirer sa mystérieuse alliée à l’œuvre. Ce faisant il essuya la lame de sa faucille sur la nappe d’une table proche…comme si il allait laisser son arme être souillée par le sang de ces gorets.
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MessageSujet: Re: Vous êtes perdue ? [PV Azu]   Mer 4 Jan 2012 - 18:07

Cette douce frénésie qui l’appelait, l'attirant dans l'endroit le plus reculé et le plus sombre de son être : L’Esprit. Elle ne dévoilait qu'un sourire macabre accompagné d'un regard démentiel à ses agresseurs. Le sang goutait de ses poignets pour s'échouer sur le parquet, un son sourd et grave d'une larme rouge qui s'échoue brutalement contre le sol, douce représentation du massacre qui allait se dérouler dans cette auberge. Elle inclina son visage. Une arme si gracieuse infligeait sous ses yeux tant de douleur, arrachant cris, sueurs et larmes. Que c'était beau ! Elle observa immobile, figé dans l'espace. Une poupée de porcelaine attendant le bon moment pour s'activer. Elle était méticuleuse et réfléchit malgré la haine et la faim, il n'était pas là pour la calmer. Il lui fallait pourtant assouvir ce désir si profond de se nourrir et de tuer. Sentir la chaleur d'un corps s'enfuir dans un dernier souffle pour ne retrouver que son état propre et premier, le néant. Elle riait à chaque hurlement poussé par la cape blanche qui se faisait malmener par l'homme au cheveux rouge. Il avait une certaine élégance, un plaisir incroyable à rétablir l'équilibre en supprimant que ce qu'il y a d'inutile.

Tout le peuple de Feleth souffrait de cette Tyrannie. Celle érigée par un homme mauvais, plus que n'importe qui, plus que les démons. Son âme corrompue par la soif du pouvoir l'aveuglait terriblement. Ce qu'il y a de bien quand l'adversaire est aveugle, c'est qu'il ne voit pas d'où le danger vient. Elle souriait à ses propres pensées. Les capes blanches semblaient indécis, mourir ici tué par des cinglés ou tué de la main de son chef... L'honneur dû les convaincre de rester se battre contre cet homme et elle même. Elle savait que le choix qu'ils avaient fait était sans issus pour eux. Aucun n'en serait sortit vivant à moins de fuir et déserter. Elle caressa son bras droit de sa main gauche, un frisson la parcourant. Les hommes la fixaient s'attendant surement à un instinct meurtrier, un bain de sang abreuvant le parquet dans peu de temps. Elle ferma ses yeux, ses bras tombant le long de son corps, elle inspira délicatement. Son corps se balança doucement de droite à gauche, comme poussé par le vent. Elle fit un pas gracieux pour éviter une chaise, une danse autour des meubles pour rejoindre sa proie, elle effectuait d'étranges contorsions. Elle souriait à mesure que chaque mouvements complexe arrachait une grimace à l'adversaire qu'elle avait choisit. Elle était à présent face à elle et il demeura immobile.

La scène avait été rapide et envoutante, elle avait su libérer de très fines aiguilles lors de cette danse et plus particulièrement les pas compliqué. Car de toute évidence ils permettaient de détourner l'attention de ses mains. La première aiguille visa le cou, les cordes vocales pour ne pas qu'il puisse crier, très rapidement quatre suivirent afin de paralyser les membres supérieurs et inférieurs. Le poignet interne droit, le plie du coude interne gauche, la cheville externe gauche et le genou droit externe. Que de beauté, de jouissance à insuffler la peur à sa victime. Elle se lit dans le regard. Elle tétanise et fait succomber l'être à la panique. Elle était calme, douce. Elle enlaça l'homme couvert de sa cape blanche, huma son parfum au creux de cou et murmura à son oreille :

-Ta mort sera une délivrance pour tous, accepte ton sort.

Sa lame se planta et entailla la gorge de celui-ci afin quelle puisse boire. Posant ses lèvres contre sa peau tiède, laissant le liquide chaud glisser sur sa langue et le long de ses entrailles. Elle s'abandonna à se plaisir subtile et assez répugnant. Son cœur ralentissait au même cas que sa respiration, elle s'abreuvait de ses forces et de sa vie. Son regard de figea, le dernier souffle fut expiré et son cœur bondit une toute dernière fois en silence.

Elle se redressa et s'essuya les lèvres d'un revers de main. Elle ne fit pas attention au garde qui s'abattait sur elle pour venger son ami. Il posa sa grosse patte dans le cou d'Azulia et il la souleva. Il la leva si haut qu'elle ne touchait plus le sol et elle commençait à suffoquer. Elle fit un effort pour lever sa main droite tenant sa dague pour la planter dans le bras de son agresseur. Il lâcha prise en poussant un râle effrayant. Elle recula vivement, la main sur sa gorge. Elle heurta son compagnon de fortune. Deux contre trois. Mais elle n'était pas du bon côté... Son arme. Elle se tourna vers lui comme si elle était certaine de ce qu'elle allait lui demander.

-Il va falloir que l'on combatte du même côté. J'ai une solution qui pourrait nous permettre d'utiliser nos ressources sans nous entre tuer. Je n'ai pas le temps de t'expliquer, je pourrais plus tard si tu le souhaite, dit-elle à voix basse.

Elle hésita un instant. Elle devait révéler une part d'elle qui pourrait la mettre en danger. Confier ceci à un inconnu relevait de la folie. Elle le savait et pourtant dans un soupire elle se résigna :

-Puis me servir de mon pouvoir sur toi ? Pour lire tes intentions de combat et pouvoir les anticiper afin de les éviter et de ne pas se gêner mutuellement.

Elle n'avait pas besoin de sa permission, mais elle jugeait cela plus correcte. Ce n'était pas un ennemi et il avait le droit de décider. Elle se devait à présent d'éliminer les trois témoins qui l'encombraient. C'est pas tout les jours que l'on croise une sorcière... et l'on sait à quelle point elle sont convoitées. En les observant, elle comprit qu'elle serait un gain parfait pour eux si ils parvenaient à s'en sortir vivant.
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MessageSujet: Re: Vous êtes perdue ? [PV Azu]   Mer 4 Jan 2012 - 19:07

Le corps de l'inconnue se mit en mouvement, doucement d'abord se laissant balloter de chaque coté comme si elle était doucement secouée par une vague. Puis de ce calme apparent naquit une danse étrange, une danse faite de douceur et de volupté. Elle tournait, une valse à la fois calme et sensuelle. Elle s'avançait ainsi lentement vers ses adversaires, elle semblait déconnectée de la réalité. Les Capes Blanches, et Nero lui-même furent surpris par cet étrange ballet. Mais là où les lourdauds ne réagirent pas, le démon ne tarda pas à remarquer le manège de l'inconnue. Attachant trop d'importance à cette étrange façon de se déplacer, les soldats ne remarquèrent pas que les mains de la demoiselle s'armaient de mort. Dans sa gestuelle dansée, elle prit en main une série d'aiguilles, la valse allait se transformer en danse mortelle pour l'un des Capes Blanches. Comme hypnotisé, celui qu'elle avait prit pour cible ne réagi pas, il senti certainement quand la première aiguille s'enfonça dans son poignet droit, mais il était déjà trop tard pour lui. Elle acheva sa danse, paralysant les membres du soudard avec ces petites épines de fer. Mais la sensualité de tout ceci laissa bientôt place à un rituel bien plus macabre.

L'inconnue marmonna quelque chose à l'oreille du pauvre homme avant de lui planter sa dague dans la gorge. La suite fut encore plus délectable pour l'amateur de bizarrerie et de combat qu'était Nero. Il vit l'inconnue s'abreuver du sang de sa victime. Mais quelque chose lui échappait, elle n'était pas vampire, certainement démone. Jamais il n'avait entendu parler de démon s'abreuvant du sang des hommes, à part pour quelques rituels horribles. Mais la question ne se posait pas vraiment, car l'homme après ce supplice court mais intense s'affaissa au sol, sans vie. La danse avait prit fin dans une gerbe de sang.

La suite fut assez rapide, un Cape Blanche s'avança et saisit l'inconnue à la gorge, il lui suffisait de serrer les doigts pour la mener de vie à trépas. Nero esquissa un geste pour lui venir en aide, mais voyant qu'elle usa de sa dague, il ne bougea finalement pas. La lame plantée dans le bras du soldat, il lâcha prise et la laissa retomber au sol. C'est légèrement désorientée par l'agression qu'elle recula vers lui, le heurtant au passage. Elle aurait put s'en prendre à lui, vu l'état de folie de la demoiselle, mais elle ne le fit pas, preuve qu'elle gardait les pieds sur terre. Elle se tourna simplement vers lui, et lui parla très simplement ignorant les cris du Cape Blanche agonisant à qui elle venait de percer le bras.

Comme elle le disait ils allaient devoir se battre vraiment cote à cote, et le maniement de l'arme de Nero pouvait devenir un réel danger pour elle. Au moins elle n'était pas née de la dernière pluie, il lui avait suffi de voir une simple attaque pour visualiser une partie de l’étendue des coups d'un Kusarigama. Une arme très efficace pouvant tout tuer autour de soi à une vitesse affolante, le seul point sécurisé étant celle du manieur de l'arme. Leur proximité posait en effet un problème, Nero aurait put encore s'éloigner, mais elle disait avoir une solution pour remédier à cet inconvénient. Il ne répondit pas, mais lui fit un regard afin de lui montrer qu'il attendait ce qu'elle avait à dire. Elle hésita un instant, la demoiselle n'aimait donc pas dévoiler ses pouvoirs...vu tout ce qu'elle avait fait jusque là, une surprise supplémentaire ne ferait pas grande différence. Nero profita de cet intermède pour jeter un coup d'œil aux trois Capes Blanches restants, celui blessé au bras était en retrait...la première victime, toujours commencé par les plus faibles. Les deux autres semblaient hésiter à prendre leurs jambes à leurs coups.

La réplique de l'inconnue vint finalement, ainsi elle voulait, comme l'avait deviné le démon, utiliser son pouvoir sur elle. La suite lui échappa un peu, si ce n'est que d'une manière ou d'une autre elle allait rentrer dans sa tête pour pouvoir anticiper ses mouvements. L'idée n'était pas plaisante, et il pensa furtivement qu'un tel pouvoir faisait de cette chose fragile, qui était arrivée dans l'auberge mortifiée, un monstre bien plus redoutable que lui. Mais l'heure n'était pas à la méfiance, depuis le début ils se battaient cote à cote, les ennemis étaient en face. Nero avança d'un pas vers eux et sans se tourner vers elle il répondit simplement.

- Fait ce que tu as à faire.

L'expression des Capes Blanches avait changé, eux aussi avaient entendu l'inconnue. Et même si leur intellect ne dépassait pas celui d'une choppe de bière, ils étaient tout de même suffisamment habiles pour comprendre que l’art de s'immiscer dans l'esprit des gens pouvait être assez utile. L'idée que la possible capture d'une estimée sorcière pouvait leur rapporter gros leur redonna du courage. Bien qu'à trois dont un éclopé face à deux démons, ils se ressaisirent et s'avancèrent vers eux. Nero se mit à nouveau à faire tournoyer son arme. Il était temps d'en finir...

- Mais fait le vite...

L'impatience du combat était entrain de naitre en lui, trois porcelets qui ne demandaient qu'à se faire lacérer. Il y avait de quoi se tailler une bonne tranche de rire. Sa soirée, finalement, n'était pas si perdue que ça. Quelque part dans un coin de sa tête, dans une partie qui n'était pas trop concentrée sur la bataille, il se promit de faire plus ample connaissance avec l'inconnue une fois que le ménage aurait été fait.
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Vous êtes perdue ? [PV Azu]

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