''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Un esclave sur les bras [PV Aoi]

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Joev Nevakov



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Joev Nevakov
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Race : Humain
Classe : Roublard
Métier : Escroc, traficant, proxénète, voleur, investisseur
Groupe : Royaume

Âge : 52 ans

Messages : 18

Fiche de Personnage : Ma bio


Un esclave sur les bras [PV Aoi] _
MessageSujet: Un esclave sur les bras [PV Aoi]   Un esclave sur les bras [PV Aoi] EmptyMar 13 Déc 2011 - 23:17

Après une bonne nuit de sommeil dans l'auberge des ''Trois Chemins'', le petit déjeuner ne faisait pas relief dans les écuelles, dû aux problèmes d'approvisionnement de la ville. Joev connaissait le problème. Les contrôles des convois se faisaient de plus en plus méticuleux et les pots-de-vin de plus en plus lourds. Ces satanés Capes Blanches lui mettaient des battons dans les roues parfois.

Mais avant de s'occuper de tout ça, il fallait d'abord régler le problème de son nouveau prisonnier. Ce dernier avait dormit dans une paillasse dans sa propre chambre, pour ne pas que ses gardes ne l'abiment. On lui avait donné une tunique de lin miteuse à se mettre sur le dos pour éviter qu'il se ballade les fesses à l'air dans les rues.

Joev laissa quelques piécettes au patron de l'établissement qu'il connaissait bien et mit la petite troupe en route. Rénor les rejoignit alors qu'ils sortaient. L'homme était grand et fin, assez élégant pour un roublard. C'était un collecteur d'informations, plus haut dans la hiérarchie que les deux molosses qui avaient accompagné Joev l'autre soir. Et pour cause, Le Veilleur savait son nom.

L'homme s'était chargé de se renseigner sur les potentiels acheteurs de chair vivante. Il les guida à travers la ville. Alors qu'ils s’apprêtaient à franchir le large pont qui séparait Venill en deux, ils durent s'arrêter. La foule faisait masse et les empêchait d'avancer. Joev jeta un coup d'oeil à Aoi pour vérifier qu'il était toujours ''coopératif'' alors que son bras droit allait s'enquérir de ce qu'il se passait.

Un péage improvisé, évidemment.

- Des hommes du roi en plus. Je crois qu'il va falloir négocier, ils n'acceptent que les plus offrants.


Joev soupira. Le contexte actuel donnait évidemment la porte ouverte à ce genre de manifestations. C'était la loi du plus fort, et Joev en profitait, mais c'était aussi source de soucis.

Alors que les colosses tentaient de faire un passage dans la foule, le regard du Veilleur fut accroché par une affiche. De sa main gantée, il souleva le pan de la pancarte abimée qui la cachait à moitié. En une fraction de seconde, il l'arracha d'un coup franc. Son visage cadavérique se tordit de colère.

- Qu'est-ce que c'est que ca ?! Rénor ! Il est officiellement recherché !

Il se retenait pour ne pas être trop entendu mais sa voix de ténor était grondait tel un orage.
Il plaqua le papier sur la poitrine du collecteur, lui coupant le souffle. Puis il se retourna vers le prisonnier et l’attrapa violemment par le col.

- Demi-tour !
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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

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Aoi Haandar
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Race : Séraphin aux ailes coupées
Classe : Guérisseur
Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
Croyances : Divinités de la Pluie et de l'Air
Groupe : Solitaire

Âge : 17 ans physiquement (une cinquantaine d'année en vérité)

Messages : 306

Fiche de Personnage : Ils le paieront tous...


Un esclave sur les bras [PV Aoi] _
MessageSujet: Re: Un esclave sur les bras [PV Aoi]   Un esclave sur les bras [PV Aoi] EmptyMer 14 Déc 2011 - 14:15

Nous étions toujours à Venill. Ce que ne me plaisait guerre. Je n'aimais pas cette ville... Nous nous arretâmes à l'auberge des "Trois Chemins", pour y passer la nuit. J'étais trop fatigué pour résister, je voulais juste dormir bien au sec. Le malfrat ordonna à ses acolytes d'aller laver, il ne voulait pas de deux gros boueux avec lui. Je fis remarquer que j'étais également couvert de boue. Pour la peine, j'avais été envoyer chez les employés, pour prendre un bain d'eau glacée... Il y a mieux comme accueil. Il avait également été décidé que je dormirais par terre, sur un matelas réservé pour les personnes de ma classe, c'est à dire les serviteurs. J'étais courroucé de cette injustice.

Ils eurent tout de même la politesse de me donner de quoi me couvrir. Mes vêtements déchirés, je n'avais rien à me mettre. Mais on ne peut pas dire qu'elle était confortable: une vieille tunique miteuse en lin. Elle me grattait horriblement. Même un chien n'en voudrait pas pour dormir dessus. Et elle empestait. On eut dit qu'on l'avait trouvé sur un clochard. Peut-être même mort depuis un bon moi. J'aimais mon petit confort. Là... je n'avais plus rien. Il avait fait tellement froid pendant la nuit que les orteils en étaient devenus bleus. Qu'est-ce que j'aurais voulu prendre le manteau de ce truand... Il avait l'air confortable. Oui, j'aime les produits de luxe, et alors?

Le lendemain, le petit déjeuner fut plus que frugal: je n'eus droit qu'à une demi miche de pain. Enfin, les assiettes de mes ravisseurs n'était pas vraiment remplies non plus. Comment se faisait-il qu'il y avait si peu de nourriture? Je ne dis rien et mangea mon maigre repas, c'était toujours mieux que rien. Alors que nous sortions paisiblement, un homme nous rejoins. Lui et le cadavre ambulant semblaient se connaitre. Apparemment, il lui avait demander de chercher d'éventuels "connaisseurs" qui seraient intéressés par ma personne. Il n'avait donc pas l'habitude de ce genre de marché? Il nous guida vers le pont, mais la foule nous empêcha d'aller plus loin.

Pourquoi y avait-il autant de monde ici? C'était insensé! Il envoya un de ses bras droits se renseigner, se frayant un passage dans le marée d' humains et de quelques créatures. Il me jeta un œil suspicieux, comme pour être certain que je ne m’enfuirais pas. Je lui lançais un regard noir et restais sur place. Comme si j'allais pouvoir m'enfuir! Sérieusement... Le bras droit revint. C'était un péage "surprise".

- Des hommes du roi en plus. Je crois qu'il va falloir négocier, ils n'acceptent que les plus offrants.


Joev soupira. Alors comme ça il était agacé? Tant mieux pour lui. Nous avançâmes dans la foule quand il s'arrêta net. Qu'est-ce qu'il se passait? Il arracha une affiche sur le mur. Oups. C'était la mienne... Il lança un regard noir, son visage tordu par la colère.

- Qu'est-ce que c'est que ca ?! Rénor ! Il est officiellement recherché !

Je ricanais. Pour un informateur, il ne connaissait pas grand chose... Il se retenait de hurler, ça se voyait. Ca serait idiot si quelqu'un d'autre empochait la prime après tout. Sans attendre, il m'attrapa par le col, violemment, me tirant derrière lui. Je m'accrochais à son bras, histoire de ne pas perdre le peu de dignité qu'il me restait en finissant une nouvel fois nu, les vêtements déchirés par sa poigne.

- Demi-tour !

Je grommelais mais n'avais pas d'autre choix que de le suivre. Il me confia à l'un de ses molosses qui me tira sans ménagement derrière lui. Il chercha un endroit sûr pour pouvoir discuter. Je soupirais.

- Avant toute chose: tout est de votre faute. Que je sache, vous ne m'avez pas demander si j'avais déjà été esclave ou si j'avais déjà été recherché. Ensuite, vous feriez mieux de changer d'informateur, celui-là s'y prend comme un pied. J'ai déjà échapper une dizaine de fois aux gardes de Venill, après tout.

Je lui lançais un regard malicieux, un sourire vengeur se dessinant sur mon visage.

- Après, c'est votre avis! Qui suis-je pour pouvoir juger? Un simple esclave, non?

L'un des gros bras sortit son gourdin. Rénor (qui était apparemment le nom de l'informateur) lui fit signe de se calmer. Je soupirais et me massais les poignets; cette brute m'avait tirée si violemment qu'un hématome encerclait déjà mon avant bras, dessinant avec lui les doigts boudinets du gorille.

- Pour répondre à vos éventuelles questions, j'ai déjà eu plusieurs maitre, je me suis déjà échappé plusieurs fois du marché des esclaves et actuellement, mon ancien revendeur a la défaite mauvaise. Il me cherche uniquement pour pouvoir dire "j'ai gagné". Maintenant, faites comme bon vous semble. Mais je ne vois pas vraiment ce que vous voulez de moi!
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Joev Nevakov



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Joev Nevakov
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Race : Humain
Classe : Roublard
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Un esclave sur les bras [PV Aoi] _
MessageSujet: Re: Un esclave sur les bras [PV Aoi]   Un esclave sur les bras [PV Aoi] EmptyMer 14 Déc 2011 - 15:18

Discernant une faille, l'esclave s'y engouffra pour sortir son discours moralisateur. Le gamin était discret la plupart du temps, mais dès qu'il sentait avoir la supériorité, il se remettait à causer. Décidément, Joev n'aimait pas la nouvelle tournure des évènements.

Son arrogance et sa provocation lui étaient insupportables.

- La ferme ! Parvint-il à articulé avant de frapper le prisonnier d'un revers de main. Pas assez fort pour le faire tomber, mais tout de même suffisant pour qu'il se taise.

Il y avait trop de monde pour le faire tabasser pour son insubordination, même si les gardes du corps se faisaient menaçants. L'homme à la hache décida de choper néanmoins Aoi par le bras comme avertissement, et pour le garder sous la main.

Un moment le regard dans le vide après son excès de violence, Joev fixa intensément le jeune homme puis fit volte-face dans la direction opposée au pont.
Alors qu'il avançait à grands pas, il semblait avoir reprit contenance et s'adressa à Rénor.

- Tu sais quelle est la punition pour ce genre d'erreur... Je n'ai même pas besoin de lever le petit doigt.


Son interlocuteur baissa immédiatement la tête et se laissa quelque peu distancer, laissant Le Veilleur à la tête de la troupe seul.
Joev savait exactement où aller. Il arrivèrent bientôt devant une batisse d'aspect entretenu. Les murs étaient lézardés de lierre, les fenêtres voilées par des rideaux roses. Il frappa trois fois. Un major-d'homme ouvrit et après quelques mots, les laissa entrer. Il les invita à se rendre dans le salon.

La décoration intérieure était incroyablement colorée. Les murs étaient vert pomme, puis jaune, les dessins des tapis se perdaient dans cet excès de couleur. On pouvait voir toute sorte d'objets étranges aux fonctions inconnues, une véritable collection.

- Mon cher ami !

Une femme entra, potelée et petite, le sourire radieux. Elle portait une robe longue prune beaucoup trop serrée qui faisait ressortir ses bourrelets. Son maquillage alliait rose et bleu et accentuait ses yeux globuleux ainsi que ses lèvres molles.

Joev lui fit une accolade brève, ne s'attardant pas.

- Que m'apportes-tu cette fois ?

- C'est une chose précieuse, Téorène. Que j'ai récupéré hier. C'est un ange aux ailes coupées, et recherché pour 23000 pièces d'or.


L'homme qui retenait le prisonnier le projeta en avant pour le montrer. La femme fit un sourire disproportionné tout en inspectant l'esclave des yeux.

- Alors dis-moi, qu'as-tu donc fait pour être ainsi recherché, gamin ?
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Aoi Haandar

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Aoi Haandar
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Classe : Guérisseur
Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
Croyances : Divinités de la Pluie et de l'Air
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Un esclave sur les bras [PV Aoi] _
MessageSujet: Re: Un esclave sur les bras [PV Aoi]   Un esclave sur les bras [PV Aoi] EmptyMer 14 Déc 2011 - 15:59

Je souris. Il était énervé. Et malgré la gifle que je venais de recevoir, j'en était plus que satisfait. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Les deux molosses semblaient vouloir me passer à tabac. Tant pis pour eux. Ca n'avait pas l'air d'intéresser le pâlot. L'un d'eux m'attrapa par le bras. Après m'avoir foudroyé du regard, le truand avança dans la direction opposée du pont. On ne va plus là-bas alors? Ils avançaient vite. Je grommelais et trottinais, ne voulant pas finir trainé dans la poussière. L'homme au manteau blanc se tourna vers l'informateur.

- Tu sais quelle est la punition pour ce genre d'erreur... Je n'ai même pas besoin de lever le petit doigt.


Il sembla blessé et baissa la tête. Alors comme ça il avait pas mal d'influence? L'informateur s'écarta, laissant l'homme conduire notre petit troupeau. Puis il partit. Alors que nous marchâmes pendant un petit moment, nous nous stoppèrent devant une maison, plutôt bien tenue, comparée à d'autres. Par contre, drôles de gouts: les murs étaient infestés de lierres, tandis que les fenêtre arboraient des rideaux d'un rose criard. Quelle horreur... du rose... on était chez une femme? Le bandit frappa à la porte à trois reprises. Un majordome vint nous ouvrir, nous invitant ainsi à entrer. Il nous dirigea vers un des salons.

Je grimaçais à la vue de l’intérieur de cette maison. Des couleurs vives, jaunes et vertes, parcouraient les murs, dissimulant presque les fresques tissées sur les tapis. Et puis, la décoration était plus qu'étrange. Je m'attardais sur un des objets. Ca servait à quoi, cette chose? Une voix féminine s'entendit, résonant sur les murs.

- Mon cher ami !

C'était une petit femme rondouillarde qui ne savait visiblement pas qu'un corset servait à paraitre maigre mais dans la limite du faisable: on voyait les bourrelets qui dépassaient en haut et en bas. Un vrai boudin. Et son maquillage... Elle faisait vraiment peur! Je ricanais intérieurement en voyant l'homme pâle l'enlacer rapidement.

- Que m'apportes-tu cette fois ?

Je me figeais. Comment ça cette fois? Et c'est qui cette femme au juste? Quelque chose me dit que j'avais intérêt à filer. Mais un des gars me maintenait fermement en place.

- C'est une chose précieuse, Téorène. Que j'ai récupéré hier. C'est un ange aux ailes coupées, et recherché pour 23.000 pièces d'or.


La dite Téorène sembla attentive sur le coup. Les deux colosses me poussèrent en avant, m'obligeant à aller devant elle. Vraiment... Elle était laide! J'affichais un air rageur. Je n'étais vraiment pas d'humeur.

- Alors dis-moi, qu'as-tu donc fait pour être ainsi recherché, gamin ?


Je souris, d'un air innocent.

- Disons que j'ai mis mon revendeur en colère en m'évadant. Il est du genre rancunier alors il veut me récupérer pour me faire passer un sale quart d'heure, voilà tout. Quand on ne sait pas perdre...


- Et tu serais vraiment un Séraphin?

- C'est moi qui l'ai trouvé !
s'exclama un des deux idiots du village.

Je ricanais, amer:

- Non, pas du tout, j'me suis entaillé le dos pour le plaisir...


Un des molosses me donna une taloche, pour que je me calme. Je grommelais. Elle gloussa.

- Pour un esclave, il n'a pas sa langue dans sa poche!


Puis, elle se tourna vers moi avec un horrible sourire de crapaud.

- Puis-je voir ses cicatrices? C'est tellement rare un séraphin, ici, de nos jours...

Vu l’accueil qu'on m'avait réservé, je comprenais un peu pourquoi. Le plus idiot des deux, décida de prendre une initiative et s'acharna sur ma tunique. Résultat, le dos était à nouveau déchiré. Je le maintenus en place comme je pus, histoire de cacher les parties plus intimes: j'avais encore ma dignité tout de même! La moche gloussa à nouveau et vint caresser du bout des doigts mes cicatrices. J'étais dégouté. Je m'écartais, rageur et arrangeait tant bien que mal ma tunique.

- Ne me touchez pas avec vos sales grosses pattes!


Elle gloussa de plus belle, devant mon expression plus qu'énervée et paniquée à la fois. Elle claqua des doigts et le majordome qui nous avait accueilli plus tôt apporta une robe de chambre d'un rose criard avec des broderies dorées et vertes sur les extrémités. Je soupirais et l'enfilais, prenant grand soin de le maintenir fermer. Les deux molosses (ou imbéciles de première à choisir) se retenaient de rire, en me voyant dans cet accoutrement. Je dirigeais un regard supérieur et hautain, presque arrogant vers la dinde ambulante.

- C'est bon? Vous avez satisfait votre curiosité? .... Que voulez-vous de moi?

Je me donnais un air de "même pas peur" mais en réalité, je ne voulais pas vraiment savoir. Je me doutais que c'était quelque chose de louche et que je n'allais pas aimer du tout ce qu'ils me réservaient, elle et le truand. D'ailleurs, il semblait observer la scène d'un air amusé. Une vengeance personnelle hein? Au mieux elle était une revendeuse, au pire une acheteuse. Je préférais encore mon deuxième maitre, à cette chose. Et pourtant, qu'est-ce qu'il était laid...! Je jetais un oeil aux alentours. J'avais envie de partir... Et plus rien n'avait l'air de me retenir. Cette mauvaise impression avait disparue... Dès que l'occasion se présente, je pars!

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Joev Nevakov



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MessageSujet: Re: Un esclave sur les bras [PV Aoi]   Un esclave sur les bras [PV Aoi] EmptyDim 22 Jan 2012 - 13:17

Téorène était charmée. Joev s'était douté qu'elle aimerait. La femme avait un sacré caractère et était de celle qui aime les langues déliées. Si l'esclave n'avait rien dit, il aurait semblé insipide et les négociation pour qu'il soit acheté aurait été âpres. Mais il avait réagit comme le veilleur l'escomptait. Pour sa part, les bavards exaspéraient Joev.

La femme ne répondit pas à l'arrogance de l'ange, mais réfléchit un instant.

- Bien... En comptant vos frais, je pense que je peux vous en offrir 25 000 pièces ?

- Je n'en espérais pas moins de votre générosité, chère Dame.

Il s'avança et lui baisa sa main grassouillette. Elle claqua des doigts et son majordome apporta une bourse pleine. Joev la glissa calmement dans une de ses poches intérieures.

Le visage joufflu de Téorène prit alors un air joyeux enfantin, et elle se frotta les mains telle une fillette qui vient de manger quelque sucrerie.

- Il sera parfait pour ma prochaine pièce ! Je pense la nommer La farandole dramatique. Viendrez vous le jour de la représentation ?

- Evidemment

- Seulement, je ne sais pas dans quelle position le garder... Il est si dommage que tous mes pantins gardent une expression si torturée ! Et impossible de la changer, c'est un vrai problème vous savez !

Elle fit une pause, rêveuse.

- Sa geôle se trouve au sous sol. Guidez les Albert.

Les deux gros-bras attrapèrent le prisonnier et l'emmenèrent alors que Joev faisait ses adieux.
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: Un esclave sur les bras [PV Aoi]   Un esclave sur les bras [PV Aoi] EmptyDim 22 Jan 2012 - 15:44

Je dardais le boudin de mon regard le plus assassin. Vraiment, ils pensaient que ça allait m'impressionner? J'avais vu bien pire qu'eux. Et ce ne sont pas deux gros molosses qui allaient m’impressionner. J'ai déjà eu à faire avec des Orcs et autres trucs pas très sociables! L'immonde bourge me fixais d'un regard pétillant. On eut dit qu'on offrait un cheval de bois à une gamine. Pour la nième fois, je ne suis pas un jouet! Je les regardais donc discuter, bien tranquillement dans leur coin. Je suis là ! Oh !

- Bien... En comptant vos frais, je pense que je peux vous en offrir 25 000 pièces ?

Je grommelais. Génial, c'est ça ma nouvelle maitresse? Tch! Et on ne me demandera pas mon avis, évidemment. De plus, cet horrible peignoir rose me grattait affreusement. Vivement que je puisse m'éclipser!

- Je n'en espérais pas moins de votre générosité, chère Dame.

Tch. Deux vieux petit précieux qui se font des compliments. Dégoutant! Elle semblait toute guillerette, se frottant les mains.

- Il sera parfait pour ma prochaine pièce ! Je pense la nommer La farandole dramatique. Viendrez vous le jour de la représentation ?


Wow, wow, wow, wow... C'est quoi cette histoire de représentation? Elle cherche des acteurs ou bien c'est un fantasme de psychopathe qui a les moyens de blesser autrui? Et en prime elle l'invite?! C'est quoi ce souc' ?! Incrédule, j'écoutais la conversation, très attentif.

- Evidemment

- Seulement, je ne sais pas dans quelle position le garder... Il est si dommage que tous mes pantins gardent une expression si torturée ! Et impossible de la changer, c'est un vrai problème vous savez !

Attends... PAUSE ! Position? Pantin? Torturé? ... Elle compte m'empailler ou quoi?! Mais c'est une folle! Dangereuse! Et laide qui plus est! Je n'avais aucune envie d'avoir à faire avec cette décérébrée. Autant me tuer tout de suite, ça serait bien mieux. Mais à mon avis, elle est plutôt du genre "sadique".

- Sa geôle se trouve au sous sol. Guidez les Albert.

Une geôle au sous-sol, mais comme c'est original... Acerbe, je me laissais trainé par les deux gorilles. Il fallait que je trouve une solution pour qu'ils me lâchent. Ils tenaient mes bras... Je me débattis, sans aucun succès. Bref, plan foireux. Je soupire et cherche donc un autre moyen. Je n'avais pas l'intention de rester ici... "Albert" nous fis descendre donc au sous-sol, et je réfléchissais à nouveau à ce que je pourrais faire. Au passage, je remarquais une porte entre-ouverte. Une forte odeur de sang s'en dégageais. Je pâlis en découvrant, à l'insu de ceux qui me tiraient, une table où reposais quelqu'un. Ou un corps, plutôt, vu qu'il n'avait pas l'air très réactif... Quelle était donc la lubie de cette vieille folle? Ils me tirèrent d'avantage en avant, grommelant que je n'allais pas assez vite. C'était vraiment ma dernière chance... et j'avais une idée. Je frissonnais de dégout, pensant à l'avance ce que j'avais à faire. Tanpis... C'est eux ou moi. Je fixais longuement l'un des gardes. Le plus intelligent, ça valait mieux. Il faut qu'il me regarde, il faut qu'il me regarde, il faut que... Son regard se posa dans le mien.

Gagné! J'incantais le plus vite possible, ne quittant pas des yeux l'endroit visé (en l’occurrence, ses globes oculaires). Il commença alors à hurler. Qu'avais-je fais, me demanderez vous? Et bien j'ai simplement fait bouillir l'eau qu'il y avait dans ses yeux grâce à un sort de base. Simple, mais efficace. Il me lâcha, hurlant sa douleur, tandis que son compère, trop effrayé par les cris poussés par son collègue ne pensa pas à raffermir sa prise sur mon bras. Je lui sautais dessus, plaquant mes mains sur ses yeux, lui faisant subir le même sort. Rendus aveugle par mes sortilèges, ils ne sauraient plus s'orienter. Ne me manquait plus qu'à partir... Le majordome était trop effrayé pour me rattraper et je pus sans mal m'encourrir de cet endroit sinistre. Je montais les marches quatre à quatre, avant d'ouvrir la porte à la volée. Je devais sortir! Ramassant un des objets étranges de la Mocheté, je brisais une vitre, cassant en mille morceaux chaque éclats restant sur les rebords. Je le vis arrivé, scandalisée, hurlant comme une fillette, suivie du truand. Je souris.

- Désolée madame, mais il n'est pas dans mes habitudes de fréquenter des boudins tels que vous..


Sur ce, avec un magnifique baiser papillon, je pris la poudre d'escampette, me fondant dans la masse. Je pouvais encore l'entendre hurler sur le truand. Elle insistait pour récupérer son argent ou pour me récupérer moi. Ca quand on débourse 25000 pièces pour quelqu'un qui s'enfuit peu de temps après... Il pensaient quoi? Que j'allais me laisser faire aussi facilement? Volant au passage des vêtements sur une corde à linge, il ne me fut pas difficile de sortir. Maintenant, il fallait que je trouve Hynar.. Le prévenir que j'allais être à nouveau en fuite...



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