''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 In extrémisis Ténébris [with Ledha]

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Ayaël "Laya" Leïn



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Race : Séraphin-Hauts Elfe
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MessageSujet: In extrémisis Ténébris [with Ledha]   Mer 14 Déc 2011 - 17:54

Trônant du haut de sa falaise, l'immense manoir semblait taillé pour ce décors. Ses murs dentelés et ses tours aux allures de donjon maléfique, l'absence de vie et le chemin escarpé y menant... Ajouté à ça le reflux des vagues se brisant sur les rochers en contre-bas, et croyez bien que le tout dégageait une atmosphère aussi glauque qu'irrespirable. Au bord du gouffre des grandes hauts, le bâtiment était gigantesque. Et vu de l'extérieur, on aurait pu dire inhabité... Et pourtant. Et pourtant, il y avait bien de la vie. Deux formes, et non humaines bien que leur apparence s'y prête. Posté dans l'une des nombreuses pièces de la sombre bâtisse, ou plus exactement dans une immense chambre de l'Aile Sud, deux personnes se faisaient face. L'une, assise sur le bord du lit, affichait un sourire purement sadique tout en laissant glisser le haut de sa tunique verte sur ses épaules. L'autre... Beaucoup moins enjoué et debout à quelques pas de là. C'est cette dernière, qui nous intéresse : une « Sang mêlé » aux courbes irréelles. Soit : une jeune femme...

Encore choqué par la demande d'Eckles, Laya s'était figé telle une statue. Si elle comprenait bien ses attentes, il était claire qu'elle ne serait jamais consentante. De plus... Il avait beau demeurer son maître, jamais être son objet charnel n'avait fait partie des closes. Oh, bien sûr, l'obéissance des ordres en faisait partie... Mais pas de ce registre. Les choses se résumaient plutôt à « silence », « défense », « recherches », voir « trahison »... Si elle avait eut de l'estime pour les siens. Et en plus, elle était encore vierge ! Alors lui demander de coucher, inutile de préciser que c'était hors de question. Sans doute son attitude de marbre donna-t-elle d'ailleurs le ton à ce qu'elle en pensait, puisque l'homme éclata d'un rire franc.

- Allez, viens là une seconde. Je suis sûr que t'apprécieras !...

Mouvement de recul de l'esclave. Elle se méfiait de lui, elle l'avait vu à de nombreuses reprises effectué quelques mauvais coups très bien dissimulés. Trop, même. A tel point, que les victimes ne voyaient que trop rarement les choses leur tomber dessus ; ou trop tard. Ce n'était donc pas pour rien si Laya avait tant d'hésitation sur le comportement à adopter... Puis finalement, elle se plia aux codes du contrat : l'obéissance. Mais avec une réserve et une haine si profonde que s'en était palpable. Elle alla donc s’asseoir près du maître... qui fit apparaître une dague dans sa main droite en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Finement ouvragé, l'arme empestait la mort et le sang. Ses runes gravés scintillaient d'un rouge vif, hypnotisant... Il fallut un bon moment à la jeune femme pour la quitter des yeux, mais trop tard. Tout comme la tunique de son maître, la sienne glissa de ses épaules jusque ses reins, mettant à nu les courbes majestueuses de son corps. Et contre toute attente, il n'y eut aucune agression. Ou du moins, pas du registre de celles que l'on pourrait attendre. En effet, la lame vint percé sa chair sans aucune sommation. Un filet de sang fit rapidement son apparition, juste entre sa gorge et sa poitrine. Une douleur fulgurante embrasa son corps, un léger cri de douleur s'échappa de ses lèvres... Sans autre réaction, alors que la lame mordait de nouveau sa chair sur son bras gauche, puis sa hanche. Elle serra les dents devant un tel affront, tandis que diverses injures lui traversait l'esprit. Eckles, lui, continuait de sourire. Alors qu'il récupérait le sang dans une fiole ni trop grosse, ni trop petite, sa langue vint lécher la blessure du bras. Une attitude de quasi-psychopathe. Si en cet instant la jeune femme n'était pas son jouet, alors elle devait être encore pire que cela. La fiole remplit, elle s'écarta vivement et se rhabilla, sous le regard aussi charmé que charmeur de l'homme à la crinière verte.

- Autre chose, maître ? Lança-t-elle froidement.

- Tu peux disposer.

C'est à peine si elle attendit une réponse : ses pieds l'emmenaient déjà hors de la pièce. Tête basse, elle quitta même l'étage et descendit le grand escalier pour atteindre l'immense hall. Le plafond avait beau atteindre plusieurs mètres de haut, l'air en était pourtant irrespirable. Suffoquant, pesant. Tout ici était imbibé de magie : et pas la plus saine. L'esprit en déroute par les faits précédent, Laya poussa la lourde porte de chêne pour atteindre l'air extérieur. C'était déjà mieux. La brise fraîche lui fouetta le visage, balançant sa longue queue de cheval au gré des caprices élémentaux. Un détail, mais un signe qui lui donnait une impression -certes minimale- de liberté. Elle releva la tête en direction du ciel, prit une grande inspiration... Un violent orage se profilait, c'était sûr. Un temps à l'image de son état actuel... Si elle n'avait posséder ces invisibles chaînes, inutile de dire qu'elle aurait déjà exprimer la violence de ses pensées par des faits physique.


« Enfant de catin... » songea-t-elle amèrement.
« Merci, j'en suis flatté », répondit télépathiquement le
sorcier.


Elle soupira. Parfois, elle oubliait qu'il pouvait percer ses plus secrètes pensée de sa simple volonté. Ou peut-être pas. Peut-être s'autorisait-elle à de telle déclaration volontairement, histoire d'évacuer un peu la douleur pesant sur son âme... Enfin peu importe. L'insulté procurait un tel bien, que ça n'avait pas de prix. D'un geste las de la main, elle balaya toute pensée néfaste à son bien être. Elle descendit les quelques marches rocailleuse, contourna le premier mur de l'édifice, se dirigea vers la falaise... Pour finir assise sur un rocher, le plus plat qu'elle puisse trouver. Là, son attention se dirigea sur les horizons, jusqu'à y perdre son propre esprit mutilé.

« Oh fait, j'attends quelqu'un. Alors évite de l'attaquer et accueille-le comme il se dois. »

Nouveau viol de son âme par son maître. A croire qu'il y prenait un malin plaisir puisqu'il aurait pu lui dire plus tôt. Franchement... C'était déplorable. Si elle avait pu changer sa vie merdique contre une autre, elle l'aurait fait sans hésiter. Bien sûr, on pouvait lui répéter qu'il y avait toujours pire ailleurs : mais à quoi bon ? Elle se savait déjà condamné, et avait peur de ne jamais pouvoir profiter de la vie. Ah, la vie... un doux mot, une splendide signification,... Qui n'avait plus aucun sens pour elle. Depuis longtemps maintenant, la sienne avait cessé, l'avait abandonné pour une terre meilleure bien loin de tout ce bordel. Franchement... Dans sa situation, elle aurait déchaîner sa furie sur toutes personne lui citant cette expression : tu es en vie par ta respiration. Quelle idée stupide... D'avantage celle d'avancé qu'elle était seule maîtresse de son destin. Risible, calomnie ! Ineptie... Ses chaînes la torturait, saignait son âme, mutilait son corps, déchiquetait son esprit... Jusque semer le chaos dans ses propres pensées. Quand à ses ressenties... Valait mieux ne pas les connaître.
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Ledha Borolev

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MessageSujet: Re: In extrémisis Ténébris [with Ledha]   Lun 19 Déc 2011 - 1:01

" ATCHA ! "

Reniflement. Ledha, pour la trente-cinquième fois, passa sa main sous son nez. Il referma son manteau inutile sur son corps. Le ciel, qui était resté gris toute la journée, comme hésitant sur l'attitude à suivre, avait décidé de faire pleuvoir un déluge démentiel sur les terres avoisinantes. Son manteau était inutile, la pluie étant tellement lourde qu'elle semblait passer à travers. Ses pieds étaient glacés, son corps était glacé, son manteau ruisselait. Toutefois, malgré ça, il marchait de manière droite. La pluie, il connaissait. Alors que son regard bleu fixait la mer tandis qu'il avançait lentement à cause du vent de face, il repensa quelques instants aux terres nordiques des Borolev. Il y a quelques années, le jeune Ledha aurait considéré ce déluge comme un petit crachin. Mais il avait perdu l'habitude du vent froid et de la pluie glacée.

* Je me suis attendrit *

Comme par magie, sans prévenir, un énorme manoir à flanc de falaise se détacha au loin. Comme pour ajouter à la scène, un éclair foudroya l'horizon. Il se mit à sourire. Au moins un abri. L'immense bâtisse semblait en trop bon état pour être abandonné. Il reprit sa marche, plus préssé, s'imaginant même un repas au chaud et un bain brûlant. Il éternua plusieurs fois en route. Un autre éclair tomba, transformant le paysage en dessin artistique en noir et blanc.

Pendant un tout petit instant, une silhouette, une ombre, se détacha autour de Ledha. Une immense créature aux pattes multiples, qui entourait tout son corps et, saisissant dans ses mâchoire dentées et bavant es la moitié de la tête de l'hémomancien. Ses pattes velues bougèrent legèrement, et l'ombre recouvrit un tout petit plus le corps du dernier des Borolev.

L'ombre fugace disparue aussi vite qu'elle était apparue. Comme d'habitude, Ledha ne se rendait pas compte de sa présence. Dans son sac, ses livres bruissèrent. Peu à peu, les pieds fatigués de Ledha se rapprochèrent du manoir. Il cligna des yeux.

* Pourquoi je vais ici au fait ? *

Son interrogation s'évanouit dans son esprit aussi vite qu'elle était arrivée, et presque comme un zombi, il reprit sa route. Étrange, il n'y avait personne. Il était pourtant persuadé que quelqu'un l'observait. Sa main serra plus fermement le manche de son bâton. Il sentit une odeur. Le sang.

Ledha, quelque soit le temps, n'avait aucun mal à sentir le sang. Même en pleine humidité, il était capable de pister une personne en particulière uniquement en la pistant grâce au sang. Pire qu'un requin. Et il sentait du sang. Il se dirigea vers la source de ce dernier, s'approchant des falaises. Il vit alors, de dos, le corps de ce qui semblait être une jeune femme. Trop peu vêtue pour le temps qu'il faisait. Durant quelques instants, il se demanda s'il ne voyait pas une banshee. En tout cas, elle ne l'avait pas vu arriver. Au vu de ses épaules, elle semblait porter toute la misère du monde.

Il s'adossa à un rocher, croisant les bras, son bâton entre ces derniers, et la fixa en souriant, parlant d'une voix chaude.

" Ce n'est pas une tenue très appropriée pour un déluge pareil. Vous risquez la mort. "

Paroles ironiques étant donné qu'il était clair que lui-même n'était pas dans un bon état. Il reprit.

" Êtes vous la propriétaire de ces lieux ? "


Dernière édition par Ledha Borolev le Lun 9 Jan 2012 - 23:45, édité 1 fois
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Ayaël "Laya" Leïn



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MessageSujet: Re: In extrémisis Ténébris [with Ledha]   Mer 28 Déc 2011 - 18:19

Le temps avait tourné à la tempête depuis maintenant plusieurs bonnes minutes. Désormais au-delà du simple déluge, la foudre déchirait le ciel dans de sanglantes signatures, l'écho de son cri se répercutant avec force par-delà les océans. L'océan... C'est vers ce dernier que l'absent regard de la jeune femme s'était porté. Ou plutôt, son attention : ses paupières demeuraient closes et, en cet instant, rien au monde n'aurait pu les inciter à s'ouvrir. Pourtant, il y avait bien un regard qu'elle aurait voulu jeter : un regard de haine. Un mépris immense à ce monde... Néfaste, pourrit jusque sa moelle. Oui, c'était tout à fait ça. Un monde qui ne devait son existence qu'à de capricieux êtres supérieurs. Pourquoi eux, déjà plein aux as, voyaient leurs désirs les plus fou se réaliser ? Pourquoi elle, pauvre esclave qu'elle était, ne réalisait pas même le plus infime de ses vœux ? La réponse était simple : car, justement, c'était une simple esclave. A part son maître, qui pourrait bien s'occuper d'elle, sa famille ?... Aucune chance, les derniers êtres la consistant l'avaient renié à jamais. Les Dieux ?... Impossible, elle ne croyait pas même en leur existence. Et si tant est qu'ils aient un jour existé, ils devaient bien s'amuser pour n'oser intervenir. Alors qui ?... Assurément personne. Alors au fond, peu importe qui elle était. Peu importe sa descendance. Peu importe... L'avenir qu'elle rêvait. Tout ça n'était plus qu'une fable, du vent, de la poussière d'un souvenir gravé dans le sang. Et pourtant... Elle osait encore croire. Elle se noyait dans le tourbillon sans fin d'un espoir fou. L'espoir d'être libre. L'espoir... De vivre, tout simplement.

La jeune femme passa une main lasse dans sa chevelure neigeuse. Quelqu'un approchait... Et avec du mal, vu la lenteur. Un blessé ? Un malade ? Ou tout simplement un égaré bataillant contre ce vent infernal ?... Aucune idée. La seule chose dont elle était sûr, était qu'il s'agisse d'un homme vu la carrure. C'était sans doute lui, le dit invité. D'ailleurs... pourquoi Eckles attendait ce type, en fait ?... Elle n'avait même pas songé à lui demander. Était-ce officiel, ou bien au contraire officieux ?... Connaissant l'énergumène, on pouvait s'attendre à tout. Les choses pouvaient aussi bien se passer en douceur qu'en violence. Quelles « choses », me diriez-vous ?... Et bien, allez savoir ! En tout cas, l'inconnu parvenait déjà à hauteur de Laya. Et il semblait... Comment dire... Étrangement impatient. C'était comme si quelque chose le plongeait dans un mal-être infini, un état de noirceur plus profond encore que les abîmes du Néant. Mais en même temps... Il ne semblait que peu habillé et, sous un temps pareil, il était difficile de conserver bonne santé. D'ailleurs, son souffle trahissait un certain effort. A croire qu'il venait de courir un kilomètre...


- Ce n'est pas une tenue très appropriée pour un déluge pareil. Vous risquez la mort.


La sang-mêlé fronça légèrement les sourcils. Devait-elle prendre sa déclaration comme une menace, ou sous un humour foireux (xD) ?... S'il s'agissait bel et bien d'une menace, c'était plutôt disconvenue. Surtout que lui-même ne semblait pas vraiment habillé. Alors à moins qu'il ne fut doté de grands pouvoirs, il n'avait pas tellement de chance s'il venait chercher querelle. Non pas que Laya se surestimait, bien loin de là. Mais plutôt que son maître interviendrait sans ménagement au moindre problème. Et lorsque ce dernier intervenait directement dans une agression physique, ce n'était jamais sous modération : au contraire. Quiconque le forçait à intervenir sans que ce ne soit prévu était sûr de le voir déchaîner une fureur incomparable. Une violence barbare dont bien peu de gens se doutait, et que bien moins encore savaient déceler. Haussant finalement les épaules après cette brève réflexion, elle préféra opter pour la seconde interprétation : l'humour décalé.


- Étrange façon d'aborder une jeune femme seule,
répondit-elle finalement d'une voix songeuse.

Effectivement, ce n'était pas la meilleure des approches. Mais heureusement pour l'inconnu, le ton n'aurait guère d'importance pour cette fois vu les demandes de son maître : ne pas l'attaquer. Soit !... Elle se releva donc et tourna le dos au magnifique panorama à fin de river toute son attention sur son trouble-fait du jour : un homme clairement ramollit par le temps, qui n'avait d'égal à son pseudo-courage apparent qu'une arrogance flagrante. Bien que ses paupières demeurèrent fermés, l'esclave semblait pourtant détaillé dans les moindre détail le nouvel arrivant. Mais elle s’arrêta au physique : caractère et ressentis ne l'intéressaient pas en cet instant. Plus tard, éventuellement... Mais pas là. Un sourire chaleureux se peignit sur le visage albâtre de l'esclave, alors que l'autre reprenait son questionnaire.


- Êtes-vous la propriétaire de ces lieux ?

- Aucunement. Mais si vous voulez bien me suivre, je suis sûr que mon maître vous accueillera comme il se doit.


Chose dite, chose faite : la sang-mêlé sautillait déjà sur le rocher pour y prendre appui de son pied nu et passer de l'autre côté. D'une grâce féline, elle passa ainsi à côté du voyageur sans se soucier de son interminable crinière soyeuse. Cette dernière ondulait auprès de sa maîtresse tel un serpent, dans une danse si parfaite que rien ne semblait la troubler. Une fine mèche passa d'ailleurs sous le menton de l'inconnu, comme pour l'inciter à la suivre vers le sombre monument. Laya se dirigea donc vers l'immense porte de la bâtisse, sans ne prononcer mots. Elle n'avait absolument rien à dire. Et de toute façon... De quoi aurait-elle bien pu parler ?... Parvenue à destination, elle poussa le battant droit de l'entrée. Elle inclina alors la tête vers l'invité opportun et l'incita d'un bras à entrer. Elle ne fit de même qu'après lui, et referma la pièce pour empêcher le vent de trop s'engouffrer. Durant ce laps de temps, quelques bougies s'étaient d'ailleurs éteinte mais la jeune femme ne s'en préoccupa guère. Au lieu de ça, elle inclina de nouveau la tête vers son hôte et lui indiqua à nouveau une direction du bras pour l'inviter à la suivre. Elle le mena alors jusqu'une immense salle, au centre de laquelle trônait une table imposante parfaitement décoré. A l'opposé, une cheminé tout aussi imposante dont le feu semblait s'éteindre.

- Installez-vous, je vous prie. Mon maître ne devrait plus tarder, commença-t-elle avant de demander plus solennellement. Oh, mais peut-être avez-vous soif ou faim ? Quelque chose de chaud vous tenterait-il ?...

Elle releva dès cet instant la tête pour faire face au visage inquisiteur. Mais elle ne s'y attarda guère. Au lieu de ça, elle marcha jusque l'âtre pour s'accroupir devant. Après s'être assuré qu'elle était assez bien placé pour masquer ce qu'elle allait faire, elle laissa son coude droit appuyé sur son genoux mais tandis sa main vers les cendres et le bois qui ne semblait guère vouloir prendre. Elle eut un léger murmure... Puis, le feu repartit. Elle se releva alors, passa une main sur la blessure proche de sa gorge... Eut un léger rictus de douleur. Les deux autres ne lui causaient aucun maux, mais celle-ci la brûlait particulièrement. A croire qu'il n'y avait pas été de main morte... Quel enfoiré. Et tout ça pour quoi, en fait ?...
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Ledha Borolev

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MessageSujet: Re: In extrémisis Ténébris [with Ledha]   Mar 10 Jan 2012 - 0:25

- Aucunement. Mais si vous voulez bien me suivre, je suis sûr que mon maître vous accueillera comme il se doit.

Et bien, en voilà une personne polie. Sans prêter attention à son léger accoutrement ni au froid ambiant, la jeune femme se leva et sautilla sur les rochers, faisant signe à Ledha de la suivre, ce qu'il fit en grimaçant à cause du vent. Contempler quelques instants la chute de reins de la jeune femme lui réchauffa quelques instants le cœur. Un maître ? Haha, en voilà un qui devait bien se faire plaisir. Silencieusement et presque "professionnelle", elle le fit entrer dans la grande bâtisse. A l'intérieur, soulagé par la chaleur et le confort d'un intérieur, Ledha soupira et commença à enlever son manteau trempé. Il regarda l'intérieur du manoir d'un air modérément impressionné. Riche, bien construit, tout en étant assez sobre, c'était une belle bâtisse. Mais ayant vécu des années dans des manoirs similaires, Ledha n'était pas soufflé comme l'étaient certaines personnes. Par contre, en voyant l'immensité de la salle, il se demanda comment l'on pouvait supporter un tel écrasement de solitude au dîner, même accompagné d'une servante aussi belle.

" Belle demeure, assurément. Je me demande comment votre maître a réussi à faire construire un tel bâtiment ici. "

Elle alluma le feu sans faire de commentaires. Et sans utiliser ses mains, ce qui fit tiquer Ledha. Une magicienne ? Son maître devait donc sûrement en être un. On ne gardait pas une personne pouvant vous incinérer comme servante sans être plus puissant. Elle lui demanda si il désirait quelque chose à manger ou à boire. Elle était aux petits soins avec lui, ce qui fit plaisir à Ledha, qui accrocha son manteau à une chaise tout en déposant délicatement son fauchard sur le mur.

" Ce qu'il me faudrait ? Un bon feu, un repas chaud, un bon lit, et un bon livre. Avec ceci, je suis le plus heureux des hommes. Je ne suis pas difficile n'est-ce pas ? " dit-il dans un clin d’œil, souriant. Il se reprit.

" En supposant que je puisse m'abriter ici durant la nuit. Si vous me dites qu'il ne vous reste pas de place, ne m'en voulez pas si je ne vous croirais pas. De toute facon, je peux dormir à même le sol. "

Il bailla et étira ses bras, avant d'essuyer quelques larmes de fatigues. Il renifla.

" Un bon bain aussi... je dois vous agresser les narines, désolé mademoiselle. Mais je ne voudrais pas devenir trop exigeant. "

Il cru bon de prendre ses aises, et enleva ses bottes mouillées, marchant pied nu et s'approchant du feu afin de profiter de sa chaleur. Il s'accouda à la cheminée, à quelques mètres de la jeune femme. Il remarqua les blessures qu'elle avait, mais ne fit aucune remarque, fronçant ses sourcils. Il sentait le sang qui coulait. Cette jeune femme était blessée, et avait besoin de soin. Il vit même qu'un peu de sang avait coulé sur le sol.

Ses yeux bleus fixèrent les flammes dansantes durant quelques minutes, les tatouages bleus de ses joues semblant luire d'une étrange lueur en présence des flammèches.

" Dites moi mademoiselle... parlez moi de vous. Comment vous vous appellez pour commencer ? "

Nul interrogatoire. Juste une demande amicale, comme il seyait au caractère de Ledha. Il se demanda quand est ce que le maître de cette femme arriverait.
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Ayaël "Laya" Leïn



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MessageSujet: Re: In extrémisis Ténébris [with Ledha]   Dim 15 Jan 2012 - 23:17

- Ce qu'il me faudrait ? Un bon feu, un repas chaud, un bon lit, et un bon livre. Avec ceci, je suis le plus heureux des hommes. Je ne suis pas difficile n'est-ce pas ? Un bon bain aussi... je dois vous agresser les narines, désolé mademoiselle. Mais je ne voudrais pas devenir trop exigeant.

Visiblement, le voyageur n'avait pas besoin d'adaptation pour se mettre à ses aises. Aucun besoin de mots traditionnel pour l'inviter à se considérer comme chez lui n'avait été nécessaire. Il avait d'ailleurs déjà posé toutes ses exigences, allant jusque retirer ses bottes boueuses. Les traces de pas et de saleté arrachèrent d'ailleurs une grimace à l'esclave qui, en vue de la façon dont elle avait été élevé, n'avait pas cru nécessaire de lui préciser de laisser ses chaussures à l'entré. Cela lui semblait d'une telle logique qu'en fait, elle n'avait même pas pensé à lui faire part de cela. Mais elle n'était pas chez elle. Une aveugle capable de voir telles traces auraient semblé étrange et incompréhensible pour un être du milieu. Aussi préféra-t-elle ne pas aller chercher le nécessaire et d'ignorer la crasse. Elle se tourna de nouveau vers l'étranger comme si elle s'apprêtait à lui demander quelque chose. D'essuyer, peut-être ?... Il prit de nouveau la parole avant même qu'elle n'ouvre la bouche.


- Dites-moi mademoiselle... parlez moi de vous. Comment vous vous appelez pour commencer ?


Qu'elle lui parle d'elle ?... Qu'est-ce qu'elle pouvait bien dire ? Elle n'était pas de ce monde, pas de sa race, et elle ne ressentait aucune envie de lui faire entendre sa vie. Les humains étaient parfois bien étrange... Aussi ne s'attarda-t-elle pas immédiatement sur la question. Elle préféra disparaître derrière une porte, pour en ressortir quelques minutes plus tard avec un plateau non seulement chargé de viande, mais aussi avec une cruche et un verre qu'elle posa devant le feu. Elle disparu à nouveau, effectuant le même trajet pour revenir cette fois avec une marmite pleine d'eau et de légumes divers. L'immense cuillère était déjà dedans, aussi se contenta-t-elle de suspendre le récipient au-dessus des flammes. Pile au centre. Elle plaça ensuite deux morceaux de viande ferme et rouge de chaque côté de la même façon pour cuir le tout. Délicatement, elle servit du vin à l'invité avant de lui tendre le verre.

- Appelez-moi Laya. J'espère que ces mets vous suffiront, et seront à votre goût.


Alors qu'il prenait le verre, elle se détournait déjà de lui. Sa douleur commençait à s'estomper, mais accueillir ainsi un inconnu ne lui plaisait guère. Pas le choix ; dommage. Elle s'occuperait d'elle plus tard, quand pu personne n'aurait besoin d'elle. Chassant ses pensés d'un soupir, elle attrapa la cuillère et tourna doucement le contenu de la marmite qui commençait à mijoter. Elle s'était certes placé de dos au visiteur opportun, mais aussi sur le côté du feu à fin de ne pas obstruer la chaleur qui semblait réchauffer le malade.


- Vous pourrez demeurer ici jusqu'au départ du mauvais temps. Il est plus agréable et moins dangereux de voyager sous un ciel plus clément. Je vous mènerais ensuite aux bains ; l'on se perd aisément lorsque l'on vient ici pour la première fois.


Sur ces mots, elle partit chercher un bol et une cuillère. Elle servit silencieusement l'étranger et lui donna le bol. Elle attendrait un moment de solitude et de repos réel avant de venir se servir ; il mangerait seul son repas comme elle le ferait, et inutile d'inviter l'esclave à l'accompagner. Tiens, d'ailleurs... Eckles ne devrait-il pas déjà être ici ? Que pouvait-il bien fabriquer pour mettre autant de temps ?... Laya n'en avait aucune idée. A dire vrai, elle préférait de toute façon rien savoir. Elle se sentait mieux ainsi bien que sa curiosité soit piqué au vif.

- Veuillez m'excuser, commença-t-elle en inclinant respectueusement la tête, mais je vais prendre congé quelques minutes. Il semblerait que mon maître s'attarde sur quelques livres...

Chose dite, chose faite. Elle s'éloignait déjà du feu, l'idée en tête d'aller chercher celui qu'elle méprisait tant. S'il ne voulait pas venir seul, elle irait le chercher de force sans se préoccuper des réprimandes. Elle voulait bien s'occuper de l'inviter mais, face à une race qu'elle n'appréciait pas spécialement, il lui était difficile de se comporter trop amicalement et de converser. Aussi se servi-elle en fin de compte de son maître comme excuse pour s'éloigner de la salle à manger. Cependant, alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre le hall, elle marqua une légère pause devant la porte.


- La viande est prête d'ici quelques secondes, servez-vous je vous prie. Il serait dommage que vous mourriez de faim en m'attendant...


Elle disparut complètement du champ de vision du voyageur et emprunta le grand escalier. Après un interminable couloir qui déversait un nombre incalculable de pièce, elle emprunta la porte du fond. Nouveau escalier, nouveau couloir, nouvelles pièces,... Et encore un escalier, une porte à verrou entrouverte... Ça y est, elle y était. Une salle lugubre et froide dont la pierre suintait d'humidité. Au centre, un autel à la forme étrange. Sur les côté des étagères, établis, et un bureau. Au fond, une immense bibliothèque. Mais partout, des bocaux, des fioles, et des choses toutes aussi étranges les unes que les autres. L'esclave avait l'habitude de telle ambiance, depuis le temps. Aussi ne s'attarda-t-elle aucunement sur l'endroit.

- Il semblerait que vous ayez oubliez votre invité...
- Oh ! Oui merci. C'est bon je... je range juste ça.


Des tintements, du verre qui se percute doucement, un livre qui se ferme... L'homme aux cheveux verts se retourne enfin vers Laya qui ne bouge pas d'un pouce. Il se frotta les mains l'une contre l'autre. Laya lui tourna le dos et ré-emprunta le même chemin qu’auparavant, le maître sur ses talons. Un temps qui lui sembla interminable fut nécessaire pour parvenir de nouveau aux portes de la vaste salle à manger. Elle entra la première, mais dépassa à peine l'encadrement pour s'arrêter. Là, elle se plaça sur le côté et s'inclina en faisant signe d'entré. Eckles se fit souriant et traversa la salle pour rejoindre son hôte.


- Je suis vraiment désolé de ce piètre accueil, j'étais un peu occupé...,
commença-t-il en se grattant la tignasse. Malheureusement je n'ai pas fini mon travail et... Vous semblez avoir besoin de vous laver.

Sa dernière réplique s'était faite cynique, bien qu'il reste jovial et courtois dans son attitude. Et aussitôt dit, aussitôt fait ! Il s'éloignait déjà sans même prendre le temps de se renseigner sur le visiteur. Il s'en foutait royalement, ou quoi ?... Impossible : il s'était arrangé pour l'attirer ici. Mais pour s'éclipser de cette façon, nul doute qu'il avait une urgence quelque part. A moins que... Il savait qu'elle n'appréciait guère les humains. Se pourrait-il que l'absence soit donc volontaire ?... Il en était parfaitement capable. En fait, il avait même plus d'une fois agit ainsi. Enfin... Qu'importe. L'esclave lui en toucherait mots. Et ce, le plus tôt possible.

- Ne prêtez guère attention à son attitude. Mais à force de perfectionner ses arts, il s'en aveugle et fini par perdre la réalité.


Calmement, Laya vint se poser près du feu. A genoux et les mains posé sur ces derniers, elle tourna la tête vers son interlocuteur. Bien que ses yeux soient fermés, son regard quelque peu imaginaire sembla dévisagé l'humain... Mais nullement, elle lui portait simplement à nouveau attention. Après tout, c'était son... travail ?...


- Et vous, quel est votre nom ?... Et si je puis me permettre l'expression, quel vent vous amène ?
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Ledha Borolev

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MessageSujet: Re: In extrémisis Ténébris [with Ledha]   Dim 29 Jan 2012 - 17:40

- Et vous, quel est votre nom ?... Et si je puis me permettre l'expression, quel vent vous amène ?

Ledha fixa les yeux clos de l'esclave. L'attitude de son maître semblait l'avoir légèrement surprise, mais elle avait repris son calme en un instant. Il n'arrivait pas à la saisir, ni la comprendre. A vrai dire, il ne comprenait, de base, strictement rien aux femmes et à leur esprit tordu et chaotique. Mais cette fois, il avait en face de lui une aveugle (qui semblait moins maladroite que lui-même, parfaitement voyant) aux expressions faciales allant de la neutralité à la neutralité. Il se leva et fit une sorte de référence légèrement raide et maladroite, mais le cœur y était. Il s'était demandé s'il pouvait donner son vrai nom, mais après tout, ce n'était qu'une esclave aveugle. Et il doutait que sa réputation était arrivée aux oreilles d'une non-nécromancienne.

" Ledha Borolev, pour vous servir. Je ne pense pas que vous connaissiez ce nom. Je viens des terres du nord. Et je doute également que vous n'y soyez jamais allée. C'est très charmant, mais un peu moins ensoleillé qu'ici. " dit-il d'un ton légèrement ironique et blasé.

Il regarda par une des immenses fenêtres, la pluie toujours battante.

" Et pour ma venue... je ne sais pas vraiment, quelque chose me disait de me diriger ici. Et puis, il pleuvait, et j'ai vu cette bâtisse, et donc, j’atterris ici, en train de salir votre parquet et de profiter de votre présence ! " expliqua t-il dans un grand sourire.

Dans un geste assez gamin, et volontairement exagéré, il se renifla en fronçant les sourcils.

" Votre maître a raison, je pue la mort. Y a t-il un endroit ou se laver ici, ou dois-je me jeter des falaises dans la mer ? Remarquez, je n'ai vu qu'une fois la mer, ça me fera du bien. Et en plus, je pourrais digérer. "

Il la regarda encore une fois, fixant ses yeux clos.

" Je déteste passer mon temps à demander service, mes excuses si je vous ennuie. Je ne pense pas rester longtemps de toute facon. Votre maître ne semble pas être le genre d'individu à déranger. J'espère toutefois que je pourrais me présenter à lui plus tard."


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