''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Rencontre démoniaque [PV Azulia]

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Isebyril Thilamar



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Isebyril Thilamar
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Race : Démon commun-Elfe
Classe : Géo-soigneur ( guérisseur avec des pouvoirs de la magie de la terre )
Métier : Médecin
Croyances : Le Fléau
Groupe : Solitaire pour l'instant

Âge : 121 ans

Messages : 32


Rencontre démoniaque [PV Azulia] _
MessageSujet: Rencontre démoniaque [PV Azulia]   Rencontre démoniaque [PV Azulia] EmptyJeu 5 Jan 2012 - 19:05



Quelque part dans le monde du milieu, Feleth


Les failles … Le monde des démons … Le Vein … Les démons …

Depuis qu'Isebyril avait appris l'existence de ces choses, sa curiosité le taraudait. Il faisait comme d'habitude, il recevait les gens, identifiait leurs problèmes, les soignait, magiquement ou pas et les renvoyait chez eux. Mais son esprit était ailleurs. Tout la journée il y pensait. Cette idée l'obsédait. Un autre monde existait et par dessus tout, il voulait y aller. On l'avait prévenu que c'était très dangereux. Le démon qui était venu chez lui lui avait expliqué. Il n'y avait pas d'ordre là-bas, aucun souverain, à part cet Arphoss qui semblait commander à une partie de ceux-ci. Tout était chaotique, rien ne fonctionnait comme ici. C'est en tout cas ce qu'il avait retenu de cette discussion. Et cela ne l'avait pas effrayé ni dérangé, bien au contraire. Il avait cette espèce de curiosité, malsaine. Il avait besoin de s'y rendre, plus qu'une envie, un besoin, vital. Il vivait chaque jour en y pensant. Il s'endormait en s'imaginant y aller, il se réveillait avec des plans en tête. Tout cela le rongeait de l'intérieur, cette envie brûlante, qui chaque jour grandissait. Et puis un jour, il n'y résista plus. Il décida sur un coup de tête de quitter la ville, sans avertir personne, en abandonnant certains de ses patients encore allongés dans des lits dans son dispensaire improvisé. Il n'aimait pas ça. Il détestait laisser des gens dans le besoin, des gens souffrants. Mais c'était plus fort que tout, et il avait envie de le faire. Après tout, après tout ce temps qu'il leur consacrait à ces gens, alors que presque aucun d'entre eux n'avait la moindre reconnaissance pour lui. Non, au fond de lui, il savait qu'il pouvait se permettre. Prendre un peu de temps pour lui, quelque chose qu'il n'avait pas fait depuis longtemps. Il allait adorer ça. Il sortit donc son cheval du box, et galopa jusqu'à la sortie de la ville. Il ne croisa personne dans les rues. Il faisait nuit. La lune éclairait doucement les rues et ruelles de Madorass. Au loin, des bruits venaient d'une taverne encore ouverte. Des ivrognes chantaient. Isebyril ne resta pas assez longtemps pour identifier la chanson, ni pour en entendre d'avantage. Il filait aussi vite que lui permettait l’exiguïté des lieux et le cheval. Les portes de la ville étaient toujours ouvertes et les gardes ne s'opposèrent pas à son passage. Ils n'auraient de toute façon pas pu. Le cheval lancé au galop ne pouvait pas s'arrêter ainsi. Il sortit enfin de l'enceinte des murailles étouffantes de la ville et put respirer de l'air pur, non de l'air vicié par les puanteurs des égouts qui passe au plein milieu des quartiers pauvres.

Isebyril déboucha enfin sur les grandes plaines de Feleth. La grande question maintenant ; où chercher les failles ? Le démon avait beau lui avoir expliquer cela, il ne savait pas grand chose. Il lui avait dit de se fier à son instinct, de repérer les endroits où les autres n'iraient pas. Cela ne l'avançait pas beaucoup. Il faisait nuit noire à présent, des nuages recouvrant la lune. Il n'y voyait rien devant lui et n'importe quel endroit paraissait répondre à ce critère. Tout était désert autour de lui. Il se concentra sur son ressenti, espérant trouver, au milieu de tout le paysage, un endroit spécial. Il continuait à parcourir les plaines tout en cherchant. Quand il fut proche du désespoir absolu, quand il commença à ne plus y croire, il prit le chemin du retour de Madorass. Et sur le chemin du retour, il eut enfin ce qu'il était venu chercher. Au beau milieu d'une plaine désolée, balayée par le vent, quelque chose lui sembla étrange. La nature ne semblait pas vouloir de lui. Tout lui paraissait inhospitalier. Pourtant, vu de l'extérieur, tout était normal. Le sentiment de mal-être était plus interne. Cela confirmait ce que le démon lui avait dit, personne ne s'installerait dans le coin. Il se focalisa alors sur ses sentiments pour repérer avec précision la faille. Celles-ci étaient invisible à l’œil nu. À un moment, alors que la faille se faisait de plus en en proche, le cheval refusa de continuer à avancer et Isebyril dut continuer à pied. Une fois lâché, le cheval s'enfuit directement. Isebyril se retrouva donc seul, pas loin de son but, mais pas encore tout à fait arrivé. Un loup apparut devant lui. L'animal, déjà sauvage à la base, était en plus influencé par la faille proche. Il en devenait très agressif et dangereux. Isebyril eut le réflexe immédiat de sortir son épée et de bloquer les pattes du loup. Celui-ci, bien énervé se débattait pour sortir de ce piège. Mu par une force extraordinaire, force octroyée par sa rage et la présence de la faille, le loup dégagea une de ses pattes très rapidement. Isebyril qui ne s'y attendait pas, au lieu de rester regarder cette scène, décida de mettre le plus de distance possible entre lui et la bête. Sachant qu'il ne pourrait pas le semer, il espéra toutefois pouvoir préparer une attaque assez puissante pour l'arrêter. Il n'eut même pas l'occasion d'y réfléchir. Le loup s'était libérer et lui courrait déjà après. Isebyril se retourna, juste à temps pour apercevoir la bête sauvage lui sauter dessus, tout croc dehors. Isebyril trébucha, tomba à la renverse. Et l'instant d'après, il n'était plus là.


___________________________________________________________________________________

Monde du dessous, les terres calcinées, Vein


De son voyage à travers la faille, Isebyril n'en garde que très peu de souvenirs. Des sensations, des hallucinations. Tout cela fut trop étrange pour lui et il oubliait rapidement tout ce qu'il voyait ou sentait. Seule une vision lui resta. Un démon, aux formes inhabituelles. Isebyril ne pouvait détacher son regard de lui, à cause de l'intrigue qu'il suscitait en lui mais aussi parce qu'il ne pouvait pas faire autrement. Au bout d'un moment, le démon se retourna et sembla fixer Isebyril droit dans les yeux. Le démon commença alors à changer de forme, jusqu'à se transformer en un elfe, ressemblant fortement à Isebyril. Leurs regards se croisèrent encore quelques secondes puis l'image disparut. Isebyril venait de croiser son père pour la première fois de sa vie.

Isebyril atterrit sans douceur, au milieu de terres calcinés. Encore debout, il arriva à prononcer ces quelques mots avant de s'effondrer dans une demi-inconscience, trop éprouvé par le voyage.

« J'y suis arrivé, je suis dans … le Vein ... »



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Azulia Ozera



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Azulia Ozera
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Rencontre démoniaque [PV Azulia] _
MessageSujet: Re: Rencontre démoniaque [PV Azulia]   Rencontre démoniaque [PV Azulia] EmptySam 7 Jan 2012 - 19:17

Échappée du Venill, Feleth.


Des pas, on en entend que le bruit sourd, celui d'un pied chaussé qui martel le sol au pas de course. Une course effrénée. La suite... Une poursuite. D'autres pas plus lourd et plus métallique, des pas consécutifs trop rapprochés et emmêlés pour n’être ceux que d'une seule personne, non il s'agissait là d'un troupeau. Un troupeau se ruant sur un point isolé. L'onde de vent que procurait cette course levait la cape qui dansait et donnait un rythme à la mélodie de cette fuite. Un vrombissement légers. En comparaison les capes du troupeau claquaient au vent comme un fouet voulant s'abattre sur le cuir de l'animal insolent. Une symphonie dirigée par un soliste d'exception encadré par un orchestre miteux. Une œuvre qui révélait au grand jour les prouesses d'une soliste, oui une car le son aiguë que procuraient ses talons ne pouvait pas laisser penser qu'un homme porterait une telle paire de botte. Son souffle saccadé mais serein, lui permettait de continuer de courir sans faiblir. Il fallait les semer, se débarrasser de ce troupeau enragé qui lui foncé dessus. De leur côté, les nuées essoufflées, les râles sourd, le souffle rauque et haletant... l'épuisement d'un orchestre incapable de dompter la montée en puissance d'une soliste. Le rythme ralentit d'un coté et s'accéléra de l'autre, la liberté.

Plus rien. Silence. Une fin tragique et surprenante. Un bon nombres de questions sans réponses. Que c'est-il passé ? Une envie de maudire la mort de ce soliste... Non, elle vit encore. Le troupeau produisit un son étrange entre la rage et l'incompréhension. Ce soulevait là une révolte, une cacophonie affreuse. Il y avait pourtant une réponse simple à se dessein tragique. On la nommé Faille. Une faille est un trou permettant de contre-carrer les plans malsain d'un groupe d'idiot vêtu de tunique blanche. Elle n'est pas agréable à traverser pour la plupart des êtres. Là où elle vous conduiront ce sont elles qui le décide. Soyez donc sage... Un accident est si vite arrivé. Les bras en croix sur la poitrine, les yeux clos, son masque dissimulant toujours son visage. Elle se laisse tomber sereinement, L'issue n'a pas d'importance, ce qu'elle voit elle ne le voit pas. Tout ici n'est que mensonge, illusion et trouble de son propre inconscient. Il suffit de se convaincre que ce n’est qu'une chimère, qu'elle soit douce ou désagréable. Elle ne doit pas vous troubler.

Douce illusion qui berce cette démone immaculé de blanc, si pur. Comment croire qu'un être aussi délicat puisse appartenir à la plus destructrice des races ? Un contraste à son avantage, elle paraissait douce, amicale dans Feleth et peut-être même Adiryl et pourtant le miroir ne reflète pas toujours ce que l'on croit y voir. Les apparences ne sont que des illusions envoyées par les êtres pour tromper l'ennemi ou l'ami... Qu'importe, car ce qui compte c'est de ce sentir protégé et en sécurité. Elle ne voyait pas grand chose aujourd'hui, la faille avait décidé de la laisser tranquille.

Il y avait sur sa robe du sang, tant de sang sur une robe si blanche. Aucune victime. Le sang provenait de son propre corps, dévoré par l'esprit, par son pouvoir qui la consumait... ses entailles étaient si profonde, si dangereuse pour sa vie. Des sueurs, les gouttes perlaient sur son visage d'ange. Elle souriait. Une voix raisonnant dans sa tête.

*L'esprit est ce que tu es, ne soit pas l'esprit que je suis. *

Un sourire naquit sur ses lèvres, un sourit pâle, presque mesquin. Ce que cela signifiait, elle seule le savait. Un secret se devait de toujours être gardé. Même si parfois il est difficile de se cacher. Rien à craindre, les témoins étaient tous mort... Sauf un ! Ce Démon. Espérons pour lui que l'idée folle de vouloir révéler ce qu'il savait ne lui vienne jamais à l'esprit. JAMAIS !

Atterrissage forcé sur les Terres Calcinées, Le Vein.


Sensation de chute, un vent tiède et une odeur de bois brûlé. Chez elle, dans le Vein une récompense bien méritée. Elle souriait. Elle chutait. Elle se retourna peu de temps avant le contact avec le sol, un pied et un genou s'enfonçant dans la cendre ainsi que deux mains. Les siennes, elle releva son visage et découvrit un paysage de désolation. A la fin de cette charmant promenade elle pourrait jeter sa robe et tout ce qui va avec, entre le sang et la cendre, rien à faire... Désastre ! Elle se secoua tant qu'elle put, rien à faire. Elle commença à marcher tranquillement vers l'inconnu, de toute façon il fallait bien qu'elle sorte d'ici. Après quelques heures de solitude, le ciel aussi gris et ennuyeux soit-il lui envoya de la compagnie.

Elle sourit. Un homme... un elfe, atterrit à quelques mètres d'elle. Il ne la verrait surement pas. Pas pour le moment, elle épiait tranquillement assise sur son rocher. Il vacillait, un voyageur récent. Il avait l'air simple, une tenue peu ostentatoire, elle posa son regard rougeoyant sur la lame qu'il portait. La magie qui en emmenait ne l'inspirait pas, elle ne venait pas du Vein. Elle était trop concentrée sur la lame pour se rendre compte qu'il était entrain de défaillir. Il s'échoua lourdement sur le sol, l'épée disparaissant de son champs de vision elle revint à elle.

*Et merde ! *

Elle s'approcha de lui, méfiante. Toujours prête à agir en cas d'attaque. Mais rien, juste une phrase parvenant à ses oreilles.

-J'y suis arrivé, je suis dans … le Vein ...

Quel fou fallait-il être pour vouloir venir ici ? Elle l'examina et se pencha au dessus de lui comme une ombre. Elle lui confisqua son épée pour commencer, hors de question qu'on tente de la tuer sur un coups de frayeur lors du réveil. Elle prit la lame doucement... la sensation qui la parcouru l'espace d'un instant la perturba. Elle se figea. Ensuite, elle posa la lame non loin de son possesseur, sans plus y retoucher. Elle constata qu'il n'avait rien, pas de blessures ou autre. Il était juste troublé par le voyage. Elle le secouait doucement tout en lui tapotant la joue. Elle essayait de le réveiller.

-Hey ! Levez-vous, je vous déconseille de passer la nuit ici. Faites un effort pour revenir à vous, s'il vous plait.

L'on aurait pu croire qu'elle parlait toute seule, et pourtant... Elle n'était pas si seule.
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Isebyril Thilamar



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MessageSujet: Re: Rencontre démoniaque [PV Azulia]   Rencontre démoniaque [PV Azulia] EmptyMar 10 Jan 2012 - 23:19

« Hey ! Levez-vous, je vous déconseille de passer la nuit ici. Faites un effort pour revenir à vous, s'il vous plaît. »

Une voix … Calme et mélodieuse, comme il n'en avait plus entendu depuis longtemps, trop habitué aux voix des ivrognes ou des malades de Madorass. Un contact … Une main, à la peau si douce, qu'il sentait, comme si quelqu'un essayait de le réveiller en lui tapotant la joue. Un goût … Si âcre dans la bouche, comme s'il mangeait de la suie, comme s'il respirait de la fumée en plein milieu d'un incendie. Et puis une odeur … Quelque chose brûlait ou venait de brûler, ce qui confirmerait le goût qu'il avait dans la bouche. Et enfin, une vision … Un visage, incroyablement beau … Deux yeux rougeoyants … D'un rouge si vif au beau milieu d'un visage si blême qu'on ne voyait que ça. Des traits lisses, des pommettes à peine rosies, un nez fin, tout semblait s'accorder parfaitement pour accentuer encore plus le regard et ainsi constituer un visage magnifique et irrésistible. C'est sur ces sensations qu'Isebyril se réveilla, difficilement. Le choc était encore très important, aussi bien mentalement que physiquement. Pour celui dont c'était le premier voyage vers le Vein, ses jambes ne voulaient plus le porter et ses pensées étaient encore toutes chamboulées. Il ne savait que penser des hallucinations qu'il avait eu lors de son passage dans une de ces failles et le voyage même s'il n'existait pas vraiment physiquement parlant l'avait épuisé, sans doute à force de contracter ses muscles à vouloir essayer de fuir certaines des visions. Quoiqu'il en soit, Isebyril était encore très faible. Finalement, son esprit acéré qu'il pensait prêt pour une telle aventure ne l'était pas tout à fait, mais il ne pouvait pas le savoir sans l'avoir tentée. Il parvint avec difficulté à se redresser. Il avait encore la tête qui tournait et sa vision était trouble dans cette position assise. Il avait grande peine à se ressaisir. Il ne distinguait pas clairement ce qu'il y avait devant lui mais il tourna quand même la tête, pour essayer de revoir ce visage parfait, ou même juste l'apercevoir. Malheureusement, la personne devait se trouver dans son dos si bien qu'il ne pouvait la voir ainsi. Il resta alors assis quelques minutes de plus. Il fit mentalement un bilan rapide des éventuelles blessures qu'il aurait pu subir lors de ce voyage extraordinaire mais fort heureusement, il ne détecta rien de sérieux. Il était juste fatigué, éreinté.

Au bout d'un moment qui lui sembla une éternité, il put se relever entièrement et enfin prendre conscience de l'environnement qui l'entourait. Ses yeux se réhabituèrent peu à peu et il retrouva une vision presque normale. Il en eut le souffle coupé. Malgré tout ce qu'il avait pu apprendre ou imaginer du Vein, du monde des démons, il était très loin de se douter que ce qu'il avait sous les yeux était réel. Tout n'était que gris, noir et blanc. Aucune autre couleur. Tout était terne, éteint, comme mort. Et en fait, rien n'était plus proche de la vérité que ce qualificatif ; mort. Le ciel était gris, aucun rayon de soleil ne pointait, comme si des nuages persistants le cachait. Sur le sol, des mètres et des mètres de cendres s'accumulaient, ne laissait aucune place à une quelconque verdure. Ça et là, des troncs d'arbres totalement calcinés, brûlés jusqu'à l'écorce, complètement dépourvus de branches, sinistres, intimidants, se dressant comme des espèces de piques sortant de terre, surnaturels, effrayants. Cela glaça le sang d'Isebyril. C'était un paysage apocalyptique. Rien de vivant aux alentours, rien d'agréable à regarder. Sauf ce visage … Alors qu'il avait fait le tour de ce qu'il l'entourait, son regard se posa sur elle. Elle … Isebyril découvrit enfin le reste du corps qui allait avec le visage de la perfection qu'il avait entraperçu. Et tout ce qu'il pensa sur l'instant, c'était que le corps était bien assorti au visage. Pour la première fois de sa vie, il trouva ce qu'il voyait magnifique. Si on lui avait demandé de la décrire en quelques mots, il aurait dit frêle, fragile en apparence mais derrière ses yeux se lisait néanmoins une forte personnalité. Enfin, c'est ce qu'il pensait, ce qu'il voyait au premier abord. En apparence, elle avait le corps d'une femme, d'une très belle femme même. Mais, en y regardant de plus près, on voyait que la faiblesse qu'elle affichait n'en était pas une, bien au contraire. Derrière sa frêle carrure se dessinait en fait des muscles bien présents. Ses vêtements étaient raffinés, d'un blanc pur, presque éblouissant. En fait, même sa peau était très blême, de sorte que seuls ses yeux rougeoyants ressortaient vraiment ainsi que … deux petites cornes sortant de son crâne. L'esprit d'Isebyril réagit au quart de tour.

« Démone ! »

*En même temps, à quoi m'attendais-je dans le monde des démons ...* Par mesure de sécurité, Isebyril chercha sa lame de la main, pour pouvoir être prêt en cas de conflit direct ou de danger immédiat. D'après ce que lui avait dit le démon qui lui avait appris l'existence du Vein, n'importe quoi, n'importe où et n'importe quand pouvait être un danger pour n'importe qui. Cependant, il ne la trouva pas. Son épée n'était plus à sa ceinture, elle avait disparu. Un bref instant, Isebyril se demanda si les objets magiques avaient la capacité de traverser les failles ou non, les failles étant elles-même des créations magiques très puissantes. Puis, il trouva cette hypothèses terriblement ridicules. Isebyril lui-même se considérait comme empli de magie. Si la magie ne passait pas les failles, il n'aurait pas pu passer, ou alors, il n'aurait pas pu utiliser ses pouvoirs ici. Or, il avait déjà réussi à utiliser ses talents de soigneur pour vérifier rapidement qu'il n'avait aucune blessure. La magie avait donc aussi cours ici et son épée devait forcément se trouver quelque part. Il soupçonna de prime abord la démone mais elle ne semblait pas la porte sur elle et n'avait nul part où la cacher. Il chercha donc aux alentours et la vit rapidement, posé juste à côté de lui, encore dans son fourreau. Il la reprit et la dégaina immédiatement, la pointant vers elle. Il ressentit son pouvoir et se sentit dès lors plus en confiance. Il refit face à la démone.

« On ne touche pas à mon épée sans mon accord ! C'est mon bien le plus précieux, mon seul bien précieux à vrai dire. Et je préfère l'avoir toujours avec moi. »

La démone ne semblant pas l'attaquer, ni même avoir de pensées agressives à son encontre, Isebyril rattacha le fourreau de son épée à sa ceinture et la rengaina. Peut être trop en confiance, il baissa un peu sa garde.

« C'est bien votre voix que j'ai entendu à mon réveil ? Qu'avez vous à me proposer pour passer la nuit, vu qu'apparemment, vous me déconseillez de la passer ici ? Je vous avoue que je suis un peu perdu ici … pour l'instant » 
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Azulia Ozera



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MessageSujet: Re: Rencontre démoniaque [PV Azulia]   Rencontre démoniaque [PV Azulia] EmptyVen 13 Jan 2012 - 0:43

Qu'était ce donc cette énergumène ? Il n'avait donc pas conscience de l'endroit où il se trouvait ? Non, sinon il n'aurait surement pas autant prit son temps. Et pour prendre son temps il le prenait. Il avait ouvert les yeux alors qu'elle se trouvait penchée au dessus de lui. Elle ne resta pas une heure, une fois les yeux de l'inconnu ouvert, elle s'était redressée. La peur. Elle était envahit par un sentiment d'insécurité. Elle avait oublié de remettre son après l'avoir enlevé un peu plus tôt, il l'avait gêné durant la course poursuite avec les capes blanches. Elle ne se souciait plus vraiment de cet homme à l'apparence elfique. Il s'était assis mais vacillait toujours, elle plaqua sa main dans le dos de celui-ci afin de lui éviter de basculer à nouveau en arrière. Elle se mordit là lèvre inférieur. Elle ne se méfiait pas dans le Vein. Elle se dévoilait souvent, son masque, ses cornes... tout ce qu'elle dissimulait dans le monde du milieu. Elle ne savait pas à qui elle avait à faire et les rencontres dans le Vein ne sont pas toujours bonne. Elle le savait mieux que personne. Il resta assis un moment, il y avait en lui une sensation, quelque chose le parcourait, elle retira sa main en comprenant qu'il y avait en lui une forme de magie. Si il y a de la magie, il y a peut-être un ennemi. Azulia était sur ses gardes autant pour l'environnement hostile qui se dressait contre eux que lui.

Elle l'observa se redresser méfiante, assez distante. Elle le détaillait. Il venait d'être paralysé par la vision de son monde. Pourtant les terres calcinées n'étaient pas si affreuse que ça... Bon, il va de soit que le paysage était chaotique, sans couleur... mais si il en désirait elle pourrait teinté de rouge ce magnifique paysage. Son sang ferait probablement l'affaire. Elle secoua son minois en chassant cette sombre pensée. Que lui arrivait-il ? Il ne lui avait encore rien fait, il valait mieux pour lui qu'il ne tente rien. Elle se mit à rire. Puis cessa aussi rapidement. Il était si ridicule à être aussi estomaqué, il s’attendait à quoi après tout en s'aventurant dans le monde du dessous ? Il n'y avait pas de soleil ici, pas grand chose qui pouvait pousser et embellir l'endroit... puis de toute manière tout était brûlé... Ici, tout se consumait un jour ou l'autre. Il tournait. Il posait son regard un peu partout et détaillait chaque partie de cette photographie. Il lui faisait face. Il ne se gêna pas pour en faire autant avec elle et étrangement elle resta immobile. Elle le fixait en souriant doucement. Il commença par ses pieds pour remonter à son visage... il semblait être fasciné par le rouge ardent du regard de la demoiselle, si bien qu'il mit un temps assez conséquent avant de remarquer ses cornes. Et quand ce fut fait, il s'écria :

-Démone !

Elle comprit rapidement ce qu'il cherchait. Il cherchait cette arme magique, aussi magique que lui. Elle n'aimait pas vraiment la magie. Son peuple était un peuple de guerrier, elle ne connaissait l'existence de la magie que par ce qu'elle en était victime. Son regard se durcit à l'égard de l'homme. Mais elle ne l'empêcha pas de rejoindre sa lame. Elle se contentait juste de le détailler, de l'analyser. Elle dressait qui il était sans même lui parler, bientôt elle serait en mesure d'agir sur lui au cas où l'idée folle de l'attaquer lui venait. Il réfléchissait surement au pourquoi du comment sa lame avait-elle bien pu disparaître, pourtant elle était là. Posée sur le sol calciné et noir, elle dormait sur la cendre. A deux pas de son propriétaire. Il finit par la voir et se rua presque dessus, il fut rassuré de l'avoir en main. Par contre la scène qui suivit n'était pas totalement prévue.

Il avait dégainé. Il la menaçait. Il avait osé... Un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres pour disparaître presque instantanément. Elle n'avait pas envie de se faire compromettre pour un stupide sourire. Il aboya sur elle tel un clébard. Il sortit sa longue tirade, plus pour se rassurer que l'effrayer selon elle, mais c'était un comportement qui l'agaçait profondément. Rien ne trahissait son visage et son expression impassible, calme. On aurait dit qu'elle était sereine.

-On ne touche pas à mon épée sans mon accord ! C'est mon bien le plus précieux, mon seul bien précieux à vrai dire. Et je préfère l'avoir toujours avec moi.

Ne voyant aucune agressivité de la part de la noble demoiselle qu'elle était, il rattacha son fourreau et rengaina. Triste erreur. Il s'en rendrait compte trop tard... Beaucoup trop tard. Elle inclina son visage sur le côté droit, puis le redressa lentement. Il passa de l'homme injurieux et grossier, à un homme calme et inquiet...

Elle s'avança vers lui. Doucement. Elle avait plus d'une seule arme en sa possession et la sienne était rangé. Il était capable de manipuler la magie mais elle aussi. Elle était tout près de lui, presque assez pour l'éteindre, elle n'en fit rien. Elle leva sa main comme pour lui caresser la joue, son autre main la gauche passa derrière la tête de l'homme. Sa main droite arriva devant le nez de son adversaire. Elle pointé sur lui une aiguille. Prête à le transpercer entre les deux yeux. Il pourrait la voir se dessiner, longue et fine, effrayante. Elle rit.

-Ne bougez surtout pas ! Mon autre main, à l'arrière de votre tête tient le même genre d'arme... Ici, ne faite confiance à personne, sauf peut-être à la personne qui ne vous a pas tué alors que vous étiez au sol sans défense.

Elle soupira. Le débarrassant de cette provocation. Ses bras retombèrent le long de son corps machinalement. Elle ne baissa pas sa garde et préféra l'aviser avant qu'il ne comète une autre ânerie.

-Avant de menacer qui que ce soit, Sir. Assurez vous qu'il est bien votre ennemi, sinon il pourrait le devenir.

Elle se contentait de lui donner de simple conseil. Après tout c'était son métier. Certes il n'en savait rien et ne le saurait probablement jamais... Mais... Passons. Elle devait les sortir de ses terres. Elle huma l'air. Trop tard. Même si il faisait toujours nuit ou presque dans le Vein, il y avait des heures plus obscure que d'autres. Elle recula un peu pour le laisser se remettre de ses émotions.

-Nous allons marcher un peu. Ici, soit on trouve une faille pour espérer atterrir ailleurs. Soit on marche afin de trouver une terre un peu plus, comment dire, moins dangereuse. Suivez moi.

Elle commença à avancer, puis fit volte fasse. Elle le fixa intensément. Elle avait attendu qu'il baisse totalement sa garde pour s'introduire dans son esprit. Elle vit ses dernières pensées, celle qui restaient en surface... La faille avait du lui jouer un salle tour. Il y avait trop de confusion. Elle vit un homme lui ressemblant et des brides de choses... Son visage... ce qu'il en pensait. Elle sourit.

-Tu ne révèleras jamais l'étendue de cette beauté. Si tu souhaite la garder en mémoire, personne d'autre ne devra savoir.

Elle venait d'utiliser la suggestion sur l'elfe. Elle ne voulait pas le tuer. Néanmoins, il était dangereux qu'il sache, pour elle comme pour lui. Mais elle n'avait pas pu se résoudre à s'effacer de sa mémoire car il l'intriguait. Elle pourrait toujours le faire plus tard. En attendant, il pourrait profiter du seul réconfort qu'il avait trouvé dans se paysage froid et lugubre. Elle ajouta en baissant les yeux.

-N’oublie jamais que je viens de te faire un honneur. Sinon, j'aimerais savoir avant que l'on se dirige vers le nord ouest, quelle magie enferme ton épée ? Je l'ai sentie... Et...

Elle s'arrêta là, jugeant qu'il était préférable qu'il réponde d’abord à sa question. Elle n'avait pas envie de se fourvoyer, de se compromettre. Elle devait redoubler d'attention, surtout ici dans Le Vein. Elle souriait doucement et aimablement. Il n'y avait pas de faux semblant, elle était amicale. Une étrange démone venait d'être déposée sur le trajet de cet Elf, il s'en rendrait très rapidement compte, elle en était persuadé. Il y a des choses pour lesquelles il est inutile d'entrer dans la tête des gens. Elle s'amusa de sa propre pensée et étouffa son rire discrètement.
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Isebyril Thilamar



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MessageSujet: Re: Rencontre démoniaque [PV Azulia]   Rencontre démoniaque [PV Azulia] EmptyLun 16 Jan 2012 - 15:34

Isebyril avait fait l'erreur de baisser sa garde. Sa confiance excessive frisait presque la naïveté totale. Il était dans le monde des démons et il relâchait son attention dès les premières secondes. Cela lui coûterait cher ici. Et d'ailleurs, la démone allait commencer à lui faire payer son manque de prudence. Isebyril commença à regretter son acte mais trop tard, il ne pouvait faire que s'inquiéter maintenant. Elle s'approcha de lui, lentement, passa une de ses mains derrière sa tête et l'autre frôla la joue d'Isebyril, avant de s'arrêter au niveau de son nez. Il ne vit qu'au dernier moment qu'une aiguille se trouvait dans sa main et qu'elle la pointait directement sur son visage. Il s'était laissé avoir en beauté et ne pouvait que s'en vouloir d'avoir rengainé son arme. S'il l'avait encore eu en main à cet instant, il aurait pu réagir et se sortir vivant de cette agression mais sans son arme, ses pouvoirs étaient trop faibles, il ne pourrait à peine lever assez de terre pour déranger la démone et ce n'était même pas la peine de penser à rappliquer. Créer un gouffre béant sous ses pieds ou même l'immobiliser à l'aide de terre qui était pourtant omniprésent ici était de l'ordre de l'impossible. Même si l'arme renforçait son pouvoir sans être dégainée, cela ne suffisait pas. De toute façon, il était et se considérait lui-même trop naïf pour survivre ici pour l'instant et se résigna un peu. Mais finalement, la démone ne sembla pas vouloir le tuer.

-Ne bougez surtout pas ! Mon autre main, à l'arrière de votre tête tient le même genre d'arme... Ici, ne faite confiance à personne, sauf peut-être à la personne qui ne vous a pas tué alors que vous étiez au sol sans défense. 

*Quelle bonne nouvelle … Et quelle information cruciale, comme si je ne m'en doutais pas déjà … Maudit soit le fléau … et ma bêtise.* Mais dans un sens, le message de la démone contenait quand même un petit espoir pour Isebyril. Elle ne l'avait pas tué alors qu'il était à terre. Elle lui indiquait peut être qu'il pouvait lui faire confiance mais comment savoir ? Comme lui faire confiance alors qu'il était sous la menace de deux aiguilles prêtes à s'enfoncer en lui et à le tuer sur le coup. Il n'était plus maître de son destin, plus tout à fait. Il n'osait même pas prendre la parole. Il n'aurait pu que cracher son venin de toute façon. Même s'il était plutôt diplomatique en règle générale, ses remarques devenaient acerbes lorsqu'il se sentait piégé. Il ne fallait pas qu'il commette d'autres impairs, il ne pouvait pas se le permettre. Il essaya de se détendre, d'évacuer toute sa frustration et toute son inquiétude. Il laissa ses bras retomber le long de son corps et baissa la tête. Il n'avait plus qu'à espérer qu'elle le laisse vivre assez longtemps pour pouvoir réparer cette erreur ou bien retourner dans le monde du milieu.

-Avant de menacer qui que ce soit, Sir. Assurez vous qu'il est bien votre ennemi, sinon il pourrait le devenir.

*Et comment je fais pour savoir qui est mon ennemi ou non ? Menacer ou être tuer, je croyais que c'est comme ça que ça fonctionnait ici …* Isebyril rumina, grommela un peu mais ne s'exprima pas. Il garda encore une fois ses pensées pour lui, ne voulant pas s'attirer les foudres de la démone, pas tout de suite alors qu'elle tenait encore sa vie entre ses mains. Il attendrait, d'être un peu moins en danger de mort. Cela valait mieux pour lui. Il savait quand même se maîtriser assez pour garder le silence … et attendre le bon moment.

-Nous allons marcher un peu. Ici, soit on trouve une faille pour espérer atterrir ailleurs. Soit on marche afin de trouver une terre un peu plus, comment dire, moins dangereuse. Suivez moi. 

*Intéressant … D'autres failles pour atterrir à d'autres endroits du Vein, cela pourrait grandement faciliter mon exploration et les voyages. Et la perspective de terres moins dangereuses me plaît assez.* Isebyril emmagasinait des informations concernant le Vein, ça pourrait lui être utile plus tard, s'il revenait seul ici un jour. En tout cas, ils n'allaient pas s'attarder ici, c'est ce que la démone lui avait dit et c'était apparemment une bonne chose. Elle se retourna et Isebyril s'apprêta à lui emboiter le pas lorsqu'elle fit volte face et fixa l'elfe dans les yeux. Isebyril avait l'impression étrange que son regard n'était pas normal. Il était comme hypnotisé par ses yeux rougeoyants et ne pouvait en détacher son propre regard. Il n'osa rien faire et un ordre surgit soudain dans sa tête, prononcé par la démone.

-Tu ne révèleras jamais l'étendue de cette beauté. Si tu souhaite la garder en mémoire, personne d'autre ne devra savoir.

Le ton n'était pas à la menace, ni même à l'ordre, c'était une simple affirmation qui laissait en apparence le choix à Isebyril de suivre ou non cette directive mais en réalité, même avec la plus grande volonté du monde, il ne pourrait pas désobéir à ceci. Il ne savait pas pourquoi ni comment, mais il le sentait, c'était au dessus de ces forces. Il eut l'esprit encore confus quelques instants mais dès qu'il eut repris un peu de ses capacités, il fit rapidement le lien avec cette impression d'avoir été hypnotisé. La démone venait de lui contrôler l'esprit. Il s'en rendait compte mais ne pouvait rien y changer. Il ne pourrait rien dire sur ce lieu, mais n'en avait de toute façon pas l'intention. Les habitants de Feleth n'étaient pas prêts à entendre cette vérité, seuls les démons et quelques rares humains, orcs, elfes devaient être au courant de l'existence de ce monde. Moins il y aurait de monde dans le secret et plus le monde sera en sécurité, les deux mondes d'ailleurs. Isebyril partageait l'opinion de la démone et ce petit tour de magie et de contrôle de l'esprit n'était donc pas nécessaire. Mais ce qu'il y avait de bien, c'est qu'Isebyril savait désormais, il connaissait un de ses pouvoirs et cela ne pourrait que lui être bénéfique, même s'il ne savait pas s'il pouvait contrer ce pouvoir. En tout cas, il trouvait ça fascinant, quoique un peu dangereux si cette capacité se retrouvait entre de mauvaises mains. La démone avait tout de même l'air assez équilibré pour l'utiliser sans en abuser, enfin, c'est ce qu'il pensait pour l'instant, il ne la connaissait que depuis quelques minutes pour l'instant.

-N’oublie jamais que je viens de te faire un honneur. Sinon, j'aimerais savoir avant que l'on se dirige vers le nord ouest, quelle magie enferme ton épée ? Je l'ai sentie... Et... 

*Un honneur … tu parles, elle va essayer de me faire croire j'ai été manipulé pour mon plus grand honneur aussi … Dans un sens, son message laissait entendre qu'elle pourrait effacer ça de ma mémoire. J'ai peut être donc en effet de la chance. Elle aurait largement pu me tuer aussi, alors que j'étais encore assommé par le voyage. Après tout, il y a peut être un peu de bienveillance dans ce monde de démons. Ou alors, elle ne m'a pas encore tout dit, et je vais me retrouver avec une tâche ingrate à accomplir pour sauver ma vie plus tard. Peut être une mauvaise rencontre, ou alors, une bonne rencontre, l'avenir nous le dira.* Nord ouest … Isebyril regarda autour de lui mais n'avait de toute façon aucune idée de l'orientation de ce monde, il ne savait même pas s'il en était pourvu. Il avait beau scruté le paysage, rien n'indiquait un quelconque site habité ou même une région plus à l'abri. Tout n'était que désolation, paysage gris et uniforme. Il n'avait aucune idée de par où ils allaient partir et n'avait pas d'autre choix que de répondre à sa question pour espérer pouvoir la suivre, ailleurs que dans ces landes calcinées. Il avait eu un aperçu de ses pouvoirs, il pouvait bien montrer à la démone une partie des siens, histoire de rétablir une certaine égalité entre eux.

-Vous voulez voir de quoi est capable mon épée ? Je vais vous montrer alors. N'ayez pas peur, je ne vous ferai aucun mal. Je vais juste vous faire une petite démonstration.

Sur ces paroles, il dégaina son épée. Il n'avait pas encore décidé de ce qu'il allait lui montrer. Il ne voulait pas lui dévoiler toute la puissance qu'il renfermait mais en même temps, il devait l'impressionner assez pour la convaincre qu'il pourrait lui être utile et qu'elle ne devrait pas le larguer à la première intersection ou le mener à une morte certaine. Il voulait s'assurer qu'elle ne l'abandonnera pas là, enfin, pas tant qu'il ne saura pas comment rentrer chez lui ou se déplacer ici. Il devait pour l'instant rester dans ses bonnes intentions. Il avait besoin d'elle et il devait lui faire croire qu'elle aurait besoin de lui. Il décida de lui en mettre plein la vue. Il se concentra et l'épée se mit à scintiller légèrement. Un mélange de terre et de suie s'éleva, sous la volonté de l'elfe. Il le modela grossièrement sous forme humaine puis lui donna une consistance proche de celle de l'acier. C'était la première fois qu'il créait une forme si grande et ne savait pas si la solidité désirée allait effectivement l'être mais il devait s'employer à faire quelque chose de bien. Il espérait que cela fonctionnerait. S'il ratait maintenant, il se ridiculiserait.

-Voilà ce que je suis capable de créer. Pas très impressionnant me direz-vous mais, est ce que n'importe quel tas de terre peut se vanter de résister à ça ?

Il prit son épée à deux mains et balança le coup le plus violent qu'il pouvait en visant le pseudo-cou de sa création. En même temps, il pria pour qu'elle ne casse pas, sinon, il aurait l'air débile. Mais heureusement, elle tint le coup et son épée rebondit, répercutant le choc dans son bras. Cela le rendit assez fier de lui et il regagna un peu de confiance en lui. Même si la démone n'y voyait aucun avantage, lui au moins savait qu'il pourrait se réfugier derrière ce genre de bouclier si on venait à les attaquer.

-Convaincue ? Mais si je peux créer ce genre de chose, je peux aussi les faire disparaître comme je veux.

Il joignit le geste à la parole et créa sous sa création un gouffre dans lequel elle tomba immédiatement et qu'il referma aussitôt après. Cette technique était très efficace mais seulement contre les ennemis peu mobiles. La vitesse à laquelle s'ouvrait ce gouffre n'était pas impressionnante du tout, et n'importe quel ennemi assez vif pouvait s'en tirer. Mais en combinant plusieurs de ses techniques, Isebyril pouvait piéger les moins futés des adversaires. Il espéra que la démonstration avait convaincu la démone car il n'avait pas grand chose d'autre à montrer.

-Voilà quelle magie renferme mon épée et je ne vous ai pas tout montré encore. On peut prendre la route maintenant ?

Tentative de bluff mais il était obligé de le faire, il ne pouvait pas lui avouer que c'était à peu près tout ce qu'il savait faire pour l'instant avec son épée. D'ailleurs, il pouvait très bien inventer quelque chose de plus puissant encore. Il pouvait manipuler la terre à sa guise, il y avait bien d'autres choses à faire avec … Mais pour l'instant, il se reconcentra sur la démone et sur sa réaction.
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