''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
AccueilFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Souvenirs tortueux [Libre][Clos]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Le Violoniste

Fondateur | Simple passant

________________


________________


Race : Démon Commun
Classe : Sorcier
Métier : Musicien / Conteur / Sculpteur / Boutiquier
Croyances : Aucune
Groupe : Solitaire

Âge : L'âge des mondes

Messages : 413

Fiche de Personnage :

Histoire de Personnage :

MessageSujet: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   Sam 7 Aoû 2010 - 10:00

*L'enfant pleure, mais Sill s'en moque. Il lui abat encore et encore le poing sur la trachée, de toutes ses forces, jusqu'à ce que les suffocations sanglantes s'arrêtent à jamais.*

Ça n'est que lorsqu'un éclair blanc jaillit que le ciel noir ronronne, ensuite, il semble aussi silencieux que le néant.

*"Haha ! Regardez le celui là ! Eh la bête de foire ?" Silence. "Eh tu me réponds quand je te parle le moche ! Tu savais que tu étais laid ? Hein tu le savais ça ?" "Oui" "Haha il me plait bien ! Comment t'as fait pour être aussi repoussant ? C'est horrible ! Hein comment t'as fait ?" Rires. "Je suis né." Silence. "Haha ! Mais quel désastre ce mec ! T'as un nom ? Histoire que je me souvienne toujours de toi ?" "Oui... Je me nomme Sill."*

Bruit de pas boueux. Le Violoniste passa la main dans ses cheveux gorgés de pluie. Ses yeux, ils allaient droit devant lui, scrutant l'horizon sans parvenir à le voir. Un feu noir brûlait sa pupille, dévorant sa vision pour le plonger dans les ténèbres de l'esprit. C'était le feu de la nostalgie. Le vent faisait vibrer l'herbe, et, au dessus, les nuages. Les nuages grisâtres, qui, percés par des innombrable lames invisibles, mourraient, rependant, partout sur la terre fade, leur sang démuni de couleur. Le démon toucha son front. Une goutte coula le long du nez.

*Un couteau, dans sa main. La lame, il l'appuya sur la peau, et la fit glisser. Une entaille. Du sang. Sill tressaillit. Il fit rapidement tourner son reflet en ruine dans le miroir pâle. La coupure, elle était là, sur l'extrémité de la joue. Saisissant un mouchoir tâché, il l'appliqua sur la plaie. Encore une fois, il n'arriverait pas à se raser aujourd'hui.*

Cette terre mouillée dégageait une forte odeur tourmentée. Le Violoniste marchait. Il n'avait pas de but, comme il n'en avait jamais eu. Se contenter d'exister, ma foi que voulez-vous faire d'autre ? Lorsque chacune de vos actions se perd dans l'oubli des temps anciens. Dans un monde où toute chose fini cendres, sauf le monde lui-même. Une grande feuille de platane prit son envol, tourbillonnant. Et le regard du musicien la suivit, perdu.

*"Si le Dieu du Solstice vous punit, mon fils, c'est simple : c'est parce que vous avez été mauvais." "J'étais malformé dès ma naissance, comment voulez-vous que..." "Si ce n'est pas vous alors c'est vos parents, vous payez pour ce qu'on fait vos parents." "Mes parents ne sont que fromagers ! Je vois difficilement comment ils ont pu faire du mal aux gens ! Et puis pourquoi il ne les punit pas eux, dans ce cas là ?" "Parce qu'ils sont morts ?" "Ils ne sont pas morts !" "Comment pouvez-vous le savoir, si ils vous ont abandonnés ?" Silence. "Vous n'avez pas une autre théorie ? Ça fait des années que vous me répétez ces stupidités..." "Si... Peut-être que c'est tout simplement inexplicable, que c'est le Fléau qui vous inflige ça." "Le Fléau ? Haha ! C'est ça faites moi rire. Je vous ai vu l'inventer, ça ne fait que 5 ans qu'il existe ce Dieu, vous l'utilisez dès que quelque chose cloche dans votre raisonnement. Vous êtes minables. C'est évident que je n'existe pas aux yeux de vos Dieux, alors, ils n'existeront pas aux miens. Au revoir." Bruit de pas qui raisonnent, puis d'une porte qui se ferme.*


Un léger son sortit le démon de ses pensées. Il tourna sa tête à droite, brutalement. Le moment n'était pas bien venu pour le perturber.


Dernière édition par Le Violoniste le Dim 13 Mar 2011 - 12:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Idryss Leeverwen



________________


________________


Race : Vampire
Classe : Necromancienne
Métier : Prêtresse du Dieu du Sang
Croyances : Dieu du Sang et de la Guerre
Groupe : Demon

Âge : 327 ans

Messages : 23

Histoire de Personnage : 1. Un soir dans les ruelles de madorass
2. Souvenirs tortueux
3. Le silence
__________________________________



MessageSujet: Re: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   Lun 9 Aoû 2010 - 20:55

La Lune sera Rouge.

    N'y a-t-il pas de plus agréable qu'une balade gorgée d'humidité ? Ces innombrables gouttes s'égarant dans la nature sauvage, s'unissant avec la Terre ? Toutes ces âmes qui surgissent des nuages épais. Tous mourront sous la tyrannie du Soleil et le sol sera sec, fade, un ramassis de poussières qui brulera les yeux lorsque le vent se lèvera. Idryss leva les yeux vers le ciel, quelques éclats d'or subsistaient au siège. Bien que les nuages l'emportaient, l'espoir semble régnait parmi ces lucioles célestes...

    La nuit couronna la pluie d'un halo de lumière pâle. Assez de lueur pour que la jeune vampire puissent retrouver son chemin. Elle devina au loin la silhouette noueuse d'un arbre mort, rongé par le temps et les intempéries. Puis cette ombre s'évanouissait dans les ténèbres de la nuit et elle se retrouva seule dans ces étendues vides. La bête frémissait sous les coups de talon. Elle accéléra la cadence. Ces sabots s'enfonçaient dans la boue et celui-ci manquait de glisser. C'était une créature maigre. Les yeux autrefois vigoureux étaient devenue d'un blanc livide. Sa belle robe d'antan était réduit à néant, la chair lui avait été ôter. Seuls les os, ses délicats morceaux d'ivoires constituait la créature. Une crinière fade d'un gris sale s'agitait sous la brise, reste de son passé de vivant. Un cheval sortit tout droit des cauchemars et un vague cavalier enveloppé dans une longue cape de voyage.

    Le rythme est sec, le choc des os est tous aussi bruyant que les sabots frappant la terre. Mais bien vite, il fallait se rendre à l'évidence, ce qu'elle cherche n'est pas ici... Idryss fit glisser la capuche de sa cape de voyage. Quelques gouttes de pluie souillent son visage pâle. Le contact est désagréable, quelques larmes de nuages s'échappent et glissent le long de sa nuque. Elle pressa son destrier à la rencontre de la nuit, errant à la poursuite d'un but impossible. Quelque chose semble se dessinait peu à peu. Fantôme du passé, illusion ou simple être ?

    Rencontre sordide ? Dans ses limbes désolés, ce temps coléreux ? Cela ne semblait pas envisageable à l'égard de celle-ci. Mais cela attisa sa curiosité. Un pas de trop et voilà que celui-ci tourna la tête brutalement. Un rêveur submergeant dans ses pensées ? Une telle réaction...

    " La Lune m'a confié ce soir là... Que nulle personne sera sur mon chemin... Que je devrais prendre le Nord pour trouve ce que je cherche... M'aurait-elle mentit ? "

    Un soupir s'évanouissait dans les murmures du vent.









[/justify]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Dolven Melrak



________________


________________


Race : Seïrdan
Classe : Lame noir
Métier : Conseiller du roi officiellement, agent à la solde des rebelles officieusement
Croyances : Aucune
Groupe : Rebelle

Âge : 138 ans

Messages : 15

Fiche de Personnage : Ma Fiche


MessageSujet: Re: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   Lun 9 Aoû 2010 - 21:29

Sur les plaines mollement humidifiés par les larmes du néant, sur ce sol aussi glissant que le sang d’une vierge qui viendrait d’assouvir les pulsions bestiales des pires créatures, Dolven galopait, toujours souriant, toujours aussi hautain dans sa démarche, toujours aussi narquois sur son visage. Il partait rejoindre un alchimiste qu’il payait, chargé de travailler pour son terrible maître. Dolven avait de l’ambition, beaucoup d’ambition, trop d’ambition peut-être…

Sa brune chevelure sauvage semblait comme se débattre face à ces averses humides, mais lui restait égal à lui-même, se sentant supérieur en tout point aux autres. Il se ressassait en chemin ses plus beaux souvenirs, ceux où il se voyait tuer rageusement des démons qui avaient osé le défier, il souriait quand il repensait à ce qu’il leur avait fait. Il était fier, fier du mal qu’il engendrait autour de lui, fier de cette peur qu’il était capable de susciter chez les autres.

Mais il y avait autre chose, plus dangereux, plus incontrôlable, son intelligence… Trop brillant, Dolven devint manipulateur avec le temps, se laissant tenter par le mal, par ce que cela pouvait lui apporter, chose qu’il convoitait le plus, le pouvoir. L’éclipse des temps l’avait élu, lui, pour la faire atterrir sur les trois mondes, c’était son destin, il était le message de l’éclipse malgré lui, il devait cacher la lumière, déballer des rideaux d’ombre sur les populaces. C’était sa philosophie, ce qui fut donné doit être reprit, la vie est apparue, la vie doit être reprise, et seul le chaos pouvait lui offrir ce qu’il cherchait.

Ne le considérons pas comme un être maléfique, mais plutôt comme un génie démoniaque, un génie qui juge que le monde mérite d’être guidé par les esprits les plus ouverts, les plus ambitieux, mais selon lui, l’intelligence, l’ambition était deux facteurs qui conduisait à faire le mal, mais il s’en contrefichait, qu’est-ce-que le mal à côté de l’extase de tout contrôler ? Rien…

Alors qu’il galopait sur son cheval aussi noir que le charbon, Dolven vit au loin deux silhouettes. Il s’approcha…et entendit :


" La Lune m'a confié ce soir là... Que nulle personne sera sur mon chemin... Que je devrais prendre le Nord pour trouve ce que je cherche... M'aurait-elle mentit ? "


Telle une ombre, il s’approcha discrètement, descendit de son cheval, et dégaina son épée, se méfiant tout de même de ces deux étrangers. Qui étaient-ils, il l’ignorait, mais mieux valait être prudent, beaucoup cherchaient à faire tomber Dolven ces temps-ci, en particulier des capes blanches. Dégainant son épée, Elekrin, il déposa la pointe de son arme sur le dos de la jeune femme qui lui faisait face, sans violence, délicatement. Puis, toujours avec son sourire narquois, il déclara en réponse à cette dernière :

- La Lune ne fut jamais une guide de renom, la lune n’est là que pour donner l’espoir aux faibles qu’ils vivront plus longtemps dans leur monde, elle n’est là que pour donner un semblant de lumière sur les misérables vies des lâches. Nous disposons tous d’un guide en nous même, c’est l’instinct, et l’instinct me dicte en ce moment-même de me méfier de vous. Mais vous ne m’avez pas l’air agressif, pour le moment tout du moins !

Dolven rangea alors son arme, et s’inclina tout en se présentant, avec la grâce propre à la noblesse :

- Mais ce ne sont pas là des manières, je me présente, Dolveneosafkis Melrak, mais appelez-moi Dolven. Alors, qu’est-ce-que donc deux individus peuvent trouver à faire sur ces plaines dépourvues de vies, surtout en ce temps naïvement négligé ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Le Violoniste

Fondateur | Simple passant

________________


________________


Race : Démon Commun
Classe : Sorcier
Métier : Musicien / Conteur / Sculpteur / Boutiquier
Croyances : Aucune
Groupe : Solitaire

Âge : L'âge des mondes

Messages : 413

Fiche de Personnage :

Histoire de Personnage :

MessageSujet: Re: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   Mar 10 Aoû 2010 - 11:28

*Le coq chantait sur le village sombre, un soleil morne venait presser la terre de ses rayons. Sill, déjà debout depuis plusieurs heures, se tenait sur une chaise dans une pièce sans lumière, les mains crispées l'une contre l'autre, il balançait son corps d'avant en arrière. Serrant les dents et soupirant, il bougea. Marchant jusqu'à une autre salle obscure, il se tourna vers la glace. Son visage, il le vit à nouveau dans le miroir, cette tête, ce crâne déformé, elle le dégouta à nouveau, au plus haut point, comme elle l'avait toujours dégouté, chaque jour depuis qu'il était né. Les sourcils se froncèrent, les lèvres se figèrent en un rictus, le poing s'abattit et le reflet vola en éclat. Alors, ramenant ses paumes à son visage laid, Sill tomba à genoux et se traina, sanglotant, vers un coin de la pièce, où il se recroquevilla. Larmes et reniflements...*

Trois personnes, une plaine. La pupille pleine d'un noir mépris, le Violoniste n'écouta presque pas les deux individus qui venaient de lui faire face. Banal, tout cela était, encore une fois, banal. Chaque mouvement qui se dessinait, flou, devant ses vieux yeux, l'ennuyait profondément. Les arbres, banals, l'herbe, la pluie, la conversation, tout, tout était banal. Savaient-ils seulement ce que signifiait ce mot ? Comprenaient-ils ? Que la banalité dévorait le monde, saccageait l'histoire, faisait perdre le sens de chaque action et tuait les esprits libres ?
Le démon n'en pouvait plus, il n'en pouvait plus de cette existence qui ne changeait jamais. Depuis la nuit des temps, tout était toujours pareil, un perpétuel recommencement, qui n'aboutissait jamais.
Sill faisait parti des rares personnes à n'avoir pas eu une vie banale, et heureusement, le Violoniste pouvait s'accrocher, se cramponner à ces souvenirs, pour ne pas sombrer. Au bout d'un moment, le musicien perçut tout de même un bout de phrase :

- ...qu’est-ce-que donc deux individus peuvent trouver à faire sur ces plaines dépourvues de vies, surtout en ce temps naïvement négligé ?

Des gouttes, une brise, des brins d'herbes pliants, un sourire malicieux. Ce dernier venait de s'afficher sous le regard mauvais du Violoniste. Comme d'habitude. Il connaissait ces deux personnes, vu que tout.. Tout s'ancrait dans sa mémoire, même s'il ne le voulait pas. Il savait, il savait encore et toujours.
La meilleure chose à faire pour un être qui s'ennuie, c'est de jouer avec cette absurdité, de la retourner contre elle même, pour que la banalité devienne quelque chose d'étrange. Ainsi, ses lèvres s'étalèrent encore d'avantage sur son visage joyeux, parvenant à lui rendre un air parfaitement normal d'homme qui ne se soucie de rien. Sans pousser la caricature trop loin pour rester dans la vraie banalité, le démon se mit à dire d'une voix normale :

- Voyons, il ne faut pas vous méfier de nous comme cela ! Haha ! Dolven.. Dolven c'est bien ça ? Oui... haha !

Le Violoniste tendit alors la main pour qu'on lui serre, et poursuivit, toujours aussi normalement :

- ... Bien le bonsoir à vous ! Je me nomme Idryss Leeverwen ! Je ne suis ici que par loisir, il fait bien beau.


Maintenant, exposé au paradoxe, restait à savoir ce que ces deux individus banals allaient dire, faire, en espérant pour une fois, échapper a la logique attendue. Ainsi, quelques instants, le musicien en oublia Sill, mais cela risquait de ne pas durer.

[HRP : Juste petit message pour Idryss, sans rapport : il est impossible de te contacter par MP, je n'arrive pas à résoudre ce problème et j'aimerais que tu te connectes sur MSN pour qu'on le résolve ensemble, je t'ai déjà ajouter en principe, accepte stp.
EDIT : Non en fait c'est bon j'ai fini par résoudre le problème tout seul xD... J'ai rien dit]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Idryss Leeverwen



________________


________________


Race : Vampire
Classe : Necromancienne
Métier : Prêtresse du Dieu du Sang
Croyances : Dieu du Sang et de la Guerre
Groupe : Demon

Âge : 327 ans

Messages : 23

Histoire de Personnage : 1. Un soir dans les ruelles de madorass
2. Souvenirs tortueux
3. Le silence
__________________________________



MessageSujet: Re: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   Jeu 12 Aoû 2010 - 23:59



    Si étrange... et à la fois si normal. Après tout le monde qui l'entourait n'était qu'illusions et peines, un univers misérable et faramineux. Deux opposés qui se rejoignent en un point, pour en venir à la banalité. Alors que Idryss s'apprêter à quitter cette âme frustrante. En voilà une autre qui monta sur la scène. Rideau levé, silence brisé, la pièce débuta et des spectateurs des plus "matériels" venaient s'accroupir aux pieds de cette désolation. Le contact désagréable de la lame fit rester de marbre la jeune vampire. Elle resta silencieuse et sans réaction, attendant avec morosité que le troisième élément de la pièce prenne place dans le décor. C'était bien à ce moment là, qu'Idryss regretta ses paroles mais elle ne resta pas sans réaction à ces mots.

    "Ne parlez de chose que vous ignorez... Je connais les Astres et j'ai confiance en eux comme vous avez confiance de votre soit-disant "instinct". Rétorqua t-elle d'un ton insolent au dernier arrivé. " Une autre chose encore... laissez votre arme dans son fourneau où je prendrais un plaisir malsain à vous voir empaler sur un pieu." Quelles belles paroles... Mais le ton n'était pas dû tout accorder. Il était malicieux et non-grave.

    Sans plus attendre, elle fit dépêchée son cheval afin que celui-ci recule, offrant ainsi une perspective plus important. Ainsi, elle pouvait voir les deux personnes présentes sans tourner la tête. Rien de surprenant aux mots de celui-ci. Idryss avait appris à prendre tout avec une grande indifférence, bien que le monde offrait des surprises plus ou moins impression. Idryss ne savait plus faire la part des choses. Elle soupira une fois de plus. Elle posa un bref regard sur le Violoniste avant de lever une fois de plus les yeux vers ce temps ombrageux. L'herbe frémissait sous les rafales. La Lune s'était noyée sous la masse cotonneuse des nuages. Et la boue souillait les membres de son destrier. D'un geste mêlant arrogance et vanité, Idryss écarta de son visage quelques mèches rebelles et contempla les deux êtres d'un air mitigé.

    "Je vais reprendre... Mon nom est effectivement bien Idryss Leeverwen. Vous n'avez pas faux... Quant aux restes cela reste à discuter. Mais qui peut s'en soucier..."

    Et dire que les plaines sont vastes. Et voilà qu'elle tombe sur deux inconnus. L'un semble connaître la moindre chose, l'autre est un personnage emplit d'arrogance. Tout cela était absurde. Mais qu'est-ce qui la poussé à rester ici ?

    "Bien... On dirait qu'ont abouti presque à la fin des présentations..."



[Désolé, j'avais pris deux-trois jours de vacances ^^'. Oui oui c'est bon pour les MPs, merci ^o^ ]



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Dolven Melrak



________________


________________


Race : Seïrdan
Classe : Lame noir
Métier : Conseiller du roi officiellement, agent à la solde des rebelles officieusement
Croyances : Aucune
Groupe : Rebelle

Âge : 138 ans

Messages : 15

Fiche de Personnage : Ma Fiche


MessageSujet: Re: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   Ven 13 Aoû 2010 - 21:45

Dolven examinait avec amusement ces deux individus. Il n’en avait que faire, mais pourquoi ne pas causer un peu, hein ? Il aimait toujours faire de nouvelles rencontres, surtout se faire des ennemis, car il adorait les écraser par la suite. L’homme, avec son violon, ne semblait pas dangereux, juste étrange, il semblait lui aussi amusé par la situation, quoiqu’il fût mystérieux dans son regard, comme blasé, comme témoin d’un épisode déjà passé. Mais le seïrdan n’en tenu pas compte, pour l’instant, c’était la femme qui l’intéressait.

*Elle est maléfique, très intéressant…*, pensa-t-il.

Puis il observa bien la jeune femme, Idryss d’après le violoniste, encore une fois, qui avait vu juste. Savait-il tout de tout le monde, était-il devin ? En tout cas, Dolven, toujours aussi narquois et arrogant, toisa la belle, et ne put s’empêcher de penser qu’elle devait être une vampire. Il avait du flair pour çà, çà se sentait, le mal rôdait en elle, il aimait çà.

Alors, quand celle-ci annonça :

"Ne parlez de chose que vous ignorez... Je connais les Astres et j'ai confiance en eux comme vous avez confiance de votre soit-disant "instinct". " Une autre chose encore... laissez votre arme dans son fourneau où je prendrais un plaisir malsain à vous voir empaler sur un pieu."

Il ne put s’empêcher de rétorquer, avec amusement toujours :

- Vous m’en direz tant ! Vous osez prononcez le mot pieu, je crois que ce genre de mots conviendrait à la perfection aux vampires, une mort aussi stupides leur correspond bien, non ? Je crois que vous faîtes erreur madame, je ne suis en aucun cas l’un de ces misérables humains que l’on tue quand bon nous semble, non, bien au contraire, observez…

Dolven attrapa alors un écureuil qui rôdait là, malgré la pluie. Il le prit fermement, le caressant, délicatement. Mais le rongeur, soudain, poussa tout d’abord de petits cris, puis des hurlements de douleur, comme rongé de l’intérieur. Il se tordait dans tous les sens, Dolven, lui, souriait d’un manière sadiquement charmante, observant gaiement le spectacle dont il était l’auteur. Le rongeur perdit du poil, il était désormais décharné, sans vie, vidé de son énergie. Le seïrdan déposa ensuite le cadavre aux pieds d’idryss, et dit en souriant :

- C’est beau la mort, surtout au début ! Vos astres avaient-ils prévu sa mort, ma chère ?

Il voulait la provoquer, voir s’il avait vu juste. Etait-elle une vampire, était-elle maléfique ? Il voulait savoir ! Idryss rajouta :

"Je vais reprendre... Mon nom est effectivement bien Idryss Leeverwen. Vous n'avez pas faux... Quant aux restes cela reste à discuter. Mais qui peut s'en soucier..."

Dolven s’approcha d’elle, et répliqua, comme outragé :

- Mais voyons, moi je m’en soucie ! Je veux savoir qui vous êtes, êtes vous une de ces vendeuses de bonheur que l’on trouve à chaque coin de rue ou non, non ! Une aventurière ! Ou encore, une imbécile, qui sait ? Ou peut-être même une vampire, hahahaha !

Il se reprit, et froidement, déclara :

- Mais bon, il ne nous reste qu’un inconnu, toi, le musicien ? Es-tu marié à ton violon ? Es-tu un simple amuseur public ? En tout cas, tu m’as l’air d’en savoir des choses, peut-être un érudit, un devin ? Tu as du en faire des kilomètres, toi, je me trompe ?

Il ne pouvait s’empêcher de tutoyer les autres, il voulait les rendre inférieur, comme pour voir leur réaction. Il provoquait, ils réagissaient, et il devinait, c’était aussi simple que cela ! Mais malheureusement, Dolven alla encore plus loin, il s’approcha du cheval d’Idryss, déposa sa main sur la cambrure de la bête, et dit tout bonnement :

- En voilà une belle créature ! Vous avez dû l’achetez cher, mais je suppose que vous vous êtes contenter de tuer ses anciens propriétaires, non ?

Il provoquait jusqu’au bout, il se calmerait après, mais la réaction d’Idryss, cette réaction agressive lui avait plu, il voulait maintenant la tester, car de sombres idées trottaient désormais dans sa tête…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Le Violoniste

Fondateur | Simple passant

________________


________________


Race : Démon Commun
Classe : Sorcier
Métier : Musicien / Conteur / Sculpteur / Boutiquier
Croyances : Aucune
Groupe : Solitaire

Âge : L'âge des mondes

Messages : 413

Fiche de Personnage :

Histoire de Personnage :

MessageSujet: Re: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   Dim 15 Aoû 2010 - 10:32

*"... liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison.. Il faut casser les barreaux"*

Encore une fois, sans attendre, la logique, toujours aussi ennuyeuse, avait cassé le paradoxe. Pourquoi ? Pourquoi ces gens avaient-ils immédiatement imaginé cela ? Comme quoi le Violoniste aurait dit ça parce qu'il aurait deviné le nom de la femme ? Et non pas parce qu'il s'appellerait vraiment Idryss ? Il s'apprêtait de nouveau à répéter qu'il était Idryss, et que c'était elle qui lui volait son nom, qu'il ne pouvait être quelqu'un d'autre. Mais il décida de laisser tomber, la banalité l'emportera toujours. Cela le faisait juste passer pour un imbécile, mais il s'en fichait. Encore une fois, se moquer de lui après cela serait logique, toujours logique, encore logique. Le démon remonta ses yeux voilés vers les deux autres, sans rien dire, alors que les songes l'emportaient à nouveaux dans les ténèbres.

*Une belle maison, une vie simple. Sill, assit sur un fauteuil, jouait quelques notes sur un clavecin de ses doigts... Longs, agiles et normaux. Le morceau était plutôt joli. L'homme souriait naïvement. Une femme, assez belle, vint s'asseoir à ses côtés. "Non, pas comme ça, voyons. Joue plus finement, avec légèreté. Regarde." Puis elle se mit à faire la démonstration, jouant tel un ange. Quand elle eut fini, Sill tourna la tête vers elle et dit simplement "D'accord, merci chérie" Elle sourit "De rien mon amour" Et s'en alla. C'est à ce moment là que l'homme vit son reflet dans la vitre, un peu plus loin, que le corps de la femme dissimulait auparavant. Sa tête était normale. Noir. Sill rouvrit les yeux, il était dans l'obscurité, allongé, quelques secondes pour comprendre qu'il était dans un lit. Rapidement, il mit les mains devant ses yeux, tenta de voir ses doigts malgré la noirceur, et y parvint. Ils étaient gros, maladroits et affreusement difformes. Cela n'était qu'un rêve, qu'un rêve. A la limite des larmes, l'être malformé quitta sa couche et alla s'asseoir sur un siège. Il crispa ses mains l'une contre l'autre et se mit à se balancer, attendant l'appel du coq.*

Les deux personnes conversaient, et le Violoniste s'en fichait plus ou moins. Le dénommé Dolven venait de tuer un petit écureuil, c'était assez drôle mais pas suffisamment pour attirer son l'attention du musicien. La vue se troubla, il retomba dans ses souvenirs.

*Larmes et reniflements. Un corps était écrasé sur lui-même, dans le coin d'une pièce. Des petits morceaux de miroirs, cassés, jonchaient le sol. Ils scintillaient. C'était d'ailleurs la seule chose qui donnait de la vie à cette scène sinistre. Les pleurs, ils ne s'arrêtaient pas, et les dents, les dents, elles se serraient, de plus en plus. Sill ferma les poings et les posa contre son front. Tout à coup, une soudaine douleur se fit sentir. Tressaillement. Il toucha rapidement son crâne du bout des doigts et les ramena devant son visage. On pouvait voir un liquide, du sang, malgré l'obscurité. Il observa son corps, pour comprendre la cause de la blessure. C'est alors qu'il se rendit compte que des bouts de la glace s'étaient fichés dans sa main. Et, aussi curieux que ça puisse paraitre, au lieu de chercher à les retirer, il frappa de nouveau sa tête difforme avec ce poing armé. Douleur. Souffrance physique. Sourire. "L'esprit vole alors que le corps reste sur le sol. Notre oiseau, notre nuage, tout est dans notre imaginaire, qu'il soit bon ou mauvais. Notre rocher, notre être abject, ça c'est le corps, et il ne fait que décider pour nous. La pensée est la liberté, la..."*

- le musicien ? Es-tu marié à ton violon ? Es-tu un simple amuseur public ?...


Ces paroles avaient soudainement sortit le Violoniste de ses rêveries. Il tourna des yeux noirs vers Dolven.

-...En tout cas, tu m’as l’air d’en savoir des choses, peut-être un érudit, un devin ? Tu as du en faire des kilomètres, toi, je me trompe ?

Suite à cela, il vit le rebelle se diriger vers un cheval et dire quelque chose... Le démon se gratta la tête et soupira avant de siffler :

- Si il y a une chose que je préfère chez les morts que chez les vivants : c'est qu'un cadavre ferme sa gueule.

Puis il tourna ses pupilles vers Idryss :

- N'es-tu pas de mon avis ?

En réalité, le Violoniste ne disait pas ça parce qu'il avait envie de tuer le Seïrdan. Il s'en moquait. Les règles ne changeaient pas, il n'agirait jamais. Car lorsque l'on décide d'agir, le résultat est si logique qu'il est plus qu'ennuyeux. Tout ce qu'il voulait c'est dire quelque chose, qui puisse mettre un peu de piment, ou non. De toute façon, cela ne changerait jamais rien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Idryss Leeverwen



________________


________________


Race : Vampire
Classe : Necromancienne
Métier : Prêtresse du Dieu du Sang
Croyances : Dieu du Sang et de la Guerre
Groupe : Demon

Âge : 327 ans

Messages : 23

Histoire de Personnage : 1. Un soir dans les ruelles de madorass
2. Souvenirs tortueux
3. Le silence
__________________________________



MessageSujet: Re: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   Lun 16 Aoû 2010 - 13:00


    Ces provocations n'avait pas de quoi ébouillanter Idryss. D'une nature calme et patiente, elle n'était pas prête à s'énerver pour si peu. Au contraire, cela commençait à l'amuser. C'est alors qu'elle se souvenait qu'il y avait un soit-disant fossé où était empilé quelques cadavres oubliés. C'était la raison de sa venue en ces lieux... Les cobayes manquaient... Ses expériences freinaient... Songeuse, son regard contempla l'horizon engloutit par l'obscurité. Était-elle encore loin de son but ? Mais les railleries du démon l'avait coupé des ses pensées. Elle reporta ses yeux sur celui-ci pour répliquer.

    "Vous-voulez vous connaître la douleur que peut procurer une morsure de vampire ?" demanda t-elle avec froideur. "Certaines personnes compare la morsure à celle d'un serpent... Imprévisible et fatale..."

    Malgré le ton employé, un sourire se traça sur ses lèvres dévoilant alors l'ivoire de ses canines sur-dimensionnées. Idryss n'était pas du genre à cacher ses origines. Elle glissa alors ses mains une des sacoches que possédait sa selle de voyage et en ressortit avec un petit serpent noir. Le reptile siffla nerveusement à ce geste, mais bien vite il prit un air docile et commença à s'enrouler autour de son bras droit.

    "Ces serpents sont rares et redoutés... Malgré sa petite taille, son poison pourrait tuer un bœuf... Même un démon aurait du mal à échapper à la mort...
    Ne me prenez pas à la légère les vampires.... Nous sommes plein de ressources quand il s'agit de faire couler le sang." Elle lui adressa un regard sombre avant de les détourner sur l'horizon comme préoccupée.

    C'est alors que celui-ci avait saisi un écureuil et l'avait tué. Son cadavre reposait maintenant aux pieds de son cheval. La pauvre bête pencha son encolure pour flairer le cadavre... Il eut un mouvement de recule par la suite. Idryss demeura interdite un bref moment. Elle n'avait pas besoin de dire d'incantation à haute voix, elle possédait assez d'expérience et de talent pour faire "ressusciter" d'une certaine manière ce petit rongeur. Elle attendit un peu avant de s'exécuter. Idryss récita mentalement un des maintes formules qui constituait son grimoire. C'est alors que l'écureuil se mit bouger et finit par s'échapper dans les hautes herbes.

    "Ahh quel dommage... Il bouge encore..."

    Bien entendu quand celui-ci sera assez loin, elle cessera la sortilège. Elle avait saisi la capuche de sa cape de voyage pour la rabattre sur sa chevelure opulente. La pluie commençait à l'agacer.

    "Tuer pour une chose insignifiante ? Un cheval coûte peu cher... Inutile de se salir les mains pour une telle chose, bien que nous les vampires possédons peu de valeurs et de principes... Donner la mort doit être un plaisir..."

    Et pour terminer, elle ignora le Violoniste, songeant aux capacités que peut engendrer les cadavres avec un soupçon de magie noire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Dolven Melrak



________________


________________


Race : Seïrdan
Classe : Lame noir
Métier : Conseiller du roi officiellement, agent à la solde des rebelles officieusement
Croyances : Aucune
Groupe : Rebelle

Âge : 138 ans

Messages : 15

Fiche de Personnage : Ma Fiche


MessageSujet: Re: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   Lun 16 Aoû 2010 - 18:35

Curieux, n’est-ce-pas, cette manière agaçante de provoquer qu’avait le seïrdan ? Comme dit précédemment, Dolven aimait provoquer, car tout être qui réagissait agressivement à ses dires était quelqu’un de faible selon lui. Il avait vécu, il avait cette habituelle sensation de supériorité, mais là, il était plus qu’intéressé, enfin deux personnes digne de respect. Le musicien, lui, semblait comme blasé par la vie en général, il semblait connaître énormément de choses, ce regard, Dolven l’avait rarement vu, et c’était le témoignage d’une très longue vie. Pour Idryss, la jeune femme, ce que Dolven pensait d’elle se confirma quand elle répliqua :

"Vous-voulez vous connaître la douleur que peut procurer une morsure de vampire ?" "Certaines personnes compare la morsure à celle d'un serpent... Imprévisible et fatale..."

Elle venait de montrer les crocs… Il aimait çà, une femme forte, qui ne se laissait pas abuser par les autres ! Elle ne se laissait pas faire, elle se défendait verbalement, jouait des actes utilisés par Dolven, et il aimait çà, car généralement, les femmes s’écrasaient telles des insectes devant lui, il dominait, mais elle non, elle savait se faire une présence… Elle montra alors son serpent à Dolven, qui le plus naturellement du monde, observa le reptile, sans peur ni crainte d’aucune sorte.

Ses fioles, ce serpent devait témoignait du fait qu’elle devait avoir une certaine connaissance de potions et sorts en tout genre. Une sorcière ? Peut-être… Dolven attendit un moment, avant qu’il ne fût témoin d’un acte qui le surprit agréablement, elle possédait des dons de nécromancienne ! elle venait de ressusciter l’écureuil qu’il avait tué, et en l’espace de cinq secondes, des tas d’idées fusèrent dans sa tête, si elle était nécromancienne, alors Dolven trouvait une solution à l’un de ses problème ! Comment trahir les rebelles ? Grâce à elle, Idryss ! Il devait juste voir de quoi elle était capable, n’étais-ce qu’un donc, ou était-elle une grand et terrible nécromancienne comme il l’espérait ?

Ses pulsions mégalomanes lui reprenait, il salivait déjà à l’idée du pouvoir, toutes ses ambitions, ses rêves, tout pouvait être possible désormais. En pensant, il ne pouvait s’empêcher de rire, personne ne savait pourquoi, mais il riait, jubilait ! Il se voyait répandre l’ombre d’Elekrin sur le monde, supporté par les armées de morts-vivants qu’Idryss lèverai !

Mais avant toute chose, il devait la convaincre, elle, Idryss, pour savoir si elle était prête à le suivre. Il n’avait pas pour habitude d’avoir des alliés, mais elle était si géniale, tout comme lui, qu’il ne souhaitait qu’une chose, la convaincre. Il s’avança alors vers elle, délicatement, se mit contre son dos, il posa sa poitrine musclé contre le dos de la jeune femme, passa une main sur l’épaule de la vampire, et dégaine son arme, Elekrin. Il la montra à Idryss, et dit d’une voix douce, enchanteresse, mais froide, froidement charmeuse :

- Idryss, veuillez pardonnez mes indélicatesses, ce n’est qu’un malentendu, un quiproquo fabuleux dans le seule but de savoir oui ou non si vous êtes une vampire. Désormais, j’ai la réponse, et je n’ai aucun problème avec les vampires. Une femme de votre trempe doit aspirer à plus qu’une vie de nomade, je me trompe ? Voilà Elekrin, une arme enchantée, vivante, puissante. Elle est capable de troubler l’esprit de ses victimes, elle voile leurs pensées, et comme elle, je m’efforce de voiler ce monde déjà perdue. Vous n’êtes sans doute pas partisante du Bien suprême, au contraire, non ? Vous êtes une nécromancienne, vous préférez les morts, hein ?

Il lui chuchota alors langoureusement dans l’oreille :

- S’il vous faut des morts, je vous en offrirai, richesse, pouvoir, vous obtiendrez tout, je vous le promets, mais il y a un bémol… Mais si vous le voulez bien, nous en reparlerons plus tard...

Il se tourna alors vers le Violoniste, et déclara simplement :

- Excuse-moi l’ami pour ce que je t’ai dis, je sais bien que tu n’es loin d’être un imbécile, encore moins un guignol, je voulais juste savoir si tu étais le genre de personne à perdre son sang-froid rapidement…

Il regarda Idryss, et ajouta d’un air séducteur, provocateur et mystérieux :

- Je ne sais pas où vous vous rendez ma chère, mais si vous me le permettez, je me ferai un plaisir de vous convier chez moi à dîner. Où que vous alliez j’aurai une demeure, je suis conseiller tout de même ! Haha ! Mais j’ai quelque chose qui pourrait attiser votre curiosité, vous faire saliver d’envie…

Il offrit à Idryss un médaillon avec le blason de Dolven gravé dessus. Il dit :

- Montrez cela à n’importe quel garde, et il vous dira où me trouver. M’enfin, si vous voulez me suivre, ou bien si vous désirez que je vous accompagne là où la Lune vous convie, faîtes le moi savoir, ce sera avec plaisir. Messire violoniste, je vous dis à bientôt, au plaisir de vous revoir !

Il ne voulez pas perdre de temps, il voulais rentrer au plus vite, avec Idryss si possible, mais si elle ne venez pas, alors il attendrait, ou bien il la chercherai, mais il avait besoin d’elle, il avait quelque chose à lui proposer, il fallait juste savoir si cela l’intéresserait… Pour le moment, il monta sur son cheval, et marcha en direction de la capitale, attendant de savoir oui ou non si Idryss le suivrait...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Le Violoniste

Fondateur | Simple passant

________________


________________


Race : Démon Commun
Classe : Sorcier
Métier : Musicien / Conteur / Sculpteur / Boutiquier
Croyances : Aucune
Groupe : Solitaire

Âge : L'âge des mondes

Messages : 413

Fiche de Personnage :

Histoire de Personnage :

MessageSujet: Re: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   Mer 18 Aoû 2010 - 11:29

Le Violoniste s'était fait ignoré, mais cela ne le perturbait pas vraiment. La discussion entre les deux personnes continuait, mais cela ne l'intéressait pas vraiment. Ils ne faisaient que se menacer de la plus légère façon, sans jamais songer à passer à l'acte, juste pour échanger leurs opinions. Banal.

*Faire la ronde. Voilà une activité qui déplaisait fortement à Loneid. Il marchait, accompagné de deux autres gardes. Rien de plus ennuyeux. De temps en temps, les trois êtres, au milieu des cliquetis de leurs armures, parlaient, de choses et d'autres. Mais cela n'en était pas moins fastidieux. Heureusement, l'homme savait que, lorsqu'il rentrerait, il pourrait voir sa femme et sa fille. C'était suffisant, suffisant pour lui remonter le moral. Du bout des doigts, il toucha son alliance, une pensée rapide pour ce jour, son mariage. Loneid sourit discrètement. Lorsqu'il releva les yeux, il y avait une silhouette au milieu de la rue. Les autres gardes l'avaient remarqué aussi : "C'est qui celui là ?". L'homme ne bougeait pas, debout, immobile, sur les pavés. Les trois soldats se rapprochèrent. C'est alors que Loneid eut un sursaut, lorsque la forme se dessina un peu mieux. Les yeux fermés, et des dizaines d'aiguilles alignées dedans. Il n'avait pas d'oreille. La peau qui pend, le visage difforme et affreusement mutilé. Des piques, des lames, toutes sortes de choses plantées dans la chaire. Rien que de voir la façon avec laquelle il se tenait, courbé, retourné, recroquevillé, compressé, écarté... On pouvait deviner la souffrance qu'il éprouvait. Soudain, sans doute dans un rictus de douleur, l'homme écarta les lèvres et ouvrit la bouche en grand. Les seules dents qui lui restait étaient toutes cassés, elles ne formaient que des petites tâches jaunâtres dans ce puits immonde. Et sa langue, la langue, il n'en avait plus. Alors, un des collègues fit "C'est Sill... Le tueur". L'autre dit "Haha ! Oh j'ai peur ! Tu crois qu'il va nous attaquer ? C'est vrai que ça fout les boules un mec à poil et à la limite de la mort !" puis il sortit son épée et rabattit la visière de son casque, levant son bouclier devant lui "Viens mec, je t'attend !"*

Dolveneosafkis semblait soudainement s'être prit d'affection pour la vampire. La situation intéressa un peu plus le musicien, aussi, ce dernier sortit de ses pensées et se mit à écouter. Ses oreilles d'ami des notes lui permettaient d'entendre pas mal de choses, mais parfois, il avait du mal, sachant que le Seïdan chuchotait. Soudainement, ce dernier s'adressa au vieux démon :

- Excuse-moi l’ami pour ce que je t’ai dis, je sais bien que tu n’es loin d’être un imbécile, encore moins un guignol, je voulais juste savoir si tu étais le genre de personne à perdre son sang-froid rapidement…

*Le fait qu'il me tutoie alors qu'il vouvoie Idryss me dit plutôt le contraire de ce qu'il vient d'affirmer, mais je m'en fiche. Il pense ce qu'il veut.*

Puis Dolven dit quelques autres mots, avant de s'en aller. Le Violoniste ne lui répondit pas. Alors que la silhouette du rebelle s'écartait, il tourna les yeux vers la vampire.

- Fais ce que tu veux, suis le si ça te chantes, moi je m'en fiche.

Et son ton devint plus grave, plus brutal. Les mots sortaient de sa bouche comme des poignards empoisonnés, alors que ses pupilles scrutaient dans le fond du regard d'Idryss :

- Mais sache que... Si il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. Si il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenu la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis...

Se calmant, il respira un coup avant d'annoncer la conclusion, dans un souffle :

- C'est qu'il a un jour été orgueilleux et avide. C'est qu'il a un jour voulu devenir riche et grand, ou bien qu'il l'est devenu. Cela ne change rien.

Alors, le musicien lui tourna le dos, tout en continuant son monologue, il se mit à marcher, dans la plaine pluvieuse.

- Maintenant... Fais ce que tu veux. Tu ne seras, à mon avis, qu'un souvenir comme les autres, pour moi.

Sans en dire plus, il s'écarta de la femme, et prit son propre chemin. La brise le fit frissonner.

*Deux corps de gardes jonchaient le sol. Loneid, lui, était à terre, l'homme difforme au dessus de lui. Il regardait les cadavres de ses collègues d'un œil paniqué. Ils avaient la trachée broyée, du sang sortait encore par leurs bouches. C'est alors que le soldat se mit à pleurer, il regarda le tueur et dit "Par pitié, épargnez moi... Je ne veux pas mourir". Sill lui sourit alors, d'un air gentil et doux... Avant de lui abattre son poing armé sur le cou. Loneid, mort.*

Tandis qu'il qu'il vagabondait à nouveau, le Violoniste murmura, comme à lui même, mais sans doute suffisamment fort pour que la vampire l'entende encore...

- Sill... Sill était un vrai grand homme. Le seul.


[Post clos pour moi.]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Idryss Leeverwen



________________


________________


Race : Vampire
Classe : Necromancienne
Métier : Prêtresse du Dieu du Sang
Croyances : Dieu du Sang et de la Guerre
Groupe : Demon

Âge : 327 ans

Messages : 23

Histoire de Personnage : 1. Un soir dans les ruelles de madorass
2. Souvenirs tortueux
3. Le silence
__________________________________



MessageSujet: Re: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   Ven 20 Aoû 2010 - 23:39

Qu'est ce que la gloire, la richesse, le pouvoir ?





    Idryss était un de ses êtres possédant des buts difformes, étranges, inexistants. Elle avait des désirs comme elle n'en avait pas. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait. Elle n'était pas fixe. Son existence semblait destiner à pourchasser le néant. Ses yeux s'accrochèrent alors à la brume. Cette toile d'illusions qui gâchait sa vue. Trois siècles d'existence, quelques centaines de meurtres à son actif, un serpent pour seule compagnie, des fidèles à surveiller, des cadavres à enterrer. Aimait-elle cette vie ? Elle soupira préoccuper par ses pensées. Il n'y avait pas de réponse à cela. C'est alors que son attention se redirigea vers Dolven. Assommée par ses réflexions, Idyrss ne s'était pas aperçue qu'il s'était rapproché, malgré le contact. De plus celle-ci avait saisi qu'une partie de ses paroles. Mais l'essentiel était là. Il avait de l'ambition... Et elle aimait cela. Mais jusqu'à où irait-il ?

    Face à la monotonie de sa vie, Idryss était intéressée. Mais cela valait-il vraiment le coût ? Ne serait-il pas mieux de tourner le dos et de reprendre son chemin à la recherche de ces gens oubliés, rongés par le temps ? Ne serait-il pas plus simple de rejoindre ses fidèles pour entreprendre un énième sacrifice à un Dieu capricieux ? De voir ce sang qui coule entre ces mains de marbre, souillant la pierre noire ? Les questions se bousculaient dans son esprit. Elle était en train de perdre son temps... Mais au contraire... Idryss avait beaucoup de temps à perdre. Mais le mot "dîner" viens briser ses interrogations, au point que cela la dégouta. Elle qui avait perdu l'appétit depuis des années et se contentait maintenant d'un humain ou deux par mois... Un de trop et cela lui donnait la nausée pendant un moment...

    C'est alors que celui-ci lui remit un médaillon. Elle jeta un bref regard. En effet cela avait attisé sa curiosité. Alors celui était conseiller ? Mouais... Un métier comme les autres s'était-elle dit. Enfin celui-ci monta sur son cheval et quitta la scène. Était-il temps de faire tomber le rideau ? Sans doute, car celle-ci voyait que les spectateurs se pressèrent vers la sortie. Bien sûr tout cela n'était qu'une illusion, le fruit de son imagination. Idryss s'approcha alors de son cheval pour flatter son encolure, pensive et tout en se préoccupant point du dernier présent. Le contact chaud et frêle de sa monture lui fit du bien pour une fois.

    "La mort est une si belle mélodie... Chaque note apaise mon âme... " murmura t-elle évanescente.

    Elle finit par se hisser sur la selle de son destrier et empoigna les rênes. Oubliant cette silhouette qui s'enfonçait peu à peu dans la nuit. Cet homme était trop difficile à saisir ou était-ce elle qui ne voulait pas voir au delà de son nez. Elle secoua la tête légèrement. Ce n'était pas elle. Idryss talonna son cheval et celui-ci commença à entreprendre la marche et rattrapa Dolven.

    "J'espère que vos projets en vaillent la peine..." dit-elle avec froideur. "J'ai horreur de me déplacer pour rien..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



________________


________________



MessageSujet: Re: Souvenirs tortueux [Libre][Clos]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Souvenirs tortueux [Libre][Clos]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feleth :: Feleth, le monde du milieu :: Grandes plaines de Feleth :: Grandes étendues-