''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 L'appartement de la tortionnaire [PV Clyde Waldan] [RP CLOS]

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Haocia

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MessageSujet: L'appartement de la tortionnaire [PV Clyde Waldan] [RP CLOS]   Jeu 19 Jan 2012 - 21:09

Sur un mur en ruine, un corbeau noir observait le marché aux esclaves. Attentif aux moindres détails de ce qui se passait en dessous de lui, il restait calme et impassible, les ailes repliés. Il resta pendant une heure sur ce mur délabré, comme une statue qui servait d'ornement. Il était quasiment invisible, car les gens étaient trop occupés à se disputer, à se battre, à se plaindre, à pleurer, à s'enfuir, en bref, à vivre comme la crapule qui régnait dans cet endroit malfamé. Puis d'un coup, il déploya gracieusement ses ailes, et fit décoller ses pattes du mur, avant de s'envoler et de s'éloigner.
Il volait dans les airs en battant des ailes quelques fois, planant la plus par du temps. Il arriva dans un endroit plus calme, mais non moins sordide. Car tout le Royaume était sordide en ces temps. Il s'approcha du palais, et le contourna sans bruit, passant inaperçu, avant de se poser sur le rebord d'une fenêtre ouverte. Il fit un saut du rebord pour atterrir sur un buffet, et encore un saut pour atterrir sur un beau parquet luxueux. Il ouvrit et tendit ses ailes, le bec en l'air, et alors il changea de forme. Il se mit à grandir, à se redresser dans une posture plus droite, et à changer de couleur, prenant alors la forme d'une femme aux magnifiques formes, totalement nue, les bras tendus comme le corbeau avait tendu ses ailes.

Elle reposa les bras le long de son corps, et ferma la fenêtre. Puis elle s'avança vers son lit, et prit ses vêtements qui étaient en boule sur le plancher. Elle remit son jupon, son corset, sa robe noire. Elle enfila sa cape noire et ample, qui cachait toutes ses formes de femme, et mit une cagoule sur ses cheveux noirs longs et fin. Pour finir, elle mit son masque blanc en forme de bec de corbeau, et son chapeau rond et noir. Elle s'étira un peu pour se mettre à l'aise dans ses vêtements, et elle observa sa chambre. Elle se tourna vers le coin d'une pièce, et fixa la contrebasse qui y était délaissée. Sans un mot, sans une pensée, elle s'avança lentement vers l'instrument. Elle s'assit sur le tabouret et posa ses mains sur ses cuisses. C'était un rituel. Pour se remettre d'un petit ou d'un grand effort, Haocia aimait se retrouver avec son instrument, elle aimait en tirer des notes au hasard en laissant sa main guider ce qu'elle était. Musique et personnalité était liée, son histoire était racontée dans les notes. Elle tendit sa main vers le haut de l'armoire, et fit voltiger une baguette jusqu'à sa paume, avant de commencer à jouer.

Elle posa la baguette sur les cordes, posant son autre main sur le manche de la contrebasse. Elle resta ainsi pendant quelques minutes, se demandant ce que sa main raconterait aujourd'hui. Elle ferma les yeux sous son masque, et entame une mélodie improvisée. Ce n'était pas elle qui jouait, c'était sa personnalité même. Aujourd'hui, elle jouait un air grave et mélancolique. Les sons étaient détachés, saccadés, brisés. Puis le rythme s'accélérait, mais toujours dans un son grave. Comme si elle était emportée dans une vague de tourment, un tourment incontrôlable. Le rythme allait de plus en plus vite, et la jeune femme était totalement immergée dans cette mélopée sinistre et mélancolique. Soudain, sa main dérapa de la corde et provoqua une note fausse et aiguë, lorsqu'elle fut déconcentrée par trois coups forts et audibles contre sa porte. Elle fit de grands yeux, et observa ses mains qui venaient de s'arrêter net. Elle ouvrit sa paume et fit voler la baguette jusqu'au dessus de l'armoire, et se leva.

C'était la première fois que l'on perturbait la jeune femme dans sa musique, elle n'avait pas eu le temps de se remettre de ses émotions. Elle aimait, après avoir joué, étudier ce que sa main avait fait, étudier ce qu'elle ressentait aujourd'hui. Cette fois-ci elle n'avait pas pu. Mais elle n'était pas énervée, cela aurait été une raison trop futile. Elle se leva, et se redressa lentement. Il se passa bien cinq minutes avant qu'elle ne se dirige vers la porte. Elle vérifia que son masque était bien mis, puis elle ouvrit la porte. Elle le jaugea discrètement. C'était un homme vêtu d'acier de la tête aux pieds, les épaules larges et la posture fière et droite. Mais elle avait déjà vu cette armure. Elle n'était pas comme celle des soldats. C'était le général des armées du royaume.Elle se rappelait l'avoir vu lors d'un repas qu'avait donner le Roi dans son palais. Il était charismatique et imposant quand il parlait. Tout le contraire de la jeune femme qui était plutôt calme et réservée. Tout le monde savait qu'elle était tortionnaire, mais peu de personne connaissait son nom et sa vie. On la surnommait juste « La tortionnaire », et son titre effrayait les gens qui avait peur de l'approcher. Tant mieux, car elle n'aimait pas parler. Elle inclina la tête pour le saluer, et aussi car elle le respectait beaucoup. Puis elle fit :


"Que puis-je faire pour vous Général Waldan ?"

Elle se doutait bien qu'il était là pour lui confier une tâche, ou lui demander un service. Sinon, elle aurait trouvé ça vraiment bizarre qu'il vienne frapper à sa porte juste pour discuter. Surtout en venant dans son propre appartement.


Dernière édition par Haocia Nerini le Jeu 26 Jan 2012 - 18:01, édité 2 fois
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Clyde Waldan

L'homme de fer

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Race : Humain
Classe : Chevalier
Métier : Général de l'armée du royaume
Croyances : Dieu du solstice
Groupe : Royaume

Âge : 35 ans

Messages : 20


MessageSujet: Re: L'appartement de la tortionnaire [PV Clyde Waldan] [RP CLOS]   Ven 20 Jan 2012 - 18:44

Quand les temps sont paisibles au royaume, cela ne dure habituellement jamais bien longtemps. On était cependant ici dans une passe exceptionnelle où le calme avant la tempête en venait même à devenir trop long. Au début, on apprécie toujours un peu de repos bien mérité. Mais à la longue, il ramollit les hommes et fait place à l'ennui, qui n'est jamais bénéfique. Clyde s'en était rapidement rendu compte quand il était allé voir l'état de ses hommes à la grande caserne de la garde, située dans le palais royal. Ce dernier était vraiment immense pour abriter un bâtiment tel que celui là. Le général avait quand même du mal à s'en rendre compte des fois...Bref quand il était entré dans la caserne, deux hommes étaient en train de se battre pour un détail qu'il ne voulait pas connaître. Les deux soldats qui se battaient furent interrompu par le cri d'un capitaine qui fit savoir que le général venait d''arriver, ils se relevèrent tous deux et se mirent aussi droit qu'ils le pouvait. Après les coups qu'ils s'étaient rendu l'un et l'autre, on pouvait deviner que ce n'était guère chose facile. L'homme complètement revêtu d'armure s'avança à un mètre d'eux et dit d'un ton calme mais froid:

"Imaginez un instant que nous commencions tous à faire ça, nous en serions réduits aux rangs de ces sauvages de rebelles. Je ne veux plus voir personne se battre au sein de mes rangs, est-ce bien clair? Le royaume, c'est le nombre, et c'est par le nombre que le royaume vaincra."

Il se tourna ensuite vers le capitaine et l'autorisa à emmener ses hommes à la taverne la plus proche. Cela allait sans doute leur procurer un peu d'animosité en ces temps sombres, et puis la ville semblait calme aujourd'hui, la garde ne devrait pas avoir à intervenir. Ce n'était pas l'ensemble des effectifs qui y allait de toutes manières.
Le général sortait de la caserne tandis qu'il entendait derrière lui des soldats qui le remerciaient, d'autres qui se chuchotaient des choses devenues inaudibles de là où il était. Il se dirigea alors vers son bureau et tandis qu'il longeait les nombreux couloirs du palais, il se demandait si ses paroles de toute à l'heure allait avoir des répercutions sur les esprits des soldats. Clyde savait que la force d'une armée se mesurait d'abord par l'état des soldats, venait seulement après les divers gradés et officiers. Il fallait rester très ferme mais aussi savoir être indulgent, comme il l'avait été aujourd'hui. Il pensait que c'était une bonne chose d'aller voir souvent l'état de ses hommes et peut-être que ceux-ci appréciaient de voir que leur général s'intéressait un tant soit peu à eux. Clyde allait même des fois parler à l'un ou à l'autre pour leur demander ce qu'ils pensaient du royaume, ce qu'ils savaient sur sa situation. Leur réponses étaient souvent bien naïves et Clyde se rendait alors compte que ses soldats ne savaient pas vraiment que la menace rebelle était une chose très sérieuse à prendre en compte. Setsuna Hedenmark...Pourquoi la fille du roi avait-elle eu l'idée de semer des embûches sur le chemin de son père...?


Clyde était arrivé à son bureau et s'était assit sur sa chaise mais il n'eut pas le temps d'enlever son heaume car on frappait dors et déjà à sa porte. Le général lança un "entrez!" convainquant et l'homme qui ouvrit la porte n'était autre que des deux soldats qui se battaient tout à l'heure. Clyde fut étonné de le voir et lui fit signe de dire ce qu'il avait à dire.

"Mon général, la capitaine m'a envoyé jusqu'à vous pour signaler que les rapports concernant le prisonnier rebelles sont, euh faits. Je veux dire...Elle...C'est elle qui les a dans ses appartements. Je...Je crois qu'elle avait prévenu le capitaine et qu'il a du oublier de vous le signaler quand vous étiez à la caserne."

"Bien, vous pouvez aller rejoindre vos compères, j'aurai cependant un petit mot à dire au capitaine, quand le temps sera venu."

Le soldat sortit avec un léger sourire aux lèvres et referma la porte du bureau. Clyde regarda par la fenêtre de la pièce d'un air pensif. Le ciel s'assombrissait déjà et cela lui faisait nettement penser à la personne qu'il devrait aller voir par après. Il savait de quelle "elle" le soldat avait parlé et comprenait un peu son comportement apeuré quand il en avait parlé. Certains hommes craignent la magie à un point qu'ils n'aiment pas trop en parler car ils pensent que rien que cela peut leur attirer des ennuis. Le général ne fait pas partie de ces hommes là, mais presque. Il connaissait de vue cette Haocia Nerini et se rappelait que c'était elle qui avait du s'occuper de ce rapport important...
Loin d'être à l'aise, l'homme de fer se leva de sa chaise, sortit de son bureau, et se dirigea vers les appartements de la sorcière... Ils étaient presque à l'opposer du palais mais cela ne déplaisait pas forcément au général, qui se sentait un peu plus mal à l'aise à chaque pas qu'il faisait en direction de la porte d'Haocia. Sur le chemin, il se rappelait l'avoir vue au cours d'un des nombreux repas qu'organisait le souverain, mais à ce moment là, il ne savait pas encore de qui il s'agissait, il était bien trop heureux d'être assit à seulement deux places du roi et la boisson aidant, il s'était sans doute fait remarqué en fin de repas...


Il sortir de ses pensées et se rendit compte qu'il était arrivé. Mal à l'aise, il n'hésita pas cependant à frapper tout de suite à la porte. Il attendit un moment et se prépara à repartir vers son bureau, pensant qu'elle n'était pas là mais la porte s'ouvrit, dévoiulant le personnage dans l'encadrement de la porte. Habits sombres et le masque, oui c'était bien elle qu'il avait vu l'autre jour. Elle lui demanda ce qu'elle pouvait faire pour lui. Il répondit sur un ton pas aussi serein que celui qu'il avait tout à l'heure devant ses soldats:

"Haocia Nerini je présume? On m'a fait savoir que vous aviez prévenu le capitaine que vous aviez les rapports concernant le prisonnier rebelle. On a pas été plus précis sur le fait que le rapport était terminé ou pas mais je me suis permit de venir vous le demander en personne au lieu d'envoyer un homme à la place."

Bien que pour le moment, il songea qu'il aurait préféré faire cela... C'était comme si les forces occultes se répandaient indirectement sur lui...

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MessageSujet: Re: L'appartement de la tortionnaire [PV Clyde Waldan] [RP CLOS]   Ven 20 Jan 2012 - 20:23

Haocia observait le Général, qui semblait tout à coup moins assuré. Il adoptait un ton hésitant dans sa voix. Il perdait de son éloquence, mais ce n'est pas pour autant que la sorcière le respectait moins. Néanmoins, elle ne comprenait pas pourquoi il se comportait ainsi. Elle savait que les gens la craignaient vraiment, mais de là à apeurer le grand Général des armées...Mais après tout, elle se fichait de l'image qu'elle pouvait projetée. Elle vivait juste pour sa magie, ses plaisirs cruels, et sa soif de vengeance, bien que cela était banal en ces temps. Elle fut aussi étonnée de voir que le Général connaissait son nom. Elle n'était pas aussi mal connue qu'elle pensait. Elle écoutait ce qu'il disait, et acquiesça à la fin de son discours en disant :

Et bien je vous en prie, entrez.

Une fois qu'il ai passé le seuil de la porte, elle referma la porte doucement. Puis elle fit quelques pas vers le buffet qui était sous sa fenêtre, et tendit sa main vers la surface vide du buffet. Elle murmura quelques mots incompréhensibles, et d'un geste de la main, un petit coffre en bois se révéla au visible. Elle cachait ses documents importants grâce à un petit sort d'illusion. Puis elle posa sa main sur le dessus du coffre et se remit à incanter. Il y eut une petite intonation, pour signaler à la jeune femme que le coffre venait de s'ouvrir. Elle l'ouvrit, et sortit une grosse pile de paperasse. Elle fouilla rapidement. C'était le silence absolu entre les deux personnages, et on entendait que le bruit du feuilletage de parchemins. Elle finit par tirer un parchemin, et se redressa pour faire face à l'homme.

Elle savait bien que la magie noire était très mal vue par ceux qui ne la pratiquaient pas. On avait souvent des clichés, de femmes et hommes tourmentés et cruels, sournois et profondément mauvais à jouer avec des forces qui les dépassait. Ces clichés étaient totalement justifié, c'est ce qu'était Haocia. Elle le fixa pendant une minute, laissant place à un silence glacial, le dévisageant complètement. Aucun mot ne sortait. Elle aurait aimé lui parler, mais elle n'avait rien d'autre à dire que ce pourquoi il était venu. Ainsi, elle baissa la tête et lut rapidement ce qu'elle avait écrit il y a quelque jours et commença :

Hm...Giles Delaroute. Vingt-et-un ans, forgeron aux revenus peux élevés... Ce prisonnier a été coriace et a su tenir au moins une heure à mes tortures, avant d'avouer qu'il recevait des ordres par courrier glissés sous sa porte. Il ne sait pas comment les rebelles ont su qu'il était contre le royaume, il a juste reçu ses lettres. Il les a toutes brûlé, mais je serais vous j'enverrais tout de même des hommes pour aller fouiller. Enfin, ce n'est qu'un conseil...

Elle s'arrêta, et releva la tête pour observer la réaction du Général. Puis elle baissa la tête et parcourut. En réalité, il n'y avait pas grand chose. L'homme ne savait rien, et ce n'était qu'une petite maille dans cette chaîne d'ordure qu'était la Rébellion. C'était toujours la même chose. Bien qu'à une époque les choses avançaient, aujourd'hui elle avait l'impression de faire du surplace. Il y avait peu de rebelles attrapés, ils semblaient de plus en plus rusés. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle se lamentait, au contraire. Cela lui laissait du temps pour toujours améliorer un peu plus les performances de ses pouvoirs. Il y avait tant de choses encore à découvrir en magie noire, et elle doutait de tout découvrir avant la fin de son existence. Bref, elle entreprit de faire un peu d'humour noir, bien qu'elle doutait que cela ne plaise au Général :

Après ces quelques aveux raisonnables, il finit par perdre la tête en disant qu'il était excité quand des femmes le battaient. Il a dit aussi qu'il était le chef de la Rébellion. Pathétique. En somme, j'aurais pu lui faire avouer n'importe quoi tellement il souffrait atrocement de mes tortures.

Elle sourit sournoisement sous son masque, et son sourire pouvait s'entendre dans son ton sarcastique. Elle aimait tellement torturer les gens. Ils disaient n'importe quoi, mais dans ce grand fouillis se cachait quelques vérités intéressantes, ou drôles. Mais cela n'apportait qu'un peu plus de mépris à ces insectes. Parfois, elle regrettait d'être née humaine, et elle admirait beaucoup les démons, qui avaient une étendue inconsidérée de puissance et de pouvoirs. Elle releva la tête, et fixa le Général pour l'inciter à parler. Elle aurait aimer un peu de compagnie, quelques dialogues, même si elle était plutôt de nature solitaire, elle aimait parfois parler. Surtout avec un homme aussi réputé que le Général Waldan.


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MessageSujet: Re: L'appartement de la tortionnaire [PV Clyde Waldan] [RP CLOS]   Sam 21 Jan 2012 - 14:13

Haocia fit signe d'entrer au général. Il apprécia tout de même le ton poli et, après avoir jeté un dernier coup d'oeil dans le couloir, passa le pas de la porte et entra dans la pièce. En un petit coup d'oeil, il remarqua une grande armoire, un instrument, une table, une chaise et une fenêtre. La pièce lui faisait un peu penser à son bureau mais en plus encombrée. Il entendit dans son dos la porte se refermer puis vit la sorcière se diriger vers un buffet. Clyde croisa les bras, ne sachant trop quoi dire pendant qu'elle cherchait son rapport. Il se demanda un moment ce qu'elle faisait à garder la paume de sa main en l'air au dessus du buffet, mais préférant ne pas l'interrompre dans ce qui semblait être une incantation ou quelque chose de ce genre là, il se contenta d'attendre en silence. Il fut tout de même un peu surprit de voir apparaître au milieu de nul part un petit coffre posé sur la surface du meuble. Il ne put s'empêcher de décroiser les bras et de commencer à bouger nerveusement mais discrètement ses doigts, un tic qu'il adoptait malgré lui dans des situations où il avait des raisons d'être nerveux. Il se demandait s'il allait un jour réussir à s'habituer aux pratiquants de la magie et à la magie elle-même! Il le faudra bien étant donné que parmi ses rangs résident divers mages et sorciers. Il était vrai qu'il essayait de les éviter le plus possible, mais il ne pourra pas agir éternellement ainsi...Il avait honte, surtout qu'il était général mais cette crainte ne pouvait s'effacer d'un claquement de doigts car elle datait de son enfance...

Pour l'heure, il entendit Haocia sortir le contenu du coffre, il allait pouvoir se concentrer au moins un petit moment sur la chose pour laquelle il était venu. Elle se retourna face à lui, tenant les papiers qu'elle avait rédigé concernant le prisonnier rebelle mais au lieu de commencer directement, elle le regarda pendant un moment sans mot dire. Clyde se demanda alors si le rapport contenait des informations primordiales à savoir, justifiant le comportement de la sorcière mais il n'en fut rien. Ce qu'elle avait réussi à dénicher restait néanmoins important car en plus du fait d'avoir trouvé un espion rebelle, le fait qu'il recevait ses ordres quasiment en mains propres prouvait qu'il y avait au moins un autre espion rebelle présent dans le palais. Il fallait savoir maintenant s'il était resté après avoir su que son collègue s'était fait prendre...Soit il aura pensé que sa couverture était encore bonne et il serait toujours ici soit il se serait fait la malle...Après sa lecture, Hacia releva la tête sûrement pour voir la réaction du général. Ce dernier arrêta d'être taiseux et donna son avis.

"Des informations importantes et pourtant encore plus de questions qui trottent dans ma tête...Cependant on avance, c'est déjà une bonne chose...Et en effet j'enverrai deux ou trois hommes enquêter dans sa chambre, peut-être découvrirons-nous davantage de choses, ce qui toutefois, m'étonnerait grandement."

Il remarqua qu'Haocia voulait ajouter quelque chose et il laissa terminer. Clyde resta impassible à la petite note d'humour noir de la sorcière. Il se dit que cela faisait peut-être rire les tortionnaires, ceux qui s'occupent de faire parler et qui prennent plaisir à faire cela mais cela n'engrangeait que dégoût pour un homme d'honneur comme Clyde. Ce dernier n'était certes pas un saint car il n'hésiterait pas à tuer femmes et enfants si par exemple le roi en lui donnait l'ordre mais il ne les ferait sûrement pas souffrir par plaisir. Cependant il ne pouvait pas trop en vouloir à Haocia car c'était son devoir de faire cela et elle avait rapporter des infos utiles. Il savait qu'elle souriait et il se demandait quel visage pouvait bien se cacher derrière se masque...En fait elle devait sûrement se dire la même chose pour le général qui avait évidemment gardé son heaume...Voyant qu'elle devenait à nouveau silencieuse, il reprit la parole.

"Cela ne fait rire que vous Nerini. Cependant vous m'impressionnez, cet espion rebelle aurait préféré se donner la mort que de trahir un tant soit peu ses compères et ce que vous en avez retiré va peut-être nous aider à retirer une épine du pied au royaume. Vous savez sans doute aussi bien que moi que sans leurs espions, les rebelles sont aveugles et leur nombre ne les aide vraiment pas, bref, jvous avez bien oeuvré."

Le général ne sut que dire de plus. Il regarda la pièce de gauche à droite d'un air distrait et se rappelait avoir vu l'instrument quand il était entré. D'ailleurs il avait entendu joué avant de frapper à la porte d'Haocia. Il se demanda si c'était une bonne idée mais il engagea une nouvelle conversation sur un ton beaucoup moins froid que toute à l'heure.

"Avant d'être entré dans vos appartements, j'ai cru entendre le son d'un instrument, c'était sans doute vous jouiez, j'espère que je ne vous ai pas interrompu trop brusquement..."
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MessageSujet: Re: L'appartement de la tortionnaire [PV Clyde Waldan] [RP CLOS]   Sam 21 Jan 2012 - 22:22

Haocia ressentit plusieurs choses. Tout d'abord, elle se sentait déçue, et était devenue froide quand le Général lui avait explicitement dit que ce n'était pas drôle. Et l'appeler par son nom de famille...quelle horreur ! Néanmoins, une part de fierté l'envahissait quand elle sut que ce qu'elle avait apporté sa contribution au royaume. Joindre l'utile à l'agréable était vraiment un plaisir inconsidéré. Elle se redressa, fière mais tendue face à Clyde. Le bec de son masque le pointait d'un air menaçant. Elle se tourna enfin pour reposer les dossiers dans le coffre, et elle le scella par le même sort qui l'avait ouvert. Après ça, elle refit la même démarche à l'envers, et créa l'illusion de transparence sur le coffre. Après une poignée de secondes, le coffre avait disparu.

Elle se tourna et fut agréablement surprise de voir que le Général n'était pas parti. Son heaume bougeait lentement, signe qu'il observa la pièce en détail. Elle se demandait ce qu'il faisait, cherchait-il quelque chose ? Puis le masque de fer s'arrêta sur un coin de la pièce, et elle suivit le mouvement de sa tête pour apercevoir sa contrebasse. Son ton se fit plus amical, et Haocia apprécia
cette attitude. Il était toujours bon de se faire des relations dans l'enceinte du royaume, surtout avec le Général des armées ! Bien qu'elle est faisait plus de descente avec les Capes Blanches qu'avec l'armée officielle du Roi...

Elle s'avança jusqu'à la contrebasse, et posa sa main sur le manche. Il ne partageait pas la même vision de la musique. Pour lui ce n'était qu'un « son », pour elle c'était la musique de sa vie. Un mélange de notes et d'expérience...Mais ce n'était qu'un savoir transmis par sa génitrice. Bien qu'elle n'était pas très loquace, elle tentait de faire des efforts. Dire plus de deux mots pour parler d'elle, c'était un exploit, alors elle dit la première chose qui lui vint à l'esprit, même si sa réponse ne répondait pas à ce qu'avait dit le Général précédemment :


C'est l'instrument de ma défunte mère.

Elle se bloqua un instant, et se rappela des cours que sa mère lui avait donné. Elle eut l'image de son sourire et de ses boucles blondes. Puis elle redressa la tête et observa le Général, en se rappelant de ce qu'il lui avait dit. Elle voulait être moins froide, mais son ton était toujours aussi impassible. Et alors elle fit :

Non non, ne vous inquiétez pas. L'avenir du royaume est plus important que ces quelques mélodies que j'improvise. Mais...vous jouez d'un instrument aussi ?

Elle retira sa main de l'instrument, et fixa Clyde. Il y avait un mur entre eux. Pas seulement celui de la magie et de l'épée, mais celui de l'anonymat. Leurs masques. Ils se parlaient sans se voir. Ils étaient tous deux aux pieds d'un mur, et ils devaient crier pour s'entendre. Entendait-il les efforts qu'elle s'acharnait à faire pour crier, et pour l'entendre ? Derrière toute cette vague de cruauté et de sournoiserie, entendait-il sa sympathie ? C'était un mur épais et inébranlable, et Haocia ignorait son existence. Elle ignorait qu'au plus profond d'elle-même elle se dégoûtait d’elle-même, c'était pourquoi elle ne quittait jamais son masque. Elle ne voulait pas que les gens voit qu'une femme aussi belle et jeune était capable de tant de haine et d'horreur. Mais elle ne le savait pas. Elle savait juste qu'elle aimait les plaisirs sordides, et cela ne la dérangeait pas. Et vous auriez beau lui dire ce qui se passait réellement en elle, elle vous rirait au nez. Elle ne croyait pas à toutes ses sottises de bien-être. C'était pour les fous et les naïfs. Elle ne voulait pas d'un homme, mais elle jalousait ces femmes coquettes qui faisaient tant d'effet aux hommes.

Plus elle s'enfonçait dans son ressentiment et son mépris, plus la magie noire s'emparait de sa chair et de son esprit. Elle la ressentait dans tout son être, et c'était un agréable tourment que de porter ce Mal en elle. Un Mal qui la rendait puissante et crainte. C'était devenu son seul but auquel elle s'accrochait pour vivre. Car elle était persuadée que plus rien d'autre que le pouvoir ne serait possible pour elle. Le temps l'avait rendu trop apathique, mais vivre sans scrupules était pour elle une liberté inégalable. Elle voulait arracher son masque et détruire ce mur, mais ses bras restaient collés contre son corps, toute droite comme une statue figée dans son anonymat et sa cruauté.


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MessageSujet: Re: L'appartement de la tortionnaire [PV Clyde Waldan] [RP CLOS]   Lun 23 Jan 2012 - 17:36

Clyde se demandait si ça avait été une bonne idée que de parler de l'instrument car la seule phrase qu'il put tirer de son essai de conversation était qu'il avait appartenu à sa mère, qui était morte à l'heure qu'il était. C'était définitivement un échec mais cela n'effleurait même pas l'once d'étonnement chez Clyde car il savait qu'il était bien plus à l'aise sur un champs de bataille que devant un auditoire...Après ces paroles, il se dit qu'il était peut-être venu temps de partir, l'atmosphère ne s'était guère améliorée dans la pièce et la sorcière semblait toujours aussi froide qu'au début. Peut-être que Clyde avait dit quelque chose de mal tout à l'heure mais il était réputé pour dire à haute tout ce qu'il pensait, ne jamais laisser des idées de côté, positives ou négatives évidemment et il n'allait pas s'en vouloir pour ça, loin de là. Toutefois, juste avant qu'il n'entreprenne de glisser un pas vers la porte, Haocia lui rétorqua une question, qui aurait pu être prévisible en des circonstances plus chaleureuses mais qui ne l'était pas ici. Clyde jouer d'un instrument? Il n'y avait jamais vraiment songé...Ses parents n'étaient pas musiciens et il n'avait jamais été attiré par le son des divers instruments qu'il avait déjà entendu en long et en large. Il savait qu'il était trop impatient pour apprendre et qu'il n'avait pas de talent dans ce domaine? Dernière chose, il se demandait ce que la musique pourrait lui apporter comme réconfort car elle ne réveillerait en lui aucun souvenirs ni aucun rêve bercé d'illusions. En parlant de l'illusion, le coffre contenant les rapports avait déjà disparut, c'était vraiment un sort utile, que de pouvoir cacher des objets utiles à la vue des premiers venus. En signe de réponse, Clyde hocha la tête rapidement et légèrement de gauche et droite et ajouta:

"Non, je ne joue pas d'instrument, je ne crois pas que ça me plairait et puis je ne suis pas très attiré par la musique vous savez...Ah et...je suis désolé pour votre mère...C'est sans doute elle qui a du vous apprendre ce que vous savez aujourd'hui. A ce que j'ai pu entendre, ce devait être une bonne prof!"

Il rigola brièvement, ne sachant que dire de plus. Il essayait d'être gentil pour se rattraper de l'évocation de la mère d'Haocia mais peut-être était-il trop tard pour détendre l'atmosphère... En temps normaux, il serait parti dès la lecture du rapport terminée et il ne savait pas ce qui le retenait en ces lieux, et pourtant il y avait bien quelque chose car il y était toujours! C'est alors qu'il voulu essayer de dire quelque chose, qui allait peut-être mettre fin à cette conversation mais selon lui, c'était peut-être une bonne chose que de tenter de dire ce qu'il pensait. C'était bien la première fois que Clyde allait lancer une telle phrase et se demandait s'il allait semblait stupide après l'avoir énoncée, mais peut-être qu'elle allait débloquer un peu cette tension entre les deux personnages.

"Une médaille à son droit côté et son revers. Les gens tendent à montrer leur droit côté aux autres, je dirai que c'est pour se "protéger". Mais selon moi, c'est le côté revers qui définit le naturel et qui a tendance à vouloir être caché des autres et...je ne crois l'avoir vu chez vous que quelques secondes, quand j'ai parlé d' l'instrument. C'est ensuite que la médaille s'est à nouveau retournée."

Clyde soutenu alors le regard d'Haocia, qui le fixait sans broncher depuis sa dernière question.
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MessageSujet: Re: L'appartement de la tortionnaire [PV Clyde Waldan] [RP CLOS]   Mar 24 Jan 2012 - 20:46

Un rire nerveux raisonna dans son heaume. Les tentatives de la sorcière auront été vaines. Elle sentait que l'homme était tout de même nerveux, et cela la rendait aussi nerveuse. Mais de toute façon, que cela pouvait-il faire ? Elle n'était pas de ces femmes charmantes et coquettes qu'on courtisait à longueur de journée pour espérer un jour avoir leur main. Les mains de Haocia étaient pleines de sang. Mais elle doutait bien que celle de Clyde n'en étaient pas moins ensanglantées. S'il eut un peu moins d'humanité, elle aurait aimé comparer leurs horreurs. Le mur de glace était là plus que jamais. Plus glacial que le silence qui venait de s'installer. Etaient-ce l'anonymat qui gênait tant ? Ils ne se montraient pas avec leurs vrais visages. Ils étaient tous deux dans leurs rôles. Mais pourquoi changeraient-ils de costume ? Il n'était là que pour un rapport, et elle n'était là que pour fournir ce rapport. Et pourtant...

Et pourtant le Général prit un marteau et brisa d'un coup sec le mur de glace, qui n'était pas si épais que ça. Il brisa la glace. Son marteau était une belle phrase. Il parlait d'une médaille. Et Haocia pensa tout de suite à une médaille de fierté. Elle fronça les yeux d'un air intrigué quand il expliquait sa théorie. Elle avait souvent entendu la chanson. « Il y a un ange et un démon en nous, c'est nos choix qui nous fait plus tendre vers le démon que vers l'ange, ou vice versa. » Plutôt vice que versa.
Il cherchait des sentiments à la sorcière. Le pauvre. Elle riait intérieurement à sa remarque, et tenta alors de se remémorer une fois où elle aurait pu être bonne. Mais jamais. Elle avait toujours fait des choix vicieux et sournois. C'était ça, sa nature, et elle ne le cachait pas. Elle était tout à fait en accord avec elle-même. Mais que pouvait-elle bien répondre à ce naïf aimable ? Elle tenu son index droit avec sa main gauche, et répondit sur un ton lent et sincère :


Sire, je suis vraiment désolée de vous décevoir, mais ce que je fais est ce que je suis réellement. Je n'ai pas de médaille, je n'ai qu'un côté. J'assume mon défaut d'être cruelle et sournoise, et je suis vraiment navrée que cela vous déplaise, car vous êtes bien aimable. J'aime jouer de la musique en effet, mais c'est simplement car ma musique s'apparente à des cris de...

Elle s'arrêta d'un coup. Coupée dans son élan. Qu'allait-elle dire ? Des cris de détresse. Malheur. Elle n'était pas en détresse, et le Général croirait désormais le contraire. Elle se reprit rapidement, en serrant un peu plus son index dans sa main, et en espérant qu'il n'en tiendrait pas rigueur :

A des cris d'expérience. Je ne joue cela que pour me flatter du beau son qui sort des cordes.

Elle se détendit soudainement, ses épaules baissèrent d'un cran, ce qui put montrer facilement que la jeune femme venait de mentir. Mais elle ne s'en apercevait même pas. Elle fixa le Général à son tour. Elle se demandait pourquoi portait-il son heaume. Il était pourtant très charmant quand il l'enlevait. Sûrement avait-il encore peur d'elle, et qu'il voulait garder une certaine prestance devant elle. Elle voulait s'intéresser à lui. Lui poser des questions sur tout et rien. Lui demander qu'elle était la face cachée de sa médaille. Mais comme d'habitude, comme avec toute personne, il y avait un blocage. Elle serra les poings puis les desserra instinctivement, et s'avança vers la porte. Elle l'ouvrit et fit :

Que diriez-vous de m'accompagner à une taverne près du palais ? Nous pourrions discuter. J'ai envie de sortir, j'étouffe ici.

Et c'était vrai. Elle n'aimait pas rester trop longtemps dans sa chambre. Avec ses souvenirs. Le pire c'était de regarder toujours derrière soi, et ne jamais regarder en avant. Elle regardait en avant en quittant cette petite boîte, et incitait le Général à sortir de cette boite le plus vite possible. L'ambiance ne serait que plus détendue dans une taverne. Il y a toujours une ambiance chaleureuse et festive. Ce n'est pas pour autant que la sorcière serait chaleureuse et festive, mais elle espérait au moins que les débris de glace fondent à présent.

[HRP : Je te laisse poster un nouveau sujet à La Panse Repue Razz]
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