''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]

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Haocia

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Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] _
MessageSujet: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptySam 21 Jan 2012 - 23:24

Haocia Nerini
La nuit s'était installée dans la capitale de Madorass. Une silhouette noire se camouflant parfaitement dans l'obscurité s'éloignait rapidement du palais royal. Ses talons claquaient contre le pavé, et annonçait sa venue à quelques passants apeurés. Tandis qu'elle avançait, on la dévisageait. Tout le monde connaissait ce masque. Il avait été souvent présent dans les carnages des Capes Blanches. Tandis que la cape marchait toujours, elle aperçut justement un groupe de Capes Blanches. Ils se saluèrent respectueusement, et elle continua d'avancer. Elle suivait la pointe de la cathédrale qui se dessinait dans le ciel, se rapprochant rapidement de celle-ci. Mais elle n'allait pas dans la cathédrale, elle savait que les Dieux n'existaient pas. Ce n'était qu'une sorte de culte pour que les gens croient encore en quelque chose en ces temps sombres, mais ce même culte servait aussi à tenir sous son joug les âmes faibles et ignorantes. Pauvres imbéciles...

Elle contourna le majestueux monument, et passa par un portail noir. Haocia pénétrait dans le cimetière qui s'étendait à perte de vue. Que des morts, et du silence. Un silence glaciale et sinistre, qui pouvait donner la chaire de poule à certains. Mais la jeune femme était une sorcière. La noirceur pour elle n'était pas inconnue, et elle avait vu des choses bien plus effrayantes que ce bout de terre où dormait des corps en putréfaction. Elle marchait lentement dans les allées, observant tout de même autour d'elle. Elle savait que les rebelles étaient toujours là , et elle avait pris le risque de ne pas se faire escorter par des Capes Blanches. Elle ne voulait surtout pas gâcher ce moment. Quel moment ? Elle arriva enfin près d'un sanctuaire, où était écrit au dessus « Famille Nerini ». Ici reposait des générations entières de la lignée de noble des Nerini. C'était des tombeaux majestueux avec des fleurs qui étaient déposés bien souvent par des admirateurs. Car la famille Nerini comptait sur des fils chercheurs réputés, des mères musiciennes célèbres, et des médecins côtés.

Côté et aimé. Aimé par une fille. Elle s'arrêta devant un tombeau de marbre, incrusté d'ornement d'or. Elle posa ses mains sur le tombeau. Parfois Haocia aurait aimé être ignorante et faible, pour croire réellement que son père était toujours à ses côtés. Mais il n'était plus là. Il n'était plus qu'une enveloppe charnelle décimée, un paquet d'os fragile. Il ne restait à la sorcière que des souvenirs heureux de son père, qui reposait ici avec sa mère. Mais elle n'était pas attachée à sa mère. Elle baissa la tête et lut les inscriptions.

Elle regarda derrière elle, et redonna son attention au tombeau de son père. Elle ouvrit sa cape plutôt ample, et en sortit un bouquet d’œillets. Elle les déposa sur le tombeau de son père et fixa les fleurs. Aucun bruit, le calme plein. Elle aurait pu pleurer en paix sans que personne ne la voit, mais elle n'était pas de ces gens sentimentaux. La vie continuait. Tout comme sa vengeance. Elle revenait à chaque fois ici pour se rappeler le sens de sa vie. Devenir puissante pour son père, et le venger de ces misérables rebelles. Au fond, le camp de la Rébellion ou du Roi était le même. On devait massacrer l'autre camp. Ils étaient tous poussés par la même motivation : la mort de l'autre. Ils avaient tous le même désir, tuer. La Rebéllion appelait ça justice, et le royaume restait honnête, et admettait que ce n'était que cruauté. Mais qui était les plus dangereux au final ? Les menteurs ou les
honnêtes ? C'était une question qui pouvait se poser.

Haocia serra les poings sur le tombeau, et leva la tête vers le mur de pierre froid en face d'elle. Elle s'accorda un moment de silence et d'hommage à son père. Elle voulait se rappeler des bons souvenirs, mais à la pensée des rebelles, elle n'avait plus que l'image de son père mourant sous les coups de la dague du rebelle. Plus elle se remémorait ces images, plus elle sentait monter en elle une rage qu'elle gardait tout au fond d'elle. Elle sentait sa poitrine se gonfler, se tendre au maximum par la colère, et ses poings ne pouvaient plus se défaire. Elle attrapa les œillets, et sortit du sanctuaire. Elle claqua la porte dans un bruit assourdissant qui brisait le silence dans ce lieu de paix. Elle descendit les petites marches, et jeta les oeillets contre le pavé.

D'un coup violent et sec, elle écrasa les fleurs. Elle les piétina longuement et haineusement, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que des miettes de pétales, et du jus de tige. Puis soudainement, elle sentit une présence. Elle releva la tête et se figea. A l'affût du moindre bruit, et du moindre geste, le bec de son masque en avant.


Dernière édition par Haocia Nerini le Lun 23 Jan 2012 - 21:39, édité 1 fois
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Nathan Haffe

L'assassin masqué

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Nathan Haffe
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Race : Homme
Classe : Roublard
Métier : Assassin
Croyances : Aucune
Groupe : Rebelles

Âge : 19

Messages : 50

Fiche de Personnage : Ze survivor of ze dead


Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] _
MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptyDim 22 Jan 2012 - 22:53

Quand on se fait tirer dessus par un archer, on n'entend pas la flèche, on la voit encore moins. Quand on se fait tirer dessus par un archer, on a juste la force de constater que l'ami à nos côtés vient de nous quitter.

Madorass, j'y venais de moins en moins, les assassinats dans la capital se raréfiaient. Je me disais parfois que j'avais tué tous ceux qui gênaient la rebellion et que c'est pour ça que l'on m'envoyait ailleurs. Mais non, ce n'était que l'espoir dérisoire de l'assassin que j'étais. Je pensais surtout que mon masque avait fini par ce faire connaître et que je risquais gros en me pavanant dans la ville coiffé de celui-ci. Cela était toutefois fort peu probable, les rares témoins que j'avais laissé avaient sans doute trop peur de mourir pour me dénoncer. 

C'était une fois de plus la mort qui m'amenait ici, mais pas un assassinat. Je venais rendre visite au tombeau de Camille, ma Camille, mon amie.
Je parcourus rapidement les tombes en piètres états avant d'arriver devant celle que j'entretenais de mes homicides. Elle n'était pas la plus belle des tombes, mais la plus belle que je pouvais payer. Un bloc de marbre soigneusement poli où étaient gravés en lettres d'or quelques inscriptions qui ne me rappelaient qu'une image qui se mit à tourner en boucle dans mon esprit.

Une flèche, Camille mourant. Une flèche, Camille mourant, son sourire s'éteignant dans le sang, sa mort vengée par celles de ses sept meurtiers. Je restai longuement à regarder les lettres immobiles telles un escadron de chevaliers avant la charge.

Un bruit sec et répétitif se fit entendre. Je tournai la tête découvrant une ombre frappant du pied à une vingtaine de mètres de moi. L'ombre stoppa son "jeu" et se figea, aux aguets, sa tête relevée, découvrant le bec singulier de son masque. Une sorcière, une meurtière, je m'accroupis rapidement ayant reconnu ce corbeau comme un danger pour notre cause. Silencieusement, j'engeai une flèche, tendis mon arc, tirai.
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Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] _
MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptyLun 23 Jan 2012 - 21:38

Les poings serrés, la poitrine gonflée, Haocia commença à se concentrer. Elle fixait autour d'elle en murmurant des incantations. Elle sentait une présence. Mais elle ne savait pas où elle était. Ses yeux bleus sous son masque parcouraient le cimetière dans tous les sens, avec un air déterminé et haineux. Et soudain, une flèche sortit tout droit de nulle part, son chemin allant tout droit sur la sorcière. Elle n'eut le temps que de faire un geste brusque avec sa main pour dévier la trajectoire de la flèche, qui se planta dans la terre derrière elle, près du sanctuaire. Elle se mit à courir pour se couvrir d'une autre attaque, et passa sur le côté de l'édifice des Nerini. Elle ouvrit ses mains et tendit ses paumes vers le ciel, et commença à incanter avec une concentration inébranlable.

Les incantations de la sorcière était d'autant plus efficace, car son énergie agressive l'emportait toute entière. Sa noirceur était aux services de ses pouvoirs occultes et destructeurs. En somme, celui qui avait eu l'affront de l'attaquer connaîtrait la colère d'une puissante mage noire. Comment osait-il attaquer dans un lieu si sacré. Ce n'est pas qu'elle était superstitieuse ou croyante, mais elle respectait les morts. Deux boules de feu se formèrent au dessus de sa paume. Elle sortit à découvert rapidement en courant, ses talons claquant contre les pavés annonçaient son arrivée. Elle lança la boule en direction de la source du tir, et lança l'autre vers la gauche. Car quand quelqu'un a peur, il s'enfuyait toujours par la gauche. Mais elle doutait tout de même que celui qui l'avait attaqué la craignait. Sans doute un rebelle Cette pensée fit monter la fureur de la sorcière, qui déployait de plus en plus la puissance de ses pouvoirs. Mais elle n'en utilisait qu'un peu, car elle ne voulait pas trop vite s'épuiser.

Elle s'avança rapidement. Elle était tout de même chanceuse d'être tombée sur un archer. Les combats au corps à corps n'étaient vraiment pas son fort. Et elle aurait été dans une mauvaise posture contre un homme à l'épée. Ou une femme. Elle ne savait rien de la nature de ce qui l'avait attaqué, mais elle s'en fichait. Elle réduisait ça à de la vermine. De la vermine qui grouillait et souillait les rues, la terre des morts, la terre du silence et du calme. Plus elle pensait à tout ça, plus la fureur envahissait l'esprit de la jeune femme . Elle poussa un cri de rage et cria d'un ton provocateur :


Traître, vermine  ! Tes flèches ne pourront rien contre moi ! Montre toi à moi petit lâche asticot rampant sur les terres des défunts ! N'as-tu pas honte de venir m'attaquer dans ce lieu de recueillement ? La guerre n'a donc pas de limites pour toi ? Tu vas mourir. Ce n'est pas dans ces terres que tu seras enterré, mais jeté comme une charogne dans les douves du palais !

Elle fit voler sa cape en se tournant, et courut jusque derrière le sanctuaire. Elle commença une incantation, les bras tendus vers le ciel. Ses incantations retentissaient dans tout le cimetière. Elle aurait pu incanter à voix basse, mais elle cherchait à l'intimider. Des mots incompréhensibles, une voix forte et ferme qui raisonnait, cela effrayait toujours. En quelques secondes, les mains de la sorcière devinrent complètement noires. Comme si elle venait de plonger ses mains dans les ténèbres. Si elle avait enlevé son masque, on aurait pu voir les yeux de Haocia devenir complètement noir, des veines saillantes sur son front, et sur ses joues, et sur ses poignets. Elle respirait fort et haineusement, elle ne voyait plus que sa colère, qui la guidait. Elle sortit de sa cachette, et se mit à crier, à s'époumoner :

Viens insecte ! Montre toi ! Viens te battre contre la fureur que tu as déclenché !

Elle marchait dans les allées, cherchant le tireur. Elle espérait qu'il ne soit pas parti, et qu'il était toujours caché ici comme un rat. Pour l’appâter, elle marchait sur les tombes, les salissaient de ses semelles boueuses. Elle donnait des coups de pieds dans les vases et piétinait les feuilles. Elle détruisait tout ce qui pouvait s'apparenter à de l'affectivité. La fleur. Dégoûtante plante lorsqu'elle est arrachée de sa terre, pour rendre hommage à un mort six pieds sous terre. Quelle ironie. On l'arrache comme le vivant nous est arraché. Mais au final, nous donnons ces fleurs à un squelette, à une pourriture qui sentira l'ordure, et non la fleur.
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Nathan Haffe

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MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptyMer 25 Jan 2012 - 0:24

À Venill il y avait une salle dans le quartier général de la rebellion où étaient affichés le portrait et/où la description des ennemis les plus dangereux de la rebellion, ces ennemis étaient souvent des capes blanches, des généraux, des sorciers et parfois les trois. Il y avait en tout une cinquante d'affiches où figurait le roi lui-même. Tous les royalistes placardés dans cette salle étaient chassés, surveillé attaqués presque constamment. Beaucoup d'assassins et d'espions mourraient dans des tentatives infructueuses d'assassinat. Si un rebelle croisait un des "affichés", il avait pour mission de tout mettre en oeuvre pour le tuer.

Cette salle j'y avais passé peu de temps. J'avais passé rapidement en revu les quelques affiches dotées d'un croquis de la cible, imprimant leur visage dans ma tête. Puis il y avait eu cette sorcière. On ne savait que très peu de chose sur elle. Peu importe, son visage m'avait collé sur place comme un pot de glue sur des bottines. Elle portait un masque, personne n'avait vu son visage, seulement sa face de corbeau, et encore  les vivants qui avaient pu voir son masque et le décrire étaient tous des espions qui ne prenaient de risques. Son masque m'avait attiré, comme un aimant, son anonymat de bois peint parlait, il exprimait une ressemblance lointaine avec moi-même. Une envie de rencontrer la royaliste m'avait pris. Pour la connaître? Je ne savais, peut-être.

Pourquoi? Pourquoi avais-je tiré? Les ordres, nous obéissons aveuglement à nos dirigeants. Nous mettons pa victoire de notre cause entre leurs mains.

Le projectile fut dévié à temps par la sorcière, quelques gouttes de sueur perlèrent sur mon front, elle usait de la télékinésie. S'enfuir pour rapporter cette information aurait presque pu être louable. J'engageai une deuxième flèche, la sorcière surgit de derrière ce qui ressemblait à une tombe et tira deux boules de feu. La première se perdit assez loin. L'autre faillit me tuer, elle fila droit sur moi. Je plongeai sur le côté sans un bruit. Mon arc fut éjecté alors que j'esquivai l'attaque. Je ne m'en saisis pas. Je me mis dos à une pierre tombale à l'abris de la royaliste. La voix de celle-ci s'éleva trois fois. Une provocation qui n'eut pour réaction que de me faire murmurer:


-La guerre se limite à la cruauté de ses participants.

Puis une incantation. Que préparait-elle? Je posai ma main sur le pommeau de mon épée. Fallait-il charger à découvert?

Et enfin une deuxième provocation. Des claquements de pas sinistres, véritables gongs mortuaires raisonnèrent dans tout le cimetière, elle s'approchait, elle arrivait à moi. Les bruits qui accompagnaient la marche funèbre laissaient à penser qu'elle détruisait des objets hétéroclytes. 

Plus que cinq mètres selon mes approximations auditives, quatre, trois, deux, un.... Je surgis de derrière la pierre tombale et, en un seul mouvement dégainai mon épée, fit un demi-tour sur moi-même pour me trouver face au corbeau et effectuai un arc de cercle horizontale avec ma lame pour toucher mon ennemie.
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MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptyMer 25 Jan 2012 - 12:37

Haocia ne savait pas que plus elle s'avançait, plus elle se rapprochait de sa cible. Mais évidemment, elle restait sur gardes, s'attendant à n'importe quelle attaque, de n'importe où. Ces rebelles étaient comme des rats, ils savaient se faufiler dans l'obscurité, sans faire de bruit. Et au moment où s'y attendait le moins, ils vous surgissaient entre les pattes pour tenter de vous faire tomber. Mais il ne savait pas ce que la sorcière préparait. Les poings noirs, fumant d'une ombre malsaine et effrayante, les yeux totalement noirs, elle s'avançait. Elle ne pensait plus qu'à son père, à ce soir où il avait été tué. Aucune douleur, aucune peine, seulement de la rage. Il n'avait pas répondu à ses provocations, ce qui l'avait encore plus énervée. Elle n'avait pas eu l'avantage de le localiser par le son de sa voix. Elle devait bien admettre que que cette vermine était rusée. En même temps, il ne fallait jamais sous-estimer son adversaire, même si ce dernier était considéré comme de la mauvaise herbe.

Et soudain, il surgit d'une pierre tombale. Comme un mort qui venait de s'éveiller pour l'emporter avec lui. D'un mouvement ample et circulaire, il l'attaqua. Elle eut juste le temps de se reculer d'un bond, et se fit entailler le ventre sur quelques centimètres. Elle ne réagit pas tout de suite à la douleur, étant prise dans son élan d'animosité. Elle passa sur le côté et attrapa son poignet avec sa main noire et fumante. Elle serra l'étreinte d'un cri, et commença à prononcer des paroles incompréhensible. Elle était en train de puiser dans son énergie, pour l'affaiblir, et la rendre plus forte. Puis elle se recula après quelques secondes, pour éviter un coup. Il était tout près d'elle, il aurait facile pour lui de l'attaquer à nouveau. Le résultat de son sort n'arrivait pas immédiatement, il fallait du temps avant que cela n'opère. Elle titubait, se tenant le ventre en gémissant. Elle laissait derrière elle des traînées de sang. Sa main noire tournait au rouge, ensanglantée. Elle regarda derrière elle, et se glissa derrière un arbre assez épais. Elle attendit. Sa respiration était forte, et elle tentait en vain de la contrôler, de l'amoindrir. Elle baissa son masque vers sa paume de main droite, qui était ensanglantée. La blessure n'était pas profonde, les organes n'avaient pas été touché, mais elle perdait tout de même du sang.

Elle se rappela en quelques secondes ce qui venait d'arriver, elle avait croisé son regard. Il portait aussi un masque, et elle n'avait pas pu voir son visage. Seulement ses yeux croisant les siens. Elle n'avait pas fait attention à ce que reflétait les yeux de cet homme. Dommage. Peut-être avait-il vu dans les yeux bleus de la jeune femme, la rage qu'elle contenait en elle. Une rage issue d'une peine trop enfouie pour qu'elle ne s'en aperçoive.

Puis la fatigue se dissipa, elle sentit une nouvelle énergie l'envahir. L'énergie du rebelle la revigorait. Elle laissa échapper un rire nerveux, qui se transforma petit à petit en un rire victorieux. Elle avait vraiment eu de la chance. Elle hésita à appeler les Capes Blanches. Sûrement qu'elles avaient dû entendre son cri du cimetière, ou peut-être que ce n'était qu'ils crurent que ce n'était que le vent qui soufflait et rapportait le cri des morts de sous la terre. Elle s'accroupit, et posa ses mains noires sur la terre. Elle commença à incanter. Des ronces sortirent de la terre, agrippant son adversaire où qu'il soit, dans un rayon de un kilomètre au moins. Elle continuait d'incanter, pour que ces ronces le suivent et ses durcissent, plantant leurs épines dans ses mollets, dans ses cuisses, dans ses hanches, dans son torse. Elle était trop prise dans son sort pour aller observer dans son sort. Elle s'arrêta d'un coup, et se releva en s'aidant du tronc d'arbre. Elle regarda de tous les côtés, passant sa tête à gauche du tronc, puis à droite, puis au dessus d'elle. Il n'y avait personne d'autres, heureusement. Elle n'aurait pas fait le poids sinon. Mais seul contre cet homme, elle pouvait aisément le terrasser. Même si elle ne lui avait pas puisé toutes ses forces, il était affaibli. Elle avait retourné la propre énergie du rebelle contre lui, pour se servir de ce pouvoir. Après ça, elle sortit une fiole de soin de sa cape, et la but en entière. Elle remit le tube vide, et sortit une autre fiole. C'était un liquide transparent, comme de l'eau. Mais c'était bien plus dangereux que de l'eau. C'était du vitriol. Bien sûr, il se serait mis de ses blessures s'il mettait la main sur un mage blanc, mais la douleur sur le coup lui aurait été insoutenable.

Haocia ne prenait pas de risques une deuxième fois. S'il venait à surgir de nulle part comme la dernière fois, elle saurait cette fois-ci comment se défendre. Elle se remerciait tout de même d'avoir prit l'initiative d'acquérir des automatismes primitifs pour se défendre. Sans ça, elle aurait sûrement été coupée en deux à l'heure qu'il est. Elle sortit de sa cachette, et s'avança vers les ronces. Elles étaient étripées. On voyait qu'il avait été prisonnier, mais qu'il s'était libéré par divers coups d'épées.
Elle fronça les sourcils, et regarda autour d'elle en criant :

Je vais te défigurer jusqu'à l'os, et jouer avec tes tripes pendant des heures. Montre-toi sale rat !
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MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptyLun 30 Jan 2012 - 23:55

L'épée fusa dans l'air à une vitesse affolante dans l'air, une résistance puis continua. Je l'avais touchée, mais pas assez pour la tuer. Elle avait fait un bond d'esquive lui évitant d'être découpée en deux par un tracé net. Sans que je puisse lancer une seconde attaque elle m'aggrippa le bras de sa main qui était noir comme la suie. Je vis ces yeux, à travers le masque, et ne bougeai plus, figé, ne faisant plus attention à ce qui se passait autour de moi.

Camille, c'étaient les yeux de Camille. Même couleur, j'aurais pû les reconnaître mille, même teint de peau les cernant, même intensité. Que faisait Camille, ici, hors de sa tombe? Je l'avais vu mourir, je l'avais vengé! J'avais payé sa tombe, assisté à sa mise en terre. Non! Elle ne pouvait être là! Contre moi! Je me mis à modifier mentalement les yeux du corbeau, mon corps toujours immobile, sans rien dire. Puis la solution, la libération les yeux de Camilles n'avaient jamais eu une telle expression de haine. Jamais! Ces yeux n'étaient qu'une pâle immitation. Genou à terre, bras raides, épée à terre, jambes tremblant sous le poids de mon corps devenu si lourd soudainement. Que m'arrivait-il? Mon énergie m'échappait, filait entre mes mains. S'enfuyait au loin. Je fus pris de vertige, Feleth ne tournais pas rond, tout s'assombrissait, puis un tremblement, il provenait du sol, je me relevai lentement, baissant les yeux, des ronces, des ronces deux fois plus grosses que la normale, aux épines longues et acérées, surgirent d'entre les dalles mal carelées du cimetière m'agrimant chevilles, jambes bas du ventre, plantant ses épines dans ma chair là où mes vêtement le permettaient. Elles continuaient à grimper, griffant mon plastron, puis se plantant légèrement dans le cuir chevelu, écorchant mon masque.

Je réagis trop lentement. Les tiges durcissaient, les épines s'enfonçaient, les ronces me serraient. Mon épée par terre, je dus m'ouvrir une bonne partie du biceps droit pour saisir mon couteau. Et libérer mon bras gauche. Celui-ci saisit ma dague et achevai de me libérer. Je saignais à petit filon de partout, du sang coulait sur le sol sombre. J'étais en position de faiblesse. Il me fallait combler se désavantage. Où se trouvait la sorcière? Hors de ma vue, j'étais donc hors de la sienne. Je titubais vers une pierre tombale qui me servirait de cachette provisoire. Je me couchai derrière et ne mit à fouiller mon sac. La sorcière se remit à crier: injures sans aucunes importances. Je trouvai enfin une fiole médicinale, accélérant la formation de croûte. Je m'en saisis et...


*Cling* 

Je n'avais pas calculé que le manque d'énergie empiéterait sur ma coordination.
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MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptyMar 31 Jan 2012 - 20:53

Sa cape voltigeait, se frottait brutalement contre l'air, produisant une petit intonation quand elle marchait. Ses talons claquaient aussi, violemment, car Haocia était dans une rage impossible à apaiser. C'était une rage qu'elle cachait aux yeux de tous, une tempête qui l'agitait nuit et jour, mais qui était trop loin pour que les gens la voit. Ils ne voyaient qu'un océan calme et sans vague. Mais comme la vague engloutit un humain, la rage engloutissait la sorcière. Elle se laissait totalement envahir par la puissance noire et destructrice de sa magie, et de ses pouvoirs occultes. Ses yeux étaient devenus totalement sombres, ses mains, et ses veines aussi. Toute son énergie était décuplée grâce à son animosité. Elle errait dans les allées trop vastes, mais elle n'était pas si loin que ça de celui qui l'avait attaquer, de celui qui avait réveillé sa furie.

Malgré les bruits de frottement de sa cape ample, elle entendit très distinctement un bruit. Quelque chose qui se brisait. Ce n'était pas un bruit normal, comme le vent qui soufflait sinistrement, comme pour apporter le cri des morts d'en dessous, des entrailles de la terre. Elle se dirigea rapidement vers la source du bruit. Elle ne se guidait plus que par son souvenir éphémère de ce brisement. Elle l'aperçut enfin, et se mit à incanter. Elle prononçait des paroles inaudibles et incompréhensibles, en concentrant toute son attention à la silhouette couchée, à cette petit bosse ce petit défaut qui se dessinait dans la couleur bleutée de la nuit. Une boule de feu éclaira sa main, et elle la lança avec véhémence sur la silhouette. Mais vue la distance, et le vent, la boule de feu n'eut pas de dégâts létaux. Dommage.

Elle s'avança rapidement vers l'homme qui était couché, ce qui lui facilita la tâche : elle lui envoya son pied dans les côtes. Puis elle bondit rageusement sur lui, se mettant à califourchon sur lui pour le plaquer au sol. Ce n'était que pour que quelques secondes. Elle envoya son poing dans le nez de l'homme, et posa ses mains froides sur le torse ensanglanté et dénudé de l'homme. Elle sentait sa peau, ses muscles, et sa poitrine qui se gonflait et se dégonflait dans un souffle rapide. Ses yeux ses croisèrent à nouveau. Elle se mit à incanter, mais cela ne dura pas longtemps,
vu la puissance que la colère de la jeune femme avait engendré.

Cette incantation était le sort préféré de Haocia. En quelques secondes, elle connut les événements les plus douloureux de son adversaire. Elle n'eut que des brèves images, mais très intéressante. Un homme âgé tué dans une foule, une femme transpercée par une flèche. Elle bondit en arrière une fois qu'elle avait récolté assez d'informations. La sorcière venait de s'aventurer dans les limbes de la souffrance de son adversaire, et par la même occasion ses souvenirs étaient ravivés. C'était une torture morale à double revers, cela pouvait le ravager dans une tristesse, ou dans une colère. Mais elle n'en avait pas encore fini avec ces informations, elle avait encore des projets, et beaucoup de tortures à infliger à ce rat. Mais patience, patience. Elle s'avança comme une ombre, et se cacha derrière un arbre. Elle observa la paume de sa main, pleine du sang d'animal. Elle grimaça et essuya ce sang de vermine contre le tronc.

Puis elle se dégagea de l'arbre, et se remit à incanter. Elle était en train de créer une illusion. Quatre murs sombres et froids sortirent de la terre dans un bruit déchirant pour encercler son adversaire, pour l'enfermer, le piéger comme un rat, comme un chien galeux. Mais évidemment, ce n'était qu'une illusion. Rien n'était jamais sorti de la terre, il n'y avait eu aucun bruit et rien n'avait enfermé son adversaire. Ce n'était que des images non palpables, mais très réalistes, qui pouvaient convaincre n'importe qui que ces murs étaient concrets. Elle ne fit rien après ce sort, car elle venait d'utiliser de l'énergie en très peu de temps. Il fallait qu'elle se repose, qu'elle se reprenne en main pendant quelques minutes. Pendant ces quelques minutes, elle attendrait, elle laisserait une chance à son adversaire de s'en sortir. Ce n'était pas parce-qu'elle était bonne, c'était parce-qu'elle voulait prendre son temps pour le tuer. Le faire agoniser, le briser dans son esprit et dans son corps. Et pour le moment, c'était plutôt réussi.

Elle observait le spectacle. Le spectacle de sa puissance, et de son horreur. Elle voulait le voir pleurer, elle voulait le voir la supplier, elle voulait le voir crier de rage, et devenir fou de ces quatre murs imposants et opprimants, longs et lourds sur la conscience de l'homme. Mais le sort ne durerait pas longtemps, car une fois qu'il verrait que le mur ne peut pas être toucher, qu'il n'est pas réel, il le traverserait rapidement. Mais ces quelques minutes à le voir souffrir serait une récompense inestimable pour l'euphorie de Haocia. L'euphorie de la vengeance qui s'accomplit.
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MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptyDim 5 Fév 2012 - 10:21

Le bruit de verre brisé teinta à mes tympans comme l'aurait fait le bruit de pas de la Mort dans l'allée, je restai immobile, l'oreille aux aguets écoutant les claquement sinistres des bottee du corbeau contre, calmant ma respiration, elle n'était pas loin, mais pas trop loin non plus. Une boule de feu frôla mon épaule dans un froissement d'air brûlant. Je n'eus le temps de réagir. Que l'ombre infernale du corbeau déploya ses ailes, me bloquant au sol. Un coup inutile dans le masque me fit esquisser un sourire. Elle plaqua ses mains sur mon torse. Un courant d'air froid et cruel perça les faibles défenses de ma pensée soulevant mes plus horribles souvenirs. Ivre de rage à la pensée de mon douloureux passé, je me levai pour la poursuivre, mais quatre murs s'élevèrent autour de moi, puis un blanc. Les tombes devinrent humaines les arbres devinrent maisons et le ciel s'éclaircit.

*Un gamin s'avançait dans la rue, un petit sac de toile transportant sa maigre pitance, dans la main droite. Il suivait son père des yeux, espérant le rattraper. Un murmure de foule appeurée se mit à parcourir l'assemblée. Des capes-blanches, ces fous pris de pulsions meurtrières au moindre dérangement, remontaient l'allée telle l'écume d'une vague de peur. Tous s'écartaient à leur passage, la peur dans les yeux, mais l'un des passants, ne semblaient pas avoir assez de peur dans les yeux au goût d'une des capes-blanches. Il le décapita. Le gamin vit, horrifié, son père mourir. Il se mit à crier.*

Le cri se mit à baisser d'une octave, ne sortant plus de la bouche du gamin mais de l'homme qu'il était devenu, que j'étais devenu. Dans un même temps les maisons redevinrent arbres et les hommes, des tombes. Le cri de tristesse se transforma en râle de rage, ne réalisant pas que je venais d'être victime de mon imagination. Une voix m'atteint alors.

-Nathan...

Je tournai la tête, Camille m'appelait. Une joie titanesque se diffusa dans tout mon esprit qui oublia l'ancienne rêverie. Je me précipitai sur mon amie, une flèche la transperça. Alors que j'allais la serrer dans mes bras. Camille me regarda, étonnée d'abord, ne comprenant ce qui passait, me sourit et mourru. Une vague de tristesse convertie immédiatement en rage m'envahit et, ne comprenant toujours pas que je rêvais, je poussai un cri de rage et saisis la dernière lame, que je n'avais lâché, de mon fourreau. Aveuglé par la rage je tournai la tête à gauche à droite, cherchant des yeux l'archer.

-Montre-toi! Viens m'avouer en me suppliant de te tuer qui nous a trahi!!! Allez je t'att!!!........

Je vis les murs, je me rendis compte de la folie qui m'avait habité. Je regardais à terre, là où se trouvait auparavant le corpS de Camille, il n'y avait que sa tombe. La sorcière m'avait piégé, j'avais utilisé encore plus d'énergie inutilement. Mes jambes tremblantes ne tarderaient pas à me lâcher. La fuite, j'envisageais sérieusement la fuite. Je me remémorai tout ce que je savais sur le corbeau, rien d'utile, tortionnaire aguerrie, n'avais jamais montré son visage... C'était ça! Si je réussissais à lui arracher son masque, j'arriverais à la destabiliser suffisamment pour la tuer ou fuir. Je me souvins alors de ma réaction quand Camille, alors que je me liais à peine d'amitié pour elle, avait enlevé mon masque durant mon sommeil. Car oui, quand je dormais dans la même chambre que quelqu'un je dormais masqué. Qu'avais-je fait ce jour-là? J'avais failli la tuer. Le plus extraordinaire c'est qu'elle ne m'en avait pas voulu... Perdu dans mes pensées, j'oubliai le corbeau et sa magie noire et tombai de fatigue.
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MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptyMer 8 Fév 2012 - 18:17

C'était un spectacle très divertissant qui s'offrait aux yeux de la sorcière. Torturé par ses souvenirs qui remontaient, le voyant alterner entre abattement et rage. Elle avait un sourire large et sadique sous son masque stoïque. Elle se délectait de son malheur, des horreurs qu'il pouvait se remémorer, en bref, de sa folie qui l'animait. Il prononçait des paroles, criait et bougeait dans tous les sens. On aurait dit un fou dans une cellule, qui était en pleine observation par quelques scientifiques. Un fou faible et vulnérable. Un insecte dans une petit boite que Haocia prenait plaisir à titiller avec une pince, à l'écraser dans tous les sens, à le détruire à petit feu, en le regardant se débattre inutilement dans sa petit boite. Un sentiment de fierté envahissait la sorcière, un sentiment de puissance aussi, de voir que même un rebelle archer plutôt agile ne pouvait pas résister à ses pouvoirs. Mais là encore, il ne fallait pas le sous-estimer. Elle n'écartait pas l'hypothèse qu'il faisait semblant, pour qu'elle baisse sa garde. C'est pourquoi elle serrait toujours dans sa main, au fond de sa poche, sa fiole de vitriol. Un pas, et il était défiguré. Quoiqu'il en soit, ce sentiment de puissance avait un peu apaisé sa rage. Elle maîtrisait la situation, et sa vengeance venait de faire un nouveau petit pas en avant.

En parlant de pas, Haocia s'avança un peu quand elle le vit s'évanouir. Elle n'y croyait pas, elle croyait qu'il simulait. Ce n'était pas possible qu'un rebelle, plutôt courageux, voire même téméraire, s'évanouisse à un simple sort d'illusion. Quoique, un humain est vraiment capable du pire. L'humanité, quel handicap. Pourtant, elle arrivait à vivre et à surmonter ce handicap, tandis que certains n'y arrivaient pas. Ceux-ci, elle les méprisait et les écrasait. Elle resta assez loin du corps, et commença une incantation. C'était une longue préparation pour le sort qu'elle allait utiliser. Elle se préparait longuement pour n'avoir qu'un seul mot à dire au moment opportun. Et en un mot, des esprits chers à son cœur apparaîtront pour le torturer, psychologiquement bien entendu. Car le corps peu s'en remettre, mais rarement l'esprit. L'esprit de la sorcière ne s'était jamais remis de ses épreuves, mais ça, personne ne le savait, pas même elle. Voilà qu'après quelques minutes, le sort était prêt. Il lui suffirait de dire le dernier mot de l'incantation pour que le sort opère. Mais il fallait attendre le moment où il croirait qu'il est à son avantage. L'effet de surprise était pour elle une qualité primordiale chez un artiste. Quoi, la torture n'est pas un art ?

L'illusion du mur commençait à disparaître. Arrivée à à peine un mètre de son adversaire bien piètre, elle observa le corps, qui semblait réellement inerte. Elle glissa sa main dans sa cape, et en sortit une dague qu'elle gardait toujours avec elle. S'il se ruait sur elle, il se recevrait ce couteau dans le corps, et une fiole de vitriol au visage. Vraiment, elle prenait toutes ses précautions. Il l'avait attaquée une fois, mais ça ne passerait pas une deuxième fois. Elle contourna le corps, et observa de haut le corps étalé entre les pierres tombales. Un masque, un visage caché. Elle n'était pas intéressée de savoir ce qu'il y avait dessous. Non, elle ne l'était pas. Pourquoi le fixait-elle autant ? Absorbée par ce masque, les yeux rivés sur cette surface superficielle, elle tentait de se persuader qu'elle s'en fichait. Et pourtant, elle continuait de l'observer. Il ne fallait pas s'intéresser à lui. Aux raisons qu'il l'avait poussé à devenir rebelle,à porter ce masque, à ce qu'il avait vécu pour en arriver là. Non il ne fallait pas. Il fallait simplement se délecter de la vengeance, le torturer dans tous les sens. Elle fronça les sourcils et secoua légèrement la tête pour tenter d'effacer ses pensées trop humaines à son goût. Puis elle envoya violemment son pied dans la cage thoracique, pour lui couper la respiration pendant une poignée de secondes. Cela le réveillerait s'il était vraiment évanoui, et cela le paralyserait s'il simulait.

Elle recula vivement, toujours sur ses gardes, puis elle envoya sa dague au niveau de la jambe de l'archer. La jambe, car c'était c'était ce qui lui permettait de ramper comme un rat partout dans la ville, donc c'était un moyen de le garder à terre, paralysé, comme un insecte. Même si un insecte avait plus d'estime que cet humain. Il avait été trop ambitieux de vouloir se frotter à elle. Il en payait maintenant le prix. Enfin, pour Haocia, c'était un plaisir gratuit, et elle était très généreuse et charitable pour ce qui était de distribuer du malheur et du mal-être à ceux qui l'entouraient. Don ou malédiction ? Tout était relatif. Elle restait ni trop loin, ni trop près de l'archer inconnu, intrus même, et observa sa réaction après avoir lancé sa dague. Elle était quasiment sûre d'avoir bien visée, quasiment...
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MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptyLun 13 Fév 2012 - 10:05

Les ténèbres sombres et noires de la nuit, comment avais-je pu tomber de fatigue? Comment se faisait-il que mes jambes n'aient supporté mon poids? Normalement, on ne se rend compte qu'un cauchemar n'est que chimère au réveil, alors que là, dormant, je me rendais compte que les rêves qui m'avaient tourmenté étaient irréels. Les parois noirs de mon esprit se mirent alors à se tendre et se détendre comme une voile sans cesse gonglée et dégonflér par le vent. Comme un diaphragme cherchant frénétiquement à alimenter en air des poumons en manque d'air. Le manque d'air n'avait rien d'une illusion.
J'ouvris les yeux alletants à la recherche d'air, la douleur à la poitrine m'indiqua que l'on m'avait attaqué, pur reflexe, je portai la main au ceinturon pour dégainer une lame, vide. Je me remémorai ce qui se passait avant mon passage chez Morphée. Le corbeau! Je levai la tête cherchant mon ennemi, et ne pus que sentir impuissant une lame déchirer ma chair et s'enfoncer dans ma jambes gauche. La douleur m'assailli comme une alarme, comme un coeur battant la chamade, douleur, rien, douleur, rien. J'étouffai un cri de spuffrance et serrant les dents, arrachai l'arme de ma jambe pour m'en servir contre son lanceur. Une simple dague, j'ignorai la douleur et saisis une flèche dans mon carquois comme seconde arme et me levai, ma vision se voilait alors que du sang s'écoulait de ma cuisse en grande quantité. Je tournai sur moi-même avec la lenteur d'un zombie et vis l'ombre noire de mon adversaire. Je portai un coup circulaire à l'aide de mes armes de fortune dans sa direction en vain, j'étais trop loin. Ma vision se troublait de plus en plus, mon équilibre devint instable et je dus mettre un genou à terre pour ne pas m'effondrer. Je n'arrivais quasiment plus à différencier une tombe d'une autre, simples tâches flous dans mon champ de vision. Je pris une inspiration et me jetai sur mon ennemi dans le but de le plaquer au sol.
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Haocia Nerini

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MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptySam 25 Fév 2012 - 17:26

Elle s'était un peu rapprochée pour observer la scène, et le voyait se tordre de douleur. Malheureusement, le masque gâchait une partie du spectacle. Elle aurait voulu lire la douleur crisper tous les muscles de son visage. La grimace de la douleur envahir sa tête de sale rat, de vermine. Comme une tapette à souris, son corps agonisait et se débattait vainement contre le mal. Car on combat le mal par le mal, c'est bien connu. Elle releva le menton, fière et hautaine de le voir gesticuler à terre. Il se releva difficilement, avec la cuisse qui ruisselait de sang. Il était idiot d'avoir enlevé sa dague, le sang ne ferait que sortir encore plus. Mais tant mieux, cela donnait un avantage en plus à la sorcière. Alors qu'elle se mettait à incanter, elle le vit soudainement lancer la dague vers elle. La dague passa relativement loin d'elle, et elle ne put s'empêcher de pousser un rire triomphant, quoiqu'un peu nerveux. Elle avait baissé sa garde en incantant, et s'il avait mieux visé, elle aurait été facilement blessé.

Mais il en était assez des hypothèses, surtout dans un combat, tout c'était passé pour le mieux, alors il n'y avait pas de mal à se faire pour rien. Elle l'observa un instant, et le vit poser un genou à terre. Il avait perdu déjà beaucoup de sang, surtout en faisant un geste brusque et inutile pour lui lancer l'arme de jet. Tout se déroulait pour le mieux. Elle ricana d'un air victorieux. Le rebelle était fait comme un rat. Mais cette expression n'était pas appropriée, car le rebelle était un rat. Elle se mit à incanter, des chuchotements sinistres et inaudibles pouvaient faire s'entendre aux oreilles de Nathan.

Une lueur se forma dans le creux de la main de la sorcière. Et plus les secondes s'écoulaient, plus cette lueur se transformait progressivement en une lueur plus grosse, pour enfin arriver à son terme : une boule enflammée. Pour le rôtir comme il se doit. Le feu flottait au dessus de sa paume, lorsque soudain elle vit l'homme se ruer sur elle, dans un élan de force. La force du dernier effort. Elle lança la boule de feu à ses jambes pour le faire tomber, mais celui-ci accrocha sa cape et l’entraîna dans sa chute. Elle tomba à genoux, les mains au sol, et poussa une sorte de grognement de rage. Il lui accrochait toujours les jambes, elle envoya alors de puissants coups de bottes pour le dégager de ses semelles. Elle se mit à crier :


Lâche-moi, sale rat ! Tu empestes la fiente qui t'a engendré !

Elle essayait de se relever, mais il l'accrochait, comme les ronces qu'elle faisait sortir de la terre pour happer son adversaire. Comment pouvait-il avoir autant de force alors qu'elle l'avait autant saigné ? Il réussit à remonter jusqu'à son dos, et elle lui envoya un coup de coude dans le visage, mais elle poussa un cri quand son coude rencontra son masque dur. Prise d'un élan de rage, elle débattit comme une furie enragée, et se tourna sur le dos. Elle sortit une jambe de son étreinte, et la passa sur le rebelle pour pouvoir se basculer sur lui. Elle poussa un cri affreux, plein de haine et de colère, et posa ses mains sur sa gorge nue pour serrer ses deux mains jointes sur sa pomme d'adam. Elle enroulait ses doigts fins et froids sur sa gorge, comme un serpent s'enroulerait autour de sa proie. Mais elle ne l'étranglerait pas jusqu'à la mort, elle voulait juste couper son souffle pendant quelques instants pour qu'il s'évanouisse. Elle n'en avait pas encore fini avec lui. Le bec de son masque de corbeau pointait entre ses deux yeux, menaçant et imposant, comme si il était prêt à lui crever un œil, ou peut-être même deux.

Ses yeux bleus se plongèrent dans ceux de Nathan, qui la fixait, les yeux écarquillés. La poitrine la sorcière se gonflait de colère et de fierté, car elle avait l'avantage, mais quelques chose reluisait dans son regard, quelque chose qu'elle ne pouvait pas voir. L'effroi. L'effroi du geste qu'elle était en train de faire. Elle n'avait pas pour habitude d'être en contact direct avec ses ennemis. Il y avait toujours un mur invisible, une frontière qui lui permettait de soulager sa conscience. Ce n'était que le masque qui faisait tout ça, un masque sans main ni cœur. Mais là, ses mains étaient impliquées. Et le masque ne faisait alors plus qu'un avec son vrai visage. Mais la rage qui l'animait à cet instant ne lui permettait pas de voir ce profond dégoût d'elle-même.
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Nathan Haffe

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MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptyLun 5 Mar 2012 - 23:24

Le froid des mains de la sorcière contre ma gorge, serrant de ses doigts fins mon cou, tels les barreaux d'une cage empéchant la vie de passer. Ma gorge toute aussi froide que les doigts qui l'emprisonnaient était blanchâtre, il m'était avis que le sang avait déserté ces lieux en grandes quantités, ce même sang coulait sur le sol du cimetière, se melait à la boue et à la sève des racines. Je sentais mon visage blanchir de la même manière, ce n'était peu être pas l'absence de sang finalement qui teintait ma peau, mais la peur, la peur de la mort? De l'inconnu? Mon subconscient avait-il décidé d'abandonner? Avais-je décidé sans m'en rendre compte de laisser mon ennemie me tuer? Moins de résistance, moins de souffrance. Jusqu'à que la souffrance cesse. Je levai la main droite, tremblante et faible, vers la sorcière tentant de l'agripper ou de faire n'importe quoi qui puisse l'empêcher de finir son oeuvre. Ridicule petit oisillon tentant de se libérer des serres d'un vautour. Je ne pouvais me résoudre à mourir. Je sentais mes poumons crier à l'aide mon diaphragme essayer de se distendre, rien. Je regardai la sorcière, ses yeux, l'implorant du regard d'arrêter toute hostilité, de me laisser vivre. Mon bras agrippa sans force les mains du corbeau pour desserrer leur étreinte. La force qui me restait n'aurait pu tenir une pelle. Je lâchai mon ennemi, acceptant mon sort, chaque seconde se faisait plus horrible à supporter, chaque seconde, je me rapprochait de la mort. Mourir à dix-neuf ans, c'était trop con. C'était là, au seuil de la mort, que je réalisais que j'étais un assassin à moins de vingt ans. Que penserait mon père, lui qui était droit et juste. Aurait-il voulu que je finisse ma vie à faire payer le royaume pour son meurtre? Je ne le pensais pas, mais je l'avais fait, et... Ma vue se brouillait dans un tourbillon blanc, blanc comme le masque qui me fixait je pensais même voir les yeux ennemis tournoyer, je prierai pour ton âme Corbeau. Puis rien.
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MessageSujet: Re: Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe]   Silence troublé par la haine [PV Nathan Haffe] EmptyMer 7 Mar 2012 - 16:07

Ses mains se fondaient dans la peau de son adversaire. Elle le sentait trembler dans son étreinte. Il tremblait d'effroi, et son regard la foudroyait, l’exhortait d'arrêter. Mais voilà, Haocia ne contrôlait plus rien, c'était le Masque qui agissait. Le Masque de sa colère et de sa rage ruminée pendant tant d'année, pour la détruire à petit feu et n'être qu'une coquille vide qui déambulait grâce à son désir de vengeance. Elle déambulait lentement dans les rues avec sa longue cape noire, sous les regards terrifiés des Autres. La sorcière rendait son regard tout aussi effrayé, comme si elle était spectatrice de ce qu'elle faisait. Ce n'était pas ses mains, c'était les mains du masque, elles s'étaient détachées de son corps pendant un instant. Mais non...elle ne pouvait plus se persuader ou se cacher derrière sa folie, les faits étaient là. La victime était là. Elle glissait lentement dans l'inconscient, ses mains faiblirent, jusqu'à se relâcher totalement, et sa tête bascula sur le côté. Elle vit ses yeux, se fermer, elle ne voyait plus cette lumière de vie à travers son masque. La lumière était éteinte. Elle relâcha soudainement son étreinte, comme si elle reprenait soudainement le contrôle. Non, et non, il ne fallait pas céder à cette satanée humanité. Elle se remémora le meurtre de son père, comme pour se justifier de son geste. Et cela marcha.

Elle se redressa, fière, et observa lentement les alentours. Les rats étaient partout, ils rampaient facilement dans l'ombre, et un rat mort pouvait en cacher des milliers d'autres. Elle posa la main sur son masque pour vérifier qu'il était bien mis, et se tourna lentement vers le reste du cimetière. Grand et sombre, elle était face à son propre néant. Quelle horrible vision. Elle fit ensuite volte face pour regarder le corps inerte, et s'accroupit pour vérifier son pouls. Il respirait toujours, difficilement, mais il était encore en vie. Mais au vue du sang qu'il perdait, il n'en avait plus pour longtemps. Elle avait alors deux choix qui s'offrait à elle : l'achever ou bien le balancer sur la place publique pour donner une leçon et augmenter sa réputation de tortionnaire. Mais il était là, entre ses mains, et elle avait l'occasion de lui enlever une des nombreuses épines qu'elle avait au pied. Sa dignité et ses plaisirs sordides la poussèrent à choisir la deuxième option.

Elle le traîna alors jusqu'à une charrette à deux bras qui était disposé à l'entrée du cercueil : le fossoyeur ne verrait pas d'inconvénient à ce que la tortionnaire l'utilise. Elle poussa donc le corps dans la charrette, et pris les cordages qu'il y avait dans la même charrette, pour lier les poings et les chevilles du rebelle : au cas où il s'échapperait, même s'il n'avait vraiment la force de courir, ni même de marcher. Mais il fallait toujours prendre toutes les précautions. Elle retroussa ses manches et empoigna les manches de la brouette, et commença à avancer vers la sortie du cimetière. Au seuil du portail, elle se tourna une dernière fois vers le mausolée de sa famille et murmura derrière son masque, la voix presque atrophiée et étouffée par une émotion qu'elle ne voulait pas reconnaître :


Adieu, père. 

Ce fut les seuls mots qu'elle put prononcer. Mais elle pensait aussi qu'elle était désolée que cela se soit passé ainsi. Désolée qu'elle n'ait pas pu rester dans le silence assez longtemps pour profiter de ce moment avec son défunt père. Profiter de son absence, profiter de sa souffrance , la remuer encore et encore, pour se rappeler qu'elle était son principal but : c'était la seule chose qui la permettait de vivre et de ressentir au moins quelque chose. Puis elle disparut. Et tous les os et cendres restaient à nouveau dans le néant, au fin fond de leurs terres tourmentées ou apaisées. Selon les croyances. Au final, ce n'était qu'une couche de terre qui les séparaient des vivants, comme le masque de Haocia la séparait des humains, de l'Humanité.

Et maintenant, elle allait se rapprocher de la Noirceur. Douce noirceur, doux plaisirs cruels. Elle s'avançait dans les rues, et certaines Capes Blanches arrivèrent alors pour s'étonner de ce que tenait la tortionnaire. Il y eut bientôt un petit attroupement autour de la tortionnaire, qui devint comme une sorte de fierté du Royaume. Et Haocia restait humble, elle continuait d'avancer, bien qu'avec un sourire sous masque. Elle se dirigeait vers le palais, pour préparer le damné.
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