''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Vhy-Senn Morruil

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Vhy-Senn Morruil



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Race : Humain, a priori.
Classe : Guerrier-Mage (domaine du feu).
Métier : Aucun.
Messages : 39


MessageSujet: Vhy-Senn Morruil   Jeu 9 Fév 2012 - 17:49

* * *

Préface

Général au service de Sa Majesté le Roi Kaull Hendenmark, Karl Von Morlag était un combattant et un meneur réputé du Royaume. Du moins, c’est ce qu’on dit de lui. Un jour, ou peut-être une nuit, alors qu’il affrontait des hordes démoniaques envahissant Beolan, Karl alla à la rencontre de son destin, dans la plus haute salle de la Tour des Mages. Plongé dans le doute, ne sachant à qui offrir son allégeance, le général Von Morlag choisit l’exil. Dans le tumulte de la bataille qui faisait rage, il bondit par une des fenêtres de la tour, et atterrit sur le dos de son griffon. Avalés par l’horizon, on ne les revît jamais plus. Jusqu’à aujourd’hui…

Les lignes qui suivent décrivent l’homme qu’il est devenu, ignorant ce qu’il fut jadis...


* * *

Personnage

Nom : Morruil.
Prénom : Vhy-Senn.
Rang : Aucun.

Âge : Inconnu pour cause de troubles mémoriels. En apparence, aux alentours de la quarantaine, plus ou moins, selon l’humeur.
Sexe : Masculin. Nul besoin de mémoire, pour cela ; de bons yeux suffisent.
Race : Humain. En apparence, en tout cas. Peut-être est-il plus ou moins que cela ; il l’ignore, en vérité.

Classe : Guerrier-Mage. S’il ne l’a pas toujours été, c’est ce qu’il croit être aujourd’hui.
Métier : Aucun. Son ancien métier lui fut sans doute dérobé en même temps que sa vie lui fut volée.

Croyances : Aucune, bien que son cœur le pousse à croire qu’une vie meilleure l’attend, qu’une Divinité le guide, ou non.

Groupe : De par sa condition, Vhy-Senn Morruil ne peut qu’être solitaire, sans écarter toute chance de se lier d’amitié et d’explorer le monde aux côtés de compagnons.

Équipement : Rien de ce qu’il transporte ne lui appartient. Une épée à l’anse forgée de manière malsaine patiente au côté ou s’impose dans sa main droite. Des vêtements riches, laissant à penser que le guerrier-mage eut pillé quelques nobles sur sa route, sont dissimulés sous un long manteau de cuir sombre auquel sont assortis quelques rigides ceintures et un pantalon épais. Ses hautes boites noires, conférant à ses pas un son mat et sourd renvoient un écho de peur. Pourtant, c’est le bandeau qui masque l’œil droit de Vhy-Senn qui renvoie une aura de terreur. Mais seule la fourberie devrait faire naître pareils sentiments, et la dague à la lame sinueuse tel un serpent qui demeure sous le manteau, cachée comme le plus horrible secret, devrait être l’objet de toutes les craintes. Avant qu’un poing ganté ne se referme sur sa poignée et ne fonde sur sa proie… Enfin, source de contraste sur la silhouette à l’aura maléfique, un bijou en pierre de topaze illumine le col blanc du guerrier-mage.

Talents de combat : Vhy-Senn Morruil ne se souvient d’aucun enseignement, agissant à l’instinct, libérant la rage et la violence qui coulent dans ses veines et animent son âme. Pourtant, ses réflexes, sa rapidité et la précision de ses coups donnent l’impression que la guerre a toujours été son domaine… Il parvient à manier tous types d’armes de corps à corps, trouvant la brutalité du marteau de guerre alléchante, la précision de la lance apaisante, la duplicité de la dague séductrice et la noblesse de l’épée vivifiante. Ne pouvant que se permettre de voyager léger, il ne combat, la plupart du temps, qu’avec ces deux dernières armes, laissant à penser que le guerrier-mage est un fin bretteur, à plus forte raison lorsqu’il se lance en duel les deux armes aux poings !

Talents de magie : Pour moitié, Vhy-Senn Morruil se sent être un mage de feu, ayant invoqué une langue de feu, en une seule occasion toutefois, et en usant des arcanes pour s’éclairer lorsque l’obscurité l’enveloppait. Des pouvoirs timides qui, il en est convaincu, ne demandent qu’à être libérés et exploités à leur juste valeur, comme si un pouvoir sommeillait en lui…

Talents divers :Le guerrier-mage semble avoir des aptitudes pour la survie, comme s’il avait été contraint de se débrouiller par ses propres moyens pendant une longue durée. L’art de la chasse, les bêtes sauvages et la résistance aux climats ne semblent avoir que peu de secret pour lui. Peut-être n’est-ce seulement une impression.

Pouvoirs particuliers : Pour l’heure, le guerrier-mage ne s’en ait trouvé aucun. Peut-être cela changera-t-il avec le temps…

Apparence physique : Vhy-Senn Morruil est relativement grand mais que moyennement trapu. Tout en muscles, il ne rivaliserait pourtant pas avec un forgeron, talent de combat mis à part. Personne, pas même une femme de joie, ne l’ayant vu nu – ou n’était encore de ce monde pour en parler, nul ne sait ce que cache le guerrier-mage sous ses vêtements : marque particulière ? Cicatrices ? Des rumeurs circulent, parfois. Bien mal avisés seraient ceux qui en viendraient à le questionner sur cette caractéristique. Hormis son allure globale, Vhy-Senn offre à ceux qui le croisent un visage mystérieux, dur et sombre. Pourtant sans rides grossièrement apparente, la colère ou l’inquiétude peuvent déformer ses traits de manière significative. Et l’expression de son visage est alors d’autant plus soutenue par la crinière brune qui tombe sur ses épaules en mèches emmêlées, ainsi que la barbe occultant ses joues et son menton. Finalement, c’est son unique œil noir qui semble transparaître de cette ombre en mouvement, porte ouverte sur une âme brisée et furibonde…

Caractère, personnalité : Une âme brisée et furibonde, telle est la racine du caractère et de la personnalité de Vhy-Senn Morruil, guerrier-mage. Quiconque oserait s’avancer sur les hypothèses de l’origine de pareilles ruines seraient assurément dans l’erreur. Sans connaître son histoire, il est impossible de comprendre Vhy-Senn, ce qu’il est. Sa voix grave, et rauque, est comme un chant plaintif de douleur. La magie qui jaillit de ses doigts, langues de feu dévastatrices, ne sont qu’une des multiples représentations de la fureur qui bouillonne en lui. Et chaque coup qu’il porte lui est dicté par la vengeance. Pourtant, au fond de son cœur, le guerrier-mage sent de l’espoir… Un espoir qui lui susurre et lui assure qu’il n’a pas toujours été ainsi et qu’il peut le redevenir. C’est pourquoi, derrière chacune de ses longues enjambées, l’espérance le pousse, comme un courant d’air frais, annonciateur de renouveau.

Histoire, résumée:

Nul ne sait où et quand notre protagoniste belliqueux fut enlevé par les hommes de main de Sa Majesté le Roi Kaull Hendenmark. Nul ne sait non plus combien de temps il vécut enfermé, seul et nu dans ses geôles. Et nul ne sait à quels tourments il fut exposé. Quelles tortures inimaginables aurait-il pu subir, entre les mains de bourreaux et de cape blanches expérimentés, enrôlés pour faire souffrir ? Surtout lorsque ceux-ci y prennent un démoniaque plaisir… Seule certitude aujourd’hui connut, une poignée d’hommes de mains bien informés peut avoir connaissance de son évasion, échec des services du Roi. Une telle information ne pourrait se répandre sans affaiblir le pouvoir. Et de ceux qui l’ont pris en chasse, aucun n’est jamais revenu, ni n’a été retrouvé…

Son expérience dans les geôles du royaume ont à jamais changé Vhy-Senn Morruil. Du moins, c’est ainsi qu’il interprète les événements. Rien de ce qu’il possède ne lui appartient. Ses vêtements et ses armes, il les déroba. Son nom, il l’emprunta à un garde royal qu’il confia à la Mort. Ses pouvoirs, un anneau brisé les lui transmit. Et son physique, qu’il ne reconnaît pas… il ne se l’explique pas. Seul son orbite vide a une explication et réveilla la haine en lui, chaque fois qu’il y pense. Mais cette haine fait-elle réellement partie de lui ? A-t-elle été toujours là ? Sera-t-elle toujours là ? La réponse appartient à l’avenir. Un avenir semé d’embuche et parsemé d’ennemis. Royalistes, rebelles, vampires, démons… Tous semblent être à sa poursuite. A moins que ces malheureuses et sanglantes rencontres ne soient le fruit du hasard et ne rende le guerrier-mage paranoïaque…


RP Histoire

La veille.
- Par tous les Dieux ! Qui êtes-vous ?
Terrorisé, l’homme était au bord des larmes, le corps frémissant, les bras et les jambes liés à une chaise en bois usée. Ses yeux rougis par la peur et la colère fixaient l’inconnu qui se dressait devant lui, imposant et menaçant.
- J’allais justement te poser la même question.
Le ton était froid et sec, pénétrant l’esprit comme un poignard empoisonné. Le geôlier usait de sa voix rauque et grave comme d’une arme.
- Je suis une cape blanche, au nom du Roi !
Il cracha la réponse comme une menace. Mais elle mourut au bord de ses lèvres, happée par l’obscurité et l’humidité des murs instables.
- Tu ne me comprends pas… Ton intelligence n’est pas l’égal de ton sadisme, voilà au moins une vérité à laquelle me raccrocher. Je vais tenter de me montrer plus clair…
Les mots étaient teintés de lassitude. Une impatience qui se mêlait à la haine et à l’ennui que la douleur de sa proie ne parvenait pas à divertir et à atténuer. Il n’était pas un chat qui jouait avec sa souris, il était comme un océan plat provoquant un navire avant une tempête. Et entre ses lèvres, sa question était un vent puissant frappant les voiles du navire :
- Qui suis-je ?

*

Ailleurs, en un autre temps plus ancien.
Dans un cachot froid et humide, une silhouette recroquevillée sur elle-même tremblait, mais pas seulement à cause de la basse température. La terreur et la douleur la parcourrait de spasmes. Dans l’ombre, on pouvait distinguer sa peau, nue, zébrée de cicatrices multiples. Certaines étaient guéries, quelques-unes s’étaient infectées, quand d’autres laissaient encore s’échapper un filet de sang épais, formant des croutes rougeâtres. Seuls des sanglots compulsifs brisaient le silence inquiétant, avant qu’une clé ne fût insérée dans la serrure et que la porte ne fût ouverte dans un grincement démoniaque.
- Alors, traître ! Le fouet t’a-t-il délié la langue ? Les lames t’ont-elles purifié ?
L’homme cagoulé et sommairement habillé avec des peaux de bête beuglait ses paroles moqueusement, jouissant de la folie qu’il engendrait chez son prisonnier. Ses rires gras résonnaient dans la cellule comme un démon jubilait du chaos qu’il répandait sur son passage. Mais, bien qu’il soit terrifié, à moins qu’il n’ait souhaité qu’on lui abrégeât ses souffrances, le détenu puisa en lui la force de répondre à son geôlier.
- Crève, chien du Roi. Que la rage t’emporte et que ta souffrance soit ma délivrance. Si je…
Un coup de pied dans la mâchoire le fit taire et son crâne percuta la pierre, lui infligeant une nouvelle blessure par laquelle son sang se déversait, la vie s’échappant au rythme d’un ruisseau. Des doigts se refermèrent sur ses longs cheveux et tirèrent sa tête en arrière, dégageant une décharge électrique dans son crâne.
- Je vais t’aider d’ouvrir ta grande gueule, suceur de griffon !
L’insulte lancé telle une promesse ne fit pas mouche, le prisonnier étant peu enclin à réagir à une telle répartie. Mais son bourreau du moment avait d’autres idées, plus sadiques, en tête. Il plaça sa main libre sur le visage de l’inconnu, et enfonça son pouce dans l’œil droit de celui-ci. La douleur était intense et un hurlement de rage et de douleur s’échappa de sa gorge et de sa bouche grande ouverte, percutant les murs des geôles de plein fouet desquels tombait une poussière fine. Le doigt s’enfonçait, à chaque seconde plus profondément, et le hurlement sauvage ne désemplit pas, jusqu’à un craquement mouillé. Le bourreau lâcha sa prise et le corps inanimé s’effondra lourdement, soulevant un nuage de poussière. De l’œil meurtri s’échappait un liquide visqueux rouge et blanc. Après avoir admiré son œuvre, le geôlier se détourna du prisonnier évanoui, satisfait. Il avait tenu sa parole.

*

Même lieu, en un autre temps, plus tard.
Les sanglots s’étaient tus et les spasmes avaient cessé. Le prisonnier s’était définitivement accommodé à la solitude, l’obscurité, le froid, et la douleur. Les cicatrices s’étaient encore multipliées, et son œil valide ne lui offrait qu’une vue médiocre, tant il n’y avait rien à voir dans cette geôle qui était devenue son foyer. La mort, qui semblait pourtant inéluctable, ne s’était toujours pas présentée à lui. Mais désormais, il n’espérait même plus cette délivrance. Ses geôliers le torturaient et se plaisaient à le garder en vie, pour prolonger toujours plus leur jeu malsain et la souffrance qu’il ressentait. D'ailleurs, il ne la ressentait plus. Elle faisait partie de lui, comme si elle avait toujours été là. Alors lorsque la porte s’ouvrit brusquement, vomissant trois hommes musclés et pauvrement vêtus qui l’emmenèrent dans une autre salle, le prisonnier ne broncha pas. Il connaissait que trop bien la salle de torture… et les affreuses surprises qu’elle pouvait réserver.
Ses bourreaux le jetèrent au sol et un autre vint attraper son bras gauche, pour le mettre sur un rondeau de bois, qui avait déjà trop de supplice, de victimes, et de sang. L’inconnu ne tremblait pas. Peut-être lui couperait-on la main. Ou autre chose de bien pire. Et puis il s’évanouirait, pour que tout recommence le lendemain. Il baissa son œil valide, inconsciemment, par habitude, pour la regarder une dernière fois, ou mieux se préparer à l’inévitable… et son regard s’accrocha à un objet brillant sur son doigt. Un anneau. Et avant qu’il n’émette la moindre hypothèse sur l’origine de celui-ci, un marteau s’abaissa et frappa sa main dans un craquement sec. La douleur fût intolérable, mais aucun cri de souffrance ne s’échappa des lèvres du prisonnier sans nom. Au début en tout cas. Mais ce ne sont pas ses os broyés qui lui déchirèrent l’âme, ni l’anneau brisé qui mangeait sa chair… Une chaleur pure et dévorante s’insinuait en lui, utilisant ses veines pour envahir son corps tout entier. Le feu léchait ses plaies, et fusionnait avec son esprit. Il eut alors l’impression d’être une torche humaine, mais de son œil grand ouvert, il ne vit aucune flamme sur sa peau. Et il découvrit des geôliers hésitant entre la joie et l’incertitude. Il se passait quelque chose qu’ils n’avaient pas prévu. Une chose qu’ils ne maitrisaient pas.
Lorsque le maléfice se dissipa, le prisonnier était essoufflé et eut l’impression tant étrange que réconfortante que toute douleur s’était évaporée de son corps. Et sa main… les os étaient entiers, intacts. Ses plaies ne le démangeaient plus. Mais l’orbite de son œil droit demeurait vide. Se relevant, il vit son reflet dans un miroir brisé, accroché au mur. Mais il ne se reconnut pas. Ses cheveux et les poils de sa barbe blonds étaient désormais bruns. Et son visage semblait moins marqué par le temps. Cherchant du regard ses geôliers, il comprit que tout cela n’était pas normal. Il lisait en eux de l’effroi. Soudain, en réponse à son interrogation muette, un poing le cogna lourdement à la tempe. Et cette fois-ci, il s’évanouit.

*

Même lieu, au jour de la renaissance.
Les jours suivants, le prisonnier fût oublié, comme s’il était devenu dangereux, ou maléfique. Oiseau de mauvais augure pouvant répondre le mauvais œil sur les troupes du Roi, il avait été certainement conseillé aux geôliers et autres capes blanches tourmenteuses de s’en tenir éloigné jusqu’à ce qu’on comprenne sa vraie nature. En effet, lui-même ne comprenait pas ce qu’il était devenu. Ou alors simplement le laissait-on mourir de faim et de soif, car il n’avait rien bu ni manger depuis. Mais le prisonnier ne ressentait ni soif ni faim. Ni fatigue. Une énergie nouvelle paraissait animer son corps et son esprit. Alors il réfléchit à l’avenir, aux possibilités qui s’offraient à lui, pour se libérer, et vivre en paix. Aucune option ne semblait réellement prudente et convaincante. Mais rester dans cette geôle, sans avenir, à attendre la Mort ne pouvait pas être La solution.
C’est alors que des cris l’arrachèrent à ses pensées. Des hurlements de douleur et de terreur. Entre ses murs, un autre que lui subissait la justice royale. Une justice barbare, violente et démoniaque, à des lieues du concept d’Ordre que l’on peut se faire dans une société civilisée. Et dans le cœur du prisonnier sans nom, la rage prit vie. Elle s’éleva en lui, comme un brasier enflamme une forêt de pins. La puissance qui émanait de lui était trop puissante, elle ne pouvait être contenue. Aussi, il la libéra…
Deux langues de feu, puissantes, jaillirent de ses deux mains, bras tendus en direction de la porte de sa prison et s’engouffrèrent dans le couloir, sinueuses. Elles fracassèrent les portes et incendièrent les corps des serviteurs du Roi, épargnant les autres prisonniers que l’esprit de l’inconnu parvenait à différencier, nul ne savait comment. Pas même lui. Les flammes disparurent et un léger picotement résiduel persistait dans les paumes de ses mains. Et sans demander son reste, il bondit hors de la salle et courut à grandes enjambées en direction de la sortie. En tout cas, il l’espérait.
Au détour d’un couloir, il percuta un garde, jeune et frêle. Par réflexe, il lui agrippa le crâne et le plaqua contre le mur et tança :
- Quel est ton nom ?
- Vhy… Vhy-Senn Morruil, glapît celui-ci.
- Tu n’en auras plus besoin, souffla le prisonnier.
Il lui brisa la nuque, et quitta la prison, tournant le dos à ce passé dévastateur. Il était désormais libre. Une nouvelle vie s’offrait à lui. Mais il ne savait pas exactement la combientième s’était.

*

La veille.
- Je me souviens de vous…
- Alors parle !
Les rôles étaient inversés, ne déplaisant pas à Vhy-Senn Morruil, mais n’étant pas non plus une source de satisfaction. Il n’aimait pas la colère qui l’animait, bien qu’elle fût nécessaire. Elle était une arme, dans ses yeux, ses lèvres, ses mains, jusqu’au plus profond de son âme, pour survivre et combattre le voile de ténèbres qui le séparait de son passé. Et l’homme assis devant lui, nu, comme il le fut autrefois, tremblait et murmurait quelques prières, espérant sa délivrance.
- J’étais là… J’étais là quand ils vous ont torturé… lâcha-t-il entre de sanglots.
- Tu ne faisais pas que regarder, vil chien du chaos ! cracha Morruil, postillonnant rageusement.
- Mais j’ignorais qui vous étiez ! Je ne peux vous dire ce que je ne sais pas ! Ayez pitié !
Le mensonge n’habitait pas le regard de la cape blanche effrayée. C’était un pleutre, mais un pleutre honnête. Mais pas innocent…
- Pitié ? La même pitié dont vous avez preuve, toi et ta meute de chien démoniaque ? Oh oui ! Je vais avoir pitié…
- Non… Je suis… Je… Non… Je regrette… Je… suis désolé…
Vhy-Senn Morruil s’apprêtait à libéré un feu qu’il ne comprenait pas et maîtrisait à peine sur sa proie qui ne lui apprendrait rien. Et la terreur dans le cœur de la cape blanche devint insoutenable, incontrôlable. Il ne put contenir plus avant le peu d’informations dont il avait connaissance :
- Attendez ! J’étais là ! J’ai tout vu ! Je sais ce qu’ils vous ont fait !

*

Ailleurs, au jour de la mort.
Allongé sur une table en bois teintée de sang croupi, le prisonnier ne pouvait bouger, ses yeux fixant le plafond oppressant. Ses poignets et ses chevilles étaient liés par des chaînes froides qui mordaient sa chair, tandis qu’une lanière de cuir ceinturait son front. Autour de lui, des voix psalmodiaient des incantations qu’il ne connaissait pas, émises par des hommes de mains du Roi qu’il ne pouvait distinguer. La sueur trempait son corps et noyait ses yeux désormais clos.
Des pas, lents, résonnaient, comme les incantations se poursuivaient. Puis, deux mains, chaudes et rugueuses se posèrent sur ses tempes, et les voix devinrent plus nettes, plus fortes, destinées à des puissances lointaines et malfaisantes. Le prisonnier ressenti comme une piqûre dans son crâne, et le venin se répandait, sournois, dans sa tête. La douleur était sans nom, il eut l’impression d’être dans un étau et ouvrit les yeux en grand, comme si son esprit pourrait jaillir de son corps pour fuir pareille souffrance. Toutefois, seul un souffle pétrifié s’échappa de sa bouche grande ouverte et crispée. Et dans ses yeux, la lueur de vie s’éteignit.
Murmures lui paraissant venir au-delà des limites du monde, il parvint à comprendre quelques mots, qu’il oublierait dans les tourments auxquels il serait confronté les jours, les semaines, et les mois à venir.
- C’est fait. Sans ses souvenirs, il n’est plus une menace. Emmenez-le…

*

Aujourd’hui.
La cape blanche avait ainsi dit tout ce qu’il savait. Sans connaître le nom de son bourreau, ni la place qu’il occupait dans l’échiquier de la guerre civile qui dévastait Feleth, il avait au moins donné quelques raisons de vivre à Vhy-Senn Morruil. Ainsi était le nom de ce qu’il était devenu, entre les mains des hommes du Roi. Ces derniers lui avaient volé sa mémoire, parce qu’il était dangereux. Sans doute, très dangereux, pour le pouvoir royal. Et il avait été torturé, en représailles… Ou de manière préventive à une chose qu’il n’aurait plus fait, sans sa mémoire. Mais une chose qu’il souhaitait plus que tout faire aujourd’hui, lui semblait-il. Affronter le Royaume, combattre le Roi et ses idées, et en sortir victorieux. Cette quête avait un nom : la vengeance.
Vhy-Senn Morruil espérait découvrir des traces de son passé, durant sa quête, pour comprendre, et redevenir entier, bien que sa nouvelle condition, ses pouvoirs qu’il maîtrisait peu, et son physique auquel il avait fini par s’habituer, lui donnaient un avantage sur son ennemi. Ses ennemis. Une nouvelle vie s’offrait à lui.

Après avoir remercié la cape blanche pour ses bons et loyaux service en le brûlant vif, Vhy-Senn Morruil erra en terres de Feleth, dérobant, çà et là, l’équipement qui lui permettrait de mener sa quête à bien. Assis auprès d’un feu, s’affairant à la cuisson d’un gibier qu’il avait chassé, veillant sur le feu de son œil valide, il se souvint de ce démon à qui il avait emprunté son épée, après l’avoir tué. Puis il pensa au rebelle qui tenta de l’assassiner avec une dague qui lui appartenait désormais. Mort, lui aussi. Enfin un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu’il se remémora le duel qui l’opposa à un vampire. Son goût vestimentaire et son amour des beaux bijoux avait fait un heureux, après être retourné à la poussière. Les ennemis étaient nombreux, en Feleth et dans le Vein. Mais leur nombre n’aurait d’égal que la volonté du guerrier-mage à poursuivre son destin. Une volonté tenace et inflexible. Si Vhy-Senn Morruil n’était pas son patronyme, il ne tarderait pourtant pas à se faire un nom, en ces temps troublé…

* * *

En ce qui vous concerne

A quelle fréquence serez-vous présent sur le forum ?
Pour l’instant, tous les jours, autant que faire ce peu. Sur le long terme… cela dépendra de mes activités extra-felethienne !

Comment avez-vous découvert le forum ?
Je suis Karl Von Morlag, Arn Magnusson, Lodrek Percechair et Théobald le Tancrèdien. Ancien membre et administrateur de Feleth, je me suis longtemps cherché, sans me sentir entier. Je reviens vers vous, en cette heure décisive, en reprenant les ficelles de celui que j’étais, que je suis, et serai toujours. Certains me voient comme un Dieu, d’autres comme un pleutre. Je demande simplement à être regardé comme un homme cherchant la voie de la guérison en offrant mon âme, s’il m’en reste une, ou à défaut mon esprit, à ce forum. Gloire à Feleth !

Quelles remarques pouvez-vous formuler à propos de l’apparence du forum ?
Apparence ? Super tip top ! Normal. Par contre, j’officialise ce que j’ai dit dans la ChatBox, concernant les rangs : pour ne pas être bloqué par le quota imposé par l’hébergeur de forum, je propose qu’il soit ajouté au profil, en première position. Il apparaîtrait alors sous l’avatar et multiplierait les possibilités.

* * *


Dernière édition par Vhy-Senn Morruil le Jeu 9 Fév 2012 - 22:29, édité 1 fois
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Camelle Elwhang

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Fiche de Personnage : Ne clique pas

Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
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MessageSujet: Re: Vhy-Senn Morruil   Jeu 9 Fév 2012 - 22:07

IL EST DE RETOUR ! (Pour nous jouer un mauvais tour, ça pue l'entourloupe e.e)

Oh, si tu savais comme j'exulte ! MOUHAHAHAHAHA! Chassez le naturel et il revient au galop, j'imagine que Karl te colle tellement à la peau que tu ne pouvais plus vivre sans lui. Je vous marierais bien mais mes qualités de prêtre sont aussi miteuse que ma pureté (Non, je retire, PURE ET INNOCENTE). Bref ! Venons en au fait, tu en conviendra. Déjà, je ne te validerais que lorsque tu auras correctement orthographié mon prénom [s-a-d-i-q-u-e]. Non mais sérieusement ! Tu veux que je dise quoi ? C'est presque la perfection, j'aime, j'adore et j'adhère, tu le sais ! La Papy, tu as vomit tripes et boyaux sur ta fiche. Tout me parait correcte, pas d'erreur de contexte (encore heureux, je t'aurais fouetté sinon NIARK NIARK), un style dont je ne me lasserais jamais. Ajoutez à cela un vocabulaire riche, une grammaire presque parfaite, très peu de fautes et une syntaxe quasi irréprochable. Tout est clairement expliqué, même si pour faire un peu chier, j'aurais aimé que tu développes un peu plus exactement dans la partie pouvoir ce dont tu es capable parce qu'il me semble que ta magie est assez conséquence mais bon, ça, ce n'est que chipotage ! Sinon... Ton histoire est vraiment boulversante, j'en suis encore toute retournée. Tu m'as captivée du début jusqu'à la fin ce qui n'est pas chose facile. Jamais l'on ne s'ennuie, tu relances ton histoire au bon moment, tes flash back sont bien menés, franchement, bravo. Tu maitrises et ça se voit, ça se sent. Le seul bémol que je pourrais mettre, mais qui encore une fois n'est qu'un conseil, serait de bouger un peu tes parties en alternant récent-ancien; torturé-torturant, je sais pas si tu vois ce que je veux dire... Ce serait plus 'logique' et ça coulerait mieux même si c'est déjà limpide ! Vise l'eau de source mon enfant, pas l'eau de mer en plein été ! Enfin bon, je parle presque pour rien, tout ça ne sont que de simple conseils pour améliorer, peaufiner un peu le truc bien que je n'ai qu'une seule chose à dire: WOUHAHOO ! J'aimerais bien te demander en mariage pour le coup mais c'est un peu trop incestueux... Voili Voilou ! AH NON ! J'ai presque oublié: réduit ton image à la dimension donné dans le règlement Banane! Tu déformes tout ! Et pour ce qui est de la ligne rang, le staff en parle, on te (vous) tiendra au jus !

ET COMME JE SUIS MACHIAVÉLIQUE, CORRIGE MON PRÉNOM ET JE TE VALIDE !
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Vhy-Senn Morruil



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MessageSujet: Re: Vhy-Senn Morruil   Jeu 9 Fév 2012 - 22:29

Je ne sais quoi dire... Si ce n'est que ta réaction me touche ! Je suis flatté !!!

Pour les pouvoirs, j'aurais aimé développé... malheureusement, comme je l'explique çà et là, Morruil ne les connais pas trop, car trop récent. A part ce qui en est dit, il n'y a rien. Dans l'histoire, le sort peut paraître démesuré, mais du à la rage qu'il vivait pendant la torture. Il est peu probable que l'expérience se réitère. Les pouvoirs évolueront, comme d'autres éléments, avec le temps. Une mise à jour viendra en temps voulu sur la fiche, naturellement. Je pense qu'il faut considérer Morruil davantage comme un guerrier que comme un mage, pour l'instant. La balance s'inversera, au fil du temps !

Pour l'histoire, je me suis tâté. Et j'ai choisi de ne pas trop alterner. Morruil raconte ses plus importants souvenirs pour forcer son prisonnier à lui révéler la vérité. Ce qu'il finit par faire... ce qui nous amène au temps présent. J'espère que tu me suivras en ce sens.

S'agissant du rang, je ne m'inquiète pas. Vous gèrerez ça très bien !

Je corrige mon avatar demain matin, promis !

Et enfin, le plus important : je suis au courant pour ton pseudo. Et je l'aurais modifié avant ta lecture, si j'avais eu la main pour éditer mon propre texte, ce qui n'était pas le cas. Maintenant, c'est bon, c'est corrigé !

A demain pour de nouvelles aventures ! :)
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Camelle Elwhang

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MessageSujet: Re: Vhy-Senn Morruil   Sam 11 Fév 2012 - 21:03

Et bien, il ne me reste plus qu'une chose à faire pour mon Papy tout sénile et gâteux:

PAR LES POUVOIRS DU GRAND GNUF ET DE SA FEMME
PAR LA TOUTE PUISSANCE DE FELETH
PAR MA MÈRE QUI SANS ELLE JE NE SERAIS PAS
PAR LE DÉFERLEMENT DE TEMPÉRATURE NÉGATIVE QUI M'EMPÊCHE DE SORTIR
PAR MOI MÊME, CAMELLE LA TOUTE PUISSANTE !

JE TE VALIDE POUR UNE RETOUR QUE J'ESPÈRE FRACASSANT !


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MessageSujet: Re: Vhy-Senn Morruil   

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