''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Prologue d'une étrange histoire.

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Uriel Sol



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Race : Séraphin
Classe : Guerrier
Métier : Chevalier
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MessageSujet: Prologue d'une étrange histoire.   Mer 15 Fév 2012 - 19:29

Comment définir la descente en terre des mortels lorsque l'on vient du monde supérieur ? Certaines légendes vulgaires parlent d'une sortie du réceptacle féminin. D'autres parlent de transcendement. Les plus réalistes, ou connaisseurs, révèlent la vérité. Un simple portail, une faille entre les mondes, qui permet bien des voyages. Uriel, séraphin de son état, allait-il dire qu'il avait quitté les cieux infinis avec une grâce propre aux anges pour se laisser flotter jusqu'au sol sale des simples êtres humains ou assimilés ? Non, parce que c'était totalement faux.

Dans les sphères célestes, des ordres avaient été aboyés, des paroles transmises, des indications retransmises. Il paraissait qu'un antique grimoire recelant sorts, rituels, et surtout d'importantes connaissances sur la magie blanche avait été perdu et devait être retrouvé. Cette tâche n'intéressait aucun chevalier du monde supérieur. Un grimoire disparu. La belle affaire ! C'était un travail pour un érudit.

Mais Uriel dut descendre, à travers l'un de ces portails. Pour aller chercher un bouquin de malheur. Le transfert fut plutôt ordinaire. On passe d'un endroit à l'autre. Pas de lumière plus ou moins aveuglante ou stroboscopique. Pas de son étrange, pas de voix fabuleuse. Juste le passage d'un point A à un point B.

Uriel était en somme coincé jusqu'à ce qu'il reprenne ce fichu livre. Dans le pire des cas, il ne le trouverait pas, et devrait expliquer son échec. Dans le meilleur, il poserait le pied dessus en arrivant en terre des hommes.
La lande verte et florissante, hospitalière et reposante partit. Et laissa place a un endroit quelconque, pluvieux, et ennuyeux. Et ce n'est pas sur le grimoire qu'Uriel posa le pied en arrivant.

Il arriva en Vanill ! Une ville importante en Feleth, inconnue en Adiryl. Alors le séraphin, emmitouflé comme il pouvait dans son manteau, hanta la ville, en recherche de quoi que ce soit qui pourrait l'orienter. N'importe quoi, même si cela devait le mener à une fausse piste.

La première réponse à ses questions fut plutôt spontanée. Un coupe-jarret d'une rue glauque, dans le bas quartier, sortit son couteau fasse à une passante. Le crissement de l'épée contre son fourreau, suivi d'une interjection assassine fit détaler l'être au visage de renard.
La jeune femme se retourna, étonnée. Dans ses pensées, elle n'avait rien remarquer. Tête en l'air ou immense faculté de concentration ? Uriel engagea la conversation, peu loin de la devanture de l'Auberge des gobelins musiciens.

-Bonsoir gent demoiselle. Je vous prie de bien vouloir pardonner mon intrusion dans votre vie, mais pourriez vous m'indiquer les librairies et les érudits de la ville ? J'ai une quête à accomplir qui ne peut souffrir de retard. Les livres n'attendent pas.

Après réflexion, la femme aurait largement put se défendre seule. Les marauds sont vraiment sots.
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Alhone Aargarëth



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Race : Demi-Elfe
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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Ven 17 Fév 2012 - 11:41

    Cette après-midi là, Alhone était arrivé à Venil par la voie de la campagne, suivant des caravanes de passants et de vendeurs pressés d'arriver à la grande ville afin d'effectuer quelques bonnes affaires. La journée avait été particulièrement pompeuse, il n'y avait pas grand chose à faire avec ses marchands des plaines si ce n'était parler affaires, ce qui était n'était pas particulièrement le don de la paladine.
    Après avoir galopé dans toute la plaine accompagnée de son destrier de guerre et de ses outils de combat usuels, la dame de lumière avait enfin posé le pied en ville, profitant de l'arrivé des convois de marchands pour se frayer un chemin directe jusqu'à une auberge en lisière de la rue principale.

    Ce qui l'avait poussé à venir dans cette ville était sans doute une mission que lui avait acquitté son seigneur, le duc d'Athfalt: repousser le malin et les ténèbres des terres verte de ce monde!
    Durant ces quelques jours, alhone n'avait pu que constater avec honneur l'attraction stupéfiante d'hommes ténébreux, autant dans les plaines que dans les villes ou elle avait fait escale. La plupart du temps déteneur de magie nécromanciennes et élémentaires, ceux qu'elle nommerait maintenant comme des rénégats se multipliaent de jours en jour.
    Elle ne pouvait faire face seule devant autant de menace, quérir une guilde ou trouver quelques compagnons de voyage ou encore trouver ce fameux livre de lumière dont lui avait parlé un gitan la veille lui semblait plus approprié et moins dangereux.

    Le soir venu, s'entassant dans la pénombre viscieuse d'une nuit étouffante, la paladine s'était doté d'une cape noire doté d'un capuchon pour sortir dans les rues commerciales: peut être trouverait-elle quelques désireux indices sur les déteneurs du livres.
    Seulement elle n'était pas la seule à être au courant de l'apparition de ce grimoire étrange qui attirait bien des convoitises. Sortant d'un tournant au coin de la rue, Alhone du porter la main à son épée de lumière afin de dussiader un voleur de l'attaquer.


    Le bruit du fer prêt à l'usage et le regard de lune dissuadait le piètre personnage qui reculait bravement avant de prendre la fuite.
    Poussant son regard vers le ciel en soupirant d'aise, la jeune femme replaça lentement son épée dans son fourreau. Cependant elle du se retourner vivement, affichant toujours un air glaciale dans le creux de ses yeux grisant.
    La main à l'épée, elle défit son capuchon après le dialecte incongru du sire qui l'avait interpelé. Ne voyant qu'il ne présentait aucune menace, elle changea son air glaciale contre un sourire légèrement amicale, gardant cependant tout de même ses gardes: qui sait si le brigant était réelement partit sans avertir ses petits copains?

    " - Vous ne m'importunez aucunement messire! ..."

    Observant les ailes considérable de son interlocuteur, L'être de lumière fut stupéfaite: ce n'était pas tous les jours que l'on rencontrait un ange sur son chemin!
    Détaillant la moindres plume pour être sur qu'elles ne soient pas fausses, elle déglutissa, réelement impressionnée par la taille et l'élégance qui émanait de cet être imaculé.
    Arrivant cependant à articuler proprement en avalant un déglutissement, elle ajouta:



    " - Désolée, je ne vient pas de cette contrée... * réfléchissant* humm .. vous ne seriez pas à la recherche d'un livre spécial attendez voir.... ? "



    Fronçant les sourcils en prenant un air légèrement lionesque, la jeune femme se rapprocha du Séraphin, les poigts sur les hanches, en prenant l'air d'une mère qui gronde son enfant.
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Uriel Sol



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Ven 17 Fév 2012 - 20:56

Ah les mortels… Uriel se demandait s'il n'aurait pas dû refuser cette mission. Tous uniques, parfois semblables, souvent aux antipodes les uns des autres. Un exemple typique se tenait devant lui : un couard avait fui dans la plus grande lâcheté possible, et une femme s'approchait de lui autant fièrement qu'il était possible de faire. Le tout dans un contexte abscons. Mais était-il vraiment nécessaire de trop approcher les humains ?

Le séraphin rangea sa lame, tandis que la mortelle détaillait chaque partie de son corps. La discrétion des ailes ! Quel cauchemar. Au moins, sa cape occultait la vision de son armure et de son arme. Mais une chose était sûre : cette femme voyait un ange pour la première fois de sa vie. Un ange venu dégager le malfrat qui souhaitait l'attaquer. Ironie du sort ? Coup du destin ?

Toujours était-il que l'humaine s'approchait d'Uriel, un peu trop peut-être. Et elle affichait cet air fier. Toujours les mortels se voulaient preux et vertueux. Mais évidemment, cette vérité dépend des points de vue. L'être lâche n'était ni preux ni vertueux pour cette femme, mais il l'était sûrement pour lui-même. Rah. Toute cette rhétorique embrouillait l'esprit d'Uriel. La réflexion était bonne chose, mais tout n'était que question de rythme. Après son gros blocage mental, Uriel réagit. Tout d'abord en enlevant son casque. Il tira la sangle de la jugulaire, qu'il défit. Il fit claquer les attaches sur les côtés et tira son casque pour le décrocher de sa tête. Il attacha son casque sur sa ceinture, en même temps que son visage goûtait à la fraîcheur de la nuit. Mais les relents moites de la chaleur urbaine altérèrent ses sensations. Nouvelle douche froide. Le chevalier passa outre.

-Oui. Oui oui. Je suis à la recherche d'un tome prétendument unique et extrêmement puissant. Et vous avez bien l'air au courant. Auriez-vous des choses à me révéler ? Si vous travaillez pour l'argent, je n'ai pas grand chose. Si vous travaillez pour la gloire, je vous serai gré de m'annoncer vos sciences.

Uriel abaissa la tête en signe d'écoute et de courtoisie. Il se devait d'être capable de faire face à tous les cas de figure.

De ses yeux il vit vraiment la femme. Elle était lourdement équipée. Paladine ? Peut-être. Chevalière ? Pourquoi pas. Guerrière ? À priori. Magicienne ? À tous les coups. Dangereuse ? Cela était sûre. Ses traits étaient fins et symétriques. Vraiment humaine ? Plusieurs nuances dansaient dans ses yeux : du vert et du bleu. En langage poétique, de l'opale. Lèvres roses qui invitent aux plus douces saveurs. Cheveux d'or et de feu. Pour les standards humains, elle devait être mignonne. Mais le séraphin n'était ni tenté par les joies de la séduction, ni même par les bras d'une femme. Peut-être plus tard. Quand sa sourde colère aurait disparue. Et encore.
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Alhone Aargarëth



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Ven 17 Fév 2012 - 22:24

    Se renfrognants, la jeune femme céda la distance qui séparait l'ange de la sienne en reculant de deux pas vivement: le fait qu'il connaisse lui-même l’existence du tome de lumière qu'elle convoitait était une menace.
    Lâchant son épée de son gant de cuir, elle essaya dans un premier temps de retrouver son calme et d’enlever toutes idées de calvaires de son esprit .
    Reprenant doucement le contrôle de son corps tendu, Alhone ne pu réprimer un « bordel de merde » dans le coin de sa bouche. Si elle devait donner son savoir au sujet du livre de lumière, elle pouvait sans doute faire ses adieux à Athfalt… si elle obtempérait…

    Dans le cas contraire, sans doute le séraphin ne la laisserait pas passer, et dans cette nuit des plus noires elle ne pouvait pas prêter la moindres force à une bagarre… la nuit elle ne pouvait pas combattre, c’est tout !
    Réfléchissant à un moyen d’obtempérer sans attirer des problèmes, elle l’interpella :

    « - Ni L’un ni l’autre. Je suis aux services du représentant d’Athfalt et j’ai eu pour mission d’évacuer tous les flux ténébreux qui hantaient nos terres. Affirma t-elle en baissant légèrement sa tête.
    Ce dernier m’a fait part d’un courrier la veille de mon départ en soulignant qu’il existait quelques moyens d’alimenter la force de la lumière afin de repousser le malin des terres de feleth. Hélas, ne suis-je pas au bout de mes peines ! j’ai rencontré un vampire pour la première fois il y a deux jours et ce soir un séraphin… je me demande bien ce qui se trame ici... »

    En effet, la rencontre du premier être des ténèbres avait été des plus chaotiques ! Visant à ne pas s’égarer dans ses noires pensés, elle jugea plus utile de réfléchir au sujet de ce fameux grimoire… Si cet être de blancheur connaissait l’existence du grimoire… qu’en était-il du reste de la population ? Sans compter des êtres pervertis qui vouaient un culte au chaos inimaginable…
    Si dalleurs ses derniers mettaient la main sur les objets qui permettaient à la lumière de s’éveiller… que se passerait-il par la suite ?

    Après avoir longuement réfléchit, elle proposa l’idée qu’il fallait stopper cette rumeur justement, avant que la ville entière ne soit mise au courant…
    Même si le quart semblait déjà être mit au parfum : en promenant son regard le long de rues étroites seulement éclairées à la lueurs des torches enflammées, elle capta brièvement la caravane des gitans qu’elle avait accompagné. Ceux-ci semblaient brandir un livre de gros volume en attirant l’attention de quelques hasardeux aventuriers.

    Mal à l’aise, la paladine pinça sa lèvre inférieures avec ses dents en blêmissant, si jamais ils se mettaient à raconter l’histoire à toute la ville nocturne…

    « - … PROFANE DES TENEBRES ET LIES A SON INEPUISABLE LUMIERE… »

    « - Bordel de m… faut les arrêter ! »

    Cracha t-elle à l’intention du Séraphin

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Uriel Sol



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Ven 17 Fév 2012 - 22:51

Uriel écouta l'histoire de la jeune femme. Athfalt. Jamais entendu parler. Repousser le malin ? Soit. Rencontre avec un vampire ? Intéressant. Une paladine blanche. Une autre combattante de la lumière, pour l'ordre. Une alliée potentielle. Une jeune femme pleine de promesses.

-Parlez moi plus de cette rencontre je vous prie.

Un vent. Monumentale. La paladine se fixa sur quelque chose. Uriel se tourna et vit une caravane de gitans passant dans la rue. Une vieille et sale caravane. Pauvres hères qui n'arrivaient pas à survivre. Et une folle brandissait un énorme livre en hurlant des sornettes à propos d'un inintéressant sujet. La fin du monde prochaine ?

-Hé bien ? Ce ne sont que des voyageurs.

Puis la paladine s'avança en criant qu'il fallait les stopper. Mais qui ? Mais quoi ? Et surtout comment ? Déjà un petit groupe se formait autour des gitans. Alors la jeune femme s'avança vers ce petit groupe. Uriel flaira les ennuis. Il enfila son casque et tira son épée. Il talonna la jeune femme puis se mit à côté d'elle, en position de combat.

*Situation merdique. Piège à cons.*

Uriel ne se leurrait pas sur l'avenir, et devait obtenir toutes les informations possibles.
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Alhone Aargarëth



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Sam 18 Fév 2012 - 14:41

    Alors qu’elle courrait, frappant les dalles de la ville avec une cadence rapide et prompt, Alhone s’orientait vers la calèche aux gitans.
    Certes, de loin l’on aurait pu prendre la vieille dame chevrotante au livre pour une folle… mais il en était tout autre. Elle faisait partie des élus Ghab’Rhé, ces simples voyageurs solitaires étaient en effet dotés de fabuleux pouvoirs de prédilection. Après avoir longuement voyagé avec ces humbles païens et ainsi avoir acquit quelques fabulations et légendes concernant le livre de lumière, la paladine avait été amené à penser que la tâche qui l’incombait pour retrouver le grimoire n’était pas difficile…

    Au contraire de tous ce qu’elle imaginait, si la dame proclamait haut et fort l’existence de l’œuvre du levant, Alhone aurait bien du mal à retrouver le livre… surtout avec tous les prétendants qui désiraient ardemment trouver ce trésor !
    A bout de souffle et enfin arrivé au bout de la rue, le séraphin sur les talons, il était clair qu’elle ne passait pas inaperçu… et la petite trentaine de citoyens qui se compactaient autours de la caravane buvaient longuement les parôle de la païenne… Il n’était pas encore trop tard pour réagir !

    « - Je suis désolée que cela se produise, mais il va falloir mettre un terme à ces discours… c’est elle qui détient toutes les informations ! il faut l’arrêter ! »

    Tenta-t-elle d’ajouter en reprenant tant bien que mal son souffle. Se redressant en toisant la dame du regard, la poitrine haletante, Alhone avança d’un pas vers cette foule de plus en plus abondante, tentant de repousser le premier homme en capuchon qui se dressait sous sa main…

    « - excusez-moi… »


    L’homme au regard hargneux se retourna, arbalète et carreaux pointés sur Alhone. Reculant vivement, elle fit un geste comme pour s’excuser tendis qu’elle remarquait que d’autres humains encapuchonnés se tenaient autours de la caravane…

    « - Mon vieux séraphin… j’ai comme un mauvais pressentiment… »



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Uriel Sol



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Sam 18 Fév 2012 - 15:40

De plus en plus étrange cette histoire. Une personne à sauvegarder là. Un hasard. La bonne action quotidienne. Cette personne elle-même au service du bien. Curieux hasard. Une paladine qui semblait bien connaître ce foutu bouquin. Heureux hasard. Une paladine qui semblait même posséder quelques coups d'avance sur Uriel. Une vraie mine d'or ! Il se devait d'apprendre tout ce qu'elle savait. Et si elle était suffisamment pure, qui sait, peut-être Uriel pourrait-il faire en sorte d'approcher sa confrérie s'il se devait de plus tard retourner en Feleth.

Mais cette paladine restait une mortelle : excitée et virulente comme pas deux. Tant pis. Il fallait s'adapter à tout dans la vie. La ruelle devint une place, avec les gitans et les passants. Était-ce vraiment une caravane gitane ? Quelque chose n'allait pas. Pareille pour cette place. Elle était étrangement déserte, mis à part la carriole et les passants. Non. Pas des simples badauds faibles d'esprit. Ils semblaient tous porter, comme un uniforme, composé d'une cape à capuche. Des voleurs ? Des sectaires ?

Puis la paladine rectifia la pensée du séraphin. Cette vieille madame Irma possédait les vérités que convoitait le chevalier céleste. Parfait. Depuis toujours, Uriel avait entendu bien des choses sur les mortels. Il pensa à ce moment même à ce qu'il avait apprit sur les peuples voyageurs. Détendeurs de secrets volés ou acquis, porteurs du savoir au patrimoine génétique le plus pur de tout Feleth, les gitans formaient un peuple peu apprécié. Étrange. Posséder beaucoup de connaissances était plutôt quelque chose de bénéfique. Peut-être que, pour la masse moutonnière du peuple, le savoir était chose interdite.

Uriel se concentra sur ce que déblatérait la vieille femme. Encore une histoire de fin du monde ? Hé bien non. Une quête pour un trésor inestimable. Le grimoire était donc un objet convoité. Pour quelle obscures raisons les gens lambdas voulaient-ils se renseigner sur la magie blanche ? Oh. La vieille ne parlait pas de magie blanche. Juste de forte valeur marchande. Normal, pour une vieille folle parlant de quête.

-"L'arrêter ? Je pensais plutôt à…

Mais voilà que la jeune paladine s'avança.

-… L'interroger…"

Et qu'un homme mauvais se retourna, armé. Jolie arbalète. Très bonne manufacture. Sûrement du bois de très bonne qualité, avec des rouages neufs et graissés. Avec des carreaux à poinçons par-dessus le marché ! Très joli équipement.

*Je m'en servirais sûrement mieux que lui…*

-"Jeune dame, je vous prie de réfléchir avant d'agir. De plus, je ne suis pas vieux, et je ne suis pas vôtre."

Et Uriel s'avança d'un coup sec vers l'homme. Plus grand que la paladine, le carreaux se braqua sur la poitrine du séraphin. Déjà son épée était tirée. Pointée sur les côtes de l'homme.

-"Tu tires, ma lame t'embrochera les poumons et le coeur. Tu veux jouer à ça ?"

L'homme garda son regard mauvais, mais fut saisi de doute. Uriel fit ce qu'il avait promit. La lame ressortit par l'aisselle opposée. Il saisit son casque et le posa sur sa tête. L'homme tomba sur les genoux. Le casque était sanglée. L'épée fut tirée du cadavre avec un filin de sang dessus. Un bruit sourd résonna aux pieds du séraphin.

-"Vaurien. Paladine ! Reste derrière moi !"

Uriel ramassa l'arbalète et s'avança, bourrin de son état. La foule ? Elle s'écartait au passage. Plus question de se laisser faire. Il fallait prendre l'initiative, vite. Uriel distingua une homme avec capuche tirant une dague. Un carreau en pleine tête pour lui. Uriel lâcha l'arbalète.

Il arriva devant la gitane terrifiée. La paladine était derrière lui. Il se mit derrière cette femme, la cachant avec ses grandes ailes. Certains hommes encapuchonnés reculèrent face à ce mouvement.

-"Gitane ! Fuyez et c'en sera fini de vous ! Dites nous tout ce que vous pouvez nous dire à propos de ce grimoire !"

[HRP: Si ton personnage ne suit pas le mien, signale le moi. J'adapterai en conséquence.
Et on fait comment pour ce que vont dire les PNJ ?]
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Alhone Aargarëth



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Sam 18 Fév 2012 - 17:58

    Les yeux écartés devant le cadavre gisant à ses pieds, Alhone ne put réprimer un rictus de mal être avant de mettre sa main à son épée solaire, le temps de l’effleurer fin de rectifier ses réfléxions… non, elle n’avait pas eu le temps de réagir et oui son épée était toujours dans son fourreau, inactive.
    Relâchant cette dernière en reportant son attention sur l’ange, qui avait prit la tête du peloton, elle observa distinctement que ce dernier ne semblait pas répondre ni à la compassion ni à la pitié… ce séraphin avait donc certaines manies qu’il ne fallait pas pousser à bout… La chevalière mémorisa sa remarque avant de passer outre du cadavre, en temps normal elle aurait recueillit l’âme avec une douce mélopée, comme l’on lui avait apprit à l’école de chevalerie d’Athfalt, cependant, le temps manquait.

    Tournant sa tête négativement de gauche à droite, elle consentit à suivre l’ange derrière lui à une distance raisonnable, de sorte à ne pas se prendre un coup d’aile si ce dernier en avait la très mauvaise idée.
    La foule était blanchâtre et grise, pétrifiée par le cumul du sang et de l’incompréhension, certains s’étaient détachés du groupe en hurlant pleins poumons, d’autres trop craintifs et absorbées par la gitane qui répondait au nom de Irma restaient bloqués sur leur échine.
    Un autre carreau provenant de l’être immaculé fendit le crâne d’un autre de ses hommes encapuchonnés, faisant sursauter et crier une foule qui s’estompait presque entièrement.
    Derrière l’ange, Alhone avait également dégainé son épée de lumière à runes et se mettait de dos à cet inconnu, permettant ainsi de dissuader toutes attaques de prêt comme de loin.

    Jusqu’à ce qu’elle se rende compte que des ailes derrière elle suffisaient amplement à dissuader l’ennemi…
    Désespérée, elle se tapa la main contre son front en soupirant excessivement : ça lui servira d’expérience la prochaine fois qu’elle rencontrera un être de la même envergure… elle saura à peu prêt comment aborder un être aussi… froid et agressif !
    Observant les ailes, distraite, elle remarqua que certaines plumes n’étaient pas vraiment aussi belles que celles d’un oiseau, elles étaient presque mitigées, coupés ça et là… sans doute abusées par une trop grande utilisation…
    Secouant la tête pour reprendre ses esprits, elle capta deux trois mots provenant de derrière elle…

    « - Les enfants de la divine lumière sont conduits à la source des bienfaits par la divine providence ! Vos pas vous guideront tous vers le sanctuaire de la grande ourse polaire ! votre destination sera le lev… AAAAAAAAHH… »

    Retournant la tête vers la source du cri, Alhone cru apercevoir un carreau se figer dans la poitrine de la vieille dame. Grondante comme une louve sortant de ses gonds, la paladine commença à courir vers l’un des êtres en capuchons qui venaient de s’estomper dans cette nuit des plus froide.
    Le soleil n’était pas encore descendu de son lit que des nuages gris se cumulèrent dans le ciel. Rengainant son épée assoiffée Alhone se redirigea vers les gitans en deuil et le séraphin…

    « - Sanctus espiritus… que cet être éphémère trouve la paix dans son sommeil, Amen . »


    S’approchant de la dite dame en lui refermant ses yeux livides dirigés vers la nuit sans lumière, Alhone constata en saisissant les deux bras du cadavre afin de les superposer… que le livre qu’elle écrasait entre ses doigts blancs rongés de spasmes traitait de vieilles légendes… Fronçant les sourcils elle interpella l’ange de son regard d’argent…


[HRP: les PNJ... tu en fais ce que tu veux!!! tu peux me les envoyer comme je peux te les envoyer. Ils peuve,nt aussi servir à la création des indices, bref... tu fais comme tu le sens, c'est libre arbitre chez moi xD ]
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Uriel Sol



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Dim 19 Fév 2012 - 13:31

La troupe se décomposa et se dispersa dans la nuit rassurante très rapidement. Le séraphin était satisfait de lui sur ce point. Cependant, il remarqua que quelque chose clochait : ces êtres encapuchonnés étaient vraiment un groupe organisé et armé. Charge ou pas charge ? D'un bond d'un seul, Uriel aurait pu annuler la distance séparant ses nouveaux ennemis de lui-même. Mais l'un de ces humains sortit une arbalète à répétition. Uriel ne put rien faire. Soit son aile était embrochée, soit la paladine recevait un carreau. Alors l'ange encaissa une pointe dans le fin tissu de peau de ses ailes et posa un genou à terre en grognant et en attrapant son aile pour qu'elle ne se replie pas.

-"Chien ! Enfuis toi avant que je ne te tue !"

Il n'était dès lors plus question de bond. L'homme tira une seconde fois sur la gitane. Le séraphin se releva. La paladine partit, assoiffée de revanche, courir après l'assassin, qui put tout de même disparaître. Alors elle revint. L'ange arracha la flèche de son aile par l'arrière, pour ne pas cingler la plaie, et pour ne pas s'arracher des plumes. Sa réaction instinctive fut, dès que le carreau fut retiré, de faire battre son aile, qui émit un craquement tout le long du dos.

*Hé bien… J'ai failli y laisser des plumes…*

La paladine vint se placer à côté du cadavre tombé du chariot pour lui psalmodier un cantique de repos éternel. Avec des paroles typiquement mortelle. Puis elle entreprit de le placer dans une certaine position. Là-dessus, elle découvrit le livre de la vieille. Elle eut juste le temps d'interpeller le séraphin. Qui prit le livre aussi rapidement mais discrètement qu'il put.

-"Hum… Ce livre nous sera fort utile…"

Sur ce, le séraphin retourna lui aussi dans l'obscurité. Il laissa les gitans se recueillir sur leur soeur, sur leur mère, sur leur amie. Uriel ne savait que penser de l'esprit humain après cette entrevue. Certains étaient violents et renfrognés sur eux-mêmes. D'autres vivaient en harmonie. Tout semblait décidément possible. Au passage, le séraphin s'arrêta un instant à côté de l'homme qu'il avait assassiné. Il baissa la tête et le regarda froidement.

-"Cela en valait-il vraiment la peine ?"

Uriel agrippa le cadavre et le posa sur son épaule. Il se dirigea ensuite dans une ruelle.

-"Paladine, j'aimerais que vous m'expliquiez tout ce que vous savez sur ce maudit grimoire… Pour le reste, vous êtes, ma foi, libre de me considérer comme barbare et de quitter ma route. Ne le niez pas, vos yeux, tantôt argentés, tantôt enflammés, semblent effrayés. Il ne va sans dire que faire peur à une soeur d'arme me gêne infiniment."

Le chevalier céleste posa le cadavre et se tourna vers la paladine.

-"La milice, s'il y en a une, risque de venir. Nous n'avons que peu de temps. donnez moi vite votre réponse !"

Uriel attendit la réponse, et de toutes façons, qu'elle soit positive ou négative, l'ange fouilla le cadavre pour trouver un quelconque indice à propos de l'organisation qui risquerait de lui mettre des bâtons dans les roues.
Si elle était positive, il se lèverait, se pencherait et poserait le poing sur son coeur, donnant son identité, son grade et sa quête. Si elle était négative, il lui demanderait tout de même ses informations.
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Alhone Aargarëth



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Lun 20 Fév 2012 - 1:43

    Alhone ne savait plus quoi penser de cette nuit chaotique, une bonne nuit de sommeil l'aurait sans doute aidé à mieux réfléchir à tous ces problèmes avec sagesse. Puisant dans ses forces, elle admettait bien qu'au final le nouveau détenteur du livre des comtes s'avérait être un partenaire utile pour une aventure aussi risquée que celle dans laquelle elle souhaitait se manifester.
    Sans doute l'ange n'avait peut être pas cette vision des choses, mais il devait admettre que seul avec un bouquin, sans informations, il serait vite perdu ! Sans compter que lors de cette aventure, le risque de croiser tout type de monstres était susceptible de nuire à n'importe quel être vivant et jusqu'à preuve du contraire, l'être céleste ne semblait pas avoir accès à l'immortalité, bien que sa carrure et son caractère distant incitait le contraire.

    Soupirante, elle laissa la vieille Irma aux soins de sa famille, au moins la dame n'aurait pas souffert d'une longue agonie douloureuse due à une longue vieillesse: La paladine remercia le ciel un court instant pour cet acte.
    Se retournant maintenant vers l'ange au cadavre sur son épaule, sourcil levé, elle ne bougea pas d'un pouce hésitant entre suivre le chevalier ou bien retourner à son auberge s'occuper de ses affaires.
    Il est simple de dire qu'il valait mieux suivre cet homme ailé, au moins elle aurait de quoi pouvoir dormir sur ses deux oreilles cette nuit là... quoique, d'un point de vue purement simple... la vue du cadavre sur l’épaule de ce dernier intimidait la paladine en plus haut point.
    Subitement elle percuta les paroles de son cousin de lumière avec peine, ce dernier semblait comme aspiré par sa seule quête de ce maudit grimoire ! Elle qui n'avait déjà plus toutes ses idées en place allait devoir encore s'avérer compétente et serviable...

    Elle expira fortement, non pas qu'elle avait peur de cet homme à la force herculéenne, mais la confiance qu'elle lui accordait était comme... presque inexistante.
    Le fait de n'avoir jamais connut d'ange auparavant ne l'y aidait pas, et celle d'avoir suivit des cours sur des vampires métamorphes ne l'aidait pas non plus à ses défaire de sa stupide paranoïa. Il fallait qu'elle réfléchisse vite, mais comment faire dans un cas comme celui-ci... alors que les deux extrêmes de ses pensés ne concordaient pas ?
    Et même si ce dernier se présentait à elle, cela ne changerait nullement à sa conception des choses, son cerveau n'était pas en état d'agir.

    " - euh.... ... oui certainement... "

    Lâcha t-elle à son interlocuteur alors que ce dernier fouillait le cadavre du type qui avait faillit le transpercer. Parcourut par un courant d'air froid, elle se rappela que durant son requiem, un carreau avait été percuté par une des ailes de son adjuvant.
    Non pas qu'il sortait en tant que héros de cette histoire, mais un élan de stupéfaction, d'intimidation et presque une pointe amicale lui parcourut l'échine : il lui avait sans doute sauvé la vie.
    Et elle se devait de lui revaloir cette dette, elle une humaine ne dépassant pas encore le quart d'une vie humaine à un ange quasi éternelle, quelle ironie ! s'étouffant dans une réflexion intérieure, elle ajouta

    " - Ca prendrait des nuits entières à vous expliquer tous ce que j'ai pu apprendre aux cotés de cette femme... il serait plus sage d'en parler dans un autre lieu ou bien de faire route ensemble. Rejoignez-moi à l'auberge de l'écureuil touffu, je vous attendrais dans les écuries en attendant ! Comme vous le dites, des gens commencent à arriver et je n'ai pas vraiment envie d'avoir à me confronter à l'épée de nuit avec des hommes aussi costaud que vous ! "

    En effet, étant totalement lessivée, la paladine n'avait plus aucune force d’interagir contre un homme armé, elle était à une merci presque totale. Retrouver une source de chaleur, une couette pour dormir était la seule chose de possible qu'elle soit en mesure de faire.
    Ses oreilles légèrement pointues, identifiés comme au quart elfique, décelèrent quelques bruits de pas rapides animés d'aciers entrechoqués, il était hors de question qu'elle reste ici à ne rien faire, elle devait courir et fuir vers son auberge ou son destrier l'attendait, au moins elle serait à l'abri ! Même si elle restait avec l'ange, ce dernier même était dans l'impossibilité de se défendre contre une dizaine de gardes ou de choses armés, il ne fallait pas se leurrer, cela révélait de la magie et non pas d'autre chose !

    " - - Dans cinq minutes à l'écureuil touffu, extérieur sud-ouest de la ville, à l'écurie, bonne route! "

    Le saluant d'un bref geste de la tête, gage d'une promesse tenue et d'un signe de confiance, la paladine tourna ses talons et commença à courir comme une dératée vers l'extérieur de la rue, là où quelques lumières et maisons encore éveillées laissait son ombre caresser les murs de sa présence furtive. Même les talons de ses bottes fracassants les dalles du à sa course rapide ne purent se répercuter dans cette nuit hostile : c'était comme si elle avait été fantôme durant cette course : totalement invisible aux yeux des passants. Bientôt elle arriverait à son lieu de rendez-vous, très bientôt...

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Uriel Sol



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Lun 20 Fév 2012 - 12:20

La paladine partit, Uriel se retrouvait assez bête, seul. Cinq minutes pour rejoindre une auberge à l'extérieur de la ville. Autrement dit, il valait mieux partir tout de suite. Le séraphin déchira les vêtements de l'homme. Sur son épaule se trouvait un blason cousu. Il l'arracha et le garda. Ce blason représentait un soleil au-dessus d'un homme et d'une femme se tenant la main. Image barrée par deux chevrons. L'homme devait être quelqu'un.

*Hum… On dirait le blason d'une organisation… Secte ? Non.*

Uriel porta sa main aux hanches du cadavre et en tira une bourse fermée par un lacet attaché autour d'une pierre semi-précieuse. Un topaze ! Feleth portait donc de belles choses. Quand aux piécettes d'or, Uriel pouvait en avoir d'autres utilités que pour son propre bénéfice. À vrai dire, les richesses matérielles et lui, faisaient trois. Mais souvent les informations se monnayaient. Et puis, se payer une nuit d'auberge lui aurait permit de reposer son aile. Et que la paladine exténuée puisse se reposer tout son soûl. Les humains pouvaient êtres forts, mais sans un réel entraînement, ils restaient vulnérables. Comme les anges. Comme les démons. Mais son léger côté elfe, indiqué par ses oreilles pointues, ne lui permettait pas une meilleur condition physique ?

Bref. Des hommes arrivaient. Uriel les entendit distinctement. Deux groupes. La milice. Et cette foutue secte. Les deux groupes arrivèrent en même temps sur la place. Le séraphin prit le livre à pleines mains et s'élança dans les airs. L'appel d'air provoqué par la blessure le fit tournoyer et il passa bien au-dessus du point visé. Pour revenir sur le toit du bâtiment, il dû déployer ses ailes pour planer.

-"Laissez passer Les Élus des Faux-Parleurs !"

*Hein ? Mais qu'est-ce que ?…*

-"Partez les bouseux ! Laissez nous faire notre travail !"

-"Répète un peu pour voir !"

Ces gens étaient d'une stupidité sans borne. Tous agissaient comme s'ils avaient été acculés et que leurs survies ne dépendraient que de leurs armes. Était-on en Feleth ou en Vein ? Uriel dominait la place et vit un spectacle autant déroutant qu'affligeant. Les gardes faisaient leur travail : garder la ville, protéger les citoyens, combattre le crime. Et c'est ce qui leur était reprocher. Secte imbécile. Élus des Faux-Parleurs… Paradoxal et bâtard.

Le séraphin fit craquer sa nuque, appréciant les nerfs qui se relâchaient. De là, il regarda la pâle Vénus au loin.

*Alors. Nord par ici. Donc Sud par là. Si le Sud et par ici et le Nord par là, alors l'Est est dans cette direction et l'Ouest à son opposé ! Qu'est-ce que c'est logique. Qu'est-ce que j'suis inutile quand je réfléchis en fait.*

Quand faut y aller, faut y aller. Plusieurs bonds l'amenèrent au Sud-Ouest de la ville. En chemin, peut-être que des gens l'avaient vu. S'ils n'avaient jamais vu d'ange, peut-être furent-ils rassurés de voir le bien exister. S'ils en avaient déjà vu, peut-être rirent-ils de sa quête malchanceuse. Et si c'était des démons infiltrés, peut-être se jurèrent-ils de l'oublier, ou de lui mettre des bâtons dans les roues. Peut-être que sa camarade d'infortune s'était fatiguée à courir. Dommage pour elle. À vol d'ange, l'auberge n'était pas si loin que ça. Le chevalier atterrit dans une ruelle adjacente isolée. Il défit son casque et l'attacha à sa ceinture. Même réflexion que toute à l'heure : chaleur moite, environnement sale. Quelques gouttes de sueur perlèrent de son front.

Comment pourrait bien réagir la paladine en découvrant le visage du chevalier ? Il était dit que les séraphins étaient beaux. Mais Uriel n'en savait rien, il ne regardait pas les autres hommes. Alors qu'une nouvelle idée abscons surgissait en lui, il entrait dans les écuries. Un palefrenier s'adressa à lui tandis qu'il vit la silhouette de la femme se découper à la morne lumière des lanternes sourdes.
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Alhone Aargarëth



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Mar 21 Fév 2012 - 18:30

    Les ruelles s'enchainaient à une vitesse telle que les égouts et les relents nauséabonds de la ville n'imprégnaient pas les narines d'Alhone complétement absorbée par sa course. La basse vile de Venil était certes conviviale mains loin d 'être accueillante lorsque l'on distinguait entre la buée des ruelles quelques douteux passants légèrement vêtus.
    L'odeur du matériel traditionnel ajusté à la sueur de la chaume étouffaient les boyaux des ruelles, certains forgerons ou maçons profitaient de la nuit pour ajuster leur titre et ajouter une prime à leur salaire minable, le charbon qu'ils utilisaient produisait une vapeur telle qu'elle recouvrait en quelques secondes la rue ou ils travaillaient.

    Elle n'avait courut à peine quatre petites minute à une allure rapide qu'elle constata enfin l'entrée de son auberge tant convoitée.
    A la lueur amicale des torches s’alignait une bonne cinquantaines de boxes dont les palefreniers et écuyers distribuaient l'orge et le foin pour les nobles animaux vivants dans cet établissement, la bonne odeur de la fraîcheur conviviale anima immédiatement la jeune paladine d'une humeur tout à fait bonne, elle ralentissait sa course pour plonger son odorat dans ces odeurs bienveillante, son cœur battant à tout rompre et la souffle court, elle s'engouffra vers le milieu de la salle, là ou la chaleur commençait à monter à la façon d'un poêle que l'on aurait ajouté à la fin de l'écurie.

    Jetant un coup d'oeil vers le fond de l'écurie en jugeant que la porte donnant accès à l'auberge était ouverte, elle se rassura en se focalisant vers le box ou son destrier avait déjà la tête sortie, quelques bouts de foins mâchonnés se promenaient le long de sa commissure.
    Elle ouvrit le box pour juger que toutes ses affaires trônaient bien dans le dit box, ce qui était le cas... personne ne pourrait avoir l'audace de venir ouvrir une stalle ou un animal imprévisible aussi imposant que son animal y faisait domicile.
    Il restait peut être dix mètres de libres, de quoi dormir dans la paille avec cette bête, cependant ils étaient déjà réservés aux affaires de la dame, bien enfouis sous la paille.

    Jetant un soupir en de soulagement en constatant que tout était en place, elle observait le dehors en un coup d'oeil rapide, jugeant qu'il était temps d'aller accueillir son ôte un peu.. spéciale.
    Entrant rapidement dans la stalle en attrapant au vol un sac de potion, elle marcha droit vers la sortie de l'écurie.
    C'était comme si elle avait retrouvé une seconde vie avec cette lumière et cette chaleur ambiante. Profitant de son nouvel état, elle arriva vers le milieu de l'écurie lorsqu'elle aperçut l'image de l'ange se détacher de la poussière et de la buée provoquée par la chaleur de l'écurie.
    Sans contre façon elle arriva à lui et le dévisagea, légèrement sur ses gardes... ça ressemblait à ça un ange?

    * - Pourquoi je suis aussi étonnée? C'est un être céleste après tout... une espèce d'humain mais en plus... ... charismatique? bref! faut que je fasse un truc là ou je vais encore paraître comme un boulet, j'le sens! "

    " - voici un onguent réparateur, mes affaires son au fond de l'écurie. Je vous offre à boire messire? "

    Tenant la fiole d'onguent à l'être immaculé, sa tête s'inclina lentement afin de saluer son camarade. C'était une forme de reconnaissance pour ne pas l'avoir trahis et de l'avoir aidé d'une certaine façon...
    Maintenant qu'elle jugeait et observait à quoi ressemblait cet ange, elle aurait tous les moyens de le retrouver si jamais ce dernier jugeait suffisant de partir avec tous les renseignements que la paladine allait lui donner sans faire "équipe" avec elle...
    encore légèrement méfiante, elle avança vers son box en saisissant la poignée du box, s'engouffrant à coté de son énorme bestiole qui bloquait à lui seul le passage de l'entrée avec sa carrure imposante.
    Elle saisissait une sacoche de cuire en la porta à ses épaules, poussant son étalon de son chemin el lui assénant un coup de hanche. Sortie, elle ajouta:

    " - Ainsi j'ai tous ce qu'il vous faudra à l'élaboration d'un plan... montons il y a là haut quelques mets qui méritent d'être goûtés... "

    S'avançant vers la porte de l'arrière, elle attendit l'ange pour monter à l'étage.
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Uriel Sol



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Mer 22 Fév 2012 - 21:37

Écurie. Basique. Palefrenier étonné. Classique. Geste las de la main. Compréhensible. Regard braqué vers la paladine. Normal. Paladine étonnée. En fait non, paladine découvrant le visage d'un séraphin. Hé oui. Séraphins, anges, humains, tous étaient des êtres biologiques, uniques et distincts, bien que semblables. Uriel put au passage noter les seuls biens de la paladine : un bourrin bien gros et quelques affaires qu'on devinait sous la paille de l'animal. La paladine finit par agir. Un onguent ? Merveilleux. Si y associer une nuit de repos était possible, tout irait bien dans le meilleur des mondes. Tout. La jeune femme invita le chevalier à monter à l'étage.

Enfin ! Un peu de repos ! Une pause qui serait bienvenue après tant de péripéties ! Se poser tranquillement, dialoguer, discuter pour savoir sur quoi orienter ses recherches, et surtout sur qui. Mais il restait un embryon de problème.

-"Vous savez, se diriger à l'étage supérieur ne me dérange en rien. Mais la présence de quelques probables troubles m'irriterait au plus haut point. Cependant, se nourrir, dormir, étant deux choses vitales, il faudrait bien que nous y passions. Alors je vous suit jusqu'à la porte, et bien qu'il est de politesse, pour une auberge, que l'homme passe devant, je vous laisserait de me guider."

Finalement, cette auberge n'avait rien de ce que l'on pouvait s'imaginer : relents de boissons, de sueur, saleté, bois usé, aubergiste gras et laid, piliers de comptoir. Rien. À la place se trouvait une belle petite ambiance bien chaleureuse, dans une atmosphère bien confortable. Tant mieux. Le séraphin suivit la paladine jusqu'à une table à deux chaises.

-"Vous parliez de mets. Je suis peu intéressé par la cuisine humaine, bien que la douce odeur n'indique que de la bonne nourriture. Ainsi, au vu de votre état, je vous prie de vous asseoir. J'irai commander pour nous deux. Mais indiquez moi ce qu'il y a. Je ne souhaite rien de lourd, à vrai dire. Après, nous pourrons parler de choses plus sérieuses."

*Je dois lui parler de cette secte en priorité. Cela attendra un peu.*

Et la paladine lui parla. Elle lui parla de mets doux et raffinés. De miel et de gingembre. De sauces relevées et de sauces douces. De pâtes à pain telle qu'on la fait ici et de confitures. De fromages et de vins.

-"Ah oui, au fait, j'ai trouvé un topaze sur celui qui voulait vous occire. J'n'en ai pas vraiment l'utilité."

Et Uriel partit pour parler à l'aubergiste. Son livre était toujours contre sa ceinture.
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Alhone Aargarëth



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Jeu 23 Fév 2012 - 22:54

    Un bon nombre de voyageurs avaient déjà posé leurs bagages à l'étage et se plaisaient à converser, boire ou chanter et danser tant cette nuit sombre les poussait dans le tranchant de leur folie.
    Les servants ensués répandaient l'odeur de la bière et d'un bon repas tandis que les guerriers les plus avisés continuaient toujours de s'exclamer à haute voix, accompagnant de leurs poings et talons le rythme des troubadours ivres.
    La paladine s’avança dans un coin de la salle assez loin du brouhaha et de la fête permanente de la soirée, proche d’une fenêtre dont l’alcôve donnait la vue à une cheminée aux flammes ardentes, faisant signe à l’être céleste de prendre possession de la table aux deux chaises, elle étendit son ouïe jusqu’au milieu de la salle pour constater finalement que personnes ne s’était retourné ou visait à les espionner.
    Même s’ils ne passaient pas inaperçus avec la taille imposante des ailes du séraphin, Les hommes du bar semblaient assez ivres pour ne pas prendre en considération ce fait… à moins que les anges aient l’habitude de passer dans ce coin. Alhone n’en savait rien et préféra relever les plats du jour pour son futur allié.

    « - un topaze… c’est toujours mieux qu’une pierre d’onyx vous me direz… »


    En effet, il y avait énormément de guilde qui profanait les droits de l’ordre des chevaliers de lumière, en commençant par l’ordre du corbeau reconnut par le porté d’une pierre d’Onyx. Une Guilde d’espionnage dont les milices et les guerriers étaient aussi subtils et discrets que méprisant. A eux, ils recouvraient cinq villes importantes proche de Venil. N’ayant reçus aucun ordre de les terrasser, Alhone préfère de loin s’occuper de sa tâche principale de répandre la lumière sur la terre sainte que de s’occuper de cette guilde… ou ces guildes.

    Elle n’avait que très peu entendu parlé du clan porteur des topazes, comme elle allait sans doute en discuter avec son complice… les guildes sont bien là où elles sont. , c’est à dire, sans elle pour s’en occuper et puis… d’autres soldats impérieux ou même d’autres chevaliers du levant sont sans doute à la recherche de cette petite guilde qui n’a pas su apporter sa réputation en dehors des campagnes avoisinant Venil.
    Elle releva avec un goût amer de défaite le mot «occire » qui était resté gravé un instant dans sa tête, elle en lança une grimace tant le souvenir de devoir une dette à un homme n’était pas des plus joviales.
    Soudain se rappelant des événements, elle se redressa de sa chaise en observant avec un œil un peu plus expert la carrure et le porté de l’ange.

    Il n’y avait pas à dire, lorsque l’on a retrouvé un peu plus d’énergie, l’on reconnaît tout de suite les compétences des personnes que l’on observe.
    Elle jugea instinctivement la carrure de l’individu, une belle bête de muscle et de combat semblait-il. Son armure, jugeait-elle, n’aurait aucun mal à éclater les flèches lancées par un quelconque archer. Elle regarda d’un air intéressé les jambes aussi, longues et fortes sans aucun doute aussi dur que l’acier, le haut des jambes, le torse pour remonter le long d’une gorge nouée et nerveuse, indiquant que l’être avait déjà eut à faire dans son passé à des combats fiévreux et enragés.
    Enfin, le visage ou vivent deux sphères brillantes aux reflets gris-marin. Alhone ne voyait pas grand chose de malsain dans la couleur et le physique de l’être vivant, c’est pourquoi elle finit par s’asseoir docilement, un petit sourire satisfait au coin de ses lèvres tandis qu’elle s’affaissait confortablement dans son siège.

    Un petit détail la chiffonnait cependant, c’était un petit bruissement « crac » qu’elle pouvait entendre en concentrant son ouïe sur les ailes ou le dos de l’individu. Optant pour un sourd et léger bruissement d’arme osseux dissimulé quelque part autours de l’ange, elle relâcha sa pression en observant finalement la cheminée et ses flammes.
    Elle était curieuse de savoir ce qu’il avait commandé pour manger ou plus important, de connaître le contenu du livre qu’il avait chapardé à la bonne Irma.
    Elle attendait sagement qu’il finisse par revenir, puis d’un geste gracile elle lui indiqua la chaise la plus confortable pour qu’il y prenne place.

    « - Il était temps de prendre une pause… ça fait longtemps que mes neurones n’avaient plus la possibilité de fonctionner ! Alhone Aargareth, Chevalier du duché d’athfalt et paladine de la cité de Venil… j’ai pour mission de repousser les forces ténébreuses en dehors des plaines du Venil, peut être même de Feleth d’ici peu de temps. Ce qui m’amène ici est très simple, mais puisque je vous ai donné la parole de vous instruire sur la même voie qui m’intéresse… on va faire court. »


    Dessinant comme un symbole du soleil sur la surface de la table en murmurant aussi bas que possible, elle ajouta dans une voix étouffée :

    « - J'ai certes pour mission de protéger les êtres vivants de ce continent, mais je ne suis pas dupe, même une armée entière ne suffirait pas à repousser le malin.

    Je me suis donc mise en tête de trouver un moyen de protéger temporairement Feleth en attendant que l'on trouve quelque chose de plus tangible. Entendant la légende sur l'oeuvre de Galabjiir, j'ai tout de suite voulus me mettre à la recherche de ce dernier. Je ne vous cacherais pas que je ne fais cela ni pour l'argent ni pour la gloire ou l'honneur, seulement dans un but de concervation et de protection.
    Nous autre chevaliers d'Athfalt oeuvrons pour notre nation et pour concerver l'idée de liberté qui nous unis.
    Si nous restons sous le joug des ténèbres ou de la miséricorde... nous ne serons libre que d'une peur angoissante, rien de plus.

    Le grimoire de Galabjiir se trouverait en contrebas des ruines d’Ascelnoth m'a t-on dit. Lorsque l’on regarde sur une carte l’on se rend compte qu’il n’y a qu’un lac… Irma m’a dailleur fait une démonstration étonnante. S’il on prend une carte du lac et que l’on y ajoute une page spéciale, d’un livre de légende sans doute que l’on trouverait un passage qui nous permettrait d’accéder au grimoire. Je n’ose pas imaginer la tête qu’il doit avoir avec le temps...
    Bref, vous avez un livre de notre défunte, à savoir s’il correspond ou non… j’ai une carte dans ma sacoche. »

    En effet, sortant la dite carte qu’elle tendit sur la table et l’aide de ses doigts elle fit le contour du lac et des différentes îles qui la peuplaient.
    Espérant une réaction immédiate de la part de l’ange, elle plongea son regard directement sur ce dernier.

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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Ven 24 Fév 2012 - 11:32

Un ordre qui souhaitait protéger Feleth du mal. Le grimoire de Galabjiir. Un livre permettant d'y conduire. Le nom de la guerrière. Rien de connu pour Uriel. Cet ordre avait confiance en lui pour espérer telle prouesse. Mais c'était déjà un bon début. Pour le reste, cela faisait très chanson de geste.

Au moins, d'un point de vue pragmatique, il aurait pour ce soir la paix, l'espoir de se reposer tranquillement. Le calme avant la tempête peut-être. Et autant profiter de chaque moment de répits.

-"Uriel sol, chevalier de l'armée du monde supérieur. Je ne vis pas que pour la guerre, mais c'est la seule chose que l'on a pour le moment daigner m'apprendre. Pour le reste, je ne peux compter que sur ma volonté et mon intuition."

Le séraphin lança cette phrase en posant l'épais livre sur la table. Ce livre n'était qu'un tome poussiéreux des temps antiques. Ouverture du livre. Table des matières ? Gagné. En fait non. De nombreux chapitres constellaient le livre. Tous longs, tous bien fournis et documentés, avec probablement une carte. "D’Ascelnoth" avait dit la paladine.

-"Commencez à manger. Je cherche le chapitre désiré, sur Ascelnoth. L'ancien empire. On m'en a souvent parlé. Mais peu de manière vraiment poussée. Comme si les secrets qui s'y trouvaient devaient restés cachés. Je sais que l'on y va pour le calme."

Ascelnoth. L'ancien royaume. Uriel rassembla ses souvenirs tandis qu'il tournait les pages jaunies. L'ancien royaume. Avant la lignée Hendenmark. Avant la rage qui déchira la terre des mortels. De nombreux mages, de nombreux chevaliers vont dans l'ancien royaume pour un pèlerinage de tranquillité, pour méditer. Mais pas que des praticiens des arts magiques ou des arts martiaux, également, des clans nomades se trouvaient dans les ruines. Ainsi que d'innombrables secrets enfouis depuis longtemps. Et le séraphin commençait juste à en entrouvrir un.

Trouvé. Sol retourna le livre afin que tous deux puissent voir la carte dans le livre. Une carte d'apparence banale. Cités en ruine, lacs, marais. Quand la paladine ajusta sa carte, quelque chose s'activa dans les neurones du chevalier. Mais ces couloirs étaient-ils seulement des allés secrètes ?

-"Oui. Vous aviez raison. Gardons la carte et le livre. Nous ne savons pas à quoi ressemblent ces souterrains, ni même s'ils ont changé depuis tout ce temps, mais avoir une carte du lieu peut être très utile. Pour tout vous dire, je ne suis qu'un agent envoyé pour régler un simple problème. L'entité qui m'a envoyé ici à fait parvenir un incompétent pour une telle mission. Je ne suis point retors et réfléchis comme pourrait l'être un mage ou un rôdeur. Mais au passage, celui qui m'a jeté dans cette arène ne semblait pas au courant de ce qu'il se trame ici."

Uriel adressa un sourire à la paladine pour cependant la rassurer. Elle était épuisée, et bien qu'elle ait reprit des forces, elle semblait prête à tomber.

-"Dame Aargarëth, connaissez-vous la secte des Élus des Faux-parleurs ? À mes oreilles, ce nom résonne comme une insulte. Peut-être que pour vous, habitante de Feleth, il sonne plus comme quelque chose de tangible ?"
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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Ven 24 Fév 2012 - 21:22

    Accoudée contre la table, l’autre main en l’air, commandant de ramener deux bières au serveur, elle ne pouvait faire échapper son intérêt du livre et du trésor qu’ils possédaient. Ils avaient à eux deux réunis assez d’indices pour devancer les aventuriers les plus hardis !
    Il ne fallait pas pousser l’audace plus loin cependant… reprendre la route le lendemain dès la première lueur du levant aurait été l’idéale.
    Observant avec une attention débordante son interlocuteur, elle ne donna pas même un mouvement de cil au serveur apportant les deux boissons garantes. Charmée, elle saisissait son verre pour le porté à sa bouche, complètement absorbée par le livre : ne s’occupant que de retenir les informations dans son cerveau, mémoriser les lieux et les points de repaires afin de ne plus avoir besoin du livre au cas ou elle aurait à se séparer de l’être ailé en face d’elle.
    Un autre serveur arriva en apportant deux belles assiettes garnies. Elle réprima une moue insatisfaite et congédia l’homme en réfléchissant durement, toujours ses sens à l’écoute de la salle.
    Légèrement perturbée, elle frôla la salle de son regard d’argent avant de constater trois hommes identiquement habillés. Elle les repéra sans avoir besoin de remettre son regard une fois dessus, ses hommes encagoulée ressemblaient de prêts à ceux croisés en ville une heure avant d’avoir mit les pieds dans cette auberge.

    « - les faux parleurs ? humm … sont-ils vêtus avec légèreté ? encagoulé comme de piètres voleurs et ressemblant fortement aux hommes avec qui vous avez eut à faire ? Si c’est le cas… … ne regardez pas vers la table de l’accueil, nous ferions simplement mieux de retourner aux écuries au cas ou nous devrions combattre une nouvelle fois… au moins vous auriez toutes les cachettes requises pour évacuer les prochains cadavres… sans doute même toute la nuit pour en questionner un ou deux… qu’en pensez-vous ? »

    Ceci dit, elle se remit droite en faisant glisser sa carte le long de la table avec ses doigts fins, l’accompagnant jusqu’à sa poche. Ainsi si quelqu’un avait la mauvaise idée de prendre son sac… il n’y trouverait rien d’autre que de la monnaie, son parchemin indiquant son trajet… mais aucun indice concernant le grimoire de Galaabjiir.
    Prenant son sac, elle laissa un peu de monnaie sur la table en se levant, prit son sac à l’épaule et son assiette en affichant un petit clin d’œil à l’ange…

    « Dès que vous les verrez descendre, rejoignez-nous à notre petite fête. Après cela je pense que l’on sera tranquille pour la nuit. Prenez votre assiette, je pense qu’une nuit à réfléchir à cette carte et à ses accès nous suffira à l’élaboration d’un bon plan.
    Vous savez… il n’y a pas de mal d’être préparé à la guerre et seulement à cela, c’est déjà bien assez difficile de savoir prendre des initiatives pour soit même et pour toute une troupe. Et bien plus encore de réunir son courage pour défaire ses alliés, sans parler de tuer, d’encaisser des coups et de voir ses camarades et parfois sa famille tomber au combat.
    »

    Elle lança un soupir de fatigue avant de se tourner vers la porte, ses talons claquant sur le parquet pour attirer l’attention des hommes de l’entrée…

    « - La guerre, c’est ce qui unit courage, force et sagesse… ne vous traitez donc pas d’incapable alors qu’à l’évidence vous valez certainement mieux. Ca, je puis vous l’assurer ! »

    Sans se retourner une seule fois, elle gagna l’écurie ne sachant pas même si les trois ombres l’avaient suivis ou s’il en était autrement.
    Elle descendait les escaliers l’un après les autres, son assiette dans une main vacillante, elle arriva sur le dallage des écuries, sa fatigue légèrement repoussée par la lumière et la chaleur du lieu…
    Elle réfléchissait rapidement à la situation actuelle, comment la retourner à son avantage et bien sur... comment, maintenant qu'elle connaissait l'identité de son camarade, pouvait-elle lui demander de faire la route avec elle... à l'évidance, ils étaient largement plus fort à deux que seul...

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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Sam 25 Fév 2012 - 0:53

Boissons et plats apportés. Carte et quête acceptée. Si seulement la nuit avait été tranquille, tout aurait pu être d'une perfection infinie. Un peu comme, par exemple, une nuit d'été pendant laquelle des fées se donneraient en spectacle tout en arrosant de leur claire, magique et fraiche rosée. Dans ce cas précis, le séraphin aurait goûté à la nourriture mortelle, vantée par une soeur de bataille, puis ils serait allé méditer pour reposer son esprit, et enfin il serait allé reposer son corps dans une auberge conviviale et agréable. Hé bien non. Toujours des empêcheurs de vivre en rond. Imbéciles de sectaires.

Et puis, finalement, Uriel commençait à l'apprécier ce petit brin de femme. De toujours, ses supérieurs parlaient paradoxalement des femmes : tantôt de lamias, tantôt d'inutiles gardiennes de maisons, tantôt de biens précieux. Finalement, le monde du dessus était-il aussi idéal ? Uriel avait toujours préféré voir les choses par et pour elles-mêmes plutôt qu'écouter les idées et les concepts déjà mâchés par des rigoristes.

 L'armée du monde supérieure. Quelque chose de cher à son coeur angélique. Des bonnes idées. Mais si biens appliquées que cela ? À son retour, il ferait ce qu'il aurait à faire. S'il n'était pas oublié en Feleth, cependant. Mais rien ne l'inquiétait, et rien n'arrêterait sa quête. Ainsi, s'il devait seul montrer à ses frères d'arme ce qu'ils avaient le devoir de faire de leurs cerveaux, alors il le ferait.

Uriel fut brutalement tiré de ses rêveries par le départ de sa comparse aux yeux brillants. Dans la réalité de Feleth, il risquait d'être attaqué. Avant toutes choses, il clarifia la situation. Auberge. Bouffe. Attaquants. Que de la bonne situation merdique. Le séraphin rangea son livre et adopta une technique gastronomique peu envisageable par la bienséance : l'ours. Uriel avala d'une traite son plat. Ce qu'il pouvait en un minimum de temps, sans se rendre malade. La digestion ferait le reste plus tard. Il se mit à plaindre ceux qui le regardaient. Ce n'était ni pratique ni esthétique mais il fallait faire avec les moyens du bord. Si la paladine l'avait vu se baffrer, elle aurait eu bien du mal à le trouver normal.

Trois hommes ? Du gâteau. Si et seulement si ce qu'avait vu la paladine était vrai et qu'il n'y avait ni embuscade ni entourloupe. Le séraphin serait finalement fixé quand il les apostropherait. Uriel ne put finir son repas. Il vit les trois hommes qui passèrent en file au milieu des roublards heureux de leur journée. Grossière erreur que de ne pas surveiller ses arrières quand un séraphin hostile était dans les parages. Bêtise ou piège ? Uriel enfila son casque.

Escalier. Trois hommes encapuchonnés avec un séraphin derrière eux. Le pas léger de l'ange lui permet de ne pas se faire trop remarqué. Les hommes sont de toutes façons trop occupés à fixer la femme. La file se décompose et recompose en arc de cercle. Épées courtes tirées. Intéressant. Celui qui semble être le chef prend la parole. Celui plus à gauche, étant donné la forme de l'écurie.

-"Le livre, chienne !"

Son complice plus à droite reçoit un violent coup de coude sur le crâne. Pour le second, Uriel agit vite. Voir son pote s'étaler comme si le diable voulait sa vie était d'une violence extrême pour le moral. Autant en profiter. Uriel se pencha tant qu'il put pour écraser le second homme d'un coup de tête avec tout son poids. La nuque du chevalier craqua au point que jusqu'en Adyril, l'on se demandait ce qu'il se passait. Et l'homme posa les fesses puis la tête au sol dans un grand bruit sourd puis dans un bruit de paroles étouffées par la salive.

Enfin le troisième homme eut le courage d'attaquer. Il déclina des petits et timides moulinets servant à se protéger d'un monstre titanesque. Uriel prit par le col sa seconde victime et l'envoya sur ce chef. Qui percuta une barre de soutien et fut sonné. Uriel conclut.

-"Je ne sais pas ce que l'on en tirera. J'espère que tout ira bien."

Première victime ? Le blason. Une bourse mais pas de topaze. En se relevant, le séraphin envoya d'un coup de botte l'épée au loin. La seconde et le chef n'eurent rien de plus. Uriel dégagea le second sectaire du troisième.

-"Mademoiselle, si vous voulez disposé d'eux deux, je vous prie de faire selon votre bon vouloir, et surtout ce que vous dicteraient votre raison et votre coeur. Je dois m'entretenir avec leur maître. Enfin. Je pense qu'il s'agit de leur maître."

Mais déjà ce dernier réagissait. Il rouvrait les yeux et essayait de se dégager sur le côté. Le poids de la botte du chevalier céleste, posé sa cape, l'arrêta.

-"On prend la clef des champs ?"

Uriel aggripa l'homme par le col et le leva.

-"Ton nom !"

L'homme fut jeté au sol. Le séraphin le prit par une jambe et le projeta contre un box.

-"Je veux tout connaître à propos de ton organisation !"

L'ange le saisit à nouveau. Arracha sa cape. Saisit une dague dans son fourreau qu'il arracha.

-"Ce que tu cherches avec ce foutu grimoire ! Parle vite ! Je suis las de vos tours."
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Alhone Aargarëth



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Dim 26 Fév 2012 - 14:21

    La poursuite dans le couloir était rocambolesque, tantôt la jeune femme prenait soin de bien se coller à la rambarde en ralentissant l'allure, de l'autre accélérant en zigzaguant sous l'effet de la bière et de la fatigue qui la rattrapait encore une fois. Grommelant en sachant qu'elle devait tenter de faire face à trois hommes derrière, elle s'appuya à la barre de la porte de son box quand elle arriva finalement: son assiette quand à elle restait intacte... son deuxième métier aurait pu être serveuse dans une autre vie s'accorda-t-elle de penser avec ironie.
    Entendant plusieurs bruits sourds consécutifs, elle retourna son intension vers ses anciens poursuivants, le regard légèrement humide à cause d'un léger bâillement qu'elle venait d'écraser dans sa bouche fermée.

    " - Vous auriez au moins pu avoir la galanterie de m'en laisser un... bon, je m'occupe de ça"
    Ajouta-t-elle elle en donnant un coup de tête en direction des deux corps reposant au sol.
    Elle ouvrit la porte de son box; se penchant pour poser son assiette, elle cherchait une corde longue et un couteau dans la paille, son destrier alarmé par le bruit dans le couloir était déjà à moitié sortit de son box, curieux et hardis de vouloir partager ce qui semblait correspondre à une lutte physique et verbale qui n'avait vraiment rien d'amicale.

    Une fois la corde et son coutelas réunis, elle sortait lentement de l'écurie, un léger sourire prenait place sur ses lèvres. Il était tard, elle avait un peu bu mais surtout... ils avaient voulus l'empêcher de dormir!
    Elle liait le premier gars au sol au second sans qu'ils puissent se détacher et allongeait la corde jusqu'à son cheval... liant la corde à l'anneau d'attache du licol de son fier animal qui semblait-il... désirait sortir.

    " - ben euh .. sinon, rien à ajouter.... ? "
    Demanda t-elle aux deux hommes inconscients.

    " - parfait, jvous demandais pas votre avis! et puis c'est quoi cette histoire de vouloir s'attaquer à des jeunes femmes innocentes? piiire! derrière mon dos en plus! z'auriez pu faire semblant au moins de rester sur vos gardes... je sais pas moi....! "

    Détournant le regard des deux gars au sol, elle secouait sa tête de manière négative puis observa la scène avec l'ange... il avait l'air de plutôt bien s'en sortir...
    Ayant plus d'un tour de manège à faire voir à ces gens non-courtois, elle ajouta d'un air amusé à son coéquipier en observant l'homme encore conscient et surtout envie...

    " - ... Au pire, tu sais ce n'est pas si grave, ses amis s'en sortiront un peu mieux que lui..."
    Ajouta-t-elle en montrant son Shire déjà en train de marcher à tout va dans l'écurie, faisant rentrer les corps des deux hommes maintenant conscient contre les boxes, les portes et le foin, arrachant quelques jérémiades ou encore "libérez-nous!" à tous va.
    " - On aura qu'à l'éventrer du bas ventre vers le haut de sa gorge en observant la tête qu'il fera lorsqu'il se rendra compte que ses éviscères, ses tripes et tout le tralala tomberont lentement le long de sa blessure... j'imagine que la douleur ne doit pas être la même... surtout lorsqu'on attend à peu prêt trente secondes à chaque centimètre incisé..."

    Voyant le visage du malotru se décolorer vivement en blanc pâle, elle en concluait que l'affaire était dans le sac... Le sourcil levé à l'adresse d'Uriel comme signe d'interrogation, elle le laissa continuer tout en observant tour à tour la scène de l'ange et de son animal faisant le boxon en sautillant joyeusement dans l'écurie...
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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Dim 26 Fév 2012 - 18:13

Le séraphin lâcha l'homme qui s'écroula à ses pieds en pleurant. En réalité, cet homme était une vieille personne avec peu d'aplomb. Un faible. Comme beaucoup d'autres. Uriel planta son regard dans celui de la paladine. Depuis quelques instants, son attitude était pour le moins étrange. Elle se comportait comme si elle avait été soûle. Peut-être était-ce le cas. Si elle ne tenait pas l'alcool, elle devait éviter la consommation.

-"Dame Alhone… Je saurais désormais qu'alcool et fatigue concoctent un mélange pervers chez vous."

Bien que l'état psychique de la paladine fut peu adapté à la situation, elle n'en gardait pas moins des bons réflexes. Entraver les ennemis était une bonne idée. Si seulement ils ne parlaient pas.

-"Dame Alhone, je vous en prie, faites les taire ! Nous avons une chance inestimable de n'avoir alerté personne !"

En effet. Uriel put suivre ces imbéciles sans coup férir, le combat avait été rapide mais peu discret, et comble du comble, aucun garde n'avait entendu ce qu'il se passait. Le séraphin tourna la tête vers l'être pathétique à ses pieds.

-"À nous deux."

-"Non ! Je suis Blas Jure !"

-"Très sage."

Déjà des réponses ? Très bien. Cela devait très vite se finir. Très très vite. Uriel commençait à avoir besoin de repos.

-"On lutte contre les démons qui investissent le pays ! On a besoin de ce foutu livre pour ça !"

-"Mais encore ?"

-"On ne sait quelles forces sont à l'oeuvre ! Aussi… On… Aussi on n'peut faire confiance à personne ! "

Blas éclata de nouveau en sanglots. Uriel secoua la tête.

-"Imbécile. Bande d'imbéciles. Je suis un séraphin envoyé du royaume supérieur. Vous ne me faîtes pas confiance ?"

-"Tu as tué deux de nos éléments !"

-"Légitime défense. Cette dame est une paladine qui se bat pour le bien et la justice. Vous ne lui faîtes pas confiance ?"

-"Elle a le diable en elle ! Cela se voit."

Uriel adressa un sourire blasé à la paladine.

-"Dame Alhone. Soit cet homme est dépassé par les événements, soit vous avez une touche."

L'homme adressa un regard embué de larmes à l'adresse du séraphin.

-"Bien. Soyons sérieux. Vous êtes donc des protecteurs de la terre de Feleth face au mal. Mais vous agissez en solitaires. Soit tu es avec moi, soit tu es contre moi, grosso modo. Vous n'êtes que des imbéciles finies. Partez, Jure, et ne croisez plus jamais ma route."

Le séraphin ponctua sa phrase d'un coup de pied que l'homme vit passer près de son visage. Celui-ci se leva et partit aussi vite qu'il put, en boitant.
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Alhone Aargarëth



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Dim 26 Fév 2012 - 21:01

    rendue euphorique par la situation qui l’exaspérait, la paladine se retenait d’aller stopper son étalon en cavale dans l’écurie, ses sabots lourds faisaient trembler la paille et les deux hommes à l’arrière étaient dans un pieux état. Soupirant d’aise, à ce moment là, la paladine se remémorait de doux souvenirs de promenade et de danse autours de grands feux des gitans. Alors que son image alco-idylique s’estompait de sa mémoire, elle remarqua la plaisante ironie de l’ange à ses égares. Démarrant au quart de tour, elle ajouta dans un élan plein d’entrain :

    « - Moi ? pervers ? non mais j’suis innocente mais oui mais j’vous assuuuûuûûreuuh ! ! ! sinan y m’auraientpascourru… … innocente voyez ! … … ouais ouais.. jvais les faire taire, oui chef… »

    Passant à un air plus sérieux, elle fit un demi-tour royale en faisant claquer le cuir de son gant de brassière gauche en sifflant doucement. Les joues légèrement rougies par le chaud et l’alcool, son esprit tout comme la réalité s’embuait à chacun de ses pas.
    Son animal arriva vers elle en trottinant, aussi joyeux et fringant qu’un chevreuil en chasse, traînant avec lui les deux hommes en pieux état. Prenant le licol, elle dégageait la corde avec soin tout en donnant quelques fins murmures à sa peluche vivante, le calmer et l’apaiser un peu puisqu’ils n’allaient pas sortir d’aussi tôt.
    Soudain elle entendit vaguement que l’on parlait d’elle comme un démon… grondant d’un rictus amère, elle bougonna dans sa langue sa bouche et son col de chemise :

    « - grogneuh… innocente… groognn… pfff ! ouaip bon l’a peut être pas tord, j’ai un démon en moi.. le démon de l’alcool bwahah ahah .. ahah ! c’est .. pas drôle oui bon je sais Foam, mais va falloir s’en accommoder ! sois tu dors avec moi sois c’est à la boucherie ! nan jdécoooône ! Bon allez file dans ton box ! … … ah ouais nan c’est vrai tu sais pas parler toi… va chier bourrin d’mes deux ! »

    Acheva t-elle de ponctuer en frôtant doucement sa main contre les naseaux de la bête rendue docile.
    Se rapprochant des deux gars, elle les fit taire d’un geste court de la main en posant un doigt sur une des bouche des deux types. Prenant un air vicieux, elle jura tandis que l’autre, qui avait été baladé par son coéquipié, courrait déjà pour sauver sa vie en dehors de l’écurie…

    « - bon ! vous savez quoi à propos dla pierre le là.. la tapoze ? enfin bon, voyez le machin là… »

    « - la sectes des loups ! la secte des ARRGRHHH… »

    Le malheureux se vit saisir un de ses tétons au travers de sa cape par le bout du doigt d’Alhone, se faisant tortiller de droite à gauche, ce dernier déglutissait en ajoutant d’une traite, sans respirer : »

    « - Les Egorgeurs ! vantent les mérites des vieux artéfacts et objets de magie pour s’en servir contre la royauté et le système politique actuel ! ! ! »

    « - … … pi..pitié laissez nous partir ! »

    « - Ouaip bon.. Ururu ? ils sont cuis, jvous les laisse, si vous me cherchez je… je… »

    Ses cils se froncèrent, son corps vacilla vers la droite, au pied de son destrier. Sa main contorsionnait la chaire prise dans ses doigts libérant un long cri d’agonie puis d’un coup…

    « - ruufl… … ruffll… »

    Alhone laissa Morphée se charger d’elle et de ses actes sadiques. Alors qu’elle dormait bien confortablement sur le sol, elle put distinguer une voix terrifié laissant entendre un « détachez-nous… ».

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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Dim 26 Fév 2012 - 23:24

Le vieux partit, il ne restait que ses complices. Uriel n'eut que les échos de ce qu'il s'y tramait. Puis s'y dirigea après un grand bruit sourd et métallique. Juste après ce bruit, des ronflements. Hum, Alhone ne supportait définitivement pas l'alcool. Et peut-être la fatigue. Uriel entendit parler d'une secte des loups, et de rébellion menée à travers des objets magiques. Intéressantes pistes que voilà. Et des échos de tortures avaient répercutés. Le chevalier espérait juste ne pas avoir fait une bêtise en laissant partir l'homme.

En effet. Alhone dormait. Et contre son cheval qui plus est. Gros cheval d'ailleurs. Le séraphin retira son gant en desserrant sangles et attaches, afin que l'animal sente son l'odeur et soit en confiance. Main à plat contre le museau de l'animal qui inspira deux grandes fois et expira un air chaud entre les doigts écartés du séraphin, le cheval s'apaisa face au nouvel arrivant. Un coup de chance que l'animal ne s'énerve pas devant tant de personnes.

Le chevalier céleste s'avança, piétinant le foin au passage. Il s'arrêta à côté d'Alhone et s'accroupit. Elle dormait déjà du sommeil de l'enclume. Une nuit sans rêve peut-être. Uriel secoua la tête et défit son tabard, qu'il posa sur la demi-elfe pour la couvrir. Le séraphin se releva et s'avança aux côtés des deux hommes.

-"Comment vont vos têtes ? Vous avez l'air ravagés."

-"Tortionnaires !"

-"Bande de malades !"

Le chevalier se pencha vers eux. Il captait leur peur, et cela ne l'enchantait pas. Et s'ils mentaient, sa détection innée du mensonge pointerait le bout de son nez.

-"Secte des loups. Égorgeurs. Je veux tout savoir."

-"Pourquoi on répondrait ?!"

-"Parce que vous serez libre. Et vivant. Sinon, je peux également vous torturer. À la manière de l'armée du royaume supérieur."

-"Le monde supérieur ?"

-"Oui. Ce n'est pas une légende comme bien des mortels peuvent le penser… Bon ! Réponses !"

-"La secte des loups fournit cailloux précieux à ceux qu'ils pensent méritant !"

-"Méritant."

-"Ceux qui… Savent vivre dans l'illégalité ! Qui connaissent le monde de la nuit ! Et qui bossent avec eux !"

-"Une adresse ?"

-"Olga la rebouteuse, à la sortie de la ville ! Joachim le forgeron ! Et quelques gardes de la ville !"

Uriel laissa échapper un soupire.

-"Les Égorgeurs ?"

-"Une branche de la rébellion ! Ils utilisent mieux que quiconque la magie face au pouvoir en place !"

-"Des empêcheurs de tourner en rond."

-"L'empereur actuel est une ordure ! Un assassin !"

Uriel se releva.

-"À qui croyez-vous parler ?! Nous regardons Feleth d'en haut. Nous savons tous que son trône est un chiotte bouché ! La clé de voûte de son empire est le sang versé au nom de l'ordre ! Son ordre."

Les deux êtres, intimidés, recommencèrent à sangloter. Uriel croisa les bras.

-"Des noms. Des adresses."

-"Samson le fils de Joachim ! Les paysans de manière générale. La plupart des petits gens monseigneur !"

-"Si je vous libère, vous ferez quoi ?"

-"On part !"

-"Ta logique me sidère. Bref. Je préfère vous laisser partir. Vous prenez de la place. Vous êtes bruyant. Et ma soeur d'arme aura une bonne migraine que vous ne calmerez pas. Je vous libère. Aucun coup pendable."

-"Non !"

Le chevalier observa quelques secondes les noeuds fais par la paladine. Soûle mais efficace. Uriel mit plusieurs instants à desserrer les liens tissés par Alhone. Quand les deux hommes se relevèrent, Uriel attrapa la gourde du plus grand.

-"Elle en aura besoin demain matin."

-"Gardez ! Je n'en n'ai pas besoin !"

Les deux êtes partirent en se confondant en excuses et en remerciements. Un souffle un peu rauque du cheval les fit partir en courant. Tellement triviaux ces mortels. Uriel accrocha la gourde d'eau fraîche à la portière du box, et alla se caler contre un mur, en position de méditation.

Il resta là, à genoux, dos droit, menton légèrement recourbé, casque posé à côté de lui, armure défaite. Puis, finit par redresser la tête et s'endormit ainsi. Il laissa dériver son esprit au loin, tandis que l'attention de son corps se fixait sur la lumière environnante, et qu'il reprendrait conscience dès le lever du soleil.
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Alhone Aargarëth



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Lun 27 Fév 2012 - 13:48

    Après quelques heures de sommeil, le soleil crachait déjà ses rayons brûlant au travers des glaces et parois de bois dont l’écurie état composé. L’auberge de l’écureuil touffu était déjà réveillée depuis longtemps et avec eux, quelques-uns de leur personnel habitué à la levé des aurores.
    Le levant avait prit sa place habituelle au-dessus d’un ciel épuré sans un voile brumeux de nuage, et comme si un coq avait chanté en boucle dans sa tête, Alhone était déjà levée, lavée, habillée et prête à sortir sa peluche sur patte, l’habitude de sentir la lune s’estomper au loin dans le ciel la poussait instinctivement à se lever exactement au même moment que son étoile.

    Il devait être six heures et demi à tout casser, une heure ou le soleil venait tout juste de faire son apparition divine. Une assiette pleine de pain, un verre de lait et un tabard à bout de bras, elle observait l’ange en prenant un air dubitatif.
    Elle se remémorait des événements de la veille, il était inutile de souligner qu’elle se sentait salie et honteuse… cependant cette matinée soulignait la levée d’une autre nouvelle journée avec le soleil en phase du dragon comme soutient. Elle n’avait donc pas à soulever ses manœuvres sadiques contre les visiteurs de la soirée… elle ferait bien pire aujourd’hui si l’occasion se présentait.

    D’un point de vue purement chevaleresque, certaines de ses méthodes peu orthodoxes étaient interdites, prohibés mais sachant qu’elle n’était pas la seule à encourir un risque et que des informations vitales étaient à soudoyer… elle jugeait préférable d’avoir agit de cette manière qu’une autre bien plus douce… la preuve en était le résultat… Uriel n’avait rien obtenu du vieillard, non pas à sa faute car la paladine aurait agit pareillement sans une grande fatigue et l’effet de l’alcool.

    Fermant la porte du box en se dirigeant vers l’ange, elle s’accroupissait en prenant un premier contacte avec ce dernier, il avait l’air si paisible à dormir qu’elle hésita un instant à le réveiller.
    Soupirante, elle posa sa main sur le cou de l’individu en poursuivant une courte caresse jusqu’à l’épaule, elle poussa légèrement cette dernière doucement. Puis Ne sachant pas non plus si le sommeil de ce dernier était lourd, elle poussa un peu plus fort l’épaule en ajoutant :

    « - Uriel, il est temps de partir, prépares toi le temps que j’aille faire quelques réserves, nous partirons de l’écurie d’ici une petite heure. »

    Ceci dit, elle posa l'assiette le verre et le vêtement plié à coté du séraphin et se releva en se grandissant, s’étirant à la façon d’un félin, ses quelques os craquèrent sous la pression de ses muscles.
    Elle se retourna pour prendre une bourse, le licol et son nounours sur les talons, rien d’autre et sortir de l’écurie à pas comptant. Pas besoin d’épée ou de dague en cette matinée jugeait-elle, à peine ses bras et son corps placé sous la lumière de son étoile qu’elle ressentit une immersion totale de bien être, son énergie lui procura un petit gémissement tant il était bon de ressentir le soleil pénétrer sa peau et chauffer sa chevelure.
    Tapant le sol dallé de ses bottes de cuir à la façon d’un sportif de haut niveau, elle rejoignit à grand pas le centre ville suivit de son animal dont les sabots se répercutaient dans la rue comme le carillon d'une église..

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Uriel Sol



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MessageSujet: Re: Prologue d'une étrange histoire.   Lun 27 Fév 2012 - 21:26

Quelques heures de sommeil. Qu'est-ce donc que cela signifiait ? Un corps reposé, un esprit de nouveau alerte ? La délivrance d'un oubli d'un monde pourrissant, à l'abandon ? Que nenni. Chaque réponse dépend de son point de vue, de sa propre vérité. Uriel avait revu son monde natal. Son village. Ses compagnons d'arme et d'amitié. Ses parents. La première charge menée face à d'autres cadets. Du bonheur ? De la fierté ? Le séraphin n'avait jamais tiré nulle gloire à pareille chose. Jamais. Il portait les armes pour lui et pour son peuple, rien de plus.

Puis il se revit lors de sa première promenade sur le lac des fées. Clapotis doux de l'eau. Rire des fées et des dryades. Lieux enchantés, baigné par les reflets magiques et onduleux de l'eau bénie. Arbres millénaires aux larges branches et aux vastes mais douces feuilles. Bosquets multicolores cachant rires féminins. Pour l'occasion, Uriel n'était qu'en tenue basique : chausses, tunique. Blason de l'armée d'Adiryl. Il tomba nez-à-nez avec un bassin de dryades. Ses pas amenèrent son esprit troublé par la quiétude d'un telle lieu en une pataugeoire secrète. Il se remémora distinctement le corps nu, frêle et élancé d'une grande dryade lui faisant face qui s'était doucement et courtoisement approchée de lui. Au moment où la dryade posa sa main sur son cou, Alhone en fit de même.

*Hum ?*

La première réaction d'Uriel fut l'ouverture de ses yeux, puis de ses pupilles rectangulaires. La main glissa jusqu'à l'épaule, les doigts passant sous l'armure. Une telle touche fit remonter quelques souvenirs dans la mémoire d'Uriel. La paladine poussa le chevalier. Puis recommença, plus fort. Uriel leva la tête et braqua son regard dans celui de la femme. Peu de centimètres pouvaient séparer les deux visages. Puis Alhone s'éloigna.

-"Très bien. Je vais ranger. Si vous avez besoin de pièces d'or, venez me voir."

La paladine décrocha son cheval et commença à sortir de l'écurie.

-"Dame Alhone. Quand vous dormiez, les deux pleutres ont parlé. Un réseau souterrain rebelle se dissimule dans les entrailles de cette cité."

La paladine sortit dans la lumière et parue revitalisée. C'est à ce moment que son corps s'activa vraiment. Le soleil devait être son astre associé. Les humains ayant la puissance et la volonté inébranlable du soleil étaient rares. Et précieux.

-"Ainsi, peu de choses sont réellement pertinentes dans le cadre de cette quête."

Sans un regarde supplémentaire, Alhone partit en ville. Uriel eut un moment de solitude. Il sourit pour lui-même. Il se mit à ranger ses affaires et celles d'Alhone. Il fit craquer son dos et son bassin trois fois. Il s'étira en baillant puis fit craquer sa nuque. Et attendit.
Du pain ? De l'eau ? Hé bien, repas frugal. Pour compléter son repas, Uriel mâcha quelques feuilles de diverses plantes du coin, pour l'haleine essentiellement.
Quand Alhone revint, ils partirent pour un ailleurs indéfinissable.

[HRP : Je pense que c'est l'exacte moment pour la suite. Je te laisse t'en occuper ?]
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Prologue d'une étrange histoire.

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