''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi]

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Volac Nénavist'



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Volac Nénavist'
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Race : Séraphin
Classe : Maître lame
Métier : ex-sous-lieutenant des armées d'Adiryl pour lui, lieutenant-colonnel des armées pour ses pairs
Croyances : Aucune
Groupe : Anges

Âge : 28

Messages : 26

Fiche de Personnage : L'histoire d'un ange


Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] _
MessageSujet: Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi]   Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] EmptyJeu 16 Fév 2012 - 22:46

Nous étions enfin arrivés à destination. Après un voyage relativement peu mouvementé, j'allais pouvoir me dégourdir les jambes. Je ne m'étais encore jamais aventuré aussi loin vers l'extérieur des terres. Le plus étrange avec cet environnement était l'air fortement iodé. Comme des vapeurs d'eau salée mais au lieu d'envahir simplement l'ensemble d'une pièce, ici, c'était présent partout. D'après ce que je me souvenais des cartes militaires où l'on pouvait reconnaitre les différents points stratégiques de Feleth, Beolan était située aux abords d'un océan. Une sorte d'étendue d'eau immense mais différent encore d'un lac. Je n'en avais jamais vu et, dans l'état où j'étais condamné à rester dorénavent, je ne comptais plus le voir un jour.

Aoi me trainait derrière lui. Il semblait surexcité et trépignait en déblatérant des tonnes de choses sur ce lieu. Je n'avais rien contre lui mais, des fois, il était vraiment insupportablement bavard... Pour me raisonner, je me répétais qu'il était encore jeune et qu'il avait encore le temps de s'asagir.

Je le suivais sans rien dire malgré tout. Lui, ne remarquait même pas que je ne répondais pas, il continuait, imperturbable, me tirant un peu plus fort lorsqu'il voulait qu'on accélère pour voir quelque chose, et ralentissant quand, justement, il voulait voir quelque chose. Quant à moi, j'humais les odeurs nouvelles, j'écoutais, au-deçà des paroles de l'autre ange, les voix autour de moi dont le rythme s'élevait et redescendait comme les différentes parties d'un orchestre de campagne. J'avais hâte qu'on puisse enfin trouvé une taverne ou auberge pour pouvoir déposer nos effets personnels et ne plus être obligé de suivre ce moulin à parole. Mais ça n'était pas gagné... Le bougre s'arrêtait à presque chaque étale ou magasin de la ville, admirant, s'exclamant comme le gosse qu'il était.

Finalement, au bout de quelques heures qui parurent beaucoup plus longues que ce qu'elles étaient, Aoi signala un établissement qui lui semblait assez convenable pour nos moyens et pas trop délabré. Nous entrâmes et, immédiatement, des effluves âcres m'agressèrent les narines. Dans quoi venait-il nous plonger ? Si je n'avais pas eu en effrois l'idée de retourner chercher un autre endroit moins crasseux pour me taper ses commentaires sur chaque babioles que les escrocs s'amusaient à vendre, je l'aurai moi-même trainé hors de ce nid à déchet. Mais il m'avait trop fatigué et je me résignai à accepter de dormir dans ce trou à rat.
Nous traversâmes une salle au parquet grinçant, glissante de saleté aux fortes odeurs d'alcools renversés sur lui jusqu'à atteindre le comptoir aussi puant que le reste. J'entendais derrière nous des ricanements faussement cachés et les railleries à voix basses des pouilleux du coin. Je tentais d'y faire fie. Ils ne méritaient même pas que j'use de mes dons pour abréger leur misérable vie emplie de poussière et de dépendance à de méprisables liquides aux arômes puissants. Aoi était trop occupé à négocier avec le gérant pour faire attention aux moqueries à notre égard. Après de longues délibérations, nous obtinres une chambre double pour un prix modique. Le gérant nous indiqua son emplacement à l'étage et nous nous dirigeâmes vers les escaliers afin d'investir les lieux. Je fis passer mon compagnon avant moi, lui indiquant que je pouvais me débrouiller pour les marches et que je le suivrai à l'odeur pour trouver la chambre.
Une fois qu'il fut monter, je tournai la tête vers la source des voix. Le silence s'imposa pendant que j'encrais mon visage ferme dans leur mémoire. J'avais beau ne plus avoir mes yeux, je possédais toujours mon aura de Séraphin, et j'étais de ceux dont il fallait éviter la colère. J’entamai alors la montée pour rejoindre mes quartiers, c'est alors qu'un mot me perturba:


- ... Sodomite ...

Qu'est-ce que cela était ? J'avais déjà entendu beaucoup d'insultes sans réelle sens à mon égard venant des humains mais celui là... Jamais.
J'entrai dans la pièce où je sentais déjà toute l'air brassée par les rangements incessant d'Aoi. J'hésitai un moment et, chose qui ne me ressemblait pas tellement, la curiosité me poussa à lui poser la question.


- Excuse moi, saurais-tu ce qu'est un... sodomite ?

Puis un long silence s'installa.
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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

________________

Aoi Haandar
________________


Race : Séraphin aux ailes coupées
Classe : Guérisseur
Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
Croyances : Divinités de la Pluie et de l'Air
Groupe : Solitaire

Âge : 17 ans physiquement (une cinquantaine d'année en vérité)

Messages : 306

Fiche de Personnage : Ils le paieront tous...


Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] _
MessageSujet: Re: Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi]   Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] EmptySam 18 Fév 2012 - 20:03

Enfin, nous y arrivions. Beolan. Et toutes ses échoppes, pleines de divers éléments pour la magie, et pour la guérison. C’était juste magnifique ! Une fois que nous mirent pieds à terre, j’entraînais Volac avec moi. Avec le temps, j’avais presque oublié le dangereux assassin qu’il était. Il était mon sauveur. Et mon nouvel allié. Point. Il ne semblait pas emballé à l’idée d’aller dans la foule mais je l’y forçais. On ne devait absolument pas s’égarer ici. Surtout qu’il ne connaissait pas du tout l’endroit. Moi, j’y étais déjà aller plusieurs fois. Mais pas assez pour prétendre connaître le lieu par cœur.

Après quelques pas, des marchands à la sauvette attirèrent notre attention sur des plantes médicinales et hallucinogènes. J’y jetais un œil, avant d’expliquer à Volac de long en large ce qu’elles permettaient de faire et comment les préparer… Il n’en avait certainement rien à faire mais j’avais absolument besoin de parler. Marre d’être seul et de devoir me méfier de tout le monde. Quoi qu’après une douzaine de vendeurs cela semblait commencer à l’agacer… De plus en plus d’aubaine et de bonnes occasions se présentaient et j’en venais au troc, échangeant certains de mes produits avec les leurs. Ils semblaient satisfaits d’avoir des plantes venant d’autres contrées que les leurs et nous échangeâmes quelques paroles par moment. A chaque fois que je voyais quelque chose d’intéressant, je traînais Volac derrière moi, trépignant d’impatience. J’étais enfin dans mon élément !

Quelques heures plus tard (trop courtes à mon goût) j’apercevais une auberge pas loin du centre de la foire. Elle était quelque peu délabrée mais avec l’or qu’on avait, on ne pouvait pas espérer mieux. A peine entré, je pouvais directement classé cet endroit dans « pas trop fréquentables mais quand t’as pas le choix… » rien qu’à voir les ivrognes miteux terminer leurs boissons plus qu’alcoolisées. Ils nous lancèrent des regards tantôt désintéressés, tantôt hostiles. Si Volac n’avait pas été là, je pense que je serais parti en courrant. Surtout quand j’allais au comptoir. Il était un peu haut et je dus m’asseoir sur une des chaises hautes. Les clients commençaient à ricaner et à chuchoter. Ils se moquaient sûrement de moi… Je n’avais pas la carrure idéale pour venir dans ce genre d’endroit. Je rougis, gêné, et demandais à voir le patron. Celui-ci me jaugea, un rictus amusé déformant ses lèvres.

- Je voudrais une chambre double.

- Une chamb’ double ? Ou ‘vec lit double ?

- Une chambre double ! Avec deux lits !

- Ouais ouais… Bah ça te f’ra quinze pièces la nuit.


Je fouillais dans mon sac et sortis ma bourse. Je n’avais plus tellement d’argent… Il faudrait que je demande à Volac si il avait de l’or sur lui. Je voulus prendre appui contre le bar mais il était tellement sale que je préférais rester droit, et tendis quinze pièces au barman.

- Nous resterons déjà une nuit. Ensuite on verra.

- Ouais, j’vois ça…


Je fronçais les sourcils, agacé. Qu’est-ce qu’il allait imaginer cet homme, là ? Je négociais ensuite pour les repas du soir et du lendemain matin. Nous les aurions gratuitement si j’acceptais de faire la plonge du soir, ce type étant trop feignant pour la faire lui-même. Volac me fis signe de monter en premier une fois que le gérant nous eut montrer par où était la chambre. Mais ça ne m’empêcha pas d’entendre les railleries des poivrots :

- Encore un couple étrange… bande de fous !

- Ouais… c’est fou la bande de sodomites qui nous arrive ces derniers temps !

- Remarque… le petit a l’air d’une gamine. Bande d’anormaux…


Je serrais la rampe, énervé. Tch. Bande d’ignares et de poivrots. Un jour ils me le paieront tous. Plus personne ne m’arrêtera. Alors que je commençais déjà à déballer toutes mes affaires, Volac entra et s’assit sur son lit. Je continuais mon rangement quand il ouvrit la bouche. Pour parler. Chose qui n’arrivait pas souvent.

- Excuse moi, saurais-tu ce qu’est un… sodomite ?

Je me figeais. C’était quoi cette question ? Elle était si soudaine ! Je ne savais pas vraiment quoi lui répondre… mais si il me posait cette question, ça veut dire qu’il ne savait pas qu’il était possible que deux hommes aient une relation ? Je rougis. Dire que j’avais fait attention tout ce temps… mais comment réagirait-il quand je lui expliquerais ? Je me raclais la gorge, un peu paniqué.

- Euhm… C’est un homme qui a des relations… euh… sexuelles… avec d’autres hommes.


Il fronça les sourcils, perplexe. Ouille, mauvais signe.

- Comment peuvent-ils faire cela ?

- Et bien… au lieu d’entrer par euh… le trou prévu à cet effet, il rentre par un autre trou… que les hommes ont aussi.


Ses sourcils se relevèrent. Ah ? Je n’arrivais pas vraiment à lire ses réactions avec son bandeau sur les yeux. Mais il semblait étonné. En colère aussi, peut-être ? Je me jurais alors de ne rien lui dire avant d’avoir une réaction concrète.

- Et pourquoi ont-ils dit ça ?

- Sans doute parce que je ne suis pas très viril. Et que pour eux je fais ce genre de choses.


Ce qui n’était pas totalement faux.

- … Et tu le fais toi ? Tu laisses un autre homme te faire ça ?

J’hésitais. Que devais-je répondre ? Il semblait sur ses nerfs. Autant répondre par la négative.

- … Non..

- Bien. Sinon j’aurais dû te tuer.


Je me figeais sur place. Heureusement que je n’avais pas dit oui ! Un lourd silence s’abattit dans la chambre et je recommençais à ranger mes affaires. Une boule me serrait l’estomac. Grâce au ciel, il ne m’avait pas vu le regarder, quand il se lavait dans le bateau. Je devais à présent calculer tous mes gestes de manières à ce que je ne me fasse pas démasquer. Gêné et tendu, je me grattais l’arrière du crâne.

- Euh.. et bien… je… je pense que je vais retourner un peu sur le marché. On ne sait jamais, peut-être que j’aurais des informations sur leur venue… non… ?


Je n’attendais pas sa réponse pour sortir de la chambre et de l’auberge. Mon cœur battait encore à toute allure. Je venais d’échapper à la mort de justesse ! J’allais faire le tour de la foire pour chercher des informations. Mais je revins au soir, bredouille. Volac s’était endormi, sur son lit. Je l’avais sûrement fatigué avec mes bavardages. Je m’en voulais, de ne pas avoir fait attention à ce qu’il pouvait penser de cet endroit. Las de tout ceci, je me laissais tomber sur mon propre lit. Le matelas était dur. Mais tant pis. Je regardais Volac dormir. Il avait l’air détendu… C’était rare de le voir comme ça. A l’heure du souper, il dormait encore. Je pris en charge les deux assiettes de ragoûts et de croûtons avant de le réveiller.

- Debout là dedans. Le souper est servi !
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Volac Nénavist'



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Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] _
MessageSujet: Re: Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi]   Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] EmptySam 25 Fév 2012 - 16:32

Je me réveillai au son de la voix de Aoi. J'avais dû m'assoupir quelques temps... Que cela était épuisant de parcourir une ville inconnue en courant à droite, à gauche avec un adolescent surexcité. Mais il fallait voir le bon coté de la chose, cela me sociabilisait. Un peu.
Il déposa un plat chaud mes cuisses et me souhaita bon appétit. D'après l'odeur, ça semblait être du mouton mariné dans des légumes. Le tout avait dû être oublié toute une après-midi sur le feu pour sentir aussi mauvais, et je n'osais imaginer les ingrédients qui avait servi à donner le gout final de ce met infecte. Je mangeai quand même car il ne semblait y avoir que cela et que je préférai digérer une mixture infâme plutôt de gargouiller à longueur de temps.

Après ce repas, mon compagnon de route s'empressa de venir me débarrasser en disant qu'il allait tout redescendre et négocier à nouveau le prix du repas avec le gérant. J’acquiesçai et le laissai partir.
Suite à quelques minutes de réflexion, je me levai à mon tour et fouillai mes poches à la recherche d'une quelconque monnaie qui aurait pu servir. Après tout, je n'allais pas me laisser entretenir comme n'importe quel infirme de sous race. Je me dirigeai à tâtons à travers le couloir, puis dans l'escalier que je descendis prudemment. La saleté accumulée au sol rendait le bois particulièrement glissant. J'arrivai enfin au comptoir et cherchai le parfum d'Aoi. Il n'y avait plus personne dans la taverne. Plus un bruit ne venait troubler le silence des lieux à part quelques rares charrettes qui passaient devant l'auberge.

Je finis par humer une légère odeur, similaire à celle du séraphin. Je la suivis jusque dans une pièce aux abominables effluves de nourritures rances. Ce devait être la cuisine, si l'on pouvait encore appeler cela comme ça... Je prêtai l'oreille et entendis la voix rauque du gérant émanant d'un peu plus loin et... en dessous ? Je fis le tour pour enfin trouver une sorte d'escalier menant à la cave. Au fur et à mesure que j'avançais, la voix se faisait plus forte et s'accompagnait de plainte et de menace venant d'une plus fluette. C'était celle d'Aoi ! Cet enfant avait le don de s'attirer les foudres des humains j'avais l'impression. J'avançai alors, décidé, dans la direction des exclamations. Je ne cherchai pas à savoir ce qu'il en était. Une fois à une distance que je pensais respectable de l'homme, qui devait être de dos, ne m'ayant pas remarqué. Je posai ma main devant moi, touchant la graisse de son dos, un peu sous son épaule. Cela me permit de visualiser où devait se situer la tête. Il était un peu plus grand que je l'imaginais mais, dès que je sentis le brassage d'air signifiant qu'il se retournait, je décochai un coup de poing qui vint s'écraser sur le coté de son visage. L'instant qui suivit fut marqué par le bruit sourd de la chute du corps de l'homme complétement sonné. J'étais un militaire, un ange qui plus est, il n'était pas prêt de se relever de sitôt...
J'attendis alors, droit, le regard fixe devant moi attendant une réaction et peut-être une explication de la part de mon collègue sur les événements qui s'étaient produits pendant que je l'attendais en haut.


- Qu'est-ce que t'as foutu encore ?
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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

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Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] _
MessageSujet: Re: Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi]   Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] EmptySam 25 Fév 2012 - 20:00

J'avalais avec une grimace l'infâme bouillasse qui me servait actuellement de souper. C'était répugnant, tout simplement. Mais bon... C'était mieux que rien du tout. Et puis j'avais faim. Je mangeais tant bien que mal, grimaçant à chaque bouchée. Même le crouton qui avait déjà bien vécu était meilleur que cette... chose. Une fois que j'eus terminé mon assiette, j'allais voir où en était Volac. En voyant le bol vide devant lui, je me dépêchais de tout remettre sur un plateau et d'aller tout rapporter en cuisine. Après tout, j'avais négocier ce repas en échange de ma main d’œuvre pour la plonge. Tant qu'il n'y avait pas des débris de viandes putréfiées un peu partout... Dans un soupire, je ramenais le plateau repas aux cuisines.

Cuisines qui ressemblaient plutôt à une décharge; il y avait plusieurs tonneaux remplis de différentes viandes, plutôt avancées, et d'autres avec ce que j'identifiais comme étant des légumes. Il y avait même tout un tas de pommes de terres germées. Eurk. J'ai vraiment manger ça? Une solution de plantes digestives ne me feront pas de mal ce soir... Je m'aventurais près de l'évier qui était jonché de vaisselle sale. Je retroussais mes manches et me mis donc à l’œuvre, écœuré comme jamais je ne l'avais été.

Une dizaine de minutes plus tard, le gérant arriva, constatant que je m'étais mis au travail. Il sourit, me regardant nettoyer les assiettes, adossé au mur. J'étais vraiment mal à l'aise. Qu'avait-il à me regarder comme ça? Crispé, je continuais ma besogne, récurant autant que je le pouvais les assiettes salies par des semaines de crasses. Finalement, il s'étira.

- C'bon, t'as bien travaillé.

- .. Vraiment?

- Ouais. C'rare les gens qui se défilent pas d'nos jours. J'vais même te donner un petit quelque chose.


Je fronçais les sourcils. Ce type était louche. Et je sentais mal son "petit quelque chose". Il me fit signe de le suivre et se dirigea vers la cave. Je lui fis savoir que je devais d'abord prévenir Volac mais il ne voulut rien savoir et commença à s'énerver. Je soupirais et le suivis donc, alors qu'il me guettait. Dans ces conditions, difficile de m'emparer d'une arme éventuelle (quand bien même j'aurais voulu, il n'y en avait pas en vue, au milieu des détritus) et mes dagues étaient restées dans la chambre.

Ce qui devait arriver arriva donc. Il posa sa grosse patte velue sur mon épaule et commença à descendre un peu plus. Je me dégageais, pris au dépourvu. J'avais beau lui ordonner de me lâcher, ça ne lui donna que plus d'ardeur. Je griffais au possible, me débattant comme je pouvais. Ce type se contentait de tenter de m'attraper. Chose que j'arrivais à éviter, me dégageant de ses bras aussi souvent que possible. Ce qui ne durerait certainement pas. Je vis enfin Volac, dans l’entrebâillement de la porte. Sauvé! Il commença à tapoter son épaule. Le porc se retourna et reçut un coup de poing en pleine face avant de tomber inerte au sol. Volac ne semblait pas content...

- Qu'est ce que t'as foutu encore?


Je lui adressais un regard couroussé.

- Je faisais la vaisselle! C'est comme ça que j'ai eus le repas gratuit! Mais cet homme a commencé à me tripoter!

- Ne sais-tu donc pas te défendre?!

- Et bien non! Sinon il serait déjà à terre sans que vous n'ayez besoin d'agir! Je n'ai pas votre carrure moi, loin de là!

- Un corps s'entretient.

- Et bien je passe trop de temps à fuir ce genre d'individu que pour y penser!


Je dépoussiérais mes vêtements écœurer de la situation. Tch. Les humains sont tous des fous ! ... Sauf quelques-uns... Je soupirais.

- .. Merci encore une fois de votre aide...

- De rien. Que faisons-nous?

- ... On va rester ici. Maintenant qu'il a compris qu'il ne fallait pas se frotter à vous, il nous laissera tranquille.
- Et si il appelle la garde?
- Je n'ai vu aucune affiche de vous ou de moi dans les parages. Il n'y a pas à s'inquiéter. De plus, ça m'étonnerait qu'il apprécie qu'on raconte à toute sa clientèle dépravée qu'il aime "jouer" avec les jeunes hommes...

- .. Bien.


Je suivis Volac, qui remontait. Mes tremblements n'arrivaient pas à s'arrêter. Mon cerveau avait l'habitude de ce genre de traitement, mais je n'arrivais toujours pas à m'y faire. Et mon corps suivait encore moins. Sérieusement, qu'avaient-ils après moi? Je ne leur avais rien fait! Bande de tordus! Une fois remonté dans notre chambre, Volac se coucha directement. J'enfilais en vitesse ma chemise de nuit et détachais mes cheveux. Je regardais le séraphin dormir, mal à l'aise. J'osais enfin me glisser dans son propre lit, à son plus grand étonnement. Il se retourna, sans trop comprendre.

- .. S'il vous plait. Je... J'ai la trouille...


Il émit un certain grommellement et se retourna, me présentant son dos. Je soupirais et, tentant au mieux de calmer mes tremblement, je me blottis contre son dos.




Le lendemain matin, la lumière du soleil me réveilla. Le choc passé, je m'étais ressaisi. Volac était déjà levé et, vu le linge humide à côté du bol sur la coiffeuse, il s'était déjà lavé. Je rougis. J'avais quand même dormi avec lui... C'était gênant. Et j'espérais n'avoir rien fait de déplacé. Je me lavais et m'habillais en vitesse avant de descendre, pour trouver Volac au comptoir, jaugeant le maitre d'auberge. Ce dernier semblait sur les nerfs, presque tremblant. Je soupirais et fis signe à Volac que je sortais. Une affiche attira mon attention... C'étaient elles ! Elles étaient sûrement déjà là! Je bondis dans l'auberge, tirais Volac derrière moi et me dirigeais vers la foire, sans un mot. Une fois arrivés, il y avait tout un attroupement autour de trois carrioles et d'une estrade. C'était elle! Elle était là! Et la fille aux cheveux verts également !

Je laissais Volac planté là, jouant des coudes dans la foule pour me frayer un chemin. J'allais la revoir, après tant d'efforts vains, j'étais arrivé à mon but ! Je criais, autant que je pouvais. Mais les exclamations de la foule couvraient mes appels.

- Driana !


Elle ne sembla pas m'entendre. Enfin, je parvins au tout devant de la scène. Elle saluait le peuple, élégamment, dans une longue robe blanche et un châle jaune. Finalement, son regard croisa le sien. Elle se figea, avant de murmurer quelque chose. Enfin, un large sourire éclaircit le visage. Je bondis sur la scène la serrant dans mes bras.

- Driana ! .. Je t'ai enfin retrouvée...!


Les larmes s'écoulaient toutes seules de mes yeux. Et vu l'humidité de mon cou, ce devait être pareil pour elle.

- Aoi ! Je pensais qu'ils t'avaient tué! Ou qu'on avait réussi à t'avoir!


Je souris, avant de hausser les épaules et prendre mon air le plus joyeux. Il ne fallait pas qu'elle s'en fasse pour moi, après tout!

- Il en faudrait plus que ça pour m'avoir!

- Mais... Et.. Comment..?

- J'ai entendu parler de toi. Et je t'ai suivie un peu partout. Mais j'arrivais toujours en retard...

- .. Oh mais.. Attend.


Elle fis signe à un garde de disperser la foule et me dirigea dans une de ses carrioles avant de se jeter à nouveau dans mes bras.

- Je suis si contente! Je t'ai chercher partout, avec les avis de recherche ! J'avais même payer des gens pour te trouver ! Mais ça n'a jamais porté ses fruits!

- T'en fais pas va.. Oh.. J'ai un ami avec moi. Il m'a beaucoup aidé, et m'a sorti de situations.. délicates. Je vais aller le chercher.
- Bien! Mais après, on se racontera tout ce qui s'est passé depuis qu'on ne s'est pas vus!


Je grimaçais. Bah, vallait mieux broder avec les épisodes joyeux de mon existence. Autant ne pas m'attarder sur des épisodes assez... glauques. Je souris et allais chercher Volac. Il attendait là où je l'avais laissé. Je rougis, m'en voulant de l'avoir laissé là et l'attrapais par la main.

- Je l'ai retrouvée! Je l'ai retrouvée! Driana est là! Venez suivez-moi!


Il hocha la tête. Malgré ma nervosité je faisais en sorte de ne pas marcher trop vite afin qu'il arrive à me suivre facilement. Non pas qu'il marchait lentement mais sa cécité n'était pas ce qu'il y a de mieux quand il y a une foule pareille à celle qu'il y a ici. Une fois arrivés aux carrioles, l'amie aux beaux cheveux turquoises de Driana perdit son sourire. Pourquoi? Qu'avions-nous fait? Elle ne semblait pas nous regarder directement. Elle devait elle aussi être aveugle, ça expliquait son drôle de masque. Enfin, elle ricana.

- Allons bon, un assassin? Pourquoi ramener cet être abject ici?

- ...


Elle tenait pas à la vie cette fille? Faut croire que non. Bref, le visage de Volac se contracta un peu. Il semblait contrarié mais également étonné à la fois. Peut-être pas habitué à ce qu'on lui répondre de la sorte? Elle sourit et attrapa son menton.

- Volac Nénavist' ... C'est bien cela non? J'ai beaucoup entendu parler de toi. Mais nous ne soignons pas les assassins. Donc tu peux passer ton chemin.


Je grommelais.

- Sauf votre respect, cet homme m'a sauvé plusieurs fois des griffes de personnes n'étant pas vraiment les plus attentionnées du monde. C'est peut-être un assassin mais il n'empêche qu'il a un bon fond.


Elle sourit.

- Une vie sauvée n'en rachète pas des centaines volées. Enfin... Fait ce que tu veux, Driana. Après tout, c'est l'ami de ton frère..


Sur ce, en un mouvement de cheveux, elle s'éloigna. Oh la sale...! Driana sourit, gênée, et nous invita à rentrer. Elle me conta comment elle avait retrouver Maiqu'ou dans un village et comment elles en sont venues à étudier la sorcellerie et la guérison. Apparemment, elles étaient plus que douées et avaient étudié auprès de grands magiciens, ici à Beolan. Et la suite c'est celle que je connais: elles ont commencer à aider les gens. Elle me questionna sur ma propre histoire. Je grimaçais et expliquais simplement que je cherchais à apprendre à guérir les membres perdus, après m'être échappé de chez mon maitre. Je la rassurais en lui affirmant que je n'étais qu'un simplement commis aux cuisines. Ce qui était totalement faux... Mais ça serait idiot de l'inquiéter. La journée passa très vite, tant nous avions de choses à raconter. Si bien qu'au soir, elle en vint à me proposer:

- .. Tu veux récupérer tes ailes? Alors je les ferais repousser.

Je la remerciais mille fois de ce service, les larmes aux yeux. J'allais enfin redevenir ce que je suis réellement! Elle se tourna alors vers Volac et, dans sa grande gentillesse, lui proposa:

- Et vous? Que diriez vous, si je ramenais votre vue, et vos ailes?


Son amie ricana et marmonna un "Génial, pourquoi ne pas l'armer d'avantage?". Mais nous l'ignorions. Volac semblait réfléchir... Qu'attendait-il?



-

Spoiler:
 






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Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] _
MessageSujet: Re: Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi]   Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] EmptyMer 7 Mar 2012 - 11:30

J'écoutais patiemment le récit de l'amie d'Aoi, essayant d’emprisonner ma fierté au profit de l'humaine à la langue bien pendue. J'en avais tué pour moins que ça. Et il n'y avait pas d'excuses à donner! J'étais peut-être un assassin ici, mais chez moi, j'étais un gradé de valeur dont le patriotisme n'a jamais été remis en cause par mes pairs. Que pouvait-elle comprendre à cette philosophie? Elle qui vivait au quotidien dans la crasse de ce monde. Peut-être devrais-je lui donner la mort pour qu'elle réalise enfin la chance qu'on les pauvres bougres que j'ai mis à mort. Mettre un terme à leur existence futile est le cadeau le plus sincère que je pouvais leur donner.

Elle proposa finalement à mon compagnon de recouvrer ses ailes. Je sentis l'émotion déborder de son cœur et cela me réconfortait un peu. Tout ce que je pouvais lui souhaiter était de trouver sa place parmi les siens, au royaume céleste. Il le méritait.

A mon plus grand étonnement, celle qui semblait se prénommer Driana m'interpela et me proposa également de me soigner. Je sentis dès lors les lourds battement de mon cœur briser ma poitrine. L'espace de cet instant je me revoyais rentrer chez moi, retrouver ma famille, entier et fier. Tous les paysages de mes souvenirs se bousculèrent en même temps dans ma tête. Quelque chose se produisait en moi. Comme de la nostalgie mais en beaucoup plus intense et incontrôlable. La peur se mêlait à l'envie, la joie à la tristesse et la vengeance au pardon. Puis une pensée m'apparut enfin. Que se passerait-il si j'étais amené à retrouver la vue et mes ailes? Cela serait comme si je me détournais délibérément de la tache qui m'a été confiée pour un simple bénéfice égoïste... Je ne pouvais pas. Ce pouvoir. Ces desseins qui m'ont été remis sans aucun explication logique, ça ne pouvait pas être l’œuvre du hasard. Il y avait un but à travers cela, un but qui nous dépassait tous. Même les plus grands médecins d'Adiryl ne purent me soustraire à cette destinée.

Je me ressaisis et tournai la tête en direction de la provocatrice. Je n'avais peut-être plus mes ailes, ni mes yeux, mais je restais un Séraphin. Je laissai s'accroitre mon aura, animée par la colère. Elle comprendrait ainsi ce qu'il pouvait advenir de sa pauvre carcasse si je décidais d'achever sa misérable existence. C'était une technique très employée au sein de l'armée. Cela déstabilisait nos faibles adversaires, les rendant toujours plus vulnérable, moins sûr d'eux et maladroit au combat. La finalité était qu'ils finissent par s'enfuir, apeurés. Nous n'avions plus qu'à les rattraper en volant et leur ôter la vie. Il arrivait même parfois que nous venions à ne pas utiliser nos ailes si l'être en face de nous tenait bon, sans faillir, malgré la peur qui lui rongeait l'estomac. Seuls ces braves là avaient le droit à un duel équitable.
Je fis demi-tour en direction de la porte et m'avançai jusqu'à elle. Au moment de l'ouvrir et de sortir, je tournai brièvement la tête pour lancer:

- Je ne vois pas en quoi vous me devriez quelque chose, humaine. Mes ailes et mes yeux étaient des dons, s'ils m'ont été retirés, ce n'est pas une piètre magicienne qui y changera quoi que ce soit.

Je sortis et refermai la porte sèchement. Je n'aimais aucunement m'attarder en longs au revoir et il était temps pour moi de m'en aller loin d'ici. Loin de ces fantaisies puériles. D'un coté, j’espérais un résultat pour mon ami laissé derrière, mais d'un autre coté, je me raisonnais à ne pas regretter d'avoir choisi cette voie.

Le vent souffla sur moi les effluves des étales de la place. Une brise légère mais vive. J'inspirai profondément et commençai ma marche. Mon objectif était clair: retourner en Adiryl pour y chercher les réponses à ma condition. Ce n'est qu'alors que je serai apte à choisir si je souhaite le retour d'un passé meurtri ou continuer dans ce présent infâme.
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Aoi Haandar

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Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] _
MessageSujet: Re: Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi]   Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] EmptySam 10 Mar 2012 - 18:25

Je n'en revenais pas. J'en restais même sans voix. Après tout le mal qu'on s'était donné, il partait comme ça, sans s'être fait soigner? Sans m'avoir dit au revoir en plus? En me laissant en arrière? Il.. m'abandonnait? Une boule me prit à la gorge, la nouant complètement. Je n'avais pas beaucoup de contact avec d'autres personnes. Encore moins avec des personnes n'ayant pas de mauvaises intentions. Et moins encore avec d'autres Séraphins. Et je détestais l'idée d'être à nouveau laissé en arrière... J'avais peut-être retrouver Driana, mais si il s'en va, j'aurais perdu aussi un ami. Mais... me considère-t-il seulement comme un ami? Driana semblait un peu déçue qu'il ne reste pas. Elle soupira et enleva une lourde amulette qu'elle avait sous son cou. Son odeur changea, alors que de grandes ailes au plumage blanc teinté de blond apparaissaient de l'obscurité.

Je souris quelque peu. Ses ailes étaient magnifiques. Mais elle ne les montrait certainement pas à tout le monde. Et elle avait bien raison. Elle posa l'amulette dans un coffret et me caressa le dos de la main, voyant certainement dans mon regard que j'avais du chagrin. Je soupirais et me levais, enfilant mon manteau.

- Je dois le retrouver. Je reviens très vite. D'accord?

- Tant que tu me reviens, ça me va! dit-elle, avec un sourire chaleureux.


Je lui souris. Elle m'avait tellement manquer.. Mais trêve de nostalgie. Je m'aventurais parmi la foule et les étals pour chercher après Volac. Où était-il passé, ce grand idiot?! Je cherchais le sommet de sa tête parmi les autres, essayant de le reconnaitre. Enfin, j'entrevis son uniforme singulier. Mais la foule m'empêchais d'avancer à ma guise. Quand enfin, j'arrivais à un endroit plus dépeuplé, il était déjà bien plus loin. Je lui courus après, jusque dans les plus petits rues, en l’appelant. Il semblait faire comme si il n'entendait rien du tout. A sa meilleur convenance... mais ça n'allait pas se passer comme ça! Je me plantais devant lui, furieux.

- Où comptez vous aller comme cela?

- ...


Il me contourna et continua son chemin. Il venait juste de m'ignorer? Il m'avait vraiment ignorer?! Qu'est-ce qu'il lui prenait tout à coup ! J'attrapais un cailloux à terre, en rage, avant de le lui lancer dans le dos. Il s'arrêta et se tourna vers moi, l'air ennuyer. Tch !

- Pourquoi est-ce que vous partez ?! Vous avez disparu sans même me dire au revoir ! On ne vous a donc pas appris les bonnes manières dans l'Autre Monde ?!

Il soupira et claqua la langue, agacé.

- Je suis un assassin, n'oublie pas. Que tu sois un de mes compatriotes ou pas ne change rien; ne m'ennuie pas, tu pourrais le regretter.


Il avait grimacer au mot "assassin". Considérait-il si bas les autres espèces?!

- Des menaces? Si vous vous considérez comme un assassin, alors je devrais moi-même me considérer comme un esclave, une chose et bien pire: une catin.

Il sembla interloqué par la fin de ma phrase.

- Ah oui, vous ne saviez pas. Vous ne saviez pas quel genre de maitres j'avais pu avoir hein? Et bien s'était le genre de vieux pervers qui passent leur temps à vous tripoter. Tout comme ceux dont vous m'avez sauver. Que j'avais dû me prostituer? Mais pourquoi vous ne le saviez pas? Parce que vous ne m'avez rien demander du tout ! On a traverser la mer jusqu'ici et vous ne m'avez pas du tout poser de questions après le "Qui es-tu?" !


Je sentais des larmes de rage pointer aux commissures de mes yeux. Je savais que mes reproches étaient complètement illogiques et qu'il n'avait fait que m'aider, du début jusqu'à la fin. J'aurais même dû le remercier cent mille fois. Et pourtant je lui criais dessus.... parce que j'étais certain d'une chose: Je ne voulais plus être abandonné. Je voulais juste qu'il reste mon ami. Qu'il reste avec moi. Qu'il m'apprenne ce que c'est, d'être un séraphin. M'apprendre ce que j'ignorais totalement.

- Pourquoi tiens-tu tant que ça à ce que je reste avec toi?


- Ça n'a plus d'importance. De toute manière vous êtes comme tous les autres. Vous m'abandonnez tous au bout d'un instant, quand je vous ai lassé.


Je grommelais et lui fis volte face pour m'éloigner avant de marmonner: "vous n'êtes pas mieux que les humains." A peine avais-je eu terminer ma phrase que je me retrouvais épingler à un mur, une main autour de ma gorge. Cette dernière exerçait une pression qui me fit quelque peu suffoquer. Il me souleva quelque peu de terre.Mes pieds ne touchèrent plus le sol. Je sentais sa pression augmenter. Il m'étouffait...!

- Personne ne me met à égalité avec les humains. Personne.


J'essayais d'articuler quelques mots mais je n'y arrivais pas. Il s'en aperçut et desserra sa prise.

- Je..suis... j'ai...parler sans.. réfléchir..! Pardonnez moi !





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Volac Nénavist'



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Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] _
MessageSujet: Re: Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi]   Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] EmptySam 17 Mar 2012 - 18:10

La rage envahissait mon cœur. Me mettre au même stade qu'une sous-race ! De la part d'un de mes pairs qui plus est... Le déshonneur était presque total mais je finis par le relâcher. Il n'y était pour rien. J'ai toujours été conscient de mon asociabilité et cela ne m'étonnait pas de me rendre compte que cet état d'esprit s'était aggravé depuis mon incident. Et puis... à bien y réfléchir... je m'étais moi-même rabaissé au niveau de ces pitoyables humains par le terme d'assassin.
Ils m'affublaient tous de ce titre et j'ai fini par l'accepter. Comme si j'étais l'un des leurs. Il fallait que je me reprenne en main ! Que je ne me laisse pas corrompre par leur pathétisme quotidien ! Quitte à encore faire grimper la prime sur ma tête ; quitte à propager la crainte à chacun de mes pas jusqu'à ce que résonne dans l'ombre des ruelles, le nom de celui qui apporte la peine capitale pour ces êtres pitoyables, pour l'honneur d'Adiryl.

J'entendais le bruit des passants qui s'arrêtaient pour regarder la scène, de loin. Si je continuais ainsi, l'attention sur nous grandira et les problèmes arriveront avec... Les chuchotements, les indignations cachées, toutes ces choses avaient le don de m'agacer. Surtout venant d'humains qui ne lèveraient pas le petit doigt pour un inconnu sous prétexte qu'ils sont du même sang. A partir de là, il n'y a plus rien à prouver. Nous autres, anges, les surpassons en tous points.

Je me penchai sur Aoi pour lui expliquer ce que je comptais faire, sans être entendu des voyeurs :


- Récupères tes ailes et apprends à connaître notre monde. Grandis auprès des tiens en apprenant les véritables valeurs d'une vie de Séraphin. Nous nous reverrons quand j'aurai récupéré ce que j'ai perdu.

Je posai ma main sur son épaule en signe d'au revoir puis, me redressant, je fis volte-face vers le publique qui continuait son brouhaha irritant. Le silence suivit. Je sentais les muscles de mon visage se crisper dans une expression sévère.

Les bruits de pas s'éloignant sur la voie pavée me réconfortaient. Je repris donc ma route, sans me retourner. Parce qu'après tout, à quoi bon ? J'étais aveugle. Cela ne m'aurait rien apporté... et pourtant j'étais un peu inquiet de le laisser derrière.
Libéré de la colère qui m'avait fait quitter la carriole, ce sentiment pouvait désormais se répandre dans mon corps. Il était clair qu'un ange, même aussi solitaire que je pouvais l'être, avait besoin des siens. Mais il ne servait pas non plus de précipiter les choses. Il était essentiel pour Aoi qu'il retrouve ses ailes, mais pour ma part, je devais d'abord m'entretenir avec des gens de confiance dont l'état d'esprit se rapprocher du mien. C'était, à ce que je pensais, le moyen de faire les meilleurs choix car ceux-ci influenceront mon destin à jamais.
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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

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Aoi Haandar
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Race : Séraphin aux ailes coupées
Classe : Guérisseur
Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
Croyances : Divinités de la Pluie et de l'Air
Groupe : Solitaire

Âge : 17 ans physiquement (une cinquantaine d'année en vérité)

Messages : 306

Fiche de Personnage : Ils le paieront tous...


Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] _
MessageSujet: Re: Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi]   Une fuite pour un oiseau sans ailes (2ème partie) [PV: Yaoi] EmptySam 24 Mar 2012 - 16:27

Alors que je sentais ma fin proche, il finit par me relâcher. Je haussais un sourcil, sans vraiment comprendre. N’allait-il donc pas m’étrangler jusqu’à ce que mort s’en suive, à l’instant… ? Il semblait pensif… Et aussi abattu. Qu’avait-il donc ? Les passants commencèrent à regarder de notre côté, alors qu’ils ralentissaient leur marche. Bande de vautours curieux… tous autant qu’ils sont, les humains ne peuvent pas s’empêcher de se mêler aux affaires qui ne les regardaient pas…. Même si je pense avoir hérité de cette caractéristique moi aussi. Il se pencha vers moi. Je fermais étroitement les yeux, m’apprêtant au pire. Mais il se contenta de parler :

- Récupères tes ailes et apprends à connaître notre monde. Grandis auprès des tiens en apprenant les véritables valeurs d'une vie de Séraphin. Nous nous reverrons quand j'aurai récupéré ce que j'ai perdu.


Je le regardais, saisi, sans trop comprendre ce qu’il voulait. Mais une chose était sûre dans ses paroles : ce n’était pas un adieu, mais un au revoir. Nous nous reverrions. Il posa amicalement sa main sur mon épaule. Geste qui comptait beaucoup venant de lui (n’ayant pas eu beaucoup d’attentions physiques ou même verbales aux égards des autres depuis que je le connais). Il se tourna ensuite vers les passants et leur fit un regard mauvais. Ils se turent et s’en allèrent sans demander leurs restes. Il s’en alla alors, sans même un dernier regard. Je souris, quelque peu. Il avait beau être un assassin, je le catégoriserais d’avantage dans la case « patriote au sens du devoir ». Un pincement au cœur me prit. Je m’étais pris d’affection pour lui … … Affection amicale, s’entend ! Et il allait beaucoup me manquer, je le savais d’avance.

Je soupirais et me contentais d’agiter la main brièvement. Pas besoin de le crier, il était déjà parti. Et ça aurait attiré l’attention. Mais les mots ne doivent jamais restés enfermés :

- … Merci pour tout.


J’inspirais profondément avant de me retourner à mon tour et retournais dans la carriole. Driana m’y attendait, inquiète. Elle m’interrogea sur Volac. Je haussais les épaules et lui dit qu’il avait dû partir. Commentaires désagréables de la part de son amie aux cheveux verts. Elle me tapota le dos affectueusement et me fit savoir que la table d’opération était prête.

___

Je serrais les dents, mordant avec toutes mes forces dans un morceau de cuir, alors que ma vision se troublait déjà de par la douleur qui ne voulait pas quitter mon dos. Elle incanta. Une nouvelle douleur, semblable à une fracture, se fit sentir. Elle reconstituait mes os… Je chassais les larmes qui naissaient aux bords de mes yeux. Ce n’était pas le moment de craquer ! Ce n’était que le début après tout ! Elle continuait d’incanter et la douleur se faisait de plus en plus présente. La chair de mes omoplates était à vif, et je pouvais sentir du sang couler le long de mes flancs. Je mordais d’avantage sur le bout de cuir dur, alors qu’elle désinfectait les plaies avec de l’eau bouillante. Qu’est-ce que ça aurait donné si elle n’avait pas appliqué de baume anesthésiant… Une nouvelle douleur, plus forte encore. Semblable à celle que l’ont peu ressentir alors que l’ont vous déchire un muscle. Ce fut de trop, et je tombais dans l’inconscience…

Je me réveillais un jour plus tard. Un étrange inconfort m’avait tiré de mon sommeil. Je m’étais redressé, cherchant dans mon dos ce qui avait pu être aussi énervant… avant de sentir le doux duvet de mes membres retrouvés. Je lui avais sauté au cou, je m’en rappelle encore très bien, tant la joie m’avait emporté dans une ivresse jamais connue auparavant. Mes ailes étaient encore petites, à peine plus grandes que celles d’un aigle royal. Mais elles pousseraient avec le temps ; il lui aurait été trop éprouvant de les faire plus grandes.









Cela fait déjà une année que cette histoire m’est arrivée. Peut-être même quelques lunes de plus. Mes ailes avaient commencé à grandir il y a trois lunes, et avaient pris une dizaine de centimètres de chaque côtés. J’avais arpenté toute la partie « civilisée » de Feleth avec Driana, dans leurs carrioles. J’avais beaucoup appris à ses côtés, et je pouvais maintenant soigner sans tourner de l’œil un membre perdu depuis plusieurs semaines. Elles m’avaient accueilli comme si j’avais toujours été là, même si son amie ne m’a pas accepté tout de suite. Pour se faire pardonner, elle me fabriqua une amulette comme celle de Driana : elle dissimulait mes ailes, et changeait mes cheveux d’un blond de blé en un noir de jais, le vert de mes yeux était également recoloré en un gris pâle. Avec ça, je pouvais errer en rue tranquillement.

Après m’être intégré dans le groupe, j’avais même eu droit à ma propre carriole. J’avais une maison, qui m’appartenait, enfin ! J'y entreposais beaucoup de livres de médecines mais aussi beaucoup de bouquins sur Adiryl. Ce n'étaient que des témoignages de personnes ayant réussi à franchir les "failles" et en revenir, et ils étaient unique. Kaai'to avait réussi à me les dégoter. Lui aussi faisait partie du voyage à présent. Il en avait assez de s'être sédentarisé et avait décider de nous rejoindre, avec sa propre carriole. Et ce n'était pas plus mal: il avait le don de toujours trouver tout ce dont nous avions besoin. Un as du marchandage!

Durant l’opération, Driana en a profité pour retirer ma « marque ». Je ne me considérais plus comme un esclave. Mes ailes revenues, ma marque disparue, j’étais un séraphin, un vrai. Libre comme jamais. Et j’avais commencer à m’entraîner, avec quelques-uns des hommes de mains des filles. Mon but ? Prouver à Volac, quand il reviendra, que je peux me défendre seul à présent. Prouver que tout ce voyage m’avait mené à quelque chose. Qui sait ? Peut-être le reverrais-je … ?
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