''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Cogitationes Magnitudine. [Cely]

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Singrid Hercolubus



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MessageSujet: Cogitationes Magnitudine. [Cely]   Sam 24 Mar 2012 - 14:34



Horizon voilé. Là-bas, à des lieux, et des lieux, il n'y a que le soleil aveuglant et les paysages aux contours estompés. Lorsqu'il tourne les yeux vers l'arrière, il ne voit que du noir, et n'entend que des sanglots. Un seul chemin, une seule vie. Le jeune Hercolubus ne cessait de tourner les yeux vers le passé, en attente d'un signe, d'une échappatoire. Mais jamais rien n'était venu. Il devait sans cesse aller de l'avant, avancer, vivre. Sans réellement le vouloir. Peut-être que douce génitrice n'était pas morte, mais qu'elle attendait son retour dans leur linceul d'obscurité, à pleurer et répéter son mot. Peut-être qu'elle ne vivait plus, et avait disparu. Comment savoir, sans tenter d'y retourner. Pourtant, la peur du noir battait l'amour et l'amour du passé. Une peur qu'il ne parvenait plus à combattre. Cette peur de replonger dans le néant de chagrin et de tourments, sans jamais pouvoir fermer les yeux. Car elle se glissait toujours sous ses paupières. C'était une fatalité. Il fallait vivre. Vivre sur ce monde, et pas le renier. Fatalité de la vie.

C'est sur ces pensées que Singrid avançait à travers les foules du marché. Les yeux vides, fatigué, comme toujours. Il en avait oublié la raison de sa venue dans cet endroit surpeuplé. Il se laissait bousculer, souriait à quelques enfants qui le regardait, mais marchait, sans but. Le soleil illuminait sa peau blafarde, la faisant ressortir comme du marbre étincelant. Ses iris, jaunes, ne reflétaient que l'ennui. Mais quelque part, en lui, pleuvait toujours cette furie, cette envie. Car même s'il ne prêtait que peu d'attention aux gens partout autour, il s'imprégnait de leurs multiples couleurs. Nombreuses, presque trop. La foule commençait à se faire oppressante, et à force d'être bousculé, il finit par sortir de sa semi-torpeur. Trop de monde.
Ses yeux cherchèrent une extrémité où il pourrait grimper pour atteindre un endroit un peu surélevé. Les maisons derrières les étales feraient l'affaire. Un fin sourire aux lèvres, il se dirigea vers une fenêtre close, pour s'accrocher au rebord et grimper tout en haut. Il adorait grimper. Pouvoir contempler le monde d'en haut, sentir le vent, plus puissant, fouetter son visage. Se sentir porté, bercé, presque ailleurs. Et enfin, sauter, pour atteindre un autre sommet, se sentir voler un instant. Quitter la terre, quitter le ciel. Quitter toute réalité. Il ferma les yeux, oubliant les bruits, oubliant les gens, savourant le vide sous lui. Quand enfin il sentit la matière du toit sous ses doigts, il se hissa et ouvrit les yeux. Ce soleil, orange et aveuglant. Les nuages, avalant les teintes ocres de l'astre du jour. Le ciel, infinité bleuâtre. Le vent faisait voleter ses cheveux et sa cape pourpre dans son dos. Le corsage qui comprimait parfois sa respiration le laissait pourtant pleinement inspirer en cet instant. Il se sentait plus léger, lavé de tous tourments, même pour quelques minutes.
Il parcourut la foule du regard, observant les gens, leurs visages et leurs gestes. Parfois, il écoutait les discussions qu'il parvenait à entendre. Singrid était bien, sur le toit d'une maison, à laisser la vie se déroulait sous ses pieds, sans se soucier de rien. Mais sa mémoire reprit vie quand il aperçut un fleuriste passer à travers les villageois. Il était venu ici pour quelque chose de précis, qu'il avait oublié en chemin. Ses pensées lui prenaient parfois beaucoup trop de places. L'après midi avait passé, tandis qu'il se laissait couler en hauteur, le soleil déclinait déjà. Il fallait agir vite, pour trouver ce qu'il cherchait avant que la nuit avale toute la ville. Avec difficulté, il se redressa et entama sa descente, mais trop distrait, il rata un rebord et lâcha prise.

Éphémère, il vole, s'envole, et son cœur se souvient.

Douleur. Atterrissage violent. Comme un retour à la réalité cruel. Sonné, Singrid mit un certain à comprendre qu'il était tombé. Ses yeux clignaient, il ne distinguait que des formes floues et incertaines. Portant la main à sa tête, il se redressa et attendit de reprendre pleinement conscience. Quelque chose d'humide et chaud coulait dans ses cheveux, il eut peur de comprendre ce que c'était et glissa quelques doigts, avant de les regarder. Rouge. Il saignait. En levant les yeux, il réalisa la hauteur de laquelle il était tombé. C'était assez étonnant qu'il ne se soit même pas évanoui.
Soupir. Les derniers rayons de soleil de la journée projetait une ombre vers lui. Il y avait quelqu'un juste à côté de lui. Il se tourna, mais ne parvint pas à voir le visage. Le soleil assombrissait la vue. La silhouette ressemblait à un fantôme, avec l'ombre. Grande et gracile. Un spectre. Un spectre...


Dernière édition par Singrid A. Hercolubus le Mer 9 Mai 2012 - 18:26, édité 2 fois
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Celywien Isydë



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MessageSujet: Re: Cogitationes Magnitudine. [Cely]   Sam 24 Mar 2012 - 15:07

La jeune Celywien marchait dans les rues de Beolan. Cette ville était riche de magie, de plantes curatives et de diverses autre choses. Il semblait y avoir une foire très prisée en vue de la population qui s’agglutinait dans les rues de la ville aux milles magies. Ce grand nombre de visiteur suite à cet évènement permettait à la jeune femme d'être sans capuchon parmi la foule. Elle était quand même petite et parmi cette densité elle ne pouvait nullement être repéré. Elle visitait alors cette belle foire qui se présentait à elle. Musiques, chants, danses, la ville était en fête. Il était étonnant de voir que malgré les temps sombres, les gens savaient encore s'amuser. Ils avaient bien le droit de souffler de temps en temps malgré l'oppression du roi. Et ce genre d’évènement ne devait nullement gêner ce dernier, étant juste futile et pouvant même le mettre en avant, grâce à des gardes accidues surveillant tous. On pouvait entendre des "Vive le roi", ce qui plaisait surement à l'absent de la fête mais néanmoins dominateur roi.

Elle se promena ainsi pendant une bonne heure, et arrêta quand le soleil se mit à décliner. Il était temps de retourner à la chasse aux indices à travers de conversations volées au sein de taverne. Elle prit alors une ruelle annexe, fatiguée de la foule, pour rechercher le bâtiment tant convoité. Elle entendit alors un bruit sourd après s'être éloignée de la bruyante fête. Elle se demanda ce qu'il en était et alla voir. Une ombre se dessinait au fil de ses pas. Elle perçut alors un homme, debout. Plus elle s'approcha et plus elle constata qu'il était visiblement sonné mais tenait malgré tout debout. Elle s'approcha encore et vu qu'il saignait. Sans se poser de question, elle tendit la main vers sa blessure, plaçant sa main à peine au dessus sans la toucher, et soigna ainsi l'inconnu. Ce ne fut pas long car ce n'était pas grand chose. Une fois finit, elle remit sa main le long de son corps et recula un peu, regardant ainsi l'homme. Elle prit la parole.

" Ça va aller? Vous avez du faire une vilaine chute. "

Commenta-t-elle, n'ayant pas été là aux moments des faits.
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MessageSujet: Re: Cogitationes Magnitudine. [Cely]   Sam 24 Mar 2012 - 15:41

Tremblements. Les couleurs continuaient de tournoyer autour de lui, sans plus se fixer. Il clignait inlassablement des yeux, attendant que le monde reprenne sa forme initial. Une vive douleur le brûlait à l'arrière du crâne, là où le sang avait légèrement coulé. Puis il y avait toujours cette silhouette irréelle à ses côtés, qui se rapprochait. De plus en plus gracile, et féminine. Singrid devina une femme. Mais il ne pensait pas qu'elle tendrait la main vers sa tête, la plaçant juste au dessus de ses cheveux. Trop troublé pour réagir, il se contenta de crisper les épaules, alors qu'une chaleur tranquille envahit son corps. Elle pouvait soigner.. Il avait toujours été fasciné par les guérisseurs. Des êtres capables de soulager les maux physiques. La douleur du corps peut entraver le bien être psychique, chez les personnes les plus fragiles. Les maux du corps peuvent réduire un être à néant tant ils l'accablent. Le démon savait plutôt bien encaisser la douleur mais c'était toujours difficile de lutter pleinement contre elle. Bien qu'après tout, elle ne reste qu'un message du cerveau. C'était un message subtile et profondément réel.
Tout allait mieux soudainement. La possession de son corps lui revint petit à petit, il réussit à respirer dans vaciller et le monde ne tournait plus. Alors, il se tourna vers la jeune femme qui, d'une voix paisible, lui demanda s'il allait bien. Cela faisait longtemps que Singrid n'avait pas échangé de mots avec qui que ce soit. Ni qu'une personne lui avait parlé de manière aussi tranquille. Il avait perdu l'habitude du contact humain depuis quelques temps. Déglutissant, il regarda encore une fois le haut de la maison, la bouche entre-ouverte. En effet, la chute avait été dure.

- Ma tête va mieux, merci beaucoup.

Il ne parlait pas fort, et ses remerciements s'étaient perdus dans un soupire. Mais il ne pouvait guère faire mieux avec cette fatigue mélancolique qui remuait dans son ventre, ainsi que le choc de l'atterrissage. Sa main était encore légèrement tâchée de sang, il essuya ses doigts sur sa cape, reprenant son souffle. Plus les secondes s'écoulaient, plus il se disait que ce silence ne convenait pas. Elle n'avait pas bougé, elle était toujours en face de lui. Avalant encore une fois sa salive, ses yeux se levèrent sur elle, la détaillant un peu plus. Son visage était très fin, avec des traits délicats. Ses iris avaient une teinte noisette, comme celles de Singrid lorsque le soleil dormait. Elle était très jolie. Elle l'observait, calme. Sans once de mauvaises pensées dans le regard.
Son esprit filait à toute allure dans le but de trouver une manière plus concrète de la remercier, qu'un simple mot soufflé de manière lasse. Regardant autour de lui, il aperçut le même fleuriste que précédemment faire le chemin inverse. Il sortit quelques rares pièces d'une de ses poches et les échangea contre un cosmos rouge carmin. Le rouge était une très belle couleur. Amusé de lui-même, il tendit la fleur à la jeune femme en pinçant ses lèvres d'amusement. Il avait croisé beaucoup d'hommes offrant des fleurs à une femme, cela avait une valeur romantique pour eux. Mais les fleurs étaient trop purs, et trop somptueuses pour être ainsi rangées dans une catégorie aussi futile que l'amour. Il fallait qu'elle ne voit là qu'un geste de profonde reconnaissance envers son action.. Curieux, et finalement content d'avoir de la compagnie, il attendit qu'elle saisisse la fleur pour lui parler. Il avait à nouveau oublié la chose pour laquelle il été venu.

- J'ai un grand respect pour l'école de guérison, avança t-il, et dans un élan de timidité, il esquissa un rire mais poursuivit. Je peux vous demander votre nom ?
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MessageSujet: Re: Cogitationes Magnitudine. [Cely]   Sam 24 Mar 2012 - 16:12

Elle vit le jeune homme se remettre doucement de sa blessure. Il semblait s'éveiller tout en douceur, comme si elle venait de le réveiller d'un doux sommeil. Elle était très patiente et attendait sagement qu'il se remette d'avantage. Il semblait quand même très fatigué de ce sommeil non terminé. Il regarda avec lenteur au dessus de lui, et comprit alors qu'il était tombé du bord de toi qu'on pouvait apercevoir de la ruelle. Effectivement, il avait fait une sacrée chute et avait eut de la chance de s'en sortir sans un gros traumatisme. Il avait eu de la chance aussi qu'elle ait entendu sa chute pour pouvoir le guérir instantanément.
Au bout d'un long silence, l'ex-blessé prit enfin la parole.

- Ma tête va mieux, merci beaucoup.

Elle sourit. Elle était rassurée que son soin ait fonctionné. Son remerciement fut presque inaudible mais elle le comprit très bien. Elle le regardait avec douceur, le laissant s'en remettre complètement. Elle ne savait pas quoi faire. Sa tâche était-elle terminée ici? Pouvait-elle reprendre sa route et aller quérir des informations? Pendant cette réflexion, elle fut surprit de le voir bouger. Elle ne savait pas où il se rendait, puis aperçut un fleuriste ambulant. Elle se demandait bien ce qu'il fabriquait. Puis finalement, il lui ramena un beau cosmos. Elle fut surprise quand il lui tendit. Elle ne s'attendait pas à avoir quelque chose. Elle l'avait soigné car il était blessé, elle ne l'avait pas blessé pour avoir quelque chose en retour. Elle le fixa longuement et prit alors le cosmos. Il était vraiment magnifique et elle était touchée de l'intention. C'était vraiment adorable. Il avait un sourire amusé sur les lèvres, et c'était plaisant à voir. Il prit alors la parole juste après qu'elle ait accepté sa fleur en la prenant. Il dit alors.

- J'ai un grand respect pour l'école de guérison.

Il sourit et avança, tout en disant.

- Je peux vous demander votre nom ?

Elle lui rendit son sourire. Cet homme était apaisant car il possédait un doux et beau sourire. Elle ne tarda pas à lui répondre.

" Celywien. "

Dit-elle en douceur.

" Et vous? "

Demanda-t-elle poliment, le regardant toujours. Cet homme dégageait quelque chose de doux tout de même avec son sourire, qui tranchait beaucoup avec son aspect physique assez sombre.
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MessageSujet: Re: Cogitationes Magnitudine. [Cely]   Sam 24 Mar 2012 - 16:48

- Celywien... Et vous ?

Inévitablement, elle lui avait retourné la question. Celywien. Mais une fois l'interrogation porté vers lui, il sut quoi répondre. Singrid. C'était son prénom. Savait-il seulement d'où il venait ? D'Elle, oui. Mais quand l'avait-il entendu l'appeler par son nom ? Quand ? Jamais. Elle ne l'appelait pas. Se contentait de pleurer contre son corps. Alors comment.. Comment être sûr qu'il s'appelait bien ainsi. Il ne savait même pas d'où il tenait ce nom. Son identité était venue naturellement. C'était peut-être, une évidence. Entre Elle et lui. Quelque part, ils avaient communiqué par la force de leurs esprits. Oui, c'était sûrement ça. Il s'en persuada, pour se rassurer.
Singrid reporta son attention sur son interlocutrice. Le regard patient, elle attendait sa réponse. Attendre. Il lui trouva alors un côté étrange. Ainsi posée, silencieuse et calme. Toujours patiente. Elle avait toute une aura, enlaçant, invisible, son corps frêle et son visage délicat. Lui, toujours souriant, baissa encore les yeux. Ses yeux, en perpétuel mouvement. Ils ne cessaient jamais.

- Je m'appelle Singrid.

Ce dernier observa le cosmos. Il lui avait plu. Il en était content. Quand il vit la fleur, et repensa au fleuriste, il se reprocha intérieurement d'être trop distrait. Il devait absolument trouver ce qu'il était venu chercher. C'était important. Mais l'idée de quitter la compagnie apaisante de cette chère Celywien ne l'enchantait guère. Après tout, elle était sur le marché elle aussi. Elle cherchait peut-être quelque chose. Tout était bon pour la convaincre de venir avec lui.
Le démon n'était plus d'humeur solitaire. Il avait besoin de sentir la vie autour de lui, d'observer le monde et de participer à son existence. La solitude, à trop forte dose, le rendait trop fou de tristesse. Aussi, c'est quand il restait seul trop longtemps qu'il s'endormait. Qu'il partait, loin, et devait se réveiller. C'était un conflit intérieur. Secouant légèrement la tête, il chassa cela de ses pensées.
Comment lui demander cela sans paraître trop curieux, ni trop vil. Il voulait fouler le marché pendant qu'il vivait encore, avec elle, mais il avait apprit que certaines choses pouvaient paraître tentatrices de manière néfastes aux gens. « Tu réfléchis parfois trop » se dit-il à lui-même.

- Le marché s'endort. Ne voudriez-vous pas profiter des ses dernières heures avec moi ?

Inspirant silencieusement, il se retourna pour s'assurer qu'il y avait encore des étables ouverts, et c'était bien le cas. Le fleuriste sillonnait encore la rue. Il avait encore des chances de trouver un marchand de champignons. Aussitôt les champignons dans son esprit, il fut plus léger et plus heureux. Sans même s'en rendre compte, Singrid commença à s'agiter. Fouillant dans sa besace pour vérifier qu'il avait toutes ses affaires, resserrant son corsage. Il passa une main dans ses cheveux, et sentit le sang, il allait sécher. Dans des gestes vifs, il chassa le liquide autant qu'il pouvait et secouer son crâne. Il devait avoir l'air d'une puce qui s'éveille. Peu importait.
D'un sourire encore, il regarda Celywien. Décidément, son attitude le fascinait. Ce n'était rien, mais le fait qu'elle attende ainsi. Silencieuse, comme muette. Observatrice divine. Son regard n'exprimait rien, on ne savait pas ce qu'elle pensait. Pourtant, elle n'en restait pas moins intéressante. Il été curieux d'en savoir plus sur elle. Puis, lorsque l'on marche accompagné, on discute, généralement. C'était comme cela que se comportaient beaucoup d'humains de ce monde. Le jeune homme tenait à faire pareil. Surtout dans de telles occasions, comme celle qui se présentait à lui ce soir.
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MessageSujet: Re: Cogitationes Magnitudine. [Cely]   Sam 24 Mar 2012 - 17:16

Au bout d'un moment de réflexion, les lèvres du jeune homme s'entrouvrir pour laisser glisser ceci.

- Je m'appelle Singrid.

Il était vrai que ses pupilles bougeaient beaucoup mais elles se fixèrent un moment sur la jolie fleur qu'il lui avait offerte. Elle le vit secouer la tête, voyant bien qu'il réfléchissait. Elle avait beaucoup de patience mais était polie également. Elle n'avait rien à dire de toute manière. Et si elle avait eu quelque chose, elle aurait attendu qu'il soit moins dans ses pensées. Il rouvrit la bouche pour parler de nouveau.

- Le marché s'endort. Ne voudriez-vous pas profiter des ses dernières heures avec moi ?

C'était une bonne idée! Elle avait fait la foire mais pas le marcher, ce qui lui permit de se rappeler qu'elle devait racheter une plante curative. Il se remit alors à regarder un peu partout, puis, il s'agita précipitamment. Cette fois ci il semblait être bien réveillé! Il fouillait son sac, se recoiffait, resserrait ses habits... Elle n'allait nullement le couper dans ses activités pour lui répondre. Il lui sourit alors, l'observant. Au bout d'un moment correct de silence, elle parla de nouveau.

" C'est une bonne idée je veux bien vous y accompagnez. "

Indiqua-t-elle douce. Ils prirent alors la route, remontant la ruelle, car elle en venait. Les musiques s'étaient un peu calmées, la nuit s'installait doucement. Ils allèrent plus loin car ce n'était que la foire sur cette place. Il fallait s'écarter pour accéder au marché. Beaucoup de commerçant était encore là. Elle s'arrêta à un stand de plantes.

" Excusez moi mais j'ai un achat à faire. "

Dit-elle, justifiant son arrêt. Elle fit le plein de plantes diverses qui ne poussaient pas dans le coin, en ayant besoin pour les soins qu'elle faisait sur son chemin. Elle possédait une grande magie de guérison mais il était toujours bon d'avoir des plantes pour aider, pour par exemple crée un remède pour une maladie. C'était toujours utile de tout manière. Elle rangea le tout dans son sac de plante. Elle s'adressa alors à son compagnon de marche.

" Voilà, c'est bon pour moi. Et vous, que souhaitiez vous acheter? "

Demanda-t-elle, lui souriant doucement.
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MessageSujet: Re: Cogitationes Magnitudine. [Cely]   Sam 24 Mar 2012 - 17:50

Elle avait accepté. S'entama alors une marche tranquille, dans une foule moins oppressante qu'en début d'après-midi. Singrid aimait cette proximité silencieuse. Discrètement, il tournait les yeux vers Celywien pour l'observer bouger, marcher, respirer. Il observait ses traits changer en fonction de ce qu'elle voyait. Il regardait les plis de son cou, ou le haut de sa poitrine se soulever au rythme de sa respiration. Un être vit. Respirer. Soupire. Regarde. Parle. Écoute. Ressent. Tout comme lui. Il oubliait parfois, que les gens qui l'entouraient n'étaient pas des illusions, ni des statues. C'était des gens exactement comme lui, qui avait des pensées, des émotions. Qui aimait des choses, et n'en aimait pas d'autres. C'était une pensée rassurante, que celle-ci. Elle lui rappelait que des gens pouvaient l'écoute, comme il écoutait les gens. Le comprendre, le réconforter. Chose qu'il faisait sans cesse dès qu'il croisait un regard tourmenté, même s'il ne connaissait rien d'une personne. Celywien interrompit ses pensées, ainsi que leur marche, devant une étable de magnifiques plantes. S'excusant, elle s'y dirigea, et Singrid observa les spécimens que le marchand proposait. C'était de très belles plantes, très certainement à vertus curatives, au vu du parfum qu'elles dégageaient. D'un vert nature très profond. Elle était donc vraiment guérisseuse. C'était une noble activité. Lorsqu'elle revint vers lui, rangeant son achat dans un sac et souriant, elle lança.

- Voilà, c'est bon pour moi. Et vous, que souhaitiez vous acheter ?

Des champignons. Un champignon en fait. Un champignon comestible, sans effets toxiques dont le démon avait besoin. Il ne cultivait que des spécimens qui ne se mangeaient pas. C'était une bonne occasion pour refaire ses provisions de champignons en tout genre également. Même s'il n'avait pas énormément d'argents sur lui, mais cela suffirait. L'invitant à continuer la route, il se tourna vers elle en mordant sa lèvre inférieure. Il commençait à sentir des odeurs d'ingrédients, de nourritures. Continuer par là le mènerait à la bon étale.

- La plante que vous avez acheté a t-elle des vertus particulières ? Je m'intéresse surtout aux champignons mais la verdure me fascine.

Tandis qu'il prononçait ces mots, il observa devant lui dans l'espoir de voir les couleurs multiples des champignons. Des fruits, des légumes, des épices. Les épices étaient des choses tout à fait intéressantes aussi. Tant de couleurs, d'odeurs et de saveurs dans une chose si fluide. Du sable d'autres terres, d'autres patries. Singrid attarda son regard dessus, des teintes ocres, rouge terre, et aussi plus sombre, grisâtre ou noir. C'était vraiment magnifique. Peut-être pouvait-on fabriquer de la peinture avec ces poudres là. Il se mit en tête d'essayer, un de ces jours.
Ils continuaient d'avancer, observant le plus de personnes possibles. Regardant ce qu'ils avaient dans leurs paniers ou entre leurs bras. Le jeune Hercolubus prêtait attention à tout, même à la disposition des marchandises sur les étables. Tout comptait, lorsque l'on essayait de comprendre et de connaître quelqu'un ou quelque chose d'un simple regard.
Enfin, il vit de magnifiques caisses remplis de champignons. Il y en avait vraiment beaucoup. Ses yeux s'illuminèrent alors, et il se retint de courir par politesse envers Celywien, mais il aurait voulu se précipiter comme un enfant. Une fois devant l'étale, il regarda longuement les variantes de champignons que la marchande vendait. C'était une femme extrêmement chétive. Elle avait la peau à l'apparence sèche et pâle. Ses yeux étaient creux, et elle avait des cernes violacées. Elle contrastait nettement avec les couleurs flamboyantes de ses champignons. Singrid comprit bien vite pourquoi. Beaucoup des champignons exposés n'étaient pas mangeables, mais ressemblaient beaucoup à ceux qu'il cultivait chez lui. Les siens avaient des particularités mais ceux-là.. Ils étaient facilement trouvables dans des marchés noirs. Avait-elle prévenu ses clients des dangers ?...
Se tournant vers Celywien qui le suivait de près, il lui dit doucement.

- Restez là un instant...

La marchande lui demanda ce qu'il désirait, et le démon demanda un spécimen de chaque champignons. Il s'occuperait de vérifier les effets plus tard. Les caisses étaient quasiment pleines, peu de gens semblaient s'intéresser aux marchandises, et ce n'était pas plus mal. Mis à part ceux qui connaissent le domaine, peu de gens savent différencier un champignon toxique d'un champignon comestible. Sans traîner, une fois servi, il tendit une petite bourse à la femme sombre et s'éloigna, non sans lui lancer un regard soupçonneux. Celywien était toujours là. Elle attendait.

- Je n'ai reconnu que deux ou trois champignons mangeables dans toute son étale...


Dernière édition par Singrid A. Hercolubus le Dim 25 Mar 2012 - 12:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cogitationes Magnitudine. [Cely]   Dim 25 Mar 2012 - 11:55

L'homme l'accompagnant l'invita à poursuivre le chemin et le suivit tranquillement tout en continuant d'observer les différentes étales colorés qui se dressaient sur leur chemin. Cette ville était une très belle vie et on sentait bien la magie qui y régnait. Que ce soit de la vraie magie ou bien même la magie des belles couleurs. Elle se rendait compte qu'elle appréciait de plus en plus cette ville. Même s'il y avait du monde cela ne la dérangeait nullement, c'était bien mieux pour se dissimuler dans la foule. Sur le marché, actuellement, il n'y avait plus grand monde mais elle ne craignait rien également pour le moment. Puis l'homme la sortit de sa réflexion, la regardant et disant.

- La plante que vous avez acheté a t-elle des vertus particulières ? Je m'intéresse surtout aux champignons mais la verdure me fascine.

Il semblait beaucoup s'intéresser à ses achats. Les champignons avaient aussi beaucoup de vertus mais c'était un ingrédient délicat. Comme la pâtisserie, il fallait doser à la précision la quantité de champignon à mettre pour un remède quelconque. Certains champignons n'étaient pas comestibles mais ils faisaient de parfait remède pour la peau par exemple, mais la réussite de la pommade dépendait d'une grande précision de la part des guérisseurs. Elle glissa alors, continuant leur marche.

" Oui, c'est une plante curative, qu'il faut savoir manier. "

Dit-elle doucement. Leur marche se poursuivait, les étales défilaient. Elle se demandait ce qu'il cherchait. Il avait parler de champignons mais en comparant avec son achat à elle, alors elle ne pouvait deviner que c'était la clef de sa rechercher sur ce marché. Quand ils purent avoir en vu des champignons, justement, elle vit le regard de l'homme se changer. Il semblait... fasciné. Elle vit qu'il accélérait légèrement, et elle suivit son pas. Ils s'avancèrent alors vers cette dite étale, qui regorgeait de diverses variétés de champignon. Elle observait sans trop s'en rapprocher non plus, et son compagnon de route dit alors.

- Restez là un instant...

Il fit un grand achat de champignon alors. Elle regardait, testant ainsi ses connaissances sur les champignons. C'était délicat comme produit. L'homme prit un de chaque et revient ensuite vers elle en disant.

- Je n'ai reconnu que deux ou trois champignons mangeables dans toute son étale...

Elle sourit, ayant effectuée la même analyse.

" Vous avez raison. Mais même non comestibles, certains servent de grandes causes. Mais bon je pense que ce marchand essaye d'arnaquer les gens ignares. "

Indiqua-t-elle, reprenant la route à ses côtés. Elle aperçut une taverne qui semblait calme par rapport aux autres. Cela tombait bien, elle aimait bien la sérénité parfois. Et même, les informations pouvaient être partout de toute manière! Elle se tourna alors vers l'homme qui était à ses côtés.

" Allons boire un verre, qu'en pensez vous? Je vous l'offre avec plaisir! "

Annonça-t-elle, entrant dans la taverne sans vraiment lui demander son avis. Ils s'installèrent à une table, et elle commanda deux bières.

" Alors, comment vous en êtes arrivés à faire une telle chute tout à l'heure? "

Demanda-t-elle, sirotant sa bière sereinement.
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MessageSujet: Re: Cogitationes Magnitudine. [Cely]   Dim 25 Mar 2012 - 14:53

Tandis que Singrid observait son interlocutrice, un souvenir lui revint en mémoire. Un souvenir si lointain et irréel qu'il avait l'impression d'avoir été amnésique. Il se souvenait, de façon détachée et floue, d'un instant. Dans l'obscurité de son monde de naissance. Il se souvenait d'elle, face à lui. Qui le regardait, la tête penchée, et les yeux tristes. Ses lèvres entre-ouvertes, laissant échapper son souffle épuisé. Il se souvenait de son aspect de porcelaine. La peau laiteuse, les lèvres carmines. Toujours ses mains recouvertes de liquide vital. De ses yeux, perlaient ses larmes habituelles. Ce jour là, elle n'avait pas osé le prendre contre elle. Son corps était recouvert de taches, de marques. Elle sentait la mort et le fer. Alors elle le regardait, la poitrine soulevée par des hoquets. Le son de ses sanglots, s'étouffant dans le vent. Mais lui, si petit, il se fichait bien du monde, de ce qu'elle avait pu faire. Elle était là, elle était revenue. Elle ne l'avait pas abandonné, elle revenait pour veiller sur lui de ses yeux tristes. Ainsi, il avait avancé, et entouré la taille maigre de douce génitrice de ses bras frêles. La tête contre son ventre, les yeux clos.
Elle était tombée à genoux, le visage ravagé par la tristesse. Perdant son souffle tant les larmes l'accablaient. Ses mains tachées s'étaient posées sur le visage pâle de Singrid, caressant ses cheveux et sa peau. Laissant des traces rouges. Elle pleurait, sans cesse. Son dos se courbait, elle ne pouvait même plus respirer. Enfant, perturbé, effrayé, il avait continué à l'étreindre. La tête d'aimée génitrice reposait sur son épaule, son corps toujours secoué. Lui, caressait son dos, les yeux dans le vides. Il avait tellement mal, dans sa poitrine. Tellement mal d'envisager, d'imaginer, la souffrance qui dévorait sa gardienne, son aimée. Qui brûlait son cœur, brisait ses os. Une détresse si épaisse qu'elle devenait un vêtement, une seconde peau. Il avait si mal.

- Allons boire un verre, qu'en pensez vous? Je vous l'offre avec plaisir!
Réveille toi Singrid. Tu n'es pas seul, réveille toi. Reviens sur le monde. Oublie cette image. Oublie cette douleur. Emporté par le ton joyeux de Celywien, le jeune démon força un sourire pour montrer qu'il était toujours là. Continuer à vivre surtout. Il fallait continuer à vivre. La solitude reviendrait bientôt mais en attendant, il fallait continuer sur le chemin de la vie. Cette vie là. Sans elle. C'était dur, c'était un déchirement. Une vraie déchirure. Un tourment indéfectible. Mais il fallait le faire.

Sans vraiment plus savoir où ils allaient, Singrid suivit la guérisseuse vers ce qui semblait être une taverne. Il repensait à l'image qui lui était revenu. Les mains couvertes de sang. Les pleurs. Ne plus penser. C'était la meilleure chose à faire. Il serra le sac de champignons entre ses mains, comme un trésor précieux. Trésor qu'il avait hâte de découvrir, seul dans son univers improvisé. Cependant, pour le moment, il se contenta de s'assoir à une table face à Celywien. L'endroit était calme, avec du monde mais pas énormément. C'était une taverne paisible, pas comme certaines qui regorgeaient de bagarres et de conflits, qui finissaient souvent avec les chaises dans les airs et des blessés. Il avait déjà fréquenté un lieu comme celui-ci. C'était assez déconcertant.
Mais ici, tout était tranquille. Une odeur de boisson et de nourriture flottait dans l'air, agréable. La jeune femme était toujours aussi sereine également, patiente, dans sa façon de bouger, de parler. Tout inspirait la tranquillité. Mais la force tranquille. Au fond de son regard sommeillait ce que l'on pourrait appeler le courage, la bravoure. Elle avait du caractère, elle savait qui elle était. Cela émanait d'elle. L'aura des gens. Que Singrid se plaisait à découvrir. Il la regarda parler au tavernier, commandait deux « bières ». Voilà bien une chose qu'il ne connaissait pas. Lorsqu'elles furent servies, il n'osa pas y toucher directement.

- Alors, comment vous en êtes arrivés à faire une telle chute tout à l'heure?

La question qu'il avait été surpris de pas entendre auparavant avait finit par faire son apparition. C'était très noble de sa part d'avoir attendu aussi longtemps avant de la poser. Après tout, elle avait peut-être assisté à la chute. Ainsi, reprenant pleinement conscience de la réalité, sans sourire toutefois, trop troublé, il répondit.

- Trop distrait, j'ai voulu descendre trop vite du toit, et j'ai glissé. C'est un peu ridicule, haha.
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MessageSujet: Re: Cogitationes Magnitudine. [Cely]   Dim 25 Mar 2012 - 16:06

- Trop distrait, j'ai voulu descendre trop vite du toit, et j'ai glissé. C'est un peu ridicule, haha.

Elle lui sourit. Elle ne tarda pas à lui répondre.

" Quelle idée aussi de se promener sur les toits. "

Commenta-t-elle doucement. Elle sirota sa bière.

" Vous avez eu de la chance de vous en sortir, c'était une sacrée hauteur ce que vous avez descendu malgré tout. "

Dit-elle, reposant son verre. Elle vit bien qu'il ne buvait pas le sien. Elle s'interrogea la dessus. Elle aurait du lui demander son avis, ce qu'il voulait. peut-être qu'il n'aimait alors pas.

" Excusez-moi, vous n'aimez peut-être pas cela! "

Dit-elle, désignant le verre.

" Vous pouvez commander autre chose, je suis désolé d'avoir imposée la commande. "

Dit-elle, réellement désolé. En attendant, un souvenir lui revint en tête.

Elle se rappelait de son père buvant ce doux breuvage. Il aimait beaucoup ça. Pour faire plaisir à ses enfants, ils leur firent goûter et la jeune Celywien avait bien aimé et trouvait la mousse amusante quand elle était petit. Son père lui avait bien dit que c'était une boisson d'adulte. Quand elle allait alors dans une taverne et qu'il était le soir, elle en buvait parfois. Peu pour ne pas sombrer dans l'alcool. C'était un plaisir pas une solution pour oublier. Elle n'était pas alcoolique. Elle aimait juste le goût et cela lui rappelait de fabuleux souvenir, et c'est ce qui comptait le plus pour elle.
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