''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}

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Aoi Haandar

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Race : Séraphin aux ailes coupées
Classe : Guérisseur
Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
Croyances : Divinités de la Pluie et de l'Air
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Fiche de Personnage : Ils le paieront tous...


MessageSujet: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Lun 2 Avr 2012 - 18:21

Une semaine déjà s'était passée depuis que j'avais élu domicile par la force des choses chez Leevo. Il était étrange... A croire qu'il ne connaissait pas énormément de vocabulaire. Il n'avait pas vraiment l'air de sortir beaucoup non plus, d'où ces étranges comportements envers certaines de nos interactions. Par exemple le coup du "On pourra coucher ensemble sur le balcon et s'envoyer en l'air dans le ciel". Il me fallut un bon moment pour comprendre qu'il n'avait absolument rien compris à ce que je venais de lui raconter. Et des images de scènes peu descentes se déroulant sur un balcon m'avaient trottées toute la journée. Enfin, quoi, on ne dit pas des choses comme ça! Surtout quand on est plaisant au regard comme lui.

Deuxième chose que j'avais comprise: il était plus que négligé. Il m'avait avoué qu'il voulait se venger en salissant la maison de son maitre. Je lui expliquais donc qu'il ne fallait pas faire ça car c'était sa maison à lui maintenant, et qu'il avait de la chance de l'avoir. Si il voulait se venger, réduire en bouille toute la chambre de son Maitre pouvait être tout aussi sympathique. J'avais donc un peu ranger la maison, sans trop enlever son espace personnel: les bouteilles vides étaient reléguées dans un coin et les bouquins rangés de manière plus que désordonnées.

Ensuite, je compris qu'il ne savait pas lire. J'avais donc été chercher, avec un peu de son or, des livres qui sont généralement utilisés pour lire aux enfants nobles. Des histoires abracadabrantes avec une fin heureuse pour leur voiler la face sur notre vrai monde. Son visage semblait s'être adouci dès qu'il vit quelques exemplaires qui parlaient d'aventures sur des chats. Il aimait donc les chats. Important à retenir tout ça.

Il m'avait également céder une de ses chambres, qu'il m'avait autorisé à aménager comme je le désirais. C'était une belle chambre, sûrement habituellement réservée à des invités de haute lignée. J'avais donc dépoussiéré tout ceci et avait nettoyer un maximum la pièce pour la rendre habitable. Je souris. J'avais réussi à trouver un chez moi. Provisoire, ou peut-être définitif. Tout dépendra de la tournure des choses. Les premiers jours, Leevo était très mal à l'aise de savoir quelqu'un chez lui, semble-t-il. Il n'avait pas l'air à l'aise avec les gens. Enfin soit, tout se passait bien.

Quoi que j'avais dû clarifier les choses sur la signification de "coucher ensemble", qu'il me ressortait à toutes les sauces. Il n'avait décidément pas vraiment compris ma situation... et ça n'avait pas l'air d'être mieux par après.

Enfin soit, aujourd'hui nous en étions à notre quinzième leçon de lecture et il semblait savoir s'y prendre de mieux en mieux. Je lui avais fait des tableaux récapitulatif des syllabes que je lui faisais relire et étudier régulièrement. Je préparais donc un livre et m'installait à côté de lui. Je tournais les pages, l'écoutant lire difficilement les premières pages. Puis, quelques feuilles après, il s'arrêta, perplexe.

- ... Qu'y-a-til?

- Pourquoi les chatons se frottent-ils leurs nez l'un contre l'autre? dit-il en désignant une illustration.

Je soupirais. Il ne semblait même pas savoir ce que c'était que de s'embrasser...

- Ils s'embrassent.

- Qu'est-ce que c'est ça, s'embrasser?

Je le regardais, étonné. Il ne savait vraiment pas ce que c'était?! Je soupire et m'installe sur ses genoux avant de poser mes lèvres rapidement sur les siennes, dans un baiser furtif. Mes joues devaient être bien rouges...

- C'est ça, s'embrasser.





Dernière édition par Aoi Haandar le Mar 10 Avr 2012 - 15:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Lun 2 Avr 2012 - 19:30

Leevo Shellhorn

« Je vous présente ma fille – MON ENFANT !. Adoptive – ADOPTIVE ! – bien entendu. Il aurait été de ma part une véritable faute – UN BLASPHEME – que d’engendrer la vie dans un corps – UNE PRISON. Vous ne trouvez pas qu'elle me ressemble quand même un peu ? »

Ervin Shellhorn à propos des choses de la vie.


***


- C'est ça, s'embrasser.

Leevo tourna la tête vers la cheminée. Elle n'était pas allumée et pourtant... Pourtant il faisait cruellement chaud, soudain. Il faisait cruellement chaud en-dedans de lui. Il sentait les petites particules de la vie parcourir tout son corps en pétillant d'une joyeuse chaleur et remonter jusqu'à ses lèvres ; il n'avait jamais ressenti ça auparavant. C'était très étrange. Une histoire de glandes, se souvint-il, les glandes faisaient ces choses-là au corps, lui avait expliqué son Maître une fois. Il n'y croyait pas trop aux glandes, Leevo, il croyait qu'elles étaient juste là pour le faire souffrir et saigner. Et pourtant... Pourtant, là, il n'avait ni l'impression de souffrir ni de saigner. Il fronça les sourcils.

- « S'embrasser », ça a à voir avec une catin ? Il plongea ses yeux d'un vert puissant dans ceux d'Aoi, visiblement surpris de sa réponse. Lui aussi, il avait l'air d'avoir chaud. Non, non, les chats ne peuvent pas faire des choses de catins, réfléchit-il à voix haute, d'une logique digne d'un enfant de quatre ans. Un silence parcourut le long de sa pensée et puis il demanda enfin : Est-ce que c'est du sexe ?

Il parcourut Aoi des yeux et remarqua, en plus du fait qu'il avait l'air d'avoir encore plus chaud, qu'il était à moitié sur lui. Il se souvint alors d'une autre chose que son Maître lui avait apprise à propos des relations entre deux personnes : quand l'une se retrouve par un curieux hasard sur l'autre personne, c'est presque du sexe ; quand elles se retrouvent l'une sur l'autre toutes nues, c'est du sexe. Le sexe était interdit dans l'Inquisition.

Il posa ses yeux sur l'image des deux chatons qui se léchaient le nez et repensa à « s'embrasser ». C'était agréable. Ça picotait un peu, mais rien de bien méchant.


- Je ne peux pas faire de sexe, ajouta-t-il sur le ton de la conversation, d'un regard qui se voulut, malgré lui, désespéré.


Dernière édition par Leevo Shellhorn le Lun 2 Avr 2012 - 22:15, édité 1 fois
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Lun 2 Avr 2012 - 20:06

Je rougis comme une tomate bien mûre. Que me chantait-il là?! Il semblait perdu de par mon geste et la réaction que ça a pu avoir sur lui. Il avait mis longtemps à réfléchir. Peut-être ne savait-il pas du tout ce que c'était? Peut-être ne lui a-t-on jamais expliqué? C'était généralement un sujet qu'on abordait avec une certaine délicatesse, sauf chez les barbares. Je soupire, essayant de calmer le rouge qui m'était monter aux joues.

- Ce n'est pas vraiment du sexe... enfin si. Enfin non... En réalité je ne sais pas. Moi je qualifie plutôt ça comme un geste d'affection spéciale entre deux personnes...? Mais il ne faut pas le faire à des personnes qui ne sont pas... spéciales. Tu comprends?


Avait-il compris ma phrase ou pas ? Il resta pensif. Peut-être n'arrivait-il pas à assimiler ce genre de choses...? Je souris intérieurement, ça n'allait pas être évident. Je retournais calmement à ma place, à côté de lui, pour reprendre la leçon. Je souris en voyant qu'il s'appliquait d'avantage et commençait à fluidifier sa prononciation. Je le regardais faire, pensif, l'écoutant d'une oreille. Cet elfe était vraiment étrange. Il m'intriguait. Je n'arrivais pas à prévoir ses réactions, comme j'arrive habituellement à le faire avec des autres.

A la fin de la lecture, il revint sur l'image des petits chats qui s'embrassaient. Cela le travaillait vraiment, ça se voyait. Je rougis un peu. Je l'avais embrassé sans vraiment réfléchir aux conséquences. Et... pourquoi ne pouvait-il pas s'envoyer en l'air d'abord? Faudra que je lui pose la question. Je me levais, rangeant le livre et allant en chercher un autre pour qu'il s'entraine pendant que j'allais chercher à manger.

Je me préparais une tranche de pains avec du jambon et du fromage, que je trouvais dans le cellier. Je m'installais avec un peu de vin pour déguster mon encas. La nourriture était tellement précieuse qu'il aurait été criminel de ne pas la savourer avec sagesse. J'en allais même jusqu'à récupérer les miettes sur la table. Une fois ceci fait, j'allais jusqu'au salon, alors que Leevo fixait la cheminée, en pensant à quelque chose. Le baiser de tantôt certainement.

Je souris et m'asseyais à ses côtés. Il ne remarqua sûrement pas ma présence. Je m'approchais un peu plus.

- ... Cette histoire de baiser t’intrigue n'est-ce pas? demandais-je, calmement. Tu veux qu'on recommence?


Je souris et m'installais à nouveau sur ses genoux, posant ses propres mains sur mes hanches. Il se laissa faire, un peu perplexe, avant de se détendre au moment où je posais mes lèvres sur les siennes. Il resta figé un moment, avant que je ne m'écarte en souriant. Il porta sa main à sa bouche, encore plus pensif. En pleine réflexion alors que je viens de l'embrasser?! Quel étrange personnage... Je souris et me blottis contre lui, écoutant les battements de son cœur, alors qu'il réfléchissait. Un quart d'heure passa et je me décidais à aller prendre un bain. J'enfilais en vitesse ma robe de nuit, détachais mes cheveux et allait souhaiter une bonne nuit à Leevo. J'étais fatigué, il me tardait d'aller me coucher.







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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mar 3 Avr 2012 - 0:49

Un quart d'heure passa tranquillement tandis qu'ils étaient enlacés. Il parut en durer quatre. Aoi était resté contre lui et lui n'avait pas osé refermer son étreinte. Il regardait dans le vide, essayait de ressentir encore le poids du baiser sur ses lèvres.

Et son goût. Parce que, contre toute attente, ce baiser-ci avait eu un goût. Le goût du repas d'Aoi, plus exactement ; un goût pas bien particulier, ni très raffiné, mais un goût quand même.

Ce n'était pourtant pas tant le jambon et le fromage qui donnèrent son vrai goût à ce baiser, bien que toutes les papilles de Leevo eussent cru le contraire ; ce qui lui donna son vrai goût, c'était son côté spécial. Aoi avait dit que ça ne se faisait qu'à des personnes « spéciales », Leevo l'avait bien enregistré et il y songeait depuis.

Il y songeait peut-être même un peu trop, d'ailleurs. Ses doigts s'étaient mis à tambouriner tout seuls sur le bras de son fauteuil et il n'avait même pas réalisé que son désormais colocataire avait touché l'une de ses cicatrices en se blottissant contre lui. Trop de choses nouvelles et inconnues jusqu'alors étaient apparues dans sa vie en même temps qu'Aoi et tout ça lui donnait à réfléchir ; ça lui donnait tellement à réfléchir que son esprit ne laissait plus de place à la noirceur pour faire son entrée en scène.
Pour l'instant.

Il cligna des yeux et sembla enfin émerger de son océan de pensées. Il cessa de battre la charge et s'humecta les lèvres avant de réaliser qu'Aoi était parti. Il fouilla la pièce des yeux et le vit se diriger vers la salle d'eau. Précipitamment alors, il se leva et le rattrapa par bras. Une petite décharge de magie pure eut lieu entre eux et leur fit l'effet d'un minuscule choc électrique ; les tatouages de Leevo s'étaient rallumés d'un coup et, surprit de les voir ainsi scintiller, il lâcha Aoi.


- Oh. Merde, fit-il d'une voix comme remontée des tréfonds d'une crypte antique. Il se racla la gorge. Désolé. Je voulais dire : merci. Voilà, c'était dit. Il semblait vouloir ajouter quelque chose et puis il se gratta la tête. Je veux dire : merci pour tout. La lecture, le rangement, tout ça. Il s'éclaircit encore la voix et puis posa une main sur son épaule qui se voulut bien plus douce que les fois passées. Il approcha sa tête de la sienne sans aucune hésitation et lui rendit son baisé. Un baisé doux, sans goût, certes, mais plus magique et luminescent qu'aucun autre. C'était certain. Il s'autorisa même à remonter sa main dans sa nuque avant de reculer et de planter ses yeux dans les siens. Pour moi aussi, tu es quelqu-..., il toussota. Quelqu'un de spécial.
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mar 3 Avr 2012 - 8:51

Je souris. Il commençait enfin à s'ouvrir un peu plus à moi. Je m'étais plus ou moins habituée à ces moments étranges, où il scintillait. D’habitude, il me demandait d'aller ailleurs. Pourtant, cette fois-ci il se maitrisait. Je lui rendit un sourire radieux.

- Pour moi aussi tu en es un. Sinon, je ne t'aurais pas encore embrasser, n'est-ce pas?


Il en sembla rassuré. Je passais délicatement ma main sur sa joue, évitant les cicatrices. Je n'avais pas envie qu'il reparte dans son mutisme. Je baillais et lui indiquais que j'allais me laver. Une fois ceci fait, je revins au salon pour aller lui souhaiter bonne nuit.

- ... Je vais aller me coucher, je suis fatigué. Bonne nuit?


Il hocha la tête, de nouveau perdu dans ses pensées. Il sembla chercher à se calmer. Sans attendre d'avantage je gagnais ma chambre pour me laisser tomber sur le riche et douillet matelas. Cette journée avait au moins été riche en rebondissements. Je rougis, en y repensant. Je l'avais vraiment embrasser. J'avais embrasser un gars qui ne savait pas ce qu'était un baiser pas plus tard qu'aujourd'hui. Et m'étonnerait fort qu'il en sache d'avantage sur des sujets plus épineux.

Dans quoi est-ce que j'avais bien pu m’embarquer, moi? Je soupirais et posais mon avant-bras sur mes yeux avant de fredonner une chanson, pour me calmer. Tout ça allait beaucoup trop vite. Je ne savais même pas dire si il savait vraiment ou pas du tout dans quoi s'engageait cet elfe. Leevo, tu es vraiment quelqu'un de très étrange...

Fatigué par tous ses sentiments qui remontaient en même temps, je finis par m'installer correctement pour la nuit et à courir après le sommeil.



Je m'éveillais de bonne heure le lendemain matin. Les rayons du soleil étaient venus gratter à ma fenêtre. Autant dire qu'avec l'habitude de me levé en même temps qu'eux, j'étais déjà à préparer mon petit déjeuner dans les secondes qui suivirent. Je me mis en quête d'un pot de confiture dans le cellier. La gourmandise était peut-être un vilain défaut mais j'adorais le goût fruité et sucré de cette compote. J'attrapais ensuite le pain qui restait de la veille, une motte de beurre et un pichet de lait. J'installais tout me petit trésor à table et me fis une tartine au beurre et une autre à la confiture, accompagnées d'un lait chaud avec un peu de miel dedans.

Alors que je savourais mon repas, je réfléchissais aux livres que je pourrais bien faire lire à Leevo. Peut-être cette histoire avec le dragon et la princesse? Je rougis. Il y avait un baiser à la fin. Ca allait remettre ça sur le tapis. Ou alors une histoire de sorcière vaincue par un preux chevalier pour sauver une princesse? ... Pourquoi y a-t-il toujours des baisers dans les contes pour enfants? Je soupirais et, une fois mon petit déjeuner terminé, je rangeais tout ce que j'avais pris.

Leevo arriva un peu plus tard dans la matinée alors que je lui préparais de nouvelles fiches de lecture. Il avait disparut dans la cuisine et s'était ramené avec une bouteille de vin. Il se planta devant moi, mal à l'aise. Il ne savait pas quoi faire peut-être? Je lui souris.

- Si tu veux, on peut faire vite ta lecture du matin et comme récompense, je t'embrasserais. Ca te va?


Je m'en voulus un peu de profiter ainsi de sa naïveté. Juste un tout petit peu.




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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mar 3 Avr 2012 - 12:12

Leevo se gratta l'oreille avant de descendre sa dose matinale de raisins macérés. Il n'avait pas dormi cette nuit, pas plus que celles d'avant, remarquez, mais rien ne se lisait sur son visage. La fatigue passait sur lui comme un voile de soie à l'instar de l'alcool dans ses veines.

- C'est aussi une récompense, s'embrasser ? Demanda-t-il en fronçant les sourcils – une chose devenue habituelle maintenant. D'ailleurs, c'est quoi une récompense ? Encore un de ces machins de catin ?

Il vit bien que ses questions commençaient doucement à peser sur la patience d'Aoi. Ou, en tout cas, elles pesaient sur la sienne. Il aimait découvrir toutes ces nouvelles choses qui, en était-il sûr, contribuaient à rendre le quotidien aussi normal et aussi quotidien que celui de tout le monde. Cependant, il avait l'impression que tout ça, tout ce quotidien, c'était trop compliqué ; il y avait trop de choses et il commençait à penser ne pas avoir été fait pour ça. « S'embrasser » avait provoqué en lui un genre de mouvement. Oh, ça lui était déjà arrivé, souvent. Mais jamais comme ça.
La magie s'était réveillée, avait-il conclu sur les derniers coups de la nuit, mais n'importe comment, elle était restée calme, douce, agréable... Ce n'était pas normal. Elle ne devait pas faire ça, sa magie. Elle avait été faite pour être violente, brute et belliqueuse ; pour le faire saigner, souffrir et mourir sans fin. Elle n'avait pas été faite pour éclairer un « s'embrasser » dans un couloir.


- Hmm. Je vois, fit-il après la réponse d'Aoi. Et tes maîtres, ils s'embrassaient avec toi pour te récompenser ou c'est quelque chose de « spécial » ?
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mar 3 Avr 2012 - 12:59



- Hmm. Je vois... Et tes maîtres, ils s'embrassaient avec toi pour te récompenser ou c'est quelque chose de « spécial » ?


Un frisson remonta le long de mon dos. Maitre... de mauvais souvenirs ressurgirent de la petite boite où ils étaient enfermés. Je soupirais et le fis s'asseoir, afin de lui expliquer clairement les choses, afin qu'il comprennent.

- ... Mes Maitre m'embrassaient mais il ne m'embrassaient que pour faire du sexe, alors que moi je ne voulais pas. Ils s'en fichaient et le faisaient quand même. Quand c'est forcé et qu'on ne veut pas, ça fait mal, de s'embrasser. On aime pas ça. Si c'est quelque chose que tu veux faire avec la personne, alors là c'est une personne "spéciale" pour toi.


Il haussa un sourcil, sans trop comprendre. Je soupirais et m'installais à coté de lui.

- Tu vois, mes Maitres à moi ils voulaient faire euh... du sexe avec moi. Mais je n'en avais pas envie. Alors les baisers devenaient quelque chose de mauvais, de mal. Mais dans ton cas, tu es quelqu'un de spécial, donc c'est bien.


Alalah mais comment on est censés expliquer çaaaa?! C'est un vrai calvère! Il sembla retomber dans son éternelle réflexion et je me mis donc à rechercher après les livres. Autant commencer de suite, avant qu'il ne reparte dans son mutisme. Je déposais donc les ouvrages devant lui et le fis lire chaque mot lentement, désignant les phrases avec ma main. Il suivait mon index avec application et détachais chaque son pour que je puisse le corriger plus aisément. J'étais fatiguée de tout ceci.

J'attrapais un ouvrage un peu plus compliqué, maintenant qu'il avait progressé. On allait passer à la vitesse supérieure. Puis un doute m’assaille: ... avec ses réflexions plus que longues, ça allait être compliqué de lui faire lire ça. Je me tournais vers lui, alors qu'il tentait de lire par lui même.

- ... Quand les gardes se seront calmés à mon sujet, on ira en ville et je t'expliquerais les choses que tu ne comprends pas. On lira les enseignes et les boutiques. Ça pourrait être amusant... non?


Je souris et déposais un baiser sur sa tempe, rapidement.

- Et voilà ta récompense!


Je reniflais l'air, une odeur gênante squattant la pièce.

- Et tu pourrais prendre un bain, aussi. C'est bien, les bains. Ça détend. Puis comme ça tu sentiras bon. J'vais aller te le préparer.


Dans un énième sourire, j'allais préparer un bain. Non pas qu'il empestait mais encore un jours ou deux et ça n'en serait pas loin...
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mar 3 Avr 2012 - 14:24

Un bain. Maintenant, il voulait lui faire prendre un bain. Leevo n'avait jamais pris de bain ou, du moins, aucun bain qui n'ait été rempli que d'eau plate. Et qui ait été préparé aussi soigneusement.

Il avait feuilleté le nouveau bouquin entre ses doigts en attendant que l'eau ait fini de couler, sans attacher d'attention particulière aux lignes et aux lettres inscrites sur les pages. Il avait bien vu comment le visage d'Aoi s'était assombri lorsqu'il avait parlé de ses maîtres et, n'importe comment, il s'en voulait – ou dans ses mots : « comme cette fois où Ervin m'a ajouté une aiguille sous les ongles des pieds parce que j'avais fais tomber son assiette. Je n'ai pas aimé ça. ».

Il ne s'en voulait pas seulement de lui avoir rappelé des souvenirs délicats, sensibles voire peut-être même horribles, il s'en voulait d'être là. D'être, peut-être, un boulet sur les chaînes qu'il lui avait enlevé il y a quelques jours de ça.

C'était cette impression horrible qui nageait dans son être maintenant ; il ne voulait pas du tout obliger Aoi à lui enseigner toute ces choses ; il ne voulait pas le forcer à se rappeler de son passé et il voulait encore moins l'obliger à l'aider à rattraper le long retard qu'il avait pris malgré lui sur le long chemin de la vie. Il n'avait jamais voulu ça et était parti avec l'idée, depuis que son Maître était mort, qu'il devrait apprendre la vie tout seul. Comme un homme.
Mais c'était quoi, un homme, en fait ?

Il balaya ses pensées d'un soupir muet et se leva, alla ranger le livre sur l'une des commodes et rejoignit Aoi dans la salle d'eau.

Le soleil brillait ici plus qu'ailleurs dans toute la maison et l'endroit à lui tout seul semblait avoir canalisé toute la beauté, tout le cachet de l'essence même de la maison. Aoi collait parfaitement dans ce décor et, aux yeux de Leevo, il semblait même l'exacerber. C'était son univers à lui, le soleil, le bois raffiné, les bougies, les encens qui rappelaient les champs de fleurs et l'eau. Ça se voyait de suite ; il n'était pas fait pour faire des « s'embrasser » qui font mal et des machinchoses de catins. Il valait bien plus que ça. C'était évident maintenant.


- Tu n'es pas obligé de faire tout ça, tu sais, lui fit-il doucement en s'approchant. Me parler de ces choses que tes maîtres t'ont fait, non plus. Et prendre soin de tout, ici, c'est pas nécessaire. Il posa sur lui des yeux qui se voulurent doux. On pourra sortir si tu veux, d'accord ? Tout à l'heure. Tu n'auras qu'à mettre l'une des tenues de l'Inquisition. Personne n'embête jamais les Inquisiteurs dans la rue, ça, je le sais. On pourra... Je sais pas, faire des trucs normaux ? Et pas rester ici. Tu vois ?


Dernière édition par Leevo Shellhorn le Mar 3 Avr 2012 - 17:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mar 3 Avr 2012 - 15:09

Je haussais un sourcil, surpris qu'il me propose ça. Il avait peut-être l'impression que j'en faisais trop pour lui? Ça ne me gênait pas. Ca me faisait un peu de compagnie, ça me changeait. Mais le fait de sortir ne me dérangerait pas. Au moins, je pourrais prendre l'air sans avoir peur d'être attrapé...

- ... Je vais t'attirer des ennuis si je sors comme ça, non? Enfin, si je peux... Ca ne me dérangerait pas de prendre l'air, je n'ai pas l'habitude de sortir si peu.

Il acquiesa et un sourire qui me sembla sincère s'afficha sur son visage. Je souris à mon tour. Attendez... J'ai souris. Je tombe amoureux? ... Il faut que je me calme. Je dois ralentir le rythme. Peut-être que tout ceci va un peu trop vite, non? Enfin, quoi que... mais il avait l'air si... naïf. Je me devais d'y aller doucement...

Je fermais le robinet de la baignoire et testais la température de l'eau avec mon coude, pour voir si elle n'était pas brûlante. Une fois ceci fait, je tendis un pain de savon à Leevo et sortit de la salle de bain. Mieux valait pour ma santé mentale que je n'y reste pas alors qu'il y était. Ou alors sa naïveté risquait de disparaitre bien vite.

J'allais donc ranger le salon et entamais un livre en attendant son retour. Une bonne vingtaine de minutes passa jusqu'à ce qu'il revienne, tout frais et pimpant. Je souris. Ah bah ça changeait, forcément! Il m'indiqua alors la garde robe où se trouvaient les tenues de l'Inquisition. Non pas que ça me plaisait de la mettre mais au moins, je serais incognito.

Une simple grande cape noire, toute simple. Le tissu était tout ce qu'il y a de plus basique, même pas un tissu précieux. Ce qui m'étonna au plus haut point. L'intérieur de la capuche me sembla plus doux, et je constatais qu'il y avait de la fourrure à l'intérieur. Sûrement quelque chose de précieux, comme de l'hermine. Les nobles, ça aime l'hermine généralement. Les manches en étaient également recouverte. Je fronçais les sourcils en voyant une broche anormalement sculptée: on était censé l'accrocher comment, avec tous ses crochets dans tous les sens?

Je soupire et l'enfilais tout de même, alors que Leevo avait déjà la sienne. Ca ne m'allait pas vraiment... J'étais censé être un Inquisiteur mais j'avais plutôt l'air d'un enfant de chœur. Une peur commença à me chatouille l'estomac: et si on en croisait d'autres, des Inquisiteurs? Qu'allaient-ils dire? Leevo saurait-il se débrouiller à ce propos?

Quand nous fûmes enfin prêts, nous sortîmes par la vraie porte maintenant: plus besoin du passage secret. Je préférais rester collé à Leevo tout le long du trajet, baissant ma tête afin qu'on ne me reconnaisse pas du tout. Je ne me détendis qu'une bonne demi-heure après notre départ. Nous avions descendu la rue dites "riche" de Madorass. Tous les prix que je voyais sur les étals me firent tourner la tête: comment pouvait-on avoir tant d'or?! Remarque, je n'étais pas bon marché non plus... Les nobles ont vraiment trop d'argent!

Nous quittâmes la partie riche pour aller dans la partie plus modeste. Pas pauvre mais pas riche non plus. Je me sentis d’avantage dans mon élément ici bas. Je m'arrêtais face à un étal qui vendait toutes sortes de bijoux. Certains étaient composés de coquillages, avec des lanières de cuir. J'hésitais à m'en acheter. Elles n'étaient pas chères pourtant, ces petites amulettes... Et puis, je pourrais les enchanter. Je craquais donc finalement sur deux colliers et une paire de boucles d'oreilles, ainsi que des accessoires pour les cheveux. Quoi? On peut être esclave ET coquet, non mais!

Leevo semblait mal à l'aise au milieu de la foule. Mmmh... Je souris et désignais une broche avec une tête de chat sculptée dans un bois noble. Peut-être apprécierait-il? Elle n'était pas chère, je pouvais l'acheter... Je la lui pris et la lui mis dans la main.

- En remerciement pour l’hébergement.


Je lui souris avant d'aller voir un peu plus loin un stand de vêtements. J'avais envie de me payer un nouveau haut et un nouveau pantalon. Peut-être qu'un pantalon noir et une chemise blanche pourrait bien m'aller? Ou alors une chemise beige et un pantalon brun? Un pantalon en cuir pouvait tout aussi être joli. Je souris. Je pouvais faire mon marché sans pour autant avoir peur d'être arrêté. Ca faisait du bien...
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mar 3 Avr 2012 - 18:22

Il faisait beau dans les rues de Madorass. Il faisait toujours beau, même lorsqu'il pleuvait et lorsque les cieux se déchiraient. Le Roi lui-même avait ordonné qu'il y fasse toujours beau. C'était comme ça tous les jours.

Les rues étaient bondées de monde, de bruits, d'odeurs, de marchands, de passants, de rôdeurs, de voleurs en action, d'assassins en repérage, de gardes en sommeil partiel, d'aventuriers déjà saouls, d'enfants pleurnichant après la jolie peluche que maman n'avait pas voulu acheter. Autant de choses qui dérangeaient Leevo et qui le faisait sonder, déchiffrer et analyser chaque parcelle du dallage au fur et à mesure qu'il avançait. Rien ne passait outre ses yeux ; il voyait tout. Il ne comprenait rien.

Leevo ne sortait pas autant qu'il l'aurait voulu. Tout d'abord parce que le dehors atteignait des décibels assourdissants pour des oreilles aussi fines et délicates que les siennes. Ensuite, eh bien, parce qu'il ne voulait pas sortir tant de fois que ça, tout simplement. Il n'avait pas très bien compris le principe des rues et des vacations de ses passants et puis, bien que la curiosité l'avait mené bien des fois au milieu des foules, les alcools qu'on servait dans les tavernes ressemblaient à du jus de pied. Il y en avait d'ailleurs un qui s'appelait « Le jus de pieds de Boubou » ; lui il avait le goût de la pisse. Oh, il les avait goûté les alcools, Leevo ; il savait de quoi il parlait quand il disait que ça avait le goût de la pisse de pieds. Il avait goûté tous les alcools de la fameuse taverne « A la panse repue », allant de la première petite bouteille de la première étagère poussiéreuse à celle avec une mâchoire d'orque plongée dans un liquide verdâtre et qui était cachée tout en bas du comptoir. Le tavernier avait été bien surpris de le voir à peine loucher et lui dire : « Je crois que l'alcool ne marche pas. Je n'ai pas l'impression d'être joyeux. On a déjà essayé la bleue avec les yeux dedans ? ».

A part pour ses tavernes, donc, Leevo s'était désintéressé de la ville. Elle n'offrait à sa curiosité qu'un ramassis de choses bruyantes qui se répétaient à tous les coins de rues. Depuis qu'il avait rencontré Aoi et qu'il avait gagné une casserole en jouant au jeu méconnu de la lapidation de ménestrel, il avait arrêté les expériences ; apparemment, elles se soldaient toutes d'une course-poursuite avec des Capes Blanches plus mauvaises perdantes que jamais.

Il suivait donc Aoi entre les étalages et les déballages de marchandise en veillant au grain, comme qui dirait. Ce dernier avait l'air d'apprécier la ville, son brouhaha dément et surtout, ce qui n'aurait pas fait de cette ville une vraie ville, ses bibelots. Il s'en donnait à cœur joie, à droite, à gauche, en bas... On aurait dit qu'il avait économisé toute sa vie pour ce jour.

Jusqu'à ce qu'il lui pose une fameuse broche entre les mains, Leevo resta tout à côté de lui. « En remerciement pour l'hébergement », lui dit-il avant d'aller soulager un noble marchand d'étoffe dans un autre coin de la rue. L'elfe resta planté là. Il ôta sa capuche et regarda la petite tête de chat sculptée dans le bois patiné. Il tourna la sienne vers Aoi et le regarda de loin. Il était vraiment spécial, lui. Ce qu'il faisait, tout ce qu'il faisait, n'importe comment, se dit-il, ce n'était pas « être normal ». Ce n'était pas ça, le quotidien de la vie. Non, même son Maître ne faisait pas ces choses-là au quotidien ; personne autour d'eux ne le faisait. Ils tiraient tous des têtes mi-figue mi-raisin, ils se tenaient à des distances convenables les uns des autres ; ils se regardaient dans le blanc des yeux, riaient à des blagues si nécessaire. Ils ne faisaient pas des « s'embrasser », même pas les deux jeunes gens qui se tenaient par la main là-bas et qui se souriaient de la même façon qu'Aoi lui souriait. Ils ne faisaient pas des « récompenses ».

Il se laissa emporter par de nouvelles réflexions inutiles et perdu Aoi des yeux, ce qui le fit resurgir et bondir dans la direction où il l'avait vu pour la dernière fois. Il entra dans une échoppe, demanda si personne n'avait vu un Inquisiteur spécial et tira un des rideaux du fond en l’appelant.
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mar 3 Avr 2012 - 20:55

Je jettais un oeil aux vêtements. Ils étaient jolis... je jetais un oeil dans ma bourse de cuir. Peut-être ne devrais-je pas acheter autant de choses...? Quoi que, j'avais toujours garder de l'argent de côté pour me faire "plaisir" quand l'occasion se présenterait. Je n'avais pas l'habitude de dépenser de l'argent et j'angoissais à l'idée qu'il ne me reste plus grand chose. Je soupirais et examinais un des tissus d'un manteau, le froissant entre mes doigts. C'était de bonne qualité...

Je tendis quelques pièces à la dame qui tenait l'étal et lui demandais si elle n'avait pas d'avantage de veste et de pantalons, ceux présents sur l'étal étaient trop larges pour moi. Elle me guida alors dans l'arrière boutique pour que je puisse y arrêter mon choix. Différents pantalons, de toutes couleurs et de différentes matières trônaient sur des étagères poussiéreuses. Je jetais un œil dans les pantalons en cuir et dans les vêtements de soie et de coton. La dame semblait nerveuse... Etait-ce moi qui lui faisait cet effet?

Je me sentis coupable... et soulagé à la fois. Je n'avais pas à avoir peur si les autres avaient peur de moi. Je choisis donc un pantalon en cuir noir, un autre en soie blanche et un troisième en coton beige. La dame insista pour me faire un prix, et je n'en eu qu'un seul à payer. Je haussais un sourcil. J'étais peu habitué à ce genre de chose. J'en profitais donc pour renouveler mes dessus également, m'emparant de trois chemises, d'un manteau sans manches noir avec une capuche et les bords des épaules fourrés d'une fourrure brune. A tout ceci, j'ajoutais une cape et un petit veston de cuir noir. Quoi? Pour une fois je faisais une affaire!

J'entendis alors Leevo dans la boutique principale, demandant aux clients si ils ne m'avaient pas vu. Il tira ensuite les rideaux, dévoilant l'arrière boutique. Je le regardais, étonné. Il avait le visage crispé il y a quelques secondes et il semblait s'être déridé au moment où il m'avait aperçu. Peut-être avait-il eu peur de me perdre? Je le gratifiai un sourire sincère et joyeux.

- Je me suis trouvé de nouveaux vêtements. dis-je en lui montrant mes emplettes.


Il acquiesa. Il semblait rassuré... Je le tirais hors du magasin une fois que j'eus payer la vendeuse et je l'entrainais vers les autres boutiques. Dans une ruelle, une dame vint nous accoster. Une dame? Non. Une catin? Une prostituée? Un vrai dindon? Oui. Elle était affreusement maquillée, une vraie potiche. Ses vêtements autrefois colorés étaient ternes à présent, et sales. Elle était si négligée qu'un de ses bas descendait jusqu'à ses genoux, alors que ses jupons, remontés, dévoilaient une cuisse rondouillarde et presque informe. Vraiment, elle arrivait à trouver des clients? Bah, quoi qu'une fois bien bourré, ils ne doivent plus faire la différence...

Elle s'approcha de Leevo, se cachant à demi derrière un éventail défraichi. Et c'est qu'elle gloussait, la dinde. Elle n'osait tout de même pas venir accoster un Inquisiteur, si? Quelle folle! Quoi que. Si elle avait déjà des Inquisiteurs dans ses clients... Je soupire et m'interpose, tirant Leevo par le bras.

- Il n'est pas intéressé. Au revoir, madame.


Je l'emmenais donc plus loin, à l'abri des regards. Va falloir encore lui expliquer ça maintenant. Avant qu'il n'ait eu le temps de poser sa question, je soupirais et me grattais l'arrière de la nuque, fournissant ensuite ma réponse:

- Elle, c'est une prostituée. Une catin. Elle fait du sexe contre de l'argent. Mais c'est pas bien vu par les autres personnes...


Je rougis. Je venais de dire "catin". Ce qui voulait dire que je n'étais moi-même pas fréquentable.

- Mais moi c'est différent. J'étais une catin mais on me forçait à le faire, d'accord?


Il acquiesça, montrant qu'il avait compris. Enfin, en tout les cas, je l'espérais. Je commençais à fatiguer et, après quelques achats sur le marché pour ravitailler le cellier afin de lui apprendre à cuisiner quelques petites choses comme des pâtisseries, nous rentrâmes au manoir. Une fois arrivés là bas, je le laissais se débarrasser alors que je filais dans ma chambre pour essayer mes nouveaux habits.

Je tentais d'abord une chemise d'un brun clair avec le petit veston de cuir que j'avais acheté et le pantalon. A mon grand regret, le pantalon était un petit peu trop serrant. J'avais l'habitude des pantalons larges, ça me sembla bizarre. Mais après tout, ça se portait près du corps, un pantalon en cuir. J'avais toujours voulu en avoir un. Se sont souvent les nobles qui en ont des beaux comme ça, pour apprendre l'équitation. J'aimerais bien faire ça, une fois. Euphorique, j'allais voir ce qu'en pensait Leevo.

- Vous en pensez quoi? J'ai acheter ça dans la boutique. Une affaire!
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mer 4 Avr 2012 - 1:01

Prostituée, catin, payer, faire du sexe, forcer, mal vu par les autres... Oui. Bon. Leevo ne comprit rien, pour changer. Il ne comprit tellement rien cette fois qu'il en vint même à ne plus comprendre ce qu'il avait compris avant.

Il épargna pourtant à Aoi la question fâcheuse qui lui venait à la bouche – et qui était : « Mais alors, c'est une esclave aussi ? » - et hocha gentiment le tête. Après tout, Aoi avait jugé qu'il n'était pas intéressé, alors il ne l'était pas. Point. Même si cette femme avait tout l'air d'une esclave obligée de vendre son corps pour rembourser un horrible bonhomme qui fumait le cigare à l'heure des faits dans une taverne de racolage qu'il possédait et asservissait aussi, qu'elle transpirait dans sa poudre de teint et qu'elle cachait tant bien que mal les coups de couteaux que lui avait infligé un médecin crapuleux pour mettre au monde son troisième enfant illégitime... Non. Elle ne l'intéressait pas.

D'ailleurs elle n'intéressait personne, cette pauvre femme. C'est probablement ce qui la poussa à se suicider quelques heures plus tard on marmonnant « Dame, si même plus ces foutus de putain de pervers glauques d'Inquisiteurs n'sont plus intéressés, merde. Mais meeeeeeerrrrrrrrdeeeee... PLOUF ! ». Et plouf ! Trois orphelins. Mais ça n'intéressait personne ces histoires-là.

***

Leevo était bien content d'enlever sa cape d'Inquisiteur pour retrouver la liberté totale de mouvement que lui offraient ses habits habituels. N'importe comment, même s'ils n'avaient pas d'hermines, de fanfreluches, de crochets, de poches secrètes et tous ces trucs qui faisaient avancer la mode et l'industrie du textile, ses habits, simple assemblage de cuir et de bout de ferraille par-ci, par-là étaient d'un chic déconcertant et d'une rareté fine. Fine, parce qu'ils ne couvraient pas grand chose de son corps, entendez. Et rare, parce qu'on ne retrouverait jamais les mêmes ; ils étaient trop vieux. Mais Leevo les aimait bien. Il n'avait jamais trop chaud dedans ; il n'était jamais trempé par la transpiration de part leur coupe et le cuir était tellement lissé que la pluie glissait dessus. Il n'était jamais encombré par les mouvements de l'habit en lui-même puisqu'il était comme une deuxième peau ; le cuir s'était fait à lui et lui s'était fait au cuir. Ils avaient fusionné, en quelques sortes.

La fusion, Leevo la remarqua surtout sur Aoi. Il y avait une fusion parfaite entre son nouveau pantalon et son...


- Euh... Son regard se bloqua quelque part. Dans une région précise de l'anatomie de Aoi mais nécessairement floutée dans l'esprit de Leevo. Non. Je veux dire... Si ? Enfin. Il n'y connaissait rien en vêtements, en mode, en machinchoses. Il hésita de longues minutes et puis une petite voix se mit à lui siffler dans la tête que ça, ce pantalon là, ça avait à voir avec du « c'est presque du sexe », comme lui avait dit Ervin. C'est... c'est pas un peu petit, peut-être ? Se hasarda-t-il à répondre. Il avait entendu dire ça, un soir, dans les toilettes d'une taverne après un bruit de braguette. Il jugea qu'il était bon de le replacer dans ce contexte.
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mer 4 Avr 2012 - 9:01

Je haussais un sourcil. Trop petit? J'allais jeter un œil dans un miroir. C'est vraiment que c'était très serrant, mais le pantalon était loin d'être trop petit, enfin je pense. Par contre, vu la coupe de l'arrière, je me jurais de ne jamais me balader comme ça dans les taverne. Ca moulait beaucoup trop.
Je tentais de remonter un peu plus le vêtements, pour qu'il soit mieux agencé. Je me tournais ensuite vers Leevo, qui ne m'avait pas quitté des yeux. Et je rougis en trois secondes en m'apercevant de l'endroit où s'était fixé son regard.

- Je... Je vais aller essayer autre chose.
Bafouillais-je avant d'aller dans ma chambre

Petit? Ce mot me trottait dans la tête. C'est "ça" qui était petit, comme il l'avait dit? Ou le pantalon? Je ne savais plus quoi penser maintenant! Zut! Je rougis d'avantage et enfilais mon nouveau pantalon en coton et laissais ma chemise, me débarrassant du veston, pour ensuite rejoindre Leevo au salon. Il jouait avec la broche que je lui avais offerte tout à l'heure, la laissant balader entre ses mains. Je m'assis à côté.

- A quoi penses-tu? A notre sortie aujourd'hui?
Demandais-je, intrigué.

Il acquiesça, perturbé par quelque chose. Je soupire et vais ranger les livres que j'avais sorti ce matin, avant de me mettre à dépoussiérer un tant soit peu les meubles, qui avaient bien besoin d'un coup de chiffon. Non pas que ça me gênait, j'avais l'habitude de se genre de chose. Personne ne semblait avoir fait le ménage depuis un moment. Un noble sans serviteur, voilà qui est cocasse. J'allais ensuite me chercher un lait chaud, au miel et m'installait de nouveau sur le canapé, à le regarder fixer la cheminée. Il pensait encore...

Il était temps de le sortir de cet état de transe. Je m'installais sur ses genoux, comme d'habitude, et déposais un doux baiser sur ses lèvres. A mon plus grand étonnement, il se laissa faire et était totalement détendu cette fois. Allant même jusqu'à poser de lui même ses mains sur mes hanches. Et, grande surprise, je sentis le bout de sa langue quémander une invitation contre mes lèvres. Avec un petit sourire amusé, j'entrouvris à mon tour mes lèvres, pour un baiser plus approfondi.
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mer 4 Avr 2012 - 17:15

Il y avait des choses que les gens n'étaient pas obligés de savoir pour se figurer les connaître. Se soulager, par exemple. On n'était pas obligé de savoir exactement quand est-ce qu'on avait besoin de se vider la vessie pour avoir à baisser son pantalon et le faire. Le corps le faisait de lui-même. On n'avait pas non plus besoin de savoir que les ruelles les plus tortueuses de Madorass abritaient toute une bande de malfaiteurs super organisés passée la minuit pour se déshabiller et déposer gentiment tous ses biens sur le bas-côté dès qu'on sentait un petit souffle puant dans le creux de la nuque. Le corps, pour sa survie, le faisait aussi de lui-même.
Il n'y avait que pour les mathématiques qu'il fallait un minimum de savoir pour s'en sortir. Et encore : est-ce qu'on était vraiment obligé de savoir que l'argent pesait moins lourd que l'or pour sentir que lorsqu'on avait deux pièces d'argent et une d'or, ça voulait dire qu'on était devenu plus riche que si on n'avait eu que les deux premières ? Non.

Leevo n'avait pas besoin de connaître le mot « préliminaire » pour savoir que ce qu'il faisait, eh bein... C'en était plus ou moins. Il n'avait pas besoin de savoir que ce qui va suivre était un genre de « c'est presque du sexe » pour faire... Disons... Enfin, vous savez quoi ! Son corps le faisait de lui-même.

Ses mains remontèrent donc d'elles-même dans la nuque d'Aoi et l'enserrèrent plus fortement. Elles le coincèrent, plutôt. Son buste se souleva de lui-même pour donner plus de force à l'étreinte. Il lui donna plus d'intensité, plutôt. Et l'étreinte en elle-même devint plutôt un étau.

Contrairement à ce qu'on pouvait penser, Leevo réfléchissait toujours à ce moment là. Enfin, sa tête réfléchissait d'elle-même. Elle se demandait, sa tête, s'il était, dans ses mots : « Comme cette fois où Sire Volute est venu dormir sur mes jambes en ronronnant. J'ai beaucoup aimé ça. ».

C'est la magie qui répondit à son interrogation. Elle s'éveilla de nouveau en même temps que les particules de vie chaudes entreprenaient de remonter tout l'intérieur de son corps pour le rendre aussi combustible qu'un vieux tas de paille à côté d'une flamme. La flamme en question, c'était Aoi.
Elle s'alluma, la magie, littéralement, et grésilla gaiement dans les sillons de sa peau. Il eut une petite chaire de poule à un moment, laquelle réprima-t-il en serrant encore plus fort Aoi. Il le serra vraiment plus fort et aurait pu lui briser la nuque sans aucun problème. Leevo était, ce qu'on pourrait appeler communément, heureux. Il s'en rendit compte quand il rouvrit les yeux et, de fait, la magie devint encore plus palpable.

La magie de Leevo était liée à ses états d'âmes et dès lors qu'il s'intéressait à eux, il pouvait la contrôler. Ce n'était pas tout à fait exact ; en réalité, la magie le contrôlait lui et lui tendait le bout de sa console en lui disant « tiens, tu n'auras qu'à faire le joystick, je m'occupe du reste ». Et elle s'occupa très bien du reste.

Un feux crépitant renaquit de ses cendres froides sans s'encombrer d'utiliser de bûche ni de soufflet. Les ombres du salon s'étaient parées d'un bleu envoûtant et toute l'atmosphère même de la maison, suivant le rythme de la brume de magie qui s'y rependait doucement, devint captivante.

Sans lâcher Aoi, Leevo recula sa tête et planta ses yeux dans les siens.


- Je crois que je ressens des choses, lui susurra-t-il d'une voix de pierres qui tombent directement dans sa tête.

Sa main entreprit d'elle-même de lui caresser la joue et de glisser doucement ses griffes sur ses lèvres.


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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mer 4 Avr 2012 - 17:36

Je l'avais embrasser, sans grande conviction qu'il ne réagisse, à la base. Pourtant, il m'avait rendu mon baiser avec ardeur, me tenant fermement dans ses bras. La température de son corps avait augmenter, je pouvais le sentir. La mienne aussi, remarquez, et je devais avoir des pommettes bien rosies à l'instant même. Pourtant, alors qu'il était plutôt distant et statique auparavant, il semblait à présent tellement confiant que ça en faisait peur. Est-ce qu'il mesurait bien tout ce que ce baiser pouvait entrainer?

Un doute me perturba, durant la fin de ce baiser. Habituellement, quand je me trouvais un nouvel amant, je n'attendais pas pour lui sauter dans les bras et me laisser faire. Mais avec lui, c'était différent. Il ne comprenait pas tout ce que faisaient les gens. Nan, en fait il ne comprenait à moitié rien. Et j'avais peur qu'il ne saisisse pas tout. De plus, la magie qui parcourait son corps s'était activée. Il n'était peut-être pas dans son état normal? Je sentis sa main caresser ma joue, distraite, alors qu'il passait doucement ses griffes contre mes lèvres, afin d'ouvrir d'avantage ma bouche, légèrement entre-ouverte du fait de l'étonnement. Il voulait recommencer?

Je rougis. Tout cela risquait d'aller trop loin, et les évènements commençaient à échapper à mon emprise. Il vallait mieux arrêter là, s'assurer qu'il comprenne bien tout ceci... Ou alors je pouvais tout aussi bien me laisser aller, comme d'habitude, et ne pas faire attention au fait qu'il n'ait peut-être rien compris.

Je choisis donc la première option; alors qu'il approchait ses lèvres des miennes, je posais doucement la main sur sa bouche, lui indiquant de s'arrêter. Il leva vers moi des yeux remplis d'incompréhension, totalement perdu. Ses yeux de chiens battu me faisaient mal au coeur... Mais c'était pour son bien!

- ... on va arrêter là pour aujourd'hui, d'accord? On s'embrassera encore demain.


Je lui souris, d'un sourire qui se voulut rassurant et déposais un baiser sur sa tempe avant d'aller me servir un bon grand verre d'eau fraiche. Celle-ci ayant au moins le mérite d'être potable... je tentais de faire descendre ma température corporelle. Merde quoi, j'avais l'impression d'abuser de quelqu'un! Ce n'était pas honnête... attendez, je n'abuse rien du tout! C'est lui qui m'embrasse! Mais je ne lui explique pas comment ça se passe alors...

Je rougis en constatant qu'il était revenu, la lumière se dégageant de lui s'étant atténuée. Je soupire avant de poser mon verre.

- ... On ne peut pas aller plus loin dans ce genre de choses. Tu risques d'avoir des problèmes, vu que tu ne peux pas faire "ça"


Il haussa un sourcil. Je me grattais la nuque, gêné.

- Oui, tu ne peux pas coucher avec moi. Tu as dit que tu ne pouvais pas faire du sexe. Et si on va plus loin dans les baisers, ça en sera.
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mer 4 Avr 2012 - 19:32

Le feu s'éteignit d'un coup et les ombres reprirent leur noirceur d'origine. Toute la pièce sembla avoir pris une douche froide.

Leevo l'avait suivi et s'était arrêté dans l'encadrement de la cuisine. Il le regardait. Il se demandait s'il avait fait quelque chose de mal. Il s'empressa de le lui demander avec une voix qui reprenait le chemin ordinaire de toutes les voix, c'est-à-dire, les oreilles.


- Est-ce que c'est obligé ? Est-ce qu'on est obligé de faire ça ? Pour une fois, il parut intelligent en parlant. Est-ce que tout le monde le fait ? Je crois que j'ai ressenti... Enfin... le machin, là. Quand ça picote en dedans, qu'on croit qu'on pourrait s'envoler et que tout est rose. Content, voilà. J'ai ressenti ça. Content. Est-ce qu'on est obligé de s'envoyer en l'air avec de la sexualité quand on est content ? Il planta ses yeux dans ceux d'Aoi, sous-entendant entre autre... Bein, quelque chose qui était très clair, en fait. Il était content et c'était bien trop nouveau et agréable pour ne pas faire ce qu'il fallait jusqu'au bout afin de le rester.

Il jugea Aoi d'un air un peu plus mauvais.


- Est-ce que t'as peur de moi ? On dirait que t'as peur, oui. C'est si important que ça ? Si c'est ces... ces choses qui te font peur, il désigna ses stries lumineuses, je les contrôle, tu sais, mentit-il. Il aurait été bon d'ajouter « pour l'instant » ; « je les contrôle pour l'instant ».
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mer 4 Avr 2012 - 19:50

Je rougis. Je ne savais pas vraiment quoi répondre et je fis glisser mon doigt sur le bord du verre.

- Non, évidemment que non, je n'ai pas peur de toi. J'ai surtout peur que tu ne comprennes pas bien ce qui se passe maintenant, et que tu le regrettes ensuite.


Je rougis d'avantage, en relevant le véritable sens de sa phrase. Il était "content". Ce qui veut dire qu'il aimait bien rester avec moi. Qu'il voulait bien qu'on s'embrasse, et qu'il comprenait plus ou moins. Je posais mon verre, pensif, avant de retourner près de lui. Je lui souris, rassurant.

- Mais si tu veux qu'on continue à s'embrasser, alors nous le ferons. Je veux juste être sûr que tu ne fasses pas quelque chose qui pourrait te créer des ennuis.

Pour lui prouver que je n'avais pas peur de lui, que je ne le craignais pas, je me blottis contre son torse, passant mes bras autour de lui. Il sembla surpris, et ne semblait pas vraiment où pouvoir poser ses mains. Il les laissa simplement ballante, sans trop comprendre.

- Je n'ai pas peur de toi. Tu m'as hébergé, tu m'as caché. Peut-être que tu es différent, certes, mais ça je m'en fiche éperdument. Tant que tu ne me feras pas de mal, jamais je n'aurais peur de toi, c'est bien d'accord?


Pour appuyer mes dires, je posais à nouveau mes lèvres sur les siennes, plaçant mes mains sur son torse. Son rythme cardiaque semblait un peu plus rapide que la normale, peut-être était-il mal à l'aise? Ou soulagé? Aucune idée. Bientôt, sa langue quémanda son invitation, comme tout à l'heure. Et comme tout à l'heure, je lui ouvris bien volontiers le passage. Alors que je prenais appuis contre l’encadrement de la porte pour être plus à l'aise, je sentis une de ses mains se placer dans mon dos et l'autre sur mon épaule. Nos yeux s'étaient clos et nos langues effectuaient maintenant une valse effrénée. Après un certain temps, nous dûmes nous séparer quelques instants pour reprendre notre souffle, avant de recommencer, se pressant un peu plus l'un à l'autre.

Je sentis la chaleur monter à mes joues. Étais-je en train de tomber amoureux? Ça ne serait pas la première fois, après tout. Etais-ce une bonne chose? Aucune idée. Je me laissais faire, tout simplement, alors qu'il me tenait possessivement dans ses bras. Il attira de sa main dans mon dos, mon bassin contre le sien, alors que la main qui reposait sur mon épaule se logea dans ma nuque pour approfondir d'avantage le baiser. Après un moment, il relâcha quelque peu son étreinte et je lui souris.

- Tu vois? Je n'ai pas peur de toi.
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Mer 4 Avr 2012 - 22:00

Leevo acquiesça du regard avant de se regarder les orteils.

- Tant mieux. Je crois pas que j'aurai aimé ça, que t'aies peur. Les gens de l'Inquisition ont eu peur de moi la première fois qu'ils m'ont vu avec tout ça. C'est normal, d'après... Enfin, tu vois. Il brossa quelques brins de poussières invisibles sur sa cuisse. Tout à l'heure, dehors, je t'ai plus vu à un moment. Je crois que j'ai eu peur aussi. Qu'il te soit arrivé quelque chose, je veux dire.

Il relâcha complètement son étreinte et fit quelques pas sans but dans le salon. Il reprit sans se retourner :

- Je me fiche de ce qui pourrait m'arriver. Je crois qu'il m'est déjà arrivé le pire, de toute façon. Le reste, c'est n'importe quoi. Des broutilles. Silence. On m'a appris à faire du mal et à m'en faire, il tapota son coutelas. C'était une obligation. C'était mon repas, si on peut dire ça comme ça. J'ai mangé à ma faim tous les jours. J'ai assez mangé maintenant. Il tritura les poils du fauteuil. J'ai plus faim. Méta... métamachin parlant.

Il se retourna et s'assit sur le bras du fauteuil. A sa façon à lui, il avait l'air serein.

- Ce que je veux dire, c'est qu'il peut plus rien m'arriver maintenant. Aucun ennui. Il regarda de nouveau ses orteils. Je suis les règles de l'Inquisition parce qu'elles ont bercé ma vie jusqu'ici, il m'arrivera rien si jamais je les respectais pas. Il eut un petit rire. N'importe comment, ce qu'ils pourraient me faire, Ervin me l'a déjà fait.

Il releva les yeux et les posa sur Aoi.

- Enfin, tout ça pour dire qu'il faut pas t’inquiéter sur ce qui pourrait arriver. Il laissa traîner le silence. On pourrait coucher ensemble ce soir, mais sans sexe ? Non ?


Dernière édition par Leevo Shellhorn le Jeu 5 Avr 2012 - 17:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Jeu 5 Avr 2012 - 9:02

Je souris, légèrement. Il arrivait toujours à tourner les mots avec une telle innocence... Je le pris par la main et déposait un léger baiser sur sa joue, lui souriant comme j'avais l'habitude de faire. Je caressais sa pommette, et il y appuya sa joue, content de ce contact.

- C'est d'accord, on peut dormir à deux ce soir. Mais avant toute chose, je vais aller prendre un bain, et souper. D'accord?


Il acquieça et s'installa dans son fauteuil. Signe qui voulais clairement dire "j'attends là que tu aies terminé tout ce que tu as à faire et je me plonge dans une éternelle réflexion en même temps, ça passera plus vite comme ça." Je me dépêchais d'aller souper, mangeant deux tartines de jambons. Puis, je me dépêchais d'aller prendre un bain. Je n'avais pas envie de puer ou quelque chose comme ça alors que nous dormirions dans le même lit.

Alors que je quittais la salle de bain, je fus surpris de voir Leevo qui était devant. Il entra à son tour dans la salle de bain, en me disant que si on dormait ensemble il devait être propre et sentir bon parce que je n'aimais pas quand ça pue. Je rougis. Et bien il enregistre vraiment tout ce que je dis...

Je montais dans ma chambre en vitesse, avant d'enfiler ma robe de chambre. Habituellement je dormais juste avec ça... Mais pour une fois je pense qu'il serait beaucoup plus sage de laisser mon caleçon. Je me glissais dans les draps et éteignis la bougie, alors que Leevo se glissait à son tour dans les draps. Je rougis. J'allais dormir avec...
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Jeu 5 Avr 2012 - 18:52

Leevo se glissa donc sous les draps aux cotés d'un Aoi rouge vif. Propre comme un sous neuf, il remonta les couvertures jusqu'au-dessus de son menton pour cacher l'éventuelle lumière que faisaient de nouveau ses tatouages.

Il n'avait pas eu l'habitude, Leevo, de dormir dans des duvets aussi confortables. Il avait l'habitude de la pierre froide et de la vieille couverture de cheval en hiver. Il apprécia donc d'autant plus le moment qui se présentait et entreprit, involontairement, d'augmenter la température du lit qui avoisinait maintenant celle de l'intérieur d'un petit volcan en phase d'éveil. Il se tourna vers Aoi.

Celui-ci était tout aussi pelotonné dans les draps, prêt à passer la barrière des bonnes nuits et des beaux rêves. Leevo le scruta en décryptant son faciès comme il avait maintenant l'habitude de le faire avant de le caresser du regard. Ses yeux se perdirent ensuite dans toute la pièce plongée dans une ambiance en demi-teinte. Elle ne ressemblait plus à ce qu'elle avait été, cette chambre. Elle revivait complètement et s'était déjà fondue à l'image de son occupant principal, comme s'il avait toujours vécu ici. Enfin, c'est ce qui sembla à Leevo.


- C'est une jolie chambre , fit doucement l'elfe en reposant ses yeux sur Aoi. Je ne crois pas me souvenir qu'elle ait été aussi bien... habitée.

On aurait pu facilement prendre cette remarque pour de la drague, surtout à la vue des petits yeux tout brillants qu'offrit Leevo avec.

Il sortit enfin un bras lumineux de sous les draps et caressa machinalement les cheveux d'Aoi tout en le regardant toujours. On aurait dit qu'il était en totale extase devant lui, comme à chaque fois qu'il le regardait en fait. C'était plutôt de la curiosité qui aurait pu passer pour malsaine au vu de l'intensité avec laquelle elle se scotchait et ne se dé-fixait pas de lui. Leevo se figurait qu'en regardant bien Aoi, sous toutes les coutures et sous tous les angles, il parviendrait à mieux le comprendre. Il avait déjà réussi à mieux comprendre comment on souriait et ne se scindait plus d'une grimace effroyable lorsqu'il souhaitait le faire. Il le montrait bien en ce moment.

Il parcourut de sa main les valons de peau chaude qui constituaient le visage d'Aoi, l'air songeur, se répétant mentalement qu'il était content, que c'était ça d'être content, qu'il n'avait jamais vraiment été content avant et que c'était peut-être même Aoi qui le rendait content. Ce petit brin de catin avait bouleversé sa vie d'une façon ou d'une autre et, quelque part tout au fond de lui, bien au fond, il espérait n'avoir jamais à le regretter. Et ce malgré tout ce qu'il avait dit plus tôt.

***

Aoi s'en était allé vers les contrées lointaines des rêves. Un long voyage que Leevo espéra avec retour qui l'amenait à faire des petites moues durant son sommeil. Du moins, c'est ce qui sembla à Leevo. Celui-ci ne dormait pas ; il ne dormait jamais. Ça ne se voyait pas sur son visage car sa non-expression naturelle délogeait furieusement toutes les rides et les cernes qui pensaient pouvoir faire une halte définitive autour de ses yeux. Il le regardait toujours comme on pouvait regarder un chaton dormir toute une nuit. Il se tenait au plus prés de lui, n'osant pas le contact sous peine d'être sanctionné d'un choc électrique que Leevo imagina capable de faire sombrer définitivement Aoi dans les ténèbres d'une nuit sans réveil. Sa magie s'éteignit. Le froid reprit sa place aux alentours.

Une pensée bizarre venait rôder dans la chambre. Une pensée qui fit froncer les sourcils à son propriétaire. Là-haut, dans un coin du mur, un tableau trônait et représentait Ervin et sa fille – adoptive, bien sur – en train d'êtres, d'après leurs sourires, contents. La mémoire de Leevo entreprit de faire un joli retour rapide en arrière sur toute sa vie avant de revenir précisément sur ce qu'il avait dit avant de venir se coucher ici. « Je suis les règles de l'Inquisition parce qu'elles ont bercé ma vie jusqu'ici, il m'arrivera rien si jamais je les respectais pas » avait-il dit. Il ne les suivait pas seulement parce qu'elles avaient bercé sa vie mais parce qu'elles étaient tout ce qu'il avait jamais eu à lui dans sa vie, rectifia-t-il mentalement. Il ne lui arriverait rien s'il ne les respectait pas ? Non ! Il lui arriverait surtout de perdre la seule raison pour laquelle il ait été laissé en vie tout ce temps. Il se redressa doucement. Il n'avait jamais été content avant ? Et pourquoi est-ce qu'un individu de son espèce devrait avoir le droit d'être content ? Il sortit du lit. Ne lui avait-on pas tout donné ? Ne lui avait-on pas enseigné la seule chose probante dans cette vie, c'est-à-dire, les dogmes de l'Inquisition ? Pourquoi, est-ce que du jour au lendemain, comme ça, sous prétexte que Monsieur l'elfe est content, il devrait radier tout ce sur quoi il tenait aujourd'hui ?

Il sortit de la chambre en reculant sous les foudres du regard que lui lançait Ervin du haut de son tableau. Il frissonna une fois dans le couloir et se dépêcha d'aller à la cave à vin. La magie, se dit-il, c'est elle, c'est elle qui me rend comme ça. Je ne contrôle rien. C'est elle qui me fait croire tout ça ! Il s'arrêta et bougea les lèvres en silence. « 
Chienne ! » lança-t-il dans le noir avant d'arracher une bouteille de son trou et de la vider d'une traite. Chienne, se redit-il, la magie... Je la déteste ! Je la déteste ! Il jeta une œil par dessus son épaule.

Une autre pensée fusa dans le noir. Elle fit trembler son propriétaire. La magie, elle était magique, non ? La magie, elle prenait les gens, elle les emmenait. Est-ce que la magie pouvait aussi les ramener ? Il frissonna dans le froid.

***

Un véritable cimetière de bouteille jonchait le sol de la chambre de Aoi au petit matin. Dans un coin, là, sur une chaise, Leevo finissait la dernière survivante de la bataille de cette nuit. C'avait été une guerre sans merci. Une guerre inégale, une guerre qui laisserait des traces dans l'esprit du tyran qui l'avait mené. Car oui, Leevo avait tous ses esprits ce matin.


- Bien dormi ? Lança-t-il à Aoi lorsque celui-ci ouvrit les yeux. Sur le bord du lit, un plateau se tenait, remplie de ce qui, selon Leevo, était censé constituer le petit-déjeuner des gens normaux.
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Jeu 5 Avr 2012 - 19:25

Il ne m'avait pas fallu longtemps pour m'endormir. Avoir une présence à mes côtés m'évitait les mauvais rêves, les cauchemars. Alors que je somnolais déjà, j'avais sentis la main de Leevo caresser mon visage... ça m'avait apaisé. J'avais de suite commencé à me diriger vers le pays des songes...

Plus tard dans la nuit, je ne sentis plus la source de chaleur qui était à mes côtés. Leevo était parti...? Bien vite, j'avais retrouvé le sommeil, je me rendormais rapidement, d'habitude. J'avais rêvé de chats, de lapins et de bouteilles de vin... Quel étrange rêve...

Je fus réveillé le lendemain par la lumière du jour qui venait agresser mes yeux au travers de mes paupières closes. Et que ne fut pas ma surprise en constatant que Leevo était assi sur une chaise, dans un coin de la pièce. Je haussais un sourcil. Que faisait-il, si loin? Et il buvait encore du vin? Pourquoi n'était-il jamais saoul celui-là...? Puis, deuxième surprise: un plateau repas était posé sur le lit. Un plateau repas? Pour moi? Avec un grand bonheur, je vis du pain, mon pot de confiture et du lait, avec un pot de miel et une tasse vide. En même temps, c'était les seules choses qu'il y avait dans la cuisine, heureusement que je ne les rangeais pas...

Je lui souris et le remerciais de sa gentille attention à mon égard, avant de couvrir une tranche de pain avec une bonne couche de confiture. Il suivait chacun de mes gestes, alors que je mangeais tranquillement. C'était un peu agaçant mais je n'en montrais rien. Après tout, il avait été gentil de m'apporter tout ça. Une fois que j'eus terminer mon petit déjeuner (enfin, petit... je m'étais tout de même enfourner quatre tartines!) J'invitais Leevo à revenir dans le lit.

Ce ne fut qu'après que je constatais toutes les bouteilles vides. C'était quoi tout ça?! Il a bu tout ça pendant la nuit?! Ce type était... hors du commun. Alors qu'il s'étendit à nouveau sur le matelas plus que moelleux, je passais un bras autour de son torse, me blottissant contre lui. Après tout, il était parti pendant la nuit, et j'avais froid sans mes couvertures. Il m'y un certain moment à réagir et finit par passer sa main dans mes cheveux.

Nous restâmes ainsi un bon quart d'heure, sans rien dire. Ca faisait du bien de ne dire dire... et ça faisait du bien de me reposer... finalement, je déposais un baiser sur la joue de l'elfe et me levais, pour m'emparer de mes vêtements. Je me préparais à ôter ma veste mais m'arrêtais en plein mouvement. Je me mordillais la lèvre inférieure. Je n'avais pas envie de lui montrer mes cicatrices... et encore moins ma "marque" ... Je finis par m'excuser et aller vers la salle d'eau. Lui, resta assis sur le lit.

Une fois là bas, je fis couler l'eau et me paya une double dose de savon. Il y en avait tellement que l'eau en était devenue blanche. Mais j'aimais ça moi, le savon. Je disparaissais alors derrière le paravent pour me déshabiller et me glissais dans le bain. Enfin, un bain... j'aimais les bains. Y'a de l'eau dedans. Et l'eau, j'adore ça. C'est un élément facinant, il est liquide... Il n'est pas comme la matière solide, c'est fascinant. Il est à la base de la vie aussi, cet élément... Alors que je trempais jusqu'aux épaules dans l'eau un visage apparu par dessus le paravent.

Il... il était entré dans la salle d'eau!? Je veux bien qu'on soit proche mais la douche c'est censé être privé! Je rougis et descendis d'avantage dans l'eau. Allons, pas de stress, l'eau est assez opaque que pour tout cacher. Attendez... je suis gêné? Mais on vient de dormir ensemble! Mais... nan ça veut rien dire. Je rougis un peu, alors qu'il restait sans bouger.

- Euh... je vais bientôt sortir, tu peux m'attendre derrière le paravent?


Et son visage disparu derrière la barrière de bois. Je soupire et, m'emparant d'une serviette, je l'enroulais autour de ma taille et fis plusieurs tours avant de la nouer, pour qu'elle ne tombe pas. Je me sêchais en vitesse via la magie et enfilais mes vêtements. J'avais sentis le regard de Leevo dans mon dos, alors que j'étais encore torse nu. Je rougis. Il avait vu mes cicatrices..? Dans un soupir et une fois habillé, je sortis de derrière le paravent et lui souris.

- Bon, on fait quoi aujourd'hui? On va aller au marché? Ou alors dans une certaine boutique, que tu voudrais me montrer? On s'est amusés hier non? Pourquoi ne pas y retourner?


Changement de sujet radical mais je n'avais pas envie de parler de tout ça...
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Jeu 5 Avr 2012 - 20:06

Leevo n'avait rien vu. Ou du moins, rien qui aurait pu paraître anormal à ses yeux.

L'anormalité aux yeux de Leevo englobait très peu de ces choses que le commun des mortels, lui, jetait dedans sans se poser de question. Les cicatrices n'en faisaient parties. Remarquez, se faire planter des clous dans le crâne, se faire écarteler entre des poutres, servir de cible pour un jeu de fléchette, ne rien manger pendant plusieurs semaines, se mettre à faire de la lumière, retrouver son couteau dans l'oreille de son Maître mort sans se souvenir l'y avoir mis soi-même et enfin boire des litres d'alcool sans jamais en ressentir les effets n'en faisaient pas parties non plus.

De fait, ils sortirent donc dans la rue sans relever ses horribles choses qui scindaient le dos d'Aoi. Il y avait une petite brume ce matin mais ça n'empêchait pas les gens de boucher les rues de leurs conversations et de leurs fomentations diverses. Leevo suivait la petite capuche de l'Inquisition que portait Aoi et, de dessous l'intimité de la sienne, une certaine paranoïa aurait pu faire croire à son propriétaire qu'il le fixait dans l'attente d'une explication. Ce n'était pas le cas. Enfin, Leevo le fixait bien, il le faisait tout le temps, mais n'importe comment, il n'attendait pas d'explications. Des explications à propos de quoi, d'ailleurs ?

Au bout d'un certain moment indéfini passé à brader diverses choses dans les échoppes, Leevo proposa à son ami d'aller faire une halte dans une des tavernes histoire de déjeuner pour l'un et de retrouver un minimum de sons dans ses oreilles pour l'autre.
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Jeu 5 Avr 2012 - 20:38

Je lui adressais un sourire léger, à moitié faux, alors qu'il m'invitait pour déjeuner. Je n'aimais pas les tavernes. Elles étaient pleines de gens exécrables. Pleines de gens affreux. Pleines de pervers, de chasseurs de primes et de mercenaires. Pleines... d'humains pitoyables. Je le suivis tout de même, alors qu'il semblait en avoir assez de l'agitation ambiante de la rue.

Une fois entrés dans une taverne plutôt bien entretenue (c'est à dire qu'il n'y avait pas un cadavre en plein milieu de la pièce) ... Enfin, ça c'est ce que j'avais cru au début. Jusqu'à ce que Leevo m'emmène à une certaine table, en fait.

Sur la dite table, il y avait un bocal. Un bocal c'est joli, c'est décoratif, me direz vous? Beaucoup moins quand y'a un cerveau dedans!! Je me sentis pâlire. C'est quoi cet endroit?!


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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Jeu 5 Avr 2012 - 21:53

C'était une fameuse taverne, en quelques mots. Pas une taverne particulièrement hors-normes – quoique sur certains points, si, selon les normes des décrets de la Guilde des Taverniers -, mais qui avait le mérite de ne pas avoir de toit qui fuit, d'avoir des tables qui avaient tous leurs pieds, un plancher sans trou et surtout des bancs qui ne faisaient pas mine de se dérober sous vos fesses.

C'était donc une fameuse taverne, une de celles à l'ambiance paisible, propice à la détente et à l'écumage de boisson dans les plus grandes règles de l'art.

Leevo avait dirigé Aoi vers une table tranquille dans un coin qui, de fait, était tranquille aussi. Il y tenait beaucoup à la tranquillité après avoir traversé la marée de bruit des rues.

Ils s’installèrent donc et Leevo entreprit de saluer la chose ingrate qui se trouvait sur la table. La chose ingrate en question était un cerveau a priori humain qui baignait dans un jus d'oignon et de diverses autres choses au fond d'un bocal.


- Bonjour, Inquisiteur Ramkin. Aucune réaction du cerveau. Je suis content de vous voir aussi. Ça faisait longtemps.

On aurait pu le croire fou. D'ailleurs, Aoi dut le penser, vu la tête qu'il tirait maintenant. Leevo lui détacha un sourire en faisant signe à la serveuse de se ramener et de prendre sa commande. Il fouilla la pièce des yeux d'un air de conspirateur avant de demander :

- Où est l'Inquisiteur Ronbel ?

- Juste ici, mon cher, répondit le susnommé en sortant de la salle du fond. Il vint s'attabler à son tour, posant lourdement sa chope à côté du bocal. 'plaisir de vous revoir, Inquisiteur Shellhorn et... Le double de l'Inquisiteur Shellhorn ?

Contre toute attente, il y avait une règle stricte dans l'accoutrement de l'Inquisition qui permettait de repérer, pour les initiés, qui pensait dans la noirceur de sa capuche. Cette marque de distinction se trouvait dans les crochets de la broche de leurs capes. Ceux de l'Inquisiteur Ronbel étaient nettement plus tarabiscotés que les leurs. Preuve d'un esprit bringuebalant qui aimait à se promener dans toutes les réflexions possibles et imaginables de ce monde.

Il avait pourtant un visage sympathique de dessous les ombres de sa capuche, l'Inquisiteur Ronbel. Maigre comme un clou, ridé de tissus cicatriciels et légèrement parkinsonien sur les bords, sa voix était nette et laissait tomber des syllabes chantantes bien en place.


- Quelqu'un de spécial, expliqua simplement Leevo en récupérant son verre des mains de la serveuse.

- Mmm. Non-initié, je présume. 'm'étonnerait que.. Enfin, ça n'a pas d'importance. Qu'est-ce que vous êtes venus faire de beau ? La foire, c'est ça ? Y a de jolis pieux, chez le charpentier. Je les ai montré à l'Inquisiteur Ramkin. Il a pas bronché. M'est avis que tout ça, c'est plus à son goût. 'm'étonnerait que là où il pense maintenant il ait le temps de se figurer se planter un petit quelque chose dans ce qu'il lui reste.

Leevo acquiesça avant de remarquer le malaise d'Aoi. Il lui expliqua alors.

- L'Inquisiteur Ramkin a voulu faire l'expérience de s'enlever tout... Tout ce qui encombrait ses pensées, tout..

- Tout son corps, quoi. En gros. Histoire de voir si en gardant juste le minimum syndical pour être considéré comme encore vivant il pouvait mieux réfléchir. Ma foi, il a l'air d'avoir réussi. Même si je crois qu'il a attrapé un rhume. Il est un peu pâle.

- Et l'Inquisiteur Ronbel est un genre de... serviteur ?

- Suppléant, rectifia l'intéressé. C'est moi qui change son eau et qui lui fait le compte rendu de nos réunions, vu qu'il peut plus y prendre la parole, poser ses questions, tout ça. Rien de bien méchant.

Leevo passa gentiment un bras autour des épaules d'Aoi histoire de le rassurer.
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MessageSujet: Re: {CLOS} [PV] Une cohabitation bien étrange... {Leevo}   Ven 6 Avr 2012 - 9:54

Il parlait à un cerveau... IL PARLAIT A UN CERVEAU! Mais... Mais... il est devenu fou ma parole ou quoi? Il connaissait ce cerveau en plus?! C'était quoi ce bazar? Et puis, pourquoi il demandait à voir un autre? Y'a d'autres cerveaux dans la salle ou quoi?!

Bientôt, un autre homme en capuche arriva. Je m'enfonçais d'avantage dans la mienne, pour qu'une ne voit que mon menton et ma bouche, et pas le reste du visage. Sait-on jamais, il n'a peut-être pas que des bonnes attentions. Et puis, lui aussi avait l'air de vouloir parler au cerveau alors... Puis, il reconnut que je n'étais pas un "initié" comme ils disent. Comment l'avait-il su? Aucune idée! Mais ça ne me disait rien qui vaille... Finalement, malgré certaines réticences, il changea de sujet. Sûrement que Leevo était assez impressionnant que pour que l'autre type comprenne qu'il ne fallait pas l'embêter avec ça.

Puis c'était quoi cette histoire de pieux? ... Je m'aperçus alors que je n'avais jamais questionner Leevo sur le rôle de l'Inquisition... Ils faisaient quoi là dedans au juste? Parce que se planter quelque chose dans le corps, c'est assez tordu comme idée, encore plus si c'était un pieu! Est-ce que Leevo le faisait aussi? Je déglutis. Je devais être bien pâle à l'instant. Dans un soupir, je me rapprochais un peu plus de lui, pas forcément rassuré.

Ils m'expliquèrent que le cerveau en question était un des Inquisiteurs qui avait décidé de vivre uniquement avec son cerveau pour mieux penser. Je crus vomir. Ou hurler d'indignation? Les deux à la fois je pense. Les connexions nerveuses sont la base de l'enseignement de la médecine. Tous les guérisseurs savent que, sans connexions nerveuses, on ne peut vivre. Sans cœur non plus, vu qu'il transporte le sang. Et un cerveau non alimenté en oxygène, lui-même transporté par le sang, ne vivait plus. En gros ces deux là parlaient à un cerveau mort!

L'autre gars ajouta qu'il était peut-être enrhumé. Il était pas enrhumé! Il était mort! Et conservé dans des liquides conservateurs, il est normal que ça blanchisse! Par contre, il changeait l'eau? Qu'ils ne s'étonnent pas si leur Inquisiteur devenait tout vert au bout d'un moment. Faudrait que je parle à Leevo du formol tiens, ça pourrait peut-être les intéresser. Ils n'auraient plus à changer l'eau et donc risquer de rendre ce vieux bout humain tout vert..

Leevo dû remarquer que l'ambiance autour de cette table me tracassait, et me mettait mal à l'aise car il passa doucement un bras autour de mes épaules, pour me rassurer. Il me gratifia un sourire, en prime, pour que je sois rassuré. Je lui souris, d'un sourire plus que forcé, pour le rassurer à son tour. Mais ça n'avait rien changé, je n'aimais pas l'ambiance de cette table!

Quant à l'autre là, il n'arrêtait pas d'essayer de voir mon visage. Qu'est-ce que ça pouvait lui faire, à quoi je ressemblais?! Oui, bon, d'accord, je n'étais pas un "initié" mais quand même, c'est d'une impolitesse! Je grommelais dans ma barbe et commandais à mon tour une à boire. Un verre de cidre, pour me calmer. L'homme continua de m'observer un instant et ensuite commença à discuter avec Leevo.

Je soupire et me rabattus sur mon verre, dégustant chaque gorgée. J'adore le cidre, ça pétille et c'est pas très alcoolisé. Je ne risquais pas de terminer mort saoul dans un coin. Leevo commanda de nouveau un verre, et l'Inquisiteur fit de même. L'elfe me jetais un regard de temps en temps, et tentait de voir sous ma cape. Je croisais simplement les doigts pour qu'il ne tente pas de m'embrasser devant l'autre là.... je pense pas que ce "Ronbel" n'apprécie vraiment, si c'était interdit dans l'Inquisition.

Je finis par me redresser tout de même un peu, de manière à ce qu'il puisse un minimum voir mon visage. Ses sourcils se relevèrent légèrement et il me sourit. Pourquoi il sourit d'abord? Mal à l'aise, je me blottis d'avantage dans l'étreinte de Leevo.

-
Il me semble vous avoir déjà vu quelque par...

Ouais, sans blague, sur des affiches de chasseur de prime disséminée un peu partout dans la ville, sûrement! Nan mais quelle impolitesse!

- ... Moi je ne vous ai jamais vu nul part.

Il sembla étonné en entendant ma voix. Quoi?

-
Excusez moi, il me semblait que... non, rien oubliez.

QUOI?! Il pensait que j'étais une nana, c'est ça? Leevo dût sentir mon énervement car il me pressa un peu plus dans ses bras. Je soupire. On peut pas rentrer maintenant? Ce type me regardait comme on regarde un animal dans une foire! Ou alors avait-il ouït dire que j'étais pas humain? Après tout, certains chasseurs de primes sont au courant... Cette situation me plaisait de moins en moins. J'avais envie de partir!
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