''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}

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Aoi Haandar

l'Alouette aux ailes brisées

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Race : Séraphin aux ailes coupées
Classe : Guérisseur
Métier : Esclave fugitif, chanteur de rue
Croyances : Divinités de la Pluie et de l'Air
Groupe : Solitaire

Âge : 17 ans physiquement (une cinquantaine d'année en vérité)

Messages : 306

Fiche de Personnage : Ils le paieront tous...


MessageSujet: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Jeu 19 Avr 2012 - 21:08

Je soupire. Voilà un moment que je cherchais à ranger un minimum la ruine qu'était devenue la maison des Shellhorn: pour commencer, l'état des lieux: j'avais bel et bien ranger le salon qui n'était devenu vivable qu'après avoir passer trois bons coups de torchon et user plusieurs pots de cirage. Les poussières sur les tapisseries avaient presque entièrement disparues même si les oeuvres restaient ternes. Le tapis exotique qui posait au sol avait été totalement dépoussiéré par mes soins et il me fallut une bonne après midi pour ravoir toutes les tâches de vin.

Ensuite, le fameux couloir principal, celui qui menait au vestibule: un vrai débarras, parsemé de bric-à-brac parfois informes que je m'étais dépêché de ranger dans un ancien cellier. Et une fois que les meubles eurent été sortis, e fut encore pire; il y avait tellement de poussière dans cet endroit que même le chat n'avait pas voulu y pénétrer. C'est en prenant mon courage à deux mains et en ouvrant le vestibule, seul endroit ouvert de toute la pièce, que je pus me débarasser de toute cette saleté accumulée. Deux jours que ça m'a pris...

Ensuite ce fut le tour du vestibule. Javais fais en sorte de donner une nouvelle vie aux tapisseries ternies par le temps et la poussière en y appliquant certains produits à vaporiser. J'avais également changer les coussins des sièges et poser des lantes sur les petites tables, afin d'enjoliver la pièce; il était grand temps que quelqu'un fasse le ménage ici en somme. Je m'attaquais ensuite aux livres; il y avait tellement de livres dans cette maison! Je m'étaiss décidé à ranger les livres de Leevo par ordre alphabétique, lui faisant un bon exercice pour son apprentissage.

Un jour, je m'étais décidé à entrer dans le bureau pour ranger quelques-uns des bouquins qui trainaent sur les armoires. Après tout, peut-être y en avait-il des intéressants? J'en attrapais une pile et les dépoussiérais avant de les emmener au salon. J'allais en regarder les titres alors que Leevo entra dans le salon, après être revenu des courses. Je l'obligeais de temps à autres à aller acheter de la nourriture, seul. Comme ça, il se sociabilisait un peu plus. Son regard se posa sur la pile de livres.

- Oh, c sont des livres que j'ai trouvé. Tu peux jeter un oeil si tu veux, moi j'ai pas encore regarder, je connais pas leur niveau de dificulté.

Je lui pris le panier des mains et lui souris.

- Merci pour tout! Je vais aller les ranger.

Sur ce j'allais ranger mes vicutailles au cellier tandis que Leevo ôtait sa cape silencieusement, intrigué par les bouquins. Je jetais un oeil aux légumes... tout était là, parfait! J'avais décidé de me faire une bonne soupe et personne ne me fera changer d'avis!


Dernière édition par Aoi Haandar le Ven 20 Avr 2012 - 8:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Ven 20 Avr 2012 - 0:55

Leevo Shellhorn

« Je vous assure – PROMETS – il y a des choses que vous ne voulez pas savoir. »


Ervin Shellhorn à propos de ce qu'on devrait tous savoir.


***



C'était de drôles de courses que Leevo avait pris l'habitude de faire pour Aoi. Il achetait des choses desquelles il n'aurait jamais soupçonnée l'existence, des choses qui à son goût ne sauraient même pas lui donner faim. Il se demandait souvent comment les gens pouvaient manger ces machinchoses de toutes les couleurs sans devenir des arcs-en-ciel en puissance.
Il aurait très bien pu finir par apprécier faire le tour du marché pour remplir son panier si, seulement, pour le remplir, justement, il n'avait pas fallu faire le tour dudit marché. Le bruit l'horripilait toujours autant et, très souvent, gagnait même la partie sur son envie d'expériences normales de la vie.

Aujourd'hui ça avait été ; il avait réussi à aller jusqu'au bout de sa mission.
A peine rentré chez lui, il remarqua la pile de vieux bouquins reliés qui se trouvaient entreposés dans le salon. Leevo les reconnut de suite pour être ceux du bureau de son Maître ; contrairement aux autres livres éparpillés un peu partout dans la maison, ceux-là il en avait longuement scruté le dos, les titres et la couverture. Ce n'était, à l'époque, pour lui que de simples gros manuels gravés de barres, bâtons, arrondis, symboles bizarres bien typiques de l'écriture. Depuis il avait appris à lire, plus ou moins convenablement, mais jusqu'à aujourd'hui il n'avait plus pensé à remettre les yeux dessus.

Il déposa son houppelande silencieusement, s'avança vers le tas de livre, regarda Aoi s'éloigner et prit le premier qui s'offrait à ses doigts. Avec un poil d'hésitation mentale, il décrypta le titre suivant, en caractère de cuir : « Necronomicon ». Il l'ouvrit, en parcourut les premières pages rapidement et le referma aussitôt qu'il comprit de quoi ça parlait. Ou plutôt... de quoi ça ne parlait pas. Ses yeux prirent immédiatement la fuite sur le deuxième ouvrage qui s'avéra n'être rien d'autre qu'un codex de recette d'alchimie.

C'est l'avant dernier livre qui attira son attention. Il n'aurait jamais cru qu'Ervin eut pu posséder ce genre de grimoire – car oui, celui-ci était bien un grimoire –, lequel ressemblait à un carnet de note arraché des doigts du cadavre de son propriétaire et affirmait, sur sa couverture écrite à la main, en patte de mouche, être : « Le grysmoire des êstres supéryeures de l'haut-deslà (histoyre vraie de mes descouvertes et renconstres) ».

Leevo haussa un sourcil incrédule, relut le titre et ouvrit le livre.
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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Ven 20 Avr 2012 - 8:53

Je fis chauffer l'eau dans une grande marmite que j'avais préalablement préchauffée sur les plaques de cuissons au dessus du four. Je m'étais ensuite attelé à la tâche ingrate de peler les patates. J'aimais pas faire ça, peler les patates... c'était énervant. Je soupirais en jetant un oeil au panier de légumes. Peut-être arriverais-je enfin à persuader Leevo de gouter de la soupe? .. Nan, ça m'étonnerait. Un bon quart d'heure passa avant que je ne finisse de couper les légumes. Ou peut-être plus? Peu important. Et pas la peine de demander l'heure à Leevo, il ne sait pas la lire; faut vraiment que je le lui apprenne!

Je balançais tous mes petits végétaux dans l'eau et y ajoutais quelques épices. Voilà, ni plus, ni moins. Je m'emparais ensuite d'un morceau de pain et me coupais une tranche de jambon pour me faire un encas. Je revins au salon et Leevo n'était plus là, laissant les livres en pagaille. Je fronçais les sourcils. Il était peut-être allé dans sa chambre? Avec certains livres qui demandaient beaucoup de réflexion, il le faisait.

Plusieurs heures passèrent avant que Leevo ne refasse son apparition, pour venir m'observer. Je haussais un sourcil, légèrement. Il était retourné dans sa phase de voyeurisme? Je me prenais un bon bol de soupe, que j'avais enfin terminée. Lui, se contentait de me regarder faire. C'était bizarre. Qu'est-ce qu'il me voulait cette fois? Il regarda le pot de miel, s'en empara, et fila au salon avec. Je haussais les sourcils, complètement effaré. Qu'est-ce qu'il comptait faire de ce pauvre pot de miel? Mon précieux encas?

La suite de le journée fut encore plus étrange. Leevo faisait des apparitions par moment, m'observait, puis disparaissait avec un objets, ou après avoir dit quelque chose d'incompréhensible. Vraiment, faudra que je mette les choses au clair ce soir. Après mon bain, j'étais venu m'installer à ses côtés, pendant qu'il chipotait à des fils de fer qu'il torsadait. Vraiment étrange, ces derniers temps...


- ... Est-ce qu'on peut dormir à nouveau ensemble, ce soir?
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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Ven 20 Avr 2012 - 13:19

« … ils sont tousse là desvant moy ; ils parlent à côtey des fonstaines d'eaux pures et agistent leures grandes aisles de cygnes pare moment. Ils sont tousse plus beaux que l'ausbe et plus gracieux que le soleille. Ils sont tousse à la foys la plus beslle des fames et le plus tentateure des hosmmes. Si ma chaire Laitissyia éstait là elle leure sauterait dessus et me quistterait sur-le-chant. Heureuse ment que ni eslle ni les austres n'ont cru à mes histoyres de gouffre magiskque ouvert dans le cellier. Je suys parti sans les présvenire. Je ne says pas depuys combien de temps desjà... »
Leevo tournait les pages fragiles, les yeux pris dans les lignes tordues du récit. Ça parlait de la découverte d'un autre monde où régnait une paix si grande qu'elle en était palpable et où tous les paysages s'étaient accordés pour embellir jusqu'au moindre brin d'herbe. C'était vraiment effarant et ça ressemblait assez à l'image du monde parfait qu'essayaient de propager les contes pour enfants qu'il avait l'habitude de lire.

Au fur et à mesure des pages et des observations rapportées, Leevo se demandait si tout ceci était vraiment une histoire vraie ou simplement le récit des hallucinations fantasmagoriques d'un vieux soûlard.
Il s'enfonça contre le mur à côté de son lit, vérifia que la bougie ait assez de cire et poursuivit sa lecture.

« … je me suys asproché de l'un d'eux à l'escart qui se rangeait les plusmes. Ses aisles sont plusses gransdes que moy et je ne douste pas que son dusvet musseclé pourrayt me rensvoyer chez moy d'un battement. Ile m'a regardé approchey d'un air surepris et je me suys présentey à luy avecque ceste babiole protectrice en guyse de preysent (voire le croquy à la fin). Je luy ait dis « vade rétro » poure me présentay, poure montray cque je venay en payx, que j'estais un amy pare scque ma grand maire éstait une sorcyiaire qui faysait tous joures ça quant eslle vouayait des estres supéryeures (…) il m'a respondu alores avecque une voyx qui passayt directement dans ma teste que Va... »

La suite était quasiment illisible sur quelques pages. Plus loin où l'écriture pâteuse se rendait de nouveau abordable, il retrouva les mots « cesratfin », « sesrafin », « ansges », « Séraphin (cest eux cquy monst dis l'escriture correc) » et tout autres synonymes qui laissaient entendre qu'on parlait bien là d'êtres supérieurs, d'une grandeur et d'une beauté inouïes, doués d'un sens des choses plus pointu que n'importe quel agent des impôts. Et dotés de dons extraordinaires qui dépassaient l'entendement.

Un peu plus tard, Leevo s'attarda sur le croquis de la babiole. Il en lut la description en diagonale – elle était écrite de cette façon – et tomba sur plusieurs représentations des-dits Séraphins. Il sortit plusieurs fois de sa chambre pour allez observer Aoi et tenter de faire un rapprochement entre le bouquin et lui. Il se mit alors en tête de bidouiller la même idole et de voir l'effet que ça pourrait bien faire...

***


Quelques affaires entassées plus tard, Leevo s'était installé dans son fauteuil fétiche et finissait d'assembler des fils de fer entre eux. Difficile de leur donner une forme convenable avec le duvet des coussins collés hasardeusement dessus avec du miel. On faisait avec ce qu'on pouvait, hein.

Aoi vint le rejoindre peu après et, sans répondre à sa question qui le mettait franchement mal à l'aise après tout ce qu'il venait de lire sur la grâce salutaire qu'offraient les nuits passées avec un Séraphin, il lui tendit son offrande et l'interrogea du regard avant de lui lancer le fameux :


- Vade retro ?
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Ven 20 Avr 2012 - 13:41

Je haussais un sourcil dubitatif devant ce qu'il me tendait avant de reconnaitre un certain type de babiole protectrice. J'en avais vu dans les livres que Driana lisait quand elle était petite, elle m'en avais déjà fabriqué plusieurs. Sauf qu'il aurait mieux fait de tout assemblé avec de la colle plutôt qu'avec du miel. Je lui souris et pris le cadeau, avant de lécher un peu du miel qui collait à mes doigts. C'trop booon le miel... Quoi? J'aime les choses sucrées comme ça, les pâtisseries... C'est pas ma faute! Je lui souris et l'interrogea alors sur les mots qu'il avait dit.

- ... Ca veut dire quoi ce que tu m'as dit? C'est dans une autre langue?


Il en resta interdit un moment avant de retourner dans un moment de réflexion intense. M'énerve quand il est comme ça, j'ai toujours l'impression de ne pas être là. J'attrapais un peu de miel sur la babiole avant de lui en mettre sur la lèvre inférieur. Il sembla surpris. Je lui souris avant de l'embrasser, de manière un peu forcée, je l'avoue.

Au bout d'un moment, il me repoussa doucement, mettant fin au baiser. Je le regardais, ne comprenant pas vraiment. Il voulait plus m'embrasser? Il m'expliqua qu'on ne devait plus faire ça parce que son dieu allait pas être content, comme la dernière fois. Je rougis. J'en ai rien à faire de son dieu, moi je veux des câlins! ... Je parle comme une petit bouseuse là, il faut que je me reprenne.

- ... Bon, d'accord... Je suis fatigué, je vais aller me coucher. Bonne nuit!


Je soupire et regagnais ma chambre, fatigué. Je jetais un œil à la petite idole qu'il avait faite. Je souris. C'était un des premiers cadeaux qu'ils m'avait fait. Je la déposais près de mon lit, sur la table de chevet. J'avais préalablement posé une soucoupe de métal en dessous pour éviter que ça ne coule sur le bois. Me glissant dans les draps, je m'endormis bien rapidement...




Le lendemain matin, je fus réveillé par une source de chaleur à côté de moi. Non pas que j'étais bien installé mais ça m'intriguais. J'entrepris donc d'ouvrir les yeux... pour tomber nez à nez avec Leevo, nos visages n'étant séparés que de quelques centimètres. Je me redressais en vitesse, sous le choc, avant de me reculer.

- Qu.. T'avais pas dit que tu voulais pas dormir avec moi toi?


Et, sans un mot, il se leva et s'en alla. Mais... Mais... C'est quoi ce cirque! Si ça continuait ainsi, l'allait falloir que je mette les choses au clair, coute que coute. Trop fatigué pour me rhabiller, je me décidais à aller petit-déjeuner en robe de nuit. Il m'attendait dans la cuisine, buvant une bouteille de vin.

- ... T'as bien dormi?


Il acquieça, sans un mot. Quoi? J'avais fait quelque chose de mal? Après avoir terminé sa bouteille, il retourna s'enfermer dans sa chambre. Je fronçais les sourcils, énervé par toute cette mise en scène sans aucun sens. Et puis, il ne m'embrassait plus, il ne me touchait plus, il ne dormait même plus avec moi! Je grommelais et me décidais à sortir l'artillerie lourde: le pantalon en cuir, la chemise blanche et le veston. Voilà, avec ça, il ne peut que me tomber dans les bras!
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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Ven 20 Avr 2012 - 14:54

C'était ce qu'on pouvait appeler se prendre un vent. Un vent d'autan, même. Bon, il l'avait peut-être un peu cherché en soufflant les premières braises mais il ne l'avait pas fait en mal et ne s'attendait donc pas à un retour de flamme, surtout pas le matin. Il ne fallait pas allumer les gens le matin.

Il était allé faire passer son irascibilité avec une bouteille de Sir Vescilini de premier age et avait dédaigné Aoi à son arrivée. Bien dormi ! Il lui demandait s'il avait bien dormi en plus ! Il aurait pu bien ne pas dormir comme il le faisait à chaque fois qu'il était avec Aoi si celui-là ne s'était pas mis à lui rappeler les résolutions qu'il avait prises à contre cœur dès le non-réveil.

Il posa sa bouteille-petit-déjeuné à moitié vide fermement sur la table et tourna les talons en direction de son nouveau lieu de méditation, s'y enferma, attendit un petit moment sur le pallier en silence, leva les yeux au plafond, brandit les mains et se mit à hurler sans bruit.

Il passa quelques minutes ainsi à fatiguer ses maxillaires, tout son répertoire d'insultes mentalement revisité et balancé tout droit à l'adresse céleste où se trouvait forcément le Dieu des Songes. Tu parles de bonnes résolutions, toutes ces conneries lui faisaient plus de mal moral que de bien physique ; c'était pire que de l'humiliation, pire que de la torture mentale, pire que l'incompréhension, pire que la débilité maximale plus deux ; il avait l'impression de se dissocier complètement de lui-même, de se regarder dire et prendre des décisions sans rien faire pour s'en empêcher. Le désir était l'horreur par excellence. Il vivait bien mieux avant de l'avoir rencontré, maintenant tout était devenu compliqué et... Alluvin valla kal, comme diraient ses confrères elfiques.
Il avait imposé une prison à ses sentiments, même Sill n'avait pas fait ça et pourtant il avait été le premier à comprendre que cette vie c'était de la merde.

En excès de rage, à la limite du code rouge, à ça de liquéfier son cerveau et de le laisser s'évaporer par ses oreilles, il se mordit la main jusqu'au sang, ferma les yeux, inspira un grand coup, rouvrit les yeux, relâcha sa prise et expira. Un sillon de magie lumineuse le parcourut et disparut aussitôt. Il s'essuya la bouche, remarqua que ses lèvres collaient encore à cause du miel de la veille et apprécia la petite sérénité qui perçait doucement en lui. Ce n'était vraiment pas la peine de se mettre dans des états pareils pour si peu ; il ne fallait rien relâcher et ne surtout pas laisser tomber ses décisions au moindre petit couac, à la moindre petite tentation vile qui se présentait. Il faisait ça pour leur bien, il fallait en rester convaincu.

Ses yeux se posèrent alors sur le « Le grysmoire des êstres supéryeures de l'haut-deslà (histoyre vraie de mes descouvertes et renconstres) » qu'il avait abandonné là la veille. Il le prit, s'installa derrière son lit et entreprit de poursuivre sa lecture.

« … Iles sont magnyifiques, iles pourraient dominer le monsde comme ils veulent. Leure beautey pourraient tousse nous faire fonsdre les zieux ; on pourrait avoire ensvie de mourire ryen cque poure qu'ils nous regardent enckore. Leures lois sont bien myieux faites que les nôstres ; iles sont forts, louayiaux et il émane d'eux une magye impalpable quy nous attrape droyt le cœur et nous force à l'ademiratyion. Ils font de moy ce qu'yls veulent, je ne sauray reysister plus long tant à la descouverte de leures capacitey. Peut-êstre cque ce soyr... »
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Ven 20 Avr 2012 - 15:32

Je me fis un shampoing parfumé à la rose, avant un produit qu'on avait acheté sur le marché. Au moins comme ça je sens bon. Mais est-ce que Leevo apprécie vraiment que ça sente bon comme ça? Il était trop étrange. J'étais certain qu'il ruminait encore de ce qui nous était arrivé avec ce fou furieux d'Inquisiteur. Mais bon, autant essayer.

Puis, il n'avait pas à me repousser comme ça, n'est-ce pas? Il n'y avait aucune raison. Et il avait dit qu'il tenait à moi... Il était temps de lui donner une bonne leçon, à ce gaillard là. J'enfilais ensuite mon pantalon et mes autres vêtements avant de jeter un œil dans le miroir. Moulant à souhait, parfais! Attrapant un ancien pot de baume pour les lèvres dans mon sac de cuir, je m'en mis un peu sur les lèvres, les faisant briller quelque peu. Parfait. Maintenant, le plan est en marche.

Je me dirigeais avec calme vers la chambre où Leevo s'était enfermé. Il n'avait quand même pas l'intention d'y rester toute la journée, si? J'entrais, sans prendre la peine de frapper, et affichais ma mine de chien battu. Il était plongé dans un livre qu'il ferma de suite et posa au dessus d'une armoire à mon entrée. Il lisait en cachette?

Je m'assis sur son lit, alors que son regard ne semblait pas savoir où se placer. Parfait... Je posais mes lèvres sur les siennes, me collant le plus possible de lui, l'obligeant à rester contre moi. Ca dura au moins cinq bonnes minutes. Il sembla vouloir reculer au début mais je l'en empêchais. Au bout d'un moment d'insistance, sa bouche s'entrouvrit enfin. J'approfondis alors le baiser et ne m'écartais que lorsque ses mains se posèrent possessivement sur mon arrière train.


- ... Non. On peut pas aller plus loin. Sinon ton dieu va te punir, non?


Je tendis l'oreille sur la porte.


- Zut, le repas va bruler. Je dois y aller.


Et sur ce, je me levais et me dépêchais de sortir, le laissant seul et plus étonné que jamais. Gagné! Il faut savoir se faire désirer... et la vengeance est un plat qui se mange froid non? Celui-là était plutôt chaud mais qu'importe?
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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Ven 20 Avr 2012 - 17:12

Leevo resta là où Aoi l'abandonna, soudainement dénué de toute volonté propre.

Un rire de frustration éclata dans sa tête quand toutes les particules de la vie que le Séraphin avait réveillé s'arrêtèrent dans leur remontée torride d'un coup. Elles attendaient une suite. Ha. Ha. Ha.
Il n'y en aurait pas.

L'elfe se laissa glisser par terre et fixa longuement la porte comme s'il pouvait réussir à en faire resurgir Aoi juste par la pensée. Ha. Ha. Ha.
Ça ne marcherait certainement pas.

Il serra les poings dans son malheur, leva de nouveau la tête vers le plafond et hurla encore. Pour de vrai cette fois. Qu'est-ce qu'il se passait, franchement ? Pourquoi Aoi se mettait à faire exactement tout ce qu'il ne fallait pas ? Ça l'amusait de se mettre le Destin en travers ? Le danger et les problèmes l'excitaient ? C'était ça, le truc ? Voilà ce qu'il psalmodia mentalement à Lui là-haut qui devait tirer une de ces tronches qui laissent entendre qu'il vaut mieux ne pas se planquer sous un arbre au prochain orage.

Il se frappa l'arrière de la tête contre le mur le plus proche et cracha quelques mots impossibles à rendre corrects même dans le langage le plus perfectionné. Il repensa à l'auteur du bouquin qui était tombé en admiration devant les Séraphins et se mit à le plaindre autant que lui-même.

***

Il allait se précipiter en direction d'Aoi quand il s'arrêta tout net et décida d'opter pour la distance vitale. Il commençait à croire que même regarder Aoi lui donnait des idées pas très dignes et ne faisait qu'empirer ses petits problèmes personnels. Le toucher aurait peut-être été pire, surtout maintenant.
Il le héla donc de loin, d'une voix contrariée à souhait et la mine furieuse. Il ne le quitta pas des yeux et préviendrait le moindre de ses mouvements. Il lui demanda alors à quoi il jouait exactement et s'il se figurait que tout ça était marrant.
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Ven 20 Avr 2012 - 17:42

Je ricanais. Tout ça était tellement prévisible... Frustré? Ça marchait à chaque fois. Je n'aime vraiment pas qu'on se moque de moi. Je ne suis plus une catin, on ne me jette pas après une seule et unique nuit ! Je posais alors tranquillement mes ustensiles de cuisine et allais jeter un oeil à Leevo, qui semblait furieux. Je haussais les épaules en réponse à sa question et lui sourit.

- Peut-être bien, peut-être que non? En tout cas je n'ai qu'une chose à dire; si tu ne veux plus de moi tu n'as qu'à me jeter dehors plutôt que de m'éviter de la sorte. Je suis plus "quelqu'un de spécial" pour toi?!


Il grommela quelques paroles incompréhensibles. Encore en train de penser pour lui-même celui là! Je croisais les bras, déterminé à ce qu'il crache le morceau.

- Écoute moi bien maintenant; on aura aucun problèmes si on reste ensemble. Techniquement parlant, tu as des relations... euh.. poussées avec un séraphins, d'après les légendes c'est censé t'apporter le bonheur! Alors pourquoi tu fais une fixette sur de vieux adages de ta religion?


Je soupire et me pince l'arrête du nez, fatigué de tout ça.

- J'vais pas prétendre que les rumeurs répandues par la populace sont meilleures mais quand même, j'en ai assez d'attendre après toi!


Je le menaçais d'un doigt accusateur.

- J'vais dans ma chambre. Si j'ai pas un bisou d'ici dix minutes, j'y resterais pour le restant de la semaine!

Je croisais les bras d'avantage, boudeur.

- Et puis c'est quoi ce bouquin que tu lis en cachette, d'abord?

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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Ven 20 Avr 2012 - 19:45

Un tintement inaudible sonna le gain d'une nouvelle expérience de la vie normale : la scène de ménage. L'atmosphère était houleuse entre les deux tourtereaux. Le nid en serait tout retourné.

Leevo n'aimait pas du tout le ton que prenait Aoi et les insinuations qu'il faisait. En tirant bien sur ses connexions nerveuses, il alla même jusqu'à croire qu'il lui reprochait son comportement et qu'il insultait ses croyances. De vieux adages ! Ce n'était pas de vulgaires adages moralisateurs, c'était bien plus que ça ; c'était un mode de vie qu'on se payait dans la plus pure des souffrances. Des adages ! Le bonheur, ça c'était un adage. Une débilité profonde de laquelle Leevo se garderait bien de s'approcher de nouveau ; il n'était pas fait pour ces choses-là.

Il planta de petits yeux nerveux sur Aoi et le dévisagea. Il le menaçait maintenant ! Il lui faisait du chantage ! C'était quoi ce délire total ! Si c'était comme ça que tournait la vie normale, les gens normaux pouvaient bien se la garder. Tout ça pour un baisé ! Il venait de lui en faire un, en plus !

C'était clair, Leevo ne comprendrait jamais rien aux relations sociales. C'était à son tour de parler et il ne savait pas pour où commencer. Aoi ne comprenait visiblement pas sa froideur, il n'était peut-être pas capable d'admettre qu'il puisse y avoir un véritable danger au-dessus d'eux. Ils étaient pourtant passé par des chemins tortueux dernièrement, si Aoi l'avait déjà oublié, Leevo ne se le pardonnait toujours pas.


- Tu ne comprends rien, lui siffla-t-il enfin en crispant les poings. Ça n'a rien à voir avec le bonheur ou toutes ces idioties qu'on raconte ! Ça n'a même rien à voir avec, il chercha ses mots un petit instant, pas sûr de leur signification véritable et baissa d'un ton alors : mes sentiments pour toi ou quoi que ce soit. Il secoua la tête et balaya ses mots d'un revers de la main. Non, pas les sentiments, je ne suis pas fais pour en avoir, tu as bien vu où ça nous a mené, non ?! Est-ce que j'ai envie que ça recommence ? Non ! Est-ce que j'ai envie que tu partes ? Non ! Est-ce que c'est à cause de ce que tu appelles bêtement des adages ? Oui ! Je vis pour ça, je suis né pour ça, je ne peux pas faire autrement !

Il baissa la tête et serra la mâchoire. Il n'en revenait pas lui-même de ce qu'il venait de dire. Il ne pouvait pas faire autrement ? Il l'avait pourtant fait, avant. Ç'avait été agréable et il ne s'était pas gêné pour aller plus loin. Il voulait continuer dans cette direction, il voulait être avec Aoi, il voulait le voir sourire – pas ce sourire mauvais, un vrai sourire – et être heureux. Cependant, il ne pouvait s'empêcher de faire le lien avec les derniers événements. Tout avait une répercussion, à chaque crime sa punition et, comme il le lui avait déjà dit, pour rien au monde il ne voudrait qu'Aoi se retrouve de nouveaux dans des problèmes à cause de lui. Il lui avait juré que rien n'arriverait et il leur était arrivé des choses. C'était impardonnable.

Il se retourna et fut parcouru d'une nouvelle montée de lumière qui s'éteignit aussi vite. Tout ça pour un baisé. C'était si important que ça pour lui ? Aux yeux de Leevo aussi, certes, par définition, mais est-ce que ça valait la peine de s'emporter pour ça ? Est-ce que ça valait la peine d'attirer les attentions ? Est-ce que ça valait la peine de peut-être s'engager de nouveau dans des histoires sordides ? Il n'en était pas sûr. Ses épaules s’affaissèrent et il souffla avant d'agiter la main en l'air, l'air de dire d'oublier toute cette histoire.


- Je t'ai déjà dis ce que je pensais de toi, ne me le fais pas répéter. Je ne veux pas te faire plus de mal que je n'en ai déjà fait. Je vais faire un tour.

Et il prit la direction de la porte d'entrée, les idées toutes retournées. Dans sa chambre, au-dessus de l'armoire, le grimoire attendait paisiblement qu'on finisse sa lecture là où on l'avait arrêtée. Au paragraphe qui rappelait que les Êtres-Supérieurs étaient avant tout des démons trop intelligents pour ne pas rester impassibles.
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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Sam 21 Avr 2012 - 10:25

Je le regardais s'éloigner, le cœur gros. Mais qu'est-ce que... Habituellement c'est moi qui part et les autres qui pleurent! J'étais peut-être allé trop loin, après tout... Je me laissais tomber sur un fauteuil et me pris la tête entre les mains. Tout ça était compliqué, j'avais pas pour quotidien ce genre de situations. J'avais même envie de pleurer, à l'instant même. Il était compliqué, ce garçon!

Le chat sauta sur mes genoux et je le câlinais quelques instants, le regard dans le vague. Je lui demande pas de s'envoyer en l'air avec moi! Je veux juste un peu d'attention de temps à autre, rien de plus! Et qu'il arrête de m'éviter de la sorte, rien ne m'énerve plus que ça! Le chat sembla ressentir mon énervement parce qu'il s'en alla bien vite. Je soupire avant d'aller à la cuisine terminer la vaisselle, même si l'envie n'y était absolument pas. J'avais l'impression d'être un domestique, et ça m'énervais. Mais d'un autre côté, c'était moi qui avait décidé de prendre en charge la tenue du manoir, Leevo s'en fichait pas mal... J'étais entrer moi-même dans ce quotidien, et de mon plein grès qui plus est.

Je terminais d'éponger la dernière assiette avec le tissu qui servait à essuyer la vaisselle et me laissais tomber sur une chaise. Vraiment, pourquoi continuait-il à m'éviter? Je lui avais dit des centaines de fois qu'il n'y était pour rien, que c'était moi qui lui avait amené des ennuis, qu'il n'avait pas à s'en faire. Après tout, le genre de situations que nous avons vécues avec cet enfoiré de Carol était, malheureusement, assez récurrente dans mon quotidien; kidnapping, harcèlement, coups, insultes, tripotages intempestif... J'avais enfin trouvé un endroit où je pouvais être au calme et il fallait que son propriétaire s'en veuille.

Je déglutis alors qu'une pensée traversa mon esprit. Et si il m'achetais, il n'y aurait plus de problèmes, n'est-ce pas? Il serait mon propriétaire et personne ne viendrait plus nous menacer avec cette histoire de prime. Mais ça, ça voudrait dire que je suis son esclave, et je ne pense pas encore être prêt pour laisser filer ma semi-liberté. Mais si je lui propose, j'ai peur de sa réaction: soit il le prendra très mal, au vu de son ancien passé de serviteur, soit il ne trouvera pas l'idée si mauvaise que ça.

Je repliais mes genoux sous mon menton, pensif. Peut-être que si je lui propose d'être son valet, il acceptera plus facilement? Après tout, un valet, c'est un serviteur, c'est pas vraiment comme un esclave puisqu'on le paie? Je pourrais demander d'être simplement logé? Mais ça ne réglerait pas le fait que je sois encore un fugitif... Je soupire et me lève pour aller jeter un œil dans la chambre où il restait ces derniers jours. Peut-être y aurait-il quelque chose d'intéressant...?

Je m'y dirigeais prudemment, de peur de me faire remarquer. Pourtant, il n'y avait personne? Mais il m'en voulait pour quelque chose, et je ne veux pas que ça se rajoute à la liste. Je poussais doucement la porte pour me rendre à l'intérieur de la pièce poussiéreuse. Bouquin, bouquin.. Où est ce fichu bouquin?

Je farfouillais dans la pièce, éternuant par moment à cause de la poussière accumulée. Finalement, ce fut un raclement de gorge qui me fit reprendre mes esprit, alors que je fouillais sous le lit. Ohoh... Leevo se tenait dans l'encadrement de la porte

- Euh.. Je cherchais le livre .. et..


Il haussa un sourcil, visiblement encore un peu mécontent de notre dispute de tantôt.

- Euh.. J'ai réfléchis et... tu t'en fais pour moi à cause de ce qui s'est passé avec Carol c'est ça? Alors euh.. Si tu m'achètes auprès de mon revendeur, tout ça sera terminé, n'est-ce pas? Personne ne pourra plus me menacer de me renvoyer chez mon maitre puisque ce sera... toi?
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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Sam 21 Avr 2012 - 13:49

Aller traîner sa carcasse dans ce qu'il qualifiait comme le Monde du Bruit Incessant lui avait un peu remis les idées en places. Il avait prit le temps de déambuler un peu sur les pavés et s'était même mis à écouter les conversations des passants. Que de problèmes dans cette citée ! Que d'idiots, aussi. Certains se prenaient la tête pour une histoire de seau d'ordures jeté trop près de la porte d'entrée du voisin ; rien qui n'aurait pu coûter la vie aux belligérants. Rien qui ne mérite autant de cris.

Leevo n'était pas resté dehors bien longtemps. La petite appréhension de rentrer chez lui trop tard, de découvrir le manoir encore plus retourné que d'ordinaire et l'absence d'Aoi s’immisçait à chaque fois qu'il s'éloignait un peu trop, seul. C'était une de ces fameuses choses qu'Aoi avait changé en lui. Il s'inquiétait à présent et le moindre garde qui traînait en se dirigeant dans les alentours de son quartier lui mettait une puce venimeuse à l'oreille. Et une très grosse envie de tuer tout un bataillon.

Il était donc rentré assez vite après avoir profité de l'air nauséabond des rues et espérait que son ami soit toujours là, d'une, et ait sorti de sa tête cette idée trop tentante pour être sans conséquence d'avoir plus d'attention de sa part.
Aoi était bien là, il le retrouva dans ce qui était – faute d'un autre mot – sa chambre. Il était allongé par terre et... farfouillait ? A moins qu'il ne soit en train de ranger. Mais pour Leevo, la différence entre mettre de l'ordre et mettre son nez partout était insignifiante.

Il fronça les sourcils et se racla la gorge pour lui faire part de sa présence. Le Séraphin se releva alors, plein de poussière et lui sortit une explication hésitante. Avant de lui faire part d'une solution à leur litige. Une solution qui parut sortir d'une grotte sombre comme un gros monstre horrible venu proposer paix, amour, bonheur et petit bonbons au chocolat à celui qui se trouvait à l'entrée.

Leevo haussa un sourcil d'étonnement – notez la grâce avec laquelle il arrivait à rendre son faciès expressif maintenant – et retourna la proposition dans sa tête dans tous les sens pour être sûr d'en comprendre toutes les significations possibles. Il y avait une drôle d'association dans sa phrase qui resta tout de même impossible à éclairer : l'association du mot « maître » avec ce petit mot qui le désignait lui.

Il baissa son sourcil, son visage se pâma d'un sourire jaune de surprise incrédule et il laissa échapper un petit rire qui trahissait toute la confiance qu'il se donnait l'air d'avoir en lui-même.


- Quoi ? C'est une blague ? Il tourna les paumes des mains vers le ciel en signe de désarmement total, calma son rire nerveux et se ressaisi. C'est quoi cette histoire encore ? Tu crois vraiment qu'après tout ce temps passé à te chercher, après tous les efforts qu'il a fait, après la prime qu'il a mis sur ta tête, ton maître accepterait qu'un crétin se présente à lui et te rachète ? Ce serait aussi simple que ça ?

Il eut un nouveau rire déconcerté. Même s'il était possible que ça marche – ce qui était peu probable aux yeux de l'elfe –, jamais Leevo ne s'enticherait d'un esclave. Et surtout pas si c'était Aoi. Celui-là devait l'avoir bien compris et savait d'avance qu'à la seconde même où le marché serait conclu – ce qui était toujours peu probable – il serait libre.

Dans un éclair rapide d'addition de pensées qui firent se décrisper le rictus déconfit qui s'était logé sur ses lèvres, l'elfe se mit à imaginer la suite. Une suite qui n'en était pas une puisqu'Aoi n'aurait plus aucune raison de rester et s'en serait allé par-delà les chemins lointain.

Secouant la tête pour vider sa tête de ces images folles, il s'avança vers l'armoire et attrapa le grimoire qui s'y trouvait. Il posa sa main sur la couverture jaunie d'un air songeur.


- Ça raconte l'histoire d'un type qui a rencontré des Séraphins, dans leur monde. Impossible de savoir si c'est vrai ou pas puisqu'il a l'air de devenir de plus en plus fou à chaque nouvelle page. Il leva des yeux pénétrants sur Aoi. A cause des Séraphins. Il lui tendit le livre. Si ton... maître a goûté au soi-disant bonheur que tu es capable de donner, et vu tout ce qu'il met en œuvre pour t'avoir de nouveau, je doute franchement qu'il soit resté sain d'esprit et qu'il puisse accepter une quelconque offre différente de ce qu'il veut.
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Aoi Haandar

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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Sam 21 Avr 2012 - 15:24

Je soupire. C'est vrai que c'était une idée idiote, après tout... Mais j'avais quand même mal pris son rire. Il se moquait de moi? Ou bien quoi? Je m'emparais du bouquin sur le pseudo-témoignage de cet énergumène de voyageur. Puis d'abord, comment y était-il allé?! Je parcourus rapidemment les premières pages, évinçant de suite celles qui étaient à moitié illisibles. Finalement, je tombais sur une page pleine de croquis, avec des portraits de certains anges, et de leurs ailes.

D'après ce qu'il racontait, les ailes de mes compatriotes étaient douces mais aussi très jolies, mais elles étaient surtout très fortes. Tu m'étonnes pour pouvoir voler, il en fallait des fameuses! Paraitrait aussi que dans les villages éloignés, les anges étaient pacifiques. Mis beaucoup moins dans les grandes "villes". Que les relations entre personnes du même sexe étaient interdites dans les grandes villes, également, mais qu'i arrivait qu'ils se cachaient. Et ben, ça promet pour moi... Qu'ils aimaient aussi beaucoup les choses brillantes; Je m'empourprais, c'est vrai que j'aimais bien les bijoux et tout ce qui brillait... Je soupire et rigole un peu en voyant les absurdités qu'il y avait là dedans; donner une fleur à un ange permet d devenir absolument ami avec lui, il ne faut jamais donner de sel à un ange sinon ça risque de le bruler, il ne faut pas non plus leur donner de pain rassi sinon ils sont furieux, il ne faut pas non plus aller cherche des choses dans leurs cheveux sinon ils ne vous aiment plus..

Je tournais les pages de plus en plus, avant de m'horrifier sur la fin du livre; ce type avait ramené un séraphin avec lui, pour lui faire "découvrir" leur monde. Il n'osait pas le laisser sortir de son manoir et, finalement, après un moment, l'ange en eut assez et désira rentrer chez lui. L'écriture était saccadée et je n'arrivais pas bien à lire, mais d'après ce que je compris, c'est qu'il avait maintenu prisonnier le séraphin. Il n'était pas très fort parce qu'il était encore adolescent, et ilarrivait à le maintenir facilement quand il s'énervait. Je déglutis; Ca me rappellait étrangement ma propre histoire...

J'allais ensuite vers les derniers pages pour découvrir des tableaux, avec des réactions ou interactions avec le séraphin et les conséquences qu'elles avaient. Cette pauvre créature (il ne faut pas se mentir c'est comme ça que nous voient les humains) avait été maintenue en vie pour des expériences farelues, tirées de son monde paisible pour se laisser glisser entre les griffes d'un humain sans scrupule... Il parlait de l'extraordinaire "pouvoir" que certaines hormones dégagées par les séraphins pouvaient faire. Quand il avait peur, il dégageait quelquechose qui faisait entrer ceux se tenant à ses côts dans une sorte d'ivresse, quand il pleurait, ses larmes pouvaient soit disant calmer la douleur d'une blessure, quand il était euphorique, cela permettait d'avoir plus de chance aux jeu, si il s'entichait de l'humain, alors il avait plus de chance en amour, si il couchait de manière conscentante avec lui, c'était la gloire qui l'attendait. Et si il aimait finalement la cage dans lequel il vivait, alors c'était la gloire et l'argent qui ne feraient jamais défaut, une sorte de bénédiction célesté sur le 'propriétaire" de la créature.

Je refermais d'un coup sec le bouquin. C'est à cause de livres comme ça que j'ai tout ces problèmes
.

- ... Ne lis plus ça. C'est un ramassis de mensonges. Cet homme est un fou et un enfoiré de premier ordre, qui raconte n'importe quoi!
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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Sam 21 Avr 2012 - 16:05

Leevo se détendit d'un coup et planta des yeux plein de sous-entendus dans ceux d'Aoi.

- Je me disais bien, fit-il avant de se mettre à marcher sans réel but dans toute la pièce et de triturer un coin de meuble. Même si certaines choses sont pourtant assez proches de la réalité... Il jeta un œil en coin à Aoi et remarqua une nouvelle fois sa tenue moulante et l'effort qu'il avait fait pour se rendre aussi... plaisant à l’œil. N'importe comment, il l'était toujours. Pas besoin de toutes ces broutilles en cuir, parfum à la rose et baume à lèvre lubrifiant. Le grimoire ne mentait pas en rapportant la beauté des Séraphins qui poussait à l'admiration la plus dévouée. Il détourna les yeux et se frotta les mains.

Le problème subsistait toujours et se ferait grandissant, qu'importe ce que les écrits rapportaient ou ce que les croyances admettaient. S'il était possible de faire quelque chose pour que les tentions et les risques se calment voire baissent un peu, ça valait le coût. Ça valait tous les coûts.

Leevo se mit à réfléchir, alors. Il était peut-être impossible voire suicidaire d'aller – il n'aimait pas le mot – racheter la liberté d'Aoi à son propriétaire mais peut-être qu'il y avait moyen de lui ôter l'envie de le récupérer, de lui mettre en tête qu'il n'y avait aucun espoir, de... Eh bien, c'était tout simple, finalement : soit de lui faire croire qu'Aoi était mort soit de tuer son maître. Deux choses assez compliquées à réaliser, Leevo était le mieux placé pour le savoir, parce que quand le désir et la frustration prenaient le pas sur tout le reste, il ne restait, justement, plus tout le reste, rien du tout, pour faire front.


- Tu sais où ton maître se trouve en ce moment ? Demanda-t-il sur le ton de la conversation, essayant de cacher toutes sortes d'idées qui laisseraient entendre qu'un plan se dessine dans sa tête.
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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   Sam 21 Avr 2012 - 16:21

Je ricanais un peu. Mon maitre? Voilà bien lontemps que je ne l'avais plus vu, après tout... Je m'époussetais et m'étirais pour ensuite hausser les épaules.

- A vrai dire, je ne connais pas sa position exacte. Il a deux magasins dans Madorass etun à Venill, mais il n'y est jamais en personne. Les seules fois où je l'ai vu c'était quand je m'échappais tout le temps et qu'il ait besoin de me "rendre sage". Je me suis sauvé la nuit même.

l haussa un sourcil et je me grattais la nuque.

- En réalité je l'ai entendu dire à un de ses sous-fifres, celui qui tenait le magasin "de luxe" qu'il y a à Madorass comme quoi un homme était prêt à offrir une grande somme d'argent pour m'acheter et que je devais être présentable le lendemain pour qu'il vienne me voir. J'ai pas chercher à en savoir plus et je me suis enfui pendant que les larbins me lavaient. Comme j'ai fait avec Carol.

Je me relevais et m'époussetais encore. Ca résiste, les poussière, zut alors.

- C'est un noble. Günar, qu'il s'appelle. T'en as déjà peut-être entendu parlé? Il aime beaucoup aller dans les soirées mondaines et se faire plein de copains nobliaux... Il est peut-être déjà venu ici?

Il sembla réfléchir quelques instants et haussa finalement les épaules. Je lui souris et déposais un baiser léger sur sa tempe, pour ne pas qu'il se braque encore.

- J'vais prendre un bain, je suis crasseux; tu pourrais préparer tes fiches de lectures? On va s'entrainer à écrire.
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MessageSujet: Re: [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}   

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[PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}

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