''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!

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Réha

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7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! _
MessageSujet: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptySam 19 Mai 2012 - 21:33

Réha Talynn

Une semaine que le jour s’est levé sur elle, une semaine que la mort la sortit de son sommeil… Selon Alan, cela fait plusieurs années que cela a eues lieu… Sa mémoire avait sept jours de vie. Sept, c’était peu. Eria voulait savoir la réalité, la vérité, et ne pas rester dans ce village. Pourquoi ? Simplement, car il y avait un mal à l’aise… Elle se sentait mal à l’aise envers tous ces gens qui la regardaient avec gentillesse, et avec des sourires. Son corps manifestait des frissons de dégouts. Pourtant, personne ne lui avait fait du mal. Seulement des pensées destructrices lui envahissaient l’esprit par moment. Comme par exemple : Je verrais bien sa tête sur un piquet…. Elle ne sentait pas cruelle, mais avait comme un poids dans la poitrine. C’était quelque chose qu’il lui martelait l’esprit comme si il voulait lui crier un secret… Cependant, lequel ? Elle avait fait le tour des maisons, trop de fois. Elle avait accepté de s’intégrer chez les rebelles… Mais Eria avait l’impression d’avoir fait une erreur… Le soleil était haut, quand elle alla voir Alan. Il ne voulait pas la laisser mais partir, cependant elle insista. Elle voulait savoir.

Comment peut- on empêcher une personne telle que Eria a savoir son passé… Alan avait peur de la vérité, il avait un sentiment fort, lui disant qu’elle ne devait jamais savoir… Les cauchemars que la jeune femme faisaient pendant son long et horrible sommeil lui souffla de ne pas la laisser se souvenir. Selon, Eria, lame noire, était une personne tenace. Elle partit tout de suite, emmenant le peu qu’elle avait. Le plus important pour elle était son épée. Elle voulait partir en traitresse… Son instinct lui murmurait de ne pas leur dire au revoir, car c’est des vermines… Elle ferma les yeux, souffla un bon coup puis alla voir Alan. Aucun mot ne fut échanger, mais il la prit dans ses bras, et lui fit un câlin. Le premier depuis son éveil, et elle avait l’impression que c’était le premier de sa vie. Elle ne prit aucun gout à ce contact et recula aussitôt. Elle sentait gênée, et s’en retourna, puis partit.

Ses journées étaient faites d’étranges sentiments, qui l’envahissaient. Elle n’arrivait pas à les gérer, se sentant gênée quand quelqu’un lui faisait des gestes d’affections… A telle point, qu’elle croyait qu’on l’avait salie. Elle secoua la tête pour effacer tout cela. Elle réfléchissait bien trop. Sa mémoire, ses souvenirs n’étaient que des brides, d’horribles morceaux…. Elle en cauchemardait la nuit. Même scénario, même visions… Des corps sans vie ! Du sang ! Des crânes rongeaient par les corbeaux ! Elle marcha des jours, et des nuits, sans réellement s’arrêter… Elle voyait toujours les mêmes paysages défilant, champ, arbres, rivières… Elle s’en lassait. Elle voulait voir la ville. Eria avait besoin de voir du monde. Pourquoi, juste car les étendus désertiques avaient un gout amère. Ils étaient trop parfaits, elle avait besoin d’une certaine déchéance autour d’elle. Eria ne comprenait pas pourquoi mais elle le souhaitait. Encore un mystère qui entourait sa vie.

Au fond d’elle se réveillait y a une semaine, fut comme une naissance… Une naissance douloureuse, et cauchemardesque comme si la mort était sa seule amie, et la seule qui pouvait la rendre heureuse. C’est là que ses yeux verts s’ouvrirent sur des lumières, et des bruits… Des maisons, des bâtiments se profilaient devant elle. La ville dans toute sa splendeur s’érigeait devant elle. Elle eut un sourire étrangement sadique.

Voici Madorass, une grande ville perdu au milieu de la nature. Elle mit sa capuche, arqua bien son épée sur son dos, et entra. Les rues étaient faites de pavés. Elle avança et trouva particulièrement étrange la différence de sol. Elle avait perdu cette impression de s’enfoncer. Elle se perdit dans les rues, par envie de découvrir. La nuit était tombée depuis plusieurs heures, et les gens rentraient peu à peu chez eux. C’est là, qu’elle vit une pancarte, et entendit du bruit comme si une bagarre se déroulait en ce lieu. Curieuse, et ayant une petite soif, elle y entra.

Le lieu se nomma « La panse repue ». Étrange nom, se dit – elle. Elle poussa la porte en bois dans un couinement… La foule se battait mais certain la remarqua. Elle n’en prit pas compte et s’assit au comptoir. Elle commanda une bière, première fois qu’elle y goutte ! Est-ce que l’alcool a des effets sur elle ? Très bonne question ! Elle le verra bien à force. Le barman vint à elle avec la chope, elle y goutte…

« Je connais ce gout, souffla –t- elle. C’est bon ! »

Elle se retourna pour regarder tous ces gens qui se battent comme des chiffons, et une envie naquît dans son cœur… Une envie de meurtre. Elle serra son verre, et se plongea dedans. Calme toi, pensa –t-elle.


Dernière édition par Eria " Dame de la Norya" le Mer 23 Mai 2012 - 13:47, édité 1 fois
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Gigantus Corne



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Gigantus Corne
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Race : Semi-Rhinocéros
Classe : Rôdeur
Métier : Mercenaire
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7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! _
MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyDim 20 Mai 2012 - 0:38

Les portes de l'auberge avaient encore fait leur cinéma, ce couinement énervant qui se faisait entendre fréquemment chaque soir. Cette fois-ci, cela dit, Gigantus ne l'entendit pas. Bien trop occupé à frapper sur le premier venu. Nombreux étaient-ceux autours de la bagarre à crier "vas-y !", "attention", ou autre conseil et encouragement. Mais le rhinocéros était trop fort pour eux.

Quel que soit la manière dont il se présentait, il se faisait appeler "la chose", "le monstre", ou "l'armoire à glace". Personne ne connaissait ses origines, personne ne savait de quoi il était fait. En effet, Gigantus avait su masquer son apparence, ressemblant plus à un sac à patate vivant qu'autre chose. Ses cornes ressemblant plus à des ornements étranges, douteux, qu'à autre chose. Quoi qu'il en soit, il savait se battre. Et aujourd'hui -comme tout les jours- il s'exerçait dans l'auberge. Ce soir, il s'agissait d'un trois contre un. Le rhinocéros a fait durer le combat malgré lui, à cause de diverses maladresses et imprévus, ce qui a provoqué les paris chez les spectateurs. Ceux-ci se faisaient de plus en plus nombreux après chaque minutes tandis que le prix des paris se faisait de plus en plus élevé.

Alors que la porte couinait, un dernier coup de poing achevait la baston. C'est alors que des visages se défirent, observant la perte de certaines maudites sommes. Certains des spectateurs allaient annoncer de mauvaises nouvelle quand à la fin du mois à leur femme et leurs enfants, si toute fois y avait-il dans cette auberge quelqu'un avec une vie assez stable que pour avoir un quelconque entourage. Il se frotta les poings ensuite, récoltant de l'argent qu'il n'avait pas demandé et dont il se défit rapidement en échange d'une tournée générale, accordée aux trois perdants aussi auxquels l'on offrait déjà les premiers soins. Le meilleur des trois avait encore la force de taper l'épaule de Gigantus, ne sachant probablement même plus la raison de leur conflit. Le rhinocéros, pour sa part, se contenta d'hocher la tête et de poser son coude sur le comptoir.

C'était une bonne soirée pour l'aubergiste, les boissons se vendaient bien, et les tables avaient l'air bien remplies. Aucune n'était vide, dans tout les cas. Le bonheur de l'aubergiste faisant son bonheur, comme la plupart des mercenaires présent, Gigantus se libéra d'un large sourire. son accoutrement empêcherait quiconque de l'apercevoir, cela-dit, comme tout son visage. Car, or-mis ses pupilles, rien n'était dévoilé à la plèbe qui siégeait dans cette ville. Personne ne valait rien, et le guerrier cornu savait que c'était mieux comme ça. Il était en sécurité, une fois caché. En sécurité... Contrairement à cette jeune femme.

Elle avait l'air perdue, même étonnée de ce qu'elle buvait. Et pourtant elle était dans cette auberge. Certes, il y avait plus mal famé comme endroit dans cette ville, mais nombreuses étaient les possibilités préférable à celles-ci pour une femme à cette heure-ci. Aussi forte soit-elle. Cette inconnue n'était pas en sécurité, Gigantus le savait. Mais l'esprit occupé par tant de problème, il ne savait dire pourquoi... À moins que... Oui ! Il ne prit pas tant de temps que ça à le réaliser, mais cette femme était sa proie. Il ne savait plus bien qui le lui avait demander, mais il devait la kidnapper. Et si elle venait à résister, alors il devrait en finir "sans se prendre la tête". Tels avaient été les propos de son employeur.

Il s'agissait là d'une affaire qu'on avait confié à quelqu'un, qui l'avait lui-même confié à quelqu'un, qui l'avait enfin confié à Gigantus. C'était une affaire sans suite, la jeune femme ayant disparu tout un temps. Le rhinocéros avait donc des doutes quand à la réelle identité de cette femme. Car nombreuses étaient les chances qu'elle soit en réalité inconnu de tout ennemi de ce monde.

Quoi qu'il en soit, il lui fallait mettre les choses au clair, il s'approcha donc plus encore d'elle, un chope au poing et entama la conversation.
"Serait-ce là votre première fois ?" lui fit-il, tâchant de contrôler l' "humanité" de sa voix.
"Je parle de ce genre de boisson, vous l'aurez compris." rappela-t-il ensuite.
Il était fier de sa manière de l'avoir abordée. En effet, avec le temps, il s'était amélioré. Auparavant, il ne savait pas même répondre aux plus simples questions sans tourner autour du pot toute une soirée...
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Réha

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7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! _
MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyDim 20 Mai 2012 - 14:14

Échec et mat ! Les combattants ont stoppé leur bataille, leur bagarre. Un gagnant, et des larmes sur le visage des parieurs. L’odeur désagréable de la sueur tomba sur le lieu… Pourtant personne n’en prêtait guère attention. Les chaises se redressèrent pour ranger cette salle en morceau. Aucun mort, Aucun cadavre ne jonchait sur le sol… Personne n’avait succombé sous les coups, et le doux appel de la mort. Eria remarquait chaque détail sans pour autant se retourner, et regarder la salle. Son instinct le faisait à sa place. Elle se sentait familière dans un environnement tel que celui-là. Comme si dans le passé, elle engendrait le mal, et l’avait déversé dans les rues du monde… Et si, c’était vrai ?

Ses mains se crispèrent sur le verre quand l’odeur si retardataire du sang enivra la pièce. Une étincelle rouge s’insinua dans ses yeux, et le cristal brilla un tantinet. Elle but une gorgée, puis une autre. Elle voulait gouter à ce sang. Elle voulait le voir couler, et emporter la vie avec lui. Un frisson lui parcourra l’échine du dos, c’était un frisson de plaisir, rien qu’en pensant à tout cela. La bière ne calmait en rien les pulsions qu’il l’envahissait… Qui était – elle vraiment ?

Alors qu’elle se concentra sur son le liquide qui gisait dans son verre, un homme lui parla. Il s’était assis à côté d’elle, en se rapprochant. Sa question n’avait pas eu lieu d’être. Et de plus, elle ne voulait parler à personne. Elle savait que tout pouvait arriver, elle le sentait. Eria ne redressa pas la tête. Elle voulait simplement calmer ce qui sommeillait en elle. Son cœur s’accéléra, puis se figea. Elle avait senti ! Le sang ! Elle tourna la tête vers son interlocuteur, et le fixa de ses yeux verts, alors que sa capuche lui cachait une partie de son visage. Elle l’observa puis souffla comme pour se calmer.

« Très bonne question… Au goût, je dirais non ! »

Elle avait répondu sans vraiment savoir pourquoi. Elle but encore une gorgée, et se redressa sur son tabouret.

« Vous sentez le sang… C’est comme une seconde peau ! Vous êtes le gagnant de ce combat grotesque ? Je dirais oui… Vous sentez plus le sang de ces hommes, que le vôtre… Il n’est pas commun… »

Comment pouvait-elle savoir cela ? En sentant le sang, elle arrivait à différencier … Cependant différencier quoi ? Pourquoi ? Son instinct ? Ce n’est pourtant pas un vampire ! Le sang a toujours la même odeur quelques soient son propriétaire ? Eria ne comprenait pas, mais savait au fond d’elle, que ce qu’elle avait dit était juste. L’inconnu se cachait sous des tissus… Pourquoi ? Elle se le demandait. Elle but encore une gorgée. Elle trouvait la bière bonne, mais ne préférait pas en abuser. Elle ne savait pas si l’alcool la rendrait comme la plupart des clients ou pas… Et ne préférait pas tenter.

Par réflexe, elle joua avec le cristal comme si le savoir toujours là, accroché à sa ceinture, la rassurait. Elle fixa devant elle, regardant les bouteilles d’alcool s’alignaient sur une étagère. Un tonneau de bière était près d’elle. Le barman, un homme d’environ quarante ans, chauve, avec une moustache remplissait une chope. Malgré des chants, des ronflements, des cris, et des rires, la salle fut envahie d’un calme bien plus pesant. Comme si la bagarre donnait vi à un lieu de bois, ou les ivrognes étaient des éléments du décor. Elle connait ces lieux ! Oui, Eria les connait. Aurait – elle côtoyé ses déchets de la société dans son passé ? Elle détourna finalement les yeux vers l’inconnu.

« Que me voulez –vous ? Ne me dites pas, qu’un être comme vous après une telle violence est venu me voir que pour discuter… »


Elle pensait passer inaperçu. Elle se disait que dans un lieu tel que cette taverne, personne ne la remarquerait. Elle s’était trompée. Alors, elle en déduisit qu’une telle rencontre n’était pas anodin, surtout venant du gagnant, d’un long combat ! Elle finit son verre, et se prépara à payer. Cependant, Eria voulait une réponse à sa question. Elle n’était pas méfiante, et dans un sens si elle l’était. Dans le village ou elle a ouvert les yeux, elle apprit vite qu’elle savait se battre. Et que surtout, son épée était sa clef. Eria garda son sérieux, mais elle se demandait dans un pensée qu’il la crispa, et si j’arrachais sa gorge ?

Pourquoi avait – elle de telles pensées ? Pourquoi elle souhaitait par moment que la mort frappe les humains ? Les humains ? Pourquoi ce qualificatif ? Pour elle, Eria était humaine ! Alors pourquoi avait – elle l’impression que non ? Que tout son corps lui criait « tu n’es pas humaine ! » ? Elle n’avait pas lâché du regard l’inconnu. Une expression presque militaire couvrait son visage et pourtant elle se sentait particulièrement calme.
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MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyDim 20 Mai 2012 - 14:57

Alors comme ça, il avait un sang différent ? Il n'en savait lui-même rien, et cela lui importait peu. Mais cette inconnue se rendait spéciale via ce genre de révélations. Elle serait une sorte de vampire, une sorcière à la manière de l'herboriste fou qu'il a rencontré dès ses premiers jours dans ce monde horrible ? Soit, cela lui importait peu, il se devait de la laisser parler... de lui plaire afin d'arriver à atteindre son but, qui était de l'amener chez le destinataire. Elle ne serait prochainement qu'un paquet. Ainsi Gigantus se contenta de l'écouter et de travailler à la "charmer", en quelque sorte. Il s'agirait peut-être d'une mission bonne enfant.

« Que me voulez –vous ? Ne me dites pas, qu’un être comme vous après une telle violence est venu me voir que pour discuter… »

Elle l'avait demandé, elle avait posé la fameuse question. Gigantus qui aurait tant préféré l'entraîner en dehors de l'auberge histoire de l'assommer puis l'envoyer promener jusqu'au destinataire sans personne pour le déranger. Mais ça ne se passerait pas comme prévu, apparemment. Ainsi devait-il réagir vite. Ses yeux s'écarquillèrent en effet à ces derniers mots et il s'empressa de résoudre le problème, quasiment sans réfléchir. Il ne craignait pas un retour de flammes, il était désormais rôdé... Et même si personne ne l'aimait vraiment dans les alentours, ils connaissait bien assez de gens et de secret que pour être couvert si ceci venait à vraiment mal tourner.

Bref, alors que tout prendrait bien longtemps à être décrit, le geste de Gigantus fut d'une étonnante simplicité. Son bras fit un aller - retour violent, envoyant la tête de la jeune femme (prise par la nuque) sur le comptoir. Celui-ci désormais marqué par la violence du coup, comme le visage de guerrière à la langue bien pendue. Si elle n'avait pas perdu connaissance, cela viendrait probablement dans les prochaines minutes. La suite du plan était plus réfléchie.

Alors que tout le monde dans le bar les observaient désormais dans ce qui ressemblait à un silence ou du moins à un brouhaha proche de l'extinction, Gigantus sorti du bar tout en trainant son paquet sur son dos, son marteau à sa ceinture et son bouclier décorant son bras libre. Une fois dehors, alors que la nuit était désormais tombé, il défit son visage de sa capuche et fut désormais visible par n'importe qui tel le rhinocéros bipède qu'il est. Le guerrier cornu de la nuit travaillerait désormais à son office. Jetant vulgairement le corps inanimé aux longs cheveux dans une ruelle inoccupé par les passants, préparant un sac qu'il transportait la majeur partie du temps sur son visage, prêt à l'y mettre dedans.

Mais sa victime gémissait, elle n'était pas endormie. Armé du sac, le rhinocéros l'observait avant d'emporter son colis. Il n'en savait même pas la valeur...

"Désolé, mademoiselle."
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MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyDim 20 Mai 2012 - 16:30

Un bruit sourd fit vibrer le comptoir, le silence régna un seconde puis le monde en oubliant la scène, et vida son verre… La foule se moquait bien qu’une autre bagarre éclater… Elle n’avait plus les moyens de parier. Une personne ne se moquait pas de cela, et c’était Eria. Elle reçut un choc violent à tête. Elle ne comprit pas le déroulement de ce coup, mais la douleur fut si vivace, si destructeur… Elle faillit perdre connaissance… Ses paupières furent lourdes, et pesantes sur son visage. Le sang coula le long de sa tempe, glissant contre son œil gauche. Elle n’arrivait pas à bouger. Sa tête lui faisait horriblement mal, et tout moyen de riposte fut impossible, car l’inconnu la tenait, et que surtout Eria avait perdu tous ses repères. Elle était sonnée, mais ne sombrait pas dans l’inconscience. Elle combattait pour ne pas s’endormir. Reste éveillée, sinon tu perdras la vie, pensa – t – elle.

Son corps se crispa, la douleur fut comme un éclair qui parcourra tout son corps. Cependant la douleur ne provenait que de sa tête… Ses pensées se perdirent dans un brouillard d’incompréhension. Que devait – elle faire ? Le tuer ? Surement. Elle ne savait pas ce qu’il lui arrivait, mais se sentait en mouvement. Il fallait qu’elle reprenne ses esprits. C’est alors que le cristal brilla. Il avait cogné violement contre le bois, et s’était légèrement fissurer… Une fissure qui laissa échapper une sensation de ténèbres. Elle se força à ouvrir ses yeux, et vit le noir l’envahir. Elle était dehors sur l’épaule de l’homme… Non c’était une bête ! Elle sortit son petit couteau et tenta de le poignarder dans le cou, mais ne réussit qu’à lui faire une coupure… Elle trouva la peau bien dur… Ses yeux viraient doucement aux rouges sanglants. La fissure libéra le mal… Sa nature. Elle rangea l’arme au moment où elle tomba sur le sol.

Allongée dans la saleté que la rue proposait… Elle souffla fort sans pour entendre le gémissement. Malgré cela un gémissement se fit entendre non loin de là, c’était un ivrogne qui avait surement encore trop bu… Sa tête était comme un tambour dont la mélodie était métallique et douloureuse. Elle attendit un instant en entendant une excuse… Trop tard, pensa – t- elle alors qu’elle commença à se redresser, sa tête lui tournait. Des nausées grimpèrent l’intérieur de son estomac. Elle se sentait mal. Eria se mit à genoux, fixant le sol, et sortit son épée. Cette longue épée dont la lune se reflétait dans la lame en argent. Elle la planta dans le sol. Si on fixe un moment la lame, on a l’impression de voir des visages criant leur douleur, déformant leur visage… Et si ce n’était pas une illusion ?

Elle s’aida du manche et se leva. Elle tituba, et avait beaucoup de mal à tenir debout. L’épée était comme une canne. L’aura du mal continue sa progression en elle. La fissure était trop petite pour que la transformation soit complète et pourtant…. Des crocs poussèrent dans sa bouche et ses cheveux si blancs commencèrent à devenir noire… Elle le fixa de ses yeux rouges.

« Sale vermine ! »

Une âme s’échappa de l’épée. Elle ressemblait un chaton, un mignon petit chaton noir. La main d’Eria se serra sur le manche, alors qu’elle retrouva ses esprits. Son regard devait de plus en plus cruel. Le chaton était translucide, comme un fantôme, comme un esprit… Il s’assit, regardant l’être devant et lâcha un « miaouw »

« Que dis – je… Tu es un monstre, tu dois mourir ! »

Ce n’était plus la « Eria » polie, et gentil… C’était l’originelle, c’était la princesse noire ! Du moins, une partie. Des ombres se levèrent dans les rues, et grandissaient….
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MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyDim 20 Mai 2012 - 16:49

Gigantus s'était mit dans la merde, comme d'habitude. Quoique... Il avait en face de lui des fantomes, comme dans les contes et légendes humaines. Il n'y avait cela dit jamais cru. Il était probablement face à une magicienne de pacotille qui gagnait de quoi manger en faisant farce et attrapes. Il ne perdit donc pas le nord, et attrapa la jeune boiteuse pour la mettre, tête la première, dans le sac. Elle se débattait, et il du admettre que le sac était trop petit. Bien dommage.

Son attention fut captée par son épée, non pas parce que des choses étranges y étaient reflétées mais juste parce qu'elle ne la lâchait pas, quitte à rester sans défense. C'était plus une canne qu'une arme, elle ne pourrait se battre contre un rhinocéros musculeux avec un chaton fantôme et une épée plus lourde qu'elle. Ses yeux étaient bien colorés pour une humaine, mais Gigantus avait déjà fait face à pire.

Et dire que Gigantus se posait des questions quand à la première bière de la jeune inconnue. Elle a surement pris bien pire pour finir dans un tel état ! Quoi qu'il en soit, le mercenaire commencait à comprendre pourquoi l'on se refilait l'affaire les uns aux autres dans le réseau. Et surtout pourquoi la somme offerte pour sa capture ou son assassinat était si grande. Il n'aurait plus aucune dette envers l'auberge si jamais il y arrivait. Mais petit à petit, il se faisait à l'idée que l'un des deux fuirait. Car quelque chose ne tournait pas rond.

Déjà lui, qui n'était pas humain... Mais en plus elle, qui était à la fois faible et en piteux état, mais surtout étrange. Beaucoup trop pour la bête cornue. Qui la remit sur son dos, telle une cape en peau d'on-ne-sait quoi. Elle ne lâchait pas son épée, si grande et si lourde. Contrairement à Gigantus et son marteau, elle était bien handicapée par son arme, quels que soient ses pouvoirs. La promenade recommençait donc, le rhinocéros transportant une jeune femme dans la nuit, il espérait ne pas tomber face à des gardes ou tout oiseau de ce genre.
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MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyDim 20 Mai 2012 - 21:10

Comment expliquer la scène qui suit ? Echec et mat, le monstre a perdu ! Eria était sur son dos, martelant son dos, tenant son épée… Et pourtant elle était aussi derrière lui, se préparant à l’attaque debout. Elle souleva son épée sans souci, avec facilité. Le chaton entra dans la bête, et commença à lui griffer l’intérieur. Alors que la « Eria faible » continuait comme si de rien n’était.

La vraie Eria marquait d’un sourire sadique descendit d’une main sa capuche. Ses cheveux étaient totalement noirs. Elle courut vers lui, et sauta au-dessus de lui, fracassant la lame violement contre son cou. La peau de l’animal se déchira violement, et le sang en coula. Cependant le coup n’était pas mortel. L’Eria sur son dos prit aussi le coup, mais cela lui passa à travers comme si de rien n’était. La fausse Eria eut un sourire sadique aux lèvres.

« Je t’ai eu ! » Souffla – t- elle, d’une voix fantomatique puis elle disparut.

Il était hors de question pour Eria de se faire attraper aussi facilement. Les ombres qui grandissaient dans les rues, l’avait aidé à le duper. Ses âmes sont très utiles. Elle savait les utilisés d’instinct, et seule, elle peut les utiliser. Elles lui doivent la vie comme elle leur doit le plaisir de jouer, et la protection.

Le cristal brillait toujours, et servait de loupiote dans le noir. Eria pencha la tête sur le côté en reculant après son coup. La lame laissa couler le sang, alors que les âmes donnaient l’impression de s’en nourrir. Eria n’avait aucun souci à la porter. Normal, elle fut forger pour elle, il y a de cela bien longtemps mais Eria ne s’en souvient pas. Le vent s’était un peu levé, et il faisait voleter ses cheveux.

« Que me veux-tu ? Répond à moins que tu es trop bête pour parler ! »


Elle était entre la méchanceté, et la gentillesse… Elle ne regrettait pas ses mots, et ses gestes. Elle se sentait bien comme si un poids avait été enlevé… Est-ce que le cristal a un rapport à avec ça ? Ses pieds bien ancraient dans le sol, tenant son épée à deux mains, braqués sur la bête. Elle attendait qu’il agisse avec impatiente, voulant le découper en rondelle. Le chaton qui avait un peu grossit sortit du corps de l’ennemi, et alla se lover dans les jambes de sa maitresse. Il était recouvert de sang, et de morceau de chair.

« Bien mangé à ce que je constate mon petit démon ! »
Dit-elle en parlant au chat qui miaula.

Ai - je dit que le chat est un fantôme ? Que ses dégâts ne font mal, et crée l'illusion du sang que quand il est là ? Et quand il disparait l'illusion s'en va aussi ? Non ? Bin maintenant si !
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MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyDim 20 Mai 2012 - 22:25

Gigantus arborait des yeux plissé, son sac au sol, son marteau aussi. Si son bouclier pouvait aisément se défaire de son hôte alors il le serait aussi. Mais non, lui restait sur le bras musclé du rhinocéros. Tandis qu'il se tenait le ventre, comme blessé... Rien que la vue de cet horrible chat garnis de son sang et de certains organes qu'il ne savait nommer saurait lui donner envie de... Vomir ?

Non, pas du tout. Il avait beau être à moitié humain, le sang ne l'écoeurait pas et ses blessures ne l'effrayaient pas. Il avait mal au cou. Mais il n'avait pas mal au ventre malgré ce que ce chat lui avait fait. Il ne comprenait pas bien mais s'eu dit que s'il n'avait pas mal, c'est que tout allait bien. À tord ou à raison, il lui fallait à nouveau réagir rapidement. Son cou pissait le sang... Il porta donc la main à sa blessure, un réflexe normal... humain. Il n'en était pas un, il combattait chaque jour cette idée tout en l'acceuillant. Il devait s'intégrer et garder en tête ce qu'il était vraiment. Il est un démon.

Il se redressa tout en reprenant son marteau. Il ne saurait parer de coup désormais, son bras au bouclier occupé par la blessure de son cou. Sa stratégie pour l'instant serait donc offensive. Il avait désormais les yeux écarquillé, le regard alarmé. Toujours les pupilles aussi noire que les ténèbres, aussi grande qu'ils le sont au milieu du monde.

Le rhinocéros était désormais debout face à ce qui était il y a quelques minutes sa victime. Désormais son ennemi. Elle avait le dessus, à priori. Mais Gigantus avait encore des cordes à son arc. Il savait qu'il pouvait se tirer, disparaitre dans l'obscurité aisément. Il ne serait même pas suivi car elle ne pourrait jamais le retracer. Il préférait tenter sa chance, essayer de l'avoir, de la prendre et de l'amener là où il lui fallait l'amener.

" Je suis payé pour t'amener au lieu de rendez-vous. Celui-ci date de bien des années auparavant, j'imagine donc que tu dois être au courant ! " lui fit-il à titre d'explications. Tout en cherchant une manière de faire aller les choses à son avantage.
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MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyLun 21 Mai 2012 - 19:15

Comment expliquer une situation telle que celle que nous avons devant nous en cette nuit ? De bizarre ? Peut –être. Le sang était le costume de la lame. Le chat s’amusait avec une souris, qu’il balança violemment contre un mur, puis il l’emporta dans un coin. Seul le craquement des os sous les canines du chat se faisait entendre. C’est un fantôme. L’âme qu’il l’a invoqué, et celle qui peut invoquer « sa meute ». Des animaux en tout genre, qui lui obéit à elle, et à Eria. Leurs illusions sont si réelles, si vraies, que le cerveau les croit vrai. Donc il criera de la douleur, , aussi violente que la plaie devrait créer si elle était vraie. N’oublions pas que le cerveau est capable de créer des maux sans qu’il n’y ait de vraies souffrances. L’inconscience fait beaucoup, et sur ça que l’âme joue. Le chat disparait, l’illusion s’efface. Ces fantômes sont ceux qui ne peuvent pas être paix. Voilà, le pouvoir d’une des âmes en détail. Cela est glauque et traitre.

Eria était toujours face à lui. Elle fronça les sourcils à ses mots. Comment être au courant de choses et d’autres qui ont eu lieu, il y a des années, alors qu’elle ne se souvient de rien… Elle souffla, soupira même. Tout s’embrouillait dans sa tête. On voulait sa mort ? Qui ? Quelqu’un qui la connait, qui sait qui elle est, veut la voir donc mort ? Intéressant… Cependant si l’être devant elle mentait ? Comment croire une bête comme lui ? Elle soupira encore une fois et planta son épée dans le sol. Le chat était non loin sur le rebord d’un toit, attendant patiemment la suite, se léchant la patte comme si il voulait se laver.

« Attend… »

La réflexion en elle endormi le semblant de princesse noire qui fusait en elle. Le cristal se referma et petit à petit ses cheveux prirent la teinture de la neige onctueuse et fraiche de l’hiver. Elle s’appuya sur le manche de son épée. Le sang perlait toujours sur son œil gauche. La plaie avait pourtant arrêté de saigner. Elle s’essuya le visage de sa main en laissant ses yeux figés sur son ennemi. La rougeur de ses yeux s’effaça aux profits de la couleur verte…

« Que dites-vous ? Je ne suis au courant de rien… Qui me dit que vous ne mentez pas… Avez-vous une preuve ? »

C’est alors qu’un bruit de pas se fit entendre, puis des murmures… Comme si des gens parlaient, en s’approchant de la scène. Elle ne tourna que brièvement les yeux dans la direction de ses murmures, puis reposa son regard sur la bête.

« Quelqu’un approche… »

Elle prit son épée la mit dans son fourreau, celui qui est sur son dos, et mit à l’ombre. Eria laissa le rhinocéros se demerdait avec les hommes qui approchaient, ou autres choses. Car, finalement, elle ne savait pas qu’est-ce que c’était. Elle a juste entendu des murmures. Cependant son instinct lui cria méfiance. Serais – ce une embuscade ? Elle espérait que non….

La nuit avait bien avancé, et il y avait des gens qui approchaient… Ça sentait mauvais dans le coin. D’habitude seul les ivrognes osent une telle sortie, et ce n’est pas pour causer. Le chat était juste au-dessus d’elle, fixant la ruelle. Eria quant à elle, elle était dans l’embouchure d’une ruelle, dans l’ombre, et le rhinocéros ne bougeait pas ?
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MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyMar 22 Mai 2012 - 3:27

C'était du grand n'importe quoi... on lui demandait une preuve de ce qu'il disait, maintenant. Le fait de l'avoir agressé ne montrait donc pas qu'il lui voulait du mal ? N'importe quoi, n'importe quoi. Gigantus secoua la gueule à cette question qui semblait dénuée d'intérêt. Il ne s'agissait même pas d'une question mais d'une demande. Elle voulait des preuves. Elle cherchait à se rattacher à quelque chose de concret. Loin de vouloir faire son philosophe, le rhinocéros voyait la jeune dame aux pouvoirs suspects comme perdus... elle était folle. Complètement.

Mais quelqu'un venait, et si l'on se référait à la réaction de l'inconnue. Il fallait s'en cacher. Même si l'animal n'avait pas l'habitude d'utiliser ses dons, il disparut dans l'obscurité, se posant juste à coté de sa proie. Il ne la quitterait pas des yeux, il avait quitté ses yeux à elle... mais l'inverse ne pourrait arriver. Juste à coté d'elle et elle ne le voyait pas... Les humains étaient assez inefficaces dans ce qui était de l'usage de leur sens, c'était là quelque chose de bien triste. Secouant à nouveau la tête, il observa l'être qui était désormais en face d'eux. Eux, car ils étaient bien deux, et elle les observait aussi, tapie dans l'ombre.

"Les observait", ils étaient plusieurs. Des gardes qui faisaient leur ronde. Ceux-ci étaient plutôt bien armés pour une ronde de nuit, peut-être se tramait-il ici quelque chose de plus important qu'aux premiers abords... de plus grave ? Peu importait à Gigantus qui réfléchissait à la manière d'amener le paquet à celui qui le demandait. Il espérait que les gardes l'aperçurent, la repèrent, la questionnèrent. Ainsi, son attention détournée, il pourrait aisément la maîtriser et la fourrer dans l'on ne sait quel sac assez grand. Ou autre chose, dans tout les cas pourrait-il la transporter sans risquer sa vie, dorénavant.

Il fallait donc qu'elle attire leur attention, mais à première vue, elle n'en avait pas bien envie. Bien, le rhinocéros avait plus d'une carte dans sa manche. Ainsi frappa-t-il le mur de son marteau, provoquant un bruit violent, avant de s'écarter. Profitant de son don de discrétion pour rester bien près et à la fois nulle part. Il pouvait ainsi aisément garder un oeil sur la scène, tandis que les gardes se retournèrent vers ce qui semblait être le lieu d'origine du bruit sourd et violent, un mauvais présage en général au beau milieu d'une nuit noire et tranquille !

Ils étaient assez bien équipés, leurs torches éclairaient assez que pour ne pas la manquer, ou du moins c'est ce qu'espérait l'animal, le chasseur nocturne. Il sourit à l'idée qu'elle se fasse déjà maîtrisée par ces petits joueurs, ainsi n'aurait-il plus que la moitié du travail à accomplir. Ce sera un jeu d'enfant, se jura-t-il.

*À partir de cet instant, plus d'emmerdes.* Pensa-t-il.
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MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyMar 22 Mai 2012 - 11:59

Tu pues le sang, tu crois que je ne t’ai pas repérer, pensa –t- elle, alors qu’elle fixa la scène. Eria ne voulait pas se faire remarquer par les hommes, qui étaient des gardes bien armés… Seulement se trouver à côté de son ennemi, ne lui plaisait non plus pas. Elle fronça ses sourcils car elle ne le voyait pas mais le sentait. Elle fixait devant et par moment sur sa droite, là où se trouvait l’autre…. Puisque déjà l’odeur de sang venait de là, et que de l’autre côté, il y a avait un mur, et peu d’espace pour que la bête ne s’y mette. Pour le moment, un silence de quelques secondes régnait dans ce lieu. Les hommes étaient si proches qu’on pouvait voir les flammes de leur torche dansaient.

Un élément changea la donne. Si le silence de leur présence demeurait, ils passeraient seuls et continueraient leur chemin. Du moins, c’est ce qu’elle souhaitait. Cependant ce n’était pas au gout de tout le monde. Un coup violent fit fracasser le mur, le faisant vibrer, de quoi ameuter tout le quartier. Elle soupira en baissant la tête.

« Crétin…. » Murmura – t- elle dans un souffle presque inaudible.

Elle savait d’où cela venait, et se demandait ce qu’il avait dans la tête. Le chat fut ébranlé dans sa séance de léchouille, et fixa le rhinocéros avec un air méchant comme si il le voyait. Puis il reprit sa léchouille, laissant son illusion opérait, et créait de la douleur dans le ventre de la bête. Les torches se braquèrent sur elle. Eria qu’elle paraissait seule dans la pénombre.

« Halte ! Qui va là ? » Cria un garde.

Elle souffla, levant les mains en l’air pour paraitre innocente. Avec une longue épée dans le dos, cela risque d’être dur, mais elle essaya. Un pointa son épée sur elle pendant que l’autre lui intimida d’avancer. Elle avança vers eux, sans émettre de résistance. Son instinct lui souffla de les égorger, de les décapiter, et de partir… Seulement Eria n’était pas dupe. Si son ennemi a fait ça, c’est pour une raison… Pour simplifier sa capture, une raison dans ce style. Les tuer, lui permettrait de l’attaquer pendant, trop risquer.

« Qui êtes-vous ? » Demanda un garde.

Elle apprit vite que le nom « Norya » faisait de la peur, créait de la haine… Et qu’elle finissait plus au moins dans un cachot si on l’attrapait. Les rumeurs sont bien tenaces. Et l’histoire du massacre du domaine de la Norya circulait encore. C’était comme si, il avait peur que le passé resurgissent. Donc elle prit l’habitude de dire que son prénom, et si par moment, il fallait un nom, elle en inventait un, tout simplement. Cependant en cette nuit, dire la vérité pouvait être un avantage. Alors elle donna son vrai nom.

« Eria, dame de la Norya pour vous servir messire »
Fit-elle, avec une légère courbette.

Les gardes reculèrent surpris par le nom évoqué, puis pris de courage l’un deux s’avancèrent.

« Norya ? Bien ! On vous emmène au poste de garde pour vous interroger ! Veuillez nous suivre! »

Eria eut un sourire sur ses lèvres. Elle avait décidé de coopérer. Eria risquait la prison, mais qu’importe. Un troisième garde arriva sur le lieu. Ils discutèrent pendant un long moment. Elle soupira alors que son regard se figea sur la pénombre. Cela la frustrait qu’il soit « invisible » aux yeux de ses gardes. Pourquoi ne sentaient- ils pas le sang ? Un la désarma… Lui enleva son épée, avec beaucoup de difficulté. L’épée paraissait lourde pour l’homme comme si il trainait un boulet. Il n’avait pas vu la dague cachait dans son dos.

Quant au chat, il préféra rentrer dans la lame, plutôt que de voir sa maitresse s’en allait sans lui. Et aussitôt, les illusions cessèrent. Le mal engendré ce tut. Un pointa son épée sur elle, et la fit avancer pendant qu’un se mettait devant elle pour montrer le chemin. Quant au troisième, il disparut ! Eria ne l’a pas vu partir, ni même tourner dans une ruelle… Enfin cela n’avait pas d’importance pour elle, vu qu’elle allait au poste de garde, pour répondre à des questions. Elle s’amusait avoir comment le garde devant elle portait son arme. Le fourreau protégeait la lame du traitement qu’on lui infligeait, c'est-à-dire la pointe qui traine sur le sol. Bon elle avait un nouveau problème sur le dos, mais un en moins … Du moins pour le moment. Elle se demandait si il allait agir…
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Gigantus Corne



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MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyMar 22 Mai 2012 - 12:15

Gigantus avait donc ce qu'il désirait. Ils l'avaient capturé, écarté de son épée si louche. Elle était sans défenses surnaturelles. Et le rhinocéros avait confiance en lui s'agissant du combat rapproché. Même si sa plaie au cou commençait à le stresser, il savait se retenir de gémir ou quoi que ce soit de ce genre en suivant le troupeau de garde qui grandissait en nombre alors que certains se joignaient à leur ronde. Il serait trop stupide pour le mercenaire que de s'attaquer à eux.

Ses pas lourds ne faisaient aucun bruit. Le monstre qu'il était n'était pas loin de l'invisible. Mais une douleur le prenait au ventre depuis tout à l'heure. Son origine était à priori ce chat de malheur... Mais un maléfice qui provoquerait une blessure au plus profond de l'être sans avoir à percer la peau de celui-ci ne pouvait exister. Ou alors était-ce là un bien puissant maléfice. Gigantus se devait de n'accorder aucune attention, aucun crédit à cette douleur pourtant si forte. Il deviendrait fou à se rendre compte de pareils évènements impossibles. Il ne fallait pas qu'il se laisse réaliser de cette blessure, si elle existait vraiment.

Ce serait s'attirer les plus hauts ennuis dans la ville où il habitait. Et alors que, comme souvent, il était déjà criblé de dettes et n'avait déjà que des ennemis... bref, cela lui suffisait. Ainsi donc continuerait-il de marcher derrière le cortège en silence alors que l'on arrivait bientôt au poste de garde. Il connaissait son plan, il attendrait là qu'elle même les fuie. Il la savait capable de se défaire de ces guerriers sans spécificité aucune. Mais il n'apprécierait pas le fait d'attendre trop longtemps.

Plus ils attendaient, plus y avait-il de chance qu'elle finisse en prison. Et vu le l'entretient -inexistant- que l'on accordait aux détenus de Madorass. Elle y resterait, dieu seul sait pour quelles raisons. Gigantus réfléchissait dans sa marche. Il lui fallu seulement donner son nom pour finir aux cachots. C'est qu'elle n'était pas une petite joueuse, en fin de comptes. Le mercenaire commençait à comprendre pourquoi les prix pour sa personne étaient si haut ! Et ça lui plairait de remporter la prime.

Alors que dans une ou deux heures, la nuit serait finie, ils n'étaient plus très loin du poste de garde. Déjà bien entouré par des gardes qui finissaient ou commençaient leur ronde. Mais l'animal fit en sorte de se calmer et de ne pas s'inquiéter par rapport à ce qui allait suivre. Étant à peu près sur qu'elle atteindrait le poste de garde sans s'enfuir, il alla se découvrir derrière le bâtiment, à l'égard de tout regards. Et se posa histoire de se reposer. Sans se retenir de manger une ou deux feuilles de laitues bien enfoncée dans l'un de ses sacs de provisions. Il vida par la même occasion une gourde de petite taille et pensa sa plaie avec un tissu bien sale qu'il possédait aux même endroits.

Il ferma les yeux un instants puis les rouvra. Réalisant de cette manière que le jour n'était plus très loin. Allait-elle sortir de cette prison ? Y était-elle seulement rentrée ?
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Réha

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MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyMar 22 Mai 2012 - 21:17

Eria marchait, suivant. Elle ne disait rien et sentait toujours l’odeur de sang. Le rhinocéros la suivait, ne voulant donc pas abandonner. Sachant cela, elle devait agir. Cependant comment ? Elle se mit à réfléchir à une solution en chemin. Seulement petit problème, c’est qu’au lieu de terminer le chemin qu’avec deux gardes, elle le finit avec une bonne dizaine. La fin des tours de gardes ? Oui surement… Eria ne souvenait pas vraiment des principes des tours de garde alors elle supposa. Elle leva les yeux vers le ciel et vit que l’aube n’allait pas tarder. Cela avait duré plus qu’elle ne le croyait.

Le temps laissa sa course s’échappe des sombres recoins de la nuit pour s’échapper dans les lueurs du soleil. Le temps n’avait pas d’emprise sur elle, ne la concernait pas. Oui, elle le sentait, elle avait vécu longtemps, et vivra encore longtemps… Elle n’en prit pas compte, car pour elle avait de nouveau tout à découvrir. Elle souffla, et s’arrêta devant une porte. Un cavalier arriva au galop, et donna un ordre qu’Eria ne comprit pas.

Elle fronça les sourcils en fixant le cavalier. C’était le cheval qui l’intéressait. Un bel étalon avec une robe brune qui le mettait en valeur sous le bardage d’acier qu’entourait la selle. Le cheval était un peu nerveux. Avait-il senti ce qui se cache dans la noirceur de cette fin de nuit ? Surement ! Elle fit glisser sa main contre son ventre tout doucement, et discrètement… Elle voulait s’emparer de sa dague, et égorgé l’homme qui détient sa belle épée. C’est alors qu’un rugissement se fit entendre, dans le bruit violent d’une explosion. Le sol trembla tellement c’était proche. Le cheval désarçonna le cavalier en se cabrant. Le garde qui tenait son épée lâcha l’arme. Tout le monde fut surpris d’une telle chose aux lueurs du matin, même elle.

Elle reprit sa concentration pendant que le cavalier, se tenant les fesses donnait des ordres, après s’être relevé. Personne ne se souciait plus vraiment d’elle, vu qu’un feu s’empara d’une boutique. Qu’est-ce que c’était ? D’où cela venait ? Elle ne le savait pas, et s’en moquait de ne pas le savoir. Elle en profita pour prendre son épée, et la mettre sur son dos.

Elle regarda autour d’elle puis elle attrapa l’encolure du cheval, approchant ses lèvres de ses oreilles. Elle lui murmura un chant apaisant dans un langage ancien. Elle suivait son instinct. Sa voix fut douce et calme, alors que la foule s’exciter autour d’elle, comme des fourmis dont les rayons du soleil voulait les bruler. Elle caressa la tête avec calme, puis monta sur le cheval.

Elle regarda derrière elle avant de partir au galop. Elle eut un sourire sadique.

« Vous sentez si fort que votre magie ne fonctionne pas !
»

Et puis elle partit au galop dans une rue opposée à l’incendie, et à son ennemi. Un homme hurla en sa direction mais elle n’y prêta pas attention. On lui courra après au moins deux gardes, alors elle accéléra le pas enfin le cheval le fit sous ses ordres. Est-ce la fuite ? Surement. Seulement, elle pensait que le fait d’être attrapé par les gardes, démotivera la bête… Mais non, alors elle ne pouvait pas attendre d’être dedans pour s’échapper.

Et puis cette « explosion » tombait à pic ! Alors valait mieux en profiter ! Elle n’avait vraiment pas prévu une telle chose alors qu’elle était à court d’idée. Elle avait eu une sacrée chance. Il tombait aussi très bien ce cavalier. Elle avait pour une fois de la chance. Mais est ce que son ennemi la suivrait ? Encore ? Elle espèrait que non !
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MessageSujet: Re: 7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS!   7 jours, et le huitième dans la mort ? (pv: gigantus) RP CLOS! EmptyMer 23 Mai 2012 - 13:39

Une explosion, une proie en déroute, l'attention des gardes bien attirée par l'animal qu'il était. Rien à dire, il s'agissait là d'une sale journée. Ou du moins en avait-il souvent vécu de meilleures. Soit, le hasard lui avait fait rencontré cette jeune femme. Restait plus qu'à prier pour que le hasard la lui ramène plus tard, car Gigantus en avait un peu marre.

il était blessé, au cou, et cette nuit sans sommeil l'avait fatigué plus qu'il ne l'était déjà. Il s'était battu dans le bar, battu en dehors et avait fait une trop longue promenade que pour l'appeler ainsi. Il était littéralement mort, et se contenta de regagner l'auberge par les ruelles. Il y louerait une chambre et s'endettera encore un peu plus, comme à l'accoutumé. Rien n'y faisait, l'animal n'était pas de nature chanceuse. Mais il ne se laissa pas abattre par la vie qu'il avait et ce qu'elle lui faisait subir.

Il gardait espoir, oui, qu'un jour il gagne assez que pour se tirer vers un "chez lui" ainsi que le respects de citoyens de Madorass, sans quoi il ne peux pas vraiment vivre. En effet, il vivait d'un métier pour lequel il fallait montrer aux gens qu'il était fort voire intelligent. Et malgré sa carrure, il ne gagnait pas grand chose. Cela-dit, il n'avait pas la clientèle rêvée. De pauvres clochards, parfois des gens de la classe moyenne. Au mieux des brigands aux hauts-faits. Bref, il avait la clientèle la moins solvable que l'on puisse imaginer et ne se faisait donc que très rarement payé.

Mais l'auberge le remerciait de ses services, amener des clients même si peu fortunés. Frapper et effrayé quelques brigands de pacotilles et autres enquiquineurs de service. La bête savait y faire en effet. Pour la plupart du temps, elle était vêtue de son sac à patate et attirait ainsi la curiosité. On parlait de plus en plus souvent de l'auberge, en ces temps troubles et ce, pour maintes raisons, mais l'histoire de la bête aux déguisement folklorique et aux cornes sur le nez faisait elle aussi parler de ce lieu sans originalité aucune. Gigantus n'avait rien à envier aux brigands légendaires de passage, rien.

C'est tout ce que s'eu dit l'animal tout en parcourant, d'un pas lourd et fatigué, tandis que sa journée fut ratée.

Non, aujourd'hui n'aura pas été le dernier jour de Eria, Dame de la Norya.
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