''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
AccueilFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Tyrias Marchemonde



________________

Tyrias Marchemonde
________________


Race : Humain
Classe : Marchemonde
Métier : Aucun
Âge : 550

Messages : 132

Fiche de Personnage : La Fin


Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyDim 20 Mai 2012 - 19:28

Des bruits de forge, de coups de marteau, des odeurs de brulé et de métal chaud, la fumée et la suie noire, des milliers de corps travaillant a l’unisson a la réussite d’un projet commun ; aucune armée, aucune administration n’aurait jamais pu rêver d’une telle efficacité de la part d’êtres humains.
Cependant tous ces travailleurs n’étaient pas humains. Ou du moins ne l’étaient plus.
Les membres étaient brisés, les muscles déchirés ou broyés, les yeux ne regardaient pas, les cœurs ne battaient pas, ces machines a apparence humaines n’était que des marionnettes dans les mains de l’Homme au Chapeau.

Tyrias passait lentement entre les rangs des forgerons décédés, et appréciait la vitesse à laquelle ses poupées abattaient leur travail.
L’objectif était simple : fabriquer des armes. Il avait arraché les souvenirs d’un forgeron, et y avait trouvé comment forger une lame, comment créer a partir d’un métal brulant un outil de mort.

Et maintenant il utilisait ses milliers de mains pour mettre en pratique cette théorie, dans cet endroit qui avait autrefois été une belle plaine bordée de forêt de résineux, il avait fait fabriquer des centaines de forges, il avait fait couper les arbres, il avait fait allumer des feux qui brulaient en continu depuis une semaine, polluant la région de leur fumée pesante, transformant la plaine en un champ lunaire ou plus rien ne poussait.

Il s’arrêtât quelques instants sur une hauteur, et posât un regard satisfait sur le champ de suie ou s’activaient tout ses esclaves silencieux, tenant de la main droite son bâton dont il ne séparait plus et duquel il tirait toute la gigantesque puissance nécessaire a manœuvrer tout ces corps.

Il ne revenait toujours pas de la réserve de magie présente dans un objet que l’on pourrait qualifier d’anodin : parfaitement droit et lisse, à peu près aussi long que Tyrias était grand, la seule particularité de l’arme (car s’en était une, a n’en pas douter, bien plus redoutable que la pire des lames) était sa couleur, il était tellement sombre qu’il semblait dévorer la lumière autour de lui, si profondément noir que les ténèbres eux même auraient pu y disparaitre.

Tyrias fît apparaitre un portail qui le menât jusqu'à l’autre bout du campement (si tant est que l’on puisse appeler ça un campement, car il n’y avait aucune tente) la où était équipés les guerriers en vu de l’invasion à venir.
Il passât en revue les créatures qui lui faisaient face, il y avait de tout, des hommes, des femmes, des enfants (qui constituaient quant a eux les troupes de choc, car de nombreux hommes hésiteraient à frapper des enfants fragiles) tous portaient les stigmates de leur mort, et tous commençaient à pourrir sérieusement, mais l’Homme au Chapeau ne sentait même plus l’odeur infecte, tant il s’y était habitué.

Satisfait de sa marche, Tyrias se téléportât jusqu'à sa demeure située a plusieurs kilomètres de la Plaine de Suie (dans son esprit, c’était devenu un nom propre, cette plaine était la capitale polluée de ses montagnes, son royaume), il ne vivait pas dans une tente militaire comme un véritable chef de campagne, non, il avait pris possession d’un ancien manoir, grand sans être gigantesque, il en imposait de part une architecture sombre et impérieuse.
Ces nombreuse convenaient parfaitement a sa vie solitaire et pourraient au besoin accueillir beaucoup d’autres personnes, de plus, il avait été construit dans un cadre idyllique : enclavé a proximité d’un lac de montagne a l’eau glaciale et d’un bleu presque surnaturel.

Comme a chacun de ses retours de la Plaine de Suie, Tyrias se déshabillât et plongeât nu dans l’eau azure pour retirer de sa peau l’odeur innommable de chair brulée et de putréfaction qui l’empestait, sur la grève il avait planté le bâton et ce dernier semblait le fixer d’un air attentif.

Plusieurs minutes passèrent durant lesquelles l’Homme au Chapeau profitât du silence et de la paix qui régnaient en ces lieux désormais libérés par les humains, une douce paix s’infiltrât en lui et il se surprît à sourire, alors que seulement son visage tourné vers le ciel crevait la surface de l’eau.

Mais une autre sensation vînt troubler son repos, quelque part, une patrouille de ses « hommes » était en difficulté.
Pour être plus précis, ils se faisaient littéralement massacrer par une jeune femme, sans doute une démone.
Jaillissant de l’eau en se propulsant a plusieurs mètres de la surface dans une gerbe de gouttelettes, il atterrît a coté des ses vêtements, qu’il enfilât hâtivement sans prendre la peine de se sécher, puis il s’emparât de son bâton avant d’ouvrir un portail vers les lieux de l’escarmouche.


Dernière édition par Tyrias Marchemonde le Mar 25 Déc 2012 - 13:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Réha

Invité

________________


________________



Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyLun 21 Mai 2012 - 16:29

Réha Talynn

Un souffle se soulevait dans le vent, un murmure horrifiait les animaux, crispant les arbres dans leur vie silencieuse. Dans les petites villes, ou même dans les villages, on raconte que les cadavres marchaient comme des marionnettes perdant des bouts de peau… Est –ce vrai, interrogea un paysan. Le lieu ? Les montagnes… Si une telle chose a pu se propager de la sorte pourquoi le royaume ne fait rien ? Pourquoi ce bon roi complètement fou ne dit rien, ne faisait rien ? Eria se posait la question en réfléchissant à ce qui s’amplifiait dans les demeures des Felethiens. Elle avait même entendu une mère crier à son enfant qui lui désobéissait « Viens ici, ou sinon les morts te dévoreront ! »

Voulait – elle lui faire peur ou bien avait –elle raison ? Quoiqu’il en soit l’enfant courra vite à l’intérieur de la maison avec une peur en lui. Eria était dans un village, fixant le ciel qui s’assombrissait encore une journée dans ce monde, encore une journée de souvenir lassant à mettre dans son esprit. Plus elle avançait dans la profondeur du pays, plus une rumeur s’arrêta à ses oreilles… Et si c’était vrai ? Sa curiosité grandissait. Elle voulait savoir. Les montagnes se profilaient à l’horizon. Elles paraissaient lointaine, et pourtant si proche par l’aspect lugubre qu’elles arboraient en silence.

La nuit tomba, le village fut vide, sans bruit. Peu de lumière était allumée dans les maisons. Elle trouva cela bien étrange. Pourquoi se cachait ainsi ? Alors qu’il était si loin de ce qui leur faisait peur ? Peur ? Qu’est-ce que c’est ? Eria dans ses souvenirs si restreint, ne se souvient pas de cette chose qu’on nomme peur… Elle fixa ses mains, les fermant, jouant avec les jointures… Peur ? Moi ? Pensa – t- elle…. La peur ne l’avait donc jamais effleuré, son instinct ne supposait pas la fuite… Ne supposait pas la paralyser…. Il supposait juste le combat, l’affrontement ! Elle fut pris d’un frisson en pensant que la mort, la mort lente était le plus jouissif des résultats aux près des humains… Elle secoua la tête, s’emmitouflant dans sa cape. Elle avait un peu froid. Le vent s’était levé.

Elle n’avait pas perdu les montagnes de son regard, et vit de la fumée noir s’échapper… Intéressant, pensa – t- elle, je crus le lieu déserté… Elle n’attendit pas plus longtemps, et se dirigea vers ces hauteurs. Elle avait une certaine endurance, et cela lui permettait de marcher pendant une journée sans s’arrêter. Avant de quitter le village, elle remplit une gourde grâce au puits du coin.

Elle traversa de nombreux chemins suivant le massif des yeux. Elle rencontra très peu de personne, comme si elle était seule au monde. Le peu qu’elle vit, elle conseilla de faire demi-tour. Cependant, Eria considérait cela comme pur superstition, et pur stupidité. Il fallait bien que quelqu’un confirme les rumeurs. Et pourquoi pas elle ? Elle eut un sourire, espérant dans un sens que cela soit vrai. Cela peut être intéressant de voir des morts marchaient, du moins pour elle !

Elle mit trois jours à atteindre la montagne et encore un pour atteindre le sommet. Son périple prit fin. La terre était vide, et morte… Une odeur de mort dansait sur ce lieu… Quelques corbeaux voletaient au-dessus croassant… Pourtant malgré que l’herbe fût foulée, salis par du sang devenue noir, il n’y avait rien. Aucun cadavre, ni ossement quelque conque … Rien. Elle était pourtant pas déçu, du moins pas totalement. Elle sentait des âmes prisonnières de ce lieu… Le combat devait être des répugnants et des plus sanglant. Tous les sens d’Eria était en éveille. L’odeur de mort, de mort lointain et pourtant si vivace, la fit défaillir…Elle voulait y gouter, le sentir prendre la vie des autres… Le cristal prit un couleur bleu luisante… Le démon en elle voulait sa part du gâteau, un gâteau déjà bien entamé…

C’est alors que tout bascula. Le silence pesant laissa place à des gémissements, des craquements, et des grognements… Cependant ce n’était pas cela le plus inquiétant, mais c’était une odeur de putréfaction qui était de plus en plus forte, comme quelques choses de répugnant approché à grand pas… Eria resta pourtant calme, sereine, et fixa le loin. Un sourire plus ou moins sadique apparut sur ses lèvres. Elle aimait combattre, elle se sentait bien quand elle combat. Et c’est un rhinocéros qu’il lui apprit cela sur elle !

Elle vit une vingtaine de choses répugnantes, qui perdaient de la chair, et dont des vers, et autres asticots sortaient des trous que leur peau créait, et d’autre trou que l’anatomie prévoyait… Elle trouvait cela dégoutant… Ca n’avait pas de mot pour décrire l’horreur de la vision… Ça ne sert plus à rien de jouer avec vu leur état, pensa – t- elle. La situation laissait son côté démoniaque se réveillé un peu sans pour autant que le cristal sois fracassé…

Elle sortit son épée de son fourreau, et se mit en garde. A priori, et vu que certain avait des armes… Ils n’étaient pas là pour parler… Elle souffla.

« Je préfère la chair vivante… »

Elle se précipita dessus, et les découpa. Elle fit bien attention d’épargner aucun morceau, ne sait-on jamais… Il était virulent pour des morts, et plein d’énergie même si ils partaient en lambeau. Elle devait faire attention car il attaquait en même temps.

Une idée l’effleura, et aussitôt une âme apparut. Elle avait l’apparence d’un none, prêtresse, se vouant pour une déesse…Seulement cette prêtresse priait pas une déesse, mais priait Eria… Elle se mit a genoux, mains rejointes, alors que les zombis se précipitèrent.

« Flamme-sis pur- ificatum » Souffla l’âme.

Et la moitié des morts vivant prirent feu, se cognant les uns contre les autres…Ils criaient oui, mais c’était des grognements plus qu’autres choses. L’âme se releva, et disparut aussitôt. C’est des deux seules âmes ou ce qu’elle fait perdure même après qu’elle soit retournée dans l’âme. Eria les regardait pas, découpant la tête, et embrocha le dernier, de sa lame dans sa tête, la faisant tourner. Puis elle fixa les flammes qui moururent au loin laissant des cendres… La peau sèche est un très bon combustible… Une odeur de chair bruler s’en alla comme un parfum agressif. Elle sourit satisfaite. Cependant son intuition lui cria de se méfiait. Un zombi a toujours un maitre, et Eria le savait.

Alors que son épée détruisit le crane, ainsi que le cerveau quand elle la retira, elle sentit une présence. Sans se retourner, elle demanda :

« Tu es le nécromancien ? »

Elle pouvait se tromper, mais préféra demander, puis se retourna, plantant son épée dans la terre, entre les corps…
Revenir en haut Aller en bas

Tyrias Marchemonde



________________

Tyrias Marchemonde
________________


Race : Humain
Classe : Marchemonde
Métier : Aucun
Âge : 550

Messages : 132

Fiche de Personnage : La Fin


Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyMar 22 Mai 2012 - 22:22

Elle se débrouillait bien.
Plus que ça en fait, elle massacrât littéralement la patrouille sous les yeux de Tyrias, il aurait pût intervenir, mais pour sauver une vingtaine de zombies miteux ça n’en valait franchement pas la peine.
D’autant plus que le spectacle qu’offraient les courbes gracieuses de la jeune femme alors qu’elle faisait montre de ses talents martiaux, était plus qu’agréable à regarder.
Outre ses indéniables avantages physiques, la guerrière était aussi impressionnante par le fait qu’elle parvenait à tenir tête à autant d’hommes en armes (quant bien même ils n’étaient que des larves impotentes), inconsciemment il s’était mis a voir ce combat comme une espèce de match, et il était évidemment du coté de la démone.

Les coups succédèrent aux coups et le nombre de morts-vivants à terre ne cessait d’augmenter, à la plus grande joie Tyrias qui avait fini par oublier ses cheveux mouillés et sa chemise qui lui collait au torse, il se mît même à applaudir lorsque la nonne enflammée fit voler en cendre la bonne moitié des monstres restant.

Finalement il était presque déçu que la bataille prenne fin, mais au moins cela allait lui permettre d’en apprendre plus sur cette femme qui entrait sur son domaine, massacrait ses gens et pensait sans doute pouvoir s’en tirer tranquillement.
Il attendît patiemment dans son dos qu’elle reprenne ses esprits, et ce fût elle qui entamât la conversation ; avant même de le voir, elle savait a qui elle avait à faire et rien dans sa voix ne trahissait une quelconque peur de l’être qui se tenait derrière elle.

« Tu es le nécromancien ? »

Puis elle se redressât vivement pour lui faire face.
Il y eût un blanc de presque une seconde, durant lequel Tyrias fût « surprît » par le fait que son interlocutrice ne portait rien sur le torse mis a part une espèce de soutiens gorge étrange, mais il se reprît bien vite :

« Euh, non, moi je suis juste un cueilleur de champignon qui passait dans le coin. »

Il appuyât sa phrase d’un sourire blagueur qui n’avait rien de nécromantique, puis enchainât avec un clin d’œil :

« Evidemment que c’est moi qui dirige ces choses ! Je pensais être la seule personne encore vivante dans ses montagnes, mais il faut croire qu’on est nulle part tranquille ! »

Et toujours ce sourire qui démentait totalement la part de reproche contenue dans ses paroles.

« Mais même s’il s’agissait de mes serviteurs que vous venez de démolir, je ne vous en veux pas, vous pouvez bien détruire quelques uns de mes jouets, il m’en reste encore des centaines ! »

Puis comme s’il venait de se souvenir de quelque chose d’important il enchainât :

« Mais j’y pense, je ne me suis même pas présenté ! Tyrias Marchemonde, Seigneur des Montagnes et des Morts, pour vous servir. Il appuyât ses mots d’une légère révérence, penchant poliment son buste en avant pour saluer la personne en face de lui. Peut être pourrais-je connaitre vos propres origines, voire même, la raison de votre présence sur mes terres ? A moins que vous ne préfériez en parler devant un verre ou une tasse de ce qui vous plaira ? Je n’habite pas très loin… »

Comme pour illustrer sa proposition, un portail sphérique apparût derrière lui, on pouvait apercevoir au travers l’imposant manoir de pierre qui faisait office de demeure pour l’Homme au Chapeau, ainsi que le lac turquoise dans lequel il avait prît son bain (et dont il n’avait toujours pas séché) , le tout présenté sous l’angle le plus attractif possible, avec les montagnes enneigées en arrière plan dont le reflet se déformait gracieusement sur l’onde pure, même la sinistre bâtisse avait l’air accueillante et chaleureuse.
Tyrias s’effaçât galantement et tendît le bras vers le portail dans une invitation silencieuse pour franchir ce seuil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Réha

Invité

________________


________________



Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyMer 23 Mai 2012 - 12:54

Le vent emporta le reste de ces morts dans le ciel comme pour leur donner un repos éternel. La mort ? Qui y a –t-il après ? Une question bien fuguasse dont la réponse l’est tout autant. Elle joua avec le pommeau de son épée, glissant ses doigts sur le dragon qui détenait le monde entre ses crocs. Comme un roi au-dessus de son royaume, ce dragon gouvernait le monde, et de sa langue incendiaire, il le détruisit. Ce dragon avait tant de signification et pourtant Eria ne se souvenait d’aucune. Cependant la réflexion n’était pas de mise en ce jour.

L’homme au chapeau et à la chemise trempée… Se mit à faire de l’humour. Un nécromancien comique ? Elle souffla trouvant sa blague n’avait aucun sens comique. Et même, elle trouvait cela ironique qu’un homme côtoyait par des morts puisse ainsi blaguer. Est-ce sa seule compagnie ? Des chairs en putréfaction ? Emplit de vers, et autres asticots ? Cela est bien triste si c’était le cas. La tristesse ? Etrange sentiment. Pleurer parce que notre esprit souffre… Pleurer ? Eria pensait à tout ça même aucune tristesse ne vit la déranger face à lui. Il était surement comme un comique pour oublier la tristesse de son sort ? Peut – être…

Elle laissa toujours son épée dans le sol, le fixant, l’observant. Elle enregistrait en même temps ses paroles. Et décidément, quoiqu’il dise, il continuait à sourire. Alors qu’elle resta de marbre face à son interlocuteur. Elle pouvait paraitre froide en ce moment même. Seulement, elle ne l’était pas, elle était juste calme. C’est vrai, elle aurait pu rentrer dans jeu, et soufflait un « non, c’est vrai, et vous avez fait bonne cueillette ? » Malheureusement, elle ne le fit pas. Pourquoi ? Simplement car elle n’a aucun sens comique. L’humour n’était pas son domaine. Le seul qui pouvait la faire rire, c’était l’humour noir !

« Des centaines…. » Répéta – t- elle dans un murmure tout en réfléchissant.


Elle posait des questions sur cet homme. Eria était intriguée par ce nécromancien. Un maitre des morts blagueur …. Etrange combinaison !

« A quoi cela vous servirez tant d’amas de chair rampante ? »

Elle avait demandé ça en sachant par intuition que ce n’était pas pour jouer à la marelle…. Il voulait en faire des armes mais pourquoi ? Il ne répondit pas tout de suite à sa question. L’avait- il au moins entendu ? Cependant, il se présenta, posant des questions …Eria ne pouvait y répondre. Enfin surtout à une ! Elle ne connaissait pas ses origines. Aucun souvenir ne veillait à l’étayer, ou bien à la rassurer sur ses « doutes » ! Le mot était bien trop fort pour décrire ce qu’il l’intriguait dans fort intérieur. Elle ignorait tout de son passé, et ne savait que son nom. Elle fonctionnait pour le reste avec son intuition et son instinct. Eria ne se fiait qu’à eux.

« Tyrias Marchemonde…. »
Souffla – t- elle comme pour le retenir…. « Seigneur… »

Elle n’avait pas bougé, pas osciller d’un pouce. Elle était toujours droite, gardant bien son épée en main. Elle restait sur ses gardes. Pourtant sa mémoire se manifesta dans une lumière noire au son du mot « Seigneur »
Une bride de vie passée naquit dans son esprit… Un homme respirant à peine, la moitié de son bras gauche était en lambeau, seul les os était visible comme si on l’avait dépouillé de toutes chairs, et muscles sans oublier les nerfs… Il était à genoux pleurant de supplication, implorant un seigneur… Ce seigneur qui est ce ? Elle secoua la tête comme si elle voulait effacer cela en ferma un moment les yeux. Elle avait déjà entendu ce mot auparavant… Pourquoi cet image n’est venu que maintenant ? Est-ce dans la façon qu’il la dite ? Eria n’en savait rien mais cela l’avait perturbé quelques secondes…


Un portail s’ouvrit suite à son petit discours. Elle n’eut pas le temps de répondre que Tyrias se présenta comme un portier, ou celui qui invite les gens à participer à cirque. C’était d’un ridicule qui décrocha un léger sourire à Eria. Elle fixa l’intérieur en penchant un peu la tête. Le portail ne l’effraya pas comme si elle en avait déjà vu avant… Comme si tout celui lui était familière… Comme si elle en avait déjà franchi ! C’était une sensation bien curieuse qui envahit Eria. Cependant cette sensation ne fut pas effrayante, mais apaisante d’une certaine manière. Elle observa l’intérieur, et vit le lieu. Elle n’aimait pas cette accueil, cette vue… Ca donnait l’impression d’un feu de bois dans une chemin, un chien couché sur le tapis, et un homme fumant dans son fauteuil.

Trop chaleureux, pensa – t- elle. C’était une invitation tentante, trop même. Pourquoi voudrait – il accueillir une personne comme elle après tout ça ? Elle se méfiait. Tout ce qui est chaleureux et accueillant avait un côté malsain pour elle… C’était comme chez Alan. Tous ces sourires, et ces gens gentils… Elle eut un frisson en pensant à ça. Elle était mal à l’aise de les voir si chaleureux envers… Et elle ressentait la même face à cette endroit.

Eria préférait largement rester sur cette prairie envahit par la mort. Là, elle se sentait dans son environnement. Elle ne saurait pas comment l’expliquer mais c’était ça ! Ici, elle se sentait bien. Rien que la vision si chaleureuse du lieu la dégoutait et ne lui donnait envie de reculer et non d’y entrer.

« Vous pouvez fermer ce portail. Je refuse d’y entrer. De plus, comme ça vous avez l’air ridicule ! »

Elle remit sa capuche, et rangea quelques mèches blanches derrière oreilles tout en bougeant pas.

« Je me présente, je suis Eria, et je suis là par curiosité »

Elle omit d’avoir dit « dame de la Norya » mais dans son passé récent, cela lui a prouvé qu’elle avait des ennemis… Et peut – être que lui, il en faisait partie. De plus, rien qu’entendre ce nom créait soit de la peur, soit de la haine. Donc elle a sciemment oublié de le préciser le nom « Norya »

« Et je vois que les rumeurs sont fondées. De plus ça vous plait de vous baigner dans les vers et la moisissure qu’offre vos « gens » ? Les discussions doivent être vraiment palpitantes… » Dit – elle sur un ton ironique.

Eria ne savait pas être aimable, enfin elle a tendance à être froide. Et puis elle ne comprenait pas les raisons d’une telle chose, surtout s’il en a des centaines.
Revenir en haut Aller en bas

Tyrias Marchemonde



________________

Tyrias Marchemonde
________________


Race : Humain
Classe : Marchemonde
Métier : Aucun
Âge : 550

Messages : 132

Fiche de Personnage : La Fin


Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyMer 20 Juin 2012 - 12:35

« Vous pouvez fermer ce portail. Je refuse d’y entrer. De plus, comme ça vous avez l’air ridicule ! »


Ca n’était pas véritablement la réaction à laquelle il s’était attendu, mais Tyrias devait s’avouer que si la jeune femme avait accepté son offre sans rechigner, il en aurait été déçu.
Quant bien même la froideur de son interlocutrice le déstabilisait quelque peu, il n’en fît rien paraitre et se contentât de refermer le portail de reprendre une stature normale en la fixant.

« Je me présente, je suis Eria, et je suis là par curiosité »

Au moins, il y avait désormais un nom sur cette « aimable » tête… Ou du moins un prénom, mais cela suffirait, il n’avait pas besoin de savoir plus de choses sur elle pour le moment, les instants passaient, et Tyrias avait de moins en moins envie de discuter avec cette femme. Dans son esprit, il se la représentait déjà morte, esclave parmi son armée.
*J’aimerai bien voir si elle serait aussi énervante une fois empalée au sommet d’une colline…*


« Et je vois que les rumeurs sont fondées. De plus ça vous plait de vous baigner dans les vers et la moisissure qu’offre vos « gens » ? Les discussions doivent être vraiment palpitantesr… »

Cette phrase fît retomber toutes ses velléités de meurtres, s’il y avait des rumeurs, il y avait des informations, et si les dirigeants du Royaume venait à découvrir ce qui se tramait dans les montagnes il ne faisait aucun doute que ces derniers allaient tout faire pour stopper les plans du MarcheMonde.
L’air blagueur de l’Homme au Chapeau s’évanouit lentement et laissât la place à une mine plus froide et sérieuse.
Il passât une main gantée sur ses joues, le cuir crissât contre les courts poils qui fleurissaient sur son visage.

« Hmm… Comme ça il y a des rumeurs ? J’ai une idée : je vais vous dire ce qui se passe dans les montagnes, vu que cela a l’air de vous intéresser, et en échange je vous propose de répondre à quelques unes de mes questions. »

A l’instant même où il finissait sa phrase, un brusque coup de vent balayât la prairie dans laquelle il se tenait, faisant claquer son manteau et manquant de faire s’envoler son couvre chef.
Les bourrasques se firent de plus en plus fortes, fouettant la terre nue et brulée, giflant si fort le visage de Tyrias qu’il fût forcé de s’abriter derrière son bras alors qu’une ombre gigantesque s’approchait d’eux dans d’immenses battements d’ailes.


L’immense dragon se posât violemment dans la plaine en soulevant d’énormes nuages de poussières, le choc fût tel que le sol tremblât presque assez pour jeter à terre les deux petits êtres a coté de lui.
Il repliât ses quatre ailes parcheminées, et se redressât de toute sa hauteur.
Son crâne de la taille d’une grange se trouvait à près de cinquante mètres du sol, il fixait son maitres de ses deux orbites vides dans lesquelles un homme aurait sans mal pu se tenir debout ; même s’il dégageait une aura de puissance semblable a celle de ruines antiques tout son corps desséché avait perdu la magnificence naturelle de son espèce, la mort lui avait volé sa gloire, et Tyrias avait pris ce qui restait.

« Ne vous inquiétez pas, il m’obéit parfaitement. Dit-il avec un sourire qui se voulait rassurant une fois que la poussière fût retombée, cependant je doute qu’il soit aussi simple a vaincre qu’une dizaine de cadavre décharnés, alors a votre place je garderais bien de dire a nouveau que je suis ridicule. »

L’expression de son visage avait beau être aimable, la menace n’en était pour le moins pas a prendre a la légère. On pouvait trouver cela ridicule ou immature de se vexer pour si peu, pour un simple commentaire sur la manière de se tenir, mais Tyrias se considérait maintenant comme un des êtres les plus puissants de son monde, et il ne pensait plus avoir à souffrir quelque contrariété que ce soit de la part de ceux qu’il pouvait aisément vaincre.

Puis, comme si l’instant d’avant il ne venait pas de proférer des menaces de mort a peine déguisées, il reprît :

« Avant de répondre a vos questions, j’aimerai vous montrer un endroit qui vous intéressera, c’est assez loin d’ici, a pied nous en aurions pour plusieurs jours, alors je vous propose d’y aller en volant.»

La terrible monture de Tyrias tournât alors lentement son faciès décrépit vers la dénommée Eria, pendant un instant il se tînt immobile, comme s’il la jaugeait de ses deux puits de ténèbres …
Puis alors, lentement, il rapprochât son crâne démesuré du sol, pliant ses membres antérieurs dans un grincement d’os secs ; il s’abaissât jusqu'à toucher terre, puis s’immobilisât, sans lâcher la jeune femme de ses yeux morts.
Ce fût son maitre qui posât des mots sur la proposition silencieuse qui était faite a son invitée :

« J’espère que ce moyen de locomotion vous plaira plus que mes portails. C’est sans doute moins confortable, et bien plus… macabre, mais c’est rapide, pour sur ! »

Sans lui proposer son aide, Tyrias se hissât sur le dos du cadavre géant en se tenant d’une seule main aux côtes, l’autre ne lâchant pas son Bâton.
Même s’il était plutôt charpenté, sa composition physique ne laissait absolument pas deviner sa force, et en quelques mouvements, il fût sur la colonne vertébrale de sa monture, à l’ endroit le plus praticable, situé entre les ailes, là où la disposition des os permettait de se tenir debout sans risquer de tomber ou de se coincer la jambe entre les vertèbres.
Il se penchât vers le sol en se tenant à l’une des ailes repliée, et apostropha la femme encore à terre :

« Si vous voulez des réponses, grimpez, sinon, retournez d’où vous venez. »


[HRP : Désolé de retard, la faute aux révisions du bac, mais maintenant que on est en plein dedans je peux enfin répondre ! ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Réha

Invité

________________


________________



Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyVen 20 Juil 2012 - 22:06

Que dire la bête qui se posa, sur cette terre désolée, laissant son corps squelettique épouser le sol, mais néanmoins imposant ? Rien, à part une surprise. Eria ne pensait pas qu’un type comme lui, ai sous son joute un être aussi féroce qu’un dragon même mort. Alors que ses griffes acérées fracassèrent le sol dans une secousse digne de beau tremblement de terre, que ses ailes battaient dans l’air comme faire une crème chantilly, au passage c’est un met délicieux, elle se retourna fixant la scène, dans défaillir comme si elle avait déjà côtoyé des bêtes aussi imposantes par son passé… Mais quand ? Où ? Pourquoi ? Elle cherchait pourquoi c’était si familier ce genre de spectacle, mais son esprit lui accordait qu’un vide béant. Ca la rendait perplexe, les scènes d’horreur, les pensées meurtrières s’infiltraient sans permission dans ses rêves, dans sa tête, mais tout ce qui pourrait éveiller sa vie d’avant, et l’aider, non. C’est vrai que ses visions cauchemardesques la faisaient sourire mais aussi la dégoutaient sans comprendre pourquoi… Un côté d’elle voulait recommencer, et l’autre voulait ne plus jamais voir ça…

Elle fixait la scène, se refusant à monter à l’immense créature dont son souffle embrumait son visage. Ses yeux étaient hargneux, et voraces comme s’il avait faim. Comment peut –on avoir faim en étant mort ? Elle lui souriait comme si c’était un chiot qui venait de naitre et qu’on pouvait écraser de son pied. Elle ne bougea pas pour autant. Avait- elle peur ? Allait- elle monté ? Ou, bien simplement partir lassé de cet homme qui se prenait pour le roi, cette désolation envahissante ? Son cristal quant à lui, perchait à sa ceinture s’amusa légèrement mais doucement à se fissurer, dut à la secousse occasionnée par la bête. Une bête magnifique mais cependant vide d’une certaine puissance malgré l’aura qu’il dégageait. Les bouts de ses mèches foncèrent, alors que ses yeux prirent la teinte du sang… N’oublions pas ses crocs qui poussaient lentement entre ses lèvres. Tout paraissait lent, mais dans le corps d’Eria, une vieille amie s’éveillait. Une amie qui ne tardera pas à créer le chaos…

« Pourquoi je te suivrais ? Pour savoir ce que je sais déjà ? Inutile. Et ce n’est pas ce dragon fait d’os qui me fera changer d’avis ! »

Elle avait un ton arrogant, et ne le vouvoyait plus. Le processus s’effilait dans le vent qui se reposait calmement dans ce désert de mot. La mise en garde « ne vous inquiétez pas, il m’obéit » lui donnait envie de rire, de se moquer de lui. Elle avait un don qui lui permettait de calmer tout animal, comme de le rendre nerveux, voir colérique. Pouvait –il se douter de cela ? Pourtant Eria ne l’utilisait que pour les chevaux. Devrait –elle l’user pour cette bête magnifiquement immonde ? De plus, sa menace si on peut appeler cela, lui donnait simplement envie de tester. De voir, si elle mourrait ou pas, ou simplement, si elle réussirait à le tuer. Elle sourit un peu plus sadiquement là. C’est alors qui parla d’un lieu, un endroit plus simplement qui « pourrait » l’intéresser. Ca curiosité piquait au vif par cette simple phrase, lui donnait envie d’accepter.

« Un lieu ? Quel genre de lieu ? »

Elle réfléchit, puis se décida sur un coup de tête. Elle était suicidaire, alors pourquoi changer maintenant. Elle rangea son épée dans son fourreau, tout en avançant. Elle pencha la tête sur le côté, alors que des symboles noirs commencèrent à apparaitre sur ses genoux. Deux, trois mèches de cheveux étaient presque noirs. Tout était si lent, et pourtant, le regard sanglant qu’offrait ses pupilles, lui montraient que la princesse noire était toute proche de sa cible, prête à bondir pour l’éviscérer.

« J’accepte cependant, je reste sur mes gardes, tu ne m’inspires pas confiance. »


Une pensée lui traversa l’esprit, « derrière lui, je serais plus apte à lui arracher le cœur ! » Elle frissonna à cette idée bien intéressante. Elle grimpa donc sur l’animal, faisant comme ce Tyrias. Elle prit pourtant appuie sur l’épaule de l’homme pour bien se caler derrière lui, et l’entoura de ses bras. Ne sait- on jamais, elle pourrait tomber sinon. On aurait pu croire que c’était un couple qui partait en balade, mais l’éclat de son cristal faussait cette idée.

« On peut y aller, Tyrias » Susurra – t- elle d’une voix étrangement douce aux creux de son oreille.

Elle attendait finalement le départ.


[HRP: J'ai pas cloturer, je laisse la possibilité de la suite, malgré un RP nul et peut être un peu court Si y a un souci quelconque avec ma réponse, n'hésite pas ! Désolée pour le retard!]
Revenir en haut Aller en bas

Tyrias Marchemonde



________________

Tyrias Marchemonde
________________


Race : Humain
Classe : Marchemonde
Métier : Aucun
Âge : 550

Messages : 132

Fiche de Personnage : La Fin


Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyLun 13 Aoû 2012 - 5:37

Le changement physique de la femme en face de lui était des plus déconcertant : d’abord assez discrets, les signes de sa métamorphose était vite devenus impossibles a rater, cheveux et yeux changeant de couleur, runes qui apparaissaient sur la peau dents qui poussaient… Tout cela était déjà étrange en soit, mais ce n’était rien a coté de la seconde présence que Tyrias sentait éclore dans son « invitée », impossible de savoir ce que c’était mais une chose était sûre : c’était méchant.
Parfait.

« J’accepte cependant, je reste sur mes gardes, tu ne m’inspires pas confiance. »


Le sourire sur le visage de Tyrias s’élargît encore a ces paroles, c’était vraiment parfait.

« J’espère bien que tu ne me fait pas confiance, je ne vois pas l’intérêt sinon ! »

De quel intérêt parlait-il ? Peut être qu’elle devinerait, ou peut être que non, cela n’avait aucune importance. La jeune schizophrène se plaçât derrière lui, se collant à son dos, sa main sur l’épaule du Marchemonde.
Il pouvait sentir les palpitations de meurtres qui animaient sa passagère, mais il trouvait cela étrangement… agréable… Tyrias eût une conscience aigue de la poitrine de Eria s’écrasant contre son dos alors qu’elle lui susurrait a l’oreille qu’elle était prête à partir, il sentît alors une chaleur virile se répandre dans son bas ventre.

Si cette sensation était agréable, il n’en montrât rien ; Sans que son maitre ne fasse un geste ni ne dise un mot, le dragon étendit ses ailes démesurées au dessus de la plaine. Il y eût un instant de flottement durant lequel cette terrible monture se tassât, puis se fût le décollage : Dar-So-Skar poussât sur ses jambes gigantesques, au même moment, il fouettait l’air de ses quatre ailes parcheminées ; dans cette poussée monstrueuse, il s’envolât.
En moins d’une demi seconde, ce fût comme si le poids des passagers avait quintuplé : ils se sentirent tirés vers le sol, et ils se seraient sans doute écrasés contre les os du dragon sans la magie du Bâton.
Tyrias se tenait fermement a son arme, et bien lui en fît ; grâce a la force qu’il en tirait il n’eût aucun mal à se tenir droit, et sentît a peine le changement de gravité ; si la créature derrière lui se tenait avec assez de force, peut être qu’elle non plus ne souffrirait pas du décollage…


En quelques instants, l’immense créature morte-vivante passait au dessus des nuages, la température chutât presque aussitôt sous les zéro degrés mais la grandeur du paysage compensait largement ce désagrément : Sous les ailes de Dar-So-Skar se déployait les montagnes de Feleth dans toute leur grandeur, cette immense bande de terre semblait tordue comme par l’esprit d’un enfant fou : des sommets et des pics enneigés formaient comme les dents torturées d’un quelconque monstre géant endormi bouche ouverte. A leur coté, des monts moins hauts étaient piquetés d’habitations qui faisaient comme d’innombrables maladies de peau sur ce vert immaculé.

Tyrias marchait de vertèbre en vertèbre sur le dos de sa créature, sans manifester d’appréhension vis-à-vis d’une quelconque chute de plusieurs dizaines de milliers de pieds, qui aurait été fortement probable au vu de la puissance des vents qui soufflaient à cette altitude.
Finalement, après avoir marché tout le long de la colonne vertébrale du cadavre il prît pied sur le crâne de la bête. Son bâton toujours en mains, il se penchât et semblât scruter les nuages sur lesquels courrait l’ombre de sa monture.

Soudain il poussât une exclamation qui se perdît dans le vent et le grand dragon commençât a perdre de l’altitude, alors qu’il perçait la couverture de nuage qui leur cachait la terre, Tyrias fît signe a la jeune femme de regarder a bas, et la vue était vraiment extraordinaire.
Sous leurs yeux se déployait une terre abandonnée des dieux ; il n’y avait aucune verdure, les arbres étaient abattus, la terre brûlée ne se couvrait plus d’un seul brin d’herbe.
Les seules couleurs de ce paysage étaient le gris de la cendre et le marron de la terre sèche.

Mais le plus terrible était encore à venir ; ils passèrent au dessus de ce qui semblait être un fleuve noir et gris sale courant entre les collines, mais lorsqu’on y regardait de plus près, on se rendait compte que les reflets argentés ne venaient pas du soleil sur l’eau, mais bien sur l’acier.
C’était une armée sale, une armée morte qui descendait les montagnes en une grande colonne de ruine.
Après les yeux, c’était le nez qui était frappé par la présence de ces cadavres : même à prêt de trente mètres du sol l’odeur de putréfaction était ignoble et empêchait quasiment de respirer correctement.
En dernier venait l’ouïe.
Aucun bruit ne provenait de cette masse de cadavre ; il y avait bien le tintement des armures, le choc des pieds sur le sol, mais aucune parole, aucun rire gras ou blague paillarde ne provenaient des rangs qui défilaient sous eux en une marée sans fin.


Tyrias s’approchât de sa passagère, il attendît quelques instants, admirant cette armée qu’il n’avait fallut que trois semaines pour créer, puis il prît la parole :

« Voila ce que je voulais te montrer. Une armée. Une guerre. Du sang. »

Le dragon continuait de survoler nonchalamment l’armée en marche, a hauteur d’oiseau. Tyrias regardait maintenant la démone droit dans les yeux :

« Je t’ai vu te battre, tu as ça dans le sang, le combat. Et je peux t’en offrir, je dirais même je VEUX t’en offrir. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Réha

Invité

________________


________________



Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyLun 13 Aoû 2012 - 20:01

L’immense bête tressaillit dans son envolé. Il aurait pu s’écraser sur le sol tel un amas d’os mort. Cependant c’était qu’un décollage houleux, avec quelques tremblements. Il était bien plus fait qu’il ne paraissait. Eria avait toujours ses mains autour de Tyrias, ne bougeant pas. Comme si cette secousse n’était rien. Son visage parut paisible, trop même. Dans son corps, dans son esprit, c’était tout le contraire. Elle bouillait, comme de la lave en fusion. Cette secousse créa une autre fissure. Le démon allait sortir de sa boite, pour vous dévorer tous. Alors que l’homme se mit debout, elle laissa doucement glisser ses mains dont les ongles étaient devenues aussi noir que le charbon. Eria le fixa paisiblement dandiner sur l’ossature de la créateur qui n’émit aucun son… A part peut – être un râle.

Sa capuche et ainsi que sa cape voletait aux grès du vol, comme dans une danse. Elle ne se tenait pas particulière à la bête. Avait – elle peur de tomber ? Non, étrangement, elle savait que si elle tombait, elle survivrait à la chute… Comment ? Cela, elle l’ignorait. Ses cheveux parsemaient son visage qui laissa apparaitre une teinte plus sombre sur ses lèvres. Des cheveux qui sont de plus en plus noirs aux fils des minutes qui s’écoulaient… La bête était sous le point de dire « coucou », puis de l’éviscérer… C’est là, qu’une pensée la traversa. Et si, elle le poussait dans le vide, d’un simple geste, serait-il rester en vie ?

Cette envie fuguasse était si tentant qu’elle a failli l’exécuter. Le voir chuter, lui plaisait bien. Au pire, la bête va tenter de le récupérer, et de balancer Eria dans le vide, mais cela n’avait pas d’importance. L’important, c’est qu’allait s’amuser, et jubiler de sa chute. Une chose dont elle n’était pas sûr, c’est sa stabilité sur l’animal, debout… Ce serait bête de se lever, et de chuter avant de l’avoir pousser dans le vide. Elle souffla et continua à le regarder debout sur la tête du dragon.

C’est là que la vue se dégagea. Eria n’y avait pas prêté attention aux débuts, se moquant des montagnes. C’est une odeur qui titilla sa curiosité. Une odeur de mort, de putréfaction qui parfuma l’air même dans les hauteurs. Elle descendit son regard vers le sol, et vit une fourmilière grouillait sous le dragon… Une étendue de noirceur laissant un faible son de métal arrivait à ses oreilles. Son regard rouge parcourut ce lieu avec un sourire sadique perdu dans ses lèvres.

Brule les, pensa la princesse noire, brule les doucement, lentement, fait un grand feu… Ce n’était plus Eria qui pensait mais la douce et cruelle princesse noire, qui n’était d’autre que la nature originelle de la demoiselle… Instinctivement, elle se passa la langue sur les lèvres. Elle finit par se lever, se redresser, de toute sa stature. Imposante, et diabolique par son regard, alors que ses lèvres étaient noire que le charbon, elle rigola… Un rire sombre, un rire démoniaque. La princesse était là, l’âme était endormie. La démone était aussi présente que le soleil dans le ciel, elle était enfin elle. Son aura était noire comme ses cheveux. Elle blottit contre lui, le fixant avec sadisme prononcé.

« Tu peux, tu veux m’offrir la mort, le sang, la torture ? Pourquoi m’offrir cela ? Que caches-tu ? Que veux-tu de moi ? »

Elle passa ses longs ongles noirs sur la joue sans pour autant le défigurer…

« Tu ne peux pas vouloir ça, sans rien vouloir en retour… »


Elle se passa à nouveau sa langue ses lèvres par avidité, une avidité cruelle, et sanguinaire qui était endormi depuis bien longtemps dans son cœur. Elle ne lâchait pas du regard. Elle était cette princesse noire, elle était à nouveau la démone sanglante qu’elle fut jadis. Le cristal brillait si fort qu’il était comme une étoile dans le ciel. Les fissures parcouraient tout son corps, laissant l’horreur sortir, et effacer l’âme d’Eria. Elle ne bougea pas. Sa poitrine contre la sienne.
Revenir en haut Aller en bas

Tyrias Marchemonde



________________

Tyrias Marchemonde
________________


Race : Humain
Classe : Marchemonde
Métier : Aucun
Âge : 550

Messages : 132

Fiche de Personnage : La Fin


Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyMar 14 Aoû 2012 - 5:46

Voila maintenant la démone sous son vrai jour, sauvage et cruelle, folle aussi, une folie destructrice que Tyrias comptait bien diriger contre ses proies.
La plaine s’emplît du rire de cette créature de mort, il résonnait contre les parois des montagnes proches et s’emblait se répercuter à l’ infini, d’innombrables démons déchiraient le silence de leurs éclats.

Elle se collât contre le Marchemonde, et le questionnât. Malgré sa nature elle ne pouvait croire a ce qu’il lui offrait, elle pensait encore comme une mortelle, il fallait qu’il l’aide a se débarrasser de cette habitude.


« Tu ne peux pas vouloir ça, sans rien vouloir en retour… »

Dit-elle en caressant sa joue de manière presque amoureuse.
Tyrias laissât planer le silence quelques instants, des mots ne suffiraient pas a dire tout ce qu’il voulait, il devait lui montrer sa vision d’avenir.

Sa main gauche remontât lentement jusqu'à celle d’Eria, il saisît délicatement les doigts de la jeune femme entre les siens. Pendant ce temps, son autre main caressait les cheveux couleur de nuit de son interlocutrice.
Il y eût un instant de flottement durant lequel le visage de Tyrias se couvrît d’un semblant de tendresse, on aurait pu croire a une étreinte entres amants si l’habitude du Marchemonde n’était pas contredite par la froideur sadique de ses mots :

« Ce que je veux… Le voici. »

Brusquement, ses muscles se raidirent, ses doigts se crispèrent sur ceux d’Eria et sur son crâne ; on aurait dit qu’il cherchait à lui briser la main et la tête, mais même s’il en était capable, là n’était pas son but : il l’a retenait contre lui.

« Vois, vois ce que je vois pour ce monde. »

Ses mots explosèrent littéralement dans un vacarme impossible, au moment ou il disait cela, il précipitât son esprit dans celui d’Eria.

Il est très difficile de décrire ce que l’on ressent lorsque son esprit se mêle a celui d’un autre, et cette fois ci, l’expérience n’avait rien d’agréable. Tyrias fît déferler dans l’imaginaire d’Eria toutes les visions qu’il avait de l’avenir, des visions de mort, d’une guerre aux proportions innommables, de massacres.
Des flashes rouges s’imposèrent dans l’esprit de la démone : des femmes tranchées en deux et crucifiées mais toujours vivantes, qui hurlaient leur douleur au dessus d’une ville en feu ; des morts-vivants par millions, grouillant comme des asticots sur une terre brulées par une bataille digne de l’Armageddon ; Sous un ciel rouge sang duquel pleuvait des crânes, une ville en ruine agonisait, en proie a un prodigieux incident qui avait forme humaine. Et dans ce ciel de fin du monde flottait le visage moqueur du Marchemonde, reconnaissable malgré ses orbites noires, et malgré les veines sombre qui partaient de ses yeux pour rayonner sur tout son visage.
D’innombrables voix se firent entendre, toutes en même temps, et parmi elles, la voix du Marchemonde était la plus forte.

« Que vois-tu Eria ? » hurlèrent toutes les voix de Tyrias « Comprend-tu maintenant ce que je veux et ce que je te demande ? »

Sous son visage se dessinèrent alors les reliefs d’un village, il aurait pût être normal si ses ruelles n’avait été pleines de sang en si grande quantité qu’on en aurait eu jusqu’aux genoux ; et si son ciel n’avait été semblable a des entrailles d’un quelconque animal agonisant : suintant un liquide noirâtre qui pleuvait ensuite sur le paysage ; palpitant a la manière d’un muscle, parcouru de veines sombres qui apparaissaient et éclataient selon un rythme effréné.

« Je veux la ruine de ce monde, je veux que la mort puisse courir librement sur ces plaines, je veux… Je veux la PEUR, la SOUFFRANCE et la MORT ! »

Chacun de ces mots résonnait avec plus de puissance que le précédent, et bientôt ils furent si fort que les images que Tyrias mettaient dans le crâne d’Eria se brisèrent, il ouvrît alors les yeux et desserrât aussitôt l’étreinte qu’il maintenant autour sur elle, ses mains retrouvèrent leurs place respective, l’une ballante a sa gauche, et l’autre tenant le bâton noir (qui était resté debout durant toute la scène, maintenu a la verticale par une force inconnue.)
C’était la première fois qu’il s’essayait à manipuler l’esprit d’une personne, restait donc a savoir si cela avait fonctionné.

« Voila ce que je veux. Et je veux que ce soit toi qui accomplisse cette volonté, tu es faite pour ça. »

Sa voix réelle semblait fluette comparée a celle qu’il avait utilisé dans l’esprit d’Eria. Il s’écartât lentement de la démone et la regardât de haut en bas, elle serait décidément parfaite, il ne savait pas encore ce qu’elle ferait, mais elle le ferait sans doute bien.

Pendant leur courte escapade dans le Cosme de leur esprit, petit voyage qui avait duré plus d’une heure alors qu’il semblait ne s’être seulement écoulé qu’une minute ; le dragon avait largement dépassé la vallée des morts, et avait a présent atteint la destination finale de leur vol : le manoir.

L’imposante bâtisse noire semblait les attendre. Figée dans sa majesté délabrée, elle se trouvait effectivement près d’un lac turquoise, mais c’était la la seule ressemblance avec la demeure que Tyrias avait fait apparaitre a travers son portail, lors de sa rencontre avec Eria ; Vu d’ici, le cadre n’avait plus rien d’accueillant, l’endroit suintait la mort et la magie noire : les pierres, les tuiles, et même les arbustes du jardin, tout était imprégné d’un sentiment désagréable, l’ambiance était pesante et malsaine.
Aucune créature saine d’esprit ne pouvait vivre ici.

Et aucune n’y vivait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Réha

Invité

________________


________________



Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyMar 14 Aoû 2012 - 19:34

Etre si proche, et se faire si facilement avoir par un don qu’elle ignorait ? Eria était contre lui, sentant sa main sur sa joue, et l’autre dans sa chevelure. Son instinct lui souffla de lui arrachait le cœur, que ce n’était pas normal d’agir ainsi… Tyrias se redit, et se crispa contre. Elle laissa ses yeux ouvert, voulant comprendre. Ses pupilles rouges fixèrent les yeux fermés de l’homme. Elle posa ses mains sur son torse, ne pouvant pas facilement dégager, comme si elle était prise dans un étau. Elle s’agrippa au tissu du haut, et se crispa. Ses yeux restèrent fixes alors que des images se suivaient dans sa tête… On entrait dans son esprit, et on jouait avec… Elle combattit le mal, comme un virus virulent… Elle mit toute son énergie contre lui. Elle était prête à mourir mais à une condition qu’elle l’emmène avec. Elle tremblait un peu, et de la sueur coulait le long de son front…

Déjà que sa mémoire faisait défaut, il faut maintenant que quelqu’un ose entrer dans son esprit… C’était trop, et son esprit fut violent, comme la faucheuse qui emporta les morts dans les ténèbres… Elle n’avait certes plus conscience du monde qui l’entourait mais elle s’en moquait… Alors qu’on criait dans l’effluve d’image, d’image qu’elle n’avait jamais vu, des autres indépendamment se superposèrent sur celle créer… Des images de cadavre en décomposition, d’autre suppliant… Les corbeaux qui voletaient au-dessus d’un domaine vieux de 3000 ans, un gigantesque domaine… Un drapeau marqué d’un dragon avec un globe entre ses crocs. Il était déchiré, il était recouvert de sang. Une armée derrière lui, qui criait à la victoire. Une bataille floue se gravant sur une fin de monde imaginaire. Des têtes sur des pieux, des enfants écartelés, des femmes violées puis brulées sur des buchés… L’odeur était si vivace, comme si il avait été emprisonné dans sa mémoire, dans un souvenir. Une odeur de mort, de sang, de décomposition.

Eria voyait ses images flous comme un passé dont elle ignorait tout. Tous ces sentiments de colères, de cruauté, de folie, de mort, de haine envahissait son cœur endormi comme une caresse onctueuse, et délicate sur sa peau… Comme un parfum des plus sucrés courant le long de sa poitrine. Elle avait participé à ses scènes flous, et n’écoutant déjà plus les divagations d’un fou… Elle avait déjà connu le chaos, un chaos que ses mains sales ont créé. Les images de son passé envahissait ceux inventés par l’homme avait ouvert la boite de Pandore d’un passé sanguinaire, enfin une partie… Une bataille, elle déchira violement la chemise en insérant fortement ses ongles dans le tissu, la peau. Ses yeux étaient si vide et pourtant si chaotique… Il était possible que Tyrias voie son passé et se perd dans son esprit, cependant Eria se moquait bien qu’il meurt ou pas, qu’il voit tout ou pas.

Quand tout pris fin, elle ne bougea pas, tentant de digérer la réalité, ce qu’elle est… Une tueuse sanguinaire. Elle restait accrochée à lui, comme si elle était absente, ne clignant même pas des yeux… Elle avait lutté, elle avait vu, elle avait su… L’illusion n’avait eu aucun effet contre les souvenirs d’Eria. Il avait perdu la bataille mais avait convaincu une démone de jouer, mais son jeu était bien différent des images qu’elle avait vu…La guerre coulait dans ses gènes, la torture voguait dans son sang, le combat imprégnait ses doigts… Elle bougea un peu ses doigts doucement, comme si elle avait une crampe ensuite cligna des yeux. C’était comme si elle se réveillait après une longue léthargie. Eria le lâcha. Elle recula d’un pas, le fixant avec une haine palpable, avec une cruauté destructrice. Elle ne dit pas un mot, juste un sourire sadique se prit forme. Quelques minutes s’étaient passé, avec une certaine tension…Puis elle se mit au rebord du dragon, fixant le sol. Un manoir se dessina sur cette terre battue. Il était lugubre, et sentait la mort. Cette mort qui courait autour de ses murs, comme des âmes cherchant l’autre porte… Oui, quelques âmes erraient, elle le sentait, elle avait envie de les attraper, pour mieux les réduire en morceaux. Elle reconnaissait le manoir que Tyrias lui avait montré plus tôt. Il était juste moins accueillant, moins démoniaque…

Son sourire ne s’effaça pas quand son regard de psychopathe en manque de sang se figea sur lui. Une idée lui traversa l’esprit, une vengeance plutôt. Il allait subir les conséquences du diable qui est sorti de sa boite.

« A moi de jouer !! »

Elle ne fit rien en particulier. Son instinct de démon savait comment user de sa magie sans toucher son épée, ou même faire quelques choses… Certes, il fallait qu’elle prononce son nom.

« Darkness ! »

L’âme la plus puissante, et la plus violente. Elle fouille dans votre passé, dans tout votre passé, dans les moindres recoins, elle s’adapte à votre vie, et vous déclenche toutes les plaies, les blessures de votre passé. Que votre passé soit court ou long, tout apparait comme un poison qui court le long de votre épiderme. La douleur se fissure telle une lame, laissant les plaies que les jours ont effacées renaitre… Le seul moyen pour que celle n’est plus lieu d’être, c’est que Darkness disparaisse dans l’épée et s’endors. Seule Eria en est capable. Darkness est une âme qui a la forme d’un homme noire, d’une ombre. Darkness apparut doucement, puis rigola avant de s’infiltrer dans le corps de Tyrias. La malédiction de l’âme allait donc commencer.

Elle écarta ensuite les bras à l’horizontal, et se laissa tomber en arrière, toujours le sourire aux lèvres. Est-ce la fin d’Eria ?

Revenir en haut Aller en bas

Tyrias Marchemonde



________________

Tyrias Marchemonde
________________


Race : Humain
Classe : Marchemonde
Métier : Aucun
Âge : 550

Messages : 132

Fiche de Personnage : La Fin


Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyMer 29 Aoû 2012 - 23:25

En y déposant ses visions, Tyrias découvrit de nombreux souvenirs cachés dans l’esprit d’Eria, souvenirs qui n’avaient rien a envier aux inventions de l’Homme au Chapeau question violence et douleur. Les défenses mentales de la jeune femme furent balayées, non pas par la psyché étrangère de Tyrias qui s’était imposée en elle, mais bien par ses propres pensées et émotions, comme si une troisième personne était apparue dans l’espace déjà surpeuplé de ce crâne.
Alors que Eria se faisait malmener par les visions imposées et ses propres cauchemars, Tyrias vagabondât aussi vite que possible dans les méandres de l’intellect dérangé de la démone, glanant tout ce qu’il pouvait en souvenir, savoir, émotions, tout ça dans le but de la connaitre autant que possible, et sinon plus.

Et il fît la rencontre de la Princesse Noire.
Elle était coincée dans un recoin du marécage rouge sang, énorme boule de rage et de sadisme enchainée.
Mais plus pour longtemps, de long filament de colère s’échappaient de leur prison, déformant l’espace mental autour d’eux, et fragilisant plus a chaque seconde l’équilibre de l’esprit, menaçant de le faire s’effondrer.
Tyrias s’empressât de finir sa collecte, sentant qu’il ne faudrait plus longtemps a la véritable propriétaire de ce crâne pour retrouver la liberté, et qu’a se moment là, le Marchemonde aurait beaucoup de mal a sortir de sa tête indemne.
Des particules noires commençait a se répandre autour de lui, menaçant encore une fois de faire s’écrouler le fragile édifice de la santé mentale de la démone, il était temps de partir.

Il ouvrît les yeux juste au moment ou une énorme fissure apparaissait dans la gangue qui retenait encore tant bien que mal la Princesse Noire, lui permettant enfin de sortir.

Lorsqu’il revînt a lui, c’était pour voir un vieux moine fantomatique se précipiter sur lui, lors que l’apparition fantomatique s’enfonçait en lui, Tyrias entendît une série de craquements sinistres alors que certains de ses os se brisaient en ravivant en lui des souvenirs de douleurs passées : trois côtes fêlées durant un combat dans le Vein, un bras cassé par une chute… Mais il n’y avait pas que son ossature qui faisait les frais de la rage de ce « Darkness » ; sa peau se recouvrît de plaies plus ou moins profondes, et chacune d’elles était comme un page d’un livre que l’on rouvre après des années passées a l’écrire.
Pour ne citer que les plus terribles de ses blessures, il y avait cette faille béante sur la gorge de Tyrias, causée par la dague d’un assassin. Assassin qui était mort sans avoir réussi son contrat.
Puis il y avait cette immonde déchirure sur son torse, clairement visible a cause de l’état déplorable de sa chemise : son muscle pectoral droit était en lambeau et pendait lamentablement sur la poitrine de Tyrias, les morceaux de chairs, qui auraient du être d’un rouge sanguinolent étaient au contraire d’une couleur noire malsaine.
On ne le voyait pas à cause de ses gants de cuir, mais la peau des mains de l’Homme au Chapeau avait disparue, laissant les muscles et tendons d’une teinte de suie à vif.

Les stigmates de la vie violente qu’avait menait Tyrias était terrifiantes, mais il y avait quelque chose de pire que de voir toutes ces blessures, c’était l’expression qu’arborait leur porteur : son visage était intéressé, voire même passablement amusé ; il ne cessait de s’observer sous toutes les coutures, admirant ses cicatrices revenues a la vie, et tentant de se rappeler d’où venait chacune d’entre elles. Il n’y avait aucun signe d’une quelconque douleur sur ses traits.
Pour la simple et bonne raison qu’il ne ressentait pas la douleur.

Alors qu’il était encore ce qui pouvait ce rapprocher d’un novice en magie noire, Tyrias avait découvert un moyen de survivre dans les pires situations que sa vie aurait à lui faire subir en « occultant » son corps et tout ses organes, ainsi, sans besoin aucun d’incantation ou de sortilège, il pouvait arrêter son cœur et stopper toute les activités physiologiques de son être, mettant en pause son système nerveux et musculaire. Cela lui permettait d’ignorer les sensations telles que la douleur, et de pouvoir survivre à des blessures mortelles.
Cependant, si cette capacité s’était limitée a cela, a chaque fois qu’il l’aurait utilisée, il aurait été réduit a un légume ne pouvant se mouvoir a cause de la léthargie du système de commande de son corps ; et c’est de la que provenait toute la puissance de cette technique : a l’instar des nécromanciens qui manipulent les morts comme des marionnettes, en les dirigeant grâce a des « fils » de magie, Tyrias continuait a pouvoir bouger en manipulant son corps par l’esprit.

Il allait se moquer de cette Eria, cette « Dame de la Noria » comme il l’avait apprît dans son esprit, mais lorsqu’il relevât les yeux de ses blessures il ne vît que le ciel face a lui.
Il se précipitât vers le vide, ses lambeaux de chairs ballottant ridiculement sur sa poitrine ouverte, et lorsqu’il se penchât vers le sol, ce fût pour voir la démone qui s’était littéralement envoler vers la terre. De son dos sortaient maintenant deux grandes ailes noires qui se gonflaient sous la brise.

*Ah bah si je m’attendais…*

Pensât Tyrias alors que la jeune … créature posait délicatement les pieds au sol.
Il se redressât, et jetât un autre coup d’œil à son torse ravagé : ce n’était vraiment pas beau a voir.

A une centaine de mètres en dessous de lui, la démone se dirigeait maintenant d’un pas tranquille vers l’ombre d’un arbre malade, une fois arrivée a destination elle levât vers lui son visage d’une beauté terrible. Elle s’attendait visiblement a une réaction quelconque depuis le ciel…
Mais il n’y en n’eût pas.
Pour la simple et bonne raison que Tyrias était déjà derrière elle, silencieux et souriant.
Il se déplaçât lentement vers le dos ailé de la Dame, s’entourant d’une belle aura de silence, devenant aussi indécelable que l’air ; si sa proie s’était retournée a ce moment là, elle l’aurait vu certes, mais n’aurait pas réalisé sa présence, comme ces fois où l’on regarde un objet sans le voir, se plaignant ensuite de l’avoir perdu.

Une fois presque contre elle, il se penchât a son oreille, et lui murmurât tel un amoureux :

« Surprise. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Réha

Invité

________________


________________



Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyDim 23 Sep 2012 - 16:40

La chute fut longue et interminable. Elle se laissait tomber comme un poids lourd. Ses yeux étaient toujours clos comme si elle savait que la fin était inévitable. Cependant, il ne faut pas oublier que c’est la princesse noire qui a le contrôle, qui a retrouver son corps, sa vie même si c’est pour un bref instant. Un sourire était toujours gravé sur ses lèvres, un sourire sadique… avec une certaine cruauté. Quand le sol fut proche, elle ouvrit les yeux, fixant le ventre squelettique du dragon, et souffla quelques mots dans le langage de sa famille. Ensuite, elle fit une roulade sur elle- même.

Deux grandes ailes noires sortirent de son dos, déchirant sa peau comme si c’était une simple feuille… Le sang coula un peu, la douleur fut un peu présente mais finalement rien de bien conséquent pour qu’elle en tienne compte. Ses ailes bougeaient légèrement dans l’air, ralentissant la vitesse de la chute, permettant à notre démone de se poser dans le calme, sur la pointe des pieds. Elle ne veut pas mourir en se tuant elle –même… Ce serait bien trop bête, et surtout ce ne serait pas drôle.

A peine avoir posé les pieds à terre, ses ailes disparurent sous sa chair, comme à chaque fois qu’elle les utilisait… Valait mieux garder ça caché pour mieux en abuser dans le futur. Elle était satisfaite, mais sentait que Darkness se lassait de l’homme. A priori, il n’était pas sujet à la douleur… Ce qui n’était pas plaisant, elle rappela aussitôt cette âme qui de ce fait effaça toutes les marques que Tyrias avait pu avoir sur lui, de son passé. Elle se mit près d’un vieux arbre, qui se mourrait, attendant qu’il agisse, qu’il apparait….

C’est alors qu’elle fronça les sourcils, sortant sa dague par précaution. Elle sentait, ou plutôt ressentait quelques choses de familier… Comme si… Ca grouillait d’âme immonde non loin d’elle… D’âme qu’Eria avait déjà sentie auparavant… Elle eut un sourire qui dévoila ses crocs. Elle plaça sa dague de manière que la pointe touche le corps de Tyrias au moment, il s’approcha d’elle.

Quand il lui souffla « surprise », tel un amoureux, elle se lécha sensuellement la lèvre du haut, et tout en faisant une pression sur la torse de sa cible, tournoyant un peu la pointe, sachant vu les dires de son âme que monsieur est insensible. Cependant, rien ne l’empêcher de le dépecer, et de vendre sa peau, ou pire… Elle avait envie tout simplement de jouer avec ses organes se moquant bien du résultat, et de sa vie.

« Trouvé ! »

Elle n’eut pas peur, vu qu’elle avait repéré.

« Tu es tellement entouré d’âme, que même dans une foule, je te trouverais ! »

Elle se retourna le fixant en penchant sa la tête, la dague toujours contre la peau nue de l’homme. Elle se colla à lui, ses pupilles rouges fixant les siennes. De son autre main, elle griffe le cou, jouant avec la peau.

« Ce qui est bien avec un insensible à la douleur… C’est que tu peux lui faire ce que tu veux, si aucune blessure, le montre, il ne saura pas qu’il va mourir… »

Puis elle lèche ses doigts, coutant aux sangs… Elle n’est pas un vampire malgré ses crocs, mais un démon qui aime le sang, qui adore son gout, et surtout le voir inondé le monde. Elle rapprocha son visage du sien, ses lèvres des siennes…. Et soudain, Eria l’embrassa langoureusement avec une petit douceur qui se transforma vite en une violence pour lui mordre la langue jusqu’au sang, sans pour autant l’arracher… Même si l’idée lui plaisait bien.

Ensuite, elle décala de lui, le sang coulant le long de ses lèvres.

« Alors de quoi parlions nous avant que tu entres dans mon esprit ? …. A ce propos ne recommence plus, sinon je t’arrache ton palpitant après t’avoir crucifié… »

Puis elle recula, certes pas sans laisser un « N » gravé dans sa peau avec la pointe de sa dague au bas ventre enfin le nombril. Elle aime jouer… Se délecter de la torture de ses victimes, après tout… Elle n’est pas démone pour rien.
Revenir en haut Aller en bas

Tyrias Marchemonde



________________

Tyrias Marchemonde
________________


Race : Humain
Classe : Marchemonde
Métier : Aucun
Âge : 550

Messages : 132

Fiche de Personnage : La Fin


Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyLun 8 Oct 2012 - 1:21




Un éclair de rage passât dans le regard de Tyrias lorsqu’il posât les yeux sur la marque sanglante qui avait fleurie sur son ventre. La démone l’avait marqué de son nom, ce « N » de Noria.
Il relevât lentement le visage vers la créature en face de lui, sa face se déformait littéralement sous une rage effrayante.

Lui qui n’avait jamais appartenu à un quelconque groupuscule, lui qui avait toujours rejeté l’idée que l’on puisse avoir sur lui une autorité supérieure, lui qui ne s’était jamais plié a aucune loi ; il se retrouvait maintenant marqué comme une vulgaire bête, comme s’il était la propriété de cette Eria.
Jamais durant son demi-millénaire d’existence il ne s’était senti aussi humilié.

Sa colère prenait des proportions telles qu’elle commençait à déteindre sur le monde physique : alors que son visage se paraît d’une mine a faire fuir un troll affamé, ses yeux se mirent a clignoter, passant rapidement d’un bleu de ciel acier a la couleur pale d’un ciel d’un nuage d’automne.
Feleth lui-même commençait a subir les effets de la terrifiante colère de l’Homme au Chapeau : l’air sec et brulant s’était encore réchauffé et épaissît, pour un homme normal c’aurait été comme de se retrouvé plongé dans un bain d’eau presque bouillante. Il était devenu plus que difficile de remplir ses poumons, mais Tyrias n’avait pas besoin de respirer, pas plus qu’il ne sentait la chaleur sur son corps.
L’herbe se desséchait rapidement autour de lui, la terre se craquelait alors que l’eau s’évaporait a grande vitesse ; tout autour du Marchemonde, l’air s’ourlait et se déformait, comme au dessus un feu par un soir d’hiver. Derrière lui, l’arbre mort grinçait sous les coups de la fureur du sorcier.

Les lèvres plissées de ce dernier se déridèrent, laissant s’échapper un filet de voix sèche et tranchante comme le vent du désert.

« Tu m’as marqué. »

En ce moment, il aurait voulu avoir son arbalète sur lui, il aurait voulu percer sa poitrine orgueilleuse de traits d’acier, il aurait voulut déchirer la peau délicate de sa gorge sensuelle entre ses dents, lacérer la douceur de son ventre plat de ses ongles…
Elle était là, plantée devant lui, le menton haut, si sûre d’elle, comme si elle ne le craignait pas le moins du monde.
Un rouge lascif se diluât un peu dans le brouillard noir de sa colère : pour la deuxième fois il sentît grandir en lui une chaleur voluptueuse, mais elle était si teintée de violence qu’il était difficile pour Tyrias de savoir ce qui prédominait en lui : la pulsion charnelle ou l’envie de meurtre.

Finalement ce fût l’envie de meurtre qui prévalût.



« Tu vas souffrir »

Ses lèvres avaient gardées leur rictus douloureux, mais pourtant on pouvait deviner comme un sourire amusé derrière le ton de la phrase, derrière la menace, et ça alors même que le visage restait de marbre.

La chaleur augmentât encore, on se serait cru dans un four : l’herbe auparavant et presque grasse était devenue jaune et cassante comme de la paille, et il s’échapper de la terre des volutes de vapeur.
Les grincements de l’arbre mort avaient laissé place a des hurlements d’agonie, le bois qui se tordait émettait des cris de douleur semblables a ceux de dizaines d’oiseau terrorisés.




Dans le crâne de Tyrias, s’échafaudait un plan.
Il n’avait jamais été un combattant, s’il savait se battre a l’épée mieux qu’un soldat lambda, il ne connaissait pas de nombreuses bottes, et dans un long combat il ne ferait pas le poids face a l’adversaire entrainée que devait être la démone.
Il devrait donc éviter la confrontation, comme d’habitude, frapper sans laisser frapper.
Tout en pensant a la manière qu’il allait utiliser pour se venger, il enlevât chapeau manteau et gants, laissant a nu la peau brulée de ses mains, et les jetât par terre.

Il jetât de coté son long bâton noir, gardant un simple lien mental avec la réserve de magie qu’il constituait, et sans lâcher la jeune femme des yeux, il se mît a tourner autour d’elle, lentement, jusqu'à ce qu’elle ai le soleil dans les yeux.
Et il se mît a courir vers elle a une vitesse qui dépassait de loin celle d’un être humain, chacune de ses longues foulées arrachait du sol de petits nuages de terre et d’herbe séchée.
Lorsqu’il ne fût plus qu’a deux ou trois pas de la démone, Tyrias disparût purement et simplement.
Pour réapparaitre dans le dos d’Eria, lancé à pleine vitesse.

Il percutât son adversaire pile sur la colonne vertébrale, entre les omoplates. Tyrias n’avait pas ménagé la force de son coup, et si c’avait été une simple humaine, nul doute qu’elle aurait eût plusieurs côtes cassées par la violence du choc.
Mais si elle échappait a des blessures sérieuses, elle fût quand même projetée a une dizaines de pieds de en avant, où elle s’étalât dans la poussière.

Le Marchemonde quand a lui s’était écrasé a l’endroit ou Eria se tenait avant qu’il ne lui rentre dedans, il avait escompté que la démone serrait assez sonnée pour qu’il la maitrise avant qu’elle ne se relève, mais le sort en décidât autrement : il se remît sur ses pied et fonçât sur la jeune femme, mais elle était bien plus preste qu’il ne l’avait prévu, et en un mouvement fluide et rapide comme une frappe d’acier, elle lui sautât a la gorge.

Ils roulèrent tout deux dans la poussière, en temps que démone, Eria était plus rapide, plus forte et plus endurante qu’aucun être humain.
Mais Tyrias était le Marchemonde, la magie qui avait servie a créer le monde coulait maintenant dans ses veines, le dotant de capacités si faramineuses que même lui avait du mal a les appréhender. Après quelques échanges de coups sauvages au sol, Eria parvînt a se dégager et a se redresser, elle tentât d’envoyer son pied dans le visage de l’homme au sol, avec la ferme intention de lui disloquer la mâchoire, mais il parvînt a esquiver de justesse en se jetant sur le coté.
Le combat reprît de plus belle, cette fois les deux adversaires étaient debout.
La démone avait clairement l’avantage, les mouvements de l’humain semblaient patauds et lents a coté des siens ; cependant, elle avait beau frapper de toutes ses forces, lui ne semblait rien craindre, et a mesure que le temps passait, il se fît plus rapide, plus précis et plus violent dans ses frappes.
Vînt le moment où il parât un coup de poing a la gorge, et, en tordant le poignet d’Eria, il se retrouvât dans le dos de la démone, le bras entravé de cette dernière collé contre son torse.
Elle se débattait comme une furie, continuant d’envoyer des coups malgré son bras à la limite de la fracture.

Sans un mot, et sans tenir compte des ruades, Tyrias empoignât les cheveux qui volaient devant lui, et tirât de manière à dénuder la gorge d’albâtre d’Eria. Sa force était telle qu’il lui aurait arraché le cuir chevelu si elle ne s’était pas pliée à sa traction.

Il approchât son visage de la gorge de la démone, il inspirât langoureusement quelques goulées d’air, s’imprégnant de cette odeur.
Du bout de la langue, il goutât la peau de la jeune femme, a l’endroit ou le muscle du trapèze rejoint la nuque …
Puis il y plongeât ses dents, les enfonçant d’un demi-pouce dans la chair palpitante, le sang inondât sa bouche, il en bût quelques lampées, curieux de découvrir quel vitalité avait le sang de cette femme si … Comment dire… Enervante ? Intéressante ? Dangereuse ?

Puis il rouvrît les mâchoires, et repoussât Eria loin de lui, tout en s’écartant d’un bond.

Du sang ruisselait sur son menton, mais a part ça, son visage avait retrouvé son expression amicale, encore rehaussée par un petit sourire en coin, le genre de sourire qui voulait dire : « tu vois de quoi je suis capable, maintenant. »
L’air s’était radouci, l’atmosphère allégée, et un petit vent frais balayait maintenant la scène, faisant danser les brins d’herbes brulée.

« Bon, et bien je pense que nous sommes quittes maintenant. »

Même sa voix était redevenue ce qu’elle était avant, chaude, grave et charmeuse.
Il désignât du doigt le rond sanglante a la base de la nuque d’Eria :

« Tu garderas ma marque aussi longtemps que je garderais la tienne… Mais je pense que la tienne va s’infecter. »

Il fît quelques pas vers ses affaires, tournant le dos à la démone.
C’était le moment le plus critique, si elle décidait de l’attaquer maintenant, c’est qu’elle voulait d’un combat a mort, et bien qu’il n’ai pas envie de la tuer, il ne se laisserait pas mourir.
Tout en marchant, il continuât de parler :

« Pour ce qui est de notre conversation… et bien, il me semble que je t’avais plus ou moins proposer de faire partie de mon armée… Il marquât une pause. Euh… pas en temps que mort vivant hein, en temps que… Disons… Garde du corps peut être ? Ou peut être pas si tu ne veux pas ! »
Entre temps, il avait atteint son tas d’habits, et commençait a les enfiler.

« En fait, c’est très simple. Il parlait sans regarder son interlocutrice, j’ai besoin des meilleurs guerriers pour insuffler la peur dans les rangs ennemis, pour massacrer leurs généraux, et pour, bien sur, me protéger. »


Il posât son chapeau sur son crâne, puis enfilât ses gants.
Il levât les yeux, sa voix avait changé du tout au tout, le ton n’était plus blagueur ni joyeux, il parlait avec une intonation de seigneur, et chacune de ses syllabe était chargées de magie, rendant la proposition aussi alléchante qu’une cruche d’eau fraiche après une journée de combat :

« Mets-toi a mon service, et je t’offrirai tout ce que tu voudras. Absolument tout. »







[HRP : J'ai BEAUCOUP changé le passage a problème, peut être (sans doute) trop. Dis moi si il y a encore un problème, je changerai de nouveau Very Happy ! ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Réha

Invité

________________


________________



Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) EmptyLun 8 Oct 2012 - 9:51

Que dire de ce combat ? De cette colère ? De cette chaleur étouffante ? Que dire de tout ça ? Juste que ce fut beau, magnifique, bestial barbare, et si jouissif à contempler. Le combat se termina avec une morsure au niveau du cou d’Eria. Et pourtant aucune douleur ne transperça son visage, comme elle n’avait rien senti… Dirons que ca vient de son expérience au combat ? Oui surement, de nombreuses blessures ont accablé son corps de douleur…

Cependant à ce moment-là, quelques choses étaient différent, quelques choses qu’une personne très en colère ne verra pas… Eria fut si anarchique dans ce combat, si bestial, elle qui est une lame noire… Elle qui a une épée redoutable, et pourtant qui avait simplement disparut… Disparut ? Non, elle était juste plantée dans le sol près d’un arbre, brillant d’une lumière noire, ténébreuse. Comment ?

Tel un automate, elle avait répondu aux coups de Tyrias, telle un automate, elle avait parait ses coups, ou encaisser… Telle un automate, elle avait participé à sa colère, à son combat… Tel un automate ? Et quand il avait goutté son sang, n’a-t-il pas senti ce gout métallique, ce gout traite d’un repas empoisonné ? N’avait- il pas ressentit qu’il manquait quelques choses à Eria ?

Eria n’avait pas bougé, debout, le sang coulant sur sa poitrine… La blessure était grave, et surement elle risquait l’infection comme il l’avait dit… Pourtant, elle n’en pris pas compte, et faisait comme si tout allait bien. Alors que son visage était neutre de tout sentiment, malgré la sueur et le sang qui coulaient, elle se mit sourire, un sourire sadique arquant ses lèvres jusqu’aux oreilles, dévoilant ses crocs, les crocs de l’enfer… Elle baissa la tête, le regarde figeant le visage de Tyrias dans un amusement cruel…

C’est alors que des applaudissements se firent entendre non loin de l’épée, non loin de l’arbre mort. Des applaudissements forts et sincères… Qui était là ? Qui se cachait dans la chaleur monstrueuse de ce combat ? Qui ? Personne n’avait donc remarqué sa présence ? Une personne dans l’ombre mourante de l’arbre marchait silencieusement quelques pas vers eux… Vers nos deux combattants !

Soudain, la blessure du cou, ainsi que les autres se mettent doucement à guérir, à ce cicatriser, comme si rien n’avait eu lieu… Pourtant Eria n’avait pas le don de guérison… Est-ce l’inconnu qui applaudissait ? Eria ne bougea pas, comme si elle était figée, gardant son sourire.

C’est là qu’une voix s’éleva, une voix familière, une voix similaire qui partait dans un rire avant de dire.

« Quel beau spectacle, quel beau combat ! »

C’était la voix d’Eria que venait de derrière Tyrias. Elle prit l’épée, la mettant dans le fourreau, dans son dos. Elle s’approcha de l’autre Eria, qui guérissait, se mettant à coté, entourant un une jambe autour de l’autre, posant sa main sur la joue et l’autre main sur les fesses, le sourire aux lèvres. Elle regarda d’un coin de l’œil Tyrias… Puis lécha sensuellement la joue de son double qui ne bougea pas. Comment avait –elle mis tout ça en place ? Très simplement, la colère rend aveugle, la rapidité est dans ses gênes… La téléportation fut ce qui mit tout en place. Eria l’originale avait senti que le combat allait sonner, et fière de l’avoir si facilement mis en colère. Elle avait joué avec lui, profitant de ce lapse de temps pour changer, et pour aller se cacher, et regarder. Elle l’avait eu…


Eria fit glisser ses doigts sur la poitrine de son double, jouant avec le sang qui s’était éparpillé alors que son regard se poser sur le visage de Tyrias.

« Mon tout beau Tyrias, m’en veux tu as ce point-là pour une lettre sur un corps ? Tu ne m’appartiens pas, je hais les esclaves… Ils sont si ennuyant… »

Eria « originale » avait parlé d’une voix suave, et sensuelle, alors que sa langue passait sur ses lèvres.

« Ta bestialité m’a plu, mais tu es si désordonné quand tu combats… »

Ses doigts dessinèrent des cercles sur la peau de son double avec le sang.

« Je voulais tellement te voir combattre que je n’ai pas pu m’empêcher de te jouer cette fourberie ! »

Elle s’écarta doucement de son double en se léchant les doigts puis avança vers Tyrias calmement. Alors que le double se brisa telle une poupée qui se fissure, et puis disparait.

« Absolument tout ? Tu ne pourras pas ! »

Son idée était alléchante pour un pauvre gusse qui ne voulait que de l’argent… Eria pouvait la voler… Ce qu’elle veut, il ne peut l’avoir, et ne l’aura jamais…

« Arrête de te prendre pour un dieu ! Donne-moi une seule preuve de ce que tu avances… Une seule ! »

Eria souriait.

« Dis tu veux encore m’étriper vu que le premier essai n’a pas marché ? »
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



________________


________________



Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) _
MessageSujet: Re: Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)   Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

Première Alliée, la Genèse d'une guerre. [Pv Eria.] (CLOS/NON FINI)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feleth :: Feleth, le monde du milieu :: Montagnes :: Mer de l'Archipel des îles basses-