''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)

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Awena Davallon

Œil Noir

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Race : Humaine
Classe : Rodeur
Métier : Aucun // Oeil Noir
Croyances : Croyances aux légendes et aux mythes // Adoratrice du Vein et des démons
Groupe : Pays // Adorateurs de l'Arcane XIII

Âge : 24

Messages : 426

Fiche de Personnage : C'est par ici

Histoire de Personnage : 1) [T] Marché interrompu
2) [T] La grande messe de la rébellion
3) [T] Le début d'une alliance
4) [T] Tout vient à point à qui sait attendre
5) [T] Discussion houleuse avec la sniffeuse
6) [A] Une proposition alléchante
7) [T] Quand les plantes s’emmêlent
8 ) [A?] Qui veut la guerre est en guerre avec soi
9 ) [T] Une affaire louche
10) [T] L'initiation d'Uridan Sangried
11) [T] Mystères et mystifications...
12) [T] L’audace cache de grandes craintes
13) [T] La dépendance du Messager : mission recruter Mairlunlen Chienteur
14) [T] Si l'habit ne fait pas le moine, le chapeau fait-il le mage ?
15) [A ?] C'est pas écrit dans les livres
16) [T] Un invité surprise
17) [T] Un grand tournant
18) [T] Dans le silence et la solitude...
19 ) [T] " Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés "
20) [T] Le mal réunit les hommes
21) [A ?] Rien ne dure dans ce monde cruel, pas même nos souffrances
22) [A ?] Les souffrances ont donné vie aux plus grandes âmes. Les personnages les plus éminents, portent en eux des cicatrices.
23) [T] Quand les cloches sonnent les fêtes !
24) [T]L'initiation d'Alekseï Rytchkine et sa mission impossible sur Adiryl
25) [T]Rencontre au cœur de la tempête
26) [A ?] Les secrets sont insondables. Les secrets sont noirs…
27) [T] Prélude à la chute : présentations
28) [T] La plus grande tragédie de la vie n'est pas la mort
29) [T] Je crois que l'humanité est née d'un conflit…
30) [En cours] L'illusion est nécessaire…


Lieux relatifs à l'Arcane XIII :

1) 1ère épreuve : Le Cabinet de la Réflexion
2) Une épreuve subsidiaire
3) 2ème épreuve : Le Rituel du Sang
4) 3ème épreuve : La mission impossible ?
5) Manoir des Davallon : Repaire de l’Arcane XIII

Souvenirs, souvenirs :

Éclats du passé


MessageSujet: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mar 22 Mai 2012 - 15:42

Petite musique d'ambiance pour ceux qui le souhaitent bien sûr
Précédement

Awena se réveilla un peu avant le lever du soleil. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, la chambre était toujours baignée dans la pénombre. Elle n’avait pas spécialement bien dormi mais ça aurait pu être pire. Elle s'étira, se frotta les yeux puis sauta du lit plutôt de bonne humeur. Elle était pressée de rejoindre le lieu de la réunion mais en même temps un peu anxieuse, elle ne savait pas du tout à quoi s'attendre… C'est aussi ça qui lui procurait cette excitation au fond de ses entrailles.

Awi fit une rapide toilette, s'attacha les cheveux d'une manière très personnelle, et glissa quelques grelots au sein même de ses tresses. Elle enfila ses bottes, sa cape de voyage puis son sac en bandoulière et son arc. Elle était prête. Par simple sécurité, elle avait glissé sa dague dans la doublure de sa botte, on n'était jamais trop prudent, au moins elle pourrait l'atteindre très facilement au cas où les choses tourneraient mal. Elle mit sa capuche sur la tête, et dissimula ainsi entièrement son physique aux yeux des gens.
De loin, on aurait pu la prendre pour une âme errante, l'histoire de provoquer la peur chez quelqu'un la fit sourire… mais elle ne comprenait pas vraiment pourquoi.

Elle déposa la clé et l'argent sur le comptoir, l'aubergiste fut surpris de voir un de ses clients debout à cette heure là. Elle le remercia de sa gentillesse, de ses conseils avisés et lui souhaita une belle journée. Puis elle passa la porte et la referma lentement sans un bruit.

Elle prit de nouveau la route, et s'avança en direction de l'Ouest, elle suivit ce qu'elle pensait être la route principale, celle-ci une fois sortie de la ville, traversait les champs. En pouvait apercevoir différentes routes secondaires qui devaient conduire à des hameaux ou bien à un corps de ferme. Awi ne les emprunta pas, l'aubergiste lui avait bien dit qu'elle verrait la fameuse ferme détruite de la route. Après une quinzaine de minutes, qui lui parut interminables, elle aperçut enfin la fameuse ferme. Elle avança jusqu'à l'intersection et hésita à prendre le sentier, son estomac s'était étrangement serré devant  le décor qui s'étalait devant ses yeux.



Le soleil s'était levé, mais ses rayons restaient prisonniers des nuages. Le peu de luminosité, le vent froid qui venait de se lever et sûrement annonciateur de pluie, ne rendait que plus glauque la découverte. Et si elle s'était trompée ?

Awi décida d'emprunter le chemin et se dirigea vers la maison, l'encadrement de la porte d'entrée était bloquée par des tonnes de gravats… elle devait donc passer par derrière. Malheureusement, il n'y avait aucune autre porte. Mais ce n'est pas ça qui allait l'arrêter. Si la réunion avait bien lieu ici, elle serait sur la liste des présents.
Elle observa donc chaque fenêtre et se glissa par l'une d'entre elles. Par le passé, cette pièce devait être un établi ou peut être une sorte de serre ? Malheureusement, il ne restait pas beaucoup d'indices pour déterminer sa fonction et puis surtout Awena n'en avait rien à faire…


Elle avança dans la maison délabrée et un frisson lui parcourut le dos lorsqu'un grincement se fit entendre. Ce n'était pourtant rien d'autre que le bruit de ses pas sur les débris. Si elle voulait faire une entrée discrète, c'était foutu … donc tant qu'à faire, elle osa poser une question :


Y-a-quelqu'un ici ? Vous m'entendez ?

La seule réponse qu'elle eut, fut le sifflement du vent s'engouffrant par une porte. Elle posa la main sur la poignée et poussa la porte, la salle de séjour était en piteuse état. Awi pouvait encore sentir l'odeur de brûlé. Alors qu'elle observait les lieux, elle crut voir une lumière à travers le plancher, mais lorsqu'elle voulut voir ça de plus près, elle n'y avait pu rien… Étrange.

Elle avança prudemment, peut-être y'avait-il une trappe ? C'est alors qu'elle entendit un bruit provenant derrière elle, elle eut à peine le temps de se retourner qu'elle se prit un coup magistral sur la tête.

[…]

Lorsqu'elle reprit connaissance, son corps était légèrement engourdi, elle avait été attaché à une chaise et semblait être enfermée dans une sorte de placard. Lorsqu'elle s'habitua à l'obscurité, elle discerna des bouteilles, ça devait être une cave. Mais pourquoi diable l'avait-on attaché ainsi ? Elle entendait deux personnes discuter à son sujet, l'un pensait qu'elle faisait partie des leurs, l'autre ne semblait pas convaincu. Ils avaient osé la bâillonner, mais elle n'allait pas se laisser faire. Elle bascula sur sa chaise et tint en équilibre sur les deux pieds arrières, elle attrapa difficilement une bouteille des bouts des doigts et la laissa s'éclater par terre. Elle venait enfin d'attirer l'attention et lorsque la porte s'ouvrit, la lumière produite par les bougies, lui fit mal aux yeux. Ils lui retirèrent le bâillon puis après une longue discussion pleines d'arguments et de contre-arguments, elle arriva à les convaincre qu'elle était innocente, elle était seulement arrivée tôt car aucune heure avait été indiquée. Elle n'osa pas avouer qu'elle était pressée d'assister enfin à une réunion des rebelles.

Au final, elle les aida autant qu'elles le pouvaient à préparer la salle puis prit une chaise et s'assit dans un coin. Il n'y avait plus qu'à attendre que tout le monde arrive… Combien seraient-ils ? Elle n'en avait pas la moindre idée.


Dernière édition par Awena Davallon le Mer 31 Déc 2014 - 17:20, édité 2 fois
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Melley Nesahlt



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Classe : Archer
Croyances : Solstice
Groupe : Rebelle

Âge : 43 ans

Messages : 156

Fiche de Personnage : Mon histoire


MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mar 22 Mai 2012 - 19:48

[tu me dis si quelque chose te gêne !]

Melley se réveilla courbaturée, le lendemain. Elle mit du temps à se repérer, crispée sur son arc, s'attendant à être attaquée tout le temps. Elle n'avait pas pu se loger à l'auberge du village et s'était déniché un petit coin à l'écart, derrière une bute, se camouflant à la vue de tous. Mais maintenant, ses muscles étaient ankylosés. Se relevant tant bien que mal dans la terre et les feuilles, elle les étira un à un, fît craquer chaque os, recouvrant sa mobilité.

Elle s'attendait presque à voir Lyme à ses côtés, puis se rappela qu'il était absent. Qu'elle était seule, et qu'elle ne savait pas comment réagiraient les autres rebelles. Se chargeant de l'arc, du carquois, vérifiant que son couteau glissait bien dans sa botte comme dans son fourreau de sa ceinture, elle sortit doucement, regardant partout. Le soleil était levé, mais pas les habitants de Venill. Alors elle marcha lentement, grimpant sur la selle de son étalon noir, attaché dans les bosquets plus loin.

Lui grattant l'encolure, elle attendit un peu pour le faire avancer. Il fallait qu'elle aille à cette ferme. Il n'y avait pas d'horaire, donc elle pouvait y aller. Mais serait-elle la première ? Et sinon, comment serait-elle accueillie ?
Elle aviserait. Talonnant les flancs de son cheval, elle longea la grande route, jusqu'à voir la ferme et s'en éloigner. Tous les mètres, elle se retournait, s'assurant que personne ne la suivait ou ne l'avait vue. Elle ne voulait vraiment pas causer la perte de tous les rebelles.
Et elle priait pour que Lyme la rejoigne avant le début. Qu'elle ait un visage familier à ses côtés.

Elle arrêta sa monture près de la bâtisse, délabrée, menaçant de s'écrouler au moindre coup de vent. Descendant, main sur la garde de son arme, elle attacha son cheval derrière un bel arbre. S'il tirait assez fort en cas de panique, le nœud se briserait et il serait libre de partir. Devant, tout était bouché, des monticules de terres, de roche, de poutres jonchaient l'entrée, empêchant tout passage humain. Les rats à la rigueur…

Contournant la maison, elle ne découvrit aucune autre porte. Mais pour se réunir, les rebelles devaient passer non ? La plupart des fenêtres étaient condamnées, sauf une. Elle se glissa souplement à l'intérieur, tirant son couteau. On ne savait jamais si c'était un piège…Elle n'était certes pas douée pour le combat au corps à corps, mais pouvait se défendre un minimum. Il faisait sombre dans la pièce et elle n'osait pas avancer. Chaque pas faisait grincer le sol…

Fouillant la bâtisse, elle eut néanmoins la bonne idée de ne pas parler. Mais cela n'empêcha pas le coup d'atterrir sur sa tête…

******

Melley ouvrit les yeux difficilement. Les forçant, elle acclimata sa vue qui était floue et obligea sa tête à arrêter de tourner, faisant tanguer le sol et les murs devant elle. Elle se rendit compte qu'elle était attachée à une chaise, et solidement. Elle bougea les poignets, voir s'ils ne pouvaient pas passer entre les nœuds, mais rien à faire. Pourquoi l'avait-on frappée ? A ben oui, c'était un piège et maintenant les Capes Blanches allaient en finir avec elle, comme avec tous les rebelles qui étaient peut-être venus plus tôt.
Elle voulut hurler, attirer l'attention, se battre encore avant de mourir, mais il y avait un bout de tissu dans sa bouche, qu'elle n'avait pas remarqué avant.

Elle sauta avec sa chaise, tentant d'avancer vers des…bouteilles qui traînaient au sol. Et le raclement des pieds marchèrent mieux qu'autre chose. La porte s'ouvrit, la faisant cligner des yeux à cause de la lumière vive des bougies.
Trois personnes étaient là. Deux hommes, et une femme. La femme retint son attention. Les cheveux bleus ondulés, des anneaux partout sur la bouche, les oreilles, elle semblait se méfier tout autant que les deux autres, qui retirèrent violemment le bâillon de sa bouche.
Elle avala et entama son plaidoyer. Elle avait vite vu qu'ils n'étaient pas des Capes Blanches. Donc des rebelles. Qu'il fallait convaincre. Elle récita la lettre en un murmure, leur parla de Lyme, peut-être le connaissaient-ils, leur donna le nom de ses parents…
Ils se concertèrent et la détachèrent finalement. Elle leur sourit insolemment en passant devant eux pour rejoindre la salle principale. Des chaises étaient alignées et elle s'assit sur l'une d'elles, dos au mur, observant toute la salle. Allaient-ils accueillir chaque Rebelles de cette façon ? Si oui ils ne débuteraient jamais la réunion…

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Éon Umbra

L’empoisonneur

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Lun 28 Mai 2012 - 6:04

Je m'était levé tôt ce matin. La lumière du soleil avait envahit la chambre et j'était presque prêt à partir. Je prépara quelques fléchettes paralysantes et je m'assura que mes dagues étaient bien affûtées. L'auberge était encore calme et les autres dormaient encore. Je rendit la clé à l'aubergiste et sortit à l'extérieur, j'inspira l'air frais du matin et commença à marcher vers la ferme.

Le soleil était levé et réchauffait les champs où quelques fermiers travaillaient. Je marchait sur le même chemin que la veille, la maison n'était plus très loin.Quelqu'un approchait derrière moi et les bruits de sabot me le confirmèrent. Je me cacha dans le champs au côté de la route, sortit ma sarbacane et je me prépara à tirer. Je m'attendait à voir des soldats ou des capes blanches, mais ce fut une jeune femme qui passa devant moi. Elle se retournait sans arrêt et j'attendis un moment avant de pouvoir sortir de ma cachette. Au moins, je n'était pas le seul invité.

La maison apparut devant moi, le cheval de la jeune femme était attaché à un arbre. Pas très discret, mais qui se douterais que plusieurs rebelles vont bientôt se regrouper dans une si petite maison qui a connu de meilleurs jours ? Je m'approcha lentement du murs de la maison en espérant entendre un bruit. Il y avait plusieurs personnes à l'intérieur. Je me faufila par une fenêtre et avança lentement vers les voix. Une des planches du plancher craqua et je figea, m'avait-ils entendu ? Les pas qui se rapprochaient confirmèrent mon erreur.

J'ignorais si je devant me préparer à combattre ou non. C'était une réunion entre rebelle après tout, mais si c'était un piège et que la fille à cheval s'était déjà fait avoir... Je sortit mes dagues et je me plaqua au mur à côté de la porte, lorsqu'ils vont rentrer, je vais avoir l'avantage. Les deux inconnus semblaient hésiter à entrer. Je vais devoir faire le premier pas. Je me plaça devant la porte et regarda l'homme dans l'autre salle, le second était surement caché.

- C'est bien ici la réunion ?

Il me regarda un moment, comme s'il voulait voir à l'intérieur de ma tête, je peux jouer au même jeu. Il tenait un bâton dans la main droite et portait une armure légère. J'ignorais ses compétences au combat et j'aimerais ne pas avoir à les découvrir. Il me fit signe de le suivre et se tourna pour quitter la pièce. J'avança prudemment, son compagnon ne s'était pas encore montré. J'entra dans l'autre pièce et je vit le second adossé à un mur. Il me regarda avec la même intensité que le premier. C'était peut-être eux qui avaient organisés la réunion, ou il travaillaient pour quelqu'un d'autre.

Le rebelle souleva un vieux tapis poussiéreux et dévoila une trappe de bois dans le sol. Il l'ouvrit et m'invita à entrer. Je me méfiait, il allait peut-être m'enfermer. Je sentait la présence de d'autre personne au sous-sol, mais je ne pouvais dire combien pour l'instant. Il vit que j'hésitait et il entra avant moi. Je le suivit et je vit une salle rempli de chaise, deux personnes étaient assis et attendaient, deux femmes. Je pris place sur une chaise. Que trois personnes d'arriver pour l'instant. Si je me fit au nombre de chaise, plusieurs personnes sont attendus. L'homme était remonter à l'étage, probablement pour accueillir un nouvelle invité.

Je reconnu rapidement la femme qui avait attachée son cheval à l'extérieur. L'autre, je suis certain de l'avoir vu à l'auberge pendant la soirée. Si les rebelles sont vraiment sur le point de se rencontrer, la guerre allait devenir vraiment intéressante.
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Ryu Shingen

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Lun 28 Mai 2012 - 22:01

Le shinobi était toujours en cavale et pourtant il avait reçu la missive d'une réunion . Il eut le document quand il fut capturé et emmené en direction du royaume. Ryu avait eu connaissance de regroupement par le biais d'un autre rebelle qui l'avait reconnu immédiatement. Ryu marquait ses méfaits par une signature avec un message révolutionnaire «  la rébellion vaincra, un petit pas les hommes, un grand pas pour la liberté. Il voulait montrer qu'il avait déjouer les organisations de la sécurité de quelques bâtiments fortement gardés. Le shinobi avait été capturé sur le pont car il avait un rendez-vous pour une mission d'espionnage. Mais il tomba sur un piège et il fut rapidement maitrisé par les plusieurs assaillants. Malheureusement pour eux, ils ne savaient pas que l'un esprit démoniaque qui cohabitait dans l’œil du shinobi avait obtenu une liberté provisoire. Le spectre pouvait acquis une certaine force pour contrer l'attraction d'oeil quand le danger était loin. Mais ses actions étaient limitées, il ne pouvait pas aller partout car sa résistance avait des limites. La distance entre eux ne devait pas excéder la vision humaine.

Le samourai spectral avait vu la scène mais il n'avait pas intervenu car il ne voulait pas offenser le rebelle. Il avait pu analyser les techniques employées par les assaillants et il attendit juste le signal visuel de l'espion rebelle. Ryu cria sa signature de manière orale, le samourai spectral fonça sur le convoi. Il le fit renverser et le shinobi tomba par terre. Une lame noire lançé par le samourai spectral coupait le cordon magique. Ryu et le samourai spectral mettèrent en pièces deux assaillants. Le shinobi invoqua son spectre blanc volant et il voulut s'échapper avec l'autre rebelle mais celui-ci fut tué par les derniers soldats du royaume. L'espion regarda avec attention la missive pendant qu'il était sur le dos du dragon fantomatique. Il eut beaucoup de chance car le convoi qui le menait vers la prison passait par très loin d'une bâtisse en ruine. L'oeil maléfique rappela le spectre blanc volant dans la prison spectrale du shinobi. Il ordonna au samourai spectral de rester bien avec lui.

Le shinobi et le spectre cherchèrent l'entrée mais tous les voies d'accès semblaient bloquées. Le samourai spectral trouva une entrée car il pouvait passer à travers les murs. Ryu passa par une petite fenêtre en déplaçant une pierre. Tout était en ruine à l'intérieur de la bâtisse, le shinobi demanda au samourai spectral de vérifier le sol. Le spectre trouva une pièce avec plusieurs rangées de chaises sur lesquelles étaient assises deux femmes et un homme. Awena, Eon et Melley voyaient une créature spectrale qui traversa les murs.Il transmit inconsciemment le lieu de la scène à Ryu. Le shinobi décida de ressortir de la fenêtre cachée. L'espion était méfiant, il voulait qui viendrait à ce regroupement. Il se mit plus en retrait et il fit ressortir son dragon blanc fantomatique. La créature prit de la hauteur jusqu'à arriver aux nuages. Ryu resta debout ,le bandeau enleve, il pouvait voir à travers les yeux de son samourai spectral.

Le spectre arriva sur l'estrade, il présenta à Awena, Eon et Melley la missive.Il se plaça sur le côté, il n'avait pas besoin de chaise. Il attendit les autres invités, Ryu ne connaissait aucunes des personnes présentes dans cette salle. le spectre ne portait pas le masque squeletique blanc laiteux, les mains gantées métalliques étaient croisées.


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Nathan Haffe

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mer 30 Mai 2012 - 22:33

Les cailloux crissaient sous mes  bottes. Le chemin terreux était parsemé de gravier par endroit, comme la zone que je traversais en ce moment. J'étais parti à l'aube. *Si c'était un piège*,  avais-je pensé, *celui qui l'avait tendu ne s'attendait sûrement pas à me voir débarquer si tôt.* Puis cette idée s'évanouit au fur et à mesure que je marchais. Si on avait voulu tenté quoi que ce soit contre moi, vu que le messager m'avait trouvé, on ne se serait pas donné la peine de faire une pareille mise en scène. Je jetai un coup d'oeil en biais vers les nuages grisâtres qui remplissaient petit à petit l'espace céleste, et me félicitai de m'être habillé en circonstance. En plus de mon habituel masque en bois, une cape de voyage sombre dotée d'un capuchon toujours baissé couvrait mes épaules, des brais et une tunique tout aussi sombre ainsi qu'une paire de bottes et  de gants en cuir brunâtres complétaient l'habillement. Je n'avais pas juger utile de m'armer beaucoup, et seul le fourreau de mon épée à la ceinture témoignait de ma compétence meurtrière. Une besace pendait dans mon dos. Le voyage était assez monotone et ma seule distraction consistait à juger comment positionner efficacement mes mains pour bloquer sans risque une lame adverse grâce aux plaques de métal fraîchement collées au cuir du gant qui couvrait ma paume et les deux premières phalanges de mes doigts, articulations non comprises. J'aurais peut-être dû m'en occuper plus tôt, je voyais la ferme au loin. Je fus devant le lieu de réunion quelques minutes plus tard. Qui aurait idée de se réunir ici.. Le manoir d'un seigneur sympathisant aurait aussi fait l'affaire. Une forte inflation des voyageurs dans un coin paumé pouvait éveiller l'attention, qu'un noble organise un "meeting" beaucoup moins. Je regardai la porte avec dépit, un tas de gravats bloquait l'entrée. Le soleil était encore bas dans le ciel, ce qui expliquait le silence des lieux, à moins que ce ne fût pas le lieu de la réunion. Je levai les yeux au-dessus de l'entrée. Le mur s'était effondré, d'où les gravats devant la porte. Il y avait sûrement une autre entrée, mais je préférais escalader le tas de débris et sauter par dessus la porte. Je grimpai donc au sommet du tas de ruine puis sur le montant de la porte avec une aisance peu commune puis sautai sur le parquais de l'entrée qui semblait moisi. Le vacarme qui suivit mon atterrissage me prouva que tout compte fait il n'était pas si moisi. Un léger bruit résonna alors, comme celui d'une porte qu'on ouvre, où celui d'une trappe peut-être, quoique un volet qu'on ouvre aurait pû tout aussi bien faire le même bruit. Le bruit était quasiment inaudible, mais j'avais l'habitude d'accorder de l'importance à la moindre petite chose, surtout après l'énorme bévue que j'avais commis. Je tendis l'oreille, le silence qui régnait dans la ferme était inquiétant. Je m'avançai à pas légers dans le bâtiment, les semelles en cuir n'étaient sans doute pas des plus discrets car chacun de mes pas résonnaient faiblement sur le sol. Un léger grincement se fit entendre derrière moi, à moins d'un mètre. Je me retournai vivement et levai le bras au-dessus de ma tête pour me protéger. Une matraque fendit l'air et vint s'écraser son mon avant-bras. Le craquement sinistre qui s'extirpa de la collision m'horrifia un instant croyant avoir un os brisé mais la douleur n'y était pas. Je saisis mon agresseur à la gorge et le plaquai au mur. Ses yeux s'équarquillèrent lorsqu'il découvrit mon masque et un "Vous!" se tortilla hors de sa bouche. Je relâchai prise, je venais de comprendre le sens des mots "Je suis content d'être de chez vous". Qu'un inconnu m'avait dit à l'auberge. Ce qu'on m'avait dit était vrai, mon visage de bois m'avait forgé une petite réputation au sein des rebelles. Cet homme était un rebelle.

-Vous savez qu'un coup de matraque à la tête peut occasionner des lésions cérebrales graves? J'espère que vous n'accueillerai pas pareillement les têtes pensantes de la rebellion.
-Je..Je suis désolé, le boucan que vous avez fait m'a causé une de ces frousses, j'ai cru que les royalistes avaient défoncé la porte..


Pauvre froussard, il ne devait pas avoir l'habitude d'être confronté à des situations dangereuses. Il me somma de le suivre jusqu'à une pièce où se trouvait déjà plusieurs insurgés qui m'étaient inconnus. 
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Nessa Grenayde

L'insupportable

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mer 30 Mai 2012 - 22:44

[Si mon poste ne va pas bien après celui de Nathan, on dira que j'ai posté avant soi disant... Je tappais le message et quand j'ai clic sur 'envoyer'... J'ai vu qu'il y en avait de plus rapides que moi. Enfin bon... Juste pas trop envi de beaucoup éditer.]

Le jour de la réunion était enfin arrivé. Et même si Assen n’était toujours pas si sûr de lui, il se leva, se prépara et partit pour la ferme. Ou ce qu’il en restait. Le jeune n’était toujours pas habitué à sa barbe. Ça lui chatouillait, ça lui piquait, ça lui grattait, ça l’énervait. Durant le voyage avec le vieux fou il avait bien essayé de s’arracher quelques poils… Mais c’était encore plus énervant que la barbe en soi. Il ne pouvait donc s’empêcher de la toucher tout le temps… Se demandant comment on pouvait être habitué à porter des cheveux au-dessus et en dessous de la tête. C’était ridicule.
Il avait l’impression d’être le seul dans cette misérable ville. Comme si les habitants n’osaient pas sortir de chez eux. A Madorass les rues sont toujours bourrées. Le matin les commerçants préparent leurs vitrines et leurs plus fidèles clients attendent déjà devant la porte pour faire les meilleures affaires. A midi les premiers ivrognes se réveillent et des bandits commencent à semer la pagaille. Le soir les enfants rentrent manger leur soupe avant d’aller dormir, alors que la fête dans les rues continue. Même la nuit la ville ne dort pas. Les rues sont toujours hantées par des chats, des ivrognes, des bandits et autres choses non identifiées. Alors qu’ici ! A Venill ! Rien de tout ça… Même pas un vieillard endormit sur un banc devant sa maison.

Une fois sortit de la ville, le jeune homme suivit un long chemin vers la ferme. Un peu trop long à son gout. Et encore plus monotone que son chemin dans la ville. Comme si toutes les choses intéressantes de la journée avaient décidées de n’apparaitre que durant la réunion. Rien que d’y penser, ça le faisait stresser. Il savait qu’il y avait des gens louches dans la rébellion et malheureusement c’était bien la seule chose qu’il savait.
Quand la ferme apparu, il pressa le pas. Puis, quand il était vraiment tout prêt du ‘bâtiment’ il s’arrêta. Comme si il hésitait a rentré. Apres quelques minutes il sortit un petit couteau de sa cape et passa la lame sur son bras. Avançant de quelques pas il s’approcha du mur de la ferme et y dessina un signe. Espérant que le Dieu du Solstice allait l’aidé après ça. Ça avait toujours fonctionné avant. Alors pourquoi pas aujourd’hui aussi ?

Tout comme la plus part des autres rebelles, Assen entra par la fenêtre. Le couteau toujours en main il avança centimètre par centimètre vers la porte. Il savait rester discret… Dans une forêt… Pas dans une ruine. Quand il en avait marre d’avancer comme une limace il arrêta direct l’effort et fit le contraire. C’est-à-dire traverser la pièce en trois grand pas, bien bruyants, pas discrets du tout. Mais au moins il avait l’impression d’avoir enfin bouger de sa place initiale. Il ne fallut que deux secondes au rebelle de rejoindre Assen, après que celui-ci avait fait tant de boucan. Sans lui poser de questions il le fit suivre jusqu’à ‘la trappe secrète’.

« Toujours aussi peu bavard, toi ! »

Le rebelle l’avait reconnu. Pourtant Assen ne pensait pas le connaitre. Il leva un sourcil et haussa les épaules. Ça lui arrangeait bien de ne pas bavarder. Il était ici pour écouter, pas pour parler.

« Ta guilde d’herboristes finira par te changer en plante… »

En guise de réponse il reçut un grommèlement. Le jeune homme n’appréciait guère ce genre de remarques. Quand il arriva en bas de la trappe il vit d’autres rebelles déjà réuni. Il avait l’impression d’en avoir déjà vu quelques-uns. Après avoir fait le tour de la salle il s’assit le plus loin possible des autres. Il n’était pas là pour faire des amis non plus. L’homme qui l’avait emmené fit signe à un autre homme que c’était bon et quitta de nouveau la salle. En attendant d’autres rebelles Assen reprit son chipotage de barbe et se mit à observer tout et tout le monde.
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Awena Davallon

Œil Noir

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Race : Humaine
Classe : Rodeur
Métier : Aucun // Oeil Noir
Croyances : Croyances aux légendes et aux mythes // Adoratrice du Vein et des démons
Groupe : Pays // Adorateurs de l'Arcane XIII

Âge : 24

Messages : 426

Fiche de Personnage : C'est par ici

Histoire de Personnage : 1) [T] Marché interrompu
2) [T] La grande messe de la rébellion
3) [T] Le début d'une alliance
4) [T] Tout vient à point à qui sait attendre
5) [T] Discussion houleuse avec la sniffeuse
6) [A] Une proposition alléchante
7) [T] Quand les plantes s’emmêlent
8 ) [A?] Qui veut la guerre est en guerre avec soi
9 ) [T] Une affaire louche
10) [T] L'initiation d'Uridan Sangried
11) [T] Mystères et mystifications...
12) [T] L’audace cache de grandes craintes
13) [T] La dépendance du Messager : mission recruter Mairlunlen Chienteur
14) [T] Si l'habit ne fait pas le moine, le chapeau fait-il le mage ?
15) [A ?] C'est pas écrit dans les livres
16) [T] Un invité surprise
17) [T] Un grand tournant
18) [T] Dans le silence et la solitude...
19 ) [T] " Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés "
20) [T] Le mal réunit les hommes
21) [A ?] Rien ne dure dans ce monde cruel, pas même nos souffrances
22) [A ?] Les souffrances ont donné vie aux plus grandes âmes. Les personnages les plus éminents, portent en eux des cicatrices.
23) [T] Quand les cloches sonnent les fêtes !
24) [T]L'initiation d'Alekseï Rytchkine et sa mission impossible sur Adiryl
25) [T]Rencontre au cœur de la tempête
26) [A ?] Les secrets sont insondables. Les secrets sont noirs…
27) [T] Prélude à la chute : présentations
28) [T] La plus grande tragédie de la vie n'est pas la mort
29) [T] Je crois que l'humanité est née d'un conflit…
30) [En cours] L'illusion est nécessaire…


Lieux relatifs à l'Arcane XIII :

1) 1ère épreuve : Le Cabinet de la Réflexion
2) Une épreuve subsidiaire
3) 2ème épreuve : Le Rituel du Sang
4) 3ème épreuve : La mission impossible ?
5) Manoir des Davallon : Repaire de l’Arcane XIII

Souvenirs, souvenirs :

Éclats du passé


MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Dim 3 Juin 2012 - 14:28

Awi attendait patiemment sur sa chaise jouant à faire glisser le percing de sa langue entre ses dents. Elle regardait les deux autres préparer les derniers détails et discuter entre eux. Le temps ne passait pas vite … les minutes semblaient interminables… alors que dire des heures ? Dans un sens, quelle idée de ne pas avoir mis l’heure, certains se pointeraient sans doute qu’à la tombée de la nuit …

Elle était perdue dans ses pensées, quand soudain, elle entendit le plancher grincer ce qui la fit sursauter. C’est là qu’elle comprit pourquoi ils avaient choisi ce lieu, si quelqu’un pénétrait dans la bâtisse, ils l’entendraient facilement, de plus, n’ayant qu’un seul chemin pour entrer, il était facile d’aller « cueillir le visiteur ». C’est vrai que c’était bien pensé mais elle était loin d’être rassurée, à part la trappe puis la fenêtre par laquelle elle était rentrée, il n’y avait aucun moyen de sortie. En cas de problème, tout le monde cèderait vite à la panique… Les personnes du royaume n’avaient pu qu’à nouveau jeter le feu au plancher et adieu la rébellion …

Elle les regarda se précipiter à l’étage, la nouvelle personne allait elle aussi se prendre un coup sur la tête, à moins qu’elle soit plus méfiante et qu’elle arrive à déjouer leur plan. Awi se frotta le crâne, en plus, ils ne rigolaient pas, elle avait encore mal. Elle se leva de sa chaise et écouta chaque bruit, c’était assez stressant de ne pas voir ce qu’il se passait. Elle essaya d’imaginer la scène. Et si c’était les mauvaises personnes qui revenaient ? Des gens mal attentionnés ? Elle se dirigea silencieusement vers le mur et se colla à lui, lorsqu’elle entendit la trappe s’ouvrir, elle jeta un bref coup d’œil à l’angle du mur. C’est bon, c’était bien les deux compères qui trimballaient une autre victime. Une jeune femme qui avait sans doute été prise, elle aussi, par surprise.

« - Vous êtes sûrs que c’est la bonne solution ? Vous allez faire mal à quelqu’un à force …
- Nous obéissons aux ordres. »


Awi se retint pour ne pas répondre : vos ordres sont débiles… N’importe qui se défendrait et encore plus un infiltré, il aurait du faire appel à une personne ayant des pouvoirs psychiques développés. Capable de déterminer en analysant les pensées de l’individu ou ses ressentis, s’il était bel ou bien un rebelle. Car là, elle ne voyait guère l’intérêt, en plus pourquoi n’avaient-ils pas de signe distinctif ou une phrase clé, un style de mot de passe pour se reconnaître et celui qui ne l’avait pas … couic.

Enfin … Awi s’avança et regarda leur pauvre victime attachée comme elle l’avait été un peu plutôt dans la matinée. Après tout, tout le monde pouvait être suspect. Elle essaya d’oublier sa propre arrivée et fixa la jeune femme. Essayant de sonder ses pensées et de deviner si ces paroles étaient véridiques ou pas. Les deux hommes se concertèrent puis demandèrent son avis, elle le regarda et haussa les épaules.

« -Je ne la connais pas difficile de juger suite à ces quelques échanges, je la pense sincère … Je pense qu’une partie de ce qu’elle nous a dit est vrai… mais »

Ils ne la laissèrent pas finir et décidèrent de la libérer, Awi la regarda passer devant elle, et finit pour elle-même la phrase dans sa tête : mais peut être trop innocente en apparence pour l’être réellement. Et puis les hommes étaient toujours plus sensibles aux charmes … Bref, elle hocha la tête afin de répondre au sourire puis suivit afin de retourner dans la salle principale, le début de la réunion allait être bien longue, savaient-ils au moins le nombre de rebelles qui seraient présents aujourd’hui ?
Awi s’assit à nouveau et entreprit cette fois-ci de jouer avec une mèche de cheveux, elle resta attentive au moindre bruit, au point qu’elle n’osa pas parler avec la nouvelle fraîchement arrivée. Mais elle ne se gêna pas pour l’observer, remarquer ses positions, ses armes, la puissance de ses muscles et s’amusa à déterminer au fur à mesure son caractère, ses facultés au combat…

Les deux autres hommes semblaient sur le qui vive en permanence, plus ça allait plus ils semblaient avoir la pression, peut- être parce que le chef de la rébellion, ne viendrait qu’une fois qu’ils auraient contrôlé toutes ses ouailles, et s’ils commettaient ne serait-ce qu’une seule erreur, la sentence serait sûrement irrévocable (enfin si tout le monde s’en sortait vivant). Un nouveau bruit se fit entendre, les deux hommes montèrent au pas de course, laissant les deux femmes dans la salle.
Awi était plus décontractée que la première fois, elle allait devoir si faire à ses allées et venues, vu le nombre de chaises, ils attendaient du monde.
Elle s’étira puis posa ses deux pieds sur le dossier de la chaise de devant, elle n’avait pu qu’à attendre… encore et toujours. Elle écouta néanmoins les bruits, elle devrait se méfier quelqu’un de bien entrainé pouvait mettre à mal les deux larrons. Elle se posa la question s’il était possible qu’un groupe de soldats envahisse d’un coup les lieux au vue des entrées disponibles quand un jeune homme fit son apparition. Décidément, les rebelles semblaient avoir été recrutés parmi la nouvelle génération. La moyenne d’âge devait frôler les 20 ans pour l’instant. Elle l’observa un moment, elle l’avait déjà vu quelque part mais où ? A la taverne sûrement… oui oui c’était là bas qu’elle l’avait croisé.

Après de longues minutes ou une petite heure, le bruit d’une pierre qui roule, rompit le silence de la pièce et réveilla de leur torpeur les participants. Awi regarda les deux autres monter, mais avant qu’ils n’aient le temps de redescendre, une espèce d’esprit apparu sur l’estrade, était-ce le chef de la rébellion ? Non du tout, c’était l’une de ses projections astrales. Une autre personne le contrôlait, cette « chose » était là pour être ses yeux et ses oreilles, il avait donc bien pu méfiant qu’elle.
Le spectre attendit patiemment, Awi ne put s’empêcher de sourire, en voyant la tête des deux compères dans les escaliers. C’est sûr que ça c’était une arrivée !

Elle n’eut même pas trop le temps de détailler ce nouveau « allié » car un bruit monstre résonna dans toute la bâtisse, on aurait dit que quelqu’un avait fait exploser le tas de débris situé devant l’entrée principale. Awi enleva les pieds de la chaise et regarda les autres participants. Elle était prête à aller aider les deux rebelles mais ceux-ci leur demandèrent de ne pas bouger et de rester sur leurs gardes. Elle resta plus qu’attentive au bruit, essayant de comprendre l’origine de chaque grincement du plancher. Au bout de quelques minutes, trois hommes redescendirent, ce n’était qu’un énième invité rebelle. Awi respira profondément puis réinstalla confortablement sur sa chaise et ses pieds sur le dossier.
L’homme qui venait d’arriver dissimulait son visage, comment pouvait-on réellement lui faire confiance, mais apparemment les deux autres rebelles semblaient beaucoup moins douter de son appartenance aux groupes… Peut être était-il connu ? Awi hocha la tête en signe de bonjour puis regarda vite fait le spectre pour voir s’il était toujours présent. Et si ce spectre était envoyé par une personne du royaume ? Elle allait se lever pour exprimer ses doutes aux deux organisateurs quand elle entendit distinctement trois grands pas à l’étage. Elle se ravisa et resta assise, elle essaya de se remémorer tous les livres qu’elle avait lu à ce sujet, et recherchait les solutions envisageables pour faire sortir de son anonymat le créateur en chair et en os de cette forme fantomatique.
Un autre homme arriva dans la salle, un petit peu plus âgé que le précédent, elle le détailla du regard quand celui-ci alla s’assoir à l’autre bout. Quelque chose en lui, la mettait mal à l’aise ou était-ce un autre sentiment ? Bizarrement son arrivée, l’avait fait oublier l’espèce de chose fantomatique qui se trouvait à leur côté. Cet homme semblait nerveux, peut être légèrement claustrophobe, elle croisa son regard l’espace d’un instant, elle avait du le fixer un peu trop longtemps, mais elle ne baissa pas le regard pour autant. Elle joua nerveusement avec sa bague. Ce regard …

Elle fut stoppée dans ses observations par l’un des rebelles qui toussota et se mit à parler :

"- Nous attendons encore pas mal de monde… De plus, notre chef ne viendra qu’une fois toutes les personnes conviées présentes. Vous allez devoir user de patience chers amis. Pour ceux qui ont faim ou soif, vous pouvez venir vous servir au buffet, nous avons prévu de quoi satisfaire tout le monde. En attendant, vous pouvez toujours faire connaissance, mais ne parlez pas trop fort, s’il vous plait, nous devons rester discrets."

Awi regarda les autres, elle n’avait guère envie de boire ou manger quoi que ce soit, elle était bien trop nerveuse pour ça, en dehors des apparences. Elle regarda le buffet puis décida d’attendre que d’autres personnes arrivent. Elle n’avait pas vraiment envie de faire connaissance, elle doutait tellement de l’identité de chaque personne… Qu’aurait donc fait Dilwen à sa place ? Lui connaissait peut être parfaitement chacun d’entre eux mais elle…

Awi se mit à chantonner une chanson et concentra quelques instants ses pensées vers les paroles.

J’aurais voulu porter des coups comme un révolutionnaire
Tout faire péter comme à l’ancienne, faire comme à la guerre
On m’a dit un jour que le paradis était bien là sur Terre
Alors pourquoi tant d’âmes brisées, nan, pratiquent la prière

Non mais comment, comment, ne pas perdre la tête
Dans ce monde où la bêtise humaine chante à tue tête
Laissez manipuler le ré qu'on ose plus être fidèle à nos êtres
Mais c'est parqué, aveuglé que l'homme se comporte comme une bête

Mais c'est en râlant en fredonnant en frissonnant en titubant
Puis en pensant en tombant en me pliant qu'j'ai eu comme
Qu'j'ai eu comme une envie d'péter les plombs comme une envie de révolution
Mais j'ai comme envie de cracher sur tous ces pourris
Et de sauter et puis tanpis
J'ai comme cette envie de tout exploser de danser avec une nervosité
Mais j'ai comme cette envie non de rien faire comme une envie de vraiment tout faire
Mais j'ai comme cette envie de n'importe quoi comme une envie de je ne sais même plus quoi

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Oliana Mésyrhis

Celle d'ailleurs

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Dim 3 Juin 2012 - 17:19

L'aube frissonnante pointait ses premiers et frêles rayons à travers les carreaux crasseux au travers desquels on distinguait avec peine l'horizon extérieur. Si Oliana avait eu le temps de faire le ménage ici, elle l'aurait fait. C'est la première pensée qui lui vint à cette heure, alors qu'elle n'avait trouvé au cours de la nuit qu'un sommeil agité entrecoupé de froides périodes d'éveil. Jamais elle n'aurait laissé la demeure du maître dans un tel état elle... mais elle n'était plus chez Kaëdéreth Mésyrhis. Et si elle n'y revenait jamais ? Sa témérité passée, celle dont elle avait si souvent fait preuve en maintes situations, s'était diluée dans un océan d'incertitude, noyé au milieu des gouttes peureuses de la réflexion. Au fond elle était d'une humeur si triste qu'elle avait presque l'impression qu'il pleuvait dehors. Elle n'aimait pas la pluie depuis son plus jeune âge, elle ne correspondait pas à son tempérament. Mais non le ciel état clair, dégagé et encore très pâle, du moins à ce que lui laissait deviner l'épaisse couche noirâtre sur les vitres, et les toiles d'araignées, ce qui laissait présager une matinée fraîche. Elle n'aimait pas le froid non plus, surtout depuis que le maître lui avait raconté la façon dont il l'avait trouvée... Le maître... Bizarrement elle aurait aimé qu'il soit là. Le savoir rebelle avait brusquement gommé tous ses préjugés à son propos. Elle le trouvait même plutôt courageux à présent, de tenir ce double rôle. Il ne participait pas vraiment aux affaires des rebelles, mais ce qu'il apprenait sur le Royaume servirait un jour pour le mettre en déroute... peut-être. Ils étaient si peu de chose, elle la domestique, et lui, le noble à la double identité, face au Royaume. En fait, Oliana avait peur.

Elle ne se leva qu'au prix de grands efforts mentaux, elle se sentait fragile, nauséeuse, elle se vit plus blanche que neige dans le miroir. Et le doute la gagna. Elle frissonna devant son reflet dans la glace. Si peu de chose... un bout de chaire, quelques os... aujourd'hui, il allait lui falloir tout rapprendre. Comment mettre la mécanique en branle, comment retrouver le cours d'une réflexion. Avec son estomac noué et son état de somnambule, elle ne savait plus. Et pourquoi avait-elle peur au juste ? Ce pourrait être un piège bien sûr, ou bien les rebelles pourraient la trouver suspecte, non ? Elle avait un drôle d'air en fait... ses longs cheveux blancs, ses yeux gris. C'était démon tout ça. Les démons, les vils... assurément du côté du Royaume. Et si on lui demandait son nom. Mésyrhis... c'était assurément suspect. Si une seule personne connaissait le maître comme un noble du Royaume, elle était fichue. Oui en fait, sa plus grande incertitude, elle la tenait là. Ne pas être reconnue par ses semblables. Pourquoi ? N'avait-elle pas l'étoffe d'une rebelle ? Non, les rebelles étaient des gens braves pour pouvoir lutter contre le Royaume, des combattants, tous ! Elle, elle était maigrichonne, n'avait presque pas de muscles, et aujourd'hui, elle avait l'air hallucinée, apeurée, peut-être même coupable.

Oliana défit son regard de la plaque lisse et grise couverte de poussière. Si elle persistait à faire monter son stress, elle ne partirait jamais. Elle mit toutes ses affaires dans son sac, et quitta l'auberge.
En effet, l'aube était fraîche. Oliana traîna un moment dans les rues. Mieux valait retarder l'échéance. Elle avait l'impression que les rares personnes qu'elle croisait dans la rue la regardaient d'un drôle d'air. « Regardez la vilaine rebelle ! », « Oh la démone, la fourbe ! ». Elle baissa les yeux pour continuer son chemin. Ses pas sur les pavés la firent tourner en rond jusqu'à ce que l'air se réchauffe un peu. Alors, sur le marché, des étals commencèrent à apparaître. Un vieil homme homme à moitié sourd et sa petite fille, une minuscule créature rachitique, attirèrent son attention derrière les vêtements qu'ils vendaient. Avec une bourse que lui avait confiée le maître, elle prit possession d'un ensemble de cuir noir et d'une cape sombre. Les affaires ne semblaient pas dans un état excellent, cela lui convenait. Elle s'éloigna en observant l'agitation qui semblait l'exclure de l'air de la rue. Dans moins d'une heure, elle serait à la ferme, à la réunion.

La bâtisse était vieille, entourée par la végétation. La démone en fit le tour, se rasséréna de voir qu'il n'y avait personne à l'extérieur. Elle ne savait pas très bien par où entrer, quoique la fenêtre semblait être une bonne idée. En passant devant, elle avait repéré quelques marques. D'autres rebelles s'y étaient sûrement faufilés. Avant de franchir la dernière barrière qui la séparait de la réunion, Oliana s'éloigna un peu pour enfiler sa nouvelle tenue. Elle ne se voyait pas débarquer avec ses habits de domestique... Le froid sur sa peau lui permit de s'éclaircir les idées. La détermination revint, et elle vit mieux soudain la végétation autour d'elle, elle sentit mieux revenir ses sens alors engourdis par la crainte, et qui lui permettaient enfin d'être confiante dans son environnement. Elle prit une grande inspiration, et en quelques pas décidés gagna la ferme devant elle. Elle grimpa à la fenêtre et fit grincer le parquet en retombant de l'autre côté. La pièce était obscure et mal entretenue. Oliana discernait quelques incohérences dans la poussière sur le sol. Certainement à cause de présences humaines. La domestique tira son couteau et avança à pas précautionneux. Par simple précaution, elle décida d'envoyer son démon éclaireur pour la précéder. La petite bête noire apparut dans une volée de fumée sombre, et trimballa son air fourbe jusqu'à la porte, où elle disparut.

Oliana s'attarda un peu trop longtemps dans la pièce. Elle avait fait craquer les planche, et avait alerté des personnes déjà présentes à l'intérieur. Sa bestiole brumeuse revint en catastrophe, alors que derrière elle des bruits indiquaient l'arrivée d'inconnus. Brusquement, Oliana se tendit. Elle avait peur que son stress la fasse mal réagir, qu'elle commette un impair. Deux hommes apparurent dans l'encadrement, Oliana en fut encore plus crispée et son invocation disparut sous le choc. Et que devait-elle faire à présent ? Les deux hommes semblaient la considérer gravement, et se fixer plus particulièrement sur son couteau. Eux-même étaient armés. Ce pourraient être des Royalistes.. Ce pourrait être un piège...
La démone se dit que quelqu'un de confiant, un vrai rebelle en somme, n'aurait jamais sorti d'arme face à des alliés, du moins était-ce son avis. Alors elle rangea son couteau dans le silence pesant qui régnait toujours.


Je suis rebelle..., trouva-t-elle utile de préciser, bien qu'elle se dit alors que c'était parfaitement stupide.
Pour le prouver, elle chercha un quelconque argument. Le seule chose qu'elle trouva était la lettre qu'elle avait reçue, et elle la récita par coeur. Les hommes devant elle échangèrent un regard et semblèrent réfléchir. On ne lui adressait toujours pas la parole.

C'est ici la réunion ?, interrogea-t-elle, au bord du mal-aise.
Avec soulagement, elle constata qu'on lui faisait un signe de tête, indiquant une direction. Oliana sentit un énorme poids tomber de ses épaules. Alors, obéissante, elle suivit ses guides. Plus loin, après avoir assez fait craquer les planches pour, sembla-t-il à la démone, réveiller une armée entière de Royalistes, les deux hommes découvrirent une trappe. Ils l'ouvrirent, et un escalier peu engageant se présenta. Dans l'ombre croissante, Oliana, alors encadrée par ses guides, consentit à descendre. Après quelques pas seulement, se présenta ainsi le lieu de la réunion. Il n'y avait pas grand monde, mais Oliana n'en crut pas ses yeux : elle était enfin arrivée à destination. Pour pouvoir évacuer tout son stress elle erra une seconde dans la pièce. Il lui sembla ne reconnaître personne, jusqu'au moment où elle croisa un homme dont elle ne se rappelait pas le nom, mais qu'elle avait déjà aperçut, elle l'aurait juré, sur un bateau, il y a plusieurs mois. Elle ne se rapprocha pas et préféra attendre comme les autres. Elle s'assit pas trop loin du rassemblement, juste assez pour avoir une vue claire sur le groupe. Maintenant, il n'y avait plus qu'à attendre.


[hrp = édité à cause des fautes d'orthographes x)]


Dernière édition par Oliana Mésyrhis le Ven 8 Juin 2012 - 17:04, édité 2 fois
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Gwennaall Elfias

Le Carreau D’Argent

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mar 5 Juin 2012 - 21:07

... et pendant ce temps, un Elfe patientait. Il ne voulait pas arriver le premier, même s'il avait aussi horreur d'être dernier. Il valait mieux arriver en milieu de peloton. Les autres rebelles pouvaient le prendre pour un parfait inconnu, d'ailleurs, un imposteur, ou même pire : un membre de ce fourbe de Royaume. Ce qu'il n'était pas, bien évidemment. Cela faisait plusieurs mois déjà que Gwennaall travaillait avec eux, et d'ailleurs les contrats que lui avaient confiés les rebelles l'avaient aidé à intégrer la meute, à faire son trou. La plupart d'entre eux étaient des loups, des prédateurs, des personnes, sans loi parfois, qui espéraient secrètement voir le Roi tomber, sa tête rouler jusqu'à leurs pieds, son sang s'écouler de son corps pâle, froid et sans vie, le tout devant ses propres serviteurs eux-mêmes égorgés. Il serait sans nul doute agréable d'assister à des effusions de ce liquide vermeil, mais il était bien plus propre de lui ficher un carreau dans la poitrine, de loin, sous les yeux des sous-fifres, vivants cette fois.

Et ce n'était pas une méthode de lâche. Non, et loin de là. Une technique qui nécessitait de nombreux talents, que d'assassiner de loin, à l'arbalète. Précision, agilité étaient de rigueur pour le tir, et bien entendu souplesse pour se faufiler jusqu'à la bonne ouverture. Et par la suite, évidemment, discrétion serait utile, pour passer entre les gouttes des gardes qui se précipitent tous au chevet de leur bien aimé dirigeant occis. C'était bien évidemment plus difficile dans ce cas, plutôt que dans celui où tous les gardes de "Sa Majesté" étaient tous tombés comme des mouches sous les coups d'épées, d'armes contondantes - plus ou moins insolites, comme un pied de table, par exemple, ou plutôt moins conventionnelles.

Il allait arriver. Il s'arrêtait chaque nuit, chaque fois que cela lui était permis, s'installant parfois, au gré des chemins, pour manger un morceau ou se désaltérer près d'un feu de camp. Il était loin du lieu de rendez-vous, et il pouvait se faire repérer, personne ne saurait qu'il était rebelle. Enfin, personne ne pouvait dire avec certitude qu'il méritait le pilori en le voyant dans la campagne. En tout cas, il pensait qu'il pouvait le faire, et il le faisait. Personne n'a le droit de dire le contraire, puisqu'il le faisait. Et puis taisez-vous, c'est moi qui raconte.

Autrement, il courait. Toujours. Insatiablement. Il courait. De longues enjambées le portaient le plus loin possible, et en le moins de temps possible, de son point de départ. Neuf lunes pour se déplacer, pour retrouver ce groupe de personnes, créatures, démons (car il en existait des rebelles !), qu'il était le plus susceptible d'apprécier - ou tout du moins de ne pas détester entièrement - du fait de leurs opinions sur les agissements du Roi.


*J'espère que Naladrial sera là... Et Nathan aussi. Au moins je ne verrai pas que des visage inconnus, durcis par la méfiance, obscurcis par la haine de l'ennemi... Oh que oui je l'espère...*

Il se demandait ce que penseraient de lui tous ceux qu'il ne connaissait pas. Que pouvait se dire un rebelle lambda quand il voyait arriver un pauvre Elfe presque chétif, mais avec une musculature prononcée sous ses vêtements, un air déconfit sur le visage ? Enfin, déconfit... Pas totalement. Il lui arrivait d'avoir le visage impassible, aussi. Mais c'était dans les moments de concentration. Sinon, petit sourire lors d'une excursions, pour montrer la communion avec la nature. Et autrement, pas de signe particulier, un petit air triste. Mélancolique, peut-être ?
Comment réagiraient-ils ? Vraiment ? Oui, comment ? Voir un Elfe arriver, tout vêtu de noir, que faire ? Bah, se poser toutes ces questions ne servait probablement à rien. Mais tout-de-même. Il fallait avoir un semblant de dignité et un semblant de crédibilité, quand on se présentait à ce genre de réunion. Surtout que c'était pour lui la première. Cela n'allait pas durer, puisqu'il allait assister à celle-ci, et que ce ne serait peut-être pas la dernière, si les opérations suivantes échouaient.

Et puis, lui, c'était un Elfe rarement recherché. Enfin si, toujours recherché. Mais jamais poursuivi. Pourquoi ? Personne ne savait qui il était. Son surnom était connu, mais pas son visage. Pas une fois une affiche l'avait montré au grand jour. Il était très discret, et savait se faire oublier le temps qu'il fallait. Sa sagesse et sa connaissance du "champ de bataille", ou plutôt du "champ d'opérations" avaient fait le reste. Jamais une trace compromettante, juste un carreau d'argent qu'il ne pouvait récupérer à chaque fois. Et c'était de là d'où venait son nom. Un carreau d'argent planté dans un endroit précis, c'était sa marque. Juste au dessus des yeux, entre les sourcils, bien au milieu du front. Le carreau s'enfonçait comme dans du beurre : la victime n'agonisait pas, elle s'écroulait ou bien était fichée sur son siège. Généralement, un bruit sourd. Suivi de la chute. Cela alertait les alentours. Et puis ensuite, Gwennaall partait, pour ne laisser plus qu'un cadavre en décomposition. Une victime qui chutait, une chute inexorable vers la mort. Et la décomposition laissait la part belle aux mouches, aux asticots en tous genres. Et puis, place aux odeurs d’égouts ensuite. C'était après les odeurs, d'ailleurs que venaient les vers et autres asticots. Sur la chair faisandée d'un mort plus ou moins frais. Tout dépendait presque du régime alimentaire de l'ex-vivant.

Il arrivait. Vite, maintenant. Au pas de course. Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis son dernier arrêt. Le nez au vent frais de ce matin, car il était parti très tôt, il avait accumulé du retard sur la route qu'il comptait bien récupérer. Il arriverait sûrement dans les derniers s'il n'accélérait pas le rythme. Et il avait accéléré. Il serait donc à l'heure. Enfin, plus ou moins, en fait.

Courir l'aidait à réfléchir. Qui avait bien pu envoyer ce parchemin ? C'était une question à laquelle il n'avait pas su répondre. Qui, c'était une bonne question. Mais comment avait-il fait - si tant est que c'est un mâle - pour ne pas se faire repérer ? Qui était-ce pour avoir un tel réseau ? Setsuna ? La sœur de Kaull ne se présenterait pas à tous les rebelles de cette façon, selon lui. Elle ne se présenterait pas à eux du tout, d'ailleurs, selon sa réflexion encore. Elle avait préféré garder l'anonymat, et bien lui en avait pris : son frère n'était désormais pas en mesure de la retrouver. Cependant, comment faire tenir un si grand groupe sans leader charismatique ? Sans champion derrière qui se dresser ? Sans personne pour porter la bannière haut et fort ? Cela le dépassait complètement. Tant de gens ne pouvaient se rassembler uniquement par idéologie. Il y avait forcément quelque chose de plus. Et cette réunion serait une occasion de le découvrir, qu'y avait-il de plus pour obtenir ce groupe si soudé dans ses actions ? La réunion serait d'ailleurs aussi le parfait moment pour aborder le sujet d'un chef pour les rebelles. Un vrai chef charismatique ou simplement emblématique. Pour sauvegarder Setsuna. Un fou, sans doute, pour risquer sa vie, mais quelqu'un derrière qui se réfugier. Une personnalité forte qui inspirerait quiconque à se battre pour la liberté des peuples libres de Feleth. À se battre au grand jour. Finies les petites escarmouches dans l'ombre.

Des pensées sombres dans l'âme, Gwennaall se pointa enfin non loin de la fameuse ferme. Un endroit désolé, si vous voulez son avis, juste à côté de grands champs. Une ferme à demi-écroulée. De loin, l'endroit paraissait désert. En revanche il ne l'était pas vraiment. Plusieurs rebelles étaient déjà passés par ici, et les quelques traces dans les végétaux le prouvaient. Personne ne semblait être entré dans cette habitation depuis des décennies, et pourtant...

Malgré l'aspect peu engageant du lieu, l'Elfe s'y engagea. Sa jambe droite s'éleva pour éviter un tas de gravats, puis sa main se posa sur une poutre tombée d'un côté, complètement de travers, afin qu'il ne tombe pas face la première dans un mélange de torchis et de pierre, de terre mi-humide. Un festin, au sol, vraiment. Une colonie de cloportes se sentit d'ailleurs dérangée et commença à fuir pour se réfugier dans un endroit plus commode, où personne dans cette ferme n'oserait poser le pied pour les dix ou vingt prochaines années. Papa cloporte était formel, se faire déranger était la preuve d'une mauvaise installation pour toute la famille cloporte. Et une mauvaise installation de la famille cloporte, ça signifiait directement mauvaise famille de cloportes. Et si Papa cloporte refusait quelque chose, c'était de se faire insulter par les évènements, notamment et surtout de mauvaise famille de cloportes. Maman cloporte, elle, préféra se taire à cet instant précis. Ce n'était pas le moment, justement. Sûrement, dans les moments comme ça, il ne faut pas broncher, on dit oui, car sinon Papa cloporte s'énerve, et après ça fait des histoires...

Le Carreau d'Argent repéra très vite que la porte était condamnée par tout un tas de gravats accumulés devant, et que donc la porte était condamnée, et ne laisserait passer personne. Car une porte entrouverte, déjà, ça le fait pas. Une porte prête à laisser passer celui qui cherche à la traverser ne mérite pas d'exister. Un panneau qui tourne, ça sert à bloquer le passage, au moins un instant, que le propriétaire de la maison cherche ses clés, ou que le propriétaire de bottes cloutées se fasse une raison (bah oui, un coup de pied est si vite arrivé...). Une porte ouverte, pour un assassin, c'est une insulte. Eh bien ici elle n'était pas ouverte. Une insulte de moins, donc. Plusieurs pas le menèrent à l'arrière de la ferme. Une fenêtre était là, ouverte. Par contre, c'étai tune fenêtre, alors il fallait sauter pour l'enjamber. Un piège, peut-être ? L'assassin ne réfléchit pas vraiment à ce moment. Il dégaina d'un côté son arbalète et de l'autre sa dague. Deux secondes suffirent à le propulser sur le rebord de la fenêtre. Il était en équilibre instable sur le rebord : il lui fallait entrer.

Question : sauter ou lentement poser un pied à terre ? Il avait le choix pour un court laps de temps. Lentement, descendre le pied enfoui dans la botte. Premier pied par terre, tout allait bien. Pas de piège. Deuxième pied en route. Craquement. Juron silencieux de l'Elfe qui brandit d'en coup son arbalète devant lui. Il fulminait, pestait contre les matériaux incapables d'assurer la discrétion. Si c'était un piège ? Que cette réunion avait été organisée par des Capes Blanches ? Il leur suffirait de l'attacher et de l'emmener, il était à leur merci si jamais ils étaient plus de deux. Car les Capes Blanches étaient entraînées. Il était incapable de leur résister au corps à corps. Et plus de deux membres du Royaume lui poseraient problème : il n'avait que deux carreaux.

Un petit saut sur le côté, par méfiance, lui fit éviter le gros coup de massue qui l'attendait, alors que l'un des deux rebelles qui gardaient l'endroit allait lui sauter dessus. Il eut le temps de parer un autre coup, et de s'écrier :


"Le Royaume ne vaincra pas ! Qui êtes-vous ?"


Son appartenance était claire désormais. Les coups s'arrêtèrent, il sortit le parchemin qu'il avait reçu quelques jours plus tôt, et sur lequel il était marqué qu'on le conviait ici, et on l'emmena silencieusement en bas, à travers la trappe. Il y découvrit plusieurs femmes, assises, et plusieurs hommes, assis aussi. Sur des chaises basiques et simples. Il repéra Nathan, avec plaisir, qu'il gratifia d'un signe de la main. Le souvenir de son sauvetage lui revint. Avec déplaisir cependant, il nota l'absence de Naladrial. Elle viendrait peut-être ensuite. Il l'espérait. Son regard balaya l'assemblée. Il remarqua une jeune femme aux cheveux bleus, qui en dévisageait une autre. Tout le monde se scrutait, dans une atmosphère plutôt étrange. Elle chantonnait, aussi, cette jeune femme. Il traversa la pièce de plusieurs grands pas décidés.

Il s'assit donc, dans l'attente et l'expectative. Qui viendrait ensuite ?


Dernière édition par Gwennaall Elfias le Ven 8 Juin 2012 - 16:42, édité 1 fois
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Liam Gil' Sayan



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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Jeu 7 Juin 2012 - 19:37

Il était temps


Deux jours que Liam se repose, deux jours qu’il mange et deux jours qu’il se lave. Non pas qu’il soit toujours sale. Non. Juste qu’à force de vivre avec le feu, il en avait perdu la douceur de l’eau. Dans le baquet de bois installé dans sa chambre, Liam laissait s’échapper ses pensées en même temps que ses muscles se dénouaient grâce à l’eau chaude. Il chauffait l’eau lui même grâce à ses pouvoirs, il ne devait que remettre de l’eau de temps en temps parce qu’elle s’évaporait, mais il gardait une température assez constante pour que l’eau soit à la limite du supportable. La fenêtre était ouverte et laissa passer un petit vent frais. Le bras droit, qui pendait du côté où était disposée la fenêtre, eût la chair de poule et frissonna un peu.

Là, ses pensées allèrent trop loin, là où, il le savait, seul le chagrin allait l’envahir. Le chagrin qu’il ressent dans ce genre d’instant, il n’a jamais vraiment pu l’expliquer, mais il est là. C’est arrivé comme ça, au beau milieu d’un après-midi. Beau soleil, air chaud, ciel bleu… Mais d’un coup, un boom au cœur, un élan de peine et un torrent de larmes. Incompréhensible. Depuis, il ne cesse de venir. À n’importe quel moment.

Il prit sa respiration et se glissa entièrement sous l’eau. Il était resté dans l’eau toute la nuit. Près d’une minute après, à tenter de noyer son chagrin dans l’eau du bain, il se laissa remonter à la surface. Les larmes étaient reparties… mais en oubliant la peine sur son passage.

Un rayon de soleil qui lui vint en plein visage le sortit de sa rêverie. Il était temps.

Il se mit debout dans le baquet. Il voulut en sortir, mais aucune motivation, autant physique que morale n’était présente. C’est ce qui arrivait après sa… « passade ». Il ne sait plus trop où il est ni pourquoi il est là. Puis ça repart comme c’est venu. Il fallait juste le déclic. Tout ce qui l’attirait, c’était le lit. Il enjamba le bassin et se coucha sur les draps, encore mouillés. Le regard vers la fenêtre, vidé.

Près d’une heure que le soleil était levé. Près d’une heure que lui était couché. Séché, il se leva et se décida enfin à s’habiller. C’est alors qu’il se souvint qu’aucune heure n’avait été spécifiée… Mais comme il était déjà sûr du lieu, il se dit qu’il profiterait de la matinée pour errer dans la ville. Peut-être que des hommes du roi sont présents, cachés, à la recherche de tout indice pouvant foutre en l’air la couverture des rebelles présents.

* À force de trop de méfiance, on perd toute notion de jugement. On peut même se perdre soi-même. *

Il décida donc qu’il allait plutôt profiter de cette matinée pour se promener dans la ville. Un peu de douceur avant la fatalité d’un monde désolé. Il mit ses bottes, sa tenue noire, son gant et son sac en bandoulière croisé sur l’épaule. Prêt à partir.

Après les trois derniers jours, ou plutôt, soirs de folies à l’auberge, cela faisait bizarre de ne plus voir personne. Quelques personnes buvaient et mangeaient seuls dans leur coin de taverne, les discussions étaient basses et rares… un dur retour au calme. Le tavernier n’était pas derrière son comptoir. Tant mieux, il ne voulait pas lui dire au revoir. Il déteste les au revoirs. Surtout qu’à Feleth, nous ne sommes plus sûr de revoir qui que ce soit, où que ce soit. Vivant du moins. Il sortit le plus rapidement possible, et le vide de la taverne reflétait le vide des ruelles. Des chats, deux trois vieillards et ivrognes encore à moitié morts sur les pavés. Certes, ce n’était que le début de journée, mais tout de même.

S’il n’y a rien à voir en ville, peut-être que dans les fermes… Il traversa le grand pont et passa par les champs de blé. Quel plaisir que de se laisser caresser par ses branches flexibles… Elles ne vous veulent aucun mal, elles se collent à vous et vous donnent tout l’amour que la nature lui a donné aussi. Plus loin, au sommet d’une colline, un pommier dominait le paysage et surplombait les champs et la ville. Il y grimpa, se mit à l’ombre de son tronc. Le hasard fait bien les choses, il se trouvait juste en face de la fameuse ferme dévastée par les flammes. Adossé au tronc, il la fixait, attentif à tout ce qu’il se passait. Il vit une première fille y rentrer (était-elle réellement la première ?), suivie, peu de temps après, par un jeune homme, peut-être de son âge. Puis l’attente se fit longue. Ses yeux se fermèrent tous seuls et il s’assoupit doucement.

Soudain, un vent frais. Le ciel s’obscurcit. Une odeur d’humidité. Il n’aimait pas ça. Mauvais présage ? Finalement, le hasard…

Le soleil, qu’il put tout de même entrapercevoir aux travers des nuages, était toujours haut dans le ciel. Début d’après midi, ou du moins l’heure tournait autour des douze coups. Il leva la tête, puis le bras pour cueillir une pomme. Il aime les pommes. Son regard se porta sur la ferme. Un homme encapuchonné tournait autour. Il le vit partir par l’arrière puis… plus rien. Il devait être à l’intérieur. Il serait donc pas le premier, et selon le soleil, loin d’être le dernier aussi. Une bonne heure pour arriver donc.

Il eut juste le temps du chemin vers la ferme pour finir complètement sa pomme. Il jeta le trognon en s’insultant de ne pas en avoir pris une deuxième dans son sac. Il se retrouva devant la porte calcinée et à moitié ouverte. Ouverture égale proposition, et il n’était pas du genre à dire oui les premiers soirs, on fait connaissance d’abord. Il fit le tour de la maison en remarquant une ouverture qui devait être certainement une fenêtre, quand la maison tenait sur quatre murs solides…

Il décida de prendre la fenêtre. Enfin, son ouverture. Pas la prendre dans le sens de porter dans ses bras. Mais de passer par. Bref, il rentra dans la demeure désolée par la carcasse du restant de fenêtre. Point.

Un premier pas sur le plancher. Pas un bruit. Le deuxième, discrétion absolue. Un pas en avant, grincement. Insulte et mépris intérieur de soi-même. Lui et la discrétion, ils font bon ménage seulement en forêt. Et encore, ça c’est si les brindilles sont toutes consentantes.

Se sachant définitivement repéré, même par un simple grincement, il se dit que le mieux, n’était plus d’être discret, mais d’être sur ses gardes. On ne sait jamais. Il venait juste de se dire ça lorsqu’un mouvement sur la droite se fit sentir. Parce que oui, un mouvement se sent. Depuis quand ? Depuis que le nez a des yeux. Point. Ou que les yeux ont du flair. Tataa !

Première esquive. Deuxième. Troisième. Ça finissait plus. Plus il esquivait les coups de… * massue ?! Hou bordel ça peut faire mal ! * …et plus il reculait vers la porte d’entrée de l’autre côté du lieu de son arrivée. Il était à moins de deux mètres de la porte. Il est peut-être temps de s’énerver.

- Hey… mais… on… se… calme !

Le seul réflexe qu’il eut, ce ne fut pas d’utiliser sa magie, mais de frapper sec sur le bras tendu de son agresseur. Un coup, un seul. L’homme lâcha la massue, suivit d’un juron étouffé.

-Merci. Je suis…

Là, Liam sentit la présence d’un autre homme. Juste derrière lui. Il se retourna vivement et stoppa de sa main le bout de bois pris par le second bourrin. Il avait pris soin de faire naitre une flamme d’un rouge vif dans la paume de sa main pile au moment ou sa main toucha l’arme improvisée. Droit dans les yeux, il lui dit :

- Je suis Liam Sayan. Rebelle. Enchanté.

L’homme lâcha le bout de bois, désormais en feu. Immunisé, Liam jeta l’objet dans un coin puis ferma le poing pour étouffer la flamme. On le conduisit dans deux salles plus loin et on le fit descendre un escalier. Une trappe. Original. Une embuscade et c’est le meilleur moyen de mourir. On referma la trappe derrière lui, et les deux hommes restèrent en haut. Des bougies éclairaient la salle cachée. Des chaises étaient disposées, quelques unes étaient déjà prises. Tous les regards, ou presque étaient tournés vers lui. Pour rompre la gêne qu’il ressentait, il lança un bonjour collectif. Certains s’étaient isolés dans des coins plus sombres, d’autres faisaient les cents pas. Ambiance bizarre que celle de l’attente d’une future éxécution. Celle du roi, évidemment. Eux savaient qu’ils allaient se livrer, les bras ouverts dans ceux de la mort. Quelle joie !

Son empathie lui jouait des tours. Du moins, c'est ce qu'il se disait pour ne pas paraître plus fou qu'il ne l'était déjà. Il entendait quelqu'un. Il sentait l'âme de quelqu'un. Enfin, de tous, mais surtout d'une personne en particulier. Ses yeux balayèrent la salle pour finalement revenir sur une fille aux cheveux bleus. Jamais vue. Mais il était sûr, elle le perturbait. Bon ou mauvais signe ? Aucune idée. Depuis le début de la journée, les signes commencent bons, finissent mal, puis finalement… rien. Juste sa tête, certainement. Tout de même étrange… Affaire à suivre.

Il partait pour s’installer sur une chaise, en plein milieux, lorsqu’il vit un buffet un peu caché sur la droite. Un récipient remplit de fruits, dont, des pommes. Joie ! Il en mit une dans son sac, puis commença à en manger une autre après avoir pris le soin de la frotter dans le creux de l’épaule. Il croqua une première fois, puis décida plutôt de prendre un des coin pas encore subtilisé par un rebelle pour pouvoir déranger le moins de monde possible. On se rend jamais vraiment compte du bruit que peut faire une pomme, jusqu’à ce qu’on veuille être discret… La vie des fois…

Réflexion personnelle… le chagrin s'est dissipé. Mais pour combien de temps encore…
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Melley Nesahlt



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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Jeu 7 Juin 2012 - 20:55

[pas génial excusez...]

Toujours assise tranquillement, Melley observait la salle. Au départ, elle et la fille aux cheveux bleus furent seules longtemps. Elle hésitait à lui parler. Parce que la méfiance régnait, même au sein des Rebelles. Alors elle prit son mal en patience, priant pour que Lyme arrive à temps.

Elle eut donc droit aux arrivées des autres, certains discrets, d'autres plus fracassants. Encapuchonnés, sombres, ou au contraire lumineux, ils étaient tous différents et si uniques. Parce qu'un seul but les réunissaient tous ici dans cette pièce désolée, au fin fond d'une ferme calcinée.
L'arrivée qui la tourmenta le plus fût celle d'une sorte de…spectre…qui se colla contre un mur et ne bougea plus. Lyme lui avait dit que cela existait et que rien ne devait l'étonner sur Feleth, mais même. L'entendre et le voir, ce n'était pas la même chose.

En haut, elle entendait souvent des bruits de lutte. Donc elle avait eu raison, ils accueillaient les invités de la même manière à chaque fois. Sauf que les autres rebelles étaient plus futés qu'elle et avaient pensé à ce genre d'éventualité. Elle, elle n'avait fait que ce jeter dans la gueule du loup.

Soudain, un toussotement fît sursauter pas mal de personnes et un homme dit d'une voix claire mais pas trop forte :

- Nous attendons encore pas mal de monde… De plus, notre chef ne viendra qu’une fois toutes les personnes conviées présentes. Vous allez devoir user de patience chers amis. Pour ceux qui ont faim ou soif, vous pouvez venir vous servir au buffet, nous avons prévu de quoi satisfaire tout le monde. En attendant, vous pouvez toujours faire connaissance, mais ne parlez pas trop fort, s’il vous plait, nous devons rester discrets.

Elle regarda dans la direction pointée et découvrit un énorme buffet. Elle avait faim, certes, mais voyant personne se diriger vers la nourriture, elle ne bougea pas. Si elle avait été plus proche, elle aurait pu chaparder un fruit ni vu ni connu, mais là…il lui faudrait traverser toute la pièce. Ce qu'elle ne voulait pas. Et faire connaissance ? Les autres ne l'attiraient guère. Chacun d'eux était lugubre à sa façon. Tant dans ses vêtements, que dans son visage, son allure, sa posture…Tous étaient des dangers de mort. Et tous se méfiaient.

Mais de quoi elle l'ignorait. Elle n'était pas rebelle depuis assez longtemps pour imaginer une taupe du Royaume parmi eux.

Et en plus, elle ignorait qu'il y avait un chef. Alors sa curiosité était à vif et mettait sa patience à rude épreuve. Pourquoi n'avaient-ils pas fixé d'heure de rendez-vous ????
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Nessa Grenayde

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Dim 10 Juin 2012 - 21:09

Assen en avait un petit peu marre d’attendre. Pas qu’il attendait depuis longtemps, mais il détestait être patient. Puis, quand il s’était à peine bien assis, il avait senti un regard pointé sur lui. Et il n’aimait pas qu’on le regarde. Il décida donc de regarder à son tour, espérant (étant sur) que la personne allait dévier le regard, mais ce n’était pas le cas. Avant même qu’il n’ait pu se dire qu’Avant la personne n’aurait pas regardé comme ça, et qu’il avait un petit air de faible maintenant – qui ne lui plaisait pas du tout d’ailleurs – l’un des hommes qui les avaient ‘accueilli’ se mit à parler.

« Nous attendons encore pas mal de monde… De plus, notre chef ne viendra qu’une fois toutes les personnes conviées présentes. Vous allez devoir user de patience chers amis. Pour ceux qui ont faim ou soif, vous pouvez venir vous servir au buffet, nous avons prévu de quoi satisfaire tout le monde. En attendant, vous pouvez toujours faire connaissance, mais ne parlez pas trop fort, s’il vous plait, nous devons rester discrets. »

Après le discours, le jeune homme vérifia si il se faisait toujours observer. Mais ce n’était plus le cas. D’ailleurs elle ne s’intéressait même plus du tout à quelqu’un. Elle chantait. Ça aussi il n’aimait pas Assen, les gens qui chantent. En fait. Il n’aimait rien. Appart sa forêt peut-être. Mais elle était loin, sa forêt. Bref, le jeune homme se leva et prit plusieurs choses à manger. Il avait fait tout ce chemin, autant se faire plaisir. Si les autres ne se dépêchaient pas, il allait bien finir par tout manger. Son ventre ne donnait pas l’impression de se remplir, bizarrement.
Quand il retourna à sa place, il se remit à observer tout le monde. Tout doucement, d’autres rebelles faisaient leur entrée. Une fois de plus il avait l’impression de tous les avoir vu, mais ne s’en souvenait plus. Le blondinet avec sa pomme par exemple, il était persuadé de l’avoir déjà rencontré. Enfin, pas que ça avait de l’importance. Tout comme ça n’avait pas d’importance que depuis là tantôt il se frottait le menton sans s’en apercevoir. Et le fait qu’il commençait à avoir mal aux fesses à force d’être assis aussi longtemps. Rien de cela n’avait d’importance.
Pour tuer le temps il regarda les personnes présentes l’une après l’autre. S’amusant à définir qui faisait quoi dans la vie et comment cette personne se débrouillerait en combat. Ensuite il observa la salle dans le moindre détail. Il voulait tout retenir du lieu. Il voulait tout retenir de tout le monde. La seule chose qu’il n’arrivait pas à caser dans ses théories était ce spectre. Ayant beau fait de s’imaginer plein de stratégies, de plan d’actions… Il ne savait rien sur cette chose. Et il douta qu’une bonne flèche, en plein cœur, allait ralentir la créature. C’est un fantôme, pas un humain, pas un rebelle cette chose bon sang !
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Awena Davallon

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Groupe : Pays // Adorateurs de l'Arcane XIII

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Fiche de Personnage : C'est par ici

Histoire de Personnage : 1) [T] Marché interrompu
2) [T] La grande messe de la rébellion
3) [T] Le début d'une alliance
4) [T] Tout vient à point à qui sait attendre
5) [T] Discussion houleuse avec la sniffeuse
6) [A] Une proposition alléchante
7) [T] Quand les plantes s’emmêlent
8 ) [A?] Qui veut la guerre est en guerre avec soi
9 ) [T] Une affaire louche
10) [T] L'initiation d'Uridan Sangried
11) [T] Mystères et mystifications...
12) [T] L’audace cache de grandes craintes
13) [T] La dépendance du Messager : mission recruter Mairlunlen Chienteur
14) [T] Si l'habit ne fait pas le moine, le chapeau fait-il le mage ?
15) [A ?] C'est pas écrit dans les livres
16) [T] Un invité surprise
17) [T] Un grand tournant
18) [T] Dans le silence et la solitude...
19 ) [T] " Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés "
20) [T] Le mal réunit les hommes
21) [A ?] Rien ne dure dans ce monde cruel, pas même nos souffrances
22) [A ?] Les souffrances ont donné vie aux plus grandes âmes. Les personnages les plus éminents, portent en eux des cicatrices.
23) [T] Quand les cloches sonnent les fêtes !
24) [T]L'initiation d'Alekseï Rytchkine et sa mission impossible sur Adiryl
25) [T]Rencontre au cœur de la tempête
26) [A ?] Les secrets sont insondables. Les secrets sont noirs…
27) [T] Prélude à la chute : présentations
28) [T] La plus grande tragédie de la vie n'est pas la mort
29) [T] Je crois que l'humanité est née d'un conflit…
30) [En cours] L'illusion est nécessaire…


Lieux relatifs à l'Arcane XIII :

1) 1ère épreuve : Le Cabinet de la Réflexion
2) Une épreuve subsidiaire
3) 2ème épreuve : Le Rituel du Sang
4) 3ème épreuve : La mission impossible ?
5) Manoir des Davallon : Repaire de l’Arcane XIII

Souvenirs, souvenirs :

Éclats du passé


MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mer 13 Juin 2012 - 15:59

Awi observait chaque allée et venue, elle écoutait attentivement les bruits situés à l’étage. Puis elle examinait chaque nouvelle personne descendant les marches. Certaines osaient même saluer l’assemblée voir des connaissances. Bizarrement, la plupart des gens qui arrivaient, avaient un regard pour elle, était-ce du au fait qu’elle les fixait, le ressentaient-ils ? Ou était-ce le fait qu'elle avait la tête de la nouvelle recrue fraichement débarquée ? Ou bien à sa couleur de cheveux plutôt inhabituelle ?

Ces interrogations la ramenèrent vers de lointains souvenirs. Elle avait posé de nombreuses questions à ses parents à ce sujet. Elle avait bien remarqué que cette couleur était loin d’être commune chez les êtres humains. Mais ils lui avaient seulement dit que ça ajoutait une touche à son originalité et ce n’était pas plus mal. Elle les avait soupçonnés d’avoir essayé de lancer des sorts ou même d’avoir tenté de créer des potions un peu trop près d’elle mais ils ne lui avaient jamais avoué et maintenant ce secret était enfouis à jamais avec leurs dépouilles.

Awi fut tiré de ses pensées par la voix d’un des organisateurs. Celui-ci se trouvait sur l’estrade. Elle avait loupé le début de son annonce mais elle pu quand même en entendre la fin :


« - Il est maintenant l’heure, nous savons que tous les rebelles de Feleth ne peuvent pas être présents à nos côtés. Peut être y aura-t-il encore quelques retardataires… Mais il est grand temps de commencer la réunion. Mon compagnon et moi-même allons chercher notre chef. En attendant, n’hésitez pas à vous servir au banquet. Nous serons de retour dans une demi-heure précise. Surtout restez méfiants et si vous entendez le moindre bruit avant le temps imparti, préparez-vous à recevoir l’intrus comme il se doit. »

Il salua l’assemblée, enfila une veste qui se trouvait sur une chaise, puis les deux compagnons partirent et disparurent de son champ de vision dans l’escalier menant à la trappe. Elle entendit le bruit de la trappe se refermant puis les pas se dirigeant vers la fenêtre. Awi observa l’assemblée. Ils devaient bien être une trentaine. Pensaient-ils la même chose qu’elle ? Et si tout ceci n’était qu’un piège ? Si ces deux hommes étaient des fidèles du Royaume et qu’ils allaient chercher du renfort ? En sachant qu’ils auraient pu tous les tuer immédiatement…un feu et hop. Mais s’ils voulaient obtenir plus de renseignements, il les fallait en vie, les séances de tortures étaient toujours en vogue…
Elle eu un bref coup d’œil pour le spectre, allait-il suivre les deux hommes discrètement ? C’était pourtant un moyen rapide d’aller vérifier leur dire et de revenir à temps pour prévenir les autres. A moins que lui aussi fasse partie du Royaume ?

Awi respira profondément. « Tu te poses trop de questions ma vieille » . Il fallait qu’elle se détende d’une façon ou d’une autre. Trente minutes, ce n’était pas si long… Elle aurait pu aller grignoter un truc mais si c’était empoisonné ? Elle se remit bien droite sur sa chaise et ferma les yeux. C’était une des techniques qui avaient bien marché en prison. Respirez lentement, faire le vide, ne plus pensez à rien… puis se remémorer des souvenirs joyeux, certes, elle n’en avait pas beaucoup mais cela les rendaient encore plus précieux.

Alors que les discussions allaient de bon train entre certains participants, que d’autres se resservaient gaiement en nourriture et boisson, un grincement de plancher se fit entendre. Difficile de dire combien de personnes marchaient à l’étage, le plancher grinçait tellement. Awi ouvrit les yeux et retint son souffle, elle observa les marches. Elle ne voyait pas la trappe d’où elle était. Elle ne pourrait donc pas faire partie des premiers à réagir. Elle reconnut les bottes d’un deux comparses, ainsi ils étaient bien revenus comme ils l’avaient promis. Ils étaient accompagnés d’une tierce personne. Le chef de la Rébellion ?

Le temps semblait s’être arrêté, il n’y avait plus aucun mouvement. Sauf nos trois protagonistes qui s’avançaient vers l’estrade. Awi, ni aucune autre personne dans la salle ne pouvait savoir qui (ou quoi ?) était dissimulé sous cette immense cape.

Le chef de la Rébellion marchait doucement entre ses deux fidèles bras droit. Awi se dit que la démarche du chef semblait un peu trop gracieuse à ses yeux, elle s’attendait plutôt à une démarche bien virile, roulant des mécaniques mais sûrement pas à ça. Dommage que l’estrade soit si proche, elle n’eut guère le temps d’étudier plus longtemps cette démarche assez atypique.

Les deux « bras droit » se tenaient de chaque côté du chef. L’un d’entre eux fit signe aux participants de rejoindre les chaises. Ils attendirent en silence que tout le monde prenne place. Awi observait attentivement le chef des rebelles. Elle attendait avec curiosité le son de sa voix.


« - Bonjour à tous chers amis rebelles ! Bienvenue aux nouvelles recrues. Je tenais tout d’abord à vous remercier d’être présent aujourd’hui à mes côtés. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis ce qui se dresse devant l'autorité d'un tirant, je suis l'espoir d'un groupe qui grandit de jour en jour, je suis la voix de la rébellion. Je n’ai aucun mérite, sans vous, mes moindres actions seraient vouées à l’échec. »

Le chef de la rébellion marqua une pause et observa l’assemblée (enfin du moins c’est ce que pensait Awi). Cette voix, elle semblait… superficielle, modifiée. Comme si l’on entendait une seule et même phrase sur différentes intonations. Et encore, il fallait avoir l’ouïe aiguisée pour remarquer ce détail. Ainsi le chef de la rébellion masquait son visage et sa voix, ils mettaient donc leur vie en jeu pour une espèce de fantôme, d’inconnu ???

Awi était déçue, oui le chef devait se protéger c’est sûr … mais eux aussi risquait leur vie aujourd’hui même, s’il y avait une taupe parmi eux. Mais ils prenaient le risque d’être à découvert, de montrer leur vrai visage… Et s’il y avait bien une personne qui devait se montrer forte et courageuse, c’était bien le chef non ? Sinon à quoi bon ? Il pourrait disparaitre dans la nature aux premiers pépins et se faire remplacer par le premier crétin venu ? Non, ça ne lui plaisait pas du tout…

Le chef de la rébellion s’avança et s'arrêta très près du bord de l’estrade puis il regarda toute l’assemblée... Bien sûr, personne ne pouvait voir le vrai visage du chef de la rébellion, camouflé derrière sa capuche sombre et les nombreux sorts d'Ezekiel... Puis il se remit à parler :

« - Notre but est simple : renverser la dictature du Roi Kaull Hendenmark. Être rebelle... C'est à la vie, la mort... Pas de possibilité de quitter le groupe... Nous ne prenons pas de risque qu'un membre retourne sa veste... Maintenant que vous avez répondu à l’appel, vous n’avez pu aucun moyen de faire machine arrière, il est trop tard. »

Awi se mordit la joue pour ne pas parler. Elle est bien bonne celle là. Nous n’avons pas le droit de faire marche arrière mais monsieur cache son identité aux yeux des siens. Faîtes ce que je dis mais pas ce que je fais…

« - Nous sommes ici ce soir pour mettre en place la stratégie qui nous permettra de mettre un terme à la dictature. J’ai apporté avec moi, les plans du château, les cinq meilleurs d’entre nous pénétrerons dans le château sous une fausse couverture tandis que les autres feront diversions. Cependant, nous ne pouvons agir avec précipitation. Cette grande opération ne pourra avoir lieu avant de nombreux mois. Tout devra être parfaitement organisé. La question est : comment êtes-vous prêts à faire diversion ? Et quelles actions de petites envergures envisagez-vous ? »

Awi regarda rapidement les personnes assises à ses côtés était-ce la seule à trouver tout ceci grotesque ? Alors qu’ « Elle » sommeillait depuis un moment, qu’ « Elle » s’était tue depuis quelques jours, ce flot de sentiments l’avait réveillée.

Ah ah ah, ben voyons attendez donc quelqu’un d’autre face le boulot à votre place… la vieillesse peut être ?
Tais toi, ce n’est pas le moment, j’essaie de trouver une réponse correcte sans montrer mon énervement… alors si tu pouvais te calmer un peu. Tu peux te rendormir, je n’ai pas besoin de toi
Mais oui… Tu crois encore réellement que c’est toi qui me domine ? et qui m’appelle quand tu le souhaites ?
Oui et je compte bien ..
Cette femme doit mourir
Femme ? de quoi parles-tu ?
D’elle, sur l’estrade, votre pseudo chef de la rébellion
C’est une femme ? Qu’est ce que tu me racontes ?
Force la à montrer son visage, nous nous occuperons d’elle plus tard
Mais pourquoi la tuer ? Elle se bat à nos côtés, pour la liberté, pour mettre fin à cette dictature
Ca c’est ce que tu crois, si je ne me trompe pas, elle a juste une bonne raison de virer Kaull du pouvoir
Mais ?
Fais ce que je te dis et tu comprendras ! Pousse la dans ses retranchements et force la à montrer sa véritable identité

Awi se leva de sa chaise avec sa certaine nonchalance habituelle. Puis regarda en direction de l’estrade, ainsi cette personne osait leur mentir. Elle serra les poings et prit la parole sans vraiment faire attention aux autres rebelles.


Excusez-moi de prendre ainsi la parole et ne pas répondre à vos questions. Je m’appelle Awena Davallon et j’ai rejoins les rebelles par l’intermédiaire d’un ami de mes parents, il y a maintenant à peu près un an.

Awi espérait juste que la révélation de son nom n’évoquerait à personne le massacre pour lequel elle avait été jugée coupable. Si elle avait révélé son identité, c’était dans un but bien précis… montrer à ce chef qu’elle assumait ce qu’elle était et qu’elle n’avait pas peur de dévoiler son identité.

Si je ne me trompe pas voici maintenant plusieurs années que Kaull persécute ces terres. Et jamais je ne l’appellerai « roi », il n’a de roi que son égo démesuré. Voici cinq ans que les actions de la rébellion font partie du décor et que plus personne n’y prête guère attention. Et vous nous demandez encore d’attendre ??? Et laissez ainsi des enfants, des femmes et de braves gens du peuple se faire voler, et persécuter par les soldats du Royaume ? Et laissez les nôtres se faire tuer un à un par les capes blanches dans de terribles souffrances ?

Je suis désolé mais je ne suis pas d’accord ! Comment peut-on vous faire confiance ? Vous dissimulez votre voix et votre physique ? Avez-vous un intérêt personnel à faire trainer les choses ?
Je ne sais pas si je suis la seule ici à me poser ces questions, mais je n’irai pas plus loin sans connaître votre identité et être sûre que vous resterez jusqu’au bout à nos côtés.

Etre rebelle c’est à la vie à la mort ? Si vous ne montrez pas votre véritable visage, alors je suis prête à mourir ici même pour quitter définitivement ce groupe.


Awi resta debout et attendit la réponse et en fonction seulement elle expliquerait la stratégie qu’elle envisageait pour à nouveau redorer le blason des rebelles. Et cela commencerait ici même à Venill en débarrassant cette ville du joug de l’oppresseur.

Spoiler:
 
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Melley Nesahlt



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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mer 13 Juin 2012 - 19:14

[dites si quelque chose va pas ^^]

D'autres personnes étaient arrivées, et quelques unes ne s'étaient pas privées pour aller manger un peu. Melley se forçait à rester immobile sur sa chaise, se méfiant, observant tout le monde, priant pour que le prochain soit Lyme. Il lui avait dit qu'il viendrait. Il n'avait jamais manqué à ses promesses. Donc…il viendrait.

Elle n'en pouvait plus d'attendre. Ses jambes tremblaient presque toutes seules, sans qu'elle puisse les arrêter. Et elle n'aimait pas rester tellement longtemps dans un lieu aussi clos que celui-ci. Il lui rappelait le garde-manger ou sa mère l'avait cachée, alors que les Capes Blanches frappaient à la porte…

Celui qui l'avait "accueillie", s'avança soudain et prit la parole :

- Il est maintenant l’heure, nous savons que tous les rebelles de Feleth ne peuvent pas être présents à nos côtés. Peut être y aura-t-il encore quelques retardataires… Mais il est grand temps de commencer la réunion. Mon compagnon et moi-même allons chercher notre chef. En attendant, n’hésitez pas à vous servir au banquet. Nous serons de retour dans une demi-heure précise. Surtout restez méfiants et si vous entendez le moindre bruit avant le temps imparti, préparez-vous à recevoir l’intrus comme il se doit.

Melley écarquilla les yeux. Tous ne peuvent être présents ? Lyme serait un retardataire. Il viendrait. Puis le reste du discours prit sens à ses yeux. Une demi-heure ? Encore attendre ?
Son ventre se noua. Se pouvait-il que ce soit un piège? Ils partaient, assurant qu'ils reviendraient avec leur chef. Mais que lui ? Ou au contraire avec un contingent de Capes Blanches affamés qui n'attendaient qu'une chose : un festin de rebelles servis sur un plateau ?

La tentation de fuir fût grande. Personne ne la connaissait. Personne ne connaissait ni son nom, ni ses origines, rien. Tout comme elle n'en connaissait aucun d'eux. Fuir et éviter de se faire prendre, pour peut-être les aider par la suite. Oui mais l'autre côté était rongé de curiosité…et, comme à chaque fois, se fût elle qui l'emporta. Elle resta droite sur sa chaise, observant tout et tout le monde, passant du spectre à un Archer masqué pour bifurquer vers cette femme aux cheveux bleus. Elle ne pouvait pas tous les regarder, analyser et comprendre.

Finalement, la demi-heure fût horriblement longue et, lorsque les pas résonnèrent à l'étage, Melley sentit la tension ambiante se tendre un peu plus, au possible. Elle vit chacun tourner le regard vers la trappe camouflée dans le sol, leurs muscles prêts à réagir, si jamais les deux hommes les avaient piégés. Melley serrait le manche de sa dague si fort qu'elle crut s'être cassé les os, jusqu'à ce qu'elle voie les deux hommes puis le chef descendre, et personne les suivre.

Ils avancèrent tous trois dans un silence de mort et une immobilité de pierre, comme si les rebelles s'étaient fondus dans la carcasse de la ferme. Melley regarda le chef. Enfin…ce qu'elle en voyait. Sa démarche était….agile, gracieuse…féminine. Oui, féminine. Elle ne voyait pas son visage, couvert par l'immense capuche qui ornait l'énorme cape que portait l'inconnu. Ce dernier prit place sur l'estrade, d'où il invita les derniers debout à s'installer. Une fois fait, il prit la parole :

- Bonjour à tous chers amis rebelles ! Bienvenue aux nouvelles recrues. Je tenais tout d’abord à vous remercier d’être présent aujourd’hui à mes côtés. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis ce qui se dresse devant l'autorité d'un tirant, je suis l'espoir d'un groupe qui grandit de jour en jour, je suis la voix de la rébellion. Je n’ai aucun mérite, sans vous, mes moindres actions seraient vouées à l’échec.

La voix était étrange. Une fois grave, puis elle partait dans le style musical, pour être normale, puis de nouveau grave. Bien sûr Melley ne le percevait que grâce à sa bonne ouïe, que Lyme avait façonnée pour l'Arc comme pour la survie. D'ailleurs, il n'était toujours pas là !

Elle inclina la tête en fronçant les sourcils. Certes elle était novice. Certes elle ne connaissait pas grand chose à l'art militaire, politique ou autre. Mais une chose était sûre….si cette personne les représentaient, était leurs voix, pourquoi modifier la sienne et se couvrir le visage ? Une question qui taraudait bon nombre des rebelles, vu les regards qu'ils lançaient.

- Notre but est simple : renverser la dictature du Roi Kaull Hendenmark. Être rebelle... C'est à la vie, la mort... Pas de possibilité de quitter le groupe... Nous ne prenons pas de risque qu'un membre retourne sa veste... Maintenant que vous avez répondu à l’appel, vous n’avez pu aucun moyen de faire machine arrière, il est trop tard.

A la vie, a la mort. Lyme le lui avait dit une fois. Ils ne prennent pas de risques aussi. Logique….mais si elle avait tant "confiance" en eux, pourquoi se couvrait-elle ? Melley voulait savoir. Voulait découvrir le véritable chef. Celui qui se planquait sous sa cape et non celui qui leur parlait.

- Nous sommes ici ce soir pour mettre en place la stratégie qui nous permettra de mettre un terme à la dictature. J’ai apporté avec moi, les plans du château, les cinq meilleurs d’entre nous pénétrerons dans le château sous une fausse couverture tandis que les autres feront diversions. Cependant, nous ne pouvons agir avec précipitation. Cette grande opération ne pourra avoir lieu avant de nombreux mois. Tout devra être parfaitement organisé. La question est : comment êtes-vous prêts à faire diversion ? Et quelles actions de petites envergures envisagez-vous ?

Les cinq meilleurs ? Et comment les désigner ? Chacun d'eux était doué dans un art particulier. Elle s'était l'Arc, comme la magie pour d'autres, ou le corps à corps pour certains…En somme, ils étaient tous meilleurs à un niveau. Et puis, tous les rebelles n'étaient pas présents. Cela à la rigueur…ils s'en fichaient.
Des idées de diversion….et puis quoi encore ! Se montrer au grand jour, prendre le risque que le plan échoue et ensuite les Capes Blanches connaîtront tous les visages, pourront mettre des avis de recherche partout, les traquer jusqu'à épuisement, torturer les malheureux qui se feraient prendre…éteindre la bougie déjà vacillante de la rébellion.

Melley n'était pas d'accord. Et quelque chose ne lui inspirait pas confiance. Cet inconnu était étrange. Elle croisa les bras, regardant les autres. Personne ne bougeait, et tous se regardait du coin de l'œil. Puis, sans que l'on s'y attende, la fille aux cheveux bleus se leva.

-Excusez-moi de prendre ainsi la parole et ne pas répondre à vos questions. Je m’appelle Awena Davallon et j’ai rejoins les rebelles par l’intermédiaire d’un ami de mes parents, il y a maintenant à peu près un an.

Elle prenait beaucoup de risques. Mais Melley savait que c'était délibéré. Cela se voyait dans le titillement de sa lèvre. Elle avait peur elle aussi. Mais reprit la parole, d'une voix forte :

-Si je ne me trompe pas voici maintenant plusieurs années que Kaull persécute ces terres. Et jamais je ne l’appellerai « roi », il n’a de roi que son égo démesuré. Voici cinq ans que les actions de la rébellion font partie du décor et que plus personne n’y prête guère attention. Et vous nous demandez encore d’attendre ??? Et laissez ainsi des enfants, des femmes et de braves gens du peuple se faire voler, et persécuter par les soldats du Royaume ? Et laissez les nôtres se faire tuer un à un par les capes blanches dans de terribles souffrances ?

Je suis désolé mais je ne suis pas d’accord ! Comment peut-on vous faire confiance ? Vous dissimulez votre voix et votre physique ? Avez-vous un intérêt personnel à faire trainer les choses ?
Je ne sais pas si je suis la seule ici à me poser ces questions, mais je n’irai pas plus loin sans connaître votre identité et être sûre que vous resterez jusqu’au bout à nos côtés.

Etre rebelle c’est à la vie à la mort ? Si vous ne montrez pas votre véritable visage, alors je suis prête à mourir ici même pour quitter définitivement ce groupe.


Oui, maintenant qu'elle le disait, le chef avait donné le qualificatif "Roi" à chaque fois qu'il parlait de Kaull. Or, pour quelqu'un qui ne l'aimait pas…Elle avait dit tout haut ce que pensaient les autres tout bas. Et maintenant, il lui faudrait de l'aide. Parce qu'au vu de la posture, non seulement des bras droits, mais aussi du chef, ceux-ci ne la croyait pas. Ou alors pensaient qu'elle était une espionne du Royaume. Quoique, idiot, un espion ne se dévoile pas au grand jour. "La meilleure cachette est d'être visible de tout le monde." Lyme le lui avait aussi enseigné.
Oui mais non. Awena lui inspirait confiance, elle. Contrairement au prétendu chef.

Décroisant les bras, inspirant un grand coup, elle se leva et se posta aux côtés de la rebelle aux cheveux bleus.

-Je me nomme Melley Nesahlt. Et je suis d'accord avec Awena. Se masquer puis prétendre être le visage et la voix de nous tous. Je trouve cela grotesque. Pardonnez mon insolence, mais je suis on ne peut plus lassée déjà de vous attendre, et ensuite de voir qu'en réalité, notre chef se cache. Donc, nous voulons et exigeons de voir votre visage.

Elle inspira une nouvelle fois. Jamais elle n'avait parlé avec tant de brutalité. Elle reprit.

-Et si l'envie vous prend de faire de moi un exemple, allez-y sans vous gêner. La torture ne me fera pas démordre de mes opinions.

Se taisant, le silence retomba lourdement sur l'assemblée. Elle avait parlé avec trop de violence. Elle s'en rendait compte. Mais elle était inquiète pour Lyme, qui ne venait pas, elle en avait marre aussi d'être prise pour une prune ! Les faire attendre, attendre, attendre, pour ensuite se couvrir et leur chanter une chanson grotesque.

Et, comme elle l'avait dit, elle était prête à subir la torture. Même devant tous les autres rebelles. Lyme l'avait entraînée à résister quelques peu en la torturant lui-même. Bien sûr, il n'y était pas allé aussi fort que les Capes Blanches le feraient en vrai, mais elle avait tout de même senti les coups de fouet, de badine, de brûlure. Tout. Il avait habitué son corps à ce genre de sensations, pour qu'elle puisse résister un peu plus longtemps. Elles étaient deux. Deux devant les trois sur l'estrade. Les trois qui avaient tous les pouvoirs. Et les autres semblaient toujours réfléchir.

En fait, Melley ne s'était jamais connu un tel courage…
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Nathan Haffe

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mer 13 Juin 2012 - 22:35

Aah mes pieds, je crois que je n'avais jamais autant regardé mes pieds. Depuis le départ des deux rebelles je n'avais fait que ça, en arrivant ici, je m'étais d'abord débarassé de ma cape et avait attendu contre un mur le début de la réunion. J'avais vu arriver plusieurs rebelles dont "Le Carreau d'Argent", une connaissance qui m'avait sauvé du pilori et d'une mort certaine à Madorass. Il m'avait chaleureusement salué, mais moi dans mon insensibilité habituelle, je n'avais fait que porter deux doigts à la tempe durant une seconde en guise de salut. Je n'éprouvais rien pour cet homme, même pas de la gratitude. Revenons à mes pieds.
Au départ des deux "chaleureux portiers", je remarquai une minuscule tâche de sang sur le bout de ma botte droite, je passai donc la demi-heure suivante à observer cette tâche rougeâtre en me demandant à qui elle appartenait. Une cape blanche? Une personne quelquonque? Moi-même? Je passai en revu toutes les effusions de sang, aussi minimes soient-elles, que j'avais vécu depuis une semaine. Pas de réponse. Je décidai de lever la tête lorsque, pour la deuxième fois une imbécile prit la parole pour exiger de connaître l'identité du chef. Était-il masqué comme moi? Je regardai dans sa direction et ne vis qu'un visage encapuchonné. Je tournai la tête vers les deux perturbatrices, et contre toute attente, décidai de prendre la parole en me levant.


-Bon, je vous tue tout de suite, vous vous retractez ou je vous explique pourquoi vous ne verrai sans doute pas le visage de notre chef. Je ne doute pas que vous optez pour la troisième solution, après quoi je vous laisserai choisir entre la première et la deuxième option.
Imaginons, que vous ayez raison de vous méfiez, que ce chef soit un brigand à la solde du roi. D'ailleurs que vous le vouliez ou non Kaull est roi et le restera tant qu'il y aura des gens comme vous qui empêchent le bon déroulement des opérations. Donc revenons à notre chef. Imaginons que ce soit un mercenaire du roi. Est-ce que connaître son visage  changera la donne? Je ne pense pas, à moins que ce soit une cape-blanche connue par tous. De plus, désolé si je vous offense chef, mais si vous êtes du royaume, vous êtes drôlement stupide de nous faire venir ici plutôt que de nous tuer chez nous au moment où l'on s'y attend le moins, vu que vous avez réussi à nous trouver pour nous informer de la réunion.
Et si maintenant, cette personne était le chef de la rebellion. Le visage caché, il saura nous mener à la victoire, son identité connue de tous, il sera comme vous mesdemoiselles Melley et Awena, tué dans le mois qui suit. En effet, il suffit qu'il y ait une seule taupe ici et vous êtes mortes. Ou encore, si l'un de nous est capturé et torturé, nous ne pourrons qu'être compréhensif s'il vous dénonce. Vous avez fait une erreur en nous dévoilant vos noms mesdemoiselles. Je ne peux que déplorer votre manque d'expérience. Je vous laisse le choix.... Mourrez, ou retractez-vous. Je vous tuerez sans hésitations, je n'éprouve plus de compassion depuis plus d'un an. Et même si certaines personnes trouveront du charme à votre naïveté, moi pas. La seule chose qui ait du charme pour moi est une cape-blanche gisant dans une flaque de sang et de peur.


Je n'avais jamais autant parlé depuis la mort de Camille. Je me rassis donc, laissant le temps aux autres de peser mes mots


Dernière édition par Nathan Haffe le Dim 17 Juin 2012 - 9:28, édité 1 fois
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Éon Umbra

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Dim 17 Juin 2012 - 6:47

La salle se remplissait lentement. Avec tant de personne, une taupe peut facilement ce cacher. Je n'avais pas d'autre chose à faire que d'observer et d'attendre. Chaque nouvel arrivant était soit un ami, soit un ennemi. Je regarda le buffet un moment, j'avais faim, mais je connaissait aussi très bien les poisons. Plusieurs personnes mangeaient et buvaient, si c'était un piège, ils étaient tous mort. Malgré cela, Quelques personnes agissait comme moi: calme, observateur et méfiant. Je sentit le regard d'un rebelle se poser sur moi, j'avais à peine le temps de trouver celui ou celle qui m'observait que déjà un autre portait son attention vers moi. J'aurais peut-être du rester près d'un mur à la place de me placer au milieu de la salle.

À peine dix minutes que les deux gardes nous avaient quitté et déjà je n'en pouvait plus, J'avais l'habitude d'attendre, mais pas dans un endroit aussi dangereux. Si c'était organisé par le royaume, pourquoi tous nous réunir? Si le royaume nous attaquait, nous pourrions nous défendre tous ensemble. Sauf, bien sur, s'ils cherchent des informations. Je n'avais sentis que la présence des fermiers dans les champs pendant que je me dirigeait vers le lieu de la réunion, j'aurai senti la présence d'une armée, sauf s'ils sont protégés par de la magie...

J'e n'en peut plus de se stress! Bon, je dois me calmer. Poser plein de question ne va pas faire apparaître une réponse. Plus que cinq minutes avant le retour des deux gardes et du chef. Ma sarbacane était déjà prête à tirer, si quelqu'un sortait une arme et attaquait un autre, je pouvais rapidement le mettre hors d'état de nuire. Pas le tuer, le paralyser, un interrogatoire était toujours une bonne solution.

Le plancher craqua à l'étage. Ils étaient revenus. Il y avait... je n'arrive pas à sentir le nombre de personne présente. Quelque chose brouillait mes pouvoirs, j'avais l'impression qu'il y avait une centaine de personne, mais c'était impossible de rentrer autant de personne dans cette petite maison. J'avais une belle vue de la trappe d'où j'étais assis. Lorsqu'elle s'ouvrit, je vis un des gardes et une personne vêtu d'une grosse cape. C'était cette personne qui me dérangeait.

Ils descendirent les marches et ils se dirigèrent vers l'estrade. Le deuxième garde était juste à côté d'eux. Cette personne qui semblait être le chef faisait beaucoup d'effort pour ne pas révéler sa présence. Son apparence physique était presque impossible à deviner sous cette cape et elle devait surement porter un masque. Personne ne prononça un mot jusqu'à ce que les trois soient debout sur l'estrade. Le chef semblait regardait la foule, il y a quelque de louche avec cette personne.

Le chef commença à parler. Sa voix était étrange et non-naturelle. En plus de cacher totalement son physique, il cachait sa voix et son énergie magique. Il avait si peur d'être reconnu? Plusieurs rebelle, dont moi, ne portait aucun masque. Pourquoi tant de méfiance? Il commença par vanter ses valeurs de chef et son utilité à notre cause et il n'oublia pas d'inclure les rebelles qui travaillaient seul. Il continua en donnait quelque indication sur son plan pour le futur. Il parlait d'une voix calme et ne montrait aucune émotion. Il garda le même ton de voix lorsqu'il parla du travail des rebelles jusqu'à présent et lorsqu'il parla du «Roi».

Une personne se leva pour contester. Awena. Elle exigeait de voir le vrai visage du chef. Elle était l'une des deux rebelles arrivés avant moi. Elle avait raison de vouloir connaître l'identité de celui ou celle qui voulait les dirigés, mais aller jusqu'à dire son nom à tous, c'est trop. L'autre personne arrivé avant moi, Melley, se leva et prit la parole. Elle appuyait Awena, mais elle avait, elle aussi dit son nom. Une troisième personne parla avant que je puisse dire un mot. Il dit presque exactement ce que moi et le plupart des personne pensait en ce moment. Ce que je n'aimait pas c'était le fait qu'il voulait tuez les deux femmes, elles n'avaient rien fait d'autre que de vouloir se protéger elles-même et nous tous par la même occasion.

- Je suis d'accord avec toi, mais les tuer serait trop. Moi aussi je pense que ce chef se cache trop. Il ne faut pas se cacher pour diriger un groupe, il faut que les membres aient confiance en celui ou celle qui les dirigent. En voulait les tuer tu protèges directement l'identité de l'inconnu sur l'estrade. Soit toi et les trois autres vous faites partit du royaume et ceci n'est qu'un piège... soit tu fais confiance aux autres trop facilement. Tu es déjà prêt à tuer des alliés pour quelqu'un que tu ne connait pas.

Je n'avais pas eu besoin de me lever comme les autres pour parler. Je suis resté assis sur ma chaise en fixant l'homme. Je craignait que la discussion se transforme en combat à mort. C'était peut-être le plan des gens du royaume. Nous monter les uns contre les autres et nous regarder nous entre-tuer. Une belle façon de ne pas se salir les mains.

- Si tu les attaques maintenant, tu commenceras un combat et on finiras par s'entre-tuer. De toutes façon, elles seront mortes dans un mois comme tu l'as si bien dit. Tu n'as pas besoin de leur enlever la vie, mais si tu veux vraiment le faire, je t'en empêcherais. J'empêcherais aussi quiconque d'attaque le chef, sans preuve valable qu'il est du royaume. Nous sommes ici pour s'entraider, pas pour se tuer.

C'était un pari risqué. J'espère seulement que ça va calmer quelque personne dans la foule. Je peux sentir l'énergie monter dans la salle. J'ai un mauvais pressentiment pour la suite des évènements.


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Oliana Mésyrhis

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Dim 17 Juin 2012 - 16:28

L'arrivée des autres ne la rassura pas vraiment. Et puis... tout était si sombre ici. Elle était habituée au soleil de la demeure du maître, à la chaleur des journées qui passait à travers les vitres... Et ici ? Rien. Froid et sombre. C'était bizarre tout de même, que tant de personnes soient réunies là sans se décrocher un mot. Assurément louche... Enfin après tout, elle n'allait pas vers les autres non plus. Elle prit donc une décision. Elle devait sortir de son état d'exclusion. Alors elle se leva sur ses jambes un peu tremblantes, et survola la salle du regard. Elle ne put que constater, encore une fois, qu'elle ne connaissait personne. Et il n'y avait pas grand monde qui semblait se connaître ici. Elle s'était toujours pensée isolée des rebelles mais l'était-elle vraiment ? Tout le monde devait l'être plus ou moins. Pour se redonner du courage, et aussi pour se réchauffer un peu, elle resserra sa cape autour d'elle. Puis elle fit la téméraire, ce qui allait plutôt bien à sa morale de démone mais pas vraiment à son physique de pauvre enfant perdue, et s'avança jusqu'au banquet.

Au moins il y avait le choix, même si cela ne servirait pas à grand chose puisqu'elle n'avait pas vraiment faim. Elle réfléchit un court instant avant de se saisir d'un l'aliment qu'elle pourrait manger petit à petit, et ainsi lui permettre d'avoir quelque-chose pour occuper ses mains : un morceau de pain. Elle se retourna à nouveau vers la salle, et réalisa qu'elle ne savait même pas comment la réunion devait se dérouler. Quelqu'un allait peut-être s'avancer à un certain moment pour faire un discours qui l'éclairerait un peu, mais elle ne voyait personne qui ait vraiment l'étoffe d'un orateur. Sûrement, certaines personnes étaient plus charismatiques, mais quelqu'un de charismatique, c'est mauvais signe. Elle n'aimait pas du tout les gens charismatiques. Ils peuvent mener tout le monde à la baguette, y compris elle, et ce n'était pas franchement ce qu'elle désirait le plus.
Une hypothèse restait alors : un chef hypothétique qui leur donnerait des instructions arriverait plus tard, une fois tout ce petit monde installé. Il manquait encore du monde en effet, Oliana s'en doutait, puisque la salle était loin d'être pleine. La démone s'écarta un peu du buffet et entreprit de trouver un point d'observation approprié. Elle s'adossa à un mur, tenta de se faire discrète, ce qui n'est pas une mince affaire quand on est habillé tout en noir, de façon lugubre, jugeait-elle, qu'on avait de long cheveux blancs qui contrastaient bien, une peau plus pâle que la normale, et deux grands yeux gris. Enfin elle au moins n'était-elle pas charismatique... On mettrait alors peut-être plus longtemps avant de se rendre compte de son existence. Pour plus de sécurité, elle rabattit sa capuche.

Elle se garda un long moment pour visualiser tout le monde, et mémoriser toutes les têtes. Ça pouvait devenir utile en cas de problème, on voyait mieux à qui on avait à faire. Dans tout les cas, elle n'éprouvait pas de confiance spontanée pour le reste du groupe, et les autres ne semblaient pas vraiment on éprouver non plus. Une réunion dans ces conditions pouvaient s'avérer difficile. Oliana en était à cette réflexion lorsqu'elle se rendit compte qu'elle tenait toujours son morceau de pain auquel elle n'avait pas touché dans sa main. Elle le prit et en croqua un bout, pour se sentir moins bête et faire passer le temps.

La seule personne à laquelle Oliana ait vraiment prêté attention, c'était la jeune femme, à la singulière chevelure bleue, qui était déjà là à son arrivée. Mais les cheveux n'étaient pas tout. Peut-être lui trouvait-elle un air qu'elle ne prêtait pas au lieu dans lequel elle se tenait. Et puis il y avait autre chose aussi, une chose qu'elle hésitait vraiment à qualifier de personne. Une sorte d'homme... mais qui n'en était pas un, et conférait une atmosphère bizarre à la pièce, quand elle entrait dans le champ de vision de la démone. Elle n'avait jamais vu de spectre, mais en avait lu une rapide description dans un livre du bureau du maître, pendant qu'il pensait qu'elle passait le balais. Elle supposait qu'elle avait affaire à l'un d'entre eux mais comment vérifier ?
Aucun point d'attache ne se présentait à ses yeux, aucune présence à laquelle se raccrocher pour trouver la force de sortir de l'anonymat et d'aller au devant des autres. Le maître, s'il avait été à sa place, aurait vite réussi bien sûr. Elle, elle en était incapable. Le simple fait de sentir plus d'une paire d'yeux posée sur elle la rendait folle. Et puis elle espérait que quelqu'un d'autre face le premier pas à sa place, comme devaient l'espérer aussi les autres. En partant de ce principe là, personne ne prononcerait jamais un mot, et la réunion ne se terminerait jamais, ni ne commencerait. Bref, cela faisait beaucoup trop de problèmes aux yeux de la démone.

Les problèmes devaient néanmoins arriver plus tard. Une personne prit la parole. Oliana dut se tourner pour l'observer. C'était l'un des gardes. Il annonça l'arrivée dans une demi-heure du chef de la Rébellion. ... une demi-heure ? Oui mais... le chef de la Rébellion ! ... dans une demi-heure ?! Attendre encore ? Non ! Les gardes quittèrent la salle sans qu'elle ne puisse rien dire. Elle resta, visage outré, immobile dans sa position. Très bien une demi-heure. Qu'est-ce que c'était une demi-heure ? Dans le noir, avec une dizaine de personnes auxquelles elle ne pouvait même pas faire confiance ? Rien du tout voyons... Oliana avait envie de quitter la pièce. Qu'on la laisse partir ! Pourquoi était-elle venue ? Elle sentit comme un étau se refermer autour de sa gorge. Elle dut aller chercher un verre d'eau pour ne pas s'étouffer. Tant pis les précautions, il pouvait bien y avoir un poison dans la nourriture ! Peu lui importait maintenant. Soit il y en avait un, et elle mourrait tout de suite, ainsi elle n'aurait pas à affronter un quelconque piège, soit il n'y en avait pas, et alors elle n'avait pas à s'en faire, et elle était tranquille.
Elle suffoquait plus rien n'allait, elle avait besoin d'air. Pour ne pas tourner en rond elle se ratatina dans un coin en attendant. Profiter du temps qui lui restait avant l'arrivée du chef était la meilleure chose à faire.


Crissement de plancher, elle relève la tête. Les yeux ne croisent que les mines sinistres. Partir. Partir vite. Elle ne voulait pas rester. Elle sentait quelque-chose dans l'air. Elle n'aurait jamais dû mettre les pieds ici.
Elle se releva avec patience, car mieux valait montrer au monde une face peu sûre qu'apeurée. Le plancher craquait toujours. Qui était-ce ? Elle fit quelques pas discrets vers la source, en longeant les murs. Les escaliers, le sol. Et soudain elle les vit. Trois silhouettes. Deux gardes et... se pouvait-il que... ? Oliana se trouva interdite. Elle était impressionnée de se trouver en présence d'une personne aussi importante. Son regard ne pouvait pas s'en détacher. Le même frisson parcourait toujours son dos, mais pour l'instant en tout cas, le reste l'emportait. Elle observa la personne capée qui retenait toutes les attentions – du moins en doutait-elle, puisqu'elle ne faisait plus cas de personne – monter sur l'estrade, de cette démarche si particulière. Qui était-ce ? D'où venait donc cette personne ? Elle aurait aimé que le maître soit là pour pouvoir se raccrocher à quelqu'un dans son attente, fébrile. Tant pis. Elle allait tout savoir maintenant.
C'était le silence dans la salle, un silence tranchant à en faire tomber toutes les têtes. Oliana fit un pas en avant. C'est alors que la voix s'éleva dans la salle. Une voix bizarre, à laquelle la démone prêtait des accents surnaturels. Mais peu importait puisqu'elle était là, et qu'Oliana pouvait écoutait tout ce qu'elle avait à dire, pouvait recueillir tous les mots qui sortaient de sa bouche. Ses paroles trouvaient un écho dans la tête de la rebelle. Renverser le roi, c'était ce qu'elle voulait, ni plus ni moins. Si elle s'était engagée sur la voie de la rébellion sans trop savoir pourquoi, les vents qui avaient depuis soufflés sur sa vie lui avaient dicté la raison.

Le silence qui suivit le discours était pesant et révélateur. Elle sembla se réveiller d'un rêve lorsque la voix se tu. Elle regarda tout autour d'elle. Quelque part dans la salle, quelque-chose changea. Elle vit la jeune femme aux cheveux bleus sortir à découvert. Sa témérité se lisait sur son visage. Elle prit la parole à la suite du chef. Awena Davallon. Un nom qu'elle retiendrait. Mais de quoi parlait-elle ? Alors qu'elle discourait, Oliana ne put s'empêcher de s'approcher. Cette femme marquait un désaccord grandissant avec la personne qui s'était exprimée juste avant elle. Elle n'avait pas confiance, qui donc en avait encore à ce stade ? Elle la fixa un moment, même après qu'elle ait fini de parler. Puis une autre voix s'éleva. Melley Nesahlt. Elle aussi appuyait les idées d'Awena. Mais n'était-il pas dangereux de partir sur ce pieds là dès le début de la réunion ? La démone ne put qu'avancer encore plus.
Deux autres personnes prirent la paroles, mais aucune des deux ne se dévoila. Il s'agissait de deux hommes. L'un se montra menaçant, l'autre, plus conciliant, mais aucun des deux ne semblait adhérer aux idées d'Awena. Après des heures à se taire, Oliana sentit qu'il était venu le temps pour elle de donner son avis. Elle s'avança jusqu'à se trouver bien en vue, et fit en sorte que sa voix ne tremble pas.


C'est vrai ! On ne peut pas continuer cette réunion si chacun se dresse contre l'autre. La confiance est primordiale. C'est un fait oui ! Il aurait été absolument fantastique que nous puissions la tenir pour acquis dès le départ, toutefois ce n'est apparemment pas le cas. Mais que faisons-nous alors ? On ne peut pas révéler son identité parce-que c'est dangereux, on ne peut faire confiance aux autres, parce que c'est dangereux ! Quoi alors ? Il faut trouver un terrain d'entente, si l'on veut partir sur de bonnes bases. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais il va falloir trouver rapidement. Ou la réunion ne commencera jamais.

Oliana avait tout lâché d'un bloc. Le rouge lui monta aux joues. Heureusement elle avait sa capuche. Elle se laissa le temps de s'éclaircir les idées avant de poursuivre en direction de la personne sur l'estrade :
Quant à vous, je ne sait pas qui vous êtes. Si vous êtes bien la personne que vous prétendez être, alors vous avez tout mon respect. Néanmoins vous voyez bien que peu de gens sont prêts à vous accorder leur vie contre si peu d'informations. Vous ne nous avez même pas dit quel est votre rôle précis dans la rébellion. « La voix de la rébellion », c'est un peu vague. Quel rôle jouez-vous ? C'est vous, celui qui tient les ficelles de la rébellion, notre « chef » ? Comment pouvez-vous nous le prouver ?

La jeune démone se tut enfin. Elle avait la désagréable impression d'être observée. Ce n'était peut-être pas qu'une impression d'ailleurs. Elle se demanda si elle avait bien agi en parlant ainsi... Sa bouche n'était-elle pas allé plus vite que son esprit ?
Elle dévisagea chaque personne qui se trouvait autour d'elle. Elle sentait un étrange courant passer entre les différents participants. Et elle espérait que celui-ci ne serait pas trop néfaste.
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Ryu Shingen

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Dim 17 Juin 2012 - 19:54

Ryu Shingen regardait à travers les yeux de son spectre, l'arrivée des autres rebelles quand tout à coup un homme se dressa pour faire une annonce devant la petite assemblée. Il expliquait que l'on devait attendre les autres rebelles qui arrivaient. Il proposa pour ceux qui avaient faim un petit buffet pour patienter. Il précisa que le chef viendrait une fois que tout le monde serait là. Quelques minutes, un homme arriva entourée par deux autres compagnons, il s'agissait du chef de la rebellion. Il commença son petit discours:
« - Bonjour à tous chers amis rebelles ! Bienvenue aux nouvelles recrues. Je tenais tout d’abord à vous remercier d’être présent aujourd’hui à mes côtés. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis ce qui se dresse devant l'autorité d'un tirant, je suis l'espoir d'un groupe qui grandit de jour en jour, je suis la voix de la rébellion. Je n’ai aucun mérite, sans vous, mes moindres actions seraient vouées à l’échec. Notre but est simple : renverser la dictature du Roi Kaull Hendenmark. Être rebelle... C'est à la vie, la mort... Pas de possibilité de quitter le groupe... Nous ne prenons pas de risque qu'un membre retourne sa veste... Maintenant que vous avez répondu à l’appel, vous n’avez pu aucun moyen de faire machine arrière, il est trop tard. »
»Nous sommes ici ce soir pour mettre en place la stratégie qui nous permettra de mettre un terme à la dictature. J’ai apporté avec moi, les plans du château, les cinq meilleurs d’entre nous pénétrerons dans le château sous une fausse couverture tandis que les autres feront diversions. Cependant, nous ne pouvons agir avec précipitation. Cette grande opération ne pourra avoir lieu avant de nombreux mois. Tout devra être parfaitement organisé. La question est : comment êtes-vous prêts à faire diversion ? Et quelles actions de petites envergures envisagez-vous ? »


Mais une autre femme se leva pour manifester un mécontentement et elle exprima un certain désaccord sur un point très précis. La confiance, la personne qui se présentait comme le chef était masqué. Awena avait fait la remarque pertinente suivante:

"Etre rebelle c’est à la vie à la mort ? Si vous ne montrez pas votre véritable visage, alors je suis prête à mourir ici même pour quitter définitivement ce groupe. "

La rodeuse fut soutenue par une autre femme qui l'appuya sur ce point indéniable. Elle lança la réplique suivante:

-Je me nomme Melley Nesahlt. Et je suis d'accord avec Awena. Se masquer puis prétendre être le visage et la voix de nous tous. Je trouve cela grotesque. Pardonnez mon insolence, mais je suis on ne peut plus lassée déjà de vous attendre, et ensuite de voir qu'en réalité, notre chef se cache. Donc, nous voulons et exigeons de voir votre visage. Et si l'envie vous prend de faire de moi un exemple, allez-y sans vous gêner. La torture ne me fera pas démordre de mes opinions.

Ryu se trouvait dans la même position que la personne qui se présentait. Si le chef révélait son visage, il viendrait lui même en personne dans la salle. Le ninja remarqua qu'il était le seul à faire venir un intermédiaire à sa place. Le collectionneur d'esprit démoniaque refléchit à l'opportunité à se lancer lui dans cette contestation véridique. Il préféra perpétrer une action cinglante, révéler le visage de la rébellion de force. Le spectre fit apparaître discrètement plusieurs katanas dans ses manches.Un homme se lava lui aussi et donna un point de vue bien singulier mais terriblement réaliste:

-Bon, je vous tue tout de suite, vous vous retractez ou je vous explique pourquoi vous ne verrai sans doute pas le visage de notre chef. Je ne doute pas que vous optez pour la troisième solution, après quoi je vous laisserai choisir entre la première et la deuxième option.
Imaginons, que vous ayez raison de vous méfiez, que ce chef soit un brigand à la solde du roi. D'ailleurs que vous le vouliez ou non Kaull est roi et le restera tant qu'il y aura des gens comme vous qui empêchent le bon déroulement des opérations. Donc revenons à notre chef. Imaginons que ce soit un mercenaire du roi. Est-ce que connaître son visage changera la donne? Je ne pense pas, à moins que ce soit une cape-blanche connue par tous. De plus, désolé si je vous offense chef, mais si vous êtes du royaume, vous êtes drôlement stupide de nous faire venir ici plutôt que de nous tuer chez nous au moment où l'on s'y attend le moins, vu que vous avez réussi à nous trouver pour nous informer de la réunion.
" Et si maintenant, cette personne était le chef de la rebellion. Le visage caché, il saura nous mener à la victoire, son identité connue de tous, il sera comme vous mesdemoiselles Melley et Awena, tué dans le mois qui suit. En effet, il suffit qu'il y ait une seule taupe ici et vous êtes mortes. Ou encore, si l'un de nous est capturé et torturé, nous ne pourrons qu'être compréhensif s'il vous dénonce. Vous avez fait une erreur en nous dévoilant vos noms mesdemoiselles. Je ne peux que déplorer votre manque d'expérience. Je vous laisse le choix.... Mourrez, ou retractez-vous. Je vous tuerez sans hésitations, je n'éprouve plus de compassion depuis plus d'un an. Et même si certaines personnes trouveront du charme à votre naïveté, moi pas. La seule chose qui ait du charme pour moi est une cape-blanche gisant dans une flaque de sang et de peur."

Pendant qu'Oliana exprima elle aussi son avis qui suivait la même pensée d'Awena .Lorsqu'elle rejoignit son siège, il leva les deux bras en direction du sois disant chef et les armes noires sortirent des manches. Elles s'arrêtaient à un mètre du trio, elles flottaient dans les airs. Puis Ryu fit un claquement de doigt, une petite flamme noire apparut juste devant sois disant chef. La petite flamme dessina un nombre à deux chiffres, il s'agissait du dix. Celui commençait à changer et se transforma en neuf. Puis vint le huit. Le message était clair soit il montrait son visage, soit il mourrait étriper par les katanas. Mais Ryu fut convaincu par le point de vue de l’assassin mais il voulait voir comment il ou elle réagirait face à cette épreuve.


Spoiler:
 
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Nessa Grenayde

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mar 19 Juin 2012 - 22:22

Le début de la réunion était en vue. Mais plutôt que de se relâcher un peu à cette nouvelle, la tension dans la salle monta d’un cran. On aurait cru que c’était impossible, mais comme quoi… Même Assen, qui pourtant voulait toujours se montrer fort, était au bord de l’évanouissement. Si au début il pensait que c’était la meilleure idée qu’il n’ait jamais eu, de venir ici. Le voilà qu’il avait changé d’avis. Déjà son aventure pour arriver jusqu’à Venill, c’était un signe, que les choses n’allaient pas très bien se passer. Il le savait. D’ailleurs il maudissait le vieillard pour ça. Si jamais il mourrait aujourd’hui même il allait venir le hanter. Oui, il s’amuserait à venir hanter tout le monde et porter malheur a tous ces pauvres gens. Ce serait génial. Alors même qu’il s’approfondissait dans son délire– ne s’intéressant plus du tout aux autres rebelles – il entendit du bruit au-dessus de leur têtes.

Tout le monde était crispé et gardait sa main prêt de son arme. Pas qu’ils auraient beaucoup de chance de survie dans cette cave. En tout cas, Assen se félicita d’avoir si bien observé la salle, il avait déjà sa petite idée sur comment s’échapper… Au cas ou. Mais apparemment ça n’allait pas être pour tout de suite. Trois personnes descendirent des escaliers. Les deux hommes qui avaient chaleureusement accueillit tout le monde avec des coups sur la tête. Et une autre personne, de sexe inconnu, entre les deux gardes. Bon après, il n’avait pas l’air d’un costaud ce mystérieux. Et même si la plus part des rebelles avaient une cape sur la tête… Celui-ci en avait une fameusement grande. On ne voyait rien… Le jeune homme ne put s’empêcher de se demander comment la personne faisait pour respirer. Sauf si en fait… C’était aussi un fantôme, spectre, truc ! Bref, il n’aimait pas ça. Et puis il n’était pas venu pour regarder un défilé de capes ! Et surement pas pour un concours de discours. Bon, en même temps, les discours étaient intéressants. Presque marrants. Le jeune homme se fit une joie de tout retenir.

D’abord il y avait la bizarre qui chantait. Sauf que maintenant elle ne chantait plus. Elle rallait. Et on pouvait la comprendre. Franchement, faire tout ce chemin sans même avoir vu la tête du chef ! Apres, il y avait une autre fille, elle rallait aussi. En fait, elle faisait presque l’écho de la première. En bref, elles n’étaient pas contentes. Ensuite il y avait un excité. Lui il était prêt pour la guerre, tuer c’est clairement son dada. Son discours terminé, il fut suivit d’un autre jeune homme qui, comment dire… Est plus doué en paroles ? Disons qu’il faisait un peu plus de ‘compromis’ celui-là. Petit malin va. Malheureusement on ne lui donnait pas plus de temps pour calmer la situation car voilà qu’une autre jeune femme se rangea du côté des deux premières. Certes elle était moins ‘agressive’ et peut-être aussi plus maline. Elle gardait son nom pour elle, elle.

Jusqu’ici, on peut dire que la réunion ne se passait pas comme prévu. Et qu’en fait, une grosse baston générale allait prendre place dans la salle. Assen n’hésita d’ailleurs pas à bouger sa chaise un peu vers l’arrière, vers la sortie. Mais après, quoi de mieux qu’un spectre pour venir accélérer la chose. La situation était complètement ridicule. Le décompte ‘fantomatique’ et ‘enflammé’ avait commencé. Mais arrivé au chiffre 6, une flèche traversa la tête du spectre, se plantant ainsi dans le mur derrière le trio. Tous les regards se retournent d’un coup vers le jeune… Herboriste. Il n’avait pas fait tout ce cinéma pour tuer le spectre, comment serait-ce possible, il ne savait même pas ce que c’était. Mais il voulait que l’attention se tourne vers lui. Sans avoir à se lever de sa chaise.

« On se dispute pour savoir qui est ce soi-disant chef. Mais personne ne se pose de questions sur un spectre ? Qui attaque notre ‘espoir’ pour gagner cette guerre dès les premières minutes ? Parce que c’est peut-être lui qui va nous aider pour vaincre le ‘roi’ ? On râle sur l’anonymat de celui qui va nous mener vers la victoire, alors que nous, simples membres, restent cacher sous nos capes. Sans que ça dérange quelqu’un. Ce chef n’a jamais demandé nos noms et prénoms, ni à quoi on ressemble. Alors pourquoi lui demander a lui ? »

Cette chose l’irritait au plus haut point. Il s’en foutait presque de savoir qui était cette chose encapuchonnée. Mais il n’acceptait pas qu’un soi-disant fantôme se prenait pour dieu dans cette réunion. Et ça aurait été bien si quelqu’un pouvait s’en débarrasser. Il cracha sur la chaise devant lui.

« Je ne sais pas vous, mais je déteste les fantômes. Ce sont des fils du Fléau, ils n’ont pas leur place ici ! Que celui qui se cache derrière cette chose vienne jouer avec ses couteaux en personne, au lieu de s’amuser avec des vapeurs noirs. Ce serait ridicule si le chef de la rébellion se laisse avoir par un être aussi minable. Autant finir par accepter le roi. Ce serait pareil. Même mie.. Hum »

Le jeune homme s’excitait de plus en plus. En fait il en avait carrément oublié où ce qu’il était. Mais les fantômes, c’était un peu sa phobie. Il priait toujours pour que quelqu’un puisse le chasser d’ici. S’enfuir lui par contre, ce n’était pas possible, il était complètement paralysé sur sa chaise. Et surtout après avoir pris la parole. Lui qui avait décidé de rester discret. Mais hors de question de lâcher son arc à partir de maintenant. Ce n’est seulement plus tard qu’il se rendit compte qu’il avait essayé de ‘sauver’ le chef. Ca pouvait jouer en sa faveur… Ça devait.
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Gwennaall Elfias

Le Carreau D’Argent

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mar 3 Juil 2012 - 17:52

Pour palier au fait que les jeunes enfants puissent être choqués par al violence de la scène qui va suivre, nous vous proposons, en filigrane, un documentaire animalier sur les vaches. Vous aimez ? Super, donc la vache est un herbivore qui rumine... Une vache est constitués d'une tête, de quatre pattes, de taches, et d'un pis. Voila, c'est tout ce qu'il y a à savoir sur les vaches... Il faut savoir que la vache, grâce à son régime, peut produire du lait, car le lait, ça ne naît pas dans les briques, eh non...

Bon tais-toi, la barbe. On s'en fout des vaches. Et du reste, aussi. Ce qu'on veut, c'est... de l'action. Oui de l'action. Car l'action que l'on a, elle rapporte, et la seule qu'on n'aura pas, c'est celle d'Eurotunnel. Eh oui, un brin d'humour ne fait pas de mal. Mais oui, je raconte, soyez pas si pressés, vous verrez c'est suffisamment horrible pour qu'on évite d'en rajouter. Et puis, vous savez à peu près ce qu'il va se passer, je peux même ne pas faire mon boulot. Si, quand même ? Ah bon. Ben je vais le faire alors.

Mais sachez que je n'aurai pas grand chose à dire, hein. Vous vous imaginez quoi ? Hein ? Qu'il va se lever, notre Elfe, qu'il va brandir son arme, qu'il va faire des actes héroïques ? Que nenni. Il est bien trop sage pour cela. N'oubliez pas qu'il a vécu au moins dix fois ce que la plupart des personnes présentes dans la salle ont vécu. Eh oui, ça en impose un peu, n'est-ce pas... Mais peu importe.

Résumons-donc la situation. Personne n'en a besoin, mais ça permet au narrateur de se remettre les idées en place. Et puis si vous n'êtes pas contents, je ne vous empêche pas de passer votre chemin et de continuer à lire en dessous. Au moins ça a le mérite d'être clair : le résumé sera court, et limpide. Et puis ça aura le mérite... oui je me répète, je sais, mais que voulez-vous, je suis payé à la ligne, il faut remplir tout ce vide, et comment on remplit ? Avec des inepties, voila, parfaitement ! Je vois que j'ai affaire à un public averti, je dirai peut-être même intelligent. Mais ne soyons pas trop optimistes, voyons, je ne vous laisserai pas le choix après, d'être stupides. Et puis ça m'arrange si vous êtes stupides, au moins si j'explique tout, on me le reprochera pas. Non on ne pourra pas me le reprocher. Je pourrai sortir la fameuse excuse du "mais on m'a dit que le lecteur il n'en savait rien !". Donc partons du principe que vous ne savez rien. Euh...

Bon partons du principe que vous savez de quoi je parle. Disons... que ça risque d'être trop long sinon. Car si je suis payé à la ligne, j'ai quand même un tarif dégressif quand je m'étale trop. Et si je m'étale trop, après ça fait des histoires, les gens ne lisent plus, et puis... et puis je suis de moins en moins bien payé, c'est normal, après-tout !

Donc on en est où... que je cherche dans mes papiers, quand même. Bah oui, parce que ça avance mine de rien... Non ce n'est pas une excuse, c'est juste qu'il faut bien se dire qu'il faut être logique... Tenez, par exemple, on sait que la plupart des rebelles sont restés assis, mais qu'une bonne partie s'est levée. Une information d'une telle précision que j'en ai les sourcils qui frémissent. Il faut aussi savoir que tout le monde avait regardé le fameux spectre une fois qu'il était entré en action. En fait le machin bizarre s'était mis à bouger, s'était mu, comme ça, d'un coup, et avait pointé son arme sur le chef rebelle, qui, rappelons-le, ne voulait pas découvrir son visage. Mais bon, il faut le comprendre, aussi, ce spectre, il devait en avoir marre de découvrir les noms de plusieurs rebelles sans intérêt - ou si, une avec intérêt, elle avait une couleur de cheveux d'une telle étrangeté... d'où que ça venait, ce bleu ? - et c'est sans doute pour ça qu'il avait cru bon de débloquer la situation.

Gwennaall avait mûrement réfléchi. Il avait hésité à se lever, comme les autres, en espérant découvrir enfin le visage de Setsuna. Mais il s'était rapidement fait une raison. Après tout, ce visage devait rester secret. C'était un visage mis à prix, certes, personne ne devait le connaître, mis à part les très proches de Setsuna. La sécurité avant tout. Si la tête pensante tombait, alors le groupe lui-même serait en danger. Et c'est en partie pour cela qu'ils étaient là : préparer un plan lui permettant d'apparaître au grand jour, car le danger qui pesait sur sa tête serait définitivement levé.

L'Elfe restait assis ; tous ces évènements le dépassaient un peu, mais il suivait avec intérêt cette réunion, pleine d'instructions. Premièrement, le nom de deux jeunes femmes révélé. Ce qui était, selon lui, l'une des plus grosses erreurs de leur vie. Une taupe ? Et c'en était fini d'elles. Le début des affrontements entre rebelles eut lieu aussi. Car la tension était réellement montée d'un coup, lorsque le spectre avait brandi ses armes vers le chef de la rébellion.

Eh oui, je viens, comme vous pouvez le constater, de relater en quelques mots ce qui s'est passé. Car le reste est sans importance. Des palabres, toujours des palabres, je vous le dis ! Qu'importent le smots, quand les actions les supplantent. Alors ici, certes, l'action supplante les mots : pointer son arme sur un chef, ça fait pas vraiment plaisir à tout le monde. Notamment et surtout à un certain autre rebelle, qui tout à coup se leva et tira un projectile en direction dudit spectre, que ledit projectile traversa (et alla accessoirement se planter tout bêtement dans le mur).

Encore des palabres, puis toutes les têtes tournées vers le même rebelle. Encore un qui avait réussi à accaparer l'attention pour lui, cette fois. C'est ce moment que choisit Gwennaall pour se lever, en prenant bien soin de prendre son courage à deux mains. Parce qu'à une seule, il risquait de s'en aller, le fourbe. Donc, le Carreau d'Argent se décida à sortir de l'ombre. Et il prit la parole, lui-aussi, comme il était devenu de coutume, dans cette salle.


"Pas de vibrant discours pour moi. Je suis d'avis que ceux qui n'ont pas d'emprise physique ici ne prennent pas part à cette guerre. Je parle bien évidemment du spectre. C'est une guerre qui ne les concerne pas. EN ce qui me concerne, j'aimerais connaître la suite des opérations. Et fi du nom de notre chef, ce sera la récompense si nous gagnons ! Nous aimerions tous, je crois, connaître l'identité, si je puis dire, des cinq qui pénétreront dans le château. Et si je dois faire diversion, pour vous répondre, je peux déclencher une bataille rangée où vous voudrez. J'ai une certaine affinité avec les Capes Blanches..."

*Tant pis, j'y suis. Scruter l'assistance ne servira à rien... Je me rassied, voila. Et j'écoute, maintenant.*

Rien ne servait d'être agressif. Il fallait juste placer les bons mots au bon moment.


*Tiens, je n'ai pas vu Naladrial... elle sera réellement en retard ? Ou elle ne viendra pas... Dommage. Au moins j'aurais pu compter sur elle. Bon en tout cas je sais à qui faire confiance ici... Et les cheveux bleus y sont peut-être pour quelque chose...*

Pour ceux qui se demanderont où est passée l'action, je répondrai que le narrateur est tout puissant, et qu'il a parfaitement le droit de ne pas la mettre juste après. Pas de violence, ça suffit comme ça. Il faut bien calmer les ardeurs de tout le monde, aussi. Ne soyons pas si grincheux : le reste viendra avec le temps, et puis, dites-vous bien qu'on peut pas tout avoir tout de suite. Et de toute façon, c'est comme ça, dans la vie, faut attendre ! Encore, et encore...
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Naladrial Delindel



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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mar 3 Juil 2012 - 20:37

[OH MON DIEU PARDONNEZ MON RETARD JE VOUS EN SUPPLIE ! Pour me faire pardonner, je vous pond un très long pavé expliquant pourquoi je suis en retard ^^ Vous pourrez rire de moi et me lancer des roches (: DÉSOLÉE !!!!!!!!!! Ah oui, et si jamais vous préférez que je ne participe pas au rp, je supprime mon post sans rechigner ! :S]

C'était pas possible d'être aussi nulle. Aussi pathétique. Aussi ridiculement ... en retard. Dire que cette réunion avec occupé toutes les pensées de Naladrial, jour et nuit, après qu'elle eut reçu la lettre cryptée lui indiquant où se tenait le rendez-vous ! Mais les rebelles sont parfois les plus malchanceux de tout Feleth ... et Nala' était sans doute la pire de tous. Quand elle avait reçu la missive, elle était à Madorass, à cause du procès foireux de l'un des leurs. Procès qui n'avait pour seul but que de rameuter le plus de rebelles possibles, d'ailleurs. Elle était donc à une distance respectable du Venill, lieu de la réunion. Consciencieuse et prudente, Naladrial avait préféré partir tout de suite en direction de la «ville des rebelles», où elle serait sans doute une journée ou deux en avance. Elle préférait de loin être en avance, d'ailleurs. Mais la vie met parfois de drôle de choses sur notre route ... Comme si elle avait eu pour mission de ralentir l'elfe rebelle, Nala' n'eut aucun repos sur le chemin qui la mena jusqu'au Venill.

Elle se mit en route le lendemain de la réception de la missive. La veille, elle s'était assurée d'avoir sous la main tout ce dont elle aurait besoin pour le voyage : nourriture, eau, couvertures, argent, armes. Son inventaire étant complet, elle s'était accordé une longue nuit de sommeil, avant de se lever en même temps que l'astre solaire.

Debout devant l'auberge où elle avait passer la nuit, elle leva les yeux vers l'est, où l'aube naissante rosissait le ciel. La hâte de se réunir de nouveau avec tous les rebelles lui serrait le ventre, et elle inspira profondément. Elle avait la tête pleine d'interrogations, de stratégies et de haine contre la grande ville dans la quelle elle se trouvait actuellement. Même si le paysage qu'elle admirait à l'instant était fabuleux, elle ne pouvait l'apprécier. Madorass lui avait trop pris ... Secouant ses longues mèches blondes pour se ramener au présent, elle entra dans l'auberge, paya son dû et ressorti. Elle se dirigea vers l'écurie où l'attendait son cheval, sa belle jument baie qu'elle avait baptisé Anastasia, et entra distraitement en cherchant son box. Elle balaya toutes les stalles du regard ... avant d'arrêter ses iris violets sur la dernière, celle où était ... non. Celle où aurait dû se trouver son cheval. Anastasia n'était plus dans son box. Avant de céder à la fureur, elle examina de nouveau tous les box. Attentivement. Un cheval beige, un cheval noir, un cheval roux ... Tiens ! Un cheval baie ... mais ce n'était pas sa Ana'. Son cheval avait disparu. Naladrial jura.

Sortant de l'écurie comme une furie, elle fonça vers l'auberge, des éclairs pleins les yeux, et bouillonnante de rage. Certes, il y avait un peu de sentimentalisme là-dedans, puisque l'elfe adorait sa jument. Mais ce qui la faisait rager autant, c'était que, maintenant, elle devait se racheter un cheval. Mais avec quel argent ? Et où ? Elle manquait cruellement de temps pour faire tout cela, et elle devait partir au plus tard dans deux jours pour arriver à temps pour la réunion. Et elle y tenait ... Elle entra dans la salle à manger en coup de vent, un coup de vent violent et pas content du tout. Elle se dirigea directement vers le comptoir où l'aubergiste lavait quelques verres en plaisantant avec un client.

A u b e r g i s t e
- «Ha ha ha ! Et le troll, tu sais ce qu'il répond, le troll ? Il ...»

N a l a d r i a l
- «Où est mon cheval?»

Elle avait posé la question d'un ton très calme, ce qui contrastait furieusement avec son regard venimeux et ses poings serrés. L'aubergiste s'arrêta net de parler. Il regarda son client d'un air perplexe, à la limite entre l'agacement et la peur. Agacer par le ton et la question de la demoiselle, apeuré par son air farouche et pas commode.

A u b e r g i s t e
- «Euh ... votre cheval?»

N a l a d r i a l - «Oui. Mon Cheval. Je l'avais laissé dans votre écurie, où vous m'aviez certifié qu'il serait en sécurité ...»

Elle inspira profondément pour ne pas lui hurler le reste de sa phrase à la figure et termina, lui crachant ses paroles au visage :

N a l a d r i a l
- «Il n'y est plus. Il n'y est plus et c'est votre faute. Je. Veux. Une. Autre. Monture.»

L'aubergiste se demanda, l'espace d'un instant, si elle était folle. Puis il il lui expliqua calmement, gentiment même, qu'il n'était pas responsable de l'écurie, que c'était une sorte d'alliance entre lui et le maréchal-ferrant qui tenait son échoppe de l'autre côté de la rue. C'était à lui qu'il fallait parler pour se faire dédommager. Il alla même jusqu'à pousser l'audace et posa une main sur le bras de la belle en pétard et lui dit, en la regardant dans les yeux, qu'il était désolé pour son cheval. Puis il la planta là, se retournant vers son client pour terminer sa blague sur les trolls. Naladrial tourna les talons sans dire un mot et sortit de l'auberge en prenant la direction de l'échoppe d'en face. Elle entra en faisant trembler la porte, et le marchand la regarda d'un air surpris. La haine visible sur son visage fit mouche, et l'homme eu la présence d'esprit d'avoir peur.

N a l a d r i a l - «C'est votre écurie, à côté de l'Auberge des Huit Vents ?»

M a r é c h a l - «Euh ... oui. Il y a un problème ?»

Naladrial se retint pour ne pas exploser. Oui, il y avait un problème. Un énorme problème. Elle inspira profondément pour la millième fois de la courte journée et expliqua calmement ce qui se passait. Mais les étincelles de colère qui pétillaient dans son regard en disait long sur le volcan qui sommeillait à l'intérieur. Le petit maréchal-ferrant se confondit en excuse et lui donna 500 pièces d'or pour qu'elle puisse s'acheter une nouvelle monture. Elle cracha un «merci» en tournant les talons et se dirigea vers la place du marché.

Le hic, c'est que le marché, vu l'heure matinale, n'était pas encore ouvert. Les boutiques et les kiosques étaient encore vides, dénués de la vie qui les animerait plus tard dans la journée. Découragée, la rebelle se posa à une table miteuse dans une auberge miteuse juste en face de l'énorme horloge de la place publique et attendit que le temps passe. Elle ne commanda rien, ne répondit à aucune question, et attendit. Et plus elle attendait, plus elle réalisait que son arrivée à la réunion était repoussée. Il faudrait qu'elle passe au moins l'après-midi à apprivoiser son cheval ... Certes il serait dressé et prêt pour la route, mais pour être bien certaine qu'il obéisse au moindre de ses commandements, il faudrait qu'elle s'exerce avec lui. Désespérée, elle laissa tomber sa tête sur ses bras et attendit que sonne les dix coups de dix heures.

Dong ! Dong ! Dong ! Dong ! Dong ! Dong ! Dong ! Dong !! Dong ! Dong ! Nala' redressa la tête et agita ses oreilles pointues. Enfin ! Elle sortit de l'auberge miteuse en claquant la porte miteuse et déboula sur la place du marché. Le dresseur de chevaux arrivait tout juste près de son enclos, où il était en train de placer quatre belles bêtes. S'il y avait bien une chose à Madorass que Naladrial aimait, et une seule chose, c'était les chevaux. Ils étaient magnifiques et bien dressés, et on voyait qu'ils avaient été traités avec soin. Pas comme certaines montures dans les villages qui bordaient la ville ... Elle s'avança d'un pas rapide en direction du dresseur et lui sourit. Il lui rendit son sourire et lança, séducteur jusqu'au vout des ongles :

D r e s s e u r
- «Salut ma jolie ! Tu veux un étalon ?»

Et il termina sa phrase d'un clin d'oeil qui se voulait adorable. Nala' sourit, elle le trouvait mignon dans sa tentative, même si cela faisait très longtemps qu'elle ne se faisait plus accrocher par ces phrases et ces attitudes.

N a l a d r i a l
- «Je veux une monture capable de supporter les longues distances sans trop se fatiguer et qui obéit bien. Si c'est un étalon, alors oui j'en veux un ! Autrement ... non merci.»

Elle lui rendit son clin d'oeil, un peu caricaturé, certes, mais c'était de bon coeur. Elle félicita le dresseur dans sa tête, car il était le premier de la journée à la faire sourire depuis le regrettable «incident» avec Anastasia. Joyeux et plein d'entrain, le dresseur se présenta, Bird Lenny, pour la servir ! Puis il lui présenta un superbe cheval brun, avec la crinière presque blonde, qu'il qualifia de «parfait pour la route» et de «dressé comme un maître», «obéissant merveilleusement» et «loyal en plus». Nala' demanda le prix, crispée ...

B i r d
- «700 pièces d'or. Et ... c'est un prix d'ami, mademoiselle. Parce que vous êtes jolie et que vous semblez avoir réellement besoin de ce cheval. Mais je n'irai pas plus bas.»

L'elfe tenta tout de même de négocier, malgré l'extrême gentillesse de Bird, mais rien n'y fit. Il resta bloqué sur son offre, qui était en effet terriblement alléchante et ... gentille. Naladrial paya donc les 700 pièces d'or, le coeur serré de voir son budget descendre en flèche. En flèche ... À cette pensée, Naladrial sourit. Elle n'aurait qu'à courir les forêts et chasser pour manger ! Pour le reste, elle économiserait ... Oui, ça pouvait le faire. Le moral de nouveau à son plus haut, puisqu'elle avait un cheval et une idée pour se nourrir, elle remercia chaleureusement Bird, lui promettant de revenir le voir quand elle serait en ville, et fila avec son cheval jusqu'aux limites de la ville. Là, elle regarda le soleil qui était bien haut dans le ciel et soupira. Il était presque midi, maintenant ... Elle était serrée dans le temps. Si tout ce passait comme prévu, tout irait bien et elle serait à l'heure pour la réunion. Mais, évidemment ... rien ne se passa comme prévu.

Ses sacoches bien accrochées sur son cheval, elle passa l'après-midi à tenter de mieux le connaître, de comprendre comment il fonctionnait, quels ordres il comprenait. Avec satisfaction, elle découvrit que Bird ne lui avait pas menti : ce cheval était génial. Il obéissait bien, et il s'attacha très vite à sa nouvelle maîtresse, qui en prenait bien soin. À la fin de la journée d'entraînement, quand le soleil commença légèrement à perdre de l'altitude, il était à peine fatigué. Malgré tout, Nala' jugea préférable de le laisser se reposer quelques heures avant de prendre la route. Elle n'avait pas prévu voyager de nuit, mais avec son changement d'horaire forcé, elle n'avait pas le choix. Elle s'étendit donc elle aussi, en bordure de la ville, sous un bosquet qui les camouflait aisément, et roupilla un peu pour reprendre des forces elle aussi. Elle était debout depuis un long moment, tout de même ... Quelques heures plus tard, alors que la lune pointait à l'horizon et que l'air s'était rafraîchi, la rebelle se secoua et décida que l'heure était venue d'entreprendre le voyage. Elle vérifia que ses sacoches étaient toujours en place, examina leur contenu, s'assura que son épée et son arc étaient à leur place, disposa quelques armes supplémentaires, notamment des poignards, sur son destrier et elle-même, puis monta sur son étalon, qu'elle avait décidé de nommer Blade.

N a l a d r i a l
- «Allez, mon beau, on a une longue route ...»

Elle avait murmuré à l'oreille de Blade, puis avait donné un léger coup de talon qui sonnait le grand départ. Soulagée à l'idée qu'elle s'éloignerait de Madorass à chaque foulée, elle se détendit. Elle était enfin en route pour la réunion. La nuit se déroula assez bien, et Naladrial reprit espoir d'arriver à temps. Quand le soleil commença à poindre, elle fit arrêter Blade dans un village et trouva une minuscule taverne équipée d'un abreuvoir pour chevaux. Elle le laissa se désaltérer et entra. Elle trouva une table juste à côté de la fenêtre, d'où elle pourrait surveiller sa monture. Puis elle se commanda à manger et à boire. Le reste du temps, il faudrait qu'elle se nourrisse d'elle-même, alors elle voulait un dernier bon repas. Elle mangea jusqu'à être complètement repue, puis paya la note avant de ressortir. Il fallait repartir maintenant.

Elle voyagea pendant 4 autres jours, rencontrant de moins en moins de villages au fur et à mesure qu'elle se dirigeait vers le fleuve. Elle chassa, dormi à la belle étoile et évita les routes trop passantes, pour éviter les incidents malencontreux. Elle connaissait bien son tempérament bouillant et ne voulait pas attirer trop d'ennuis. Et elle était si proche du but ! Malheureusement, c'était sans compter sa malchance chronique ...

H o m m e 1
- «Hey, beauté ... tu vas où comme ça ?»

Lui jetant un regard méprisant, Naladrial ne jugea même pas nécessaire de répondre. Elle continua sa route, maintenant Blade dans sa trajectoire malgré l'autre cheval qui venait de le rejoindre. L'homme ne sembla pas s'en faire de se voir rejeter comme ça, et il continua de se balader à ses côtés pendant quelques minutes. Au bout d'un moment de silence, Nala' sentit un mouvement derrière. Sans se retourner, elle tendit l'oreille et réalisa qu'un autre cheval les suivait. Puis un malabar souriant de toutes ses dents apparu soudainement de l'autre côté, et voilà qu'elle était encerclée de trois hommes fort probablement peu fréquentables. Et les répliques commencèrent à s'enchaîner. «C'est vrai que les elfes sont plus chaudes?» «T'as besoin de compagnie?» «Ben voyons joli coeur, répond ! On va s'amuser ...» Mais Nala' ne disait rien. Elle ne disait rien, parce qu'elle cherchait par tous les moyens à se sortir de l'impasse dans laquelle elle se trouvait. Elle ne voulait pas se battre, elle ne voulait pas ... Surtout qu'à eux trois, ils la mettraient au tapis en un rien de temps. Elle était bonne au corps à corps seulement avec un adversaire. Maximum deux. Sinon, le reste du temps, elle était du genre combat à distance. Avec un arc et des flèches. Elle jeta un oeil à Blade, puis ...

Elle fonça. Elle envoya un coup de talon phénoménal à son cheval qui, surprit, rua et partit au grand galop. Un moment, elle cru pouvoir distancer les trois hommes. Puis l'évidence lui sauta aux yeux : elle n'y arriverait pas. Et la réunion qui s'éloignait encore de plus en plus ! Quand les cris se rapprochèrent, elle eu à peine le temps de sortir un poignard que le premier coup fusa. Elle l'évita, puis songea soudainement à son cheval. Il n'allait pas se faire blesser ici, oh que non. Elle agit donc très vite. Elle tournoya légèrement sur elle même, pris appui sur sa main pour se relever et se retrouva debout sur son étalon. Elle donna une légère poussée du pied et se propulsa rapidement au visage du premier homme qui l'avait abordée. Pris par surprise, il n'eut pas le temps de réagir quand elle lui tomba dessus et lui enfonça son poignard dans la cuisse. Il hurla et la projeta à terre. Blade courait toujours, mais plus personne ne se souciait de lui. Ce qui les intéressait était maintenant par terre, prostrée sur un bras cassé. Celui qu'elle avait poignardé était heureusement hors d'état de nuire, plus intéressé à arrêter l'hémorragie qu'à s'offrir du bon temps avec une cinglée. Les deux autres, par contre, étaient bien amusés par la situation. Et Nala' souffrait le martyr alors qu'ils s'approchaient.

Le premier sauta à terre et se dirigea en rigolant vers l'elfe qui serrait les dents.

H o m m e 2 - «Alors, on fait moins la maligne, n'est-ce pas ?»

Nala' ne répondit toujours pas, car elle craignait de se mettre à hurler sinon. Tenant son bras, elle se retourna doucement vers l'homme et attendit qu'il approche. Il bavassait toujours, lui lançant quelques insultes, la tournant en ridicule. Et il approchait, encore, encore ... Quand il fut assez près, Naladrial se donna un élan et lui balança un coup de pied directement dans la mâchoire. Elle entendit un CRAC retentissant et du sang gicla. Oups, mâchoire cassée ... Par réflexe, le blessé lui balança un coup de pied dans les côtes avant de se mettre à geindre. Ce fut assez pour décourager le troisième homme, qui attrapa son acolyte par le bras et l'installa sur son cheval avant de repartir au galop avec ses deux blessés. Et l'elfe qui gisait toujours sur le sol, le bras bizarrement plié, les côtes sans doute froissées, et du sang coulant lentement d'une coupure au front. Elle s'était pas mal amochée en chutant d'un cheval en pleine course ... Elle ferma les yeux et serra les dents pour passer le temps. Car elle ne savait pas combien de temps elle passerait là ...

Blade revint quelques heures plus tard. Il avait continué à courir, trop apeuré pour s'arrêter ou revenir. Mais quand sa loyauté envers sa maîtresse avait repris le dessus, il avait fait demi-tour et était revenu. Naladrial n'avait pas réussi à dormir, trop endolorie, et entendit donc distinctement les sabots du cheval qui approchait. Craignant que ce ne soit encore une malfrat, elle ouvrit les yeux et agrippa son poignard de la main gauche, celle qui était toujours de service. Avec soulagement, elle réalisa que c'était SON cheval qui arrivait ...

N a l a d r i a l - «Blade ... tu es revenu ...»

À demi dans les vapes de la douleur et à demi-consciente, elle réussit à se hisser sur sa monture à la force de ses jambes et de son bras valide. Puis elle repartit au pas sur la route qui menait au Venill. Elle serait en retard, c'était une certitude. Mais à quel point, elle ne savait pas encore.

Elle ne pouvait ni galoper, ni trotter, puisque les secousse la faisaient trop souffrir. Elle alla donc au pas, évitant encore plus les routes, mangeant à peine parce qu'elle ne pouvait pas utiliser son arc, et buvant toutes ses réserves d'eau pour ne pas mourir déshydratée. Quand elle arriva enfin au lieu de la réunion, elle avait perdu toute notion de temps. Elle savait cependant qu'elle était en retard. Terriblement en retard. Et pourtant, elle avait tout fait pour se rendre ... Attachant son cheval non loin de la planque, camouflé, pour ne pas les faire repérer, elle claudiqua jusqu'à la cave. Elle était émaciée, avec de gros cernes noirs sous les yeux, elle était sale et avait toujours le bras dans une drôle de position. Elle l'avait soutenu avec un morceau de couverture qu'elle avait déchiré, mais rien n'avait été guéri, alors on pouvait encore lire les traces de la souffrance sur son visage. Elle respirait mal à cause de ses côtes froissées et avait du sang séché sur le visage. Elle avait essayer de se laver dans un ruisseau, mais ça avait été laborieux. Au final, elle avait piètre allure. Et c'est comme ça qu'elle arriva à la réunion. Devant la grosse porte, elle cogna de toutes ses forces ... Et tomba dans les pommes.

[Vala, c'était mon pavé ! Je suis désolée, encore une fois ! Comme je disais plus haut, si vous ne voulez pas de mon entrée fracassante, y'a qu'à le dire et je me sauve ^^ Je ne vous ferai plus attendre ! Bisou ... ♥]
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Zacharian Danath'Korr



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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Dim 8 Juil 2012 - 13:28

Une femme s’avançait doucement vers lui, ses mains sur le torse nu de Zacharian, qui de son sourire entendu, attendait patiemment ce qu’il appelait son « cadeau ». La magnifique femme avait de magnifiques cheveux de feu, qui ondulait à chacun de ses mouvements, qui la rapprochait toujours un peu plus de Zach. La rousse aussi souriait, mais d’un sourire plus envieux, plus coquin, ses yeux pétillaient tellement d’envie que le chevalier se demandait s’il pourrait réellement la combler. Mais ses questions furent mises de côté quand ses lèvres touchèrent celle de son amante. Leur baiser langoureux dura plusieurs minutes à en croire les crampes qui se faisaient sentir et alors que celui-ci s’apprêtait à glisser la couverture de fourrure sur eux, il sentit un jet puissant lui arriver sur le visage. Il regarda donc vers le haut et aperçut une chèvre qui urinait tout simplement sur lui…

*******

« -Réveille-toi donc chevalier ! Arrête d’embrasser ma chèvre, tu vas faire fuir mes rares clients ! s’exclama une voix grasse. »

Zacharian ouvrit les yeux, fit un rapide tour de l’horizon et comprit qu’il n’avait fait que rêver de la femme. Il se retrouvait seulement nez à nez avec une chèvre… Une chèvre ? Il ne put réprimer un cri de surprise et repoussa violement la chèvre. Son rêve avait été assez convaincant pour embrasser une chèvre ? Etonnant. C’était sûrement dû aux plusieurs pintes de bières bues. Enfin quelques. Plutôt quelques dizaines de pintes. Son coffre étant quasi illimité, dû à son héritage et à ses anciennes joutes gagnées, il ne savait même plus quoi faire de son argent, mis à part boire, et souhaiter la bonne nuit aux filles des lupanars…

Ses pensées prenant le mauvais chemin, il secoua brièvement la tête et la leva. Il aperçut un homme imposant, par sa panse, comment un être vivant pouvait-il marcher avec un énorme poids juste devant soi ? C’était tout simplement extraordinaire, même les plus grands combats de Zach ne valaient en rien cette découverte scientifique !

Le jeune chevalier se leva, s’épousseta rapidement et fit le tour de la pièce. C’était en vérité les écuries, et soudain, tout lui revint en mémoire. La veille, alors qu’il devait se rendre à son rendez-vous, il fit halte dans cette auberge crasseuse, mais comme il n’y a avait plus de place il avait décidé de dormir dans les écuries, près de sa monture et du reste de son matériel, Zach le disait lui-même, les routes n’étaient plus sûre.

L’aubergiste, toujours devant Danath’Korr, les mains posées sur les hanches, avec un regard furieux, tapait du pied. Zach, réprimant l’envie de danser sur le rythme qu’était en train de créer l’homme à la voix grasse, le calma par quelques douces paroles et une bourse remplie de pièces qui finit de calmer le propriétaire agacé.

Le rebelle n’attendit pas plus longtemps pour seller son destrier et repartir sur la route. Partant au galop, un immense sourire s’affichait sur son visage, on l’avait mis en garde car ces derniers temps, beaucoup de bandits guettaient sur les routes, dues à l’arrivée massive de marchands pour le rassemblement des caravanes marchandes qui se trouvaient dans une ville à quelques lieues de là. Il y avait bien longtemps que Zacharian n’avait pas sorti son épée pour un réel combat, mis à part pour les joutes et tournoi que certaines villes organisaient.

*****

Sa monture, avançant d’un pas régulier vers son objectif final, rechignait à avancer. Zach avec un sourire amusé se dit qu’elle aussi devait être écœurée de ne pas encore avoir rencontré un seul ennemi. Pour le cavalier, les choses étaient différentes, il connaissait bien les bandits, ces derniers avaient déjà due le repérer, mais savaient qu’ils n’avaient aucune chance face à un chevalier qui, à en croire les entailles qu’il y avait sur son armure, devait être aguerri. Du moins, c’était ainsi que le chevalier voyait les choses, rien n’empêchait qu’une vingtaine de brigands s’attaquent à lui sans qu’il ne puisse rien faire, mis à part se battre et sûrement mourir. Mais heureusement pour lui ou malheureusement, tout dépendait du point de vue dans lequel Zach voyait les choses, aucun brigand ne s’attaqua à lui dans la forêt, l’aubergiste avait sûrement exagérer les choses. Mais néanmoins, il enleva plusieurs pièces de son armure, ne gardant qu’une cotte de maille, ses épaulières de plaques, et ses chausses de métal, il savait que les brigands portaient rarement plus qu’une cotte de maille, il se devait donc d’avoir une certaine vitesse et souplesse dans son mouvement.

En parlant d’exagération, la missive qu’il reçut elle aussi était exagérée. Il était de changer les choses, de renverser le pouvoir, du moins le sous-entendait clairement l’expéditeur. Mais cela faisait déjà un petit moment que le nouveau gouvernement tait en place, d’ailleurs il n’y avait plus besoin de l’appeler nouveau gouvernement. Comment voulait-il arrêter ce qui était la pire monarchie qui ait existé dans le Royaume ? Le’ chevalier ne le savait pas, d’autant plus que la Rébellion ne pouvait pas la combattre pour le moment, elle était bien trop faible et pas assez garnie d’hommes. Il fallait avant tout recruter, pour Danath’Korr, c’était la priorité absolue, comment pourraient-ils vaincre un ennemi bien plus puissant ? Et même la ruse n’arriverait pas à remplacer le sous-nombre de la Rébellion. Il fallait que la Rébellion devienne une révolution, que tous les maltraités de l’autorité, des Capes-Blanches se joignent à la cause et non plus que les hommes et les femmes qui cherchent soit à se venger, soit à s’auréoler de gloire. Zacharian savait bien que lui se battait pour défendre les plus faibles, c’était son devoir de chevalier. Mais d’un point de vue plus personnel, il ne cherchait qu’à se venger de son frère et de tous les Capes-Blanches qui avaient massacrés tous ces pauvres hommes lors de sa première bataille, mais aussi première défaite…

Il se mit soudain à crier d’une force inégalée, une vive douleur le prenait au niveau de l’épaule. Quand il regarda, il vit ce qu’il craignait. Un carreau d’arbalète était planté dans son épaule. Rapidement, il essaya de diagnostiquer l’ampleur de la blessure et il comprit avec un certain soulagement que le projectile ne s’était planté que peu dans son épaule, la pièce de plate ayant fait son travail. Il pourrait donc utiliser son bras droit durant le combat. Descendant de sa monture, pour ne pas risquer qu’elle se fasse tuer, il dégaina deux cimeterres et se mit en position de combat. Il essaya de compter rapidement ses ennemis, mais il dut se résoudre à ce qu’ils restent couverts entre les arbres.

Mais alors qu’il prenais tout son temps à la réflexion, un guerrier, bien bâti, larges épaules et buste imposant, le chargea. Sa lance était pointée tout d’abord en avant puis le fit soudainement pivoter portant un coup brutal, destiné à éliminer rapidement l’adversaire. Le mouvement était efficace et parfait dans son exécution.

Mais Danath’Korr, grand bretteur et combattant réputé, il ne s’agissait que d’une tactique d’assaut des plus simples, pour lui, la parade serait simple. Il prit toutefois le temps de s’assurer que ce coup était réel et non pas une ruse. Le noble finit par utiliser la parade adéquate. Il fit tournoyer ses cimeterres devant lui en un moulinet rapide, frappant à coups redoublés la lance pointée sur lui et faisant dévier la pointe, rendue inoffensive, sur une ligne trop haute.

L’adversaire aveuglé par sa fureur guerrière, surpris néanmoins par la parade efficace, leva sa garde et fut déséquilibré. Moins d’une seconde plus tard, avant qu’il puisse envisager de revenir dans l’action, les cimeterres de Zacharian frappaient sa poitrine l’un après l’autre, déchirant la cotte de maille comme une simple chemise, atteignant sa peau et la lacérant.

Sa victoire certaine, il s’attaquait déjà à sa prochaine victime, celui-ci était pourvu d’une épée dans une main et une main gauche dans l’autre. Zach laissa échapper un sourire quand il comprit que ce nouvel adversaire utilisait des techniques assez similaires au premier. Il lui suffit de seulement quelques torsions de poignets et de mouvements habiles de ses cimeterres accompagnés de coups portés sur le côté intérieur des armes à l’opposant, le Duc fit s’écarter tout grand les bras de l’autre combattant. Il put alors l’attaquer de face et lui frapper là encore la poitrine de ses deux armes courbes. Zach finit par l’empaler de ses deux lames, droit dans son torse, et la victime lâcha un soupir grotesque, ouvrant et fermant frénétiquement sa bouche, d’où sortait un flot de sang.

Poursuivant sa course vers son objectif principal, la confrontation suivante lui donna plus de fil à retordre. Se précipitant sur deux ennemis à la fois, les deux se séparant de leur lance, la troquant par une épée. Zach n’avait que rarement eu l’occasion de se battre contre deux adversaires à la fois, mais il connaissait toutes les techniques et stratégies différentes pour en venir assez rapidement à bout. Se cantonnant à la défensive, il trouva un rythme confortable qui lui permit de tenir ses adversaires à distance, de les laisser se fatiguer jusqu’à ce que ces derniers commettent des erreurs fatales.

Mais ses ennemis étaient rusés, ils devaient être habitués à combattre côte à côte. Leurs attaques se complétaient fort bien et ils approchaient Zach depuis des angles très différents.

Les cimeterres du noble bougeaient indépendamment l’un de l’autre et pourtant en harmonie parfaite, bloquant chaque attaque. Il remarqua que ses adversaires s’impatientaient de plus en plus et il comprit qu’il aurait bientôt l’occasion de frapper à son tour. C’est alors que ses deux assaillants se ruèrent sur lui avec des mouvements similaires, leurs épées à quelques centimètres l’un de l’autre.

ilve

Les deux autres lâchèrent leurs lames en même temps et agrippèrent leurs parties blessés et tombèrent à genoux. Zach préféra les épargner et acheva sa course en retirant d’un coup sec le carreau d’arbalète fiché dans son épaule. Pour le chevalier c’était une chance que le tireur fut mauvais dans sa tentative, car s’il avait tiré autre part qu’au niveau des épaulières, Zacharian n’aurait jamais résisté à l’impact.

Il reprit finalement sa route après avoir attaché les deux survivants et enterrer les deux autres dans une sépulture sommaire.

*****

Il lui fallut encore deux heures à peu près avant d’arriver au lieu du rendez-vous. C’était un bâtiment abandonné, sûrement une ancienne ferme se disait Zach en apercevant les rares barrières encore debout, ou presque. Alors que le soleil dominait encore la plaine de sa puissance lumineuse, lumière quasi divine, le chevalier regarda autour de lui, il n’y avait personne. L’entretien devait sûrement se passer à l’intérieur.

Avant de pénétrer dans la ferme, il décida de se mettre en « tenue d’apparat », et donc d’enfiler son armure de plate. Il lui fallut quelques minutes pour se préparer et il entendit parfois quelques bruits qui ressemblaient à des voix humaines et qui parlaient, souvent en haussant le ton. Ne voulant pas rater ce moment de tension, il prépara son arrivée en soufflant dans un cor, son qui résonna à des lieues à la ronde. Ce n’était certes pas discret, mais un chevalier n’était pas discret, au contraire, il devait se montre.

Devant la maison, il dut faire le tour pour trouver une entré assez grande pour lui entre les décombres du bâtiment, il était totalement en ruine et une bonne restauration était nécessaire. Arrivé dans la pièce, seule la lumière du soleil éclairait ce qu’il restait de l’ancienne ferme.

Zacharian remarqua une entrée et s’y engouffra, c’était à ce moment qu’une minuscule chose en profita pour atterrir sur l’épaule du chevalier. Une petite fouine qui se mit à grignoter l’oreille du rebelle Ce dernier ne put s’empêcher de rire et en arrivant en bas, il aperçut une bonne trentaine de personnes. Il ne put s’empêcher de déclamer son identité de sa voix chaleureuse, mais sérieuse :

[color=silver]-Bonjour mes amis ! Excusez-moi pour ce retard, mais j’ai eu disons quelques soucis en chemin, j’espère que je n’arrive trop tard pour le lever de coude qui célèbrera notre union ? »[/colo]

[HRP> Salut à tous, excusez mon retard de réponse, mais je suis validé depuis peu donc ma réponse est disons pas vraiment dans votre cours de jeu, donc si jamais cela dérange, dites-le moi de suite et je supprimerais^^. Je m’excuse aussi pour cette réponse bien navrante de nullité, mais je n’ai pas rp depuis un bail, alors laissez-moi le temps de me dérouiller, enfin voilà, bon RP! Encore une chose, vous remarquerez sûrement les immenses espaces entre mes paragraphes, sachez qu'ils ne sont pas volontaires, mais chaque fois que je ramène mon texte de Word jusqu'à ici, il me fait ce genre d'espace, en espérant que cela ne vous empêche pas de bien lire]

[HRP 2: J'arrives avant Naladriel je le précise, comme je n'ai pas lire encore tous les rps de ce rp, et bien je n'ai malheureusement pas fait attention à la dernière réponse de Nala, je m'en excuse cela ne se reproduira pas. Aaaamen!]


Dernière édition par Zacharian Danath'Korr le Lun 9 Juil 2012 - 9:08, édité 1 fois
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Maverdave Mc'Olan

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mar 10 Juil 2012 - 22:20

-Merde !!

L'interjection qui venait poliment de s'élever de la gorge de Maverdave Mc'Olan était due à un événement qui venait troubler sa situation actuelle de manière fort peu commode. Sa position actuelle n'était en soi déjà pas fameuse, mais alors après ce "Merde" fort recherché, elle devint franchement pourrie. Une jambe en arrière, le corps lutant contre la force du bandit qui s'appuyait de tout son poids (et avec son épée ce qui n'arrangeait pas les chose) sur la croix que Machiavel et son épée courte formaient devant lui. L'élément venant perturber le merdier de sa position actuelle, était l'apparition dans le champs de vision de Mav' d'un archer ... avec un arc. (Oui ça vous semble évident comme ça, n'empêche que si ce fameux archer n'avait pas était doté d'un arc, et bas se sera moins la merde quand même !)
Cette situation était due, elle même, à l'altercation qu'avait échangé le voyageur avec les brigands. Altercation fort peu intéressante qui se constituait principalement de plusieurs déclinaison des mots merde et putain, quoi que certaine allusion au rapports immoraux qu'auraient commis les mères des voleurs avec deux ou trois animaux porcins étaient assez imagées. Cette altercation amena bien vite les brigands a s'offusquer (ce qui était légitime) et a attaquer l'imprudent voyageur qui avait oser les injurier. (Bien sur ils ne l'avaient pas dit comme ça).
Cette altercation était elle-même due au chemin que Maverdave avait emprunté. Chemin qui découlait de sa décision d'aller au grand rendez-vous de la rébellion. Décision enfin, qui provenait de l'étrange missive qui lui avait été remise par un messager dans une taverne, alors qu'il s’évertuait à faire comprendre à une cape blanche qu'il n'était pas de la résistance puisqu'il lui fracassé le visage consciencieusement, certes, mais juste pour le plaisir, avec aucune idéologie derrière la tête.

En y repensant, Maverdave se dit que ce n'était pas du tout le moment d'y penser en fin de compte.

Il fallait dire que le chemin avait été plutôt long. Non pas que la route séparant Venill de la ferme délabrée était d'une longueur incalculable (en réalité il était assez court), mais le nouveau rebelle avait décidé sur un coup de tête de chercher la destination tout seul comme un grand. Ceci l'avait bien entendu perdu dans les environs de Venill, et il en était même retombé dans les marécages plus au sud. Après avoir rebroussé chemin une bonne dizaine de fois, et avoir tourné un nombre pair de fois à gauche et à droite, il en était retombé sur le même chemin qu'au début de son périple, et était finalement tombé sur les brigands.

*Quand je pense que si je n'avais pas mangé j'aurais une irrésistible envie d'avaler l'épée de mon adversaire*

Fût la seule pensée qui traversa son esprit. Finalement, il décida de mettre fin à sa posture désagréable lorsque l'archet se mit à bander son arc. Heureusement que sa télékinésie lui permettait une distance raisonnable et que l'archet rentrait dans cette distance. Un peu de concentration et le bois de l'arc se fendit, la traction que le brigand exercé sur la corde fit éclaté l'arme, dont plusieurs copeaux se fichèrent profondément dans son visage. Ce qui, aussi étrange que cela puisse paraître, lui arracha des cris de douleurs. Le coup de chance que Maverdave n'avait pas prévu, c'est que la flèche qui lui était destinée, partit en direction du deuxième brigands qui s’évertuait toujours à le broyer sous son épée à deux mains. Mais toute chose en plus s'équilibre avec quelque chose en moins. Terrassé par l'énergie que lui avait demandé l'utilisation de la magie, Maverdave s'écroula sous le poids du brigand qui aurait du se prendre la flèche. Mais sa chute lui fit éviter, malheureusement, (pour Maverdave, mais heureusement pour lui) le trait mortel qui fila au dessus de sa tête, et alla embrocher un hérisson qui cria en hérisson ... boarf on s'en fout un peu en fait.

Le brigands fut tellement surpris qu'une expression de surprise s'étala sur son visage, bien vite remplacé par une expression de douleur lorsque Maverdave lui mordit le nez avec une violence inouïe. L'homme lâcha son épée, se redressa vivement, et porta les mains a son visage. Il tomba genoux à terre, essuyant les larmes qui lui coulaient des yeux. Lorsque sa vue fut plus net, il vit Maverdave en face de lui. Ce dernier lui assena une formidable claque puis une deuxième, puis une troisième, avant de lui jeter son poing avec violence dans le nez. Le brigand resta à terre, se tortillant de douleur. Maverdave lui cracha au visage et s'éloigna en lui lançant :

-Maintenant tu me lâche ou je m'énerve !


En arrivant devant la ferme délabré, Maverdave était un petit peu contrarié, et carrément éclopé. Son dos lui faisait un mal de chien (souvenir de sa posture désagréable et de sa chute sur le dos), un gros bleu lui colorait la joue (souvenir d'une branche), et pour couronner le tout, il avait un caillou dans sa botte. La façade délabrée de la battisse lui donna franchement l'impression qu'elle se moquait de lui.
-Tant de chemin et de mésaventures, pour une vieille baraque toute pourrie ?! furent ses mots exacts.
I
l s’essaya par terre près d'un vieux pommier où l'on avait attaché un cheval. Il voulut prendre un fruit, mais apparemment, ils avaient tous succomber à la faim vorace des voyageurs du coin.
*Ça prouve que les fruits sont succulents ! Dommage que je ne puisse le vérifier par moi même...*
Bon, de toute évidence la réunion avait lieu ici, certainement dans la cave, étant donné que le grenier c'était effondré sur le rez de chaussé, ce qui laissait peu de place pour hypothéquer sur un autre lieu de réunion.
*Non parce que si le grenier c'est effondré sur le rez de chaussé, ça va être serre pour tous tenir au fameux rez de chaussé, mais si la réunion a lieu DANS le grenier, alors là c'est même pas envisageable, ou alors c'est que la missive m'est arrivée avec des siècle de retard, mais de ce cas, qui est le destinataire originel ? Et qui est l'auteur de la lettre ?*
Maverdave se posa encore des centaines de questions toutes plus tordues les unes que les autres. Allant cherché des raisonnements au fin fond de son esprit torturé, et quand il comprit que tout cela ne remplacera pas le manque qui l'habitait, (il avait laissé sa guitare à l'auberge) il en conçu une profonde mélancolie.
Il décida sans plus tarder de tenter l'introduction dans la battisse. A priori la porte tenait encore debout par un miracle inconnu.
* Bon, analysons un peu. C'est une porte fermée, donc ce n'est pas une invitation, mais n'allons pas par là supputer qu'il s'agit d'un refus, c'est peut être juste pour éviter les courant d'air. Ça me semble étrange vu tous les autres trous qui garnissent les murs et le fait qu'il n'y ait plus de toit. Hum ... peut être que je devrais frapper, mais si c'est un piège ils sauront que je suis là, en même temps si ce n'est pas un piège et que je ne ferais rien, ils ne sauront pas que je suis là. il faut donc que j'arrive à rester à l'extérieur tout en m'assurant qu'il ne sache pas que je suis là tout en devinant ma présence à l'intérieur des lieux, ce qui leur donnera l'impression d'avoir l'avantage alors que je pourrais fuir au moindre mouvement suspect. Sachant qu'il me reste à définir ce que peut bien être un mouvement suspect dans une baraque délabré dont le toit a essayé de forniquer avec le plancher. Hum ... ils sont très fort ces rebelles ... je vais passer par la fenêtre*
Ce qu'il s'empressa de faire, avant de se faire assommer.
Lorsqu'il se réveilla la première pensée qui lui vint, fut qu'il était extrêmement rusé puisqu'il avait réussit à s'introduire dans la place. Le mal de crâne et les liens qui l'entravaient le firent vite déchanter. Il fut écouté lors d'un monologue exemplaire où il distribua sa diatribe jusqu'à perdre complétement ses deux interlocuteurs, qui finalement le laissèrent assister à la réunion, l'un le jugeant trop con pour être arriver ici intentionnellement, et l'autre trop intelligent pour être dispensable. Maverdave s'installa à côté d'une femme au cheveux quelconque (il ne voyait pas pourquoi tout le monde trouvait étrange sa chevelure bleue ... c'était très courant ! ... En Austurgie ?). Plusieurs personnes prirent la parole ensuite, le ton commençait à monter, et les esprit à s'échauffer, le jeune musicien trouvait cela étrange au vu de la carafe de vin sur le buffet qui était toujours pleine, le sujet devait être vraiment important pour que l'alcool n'ait pas été touché et qu'il ne soit pas la cause du mécontentement général. Sa sulfureuse voisine semblait voir d'un mauvais oeil la lâcheté du "chef" de la résistance, alors qu'il travestissait sa voix et qu'il n'osait pas dévoiler son visage. Maverdave trouva cela fort courageux au contraire, en vrai lâche il n'aurait jamais oser monter sur l'estrade de peur de voir toutes sortes d'objet pointus, belliqueux et vindicatifs essayer de rentrer dans sa chair en n'utilisant aucun trou préalable en en décidant d'en faire de nouveaux, comme ça ... pour voir.
Lorsque sa voisine se rassit il lui glissa à l'oreille :
-Pertinente intervention quoiqu'un brin risquée.
Il laissa sa phrase en suspend puis ôta son chapeau, tandis la main et lança gaiement :
-Maverdave, Luthier/mercenaire, pour vous servir !

Spoiler:
 
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Ryu Shingen

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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Mer 11 Juil 2012 - 22:38

Pendant que le décompte continuait lentement, le spectre avait été attaqué et critiqué sur sa présence. Mais la flamme disparut et les épées japonaises flottantes car une femme venait de s'évanouir sur le sol. Ryu réfléchit aux propos concernant la venue du spectre à la place de lui. Cependant le ninja remarqua que la flamme et les katanas avaient disparut et il voyait à travers les yeux de son spectre que son familier fantomatique commençait à examiner la femme au sol. L'homme aux cheveux blancs n'avait rien ordonné pour donner les premiers soins sur Naladrial. La blonde soufflait de l'air et le spectre interpella les deux hommes qui se tenaient vers l'escalier. Il les somma de la relever légèrement. Le spectre démoniaque avait eu un compagnon médecin quand il était encore un être en chair. Il lui avait donné quelques enseignement sur les premiers soins. Le spectre demande de faire un peu d'espace et les deux hommes suivirent les instructions. L'être spectral ordonna à l'un des hommes si elle était consciente. L'archère répondit aux appellations de l'un des hommes en ouvrant les yeux. Mais elle les referma tout de suite après, le spectre resta vers Naladria. Il demanda parmi les personnes si l'un d'entre eux avait une pommade énergétique. Une femme vint vers le spectre et elle le présenta à l'être spectral. L'archère allait sentir les effets de la pâte médicinale. La spectre reconnut à la couleur et à l'odeur de la pâte et il diagnostiqua que Naladria irait mieux rapidement.

Le ninja ne dit rien sur l'intervention de familier spectral et il le félicita de cette action. Le spectre s'adressa à la chef et aux autres rebelles. Il expliqua sur la raison de son geste et il s'en excusa . Cependant il répondit à la critique sur sa présence dans cette réunion. Il argumenta qu'il avait eu la missive comme tous ceux qui étaient présents. De plus il voulait voir comment la sélection se ferait pour constituer l'escouade des cinq membres. Le ninja sur sa monture écouta son familier qui s'exprimait à sa place. Le spectre finit son petit discours avec un petit mot adresser directement à la chef. L'être fantomatique répliqua:

" Comme vous le pouvez le voir, cette réunion est un test pour vous. Il va falloir prendre la parole, pour montrer vos talents de chef. Je pense que tout le monde peut participer à la première action d'envergure de la rebellion. J'ai une petite idée mais ce rôle vous vient, montrez nous comment vous allez tisser entre nous. "

Le spectre resta auprès de la blonde et il écoutait la réaction de la chef. Il pointait son regard de temps en temps vers Naladrial pour quand elle ouvrait les yeux. Le ninja voualit aussi entendre la suite du discours à travers le regard son familier spectral. Il s'attendait aussi à une autre surprise.
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Liam Gil' Sayan



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MessageSujet: Re: [RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)   Jeu 12 Juil 2012 - 3:18

« La confiance en soi fait le sot ; la foi en soi fait le grand homme. »
Victor Hugo


Là où certaines personnes s'ennuyaient d'attendre (Liam le voyait), lui trouvait ça divertissant de regarder ses mains. Après avoir fini sa pomme et jeté son trognon, il se focalisa sur la sienne… de paume… Il agitait ses doigts tout en fixant attentivement ses ligaments qu'il voyait se mouvoir sous la surface de son épiderme (je sais, que de grands mots). Bref, sa main faisait son travail de main, et cela lui plaisait beaucoup. C'est certainement pas son genre d'aimer que tout soit à sa place, convenablement, bien sagement. Non non. Il aime le changement, le mouvement, l'énergie, le mélange, le bruit (mais pas toujours), pour sentir que la vie continue malgré toutes les horreurs qui se passent… Toutefois, de voir que son corps obéit à des règles qui surpassent tout le monde, de voir que son corps est conçu pour satisfaire le moindre de ses désirs, ça le rassure. Pas vous ? De savoir que votre propre corps ne vous lâchera qu'à cause de facteurs extérieurs (guerre, famine et tout le tafouin), ça ne vous rassure pas ? Liam sourit et remercia la nature de faire des choses qui fonctionnent… comme une main.

Ses réflexions, qui ne paraissaient intelligentes qu'à ses yeux, furent interrompues lorsque les deux hommes revinrent de leur petite virée, mais cette fois-ci accompagnés d'un troisième personnage. Cape noire immense. Visage caché. Allure gracieuse. Voix modifiée. Une chose est sûre cette… personne tient à l'anonymat. Pendant qu'elle, cette personne, traversait la salle pour se rendre sur l'estrade face aux rebelles, Liam eut une pointe au coeur suivie d'un frisson. Une pointe qui lui faisait de plus en plus mal au fur et à mesure des pas du chef rebelle.

Liam est un empathique. Il ressent les émotions des autres. Ce qui, souvent, lui permet de comprendre les gens, d'entendre leur âme, parce que le sentiment qu'ils éprouvent le plus souvent laissent une trace indélébile sur eux. Là où les chiens sentent notre odeur corporelle qui nous est propre, Liam ressent notre émotion dominante, celle qui gouverne notre âme, qui définit ce que nous sommes.

La pointe au coeur qu'il ressentait venait de son empathie. Il ressent toujours une chaleur dans la poitrine, qui se traduit par la suite en quelques mots, instinctifs, dans son esprit, et là il comprenait l'autre. Mais là, c'était directement son coeur qui était visé, et le seul mot qui lui venait en tête était «Souffrance». Souffrance ? Mais Souffrance de quoi ? Celle que l'on ressent tant la peine de voir les autres souffrir est grande ? Celle de la tristesse immense de voir des innocents sacrifiés aux noms de dieux blasphémés ? … Ou celle d'une envie de vengeance, de vengeance sur l'homme qui est la cause de tant de malheurs et d'injustices ? Tout ceci en même temps ? Autre chose ? Dans tous les cas, le coeur du grand chef rebelle est torturé, et nous saurons pourquoi très bientôt…

Cependant, la douleur est bien trop grande. Ses mains se crispent. *Comme quoi… j'ai parlé trop vite…* Des gouttes de sueurs commencent à perler sur son front. Pour ne pas déranger, il se leva discrètement en remettant son sac en bandoulière sur l'épaule et alla tout au fond de la salle, près de l'entrée du sous-sol où ils étaient. Debout contre le mur, il restait tout de même attentif à tout ce qu'il se passait. Le chef était au centre de l'estrade, ses deux bras droit chacun d'un coté de lui mais légèrement en arrière pour bien que l'attention soit gardée sur la personne encapuchonnée.

À peine le chef eut-il dit bonjour, qu'un des deux hommes leva la tête, l'air inquiet, comme s'il venait d'entendre un bruit venant d'en haut. Les deux hommes se regardèrent: ils avaient entendus la même chose. L'un d'eux descendit l'estrade sur le côté, dans l'ombre, tandis que l'autre resta près du chef. Il fit le tour et s'arrêta devant Liam avant de dire:

«- Toi, viens avec moi.»

Liam le reconnut de suite, c'était le premier homme qu'il avait désarmé avant d'entrer ici. Sans un mot, ils remontèrent tous les deux pour voir ce qu'il se passait. L'homme ordonna à Liam de rester près de l'entrée, tandis que lui se dirigea vers la porte. Liam n'avait jamais vu ça ! La discrétion la plus pure ! Liam avait pu échapper à ses coups, uniquement parce qu'il "sentait" son âme et qu'il se savait découvert, mais sinon, il se serait fait assommer comme plusieurs des rebelles. Caché dans les fondations et fondu dans les décombres, l'homme était quasi impossible à repérer. Puis là, il sortit sa tête pour faire signe à Liam que l'intrus se dirigeait vers la fenêtre proche de Liam. Ce dernier ramassa un gros bout de bois à moitié calciné, se cacha dans une légère cavité dans le mur encore debout. L'inconnu s'engouffra et… BANG ! Le bois se fendit en deux sur son crâne. Il le ramassa néanmoins avant qu'il ne s'écroule sur le sol. L'autre homme s'approcha, félicita Liam, puis attacha les bras de l'assommé dans son dos.

Une fois en bas avec l'inconnu, la seule place disponible était celle près de la jeune fille aux cheveux bleus. Liam y disposa l'inconnu. Le bras droit lui avait assuré que celui qu'il venait d'assommer était bel et bien un rebelle. Liam fut alors rassuré de ne pas laisser un criminel aux côtés de la demoiselle. Ce qui le gênait chez cette fille, ce n'était certainement pas la couleur de ses cheveux, mais son aura, ce que son âme dégageait… c'était comme s'il y en avait deux… Mais c'était impossible. Il se réinstalla sur sa chaise première, celle dans le coin, près du buffet.

Son mal empathique avait disparu, seul le mot Souffrance résonnait dans sa tête à chaque fois qu'il regardait la silhouette cachée sur le manteau noir. C'était donc le chef…

La salle s'agita, la fille bleue d'abord… Awena… Enfin il pouvait mettre un nom sur cette belle âme… Parce qu'elle était belle, il le sentait. Tout comme celle de la fille qui intervint après elle. Une âme pure. Il s'était concentré sur les paroles de chacun des autres rebelles. Plusieurs fois il se retint de se lever et de parler à son tour, mais pour dire quoi ? Exprimer son point de vue lors de situations qui demandent énormément de clarté et de tact… ce n'était pas son fort. Il avait plutot tendance à s'emmêler dans ses mots. C'est toujours plus clair dans sa tête qu'une fois vomit verbalement… Le mieux était de se taire. De toute façon, seulement cinq seraient pris pour s'introduire dans le chateau et les autres ne feraient que des diversions. Ils se savaient compétents et se trouvait débrouillard, endurant et capable de réfléchir vite pour agir correctement… mais ici, dans cette même pièce, plus d'une trentaine de rebelles… Qui sait le nombre de talents qui se cachent parmi eux en ce moment ? Il avait déjà sa petite idée sur certains, ceux qui avaient leurs armes près deux, attachées à leur ceinture ou dans leur dos… mais les autres ? Ceux qui comme lui, ne possèdent qu'un sac avec des vivres ou une simple dague… Que cachent-ils vraiment ? Ils sont bien évidemment trop méfiants pour montrer l'étendue de leur pouvoir immédiatement…

La méfiance… Il détestait ça… Comment espérer un monde de paix si l'on n'est pas capable de regarder son voisin sans avoir peur qu'il nous égorge ? Confiance. Même si c'est un inconnu, Liam fait confiance. Pas entièrement, mais juste assez pour tenir une discussion, pour vivre sa vie comme il l'entend… Jusqu'ici, rien ne lui est arrivé. Certes, il faut un début à tout, mais ça ne l'empêchera pas de toujours garder cette envie de partage, de connaissance et de désir que la méfiance à tendance à annihiler.

Après le tintamarre de plusieurs rebelles frustrés de ne pas voir le visage du «chef», un nouveau visage pénétra dans leur salle aménagée. Liam remarqua que l'homme de bras n'était pas retourné sur l'estrade, il a surement du retourner en haut pour vérifier l'identité des retardataires et, certain de leur appartenance à la rébellion, il les laisserait passer, ni vu, ni connu. L'homme qui venait d'arriver salua la salle, ce qui fit sourire Liam car il trouvait son arrivée plutôt mal tombée, et cela rendait la situation plus cocasse. L'âme du nouvel arrivant transpirait la loyauté… Il aimait ça.

Son arrivée passa presque inaperçue puisqu'elle fut suivie par celle d'une jeune femme qui s'écroula sur le sol. Liam commença à faire un pas pour aller l'aider, mais le spectre fut plus rapide. L'homme chevalier dut se mettre sur le côté pour ne pas gêner. Liam longea le mur pour se rapprocher de ce dernier. Liam s'approcha de lui, lui donna un léger coup de coude pour attirer son attention et lui dit doucement pour ne pas que d'autres les entendent :

«L'union est loin d'être signée, ne vous en faites pas. Juste une affaire d'égo que certaines personnes ici ont oublié de dégonfler avant de rentrer»

Après un léger rire, Liam tendit sa main pour se présenter :

«Je suis Liam. Liam Sayan. Ce que vous avez vraiment manqué, c'est le discours de notre chef, l'homme… ou la femme debout sur l'estrade là bas. Seuls cinq d'entre nous seront pris pour faire le plus important, pendant que les autres feront des diversions. Ensuite, il y eut d'autres discours. Et pour vous faire comprendre la tension qui règne ici, cela vient surtout de frustrations dues au visage caché de notre chef… Mais vous-voulez mon avis… Ce n'est pas tant le visage qui compte, mais l'idée qui s'en dégage. Après tout, nous voulons tous liberté et justice non ? J'étais venu pour une union et voilà déjà la discorde… alors j'attends. À moins que vous ne vouliez vraiment parler pour faire avancer l'affaire, je vous conseillerai d'attendre… Il y aura autant de temps perdu et d'innocents morts que de points de vues donnés aujourd'hui dans cette cave… voilà la situation, mon ami»

Même si l'homme dépassait Liam d'une bonne tête, que son âge touchait la trentaine vu son visage, et que sa carrure était impressionnante, Liam s'était exprimé librement, sans se sentir intimidé. Il sentait l'âme de cet homme, elle était honnête, et il ressentait chez lui une force… une force émanant de points communs au niveau des caractères… donc certainement d'un même type de passé… Du sang noble devait couler dans ses veines à lui aussi…

Liam fit fi de ses pensées (HRP : je la trouvais drôle cette tournure de phrase… "fit fi"…… Bref ! XD) pour ne pas effrayer le chevalier, puis s'adossa au mur avec une jambe repliée et un pied posé sur le mur lui aussi. Encore une fois, il allait attendre… Avec l'arrivée de ces trois nouveaux personnages, cela donnait encore moins de chance de faire partie de l'Histoire. Liam était doué en magie, vraiment doué ! Mais il ne se faisait pas trop d'illusions… dans un combat d'une si grande envergure, ce ne sont pas quelques flammèches qui créeront l'incendie, mais une déflagration.

Les bras croisés, Liam scrutait la salle. Certains s'occupaient de la femme tandis que le spectre parlait encore… Puis son regard se posa sur le chef. Stoïque, infaillible, de marbre face à l'agitation de la salle. Ce fut étrange, mais Liam a presque cru que le visage sous la capuche venait de poser son regard sur lui. Etrange…

La flamme tatouée dans le bas de son dos, vacilla.

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[RP Clos]Une réunion pour les insurgés (PV gpe REBELLES)

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