''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
AccueilFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Enkum Tranch'tete

Vautour de grands chemins.

________________


________________


Race : Humaine
Classe : Barbare
Métier : Brigand
Croyances : Fléau
Groupe : Tranch'tete

Âge : 27

Messages : 11

Fiche de Personnage : Enkum, La soeur Tranch'tete


MessageSujet: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Lun 18 Juin 2012 - 20:11

Cela faisait déjà quelques jours qu'ils avaient passés le dernier village.

Ils étaient maintenant à court de provisions, fatigués et en sueur. Le soleil frappait leur front, toujours avec plus de force. Des gouttes de sueurs perlaient déjà sur son front blanc comme la plus blanche des neiges, Enkum avait encore une fois envie de hurler d'impatience, tant l'horizon semblait leur cacher tout ce qui recouvrait ces terres, en ce qui concerne villages et maisons, ou auberges charitables. Elle serrait les dents, continuant à courir. Car les vrais, les durs, les Tranch'tetes, ils voyagent en courant. Et ce, qu'il pleuve, qu'il neige, ou qu'il brûle (comme à cet instant). C'était donc pareil aujourd'hui, et leur course, bien que fatigante pour eux, en impressionnerait plus d'uns. Il courraient vite, et droit. Ne s'arrêtant jamais pour se plaindre. Jusqu'à cet instant.

La demoiselle aux tresses noires frappait de son grand pied sur le sol, d'où s'élevait donc un léger nuage de poussière, et criait à ses compagnons, Rafika et Akkil, de s'arrêter également. Ces deux-là, comme toujours, avaient déjà fait une dizaine de mètres en plus, n'ayant pas remarqué l'arrêt de leur soeur. Bien entendu, il semble qu'ils aient décidé rapidement de rebrousser chemin, à pas plus lent.
Il fut donc bonne chose qu'elle sache crier si fort malgré la soif. Cet effort vocal aurait pu lui coûter cher, mais non. Elle se laissa simplement tomber sur le dos, et s'allongea. L'herbe qui était sous son dos était sèche et désagréable. Le soleil agressait son visage, lui faisait tourner de l'oeil. Des oiseaux chantaient. Elle avait faim, elle les aurait bien cuits, si elle avait su où ils se trouvaient. Mais non. La flemme s'en était prise à elle. Elle ne bougerait plus d'un pouce. Elle était désormais une statue, sauf qu'au lieu d'être debout et fière, elle était couchée. Un genre de "bas relief" comme le disent les livres d'arts qu'elle a lu dans son enfance, sauf qu'au lieu d'être accroché à un mur, horizontal, et d'être fait d'or froid, elle est couchée, allongée, et pue la sueur. Bref, aucun marchant d'art ne l'achèterait. Et puis, comme d'habitude, Akkil, le vieux, ne manquerait pas de la gronder.

Mais pour être franc, elle n'en avait que faire. Il faisait chaud, il faisait beau. Elle détestait ça. Elle ne pensait qu'à ça.

Ses bras étaient rouges. Elle comprenait là les prémices d'un bronzage. D'un horrible bronzage.
Enfer et Damnation ! Voilà sans doute ce qu'elle aurait dit tant elle aime abuser de formes littéraires loin du naturel, qui lui donnent, lorsqu'elle les use bien, des faux airs de savante.
Mais elle n'en fit rien. Elle se permit simplement de cacher son visage avec une serviette qu'elle avait en boule dans sa sacoche.

Ne pas bronzer. Surtout pas. Rester blanche.

Tels étaient ses principaux intérêts.

Puis la soif. Alcool ? Taverne. Il lui faut une taverne. Elle n'a plus bu une goutte depuis trop de temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Rafika Tranch'tete



________________


________________


Race : Humain
Classe : Berserker
Métier : Pillard
Croyances : Dieux Païens
Groupe : Clan Tranch'tete

Âge : 21

Messages : 10

Fiche de Personnage : Ma Fiche

Histoire de Personnage : 1 Après midi d'été.
2 Les Evènements de Beolan
Morte pendant ceux-ci

MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Lun 18 Juin 2012 - 20:49

Depuis combien de temps couraient-ils ? Rafika n'en avait aucune idée, mais cela n'avait pas d'importance. Elle avait l'habitude d'avaler d'incroyables distances depuis son plus jeune âge, se propulsant en avant à chacun de ses pas, et ce jour ne faisait pas exception. Le soleil qui frappait sur son crâne avec insistance n'était pas plus violent que celui qu'elle supportait encore quelques semaines plus tôt dans leur village natal, et elle acceptait avec plaisir ses rugueuses caresses.

Elle était toujours plongée dans ses pensées mornes et vides d'émotion lorsque Enkune leur demanda subitement de s'arrêter de courir. Rafika réprima un juron. Quelle paresseuse celle-la ! Elle ne supportait pas les morsures affectueuses du soleil, et n'avait que du mépris pour l'exercice physique, ce qui énervait Rafika au plus au point. Mais elle stoppa néanmoins sa course, désireuse que ses compagnons puissent reprendre les forces nécessaires à repartir au plus vite. Enkune se laissa tomber au sol avec nonchalance, épuisée, tandis que Rafika scrutait l'horizon, reprenant son souffle légèrement diminué. Il n'y avait rien autour d'eux, rien d'autres que des plaines vierges de toute présence, animale ou humaine, amicale ou hostile. Rien à manger, personne à détrousser, aucune bâtisse à investir. Il fallait laisser de côté leurs rêves de confort et camper dans les steppes, une fois de plus, au milieu de nulle part, au risque de se faire prendre par surprise si ils n'y prenaient pas garde.

"Il faut faire un feu", dit Rafika en se tournant vers ses deux compagnons, "pour faire fuir les prédateurs animaux, et pour attirer d'éventuels rôdeurs, enfin vous connaissez la musique. Je n'en peux plus de cette routine ennuyeuse qui s'installe, j'ai envie d'un peu d'action. Ou, au moins, d'un bon repas. J'en ai assez de me nourrir de rats et d'opossums."

Ce n'était pas faux. Elle n'avait rien d'une princesse, pour sûr, mais entendre son estomac grogner n'était jamais bon signe. Encore quelques heures dans cet état et elle perdrait toute ses forces. Elle rêvait d'une chèvre, ou d'un boeuf grillé, qu'elle se sentait capable de pouvoir avaler tout entier. Mais un nouveau regard sur les paysages qui l'entouraient mis fin à ses fantasmes culinaires. Toujours pas le moindre mouvement. Le soir tombait peu à peu, le ciel se déchirant en plusieurs couleurs que quelqu'un d'autre que Rafika aurait sans doute qualifié de "belles", et le feu leur permettrait peut-être d'attirer un voyageur égaré, même si elle en doutait. Depuis les quelques jours qu'ils traversaient ces plaines, il n'avait pas vu âme qui vive, et ça commençait à devenir frustrant.

Comme à son habitude, Rafika donnait ses conseils, qui prenaient souvent l'apparence d'ordres, avant d'aller s'asseoir dans un coin, toujours aussi solitaire et peu désireuse de lier un contact amical avec ses deux compagnons de route. Tout ce qu'elle voulait, c'était retrouver les autres membres du clan, et se venger. Elle n'arrivait pas à trouver un autre but à son existence, qu'elle trouvait ennuyeuse et...inutile. Tant pis si ça devait lui attirer les disgrâces de Enkum et d'Akkil. C'était le cadet de ses soucis.

Songeuse, son regard alla se perdre quelque part dans le ciel, inondé par les couleurs du crépuscule.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Akkil Tranch'tete



________________


________________


Race : Humain
Classe : Guerrier
Métier : Pillard
Croyances : Impie
Groupe : Tranch'tete

Âge : 37

Messages : 10

Histoire de Personnage : 1 Après midi d'été.

MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Lun 18 Juin 2012 - 21:19

Un désastre, la fuite et une pause. Voilà donc la manière de résumer les derniers hauts faits d'Akkil. Son clan semblait décimé et, à priori, tous s'étaient séparés.

Akkil n'était pas né au sein du clan, il n'avait donc pas de lien particulier tel que celui du sang avec ses dit frères et soeurs. Il désirait bien entendu les retrouver, mais si cela s'avérait impossible, il continuerait sa vie. Il changerait d'emploi du temps et d'activité, tout en restant surement dans le même genre d'embrouilles aux gains assez misérables. Il avait secoué la tête sans broncher lorsqu'Encum se laissa tomber à terre. Il l'avait secouée aux maints conseils de Rafika, et à l'ordre de faire un feu. Mais à part ce geste sans importance, il ne bronchait pas. Il ne faisait pas de manière et suivait ce qui se rapprochait le plus de ses fidèles compagnons. Deux femmes que l'on pourrait décrire comme charmante à certaines heures.

Mais les soupirs incontrôlés du guerrier lorsqu'elles prenaient la parole ne mentaient pas. Non pas que le fait d'avoir différents centres d'intérêts le dérange, loin de là ! Mais elles étaient assez énervante, toute les deux de différentes manières. L'une semblait constamment fatiguée et avait son nombril pour unique ami tandis que l'autre se bornait à rester dans son coin, ne parlant que pour donner des ordres ou des sois-disant conseils. Le fait était qu'Akkil n'avait en aucun cas besoin de conseil, il n'avait en aucun cas besoin d'attendre des ordres pour agir. Il pensait parfois au fait qu'il n'avait aucun besoin d'avoir des compagnons de route.

Mais alors qu'il lui semblait être le premier à monter la garde en ce début de soirée, il se dit que ca n'était pas si mal finalement. Il était accompagné de deux femmes qui pourraient peut-être lui facilité la vie. Il n'aurait pas à se battre pour survivre, il pourrait les laisser faire. Si toute fois elles restaient avec lui. Rafika désirait absolument retrouver les vestige des tranch'tete et Encum voulait seulement se poser à un endroit tranquille. Pour sa part, Akkil n'avait pas d'ambitions particulière, il se trouvait parfois pire qu'Encum... Son rêve aurait été de faire le tour des grandes villes et d'y régner en roi de brigands, créer son propre clan et combattre le royaume et ses sbires comme pour venger ses frères disparus.

Ca n'était qu'un rêve, surtout en ce moment. Ils n'avaient rien, pas même de quoi manger. Akkil secoua à nouveau la tête, cette fois à ses propres pensées. Le feu était allumé, le crépitement de celui-ci pour seul décor sonore. Ils ne parlaient pas beaucoup entre eux, ils n'avaient pas grand chose à se dire ou à se raconter... Sauf peut-être leur fuite et sa cause. Mais le guerrier ne se sentait pas l'envie de déjà y repenser, il lui fallait se reposer. Que ce soit physiquement ou mentalement. Un rêve, les yeux fermés... Ce serait tellement bien.

Le plus gros de son paquetage était maintenant couché sur le sol, il s'était redressé pour observer les plaines vide dans ce qui était déjà l'obscurité de la nuit. Il plissa les yeux en espérant voire quelque chose, quelqu'un se mouvoir dans la pénombre. Mais rien. Il le savait, il n'avait guère la vue de Rafika, la perspicacité d'Encum. Il les laisserait probablement chasser pour cette nuit, si du moins leur en venait l'envie. Car pour sa part, la nuit, il était habitué à passer son tour. Il le prouva d'ailleurs en reposant son fessier sur l'herbe sèche, toute en gardant l'esprit en éveil. Jusqu'à ce qu'il finisse son tour de garde.

Après, ce sera le tour à Encum. En espérant que l'on aie déjà à manger d'ici là. Akkil ne se le cachait pas, il avait grand faim.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Enkum Tranch'tete

Vautour de grands chemins.

________________


________________


Race : Humaine
Classe : Barbare
Métier : Brigand
Croyances : Fléau
Groupe : Tranch'tete

Âge : 27

Messages : 11

Fiche de Personnage : Enkum, La soeur Tranch'tete


MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Lun 18 Juin 2012 - 21:52

Elle fut réveillée lorsque vint son tour, et baillait bruyamment pour démontrer son mécontentement.
Cela étant dit, elle n'hésita pas a décoller sons arrière-train de la couverture sur laquelle elle avait débutée sa sieste, pour entamer quelques pas droit devant, et se risquer à avancer dans les champs, où la lumière venant du feu se faisait moins forte. Écartant des tiges de blés ici et là pour ce frayer un chemin, attrapant du bout de ses doigts des mouches en vol pour les avaler aussitôt. Elle était peut-être la seule pour laquelle le gout d'une mouche aura créé un tel intérêt, mais ne peut s'en plaindre. Elle aura ainsi appris ainsi à développer son agilité déjà surhumaine...

Pour attraper ces grosses mouches.
Car elles étaient grosses, ces mouches qui parcouraient les champs. Mais elles ne faisaient étrangement pas le moindre bruit, chose qui créait quelques interrogations dans la réflexion constante d'Enkum. Chose qui pourrait étonner celui ou celle qui est au courant du nombrilisme dont faisait l'objet ses pensées toute la journée. A croire qu'une fois la nuit tombée et la mise à couvert du plus chaleureux des astres, elle gagne en intelligence et en ouverture d'esprit. Elle réfléchit à des détails, fait des accords avec ce qu'elle à lu par le passé. Parfois, elle se rend compte qu'elle n'a pas lu tant de livre que ça, comme par exemple à cet instant, alors qu'elle attrape ces bestioles. Jamais elle n'a tournée une page concernant une mouche. Et pourtant, qu'y a t il de plus commun qu'une mouche ..? Bref, On ne va pas s'étendre là-dessus.

Enkum tourne la tête pour observer ses acolytes. Rafika semble endormie, du moins de dos. Cette fille ! Elle a six ans de moins qu'elle, pense notre héroïne, et elle semble déjà si hautaine. Elle avance dans un but qui, bien qu'identique à ceux de chacun d'entre eux, lui tient tant à coeur qu'il en deviendrait presque une affaire personnelle, solitaire.. Chose bien dommage. Car mégalomane comme elle est, Enkum n'aime pas ne pas être objet de l'attention, ne serait ce que pour une seconde. Et là, elle se retrouve à une fille qui laisserait presque penser qu'elle n'est pas au courant de l'existence même de sa compagne de voyage. Attitude étrange au sein d'un groupe.

Puis, elle observe Akkil. Il semble tenter de contenir les effets du voyage sur sa personne. Semble tenter de dormir sans en avoir besoin, semble tenter de garder un air fort, même dans la faiblesse. Sans réellement être déplaisant, Enkum trouve également cela étrange.
Au final, elle se dira qu'ils sont tous les trois étranges, presque incompatibles, et que c'est probablement ce qui les rends si soudés. Car en effet, il serait drôle d'observer un malchanceux tenté de tester leur cohésion dans un combat ! Ce qu'il en resterait serait rapidement haché menu.

Et là, surprise. Enkum se retourne et croise des yeux ce dont elle rêvait. Un nid d'oiseaux, avec quatre petits oeufs bien au chaud.
Elle approche donc, à pas de velours, de l'arbre sur lequel le nid est posé, et commence à l'escalader. Le tout sans un bruit, dans des mouvements aussi fluides que calculés, la jeune femme semble venir à bout avec facilité de ce casse tête de branches et autres feuillages qu'elle gravit, motivée par la faim.

Arrivée au sommet, elle tend la main vers le nid. Il lui manque une accroche, une branche solide pour poser son pied gauche. Alors, seulement, elle saurait saisir le plat qu'est le tas de brindilles. Lorsqu'enfin, après avoir longuement recherché du regard la branche porteuse désirée au travers de cette obscurité opaque, elle trouve l'objet de ses désir, elle relève la tête et attrape le nid.

Bien entendu, telle une enfant, il ne fallut pas trois ans pour la laisser crier sa joie.

"Hey, hey ! Debout tout le monde ! c'est l'heure du souper !"

Elle savait bien que ses deux amis dormaient. Mais elle savait encore mieux à quel point ils avaient faim, comme elle. Elle saisit donc un plat en acier et le mit sur le feu, avant de briser les coquilles sur le bord pour laisser tomber le contenu sur la plaque déjà brûlante. Le crépitement et l'odeur ne surent se faire attendre de leurs estomacs, rassasiés déjà par la simple vue de ce petit rien comparable au plus grand des festins.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Rafika Tranch'tete



________________


________________


Race : Humain
Classe : Berserker
Métier : Pillard
Croyances : Dieux Païens
Groupe : Clan Tranch'tete

Âge : 21

Messages : 10

Fiche de Personnage : Ma Fiche

Histoire de Personnage : 1 Après midi d'été.
2 Les Evènements de Beolan
Morte pendant ceux-ci

MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Mar 19 Juin 2012 - 13:49

Inutile d'essayer de dormir pour Rafika : la nuit était bien trop silencieuse, bien trop immobile, bien trop profonde, pour celle qui avait l'habitude de s'endormir au milieu des beuveries et des cris enjoués, voir de chants et de festivités. C'était clair et net, son clan lui manquait. Pour l'heure, elle ne pouvait que maudire l'Empereur tyrannique et son armée de guerriers, sans pouvoir retourner dans le temps pour continuer à profiter de ces ambiances qui lui manquaient tant.

Derrière elle, ça bougeait un peu. Ses deux compagnons de route vaquaient à leurs occupations personnelles. En fait, ils formaient un groupe plutôt singulier et désuni, à part lorsqu'il s'agissait de se battre. Seuls leurs objectifs et leur appartenance les liaient et les rassemblaient. C'était déja pas mal.

Alors que Rafika était toujours plongée dans ses pensées, elle entendit vaguement Enkum crier quelque chose, sans réellement y faire attention ni tenter de déchiffrer ce qu'elle disait. Puis, après quelques fractions de secondes, le grésillement d'une cuisson et une odeur d'oeufs vinrent chatouiller les narines et les oreilles de la jeune guerrière. Tout de même, elle avait faim, et elle ne dirait pas non à quelques oeufs frais. Faisant de son mieux pour ne pas avoir l'air affamé, elle se leva doucement, et tourna la tête vers Enkum, qui était penchée sur sa cuisine. Effectivement, c'était bien de bons oeufs frais qui cuisaient sur ce plat de métal.

Tentant toujours de dissimuler l'intérêt qu'elle portait à cette nourriture, elle se dirigea lentement vers la cuisinière de fortune, sentant plus que jamais l'arôme des oeufs lui pénétrer dans les narines. Quand même, quand on avait faim, un rien paressait être un repas de roi ! Et cette fois ne faisait pas exception.

Sans prononcer le moindre mot, Rafika adressa a Enkum un regard qui se voulait reconnaissant, et attrapa l'un des oeufs au plat avec les doigts, sans se soucier de la chaleur qui se dégageait de la plaque métallique, et l'engloutit en une bouchée. Son ventre ronronna de plaisir et de remerciement, ravi d'avoir quelque chose à digérer.

Pourtant, quelque chose vint troubler le plaisir nutritif que prenait Rafika. Tandis qu'elle savourait encore le goût de la nourriture, son regard se posa sur une chose en mouvement, de l'autre côté de la plaine où ils campaient. Piquée au vif, la jeune fille se leva, plissant les yeux pour tenter de discerner quelle était cette forme inconnue. C'était de taille humaine, en tout cas, et cela semblait courir. Sans réellement comprendre ce qu'elle voyait, Rafika se leva, ne quittant pas la scène des yeux, de plus en plus perplexe. Puis, elle comprit. Une dizaine d'ombres plus grosses apparurent dans son champ de vision, poursuivant la première forme. La guerrière sourit. Enfin un peu d'action !

Elle se tourna vers Enkume et Akkil, qui venait de se lever pour manger un bout, et leur désigna la scène du menton.

"Regardez la bas. Vous en pensez quoi ?"

Elle n'attendit pas leur réponse pour saisir fermement le pommeau de son épée brisée, prête à intervenir dans cette scène inattendue.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Akkil Tranch'tete



________________


________________


Race : Humain
Classe : Guerrier
Métier : Pillard
Croyances : Impie
Groupe : Tranch'tete

Âge : 37

Messages : 10

Histoire de Personnage : 1 Après midi d'été.

MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Mar 19 Juin 2012 - 14:22

"Hey, hey ! Debout tout le monde ! c'est l'heure du souper !" cria ce qui ressemblait désormait à la cuisinière du groupe.

Elle apporta sa prise et en fit quelque chose sans qu'Akkil ne sache déjà quoi. Mais il ne pu s'empêcher ses narines de rencontrer cette odeur tant elle était différente de celles qu'il avait côtoyé ces derniers jours. Rafika, pour sa part, mangeait sans sommation l'oeuf qu'avait préparé Enkum. Akill se redressa à son tour histoire de les laisser se servir avant lui, comme par politesse. Elles étaient deux femmes, elles étaient plus frêle et plus jeunes que lui. Ainsi donc plaçait-il quelques gestes de politesse ci et là. Même si, il en était convaincu, elles ne le remarquaient pas. Mais lorsque l'oeuf tant convoité fut à portée de main, Rafika prit la parole. Et ca n'était pas bon signe. Car, quoi qu'elle puisse dire, ca finirait soit en tâche ménagère ou en baston. Or, là, maintenant, il lui fallait manger.

"Regardez la bas. Vous en pensez quoi ?" leur fit-elle en leur désignant l'horizon d'un geste de tête.

Mais lorsqu'il se retourna pour en penser quelque chose, la main trempée dans l'oeuf au plat, il vit la dizaine de silhouettes courir dans leur direction. Tous habillés, les poches pleines de choses et d'autres... De quoi manger quelque chose d'un peu plus consistant. Il se lécha donc le pouce et prit ses deux épées alors attachées dans son dos. Le pommeau de l'une d'entre elles se voyait barbouillée de blanc et jaune d'oeuf mais elle en avait vu pire ! Il hocha de la tête pour répondre à Rafika qu'il était prêt à en découdre.

Toute fois, comme pour marquer sa différence d'âge, il se mit en pôle position. Devant ses deux compagnons, pour être plus précis. Il plia les jambes histoire de s'assurer de pouvoir attaquer le premier, il n'était pas particulièrement bon dans ce qui était d'encaisser ou éviter les coups. Les sourcils fronçés, il tenta de décrire ces gens qui couraient, il ne vit rien de plus que de simples voyageurs et se détendit déjà un peu à l'idée de les combattre. Mais tout pouvait être illusion et il fallait rester sur ses gardes. Ils étaient trois contre un peu plus de dix et depuis leur course, ils étaient très probablement affaiblit. C'est du moins ce qu'il se dit comme pour se rassurer, désireux de garder le niveau des deux autres tranch'tete à ses cotés.

Si ça se trouve, ces gens leur passeraient dessus ou les contourneraient. Ce serait plus intelligent, mais dans tout les cas, le trio en choperait un ou deux voire plus histoire de se faire les dents sur quelque babiole de valeur... ou pas. Akkil se détendit d'autant plus et changea de position lorsqu'il se rendit compte que le groupe changeait de direction. Ils étaient tout trois en effet remarqués par la bande et on aurait dit que celle-ci avait déjà peur d'eux. Il fallait garder en tête qu'ils étaient peut-être poursuivis et qu'ils n'avaient donc guère besoin de problèmes supplémentaires mais ça, ça n'était pas l'affaire du barbare.

Akkil se précipita donc sur le groupe proche de les contourner tout en criant sauvagement. Il était plein de force malgré le nouveau repas manqué. Et il n'était pas seul à désirer casser de l'inconnu. Il le savait sans toute fois avoir vérifié que l'on lui emboîtait la marche. Et c'était d'ailleurs peu important. Il tapa du poing une tête et de sa lame quelque chose d'autre sur sa gauche. Mais les inconnus ne s'arrêtaient pas, ils gardaient le regard porté au loin comme ignorant leur assaillant. Le guerrier en mit déjà à terre deux et observait sa proie suivante alors qu'il entendait ses compères faire de même.

Au milieu de tout ce vacarme, se brouhaha indescriptible, il perçut une voix leur demander... leur suggérer... De continuer leur route comme eux, on va dire. "FUYEZ !!" fit cette même voix qui courait encore, plus loin. Il n'était pas de la même sorte que tout ceux qui lui couraient après.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Hazar Erunak

Noires ailes, noires nouvelles...

________________


________________


Race : Humain
Classe : Guérisseur
Métier : Médecin et escroc, détrousseur de cadavre, pilleur de tombes et tueur psychopathe
Croyances : Dieu du Sang
Groupe : Clans (les Psychistes)

Âge : 31 ans

Messages : 53

Fiche de Personnage : Âmes sensibles, s'abstenir...


MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Mar 19 Juin 2012 - 17:49

La morne plaine, monotone et malveillante contribuait avec mordant à exacerber la morosité d’Hazar. Défilaient sous ses yeux maints monticules ou mottes de terre, maintes mares aux reflets larmoyants… Son corps semblait se mouvoir dans les airs, sans s’appuyer sur les mains ni sur les pieds, mais quand il observait le bas de son manteau mordu par des molosses, ses yeux lui renvoyaient malicieusement l’image du va et viens machinal de ses jambes, et il continuait son chemin. Autour de lui, créés par le manque d’eau et de manne, de multiples mirages voyaient le jour, puis mourraient aussi vite qu’ils étaient nés.

Le soir arriva moins tard que prévu, aussi Hazar décida de s’arrêter et de monter l’abri. Ainsi protégé des précipitations, il s’endormit rapidement et ne rêva pas. Au réveil, il grignota quelques lanières charnues de viande séchée. Il fit bouillir du cuir dans de l’eau, et but sans grimacer l’aigre breuvage. Puis il reprit sa route.

Il vit une guilde, un groupe, qui paraissait uni. S’approchant, il sentit la délicieuse odeur des œufs cuits. Il voyait bien que ces gens étaient des barbares, mais ce parfum avait éveillé son appétit, aussi décida-t-il de mendier cette nourriture désirée, puis de tuer doucement ses propriétaires, dans le cas probable où ils refuseraient d’accéder à sa requête. Dans l’autre cas aussi.

Mais un autre groupe, une masse grouillante, approchait, et les barbares foncèrent droit dessus, massacrant quiconque leur résistait, et tuant simplement les autres. Bientôt, une voix grondante se fit entendre, et ordonna aux hommes d’armes de rester groupés et de marcher droit devant, sans se battre. Hazar, décidant que le chariot contenait de la nourriture, se révéla au grand jour en éventrant un homme de l’avant-garde du convoi. Dans le pire des cas, il pourrait toujours manger les cadavres, et ramasser les armes.


-«Je suis avec vous -cria-t-il à l’adresse des trois féroces guerriers- ne me tuez pas et je ferais de même…»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Enkum Tranch'tete

Vautour de grands chemins.

________________


________________


Race : Humaine
Classe : Barbare
Métier : Brigand
Croyances : Fléau
Groupe : Tranch'tete

Âge : 27

Messages : 11

Fiche de Personnage : Enkum, La soeur Tranch'tete


MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Mar 19 Juin 2012 - 17:57

Enkum, ravivée par ce repas (dont il reste encore un oeuf !) décidera avec plaisir de s'enfoncer dans le combat. Voyant Akkil foncer tel un barbare -c'est le cas de le dire- elle ne pu qu'emboîter son pas. Cependant, voyant que ces gens qui, malgré eux, devinrent leurs ennemis, changeaient de direction, elle en fit autant, pour les couper dans leur course. Et là, comprenant qu'un groupe poursuivait au milieu de cette étendue déserte de tout semblant de vie, quelqu'un qui était seul, elle le laissa passer, avant de tourner une fois sur elle même, faisant aller la lame au bout de sa chevelure qui égorgea l'un des poursuivants.

"Et de trois !" Dit-elle alors qu'elle vit Akkil en faire tomber au sol.

Malheureusement, le sang de sa victime lui tâcha le dos, elle le sentait, cet affreux contact des giclées d'hémoglobine sur sa peau parfaite.
Devinant que sa tenue n'aura pas été sauvée de cette agression, elle s'enragea. Son désir constant d'être en bonne tenue prit le dessus, et justifia son envie de meurtre, qui la menait à courir vers les autres hommes qui semblaient freiner, comprenant qu'ils tombaient dans une embuscade plus inquiétante qu'ils n'auraient pu le prévoir. la jeune femme souriait, d'un sourire sadique, en hurlant de mots doux alors qu'elle tentait de leur envoyer sa matraque dégainée plus tôt en pleine figure.

Ils ne se laissaient pas faire, les vauriens, allant jusqu'à esquiver certains de ses coups pour tenter de lui en rendre. Mais rien y fit, elle en mit un à terre, et lui posa son pied sur la glotte. Elle restait là, tentant de ne pas trop appuyer, de peur de le tuer, préférant le faire souffrir. Elle se devait bien entendu de parer et d'esquiver certains coups venant d'ici et là ; les ennemis restant en surnombre.

Ce sentant dans une situation de moins en moins agréable, elle dégaina son glaive, pour l'enfoncer dans le bras d'un opposant qui recula pour éviter d'autres douleurs, espérant que ses compagnons en finissent rapidement avec Enkum. Mais cet espoir fut évidemment vain, car fatiguée, elle leva son pied de la gorge du malheureux avant de le remettre en place avec force, pour le tuer d'un coup sec et douloureux.
Alors vint la réelle démonstration de ses capacités, encerclée, elle se contentait de parer, en beauté. Elle tournoyait sur elle même pour envoyer la lame au bout de ses tresses contrer certains lames adverses, et envoyait ses armes rendre des coups. Et bien qu'ils soient parés ici et contrés là, elle se sentait dans une position infiniment supérieure à celle de l'opposition qui lui faisaient face.

Elle se demandait alors, en se débattant, ce qu'il advenait du fuyard, mais ne pu vérifier. Peut-être avait-il déjà passeé l'horizon, en prenant ses jambes à son cou ..?

Mais alors une voit se fit entendre.

"Je suis avec vous, ne me tuez pas et je ferais de même…"

Elle se donc posa également la question de ce que contenait réellement ce chariot, mais ça, elle verrait après avoir tué les gens qui grouillaient autour, et après avoir compris ce qu'il faudrait faire ou non de l'inconnu qui s'était joint à eux...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Rafika Tranch'tete



________________


________________


Race : Humain
Classe : Berserker
Métier : Pillard
Croyances : Dieux Païens
Groupe : Clan Tranch'tete

Âge : 21

Messages : 10

Fiche de Personnage : Ma Fiche

Histoire de Personnage : 1 Après midi d'été.
2 Les Evènements de Beolan
Morte pendant ceux-ci

MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Mer 20 Juin 2012 - 10:28

Décidément, ce qui avait commencé par être une nouvelle journée ennuyeuse était devenu bien excitant. Après avoir repéré les intrus, Rafika, sans se poser de question sur leurs identités, avait foncé, l'épée à la main, vers les poursuiveurs, bien plus nombreux et menaçants que leur proie. Elle courut, presque pliée en deux, dissimulée en partie par les hautes herbes de la plaine qui ne la gênaient nullement pour se déplacer. Les cris enjoués des poursuiveurs, qui ne se doutaient pas de la présence d'autres guerriers dans les parages, parvinrent vite à ses oreilles, lui permettant même de se diriger à l'aveuglette.

Lorsqu'elle fut suffisamment proche d'eux, elle se leva et bondit avec une vitesse fulgurante sur l'homme le plus proche, en hurlant comme une démente. Le guerrier, surpris, se contenta de regarder la jeune fille sauter sur lui, les yeux écarquillés de stupeur. Il n'eut pas le temps d'esquisser le moindre mouvement, et sa tête alla rouler au milieu de ses partenaires, dont la moitié n'avait pas pris conscience de l'attaque de Rafika. Ils continuèrent à courir derrière celui qu'ils poursuivaient, sans s'arrêter ni même se retourner. Mais il y avait les autres.

Un petit groupe de soldats avaient repéré la barbare, et, surpris, s'étaient arrêtés nets de courir, les yeux rivés tantôt sur la fille, tantôt sur le corps décapité de celui qui avait été leur compagnon. Rafika esquissa un rictus de contentement, malgré le fait qu'ils étaient plus nombreux que ce qu'elle avait prévu. Elle en avait vu d'autres. Ce n'étaient que de vulgaires sbires qui ne connaissaient rien de l'art du combat, se contentant de foncer tête baissée en faisant tourner leurs armes au-dessus de leur tête comme des demeurés. Elle allait leur montrer pourquoi le clan Tranch'tête était aussi craint.

Sans attendre la réaction de ses adversaires qui, étrangement, restaient tétanisés, ne sachant apparemment pas comment réagir à l'attaque de cette étrangère, elle fonça à nouveau vers l'homme le plus proche. Sa lame fendait l'air avec aisance et rapidité, fauchant ses ennemis qui s'écroulaient avant d'avoir eu le temps de songer à riposter. Décidément, il n'y avait vraiment rien de mieux que l'effet de surprise, qui les avait tous paralysés. Elle en avait déjà assassiné trois avant que les autres se mirent à se défendre.

Deux d'entre eux, les visages déformés par la fureur, se dirigèrent vers elle l'épée à la main, l'air menaçant. Ils semblaient croire que prendre un air fâché allait faire fuir celle qu'ils prenaient pour une frêle jeune fille, ce qui, bien entendu, était totalement erroné. Rafika para leurs coups avec une facilité déconcertante, avant de les envoyer rejoindre leurs défunts amis. Puis, forte de ce nouveau succès, elle acheva les deux derniers guerriers qui lui faisaient face, et qui avaient trop hésité avant de dégainer leurs armes. Tout cela n'avait en fin de compte duré qu'une fraction de secondes. Rien de tel qu'une bonne bagarre pour se remettre en forme !

Rafika ne prit pas le temps de fouiller les corps, qui, de toute façon, ne pouvaient plus aller bien loin. Elle courut en direction de ses alliés, qui devaient être en train de mener un féroce combat vu les bruits qu'elle entendait. Elle courut sans plus prendre la peine d'essayer de se camoufler, l'effet de surprise étant maintenant passé et inutile. Pourtant, l'étonnement vint la surprendre elle quand elle aperçut que ses compagnons combattaient côté à côté avec un inconnu, et que tous se débrouillaient plutôt bien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Akkil Tranch'tete



________________


________________


Race : Humain
Classe : Guerrier
Métier : Pillard
Croyances : Impie
Groupe : Tranch'tete

Âge : 37

Messages : 10

Histoire de Personnage : 1 Après midi d'été.

MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Mer 20 Juin 2012 - 23:59

Ca ne dura pas. Tout les corps considérés comme ennemis des tranch'tetes étaient désormais au sol, inanimés. Non, ca n'avait pas été un beau spectacle, ca n'avait pas été artistique ou quoi que ce soit. Mais les résultats étaient là, et même si le récit ne pourrait être raconté via de belles formules, chaque membre du clan ici présent avait le sourire aux lèvres ou dans la tête. Tout ces rictus, apparents ou non, à la vue de l'inconnu prêt du chariot. Celui-ci était encerclé, la carriole aussi, et les barbares désiraient leur part du lot. En tout cas, Akkil ne désirait pas plus qu'une partie de celui-ci, il n'en savait rien pour ses compagnons... peut-être désireraient-ils la totalité du pactole ? Allez savoir.

Le guerrier ne prendrait pas la parole, le blabla n'étant pas son point fort ces derniers temps. Il fixait ce qu'il décrirait comme un coffre à trésor fermé, pressé de savoir ce qui s'y cachait. Il regarda d'abord Enkum et ensuite Rafika. Tout aussi pressé, finalement, de découvrir leur réaction face à cet inconnu. Il se demandait d'ailleurs pourquoi ne pas l'avoir déjà attaqué. En effet, cet homme avait conseillé de ne pas l'attaquer. Ainsi ferait-il de même. Mais il était assez présomptueux de la part de ce solitaire de croire pouvoir les tuer tout les trois. Qu'il soient dix ou cent, rien ne pourrait écraser le vestige de ce clan. Ceux-ci bien décidés à prouver leur valeur, à reconstruire ce qui semblait détruit, et à faire trembler les hommes à nouveau.

En effet, dans la tête d'Akkil, ses amitiés, son clan était bien loin. Or, cela ne faisait que quelques temps que les tranch'tete furent séparés les uns des autres. Et, en y réfléchissant un peu, ça ne pourrait durer. Son sourire ne pu que s'élargir à cette idée. Cette journée en était une belle, mais il était tout de même pressé de manger, étant le seul à n'avoir pu goûter à quoi que ce soit. C'est vrai quoi, il fallait toujours quelque chose pour le déranger. Pourtant, des trois pillards, il était probablement celui qui en demandait le moins. Une petite vie tranquille lui suffisant très probablement.

Mais ca n'était pas pour aujourd'hui, ou peut-être bien que si, en fin de compte... Il fallait, pour le savoir, fouiller le chariot. Et même si ses pensées parurent bien longues par rapport à celui-ci, personne n'avaient encore dit un mot ou bougé ne serait-ce que le petit doigt. Ainsi donc, alors que le silence régnait, que les morts décoraient ci et là le sol... Akkil prit la décision d'aller voir ce qui gisait sous ses draps, eux même couvrant le chariot. Ses deux compères ne firent rien pour le retenir et l'inconnu non plus, à priori. Si celui-ci venait à avoir la folle idée de l'attaquer, alors le guerrier pourrait compter sur les deux damoiselles pour le secourir. Et la tête de celui-ci tomberait au sol comme bien d'autres auparavant.

C'était là comme un avertissement destiné à cet homme étrange, bien qu'en aparté avec lui-même. La main d'Akkil dévoilait maintenant le fameux trésor.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Hazar Erunak

Noires ailes, noires nouvelles...

________________


________________


Race : Humain
Classe : Guérisseur
Métier : Médecin et escroc, détrousseur de cadavre, pilleur de tombes et tueur psychopathe
Croyances : Dieu du Sang
Groupe : Clans (les Psychistes)

Âge : 31 ans

Messages : 53

Fiche de Personnage : Âmes sensibles, s'abstenir...


MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Mer 27 Juin 2012 - 15:01

La bataille avait été éprouvante. Hazar n’était pas un guerrier. Il ne se battait pas à proprement parler, il frappait ses ennemis par derrière autant que possible au moyen d’un poignard recourbé qu’il avait auparavant enduit d’excréments pour que les blessures s’infectent. Certains affirment que la guerre la bataille et le combat sont héroïques, mais en réalité on ne se bat que pour survivre. Le seul moyen de survivre, c’est de tuer. On tue donc pour survivre. On peut attaquer pour de multiples raisons, mais cette règle est universelle dans la mêlée.

A ses côtés, les trois barbares se battaient comme des lions. Ils donnaient de grands coups de leurs armes disproportionnées dans le tas de soldats, et à chaque coup, ceux-ci tombaient aux pieds de ceux qui les suivaient. Contre toutes les règles de la logique, des statistiques et de la stratégie, quatre combattants avaient vaincus une troupe six fois plus importantes que la leur en quelques minutes.
Les mouches se rassemblaient déjà en nuages compacts. Les rapaces tournoyaient dans le ciel, attendant que le champ de bataille soit désert. Bientôt, les plaies des morts furent recouvertes de rangées bourdonnantes d’insectes.

Les barbares l’observaient, attendant sa réaction. Evidemment, il ne pourrait pas affronter quatre adversaires de cet acabit. Mais tout l’art de la persuasion consistait à laisser deviner le contraire. L’homme se dirigea vers le chariot et souleva la toile qui recouvrait son contenu. Hazar regarda avec curiosité ce pour quoi il s’était battu avec tant d’acharnement. Dans le chariot miteux reposait un chargement entier de pierres noires veinées, incrustées de symboles cabalistiques repoussants. Si sa longue expérience du voyage lui avait appris quelque chose, c’était bien de s’éloigner de la nécromancie le plus possible. Ou bien de ne jamais s’en approcher.


-«Je vous laisse le chariot –commença-t-il- je dépouille les cadavres. Cela vous convient ?»

[désolé pour la lenteur de réponse, j'ai eu le BAC et un week end festif qui m'ont empêchés de reprendre le RP. pendant la durée des vacances, mes réponses pourront être soit très rapides, soit très lentes à venir mais je n'abandonne jamais un RP en cours...]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Enkum Tranch'tete

Vautour de grands chemins.

________________


________________


Race : Humaine
Classe : Barbare
Métier : Brigand
Croyances : Fléau
Groupe : Tranch'tete

Âge : 27

Messages : 11

Fiche de Personnage : Enkum, La soeur Tranch'tete


MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Sam 30 Juin 2012 - 19:05

La fatigue, due à l'action,
de laquelle vient la sueur.
La sueur sans odeur,
celle qui dérange en discrétion

Notre barbare, femme fière,
celle qui frappe la première.
Celle qui fend rapidement l'air,
de ses armes meurtrières.

Un cri, d'entre ses lèvres, sort
Se fait entendre partout dehors
Alors que tombe le dernier homme
Celui qui s'en va faire un somme.

C'est alors qu'une proposition
S'élève brutalement dans un son
Qu'est la voix de ce compagnon
Qu'elle ferait taire sans concession

Tant la requête s'avère stupide
Elle ne laissera rien sauf vide
A cet intru aux yeux livides
Qui semble être des plus avides.

Il est temps, donc, de répondre
A cet affront qu'est la demande
De l'assassin sorti de l'ombre
Qui en attend trop de sa bande.

"Nous étions là en premier, et on ne partage pas souvent."

(HRP : c'est rien pour ton temps de réponse !)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Rafika Tranch'tete



________________


________________


Race : Humain
Classe : Berserker
Métier : Pillard
Croyances : Dieux Païens
Groupe : Clan Tranch'tete

Âge : 21

Messages : 10

Fiche de Personnage : Ma Fiche

Histoire de Personnage : 1 Après midi d'été.
2 Les Evènements de Beolan
Morte pendant ceux-ci

MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Ven 13 Juil 2012 - 18:18

Tout s'était passé très vite, et, à vrai dire, trop facilement au goût de Rafika, qui avait espéré un peu plus de résistance de la part de leurs ennemis. Néanmoins, elle savait qu'ils se trouvaient en territoire vierge, et que la présence de grands guerriers n'aurait pas été justifiée. Enfin, elle essuya négligemment le sang qui tachait sa lame brisée d'un revers de la main, les pensées perdues à nouveau dans un élan de nostalgie, qui commençait à lui peser fortement.

Elle jeta un regard méfiant à l'étrange personnage qui les avait aidé. Il n'avait pas vraiment un gabarit de héros, au contraire, mais il ne s'était pas mal débrouillé pendant la bataille, ayant terrassé une poignée d'ennemis à lui seul. Cependant, quelque chose chez ce singulier individu la dérangeait. Ce genre d'êtres perfides, elle les connaissait, les méprisait, et s'en méfiait grandement. Ils étaient capables des pires bassesses...un peu comme les membres de son clan, finalement, mais d'une autre manière.

De plus, il osait négocier le partage du "butin". Non pas qu'il y ait quoi que ce soit d'intéressant aux yeux de la jeune femme, mais elle n'aimait pas que des inconnus se permettent ce genre de choses. Elle ne se sentait pas respectée.

Sans prononcer le moindre mot, elle se dirigea lentement vers le chariot, et scruta son contenu en fronçant les sourcils. Qu'est-ce que c'était que ces étranges sphères ? Aucun doute, même si elle n'y connaissait rien, elle était sûre que cela avait un rapport avec de la magie noire. Ces objets dégageaient une sorte d'aura, maléfique et inquiétante, qui la rassuraient pas vraiment.

Rafika n'avait jamais été cupide, ni avide d'argent. Les richesses ne l'intéressaient nullement. Ce détail aidant, il n'y avait vraiment plus rien qui pouvait représenter un intérêt pour elle dans ces objets inconnus. Par ailleurs, un simple coup d'oeil sur les dépouilles de leurs victimes lui assura qu'elle ne trouverait forcément rien de précieux là non plus. Pour elle, la solution était donc simple.

"Je m'en fiche, moi. Vous n'avez qu'à parlementer entre vous sur qui prendra quoi."

Et, soudain désintéressée par la tournure que pourraient prendre les évènements, elle tourna le dos à ses interlocuteurs et s'éloigna d'eux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Akkil Tranch'tete



________________


________________


Race : Humain
Classe : Guerrier
Métier : Pillard
Croyances : Impie
Groupe : Tranch'tete

Âge : 37

Messages : 10

Histoire de Personnage : 1 Après midi d'été.

MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Mar 24 Juil 2012 - 19:01

Que ce soit le chariot ou les corps, décorant le sol sur plusieurs mètres autours d'eux, il n'y avait rien qui éveillait la moindre envie chez Akkil. L'homme fit donc une moue un peu déçue sans encore prendre la parole et posa simplement sa main sur l'épaule d'Enkum comme pour la calmer.
Il ne croyait pas qu'elle allait se jeter sur l'inconnu pour avoir le butin à elle toute seule sachant que Rafika et lui même s'en désintéressaient. Mais, sait-on jamais les effets de la chaleur sur la femme qu'elle était, il serait là pour la remettre à sa place.

Quoi qu'il en soit, la proposition de cet étranger était la suivante ; le charriot pour eux et les cadavres pour lui seul. Il se désintéressait lui aussi du chariot, donc, et le laisser là serait un non sens vu le nombre de gardes qui s'en sont occupés jusqu'ici. Bref, le tranch'tete redressa la bête de bois et la fit rouler sur un peu plus d'un mètre comme pour la tester. Ca n'était pas trop lourd pour ses bras musclés, il se sentait capable de l'emmener jusqu'à la prochaine ville où ils s'en débarrasseraient pour une somme quelconque. Car malgré le fait que ces trois êtres étaient indépendants de tout système, aujourd'hui et depuis toujours, avoir une bourse bien remplie pouvait souvent aider là où leur force ne saurait y faire.

Il ne rajouta pas un mot à ce que ses compagnons dirent précédemment et attendit simplement de partir avec ses compagnons, laissant ainsi l'étrange homme seul avec ses cadavres.

C'était au fond une journée comme les autres, rien ne changeait sous le soleil. La prochaine ville, les prochaines gens se faisaient attendre et la violence du trio aussi. Il n'était pas normal de voir ces deux femmes passer leur journées à marcher, il n'était pas normal d'avoir un vivant si passif pour ces tranch'tete. Et l'anormal n'avait probablement rien de sain. C'était universel.

Il fixait Enkum en attendant SA décision. Finalement, elle les bloquaient un peu. Tous étaient d'accord, sauf elle, à priori..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Hazar Erunak

Noires ailes, noires nouvelles...

________________


________________


Race : Humain
Classe : Guérisseur
Métier : Médecin et escroc, détrousseur de cadavre, pilleur de tombes et tueur psychopathe
Croyances : Dieu du Sang
Groupe : Clans (les Psychistes)

Âge : 31 ans

Messages : 53

Fiche de Personnage : Âmes sensibles, s'abstenir...


MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Mer 28 Nov 2012 - 15:29

Le chariot roula jusqu'au bas de la colline, où il se transforma en dragon de fumée. La chaleur était si intense que l'eau s'évapora du sol, en formant d'immenses nuages de vapeur. La foule qui s'était massée autour de la bête respira tant d'eau qu'elle s'en noya. Alors tous tombèrent à terre, suffocant, criant, agonisant… Le dragon s'éleva dans les airs, laissant derrière lui une sombre traînée de lumière et de joie. Une armée apparut au loin. Une armée de miséreux, vêtus de loques, armés de fourches, menés par des hommes coiffés de toques de fourrure de chèvre. Derrière la légion, les champs brûlaient, les villages étaient dévasté. Soudain, tout s'éclaircit et l'armée disparut à son tour. L'horizon se vida, puis le vide se vida, devint plus vide encore. Plus d'horizon. Plus que le rien absolu. Une fresque de non-être, qui contrastait fortement avec le monde bouillonant d'Êtres qui l'abritait. A force de se vider, le vide se contracta, se rétracta, explosa enfin. Hazar sortit de sa longue rêverie, et remarqua que tous les regards étaient braqués sur lui.

-"Excusez la lenteur de ma réponse, je suis impardonnable. Mon esprit, semble-t-il, était parti en vacances, puis, en revenant, avait oublié l'existence même d'une question quelconque... Si je ne tiens pas à négocier, je ne tiens pas non plus à vous léser. Voilà ce que je vous propose. Vous gardez le chariot et les armes, équipements militaires et vêtements des corps. A moi reviennent les corps-même (je suis médecin, j'ai besoin de supports pour m'exercer) et ce que contiennent les poches."

Hazar se retourna tout en devisant, et contempla la morne plaine qu'occupait le vide quelques instants auparavant. *Du moins, se demanda Hazar, si l'on peut considérer que le vide occupe un espace défini... Il serait plus judicieux de dire que la morne plaine occupait le vide quelques instants auparavant, encore que la phrase reste foncièrement fausse. Je mangerais avec plaisir de ces cadavres qui traînent au sol, les barbares se décideront-ils donc? Je tuerais bien les deux femmes sous les yeux de l'homme attaché. On m'a dit que les barbares pratiquaient d'ignobles exaction sexuelles, même en famille, et qu'ils n'hésitaient pas à manger les membres de leurs frères vivants...* Il contempla le trio menaçant d'un autre oeil. Il ferma l'oeil droit, le gauche, puis comprit que ce n'était qu'une utilisation du sens figuré de la phrase.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Enkum Tranch'tete

Vautour de grands chemins.

________________


________________


Race : Humaine
Classe : Barbare
Métier : Brigand
Croyances : Fléau
Groupe : Tranch'tete

Âge : 27

Messages : 11

Fiche de Personnage : Enkum, La soeur Tranch'tete


MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Ven 30 Nov 2012 - 14:56

Elle se serait bien agitée dans tous les sens, pour faire réagir son frère et sa soeur ; cela n'aurait pas fonctionné. D'un coté Rafika qui se content de passer la responsabilité de la décision à d'autres, quand Akkil fit moins encore et n'ouvrait donc pas la bouche. Quelle bande d'ignorants, de laids personnages que ceux qui lui servaient de famille. Elle en eut des vertiges, tant elle s'imaginait ce qui pourrait arriver de pire une fois l'offre acceptée. Ce médecin avait un semblant étrange, autant dans le fond que dans la forme. Il se perdait sans cesses derrière son masque qui ne saurait même pas laisser le choix de la confiance à un aveugle. Cet homme était fou, si l'on en suivait sa réponse. Il était face à trois menaçantes personnes, et il agissait comme en parlotte de fermiers. La caractérielle Enkum n'appréciait pas ce jeu, et encore moins l'aspect ironique de la situation.

Cependant, elle savait apprécier les bons cotés lorsqu'il y en avait. Il était temps pour elle de prendre LA décision; Celle qui ferait la mort ou non de ce curieux personnage.

Elle fit donc la moue et les cents pas pendants que les deux autres attendaient, faisant mine de calculer les pour et les contres à voix basses, marmonnant dans une barbe métaphorique. Elle ne savait en fait pas quoi choisir. Tuer ce gars et remporter ainsi ses possessions personnelles en plus du contenu des poches des morts, ou se contenter de lui laisser ces babioles pour s'occuper du contentant de la roulotte ?
Dans tous les cas, le résultat de la question n'intéressaient pas ses compagnons, plus avides de sang que d'or. Cela était incompréhensible pour la fille qui se plaignait intérieurement d'avoir été salie dans l'altercation avec ces pitoyables combattants des plaines.

"Prends donc ce qu'il y a dans les poches des cadavres, et toute la chair que tu veux, puisque ces deux idiots s'en foutent."

Dit-elle légèrement embarrassée, alors qu'elle s'approchait de la ruine en flammes, légèrement apaisée par l'eau qui l'éteignait petit à petit.

D'ailleurs, par le miracle qu'était ce liquide, La jeune femme pu rentrer dans l'épave et espérer que les objets de valeurs n'eurent pas été dégradés. Elle ouvrait toutes les boites et coffres qu'elle put trouver, retourna tout et rien, une fois, deux fois, trois fois...
Elle ne trouva rien.

Là intervint la question ; Alors pourquoi ce chariot intéressait l'autre débile ?

Elle sortit de la ruine énervée, pour transmettre son interrogation.

"Qu'est ce que vous pensez trouver dans leurs poches ?!"

Le ton appliqué n'était pas amical. La jeune femme était effectivement fort en colère.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Rafika Tranch'tete



________________


________________


Race : Humain
Classe : Berserker
Métier : Pillard
Croyances : Dieux Païens
Groupe : Clan Tranch'tete

Âge : 21

Messages : 10

Fiche de Personnage : Ma Fiche

Histoire de Personnage : 1 Après midi d'été.
2 Les Evènements de Beolan
Morte pendant ceux-ci

MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Dim 9 Déc 2012 - 15:57

Agacée par les interminables réflexions et négociations concernant un butin quasi inexistant, Rafika sentit ses nerfs craquer. Elle était une femme d'action, pas une diplomate, elle n'aimait pas perdre son temps à attendre pour rien. Elle jeta un nouveau regard dédaigneux à leur curieux interlocuteur, et ne put empêcher un rictus méprisant de se dessiner sur son visage. Cet avorton n'avait pas l'air impressionné, pire encore, il avait l'air de se croire supérieur à eux. Cela ne fit que renforcer son sentiment d'agacement, qu'elle n'essayait même plus de cacher, tant elle était lasse.

"Cesse donc tes négociations, Enkum, tu nous fais perdre notre temps. Il ne veux pas parlementer, alors, ou bien tu le tues, ou bien tu acceptes sa proposition, mais dépêche-toi, je ne veux pas moisir ici. Je veux qu'on s'en aille tout de suite ! De toute façon, nous n'avons besoin de rien dans tous ces objets, on ne les a tués que parce qu'ils se sont montrés menaçants, alors cesse de vouloir tirer profit de leur mort, ça m'horripile ! Allons-nous en !"

Elle avait dit cela d'une traite, d'un ton froid, sans adresser la parole à l'autre insecte masqué, de peur d'engager de nouvelles conversations stériles. Un regard bref vers Akkil lui prouva qu'elle ne devait pas s'attendre à obtenir son aide, lui qui était probablement plongé dans des rêveries que lui seul pouvait comprendre. Quant à Enkum, elle s'était toujours prise pour une chef et Rafika craignait qu'elle ne se sente blessée dans son ego et ne continue à négocier que pour un sentiment de défi. Ce genre d'enfantillages était malheureusement monnaie courante chez les Tranch'tete, Rafika pouvait donc aisément les prévoir.

Sans attendre les réponses de ses compagnons, elle tourna les talons et s'éloigna d'eux, attrapant ses maigres affaires d'une main au passage. En partant sans attendre leur avis, elle les obligeait à lui emboîter rapidement le pas, à moins qu'ils décident de continuer leur chemin sans elle, ce qui ne les avantagerait pas forcément.

"Je pars devant, rejoignez-moi quand vous aurez enfin trouver une solution !"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Akkil Tranch'tete



________________


________________


Race : Humain
Classe : Guerrier
Métier : Pillard
Croyances : Impie
Groupe : Tranch'tete

Âge : 37

Messages : 10

Histoire de Personnage : 1 Après midi d'été.

MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Mar 11 Déc 2012 - 22:05

On y était enfin. Enfin... non. Rien du tout. Akkil était plongé dans ses pensées. Comme bien souvent après un combat, il se demandait ce qui venait de se dérouler. Il avait massacré quelques hommes en compagnies de ses frères d'armes. Ils avaient certes l'air violent mais rien ne demandait tant de répondant de la part du trio perdu. Quoi qu'il en soit, ce qui est fait est fait... et le retour en arrière s'avérait impossible.

La conclusion était aussi simple que la réflexion, mais reste que tout ceci a pris bien longtemps à tourner dans la tête du vieil homme. Il se réveilla lorsque le regard perçant de Rafika vint rencontrer le sien. Effectivement, toute cette discussion était à peu près inutile. Tant tout ceci était sans valeur, Akkil s'était quasiment endormit debout et la forte tête commençait à perdre patience.

Le soleil tapait fort, la nuit ne venait pas. Mais tout était écrit, et le noir s'abattrait sur les terres qui entouraient les frères barbares et le prétendu médecin. Il fallait s'activer, s'en aller d'ici et avancer. Toujours et encore et ce jusqu'à ce que leur objectif soit atteint, que justice soit rendue... que les tranch'têtes retrouvent la cohésion entre chacun de ses membres et face à leurs ennemis qui commençaient doucement à se faire trop oppressants.

Tout ceci pour dire qu'Akkil lui emboîtant le pas sans un signe ni un regard vers les deux autres qui parlaient tout en savant ce sur quoi la discussion aboutirait. Le marché était conclu, les trois compères s'en iraient tandis que l'étrange individu en finirait avec tout les cadavres, s'occupant d'eux d'une manière ou d'une autre, le tout pour de sombres raisons.

Le guerrier espérait très franchement ne pas tomber sur qui ou sur quoi que ce soit d'ici son coucher. Il se sentait las du voyage et assez fatigué, le soleil lui faisait attraper des migraines. Même ce barbare à moitié nomade ne pouvait le supporter désormais. Après tant de temps, tant de jours, il fallait trouver une solution... ou un remède.

Il s'avouait aisément qu'il ne savait rien de la route à prendre ni de ce qu'il y avait à faire, il n'avait jamais eu la curiosité d'y réfléchir. Non pas qu'il soit de nature curieuse... disons que ce n'était pas dans ses priorités... de savoir. Étant quelqu'un de simple, pour l'instant, suivre l'un ou l'autre l'importait peu. Tant que son assiette était remplie, que le soir soit fait de fêtes et que, la nuit, il puisse dormir sur ses deux oreilles.

Les armes rangées sur ses hanches et dans son dos, il marchait péniblement, non loin derrière Rafika. Alors qu'à priori, Enkum et son nouvel ami restaient là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



________________


________________



MessageSujet: Re: Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]   Aujourd'hui à 13:01

Revenir en haut Aller en bas
 

Après midi d'été. [Pv Akkil, Rafika, Hazar]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feleth :: Feleth, le monde du milieu :: Grandes plaines de Feleth :: Grandes étendues-