''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
AccueilFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité

Invité

________________


________________



MessageSujet: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Jeu 26 Juil 2012 - 6:18

"On est perdus Kivan ! On marche depuis des heures et j'ai l'impression de tourner en rond !"

"Calme-toi, je sais parfaitement où nous sommes, repose-toi s'il te plaît."

Ils tournaient en rond dans la forêt depuis des heures, la nuit se faisait de plus en plus noire, Larynda commençait à perdre patience. Elle n'attendait qu'une chose, dormir. Son frère faisait les cent pas, il n'était visiblement pas sûre du chemin à prendre. Elle commença à jouer nerveusement avec son arc, attendant patiemment que Kivan lui dise qu'ils pouvaient repartir.

**
Larynda écarta ses cheveux pour mieux voir le professeur, il ne l'avait même pas regardé, trop occupé à regarder ses papiers, il lui dit qu'elle n'était pas loin de répondre mais qu'il fallait trouver un autre mot... Elle fit la moue quelques secondes jusqu'à que le vieil homme l'informa que c'est elle qui les guiderait pendant le voyage.

"Vous voulez que je nous guide ? Je peux essayer mais je ne connais guère le monde, en dehors de la forêt."

Il ne l'écoutait pas, il lui avait donné quelques cartes, qu'elle étudia autant que possible avant leur départ. Ces plans étaient très précis, même si elle préférait se fier à ses connaissances pour s'orienter, une telle aide n'était pas à refuser. L'elfe n'aurait su dire depuis combien de temps elle regardait ses cartes, mais la voix du professeur l'appelant lui fit relever la tête. Il était prêt à partir et il n'attendait plus qu'elle. Quittant la bibliothèque, Larynda enroula rapidement les cartes et les plaça dans le même sac que ses vêtements chauds. Elle attrapa son arc mais également une autre pomme pour la route.

"Me voilà, pardonnez-moi pour l'attente".

Le professeur l'attendait sur le palier de la porte, il avait dû s'amuser à la regarder se préparer aussi précipitamment. Passant le seuil de la porte, elle la referma et laissa le professeur fermait à clé. L'elfe suivi le professeur de près, ils se dirigeaient vers les écuries, tant mieux, le sac de vêtement aurait pu être très encombrant. Elle accrocha le sac à un flanc de sa monture. Larynda s'approcha du visage du cheval et lui dit quelques mots.

"Merci de me supporter pour ce voyage cher compagnon."

Elle n'aimait pas monter et elle rechignait à monter en selle, mais elle ne pourrait suivre le vieil homme à pied. À contrecoeur, elle enfourcha sa monture et se dirigea vers la sortie de la ville.

"On devrait tout de suite quitter la route et couper à travers champs. On gagnera du temps et on réduira les chances qu'on nous attaque sur la route. J'ai longuement parcouru vos cartes et le chemin est long, autant essayer de le raccourcir."

L'elfe était mal à l'aise et ça devait se sentir dans le timbre de sa voix, jamais Kivan ne l'avait laissé faire pour les guider. C'était tout nouveau et elle ne voulait pas faire d'erreurs. Le professeur ne fit aucune objection, il n'était pas très bavard, sans doute plongé dans ses pensées. Elle demanda à son cheval de quitter la route et de se dirigeait vers le nord-est. Un immense champ givré se trouvait devant eux, c'était l'hiver et cela se voyait. L'archère remercia intérieurement le vieil homme de l'avoir obligé à acheter des vêtements chauds, leur utilité se fera très tôt dans ce voyage. Aussi loin que pouvait porter la vision de Larynda, elle ne vit rien qui pourrait les gêner dans cette plaine. Au moins cette partie du voyage sera faite sans trop d'histoires. Environ une heure s'était écoulé depuis qu'elle avait demandé au vieil homme de quitter la route. La vue de cette nappe blanche l'inquiéta un peu et elle demande une très courte pause pour lui permettre de se changer, descendant de sa monture, elle la laissa se reposer un peu. Elle ouvrit la sacoche et commença à sortir les vêtements qu'elle avait achetés le matin-même. Le professeur s'était déjà retourné pour lui permettre de se changer en toute discrétion. Quelques minutes plus tard, Larynda emballa ses anciens vêtements dans le sac. Elle était désormais bien mieux habillé, elle arborait un pantalon qui cachait entièrement ses jambes, des bottes assortis lui couvrait les pieds. À cela s'ajouta un manteau à capuche de même couleur que le reste de ses vêtements, enfin une écharpe blanche s'enroulait autour de son cou. Elle était vêtue tout de blanc et cela contrastait parfaitement avec ses cheveux noirs qui lui tombaient au milieu du dos.

"Je suis prête, merci pour votre discrétion professeur."

Elle enfourcha à nouveau sa monture et reprit la même direction, le nord-est. C'était un voyage tellement silencieux que Larynda sourit devant ce simple fait. Le silence, son meilleur ami.
Revenir en haut Aller en bas

Fearghas Forrester



________________

avatar
________________


Race : Humain
Classe : Archimage
Métier : Alchimiste
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 75 ans

Messages : 90

Fiche de Personnage : Ma fiche


MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Jeu 26 Juil 2012 - 17:38

Couper par les champs ? C'était une bonne initiative quoi que le terrain pourrait être un peu plus pénible que la route mais, elle n'avait pas tord, il serait plus rapide et moins dangereux de passer par là. Surtout que grâce à l'hivers, pas un seul fripon n'oserait s'y cailler pour dépouiller des passants qui devraient se faire bien plus rare que la normale. Le voyage commençait donc bien !

Cela dit, il y avait un léger ton de malaise dans la voix de cette jeune fille. Fearghas l'avait remarqué mais il n'avait rien dit. Peut-être était-ce dû à l'inexpérience ? Ou alors avait-elle du mal à tenir des propos injonctifs ? Quoi qu'il en soit, c'était surement dû à un gène quelconque mais cela devrait lui passer avec le temps.

Forrester quand à lui était pensif et assez silencieux. Il réfléchissait à propos de ce mythe et trouvait qu'il était assez peu cohérent dans l'ensemble. Déjà, comment une femme se serait-elle retrouvée congelée au milieu de l'eau et qui plus est, au dessus de sa surface ? Logiquement parlant, c'était impossible ! Mais en prenant en compte qu'elle maîtrisait l'élément de l'eau, se serait-elle retrouvée congelée alors qu'elle en faisait usage ? Mais même là, comment se serait-elle retrouvée au dessus de la surface et au milieu de la mer ? Quand à ce glacier, comment aurait-il fait pour se former ? Techniquement, il n'aurait congelé que la surface ! Ah moins qu'il aurait congelé l'eau en dessous de lui et qu'il aurait donc finit par gagner de l'altitude au fil des années de fait de la flottabilité.

D'accord, ça pourrait expliquer le glacier et sa formation dangereuse car après tout, il ne glacerait pas l'eau de manière uniforme. Et puis s'il y avait aussi de la glace sous l'eau, ça pourrait expliquer pourquoi il serait dangereux pour les navires de l'approcher. Mais cela n'expliquait toujours pas pourquoi elle se serait retrouvée congelée dans l'eau ! Et puis une malédiction du ciel ? Mais qu'est-ce que ça voulait dire ça " une malédiction du ciel " ? Si l'air était assez froid, il pouvait congeler l'eau, d'accord il y aurait peut-être un lien avec le ciel d'un point de vue de l'atmosphère, mais comment de l'air froid aurait-il ciblé une personne au milieu de l'eau ? À moins qu'il s'agissait d'une autre créature capable de maîtriser l'air et pourquoi pas à ce moment là, un autre élément ? Peut-être mais, tout ceci n'était que pure supposition. En fait, la meilleure chose à faire était encore d'attendre d'être sur place pour comprendre le phénomène, si phénomène il y avait.

Finalement, Larynda s'arrêta. Apparemment, elle avait trop froid et elle voulait se changer. Elle descendit donc de son cheval et le professeur se retourna, le temps qu'elle fasse ce qu'elle avait à faire. Elle le remercia d'ailleurs pour sa discrétion. Dans le fond, elle n'avait pas vraiment à le remercier, ce n'était pas un service mais une obligation pour lui de se retourner mais il apprécia quand même. La tenue lui allait à ravir, même si le professeur était un homme très vieux, il pouvait encore apprécier à sa juste valeur la beauté de cette jeune Elfe ... Sans que cela ne traverse la frontière de son oeil bien évidemment.

Ils reprirent ensuite la route. Forrester n'avait pas encore assez froid pour se changer, lui, il était quelque peu habitué à ce climat et après tout, ses habits n'étaient pas non plus trop minces. Une heure s'écoula dans le silence et Fearghas réfléchissait encore. Lola, qui était assise sur son chapeau, elle aussi était pensive mais pas à propos de la même chose. Non, ses pensées étaient tournées vers l'Elfe qui les guidait. Elle avait rendu l'argent inutilisé et pour le moment, elle s'était bien comportée. Peut-être devrait-elle aller lui parler un peu histoire d'avoir un meilleur aperçu de sa personne ? Pourquoi pas, après tout, ça ne lui coûtait rien. Elle s'envola donc et vint se poser sur son épaule droite.

- Je suis désolée pour tout à l'heure, j'avais les idées ailleurs, j'espère que vous ne m'en voulez pas ?

Elle marqua un court silence laissant le temps à Larynda de répondre.

- À vrai dire, je m'ennuis un peu et je me demande si vous accepteriez de faire la causette un petit peu. On pourrait faire plus ample connaissance par exemple, qui sait, on pourrait bien s'entendre ! Donc moi c'est Lola et j'ai trois ans ! Au début, j'habitais dans le monde ...

Elle se souvint que bien peu de personnes étaient au courant de ces histoires de vein et d'adyril ...

- Dans le monde où tout le monde vit, c'est à dire le notre ... Bah oui, puisqu'il n'y en a pas d'autres, ça me parait assez logique en fin de compte et puis, hum ... C'est la première fois que je vois une Elfe en vraie avec des cheveux, un nez, des yeux et des mains aussi ... Enfin bon, c'est stupide ce que je dis parce que les Elfes ils ont tous ça mais ce que je voulais dire c'est que ça me fait bizarre parce que ça m'intrigue. À ce propos, vous pourriez m'en dire plus sur vos origines et votre culture ? Parce que les Elfes, ça doit pas être comme les Hommes, ça doit être plus sage, plus naturel, plus simple ... Enfin ne croyait pas par là que je dis que les Elfes sont des sauvages ou des êtres primitifs ! C'est pas ce que je veux dire, ce que je veux dire, c'est que c'est une autre façon de voir les choses et ... Bref, vous pouvez m'en dire plus donc ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité

________________


________________



MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Jeu 26 Juil 2012 - 20:34

"C'est par là, allons-y !"

"Tu te moques de moi Kivan ? On en vient de là !"

Il se retourna et la dévisagea. Ça devenait n'importe quoi et Larynda commençait vraiment à perdre patience. Il avait réfléchi autant de temps pour rebrousser chemin. Elle proposa à Kivan de se reposer et qu'elle monte la garde, prétextant qu'ils retrouveraient leur chemin demain. Elle avait dû mal à cacher sa colère envers son frère, heureusement qu'il s'était rapidement endormit.

**
La plaine devant eux s'étendait sur des kilomètres, on ne voyait même pas la forêt au loin, alors qu'elle se trouvait juste au-delà de la plaine. Bien que la première partie du voyage semblait longue, les conditions semblaient agréables, un léger courant d'air frais traversait l'étendue et faisait lever les cheveux de Larynda. Heureusement qu'elle s'était changée sinon elle tremblerait de froid et claquerait des dents. Le silence régnait depuis presque qu'une heure lorsque Lola vint se poser sur son épaule. L'archère avait complètement oublié la présence de la fée, elle sursauta légèrement quand celle-ci lui adressa la parole. C'était les premières paroles qu'elle entendait depuis qu'ils avaient quittés Beolan, la petite chose s'excusa pour son comportement, l'elfe esquissa un bref sourire, ce n'était rien de grave après tout.

"C'est oublié, ne vous en faites pas."

Elle était sincère, comment pouvait-elle lui en vouloir de ne pas parler aux autres ? Larynda était pareil et refusait tout contact étranger, après tout le quotidien de la fée venait de changer, il fallait un certain temps pour s'y faire et apparemment le mal était déjà passé. Visiblement elle voulait faire la causette avec l'elfe, pourquoi pas après tout, même si elle appréciait le silence, elle allait voyager longtemps en compagnie de ces deux personnes, autant faire mieux connaissance. La fée lui donna subitement son âge, trois ans disait-elle, cela n'avait aucun sens pour Larynda, elle l'informa aussi d'où elle venait. Du même monde qu'elle, pourquoi précisait une telle chose ? Il existait d'autre monde en dehors de celui-là ? L'elfe soupira, cela ne l'intéressait pas, que voulait cette fée en venant lui parler comme ça ? Pour finir, elle lui demanda de parler plus de son peuple. Elle baissa la tête face à cette demande, elle n'avait jamais vu d'autres elfes que sa propre famille, elle tourna rapidement les yeux et vit le regard insistant de la fée. Larynda prit une bref inspiration et commença à raconter ce qu'elle savait.

"Je ne sais pas comment vivent les autres elfes, j'ai vécu toute ma vie dans la forêt avec pour seul compagnie ma mère et mon frère."

Elle fit déjà une pause, une larme coula sur sa joue, le seul fait de penser à sa famille suffisait à provoquer cette réaction. Elle pensa également à son père et glissa la main sur sa joue droite, parcourant sa cicatrice et essuyant sa larme au passage.

"Excuse-moi Lola, ce sont de douloureux souvenirs qui me reviennent en mémoire. Alors, j'ai vécu presque un siècle et demi en forêt, sans jamais rencontrer personne, alors la seule façon de vivre que je peux te décrire ne correspondra pas à celle de tous les elfes. Pour faire court, on vivait de peu, se contentant de manger des fruits et parfois un peu de viande. Avec mon frère on allait chasser le strict minimum, je déteste faire gratuitement du mal aux animaux mais on ne pouvait se nourrir uniquement de fruit."

Larynda soupira, raconter sa vie comme cela, ce n'était pas décidément pas son point fort. Elle se répéta pour être sûre que la fée ne lui poserait de questions sur les autres elfes.

"Je ne sais pas comment vivent les autres elfes et je ne souhaite pas te mentir, désolée de ne pas pouvoir mieux te répondre."

L'elfe se tut, les larmes coulaient maintenant toutes seules et elle essaya tant bien que mal de les retenir. Elle avait décrit sa façon de vivre, mais le souvenir de cette nuit, où toute sa vie avait basculé, passait en boucle dans sa tête. Elle baissa la tête, essayant tant bien que mal de cacher sa tristesse, mais c'était stupide de croire que la fée et le professeur n'avait rien vu. Larynda avait montré sa faiblesse lors de leur premier jour de voyage, elle aurait préféré qu'on ne lui demande jamais comment elle vivait. Elle était faible et maintenant ses deux compagnons le savaient.
Revenir en haut Aller en bas

Fearghas Forrester



________________

avatar
________________


Race : Humain
Classe : Archimage
Métier : Alchimiste
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 75 ans

Messages : 90

Fiche de Personnage : Ma fiche


MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Ven 27 Juil 2012 - 0:51

Larynda ne savait donc pas comment vivait les Elfes pour avoir uniquement vécu avec sa Mère et son Frère. Cette réponse, d'ailleurs, avait étonné Lola qui se demandait alors pourquoi est-ce qu'elle ne vivait pas en communauté. Elle remarqua par ailleurs qu'une larme était descendue et c'est à ce moment qu'elle se douta que quelque chose avait dû mal se passer. Cela dit, elle rajouta qu'ils ne vivaient que de fruits et que du très peu de viande. Bien sur, cela ne pouvait pas forcément correspondre à la façon dont vivaient tous les Elfes mais, c'était tout de même intéressant de savoir comment est-ce qu'elle vivait. Elle s'excusa par ailleurs de ne pouvoir lui répondre.

La fée ne répondit pas. Oui, la réponse qu'elle lui avait donné prêtait à une réplique mais, c'était cette larme qui l'avait interloqué. Cette larme qui s'était multipliée d'ailleurs. L'eau coulait abondement de son visage et un sentiment de culpabilité envahie Lola, peut-être ce sujet était-il une source de tristesse pour l'Elfe ? C'est sur, il aurait mieux fallu ne pas l'aborder mais comment aurait-elle pu savoir ? Malgré tout, elle se demandait bien ce qu'il avait pu se passer pour qu'elle en vienne aux larmes, ce qui était sur néanmoins, c'est que ce n'était pas joyeux. Quelque part, elle avait mal pour elle sans même savoir pourquoi.

- Je suis désolée ... Je ... Je ne voulais pas te faire pleurer. On devrait peut-être changer de sujet ?

Dit-elle maladroitement sans que cela ne semble arranger les choses. Peut-être l'Elfe avait-elle peur de parler ? Espérait-elle que sa peine s'en aille d'elle-même et que personne ne la remarque ? Cela n'était pas passé inaperçu, tout autant pour la fée que pour le professeur. Oui il réfléchissait mais réfléchir ne l'empêchait pas de rester attentif. Il la regarda un instant, étant au retrait, et se demandait ce qu'il pouvait bien lui prendre. Avait-elle mal quelque part ? L'aventure lui faisait-elle peur ? Ou alors était-ce autre chose ? Fearghas était un maître de la lumière et aussi n'était-il pas difficile pour lui comprendre pourquoi elle n'allait pas bien mais pour cela, il lui faudrait se servir de sa magie et il ne l'utilisait que lorsque la situation le nécessitait, ce qui n'était pas le cas. Aussi s'avança-t-il à son niveau et sortit-il un mouchoir de sa manche avant de le lui tendre.

- Séchez vos larmes, mon enfant.

Il marqua un silence, la regardant se calmer lentement car il ne voulait pas la brusquer. Pauvre Fille ... Pourquoi pleurer à son âge ? Elle faisait mal au vieux mage de cette façon bien que ce dernier s'abstint de tout signe qui aurait pu le lui montrer mais, ce ne fut que lorsqu'elle sécha sa dernière larme qu'il prit de nouveau la parole.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? Est-ce la peur du voyage qui vous cause ce chagrin ? Est-ce que vous avez-vous mal quelque part ? Ou alors, est-ce quelque chose de plus profond ? Nous ne sommes pas pressés vous savez, si vous voulez m'en parler, je vous écouterai complètement.

Dit-il sur un ton qui se voulait rassurant, après tout, peut-être pourrait-il l'aider ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité

________________


________________



MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Ven 27 Juil 2012 - 3:04

Larynda secoua timidement son frère, le soleil avait fait son apparition depuis un moment et il était temps de repartir.

"Le jour nous permettra de mieux nous retrouver, allez lève-toi !"

Les yeux de Kivan s'ouvrit difficilement, il aperçut le visage de sa soeur de près, elle avait les traits tirés, mais cela ne l'empêcha pas de lui sourire et de l'aider à se relever. Encore une fois, elle donnait le change et son frère à moitié endormi ne se posait pas plus de questions, il la remercia d'avoir veillé toute la nuit pour qu'il puisse se reposer et il se mit en tête de vite repartir.

**
Le professeur s'était avancé vers elle et lui avait tendu un mouchoir, heureusement, la manche de sa veste commençait à changer de couleur tellement elle avait essuyé ses larmes avec. Larynda arriva difficilement à se calmer, c'était la première fois depuis sa rencontre avec Eräzelith qu'elle repensait à ce moment. À croire qu'elle avait versé toutes les larmes d'un coup, après quelques minutes, son visage était de nouveau sec et c'est à ce moment qu'elle entendit le vieil homme lui parlait. C'était incroyable la délicatesse et la patience dont il avait fait preuve envers elle et ses douces paroles lui firent presque oublié son chagrin. L'archère aurait tellement voulu tout lui raconter, mais non, ce n'était pas un fardeau à partager. Elle tourna la tête vers le professeur et vit son regard bienveillant, c'est ses dernières paroles qui lui firent changer d'avis, peut-être que parlait de cette nuit l'aiderait à mieux se sentir. Le vieil homme ne semblait pas vouloir se moquer d'elle, même la fée qui se trouvait toujours sur son épaule la regardait d'un air triste. Pourquoi ce besoin de se confier la rongeait à ce point, qu'avait cet homme par rapport à son frère ? Après tout, elle n'avait jamais rien dit à sa famille sur ce qu'elle ressentait, alors pourquoi vouloir parler à un inconnu au regard sincèrement bienveillant. Larynda leva les yeux au ciel, peut-être était-il temps que Kivan et sa mère soit connue d'autre personne, elle baissa la tête et commença à marmonner quelque chose de presque imperceptible.

"Cela fait presque vingt-cinq ans que quelque chose, qui restera à jamais gravé dans ma mémoire, s'était déroulé. Kivan, mon frère, m'avait demandé de partir chercher de la viande pour le repas du soir. Il était fatigué à cause d'une journée épuisante et j'ai accepté sa demande pour qu'il puisse se reposer."

Plus elle parlait, plus sa voix devenait claire et audible, elle serrait de plus en plus fort les rennes de sa monture pour essayer de contenir de nouvelles larmes. Pourquoi était-ce si dur de simplement raconter ce qui se passait ? Pourquoi la faire souffrir de cette manière ? Son père avait eu décidément tort de lui dire que c'était son désir qui avait agi ce soir-là, elle aurait tout donné pour revoir sa famille à ses côtés.

"Lorsque je suis revenue de la chasse, une vision d'horreur se trouvait devant mes yeux. Le corps de ma mère transpercé en plein coeur gisait à mes pieds, plus loin, c'était celui de mon frère qui gisait transpercé d'une flèche. Les premières choses qui me vinrent en tête étaient pourquoi et comment cela avait-il pu arriver. Je n'étais peut-être pas heureuse avec eux, mais je n'étais pas malheureuse et je ne souhaitais pas leur mort."

Larynda pleurait de nouveau, comment pouvait-elle espérer tout leur raconter d'une seule traite. Elle se calma rapidement et poursuivi son récit avec une grande difficulté. Elle avait toujours la tête baissée, elle ne savait même pas si ses deux compagnons continuaient de l'écouter mais qu'importe, elle avait commencé, il fallait donc terminer.

"Je suis tombée à genoux et j'ai pleuré comme maintenant, c'est là qu'une voix rauque et agressive me vint aux oreilles. Cette voix disait qu'elle ne revenait pas de voir un être de son sang fondre en larmes devant un cadavre. J'ai à peine eu le temps de comprendre qu'il s'agissait de mon père qu'une douleur importante s'empara de moi, il m'avait frappée au ventre avec une telle force que je n'arrivais ni à me relever ni à respirer. Il profita de ma situation pour vomir d'acerbes paroles que je ne préfère pas répéter. Il m'a ensuite attrapé par les cheveux et a utilisé sa dague pour m'arracher la peau et me faire cette grande entaille. Par-dessus tout cela, mon père m'a informé que le meurtre de ma famille était mon désir et non le sien."

Le professeur lui tendit un nouveau mouchoir, les larmes continuaient de couler. Mais cette fois, ses deux compagnons savaient pourquoi. Elle essuya de nouveau ses larmes et commença à s'excuser auprès de Kivan et de sa mère. Elle leur avait promis de ne rien dire de cette horrible soirée tant que leur père serait en vie, elle avait trahi leur confiance. Larynda se persuada que c'était un mal pour un bien, un grand poids s'était retiré de son coeur, en parler lui avait fait le plus grand bien.
Revenir en haut Aller en bas

Fearghas Forrester



________________

avatar
________________


Race : Humain
Classe : Archimage
Métier : Alchimiste
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 75 ans

Messages : 90

Fiche de Personnage : Ma fiche


MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Ven 27 Juil 2012 - 16:17

Quel douloureux souvenir ... Fearghas ne savait pas quoi lui répondre. D'un coté il ne pouvait pas se taire et de l'autre, il ne voulait pas aggraver les choses. De plus, l'Elfe n'arrivait pas à se calmer bien qu'elle avait arrêté de pleurer un moment. En fait, il était même abasourdi. Comment un homme, ou plutôt un Elfe, qui fut un père avait-il pu tuer sa femme et son enfant ? C'était bien trop abominable pour être imaginable ! Et pourquoi semblait-il déçu de Larynda, à en croire ses dires ? Était-ce une homme à ce point mauvais ? Maintenant, quelque chose l'avait aussi interloqué ... Pourquoi ce père avait-il précisé qu'il avait agit selon la volonté de sa fille et de non de la sienne ?

Forrester regardait devant lui, bien qu'il écoutait la jeune fille mais ses dires, outre la tristesse, le laissaient quand même perplexe. Elle n'était pas heureuse avec sa famille mais ne désirait pas leurs morts, alors pourquoi son père aurait-il agît de cette façon ? Ou alors, c'était une forme de paranoïa démentielle, ce qui n'était pas moins possible. Enfin ... Il comprenait sa douleur pour avoir vécu la même chose bien que ce fut bien moins tragique. Maintenant, que pouvait-il faire pour elle ? C'est bien ça qui l'ennuyait. Certes, il avait de la compassion, certes, il était triste pour elle et certes il voudrait qu'elle n'ait pas eu à vivre cela mais ... Le mal était fait et Forrester n'était qu'un Homme. La seule chose qu'il pouvait faire était de l'écouter et de la consoler, bien que cela ne changerait pas grand-chose pour elle.

- Je comprend votre douleur mais dîtes-vous qu'il ne faut pas vous faire autant de mal. Votre mère et votre frère sont morts, c'est regrettable mais vous ne pouvez plus rien y faire. Vous avez votre vie devant vous, gardez un bon souvenir d'eux mais ne les mettez pas au travers de votre route. Quant à votre père, tôt où tard, il payera pour ses crimes. Peut-être ne lui en voulez-vous pas au point de désirer sa mort mais elle arrivera, à temps ou prématurément. Alors, le meilleur moyen pour vous de vous venger de lui serait encore de vous redresser. Peut-être ne désirait-il pas vous voir vivre ou même grandir et peut-être ne voulait-il pas vous voir heureuse alors ne lui donnez pas cette joie. Et si vous ne voulez pas le faire pour vous, faites-le pour votre famille.

Il se tut un instant mais reprit bien vite.

- Vous me voyez désolé de ne vous tenir que ces propos. J'aurai aimé pouvoir vous aider d'une quelconque façon mais même avec toute ma magie, je ne pourrais pas les rappeler à la vie ne serait-ce que pour une seule heure, ce n'est pas un pouvoir à la portée d'un Homme. Maintenant, je peux toujours alléger votre souffrance en vous ôtant ce souvenir de votre esprit mais je doute que cette solution vous plaise, ça serait un peu comme perdre votre identité. Alors en l’absence d'un remède efficace, je ne peux que vous recommander d'être forte, jeune Elfe.

Puis le silence revint. Raisonnablement, c'était la meilleure chose à faire. Fearghas aurait pu lui proposer d'aller tuer son père, après tout, ça ne serait pas bien difficile pour lui mais sa mort ne ramènera pas sa mère et son frère et n’apaisera donc en rien sa souffrance, alors à quoi bon se tâcher ? Le temps passa petit à petit et finalement, la journée se clôtura sur une note d'amertume puisque ni le professeur, ni la fée et ni l'Elfe ne semblaient être d'humeur à rire. Maintenant, il faisait nuit et il fallait s'arrêter. La forêt fut au loin visible lorsque le soleil se couchait mais désormais, l'horizon obscurcis ne permettait plus de la voir.

Forrester fit arrêter les montures et descendit de son Cheval. Il faisait très froid et le contact avec le sol enneigé n'arrangeait pas les choses, pourtant il allait bien falloir se nourrir et même dormir sur ce sol ! Le professeur détacha son sac et l'ouvrit. Il avait pris avec lui pas mal de matériel de survis dont un bois et des pierres traités par ses soins. Pour le combustible, cela ressemblait fortement à du bois normal mais de couleur bleuâtre. Sa particularité était qu'en le tordant, il se brisait en morceaux et qu'il prenait instantanément feu. C'était aussi un combustible lent mais il avait tout de même deux inconvénients. Le premier était que sa flamme n'était pas rouge mais verdâtre et qu'elle n’émettait que très peu de lumière. Le second était qu'une odeur un peu acide s'en dégageait lorsqu'il brûlait, bien qu'elle n'était pas nocive. C'était donc idéal pour un feu de nuit.

Pour la pierre, cela ressemblait à des galets à la différence qu'ils étaient complètement blanc et plats. Il les mit sur le lit du feu, à l'aide d'une pince, et les laissa se réchauffer. En une dizaine de minutes, ils changèrent de couleur et ce n'est que lorsqu'ils étaient complètement noircis que Fearghas les retira. À quoi cela servait-il ? C'était tout simple ! Il avait attaché à son cheval deux couvertures roulées. Il avait détaché et étalé la première sur la neige qui était peu épaisse mais faite en cuir. Il avait installé par dessus les pierres à intervalles réguliers puis il les avait couverts la deuxième couverture qui était, à l'instar de la première, très épaisse. Cette dernière possédait un coté tanné, qu'il avait mit par dessus les pierres, et un coté plus textile et plus souple, rembourré avec des plumes. De cette façons, leur couche serait chaude et ils ne souffriraient pas du froid pendant la nuit.

Toutes ces idées, il ne les avait pas eus du jour au lendemain mais justement pendant son long voyage. Il est vrai qu'il s'était souvent retrouvé en situations peu confortables ... Ceci fait, il déballa quelques provisions. Il avait en majorité pris de la nourriture sèche ou déshydratée mais il avait aussi pris quelques aliments frais, pour le début du voyage, à savoir du pain et de la viande. Il s'occupa d'ailleurs de mettre cette dernière à cuir pendant qu'il couchait les chevaux. Pour un vieil homme comme lui, c'était beaucoup de travail mais, l'âge ne devait pas devenir une excuse. Certes, c'était fatiguant mais il en était encore capable. S'asseyant enfin, il constata que l'Elfe était encore debout.

- Mais qu'est-ce que vous attendez ? De geler sur place ? Asseyez-vous !

Dit-il sur un ton ferme. Elle était très polie, oui, mais elle devait quand même prendre des initiatives, Fearghas n'avait pas installé cette couche pour rien. Finalement, et au bout d'une vingtaine de minutes, il retira la viande du feu et donna sa part à l'Elfe. Certes, il avait pris le plus petit morceaux mais c'était dans la nature de Forrester de ne manger que peu. Il lui donna aussi son pain et le dîner se passa en silence. Avait-elle honte d'avoir pleurer ? Si c'était le cas, il ne le fallait pas. Elle aurait dû avoir honte si justement elle n'avait pas versé une seule larme. Mais bon, peut-être ne voulait-elle pas plus parler ou voulait-elle être tranquille un instant, après tout, ce ne fut pas une chose facile pour elle de parler de ce mauvais souvenir.

Le vieil homme veilla un moment quand même mais il finit par se coucher. Il lui souhaita de bien se reposer et de ne pas faire de mauvais rêves après quoi il s'allongea sur son coté et s'endormit presque aussitôt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité

________________


________________



MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Sam 28 Juil 2012 - 4:09

"Enfin je reconnais cet endroit !"

"Tu as finis avec tes remarques désobligeante ? Je me suis déjà excusé pour hier soir."

Larynda ne lui répondit pas, elle n'avait pas arrêté de lui faire des remarques, elle savait que cela énerver son frère. Elle ne faisait pas ça par plaisir, au moins Kivan était motivé pour retrouver son chemin. Plus vite ils rentraient, plus vite sa soeur ne lui ferait plus de remarque.

**
Silence. Cela résumait parfaitement l'ambiance après que le vieil homme ait essayé de la réconforter. Sa proposition de tout lui faire oublier avait le mérite qu'elle s'y intéresse, pour quelques minutes seulement. Un être qui oublie son passé se condamne à le revivre, alors à quoi bon effacer sa mémoire ? Non, comment Larynda pouvait penser ne serait-ce qu'un instant que perdre tous ses souvenirs de Kivan serait une bonne chose ? Impossible. Elle secoua frénétiquement sa tête, faisant voler ses cheveux, pour chasser cette idée de sa tête. Comment un vieil homme avec autant d'expérience pouvait proposer ce genre de service. Comment pouvait-il croire ne serait-ce qu'un instant qu'elle accepterait, c'était tellement absurde. Lola se trouvait toujours sur son épaule, elle s'était assise et ne bougeait pas. Larynda aurait juré que ses compagnons la regardaient d'un air triste. Ce n'était pas ce qu'elle recherchait en racontant son histoire, elle voulait simplement être comprise, pas qu'on ait pitié d'elle.

Le soleil commençait à disparaître derrière la forêt, faisant disparaître sa lumière et laissant place à la lune. Voyant le professeur s'arrêter, elle fit de même, restant debout, le regard perdu dirigeait vers l'horizon, elle ne s'occupait pas de préparer leur campement. S'arrête en plein milieu de la plaine était très dangereux, même si l'hiver faisait fuir la plupart des brigands et bêtes, elle n'était pas rassurée. Serrant plus fort son arc, la voix ferme du vieil homme lui vint aux oreilles.


Mais qu'est-ce que vous attendez ? De geler sur place ? Asseyez-vous !

Larynda avait froid, malgré ses vêtements chauds, s'asseoir sur sa couche la réchauffa un peu. Elle ne savait pas ce qu'avait fait le professeur, mais cela lui faisait du bien. Bien qu'assise, elle continuait de regarder au loin, la forêt n'était pas si loin d'eux, ils n'étaient pas du tout à l'abri ici. Enfin après plusieurs minutes, son compagnon lui servit la plus grosse part de viande et lui donna même son pain. Elle accepta tout en montrant sa surprise au professeur, elle n'insista pas quand il lui sourit. Mangeant sa nourriture avec envie, elle remercia le vieil homme avec un bref sourire, maintenant il était temps de dormir. Mais comment voulait-il que Larynda dorme, ils étaient isolés dans cet endroit si froid et le silence qui y régnait ne la rassurait pas. L'elfe connaissait le silence et celui-là ne ressemblait pas à tout à celui qu'elle aimait tant, elle ne prit même pas la peine de se coucher. Attrapant son arc qu'elle avait laissé pour manger, elle commença à tirer une flèche de son carquois. La lune était faible et aucune étoile ne voulait lui donner de la lumière, elle entendit plusieurs bruits étranges et ne c'était pas les ronflements du professeur. Même si l'archère ne voyait rien, cette situation ne la rassurait pas, qu'est-ce qui pouvait bien sa cacher comme cela en plein hiver. Les bruits se firent de plus en plus audible, signe qu'ils s'approchaient, elle s'approcha du vieil homme et le secoua timidement.

"Il y a quelque chose dans les environs, je ne sais pas quoi, mais ça s'approche de nous."

Aucune réponse, peut-être n'avait-elle pas était assez brute pour le réveiller, mais elle ne pouvait réparer cette probable erreur. Une ombre bondit devant ses yeux, surprise, elle faillit tomber. Ce n'est que grâce à son arc qui lui avait servit d'appui qu'elle ne s'était pas retrouvée les fesses dans la neige. Très vite une deuxième ombre passa au-dessus d'elle, Larynda s'y attendait un peu plus et pour cause, elle se laissa tombé au sol pour esquiver une troisième ombre qui visait son dos. Heureusement qu'elle avait l'ouïe fine, elle devait s'éloigner du professeur qui dormait toujours.

*La prochaine fois, je n'hésiterai pas à lui faire mal.*

L'archère recula de plusieurs pas, au moins ces choses ne pourraient pas tomber sur le professeur par accident. Mais comment se défendre face à des choses qu'elle n'entend qu'au dernier moment. Une seule flèche se trouvait en sa possession, son carquois était resté près du feu, désormais éteint. Un bref pas de côté lui permit d'esquiver une première attaque, c'était moins une, comment ces choses pouvaient être aussi silencieuse. Même Kivan faisait plus de bruit et pourtant il était incroyablement discret. Larynda n'avait jamais rencontré ce genre de créatures et elles semblaient s'amuser avec elle, bondissant à intervalles réguliers. Après plusieurs attaques, elle commença à se faire une meilleure idée de la stratégie de ses ombres, il était impossible de nommer ses choses, tellement la lumière était absente. Esquivant une nouvelle attaque, elle ferma les yeux et commença à compter.

*1,2,3,4,5,6,7,8... 21,22,23...36,37,38...*

Soudain, elle décocha rapidement sa flèche qui arrêta la course d'une de ces choses. Il lui était impossible de savoir si sa flèche toucherait l'ombre en vol, mais un petit gémissement la rassura. La réalité la rattrapa très vite, elle n'avait plus aucune flèche en sa possession, lâchant son arc, elle dégaina sa dague dans un petit bruit métallique. Cette fois les deux ombres avaient bondi en même temps, elles avaient changé leur façon d'attaquer, Larynda s'était contenté de ne pas bouger. Pourquoi ces choses ne l'avaient pas visé directement, leur proie serait déjà morte, l'archère eut à peine le temps d'essayer de comprendre qu'elles avaient recommencé, passant juste à côté du visage de l'elfe.

*Elles ne me voient pas non plus ?*

Larynda n'osait ni respirer ni faire le moindre mouvement et les ombres continuaient de louper leur attaque. Il était inutile de tergiverser des heures, la prochaine fois qu'elles passeraient, l'elfe bougerait et en transpercerait une. Ça ne loupa pas, elle se baissa et enfonça sa dague dans le ventre d'une des bêtes, entraînée par la force du bond, elle dût lâcher la garde de son arme. Maintenant désarmé, elle se mit en tête de ne pas bouger. Il fallait qu'elle réfléchisse à comment se sortir de cette situation. Le professeur ne les avait peut-être pas entendu, mais son aide était la dernière solution qui passa dans sa tête.
Revenir en haut Aller en bas

Fearghas Forrester



________________

avatar
________________


Race : Humain
Classe : Archimage
Métier : Alchimiste
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 75 ans

Messages : 90

Fiche de Personnage : Ma fiche


MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Sam 28 Juil 2012 - 19:49

Fearghas dormait à poings fermés. Il dormait si fort qu'il n'avait même pas senti les secousses de l'Elfe pour le réveiller bien qu'il avait gémis mais, cela était uniquement dû à un réflexe puisque son sommeil ne fut nullement troublé. Il n'avait donc pas senti les secousses et il n'avait donc pas non plus entendu ce qu'elle lui avait dit à propos de quelque chose qui se rapprochait d'eux. Cela dit, Lola elle, ne dormait qu'à moitié et elle avait bien entendu l'Elfe. Le problème, c'est qu'elle cru d'abord qu'il s'agissait d'un rêve et elle s'assoupit. Pendant ce temps, Larynda avait à faire à trois ombres qui s'amusaient à lui sauter dessus. Elle prit l'initiative de s'écarter du camps puisque apparemment, elles ne s’intéressaient qu'à elle. Par ailleurs, ces ombres avaient éteint le feu mais, était-ce volontaire ou non, l'on ne le savait pas trop.

Larynda se débattant avec ces créatures, Lola se réveilla en sursaut. Cherchant l'Elfe du regard, elle ne la trouva pas sur la couche et constata aussi que le feu n'était plus. Elle observa alors l’environnement et ne pu que juste voir une silhouette, au loin, semblable à celle de Larynda en train de s'agiter avec trois ombres qui lui tournaient autour. Affolée, elle tenta de réveiller le professeur mais sans grand succès.

- Mais réveillez-vous bons sang ! Je vous dis que c'est urgent !
- Hummm ... Laisse-moi dormir.


La fée lui hurlait dessus mais le vieux magicien ne semblait rien entendre malgré ses efforts. Elle opta donc pour une solution radicale.

- Vous ne m'en voudrez pas !

Dit-elle en lui tirant la moustache de toutes ces forces. Au début il n'eut aucune réaction mais ce n'est que lorsque le premier poil céda qu'il emmargea lentement de son sommeil. Il rouvrit difficilement les yeux et, ne comprenant pas tout de suite ce qu'il se passait, il constata bien que sa moustache lui faisait mal. Il vit alors Lola en train de tirer dessus.

- Mais qu'est-ce que tu fais Lola ?

Dit-il d'une voix pâteuse. La fée le lâcha finalement.

- Levez-vous vieux bouc ! L'Elfe a des ennuis, allez l'aider !
- Qui ... Qui ça le vieux bouc ? Et de quel Elfe tu parles ?
- Mais allez-y !!!


Fearghas se rassit, il ne comprenait toujours pas. À vrai dire, même s'il était réveillé, ses idées étaient encore embrumées. Il observa rapidement son environnement et constata que le feu était éteint.

- Qui a éteint le feu ?
- Je ne sais pas et il y a plus grave ! Secouez-vous bon sang !!!
- Comment ça plus grave ?
- Mais vous ne vous rappelez de rien ?!
- Hein ? Euh ...


Il réfléchit un instant.

- Ah si, si ! Attend ! Une Elfe oui ! Larynda, c'est ça ?
- Oui !
- Eh bien qu'est-ce qu'elle a ?
- Comment ça qu'est-ce qu'elle a ? Je vous dis qu'elle a besoin d'aide ! Regardez-là bas !


Forrester tourna la tête et constata qu'elle était attaquée par ... Une ombre. Par ailleurs, elle avait laissé son carquois sur la couche et n'était donc pas en mesure de se servir de son arc.

- Saperlipopette !

S'exclama-t-il en se relevant brusquement. Il se précipita alors dans la neige mais il trébucha aussitôt à cause de sa précipitation. Cela dit, il tomba à coté d'un cadavre percé d'une flèche. Sortant sa baguette, il en fit rayonner le bout pour produire de la lumière afin d'éclairer la carcasse. C'était un gros lézard noir, un peu plus grand qu'une Salamandre, mais avec des yeux rougeâtres ... Un mangeur de mulot particulièrement curieux et intrépide. Cela dit, il avait deux particularités notables, le premier était qu'il était aveugle et qu'il se servait de son odorat pour chasser, la seconde était qu'il détestait la lumière et qu'il était donc un prédateur de nuit. Maintenant, si c'était cet animal qui s'était attaqué à l'Elfe, ça expliquerait pourquoi ils avaient éteint le feu et dans le pire des cas, l'Elfe ne risquait qu'une morsure car c'est comme ça qu'agissait cet animal pour examiner ce qu'il ne connaissait pas. Maintenant, s'il lui passait pas la tête de lui injecter le venin dont il se servait pour tuer ses proies, elle allait souffrir le reste de la journée car il n'était certes pas mortel pour l'homme mais il causait quand même une vive douleur. Forrester s'en souvenait bien pour s'être fait mordre dans sa jeunesse.

Il pointa donc sa baguette vers la silhouette et intensifia le rayonnement de façon à l'éclairer totalement. Peut-être était-ce éblouissant pour l'Elfe car sa pupille était habitué à la noirceur nocturne mais, cela suffisait à faire fuir le lézard qui ne demanda d'ailleurs pas son reste. Il se rapprocha ensuite de Larynda, pointant toujours sa lumière sur elle, bien qu'il avait diminue son intensité.

- Vous allez bien ? J'espère qu'il ne vous a pas mordu ?

Apparemment si et à la main gauche. L'effet ne devrait pas tarder à se faire sentir et si ce n'était pas déjà le cas. Le problème résidait dans le fait que ce poison était difficile à traiter et qu'il fallait un remède spécifique pour ça, que Fearghas n'avait pas. Mais de toutes les façons, il se dissiperait de lui-même au bout de vingt-quatre heures, restait à savoir si l'Elfe pourrait le supporter ou pas. Forrester avait complètement oublié sa magie à cet instant et alors qu'il prévenait Larynda sur ce qu'elle s'apprêtait à endurer, il se souvint qu'il n'avait pas forcément besoin d'un remède pour la soigner ... Mémoire défaillante.

Il pointa à la vertical le bout de sa baguette sur la main gauche de l'Elfe et il se concentra. Il fit une fois de plus rayonner son extrémité mais la différence était que la lumière ne prit pas la forme d'un faisceau mais qu'elle engloba petit à petit sa main pour finalement épouser son contour en totalité. Il retira ensuite son instrument magique puis il attendit une dizaine de secondes, pendant lesquelles la lumière rayonna puis, il porta sa main devant sa bouche et souffla lentement dessus. L'illumination s'envola petit à petit sous la forme d'une fumée poussiéreuse puis se dispersa totalement.

Fearghas observa la main de Larynda. La trace la morsure avait disparu mais quand était-il du poison ?

- Vous avez toujours mal ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité

________________


________________



MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Dim 29 Juil 2012 - 14:09

"Tu aurais pu regarder où tu marchais, tu pourrais encore te déplacer."

Larynda lui fit un bref sourire, elle s'était retrouvé dans ses bras à cause de sa cheville qui la faisait souffrir, elle n'avait pas vu une racine et s'était empêtrer les pieds dedans, se foulant une cheville au passage.

"Désolée..."

Elle ne dit rien de plus, après tout c'était une erreur grossière, se justifier était inutile.

**
Une vive douleur s'empara de sa main, cela n'avait rien à voir avec le coup que l'archère avait reçu de son père, mais elle sentait des picotements. Comme si quelque chose s'infiltrait plus profondément dans sa peau, étrange et inexplicable sensation. Heureusement quelques secondes après, la bête avait fuit grâce à la lumière de Fearghas, qui l'avait éblouie par la même occasion. Comme faisait-il pour faire apparaître une lumière aussi forte, Larynda mit une main devant ses yeux pour se protéger du rayon lumineux. Le professeur diminua bien l'éclat de sa lumière lui permettant de baisser sa main pour mieux voir le vieil homme et les alentours. Étrange créature à première vue, elle n'en avait jamais vu. Elle secoua sa main endolori, comme si la bougeait pouvait atténuer la douleur, ce fut l'inverse, la douleur se fit encore plus vive qu'auparavant. Les premières paroles du professeur lui arrivèrent très vite aux oreilles, elle le regarda d'un air incrédule...

"Non, mon coeur veut sortir de ma poitrine, je transpire malgré ce froid et cette morsure à la main me fait très mal. Dans tous les cas, merci pour votre aide, cette chose m'aurait surement tuée si vous n'étiez pas intervenu."

Larynda cherchait sa respiration pendant qu'elle parlait, elle partit ramasser son arc grâce à la lumière du professeur, mais au moment de refermer sa main pour ramasser l'arme, elle se figea et le visage de l'elfe se tordit de douleur. Elle poussa un bref cri de douleur et se releva aussitôt, laissant son arc au sol. Se tournant vers le professeur, elle lui montra sa main. De petites marques de dents se dessinaient sur le dos de la main, laissant échapper un peu de sang d'une couleur presque inquiétante, un rouge plus foncé qu'habituellement.

"Cette douleur est à la limite du supportable, vous savez pourquoi ?"

Le vieil homme s'approcha d'elle et lui demanda de lui montrer sa main de plus près. Larynda leva sa main toujours paralysée à cause de la douleur, le professeur ne lui dit rien et se contenta d'utiliser sa baguette. Une lumière se mit à prendre la forme de sa main, une magnifique aura blanche qui dura quelques secondes, elle sentit la main du vieil homme soulevait la sienne pour la plaçait en face de sa bouche, il souffla dessus et la lumière disparut ainsi que les traces de morsure. Il lui demanda si elle avait encore mal, elle tourna ses yeux encore illuminés de ce qu'ils venaient de voir, vers le professeur.

"Je souffre encore oui, mais nettement moins, merci monsieur Forrester."

Larynda partit ramasser ses affaires, elle attrapa rapidement son arc et tourna le regard pour trouver sa dague, sans la trouver. Le professeur avait compris et illumina un peu plus l'endroit, le cadavre du lézard se trouvait un peu plus loin. S'approchant, elle tira de toutes ses forces pour retirer l'arme du corps.

"J'aimerais bien retrouver ma flèche, mais cela peut attendre demain, merci pour votre lumière professeur."

Le vieil homme semblait mal réveillé et un peu épuisé, peut-être à cause de son âge ou à cause de l'utilisation de la magie. Larynda s'approcha de lui et lui fit un grand sourire avant de passer un bras derrière ses genoux et l'autre derrière son dos. Dans un petit soufflement, elle le souleva et le porta, même s'il ne s'agissait que d'une vingtaine de mètres, elle ne voulait pas que le professeur s'épuise trop à cause d'elle. Une fois arrivée, Larynda retira son bras et invite la professeur à se recoucher.

"Je vais veiller et garder les environs, je n'aimerais pas que ce genre de chose se reproduise."

"Pas question l'elfe ! Dormez, je vous réveillerai si j'entends quoi que ce soit."

L'archère tourna son regard surpris vers la fée, elle acquiesça d'un signe de tête et partit se coucher. Elle remercia Lola avant de fermer les yeux, dormir un peu lui ferait le plus grand bien.
Revenir en haut Aller en bas

Fearghas Forrester



________________

avatar
________________


Race : Humain
Classe : Archimage
Métier : Alchimiste
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 75 ans

Messages : 90

Fiche de Personnage : Ma fiche


MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Dim 29 Juil 2012 - 19:16

Après ce petit incident, la nuit avait repris son cours normal et ce fut paisiblement, silencieusement qu'elle se termina. Au loin, le soleil se levait et éclairait l'horizon d'une timide lumière, à mesure que la nuit reculait et lui laissait sa place. Les couleurs revenaient aussi et la forêt était de nouveau visible, tout comme la neige qui la recouvrait.

Forrester ouvrit les paupières, pour une fois, ce n'était pas Lola qui l'avait réveillé mais le hennissement de sa monture qui semblait s'impatienter. Il fallait reconnaître que les deux chevaux étaient dans la force de l'âge et qu'ils ne demandaient qu'à se dépenser. Il se rassit alors, frottant quelque peu ses yeux. Le paysage matinal était magnifique et, bien que le glacier lui trottait dans la tête, il prit le temps de contempler ce spectacle grandiose mais, il finit tout de même pas se relever et il salua sa fée qui ne s'était pas rendormie après quoi il alla se saisir de sa gourde et se toiletta rapidement.

Maintenant, il fallait repartir. Il réveilla doucement l'Elfe puis l'invita à se lever sans pour autant la brusquer. Il se demandait si elle s'était assez reposée et il espérait que cela soit le cas car, si ça ne l'était pas, il faudrait quand même lever le camps. Il remballa tout le matériel et il l'accrocha aux montures qu'il fit d’ailleurs lever. Il s'assura qu'il n'avait rien oublié après quoi, l'Elfe et le vieux mage se remirent en route, en direction de la forêt des amanites.

Elle était visible au loin mais à vu de nez, il leur faudrait pas moins de deux heures pour l'atteindre alors, en attendant, que pouvaient-ils faire ? Un peu à son habitude, Fearghas réfléchissait à propos de tout et de rien mais surtout à propos du mythe et des précédentes notes qu'il avait décalqués. Il y avait tout de même quelques symboles qu'il ne connaissait pas, à commencer par ce carré barré qui ne correspondait à rien en alchimie. Les triangles représentaient les éléments, aucun soucis là dessus, mais à quoi correspondait le carré ? Il ne pouvait en aucun cas s'agir d'une erreur de la part du disciple mais, il voulait surement dire quelque chose. Quand au cercle central, il était évident qu'il représentait ce que tout le monde appelle la matière. Maintenant, la flèche qui partait de son centre pour rejoindre le vecteur inférieur ne voulait pas dire grand chose surtout que la carré était privé de sa barre dans ce schéma !

Un cinquième élément ? Une matière source ? Il s’agissaient là d’hypothèses envisageables mais infondées car en alchimie, il était toujours admis qu'il n'y avait que quatre éléments et le référentiel écris par ce même disciple le confirmait. Quant à la matière source, Forrester avait du mal à s'imaginer à quoi elle pourrait ressembler dans la mesure où toutes les matières existantes sont issues des quatre éléments, du moins, dans ce qu'admettait l'alchimie. Où alors le disciple aurait volontairement négligé ces détails dans son référentiel afin d'écarter le plus de personnes possibles ? D'un coté, c'était probable vu que ces notes ne devaient en aucun cas tomber dans les mains d'une personne peu expérimentée mais, d'un autre coté, c'était risqué de faire ça en plus d'être illogique.

Maintenant, rien ne prouvait rien et tout était envisageable d'autant plus que l'élixir de longue vie était à l'origine considéré comme quelque chose d'impossible d'un point de vue alchimique. Quoi qu'il en soit, les notes n'étaient pas erronées et ces symboles méconnus signifiaient forcément quelque chose. Fearghas observa un instant Larynda. Peut-être avait-elle une idée sur la question ? Quoi qu'en même temps, elle ne devait surement rien connaître à l'alchimie et elle pourrait lui demander pourquoi est-ce qu'il s’intéressait à ça, ce qui l’amènerait à parler de l'élixir, chose qu'il voulait garder secret. Ce n'était pas une si bonne idée que ça en fin de compte.

Cependant, elle était bien silencieuse. Certes, il avait demandé un compagnon discret et qui ne posait pas de questions, certes c'était peut-être dans sa nature de ne rien dire, après tout une Elfe devait aimer le silence mais, quand même, ce silence omniprésent entretenait une atmosphère froide, même si ce n'est pas forcément ce qu'elle cherchait. Peut-être devrait-il entamer la conversation ? Il fallait reconnaître qu'il n'avait pas beaucoup parlé lui non plus. Maintenant, parler oui, mais à propos de quoi ? Revenir sur son récit ne ferait que la replonger dans la tourmente, il valait mieux que cela ne ressorte pas devant ses yeux. Et puis, peut-être n'avait-elle pas envie de parler d'elle ? Ou alors avait-elle déjà tout dit ? À ce moment, pourquoi le professeur ne parlerait-il pas un peu de lui ? Il y réfléchit quelques instant puis il finit par se dire que ses histoires de vieil homme ne devraient surement pas l’intéresser. Peut-être l'écouterait-elle par politesse mais il l’ennuierait plus qu'autre chose.

Le vieux magicien soupira. Tout ne pouvait pas être parfait après tout, bien qu'il se réjouissait d'avoir pour compagnon cette bien gentille et sympathique jeune fille. Dans l'impossibilité de trouver un sujet de conversation, il se mit à ressasser des vieux souvenirs, comme son mariage ou la naissance de son fils … Ce qui le fit d'ailleurs dériver sur des mauvais souvenirs à propos de ce dernier et forcément, à propos de sa stupidité pour finalement atterrir sur sa belle-fille qu'il n'aimait guère et que son fils avait épousé contre sa volonté. Enfin, il arriva au clou du spectacle, lorsqu'il lui avait proposé de l'éduquer et que ce dernier avait refusé d'hériter de son savoir. Tout ceci l'énervait tellement qu'il finit même par s'exclamer à haute voix.

- Crétin !

Dit-il en appuyant sur le '' R ''. Son père lui en voulait pour beaucoup de choses mais malgré cela, il n'avait pas rompu le contact avec lui car il était ce qu'il était, ça restait son fils. Et puis il y avait aussi sa petite fille qui faisait qu'il ne voulait pas l'oublier. Elle devait bien être la seule chose qu'il avait réussi dans sa vie et son grand-père, c'est à dire Fearghas, l'affectionnait tout particulièrement. D'ailleurs, ça faisait quand même un bout de temps que son père ne la lui avait pas ramené. Qu'attendait-il au juste ? Ou alors était-ce une nouvelle idée de sa femme aussi qui était aussi froide qu'une tombe ?

Fearghas s'énervait tout seul et commençait sérieusement à se fâcher parce qu'il se rendait compte que sa progéniture avait tout fais de travers. Il n'acceptait que son fils puisse être à ce point différent de lui, il avait l'impression qu'il n'était pas son père, tout simplement ! Quant à sa mère, il ne lui ressemblait pas non plus. En fait, il ne ressemblait à personne, c'est à dire, à rien. Son père aurait-il raté quelque chose lors de sa conception ? En même temps, il pouvait être ce qu'il était, c'était quand même lui qui fut le vainqueur de la grande course … Au plus grand malheur de Fearghas.

Il n'avait pas vu le temps passer et, énervé comme il l'était, il ne s'était pas non plus rendu compte qu'ils venaient d'atteindre la lisière de la forêt. L'Elfe l'avait interpellé parce qu'elle s'était arrêtée mais Fearghas, non. Ce à quoi il répondit …

- Mais qu'est-ce qu'il y a encore ?!

D'un ton sec, sévère et plutôt fort … Avant de se rendre compte d'où il était, puisque extirpé de ses pensées. Il fit stopper sa monture.

- Ah oui … Euh … On est déjà arrivé ?

Il observait son environnement, c'était bien la forêt. Il revint alors sur ses pas, soudainement calme.

- Hum, veuillez m'excuser, je m'étais quelque emmêlé dans des pensées pas franchement réjouissantes et je me suis énervé … Tout seul, oui. Non parce que, en fait, vous êtes en train de penser que j'aurai très bien pu me contrôler un peu et ne pas vous répondre de cette façon mais laissez moi vous dire que c'est parce que je suis … Très … Spontané. Voilà, très spontané, c'est … C'est de famille, je tiens ça de ma Mère qui extériorisait toujours ce qu'elle avait au fond bien que là, je n'ai pas cherché a extérioriser quoi que ce soit mais quand même, ça prête à confusion. Donc pour ça pour dire que, je suis désolé de vous avoir répondu sur ce ton et qu'il ne faut pas en tenir compte parce que, d’ordinaire, je suis quelqu'un de très calme même si je m'énerve comme tout le monde.
- Vous racontez n'importe quoi.
- Oui, je le sais que je raconte n'importe quoi Lola mais c'est pour expliquer à Larynda pourquoi il ne faut pas le prendre mal.
- Je pense que cela ne sert à rien.
- Oui ça ne sert à rien … Enfin, je le pense aussi mais j'ai quand même le droit d'essayer non ?


Dit-il tout en regardant l'Elfe avec interrogation.

- Donc nous sommes arrivés en bordure de la forêt des Amanites. Si vous le voulez bien, Larynda, je vais vous demander de prendre la tête de file. Vous devez bien connaître cet endroit, vous pourrez surement mieux nous guider que moi-même.

Rajouta-t-il avant de se placer derrière-elle.

- Je vous suis !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité

________________


________________



MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Dim 29 Juil 2012 - 23:32

Larynda éteignit le feu avec précipitation, intimant le silence à sa famille. Sa mère fut surprise et en même temps terrorisé, Kivan quant à lui, cherchait déjà son arc, lui aussi avait entendu quelques choses d'étranges.

"Reste près de mère, je vais voir ce que c'est."

Il revint quelques minutes plus tard, sa démarche montrait qu'il ne s'était rien passé de grave, il fit un grand sourire à sa soeur pour lui faire comprendre que tout allait bien.

"Attention Kivan, bouge !"

**
Réveil difficile, elle n'avait presque pas dormi à cause de ces cauchemars. Eräzelith hantait toujours ses songes, il faudrait qu'elle la retrouve pour essayer de comprendre ce qui passait en elle. Peut-être qu'elle en parlerait au vieil homme, il serait surement ce qu'était cette chose avec une meilleure description que lors de son résumé. Se levant difficilement Larynda commença à chercher sa flèche du regard, la voyant tourner les yeux, Lola intervint.

"J'ai replacé ta flèche dans ton carquois, inutile de la chercher."

Lui souriant timidement, elle la remercia et aida le professeur à remballer leur matériel. Partageant les charges entre leur monture, ces chevaux étaient de braves compagnon, il ne fallait pas mal les traiter. Approchant du professeur, elle l'aida rapidement à monter avant d'enfourcher sa propre monture. Le vieil homme ne dit rien et elle ne fit pas attention, c'était un geste normal pour l'archère et elle n'attendait rien en retour. La forêt s'étendait devant leurs yeux, ils arriveraient bientôt, c'était une question d'heure. C'était un silence étrange qui les accompagnait, pas celui qu'elle aimait, plutôt celui qui annonçait quelque chose de mauvais. Il serait peut-être temps de parler de tout et de rien avec ses compagnons, Larynda commençait à se rendre compte que la fée était quelqu'un de très bien et que l'épisode à la tour des mages devait sans doute n'être que de la méfiance. Ce qui est totalement compréhensible et ça la fit sourire. Quand au professeur, il l'avait réconforté et soigner, décidément il n'y avait aucun mal en eux. L'archère ne sait pas ce qu'ils pensent de son comportement, mais elle ne s'était pas forcée pour les aider. Ni même lorsque les bêtes l'attaquaient, elle s'était écartée instinctivement pour permettre à tout le monde d'être en sécurité.

*Il est temps de briser ce silence...*

Il la prit de vitesse en prononçant une injure, elle tourna brièvement la tête vers lui et s'apprêtait à lui demander ce qui n'allait pas, ouvrant la bouche, elle se mordit la lèvre pour ne rien dire. Ce n'était pas ses affaires et il ne s'adressait visiblement pas à sa compagne. Quelques temps après, ils arrivèrent à l'orée de la forêt, elle s'arrêta juste avant de s'engouffrer dans les arbres. Voyant le professeur la dépassa, elle leva un peu la voix.

"Arrêtez-vous, j'aimerais vous parlez de la direction que l'on va prendre."

Il lui répondit sur un ton agressif, Larynda baissa immédiatement les yeux et cacha son visage derrière ses cheveux, c'était un réflexe. Elle ne savait pas pourquoi il lui avait crié dessus, préférant laisser le silence répondre à sa place, elle ne dit pas un mot. Il la rejoignit peu de temps après et lui demanda de l'excuser. Relevant la tête et écartant ses cheveux de son visage, elle affronta le regard du professeur. C'était étrange, pourquoi avait-il changé de comportement si soudainement ? S'en suivi une explication maladroite qui fit sourire l'elfe, elle hocha la tête quand Lola dit que c'était n'importe quoi. Larynda éclata de rire quand la fée parla pour la deuxième fois, c'était la première qu'elle riait depuis longtemps. Se calmant très vite, elle plongea son regard dans celui du professeur et lui sourit de toutes ses dents.

"Vous disiez quoi il y a quelques minutes, j'ai comme un trou de mémoire..."

Elle posa un doigt sur son menton, faisant semblant de réfléchir, puis elle finit par hausser les épaules.

"Non, aucun souvenir."

Après cette pointe d'ironie, le vieil homme lui demanda de prendre la tête de file, elle s'en doutait et avait déjà préparé le chemin dans sa tête. Tournant rapidement la tête vers le professeur, elle lui sourit. Ils leur faudraient plusieurs jours pour traverser la forêt et elle connaissait un chemin assez court pour atteindre l'autre côté. Malgré tout, la forêt était immense et il ne serait pas simple de s'y orienter, même pour une elfe des bois. Bougeant rapidement ses yeux, elle reconnu où ils étaient. Cette zone de la forêt était très calme et ils ne rencontreraient pas grand-chose, à part quelques animaux inoffensifs. Larynda fit ralentir sa monture pour arriver au même niveau que le professeur.

"Je peux affirmer que nous n'aurons aucun problème pendant toute la traversée de la forêt. Je connais cet endroit et je n'ai jamais rencontré de danger dans cette partie."

Une feuille tomba devant ses yeux, elle plaça sa main juste en dessous pour la récupérer au vol, la laissant tomber elle regarda le professeur.

"Je voulais m'excuser pour mon ironie tout à l'heure, c'était une réaction osée et après votre explication, je voulais garder cette atmosphère heureuse. Autrement, vous pourriez m'en dire plus sur ce glacier maudit ? Notre route sera longue et extrêmement calme, je suis prête à vous écouter."
Revenir en haut Aller en bas

Fearghas Forrester



________________

avatar
________________


Race : Humain
Classe : Archimage
Métier : Alchimiste
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 75 ans

Messages : 90

Fiche de Personnage : Ma fiche


MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Lun 30 Juil 2012 - 0:52

Elle avait pris cela avec ironie, tant mieux ! Le professeur ne put s'empêcher de sourire, au moins, elle n'était pas rancunière. Elle prit ensuite la tête de file, comme il le lui avait indiqué mais, elle lui assura rapidement qu'il n'y avait rien à craindre de cette partie de la forêt puisque qu'elle connaissait bien l'endroit et qu'elle n'avait jamais été confrontée à un danger. Cela rassurait le vieux magicien, au moins, cette partie du voyage se ferait tranquillement. Cela dit, elle rajouta qu'elle était désolée pour son ironie puisqu'il s'agissait d'une réaction osée et qu'elle tenait à conserver une bonne atmosphère. Fearghas ne comprenait pas, pour lui c'était une bonne chose qu'elle l'avait pris avec ironie et au contraire, cela n'avait fait qu'égayer cette ambiance un peu morne. Elle ne lui laissa pas le temps de lui répondre et lui posa une question, elle désirait en savoir plus à propos du glacier et de sa malédiction. La route serait longue et elle lui assura qu'elle l'écouterai. Forrester hésita un instant mais après tout, que craignait-il de sa part ? Rien, elle était digne de confiance.

- Le glacier maudit ... Par où commencer. Déjà, il s'agit d'un mythe très controversé qui est issu d'un folklore assez pathétique et presque oublié des mémoires. Il provient des côtes de l'est et notamment d'un village portuaire qui se serait développé là-bas, c'est de chez eux que provient cette légende. La version principale, dans ses grandes lignes, raconte l'histoire d'une femme très puissante puisque maîtrisant l'élément de l'eau à la perfection et connue sous le nom de la Dame des glaces. Elle se serait retrouvée congelée, ou cristallisée selon les divergences, suite à une malédiction qui l'aurait frappé, malédiction qui proviendrait du ciel. Par la suite, et à cause de ce même maléfice, l'eau aux alentours aurait congelé et un glacier se serait formé. Maintenant, à cause de sa formation très irrégulière, il serait dangereux pour les navires de l'approcher et les petites expéditions menées là-bas n'auraient rien donnés. Apparemment, il y aurait un problème avec des galeries très sinueuses et peu praticables. Concernant les autres versions, certaines disent qu'il s'agit d'une statue magique, une autre d'un esprit démoniaque qui tuerait tout ceux qui s'aventureraient sur le glacier et enfin, dans les versions les plus rationnelles, il s'agirait d'un amas de glace à forme plus ou moins humaine ou encore il ne s'agirait de rien puisque certains pensent qu'elle n'existe pas. J'étais de leur avis au début, je pensais qu'il s'agissait d'un conte crée pour stimuler l'économie mais à la réflexion, il est tout à fait possible que cette femme existe alors tant qu'à faire, autant aller vérifier par moi-même. Maintenant, je vous avoue être confronté à des problèmes de logique puisque j'ai du mal à m'imaginer comment une femme aurait pu se retrouver congelée au milieu de l'eau du jour au lendemain et surtout, pourquoi, comment et par qui ... Quoi qu'il en soit, je ne vous cache pas que si elle existe, je pense à la libérer de sa malédiction, si malédiction il y a bien sûr, car elle pourrait détenir si je me fie à son ancienneté, des informations dont j'ai besoin.

Il se tut un instant mais, il répliqua.

- Je sais que partir à l'aventure à mon âge pour un mythe dont rien ne vérifie l'authenticité peut vous sembler peu sérieux voir stupide mais, si vous recherchiez ce que je recherche, tout vous paraîtrais trop sérieux pour prendre le risque d'être sur de soi, j'espère que vous me comprenez. D'ailleurs, le plus difficile n'est pas de s'y rendre mais de trouver quelqu'un, sur place, qui accepterait de nous y emmener. J'ai cru comprendre, en me documentant sur le folklore local, que les gens y croyaient durent comme fer malgré la diversité des versions mais, comme la majorité mentionnent une malédiction, j'ai bien peur que peu de gens oseront s'y tenter. Je sais que l'argent nous aiderai beaucoup mais il faudra aussi avoir du flair et faire preuve d'un grand pouvoir de persuasion, je ne veux pas non plus que toute la ville soit au courant de la raison de notre présence.

Il ne rajouta rien de plus et garda le silence, tout simplement. Elle lui avait posé une question, il lui avait répondu. Maintenant, peut-être sa réponse provoquerait-elle d'autres questions auxquelles il tâcherait de répondre bien sûr mais, dans l'attente d'une réaction de sa part, il ne dit rien de plus et se contenta d'admirer le paysage, bien que son esprit était absorbé par ses pensés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité

________________


________________



MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Lun 30 Juil 2012 - 14:00

La silhouette d'un magnifique ours s'était dessiné dans le dos de Kivan. Il s'était glissé sur deux pattes et il le dépassait d'une taille, si ce n'est plus, l'animal lança sa patte en avant, il déchira les vêtements et causa par la même occasion trois grandes marques dans le dos de sa proie. Malgré l'avertissement de sa soeur, il n'avait pas bougé à temps et maintenant il s'écroulait au sol en hurlant. C'était la deuxième ou troisième fois que Larynda voyait un ours, mais jamais ceux-ci ne s'était montré agressif, pourquoi celui-là les avait attaqués ? Elle avait déjà armé son arc et était sur le point de tirer quand son frère lui cria.

"Ne tire pas !"

Elle ne l'écouta pas et lança sa flèche. Pourquoi ne devrait-elle pas aidé son frère, même si cela devait dire tuer un animal.

**
Sa tête était assaillie de questions, elle ne comprenait absolument rien à ce que disait le professeur. Se répétant les brides de phrase qu'elle avait compris, elle essaya de comprendre le contexte. Non rien n'y faisait, un sourire se dessina sur son visage, elle aurait au moins essayé de comprendre ce qu'il l'attendait. Le regard vide lancé en avant, elle voulut répondre, mais le professeur la prit de vitesse, disant que Larynda devait le trouver stupide partir à la recherche d'un mythe qui n'était pas fondé et dont chaque version est différente. Cela elle l'avait compris, il termina en l'informant qu'ils devraient trouver quelqu'un possédant une embarcation. La mer, l'archère n'avait jamais navigué dessus, elle ne savait même pas nager. Par-dessus il tenait à la discrétion de leur voyage.

"Veuillez m'excuser professeur, je n'ai absolument rien compris à ce que vous venez de dire. Pourtant, j'assure vous avoir écouté très attentivement, encore une fois je suis désolée."

"C'est très simple l'elfe, je vais te résumer ce qu'il a voulu te dire."

Lola se déplaça sur l'épaule de Larynda, comme hier, mais cette fois c'était à l'elfe de l'écouter.

"Le vieux croit en un mythe oublié et très compliqué, auquel je n'ai moi-même pas tout compris et je soupçonne le professeur d'en garder sous le coude. Bref, là où nous allons, se trouve une femme congelé et il faut la libérer de sa prison de glace pour qu'il puisse lui parler. Ne me demandes pas pourquoi, je ne sais pas. L'endroit où cette chose se trouve est extrêmement dangereux, c'est pourquoi il lui fallait quelqu'un d'autonome et capable d'utiliser de nombreuses capacités. Pour l'autonomie tu n'es pas très douée, mais pour le reste, il ne s'est pas trompé en te choisissant."

Après ce court résumé, Larynda comprenait mieux ce qu'avait voulu lui dire le vieil homme et elle souffla un timide merci à la fée. Baissant la tête en repensant à la dernière phrase de Lola, elle commença à réfléchir sur ses actions depuis qu'elle les avait rencontrés. C'est vrai que l'archère préférait suivre plutôt que mener un groupe, aussi petit soit-il. Elle avait accepté sans grand entrain quand le vieil homme lui avait dit que c'était elle qui les guiderait jusqu'à l'est. D'ailleurs en parlant de direction, l'elfe arrêta subitement sa monture et demanda au professeur d'en faire autant.

"Il est temps de prendre pleinement la direction de l'est. Nous allions au nord-est depuis notre départ et je pense que maintenant, une simple ligne droite vers l'est nous permettra d'arriver à destination. Après tout, il n'y a aucun sentier dans la forêt, ça ne changera rien pour nos montures et nous gagnerons du temps."

Demandant à sa monture de se tourner un peu, elle reprit la marche, levant les yeux au ciel, elle aperçut un soleil timide, mais encore haut dans le ciel. Il devait être midi ou un peu plus, elle descendit rapidement de sa monture et s'excusa pour la gêne. Larynda arrive devant un petit arbre et commença à rapidement grimper dedans. Attrapant plusieurs pommes, elle redescendit tout aussi rapidement, lâchant un petit soupir une fois à terre, elle tenait deux pommes dans chaque main. Souriant à ses compagnons, elle lança lentement une pomme au professeur qui l'attrapa.

"Inutile de puiser dans nos réserves, il y a tout ce qu'il faut dans la forêt et ces fruits sont très bon."

Se tournant vers Lola, elle ne sut quoi faire, ne sachant pas ce qu'elle mangeait. Elle n'avait pas le souvenir de l'avoir vu mangé hier soir.
Revenir en haut Aller en bas

Fearghas Forrester



________________

avatar
________________


Race : Humain
Classe : Archimage
Métier : Alchimiste
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 75 ans

Messages : 90

Fiche de Personnage : Ma fiche


MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Lun 30 Juil 2012 - 18:12

Elle n'avait absolument rien compris de ce qu'il venait de lui dire ? C'était une blague ? Si elle était sérieuse à ce moment là, Forrester avait du mal à le croire, il n'avait pourtant rien dit de particulièrement difficile à comprendre si ce n'était qu'il y avait une femme congelée quelque part ! Mais le pire restait à venir. En effet, Lola avait pris l'initiative d'aller lui faire un résumé et, à ce que Fearghas avait pu entendre, elle non plus n'avait pas tout compris. Comment ça elle non plus ?! Comment pouvait-elle lui faire un résumé si elle n'avait pas compris ? Ou alors elle cherchait à provoquer le vieux magicien ce qui ne serait pas inenvisageable vu qu'elle aimait le taquiner.

Cependant, le professeur ne rajouta rien de plus à ce qu'il avait dit. Peut-être l'Elfe avait-elle mieux compris avec le résumé. D'ailleurs, Lola lui avait souligné son manque d'autonomie. Elle pas exactement comme Fearghas l'imaginait, oui, mais il était quand même un peu trop tôt pour dire qu'elle ne savait pas se débrouiller toute seule puisque n'ayant pas encore eu l'occasion de faire ses preuves. À ce propos, Forrester avait déjà une idée qui lui trottait dans la tête pour la mettre à l'épreuve mais il devrait attendre la nuit pour la mettre en application.

Peu après, elle s'arrêta et demanda au magicien d'en faire de même. Elle lui indiqua qu'il était temps de prendre la pleine direction de l'est et donc de changer de bifurquer. Une ligne droite serait préférable puisqu'en pleine forêt, il n'y avait de sentiers et cela ne changerait rien pour les montures. Il acquiesça, il lui avait confié la tâche de les mener à destination, c'était à elle de décider. D'ailleurs, elle semblait plus à l'aise cette fois-ci que la première fois.

La marche reprit ensuite mais, lorsqu'il fut midi, Larynda s'arrêta de nouveau. Fearghas se douta bien que cela avait un rapport avec l'horaire et peut-être même avait-elle faim, ce qui n'était pas le cas du magicien, il ne mangeait qu'une seule fois par jour et de préférence le soir. Après être descendue de son cheval, elle grimpa à un arbre et cueillit quelques pommes avant d'en lancer une au vieux mage. Le problème, c'est qu'il n'avait pas faim et la chair du fruit était un peu dure pour ses dents. Maintenant, il n'allait quand même pas refuser, ça serait un grand manque de respect. Il ouvrit donc son sac, accroché à sa monture, et en ressortit un petit couteau. Il remercia l'Elfe et découpa la pomme en morceaux plutôt que de la croquer directement. Le plus difficile pour lui ne serait pas d'enfoncer ses dents dedans mais d'arriver à extraire un morceau alors autant ne pas prendre de risque.

Elle mangea la sienne puis remonta sur sa monture. Le voyage reprit ainsi jusqu'à la tombée de la nuit où il fallut une fois de plus s'arrêter. Certes, ils avaient fais beaucoup de chemin mais, la forêt était vaste et cela ne se voyait guère. Le paysage forestier avec la nuit avait beaucoup changé et semblait maintenant bien plus inquiétant. Ce n'était qu'une illusion due à la décoloration de la végétation à cause du manque de lumière mais, un feu ne serait pas un luxe. Il faisait beaucoup moins froid ici qu'au milieu des plaines car la neige ne tapissait pas vraiment le sol puisque les feuilles des hauts arbres faisaient office de toit plutôt imperméable, il n'y aurait donc pas besoin de mettre en place toute une couche. Maintenant, il faisait encore trop froid pour prendre le risque de s'endormir sans une source de chaleur.

Fearghas fit coucher les montures et ressortit les dernières provisions fraîches, c'est à dire, des légumes. Mais, pour les préparer, il lui faudrait du feu et il n'était pas question cette fois-ci d'utiliser des bûches traitées puisqu'il y avait du bois à proximité. Il s'assit contre un arbre et regarda Larynda.

- Nous pourrions les manger crus mais je crains que mon estomac ne puisse les digérer, j'ai donc un service à vous demander. Il va nous falloir du bois sec pour allumer le feu et en grande quantité pour l'entretenir durant la nuit. Le seul problème, c'est que je suis vieux et je n'ai plus la force d'aller le faire moi-même. Je vais donc vous demander d'aller en ramasser. Par ailleurs, il va nous falloir un bon allume feu. Je sais que la sève de Pin un excellent initiateur mais je n'ai pas croisé un seul pin depuis que nous somme entré dans la forêt. Cependant, j'ai bien souvenir qu'il y en avait, alors en cherchant un peu, vous devriez pouvoir en trouver un. Je compte sur vous pour mener à bien cette tâche ! Pour ma part, je vais rester ici pour surveiller les chevaux.

Dit-il avant de se blottir contre l'un deux, histoire de se réchauffer. La tâche en elle-même n'était pas difficile mais, l'obscurité totale la rendait compliquée vu qu'il était impossible, à vu d'oeil, de distinguer un bois sec d'un autre bois et Fearghas n'avait pas l'intention de l'éclairer. C'était comme un test qu'il comptait lui faire passer. Larynda allait devoir se servir de ses autres sens ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité

________________


________________



MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Lun 30 Juil 2012 - 21:35

La flèche se planta dans la patte de l'ours, il poussa un cri et posa son autre patte sur le dos de Kivan. Le poids de l'animal semblait le faire souffrir, Larynda comprenait pourquoi elle n'aurait pas dû attaquer. Le visage de son frère semblait montrer une immense douleur, c'était inutile d'avoir des remords maintenant, elle devait tuer l'ours le plus vite possible. Mais avec Kivan si proche de la bête, elle hésita longuement à tirer une deuxième flèche, elle lâcha la corde et le projectile manqua sa cible, partant beaucoup trop haut.

"Pourquoi trembles-tu ma fille ? Tu t'entraînes tous les jours à tirer à côté de ton frère, la situation n'a pas changé."

Sa mère avait raison, mais là, c'était quand même un peu différent, à l'entraînement aucun ours n'écrasait son frère au sol lui interdisant de bouger. Parce que plusieurs fois Larynda avait raté ses tirs, Kivan s'était déplacé pour les éviter, mais là, ce serait impossible.

**
Une nuit dans la forêt, la première depuis des jours, cela lui avait manqué. Cependant, dormir dans la forêt portait plus d'inconvénients que d'avantages. Pas pour l'elfe des bois, mais pour des personnes qui n'étaient pas habitués à ça, c'était d'horribles nuits qui les attendaient. Les insectes, les racines vous labourant le dos et le bruit constant des animaux pouvaient empêcher beaucoup de personnes de dormir. Elle espérait que ses compagnons pourraient trouver le sommeil qu'ils méritaient. Quand ils étaient descendus de leur monture, Larynda en avait profité pour s'étirer, faisant craquer ses os endoloris par la position assise.

"Je ferais bien un peu d'exercice moi."

Elle posa sa main devant sa bouche avec de grands yeux étonnés. elle pensait à voix haute, se tournant vers le professeur, elle vit qu'il la regardait avec un regard étrange, comme s'il avait deviné ses pensées, il lui demanda d'aller chercher du bois et de la sève de pin. Prétextant qu'il était trop vieux pour faire ce genre de choses, en soi ce n'était pas tout à fait faux, mais ne pouvait-il pas ramasser les quelques branches autour de lui ? Enfin, l'elfe n'allait pas lui en tenir rigueur, ça lui ferait de l'exercice et c'est ce qu'elle voulait. Retirant l'arc de son dos, elle le prit à la main et commença à partir chercher la sève en premier lieu. Larynda connaissait un endroit à environ trente minutes d'ici où plusieurs pins se trouvaient, elle trouverait le bois voulu au retour, histoire de ne pas trop s'encombrer pour rien. Même si peu d'animaux pouvaient l'attaquer, elle préféra armé son arc tout de suite, on était jamais assez prudent.
La demi-heure était passée et l'elfe se retrouva exactement à l'endroit qu'elle voulait. Curieuse chose, elle n'avait presque croisé aucune forme de vie, d'accord c'était la nuit, mais il devait quand même rester des animaux réveillés. Dégainant sa dague, elle s'approcha d'un arbre et la planta dedans, quelques secondes plus tard, elle retira l'arme et l'approcha de son fourreau, elle fit tomber les gouttes dedans avant d'y replacer la dague.


"Une chose de faite."

Du bois sec maintenant, Larynda n'en avait pas croisé beaucoup à cause de cette période de l'année. En hiver le bois sec n'est pas quelque chose de très répandu, mais elle en ramènerait autant que possible, mais ça ne serait jamais assez. Ce n'était pas la période tout simplement...Commençant le chemin du retour, elle ramassa tout ce qu'elle trouvait et qu'elle jugeait suffisamment sec pour servir au vieil homme, elle dû vite se passait de son arc. Le plaçant dans son dos, une main se libéra et elle put ramasser bien plus de bois. Larynda s'était tellement amusée à chercher de quoi faire un feu qu'elle ne remarqua même pas qu'elle avait dépassé leur campement. C'est Lola qui était venu s'installer sur son épaule qui lui dit de faire demi-tour. L'elfe sursauta quand les premières paroles lui virent aux oreilles.

"Oh pardon, j'arrive !"

Ils avaient dû bien rigoler en la regardant passait sans s'arrêter, elle rougit de honte en déposant le bois près du professeur. Décrochant le fourreau de sa ceinture, elle le tendit au professeur.

"La sève est ici, je ne sais pas si il y en aura assez. Si vous avez besoin d'aide, je peux utiliser la magie du feu bien que cela m'épuisera un peu..."
Revenir en haut Aller en bas

Fearghas Forrester



________________

avatar
________________


Race : Humain
Classe : Archimage
Métier : Alchimiste
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 75 ans

Messages : 90

Fiche de Personnage : Ma fiche


MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Lun 30 Juil 2012 - 23:56

L'Elfe avait accepté et elle s'était aussitôt mise au travail, emportant son arc avec elle au cas où elle aurait besoin de s'en servir. Au final, il s'écoula pas moins d'une demie-heure avant que Larynda ne repasse devant le campement, les bras bien chargés de bois. Fearghas avait quand même un pincement au coeur lorsqu'il la voyait ainsi, après tout, ce n'était pas une mule. Cela dit, elle en avait ramené beaucoup, bien assez pour la nuit, Forrester était satisfait.

Seulement, elle avait dépassé le camps sans s'arrêter. Ne les avait-elle pas vu ? Le professeur était étonné mais Lola était partie la rattraper et finalement, elle revint sur ses pas. Elle rougit lorsqu'elle déposa le bois, ce qui fit d'ailleurs bien rire le vieux magicien. Elle lui tendit par ailleurs le fourreau de sa dague qui contenait la sève de Pin. Elle lui informa qu'elle ne savait pas s'il y en avait assez mais, à première vu, c'était suffisant. Elle avait fais du bon travail. La question maintenant était de savoir comment allumer le feu. Pendant que Fearghas déposait le bois sec dans le lit du feu et qu'il préparait la sève, Larynda lui proposa de l'aider en se servant de la magie du feu. L'aider ? Non, elle l'avait déjà assez aidé pour ce soir, il refusa poliment.

- Je vous remercie beaucoup pour votre aide mais vous devez être fatiguée. Reposez-vous, je vais me débrouiller pour le feu.

Forrester réfléchissait. En tant que maître de la lumière, faire apparaître une flamme n'était pas sa spécialité. Maintenant, lumière et feu n'étaient pas complètement incompatibles entre eux dans la mesure où les deux pouvaient être une source de chaleur. Concentrer en point étroit la lumière perçue permet d'augmenter le taux d'énergie perçue à ce même point et par conséquent, sa température. Plus le point serait étroit, plus la température serait élevée mais, pour cela, il fallait quelque chose qui puisse concentrer la lumière, comme une lentille par exemple !

Forrester sortit donc sa baguette et pointa la sève. Il en fit rayonner le bout et créa un faisceau de faible amplitude mais, au lieu d'augmenter la puissance du rayon, il fit décroître son angle de dispersion jusqu'à obtenir un rayon de petite circonférence. Ceci fait, il prit ses lorgnons plaça l'un des deux verres entre la sève et la lumière. Il chercha la distance optimale qui se caractériserait par un point lumineux plus ou moins petit, il fallait trouver la distance qui donnerait le point le plus étroit sur la sève. Chose faite, il amplifia l'intensité lumineuse jusqu'à ce que l'allume feu se mette à fumer. À ce moment, il s'arrêta de l'amplifier et resta le plus immobile possible. Quelques secondes après, l'initiateur prit feu. Fearghas remit ses lorgnons et rangea sa baguette puis il prit immédiatement la branche sur laquelle il avait déposé la sève et la glissa à l'intérieur du bois sec, qui s’enflamma rapidement.

- Une bonne chose de faite !

Dit-il en mettant les légumes à cuir. Comme à la nuit précédente, il donna la plus grande part à l'Elfe et le repas fut assez silencieux. Assez car il y avait quand même beaucoup de bruits en forêt, ce n'était pas aussi calme que cela n'y paraissait. Il y avait l'agitation des feuilles, les cris des animaux, les craquements des branches mortes et autre sonorités forestières qui venaient quelque peu troubler ce silence, bien qu'uniquement en arrière-plan. Peut-être une heure ou deux s'écoulèrent et finalement, le magicien se coucha. Mais, il questionna quand même Larynda à propos du trajet avant de s'endormir.

- Combien de temps pensez-vous qu'il nous faudra encore pour rejoindre la côte ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Invité

________________


________________



MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Mar 31 Juil 2012 - 16:39

Enfin l'ours tomba à terre, Larynda avait dû tirer six flèches pour en venir à bout, Kivan s'était évanoui quand le cadavre de la bête lui était tombé dessus. Elle s'était précipitée vers son frère pour l'aider, poussant l'ours avec peine, elle mit son frère inconscient sur son dos et l'emmena à leur campement. Le couchant, elle demanda à sa mère de s'en occuper et parti chercher de quoi soigner les blessures de Kivan. Elle n'avait rien d'une herboriste, mais son frère lui avait montré quelques herbes pouvant aider en cas de blessures légères.

"Dépêche-toi ma fille, il ne respire presque plus."

**
La façon dont le vieil homme avait allumé le feu l'avait surprise, un minuscule rayon lumineux avait suffi à faire prendre feu les branches. Larynda avait mangé à sa faim, comme la nuit dernière, le professeur semblait se contenter de peu de nourriture. Pourquoi, elle s'était posée la question sans vraiment s'en souciait. Elle avait bien le temps de lui parler de ce détail plus tard, finissant son repas, elle commença à lever la tête, elle espérait voir les étoiles, mais les arbres lui cachaient la vue. Un peu déçu, elle baissa le regard et vit le professeur en train de se coucher. Mais avant cela il lui posa une question sur le temps du trajet. C'est curieux, ne savait-il pas quand ils arriveraient ? Il lui avait certes demander de les dirigeait, mais le temps pour arriver aux côtes de l'est devait lui être connu. Tendant son bras, elle ouvrit entièrement sa main.

"Cinq jours si tout va bien. Nous sortirons de la forêt dans deux jours si on continue à ce rythme et ils nous faudra trois jours pour rejoindre les côtes."

Souriant à son compagnon, elle retira sa main, sa voix était très calme. Elle n'avait plus peur de ce que pouvait penser le vieil homme, après tout, elle ne faisait qu'émettre une vérité, quel jugement pouvait-il porter à ça ?

"Je vais veiller cette nuit, avec ce qui s'est passé la nuit dernière, je ne suis pas rassurée."

"Je prendrais la suite au milieu de la nuit, n'hésite pas à venir me réveiller."

Cette organisation fut bien inutile, à part les bruits constants de la forêt, rien ne troubla leur nuit. Larynda avait réveillé Lola au milieu de la nuit pour pouvoir s'endormir. Elle aurait préféré ne pas la réveiller, mais la fatigue commençait à se faire sentir et dormir lui ferait le plus grand bien. Espoir inutile, Eräzelith venait toujours hantait ses songes, elle ne réussit pas à dormir bien longtemps. Incapable de fermer les yeux, elle partit chercher la compagnie de la fée. Lola l'avait regardé avec de gros yeux, ne comprenant ce que l'elfe faisait là, voyant que l'archère ne disait pas un mot, elle vint se poser sur son épaule.

"Pourquoi ne dors-tu pas ? Tu sembles épuisée."

"Je le suis, mais mes cauchemars m'empêchent de me reposer, j'aimerais bien les oublier, mais c'est impossible."

Puis le silence revint, Lola ne répondit pas et la nuit se termina comme ça. Le vieil homme s'était levé et les avait aperçus en train de préparer les chevaux. Il leur demanda si elles avaient dormi, la fée lui répondit que oui, mais l'elfe ne répondit pas, préférant garder le silence. Elle ne tiendrait pas longtemps à ce rythme. Six jours avaient passés et enfin, ils atteignirent le village. Ils avaient été retardés à cause du manque de sommeil de l'elfe et avaient préférés prendre une journée de repos. Devant la ville côtière, elle regarda le professeur et lui parla faiblement.

"Je vous laisse diriger la suite du voyage, mon sens de l'orientation vous est maintenant inutile."
Revenir en haut Aller en bas

Fearghas Forrester



________________

avatar
________________


Race : Humain
Classe : Archimage
Métier : Alchimiste
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 75 ans

Messages : 90

Fiche de Personnage : Ma fiche


MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   Mer 1 Aoû 2012 - 1:52

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



________________


________________



MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Chapitre un - Partie deux - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feleth :: Feleth, le monde du milieu :: Grandes plaines de Feleth :: Grandes étendues-