''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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Lilith Cleys



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MessageSujet: Home, sweet home. [Pv Camelle]   Home, sweet home. [Pv Camelle] EmptyVen 27 Juil 2012 - 18:31

Le son de l'eau salée s'échouant longtemps sur l'étendue de sable chaud, dans un dessin d'écume où trempent quelques mouettes attendant leur imprudent délice qui ne saurait tarder se fait entendre. C'est comme à la dernière fois que la paysanne y était allée. Mais à l'instant où ceci se passe, ses pieds chaudement emmitouflé dans ses bottes de laines sont posé sur un bout de bois qui se balance au rythme des vagues pourtant extrêmement douces. Elle aperçoit désormais le rivage et en relie l'illustration à la musique, relaxante et paisible qui lui rappelle au bon souvenir d'une vie à la fois niaises et particulièrement agréable.
Cette ancienne vie dont elle s'était échappée sans prévenir le peu de gens qu'elle y avait rencontré lui avait tant manquée. L'espoir que rien n'ait pu changer lui permettait de garder son sourire d'enfant au milieu de son visage, ce sourire qui auparavant ne quittait jamais son visage. Mais être seule, sans clan ni famille, oblige à prendre quelques années, physiquement, comme mentalement. Et surtout ; moralement.
Elle a donc mûrit, la petite qui hier encore se contentait de se nourrir au gré des saisons ! Ou du moins, elle saurait le prétendre. c'est qu'elle était si jeune la fillette, si sotte. Elle croyait en tout et surtout en rien ! A tel point qu'aujourd'hui, même plus mature qu'avant, elle n'est jamais autre qu'une enfant.

Enfin. Le bateau cesse de tanguer, et Liteljaun lui fait donc un sourire des plus sincères ;

"Tu sais Lilith, c'est vraiment dommage que t'ai refusé de m'épouser."

La jeune femme ne put s'en empêcher. A peine eut-il terminé sa phrase que la paume de sa main des moins féminines avait détruit la joue de son interlocuteur, dans un bruit dont l'onomatopée couvrirait toute la plage d'une typographie imposante décrivant trois lettres ; "paf".

Le jeune homme ne devait plus en reparler. La barbare n'eut de cesse de le lui répéter ; Elle était prise par une demoiselle qui lui fit découvrir un amour allant au delà du connu. Il ne put donc que s'essuyait la joue d'une main comme pour en oter la douleur, tandis que les cinq autres doigts s'agitaient dans un signe d'au revoir.
C'était la dernière fois qu'elle voyait ce pêcheur, qui dans cinq jour mourra avalé par une créature venue des fonds marins. Une créature pourtant semblables a toutes celles qu'il aura affronté avec l'archère, qui aura d'ailleurs, durant ce fabuleux voyage en mer, appris beaucoup de choses, et surtout à tuer les bestioles à nageoire. Car elle n'y connaissait rien, auparavant, de l'eau et de sa faune.
Dans le temps, elle ne connaissait que montagnes et vallées enneigées. Vous lui auriez parlé de tonnes d'eau couvrant les trois quarts du monde, elle vous aurait rapidement fait comprendre qu'elle n'y croyait guère, ou qu'elle vous prenait pour un sot.

Bref, tout cela à changé, et changera encore. Le plus important pour l'instant était de savoir où elle pourrait aller. Quelle quête elle déciderait de suivre. Car la jeune fille n'a jamais eu pour but que celui qui lui tombait dessus par le plus grand des hasards.

C'est sans doute pour cela qu'armée de son petit bagage, elle entama de marcher le long de la plage jusqu'à ce que cette aventure tombe à ses pieds, le tout en chantant en sa langue natale, les légende d'une guerrier qui faisait frissonner les montagnes de ses coups de hache.
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Camelle Elwhang

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Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
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Home, sweet home. [Pv Camelle] _
MessageSujet: Re: Home, sweet home. [Pv Camelle]   Home, sweet home. [Pv Camelle] EmptyMer 1 Aoû 2012 - 16:58

Le ciel. Bleu, si bleu. Pur, si pur. Et le soleil étendait ses minces rayons blafard, comme un espoir. Comme une providence. Un souvenir envolé, volé par les cieux. Volé par la nuit qui s’éclaircissait toujours plus. Le bleu d’encre se mutait silencieusement en mauve. A l’horizon naissait le Roi des Désirs se levait, comme toute les fois, prêt à corrompre quelques unes des âmes perdues. Silence. Tout n’était que chuchotement, tout n’était que bruissement. Personne n’était encore réveillé, personne ne regardait le jour apparaitre. Pourtant, c’était bien le plus beau des spectacle : terreur et crainte balayés par la lueur impériale. Et les amoureux s’enlaçaient, les enfants rêvaient tandis que même les mendiants se reposaient. C’était ainsi, au lueur de l’aube. C’était ainsi pour qui n’avait jamais vécu d’aurore plus douloureuse. L’ambre et le rouge se mariaient si bien. L’ambre pour ses cheveux, le rouge pour mon cœur déchiré. Jamais je n’avais cessé de regarder ce Monstre rejoindre son étincelante place. Jamais je n’avais cessé de le haïr, comme je me haïssais. Ses couleurs chatoyantes n’éclairait que ma peine. Sa compagnie n’aiguayait que mes tristes souvenirs. La douleur. Toujours plus présente malgré tout. Malgré le temps, malgré les gens. Rien n’y changeait. Rien ne changeait jamais, dans l’immobilité stupide de ce monde sans avenir. Pourtant, j’avais appris à vivre à nouveau. J’avais appris à ne plus regarder en arrière. Mais les réminiscences jamais ne disparaissaient. On les camoufle, les enterre mais jamais ils ne s’en vont complètement. L’oubli n’est jamais définitif et c’est en regardant ce qui nous a fait mal qu’ils ressortent, toujours.

Que faisais-je là ? Assise tout simplement sur les bords de la falaise. Regarder le vide. Regarder la fin. Il suffirait d’un pas, et ce serait finit. Plus de souffrance. Plus de peine ni de blessure, les coups ne seraient plus si douloureux. Il n’y aurait que l’air, la puissance de la liberté. Il n’y aurait plus rien. Ni toi, ni moi. Le vide et le rien éternel. La mort serait là, sur les rochers où se fracassaient, infernales, les vagues régulièrement. Me sourirait-elle ? Heureuse de m’avoir enfin eu après m’avoir tant couru après. Et puis, qu’avais-je à perdre ? Rien, j’avais déjà tout laissé. Déjà tout abandonné. Je ne manquerais à personne. Le contraire n’était pourtant pas réciproque. Revoir son visage une nouvelle fois, la dernière fois. Je la revoyais, dans le soleil levant, dans ce bosquet, endormit avec un sourire sur les lèvres. Une image si belle, si pure. Puis je revoyais son visage désemparé, en proie aux larmes. Et ses cris, ses supplications pour que je revienne, pour que jamais on ne se quitte. J’avais eu peur, j’étais lâche. Plus jamais je ne l’avais revu. Qu’était-elle devenue ? Combien de temps s’était-il écoulé depuis surtout. De nombreux mois, peut être une année. La blessure causée à mon cœur toujours rouverte par ce citron que l’on versait abondamment dessus. Son nom, murmuré par l’océan… Soufflé par l’embrun qui se levait silencieusement. Il ne fallait qu’un pas et toute ces souffrances ne seraient plus qu’imaginaire. Il ne faudrait que quelques secondes et…

Le soleil était déjà haut quand je sortais enfin de cette transe inutile. Encore une fois, j’avais été trop lâche pour sauter, pour aller jusqu’au bout. Jamais je n’avais accomplit entière quelque chose. Je me relevais, et entamais la descente vers le bord de la mer. Le bruit apaisant des vagues emplissait les lieux comme une mélodie. Un appel muet à la mélancolie. J’aimais cette endroit pour sa tranquillité et son immensité. Ici, personne ne venait. Un refuge bien loin de chez moi mais pourtant si cher à mon cœur. Nombre de fois j’étais venue, juste pour contempler le chaos absolu des ressacs salés. Toujours aussi magnifique. Aussi impérieux. Un léger vent soufflait, un vent frais, un vent maritime. J’avais atteint mon but, la plage aux galets chauffés par le soleil. J’inspirais profondément, avançant tranquillement vers l’étendu bleu nuit. Lorsque l’eau toucha mes pieds, la sensation de froid, de douceur et d’apaisement m’envahit. Ici, je me sentais grande. Ici, je me sentais simplement vivante. J’existais pour quelqu’un, enfin, plutôt pour quelque chose. Je portais un chemise blanche, légère dont j’avais délassé le col pour le plus grand plaisir de ces hommes stupides. A ma taille saillait une ceinture où l’on pouvait voir ma petite dague et une bourse qui semblait remplit. Je portais un pantalon de monte mille fois utilisé, où le crème de base avait cédé le marron de fidèles années de service. J’avais retiré mes bottes, beaucoup trop précieuse pour les abimer. Je plongeais finalement, tête la première dans cette onde bizarrement calme. Seulement, en ressortant, une voix fluette me parvint. Elle me rappelait quelqu’un, mais impossible de dire qui. Je me retournais pour faire face à la terre avant de repéré une forme de plus en plus proche. Grande, blonde, bien faite et si familière… Non, ce n’était pas possible, ça ne pouvait pas… ! Et son nom, que j’avais tant de fois pleuré.

-Lilith…

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Home, sweet home. [Pv Camelle] _
MessageSujet: Re: Home, sweet home. [Pv Camelle]   Home, sweet home. [Pv Camelle] EmptyDim 12 Aoû 2012 - 18:43

Le soleil l'aveuglait presque de son éclat, qui se répercutait sur chaque vagues couvertes d'écumes. les sons répétitifs de cette eau se faisait entendre alors qu'elle approchait du sable chaud. Et là, pour éviter cette lumière qui lui ôterait la vue si elle cédait à l'envie de l'observer, Lilith regarda ses pieds qui semblait avoir toucher un élément brisant le relief commun des grains de sables habituels aux plages. Le blonde poussa sa crinière à n'être pendue que d'un coté de son crâne, un peu comme les amazones chevauchent parfois, ses cheveux tombaient tous sur la même épaule. Ce réflexe lui donnait un air féminin qu'elle n'avait jamais eu auparavant, à tel point qu'elle en aurait été étonnée, si elle s'en était rendue compte. Pour mieux comprendre que c'était une paire de bottes qui l'interrompaient dans son chemin lent et sans but, elle vint à se baisser et à les observer, comme un enfant observe un cadeau des dieux. Les yeux brillants, elle-même ne savait pourquoi, à la vue de ce morceau de cuir sans valeur pour quelqu'un qui fabriquait de ses mains les vêtements qu'elle portait. Mais voilà, elle comprit rapidement lorsque une ombre fut portée jusqu'à elle.

Rien n'était plus réel. une musique affreusement niaise prenait contrôle de son coeur et faisaient que ses battements en fasse une mélodie du même ton. Absolument grisante tant elle fut noyée dans une romance absurde, digne des histoires d'amour racontées par les mères pour des enfants qui ne savaient encore rien à la vie, ces histoires d'homme épousant des femmes, ou l'inverse, pour avoir ensuite d'horribles enfants.

Mais voilà, l'histoire de coeur proposée à la rustre blonde était tout autre. Son propre nom venait d'être susurré de la plus hésitante des façons par une femme au physique incarnant tous ses rêves. La grande femme déposa donc toutes ses affaires, ou plutôt les jeta, et couru dans l'eau, toute habillée vers celle qu'elle aimait et avait aimé. On ne sut si son visage ne fut trempé que d'eau de mer, ou qu'il fut également décoré de larmes de joies, mais on sut qu'elle saisit le visage de Camelle pour l'embrasser passionnément. Jamais elle n'eut autant désiré un baiser. jamais elle n'eut prit autant de coeur à courir vers une personne. Jamais ses pulsions ne l'eurent poussée à faire quelque chose d'aussi agréable à ses yeux.

La jeune femme était la plus heureuses, elle souriait dans les baisers qu'elle offrait avec tout l'amour du monde, toujours tenant le visage de sa dulcinée entre ses mains fortes, comme pour éviter que le sujet de son affection ne tourne la tête pour l'esquiver. une fois qu'elle l'eut étouffée de ses lèvres, elle entoura ses cuisses de ses bras aussi musclés que ceux de bien des hommes, et la souleva, avant de poser sa joue contre le nombril de l'être le plus cher à tous ses sentiments. Aucun effort n'eut parut à cet acte. Le bonheur de la revoir faisait de ce poids une force supplémentaire. Elle aurait pu la garder ainsi toute une vie, si cela lui chantait. Mes enfin, elle la déposa, pour lui demander, en lui caressant la joue ;

"Comment vas-tu ? Qu'as tu fait durant tout ce temps ? Qu'est ce que tu fais ici ? Que fais tu de tes temps perdus ? Passerais-tu ta journée avec moi ?"

Ses questions étaient aujourd'hui bien formulées, les verbes étaient mit à leurs places. Aucune hésitation ne pu se remarquer à leur formulation. Il fallait bien le dire, ce long temps d'absence ne sut qu'être agréable à sa culture.
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Camelle Elwhang

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Camelle Elwhang
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Fiche de Personnage : Ne clique pas

Histoire de Personnage : "L'Ambition est née de rêves brisés":
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-Proposition



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MessageSujet: Re: Home, sweet home. [Pv Camelle]   Home, sweet home. [Pv Camelle] EmptyDim 23 Déc 2012 - 14:15

Je ne pouvais en croire mes yeux. Quelle était la probabilité que nous nous retrouvions, la jeune blonde et moi-même ? Une infime possibilité et pourtant je ne rêvais pas. Elle se trouvait là, devant moi, aussi abasourdit que je pouvais l’être à ce moment précis. Comment ce faisait-il que mon cœur batte si fort ? Elle n’avait pas changé. Sa crinière blonde, intacte. Elle était au fond toujours aussi belle et mystérieuse ma barbare. J’aurais dû me réjouir de nos retrouvailles mais pourtant, c’était l’inverse. La vision de cette beauté remuait en moi quelques souvenirs douloureux. Quelques pensées reflétant ma stupidité. Comment avais-je pu ? Comment seulement avais-je osé faire du mal à cette créature, qui, malgré les mois passés faisait toujours battre mon cœur ? Jamais elle ne m’avait quitté. Je l’aimais, c’était une certitude. Je l’aimais comme personne et nul n’ignore que l’amour fait mal. Horriblement mal. Je me souviens de notre rencontre. Je me souviens de son sourire. Je me souviens de ses cris esseulés et des larmes roulant sur ses joues. Pourquoi l’avais-je fuit ? J’étais si faible, si terrorisée… Elle était et demeure mon point faible, mon talon d’Achille. La seule qui pourrait me faire ployer. Et elle se trouvait là, devant moi à me regarder incrédule. J’avais tellement honte. J’aurais voulu ne jamais m’être trouvée sur cette plage, je n’aurais jamais dû descendre. Nous nous faisions plus de mal que de bien. Jamais je ne pourrais me pardonner ce que je lui ai fait et malheureusement, jamais nous ne pourrions être ensemble. Comment lui dire ? Comment lui avouer ? Rien que d’y penser j’en avais mal au cœur…

La grande blonde se mit à courir vers moi. Des larmes coulaient lentement le long de mes joues et la peur, l’angoisse, la stupeur et l’envie me clouaient sur place. Il était impossible pour moi de bouger tant mes sentiments étaient contradictoires. Telles les vagues se fracassant sur le rocher, nul ne savait qui de l’océan ou des falaises remportait ce duel millénaire, mes ressentis me chamboulaient. L’aimais-je plus que ce que je la haïssais ? Après tout, elle m’avait causé mille et un tourment et malgré tout, j’avais pour elle cette sorte d’admiration interdite. Cachée. Sa course m’éclaboussait et je n’eus le temps de rien lorsqu’elle s’empara de mes lèvres. D’abord, ce fut difficile et j’essayai de me dégager puis, entre ses mains fortes, je me laissais emporter par la passion que je lui vouais. Impossible de dire le temps que nous avions passé là, à nous embrasser dans l’océan qui dans son champs sublimer nos retrouvailles. De nos bouches se mêlaient les saveurs salines. Étais-ce mes larmes ? Les siennes ? L’eau ? Les trois à la fois ? Je ne savais même plus comment je m’appelais et pourtant, je savais une chose : elle était bel et bien là. A cette pensée, j’eus envie de la toucher, de la serrer, de m’assurer que il s’agissait bien de ma Lilith… Mais pas de doute, lorsqu’elle me souleva, j’en avais la certitude. Elle m’avait au final tant manquée… Comment avais-je pu essayer de l’oublier ? Elle était de celle qui grave une vie, qui saigne vos cœurs, qui vous font tellement de mal et pourtant tellement de bien. Elle était là, et à cette instant, il n’y avait que ça qui comptait.

Comment vas-tu ? Qu'as tu fait durant tout ce temps ? Qu'est ce que tu fais ici ? Que fais tu de tes temps perdus ? Passerais-tu ta journée avec moi ?

Ma Lilith avait pourtant changée. Elle parlait bien. Elle articulait et ses phrases étaient prononcées sans l’ombre d’une hésitation. Elle semblait tellement pressée de me parler que cela me fit sourire. Un petit sourire amusé que je n’avais pas porté à mes lèvres depuis longtemps. Peut-être était-elle tout simplement la cause de mon bonheur…

-Je vais bien, ou du moins faut-il le croire. Ce que j’ai fait ? Et bien pas grand-chose tu sais… Mon travail tout au plus. Mais toi, raconte moi un peu. Tant de temps que nous ne nous sommes pas vu… Tu as tellement de choses à me dire ! Regarde comme tu parles bien à présent. Qu’as-tu fais à la barbare Lilith Cleys ?
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Lilith Cleys



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MessageSujet: Re: Home, sweet home. [Pv Camelle]   Home, sweet home. [Pv Camelle] EmptyJeu 10 Jan 2013 - 19:37

Lilith était alors silencieuse, perdue dans le regard profond et intense de sa belle. Elle s'y perdait encore et toujours, et désirait ne jamais se retrouver, car elle savait, elle aussi, la fragilité du lien qui unissait leurs êtres. Elle savait à quel point l'idée même d'une relation durable était l'exemple même de l'impossible. Elle savait tout cela, et pourtant, humaine comme pas deux, encore enfant dans l'âme comme elle l'eut toujours été et le sera toujours, elle ne pouvait s'empêcher d'espérer, de croire en cette ridicule possibilité. Elle préférait s'envenimer l'existence en tentant du mieux qu'elle le peut de voler sa main à cette femme plus tôt que de mourir dans le confort d'une vie tranquille. Lilith n'était pas de ce genre, elle n'était d'abord pas sédentaire, et elle n'était pas prudente. Elle ne réfléchissait pas avant d'agir, préférant se laisser emporter par ce que sa tribu appelait le destin. Et cela, elle le faisait très bien. Oui. Très très bien.

Cependant, elle sorti de sa longue transe pour revenir à ce qu'elle devait entendre. Elle se rappela encore qu'elle était sur le sable d'une plage que le son était envahi par les vagues, que ses pieds étaient trempés, et que des mouettes criaient au loin. Elle se souvint également qu'elle était entourée par la fabuleuse aura que seules les terres connues de ce monde pouvaient offrir, et que les océans repoussait au gré des vents et des marrées. De quoi rappeler à la femme qu'elle s'était offerte une seconde chance, une nouvelle existence. Mais ce que lui disait Camelle lui remis les idées en places. Il y a des choses que l'on ne peut laisser de coté. Que l'on ne peut oublier, et qui seront toujours importantes. Elle s'en était toujours souvenue, de l'importance de cette fabuleuse demoiselle. Mais, allez savoir pourquoi, elle s'était permise de l'oublier dans le fin fond des yeux de celle ci. Quelle beauté que celle d'une situation paradoxale comme la leur !

Pour y revenir, ces mots simples et qui pourtant faisaient presque pleurer notre barbare de joie.

"Je vais bien, ou du moins faut-il le croire. Ce que j’ai fait ? Et bien pas grand-chose tu sais… Mon travail tout au plus. Mais toi, raconte moi un peu. Tant de temps que nous ne nous sommes pas vu… Tu as tellement de choses à me dire ! Regarde comme tu parles bien à présent. Qu’as-tu fais à la barbare Lilith Cleys ?"

Lorsque Lilith entendit ces mots, elle en fut presque triste. L'existence de celle qui pouvait rendre la sienne extraordinaire semblait presque banale et ennuyeuse. Elle fit donc la moue, songeuse, avant de sourire, comme pour embellir les choses.

"Eh bien... Pour commencer, je n'ai pas chassé de lapin, ni de gibier !"

Elle sorti alors de son sac des poissons frais bien puants, pour illustrer son changement de direction. La marée l'appelait aujourd'hui tout autant que les plaines ou la montagne. Elle avait rencontré le monde entier et le connaissait, non pas par les cartes par les sens, les odeurs et la douceur. Elle commençait par là car c'était une chose qu'elle pensait importante chez l'ancienne Lilith. Cette femme là, analphabète, se promenait toujours avec des peaux et de la viande dans ses multiples sacoches. Elle espérait que cela permettrait à la femme de se remettre en tête les belles journées qu'elles ont passées ensembles, même si elles ne furent finalement pas si nombreuses.

"J'ai rencontré un pêcheur qui m'a montré ce qu'offrait la mer ! Une nourriture riche, et plutôt simple à se procurer. Contrairement au gibier, on ne doit pas pister les poissons !"

Bien entendu, elle ne s'était pas arrêtée à "chasser" le poisson. Ils courraient, avec son ami pêcheur, après des créatures qu'eux-mêmes n'imaginaient que très difficilement. Des choses énormes qui mangeaient des vaisseaux militaires pourtant imprenables. Des créatures dont la vie valait des royaumes entiers d'or. Et bien qu'ils n'en eurent attrapé qu'un et que notre dame n'eut récolté qu'un maigre pourcentage de sa valeur - le matériel n'était pas sien, et son ami lui avait tout apprit, de la lecture à la pêche en passant par les choses simples de la vie civilisée - qui dormait dans le fond de son sac, elle pouvait désormais en chasser d'autres, si le destin la menait à trouver des alliés pour de telles aventures.

"Et maintenant..."

Elle ouvrit un sac, non pas, une sacoches, mais un sac en cuir, un très joli sac en cuir, fait par un artisan doué, à un village dont notre héroïne, encore peut douée avec certaines choses de l'art des lettres, ne se souvient pas du nom. Dans ce sac se trouvait un tas de tissus, qu'elle dégainait avec un soin qui était impossible un an plus tôt.

"Et maintenant, je sais porter des robes !"

Elle montrait la robe-bustier à son interlocutrice, comme une jeune demoiselle montre son nouvel amant à ses parents ; avec l'espoir que Camelle l'apprécie et s'imagine, la barbare dedans, lui chantant des chansons entre deux baisers, des soirées romantiques durant lesquelles elles pourraient danser ensembles, des danses comme celles de la haute populace, car celles-ci aussi, maintenant, elle savait les danser.
Lilith espérait, les yeux pétillants, qu'elles iraient un jour à des soirées mondaines, pour lui démontrer qu'elle sait boire et manger avec tenues, et qu'elle connait les détails de la courtoisie et de la politesse, de la grâce et de la bonne présentation. Elle espérait pouvoir en faire la démonstration, bras dessus dessous avec la plus belle des femmes qu'elle connaisse, qui se trouvait en face d'elle.

"Conduis moi au village le plus proche ! Je te raconterai les détails en marchant !"

Elle tirait Camelle par le bras, après lui avoir tendue ses bottes, elle insistait, presque en sautant partout, elle faisait de grand gestes en lui racontant ses aventures, plus romancées les unes que les autres, elle parlait de pirates et de tempêtes, de bateaux grands comme des villages, et mieux armé que toutes les forces militaires du monde de Feleth. Elle lui expliquait sa première rencontre avec la richesse, les dorures, les tableaux, les lustres et les pièces d'or qui pleuvaient à chaque fois qu'elle tendait du poisson ou racontait ses histoires. Elle expliquait qu'elle avait apprise l'art du jeu, le lancer de dé, ou la roue de la fortune, et elle disait également qu'elle savait jouer et chanter la musique.
"Comme les oiseaux !" disait-elle d'ailleurs, n'oubliant pas d'où elle venait, gardant les comparaisons et les références barbares. Elle disait qu'elle avait été dans des maisons qui se trouvaient dans la neige des montagnes et qui pourtant étaient bien mieux chauffées que les volcans réveillés des terres lointaines, elle jubilait sur les îles entre lesquelles elle avait ramée, dont les falaises étaient unies par des ponts sculptés.

Elle souriait en racontant tout cela, parlant une fois de soleil, puis de pluie, en passant par le sable et l'herbe, allant sous l'eau, et en surface de ses mains toujours aussi fortes qu'avant. Elle riait en expliquant que les hommes, une fois qu'elle eut mieux su parler, lui tombaient aux pieds, rien qu'en voyant son décolleté se gonfler entre deux mots bien envoyés. Elle expliquait d'ailleurs que selon elle, les mots ne servaient qu'à attirer l'attention, et qu'une fois cela fait, son fabuleux bustier, seul vêtement qu'elle eut d'ailleurs gardé de tout cela, faisait le reste du travail à accomplir.

Elle faisait donc son monologue, espérant toujours plus que Camelle désirerait vivre tout cela avec elle des années durant... Chose qui se voyait, sincèrement, sur son visage comme une armée se voit dans les plaines.
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