''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]

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Fearghas Forrester



________________

Fearghas Forrester
________________


Race : Humain
Classe : Archimage
Métier : Alchimiste
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 75 ans

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Fiche de Personnage : Ma fiche


Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 _
MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]    Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 EmptyVen 7 Sep 2012 - 23:31

Le soleil se levait au loin. La nuit n'avait pas été très longue mais le professeur s'était tout de même bien reposé. C'était d'ailleurs étonnant qu'il soit arrivé à récupérer en ces contrés glacières et inhospitalières. Alban et Larynda s'étaient succédés à la veille. C'était une bonne intention de leur part mais, il n'y avait personne sur ce glacier à part eux et la dame des glaces, bien évidemment. Maintenant, on était jamais trop prudent. Fearghas se réveilla lentement. Il faisait aussi froid que la veille et le vent n'avait pas diminué. Par contre, il ne neigeait plus ... Pour le moment. C'était le moment pour repartir, lLa vue était dégagée et la visibilité correcte. S'ils parvenaient à mettre la main sur cette statue avant que la neige ne tombe de nouveau, ça serait l'idéal. Il ne fallait donc pas perdre plus de temps et aussi le vieux magicien leva-t-il le camps à l'aide de ses deux compagnons. Ils reprirent aussitôt la marche et, dirigé par la magie, Forrester les guidait vers ce qu'il pensait être la source des émanations.

Certes, ils avaient quand même pris le temps de manger un peu mais cela fut rapide. L'étendue glacière était immense et il n'y avait que peu de reliefs, l'horizon se perdant au loin. Ils allaient devoir marcher longtemps avant d’apercevoir quelque chose d’intéressant mais, en même temps, une surface plate était bien moins fatigante qu'une surface irrégulière alors, mieux valait-il ne pas trop se précipiter non plus. Comme à son habitude, Fearghas pensait en silence. Il réfléchissait à propos de cette femme et il se posait une question quelque peu étrange, dans quelle position pouvait-elle bien être congelée ? C'était vrai, était-elle debout, assise ou encore allongée ? Si la fameuse malédiction l'avait frappé en pleine mer et d'une façon soudaine, peut-être serait-elle figée dans une posture qui témoignerait sa surprise ou son mécontentement ?

D'ailleurs, à quoi pouvait-elle bien ressembler ? Était-ce une jeune femme ou, au contraire, une personne d'un certain âge ? En même temps, cela étonnerait grandement le professeur de trouver une personne plus âgée que lui, enfin, en apparence plus âgée que lui bien que cela n'était pas impossible. D'ailleurs, il se demandait aussi pourquoi avait-elle été maudite ? Surement pour une bonne raison mais, à ce moment, était-ce vraiment une bonne idée de lever le maléfice ? Théoriquement, et si Fearghas était en mesure de le lever, il n'aurait rien à craindre de cette personne ... À moins qu'il ne s'agisse d'un lueur.

En même temps, il n'avait rien ressentis de malsain en venant ici si ce n'était un profond sentiment de tristesse. Pourquoi de la tristesse ? Cela devait être lié à cette femme. Aurait-ce un rapport avec la malédiction dont elle avait été victime ? Ce châtiment aurait-il été injuste ? C'est probable mais peu sûr. En fait, qui lui avait lancé ce maléfice ? Oui, la légende parlait du ciel mais, c'était une notion assez vague. Le ciel n'avait aucun pouvoir, en apparence du moins. Cela devait surement être une métaphore mais, à propos de quoi ? Qu'est-ce qui dans le ciel disposerait d'un tel pouvoir ? Les habitants du monde du dessus ? C'était aussi possible mais, ils étaient pacifiques. Pourquoi s'en seraient-ils pris à cette magicienne ?

Tant de questions ... Il aurait les réponses en temps voulu mais, il fallait encore les trouver et cela ne semblait pas gagner puisqu'il n'y avait que neige à perte de vue, enfin presque puisque au loin on pouvait distinguer un monticule. Il devait être à une heure ou deux de marche par rapport à leur position mais, sa taille laissait clairement penser qu'il ne s'agissait pas d'une montagne. Peut-être une nouvelle entrée ? En tous cas, la source les menait là-bas.

Ils l'atteignirent relativement vite et effectivement, il s'agissait bien d'une entrée en sous-sol mais, le professeur fut choqué en s'en approchant. Pas de morts ni de surnaturel mais, juste un détail qui n'allait pas … Des escaliers. Une découpe d'ailleurs très nette, bien trop nette même pour avoir été faite par une main humaine. C'était bon signe en tous cas. Sans plus de cérémonie, ils les empruntèrent et s'enfoncèrent une fois de plus sous la glace. Le chemin était très large et facilement praticable mais, il était aussi éclairé par des formation cristallines phosphorescentes. Une belle lumière bleuâtre, c'était apaisant pour les yeux mais aussi, et bizarrement, pour l'esprit.

Cette descente en pente douce fut très longue et elle les mena finalement dans une cavité d'une taille tout simplement gigantesque. Mais, ce qui estomaqua le plus le professeur n'était ni l'éclairage surnaturel de la cavité qui se présentait à eux, ni l’effluve d'eau liquide qui perforait la glace et formait en cercle des cascades aux puissances égales au gigantisme de l'endroit ni même l'irréaliste abime dans laquelle s'écoulait l'eau, non ce qui clouait le vieux magicien sur place, c'était la statue …

- Mon dieu …

Et il y avait de quoi. Une taille colossale, titanesque même ! Si grande et si imposante que seul le haut de son corps était visible, le reste étant plongé à l'intérieur de la faille et donc, invisible de part la noirceur des profondeurs. C'était une femme oui, mais quelle femme ! Forrester avait la taille d'une fourmi par rapport à elle !

Que dire, que faire ? Il était resté un moment ébahis, à l'observer sans rien dire ni penser. Mais, l'effet de surprise dissipé, sa raison le rappela à l'ordre. Cet endroit dépassait les frontières de l'imagination. Tout était disproportionné ici et à commencer par la magie qui habitait ces lieux mais pourtant, inexplicablement, il n'y avait rien d'effrayant. Ici, la puissance se mêlait la pureté avec mélancolie. C'était la première chose qui venait à l'esprit du magicien en pensant à son environnement. D'ailleurs, cette femme était dans une posture étrange. Elle était debout, visiblement, mais elle observait le ciel, les bras le long du corps, comme relâchés. Ses cheveux étaient très longs et ils tombaient en arrière. Par contre, elle ne semblait pas dotée de vêtements.

- Nous y sommes.

Dit-il au bout de plusieurs minutes de silence. C'était un choque pour lui mais, il fallait faire avec. Il se rapprocha de la géante, au point de se placer sur le bord du gouffre.

- Ne croyez-vous pas qu'il serait dangereux de la libérer ?
- Non, je ne pense pas.
- Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer ça ?
- C'est … Spécial Lola, je ne peux pas t'expliquer.
- … J'espère que vous savez ce que vous faites alors.


Fearghas avait quand même un doute mais, pas en rapport avec les dires de Lola. Il hésitait sur la méthode opératoire car, lever une malédiction et briser un sortilège étaient deux choses bien différentes. Ce qui le faisait douter, c'est qu'il ne ressentait rien de maléfique en provenance de la statue et plus généralement, de l'endroit or, si malédiction il y avait, il ne devrait pas se sentir aussi apaisé. Maintenant, s'il s'agissait d'un simple sortilège, tout deviendrait plus logique. Le problème, c'est que pour briser un sort, et c'est ce que son maître lui avait appris, il fallait utiliser de la lumière brute.

Dans les faits, cela consistait à extérioriser, dans le cas présent, le plus d'énergie possible et la maintenir sous pression afin d'éviter son évaporation. La limite atteinte, il fallait ensuite le faire entrer en contact avec l'énergie du sortilège et la décompresser brutalement. Cela aurait pour effet de saturer la magie employée et ainsi, de la faire exploser. Rompue, elle se dissiperait et son effet cesserait. Maintenant, il y avait un problème de taille. Si Fearghas ne parvenait pas à maintenir une pression suffisante, l'énergie pourrait lui exploser au nez et l'issue serait fatale. Il fallait donc bien réfléchir au lieu de foncer tête baissée.

Était-ce vraiment un risque à prendre ? Oui car après tout, s'il était venu ici, c'était pour éviter la mort. Or, mourir de vieillesse et mourir par un accident reviendrait à la même chose vu que l'issue était une fatalité pour lui alors, pourquoi ne pas essayer ? Le magicien demanda à Larynda et à Alban de ne plus faire de bruit, il lui fallait se concentrer. Il ferma les yeux et plaça ses deux mains en creux, en les espaçant légèrement. Pas de baguette cette fois-ci puisqu'il ne fallait pas raffiner l'élément. Les premières minutes s'écoulèrent et il ne se passa rien de notable puis, une étincelle apparue. Elle flottait au centre du creux et était fixe. La première étape achevée, il fallait maintenant la faire grandir et pour cela, il fallait lui insuffler de l'énergie.

D'autres étincelles apparurent ainsi et vinrent fusionner avec la première. Un flot continu se forma et petit à petit, l'éclat lumineux prit du volume mais, plus sa taille augmentait, plus la pression devait être forte et au vu de la taille de la statue, il allait devoir y mettre toute sa puissance. D'autres minutes s'écoulèrent et la désormais boule continuait de croitre. De la sueur était apparue sur le front de Forrester et il serrait les dents, l'effort n'était pas facile. Vint un moment où elle atteint la taille d'un boulet de canon. Cependant, elle semblait très instable car elle oscillait et vibrait beaucoup. La pression était maximale par rapport à la quantité d'énergie et il semblait que c'était tout juste suffisant.

Le vieux magicien, qui avait la respiration haletante, ne pouvait pas aller plus loin. Il lui avait fallu plus de quinze minutes pour y arriver. Maintenant, il fallait passer à l'étape suivante. Il redressa sa tête et rouvrit ses yeux. Il fit voler l'orbe jusqu'au au dessus du précipice puis, il la lâcha tout simplement. Elle tomba aussi sec dans le gouffre et, quelques secondes après, il eut une détonation. Pour le coup, le sol avait tremblé mais, une vive lumière remonta le long de la fosse. Elle prit la forme d'une colonne opaque tant sa luminosité était forte et elle recouvra intégralement la femme congelée.

Forrester mit sa main devant ses yeux car la lumière était aveuglante. Le sol tremblait quelque peu, il fallait reconnaître qu'autant d'énergie libérée ne serait pas sans faire de dégâts et c'est pour cela qu'il l'avait envoyé dans le gouffre. Cela dura une dizaine de secondes tout au plus puis, finalement, la lumière s'estompa aussi rapidement qu'elle était apparue. Le professeur se dégagea la vue et observa la statue. Dans un premier temps, il ne se passa rien et l’amertume commençait déjà à le gagner à l'idée de savoir qu'il n'avait pas déployé assez d'énergie pour briser le sortilège. Mais, tout ceci disparu bien vite car la glace qui la recouvrait commençait alors à se fissurer en laissant entrevoir des sillons lumineux. La lumière avait bien surcharger le sortilège.

Il s'attendait à ce que cela explose mais, la réaction fut bien étonnante. La statue se liquéfia de la hauteur jusqu'à la base. Le problème, c'est que la masse d'eau ainsi libérée était bien trop grande pour être avalée par le précipice aussitôt et résultat, elle déborda en une magnifique vague. Heureusement, les trois compagnons étaient attachés entre eux par une corde assez solide et Alban avait eu le réflexe de s’accrocher à un des nombreux piliers de glace. Le siphon ainsi crée par l’absorption de l'eau les tira vers lui avec beaucoup de force mais, Messire avait les bras solides et il ne céda pas. Larynda et le professeur étaient, quant à eux, prit dans l'eau mais la corde les retenait attaché à Alban.

Fearghas aurait dû s'attendre à quelque chose de ce genre, pourquoi n'avait-il pas pris plus de précautions ? Peut-être parce qu'il était trop pressé … Quel malheur ! L'Elfe-Orc était un homme remarquable et il parvenait à les sauver de la noyade pour le moment, seulement, il y avait un autre problème. La corde s'était abîmée sur le tronçon qui relié Larynda au professeur, probablement lors de la partie d'apnée et la pression exercée sur la faille finit par la faire céder ... Forrester ne s'en aperçut que trop tard.

La corde se sectionna et le professeur fut aussitôt aspiré par le siphon avant de sombrer dans les méandres de l'abysse … La fin ?
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Essalia A. Onera



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Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 _
MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]    Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 EmptyDim 16 Sep 2012 - 18:16

Essalia regardait autour d'elle. Le froid s'était emparer de son corps et elle tremblait. Pourtant, elle ne devait pas relâcher l'entraînement qu'elle avait entrepris depuis des jours dans les zones aussi froide... Et elle le regrettait sincèrement ! Essalia ne savait pas ce qui l'avait pris de venir ici alors qu'il gelait... Non, même le gèle n'était pas pire ! Elle se frottait les mains en regardant Tori et poussa un long soupire. Les événements qui c'étaient passer quelques semaines avant l'avait chambouler.

* * *

Essalia avait ressentit le besoin de partir ce jour là. C'était plutôt étrange car la jeune fille ne quittait jamais l'auberge où elle vivait. Ce qui était plus étrange encore était le choix de sa destination. Elle ne l'avait pas réellement choisi. Elle avait été comme attiré par celui-ci. Essalia détestait les pays froid et voilà qu'elle se préparait pour aller voyager dans l'un d'eux.

Mais ce n'est pas ça qui allait faire peur à la jeune demoiselle ! Oh non ! Elle était prête à affronter le froid, les monstres ainsi que les marins... Enfin, tout ce qu'on pouvait imaginer et de potentiellement dangereux. Ainsi, Essalia avait passer l'après midi dans le centre ville de Madorass à chercher les meilleurs tenues et équipement. La jeune fille était riche et pouvait se permettre de s'acheter tout ce dont elle avait besoin pour se voyage : elle pris un manteau, pas très cher, une paire de botte qui lui tiendrait chaud ainsi que plusieurs vêtements diverse et qui lui tiendrait très chaud durant les plus rudes nuits. Essalia c'était également acheter deux sacs en cuir et avait acheter deux couvertures, un petit couteau, une dague, des flèches supplémentaire et de quoi la nourrir durant le voyage : elle se réapprovisionnerait en chemin.

Ainsi, Essalia fut prête pour le voyage et elle se mit en route : elle irait à pied et prendrait, peut-être, un cheval un chemin. C'est ce qu'elle fit. C'était bien mieux ainsi, bien plus pratique et elle pourrait reposer ses jambes fatigué en chemin. Rien ne lui était arriver, nulle part et c'était assez rare. Assez rare mais ça lui fit faire un grand sourire durant plusieurs heures. Elle arriva à une assez grande ville possédant un port qui lui était ce pendant inconnu. Mais elle s'en fichait et laissant le cheval rentrer tout seul : elle n'avait ni le temps ni l'envie de s'occuper de la bête, elle s'avança jusqu'à un bateau et s'y cacha. Le cheval repris sa liberté, du moins, elle l'esperait.

Durant tout le trajet, Essalia grelotta mais n'avait cependant pas très très froid. Elle sentit plusieurs fois que le navire penchait d'un côté, puis de l'autre et lorsqu'elle fut découvert par l'équipage ils la mirent dans un bateau qu'ils jetèrent à la mer : elle ne souhaitait pas s'arrêter là mais y était contrainte. Ainsi, elle se retrouva sur un grand iceberg. Il lui semblait d'ailleurs avoir entendu la conversation entre deux marins :

« -Oh la pauvre 'tite. Le capitaine est fou de la laisser aller sur l'ice berg ! »
Son ami avait hocher la tête et Essalia n'en avait entendu plus, elle commençait déjà à s'éloigner du bateau.

* * *

Essalia jeta d'un mouvement sec et énervé le couteau qu'elle tenait dans la main. Celui-ci vint se planter dans un mur de glace auquel elle faisait face depuis plusieurs jours. Cette situation l'énerver et qui plus est elle commençait à avoir de plus en plus froid et bientôt ses vêtements ne suffirait plus. Elle se mit à pleurer ce jour là, comme tant d'autres. Ses yeux devinrent rouge puis elle reprit plus sérieusement que jamais son entraînement. Les flammes qu'elle invoquait était plus grande les unes que les autres et bientôt elles formeraient ce qu'elle attendait : un dragon enflammer.

Lorsque ce fut le cas, Essalia vit le mur commencer à fondre et courut jusqu'à son abris : dans les ''souterrains'' de l'iceberg. Elle y avait élu domicile et se nourissait de chaire animal : ça la dégoûter mais elle n'avait pas le choix. C'est alors qu'elle vit un vieux fou – Fou parce qu'un vieux n'a pas à venir ici par un froid pareil – accompagner de deux autres personnes. Elle remarqua alors une statue qu'elle n'avait pas vu au paravent, malgré la taille de la chose : il lui semblait qu'elle l'avait déjà vu quelque part mais elle secoua la tête : à part ici, elle n'avait pu la voir nulle part ailleurs. Essalia les regardait depuis plusieurs minutes déjà et au bout d'un moment elle du fermer les yeux et lorsqu'elle les rouvrit l'eau était en train d'aspirer le vieux et une femme.

Essalia, ni une ni deux se précipita pour les aider et de sa flamme la plus grande entrepris de faire s'évaporé l'eau : mais elle brûlerais et cuirait sans doute le vieux et la femme avec ! C'était donc impossible ! Elle attrapa une corde solide et une pioche qu'elle attacha ensemble en commençant a aller vers les deux personnes : tout ceci très rapidement car elle en avait pris l'habitude : elle s'entraîner à la magie mais également physiquement tous les jours. Elle lança la pioche dans un des murs les plus épais qu'elle n'ai jamais vu et se mit à courir dans leurs direction, attrapant fermement la corde qui commençait également à être aspiré. Elle tira de toutes ses forces en hurlant et approcha assez les deux cordes pour les attacher dans un mouvement brusque : mais le poids était trop lourd et elle lâcherait sans doute bientôt.

Essalia cria alors de nouveau en tirant sur la corde de toutes ses forces : elle ne serait sans doute pas assez forte, mais elle ne pouvait pas arrêter de tiré. Elle ne pouvait pas s'empêcher de vouloir les aider. Ses pieds trempaient dans l'eau gelé mais elle s'en fichait : aujourd'hui, elle ferait tout ce qu'elle pourrait pour les sortir de là. Aujourd'hui, elle s'offrait un entraînement spécial. Malheureusement, le courant eu raison de la pauvre Essalia qui fut aspirée avec eux : la pioche venait de lâcher et elle hurla avant de retenir sa respiration pour ne pas se noyé. Ses yeux s'étaient fermer tout seul et elle frissonna de froid pendant plusieurs secondes avant... le trou noir.
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Fearghas Forrester



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Fearghas Forrester
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Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 _
MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]    Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 EmptySam 22 Sep 2012 - 13:48

Une solution, il lui fallait une solution et rapidement s'il ne voulait pas mourir noyé très prochainement. La magie ? Impossible, le siphon l'agitait et le secouait tellement fort qu'il ne parvenait pas à attraper sa baguette dans sa poche intérieure. S'il avait une trentaine d'année en moins, il aurait probablement pu y arriver mais là, ce n'était pas le cas et son vieux corps ne lui permettait pas de braver le courant. D'ailleurs, il ne lui permettait même pas de supporter ce genre de condition, c'est pour cela que Fearghas ne cessait d'entendre craquements et étirements conjugués à quelques douleurs.

Cela dura probablement une dizaine de secondes mais pourtant, cela paru une éternité pour le professeur qui retenait difficilement sa respiration. L'eau excédentaire s'engouffra finalement dans le précipice et emporta avec elle les quatre personnes présentes à ce moment. D'ailleurs, qu'est-ce qui était bien passé par la tête de ses deux compagnons de sauter dans le puits ? Si c'était pour le sauver, c'était une peine perdue d'avance ! Maintenant, on ne pouvait pas leur en vouloir d'avoir voulu l'aider mais, c'était juste un peu dommage car ils allaient aussi y passer bien que leurs chances de survie étaient plus élevées que celles du magicien.

Le siphon se défit et l'eau, chutant, les entraîna tous avec elle. Ils dégringolèrent à une vitesse ahurissante mais heureusement, ils parvinrent parfois à passer la tête hors du liquide pour reprendre leur souffle, cela serait-il suffisant ? Peut-être. Ce qui était sûr pour le moment, c'était que le fond du précipice fut rapidement atteint et qu'ils débouchèrent sur une seconde cavité où un lac de petite envergure trônait au milieu. L'eau qui s'abattait violemment dessus agitait sa surface et le faisait déborder de son lit mais, c'était bien moins dangereux que précédemment. Les quatre visiteurs furent expulsés dedans mais, l'eau continuant de chuter sur leur tête, ils eurent bien du mal à rejoindre les rives. Larynda, Alban ainsi que cette jeune fille que personne ne connaissait y parvinrent tant bien que mal mais, ce ne fut pas le cas du professeur. En effet, ce dernier fut enfoncé sous la surface de l'eau bien plus que ses compagnons et au moment où il voulut remonter, un puissant courant s'était formé et ce dernier le poussait encore plus en profondeur. Il le savait bien, ce soudain courant n'était pas normal mais que pouvait-il faire ? Il était trop affaiblis pour réagir.

L'eau qui chutait reprit un débit normal mais, Forrester était introuvable. S'enfonçant de plus en plus, il s'étonnait de la profondeur du lac, les apparences sont parfois trompeuses. Il atteignit une telle profondeur que la lumière n'était pas suffisante pour percer l'épaisse couche d'eau. Plongé dans l'obscurité la plus totale, les poumons de feu et le coeur d'air, le courant qui l’entraînait se dissipa. Il fallait remonter et vite, il n'avait plus beaucoup de marge. Il se mit à nager mais il dû s'arrêter bien vite car il n'en avait tout simplement pas la capacité. Le manque d'air, la fatigue et la brutalité à laquelle il avait été soumis avait comme paralysé son corps qui lui semblait très lourd malgré l'eau qui le portait. La douleur s'estompa doucement. Un bon signe ? Non au contraire, c'étaient ses sens qui le lâchaient peu à peu. Il sombrait lentement dans l'inconscience, se laissant aller à une mort lente mais peu douloureuse. Son esprit, cependant, s'accrochait de toutes ses forces à la vie et bien que cette dernière lui défilait devant les yeux, il était encore en mesure d’apercevoir ce qu'il se passait autour de lui et notamment, une lumière.

Elle ne provenait pas de la surface mais bien de devant lui. Une lumière bleuâtre, douce et rayonnante. Ce n'était pas aveuglant mais bien au contraire, très apaisant à regarder. Cette lueur se faisait de plus en plus grande, c'était comme si elle se rapprochait de lui. Elle n'avait aucune forme ni aucune origine. Fearghas essayait de réfléchir mais il ne le pouvait pas. Garder ses yeux ouverts était déjà difficile dans cette lente agonie et il ne pouvait que se contenter d'observer. Cette luminosité scintillait beaucoup et semblait s'évaporer peu à peu. Elle l'engloba alors et à présent, il baignait dedans. Il ne réagissait pas et se contentait de la voir faire. Cependant, il sentit au bout d'un moment que quelque chose lui échappait. La lumière bleue fut bientôt envahie par une seconde force lumineuse mais, blanche cette fois-ci. Leur rayonnement n'étaient pas égaux et la lumière blanchâtre semblait bien moins puissante mais, elle était là quand même. La différence était que là où le premier rayonnement s'affaiblissait, le deuxième restait intact. Forrester sentait que cette entité, telle qu'elle soit, était pressée. Mais que faisait-elle ? Ça, il ne le savait pas et il ne pouvait pas lutter.

Il se laissait alors faire quand il se sentit soudainement aspiré de l'intérieur. Enfin, aspirer n'était pas le verbe exacte, il s'agissait plus d'un échange. Quelque chose sortait de lui et mais quelque chose d'autre de bien plus puissant rentrait en même temps. La lueur blanche gagna soudainement en intensité et devint aussi lumineuse que la bleue puis, d'un seul coup, tout s'arrêta. Les deux lumières disparurent et l'obscurité revint. Il n'en pouvait plus, c'était la fin pour lui. Il sombra à ce moment dans la totale inconscience bien qu'il n'était pas encore mort mais, son esprit trop longtemps privé d'oxygène ne pouvait plus rester éveillé. C'est à ce moment que quelque chose la happa et l’entraîna à la surface. Il fut tirer hors de l'eau et déposé sur la rive glacée mais, il ne réagissait pas. Dans son plus profond intérieur, il sentait que quelque chose le forçait à rester en vie. Quelque chose qui ne venait pas de lui mais qui l'empêchait de mourir ou plutôt, qui s’efforçait de lui éviter la mort.

Alban, qui l'avait sortis de l'eau, se mit à tambourinement sa poitrine. Il fallait le faire respirer et cela fonctionna assez bien même s'il dû y mettre du temps. Le vieux magicien se réveilla en sursaut et, recrachant de l'eau à pleines gorgées, il ressentit une vive douleur au niveau de ses côtes.

- Quelle est la chèvre qui a dansé sur ma poitrine ?!

S'écria-t-il en reprenant son souffle. Plus de peur que de mal pourrait-on dire. Le professeur avait fait preuve d'une endurance dont lui-même ne se savait pas capable. Ses esprits lui revinrent vite et il se souvint alors de ce qu'il s'était passé sous l'eau. Hallucination ou réalité ? Il n'en savait rien mais il était troublé. Il devrait déjà être mort normalement ... Il se releva, péniblement, et se retourna vers son équipe, complètement trempé. Visiblement, ils étaient tous là, il était rassuré. Mais, qui était cette jeune inconnue ? Forrester entreprit de lui poser la question mais il fut interrompu par Larynda qui lui faisait signe de se retourner.

En effet, la surface du lac s'agita en son centre et, rapidement, une forme se dessina en s'en extirpant. Elle flottait au dessus de l'eau et le corps dessinait pas le liquide semblait être celui d'une femme. Mais, elle n'était que d'eau et il était difficile de tout distinguer. Cela ne dura cependant pas longtemps et une fois que son corps fut complètement dessiné, ce dernier prit ses couleurs. Tâchons de bien la décrire. Elle avait une peau blanche nacrée et sans imperfection, une silhouette élancée et grande et des courbes fines et souples. Ses cheveux étaient assez longs mais complètement lâchés. Ils étaient bleu et digne des meilleures soies. Son visage quant à lui était d'une minutie toute particulière et d'une symétrie parfaite. Elle avait le nez aquilin et fin, les lèvres bleues, elle aussi, mais pourtant pulpeuses et ses yeux étaient à eux seuls une véritable oeuvre d'art. C'était toujours la même couleur mais pourtant, de tout son être, cela devait être la partie la plus captivante à tel point que Fearghas n'arrivait à mouvoir son regard ailleurs que sur ses yeux, c'était comme s'il était capturé. Quelle profondeur, quelle majesté et quelle mystère. Ce n'étaient que des yeux mais ils étaient si bavards pour ceux qui connaissait leur langage. Elle n'était pas complètement nue mais pas complètement couverte non plus. Il y avait juste un voile bleu, lui aussi, qui serpentait autour de son corps pour couvrir ce qu'il y avait à couvrir.

En quelques mots, jamais le vieux magicien n'avait connu pareille beauté. Un être majestueux, noble et intelligent. La perfection en quelque sorte. Maintenant, ce n'était qu'une apparence et tant de questions se bousculaient dans les esprits. Elle posa le pied sur l'eau qui semblait alors la porter et s'approcha de la rive. Elle était aussi grande que Forrester. Il n'était pas spécialement un grand homme mais il restait dans la moyenne ce qui faisait d'elle une femme assez grande. Elle dévisagea le comité d’accueil et garda le silence un long moment. Certes, on ne pouvait que baisse le regard face à elle mais il fallait rester sur ses gardes et aussi Fearghas se préparait-il. S'il fallait recourir à la magie, il allait devoir être très rapide. Elle s'approcha alors du vieil homme et elle lui attrapa le menton. Elle le pinça un peu avant de froncer les sourcils.

- J'avais espéré que cette âme corrompue n'eut jamais d'enfants et visiblement, je n'ai pas été exhaussé.

Dit-elle en le relâchant non sans une pointe de dédain. Sa voix était angélique mais, elle était aussi très ferme. D'apparence, la supposée élémentaire semblait jeune mais pourtant, son timbre laissait clairement sous-entendre une riche expérience de vie. Elle se désista alors et retourna près de l'eau, tournant le dos à tout le monde. Il eut un long silence avant qu'elle ne se décide à parler.

- Pourquoi m'avez-vous libéré, êtres de chair et de sang ?

Pourquoi ? Était-ce vraiment une bonne idée de le lui dire ? D'un autre coté, ils n'étaient pas venus ici juste pour lui dire bonjour ...

- Nous sommes à la recherche des fluides élémentaires et nous pensons que vous détenez celui de l'eau.
- C'est vrai, il est en ma possession. J'en suis son élémentaire.
- Si vous êtes son élémentaire, vous devez surement savoir où son cachés les autres.
- Je le sais mais, pourquoi vous en ferais-je part ?
- Parce que nous vous avons libérés de votre malédiction.
- Vous ne m'avez pas libéré, vous m'avez condamné. Enfin, vous avez essayé mais, vous n'y êtes pas arrivé.
- Nous ne cherchions pas à vous faire du mal.
- Peut-être mais vous avez tenté votre chance même si cela n'était pas intentionnel. Mais, je ne vous en veux pas, grâce à vous, j'ai trouvé un refuge.
- Un refuge ?


Elle ne lui répondit pas. Forrester se souvenait de ce qu'il c'était passé sous l'eau. Qu'est-ce que cet élémentaire lui avait fais ?!

- Que s'est-il passé dans l'eau ?
- Vous le saurez bien vite, il est inutile de me poser la question.
- Que m'avez-vous fais ?!

- Si vous craigniez pour votre vie, sachez qu'elle n'est pas en danger.

Pas en danger ? En se rappelant bien, c'est vrai qu'il avait fais preuve d'une étrange ténacité. Il ne savait pas quoi penser, devait-il s'énerver ou au contraire, se réjouir ?

- Pourquoi avez-vous besoin de ces fluides ?
- ... Je ne peux pas vous le dire.

Elle garda le silence une fois de plus. Est-ce qu'elle réfléchissait ou est-ce qu'elle patientait ? Il n'en savait rien et seule elle pouvait le lui dire.

- J'en ai aussi besoin. Je vous aiderai à les récupérer, Hommes, mais uniquement si vous m'accompagnez jusqu'à la fin du périple. Les autres élémentaires sont très forts et je n'ai plus la force de les affronter seule. Quant à la source, aucun d'entre nous n'a osé affronter ses épreuves, j'espère que vous serais à la hauteur.
- La source ? Quelle source ?
- Vous n'avez pas besoin d'en savoir plus. Je vous laisse donc le choix, acceptez mon offre ou refusez. Sachez juste que si vous vous engagez à mes cotés, je ne vous autoriserai pas à rebrousser chemin et si vous vous y essayé, je vous tuerai. Réfléchissez bien.


Fearghas ne savait pas quoi penser. Visiblement, c'était donnant-donnant et s'ils récupéraient les fluides par son aide, ils allaient devoir la lui rendre en l'aidant à passer des " épreuves " pour atteindre une source ? Elle avait aussi dit qu'elle avait besoin des fluides, mais pourquoi ?

- Pour quelle raison avez-vous besoin des fluides ?
- Je ne le vous dirais uniquement lorsque vous me direz pourquoi vous en avez besoin.

Le vieux magicien se tût. Entre confiance et méfiance, il fallait être prudent. Il réfléchissait et formula finalement sa réponse.

- Je m'engage.

Elle ne réagit pas mais, elle eut un léger hochement de tête. Larynda et Alban se désistèrent. Cela leur paraissait bien trop dangereux de s'engager dans quelque chose qu'ils ne connaissaient pas et puis, ils n'étaient pas venus pour ça à l'origine. L'élémentaire n'eut pas plus de réaction mais peut-être semblait-elle déçue. Elle tournait toujours le dos à l'équipe et une réponse se faisait attendre.

- Et toi Essalia, que décides-tu ?

Essalia ? Comment connaissait-elle son nom ? Sa puissance était-elle si grande ? Chose d'autant plus surprenante qu'elle avait pris un ton beaucoup moins ferme. Se serait-elle attendrie ?
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Essalia A. Onera



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Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 _
MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]    Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 EmptyDim 23 Sep 2012 - 13:40

Essalia avait donc était aspirée par le siphon qui les avait entraîner tous les quatre on ne sais où, mais il c'était trouver dans une sorte de sous-terrain où l'eau s'écoulait dans un brouhara terrible – peut-être était-ce ça tête qui lui donnait l'impression de bruit -. Essalia pris plusieurs minutes à se remettre du choc et lorsqu'elle revint à elle elle ne vit plus le vieillard qu'elle avait vu tomber en premier : où était-il ? Tous les autres était là et Tori l'accompagnait, le pauvre oiseau était allonger à ses côtés et était totalement tremper : miraculeusement, Tori ne s'était pas noyer !

Essalia pris l'oiseau dans ses bras en se relevant. Ce qui se passa par la suite fut en fait plutôt rapide mais lui parut une éternité ! La jeune femme : Larynda, était allongé au sol dans une flaque d'eau gelé quant à l'autre personne, un homme cette fois dont l'apparence était assez spécial, lui se ''réveillait'' à peine et lorsque ce fut complètement fait il s'approcha du bord de l'eau et s'approchant doucement Essalia remarqua que le professeur était à l'intérieur. Elle dut reculer car Alban lui avait fait comprendre et l'homme tira le vieux de l'eau avant de tambouriner sa poitrine comme un fou. Cela ne plaisait pas à Essalia mais valait mieux qu'il lui sauve la vie !

« -Va-t-il s'en sortir ? » Demanda-t-elle d'une voix timide et agréable en s'essorant les cheveux.
L'homme allait lui répondre lorsqu'il fut couper par le vieux.
- Quelle est la chèvre qui a dansé sur ma poitrine ?!
Cette réplique fit rire la jeune fille qui ria le plus discrètement possible, par politesse. Mais voilà que le vieil homme reprit sa respiration. Essalia de nature craintif recula de plusieurs pas avant de voir une forme au dessus de la sorte de lac qui se trouvait dans la pièce. Elle la contempla, sans un mot, elle était émerveillé. Tout chez elle lui plaisait elle eut envie de la peindre, la regarder encore et encore mais sont regard pourtant se posa sur le professeur. Une discussion s’entama alors entre les deux personnes.

- J'avais espéré que cette âme corrompue n'eut jamais d'enfants et visiblement, je n'ai pas été exhaussé.
Cette phrase ne perturba nullement la jeune fille mais la seconde phrase elle, la fit réfléchir.
- Pourquoi m'avez-vous libéré, êtres de chair et de sang ?
Effectivement, qu'est-ce qui pouvait amener une femme qui semblait fragile, un homme plutôt étrange et vieil homme en ces lieux ? Pour l'homme et à la limite la femme cela aurait pu paraître naturel mais elle ne comprenait vraiment pas la raison de la venu de l'homme.
Ainsi parlaient-ils quelques minutes, une discussion donc Essalia ne ratait pas un morceau ! Ils parlaient de fluides, de refuges.. Essalia n'avait jamais rien entendu de tel ! C'était vraiment étrange en fait, parce qu'en plus de rien comprendre elle n'avait pas envie de comprendre et c'était vraiment rare d'autant plus que Essalia avait toujours était une grande curieuse. Voilà que la discussion semblait toucher à sa fin, Alban et Larynda quittèrent les lieux peut-être un peu honteux, peut-être pas, d'abandonner cet homme là. Mais il était vrai que ça pouvait être dangereux, tous les quatre avaient déjà faillit ce noyer.

- Et toi Essalia, que décides-tu ?

Essalia ?! Mais comment connaissait-elle son prénom ? Voilà la question qui resta durant quelques secondes dans la tête de Essalia. La jeune fille analysa la situation, pris un grand souffle, réfléchis une seconde fois et tout ça en une minute avant de dire :
« -J..Je vous accompagne. Enfin, je m'engage, comme cela vous plaira. » 
D'un coup, Essalia se demanda ce qui lui avait pris de répondre ça... Mais qu'elle idiote ! Elle ne savait pas ce qui l'attendait et c'était vraiment mal venu, son retour était prévu pour dans une semaine environ et là, elle en aurait sans doute pour plus longtemps. Mais après tout, peut-être pourrait-elle trouver des livres de magies... Enfin, elle s'en fichait, elle partait à l'aventure.

Tori c'était envoler quelques secondes au paravent et venait de revenir avec dans le bec la plus légère couverture que Essalia avait pris avec elle. Elle se mit à sourire et s'approchant de l'homme elle glissa la couverture autour de lui.
« -Me semble-t-il que vous avez était le plus toucher par l'eau... Il serait bien vu que vous vous séchiez. Tori va nous aider à remonter à la surface, suivez nous. » Elle oublia d'ailleurs de se présenter au vieil homme.

Essalia, après avoir déposer la couverture, se mit en marche en regardant Tori voler au dessus d'eux : l'oiseau avait trouver un passage dans la glace, il ferait sans doute très froid et se mettant en route elle ne jeta pas de coup d'oeil aux personnes qui l'accompagnait. Elle marcha, grimpa du mieux qu'elle pouvait les marches glissantes s'étant former dans l'iceberg avec le temps et regardait parfois le professeur. Par moment, elle hésiter à le prendre sur son dos et ce n'est qu'en voyant un dernier mur de glace à franchir qu'elle prit cette décision. Elle plaça l'homme, sans lui demander son avis, sur son dos et se mit à commencer l'escalade du mur de glace. La monté du durer, tout au plus, une dizaine de minutes et lorsqu'elle arriva en haut, épuisé, elle lâcha l'homme à terre avant de s'effondrer. Elle était toute chaude et la glace la gelé.

Essalia se releva alors en regardant le professeur puis le femme des eaux ( Essalia la surnommé ainsi à cause de sa venu plutôt étrange. )

« -Il me semble avoir remarquer un bateau un peu plus tôt, en espérant que vous amis ne l'ai pas pris pour repartir eux même. » Essalia se releva en poussant un long soupire, son ventre gargouillé et sa tête lui faisait mal mais elle se tut pour le plus grand respect de ceux qui l'accompagnait. De nouveau elle porta l'homme et ensemble ils marchèrent pendant plus de deux heures, plusieurs retours en arrières et pauses avant de retrouver le bateau qu'ils avaient du prendre pour venir ou l'un des bateau abandonner par un équipage un peu trouillard. Mais elle se fichait un peu d'où venait le bateau et tout ce qui occupait à présent son esprit était ce qu'elle pourrait manger en rentrant. Montant jusqu'au ponton elle reposa l'homme et sans un mot alla au gouvernail mais en fait... Elle ne connaissait rien au bateau ! Elle tira, poussa, retira et fit bouger le gouvernail dans tous les sens avant que le bateau ne daigne bouger. Lorsque ce fut fait, l'embarcation se glissa entre les chemins étroits que formaient la glace, mais sans aucun problème. Le bateau n'eut pas de mal à s'en éloigner et Essalia était plutôt fière d'elle.

Elle surveillait et écouter, d'un œil et d'une oreille curieuse les deux personnes qui étaient non loin d'elle et elle baissa les yeux. Elle se sentait un peu... exclue. Mais en même temps, l'homme ne savait rien d'elle et elle ne savait rien de lui et en regardant l'eau elle en conclut qu'elle pouvait laisser le gouvernail aller comme il le voulait. D'un pas de loup, elle s'approcha du professeur et d'une voix douce et calme elle lui dit.

« -Bonjour... Je ne me suis pas présenter et je souhaitais le faire... Je me nomme Essalia A. Onera, je suis une jeune magicienne et archer... Mais ce n'est pas bien intéres... »
Esselia fit rapidement coupée, elle dut courir jusqu'au gouvernail en remarquant que celui-ci les faisait faire demi-tour, elle tira de toutes ses forces et cette fois le fis aller dans le bon et droit chemin. Elle avait eut très peur et n'osait se présenter de nouveau au professeur, ni à la dame qui l'accompagnait d'ailleurs.
« -Comment savait-elle mon prénom, Tori ? »
Essalia se trouva bête de s'adresser à son oiseau qui n'en avait que faire, elle lui souriait avant de regarder l'horizon, ils seraient à la ville d'ici deux trois jours : elle l'espérait. Le soleil commença à se coucher, durant de longues heures et un sourire au lèvre, assise sur une poutre du bateau, Essalia regarda le ciel et contempla les étoiles. Elle les compta deux ou trois fois et abandonna, parfois elle riait toute seule, elle se trouvait bien folle d'avoir accepter ça mais elle était heureuse, elle partait enfin à l'aventure ! Finalement, Essalia fut tellement fatiguée qu'elle tomba près du gouvernail et s'y endormi, comme un bébé durant environ six ou sept heures. Durant toute la nuit elle eut l'impression que quelque chose la réchauffer. Quelque chose lui tira les cheveux durant son sommeil. En les ouvrant, elle fut très surprise en constatant qu'une sorte de fée se trouvait près d'elle.

« -Mais qui es-tu ? Je ne t'ai encore jamais vu ! »
« -Je suis Lola, la fée du professeur. Savez vous quand arriverons nous sur la terre ferme ? »
« -Le voyage n'est pas trop long pour toi j'espère. » Il était rare que Essalia parle, mais là c'était différent.
« -Non, ça peux aller. Mais dites moi, pourquoi avez vous décider de nous accompagner alors que vous ne nous connaissez pas ? »
« -C'est vrai que je ne vous connais pas et que je ne devrais pas risquer ma vie pour des gens que je ne connais pas mais voyez vous, je suis en quête de savoir et de magie. Je cherche un maître et la connaissance. Et puis, l'homme qui nous accompagne, il me fait terriblement pensé à un professeur que j'ai eu lorsque j'étais petite. Enfin bref, tout ça pour dire que ça me tenait à cœur. » Essala se tut de nouveau, regardant la petite fée avec un sourire.
« -Je vois. » Répondit-elle simplement avant de s'éloigner de nouveau, laissant Essalia seule avec Tori.
Essalia leva la tête pour regarder le ciel, le soleil c'était levé, combien de temps avait-elle dormi ? Elle se releva et attrapa le gouvernail pour regarder l'horizon : aucun glacier en vu, ils n'avaient donc pas fait demi tour durant la nuit. Mais qu'elle chance !
Essalia s'aventura donc sur le bateau, elle remarqua un peu de nourriture, un poisson échouer un le reste d'un peu de glace qui avait du se déposer sur le bateau lorsqu'ils étaient sur l'iceberg. Rien de bien intéressant pour la jeune fille qui se hâta de retourner près du gouvernail. De temps à autres, Tori revenait un poisson dans la bouche mais elle ne le mangeait pas, elle se contentait des pommes glacé qu'elle tentait de réchauffer et qui se trouvait dans sa veste. Elle en avait 8, soit 16 moitiés disposer dans sa veste.
Ainsi passèrent six longs jours, il n'eut pas de tempête mais plusieurs averses et le vent les aidèrent à aller plus vite. Heureusement, la côte était en vu et bientôt, ils seraient sur la terre ferme. Essalia toussait beaucoup, elle avait sans doute attraper froid. De temps en temps, elle regardait la petite fée passer. Une fois qu'ils furent assez proche de la côte, elle alla les prévenir.
« -Nous arriverons d'ici quatre à six heures. » Elle ne restait pas bien longtemps, sans doute était-elle un peux trop gênée : bien sûr, ça s'arrangerait au fil du temps. Et du voyage.
Voilà que trois heures fut passer, la côte était à moins de deux kilomètre et un grand soleil plombait la mer, la côte et les environs. La mer, d'ailleurs, était très peu agiter et dans le ciel les mouettes criaient, elles volaient en cercle au dessus du bateau avant de s'éloigner : il n'y avait visiblement rien pour elles. Lorsqu'on regardait le ciel, on n'y voyait qu'un ou deux nuage aussi blanc que le linge. Essalia poussa un grand et long soupire, voilà le temps, voilà ce qu'elle aimait. La terre ferme était à porter de main et elle pourrait bientôt se reposer dans un lit aussi moelleux que possible. En imaginant tout ça, Essalia se mit à sourire béatement, mais ils n'étaient pas encore arriver et elle se devait de garder le cap. D'ailleurs, elle ne savait pas amarrer un bateau, ils étaient mal parti...
Finalement, accoster le bateau au port fut assez facile et ils arrivèrent sans trop de problème. Ce fut Essalia qui descendit la première, la jeune fille tellement presser ne descendit pas par la poutre étroitement poser entre le bateau et le port et sauta directement au sol. Elle manqua de perdre l'équilibre et sauta de joie en criant un petit ''Enfin''. Se tournant vers le professeur et la femme, elle se mit à sourire et dit.
« -Nous devrions peut-être passer la nuit ici et partir demain avec le plein de provision... Enfin, si vous comptez partir d'ici bien sûr ? »

D'une vois timide, elle demanda.
« -J'aimerais que vous m'en dites plus sur ce voyage, sur tout ce qui le concerne et pourquoi le faisons nous avant de m'engager dans quelque chose de trop dangereux. »
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Fearghas Forrester



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Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 _
MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]    Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 EmptyDim 23 Sep 2012 - 18:48

La jeune fille dénommée Essalia avait accepté là où les compagnons du vieux magicien s'étaient désistés. Il fut assez surpris par sa réponse car après tout, elle ne le connaissait pas et ne savait même pas de quoi cette affaire retournait. Si sa décision irréfléchie était due à une quelconque frivolité, vu son jeune âge, le moins que l'on pouvait dire, c'est qu'elle n'avait pas intérêt à revenir sur ses pas. L'élémentaire eau semblait satisfaite et maintenant qu'elle n'attendait plus de réponses, il n'y avait plus une seule seconde à perdre.

Essalia fut la première à se mettre en route, suivis du professeur et de la " dame des glaces ". Le chemin du retour était très difficile et chose qui étonna le vieil homme, la jeune fille était très serviable et n'avait pas hésité à le transporter sur les obstacles difficiles. Certes, ce geste était très appréciable venant de sa part mais cela avait aussi le don de gêner atrocement le magicien qui se voyait alors comme une charge inutile dépendante des autres. Une vision peut-être un peu excessive à en juger son âge mais, l'esprit ne vieillit jamais lui.

Pour leur nouvelle associée, la tâche était bien moins compliquée et aussi n'hésitait-elle pas à traverser les obstacles ou à modeler la glace à son goût. Dommage qu'elle n'en ait pas profité pour les aider, cela leur aurait rendu un fier service. Ils cherchèrent longtemps une embarcation et revinrent beaucoup de fois sur leurs pas avant de trouver une embarcation qui puisse encore prendre la mer. Cela leur prit beaucoup de temps mais, le résultat était là. Ils embarquèrent et Essalia prit les commandes. Savait-elle manoeuvrer un bateau ? Le professeur n'en savait rien mais il espérait qu'elle savait ce qu'elle faisait et en fin de compte, elle s'en était sortie plutôt bien.

Le professeur était assis sur le plancher et adossé contre la paroi de bois, réchauffé par la couverture que lui avait donné la jeune fille. Essalia quant à elle était encore près du gouvernail. Fearghas avait remarqué qu'elle était tout le temps accompagnée d'un oiseau. Il était difficile de domestiquer un animal volant et celui-ci semblait en plus bien la comprendre, comment y était-elle parvenue ? Il remarqua par ailleurs que l'élémentaire était assise elle aussi mais qu'elle ne semblait pas du tout à l'aise. Même si elle s’efforçait de ne rien laisser paraître, son visage n'était pas aussi serein que sur le glacier. Forrester tenta une approche.

- Quelque chose ne va pas ?

Il l'observa un bref moment avant de comprendre qu'elle n'avait pas l'intention de lui répondre. Elle avait replié ses genoux contre sa poitrine et passé ses bras autour. Visiblement, elle était très méfiante vis-à-vis du professeur alors qu'elle n'avait aucune raison de l'être. Gagner sa confiance et donc, la faire parler, ne serait pas une tâche aisée ... Patience, patience. Le voyage dura longtemps, quelque jours tout au moins mais, ils rejoignirent rapidement la terre ferme. La jeune fille en avait profiter pour se présenter rapidement mais, elle n'y était arrivée qu'à moitié et Fearghas ne put qu'apprendre son nom complet mais, que cela ne tienne, il l'informerai de ce qu'elle voulait savoir plus tard.

Durant ces quelques jours, l'élémentaire avait conservé un silence total et n'avait jamais bougé de sa place, de jour comme de nuit. Mais, maintenant qu'ils avaient accostés, il allait falloir qu'elle y mette un peu du sien. Dès qu'ils furent tous à terre, y compris elle, Essalia proposa de passer la nuit au village. Par ailleurs, elle questionna le professeur sur le pourquoi du comment du voyage, elle voulait savoir. C'était normal mais, ce n'était peut-être pas le moment le plus approprié et retourner dans l'auberge n'était pas une très bonne idée du fait que l'aubergiste n'apprécierait pas leur présence mais aussi que le village tout entier ne tarderai pas à être informé que le vieux mage avait libéré la dame des glaces. Après tout, il ne fallait pas être un érudit pour comprendre que si cette étrange femme n'était pas avec lui à l'allée, c'est qu'il l'avait trouvé sur le glacier et forcément, de fil en aiguille … Cependant, il était nécessaire de prendre des provisions mais aussi de retourner chercher les chevaux. Les gens n'étaient pas au courant de la raison de sa présence ici alors peut-être que s'il faisait preuve de discrétion tout ceci passerai inaperçu. Forrester avait une petite idée. Il se retourna vers l'élémentaire qui observait les alentours avec beaucoup de surprise.

- Excusez-moi Madame mais, par discrétion et soucis de sécurité, il faudrait que adoptiez une autre apparence. Je vous rassure, cela ne sera pas définitif mais tant que nous serons ici il faudrait que vous vous confondiez le plus possible dans la masse en prenant l'apparence d'une femme ordinaire.

C'est vrai que presque nue et avec une couleur bleue aussi attrayante, elle serait vite remarquée. La femme regarda le vieux magicien d'un air assez accusateur. Peut-être se demandait-elle pourquoi est-ce qu'il lui formulait une pareille requête ou alors, était-ce sa méfiance qui lui procurait quelques arrières-pensées ? Non, quand même pas, cela étonnerait fort le professeur si cela était le cas, elle était bien trop élevée pour se prêter à de pareilles sottises.

- À quoi dois-je ressembler ?

Sa question surprit Forrester. Comment ça à quoi devait-elle ressembler ? D'une femme on ne peut plus normale, ce n'était pas bien compliqué. Quoi que, si son âge était particulièrement élevé, ce monde auquel elle était confrontée devait lui être fort étranger.

- … Pour commencer, vos lèvres devraient prendre une couleur naturelle et virer vers le rouge. Ensuite, vos cheveux pourraient prendre une teinte plus répandue comme le blond ou le brun. Quant à vos yeux, il faudrait aussi une couleur plus naturelle. Le bleu existe oui mais pas aussi … Profond. Il faudrait l'éclaircir. Quant à votre tenue, il va vous falloir des habits complets et chauds puisque nous sommes en hivers.

Elle ne lui répondit pas mais effectua bien les changements. Ses cheveux prirent une teinte blonde et ses yeux virèrent au vert. Quant à ses lèvres, ils devinrent plus magenta que rouge mais, on pouvait encore mettre ça sur le compte du maquillage. C'est pour les vêtements qu'elle mis du temps … À quoi ça ressemble un vêtement chaud ? Oui, c'était une question qu'elle se posait. Elle réfléchit en silence et se fit habiller d'une mince robe fourreau blanche.

- Hum … Quand je disais vêtement chaud, je pensais à quelque chose de moins voyant et de plus épais, vous voyez ?

Non justement elle ne voyait pas mais, pourquoi ne le disait-elle pas alors ? Il fallait qu'elle fasse travailler son imagination. L'avantage, c'est qu'elle pouvait se vêtir de n'importe quel habit et sur le champs de par sa constitution mais, encore fallait-il savoir de quoi. Au bout d'une petite minute, la robe laissa place à un long manteau de laine blanc. Il lui descendait jusqu'aux chevilles et il avait une allure assez militaire mais, il lui allait à ravir. Les manches étaient longues et l'intérieur du tissus était fourré. Le col était très grand, un peu saillant d'ailleurs, il y avait des ourlés au bout des manches et le manteau était refermé par quatre boutons au niveau de sa taille. On progressait mais ce n'était pas encore ça. La couleur blanche était bien trop voyante.

- En noir ce n'est pas possible ?

Étrangement, l'élémentaire le fusilla du regard mais, elle adopta la couleur. Cela ne lui avait pas du tout plus mais pour quelle raison ? Fearghas ne le savait pas et il n'avait pas encore complétement terminé, c'était à croire qu'il s'amusait presque.

- Pardonnez-moi d'insister mais il reste un dernier détail. Sur terre, les femmes ne se promènent pas pieds nus dans la rue si vous me comprenez bien …
- Cette mascarade se terminera-t-elle bientôt ?
- Dès que vous vous serez chaussée.

- J'espère pour vous que je n'aurai pas à conserver cette apparence bien longtemps.

Dit-elle en se chaussant. Maintenant qu'elle avait caché les quelques attributs qui auraient pu la démasquer, le trio pouvait pénétrer le village. Forrester indiqua à Essalia la direction de l'auberge et lui donna assez d'argent pour qu'elle puisse y acheter quelques provisions. Il n'était malheureusement pas question de dormir ici, plus tôt ils quitteraient les environs, mieux cela serait. Le vieux magicien ne vint pas avec elle, il devait d'abord aller récupérer les chevaux. En revanche, il indiqua à l'élémentaire de suivre la jeune fille. Il serait de retour rapidement.

Les choses ainsi claires, il s'en alla. La femme le regarda partir lorsque Essalia se mit en marche, elle la suivit. Elles arrivèrent bien vite à l'auberge et, fatalement, elles ne purent passer inaperçus. Après tout, c'était très rare de voir d'aussi jolies filles dans les environs. Il n'y avait pas une seule femme dans la pièce. Que des hommes balafrés qui les observaient d'un œil pas forcément innocent. Il y avait un feu dans l'auberge, chose qui semblait fortement gêné l'élémentaire. Elles se dirigèrent toutes les deux vers le comptoir où un homme assez jeune les accueillit.

- Bienvenue dans mon établissement. Que puis-je faire pour vous Mesdames ?

Essalia voulu prendre la parole mais elle fut devancée.

- Donnez-moi de l'eau.

La femme au long manteau semblait très mal à l'aise. Elle transpirait beaucoup.

- De l'eau ?
- Oui. La plus froide possible.

L'aubergiste ainsi que la plupart des hommes présents éclatèrent de rire.

- Si vous voulez de l'eau, allez la chercher dans l’abreuvoir des chevaux dehors Madame ! Ici, on ne boit que de l'alcool !
- L'abreuvoir est vide.
- Bah oui, sinon l'eau gèlerait avec cette température. Sérieusement, que voulez-vous ?
- De l'eau.


Dit-elle en s’accoudant au comptoir.

- C'est qu'elle insiste en plus !

S'écria le tavernier à la populace locale.

- Désolé mais on n'en a pas.
- J'ai soif ! Donnez-moi ce que je vous demande !
- Oh oh oh ! Du calme ma petite Dame ! Si vous y tenez tellement, vous pouvez encore aller lécher celle qui a gelé sur le toit, ça nous rendra un fier service !


Dit-il en explosant une fois de plus.

- Et puis aussi, vous pourriez …
- Donne-lui ce qu'elle te demande.

Dit avec calme une voie masculine dans la tribune. Les rires cessèrent aussitôt et le tavernier se mit à trembler.

- Tout de suite Monsieur !

Il se précipita à l'arrière-boutique pour aller en chercher et revint avec pichet remplis. Apparemment, ils en avaient gardé en stock. L'élémentaire l'attrapa et le but en entier. Elle semblait aller mieux mais elle ne remercia pas l’aubergiste pour autant. À l'arrière, un homme se leva et alla rejoindre les deux femmes. Il était grand, mince et bien portant. Habillé avec des vêtements sobres et élégants en accord avec la saison et la qualité de ces derniers témoignait discrètement la richesse de leur porteur. Il avait les cheveux bruns, mi-courts et coiffés en arrière. Un minutieux collier de barbe taillé en pointe, une peau quelque peu bronzée et des yeux bruns presque noirs. Visiblement, il devait appartenir aux hautes classes sociales.

- Permettez-moi de me présenter. Je m'appelle Rétronos Satanas et je suis en quelque sorte le propriétaire de ces lieux. Je vous prie d'excuser la maladresse de ce jeune homme, il vient tout juste de prendre la relève et je crois qu'il ne sait pas encore comment bien traiter avec la clientèle. Mais, pour vous forcer un peu la main je l'avoue, je vous offre la gratuité de l'établissement ainsi qu'une ou plutôt deux places à ma table. Je serais un homme comblé si vous me faisiez l'honneur de votre charmante compagnie, Mesdames.

Dit en attrapant la main de l'élémentaire et l'embrassant avant de faire de même avec Essalia. Certes, son nom et son prénom n'étaient pas très communs mais pourtant, il y avait quelque chose d’irrésistiblement attrayant chez cet homme mûr. Son odeur digne des meilleurs parfums, son éducation irréprochable, ses habits sobres et élégants ou alors … L'étrange virilité entourée de mystères dont il faisait preuve à chaque instant ?
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Essalia A. Onera



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Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 _
MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]    Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 EmptyMar 25 Sep 2012 - 18:26

L'homme n'avait pas fourni de réponse à Essalia, elle voulait savoir et c'était son droit après tout ! Mais bon, la jeune femme était assez respéctueuse et elle décida tant bien que mal de prendre sur elle et de ne pas jouer la grande curieuse. Elle aurait aimer, néanmoins, connaître le prénom de celui qui l'accompagnait.

Essalia regardait autour d'elle, d'un œil observateur alors que le professeur et ladite élémentaire de l'eau était descendu du bateau. Quelque chose avait changer par rapport à la première fois : peut-être le temps qui était un peu plus couvert ou bien le fait qu'il y avait un peu plus de personnes que d'habitude... Enfin, Essalia ne s'attarda pas sur la question et vint se re concentrer sur le vieil homme et sur l'élémentaire. Celui-ci lui fit une demande plutôt spécial, une demande qui choqua en premier lieu Essalia avant qu'elle comprenne :

- Excusez-moi Madame mais, par discrétion et soucis de sécurité, il faudrait que adoptiez une autre apparence. Je vous rassure, cela ne sera pas définitif mais tant que nous serons ici il faudrait que vous vous confondiez le plus possible dans la masse en prenant l'apparence d'une femme ordinaire.

C'est vrai que par sa beauté, elle attirerait facilement le regard des autres et cela fit sourire Essalia. Elle se retourna et contempla les environs, s'éloignant de quelques pas tandis que le professeur dictée à la femme la tenue qu'elle devait adopté. Elle jeta quelques coups d’œil par-ci, par là, vit un chat errant se battre avec un chat de gouttière pour un malheureux poisson jeter au sol qui essayer de retourner à son point d'eau... En bref, rien de bien intéressant pour elle ! Lorsqu'elle revint à son point de départ, elle vit l'élémentaire toute changée... Un magnifique manteau noir couvrait son corps de jeune femme magnifique, splendide même.

« -Eh bien ! Voilà que vous êtes fort magnifique et ressemblait à une noble femme du monde de Feleth ! » Essalia baissa la tête, son intervention était de trop mais le fait que personne n'avait rien dit, à part un sourire sur les lèvres de l'élémentaire, la soulagea grandement.

Voilà que Essalia et l'élémentaire s'éloignèrent du vieil homme, Essalia se posait des questions quant à sa destination, qu'est-ce qui avait valu qu'il les abandonne ? Qu'il abandonne sa si précieuse élémentaire ? Il n'y avait pas plus de deux kilomètre qui la séparait de l'auberge, pourtant, elle se tourna vers l'élémentaire et lui demanda franchement.

« -Qu'est-ce que vous avez de si spécial, chère dame, pour qu'il vous porte cet attention ? » Essalia était certes curieuse, mais jamais de sa vie elle n'avait autant retenu sa curiosité, elle avait une part de fierté et de honte. L'élémentaire ne répondit pas, elle continua à marcher. Bientôt rattraper par Essalia qui tenta une seconde approche.

« -Je ne sais pas réellement pourquoi vous m'en voulez mais s'il vous plaît, dites quelque chose ! »

« -Écoute Essalia, répondit l'élémentaire de l'eau, la dame de glace... tu es jeune et gentille, mais tu es bien trop curieuse. Tu as accepter de nous suivre et je t'en remercie mais s'il te plaît ne pose pas de question pour l'instant. Allons à l'auberge. » Une froideur, si on peut dire, hors norme... Essalia resta figer, sur places, quelques seconde. Toute la douceur de la femme avait fondu en ces quelques secondes d'un échange spécial. Mais Essalia ne lui en voulait pas, la femme était loin de son iceberg. Elle ne connaissait peut-être pas les lieux et avait sans doute perdu tout ceux qu'elle connaissait lorsqu'elle était née.

Essalia et la femme entrèrent donc dans l'auberge, tout le monde les regarder : il était vrai qu'elles étaient fort joli et que c'était sans doute rare d'en voir de tel... Mais Essalia ne prêta pas d'attention à ces hommes et l'élémentaire non plus !

- Bienvenue dans mon établissement. Que puis-je faire pour vous Mesdames ?

Essalia voulu prendre la parole mais elle fut devancée.

- Donnez-moi de l'eau.

L'élémentaire était étrange, cette fois-ci elle semblait mal à l'aise... Elle transpirait même !

- De l'eau ?
- Oui. La plus froide possible.

Éclat de rire général, Essalia fut à peine mal à l'aise mais elle était surtout en colère contre cet homme, elle ne parlait pas, mais intérieurement elle éclatait de rage.


- Si vous voulez de l'eau, allez la chercher dans l’abreuvoir des chevaux dehors Madame ! Ici, on ne boit que de l'alcool !

Un manque de respect total envers son client, voilà de quoi faisait preuve cet homme... Essalia manqua de le frapper, mais elle se concentra pour ne pas s'énerver, elle ne voulait pas gêner ou risquer de déranger la femme. De plus, celle-ci avait besoin d'eau, elle eut voulu intervenir, mais elle ne pouvait pas pour l'instant, l'élémentaire parlait toujours et couper la parole aurait été bien mal poli.

- L'abreuvoir est vide.
- Bah oui, sinon l'eau gèlerait avec cette température. Sérieusement, que voulez-vous ?
- De l'eau.

Dit la femme en s’accoudant au comptoir qui se trouvait devant elles.

- C'est qu'elle insiste en plus !

S'écria le tavernier aux personnes présente.

- Désolé mais on n'en a pas.
- J'ai soif ! Donnez-moi ce que je vous demande !
- Oh oh oh ! Du calme ma petite Dame ! Si vous y tenez tellement, vous pouvez encore aller lécher celle qui a gelé sur le toit, ça nous rendra un fier service !

Dit-il e riant, une fois de plus... Et là encore, Essalia ragea au plus profond de son être. Mais quelque chose, ou plutôt, quelqu'un attira son regard au fond de la pièce. Quelqu'un qui ne se montrait pas.

- Et puis aussi, vous pourriez …
- Donne-lui ce qu'elle te demande.

Dit cet personne, avec une voix calme et masculine. Les rires avaient cesser et certaines personnes baissèrent la tête.

- Tout de suite Monsieur !

Voilà que le verre d'eau arriva, Essalia attendait de voir la réaction de l'élémentaire mais elle n'en eut pas … Enfin, elle ne fit rien, quoi. C'était plutôt dommage, mais elle comprennait.

- Permettez-moi de me présenter. Je m'appelle Rétronos Satanas et je suis en quelque sorte le propriétaires de ces lieux. Je vous prie d'excuser la maladresse de ce jeune homme, il vient tout juste de prendre la relève et je crois qu'il ne sait pas encore comment bien traiter avec la clientèle. Mais, pour vous forcer un peu la main je l'avoue, je vous offre la gratuité de l'établissement ainsi qu'une ou plutôt deux places à ma table. Je serais un homme comblé si vous me faisiez l'honneur de votre charmante compagnie, Mesdames.

Rétronos Satanas ? C'était plutôt... Spécial, comme prénom et comme nom. Elle n'en avait jamais entendu de tel, et pourtant, elle avait lu beaucoup de livre et avait passer toute son enfance à écouter les discussions des adultes. Il y avait aussi … Quelque chose, qui attirait inévitablement Essalia. Un certain charme dont l'élémentaire n'était aucunement toucher. Enfin bref, ils les avaient invité à leur table, elles ne pouvaient pas refuser. Espérant que le vieil homme ne lui en veulent pas.

Les deux jeunes filles s’asseyaient mais en vérité, Essalia savait que l'homme s'en fichait d'elle. L'élémentaire était bien plus belle à côté, et plus précieuse, si j'ose dire. Elle poussa un long soupire en regardant du coin de l'oeil l'aubergiste qui ne quittait pas l'élémentaire des yeux. Essalia était réellement jalouse et elle trouvait ça totalement absurde ! Ainsi, elle tourna son regard vers l'homme.

« -Dites moi, comment dois-je vous appelez ? »

Une première approche, Essalia regarda l'élémentaire : elles n'avaient pas convenu d'un nom ! Elle ne pouvait pas dire qu'elle était la dame des glaces, tout de même, de plus, Essalia n'avait pas eu la brillante idée de demander le prénom deladite élémentaire qui ravala sa salive en regardant Essalia qui se mit à parler.

« -Je me nomme Essalia A. Onera, descendante de la famille Onera... Rien de bien particulier, magicienne à temps perdu. Et elle, eh bien il se trouve que c'est celle qui m'accompagne durant mes voyages ! En quête d'apprentissage. Enfin, rien de bien interessant. Elle se nomme T...-Teria Legna, une famille très peu connue dans le monde de feleth. Elle es..- »

« -Je voudrais encore de l'eau, s'il vous plait. Pardonne moi de t'avoir couper Essalia... »
''Teria'' ou plutôt l'élémentaire était plutôt mal à l'aise dans le rôle du parfait compagnon de voyage, mais elle devrait si faire. Le risque de dire son prénom était bien trop grand ici. Essalia hocha la tête en regardant son ''amie''. Ce n'était pas bien grave. Un long silence s'installa, il dura quelques minutes avant d'être rompu par Rétronos.

« -Et d'où viennes ces jolies dames ? Pardonnez ma curiosité mais j'aime savoir d'où vienne les inconnu. Il faut dire que nous nous connaissons tous ici. »

Encore une fois, Essalia pris la situation en main pour ne pas risquer de gêné ou mettre dans l'embarra l'élémentaire qui buvait ses verres d'eau.

« -Nous venons de Madorass, la cité royale, capital de notre magnifique royaume, nous avions fait un petit tour en bateau pour connaître les environs. Il paraît que des navires ne sont jamais revenu, nous avons donc fait demi-tour. Et d'où venez vous ? »

En demandant à l'homme, elle prenait des risques, notamment celui d'être trop curieuse. Évidement, comme Essalia s'y attendait... L'homme ne répondit que par un sourire et un clin d'oeil à celle-ci. Sans même sans rendre compte, elle rougissait. Un regard froid de l'élémentaire la fit reprendre raison.

« -Nous allons nous retirer, j'espère que vous comprendrez le voyage fut difficile et assez long, bien que nous n'avons fait qu'une moitié de chemin. Sans doute nous reverrons-nous alors, à la prochaine. »

L'élémentaire se releva avant d'être suivis de Essalia qui fit un simple sourire à l'homme. Essalia pris une chambre pour trois : aucune question de l'aubergiste, elle monta donc les escaliers de bois pour rejoindre l'élémentaire. Elle ouvrit la chambre et entra dedans avant de regarder par la fenêtre. La journée était bien avancé, il fallait que le professeur les rejoigne. Elle lança Tori par la fenêtre qui s'éloigna en battant des ailes. Elle se retourna vers l'élémentaire.

« -Si vous êtes épuisez... Reposez vous, si vous voulez de l'eau vous n'avez qu'à me demander. J'ai juste quelque chose, à vous demander. Quel est votre vrai prénom ? » Essalia s'assit sur le lit qui se trouvait derrière elle, elle baissa les yeux et n'osait pas regarder la femme qui pourtant avait un visage serin.

« -Mon nom me demandes-tu ? Orana. C'est ainsi qu'on m'appelle. »
Essalia soupira longuement, elle s'allongea et ferma les yeux.

Il y avait quelque chose dans l'air... Cette odeur de brûler tournait autour d'eux... Elle suffoquait et d'un coup, elle ouvrit les yeux et se précipita dans les escaliers. Peut de temps après, le bâtiment flamba et s'effondra. Mais la ville autour d'elle était toujours en feu... Elle était là face à elle mais elle allait s'en sortir...

Essalia se réveilla une dizaine de minutes plus tard seulement, en sueur et le regard dur. Elle regarda l'élémentaire, elle était allonger.

hrp:
 
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Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 _
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Le vieil homme était pensif. Beaucoup de choses s'étaient produites récemment et tout était allé bien trop vite pour qu'il n'en prenne vraiment conscience. Mais, maintenant qu'il était seul, il pouvait réfléchir et il se rendait compte que la situation n'était aussi acceptable ce qu'il pouvait bien penser. Quand même, ses deux compagnons étaient repartis, une jeune fille qu'il ne connaissait pas s'était engagée à ses côtés et en plus, il avait passé un accord dangereux avec un élémentaire ... Un élémentaire justement ! Une entité d'une puissance magique qui dépassait de très loin l'entendement humain et qui, par conséquent, le dépassait de très loin même si elle avait, à ses dires, un pied dans la tombe.

Impossible de faire marche arrière désormais, il fallait aller jusqu'au bout. Fearghas espérait ne pas s'être trompé sur cette puissance aquatique car si elle venait à les trahir ou qu'elle était en ce moment même en train de les manipuler, il ne pourrait pas s'en rendre compte et il serait incapable de lui tenir tête même s'il y mettait toute sa magie. Aussi, elle lui avait parlé d'un refuge qu'elle avait trouvé en lui. S'il faisait le lien avec ce qu'il avait vu sous l'eau, peut-être que sa phrase était à prendre au sens propre du terme. Ces lumières, cette sensation de paix alors qu'il était en train de mourir et même cette endurance qui ne lui appartenait pas, autant de signes qui laissaient entendre que cette entité était noble, en accord avec son apparence physique. Maintenant, il pouvait aussi s'agir d'un piège, d'un mirage et à ce moment, il aurait toutes les raisons de s'inquiéter. Il restait aussi une troisième possibilité. Certes, elle inspirait beaucoup de sagesse, de puissance et de bienveillance au magicien mais, elle lui inspirait aussi beaucoup de sérieux et de froideur.

Cet être ne faisait pas dans les sentiments et ne tenait par conséquent pas compte des dommages collatéraux que son comportement radical pouvait engendrer, surtout qu'elle semblait très méfiante envers l'archimage qui l'avait pourtant libéré. Mieux valait-il ne pas la froisser et surtout, prendre le temps de bien la connaitre. Comme n'importe qui, elle avait forcément des points faibles et il serait bon de la mettre en confiance pour les détenir, de cette façon, il lui serait plus facile de réagir si elle venait à tenter quelque chose de dangereux. Quant à cette jeune fille, Forrester ne savait pas quoi penser. Qui était-elle, d'où venait-elle, que faisait-il ici, pourquoi et encore pourquoi ? Était-elle digne de confiance, savait-elle ce qu'elle faisait en s'engageant dans cette histoire et pouvait-elle être aussi utile au magicien que l'était ses précédents compagnons ?

Par ailleurs, l'élémentaire semblait un peu plus avenante avec elle qu'avec le magicien. Peut-être qu'elle lui faisait plus confiance ou alors qu'elle était plus digne d'intérêt que lui ou encore, qu'il s'agissait d'une histoire de complicité entre personnage du même sexe, après tout, l'élémentaire avait bien l'apparence d'une femme. La précipitation était une mauvaise chose ... Il arriva finalement à la demeure du paysan à qui il avait confié ses montures et, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce dernier avait tenu sa parole. Les deux chevaux semblaient ne plus savoir comment faire pour dormir, leurs mines étaient vraiment fatiguées.

- C'est qu'ils sont mous vos chevaux ! Je les ai un petit peu bousculé pour qu'ils se bougent.
- Un petit peu ? Ils ont l'air de ne pas avoir dormis depuis une semaine !
- Oui bon, j'ai peut-être un peu forcé sur la dose mais, ce n'est pas grave, un peu de repos et ils repartiront au galop !
- J'espère parce qu'ils ne sont pas à moi.
- Vous n'avez pas d'inquiétudes à vous faire ! C'est juste qu'ils n'ont pas l'habitude ces feignasses.
- Hum ... Merci en tous cas, vous êtes un brave homme.
- Oh mais de rien !


Fearghas mit la main à la bourse.

- Tenez, prenez ces quelques sous en guise de remerciement pour le service rendu.
- Ce n'est pas la peine Messire !
- J'insiste.
- Dans ce cas, je vous témoigne toute ma gratitude !
- Mais c'est moi qui vous suis reconnaissant !


Dit le professeur en attrapant les montures par les rênes.

- Au plaisir de vous revoir Messire !
- C'est réciproque.

Dit-il avant de tourner les talons. Le paysan referma sa porte puis, la rouvrit presque aussitôt en interpella le magicien.

- Ah ! J'allais oublier ! Le propriétaire de ces lieux m'a chargé de vous dire qu'il vous attend à l'auberge.
- Le propriétaire ? Quel propriétaire ?
- Le " noble Duc " a qui appartient le village, les terres aux alentours, la côte et le glacier. Le grand chef quoi.
- ... Et que me veut-il ?
- Il dit qu'il a besoin de s'entretenir avec vous. Je pense que ça a un rapport avec le décès de l'aubergiste.
- Il est mort ?
- Oui, il a succombé à ses blessures. Ce n'est pas une perte tiens.
- … Bon, j'y vais de ce pas alors.
- Bonne chance !

- Oui, merci.

Rajouta-t-il avant de se remettre en route pour de bon. Cette histoire ne sentait pas très bon et il espérait honnêtement ne pas avoir été découvert. D'ailleurs, il n'était pas au courant que ce village était rattaché à un duché et que ce dernier s'étendait jusqu'au glacier. Aussi, s'il l'attendait à l'auberge, c'est que l'élémentaire et Essalia avaient eux de fortes chances de le croiser. Avaient-elles étés découvertes ? Il espérait que non. Cela l'angoissait un peu, il fallait le reconnaître, car il pouvait se charger de problèmes dont il n'avait pas besoin. Il revint aussi vite qu'il le put à l'auberge et attacha les chevaux dehors qui n'attendirent même pas que ce dernier pousse la porte pour s'endormir. À l'intérieur, le magicien scrutait les environs. Il n'y avait que des visages balafrés et des mauvais regards mais, il n'aperçut ni Essalia ni l'élémentaire. En revanche, il sursauta lorsqu'une main se posa sur son épaule, trop concentré, il ne l'avait pas vu venir.

- Ah, vous êtes là.
- Messire le Duc je présume ?
- Vous présumez bien. Comment m'avez-vous reconnu ?


Fearghas l'observa.

- Disons que ça parle de sois.
- C'est vrai qu'entre toutes ces têtes de truands, je dois être facilement reconnaissable.
- Et vous ? Comment m'avez-vous reconnu ?
- Un vieil homme coiffé d'un chapeau en pointe et qui rentre dans une auberge malfamée tout en cherchant quelqu'un du regard, ça parle de sois non ?
- Ce n'est pas faux.
- Alors dans ce cas, laissez-moi vous dire mon nom. Je suis le Duc Satanas, Rétronos Satanas. Et vous ?


Dit-il en lui tendant la main. Le professeur la serra.

- Je suis l'archimage Fearghas Forrester.
- Fearghas Forrester ... Ah oui ! J'ai déjà entendu parler de vous. Vous être professeur à la tour des mages de Béolan si je ne me trompe.
- C'est vrai, comment savez-vous ça ?
- Oh, disons que je fréquente beaucoup la tour des mages et puis, je suis un proche ami de son directeur.
- Tiens donc, vous seriez un magicien alors ? Je ne vous ai pourtant jamais vu là-bas.
- Il faut reconnaître qu'à part votre classe et vos appartements, vous ne visitez pas beaucoup le reste de l'établissement et non je ne suis pas un magicien, enfin, pas tout à fait. Je suis un poète de la magie, un philosophe de la vie, un livre ouvert de la science et un maître de la conscience. En des termes plus simples, je suis une sorte de généraliste de la magie obscure avec toutes les sciences et les secrets qui y sont associés.
- Et quel est votre élément ?
- Le feu. J'aime beaucoup le feu et tout ce qui s'y rapporte même si parfois, cela peut paraître un peu étrange.
- Étrange ?
- Oui, le feu c'est chaud, c'est beau, c'est mystique et même sensuel mais après, c'est un peu personnel.
- Devrais-je vous considérer comme un magicien noir ?
- Je serais tenté de vous répondre oui mais, je ne le suis pas, alors non. Même si je connais la magie noire mieux que n'importe qui, je ne lui voue pas un culte. Disons qu'il n'y a pas de tabous pour la science et il faut bien que quelqu'un s'en charge.
- Si vous êtes arrivé à dompter les ténèbres sans y succomber à leur tentation, c'est fort louable.
- La tentation est omniprésente Messire mais heureusement, j'ai la tête sur les épaules. Mais, que diriez-vous si nous allions nous asseoir ? Je dois vous parler, oui, mais, j'aimerai en savoir un peu plus sur vous avant et notamment sur les raisons qui vous ont amenés ici. Rassurez-vous, je ne suis pas là pour faire la garde mais, cela fait longtemps que j’attends votre venue.


Fearghas était un peu déconcerté par les propos du Duc mais, il semblait bien maitriser son affaire. Certes, il avait revêtit les habits sombres et c'était cela qui lui donnait une étoffe étrange et attrayante mais, la magie aiguillonnée de Forrester ne le mettait pas en garde contre lui. Il alla s'asseoir à sa table et Rétronos commanda à boire. Pas d'alcool bien évidemment pour le professeur qui ne le supportait pas mais, une boisson chaude à base de plantes ne pouvait pas lui faire de mal. La table était installée à coté d'un feu de cheminée et dans ses habits épais, le magicien avait très chaud.

- Je vous remercie de votre accueil. Pour répondre à vos attentes, je suis un maître de la lumière. Je la maîtrise en totalité mais, je m'intéresse aussi aux sciences qui y sont associées notamment la médecine, la botanique, la chimie et à l'alchimie que je maîtrise d'ailleurs très bien.
- J'admire vos connaissances mais, je suis surpris de constater que ces sciences sont tout aussi rattacher aux ténèbres qu'à la lumière car nos deux parcours sont très similaires.
- C'est à dire ?
- Je m'intéresse aussi beaucoup à ces domaines mais dans leur mauvais coté. La médecine pour connaître les faiblesses du corps, la botanique pour les poisons et les mauvaises plantes, la chimie pour la confection de drogues mais aussi de substances parfois dangereuses, elles ont des tendances explosives. Quant à l'alchimie, comme tout alchimiste qui se respecte, je suis à la recherche de l'élixir de longue vie.
- L’élixir de longue vie ! C'est intéressant, que donnent vos recherches ?
- Disons qu'entre théorie et pratique, il y a univers. Mais, nous en reparlerons après, dites moi avant que faites-vous ici ? Qu'est-ce qui vous a amené à visiter notre village ?
- À vrai dire, je n'étais que de passage dans le cadre d'un voyage vers les montagnes.
- Ah ... Mais, excusez-moi, vous étiez accompagné de quelqu'une non ? Une Elfe si je ne m'abuse.
- Oui, j'étais accompagné d'une Elfe.
- Elle n'est plus avec vous ?
- Non, elle est repartie. Le voyage la fatiguait trop.
- Le voyage oui … Et le jeune homme ?
- ... Quel jeune homme ?
- Celui qui vous a loué ses services de marin.
- Pardonnez ma curiosité mais, comment êtes-vous au courant de ça ?

- Rien ne m'échappe ici Messire.

Fearghas était déconcerté.

- Dans ce cas je suppose que ...
- Vous supposez vrai.
- J'avais espéré que cela passerai inaperçu, j'ai eu tord … Nous sommes venus pour visiter le glacier.
- Et qu'avez-vous trouvé là-bas ? La légende est-elle vraie ?
- ... Non.
- Non ?
- Non, elle n'est pas vraie. Il n'y a rien là-bas.
- Vous êtes sûr de ça ? N'avez-vous pas mal cherché ?
- J'en suis sûr.
- Dans ce cas, pouvez-vous me dire qui sont les deux jeunes filles qui sont revenues avec vous du glacier. Il ne me semble pas qu'elles étaient avec vous au départ.
- Deux jeunes filles ? Quels sont leurs noms ?
- Onera et Legna.
- Elles étaient toutes les deux sur le glacier avant même que nous n'y arrivons.
- Mais qu'est-ce qu'une jeune fille d'à peu près dix-huit ans et une femme mature d'approximativement trente-cinq ans iraient faire seules sur ce bout d'eau congelée ?
- Je ne sais pas, vous devriez leur poser la question.
- C'est déjà fait.
- Alors pourquoi me questionnez-vous à leur sujet ?
- Parce que j'aimerai avoir votre version. D'ailleurs, la plus âgée d'entre les deux n'étaient pas très normale. Elle suait beaucoup, semblait très fatiguée et elle buvait aussi beaucoup d'eau.
- Il est vrai que ce n'est pas un comportement très commun mais que puis-je y faire ?
- Cela ne vous a pas trop alarmé puisque vous les avez bien ramené à terre.
- Parce qu'elles me l'ont demandés, leur embarcation s'étaient échouée.
- Ah ... Mais pourtant vos deux compagnons se repartis avec la leur, comment avez-vous fais ?
- Nous en avons trouvé une autre de valable dans toutes les épaves.
- Dans ce cas, pourquoi vous ont-elles demandés de les ramener à terre si elles pouvaient le faire seules ?
- Parce qu'elles pensaient que j'avais encore mon embarcation.
- Bien, bien …
- Convaincu ?
- Presque. Il faudrait m'expliquer une dernière chose.
- Quoi donc ?
- Comment un être humain fait-il pour se transformer en un autre être humain ?
- ... Pardon ?
- Oui, après tout, accomplir une métamorphose aussi parfaite et aussi rapidement nécessite un très haut niveau de magie, chose que seul un archimage de votre rang pourrait effectuer.
- Mais de quoi parlez-vous ?
- Vous le savez très bien professeur Forrester, c'est vous-même qui le lui avait demandé.


Fearghas marqua un silence. Cet homme savait tout et cela, malgré les efforts du magicien. Ce qui l'étonnait d'ailleurs, c'est qu'il n'avait rien remarqué alors que ses sens étaient en éveil. Quant à ses orientations, elles étaient plus que douteuses mais, là encore, il ne ressentait rien de malveillant. La question qui lui venait à l'esprit était de savoir si cet inconnu n'était pas en train de le leurrer, lui et sa magie.

- Je vois le doute sur votre visage.
- ... Il n'y avait personne à cet instant là, comment êtes-vous au courant ?
- Personne, vous en êtes sûr ?
- Personne je vous dis ! Si ce n'étaient deux ...
- Deux chats, oui.
- ... Votre maîtrise de la magie est plus étendue que ce que vous ne voulez l'entendre.
- À quoi bon apprendre si je ne m'en sers pas ?
- Alors ne me dites pas que vous n'êtes pas corrompu.
- Je ne le suis pas. Les ténèbres sont comme le feu. Vous pouvez vous en servir mais il faut juste faire attention à ne pas se brûler avec. Et puis, entre nous, ma magie est loin d'être aussi puissante que la votre alors pourquoi irais-je me mettre en danger ? Je peux ressentir votre aura, comme tout magicien, alors vous pouvez en faire autant. Que voyez-vous, dites-moi ?
- … Un homme trouble. Je ne sais pas si je peux vous croire ou pas.
- Et que puis-je faire pour vous prouver ma bonne foi ?
- Soyez franc et dites-moi ce que vous voulez exactement.
- Bien, si ce n'est que ça. J'ai découvert la recette de l’élixir de longue de vie il y a de cela vingt années. Non, je n'ai pas remis la main sur les notes du disciple mais j'ai tout simplement récupéré des informations à droite et à gauche grâce à la mémoire des gens mais aussi au bouche à oreille. J'ai récolté tout les fragments et je les ai assembler pour reconstituer le puzzle. Bien sûr, tout ceci n'a pas été facile mais, je pense que ma solution est correcte. Pour en revenir à la légende, j'ai découvert qu'il me fallait les quatre fluides élémentaires et par conséquent, qu'il me fallait retrouver les quatre élémentaires. Je me suis mis à leur recherche et j'en ai trouvé un, il s'agissait de l'élémentaire feu. Croyez-le ou non, il était presque mort lorsque je l'ai rencontré et malgré tout, je n'avais pas la force suffisante pour l'affronter. C'était à cause d'un rituel de magie démoniaque qui avait mal tourné, son âme a été déchirée, ainsi que celle d'un autre élémentaire, et du coup, il se vidait de son énergie vitale peu à peu. C'était un démon mais, je l'ai convaincu de me remettre son fluide en échange de quoi je me servirais de ma magie noire pour le pétrifier, c'était le seul moyen de stopper l’hémorragie. De ce fait, il ne mourrait pas mais il ne vivrait pas non plus. Il serait dans l'attente de quelque chose qui pourrait le sauver.


Forrester fronça les sourcils. Une âme déchirée avec un autre élémentaire ? Fearghas comprenait mieux ce que lui disait la gardienne de l'eau en parlant de refuge. D'ailleurs, cela était plus que logique à bien regarder la scène mais, c'était aussi dangereux car si son énergie se déversait dans son âme à lui, certes, elle ne risquerait plus de se vider mais la pression dite magique augmenterai considérablement, mettant alors en danger la vie du magicien car l'âme de ce dernier était pleine. Elle en avait affirmé le contraire …

- Vous voulez dire qu'il est toujours ici ?
- Oui et je vous amènerai jusqu'à sa planque si vous le désirez, vous pourrez juger par vous-même la véracité de mes dires.
- … Continuez.

- Ce premier fluide en main, je pensais que les autres suivraient rapidement mais, hélas, cela ne fut pas le cas et le démon n'était pas en mesure de me renseigner sur la localisation des trois autres élémentaires. J'ai donc cherché, encore et encore, et je suis finalement arrivé ici. Ce glacier et son mythe m'ont beaucoup intéressé parce que je pensais qu'il y avait de forte chances que la dame des glaces ne soit pas autre chose que l'élémentaire de l'eau. Hélas, je n'ai jamais pu m'aventurer dedans pour des raisons un peu spéciales. En fait, c'est que je suis atteint d'une maladie de peau assez particulière et incurable qui fait qu'elle pèle beaucoup lorsque je suis exposé à des basses températures. Cela peut rapidement devenir dangereux pour moi. J'ai donc organisé des expéditions mais elles ont cessées rapidement lorsque les premiers morts sont apparus. J'ai donc décidé de m'installer ici et j'ai financé la région pour la rendre attractive, chose qui n'a eut que très peu de succès. J'étais dans l'attente de quelqu'un qui pourrait braver le danger et réussir à vérifier si le mythe était réel et puis, vous êtes venu … Et vous êtes revenu. Vous comprenez maintenant pourquoi je tiens tant à le savoir ? Cela fait des années que j’attends ce moment !

Forrester resta silencieux un moment. Si ce magicien de l'ombre disait vrai alors il aurait mieux fait de lui faire part de ses découvertes mais, tout ceci ne pouvait encore être qu'une manipulation de sa part. Une preuve, il lui fallait une preuve.

- Prouvez-moi que ce vous dites est vrai.
- Et comment puis-je le faire ?

Le professeur réfléchit un instant et une idée lui vint en tête.

- Montrez-moi le fluide élémentaire que vous avez récupéré.
- Vous comprenez qu'il a beaucoup de valeur. Qui me dit que vous n'essayerai pas de me le voler ou que vous ne répondrez pas à ma question malgré tout ?
- Vous avez ma parole.
- … Soit. Je prend des risques mais, le progrès implique le danger.


Satanas passa sa main à l'intérieur de sa veste et fouilla dans une poche intérieure. Il en ressortit une fiole de très petite taille qui contenait un liquide rougeâtre flamboyant. Il la posa sur la table.

- Ceci est le fluide feu. Je vous invite à prendre la fiole dans vos mains, vous verrez qu'elle est particulièrement légère mais aussi très chaude, presque à en brûler !

Le magicien le fit et les dires de Rétronos étaient vrais. Il la lui rendit et le Duc la rangea aussitôt.

- C'est tout ce que vous avez ?
- Oui, malheureusement. Je la garde toujours sur moi, c'est le seul endroit où elle est en sécurité.
- Je vous comprend.
- Et maintenant, dites-moi ce que vous avez trouvé là-bas.
- … L'élémentaire eau.
- Je le savais !


Dit-il en frappant la table de son poing.

- Il me faut son fluide.
- Malheureusement, je crains que ça ne va pas être possible.
- Pourquoi ?
- A moins qu'elle ne vous le donne d'elle-même, il faudrait la tuer pour ça et ça, je ne le permettrai à personne. J'ai besoin d'elle.
- C'est fâcheux ce que vous me dites. Nous pouvons surement trouver un terrain d'entente.
- Lorsque je l'ai libéré, j'ai passé un accord avec elle. Si je remplis ma part, elle remplira la sienne et uniquement à ce moment, elle me fera don de son fluide.
- Pourquoi avez-vous besoin de son fluide ?
- … Pour la même raison que vous.
- Alors laissez-moi venir avec vous ! Je peux m'engager auprès d'elle si c'est cela que vous souhaitez !
- Malheureusement, ce n'est pas moi qui décide mais elle.
- Écoutez, nous sommes sur la même longueur d'onde. Vous et moi ne sommes pas bien diffèrent. Nous voulons la même chose et nous nous intéressons à la même chose. C'est juste que l'un affiche le drapeau blanc et l'autre affiche le drapeau noir mais dans le fond, nous sommes dans le même camps, nous sommes des scientifiques. Si nous mettons en commun nos efforts, nous améliorerons considérablement nos chances de concevoir l'élixir ! Et à ce moment, nous pourrons partager entre nous les fruits de notre récolte.
- C'est difficile à dire. Le problème ne vient pas de moi mais de l'élémentaire. Elle est assez méfiante vis-à-vis de moi et, vu vos domaines, je crains qu'elle refuse de s'allier avec vous sans une preuve solide de votre sincérité.
- Je vous comprend mais, quelle preuve serait assez forte pour la convaincre ?
- … Votre fluide.
- Mon fluide ? Non, je suis désolé, c'est impossible. Si vous me le prenez, vous pourrez facilement vous débarrasser de moi ensuite et je ne le reverrais plus jamais.
- Malheureusement, je ne vois pas d'autre gage.
- Mais je vous l'ai déjà montré et je vous ai révélé mon secret, cela n'est pas suffisant ?
- Il ne s'agit pas de moi, mais d'elle.

Rétronos se tût un long moment. Les deux hommes gardèrent le silence. Il était vrai que passer à coté d'une telle occasion ne serait que pure perte mais, c'était aussi dangereux.

- Votre élémentaire est-elle digne de votre confiance ?
- Honnêtement, je n'en sais rien. Je ne la connais pas assez pour me décider.
- Mais que vous dit votre instinct ?
- … Qu'elle en est digne.
- Alors dans ce cas, c'est d'accord. Je suis prêt à placer le fluide entre ses mains en échange qu'elle me le rende à la fin du voyage, bien évidemment.
- Je ne vous cache pas qu'elle a besoin des fluides tout autant que nous. Elle sera amené à l'utiliser au même titre que les autres.
- Mais si elle vous a promis les fluides en échange de votre aide, c'est qu'elle à l'intention de vous restituer le reste. Les fluides sont une matière très précieuse, je ne pense pas qu'elle le gaspillera à tord.
- Certes mais je tenais à vous prévenir à l'avance.
- Je comprend et j'accepte. La science n'a pas de prix.
- Bien.


Forrester lui tendit la main.

- Dans ce cas, allons lui soumettre votre offre !

Le Duc la serra.

- Allons-y, oui !

Les deux hommes se levèrent.

- Au fait, où est-elle ?
- À l'étage, avec la jeune fille.

Ils montèrent donc à l'étage. Rétronos lui indiqua la chambre et le vieux magicien toqua à la porte. Ce fut Essalia qui lui ouvrit. Peut-être était-elle surprise de le voir en compagnie de Satanas ? Quoi qu'il en soit Forrester rentra dans la pièce mais le Duc resta devant la porte. Il demanda d'abord, politesse oblige, l'autorisation d'entrer chose qui lui fut accordée. L'élémentaire était allongée sur le lit mais, elle ne dormait pas. Quand elle les vit rentrer et elle se rassit.

- Madame, je dois vous faire part d'une affaire importante.

Elle le regarda avec des yeux interrogateurs mais, elle ne lui répondit pas. Le magicien expliqua rapidement la situation à l'élémentaire qui fut d'ailleurs très mécontente des risques qu'il avait pris en révélant son identité à un inconnu tourné vers l’obscurantisme. Cependant, sa colère s'apaisa rapidement lorsque Rétronos lui fit part de sa découverte mais aussi, de l'offre qu'il était prêt à lui faire en échange de l'alliance. Elle ne savait pas pourquoi les deux hommes avaient besoin des fluides mais eux non plus ne savaient pas pourquoi elle en avait besoin. Elle tenta bien de les questionner de nouveau à ce sujet mais ils refusèrent de divulguer la moindre information.

Bien que très silencieuse, elle eu réfléchit un long moment et donna finalement son accord. Après tout, il n'y avait pas de différence flagrante entre les intentions du magicien et celle du Duc mais, chose qu'elle ne leur avait pas dit, c'est que sa méfiance fut doublée. Satanas lui donna alors le fluide élémentaire. Il était chaud et elle n'appréciait guère cela. Elle le fit congeler. Non sa qualité ne serait pas détériorée mais, en tant que substance vivante, elle serait simplement figée ce qui augmenterai en fait sa durée de vie et lui permettrait pas la même occasion, de le détenir sans le moindre gêne.

- Ceci est chose fait, Hommes, mais, je tiens quand même à voir de mes propres yeux la dépouille de l'élémentaire feu et cela, avant même d'affronter les autres gardiens.
- Si telle est votre volonté, ma chère, alors telle sera la notre. Nous ne sommes que vos humbles serviteurs.
- Je n'ai pas besoin de serviteurs.

Lui répondit-elle sèchement. La quiétude de Rétronos n'en fut pas troublée mais, cela lui ôta son petit sourire. Oui, elle n'était pas commode et lui, ainsi que le professeur, allait devoir faire avec. L'accord ainsi définit, il ne restait plus qu'à se mettre en route. Satanas assurerait la totalité du voyage. L'élémentaire voulait attendre la nuit pour partir car il ferait plus frais et le trajet lui serait donc plus facile. Quant à Forrester, il alla retrouver Essalia et l'invita, si l'on pouvait dire, à calmer sa faim et étancher sa soif. Assis à sa table, il prit la parole.

- Je suis à vous maintenant, dîtes-moi ce que vous voulez savoir.


Dernière édition par Fearghas Forrester le Sam 29 Sep 2012 - 0:17, édité 1 fois
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Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 _
MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]    Chapitre un - Partie trois - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Larynda Silentium / Fearghas Forrester / Alban Chaos ]   - Page 2 EmptyJeu 27 Sep 2012 - 15:46

Essalia avait regarder durant une dizaine de minute la jeune femme, dans le silence le plus total. Elle voulait lui parler, lui poser des questions : tenté encore une fois de tout savoir, mais elle hésitait trop et fini par se dégonfler. C'est à ce moment que par la fenêtre, Tori revient et pépia jusqu'à que sa maîtresse lui porte assez d'attention pour qu'il lui fasse remarquer, par quelques signes d'ailes et de tête, que le vieil homme était là. En fait, elle ne savait toujours pas comment s'appelait-il et d'une voix timide elle se risqua de demander.

« -Comment s'appelle l'homme qui nous accompagne ? »
« -L'homme qui nous accompagne... L'élémentaire avait l'air de réfléchir, puis elle répondit d'une voix calme, Fearghass Forester, ou autrement, le professeur. »


Essalia hocha la tête, ainsi, le vieil homme était un professeur ? Jamais elle n'avait entendu parler de lui... Mais pour pas risquer de blessé le vieil homme elle ne lui ferait pas remarquer. Essalia se leva alors et sans un mot sorti de la pièce où elle se trouvait, descendit les escaliers et avant d'être en bas, sans se faire remarquer, sa cacha sur le côté : le professeur parlait avec l'homme qui les avaient abordé un peu plus tôt dans la journée. Elle écouta leur conversation et n'en rata pas une miette... Maintenant, en plus de savoir qu'il avait tout dévoilé à l'homme, Essalia savait pourquoi ils voyageaient. L'élixire de longue vie ? Elle n'écouta pas la conversation jusqu'au bout et remonta en courant les escaliers, Tori voyageait derrière elle...

La jeune fille s'assit, elle ressemblait dès à présent à un robot... elle n'était pas assez forte pour tuer un élémentaire, du moins, ce qu'ils appelaient élémentaire, mais elle était assez doué pour pouvoir voler le fluide durant la nuit car depuis de longues années... Essalia avait perfectionner l'art du vol qu'elle maîtrisait à la perfection. Mais rapidement, la jeune fille chassa cette idée de la tête pour y replacer que de bonnes idées, des idées ''blanche'' et non noir... Parce qu'elle n'aimait pas du toute cette façon de penser ! C'est alors que quelqu'un frappa à la porte, l'élémentaire sursauta mais ne fit rien d'autre. Comprenant qu'elle devait y aller, Essalia se leva et s'approcha de ladite porte avant de l'ouvrir. Sa surprise fut grande lorsque derrière la porte elle vit le professeur et Mr. Satanas.

Elle recula de quelques pas, saluant le professeur d'un signe de tête et ne retirant pas son regard de Mr. Satanas qui s'approchait de l'élémentaire, la scène fut de courte durée mais elle en retint que la fiole avait glacer... Comment le feu pouvait-il être glacer ? C'était impossible ! Elle ne se posa pourtant pas plus de question et se mit à réfléchir plus ample à la question, jusqu'à l'heure de dîner.

Le professeur, l'élémentaire, l'homme et Essalia allèrent dîner alors que Tori était aller chasser : le pauvre oiseau se sentait un peu à l'écart depuis le début du voyage. En tournant la tête, la jeune fille remarqua que la salle était vide, mis à part eux cinq, si l'on comptait l'homme à l'accueil. Parfois, elle jetait des coups d'oeils indiscret en sa direction. Elle fut rapidement rappelé à la réalité lorsque le professeur se mit à parler.

« -Je suis à vous maintenant, dîtes-moi ce que vous voulez savoir. »

Le professeur s'adressait à la jeune fille qui pendant un instant réfléchis. Elle ne pouvait pas risquer de dire qu'elle savait tout... Néanmoins, elle ne voulait pas avoir le droit au même blabla deux fois et lui répondit, aussi simplement possible.

« -Rien merci. Je vais garder ma curiosité pour moi … Je souhaiterais juste savoir où allons nous par la suite. »

Elle lança un rapide regard à l'élémentaire qui regardait calmement les deux hommes. Le calme de l'élémentaire étonna grandement Essalia qui ne savait pas quoi faire, essayant elle même de faire paraître un calme, elle y arriva tant bien que mal.

« -Ainsi nous partirons demain, ou cette nuit. » Déclara Retronos après que Fearghass ai parler.

Essalia fit un bref mouvement de bras, interrompant l'homme qui parlait.
« -Nous ne pouvons pas partir dès demain. Il faut que nous fassions un réapprovisionnement et que nous trouvions un moyen de transport ! Des chevaux, une calèche... Pourquoi pas, mais le prix est élevé ! Et puis.. Et puis... » Essalia ne trouvait rien à dire après son et puis, elle savait qu'elle voulait parler d'un potentiel passage par madorass mais elle se tût : ça leur ferait perdre leur temps et elle ne pouvait risquer d'être exclue du voyage.

« -Dans ce cas, demain, nous ferons les approvisionnements et nous trouverons un moyen de transport, nous écrirons nos tour de garde de la calèche que nous essaieront de dégoter et surtout, il faudra se reposer. »

Seul le professeur et la jeune fille commencèrent le repas. C'est soudain qu'un léger détail frappa la jeune Essalia qui, se mit à demandé, paniquée :
« -M-Mais où est lola ?! La petite fée ! »

La petite fée, les bras croisée et le menton relever toussa plusieurs fois pour faire remarquer sa présence à table. Essalia eut envie de rire mais se retient par respect.
« -Je suis là, merci de t'en soucier des heures après ! »
D'une voix timide et coupable, Essalia lui répondit.
« -Oh je suis désolée Lola... Tu pourrais me pardonner ? Je ferais en sorte que ça n'arrive plus. »
Lola haussa les épaules avant de hocher la tête, Essalia riait, elle était visiblement la seule de bonne humeur : l'homme et l'élémentaire se regardaient parfois quant au professeur, il semblait perdu dans ses pensées.

Voilà que le repas fut fini. L'homme et l'élémentaire n'avaient pas toucher à leur assiettes et Essalia avait quitter la table pour pouvoir aller se reposer. Elle monta dans sa chambre et se coucha, un peu triste elle s'endormit accompagner de Tori qui ronflait depuis une dizaine de minutes.

Quelque chose de très pesant les entourait, la sensation d'être observait se faisait de plus en plus fort alors que le bâtiment qui flambait jusqu'à là semblait faire grandir ses flammes à vue d'oeil. Très rapidement, le feu fut éteint car plus rien ne pouvait brûler. Le bâtiment était de cendre, il restait par-ci par-là quelques débris, quelques restes des chambres et des murs mais rien de bien intéressant. Tout avait flamber durant cette douloureuse nuit. Essalia avait les yeux en larme : elle assistait à la scène comme une spectatrice, elle ne pouvait rien faire. Les flammes s’estompèrent au levé du soleil.

Essalia se réveilla en sursaut de nouveau, elle regarda autour d'elle : Tori et l'élémentaire dormait à point fermer et elle se rallongea en serrant le coussin contre elle. Quel était ce lieux qu'elle voyait brûler depuis plusieurs nuit ? Il lui semblait que c'était une maison, plutôt spacieuse... La sienne peut-être ? Non, sans doute pas, elle était bien plus grande. Tout ce qu'elle savait, c'est que beaucoup d'hommes avaient péri durant cet incendie ravageur. Peut-être trouverait-elle le courage d'en parler au professeur, mais rien n'était moins sur. Elle se rendormit et passa une fin de nuit plutôt calme.

Le lendemain matin, Essalia se réveilla avant l'élémentaire et alla prendre un bon bain chaud : cela faisait plus d'une semaine qu'elle n'en avait pas pris. Lorsque ce fut fait, la jeune femme décida de prendre le l'avance sur les provisions et descendit les marches. C'est là qu'elle croisa Retronos.

« -Déjà levée demoiselle ? Ce n'est pas une heure pour une femme tel que vous, vous avez sans doute besoin de repos avant un grand voyage comme celui qui nous attend. »

Essalia hocha la tête avant de lui répondre.

« -Mais vous savez, j'aurais tout le temps, quand l'on rentrera de ce dangereux voyage... Enfin, si l'on rentre bien sûr. » Essalia afficha un sourire sadique en regardant l'homme, elle avait prononcer cette phrase sur le ton de la menace mais soudain son sourire s'effaça, elle fronça les sourcils puis afficha un sourire détendu.
« -Je souhaitais prendre de l'avance quant au réapprovisionnement, j'espère que vous me le permettez. Je prendrais les meilleur produit, j'ai de quoi payer. »

La jeune fille lui adressa un tout dernier sourire avant d'aller jusqu'à la sorti de l'auberge où elle fut stopper par l'aubergiste.

« -Héhé, bonjour. Mademoiselle est ravissante ce matin. »
Essalia pencha la tête sur le côté, mais que lui voulait-il ?! Elle était pressé !

« -Vous savez, vous n'aurez pas besoin de payer si vous m'offrez... Un délicieux dîner en votre compagnie. »

D'un geste de bras, Essalia le poussa et ouvrit la porte avant de s'en aller, il soupira et elle l'entendit dire.
« -Je tenterais avec une autre. »

Elle eut envie de revenir sur ses pas mais se retint, la jeune fille alla donc chez l'épicier le plus proche et entra dans le magasin où elle fit quelques courses rapide, puis elle alla au marchand de légume et pris les meilleurs fruit ainsi que les meilleur légumes. Pour continuer, elle alla chez un boucher et demanda la viande de meilleur qualité.

« -V's'insinuez qu'ma viande est d'mauvaise qualité ? C'ça ?! »
« -Mais pas du tout ! »

Essalia essaya de s'excuser le mieux qu'elle put et finalement, elle eut un bon morceau de viande. La jeune fille avait tout mis dans des sac en cuir qu'elle avait récupéré à l'auberge où elle résidait depuis des mois et ne s'en séparait jamais. Les sac se faisaient de plus en plus lourd, signe qu'elle faisait un bon plein ! Essalia passa donc, pour terminer ses courses, chez un vendeur de tissu auquel elle prit un peu de soie à un bon prix, du fil et des aiguilles : ça pouvait toujours servir. Elle y acheta également une magnifique écharpe de soie bleu qui irait superbement bien à la dame des glaces.

Essalia était plutôt fière des courses qu'elle avait fait. Elle espérait que tout irait et toute façon, si ça irait pas, elle en referait d'autre ! L'argent qu'elle possédait avait une fin, certes, mais elle outre passa tout ceci et se remit en chemin, un large sourire aux lèvres. Lorsqu'elle arriva devant l'établissement, elle vu des flammes le ronger... Elle secoua la tête, paniquée et vit qu'il ne c'était rien passer.
« -Une hallucination ? » se demanda-t-elle avant qu'un chat qui se frottait à ses jambes miaule et qu'elle prenne ceci pour une réponse. Elle caressa le chat avant de repasser les portes de l'auberge : les courses lui avaient pris sa matinée et le soleil en témoigner : il avait déjà quitter son zénith pour commencer à descendre vers le bas ciel et laisser place à la lune et la nuit. Bientôt, ils seraient parti.
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Fearghas Forrester



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