''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Une rencontre démoniaque [PV: Arthaanar]

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Rakell Aily'ss



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MessageSujet: Une rencontre démoniaque [PV: Arthaanar]   Mer 8 Aoû 2012 - 19:09

Rakell venait de quitter l'un des nombreux petits villages qu'abritait cette grande étendue. Elle avait quitter Venill depuis quelques jours, revenir aux sources de sa rébellion faisait toujours du bien. Là, elle avait souvent la chance de rencontrer quelques rebelles avec qui elle s'entendait bien. Encore nouvelle, elle n'en connaissait pas encore énormément !

Quoi qu'il en soit, sur sa route dans les étendues, à travers tous les villages par où elle passait, elle avait pu y avoir un contrat. C'était un aubergiste qui lui avait donner ce contrat. Il s'agissait de tuer un marchand ambulant qui faisait tous les villages avant d'aller chercher sa marchandise à des prix raisonnable à Madorass. Il vendait dans les villages à un prix au moins trois fois supérieur au prix de la cité. Il vendait des élixirs illégale aphrodisiaque qui donnait chez certains des hallucinations. Ce genre de fiole était interdit par le Royaume. Cela pouvait causé différents effets secondaires tel que la perte d'équilibre persistante, la démence, des pertes de mémoire et une dépendance.

Rakell se demandait bien pourquoi des gens en voulait. Sûrement des êtres dérangés émotionnellement, pas motivé par la vie et sans aucun but non plus. Certains démons même peut-être, elle savait qu'il en existait sur Feleth. De toute façon, qui payait le prix exhorbitant pour avoir une seule fiole et pourquoi ils le faisaient, elle s'en moquait éperdument ! Son devoir était de tuer ce marchand de drogue tout simplement ! Elle savait également que la récompense viendrait à la base du Roi. Encore un plus de réputation avec celui-ci, cachant par le fait-même son appartenance aux rebelles.

Elle avait donc repérée le marchand dans un village plus loin. Il avait fait ses transactions illégales tard le soir, dans une ruelle. Il y avait trop de monde autour de lui à ce moment là, le tuer maintenant serait pas idéale. La chasseuse de prime dû donc rester une nuit dans ce village pour attendre un moment parfait. Il resterait sans doute pas longtemps dans ce village, il repartirait vite vers le suivant. C'est entre les deux villages que ce serait le seul moyen. Il emprunterait surement pas les chemins fréquenté vu la marchandise qu'il transporte dans son chariot. Il serait donc seul et ce serait alors le meilleur moment.

Le lendemain à l'aube elle se leva et se rendit vite compte que le marchand était déjà partit. Elle devait se dépêcher pour le rattraper avant qu'il n'atteigne l'autre village, car elle devrait alors sans doute attendre encore une journée de plus. Elle courut, oui elle courrait. Rakell évitait de prendre une monture équestre pour ses déplacements. Elle n'était pas...à l'aise. À moins que les circonstance l'y oblige, elle va plutôt courir pour rattraper quelqu'un. Le marchand avait un chariot à tirer de toute manière, remplie de fiole. Il ne devait pas aller trop vite !

La jeune femme avait repéré les traces du chariot qui devait être celui du marchand. Réjouis, elle continua d'avancer rapidement. Elle devait être sur le point de le rattraper. Cependant, il arriva quelque chose dont elle n'aurait jamais cru voir de sa vie. On aurait dit un...trou dans l'air qui c'était former. Le trou ressemblant plus à une fente, comme si l'air avait été coupé et que ce serait une plaie ouverte, était apparu soudainement devant elle. Sursautant devant une chose aussi étrange, elle reculer, manquant perdre pied. Par réflexe, elle prit ses deux lames et se tint en positon de défense et en même temps curieuse de savoir ce que cette fente avait de particulier. Sortirait-il quelque chose de là ? Ou quelqu'un ?? Un magicien ? La magie était omniprésente dans leur monde.
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MessageSujet: Re: Une rencontre démoniaque [PV: Arthaanar]   Jeu 9 Aoû 2012 - 2:22

L’aube naissant peu à peu mollement englobait la terre dans un vaste écrin vermeil. Quelques tâches rosâtres et orangées, rougeâtres et légèrement délavées, s’étalaient sur la grande voûte, remplaçant ainsi par une palette de couleurs vives les sombres représentations de l’obscurité. L’aurore éclairait à présent de ses faibles rayons quelques gouttes de rosée, perles scintillantes issues d’une ondée éphémère, accrochées à quelques verdures de la plaine. Une carnation bleutée, peu à peu remplaçait les colorations vermilles de l’aube mourante, laissant ainsi place à un ciel azur. L’astre étincelant, à cet instant dans le firmament, faisait son entrée, immense globe de lumière sur fond de papier coloré. Un souffle léger balayait les hautes herbes, créant dans le lointain un tourbillon passager : mélange de poussière, de pierraille, de brindilles et autres petites feuilles. Une curieuse tache indiscernable, semblable à une souillure, au loin venait brouiller cette immensité herbeuse. Salissure tranchant avec le cachet du paysage olivâtre, elle se mouvait avec violence et semblait se diriger vers un point fixe, qui contrairement au premier, se mouvait au contraire avec lenteur. Poursuivant ce qui semblait être le but de sa course, la silhouette foulait de ses pas la terre meuble, traversant les herbes de la plaine. Elle avançait vite. Une étrange lueur, réflexion des éclats de l’étoile brûlante sur deux courtes lame, semblait se dégager de son côté. Le temps, au fur et à mesure que ses pas chaussés de cuir écrasaient la verdure, semblaient se dégrader, d’une manière curieuse et plutôt étrange. Une teinte grisâtre remplaçait lentement les carnations bleutées de la peinture du ciel. Des nuées épaisses semblaient se profiler au loin, bavures sur cet infini tableau qu’était le firmament. Leurs terribles grondements, menaçant, dans le lointain étaient perceptibles depuis cette vaste étendue. L’air devenait de plus en plus lourd. Le vent, pareil à une plainte se levait. Son souffle puissant balayait la flore, fouettant et meurtrissant tout sur son passage. Une brume, quasiment translucide, se matérialisait mollement, enveloppant de son étreinte vaporeuse toutes choses.

Soudainement, une sourde tonalité retentie. Se matérialisant brusquement, une faille apparut. Semblable à une meurtrissure dans les chairs incorporelles de l’air, elle brouillait l’éclat du paysage par sa présence. Mais cela n’était en rien comparable à l’abominable souillure que produisit la terrible créature qui en émergea. Un être titanesque écrasait de ses membres volumineux l’herbe claire, et finit par faire craquer instamment la totalité des articulations de son corps. Sa face était couverte par un imposant masque métallique où nulle parcelle de peau ne semblait paraître, hormis deux globes écarlates. Sa musculeuse stature n’était dissimulée que par quelques pièces d’armure à l’allure terrible, couvrant ses bras, ses épaules, sa taille et son entre-jambe, ainsi qu’une partie de ses jambes et dans une de ses mains se trouvait une lame, gravée de symboles curieux. Son épiderme, pâle et grisâtre, était couvert de terribles cicatrices de tailles impressionnantes. Chose plus singulière et effroyable encore que l’apparence même de sa personne, elle possédait un trou béant au milieu du poitrail. Des choses, curieuses et innommables, à l’allure vaguement consistante, étaient enchevêtrées à l’intérieur, et semblaient vouloir s’échapper silencieusement de cette fosse. Un rugissement, terrible et effroyable, retentit jusque dans les méandres les plus profonds de la grande étendue, si ce n’est jusqu’au-delà, et déchira les nuées. La faille, comme si elle n’avait jamais vu le jour en ces terres, retourna au néant. Les prunelles écarlates de l’immense créature balayèrent le paysage qui s’offrait à elles, et finirent par se poser sur une frêle silhouette lui faisant face. Adoptant une posture protectrice, brandissant deux lames minces, elle l’observait. Sa figure trahissait un élan de stupeur marqué, et une certaine curiosité face à l’évènement curieux et non moins étrange qui venait de se produire devant elle.

Brusquement, une aura ténébreuse entoura la créature, et ses traits commencèrent à se modifier. Un sombre rideau encadrait à présent les traits nobles de son visage. Son nez était fin et ses pommettes hautes. Sa bouche était fine, tout comme ses lèvres rosées. Son menton expressif portait la marque des êtres belliqueux, mais plus expressifs encore étaient ses yeux. Pâles au premier abord, ils étaient le révélateur de sagacité, comme révélateur de ses sentiments les plus profonds ; et pouvaient être considérés comme les fenêtres lumineuses ouvertes sur les sinuosités de son âme. Ses iris toutefois pâles, conservaient toutefois la même teinte rougeoyante. Son envergure était moyenne, tandis que sa taille était haute. Sa musculature était développée, et ses muscles fins apparents. Sa peau était claire, proche des tonalités ivoire, faisant ressortir les ongles de ses mains fines aux reflets lilas. Son allure générale était svelte et noble, mais l’épée qu’il tenait toujours, à l’aspect rendu plus meurtrier encore par l’aspect immense qu’elle renvoyait entre ses mains, tranchait avec le reste de son apparence. Il était à présent vêtu d’une sorte de manteau fendu en cuir, ouvert sur le torse, sa taille ceinte par un long ceinturon de tissu, et d’un pantalon en toile bouffante aux colorations foncées. Ses épaules, ses avant-bras, ses mains ainsi qu’une partie de ses jambes étaient recouvertes de protection en cuir de solide facture. Son regard était toujours posé sur l’être qui lui faisait face. L’étreinte qu’exerçait le personnage sur sa lame sembla se resserrer imperceptiblement puis, dans un vaste mouvement qui ne pouvait que trahir ses intentions belliqueuses, il s’élança promptement en avant, lame terrible brandit, avalant en l’espace de quelques imperceptibles secondes la dizaine de mètres que le séparait d’une âme dont il pourrait se nourrir. La monstrueuse lame fendit l’air. Un coup, puissant et dont la rapidité semblait incongrue du fait de l’envergure de la lame, fut porté avec force. La guerrière esquiva cet estoc, avec difficulté néanmoins. Un coup de poing ganté rencontra brusquement son visage. Dans le même temps, une botte, lourde traversa sa garde, et sépara son corps de l’appui de la terre ferme. Ce coup donna à la belliqueuse l’occasion de revoir le sol, quelques mètres plus loin.

Le combattant, n’ayant entamé de nouveaux déplacements, brandit brusquement sa lame aux allures de claymore, et la pointa droit sur la jeune femme restée au sol. D’une voix grave, il proféra les paroles suivantes :

« Mon nom est Athaanar Mor’Dowën. Bats-toi si tu tiens à la vie, ou meurs sur le champ ! »

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MessageSujet: Re: Une rencontre démoniaque [PV: Arthaanar]   Jeu 9 Aoû 2012 - 7:38

Le temps que quelque chose se passe enfin avec cette drôle de faille semblait être, pour Rakell, une éternité ! À un certain moment, on aurait dit qu'une bourrasque de vent émanait de cette fente et poussait Rakell à reculer de quelques pas. À ce moment, elle ne pensait plus du tout au marchand illégal qui prenait de plus en plus de terrain, échappant ainsi à sa lame. Puis, après ce qui avait sembler être si long, quelque chose émergea enfin de la faille.

C'était tout à fait incroyable ! Rakell n'avait jamais vu tel chose de sa vie ! Un colosse aussi terrifiant que laid venait d'apparaître de nulle part ! Pendant que la faille se refermait tranquillement derrière, Rakell observait le monstre de la tête aux pieds. Elle avait pensée prendre la poudre d'escampette, mais en même temps, la curiosité l'envahissait et l'empêchait de bouger de là. Était-ce un dieu ? Un démon ? Une sorte de magicien bizarre ?! Elle avait entendu bien des choses au court de ses voyages, mais jamais elle n'aurait cru certaines choses vrai.

Et pourtant...elle était apparemment à moitié démone. Héritage de son cher père. Tout ce qu'elle savait de lui est ce que Sloan lui avait raconté. Un démon banni pour avoir tuer sa propre mère. Un Seï...seïrdan ? Oui c'est bien ça, un seïrdan ! Elle était moitié humaine et moitié seïrdan. Même si ça ne représentait pas grand chose pour elle cette moitié de démon. Elle ne savait strictement rien à propos de ce genre de démon. Si elle en avait l'occasion, elle se renseignerait sans doute, mais ça ne s'était jamais présenté.

Encore une fois, face à ce..monstre ? Elle s'obligea à reculer encore un peu. La tête arqué vers le haut ainsi elle finirait sans doute par avoir un torticoli ! Ce qui était le plus particulier sir le personnage se dressant devant elle, était le trou béant qui renfermait...des choses vivantes. Oui vivantes sans aucun doute, car ça bougeait ! Pendant un court moment, elle eut envie de vomir.

Un rugissement, fort et à glacé le sent se fit entendre. Un peu plus et elle mettait ses mains sur ses oreilles. La faille disparut complètement, laissant dans ces plaines, seul ce monstre atroce ! Se reprenant, elle garda fermement ses lames entre ses mains, prête à toute éventualité. Car même si elle avait tenté de fuire, à la grosseur qu'il avait, il l'aurait rattraper en peu de temps. Elle n'avait pas le choix, si cette créature était hostile, elle devrait la combattre.

Étrangement, un espèce d'aura entoura le colosse. Rapidement, l'apparence de cette créature ténébreuse se transforma. La bête immonde qui se présentait à elle se changea rapidement en un homme déjà beaucoup plus attrayant à première vue. Cependant, elle ne se laisserait pas aller et tiendrait sa garde. bien que cette transformation l'épatait grandement. Était-il un magicien pour faire une telle chose !?

Sans attendre, l'homme engagea un coup de son énorme lame. Rakell avait manqué un peu d'imprudence tellement la situation semblait sortit tout droit d'un rêve. Ou plutôt, un cauchemar ! Elle avait évité de justesse la lame en faisant une roulade. À peine relevé qu'elle reçu un poing au visage, laissant une marque rougir sur sa joue gauche. Puis, l'étrange homme avait enchaîné avec un coup de botte qui la fit voler plus loin, ventre contre terre.

*Merde...!!* Grogne.

Rakell avait manqué de vigilance, elle s'en voulait. Son adversaire était fort, très fort. Mais sûrement pas aussi rapide qu'elle. Sa longue épée lourde ne serait certainement pas aussi rapide que ses deux petites lames. Elle devrait se monter quand même endurante, il lui faudrait sans doute plus qu'un coup de petites lames pour venir à bout de celui-ci. Elle ne devait pas se faire frapper, le moins possible. C'est ce qui pourrait la tuer tellement il avait de force.

« Mon nom est Athaanar Mor’Dowën. Bats-toi si tu tiens à la vie, ou meurs sur le champ ! »

Rakell prit ses lame laisser tomber après sa chute et se releva d'une façon déterminée.

"Ton nom est ridicule et je combatterai !"

Elle aimait bien provoquée, même si c'est lui qui l'avait provoqué le premier avec ses coups. Elle ne se laisserait plus humilier ainsi. Le combat s'engageait donc. Rakell courut vers lui avec force. Elle était capable de faire d'admirable sprint de vitesse. La claymore allait encore frapper, de façon horizontale cette fois. Rakell s'accroupis sans que son abdomen ne touche le sol, mais assez pour que la claymore, passe au-dessus d'elle, laissant entendre un sifflement dans l'air quand la lame immense la fendait.

Tout de suite, Rakell se remit en mouvement. Elle tenta un coup de côté qui avait à peine effleuré la jambe gauche de son adversaire. Rien de trop malin pour un homme de cette envergure. La claymore une autre fois, dans un autre sens. Parfait, elle l'épuisait ainsi. Elle l'évita encore, très juste. Chaque mili secondes étaient importante pour éviter de finir en rôti de porc ! Tout de suite après son coup, elle tenta le sien. Cette fois, une entaille dans le dos de celui-ci. Blessure tout de même mineure encore.

En tentant d'éviter la nouvelle vague de claymore, elle trébucha dans un rocher. Elle était irritée, mais cela l'avait peut-être sauver d'un coup de claymore encore une fois. Elle avait effectuer une roulade dans l'herbe vertes et longue de la plaine en trébuchant. Elle avait senti légèrement la claymore toucher à sa botte. Mais sa plonge lui avait fait rater un tour pour tenter de le toucher et la claymore revenait plus vite qu'elle le croyait. Elle courut en sens contraire de tout à l'heure, en prenant soin de passé derrière la roche. La claymore se fracassa contre la roche, l'éclatant du coup en plein de petits cailloux qui étaient éjectés un peu partout.

Le nuage de poussière que la roche avait provoqué avait suffit pour que Rakell bondisse sur lui pendant que la claymore était encore vers le sol. Elle réussit à planter sa dague droite entre les côtes de l'homme, du côté droit également. Dans son élan, elle continua sa course plus loin avant de se retourner vers lui. Certaine que, cette fois, elle l'avait probablement assez affaibli. Mais elle devait toujours continuer de surveiller son énorme arme de destruction massive !
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Athaanar Mor'Dowën



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Fiche de Personnage : L'histoire de mon slip !


MessageSujet: Re: Une rencontre démoniaque [PV: Arthaanar]   Ven 10 Aoû 2012 - 4:41

« Ton nom est ridicule, et je te combattrai. »

Un rictus tordit le visage de l’être nommé Athaanar, découvrant une dentition parfaite. Son opposante venait de faire un choix qui le charmait plus encore que la promesse d’une mort certaine. En effet, cette dernière avait choisi de prendre les armes. Se délecter de ses souffrances avant d’aspirer son âme serait autrement plus réjouissant. Le combat reprit donc de plus belle. Son adversaire esquiva une nouvelle estocade. Elle se mouvait dans une hâte furieuse, portant elle aussi des assauts, mais qui tout comme les siens étaient infructueux. L’imposante lame fendit une nouvelle fois l’air. La belliqueuse se déroba de justesse, encore une fois. Sa stratégie était simple. Elle cherchait à tourner en avantage sa vitesse de déplacement et d’exécution, pensant ainsi forcer l’épuisement de son adversaire. Cette manœuvre aurait pu prendre tout son sens si son opposant avait été tout autre. Comment aurait-elle pu se douter que le combat auquel ils se livraient tous deux n’étaient qu’un jeu, qu’une simple mascarade à ses yeux ? A l’image d’un félin se distrayant avec une souris avant de la dévorer cruellement, Athaanar se divertissait. Plus d’une fois durant cette bataille, il aurait pu lui ôter la vie proprement, s’il l’avait réellement souhaité. Mais tuer proprement n’était pas, présentement, son objectif premier. De ce fait, il appliquait dans ce combat une stratégie basée en grande partie sur la ruse et la manipulation de son adversaire : lui faire penser qu’il est en position de force et le laisser profiter de ses avantages, l’amener à être confiant, le laisser l’atteindre jusque dans ses chairs, avant de mettre fin à ses espoirs en dévoilant dans un dernier assaut ses véritables aptitudes, qui étaient sans l’ombre d’un doute bien supérieures à celle de son antagoniste. Athaanar porta un nouveau coup à son adversaire, qui une nouvelle fois l’esquiva, de justesse. Toutefois, cette feinte lui procura une ouverture, et lui permit de porter un coup sur l’échine du guerrier. Du sang commença à suinter doucement d’une estafilade peu profonde. Loin de sembler troublé outre-mesure par cette légère blessure, le belliqueux porta une nouvelle série de coup enragé, et peu précis. Une roche de taille moyenne, jaillissant à demi du sol, sauva la guerrière d’un coup dévastateur. Une nouvelle attaque explosa la roche, la réduisant à l’état de miettes. La violence du choc et la formation de gravillons entraîna la constitution d’un léger panache de fumée, offrant une nouvelle ouverture. La belliciste bondit en avant, profitant de cette occasion inespérée. Soudainement, Athaanar sentit la lame d’une des dagues s’enfoncer dans son flanc droit, et finir par se loger entre deux côtes. Son adversaire continua sa course, avant de se retourner vers lui. Le démon abaissa son regard vers la tâche noirâtre qui peu à peu s’élargissait autour de la garde de la lame figée dans sa chair. Du bout des doigts, il effleura le fluide poisseux. Soudainement, une sorte de tremblement agita son corps tout entier. Brusquement, un rire rauque, inhumain déchira la vaste étendue herbeuse. Athaanar s’esclaffait, riant à s’en séparer la mâchoire. Plantant brutalement sa lame dans le sol, il se tenait à présent le ventre des deux mains, secoué par un rire de dément. Au bout de quelques instants, l’ampleur de l’éclat diminua, avant de s’éteindre. Plongeant son regard dans celui de son adversaire, il retira lentement la dague de ses flancs, et l’examina d’un léger coup d’œil. Rivant ses prunelles dans celles de son ennemie, il finit par lâcher d’une voix grave :

« Pensais-tu réellement que ce cure-dent allait me procurer la moindre souffrance ? Quand bien même, envisageais-tu véritablement de pouvoir … en réchapper ? »

A la seconde même où il prononça ces mots, il envoya la dague tout droit sur son opposante. Dans ce trait, il mit une partie seulement de sa véritable force. La dague se figea dans son épaule, rencontrant l’os, et la violence du choc la fit reculer de plusieurs pas. Au même instant, Athaanar la saisit à la gorge. Comment avait-il fait pour arriver à sa hauteur aussi vite ? Avait-il fait usage d’une quelconque magie ? Non. Ses aptitudes physiques amplifiées par la durée de son existence et la magie étaient tout simplement incommensurables, et ne possédaient que de rares limites. Sa main, tel un étau soulevait sans aucune difficulté la guerrière, lui permettant à peine d’exhaler l’air. Son regard était froid, et rivé dans celui de son adversaire, qui à présent se trouvait dans une piteuse posture. A l’aide de sa main libre, il arracha la dague, la libérant de sa prison de chair. Sa voix, lorsqu’il prit la parole, était teintée d’un certain mépris. « J’aurais très bien pu t’arracher l’épaule, en lançant ce trait. J’aurai pu même séparer chacun de tes membres du reste de ton corps, un à un, à main nue, avant de te tuer, sans qu’il m’en coûte le moindre effort. Et tu pensais pouvoir survivre. Vraiment. Peut-être vaut-il mieux que tu trépasses, et ce sans attendre plus longtemps, dit-il en portant la dague à ses lèvres, goûtant le liquide poisseux qui l’imprégnait. ». Athaanar fronça subitement les sourcils, contrarié. « Ainsi tu es une Seïrdan. Cette donnée m’oblige à changer radicalement les desseins que j’avais prévus à ton égard. Notre communauté est trop peu nombreuse pour que nous nous permettions le luxe de nous entre-tuer, lâcha-t-il en la laissant brutalement retomber sur le sol. Par conséquent, tu gagnes le droit de vivre. Mais ta faiblesse fait honte à notre race toute entière. ». Se détournant, il partit récupérer sa lame, plantée à l’endroit où il l’avait laissé, avant de revenir sur ses pas, là où la guerrière ne semblait avoir bougé. « Je ne te demanderais qu’une chose en échange de ta vie, car c’est là une dette qu’il te faudra honorer : une âme, pour compenser le fait de t’avoir épargné. ». Athaanar observait à présent son interlocutrice avec curiosité, toute trace de mépris pour le moment envolé. « Par ailleurs, je ne te connais pas, ce qui me surprend. Avec quel Seïrdan possèdes-tu un lien de parenté ? »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Une rencontre démoniaque [PV: Arthaanar]   Ven 10 Aoû 2012 - 5:20

Rakell savait que sa lame, même plantée profondément dans le corps de la "chose" qui s'opposait à elle, n'allait pas lui infliger les même blessures qu'elle l'aurait fait à un être humain normal. Elle n'était pas certaine de ce qu'il était, mais une chose était sure, ce n'était pas un humain, ni même un magicien. Non, quelque chose de plus...diabolique. Sans doute un démon. C'était la possibilité la plus probable.

Le démon se mit à rire, effroyablement. Non elle ne pensait pas nécessairement le tuer. Mais cherchait un moyen de l'affaiblir un temps soit peu pour réussir à fuir. Bien que, fuir était un peu lâche. Sauf que, devant la certitude de trépasser si elle restait, c'était peut-être justifié de se dérober de la bataille. Son rire était si affreux, mais elle restait là, toujours en position, sûre d'elle, et attendait de voir la suite des évènements. Dans sa tête, les pensées se bousculaient quant à la possible prochaine vague d'assaut ou bien les possibilités de fuite.

Cependant, il fit un mouvement à laquelle elle ne s'attendait pas du tout. Sa dague, il l'avait retiré de ses côtes pour la renvoyer à sa propriétaire. Rakell n'eut pas le temps de réagir, la dague était arriver trop vite. La pointe de la lame se planta précisément dans son épaule, laissant de ce fait échapper un hurlement de douleur de la jeune femme. La force à laquelle avait été lancé cette arme avait même eut l'effet de la pousser par terre. La tête arquée par derrière, se tordant de douleur, elle n'eut aucunement le temps de se relever.

Le démon était déjà devant elle et l'avait soulever dans les airs sans aucune pitié. Une main sur son cou frêle, délicat, il la souleva. Rakell commençait à croire de plus en plus que son heure était peut-être venu. Malgré tout, elle essayait, en gigottant avec les jambes, de trouver une manière de se déprendre de son emprise. Mourir étranglé ne semblait pas être une belle mort. Celui-ci retira enfin la lame de son épaule, laissant encore échapper un cri de sa part. La lame enlevée, le sang coulait plus librement. Soudainement, l'épaule était un peu moins douloureuse également. Elle écoutait en même temps les paroles du démon. Elle le croyait, s'il avait pu, il aurait pu en finir avec elle beaucoup plus rapidement que ça.

Pendant qu'il parlait, il se mit à lécher son arme, goûtant ainsi à son sang. Elle avait des choses dégoûtante dans sa vie, mais goûter le sang....Ça non jamais ! Pourtant, c'est probablement ça qui lui sauva la vie ! Le démon avait décelé en elle son sang de seïrdan. Par le fait même, il n'avait plus vraiment envie de la tuer. La communauté était soit disant peu nombreuse, même si elle faisait honte avec le peu de force qu'elle avait. Normal, elle était mêlée avec du sang humain. Cette race si faible oui !

Il la laissa tomber par terre, le choc élança son épaule blessée, mais elle s'occupa d'avantage à se frotter le cou, qui était douloureux également après avoir été étranglée de la sorte. Des équimoses apparaîtraient surement dans quelques minutes. Elle regardait le démon en fronçant les sourcils. En échange de lui avoir rendu la vie sauve, il lui demandait une âme. Juste ça ? Facile. Puis il demanda quel était son lien familiale car il ne la connaissait pas. La situation avait étrangement changé, mais elle ne s'en plaignait pas.

"Je te parlerai de mon père plus tard, pour l'instant, ton apparition de nulle part m'a gravement retardé dans mon boulot. Un marchand ambulant, il est sans doute pas encore rendu dans un village. Je dois lui ôter la vie. Prend son âme, tant qu'il est mort ça me va ! Évite de le faire devant les gens je tiens pas à me retrouver en prison et exécuté sur la place publique de Madorass compris ?"
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MessageSujet: Re: Une rencontre démoniaque [PV: Arthaanar]   Aujourd'hui à 13:01

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Une rencontre démoniaque [PV: Arthaanar]

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