''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Tombent, tombent les masques... [pv Haocia Nerini]

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Daenerys Tehk



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Daenerys Tehk
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Race : Humain
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Métier : Tenancier de Maisons Closes
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Tombent, tombent les masques... [pv Haocia Nerini] _
MessageSujet: Tombent, tombent les masques... [pv Haocia Nerini]   Tombent, tombent les masques... [pv Haocia Nerini] EmptyMer 8 Aoû 2012 - 21:39

Le valet toussota, ramenant brutalement Daenerys à la réalité. Clignant rapidement des yeux pour chasser les dernières bribes de la somnolence, le bourgeois rassembla ses idées, s’ébrouant mentalement. Il posa un pied incertain sur le marchepied du carrosse, puis en descendit, reformant son masque à l’éternel sourire poli. Ce soir, encore plus qu’à n’importe quelle occasion, il se devait d’être parfait.

Enfilant ses gants de cuir, il effectua un demi-tour et tendit la main droite vers la portière toujours ouverte. Une main fine s’y agrippa, puis sa propriétaire apparue, resplendissante dans sa robe de satin d’un vert émeraude des plus purs. À sa suite vint une autre beauté exotique, puis une dernière. Il leur sourit d’un air entendu, leur offrit ses bras et se mit en route, attirant les regards, remplis d’envi chez les hommes, jaloux chez les femmes. Par contre, tous savaient que ce n’étaient que mise en scène, un peu extrême, il faut le dire, mais efficace. Pour Daenerys, pourtant, c’était bien plus que par simple plaisir (quoiqu’il en tirait grande satisfaction), mais plutôt par stratégie de vente; ainsi, en sortant ses employées les plus «compétentes» et en les présentant à la vue de tous, il promouvait la qualité de ses maisons closes et attirait la clientèle fortunée. Souriant de toutes ses dents, présentant ses salutations les plus distinguées aux uns et aux autres, il parcourut les quelques mètres qui le séparaient du massif portique décoré de fioritures.

Durant ces quelques instants de calme avant la tempête, il reconsidéra la situation. Normalement, cette soirée mondaine, ce bal dégoulinant de mauvaise volonté organisé par la noblesse du château à l’intention de la fine crème de la ville l’aurait amusé. Il aurait pu en profiter pour observer et écouter, comme à son habitude, les différentes trames sociales qui, au fil de la soirée, se seraient nouées et dénouées pour son plus grand plaisir. En fait, jusqu’à cette après-midi, il considérait toujours l’évènement comme tel. Sauf que… Sauf que cette fois ci, un nouveau pion entrait en jeu. Haocia Nerini, sorcière du roi, cruauté incarnée dans un corps au visage éternellement masqué, au sens propre cette fois ci. À cette simple idée, son front se plissa de dégoût. Il était rare qu’il puisse affirme détester quelqu’un sans l’avoir jamais rencontré. Elle était l’exception à la règle. Tortionnaire magique, il savait bien peu d’elle, la classant ainsi dans la courte liste des personnalités dangereuses. Heureusement, grâce à un de ses contacts du château, il avait apprit, mieux vaut tard que jamais, qu’elle serait présente la soirée même. Il avait donc pu se préparer, anticipant les différent sens que pourraient prendre leur conversation s’ils venaient à se croiser. Ce qu’il tenait à éviter.

S’arrêtant vis-à-vis la porte, il prit une longue inspiration, puis pénétra dans la salle. Les femmes à ses côtés émirent un petit bruit étonné à la vue de la décoration luxueuse (horriblement prétentieuse à son avis) de l’immense salle de bal. Un peu partout, des luminaires de cristal d’un rouge sombre émettaient une lumière vive qui était tout sauf naturelle. Le plancher, décoré de milliers de mosaïques qui reflétaient probablement le talent sans limite d’un artiste visionnaire se voyait piétinés par de dizaines de nobles, accompagnés de leurs femmes, qui bavardaient, dansaient ou s’empiffraient à l’opulent buffet, selon le sérieux propre à l’individu. Étonnement, la disposition et l’organisation du tout semblaient faire preuve de bon goût, ce qui, Daenerys le savait par expérience, était bien rare.

Pénétrant dans la foule d’un air confiant, il balaya des yeux les différentes personnalités présente, identifia au loin ce qu’il pouvait presque considérer comme un ami puis s’avança d’un pas gracieux vers l’homme souriant. D’un discret signe de la main, il laissa le champ libre à ses accompagnatrices : elles étaient dans leur milieu, les hommes étaient leurs proies, leurs propre charme leurs armes.

Dans un instant d’inattention, il accrocha du coude une silhouette qui lui faisait dos. En gentleman, il s’arrêta puis offrit ses excuses.

-Madame, vous me voyez désolé, vraiment. Y a-t-il quelque chose que je puis accomplir pour me faire pardonner?

Lentement, dans un souffle, la silhouette se retourna. Le pouls de Daenerys s’accéléra. Sans l’avoir jamais vue, il connaissait ce masque d’instinct.

Haocia.

Le bal était ouvert, et la soirée ne faisait que commencer.
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Haocia Nerini

Le Corbeau

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Métier : Tortionnaire au service du Roi
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Tombent, tombent les masques... [pv Haocia Nerini] _
MessageSujet: Re: Tombent, tombent les masques... [pv Haocia Nerini]   Tombent, tombent les masques... [pv Haocia Nerini] EmptyJeu 9 Aoû 2012 - 1:36

Frottant son archet lentement sur les cordes, Haocia tentait de trouver l'intonation la plus adéquate à ce qu'elle ressentait aujourd'hui. Elle n'arrivait pas à placer un mot dessus, alors elle tentait au moins de placer une note. Aigue, grave, rien de semblait satisfaire la musicienne en herbe. Elle finit par abandonner, et posa son archet sur sa table de chevet. Elle observa un instant le bois vernis de son instrument, et passa sa main fine dessus, le caressant avec douceur et délicatesse. Un geste si rare venant de la tortionnaire, un geste que seule elle pouvait voir. Mais cette douceur se termina rapidement quand elle entendit frapper à sa porte. Elle se releva lentement, et remit son masque avant d'ouvrir la porte. C'était un valet du Palais, qui venait lui apporter un message. Ou plutôt...une invitation. Elle haussa un sourcil et l'écouta parler :

« Bonjour Dame Nerini. Les courtisans du Roi organisent une soirée mon...

-Je ne suis pas intéressée. »


Elle était sur le point de lui fermer la porte au nez, quand il bloqua la porte avec sa main et son pied. Elle fronça les sourcils, et lui envoyait un regard noir. Mais il devait obéir aux ordres, et prit son courage à deux mains pour continuer :

« Vous savez, tout le monde a peur de vous dans le Palais Royal. La cour du Roi s'est longtemps concertée pour constituer la liste des invités, et ils ont pensé que votre présence pourrait rassurer la noblesse et la haute bourgeoisie...Ils verront que vous pouvez être aimable et courtoise quand vous n'êtes pas...hem...

-En train de torturer les prisonniers du Roi. Bien, je vais y réfléchir. Maintenant laissez-moi. »


Elle referma enfin la porte, retira son masque, s'allongea sur le lit, et s'endormit quelques minutes après.

Elle se réveilla en sursaut, et la première chose à laquelle elle pensa, fut cette fête qui avait lieu ce soir. Elle se redressa rapidement, et observa par la fenêtre de son appartement. La fête allait commencer dans à peine une heure, et la jeune femme ne s'était pas préparée. Elle se tourna vers son armoire, puis releva ses deux mains et les fit diverger. Les portes de son armoire s'ouvrirent, et la jeune femme s'approcha des étagères. Elle n'avait pas quasiment jamais participé à ce genre de festivité, mais la sorcière avait une robe qu'elle ne portait jamais. Elle attrapa sa robe pliée sur une étagère, et commença à se déshabiller. Elle n'avait sinon, aucune chaussure, ni aucune parures, car Haocia avait tout jeté à la mort de sa mère, et comme elle portait toujours sa cape longue et ample, il n'y avait aucun intérêt à se faire belle.

La sorcière enfila la robe, et s'observa dans le miroir qui était disposé dans le coin de la pièce, à côté de sa porte. Elle était magnifique, car cette robe, la seule chose qu'elle avait gardée de sa mère, la mettait en valeur. Elle dénudait ses épaules blanches, qui annonçaient la douceur de sa peau. Il n'y avait pas de décolleté vulgaire, mais la robe était une sorte de bustier moulant qui mettait en valeur ses formes de femme. Au bassin, la robe devenait plus ample, valorisant aussi de cette manière sa taille mince. Haocia se surprenait elle-même de se voir ainsi. Elle s'avançait lentement vers la porte de son appartement, un sourire aux lèvres, et se regarda une dernière fois.

Mais là, elle croisa son propre regard dans la glace, et fronça les sourcils en pensant : « ce n'est pas toi. ». Elle relâcha la poignée de la porte, et revint lentement vers sa glace. La tortionnaire posa ses doigts fins et longs sur son visage de poupée. Cette peau blanche au teint rosé, cette bouche, ce nez, ses yeux bleus. Sa pensée se répétait dans sa tête, et elle posa ses deux mains sur les rebords de son miroire. Elle écarquilla les yeux et se mit alors à murmurer :


« Ce n'est pas toi...Non. Ce n'est pas toi... »

Elle sentit alors la colère l'envahir d'un coup. Comme une vague pourrait l'emporter sans qu'elle ne puisse rien faire. Son visage se déforma par le dégoût et l’écœurement. Elle se mit à crier sur son propre reflet, atteinte par la démence de sa colère. Elle attrapa le miroir à deux mains, et le fracassa de toute ses forces sur le sol de sa chambre. Une fois, puis deux, puis une troisième fois, en poussant des cris de rage, qui parfois semblaient l'étouffer elle-même. Elle s'agenouilla par terre en se tirant les cheveux et en criant :

« Je te hais, je te déteste ! Tu me dégoûtes ! Tu es répugnante, affreuse ! »

Les quelques nobles qui avoisinaient son appartement commençaient à sortir dans le couloir, et se demandaient se qu'il se passait. Ils étaient presque affolés d'être témoin d'une crise de nerfs de la sorcière. Et pendant ce temps-là, Haocia continuait, elle serrait les poings, et frappait de toutes ses forces sur les débris de la glace qui s'étaient éparpillés partout sur le sol. Elle alla même jusqu'à se griffer à sang une de ses joues. La rage, la fureur s'était emparée d'elle. Le Corbeau n'était plus là, elle semblait démunie et totalement faible, en proie à ce sentiment de haine. La sorcière si puissante se mit à éclater en sanglots, et n'arrivait plus à s'arrêter, les larmes de sa déchéance brûlaient ses joues, les rougissaient. Puis un dernier cri, qui semblait tout déchirer dans la pièce, elle s'écroula par terre. Elle fixa le plafond, tandis que la vague commençait à redescendre. Elle observa ses mains qui saignaient, car elle s'était coupée avec les morceaux de la glace. Elle attrapa un morceau, et observa dans le miroir sa joue qui avait été bien amochée. Puis elle se releva, comme si de rien était, toute calme et impassible. Elle remit sa cagoule pour cacher ses belles boucles, sa longue cape qui recouvrait sa magnifique robe, et enfin, son masque. Elle fit un dernier souffle, et elle sentait que tout redevenait sous contrôle. Un sourire de soulagement s'esquissa. Sa colère s'était figée. Elle s'avança vers la porte, un dernier morceau de miroir se faisant écraser sous la semelle dure de sa botte, et sortit.

Elle ne se préoccupait plus des regards effrayés ou ahuris des autres nobles, qui la voyaient sortir comme si de rien était. Elle descendit les petits escaliers, passa dans les couloirs, et arriva enfin dans la salle de fête. Haocia observait autour d'elle. Les gens éclataient de rires, s'échangeaient des futilités, ou bien parfois des messes basses. Toute cette foule dégoulinait d'orgueil et d'hypocrisie. Elle s'avança, et se laissa emportée par la foule, se mêlant aux autres contre son gré. Parfois elle saluait certaines personnes, sans aucune animosité, mais sans aucune convivialité non plus. Elle semblait plus froide que jamais.

Alors qu'elle se perdait dans la foule, elle sentit quelque chose l'accrocher. Ou plutôt, quelqu'un. Elle entendit ensuite une voix, et tourna instinctivement sa tête vers son interlocuteur. Elle écarquilla légèrement les yeux, puis fronça les sourcils immédiatement en tombant nez à nez avec cet homme. Daenerys Tehk. Elle avait entendu des rumeurs sur lui. En effet, on disait de lui que c'était un véritable roublard, un opportuniste de premier ordre à qui il ne fallait jamais se fier, et surtout ne jamais lui en dire trop. Il possédait des maisons closes, et rien qu'à cette idée, Haocia l'exécrait déjà. Faire du commerce sur des femmes désespérées, était pour elle pire que de s'amuser à faire sortir les tripes d'un homme encore vivant et conscient. Elle ne le quittait plus des yeux, le foudroyait du regard même. Un pincement de lèvre de dédain vint réveiller sa blessure à la joue. Encore froide de sa dernière crise de nerfs, elle ne put s'empêcher de lui envoyer :


« Vous n'avez rien à accomplir, je ne veux rien de vous. »

Elle restait planter là, à le fixer d'un regard mauvais et imposant. Elle espérait bien rester là où elle était, et intimider cet homme si arrogant, qui au final n'aboyait que de loin. Du moins, c'est ce qu'elle pensait...
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Tombent, tombent les masques... [pv Haocia Nerini]

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