''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Xerian Mhord, l'intègre

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Xerian Mhord



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Race : Vampire (mal assumé)
Classe : Exécuteur
Métier : Cape Blanche
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Âge : 21 ans

Messages : 4

Fiche de Personnage :


MessageSujet: Xerian Mhord, l'intègre   Mar 28 Aoû 2012 - 15:28


Précision :
 


PERSONNAGE



Nom : Mhord
Prénom : Xerian
Rang : L’intègre


Âge : 21 ans
Sexe : Masculin


Race : Vampire

Classe : Exécuteur
Grand féru des arbalètes, il aime le sentiment grisant qu’octroie le fait d’avoir la vie de son interlocuteur à portée d’un léger mouvement de doigt. Il aime aussi pouvoir se justifier en disant que le doigt en question a simplement ripé. Mais là n’est qu’un accessoire, son atout majeur reste le combat à l’épée. Bien qu’assez fébrile d’un point de vue de la maitrise de son arme, la sauvagerie un peu déstabilisante dont il fait preuve, alliée à l’aura de peur qu’inspire sa cape blanche, l’aident à faire de lui un tueur tout à fait efficace. En somme, c’est un assassin, mais en plus noble, il ne cherche pas à se cacher, préférant railler et beugler des inepties. À ceci près qu’il n’a rien d’un assassin, en fait, ni rien de noble, il ne faut pas se le cacher.

Métier : Cape Blanche
Croyances : Aucune
Groupe : Royaume

Équipement : Il n’a pas vraiment d’équipement fixe, préférant délester un marchand d’une bonne épée, plutôt que de nettoyer la sienne. Ça va, ça vient, ce qu’il faut savoir c’est qu’il a toujours sur lui, ou presque toujours, une épée, une petite arbalète, quelques carreaux, une cape blanche et une bouteille de sang. À noter également qu’il ne porte jamais d’armure, par principe. Principe d’on ne sait trop où, plutôt une lubie.

Talents de combat physique : Appuyer sur une détente. Mettre des coups d’épée par ci et par là. Poser des questions débiles pour embrouiller et frapper. En fait il n’a, pour ainsi dire, aucun talent, mais le plus étonnant dans cette histoire, c’est que malgré ça il a l’ascendant sur pratiquement tout le monde. Son imprévisibilité peut-être.

Talents de magie : Vous avez déjà vu un archimage ? Talentueux, studieux, puissant. Eh bien prenez approximativement le contraire : vous saurez de quoi Xerian est capable. À savoir, rien.

Talents divers : Ce vampire est doté d’une capacité, très impressionnante, à déblatérer des absurdités en toute circonstance.

Pouvoirs particuliers : Aucun.


Apparence physique :
Bien qu’il exècre et qu’il n’assume que très difficilement (comprendre ici : pas du tout) l’idée d’être un vampire, il en garde des caractéristiques physiques particulières. Haut de taille, assez élancé (voire même maigre), le teint franchement pâlot. Néanmoins, pour pallier à toute ambiguïté, Xerian n’a plus de canines : arrachées. Loin de lever tout soupçon concernant sa race, cela lui donne une dentition de cheval.
Lorsqu’il a la bouche fermée (ce qui n’arrive pas souvent) on pourrait presque se dire qu’il est beau. Séduisant et ténébreux, un visage fin et de longs cheveux noirs et soyeux. C’est un jeune homme qui apporte un grand soin à sa personne, il a des principes, voyez-vous. Très souvent élégamment vêtu, on dirait un petit prince tombé du nid.
Jusqu’à ce que l’on remarque sa cape blanche, son sourire dénué de toute raison et enfin son goût prononcé pour le désordre et le malaise. Ses yeux marron très clair, tirant vers la couleur du feu, lui donnent l’air d’être habité par le mal.


Caractère, personnalité :
Il a d’autiste le fait de se focaliser sur des détails sans importance, et d’oublier le reste. Ceci fait de lui un être profondément incapable d’un raisonnement sensé : liant sans vergogne des idées qui n’ont aucun rapport, se persuadant de faits absurdes, etc. Le plus effrayant, c’est qu’en le regardant, ou plutôt en l’écoutant, on pourrait croire qu’il est tout à fait conscient se sa propre inconséquence, toujours railleur, amusé et provocant.
Tout ceci nous amène à penser que Xerian est en réalité un simple psychopathe. Il n’éprouve aucun sentiment d’appartenance, ni d’attachement à quoi que ce soit. Tout en lui n’exprime qu’une volonté de désordre et de chaos.
Pour faire simple, il a plus ou moins pour principe de ne pas avoir de principes. Ainsi, s’il vous dit qu’il a des principes, c’est qu’il se fout de votre gueule. Rien dans son comportement n’est clair, défini, ni même structuré, aussi, aucune situation ne lui évoquera un devoir particulier. Aucune valeur, aucune honnêteté, aucune intégrité, aucune morale, aucune raison.
Néanmoins il demeure quelques constantes dans son caractère, des sortes de lubies stupides. Par exemple il a une grande aversion contre son identité de vampire, et s’énervera facilement contre quiconque mentionnera cette identité, ou fera un quelconque commentaire à propos de sa race. Il déteste également les chauves-souris, détail qu’il est important de souligner car presque toutes ses pseudo-réflexions tournent autour de ça.
C’est par ailleurs un cleptomane aguerri.


Histoire :

Vous avez déjà vu une chauve-souris ? Ah non ? Eh bien si vous en voyiez une, vous comprendriez tout de suite qu’on ne peut pas se fier à un truc pareil. Déjà, ça a une sale gueule, toute fripée, on dirait un nouveau né qui serait resté au moins un millénaire dans le bide de sa mère, tellement c’est moche. Ensuite, ça a des ailes qui prolongent ses pattes avant, ‘parlez d’une connerie… En plus elles sont en peau, ces ailes. Et pour finir, comble de la débilité, ça dort la tête en bas. Non mais vous avez déjà essayé de mettre la tête en bas ? Oui donc voilà. On, ne, peut, pas, se, fier, à, une, chauve-souris. Point. À la ligne. Et le premier qui me dit :

« Ouiii, mais tu voiiis, elles font c’quelles peuuuvent, tout çaa… »

Eh bien j’lui fous un pain dans sa gueule.

À ce propos, je viens de me rendre compte, en voyant vos tronches, que vous devez vous dire :

« Ouiii, mais on s’en tape de tes chauves-souris, on te demande de nous raconter ton histoire. »

Alors déjà vous apprendrez que ce ne sont pas mes chauves-souris, je n’ai rien à voir avec des machins pareils, et ensuite, que je ne peux pas les blairer. Voilà. C’est dit. Et pour mon histoire, bah ça vient.

Du coup, allons-y, sans plus tarder. Quand j’étais petit, j’avais un pote, pas très malin, il s’appelait Gfazor. Quoi que, non, c’était peut-être Grazunor. Enfin peu importe, ce qui est important c’est que…

Quoi encore ? Mais non mais le tout début je m’en souviens pas bordel !
Voilà, je suis né, dans une famille de merde, on m’a donné un nom de merde, et on m’a dit :

« Ouiii, tu es un vampiiire, c’est très bieen, tu te nourriras de sang. »

Alors moi je leur ai dit :

« Non, mais je ne suis pas d’accord, c’est inadmissible. »

J’avais deux ans, tout ça, mais j’avais quand même des principes. Oui deux ans bordel, qu’est ce que tu veux ? Le passage où j’ai enfin, par un miracle infini, réussi à marcher ? D’accord…

Eh bah j’avais un an et j’sais plus trop combien, et on m’a dit :

« Ouiii, aujourd’hui tu vas marcheer… »

J’me suis pété la gueule un bon paquet de fois, et après j’ai fait des allers-retours comme un débile fini entre : papa, maman, papa, maman, papa, maman, papa, maman. Enfin bref vous voyez le genre quoi. Alors laissez-moi parler deux secondes sinon on ne va pas s’en sortir !

Donc ! À deux ans, ils m’ont ramené un mec crevé et ils m’ont dit :

« Ouiii, tu voiiis, nous autres vampires, nous avons des dents pointues pour sucer le sang des gens, et ainsi nous nourrir. »

Du coup moi je leur ai dit :

« Nan mais c’est parfaitement cradingue. Pourquoi n’envisagerions-nous pas l’éventualité de le saigner, et de boire son sang à la bouteille ? »

Oui, ce n’était peut-être pas aussi bien tourné, je n’avais que deux ans, c’est vrai, n’empêche que l’idée était là.
Ensuite ils m’ont répondu :

« En fait, c’est carrément moins bon comme ça. »

Ou à peu près. Du coup ça m’a énervé, je leur ai dit que, dans l’absolu, j’en avais plutôt rien à foutre, et que je préférais encore crever la dalle que de me mettre à genoux pour sucer un vieux machin. Non mais sans blague, y’a que moi qui trouve ça malsain ou quoi ?

Approximativement de cet instant à mes six ans, il ne s’est pas passé grand-chose, je buvais à la bouteille, tranquillement de mon côté, et je les traitais de gros dégueulasses à longueur de journée. Ah si, je pissais sur les cadavres qu’ils ramenaient aussi, pour bien leur faire comprendre que c’était dégueulasse.

Après j’ai donc rencontré mon grand pote, Gergamanor.

Mais quoi encore ? Où je vivais ? Comment je l’ai rencontré ?
Non mais si vous vous focalisez sur les trucs dont on se fout totalement…
Alors, mon humble famille de tarés avait une maison assez luxueuse, située dans un village voisin de la grande cité royale. Je crois que mon père était une sorte d’assassin au service d’une guilde renommée mais peu reluisante. Voilà, donc quand je vous dis qu’on s’en cogne, j’aurais aussi bien pu vous parler des techniques de culture des navets chez les orques sédentaires de Burshnak.

Je peux vous parler de mon ami Gradurzamachor maintenant ? Merci bien.
Donc, à force que je les insulte, mes parents m’ont foutu à la lourde, ils m’ont dit :

« Bon, Xerian, tu nous les brises, va donc jouer dehors, ça nous fera de l’air. »

C’est ainsi qu’en vagabondant, je me suis fait un super pote, il disait toujours :

« Moi quand j’serai grand, j’serai magicien. »

J’lui répondais à chaque fois qu’il était beaucoup trop con pour ça, mais ça n’avait pas l’air d’entamer son enthousiasme. Enfin bref, un bon ami.

Après ça, ma mère s’est mise à enfler, enfler énormément, à tel point qu’on aurait dit que sa colonne vertébrale allait se casser en deux sous le poids de son ventre. Puis ma sœur est née. Une vraie chiarde, toujours en train de gueuler, de pleurer, de baragouiner des sons insensés. À chaque fois que je la croisais il ne me prenait qu’une envie, celle de l’étrangler. Alors mes parents me disaient :

« Laisse-la tranquille, tu fais bien plus de boucan qu’elle, et toi en plus tu es désagréable. »

Sidérant, elle n’avait même pas une semaine qu’elle avait déjà réussi à être l’objet de toutes leurs attentions, et moi j’étais bon qu’à déambuler dans les rues de ce village moisi en compagnie de mon abruti de pote. Genzothormajizassenor le magicien, qu’il se disait. J’avais beau protester, le prévenir que ça sonnait vraiment comme de la merde, rien n’y faisait, il y tenait.

La suite n’est pas très intéressante, les années sont passées, ma sœur a grandi, j’sais même plus comment elle s’appelait d’ailleurs. Plus les jours passaient, plus j’avais envie de la voir ramper dans un bassine de chauve-souris mortes, de la voir se noyer dans leur pus, tant elle m’agaçait.

Un jour que j’me baladais dans le village, je devais avoir environ douze ans, Germimortyzakonderfenuror m’accompagnait, et voilà que s’est amené un grand con…

Attendez, non, cet abruti ne m’accompagnait pas, lui je l’avais tué l’année passée.

Donc, le grand con, son air de merdeux hautain sur le visage…

Quoi encore ? Pourquoi je l’ai buté ? Mais c’est pas important ça, et puis à force de me gonfler avec sa magie, ça devait arriver… Je sais plus exactement comment ça s’est passé, mais à un moment j’en ai eu marre.
Comment j’ai réussi à dissimuler le meurtre ?
J’ai peur de ne pas arriver à vous suivre. Pour quoi faire ? Moi je l’ai gueulé partout que j’avais crevé ce débile. D’ailleurs mon père a encore trouvé à redire à mon comportement, ils m’ont enfermé et tout. Enfin je les ai tellement poussés à bout, emprisonné là-dedans, à gueuler, qu’ils ont fini par me refoutre dehors. La routine un peu.

Parlons un peu du grand con maintenant, ce grand con m’a dit :

« Alors petit vampire, c’est pas trop dégradant de jouer à la chauve-souris et de sucer le sang des gens ? »

« Ta gueule grand con, moi j’bois à la bouteille. »

Que j’lui ai fait. Il a renchéri :

« C’est pareil, les vampires, vous êtes tous des chauves-souris, de vulgaires chauves-souris. »

Alors là j’ai un peu perdu mon sang froid, j’me suis mis à lui mettre des coups de bouteille à ce grand con, pour lui apprendre. Mais le grand con étant trop grand, et trop con, en un coup de pied il m’a fait valdinguer, et très franchement j’ai pas trop eu envie de revenir à la charge.

Donc je suis rentré chez moi, j’ai mis un marron à ma sœur pour lui apprendre, et j’me suis enfermé dans ma chambre. Un peu vexé, pour tout vous avouer, je me suis mis en tête d’effacer tous mes liens avec cette race que les grands cons comparaient à ces vieilles paralytiques de chauves-souris.

« Je ne suis pas un vampire, j’ai des principes. »

Me suis-je dit.

« Et encore moins une chauve-souris, bordel. »

Ai-je pertinemment ajouté.

Et ainsi, je suis allé à la cave chercher une des pinces que possédait mon père, et j’me suis arraché les canines. À partir de cet instant, plus personne ne pouvait me confondre avec un vampire.

Comment ça des trous à la place des canines sont au moins aussi suspects que les canines elles-mêmes ? Non, il n’y avait plus de doute possible, je ne suis pas un vampire de toute façon.

Évidemment, ce qui devait arriver est arrivé ensuite, mes parents m’ont dit, alors que je fanfaronnais partout, criant que je n’étais pas un dégénéré de vampire parce que je n’avais pas de grandes canines :

« En plus d’être bête, tu es complètement dingue. Qu’est-ce qui t’es passé par la tête ? »

J’leur ai répondu que j’étais pas bête, moi, que j’étais pas un vampire, et que j’avais des principes.

« La preuve, moi j’ai pas d’canines. »

Que j’ai même rajouté, pour bien leur faire fermer leur gueule.

Les deux années d’après j’me suis emmerdé à mourir. Je prenais des trucs dans la baraque et je les entreposais dans ma chambre, pour passer le temps.

Ma sœur ?
Oui bah j’ai aucun élément nouveau à vous donner. Elle continuait inlassablement sur la pente fatale de la connerie, et puis j’parle pas aux vampires, j’ai des principes.

À mesure que les années passaient, un sujet revenait de plus en plus souvent dans leurs conversations, entre deux de mes insultes. Mon père en particulier sentait son activité menacée par un groupe politique sévère, qui gagnait en influence. Lui et sa guilde agissaient à son encontre, mais visiblement ça ne se passait pas aussi bien qu’ils l’auraient voulu.

Comme il n’y avait plus de place dans ma chambre à force d’y entasser toutes les babioles de la maison, je me suis mis à les vendre. La baraque se vidait peu à peu de tous ces machins, et moi je m’enrichissais, tel un jeune marchand plein d’avenir.

N’empêche, vous rigolez mais ils ont fini par s’en rendre compte.

« Je crois que des objets de la maison disparaissent mystérieusement. »

Qu’ils ont dit, un soir, à table. D’ailleurs à ce propos, j’ai jamais compris pourquoi on se mettait à table pour boire du sang, je leur ai répété qu’une table ça servait à manger, pour les êtres civilisés, mais que comme ils étaient des bestioles sauvages, ils n’avaient rien à foutre autour d’une table. Je leur accordais même, dans ma grande bonté, un :

« Vous pouvez sortir de table. »

À chaque fois ils m’engueulaient, et finissaient par parler de la prise de pouvoir d’un Roi, qui les préoccupait vraiment. Il aurait destitué la démocratie de Feleth, à Madorass, pour y ériger un régime tyrannique.

« Qu’est-ce que ça peut vous foutre ? »

Leur ai-je poliment demandé. Ils m’ont dit que j’étais trop con pour comprendre, jaloux qu’ils étaient de mon statut de non-vampire.

Le lendemain, alors que la routine reprenait son cours, je fouinais dans la maison en quête d’un objet à vendre au marché, et sur quoi ne suis-je pas tombé ? Une lettre moisie, parlant de soulèvement, d’attentats et mentionnant plusieurs fois le nom de ma famille. ‘Parlez d’un truc de merde, ça ne valait rien. Du coup j’ai cherché d’autres trucs.

C’est là que ma débile de sœur entre en scène, elle s’est pointée et m’a demandé :

« Xerian, qu’est-ce que tu fais avec mon collier ? »

J’ai répondu, un sourire de victoire sur les lèvres :

« Ça ? C’est à moi. »

Et, posant ma main sur le bracelet qui était posé non loin j’ai dit :

« Ça c’est à moi. »

Ensuite elle s’est mise à crier et à pleurer, je lui ai dit de la fermer, et je suis parti vendre mes nouvelles acquisitions.

Ce soir là ma mère m’a intercepté dans un des couloirs de la maison et elle a dit :

« Écoute Xerian, tu nous les brises à tout le temps nous piquer des trucs. Et puis je trouve que tu es un poids pour la famille, tu pourrais nous aider quand même. »

Alors là j’ai vu rouge, et j’ai répondu :

« Écoute-moi bien, engeance de chauve-souris, et tâche de te fourrer ça dans le crâne une bonne fois pour toutes. Je, n’aide, pas, les, vampires. J’ai des principes. »

Après, lors du dîner, ils m’ont encore plus cassé les raisins qu’à l’accoutumée. C’est pourquoi le lendemain, je suis allé à Madorass.

On m’avait dit que le Roi recevait en doléances, alors j’y suis allé, j’ai attendu patiemment mon tour en garçon bien élevé. En fait ils m’ont tous laissé passer devant eux, je crois qu’ils avaient énormément de respect pour mon statut de non-vampire, je leur disais que je n’avais pas de canines, ça imposait vous voyez.

Du coup je suis arrivé devant le Roi, j’ai tout de suite vu en cet homme une oreille attentionnée. C’est pourquoi j’ai déclaré sans vergogne :

« Ma famille de merde cherche à nuire à votre gouvernement. »

Tout simplement. Alors on m’a gueulé dessus, soi-disant je ne respectais pas le protocole. Mais le Roi a su déceler l’intérêt de mon discours. En bon souverain à l’écoute, il a fait taire les mécontentements de ses subordonnés et a demandé :

« Ô, noble non-vampire, as-tu des preuves de ces délicieuses insinuations ? »

Bon, c’était peut-être pas ça au mot près, mais c’était l’idée. Je lui ai donc présenté la lettre moisie trouvée la veille. Il avait l’air très heureux.

Pour être tout à fait franc, je ne sais pas si c’est ma mère, mon père ou ma sœur.
Je sais, cette phrase n’est pas finie, mais c’est pour faire durer le suspense.
En fait je crois que c’est ma sœur. C’est en voyant ma sœur brûler sur le bûcher que j’ai le plus ri et jubilé. Les deux autres étaient bien aussi, mais pas autant. Elle criait, hurlait, mais surtout elle brûlait. Et je savais que par ces flammes, plus jamais elle ne me casserait les oreilles.

Je suis resté à les regarder mourir, ce qui a beaucoup impressionné les hommes chargés d’exécuter la peine. Je riais de bon cœur et leur lançais des brindilles dessus, clamant avec entrain :

« Bande de dégueulasses ! »

On peut dire que j’étais fier de mon coup.

Peu de temps après, on m’a convoqué au palais royal de Madorass. Y être déjà venu ne m’a pas empêché pas de me paumer une deuxième fois, mais j’y suis quand même arrivé. Le Roi en personne me faisait mander pour un entretien.

Il m’a invité à sa table et m’a proposé de fabuleux mais. Il m’a dit que j’étais le genre de personnes qu’il cherchait pour des travaux particuliers, et qu’il m’engagerait volontiers.

Je lui ai dit :

« Vous savez, le sang c’est vraiment dégueulasse, vous avez de la chance de pouvoir bouffer de la vraie nourriture. »

Il a alors fait lire la charte de son règne.
Ensuite il m’a dit plus explicitement le poste qu’il me proposait. Cape Blanche, ça sonnait bien.
Je lui ai demandé de me redire le nom du poste qu’il voulait me confier.
J’ai demandé de relire la charte.
J’ai accepté. Ma justice était indiscutable.

Il m’a surnommé « L’intègre », et je trouvais que ce qualificatif me convenait à merveille.

J’ai souri.

Les quatre ans qui ont séparé cet instant de l’instant présent ont été un pur bonheur. J’obéissais avec enthousiasme aux ordres et aux lubies de mon Roi, et en contrepartie j’étais libre de faire tout ce que je voulais.

Je pouvais prendre ce qui me plaisait dans les échoppes des marchands.
Je pouvais reposer mon butin dans l’échoppe suivante pour prendre un autre truc.
Je pouvais tuer tout grand con dont la tête ne me revenait pas.
Je pouvais mettre autant de merdier qu’il me plaisait dans l’auberge.
Je pouvais m’obtenir les grâces de n’importe laquelle des femmes de Madorass.

Et par-dessus tout, je pouvais faire taire qui me refusait tous ces droits. Et être félicité par mon Roi pour cela.

Tout tourne autour de moi. Je suis bien égoïste n’est-ce pas ?
Mais en fait, non, je fais ça pour les autres.
Peu m’importe ma personne, et peu de choses savent éveiller mon intérêt.

Je peux égorger les enfants devant les parents.
Je peux demander au clodo du coin de violer la femme devant le mari.

Je fais ça pour les autres. Pour voir cette lueur de détresse dans leur regard, pour les voir vomir de dégoût devant les absurdités.

Je fais ça pour que règne le chaos, et ma justice est indiscutable.



EN CE QUI VOUS CONCERNE



À quelle fréquence serez-vous présent sur le forum ?
Aussi souvent que possible, normalement, au pire des cas, une fois par semaine.

Comment avez-vous découvert le forum ?
Moi être Querel, moi avoir écrit cette question, et moi me réserver le droit de ne pas y répondre.

Quelles remarques pouvez-vous formuler à propos de l’apparence du forum ?
Une réponse dans le style de la précédente !



TEST-RP



Au fond du couloir, taillé dans de larges pierres grises, les pas de trois hommes résonnaient. De grandes tentures de soie, brodées, redonnaient un peu de chaleur aux murs glaciaux.

Les deux gardes et le vampire traversèrent plusieurs tronçons de l’aile Ouest du palais royal, s’aventurant dans des escaliers à colimaçon, croisant des pièces dont la beauté aurait pu tuer sur le coup tout paysan qui n’y aurait pas été préparé. Leurs bottes vagabondaient entre les somptueux tapis rouges, les dalles de marbre immaculées et les parquets vernis, orchestrant la seule musique de cette grave marche.

L’escorte finit par mener Xerian devant une porte de bois travaillée, ouverte et donnant sur une longue salle à manger. Une immense table captait toute l’attention, il y trônait quantité de nourriture alléchante dans des plats de faïence. Le couvert était dressé pour une vingtaine de personnes, sur une nappe d’un blanc éclatant, des assiettes étincelantes, des serviettes de tissu et de l’argenterie à profusion.

Mais derrière toutes ces richesses, seul, présidant cette table, un Roi. À la vue de l’arrivée du vampire, ce dernier leva légèrement la main, laissant sa lourde manche glisser le long de son avant-bras. Il clama d’une voix forte.

« Xerian ! Mon ami ! Mais viens donc me rejoindre ! »

La main levée s’abaissa en direction du siège, à la droite du souverain.

Xerian avança alors, longeant la grande table. Il tira à lui le dossier de bois noir, contourna le fauteuil et enfin s’assit sur le rembourrage de tissu rouge. Les deux gardes l’avaient suivi et se postaient derrière lui.

Toujours un grand sourire, un peu graisseux et malsain, sur le visage, Kaull éleva la voix de nouveau.

« Tu m’excuseras, j’ai déjà commencé à manger. Mais alors, comment te portes-tu depuis notre dernière rencontre ? »

Le vampire dévisagea un instant son Roi d’un air perplexe, puis s’exclama.

« Mais, à merveille ! Mon Roi ! À merveille ! Vous ne pouvez pas savoir à quel point ce bûcher m’a redonné goût pour la vie. »

« Eh bien tu m’en vois ravi, Xerian. Tu dois te demander pourquoi je t’ai fait mander ici, n’est-ce pas ? En fait, je crois que tu es quelqu’un de taillé pour un poste très particulier, que je voudrais te proposer. »

En pointant du doigt les mais fastueux qui ornaient la table, Xerian coupa le tyran.

« Vous savez, le sang c’est vraiment dégueulasse, vous avez de la chance de pouvoir bouffer de la vraie nourriture. Vous devriez en profiter, mon Roi. »

Kaull eut un rire faux, passablement irrité qu’on l’ait interrompu. Il se resservit une cuisse de poulet, sauça généreusement puis continua.

« Oui, j’essayerai, Xerian. Avant tout, as-tu déjà entendu la charte de mon règne ? »

« Non, il ne me semble pas, mon Roi. »

Alors le souverain fit un signe de main à l’un des gardes. Ce dernier tendit un parchemin entre des rouleaux d’or et commença la lecture. Elle fut ponctuée par des petits mouvements de la main du Roi, il appuyait sur certains mots tel un chef d’orchestre, un sourire sur le visage, mastiquant la chair tendre.

« En ce jour de grâce, Nous, Kaull Hendenmark, proclamons :

Le Roi est détenteur des pleins pouvoirs.
Les Capes Blanches sont la continuité de l'autorité du Roi. Leur Justice est indiscutable.
Pour assurer paix et ordre, tout endoctrinement d'idées de dissension est proscrit.
Tout préjudice causé volontairement à autrui vous sera infligé en exacte proportion.
Le silence étant l'approbation des faibles, l'omission de la mention d'une infraction auprès des représentants de l'ordre sera considérée comme complicité.
La complicité est passible des mêmes sanctions que l’infraction à laquelle elle est rattachée.
Afin de garantir justice et équité, les sanctions seront infligées sans aucune dérogation possible, toute tentative de corruption pouvant donner lieu à une aggravation de la peine.

Le peuple étant le Royaume, nous nous engageons à le protéger et à assurer son bien-être par tous les moyens que nous jugerons nécessaires.
»

Un long silence prit le relais de la voix monocorde du soldat. Avant que Kaull, rejetant ses cheveux gras en arrière de sa main moite, ne se remette à parler.

« Xerian, mon cher Xerian. Je vois en toi quelqu’un de profondément loyal envers cette charte, et tout ce qu’elle représente. En venant me trouver en doléance et en me rapportant cette menace rebelle, tu as prouvé ton dévouement. Cependant, je crois que tu as fait bien plus que ça. Non seulement c’est ta propre famille que tu as dénoncée, prouvant par là que rien n’était plus cher à tes yeux que le Royaume, mais en plus de cela, tu sembles fier de l’avoir fait. »

Xerian répondit solennellement en clignant nerveusement des yeux.

« Je vois ce que vous voulez dire. »

Et le Roi reprit.

« Tu sembles soulagé de l’avènement de la justice du Royaume, et fier de l’instaurer, même quand elle va à l’encontre de ce qui te touche de près. Je voudrais, Xerian, que tu revêtes une cape blanche, et que tu l’arbores au nom du Royaume tout puissant. »

« C'est-à-dire ? »

Demanda le vampire, l’air un peu déboussolé.

« Je souhaiterais te nommer au grade de Cape Blanche, ce sont mes plus proches et loyaux serviteurs. »

« Euh, vous pouvez me relire la charte ? »

« Mais bien sûr, Xerian. »

Le souverain ordonna au garde d’un signe de tête, ce dernier réitéra la lecture.

« En ce jour de grâce, Nous, Kaull Hendenmark, proclamons :

Le Roi est détenteur des pleins pouvoirs.
Les Capes Blanches sont la continuité de l'autorité du Roi. Leur Justice est indiscutable.
Pour assurer…
»

Xerian trancha, un grand sourire, presque pervers, sur le visage.

« J’accepte, ô mon Roi, de faire respecter Vôtre autorité, c’est un honneur. »

Kaull épongea le coin de sa bouche de sa serviette blanche, sembla décoincer un bout de viande d’entre ses dents avec sa langue, puis réagit.

« À nouveau, tu m’en vois ravi, Xerian. Mais j’aimerais savoir, serais-tu prêt, Xerian, à utiliser tous les moyens, pour faire respecter cette autorité ? Serais-tu prêt à fureter dans l’ombre, à tricher, à trahir, à mentir, à duper, à torturer, à tuer, à n’éprouver aucune compassion ni aucune pitié pour tous ceux qui se dresseraient contre nous ? »

Le vampire ne pouvait s’empêcher de garder ce sourire dément, il demanda.

« Un rat ferait ça ? »

« Probablement, un rat ferait ça, oui. »

« Alors je le ferai. Les rats, c’est des types bien, ils bouffent les chauves-souris. »

Le souverain eut un sourire à son tour, presque gêné et déstabilisé par l’apparente folie de sa nouvelle recrue. Il avait néanmoins l’air heureux, et déclara d’une voix sérieuse.

« Très bien, Xerian Mhord, je te décerne donc le titre de Cape Blanche. À mon service tu seras… L’intègre. »


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Singrid Hercolubus



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MessageSujet: Re: Xerian Mhord, l'intègre   Mar 28 Aoû 2012 - 16:03

BONJOUR TOI QUEREL !
Heu.. Non ! Toi Xerian !

Ouah, purée ! Pour être franc, je me suis marré pendant presque toute ma lecture. Ce personnage est juste génial *__*.
Bon forcément, niveau contexte tout ça, bah j'ai rien à dire, mais franchement, bravo sérieux xD. *trouve pas de mots*
Et l'idée de s'arracher les canines, j'adore, c'est original *-*

Singrid, GO ! Singrid lance Chauve-souris, mais cela échoue ! Fiche lance Psychopathe, c'est super efficace ! Singrid lance Petite soeur cramée, ce n'est pas très efficace... Fiche lance Humour dévastateur, Singrid est KO. (c'est un peu mon état actuel xD).
BREF ! Je te valide avec grand plaisir, espèce de taré xD.


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Néro Elem

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MessageSujet: Re: Xerian Mhord, l'intègre   Mar 28 Aoû 2012 - 16:11

Exactement.
Espèce de taré. u_u


Néro, Elem est venu ici...

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MessageSujet: Re: Xerian Mhord, l'intègre   

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Xerian Mhord, l'intègre

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