''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Du grabuge, encore du grabuge [PV Humphrey, Bak'houm, Silpheal]

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Samaël Amarth



________________

Samaël Amarth
________________


Race : Séraphin-Démon Commun
Classe : Rôdeur
Métier : Chasseur de prime
Croyances : En sa quatrième personnalité ... Mais on l'attend toujours
Groupe : L'Alliance

Âge : 80 ans

Messages : 12


Du grabuge, encore du grabuge [PV Humphrey, Bak'houm, Silpheal] _
MessageSujet: Du grabuge, encore du grabuge [PV Humphrey, Bak'houm, Silpheal]   Du grabuge, encore du grabuge [PV Humphrey, Bak'houm, Silpheal] EmptyJeu 30 Aoû 2012 - 13:20

Attablé dans un coin sombre d’une taverne sombre, cachant son sombre visage de sa sombre capuche, dans une ruelle sombre d’un quartier sombre de la sombre ville de Venill, Samaël avait du mal à voir sa bière tant il faisait sombre dans cette satanée ville.
Attrapant sa sixième chope, il se leva et décida de se rapprocher de la lampe à huile qui trônait au centre de la pièce, baignant l’endroit mal odorant d’une lumière faible et vacillante, d’une couleur orangée très chaleureuse.
Les quelques rares clients qui étaient présents ne pipaient mots. Aucun barde ne s’égosillant aux sons d’un quelconque instrument. Seul troublait le silence de cette miteuse taverne-cave le son des chopes s’entrechoquant dans les mains du tavernier faisant la plonge.

Le regard perdus dans le liquide mousseux de sa pinte, Samaël avait l’esprit moultement et foutrement occupé. Un problème d’une rare importance et d’une complexité défiant les plus grandes questions philosophiques de touts les temps avait germée dans son esprit. Cette idée avait poussée dans son crâne telle une petite plante qui germe au bord d’un chemin que vous connaissez comme votre poche.
Vous l’empruntez tous les jours, et vous connaissez chaque virage, pente, monté. Le moindre caillou, la disposition exacte de chaque arbre. Mais il y a ce petit être végétal qui pousse, et ce si lentement que vous ne le remarquez même pas. Il s’insinue dans votre regard, votre esprit et à chacun de vos passage la différence par rapport au précédent et si peu visible que vous n’en êtes pas choqué. Jusqu’au jour où cette plante devient un arbre immense, au tronc massif, qui a poussé en plein milieu de votre chemin et que, dans un moment d’inattention des plus anodins durant lequel vous observiez un magnifique faucon cendré au vol majestueux, vous avez heurté de plein fouet !
Alors, assit le cul dans la poussière, vous levez la tête et contemplez l’énorme arbre si majestueux qui vous a foutus au sol … Et alors toute la grandeur de cet arbre heurte désormais de plein fouet votre esprit (qui était lui aussi dans un moment d’inattention, dans la contemplation du vol d’un magnifique neurone cendré !). Et votre esprit, assis le synapse dans la matière grise, lève la tête et se rend compte de l’énormité de la chose devant laquelle il est. Son importance et son évidence lui apparaissent clair seulement maintenant, alors que cela fait des jours qu’il l’a sous les yeux. Et c’est le choc. Et la chose ne vous quitte plus l’esprit.

Tout ça pour introduire la complexité et la rare importance de l’idée qui avait germé dans l’esprit de Samaël : Devait-il s’acheter un paillasson ?

Le fait est que Samaël ne possédait pas de chaussures à essuyer sur cet hypothétique paillasson et encore moins de maison à mettre derrière ce dit paillasson.

Mais sait on jamais, peut être qu’au détour d’une quête dans des ruines maudites trouverait-il une paire de chaussure qui nécessiterait un paillasson. Ou peut être que d’ici quelques jours il hériterait d’une riche demeure dans la capitale, don d’un lointain oncle richissime qui dans son immense bonté lui léguerait cette magnifique bâtisse ; mais que dans une quelconque malchance, malgré la donation de tout les meubles, le paillasson du palace aurait été volé la veille par un malfrat peu scrupuleux de la qualité d’hygiène pédestre des habitants.

Samaël aurait alors besoin de ce paillasson.

Malheureusement, ne possédant aucun pouvoir de prédiction du futur, notre bâtard ne pouvait savoir si cet investissement serait judicieux ou non.

Voila les sombres et horribles pensées qui lui traversaient l’esprit, le torturant nuits et jours sans relâche, où qu’il soit.

Mais sa souffrance allait prendre fin dans quelques instants. Scrutant avec insistance sa chope et son contenu il se dit, avec détermination :

- « Si cette chope a un fond, je pars de ce pas au marché acheter un paillasson. Dans le cas contraire je recommande des chopes de bière jusqu’à que je trouve celle qui possède un fond ! »

Prenant son courage à deux mains, sa chope par la hanse de la troisième et sa bourse de la quatrième, il enfila la bière d’un trait les yeux fermés. Gardant la tête renversée et la chope aux lèvres, il ouvrit timidement un œil, priant de toutes ses forces des êtres occultes aux puissances magiques et surpuissantes inconnus de lui-même pour que la chope n’ait pas de fond et qu’il puisse continuer de se saouler tranquillement. Malheureusement le récipient contenait bien un fond. Un bon gros fond solide de bois impénétrable pour une bière classique d’une taverne classique produite de manière classique et destinée aux clients classiques.

Dépité, Samaël laissa tomber sa chope sur la table et se leva avec lassitude. Il plongea sa main dans sa bourse et sortit une petite pièce d’or qu’il envoya valser dans la chope, autant dire à peine de quoi payer la présente consommation.
Il se dirigea lentement vers la porte de l’établissement et s’apprêta à l’ouvrir, quand le patron s’interposa.
Un homme de taille moyenne, très barbus, ventrus et aux grosses mains usées. Sur son visage s’agglutinaient un nombre impressionnant de cicatrices. Son tablier était vieux et usagé, couvert de taches d’alcool, de nourriture et de vomis. Mais le plus important dans tout cet être, qui ce dressait fortement entre notre héro et la porte salvatrice de sa folie alcoolique, c’est l’énorme hache de bucheron qu’il tenait dans ses mains.

L’homme le toisa d’un regard dure et mauvais, emplit de colère et lui cracha au visage :

- « Si tu crois que tu vas m’arnaquer t’es mal tombé sale chien. Il y a 6 autres bières que tu ne m’as pas payées et si tu ne me les règle pas, tes tripes le feront pour toi ! »

Une foule de petits postillons avaient plut sur le visage décalé et torturé de Samaël. Il les essuya d’un revers de la main et toisa le tavernier :

- « Je serais ravi de pouvoir vous régler mais vous me voyer dans l’impossibilité de m’acquitter de ma dette. En effet il faut que je garde mon pécule amassé lors de mes précédentes quêtes pour aller acheter un paillasson. Car il est probablement hypothétique que dans un avenir proche je me vois dans l’obligation de posséder cet instrument de la vie de tous les jours. En effet qui peut prédire si dans cet avenir proche je n’hériterais pas d’un bien immobilier nécessitant l’acquisition d’un paillasson, ou encore que je ne trouverais pas une paire de chausses adaptée à mes pieds qui nécessiterait un entretien quotidien au moyen d’un paillasson. Ou bien encore qu’un être dans une grande détresse vienne me quérir un paillasson pour lui sauver la vie. C’est à cause de toutes ces incertitudes que je me vois le regret de vous annoncer que je ne peux payer mes consommations »


Le regard du tavernier erra quelques instants dans les brumes de son esprit troublé et Samaël crut un moment qu’il avait réussit son coup. Mais la stupidité et toujours la plus forte et malgré cette démonstration impressionnante destinée à perdre le tavernier, ce dernier n’avait pas oublié son objectif final :

- « Pour la dernière fois : mon or sale porc ! »

Samaël réitéra sa tentative en y mettant ce coup ci plus de persuasion. Approchant son visage à quelques centimètres de celui du tavernier, il attrapa la hache par le manche et poussa de toutes ses forces. Les deux hommes reculèrent de quelques pas avant de heurter la porte. Le tavernier se retrouva les mains bloquées contre son ventre par la hache qu’il tenait, un énorme crochet de boucher sous la gorge et une voix d’un sadisme inhumain lui susurrer à l’oreille :

- « Ta gorge me semble siiiii appétissante. Et ton ventre tant charnus doit accueillir de déliciiiiieuses tripes … Ôte toi de mon chemin humain, ou ton sang remplacera bientôt la bière de tes propres chopes … Ton sang siiiiii chaud … »

Le dit sang de l’homme ne fit qu’un tour lorsque que Samaël acheva sa phrase en lui léchant la joue de sa langue fendue …
Le gros devînt tout pâle et s’évanouit. Le bâtard l’écarta du pied avant de sortir de la taverne en lançant aux autres clients :

- « Profitez en, c’est ma tournée … »

Puis la lumière du jour inonda la pièce.




*****

La foule entourait Samaël. Hommes, femmes, enfants, jeunes, adultes, vieillards. Des hurlements, des gens parlant fort, des cris d’animaux, du feu qui crépitait, des plats qui mijotaient, des caisses qu’on chargaient et qu’on déchargeaient, des mouches qui bourdonnaient au dessus des morceaux de viandes. Des vapeurs et fumées qui apportaient des senteurs de repas préparés sur place, des odeurs acres et fortes des tanneurs, des déjections animales, des carcasses qui moisissaient au soleil. Soleil qui perçait l’obscurité du marché comme des lames de lumières au travers des bâches tendues au dessus des étalages.

Le marché. Lieu d’effervescence et de vie par excellence dans une ville ou un village.
Samaël appréciait particulièrement trainer dans ce genre d’endroit où toute sorte de gens se croisent et se rencontres, où la vie bouillonne, où les sens sont assaillis de partout et sollicités sans arrêt. Et c’est surtout Samarcande qui était heureux à chaque fois que notre héros trainait dans ce genre d’endroit. Tant de gens ça voulait dire énormément de tripes à répandre sur le sol ! Des centaines de ventres à lacérer et à ouvrir ! Des mètres et des mètres d’entrailles à étirer en de multiples et divers motifs ! Des kilos de trésors de bidoches à triturer de la pointe de ses lames !
Rien que l’évocation de ces idées donnait la chair de poule à Samaël. Un frisson de plaisir intense. Et notre héros dut se démener pour ne pas sauter sur la première personne qui lui passerait sous la main en l’occurrence … Une vieille dame acariâtre d’une bonne centaine de kilos, croulant sous un tas d’immondice de nourriture à moitié dévorée et moisissant sur ses hayons de robe bien trop petite pour son corps boudiné.
Bon Samaël attendrait peut être un corps un peu plus attrayant pour se jeter dessus et l’éventrer …

Flânant dans les allés bondées du marché central de Venill, Samaël balayait du regard les différents étalages à la recherche d’un paillasson convenable. Tant excité par sa quête, il en allait jusqu'à regarder les étales par-dessus les épaules des gens, même jusqu’à bousculer certaines personnes lorsqu’il pensait avoir aperçut l’objet tant espéré de sa quête. Mais il lui apparut évident au bout d’une heure de fouinage dans les débarras divers et variés de ce grand marché qu’il n’existait aucun vendeur de paillasson dans cette fichue ville.
Dépité, il décida de demander aux gens si sa crainte était juste ou non.
Harcelant, questionnant, demandant sans relâche, il houspilla au total pas moins d’une cinquantaine de personnes jusqu’à ce qu’une vieille femme, apeurée par son comportement plus qu’intriguant, décida d’appeler la garde.
Samaël ne remarquant strictement rien, continua de haranguer les poissonnières et bouchers et autre marchand de légumes et de vêtements sur la possible et éventuellement hypothétique présence d’un foutre dieu de BORDEL DE MOISISSURE DE CHIANTERIE DE VENDEUR DE PAILLASON DE …

Une grosse main calleuse, enfilée dans un gant de cuir épais renforcée d’une cotte de maille, s’abattît sur l’épaule de Samaël. Coupé dans son élan injurieux, notre héros se retourna pour voir quel était l’espèce de vaurien d’humain ventripotant lui coupant la chique impunément
Au bout de cette main ce trouvait un bras recouvert également d’une cotte de maille. Au bout de ce bras une épaule fortement protégée sous une cotte de maille également, mais aussi un gilet de cuir épais et surtout une imposante épaulière d’acier. Et au bout de cette épaule …

Bon on ne va pas vous faire la description détaillée de l’anatomie complète du chef de garde qui se trouvait face à Samaël. Donc nous simplifierons en disant qu’un … Chef de la garde se tenait en face à Samaël

Au vus de cet homme caparaçonné de pied en cape, et de la dizaine d’autre trouffions de la garde le suivant, eux même armés, Samaël fut … Surprit !

Le chef le toisa de son regard lourd de pouvoir et de responsabilité et lui demanda :

- « Alors comme ça on fait du grabuge sur le marché ? »


- Non je ne cherche pas du grabuge mais un paillasson, répliqua le plus innocemment du monde notre héros.

- Un paillasson ?!! Dis donc tu ne chercherais pas les noises et la castagne ? » s’offusqua le gradé suite à la réponse peu cohérente de Samaël.

Un attroupement c’était formé autour d’eux. Des villageois en mal d’action et de violence qui n’espérait qu’une seul chose : du sang, de la chique et du mollard (oui bon d’accord ça fait 3 choses et pas une ! Mais c’est une expression pour résumer le combat !). Parmi eux, un homme attira l’attention de Samaël, puisque possédant une peau d’un marron foncé très intriguant. C’était la première fois qu’il voyait un être de cette espèce. Etait-il humain ? Ou peut être une race de démon qui lui était inconnue ? Ou encore …

- « Oh je te cause le fauteur de trouble ! lui beugla le chef de la garde.

- Hein ?!! Ah non je ne cherche pas non plus des noisettes, des lasagnes ou encore un fauteuil de tourbe mais un paillasson je vous dis, répliqua Samaël, interrompus une deuxième fois par cet homme, ce qui commençait à lui faire courir le galopin sur la ratiche !

- Et tu te moque de moi en plus ?!! S’énerva le trouffion haut gradé mais pas trop non plus, sortant son arme, en cœur avec les gardes.

- Mais voyons pas du … » se fit une troisième fois interrompre Samaël, ce qui acheva de lui faire trottiner le scorbut sur la bidoche !

Car oui il se fit interrompre une troisième fois, et d’une manière plus que surprenante.

Alors qu’il était très occupé à s’enguirlander la fistule avec le chef de la garde (en espérant que les interjections et insultes de Samaël vous plaisent), un chat au pelage noir ébène et aux reflets argentés sautait de têtes en épaules sur les pauvres paysans ahuris, ne comprenant pas le pourquoi tu comment de ces acrobaties félines.

Rebondissant vivement et agilement sans que quiconque puisse l’arrêter ou l’attraper, il arrivait en sautillant vers le lieu où se situait Samaël, le chef de la garde et la bande de trouffions.
Il rebondit sur l’épaule de l’homme à la peau de boue puis arriva dans les bras de Samaël.
Surpris par cette interruption acrobatique, et submergé pendant quelques secondes par une peur intense, Samaël perdit le contrôle et Samarcande s’empara du corps. Il attrapa le chat entre ses bras telle une peluche et ne le lâcha plus.

L’homme à la peau sombre quand à lui, à la suite du contact avec le chat, eut une réaction des plus surprenante.
Son corps semblait muer, comme trop à l’étroit dans sa peau. Ses muscles gonflaient, ses membres s’allongeaient et se déformaient, sa peau devînt d’un noir si sombre qu’elle semblait aspirer la lumière environnante. Des dents pointues lui sortirent de la bouche, sa taille augmenta, des griffes lui poussèrent et ses vêtements furent engloutis à travers la masse sombre de son corps puissant, comme assimilés. Des signes luminescents rouges apparurent sur sa peau, comme une ancienne langue, et une deuxième paire de bras lui poussa.
Un monstre d’une horreur sans nom se tenait au milieu de la place du marché.
Il est bien évident que moult dames se mirent à crier, à gémir, à fuir en courant, que le chaos régnait désormais autour d’eux et que la garde était partie depuis bien longtemps se cacher dans un coin bien moins dangereux.
Du haut de son immense carrure la créature lorgnait dans la direction de Samarcande et du chat et ne semblait pas du tout contente …

Samarcande regarda le chat, regarda la créature, le chat puis fit rapidement demi tour et se mit à courir, toujours avec le félin dans les bras, et lui dit :

- « Je crois qu’il aime pas beaucoup trop les chats. C’est surement tes poils qui le rendent allergique ! »


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Du grabuge, encore du grabuge [PV Humphrey, Bak'houm, Silpheal]

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