''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 à défaut de chateau, campons !

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Ledha Borolev

Le Mangecoeur

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Ledha Borolev
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Race : Humain
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Métier : Archiviste
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à défaut de chateau, campons ! _
MessageSujet: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyMar 18 Sep 2012 - 2:20

Ledha s'essuya le front plein de sueur avant de reculer son visage, contemplant son travail. L'érudit se trouvait sous une tente, penchée sur le corps inanimé d'une jeune femme presqu nue, pâle, et mal en point. Elle avait perdue beaucoup de sang.

Depuis plusieurs semaines, un magicien noir, Tyrias Marchemonde, que Ledha connaissait de réputation, avait réveillé un énorme dragon et saccagé toute une région grâce à une arme mort-vivante invoquée d'on ne sait ou. Le résultat ? Du feu, de la fumée, des morts dans toute la région, et de ce fait, des vagues de réfugiés éparses. Ledha se trouvait actuellement dans un camps de réfugié d'une cinquantaine de tentes (le plus souvent, des peaux de bêtes fixées sur un bâton) et de presque 200 âmes, en plein milieu d'une plaine, afin de voir les attaques de loin.

Et parmis tous ces réfugiés, beaucoup de blessés et de malades. Hors, Ledha était médecin. Pas un soigneur, certes, et loin d'être un vrai docteur, mais personne ne connaissait aussi bien le sang et la régénération que lui.

Sa patiente avait perdue beaucoup de sang lors d'une attaque il y a plusieurs jours, et était de plus en plus faible. Le mangecoeur lui avait donné une partie de son sang. Dans une heure, elle serait d'aplomb et parfaitement en forme. La malédiction de Ledha avait au moins un avantage: il était une réserve inépuisable de sang, et de sang solide, en forme, et ne craignant aucune maladie. Les civils ne se mêlaient pas de ses affaires. Ils savaient qu'il était un sorcier, mais un sorcier qui faisait son travail et leur rendait les malades en bonne santé. Même s'il en payait parfois le prix avec un gros coup de fatigue.

Heureusement pour Ledha, il y avait un autre médecin dans le camps. Le mangecoeur assistait souvent ce vieil homme musculeux et bougon, mais incroyablement compétent. Ledha en profitait pour apprendre. Une personne entra dans la tente. Dollianne. Jeune femme d'une vingtaine d'année, berserker de son état, elle avait été forcée de suivre Ledha après le pacte de ce dernier envers les congénères de la jeune femme. Cette dernière n'appréciait guère Ledha, qu'elle considérait comme responsable de la mort de ses compagnons, sentiment contrebalancé par le caractère doux et sympathique du magicien, qui plaisait à la jeune femme.

Elle était son opposé parfait. Ledha était un homme, elle était une femme. C'était un mage, elle était une combattante. Il était calme et posé, elle était explosive et haineuse. Il était la civilisation, elle incarnait avec beauté la sauvagerie des tribus primitives. Les deux individus ne savaient sur quel pied danser avec l'autre. Et Ledha voyait de plus en plus la femme, et non la Berserker. Dollianne arborait en effet ses tatouages corporels avec fierté, et était très legèrement vêtue. Ledha avait toutefois réussi à la forcer à s'habiller plus convenablement, surtout après l'incident qu'elle avait causée en saccageant une taverne après les avances trop pressantes de quelques clients qui l'avaient prise pour une prostitué.

" Salut Dollianne. Tu vas bien ? "

" Mieux que vous j'espère. Y a un débat dehors, de jeunes femmes veulent entrer dans le camps, et ils veulent que vous veniez voir."

"Il" désignait sûrement les civils. Ces derniers avaient d'eux mêmes créés une sorte de Trirumviat de commandement, composé de leur ancien maire, Peter, de Ledha, et du médecin, nommé Piotr. Et ils leurs refilaien toutes les décisions à prendre, y compris celles d'accepter de nouveaux arrivants. Ledha soupira, voyant cela comme une perte de temps. Il sortit de la tente. Il était habillé comme un fermier, avec des vêtements classiques et un peu sales. Il ne portait même pas son fauchard, seuls ses yeux et ses tatouages le différenciant de l'homme de la rue. Au passage, Ledha enjoigna quelques personnes de veiller sur la bléssée. Elles se confondirent en remerciements.

" Et tu sers de messagère ? "

" Non, je veux voir. Parait que l'une d'entre elle me ressemble, avec des tatouages et tout. "

Ledha sourit un peu. Les Berserkers ne courant pas les rues, Dollianne espérait sûrement retrouver une congénères. De quoi parlait deux femmes Berserkers quand elles se retrouvaient ? De haches et de tueries ?

Traversant rapidement le petit campement, ils arrivèrent là ou se trouvaient les deux nouvelles arrivantes, en grande discussion avec le Maire.


Dernière édition par Ledha Borolev le Jeu 20 Sep 2012 - 10:57, édité 1 fois
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Naira Al'Ewynn



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Naira Al'Ewynn
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à défaut de chateau, campons ! _
MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyMar 18 Sep 2012 - 3:07

« Je crois que c’était le dernier… »

Azeria essuya sa lance rouge de sang sur les restes usés du pantalon que portait la goule qui venait de rendre l’âme pour la seconde fois, observant les alentours d’un air conquérant. Tirant sec sur la tête d’un cadavre carbonisé, Naira se retrouva avec cette dernière dans les mains, qu’elle observa avec dégout.

« Ils n’ont pas la même apparence que ceux que j’ai combattu par le passé avec Ledha, ceux-là sont moins vieux, encore un peu humain. Ils sentent moins fort mais sont tout aussi laids, dans un genre différent. »

Elle jeta la tête en l’air, tendit la main, cette dernière explosa dans une gerbe de flammes, arrachant un sourire à la jeune femme.

« Par contre, ce qui n’a pas changé, c’est qu’ils sont faibles mais très nombreux… »


Observant à son tour autour d’elle, l’invocatrice regardait les cadavres qui s’étendaient à perte de vue, un vrai carnage et pourtant, ce n’était que quelques créatures perdues. Elle songea à l’armée principale, combien étaient-ils, dix-milles ?

« Nettoyer derrière l’armée n’est pas une mauvaise idée, espérons juste que quelqu’un sera capable de la stopper, que nous ne fassions pas ça éternellement. »

Elles s’apprêtèrent à se remettre en route lorsque le torse d’une goule attrapa le tibia de Naira, manquant de la faire chuter. Braquant son regard inquisiteur sur la créature, elle tendit la main et une épée sortie de nulle part cloua la tête du zombie dans le sol.

« Oui, je sais Azeria, ne pas oublier de viser la tête sinon ils ne meurent pas. »

Souriante, elle récupéra l’épée invoquée, qui refusa de se séparer de son tribu, l’invocatrice se retrouva donc avec les restes d’un crâne, plantés tel un drapeau en haut d’un mat au bout de son épée. Trouvant l’effet amusant elle la garda tel quel, pointant l’arme vers le ciel en marchant, défiant ainsi tous les morts qui oseraient croiser leur route.

A peine dix minutes plus tard, elles remarquèrent une fumée au loin, dans les plaines. Pensant à une attaque sur un village, les deux femmes se mirent à courir, avant de se rendre compte qu’il ne s’agissait en fait que d’un camp de réfugiés. Lorsque Naira voulu se renseigner sur l’état des rescapés, les gardes furent muets et se contentèrent de lui demander d’attendre l’autorisation d’entrer. Comprenant les précautions prises dans le contexte et admettant que, couverte de sang dans sa belle tenue aux couleurs criardes avec à la main, une épée ornée d’une tête putréfiée, elle ne devait pas sembler digne de confiance, Naira se contenta d’attendre, sous le regard à la fois hargneux et effrayé des gardes.

Heureusement, l’attente fut de courte durée : un homme, qui se présenta comme le maire du village où vivait la majorité des gens abrités ici avant, vint à sa rencontre et commença à la questionner :

« Que venez-vous faire ici, nous n’avons rien à vous donner. »


« Charmant, je venais juste proposer mes talents afin de protéger votre camp et soigner vos blessés contre une paillasse pour la nuit. »

« Oh… Mais que faites-vous avec cette… Chose au bout de vot- Ah ! Voilà un autre membre de notre conseil pour m’aider à prendre les décisions vous concernant. »


Tournant la tête, Naira n’eut aucun mal à reconnaitre Ledha malgré sa tenue plutôt sobre et sa compagne qui ressemblait un peu à Azeria. Evitant sans peine les gardes surpris, agitant son épée et perdant ainsi son trophée ainsi que son arme qui termina aux pieds du maire, manquant de le faire tourner de l’œil, l’invocatrice échappa même à la vigilance de sa protectrice pour se jeter dans les bras de l’hémomancien, l’embrassant sur la joue dans l’élan.

« Ledha ! Je n’aurais jamais pensé te croiser ici, c’est génial ! Il faut que je te présente ma nouvelle amie ! Et que je te raconte pleins de trucs qui me sont arrivés! »


Pendue au cou du mage qui, malgré les quelques centimètres qu’elle avait gagnée, le dépassait encore largement, elle souriait comme rarement, la tête légèrement penchée sur le côté, lui redonnant cet air si enfantin qu’elle avait perdu depuis des mois.

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Ledha Borolev

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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyVen 21 Sep 2012 - 1:53

Ledha s'attendait toujours au pire ou au plus improbable, de ce fait, il était rarement surpris. Pourtant, la vision de Naïra était sûrement la dernière chose à laquelle il s'attendait, si on excepte une pluie de bonbons. Il la serra très fort contre lui, respirant son odeur naturelle qu'il percevait derrière celles de sang et de souffre. Lui rendant son baiser en effleurant presque timidement sa joue, il la souleva sans peine, la portant comme une princesse, tout souriant, donnant l'impression d'avoir perdu plusieurs années.

«
Ledha ! Je n’aurais jamais pensé te croiser ici, c’est génial ! Il faut
que je te présente ma nouvelle amie ! Et que je te raconte pleins de
trucs qui me sont arrivés! »


Les gens regardaient Ledha d'un air interdit, et il leur sourit tout en grattant affectueusement la nuque de Naïra.

" Rassurez vous, elle n'est pas dangereuse, je la connais bien. Quand à vous... "

Il se tourna vers Azeria, qui attira à elle la totalité de l'attention de la foule.

" Les amies de Naïra sont mes amies. Je suis d'accord pour vous laisser entrer. "

Il souria à l'adresse de la barbare, qui lui rendit un beau sourire en retour. L'hémomancien se retourna vers Dollianne.

" Prends-en de la graine, cette jeune femme est bien plus aimable que toi. "

Dollianne leva les yeux au ciel en grimacant, et, voyant que Ledha était occupé avec Naïra, invita Azeria à venir. Elles se tinrent derrière les deux mages en parlant de manière à ne pas être entendues. Sûrement parlaient-elles chacun de celui ou celle qu'elles accompagnaient. Ledha continuait de tenir Naïra dans ses bras. Cela devait faire un an et demi qu'ils ne s'étaient pas vus, et malgré leur douloureuse séparation, ils se retrouvaient comme s'ils s'étaient dit "au revoir" il y a quelques jours.

" Je vois que tu es en bonne compagnie Naïra. Tu n'aurais pas un peu grandie aussi ? " dit-il en riant. La plupart des gens regardaient Ledha avec des yeux ronds. S'il était aimable, Ledha restait un homme distant et discret, et le voir tenir une elfe ayant l'air d'avoir une quinzaine d'années comme s'il s'agissait de sa bien aimée était assez inhabituel.

" J'aide ces gens à tenir le choc de la vague de morts-vivants qui s'est abattue sur eux. Je pense que nous allons rester plusieurs jours ici, le temps de récupérer. Et toi, que compte tu faire ? "
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Naira Al'Ewynn



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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyLun 1 Oct 2012 - 3:00

Portée par Ledha comme si elle était de sang royal, la jeune invocatrice avait un large et franc sourire figé sur le visage, l’écoutant parler avec attention. Naira ne s’inquiétait pas vraiment pour Azeria, cette dernière savait très bien se débrouiller et la présence d’une autre femme de caractère comme elle ne pouvait que lui faire du bien. Quoi qu’il en soit, la jeune elfe était contente que son ami l’ait accepté aussi facilement et qu’elles aient finalement pu entrer dans le camp.

« Oh ! Oui ! D’après Azeria j’ai pris environs une demi-dizaine de centimètre ! Et mon corps à pas mal, disons, changé ! On suppose que ce sont les effets de ma magie, que j’utilise beaucoup depuis que j’ai quitté la forêt. Je me suis aussi acheté des nouvelles affaires, il parait que je fais un peu riche fille de marchand dedans. En tout cas j’adore mon béret ! »

Elle marqua une petite pause, le temps de reprendre son souffle et enchaina :

« Je suis au courant pour l’armée de morts, il parait qu’un mage surpuissant la contrôle. Comme je n’ai pas assez d’expérience pour l’affronter, je le suis et je taille en pièce les trainards ! Ça me fait des cibles gratuites pour m’entrainer et dans les lieux où les morts sont, je ne risque pas de blesser quelqu’un donc c’est plutôt… Pratique. J’en profite aussi pour aider les personnes que nous croisons quand je le peux. Tu penses que ça dérangerais si je reste avec vous le temps que tu partes d’ici ? Je suis sûr que je pourrais me rendre utile ! Ensuite, je continuerais à suivre l’armée à distance et à massacrer ces maudites goules, heureusement que tu m’as appris… »

Naira regarda autour d’elle, plusieurs personnes les regardaient, certaines les écoutaient aussi surement. Ne sachant pas qui était au courant des « talents » de Ledha, elle continua à voix basse :

« Heureusement que par le passé, tu m’as appris comment les détruire. »
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Ledha Borolev

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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyLun 1 Oct 2012 - 22:57

« Oh ! Oui ! D’après Azeria j’ai pris environs une demi-dizaine de centimètre ! Et mon corps à pas mal, disons, changé ! On suppose que ce sont les effets de ma magie, que j’utilise beaucoup depuis que j’ai quitté la forêt. Je me suis aussi acheté des nouvelles affaires, il parait que je fais un peu riche fille de marchand dedans. En tout cas j’adore mon béret ! »

Ledha la laissa parler avec plaisir, sans l'interrompre, sachant que la jeune femme était impossible à arrêter une fois lancée. Lorsqu'elle termina sa diatribe, il lui prit son berêt, laissant cascader sa chevelure blonde, et le mit sur sa tête en souriant, lui donnant l'air d'une ménestrel. Il commenta presque placidement.

"Oui, tu es devenue magnifique."

Ce qui l'avait un peu gêné chez Naïra, le forcant à se faire une introspection sur lui-même après son départ, était l'attirance qu'il avait éprouvé pour elle. A l'époque, même si elle avait plus de la vingtaine, elle avait le corps et le caractère d'une jeune fillette de 14 ans. Désormais, bien que toujours petite, elle ressemblait un peu plus à une jeune femme, ce qui n'était pas pour lui déplaire.

« Je suis au courant pour l’armée de morts, il parait qu’un mage surpuissant la contrôle. Comme je n’ai pas assez d’expérience pour l’affronter, je le suis et je taille en pièce les trainards ! Ça me fait des cibles gratuites pour m’entrainer et dans les lieux où les morts sont, je ne risque pas de blesser quelqu’un donc c’est plutôt… Pratique. J’en profite aussi pour aider les personnes que nous croisons quand je le peux. Tu penses que ça dérangerais si je reste avec vous le temps que tu partes d’ici ? Je suis sûr que je pourrais me rendre utile ! Ensuite, je continuerais à suivre l’armée à distance et à massacrer ces maudites goules, heureusement que tu m’as appris… Heureusement que par le passé, tu m’as appris comment les détruire. »

Il se mit à rire d'un air joyeux, avant de se pencher sur elle, ses lèvres à son oreille.

" Je peux t'apprendre plein d'autres choses si tu veux. "

Il chuchota, permettant à Naïra uniquement d'entendre son murmure. Puis, il la reposa pieds à terre, et lui remit son berêt sur la tête. Ils étaient arrivés devant une petite tente, que Ledha désigna. La tente, de forme ovale, devait faire une petite dizaine de mètres carrés, et était légèrement à l'écart des autres.

" Je dors ici..."

" ON dors ici, oui ! " précisa Dollianne dans un grand sourire envers Naïra.

" Ne t'imagine rien, cette folle m'arracherait les yeux si j'avais le malheur de ronfler dans sa direction." soupira Ledha. Dollianne le regarda d'un air furieux. Elle ne pouvait pas se séparer de Ledha de plus de 20 mètres sous peine de mourir. Ledha engloba le reste du camps de son bras.

" Si vous voulez, on pourra trouver un coin et vous planter une petite tente à l'écart. Ou vous faire un peu de place dans la nôtre. "

" En plus, les Laleux ont été bouffés y a deux jours, ca fait une tente de libre " commenta Dollianne de manière horriblement calme. Ledha hocha de la tête " C'est vrai." Puis, il entraîna Naïra à sa suite, son bras derrière son dos mince.

" Nous avons un excellent docteur ici, si tu le souhaite, tu pourra l'assister comme je le fait. Il est toujours bien d'apprendre des choses utiles, même non magiques... et puis, le sang ne te fait pas peur, non ? Mais si vous le souhaitez, nous avons surement de quoi vous restaurer, et il y a même une rivière dans laquelle se baigner. Mais il faut y aller en groupe de plusieurs dizaines de personnes, pas question d'y aller chacun dans son coin... donc pour la pudeur, c'est raté malheureusement." dit-il d'un air embêté.
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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptySam 6 Oct 2012 - 0:50

« Ce serait super, oui. »

Bien qu’elle n’en avait rien montré, Naira avait été surprise par les quelques mots de Ledha. Il n’avait surement aucune arrière-pensée en tête en revanche elle avait compris d’une façon suggestive les paroles de l’hémomancien, manquant de se faire rougir elle-même.

*A quoi je pense moi, c’est Azeria qui m’influence trop.*


La petite précision de Dollianne la fit sourire, cette dernière était jalouse, c’était touchant. Naira la gratifia d’un grand sourire à son tour, pas gênée le moins du monde. Désirant l’avis de sa protectrice, elle se tourna en direction de cette dernière qui lança sans attendre la question :

« On peut dormir avec eux, plutôt que du prendre une tente qui peux toujours servir à quelqu’un d’autre. »


Suivant ensuite son regard, l’invocatrice nota que la guerrière ne quittait pas l’autre tatouée du regard, puis secoua la tête avant de rire avec légèreté, lançant pour éviter que tous les membres de l’assemblée aient le temps de réfléchir trop longtemps.

« Bien ! Je crois que nous dormirons tous ensemble ce soir ! »

Ledha la prit finalement à part, avant de l’informer de tout ce qu’elle pouvait faire dans le camp, pensive, elle répondit finalement :

« Je vais commencer par aider les gens, ce serait malvenu de ne pas mériter mon diner. Ensuite j’irais me baigner, juste avec Azeria, je serais en sécurité et puis si jamais je suis débordée, je t’appellerais au secours. »


Elle lui fit un petit clin d’œil avant de lui caresser la joue et filer, le saluant d’un geste de main sans se retourner.

« On se retrouve tout à l’heure ! »


*Merde mais à quoi je joue ? *

La vue du médecin, qu’elle n’eut aucun mal à reconnaitre, lui remit les idées en places le temps qu’elle se présente mais bien vite, ses démons la rattrapèrent. Ledha était son professeur, que lui était-il passé par la tête tout à l’heure ? Les penchants libertins d’Azeria commençaient vraiment à l’influencer, en fin de compte. Elle repensa à quelques scènes passées, se fit rougir toute seule pour finalement être interrompu par le chirurgien qui lui parla sur un ton doux.

« Ma chère, la nuit approche, cela fait trois heures que vous êtes ici, vous devriez aller vous reposer un peu, vous êtes toute rouge. »


« Merci monsieur. »

*Je n’ai vraiment pas vu le temps passer…*


Naira s’inclina respectueusement et quitta l’infirmerie provisoire, un peu chamboulé et migraineuse.
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Ledha Borolev

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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptySam 6 Oct 2012 - 2:04

Ledha regarda Naïra s'en aller, se caressant la joue comme pour vérifier si le contact de la main de Naïra avait été réel. La petite fille se montrait beaucoup moins ingénue qu'avant... il pensa qu'il faudrait demander qui était aussi cette Azeria. Cette belle femme avait surement une bonne raison de suivre Naïra. En parlant du loup... Dollianne vint le voir.

" On va vraiment laisser ces deux là dormir avec nous ? Azeria est bizarre avec moi. "

" C'est à dire ? "

" Ben, elle me fixe en permanence. Et elle s’intéresse beaucoup à mes tatouages... j'arrive pas à exprimer ca..."

Elle était rouge, et avait le regard d'une petite gamine. Tout le monde régressait ou quoi ? Bon, après tout, Dollianne était la plus jeune du quatuor, n'ayant même pas 20 ans. Etant donné l'absence de Naïra, ils purent reprendre leurs activités habituelles. Ils mangèrent un peu, étant donné que leur journée avait été assez lourde et complète, Dollianne restant muette comme à son habitude. Toutefois, ce n'était pas par hostilité envers Ledha, comme à son habitude, mais parce que son esprit semblait... ailleurs. Cela, au final, arrangeait les choses pour l'hémomancien, dont la plupart des pensées était focalisées sur Naïra. Il put heureusement penser à autre chose lorsque le Maire le convoqua, l'informant que le camps resterait encore trois jours sur place.

Ils eurent un petit moment de frayeur lorsqu'une jeune fille cria apercevoir des morts-vivants. Il s'avéra qu'il ne s'agissait que d'une plaisanterie de très mauvais gout afin d'attirer l'attention. Après une bonne enguelade, Ledha remarqua que la journée s'avancait à toute allure. Il décida de retourner dans sa tente, et s'occupa de la "nettoyer" afin d'acceuillir plus tard leurs deux invitées. Il commanda également deux couches afin que Naïra et Azeria n'ait pas à dormir à même le sol. Ils placèrent deux paillasses à même le sol au fond de la tente, et deux autres près de l'entrée.

Alors que la journée se terminait, Ledha demanda à un jeune paysan d'aller chez le médecin pour aller chercher " la jeune femme blonde qui serait avec lui " et de l'amener ici, avec sa compagne. Le diner était "partagé" par tous ceux se trouvant dans le camps, rituel permettant de vérifier que personne n'avait disparut.
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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptySam 6 Oct 2012 - 13:32

Le messager de Ledha rata de peu la jeune invocatrice, qui avait filé plus tôt que prévu sous les conseils du médecin. Naira marchait dans le camp pour retourner vers la tente de son professeur et croisa Azeria en route. Elles discutèrent quelques minutes, la guerrière avait su se trouver un poste provisoire de chef de patrouille et entrainait avec elle les moins mauvais et les mieux équipés des réfugiés pour surveiller les environs. Hormis une goule perdue, ils n'avaient visiblement rien croisés, une bonne nouvelle donc.

« T’as pas l’air dans ton assiette, vient on m’a expliqué où était la rivière, ça te fera du bien. »


Prenant doucement l’invocatrice par la main, la tatouée traversa une partie du camp pour rejoindre la partie du ruisseau la plus sûre, avant de remonter un demi kilomètre en amont afin d’être sûr que personne ne viendrait ici. Le courant d’eau était bien plus large ici, elles auraient de quoi se baigner tranquillement sans être dérangée. Azeria n’eut même pas le temps de dégrafer son épée que la jeune magicienne avait déjà sauté dans l’eau, sortant sa tête en la secouant et soupirant ensuite d’aise.

« Venir ici était une bonne idée. »

« Et comment ! »

Nue à son tour, Azeria entra doucement dans l’eau pour finalement rejoindre Naira et la prendre dans ses bras.

« Alors, ta journée ? »

« Épuisante, les gens contractes des maladies bizarres que je ne connais pas. Le médecin est débordé, heureusement que Lili a pu nous aider mais la maintenir aussi longtemps et qu’elle utilise autant sa magie m’a vidée. »

« J’imagine, oui. »

A présent derrière Naira, la tenant toujours dans ses bras, la tatouée lui posa un baiser dans le cou qui la fit frissonner. Les mains expertes de la guerrière glissèrent ensuite sur sa poitrine, réveillant en elle ce petit feu agréable dans le bas ventre.

« Azeria… »

« Chut… Détend toi… »

Un petit quart d’heure plus tard, la sanguinaire sortit de l’eau, enfila rapidement son armure et prit la direction du camp.

« Reste ici encore un peu, tu as besoin de calme, je préviendrais les autres. »

« Merci… »

Filant à travers le petit bois qui entourait la rivière pour retrouver le camp, Azeria se guida au bruit pour tomber sur le banquet. Tous les regards se braquèrent sur elle mais la guerrière les ignora, se dirigeant à côté de Ledha pour s’asseoir à côté de lui mine de rien, lançant :

« Naira n’est pas avec vous ? »


Suite à la réponse négative de Ledha, elle simula une réaction entre l’étonnement et l’inquiétude :

« Elle aurait dû arriver bien avant moi… Je n’aurais pas dû la laisser suivre la rivière toute seule. »

L’hémomancien partit comme un boulet de canon, Dolianne à sa suite. Quand la sanguinaire voulu la retenir, cette dernière lui répondit que c’était question de vie ou de mort. Azeria se lança donc derrière eux, parlant à voix basse à sa consœur :

« Ces deux-là ont besoin d’un petit coup de pouce… Reste le plus loin possible et ne fait aucun bruit, il faut qu’ils oublient notre présence... Tu ne risque pas de t'ennuyer en attendant rassure toi. »

De son côté Naira était sagement restée dans l'eau, pensive. Quand elle entendit du bruit se rapprocher, elle se rapprocha du bord et sortit le buste de l'eau avant de préparer sa magie à agir mais... Ce fut une vision beaucoup plus agréable qu'une goule qui s'offrit à elle.

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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyDim 7 Oct 2012 - 0:21

Lorsque Azeria arriva au camp sans Naïra, le coeur de Ledha se serra, un
mauvais pressentiment commençant à l'envahir. C'est lorsqu'elle
s'étonna que Naïra n'était pas là qu'il su que quelque chose de grave
s'était passé.

« Elle aurait dû arriver bien avant moi… Je n’aurais pas dû la laisser suivre la rivière toute seule. »

Pour
elle, le temps sembla s'arrêter. Lorsque Ledha la fixa d'un air
furieux, pendant deux petites secondes, Azeria sentit une énorme bouffée
de chaleur en elle. Son corps se mit à trembler frénétiquement tandis
que ses poils se hérissaient. Elle frôla l'arrêt cardiaque, et sentit
plusieurs gouttes de sueurs perler instantanément.

Quelque chose
était apparu derrière Ledha. Une sorte de bête noire, énorme, avec des
crocs salivants et des yeux rouges comme la braise. Ce quelque chose,
personne, ni même Ledha, ne sembla l'avoir remarqué. Pendant ces deux
petites secondes, Azeria ressentit la terreur absolue, et l'horreur de
la situation était décuplée par le fait que son esprit, ne ressentait
aucune peur. Mais son corps, réagissait instantanément, lui disant, très
fort "partout, sauf ici".

" L'enchantement " pris fin lorsque
Ledha sauta par dessus la table, suivit en catastrophe par Dollianne.
Lorsqu'Azeria essaya de la retenir, elle la rabroua. Aux interrogations
de la Tatouée, Dollianne apporta une réponse rapide: si elle s'éloignait
de Ledha de plus de 20 mètres, elle ne survivrait pas.

Ils
coururent durant plusieurs minutes, Ledha ne ralentissant pas le rythme
alors qu'il était à bout de souffle. Il remonta le cours de la rivière,
afin d'arriver au lac, et s'arrêta brusquement en voyant Naïra, manifestement nue. Et surtout, vivante. Un immense soulagement se vit sur son visage, toute tension retombant d'un coup. Mais la rougeur de la fatigue fut vite remplacée par la rougeur de la gêne. Ce n'était certes, pas la première fois qu'il la voyait en tenue d'Eve, mais... c'était il y a deux ans, la première fois, de nuit, et la seconde fois, alors qu'elle était transformée. Et si elle était encore... "enfantine" alors, elle était devenue cette fois ci une femme.

Des pensées coupables émergèrent dans l'esprit de l'hémomancien, qui décida de les remplacer par d'autres. En premier lieu, le fait qu'Azeria lui avait manifestement mentie, et qu'elle allait devoir se faire pardonner. Et en second lieu, le fait que le danger était toujours réel. Il se pencha et pris les vêtements de Naïra, qui étaient sur la terre ferme.Toujours habillé, il s’avança dans les eaux, forcant Dollianne à le suivre, s’efforçant de fixer Naïra dans les yeux.

" Viens ma grande. Rentrons. "

Sa voix était doucement eraillée
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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyDim 7 Oct 2012 - 22:15

« Le – Ledha ? »

Curieusement, Naira se surprit à ne pas rougir. Etais-ce car l’hémomancien l’avait vu nue plusieurs fois déjà ou simplement qu’à force d’expériences avec Azeria, cet état ne la dérangeait même plus. L’esprit vif de la jeune elfe fit d’ailleurs rapidement le rapprochement : les mouvements derrière Ledha, dans les buissons, étaient surement du fait des deux guerrières et sa présence ici était à coup sûr une manigance de son ange. Elle imagina sans peine la scène, ce n’était pas faute d’avoir prévenu son amie sur les côtés étranges de l’érudit, la lancière n’était surement pas arrivée comme une fleur en proposant à l’humain d’aller marcher au bord de la rivière, surtout pour qu’il arrive aussi rapidement…



" Viens ma grande. Rentrons. "


Il rougissait pourtant. C’est curieux, l’invocatrice ne se souvenait pas avoir eu d’effet particulier sur son ami la fois précédente. Baissant la tête pour se regarder, elle comprit rapidement que le changement qu’elle n’avait presque pas remarqué, se voyant évolué au fil du temps, devait sauter aux yeux du magicien, qui était un homme comme les autres malgré ses pouvoirs terrifiants et qu’il n’était donc pas insensible aux charmes des jolies dames même si ces dernières était sous sa protection. Si à l’époque, elle avait des airs d’enfant, Naira ressemblait maintenant à une jeune femme bien formée et bénéficiait en plus d’une beauté douce et attendrissante. Pendant plusieurs secondes, elle resta ainsi, figée devant Ledha, silencieuse.

Un sifflement, curieux, ressemblant à un bruit d’oiseau, la tira de sa torpeur. C’était le signal qu’elles utilisaient avec Azeria lorsqu’elles avaient un plan et qui signifiait approximativement : « Mon travail est fait, à toi de jouer ». Il fallut de nouveau quelques secondes à l’invocatrice qui, encore un peu lascive suite aux caresses de la tatouée, décida finalement de laisser ses envies prendre le contrôle. Elle se dirigea vers Ledha, sortant un peu plus de l’eau et dévoilant à présent son nombril, l’eau translucide laissant juste deviner ses parties les plus intimes sans pour autant les dévoiler. A quelques centimètres de lui, elle tendit la main, lui caressant la joue et murmura d’une voix hésitante.

« Promet moi de ne pas en vouloir à Azeria… Elle pense toujours bien faire. »

L’air mitigé de Ledha et un peu affolé, car il ne semblait pas savoir comment il devait réagir, signifiait qu’il hésitait entre tout pardonner pour faire plaisir à la jeune femme ou tout de même s’expliquer avec la guerrière pour la réprimandée d’avoir joué avec ses nerfs comme ça. Se mettant sur la pointe des pieds, Naira lui enlaça le cou, joignant ses mains derrière la nuque de l’érudit et usant de la force de ses bras pour combler les trente centimètres qui séparait son visage de celui du magicien. Elle le regarda quelques secondes dans les yeux et joignit finalement leurs lèvres, oubliant complètement la présence des deux autres femmes à une dizaine de mètres d’eux…
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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyLun 8 Oct 2012 - 20:03

« Promet moi de ne pas en vouloir à Azeria… Elle pense toujours bien faire. »

Ledha grimaca. il n'aimait pas qu'on lui mente ou qu'on le manipule, peu importe les raisons. Même si se retrouver devant une Naïra nue lui plaisait (autant que ca le gênait), il n'était pas encore prêt à lui pardonner. Il se serait bien retourné vers elle pour lui lancer un regard colérique si Naïra lui en avait laissé la possibilité. En effet, elle s'approcha dangereusement près de lui, passa ses mains autours de sa nuque, et se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser.

Comme choqué, Ledha resta immobile quelques instants, avant de fermer les yeux et d'oublier totalement sa gêne et sa pudeur. Il répondit à son baiser, prolongeant ce dernier, passant ses bras autour de ses hanches et se collant contre elle en poussant un gros soupir de plaisir. Dans son excitation, occupé à caresser sa peau d'enfant, il lâcha les vêtements de Naïra dans l'eau, chose dont, il fait bien l'avouer, l'érudit se fichait éperdument étant donné la situation. Naïra était dans ses bras et l'embrassait, le reste pouvait bien aller au diable. Il la souleva légèrement afin qu'elle soit un peu plus à sa hauteur, ses genoux sortant désormais hors de l'eau. Il l'embrasse ensuite sur la joue, puis dans le creux du cou, savourant le moment d'autant plus qu'il se retenait avant.

Ils restèrent ainsi de longs instants, aucun bruit ne se faisant entendre, sauf peut-être une sorte de feulement ou de gémissement quelque part. Ledha, qui avait fermé les yeux, les rouvrit, et remarqua que le soleil était en train de se coucher. La nuit allait bientôt arriver, et n'était jamais synonyme de sécurité. Il refit "descendre" Naïra, fixant ses yeux dans un sourire.

" Il est vraiment temps de revenir Naïra. Tu ne craindra rien dans ma tente. "


Même s'ils en étaient arrivés jusqu'a s'embrasser à cet endroit, Ledha était encore incapable de faire une formulation claire et directe, timide comme un gosse de 15 ans. Il serra une nouvelle fois Naïra contre lui, avant de s'en éloigner, reprenant les vêtements de la jeune fille qui flottait sur l'eau. Puis, il revint vers les berges du lac, afin de se diriger vers le village.

Il tenait Naïra par le poignet.


Dernière édition par Ledha Borolev le Mar 9 Oct 2012 - 21:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyMar 9 Oct 2012 - 18:48

L’hésitation de Ledha lui fait craindre un refus mais finalement, il prit les devants et elle se laissa complètement faire. Lorsqu’il la tira hors de l’eau, elle enroula ses jambes autour de son bassin, lui rendant avec envie ses baisers. Excitée, Naira attendait avec une impatience mêlée de curiosité la suite mais la chute la ramena brutalement à la raison. Et le premiers ressentit qui s’imposèrent à elle furent la déception et l’incompréhension. Pourquoi l’avait-il reposé alors qu’ils étaient si bien partit ? Pour rentrer au camp ? Ledha avait-il oublié que tous les deux, ils étaient capable d’affronter plusieurs centaines de goules sans forcer ? Avait-elle été un tel fardeau la fois précédente pour qu’il manque de confiance en elle à ce point ? Pendant plusieurs secondes, elle se laissa tirer hors de l’eau, un peu désorientée…

« Mes affaires ! »

Elle arracha brutalement son poignet des mains de Ledha, se faisant mal par la même occasion et récupéra ses habits qu’elle enfila en hâte. Son ton avait été un peu brusque sans qu’elle le veuille, après là l’incompréhension venait la frustration. Elle partit ensuite devant l’hémomancien comme une trombe, avant d’être rejoint par Azeria qui sortit d’un buisson qui bordait le petit bosquet autour de la rivière.

« Alors ? Vous avez fait vite ! »


« Je t’ai pas sonnée, ne fais plus jamais un truc pareil ? C’est CLAIR ? »


Les yeux de la tatouée laissèrent transparaitre son étonnement, elle se moquait bien de ce que l’on pensait d’elle mais avoir fait souffrir l’invocatrice la rongeait déjà de remords.

« Je… Je pensais bien faire, tu m’as tellement parlé de lui que j’ai cru que c’était une bonne idée de… Enfin laisse tomber, je suis désolé. »

« Tu peux l’être. »


Le ton était agressif, sans appel. Une nouvelle migraine pointa la bout de son nez, quelque chose se mit à bouillonner dans son inconscient, une puissance gigantesque qui lui fit froncer les sourcils, la réaction de la guerrière fut aussi immédiate que la réponse précédente de la jeune elfe. Elle dégaina une outre d’eau fraiche, se mit à genou devant sa protégée et lui murmura :

« Respire, respire, tout va bien, reste calme… Tu te contrôle parfaitement tu te souviens ? »


Elle l’encouragea ensuite à boire un peu, puis lança :

« Rentrons vite au camp, tu vas tomber malade avec ces vêtements trempés. »

Naira lui jeta un regard de détresse, la tatouée hocha la tête et regarda en direction de Ledha, puis alla le rejoindre.

« Je… Enfin vous devez m’en vouloir et je comprends, j’ai agis stupidement et sur un coup de tête toutes mes excuses. Il faut que j’aille m’occuper d’elle, on se retrouvera au camp pour diner ? »

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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyMar 9 Oct 2012 - 23:03

« Je… Enfin vous devez m’en vouloir et je comprends, j’ai agis stupidement et sur un coup de tête toutes mes excuses. Il faut que j’aille m’occuper d’elle, on se retrouvera au camp pour diner ? »

Ledha la regarda, un peu vide, avant de mettre son visage entre ses mains, et de pousser un long soupir de fatigue et de tristesse, donnant pendant quelques instants l'impression que tous les malheurs du monde reposaient sur ses épaules. Il répondit à Azeria d'un air excédé.

" C'est ca, partez. A tout à l'heure. "

Elle resta plantée quelques instants devant lui avant de repartir. Dollianne s'adressa à Ledha.

" Vous avez bien foiré. "

Pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, Ledha se montra hostile et injurieux.

" Ferme ta putain de gueule Dollianne. "

Il reprit la route vers le camps, le visage aussi fermé qu'une porte de prison.

--------------

Ils arrivèrent peu après au camps, et Ledha dissipa rapidement les inquiétudes, arborant un air calme et rassurant. Dollianne se rendit alors compte que l'hémomancien, bien que semblant sensible, cachait ses émotions à la perfection, et frissonna. C'était un menteur excellent. Mais un piètre charmeur en tout cas...

Lorsqu'ils prirent part à la fin du dîner, elle parvint à deviner sa peine lorsqu'Azeria annonça en s'excusant que Naïra ne se sentait pas bien et devait se reposer. Beaucoup de gens tournèrent leur regard vers Ledha.

"Elle a un peu attrapée la crève. Ne vous en faites pas, je m'en occupe. "

Il termina un morceau de fromage et sortit ensuite sans se presser. Montrant qu'il était concerné, mais que la situation n'était pas urgente. Afin de faire bonne figure. Mais sa marche trahissait son stress. Dollianne et Azeria le suivirent, à bonne distance. Il entra dans la tente, dont l'intérieur était totalement masqué aux yeux des gens à l'extérieur, et les deux femmes s'asseyèrent contre les "murs".

" Naira ? "

Pas de réponse. Ledha s'avanca, avec prudence. La tente était remplie de plusieurs petits esprits élémentaires qui semblaient veiller sur l'invocatrice, qui, en tailleur, lui tournait le dos. Afin de ne pas paraître trop menacant, il se plia doucement, presque à genoux. Lorsque les petits être parurent agressifs, il s'assit en face d'elle, réfrénant ses envies.

" Naïra... je n'ai jamais eu autant d'envie que de rester toute la nuit dans ce lac avec toi pour... pour... te caresser, sache-le. Demander d'arrêter m'a fait aussi mal qu'a toi."

Il se racla la gorge, qui était sèche.

" Il faut que tu sache Naïra... ces gens, ici, dépendent de moi pour leur sécurité. S'ils avaient été attaqués durant notre absence, ils seraient sans doute morts. Tu es ma plus grande envie, Naïra, mais la vie de dizaines de gens vaut plus qu'un acte que nous pouvons repousser. "

Il respira profondément.

" Et je suis prêt à ne plus le repousser."
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Naira Al'Ewynn



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Naira Al'Ewynn
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MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyMer 10 Oct 2012 - 10:16

A peine au camp, Azeria et Naira monopolisèrent la tente vide dont leur avait parlé Dollianne plus tôt, celle des gens qui s’était fait « bouffer » d’après ses propres termes. L’habitation n’était pas aussi spacieuse que celle de Ledha mais elle suffirait largement. La tatouée aida sa protégée à retirer ses vêtements mouillés et plaça astucieusement un fil d’un coin à l’autre de la chambre pour tout étendre en l’air et ne pas gêner. La guerrière fila ensuite déranger le médecin pour lui demander des draps propre. Le vieil homme accéda à sa requête et Azeria rentra au pas de course, se mit nue à son tour et, après avoir pris la petite elfe dans ses bras, se contenta de la bercer et de la laisser profiter de sa chaleur.

« Il… Il faut que je médite, je sens ma magie bouillonner. »

« D’accord mais fait attention, je vais dire que tu ne viendras pas diner. »

Ces fameuses phases de méditation, Naira les faisait depuis des mois, c’était d’ailleurs une idée de sa compagne. Pour éviter la pression de la magie, l’invocatrice la laissait s’exprimer librement à faible dose et de façon régulière. Il s’agissait d’utiliser le même principe que la cocote minute, on laisse passer un peu de pression sinon, ça fini par exploser. Azeria se rhabilla en vitesse et rejoignit Ledha et Dollianne. Elle ne fut pas très loquace pendant le repas, se contentant du strict minimum et d’annoncer l’indisposition de Naira. Quand finalement l’hémomancien annonça qu’il voulait aller voir Naira, la tatoué voulu le retenir mais se ravisa. De toute façon, il irait la voir et elle n’avait pas les moyens de le retenir. Si elle avait elle-même se propres talents, le mage était d’un autre niveau…

Enfermée dans la tente, les yeux clos, Naira s’était mise en tailleur et avait ouvert la porte à la cascade de puissance qui coulait en elle. Peu à peu, des dizaines et des dizaines de créatures firent leur apparition. Des loups, des ours, des chiens, des aigles ou même de simple élémentaires de plusieurs éléments aux formes diverses, tous d’une taille ridicule mais le nombre était impressionnant.

" Naira ? "

L’invocatrice ne broncha pas mais les nouveaux habitants de la tente braquèrent tous le regard vers l’entrée de la tente et aucun des mouvements du nouvel arrivant ne pouvait leur échapper. Quand il commença à bouger, les élémentaires s’agitèrent, les aigles poussèrent un cri aigu et les animaux montrèrent les crocs. Si sa magie était une extension de son inconscient, dans ce genre de cas, l’invocatrice n’avait pas vraiment de contrôle dessus, le but était de la libérer, elle agissait donc à sa façon, comme une puissance gardienne. Lors de ces transes, même Azeria se tenait à l’écart, la magie de l’elfe ne connaissait pas d’alliés, la magicienne lui appartenait.

" Et je suis prêt à ne plus le repousser."


Naira tourna la tête vers Ledha un court instant, yeux clos, puis reprit sa position. Les créatures lançaient toutes un regard accusateur vers l’érudit. L’elfe lui avait-elle pardonné ? Avait-elle comprit pourquoi il avait voulu rentrer ? Impossible de le savoir, actuellement son esprit était perdu dans un flot de magie qui, s’alimentant de ses derniers souvenirs, s’agita. Les loups poussèrent un cri sinistre dans la nuit qui résonna dans tout le camp malgré la petite taille des bêtes. Parmi les créatures, deux nouvelles semblèrent apparaitre, un elfe, un humain. Exacte reproduction de Naira et Ledha lors de leur rencontre précédente. L’hémomancien miniature répéta la phrase de Ledha :

" Et je suis prêt à ne plus le repousser."

« Et moi je ne le suis plus. »


Répondit la petite elfe dans sa tenue de l’époque. Pour appuyer ses dires, tous les animaux se mirent à hocher lentement la tête alors que les élémentaires répétait en boucle la dernière phrase de leur protégée. Sans crier gare, les loups se jetèrent sur la reproduction de l’hémomancien et le dévorèrent alors que les élémentaires se contentait de rire en observant la scène, tout comme la reproduction de Naira. La véritable, quant à elle, resta murée dans le silence, toujours aussi immobile. Poussant un nouveau cri, les petits aigles virent ses poser sur les épaules de la magicienne, creusant des petits sillons dans sa peau d'où se mit à couler un peu de sang. La reproduction de l’elfe pointa ensuite un doigt accusateur vers l’humain.

A l’extérieur, Azeria se leva et approcha de l’entrée. Elle avait parfaitement entendu ce qui s’était passé et n’avait pas eu de mal à deviner les images. Malgré le fait que réciproquement, l’hémomancien et elle n’était pas les meilleurs amis du monde, elle tenu à l’avertir de ne pas prendre pour vrai ce qu’il avait pu voir. La tatouée s’était déjà vu mourir plusieurs dizaines de fois : la magie de Naira était une bête sauvage, qui haïssait les intrus, il ne fallait pas abuser de sa patience et ne pas la contrarier, si Naira perdait le contrôle, le camp risquait d'avoir plus à craindre que quelques morts vivants trainards.

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Ledha Borolev

Le Mangecoeur

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à défaut de chateau, campons ! _
MessageSujet: Re: à défaut de chateau, campons !   à défaut de chateau, campons ! EmptyLun 22 Oct 2012 - 19:28

Ledha cessa de vivre quelques instants devant le refus de Naïra. L’homme raisonnable qu’il était aurait normalement plié bagage devant ce refus, mais la frustration de Ledha le force à rester sur place. Il avait envie de crier sur Naïra et de lui dire qu’elle devait avoir honte de se comporter comme une gamine capricieuse a qui tout était dû, et il le pensa très fort. Mais étant donné la situation présente, l’heure était à la diplomatie. Et en premier lieu, remettre les pendules à l’heure. Ses yeux quittèrent Naïra, pour se poser sur les élémentaires, qui le fixaient d’un air quasi haineux, en montrant les crocs. Il parla avec une voix suffisamment glaciale pour refroidir les ardeurs du plus ardent des pyromanes.

« Ecartez vous les petits. On ne joue pas dans la même cour. »

Ils reprirent leur manège de plus belle, avant de s’immobiliser. Derrière Ledha se tenait une ombre noire, si noire que même la lumière en était aspirée, une ombre garnie de crocs, de griffes, et d’yeux brillants. Une ombre cinquante à cent fois plus grande que le plus gros des minuscules élémentaires. Et une ombre qui, contrairement aux minuscules êtres, était totalement contrôlée par Naïra. Si cette dernière était un vent violent susceptible de se transformer en typhon, Ledha était un ouragan suffisamment intelligent pour décider ou, quand, et sur qui il allait se lâcher. L’homme ignorait si la « magie » entourant Naïra était intelligente. Mais si c’était le cas, elle comprendrait vite qu’intimider l’hémomancien était vain.

Ce dernier tendit un bras vers Naïra, ses doigts ne se trouvant qu’a un demi-mêtre de la jeune fille. Une impulsion de magie se fit sentir, plusieurs des petits élémentaires s’écartant de crainte. Le sang qui coulait des épaules de Naïra s’arrêta, et remonta la peau, avant de revenir vers les plaies, et de les recouvrir. A une vitesse folle, le sang se durcit, devint une croûte, qui, en quelques secondes, s’assecha, et, petit coup de pouce magique, se dissipa dans l’air. Ledha avait soigné en quelques instants des petits blessures qui auraient mis une semaine à disparaître, exploitant la magie alentour pour ce faire. Par cet acte surnaturel, il avait aussi bien montré une minuscule apercu de sa puissance que sa volonté.
Il protégerait la jeune fille de tout le mal que la magie lui ferait.

S’approchant de Naïra, se mettant aussi en tailleur, il la fixa de ses yeux bleus. Patient.
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