''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde]

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Haocia Nerini

Le Corbeau

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Haocia Nerini
________________


Race : Humaine
Classe : Sorcière
Métier : Tortionnaire au service du Roi
Messages : 73


Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde] _
MessageSujet: Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde]   Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde] EmptySam 22 Sep 2012 - 20:24

Le même rituel chaque jour. Le Corbeau enfilait sa cagoule noire qui ne faisait dépasser aucun cheveux, puis il mettait son masque. Cette identité lugubre qu'Elle avait fini par prendre. Était-ce un choix, ou bien une fatalité ? Peut-être un peu des deux. Mais qui était donc ce « Elle » ? Haocia ? Bien sûr que non. A l'égale du vent, elle n'avait pas de consistance, aucune forme, ni visage, mais elle dévastait tout sur son passage par sa puissance monumentale. Elle s’immisçait un jour par une petite faille, puis creusait la faille en un trou béant, qu'elle modelait à sa guise. La faille d'Haocia était d'avoir eu depuis toute jeune des prédispositions pour Elle : la magie noire.

C'est lorsque que l'on croit n'avoir aucune influence, que nous sommes le plus influençable. Et la sorcière avait beau être un personnage bien singulier, elle n'échappait pas à cette règle. Elle pensait tout contrôler, mais en réalité, c'était la magie noire qui la contrôlait. Haocia n'avait pas grandi, c'était la magie noire qui avait grandi en elle, comme un ver solitaire qui vous prend toutes vos forces pour envahir l'intestin d'un pauvre malheureux. Elle prenait toute la place, et le fait de porter un masque de Corbeau n'avait rien d'anodin. Il fallait cacher ce visage innocent qui n'était pas le sien.

Elle sortit de ses appartements après avoir fini son rituel quotidien. Les autres proches du Roi avaient pris l'habitude la voir déambuler dans les couloirs, mais pourtant ils avaient toujours un mal aise en la croisant. Elle ressemblait à une fumée noire qui se déplaçait lentement, envahissant les couloirs de son aura macabre. Oui, une fumée noire qui annonçait qu'une femme se consumait, et qu'elle finirait en cendres, tôt ou tard. La magie noire était versatile et capricieuse quand elle était hors de contrôle, elle finirait par l'abandonner. En voulant repousser ses limites, Haocia ne s'était pas rendue compte qu'elle avait franchie les limites à ne pas dépasser. On ne peut pas repousser ses limites, à moins de risquer d'y perdre son humanité : trop tard.

Ce jour-là, la tortionnaire était d'humeur maussade, elle était donc d'autant plus en proie à la magie noire. Elle regardait droit devant elle, avec une sérieuse envie de massacrer tout ceux qui l’agaceraient. Les mains jointes, elle continuait d'avancer sans se préoccuper des regards des autres. Elle sortit du château, dans la capitale. Cette ville crasseuse qui semblait unir toutes les ordures humaines, les mendiants, les prostituées, les voleurs de bas étages, et surtout : les rats. Quant à la bourgeoisie et à la noblesse, ce n'était pas mieux. Les petites manières et l'hypocrisie de ces classes l’écœuraient au plus haut point. Elle détestait cette ville, où tout semblait petit, étroit et sale. C'est pourquoi elle aimait aller hors des murailles de la capitale royalement tyrannique pour sortir de cette petite boite malodorante.

Marchant sur les dédales en piteux états, elle finissait par marcher sur la terre ferme et battue qui servait de chemin aux charrettes. Elle emprunta un petit chemin à l'intersection du chemin principal, et continua de marcher pendant quelques minutes. Elle était encore assez près pour apercevoir les toits des hautes maisons, mais assez loin pour ne pas que les archers puissent la voir. Elle retira ses gants, et les glissa dans sa poche. Machinalement, elle serrait et desserrait les poings en se demandant que pourrait-elle faire pour avoir un peu plus de magie. C'est là qu'elle aperçut une pauvre paysanne qui s'apprêtait à rejoindre le chemin principal qui menait à la capitale. La paysanne la dévisagea un temps puis baissa les yeux en se rendant compte de qui était ce personnage. Elle la dépassa et pensait alors être hors de danger.

Mais le Corbeau avait posé ses yeux sur cette femme, et maintenant elle ne la quittait plus. Elle avait choisi sa cible, qui serait son prochain pantin. Elle s'écria alors vers cette naïve :


Reviens vers moi, pouilleuse. Oui, c'est bien à toi que je parle.

La paysanne se tourna, totalement apeurée et s'avança dans une posture de soumission, intimidée par la tortionnaire. La soumission était un comportement banal pour la classe paysanne. Ils étaient nés pour essuyer les abus de pouvoirs, les injustices et la tyrannie des plus puissants. Ils étaient les boucs émissaires d'une société en souffrance. Et la Haocia en souffrance, allait utiliser un de ces boucs émissaires mis à disposition.

Elle rôda autour d'elle, menaçante et imposante, puis posa sa main sur son bras en le fixant. Lentement, la paysanne, qui n'avait pas d'autres choix que de se laisser faire, sentait sa force, sa vitalité, son énergie diminuer. Déjà qu'elle n'était pas très en point, car le dur labeur la minait, elle ne pu s'empêcher de poser un genou à terre sous ce soudain changement. Elle envoya alors son pied dans son visage, et dans un gémissement elle s'étala de tout son long sur le dos. Le Corbeau se mit alors à ricaner en disant :


Je déteste tant les femmes. Vous faites sans cesse des histoires pour rien, et vous tentez de séduire par vos apparences superficielles. Si coquettes, mais en vérité si laides. J'aimerais tant vous étranglez avec vos rubans et vos nœuds, coupez vos cheveux soyeux, car tout cet attirail me donne la nausée !

La paysanne ne comprenait pas le discours du Corbeau. Car en réalité, Haocia parlait des femmes dites « nobles », si belles et si gracieuses. Elle les détestait, car elle les jalousait, sans se l'avouer. Elle s'accroupit vers la femme encore au sol, qui sanglotait et tentait de retenir ses larmes tant bien que mal. Elle posa sa main sur sa joue en disant d'un ton calme :

Une peau si délicate...

Puis elle lui envoya une énorme claque sur la joue. La paysanne poussa un petit cri, et se tenait la joue, ne cherchant même plus à se contenir. Elle ne comprenait pas pourquoi cela arrivait, elle n'avait pourtant rien fait. Malheureusement, la causalité n'avait rien avoir avec un quelconque acte, mais plutôt avec la malchance de s'être trouvée au mauvais moment au mauvais endroit. Haocia posa ses mains sur la gorge de la jeune femme, et commença à serrer avec rage, en poussant un cri mélangé de haine et de jouissance, ce qui donnait quelque chose d'assez dément et inhumain. Mais alors qu'elle s'apprêtait à donner encore plus de place à sa chère amie-ennemie magie noire, quelque chose lui accrocha l'épaule...ou plutôt, quelqu'un.
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Tyrias Marchemonde



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Tyrias Marchemonde
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Classe : Marchemonde
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Fiche de Personnage : La Fin


Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde] _
MessageSujet: Re: Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde]   Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde] EmptyLun 31 Déc 2012 - 4:08

La magie est une chose merveilleuse, une chose capable de modeler la matière, de déformer a peu près tout et n’importe quoi, et dans le cas de la magie noire, de détruire tout et n’importe quoi.
Mais la magie noire a d’autre utilités, elle peut transcender la matière, la changer a un point incroyable : un homme soumis a la magie noire deviendra un monstre, une créature sans nom… Mais seulement s’il ne peut contenir la corruption. S’il parvient a rester maitre de son esprit, il accédera a un état supérieur qui pourrait faire de lui l’égal des dieux.
Car la magie agit comme son propre catalyseur : ce qui est touché par ce don, attirera a lui toujours plus de puissance, jusqu’au point de non retour.

Et c’est en ce jours ce qui avait poussé le Marchemonde a quitter ses montagnes, il avait ressentît dans les environ de Madorass une… comment définir cela, une sensation étrange, comme si une partie de son âme était attirée vers un point dans la ville.
Sur le moment, il n’avait pas prit le risque de céder a cette pulsion, mais une fois rentrer chez lui, la sensation n’avait pas cessé de le tarauder, c’était comme une démangeaison qu’il était impossible a éloigner.

Et donc, en cette nuit, Tyrias avait cédé a cette pulsion et était sorti d’un portail a proximité de la capitale, animé par la volonté de trouver ce qui provoquait cette gêne, et de tout faire pour que ça cesse.
Suivant son instinct, il vagabondât quelques temps dans les champs, savourant la fraicheur de nocturne, écoutant les grillons que la présence d’un nécromancien ne dérangeait pas le moins du monde.

Il n’y avait rien ici, mais pourtant, quelque chose le poussait a rester. Il s’assît donc dans les hautes herbes et prit son mal en patience.
Les heures succédèrent aux heures, il s’était allongé sur la terre sèche, écrasant sous lui les épis de blé encore verts ; il avait lâché son bâton pour pouvoir passer les mains derrière sa nuque ; sous ses yeux se déployaient une armada d’étoiles, voguant dans le ciel comme autant de vaisseaux sur la mer.
Certaines scintillaient plus que d’autres, certaines avaient des couleurs et d’autres étaient blanches ; Tyrias se remémorât des écrit qu’il avait lu, selon lesquels les étoiles seraient en fait… Des explosions permanentes. De gigantesques explosions, plusieurs fois grande comme le monde et qui dureraient pendant des milliers de milliers d’années.
Tyrias et essayât d’imaginer s’il y avait un quelconque moyen de tirer profit d’un telle force, peut être était-il possible de précipiter un morceau, sinon toute l’étoile sur un adversaire particulièrement coriace…
Peu a peu, son esprit sombrât dans le sommeil, et cette fois, il ne pompât pas sur ses réserves de magie pour remettre son esprit d’aplomb ; il rêvât d’un cavalier blanc, tellement lumineux que l’on ne distinguait pas son visage, il chevauchait un cheval blanc et devant lui la terre se retournait, et les royaumes s’effondraient.
C’était un spectacle d’apocalypse, terrifiant et fascinant à la fois, pourtant il était empreins d’une beauté indéterminable, comme si le cavalier donnait la vie au monde qu’il mettait a sac ; et effectivement, alors que le cavalier passât comme au ralentis devant lui, Tyrias pût voir qu’au milieu de toutes les victimes, certaines personnes subsistaient, et chacune d’entre elles étaient pleine d’une sagesse sans fin, une sagesse qu’elle donnerait au monde lorsqu’elle participerait a sa reconstruction.

Le cavalier ne fît aucun geste envers Tyrias, il le frôlât seulement, et au moment où il passât devant lui, le Marchemonde pu voir ses yeux.
Des yeux d’un bleu d’acier.


Des yeux d’un bleu d’acier, qui s’ouvrirent, pour se trouver face a une infinité de petits point bleus, blancs, et rouge, dispersés sur un fond noir de nuit.
Tyrias se redressât doucement, à coté de lui, le bâton noir pulsait doucement de sa sombre énergie.

Une fois debout, l’Homme au Chapeau se remît en marche ; il était un peu troublé par ce rêve, mais il aurait tout le temps pour l’étudier plus tard, une fois qu’il aurait régler l’affaire de cette nuit.
Après avoir marché quelque temps au gré des chemins, il finit par apercevoir deux silhouettes : aucun doute, c’était l’une d’elles qui l’avait attiré ici, mais laquelle …

Tyrias continuât de s’approcher sans se faire discret, mais il s’arrêtât a quelques mètres, a cette distance il pouvait facilement apercevoir la créature qui l’avait « appelé » jusqu’ici : noire, elle était noire cette créature, un masque de corbeau qui la rendait encore plus effrayante, une tunique noire, et entre ses mains, une femme qui étouffait.

Tyrias était si obnubilé par la créature noire, qu’il ne jetât pas plus d’un coup d’œil a la femme maintenant bleue, il se dirigeât machinalement vers la chose, il voulait savoir qui elle était et surtout pourquoi est ce qu’elle l’avait attiré ici.

Il tendît la main vers son épaule, la jeune paysanne, lui lançât un regard plein de terreur mêlé d’espoir : cet homme allait la sauver !
Mais Tyrias l’ignorât purement et simplement.

Il saisît la créature par l’épaule et fût surpris de la sentir si frêle sous sa cape, ce n’était pas un homme…
Il la retournât face à lui, lui faisant lâcher sa victime qui s’effondrât lamentablement au sol, il aurait du user de prudence, mais dans sa tête, une magie grattait son esprit jusqu'à le rendre presque fou, il plantât son regard dans les orbites noirs du masque et posât la question qui l’obsédait depuis des semaines :

« Qui êtes vous ?! »

Instant de flottement.

Puis une réaction, violente : un flot de magie qui frappe Tyrias comme un coup de poing, le projetant plusieurs mètres en arrière.
Le sol cogne son dos, avec presque autant de rudesse que la magie précédemment, il est totalement prit au dépourvu par cette attaque, et reste sonné quelques instants.
Puis son esprit clair reprend le dessus, impossible de savoir ce que cette chose en noir lui a fait et qui le poussait a oublier toutes les règles de la prudence, mais une chose est sur, il ne se fera pas avoir deux fois de la même manière.
Il se remet debout rapidement, juste à temps pour voir un éclair fuser vers son visage.
Par pur reflexe, il se penche sur le coté, trop lentement pour esquiver correctement le projectile, mais assez vite pour que le bocal n’éclate pas sur sa face, mais se contente de la heurter, plus d’aller se briser au sol.

Quoi que ce soit, l’herbe sur laquelle ça venait de se répandre n’aimait pas ça du tout, comme en attestaient les crissements et le jaunissement des plantes, tournât les yeux vers la chose, et fût encore une fois surpris par ce qu’il vît ; c’était comme si un gigantesque oiseau de fumée noire venait se poser sur la créature : des filaments de ténèbres plus sombres encore que la nuit étaient attirés par cette chose.
Peu importait ce que c’était, la magie noire l’habitait, et elle allait visiblement se déchainer contre lui.

Rien de bien grave en somme.
Tyrias s’époussetât tranquillement alors que l’autre canalisait toute sa puissance phénoménale, sûr de lui quant au fait que personne ne pouvait le vaincre.

« Désolé de vous avoir brusqué, dit-il d’un ton amène parfaitement incongru dans la situation, désolé aussi de vous avoir interrompu dans vos occupations… »

Il jetât un coup d’œil appuyé a la femme au sol.

« … quelles qu’elles soient, mais j’ai besoin de savoir ce que vous m’avez fait. »

Imperceptiblement, sa voix et son regard se durcirent, dans son esprit il était clair que cette chose lui avait lancé un sort quelconque, et qu’au lieu de le blesser, le tuer ou le mettre hors d’état de nuire, ce sort avait simplement failli le rendre fou. Quoiqu’il en soit, il allait savoir ce que cette créature lui avait fait et pourquoi elle lui avait.

Sa mains gauche se crispât sur le grand bâton noir, lequel se mît a pulser plus rapidement, comme les tambours d’une chasse, une chasse dont la proie portait un masque de corbeau.
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Haocia Nerini

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MessageSujet: Re: Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde]   Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde] EmptyLun 31 Déc 2012 - 15:51

Alors que ses yeux s'écarquillaient avec démence en voyant cette jeune femme partir sous son étreinte, la sorcière sentit soudainement quelqu'un qui lui accrocha l'épaule, suivit d'une question aussi banale que stupide. Elle lâcha de suite prise, et fit volte face pour découvrir qui avait osé l'arrêter net dans sa distraction. Et plus généralement, qui l'avait empêché de faire ce qu'elle avait envie de faire. C'était là, une chose à ne surtout pas faire avec Haocia, surtout qu'en elle était prise par la frénésie de la magie noire.Pourquoi ne fallait-il surtout pas ? Car en réalité, Tyrias n'avait pas empêché Le Corbeau de s'amuser, puisqu'il s'amusait toujours : mais il avait décidé de changer de jouet.

Tyrias était donc devenu sa cible. Il ne semblait pas effrayé par cette idée. Haocia n'était pas surprise par cette audace, car elle avait déjà croisé beaucoup de rebelles ou autre brigands qui prétendaient ne pas avoir peur d'elle, et pire encore, qui prétendaient pouvoir la battre. Il s'avérait qu'il se passait toujours l'inverse à la fin. Ils devenaient de la petite vermine apeurée, qu'elle écrasait rapidement avec sa botte. Tout cela pour dire, que la sorcière était persuadée de connaître l'issu de ce combat qui s'annonçait : elle gagnerait, car personne ne l'avait jamais vaincu. En considérant que la magie noire n'était pas une personne.

Et quelle preuve plus flagrante de sa prochaine victoire, que de voir son adversaire flancher à la première brise de magie ? C'était pathétique pensait-elle, et elle ne put s'empêcher de ricaner en le voyant tomber. Elle ne le quittait plus des yeux, comme un corbeau qui fixait la prochaine charogne qu'il allait dévorer, perché si haut que cela faisait de lui presque un dieu. Puis elle glissa discrètement sa main gantée dans son manteau, pour sortir une fiole de vitriol : son accessoire favori ces temps-ci. Elle attendit qu'il se relève, car elle ne voulait pas écourter le combat aussi rapidement. Haocia voulait s'amuser, comme un chat qui joue avec la souris avant de l'achever. Le jeu consistait à épuiser l'adversaire, jusqu'à ce qu'il lui soit impossible de se tenir debout correctement. Elle aimait beaucoup jouer à ce jeu avec les rats, qui s'étaient surnommés « rebelles ».
La jeune femme lança alors la fiole droit sur le visage de Tyrias, sans utiliser de magie. Elle fut légèrement surprise de voir qu'il l'esquiva. Au moins, voir l'état de l'herbe servait d'intimidation, et avertissait cet étranger sorti de nulle part, de ce dont elle était capable.

La fermière avait rampé un peu plus loin pour reprendre ses esprits. Elle se frottait nerveusement la gorge, comme pour se rassurer qu'elle n'était pas morte. C'était un miracle, dont Tyrias en était la cause. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Après ça, elle se dépêcha de s'enfuir, le plus loin possible de cette immondice qui portait un masque de Corbeau. Après, savoir qui était l'immondice était une autre histoire : la magie noire, ou bien Haocia ? Qui était responsable de tout cela au final ? Il était bien plus aisé pour la sorcière de se dire que c'était la magie noire, qu'elle surnommait et qu'on connaissait tous sous le nom de « Corbeau ». Faire de la magie noire une entité à part, lui permettait de se débarrasser de toute responsabilité par rapport à tout ce qu'elle avait pu commettre d'horrible ou d'inhumain.

Tyrias reprit la parole, mais Haocia ne comprit pas ce qu'il voulut dire. Et pour tout dire, elle s'en fichait éperdument. Elle n'avait plus qu'un objectif en tête : lui faire fermer son clapet de prétentieux. Elle leva sa main d'un geste sec, pour retrousser légèrement sa manche ample qui lui tombait sur le poignet. Puis la sorcière releva un peu plus la main, pointant cette fois-ci le chapeau ridicule que portait l'homme. Elle le fit voler rapidement jusqu'à ses pieds, et elle répondit en le fixant :


Ce n'est pas ce que je t'ai fait qui est important...

Elle écrasa violemment son chapeau avec sa botte, et et le piétina avec insistance, sans jamais quitter Tyrias des yeux. Simultanément, elle continua :

Mais plutôt ce que je vais te faire, misérable insecte.

Le ton était froid et impassible. Haocia ne vouvoyait pas Tyrias, car elle n'avait aucun respect à son égard. Mais ça, il avait très bien pu le deviner quand elle le traita de « misérable insecte ». Le fait d'écraser son chapeau faisait partie de son jeu d'intimidation, qu'elle soignait toujours à chaque début de combat. C'était sa marque de fabrique, en quelque sorte.

Elle n'attendit pas qu'il donne l'offense, car elle préférait avoir l'avantage, et être en avance sur lui. C'est pourquoi elle se mit à incanter en joignant ses mains, et en le fixant. Elle tendit la main, et une boule de feu grandit rapidement dans sa paume. Puis elle la lança dans les jambes de son adversaire, pour le déstabiliser. Enfin, elle envoya une nouvelle bourrasque, pour le faire trébucher à nouveau alors qu'il était occupé avec la boule de feu.

Le Corbeau était là, impatient de s'amuser.
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MessageSujet: Re: Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde]   Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde] EmptyMar 1 Jan 2013 - 18:33

En cinq siècles d'existence, Tyrias avait accumulé un nombre impressionnant de souvenirs, certains étaient
des cicatrices, d'autres de simples morceaux de mémoires qui lui arrachaient un sourire ou une grimace
quand ils refaisaient surface, et puis certains étaient des objets.
Il y avait de tout, et fût un temps ou Tyrias avait besoin d'une pièce de la taille d'un enrepôt pour garder
tout ces bibelots, ça allait du flacon de parfum vide, a l'épée démoniaque, en passant par la tête réduite
toujours vivante; chacun de ces objets avait son histoire, et chaque histoire était unique. Tous avaient leur
place son coeur, et tous avait une grande valeur a ses yeux.
Mais il en était un que Tyrias préférait entre tous, et c'était le chapeau qu'il portait en permanence,
contrairement au reste de ses possessions, ce chapeau n'avait absolumet rien d'extraordinaire, il n'était pas magique
, il ne vous rendait pas omniscient ne pouvait pas faire de vous un être éthéré, mais Tyrias aimait ce chapeau.

Et voila que ce chapeau, qui avait survecût a la chute d'Ascelnoth, et qui était plus vieux que le Royaume,
et bien ce chapeau était en train d'être piétiné devant son propriétaire, lequel regardait la scène
avec des yeux grands comme des soucoupes.

Et voila que l'autre en face l'insultait, puis, sans aucune politesse, lui envoyait une petite boule de feu dans les pattes.
Réflexe humain : Tyras sautât sur le coté pour éviter les flammes, mais a peine avait-il reposé le pied
au sol qu'une autre déflagration le surpris et l'envoyât dans le décors.

Encore une fois son dos connu la contact du sol, mais sans douleur.
Encore une fois il se redressât et s'époussetât nonchalamment tout en se redressant, une fois sa petite toilette terminée,
il tournât la tête vers la femme qui l'avait agressé, car c'était obligatoirement une femme : des bras fins et immaculés et
une voix qui, malgré la colère et la folie qu'elle contenait, était impossible a faire passer pour une voix
d'homme. Et puis maintenant qu'il s'en tait rendu compte, c'est vrai que les formes typiques du beau sexe
étaient largement représentées, et restaient aisément discernable via les courbes sur le tissu.

Un sourire narquois naquît sur les lèvres de Tyrias, cette femme avait décidé de le faire souffrir, soit,
on verrait qui allait s'épuiser en premier : la réserve de magie de l'être en noir, ou celle que le Marchemonde avait découvert.
...

"Bon... Et bien soit... Je suis tremblant de peur face a ta puissance, pourrais-tu me donner ton nom , que je sache qui va me faire
tant souffrir avant de me mettre a mort dans des conditions affreuse
?"

L'ironie des propos du Marchemonde était suintante, tout dans sa position, son sourire, l'éclat de ses yeux, tout
indiquait clairement qu'il ne craignait en rien la femme en noire.
La réaction ne se fît pas attendre, une vague de puissance le projetât bien plus loin que les fois précédentes, et
le choc de l’atterrissage aurait brisé les reins d'un homme normal. Pourtant Tyrias se relevât sans peine, tout sourire;
mais il n'avait pas fait un pas, qu'un coup venu du haut l'écrasait contre le sol. réussissant a lui casser deux côtes,
fait dont il ne tînt absolument pas compte, et cette fois , il lâchât plusieurs éclats de rire en se redressant.
Et les agressions changèrent, des coupures sérieuses lui barrèrent les bras, le visage et le corps, lacérant ses vêtement déjà en piteux
état; ce déchaînement de violence était terrifiant, certaines des blessures faisaient plusieurs pouces de profondeur,
et vu leur nombre, un homme normal serait se serait vidé de son sang en quelques minutes...
Mais des plaies du Marchemonde ne coulait aucun liquide vermillons, toutes restaient aussi sèches que l'air d'été,
et n'eûent été les ténébres ambiante, on aurait très bien pu remarquer que les chairs a nues étaient couleur de cendre.
Tyrias ne tremblât même pas devant cette débauche de violence, se contentant d'observer les stigmates qui fleurissaient sur
sa peau d'un air très amusé.

"C'est très... Distrayant, il n'y a rien a dire." La pique qu'il envoyait a la femme était dénuée de subtilité, cependant
cela faisait parti du plan qu'il avait pour mettre son adversaire a genoux; un plan très simple qui consistait a laisser l'être
noir s'épuiser en sorts et attaques inutiles, jusqu'a ce qu'elle soit incapable de se tenir debout, et ensuite, une fois qu'elle serait réduite a l'impuissance
par la fatigue ... Et bien ensuite , il improviserait.
Sans qu'il fasse un geste, les blessures qui le recouvrait se refermèrent, et même ses vêtements reprirent leur état initial.

Avant qu'une autre vague de magie ne s'abatte sur lui, il levât la mains, comme pour interrompre un interlocuteur trop
bavard :

"Attends ! Si tu ne veux pas me donner ton nom, entends au moins le mien..."

Si cette femme pratiquait les arcanes noirs, elle devait de le connaitre, au moins de réputation, et peut-être que
savoir qu'elle cherchait un duel avec le Marchemonde calmerait ses ardeurs.

"Je suis Tyrias Marchemonde, pour servir."
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MessageSujet: Re: Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde]   Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde] EmptyMar 1 Jan 2013 - 21:52

Haocia se délecta de l'expression ahurie qui s'était dessinée sur le visage de son adversaire. L'intimidation avait bien marché. Mais la suite des événement se révéla...assez différente de ce qu'elle avait planifié. Elle lança un sort légèrement plus puissant, assez pour qu'il ne cherche plus à se relever. Elle voulait qu'il rampe, et qu'il la supplie d'arrêter, qu'il s'excuse d'avoir été aussi arrogant. Au lieu de cela, il se releva de nouveau, comme par automatisme, et son rire rendit perplexe la sorcière, qui installa aussitôt un silence glacial.

Malgré son enchaînement d'attaque, dont la puissance montait graduellement, il se relevait toujours. Plus il se relevait, et plus Haocia sentait en elle, le magma de colère qui montait, montait. Elle avait l'impression de le sentir, de pouvoir connaître le trajet précis de ce sentiment. Cela partait toujours du ventre, et à chaque respiration, qui devenait de plus en plus forte et rapide, la colère continuait son parcours. La colère se déversait dans tout son sang, et semblait nourrir ses muscles. Ses poings se serraient, ses épaules se relevaient. En résumé, tous ses muscles se crispaient. Le Corbeau se nourrissait de cette colère, c'était son moyen d'expression. La colère déploie tout, et la magie noire ne faisait pas exception à cette règle. Plus la colère de la jeune femme montait, et plus l'atmosphère, ou du moins l'aura qu'elle dégageait, semblait sombre et macabre.On savait que la colère était à son apogée, quand elle se mettait à pousser un cri de rage, comme pour accélérer l'ascension de ce sentiment qui lui déchirait les entrailles. Oui, la colère était une lame à double tranchant : elle avait beau décupler sa puissance, elle était aussi un terrible fardeau. Encore une fois, la colère avait beaucoup de points communs avec la magie noire, et ce n'était pas un hasard si Haocia était une aussi bonne sorcière.

Son corps se déchirait sous les coupures, mais tout aussitôt, la peau se refermait. Elle n'en revenait pas, et elle écarquilla les yeux. Elle s'extasiait devant ce nouveau tour, qu'elle voulut apprendre tout de suite. Il n'avait pas une seule égratignure, malgré ce qu'elle lui avait fait endurer. Elle se dit que c'était pour cela qu'il ne l'attaquait jamais, car ses pouvoirs étaient tous absorbés par cette régénération fulgurante. Haocia comprit un peu mieux ce qui se passait, lorsqu'elle entendit le nom de son adversaire : Tyrias Marchemonde. Le Corbeau ne flancha pas, il n'était pas effrayé par ce célèbre nom. Non, tout au contraire, il trépignait d'impatience à l'idée de ce combat qui allait s'annoncer épique, selon Lui. A l'idée de rencontrer un « camarade », Haocia se montra un peu plus courtoise, et acquiesça la tête en signe de salut, avant de répondre :


On m'appelle Le Corbeau, la tortionnaire qui sert le Roi.

Elle ne parlait pas d'elle à la première personne, comme si c'était quelqu'un d'autre qui s'était emparé d'elle. Non, elle n'avait pas de dédoublement de personnalité, la magie noire vivait réellement à travers l'humaine.

La sorcière se rendait compte, que le combat n'allait pas être aussi simple qu'elle le pensait. C'est pourquoi elle prit la peine de retirer ses gants et de les ranger soigneusement dans son manteau. Ses mains étaient fines et délicates, ce qui confirmait encore plus le fait que sous ce masque de corbeau si singulier, se cachait une femme.

Sans plus attendre, elle tendit sa main vers lui avec un petit sourire malin. Puis elle ferma le poing, et le tourna lentement, en petit à petit vers sa poitrine. Plus elle ramenait son poing, et plus la ceinture de Tyrias se serrait. L'étreinte lui écrasait le bassin de plus en plus, jusqu'à brûler sa peau. Elle fixait alors sa ceinture, et incantait à voix basse. Tout à coup, elle se rua vers lui et posa ses mains sur son cou. La sorcière se mit à prononcer des paroles incompréhensibles à nouveau. Elle était tout proche de lui, collée même. Ses yeux se plongeaient dans les siens, et il put sans doute voir de près la folie qui l'animait. Ses yeux étaient d'un bleu acier, et on pouvait distinguer sous son masque, qu'ils se plissaient malicieusement. Ce qui laissait deviner qu'elle souriait. Ce moment dura un énième de seconde, car tout de suite après, elle bascula la tête en arrière, tandis qu'elle drainait son énergie.

Il la repoussa violemment, mais Haocia avait tout de même pu lui extraire assez d'énergie pour gagner encore plus en puissance. Mais ce fut beaucoup trop pour elle. En étant repoussée, elle trébucha, et tomba agenouillée par terre. La dernière fois qu'elle ressentit ce genre de sensation c'était lors de sa rencontre avec :


Lyme Sher'Illistyn...

Sa vue se troubla, elle respirait fort. Elle avait l'impression que ses mains fusionnaient avec la terre, et elle se mit à rire avec une démence plus qu'effrayante. Elle avait l'impression de revivre. Comme un nouveau-né arrivant au monde, elle avait tous ses sens en éveil. Haocia avait même l'impression d'entendre le cœur de Tyrias qui battait. Pendant cette petite transe dans laquelle la magie de Tyrias l'avait mise, tous les petits cailloux s'étaient mis à flotter autour d'elle. Le don de télékinésie était devenu encore vigoureux, mais en même temps encore plus incontrôlable. Ils commençaient à tournoyer, de plus en plus vite, et de plus en plus dangereux, bien qu'au départ ce n'était que des petits cailloux insignifiants. Pendant cette crise de délire, Haocia était impuissante, et pourtant invulnérable. Si quelqu'un tentait de la toucher, il pourrait finir dépecé.

Puis elle se calma net, d'un seul coup, et tous les petits cailloux retombèrent. Elle releva rapidement la tête, et se redressa pour reculer. Elle était réellement prête, et cette fois-ci, elle retournerait la magie de Tyrias contre lui-même. Ce qui pourrait s'avérer très inquiétant...
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MessageSujet: Re: Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde]   Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde] EmptyVen 4 Jan 2013 - 23:25


Apparemment non, la noire réputation qui étai celle de Tyrias n'avait en rien impressionné celle qui se faisait appeler
le Corbeau, sans doute que ses années de service en temps que tortionnaire au service du Roi, a s'amuser avec des
prisonniers sans défenses, l'avaient rendu un peu, sinon trop confiante.
Elle se jetât a la gorge du Marchemonde, ce dernier crût qu'il s'agissait d'une vaine tentative d'étranglement, mais il fût
bien vite détrompé; la garce tentait de le vider de sa magie.
Outré, il fît ce que lui ordonnât son instinct : il la repoussât; mais ses bras n'avaient plus leur vigueur surnaturel,
cette force qui aurait dû projeter le corbeau a plusieurs mètres; la lacune laissée par ce que son adversaire le laissât
chancelant, comme lorsqu'on se relève trop vite après être resté assis trop longtemps.

Mais ce changement durât trop peu pour qu'elle en profite, durant ces quelques secondes ou le Marchemonde avait été vulnérable,
ce moment où le destin de plusieurs centaines (voire milliers) de personnes aurait pu être totalement bouleversé, ce moment
ou le corbeau aurait pu arrêter cette créature qui fût un homme... Ce moment, elle le passât dans une sorte de transe extatique
, bouleversée par le contact de ce flux de puissance arraché au Marchemonde.

Tyrias quant a lui se sentait comme vidé d'une partie de son être, effaré, il plongeât son âme dans le Baton, y puisant en
en quelques instants bien plus que ce que le Corbeau lui avait prît.
Durant ce moment de frayeur pendant lequel son esprit rencontrât la puissance cachée de l'autre coté de la réalité,
en son esprit il apperçût l'horreur sans nom qui rampait depuis des semaines au bord de son âme.
Et cette horreur s'infiltrât en lui, déposant les germes de la folie qui en ce moment même consumait celle qui
voulait l'affronter.
Et malheureusement pour lui et pour le monde, il ne s'en apercevrait que trop tard.

Encore sous le choc de la vision qu'il avait eu dans le bâton, Tyrias mît plusieurs secondes a reprendre ses esprits,
il chancelât quelques mètres et s'affalât dans l'herbe.
Des tremblements se répandirent dans ses membres, et bientôt il fût incapable de se tenir debout, chacun de ses muscles
se crispant sans qu'il ne puisse rien y faire.
Lui qui avait pris l'habitude de parfaitement contrôler son corps, jusqu'a la moindre activité cellulaire, était plus
qu'effrayé par ce qui lui arrivait, il aurait mille fois préféré mourir sur le champs que de continuer a vivre le calvaire
qu'était de sentir son corps échapper a son esprit.
Son diaphragme se dilatât plusieurs fois, et des volutes de fumée noire s’échappèrent par ses narines et sa bouche; ses yeux
changèrent plusieurs fois de couleur, explorant toutes les variations de ton possibles et imaginables.
Des cancers firent leur apparition dans quasiment tout ses organes, pour disparaître quasiment aussitôt; sa mâchoire se contractât
si violemment qu'il entendît les os qui la composaient se briser, tout comme il les entendît se reprendre leur intégrité première dans un feulement organique.

Pour finir ce carnaval de débauche, les muscles qui composaient la paroi abdominale du Marchemonde se contractèrent,
son oesophage se dilatât, un liquide boueux remontât en trombe vers sa bouche, pour jaillir sur la terre, sèche a en brûler.

Tyrias tremblait comme une feuille, le front inondé de sueur froide et maladive; pendant un instant de pure félicité,
il reprît le contrôle de son corps, et il put apercevoir l'espèce de pétrole noir et malsain que son corps avait rejeté
et qui bouillonnait entre les épis de blé froissés par sa crise musculaire.

Puis se fût le trou noir. Un trou noir paradoxalement emplis de couleur et de sensation : après son corps s'était son esprit
qui était attaqué par la folie.
Ses pouvoirs se déchaînèrent tout seuls, la terre se craquelât, les blés grandirent jusqu’à maturité, pour pourrir l'instant suivant.
Des vers firent surface, ils se transformèrent en mouches grosses comme des poings de nouveaux nés, qui enveloppèrent le
Marchemonde dans un immonde nuage bourdonnant.
Puis elles explosèrent toutes de concert, dans un feu d'artifice vivant, répandant sur le sol leurs viscères et fluides vitaux, qui prirent feu.
D'énorme sillons se creusèrent dans le sol des champs, comme si un géant fou frappait la terre avec une hache démesurée; sur
plusieurs lieux a la ronde, tout les animaux furent pris de symptômes étranges : les herbivores mourraient purement et simplement,
l'intérieur de leur corps dévoré par des asticot innombrables; quand aux animaux a crocs, ceux là s'en prirent a tout ce qui
passait a leur portée, les chiens se brisaient les crocs sur leurs laisses, les loups s'entre dévoraient; et ceux qui n'avait rien a détruire près d'eux
s'en prenait a eux même, jusqu'a s'infliger des morts atroces.
Ceux des hommes qui dormaient encore ne se réveillèrent jamais, une ombre fondît sur leurs rêves et dévorât leur esprit, pour
ne laisser d'eux qu'une coquille vide a peine capable de respirer.

Le Corps de Tyrias demeurait parfaitement immobile, les yeux écarquillés fixant le sol brut qui cloquait sous son regard.
Dans son esprit, une lutte s'était engagée : il avait vu ce qui voulait prendre le contrôle de son être, et il s'y était
opposé de toute son âme.
Le chose dans le Bâton, la magie noire qui l'habitait voulait qu'il devienne son jouet, un simple instrument au service
de la puissance brute des ténèbres; mais Tyrias s'y refusait et il mettait toute la force qu'il avait a sa disposition pour
repousser cette invasion.

Après plusieurs minutes, il se relevât, lentement, ses genoux émirent un claquement sec de protestation; tout comme sa nuque
alors qu'il tournait la tête vers le Corbeau :

"Et bien... Je dois avouer que tu as bien réussi ton coup."

Il fît jouer ses larges épaules, et se mît a se rapprocher de celle qui l'avait fait autant souffrir, persuadé qu'elle était responsable
de ce qu'il avait enduré.
Chacun de ses pas provoquait un petit "chlouik" organique dégoûtant alors qu'il traversait la marre de mouches explosés.

"Mais cette chose que tu as dans mon esprit, je crois qu'elle a raté le sien."

Il s'immobilisât a quelques mètres du Corbeau, et cherchât un regard a clouer derrière ces orbites noirs.

"Je t'ai sous-estimé, je l'avoue. Mais crois moi, ça ne se reproduira plus."

Il n'avait même pas vu que la femme avait été elle aussi saisie par une crise provoquée par son sort, et il s'apprêtait
a la faire payer pour un acte qu'elle n'avait même pas commis.

Un vent putride se levât, des particules noires, semblables a de la cendre voletaient tout autour de lui; des sombres nuages
firent leur apparition dans le vent, portée par des souffles surnaturels.
L’atmosphère s'appesantît, l'air devînt difficile, presque impossible a respirer.
Autour du Marchemonde, les herbes se consumaient lentement, sans qu'aucune flamme de les lèche.

L'Homme au chapeau tendît la main vers le Corbeau.
Un éclair violet claquât, embrasant le toit de chaume d'un taudis voisin.

Le tonnerre semblait se répéter a l'infini.
Puis soudain un portail s'ouvrît dans la main du Marchemonde, crachant un nuage de mouches aussi compact qu'un mur de brique, qui fonçât sur
le Corbeau a la vitesse d'une flèche.

Alors que l'essaim d'insectes le cachait a la vue de sa cible, Tyrias ouvrît un portail sous ses pieds, disparaissant quelques dixièmes de secondes
, pour refaire surface derrière la femme en noir, le poing levé.
Cette fois, elle ne lui ôterait pas sa force.
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MessageSujet: Re: Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde]   Brise les ailes [PV Tyrias Marchemonde] EmptyVen 11 Jan 2013 - 23:26

Le combat avait à peine commencé, que tout était déjà grandiose. C'était un concentré, une explosion de saveur, et tous les plus grands mages pouvaient ressentir cette force dangereuse qui animait les deux protagonistes. Pendant sa phase vulnérable, Haocia n'avait pas remarqué la crise de Tyrias, pendant laquelle elle aurait pu largement en finir rapidement avec lui. Mais le Destin en voulut autrement. La sorcière ne vit pas non plus les vers sortirent et se métamorphoser, dommage pour elle, car elle aurait été fascinée.

Quand elle se releva, elle fut surprise par le changement brutal de paysage. Et encore plus étonnée, quand elle vit le sol se marquer par d'énormes traces profondes, comme si une charrue s'était amusée à passer des tas et des tas de fois pour battre la terre et la modeler ainsi. Haocia releva la tête vers Tyrias, déduisant que c'était lui qui avait causé ces dégâts, et le vit mal en point, les yeux totalement exorbités, mais l'air déterminé. Elle ne s'élança pas vers lui, elle profita simplement du fait de sa déconcentration pour préparer son prochain sort. La panoplie de ses pouvoirs s'était largement développée avec la puissance qu'elle venait d'absorber. Le calme revint aussi brutalement qu'il avait été troublé.

Le marchemonde s'avança lentement vers Le Corbeau. Il chercha à l'intimider, mais elle restait impassible. Elle ne doutait plus à présent, gonflée à bloc par ce qu'elle avait drainé. Ou plutôt, gonflée à bloc par ce qu'elle avait retrouvé. Haocia n'existait plus à présent. La magie noire l'avait totalement dépossédée. C'était l'incarnation même de la noirceur qui se tenait devant Tyrias. Sous son masque de Corbeau, le visage de la jeune femme était totalement déformée. Ses veines étaient saillantes et noires, parcourant tout son visage. Ses pupilles autrefois grise, s'étaient aussi colorées, en devenant plus sombre. Peut-être que ce léger détail avait pu être entrevu par son adversaire. Elle n'écoutait plus ce qu'il disait, trop absorbée à anticiper la suite du combat, à préparer son sort.

Le paysage, déjà bien amoché par la rencontre des deux mages puissants, se transforma à nouveau. Il devint plus sombre, et l'air fut bientôt étouffante. Ses yeux se décrochèrent un court instant de son adversaire pour observer les herbes qui se calcinaient. Puis un orage tonna, ce qui renchérit l'ambiance déjà bien glauque et macabre. C'était comme si plus rien ne vivait autour, plus rien n'existait, et qu'il n'était plus que les deux survivants à se battre dans un décor lugubre et dévasté.

Il lança alors l'assaut. Et il ne lésina par sur les moyens. Elle devait l'avoir réellement bien énervé pour qu'il se déchaîne autant. Un nuage bourdonnant apparut, et fonçait droit vers Le Corbeau. Elle poussa alors un cri, et releva ses deux mains vers le ciel. Un énorme cercle de feu jaillit du sol, pour brûler les insectes qui tentaient de passer pour l'atteindre. Mais ce n'est que trop tard, qu'elle se rendit compte que les insectes n'étaient qu'une diversion. Elle fit volte face, et vit Tyrias nez à nez avec elle. Il avait réussi à passer le cercle de feu à temps, et était près à lui asséner un coup.

Le cercle de feu restreignait alors considérablement le champ de combat, ce qui n'arrangeait pas du tout la sorcière. Car si le combat n'était plus de l'ordre de la magie, mais plutôt des aptitudes physiques, alors Haocia était battue à plat de couture, par rapport à la carrure importante de Tyrias. Dans d'autres circonstances, elle aurait pu le trouver charmant, attirant.

Elle se pencha maladroitement pour éviter son poing, et tomba par terre. Mais ce ne fût pas un moment de vulnérabilité, car elle en profita pour poser ses mains sur le sol, et incanter. Des ronces sortirent alors lentement de la terre pour agripper les chevilles du marchemonde. Elles montaient progressivement, en se resserrant petit à petit, enfonçant les larges épines dans sa chaire. C'était un sort facile à réaliser, et un incontournable qu'elle finissait toujours par réaliser dans ses combats. La sorcière se releva pendant que cette incantation occupe Tyrias. Elle ne doutait pas qu'il se démêlerait rapidement des ronces.

Elle sortit alors le sort ultime. Ce pourquoi on l'appelait « Le Corbeau ». Elle n'avait pas le temps d'incanter un sort pour éteindre le feu, bien que les flammes s'amoindrissaient. Alors elle fléchit les genoux, et sauta vers le ciel. Ce fut une magnifique vision. Une fumée noire enveloppa le corps entier de la sorcière, qui se transforma au fur et à mesure (et pourtant en quelques centièmes de seconde) en corbeau, pour s'envoler loin du cercle de feu. Une plume noire virevolta jusqu'aux pieds de Tyrias. D'habitude, Haocia devait se déshabiller entièrement avant de se transformer. Mais la puissance qu'elle avait récupéré du marchemonde était telle, qu'elle n'avait même plus besoin de se dévêtir. A plusieurs mètres de son adversaire, Le Corbeau émit un croassement lugubre en se posant près d'un arbre mort, et alors Haocia reprit sa forme humanoïde. Elle s'adossa quelques secondes contre l'arbre, pour reprendre ses esprits. Elle sentait que les forces qu'elle avait prises la quittaient. L'inconvénient avec ce sort, c'est qu'à haute dose drainée, la puissance n'était pas endurante.

Le Corbeau n'avait pas le temps de se reposer. Il fallait qu'elle se concentre à nouveau, pour incanter. Car il allait bientôt revenir.

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