''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]

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Fearghas Forrester



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MessageSujet: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Sam 29 Sep 2012 - 2:08

Il s'était écoulé plus de trois semaines avant qu'ils n'arrivent aux pieds de ce que les autochtones appelaient le " mont Amentia ". Une sorte de sanctuaire déraisonné perdu au milieu des montagnes enneigées. Des escaliers titanesque de plus de mille marches taillées à même la roche qui, selon les habitants, avaient étés construits sous l'ordre d'une entité invisible en échange d'un climat agréable. Le moins que l'on pouvait dire, c'est que pour cette entité, l'adjectif agréable n'avait pas la même signification que pour les Hommes qui lui avait rendu hommage. Par ailleurs, certaines personnes affirmaient avoir déjà atteint la dernière marche mais que cette dernière n'était que la première d'une longue descente qui ne menait en fait à rien si ce n'était à la face opposée du sanctuaire. Une sorte de pyramide fermée en quelque sorte.

Certes, tout ceci était dénudé de sens mais, l'élémentaire de l'eau en été sûre, c'était ici que se trouvait son refuge et même si cette étrange structure avait été bâtie bien plus tard, il n'aurait quitté ces terres pour rien au monde. Les habitants locaux avaient confirmés cette thèse en expliquant à la petite troupe qu'ils étaient très souvent victimes d'intempéries soudaines et anormales, que le climat n'était pas stable et qu'ils leur arrivaient souvent d'entendre comme quelqu'un rire au dessus de leurs têtes sans vraiment rigoler. Un son qu'il répétait en permanence, une onomatopée synonyme de la rigolade, une chansonnette désarticulée qui retentissait de jour comme de nuit. On pouvait donc comprendre qu'ils étaient heureux de savoir qu'ils étaient ici pour l'éliminer. Il fallait bien leur donner un motif.

L'ascension se présentait à eux et ils le savaient, faire venir " Keith", comme l'appelait alors l'élémentaire d'eau, ne serait pas une tâche aisée. Mais, ne précipitons pas les choses et revenons un peu en arrière. Ils avaient effectivement pris la route de nuit et alors que ces dames étaient confortablement installées à l'arrière, ces messieurs s'occupaient des chevaux. Fearghas n'était pas spécialement doué avec les montures mais, il aimait se rendre utile et aussi, Rétronos ne refusa pas son aide. L'élémentaire avait repris son apparence normale, chose qui ne choqua personne, et profitait de l'air humide et du vent frais qui fouettait son visage et soulevait sa chevelure.

Il faisait très froid cette nuit-là mais, personne ne s'en plaignait. Le professeur était habillé chaudement, écharpe au cou et gants aux mains, il ne ressentait pas beaucoup les effets de cette froideur nocturne. L'élémentaire était la moins habillée mais ne s'en plaignait pas, au contraire même. Quant à Essalia, elle avait s'était aussi bien vêtue. C'était une très belle jeune fille, il fallait le reconnaître, et ces habits d'hivers ne la mettaient que plus en valeur. Ce qui pouvait paraître surprenant, en réalité, c'était l'habillement du Duc qui se voulait épais et chaud jusqu'à la disproportion. Oui, il souffrait bien d'une maladie de peau, à ce qu'il disait, et c'était normal qu'à cette température, il s'habille de la sorte mais, c'était tout de même étonnant bien que son charisme n'en était pas diminué.

Où allaient-ils ? Dans le désert, là où se trouvait caché la dépouille pétrifiée de l'élémentaire feu mais, l'élémentaire eau n'ayant pas encore révélé la position de celui de l'air, on ne pouvait pas savoir si cela leur faisait faire un détour ou pas. Tout ce que l'on savait, c'est que c'était important car une preuve de bonne foi de la part de leur nouveau compagnon. D'un autre coté, le professeur se demandait pourquoi est-ce que le Duc était soumis à autant de suspicion, déjà de la part du magicien puis de l'élémentaire. Après tout, pourquoi serait-il plus douteux que Forrester ? Oui, il s’intéressait à des arts qui n'inspiraient pas confiance mais, pourtant, il n'avait rien de douteux. Mais bon, on pouvait comprendre si l'on regardait l'importance de ce qu'ils devaient faire, ils n'avaient pas le droit à l'erreur et, d'ailleurs, l'élémentaire ne faisait pas plus confiance au vieil homme qu'à lui, il ne fallait pas qu'il se méprenne.

Il est inutile de décrire comment se passa le voyage. Il fut long, parfois difficile et parfois agréable mais, il fut très fatiguant. Rétronos et Fearghas avaient beaucoup parlé entre eux et en avaient appris beaucoup l'un sur l'autre. Peut-être que cela tisserait des liens mais, pour le moment, il n'en fut rien. L'élémentaire quant à elle était restée pratiquement muette. Elle ne répondait à aucune question et n'avait lâché que son nom au bout de maintes et maintes tentatives. Elle s’appelait Orana mais, elle avait défendu les deux magiciens de la nommer ainsi pour une raison qui leur échappait. Certes, Satanas était un gentleman mais il était aussi un provocateur. Il s'était aventuré à la nommer par sa dénomination, une seule fois et il ne recommença jamais. Lorsqu'il prononça son nom, l'élémentaire ne le laissa pas terminer sa phrase qu'elle l'avait aspergé avec de l'eau. Non, pas de l'eau limpide mais un véritable jet sous pression qu'il l'avait fait quitter le sol pour le projet quelques mètres plus loin.

D'ailleurs, le Duc avait eu une réaction assez étrange, il avait hurlé de toute ses forces avant de se débarrasser aussi vite qu'il le pouvait de ses habits mouillés avant de se sécher ... C'était comme si l'eau l'avait brûlé. Était-ce une intention de l'élémentaire ? Probablement non puisque elle-même s'était étonnée de sa réaction. Heureusement, Rétronos s'était repris assez vite et sa conduite exemplaire n'en fut pas troublé. Il lui demanda simplement de ne plus recommencer cela, chose qu'elle lui garantit à condition qu'il n'utilise plus son dénominatif.

Et ce fut donc au bout de dix jours de voyage qu'ils étaient arrivés dans le désert. Il faisait particulièrement chaud là-bas et bien évidemment, c'était une épreuve d'endurance pour le vieil homme mais aussi pour Orana qui ne cessait d'avaler le plus d'eau possible. Cependant, il fallait rationner les part pour ne pas tomber à court au mauvais moment mais, personne n'osa lui dire quoi que ce soit, imaginez un peu sa réaction si l'on venait à la priver de son élément. En revanche, pour Rétronos, c'était une toute autre affaire car il semblait bien s'acclimater à en juger par son excellente humeur.

La cachette de l'élément feu se trouvait sous la terre. Il y avait une sorte de caverne perdue au milieu de nul part et c'était là l'entrée du repaire. Elle descendait en sous-sol, très profondément mais, plus ils s'enfonçaient, plus il faisait chaud et ce ne fut qu'au bout d'une heure complète de descente dans des tunnels obscures et peur rassurant qu'ils parvinrent là-aussi, à une gigantesque cavité. Visiblement, le plafond n'était pas très épais mais, le plus remarquable, c'était l'élémentaire.

Effectivement, il était pétrifié, lui et la lave dans laquelle il baignait mais, bien qu'elle soit solide, elle n'en restait pas moins suffocante. Il devait au moins faire cinquante degrés ici. L'air était sec et saturé, difficile à respirer. L'élémentaire quant à lui était d'un gigantisme hors-norme, bien plus grand et imposant que Orana sous sa forme de statue. Mais, il n'y avait presque aucune onde ici, c'était comme si il était mort. D'après le récit de Rétronos, il l'était presque, c'était donc compréhensible.

Orana avait eu sa preuve mais, meurtri par la chaleur, elle ne pouvait rester ici bien longtemps et aussi, ils rebroussèrent chemin rapidement. La question que se posait le professeur à ce moment était de savoir comment ce démon, à en juger par sa forme, avait fait pour venir jusqu'ici et s'enfuir à une telle profondeur sans que personne ne le remarque. Mais ce n'était pas le plus important pour le moment. Satisfaite, l'élémentaire froid leur indiqua où se trouvait le refuge de Keith, cependant, elle insista pour qu'ils longent la mer qui bordait le désert au à l'est. Étrangement, elle ne se trouvait qu'à quelques kilomètres de la tanière de l'élémentaire feu.

Ils acceptèrent, si cela pouvait l'aider à résister à la chaleur. Le voyage dans le désert dura cinq jours et ils atteignirent finalement les montagnes. Durant ce court trajet, Orana s'était montrée un peu plus bavarde et leur avait expliqué en quelques mots que l'élémentaire air avait perdu la raison à la fin de ce qu'elle appelait " le dernier cycle " et qu'il était le seul véritable survivant. Sa puissance était encore intacte mais, il était devenu très imprévisible et il faudrait alors oublier les règles de la logique pour réussir à le vaincre. Certes, ils voulurent en savoir plus mais, elle refusa d'en dire davantage, ils devraient simplement se contenter de cette information pour savoir comment traiter avec lui.

La suite, nous la connaissons. Ils rencontrèrent les habitants des montagnes enneigées qui leur expliquèrent rapidement l'existence du sanctuaire, ce qui confirma la position de l'élémentaire. Ils furent chaleureusement accueillis et l'on les conduits juqu'à la structure en leur expliquant qu'elle était dénudée de sens. Certes, ils se rappelaient la consigne d'Orana, il fallait oublier la raison. Keith se déplaçait tout le temps et pour l'appeler, il faudrait faire quelque chose de particuliers mais quoi ? Ça, personne ne le savait.

Peut-être faudrait-il commencer par grimper jusqu'au sommet ? Certes, mais à quoi cela servait si l'on devait aussi redescendre de l'autre côté ? Le problème était qu'ils étaient confrontés à l'inconnu et le mutisme de la dame des glaces n'arrangeait pas les choses. Pourquoi Keith avait-il fait construire ce sanctuaire ? Pourquoi avait-il puni ceux à qui il avait commandé cette structure ? Pourquoi chantait-il sa folie en permanence et surtout, pourquoi avait-il perdu la raison ?

Pourquoi, pourquoi et encore pourquoi. D'un autre coté, avec un être aussi fou que lui, ce n'était pas la bonne méthode à adopter. Le professeur réfléchissait. Ces escaliers n'étaient pas là pour rien. Quelle était leur fonction primaire ? Être escaladés donc, monter. Quel serait l'inverse de monter ? Descendre ! Mais comment descendre des escaliers tout en les montant ? Comment descendre en haut ou plutôt, monter en bas ? Rétronos claqua des doigts à ce moment là.

- J'ai trouvé ! Il faut le prendre au sens propre !
- C'est-à-dire ?
- Il faut monter avec des bas et descendre de l'autre coté avec des hauts !


C'était totalement irrationnel en effet et assez hasardeux pour fonctionner mais, il y avait un problème. Fearghas et Rétronos étaient des hommes, et des hommes ne mettent pas de bas et, sur cette logique de vêtement de femme, ils ne mettent surtout pas de hauts !

- Il n'est pas question que je me travestisse juste pour monter des escaliers ! Qui plus est, cela pourrait ne pas fonctionner. Je ne vois pas en quoi se balader comme un dévergondé de bas étage appellerait un élémentaire !
- Mais, cet élémentaire vit dans le ciel ! C'est peut-être comme ... Un code ! Une sorte de signal pour lui dire que nous sommes là et que nous voulons le voir !
- C'est n'importe quoi ! En plus, s'il n'est pas à proximité, il ne nous verrait même pas !
- Mais justement ! C'est totalement absurde donc ça ne peut-être que ça !
- ... Oui mais à ce moment, si nous mettons des bas qui sont des vêtements de femmes, c'est que la descente devra être l'inverse et à ce moment là ...


Forrester se retourna vers l'élémentaire et Essalia.

- C'est que nos deux dames vont devoir mettre des hauts d'homme.
- Pas faux. Mais à ce moment, il faudrait aussi inverser le sens de monter. Nous devrions monter et descendre en marche arrière.
- Probablement.


Il eut un court silence.

- Et qu'en pensez-vous Or ... Madame ?
- J'en pense que ce n'est pas de la folie mais de la débilité ce qui, venant de sa part, ne m'étonnerait pas du tout.
- Alors il ne reste plus qu'à nous procurer des bas de femmes et des hauts d'hommes ... Où va-t-on les trouver ?


Bonne question ...
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Essalia A. Onera



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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Ven 5 Oct 2012 - 19:26

Essalia regardait le paysage, ils avaient pris la route depuis quelques heures déjà : direction le désert, ils devaient voir ledit corps de l'élémentaire de feu que l'homme avait presque tuer lors de leur rencontre. Essalia était pressée de savoir une chose : est-ce qu'il était aussi imposant que l'élémentaire d'eau sous sa forme originel ? D'ailleurs, elle l'avait reprit sa forme, durant le voyage et … cela n'avait choquer personne ! Elle buvait beaucoup d'eau aussi, et les autres devaient faire très attention car les parts étaient mal faite.

La jeune fille restait dans son coin, elle ne parlait pas mais s'amusait à regarder le paysage désertique qui s'offrait à eux... Rapidement, ils s'arrêtèrent et l'homme, Rétronos, se risqua à appelé l'élémentaire par son prénom, il se fit recevoir par une bonne dose d'eau, Essalia en fut pliée de rire jusqu'à que l'homme hurle presque de douleur : ils étaient tous assez surpris, à vrai dire.

La route reprit alors son cour normal, il faisait terriblement chaud et ils arrivèrent à une grotte où ils descendirent étroitement : l'élémentaire de l'eau n'était pas rester bien longtemps, elle ne se sentait pas à l'aise dans l'endroit qui s'avérait être le repère de l'élémentaire de feu. Essalia, elle, au contraire, resta plusieurs minutes à observer l'homme qui était entouré de quelque chose non identifiable pour la jeune fille, haussant les épaules, elle rejoignit la calèche où le voyage jusqu'au repère de l'élémentaire de l'air débuta... Ils longèrent de l'eau, Essalia s'endormit et passa les trois quart du voyage endormit à l'arrière de la calèche, il faisait extrêmement chaud mais c'est pourtant le froid qui la réveilla, ils arrivèrent au bas d'une montagne... D'escaliers, plus précisément, combien de temps avait-elle dormit ? Elle ne le savait pas.

Le professeur se trouvait face à elle et l'élémentaire de l'eau à sa droite, elle ne se rappelait plus de Mr. Satanas, la jeune fille ne participait pas réellement aux recherches, elle se contentait d'écouter d'une oreille attentive, en même temps elle n'avait venue que pour pouvoir se battre et défendre le vieil homme et la belle dame des glaces. L'homme parlait de monter avec des bas et descendre avec des hauts... Des hauts ? Mais ils en portaient ! C'était complètement stupide ! Pourtant, ils soutenaient l'idée et très rapidement, Essalia s'y fit et elle l'accepta. Il leur fallait des bas ?

« - Pour les bas, j'ai une paire sur moi et deux paires dans mon sac de cuire... J'en avait pris, car après tout, on ne sais jamais. Quant aux hauts, je ne sais pas où trouver ça.. »

Essalia regarda les hommes de haut en bas, un grand sourire aux lèvres, ils étaient des hommes, ils avaient forcément des hauts d'hommes... Elle attrapa dans son sac les paires de bas qu'elle tendit aux hommes en explosant de rire, l'élémentaire souriait : cette situation était plutôt comique. Ils enfilèrent les bas en rouspétant alors que les sourires sur les lèvres des femmes ne s'enlevait plus.

Mais ce fut Rétronos et le professeur, qui souriaient sans doute le plus lorsque les femmes durent porter les hauts qu'il avaient garder depuis des jours... D'ailleurs, ils sentaient tous la sueur mais le temps leur étaient précieux. Ainsi, attendraient-ils d'être en haut des marches pour pouvoir laisser aux jeunes femmes le plaisir de mettre les hauts.

« -Ce n'est pas facile... » Se plaignait Essalia en tombant assez souvent.

Les marches, il y en avait des centaines et elle n'en vit pas rapidement le bout, lorsque ce fut fait, ils s'arrêtèrent sur une plate-forme, pas très grande mais leur permettant d'être les uns à côté des autres pour pouvoir reprendre leur respiration.

« -Enlevez les bas et passez nous vos haut ! » S'exclama la demoiselle en regardant les deux hommes qui, eux même, se regardaient. Lançant un regard à l'élémentaire, elle retira ses chaussures pour pouvoir enlever ses bas : elle ne voulait surtout pas que ça la gêne, si il remarquait les bas pour descendre, peut-être ne viendrait-il pas ? Les hommes retirèrent leur haut, le professeur était visiblement contre, mais il n'avait pas son mot à dire ! Il fallait le faire.

Ainsi, se retournèrent-ils pour pouvoir laisser aux jeunes filles les hauts, chacune d'elles – l'élémentaire ayant pris une forme un peu plus humaine pour pouvoir traverser les villes et villages sans se faire repéré – donnèrent leur manteau aux hommes, Rétronos n'en voulait pas, il avait visiblement assez chaud, quand on professeur, il rouspétait de nouveau.

Les jeunes filles descendait les marches, retourné, essayant tant bien que mal de ne pas tomber et les hommes suivaient le pas. Ainsi, ils descendirent moins d'escaliers qu'ils en avaient monter, durant toute la descente, la jeune Essalia les avait compter, elle les avait également compter lorsqu'ils étaient monté.

Une fois en bas, un vent violent se mit à souffler, les feuilles volaient autour d'eux et les branches des arbre qui les entouraient frappait le vent. C'est soudain que quelque chose, un bruit de métal, se fit entendre derrière eux, des pas lourds et bruyant raisonner, si bruyamment que Essalia eu un mal de tête terrible.

Alors qu'ils se retournèrent elle était là : une armure immensément grande était apparut de nulle part et se présentait à eux, elle s'arrêta à quelques pas et l'élémentaire de l'air se mit à reculer de quelques pas. Puis, Essalia se mit à sourire, l'homme riait frénétiquement. Il les dévisagea quelques secondes.

hrp:
 
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Fearghas Forrester



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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Sam 6 Oct 2012 - 0:31

C'était impressionnant ... Cette armure mesurait plus de deux mètres et possédait une forte corpulence. Ses pas étaient lourds et raisonnant, le métal semblait particulièrement épais et robuste et enfin, la voix ou plutôt, le ricanement qui résonnait avec écho laissait comprendre que l'armure était vide bien qu'elle soit animée.

Spoiler:
 

Elle s'était avancée de quelques pas vers eux et alors que les quatre voyageurs étaient bouches bées, cette dernière ou plutôt, ce dernier ne cessait de rire. Effectivement, il ne s'agissait pas d'une simple rigolade mais plutôt d'un refrain composé d'onomatopée. Fearghas arrivait à distinguer plusieurs sons allant du simple " haha " répéter en saccades au " trololo " bouclé sur la dernière syllabe. Il resta quelques minutes avant de se taire, peut-être avait-il terminé sa chanson ? En tous cas, c'était le silence maintenant et ni l'un l'autre ne bougeait. Que faire, que dire ? C'étaient des questions qui torturaient les esprits à cet instant. On observant bien l'armure, on pouvait distinguer un fourreau avec une épée dedans mais, s'il ne l'avait pas encore dégainé, c'est qu'il n'était pas aussi hostile qu'il pouvait le paraître, ou alors, ce n'était qu'un piège ? Rétronos prit la parole.

- Vous ... Vous êtes Keith ?

L'armure pencha légèrement la tête sur le coté, observant le duc mais, elle marqua un long silence mais elle finit par lui répondre de sa voix métallique et caverneuse.

- J'ai perdue ma chatte !
- ...
- À cause des pattes que j'ai mangé il y a deux jours.
- ...
- Et c'est pour ça que j'ai décidé de me teindre les cheveux en blond.
- ...

- Parce qu'hier, j'ai pas réussi à dormir.

Et il continua un bon moment à enchaîner des phrases qui n'avaient en apparence aucun rapports entre elles sans répondre à la question de Rétronos. Au bout d'une dizaine de minutes, il se tut et le silence revint. Ces échanges de regards pouvaient durer des heures, il fallait le questionner.

- Nous avons besoin de votre fluide.
- J'ai pas de fluide.
- Vous n'avez pas de fluides ?
- Non.
- Mais vous êtes un élémentaire !
- Et alors ?
- Et alors vous devez posséder le fluide air !
- Bah oui !
- Alors pourquoi m'avoir dit non ?
- Non à quoi ?
- Non au fait que vous n'aviez pas de fluide !
- J'ai dis que je n'avais pas de fluide ?
- Oui !
- Et bien alors ?
- Comment ça alors ?
- Il est où le problème ?
- Vous vous contredisez !
- À quel sujet ?
- Au sujet du fluide !
- Quel fluide ?
- Le fluide élémentaire ...
- Mais j'ai pas de fluide élémentaire.
- Comment ça vous n'en avez pas ?! Vous venez tout juste de me dire que vous en aviez !
- J'ai dis ça moi ?
- ... Oui ...
- Et bien alors ?
- ... Alors rien. Pouvez-vous nous le donner ?
- Vous donner quoi ?
- Le fluide !
- Quel fluide ?
- ... Le fluide air.
- Je n'en ai pas.
- Vous en êtes sûr ?
- Non.
- Comment ça non ?
- Bah non.
- Vous en avez ou vous n'en avez pas une bonne fois pour toute !
- Avoir quoi ?
- Le fluide air !
- Oui je l'ai !
- Alors donnez-le nous !
- Mais comment pourrais-je vous donner quelque chose que je possède puisque je ne le possède pas ?
- ... Quoi ?
- Celui qui ne possède rien n'est pas possédé et s'il ne possède rien, alors il possède tout !
- Vous êtes en train de me dire que vous avez le fluide dans la théorie mais pas dans la pratique ?
- Non.
- Alors que voulait dire votre dernière phrase ?
- Elle voulait dire oui.
- Donc c'est bien ce que je dis.
- Non.
- " Celui qui ne possède rien n'est pas possédé et s'il ne possède rien, alors il possède tout ! " C'est bien ça ?

- ... Ce que vous dites n'a aucun sens.

Forrester se massa les tempes. Oui, cette créature était folle et y allait avec patience ne servait strictement à rien. De plus, il commençait à perdre son sang froid. L'écouter davantage ne ferait qu'endommager sa raison. Rétronos tenta sa chance de nouveau.

- Disons que le fluide de l'air est à notre utilité ce que l'eau est à la soupe, vous comprenez ?
- Parfaitement mais, je rajouterai que le fluide air est à la grenouille ce que le grain de sel est au corbeau.
- Euh ... Quelque chose d'inutile ?
- Non, un champignon !
- Un champignon ?
- Oui, une truffe pour être plus précis.
- Vous, vous ne m'avez pas bien compris visiblement.
- Si j'ai compris, c'est vous qui n'avez pas compris.
- Et qu'est-ce que vous avez compris ?
- Que vous manger la soupe avec des truffes.
- Ce qu'il fallait comprendre, c'est que nous avons besoin de votre fluide.
- ... Vous aimez les hommes ?
- ... Hah ...


Nouveau moment de silence. Peut-être que Orana pourrait faire quelque chose ?

- Keith, je ne sais pas ce qu'est-ce que tu as fais pour en arriver mais là, s'il te plait, donne-moi le fluide.
- Silence femme, je ne t'ai pas autorisé à parlementer !
- Mais je n'ai pas besoin de ton accord ! Donne moi ce fluide et arrête de me faire perdre mon temps !
- Le temps, le temps ! Mais qu'est-ce que le temps ?
- Quelque chose qui t'a tapé sur la tête à ce que je vois.
- Si tu vois ce que je ne vois, c'est que je vois ce que tu ne vois pas !
- ... C'est-à-dire ?
- Que je t'emmerde !
- Keith, arrête de faire l'abrutis et ...
- Je vais vous raconter une histoire, c'est ...
- Ne me coupe pas la parole et ne nous embête pas avec tes histoires à dormir debout ! Donne ...

- SILEEEEEEEEEEEEEEEEEEENCE !

Hurla l'armure jusqu'à en faire trembler le sol. L'élémentaire se tût.

- Je parlemente ! Donc, je vais vous raconter une fable bien connue, la fable de la femme fontaine. Il était une fois où l'amour tomba amoureux de la haine. Elle l'aimait de tout son être mais la haine la détestait aussi de tout son être. Chaque jour, elle lui déclarait sa flamme et chaque jour, la haine l'éteignait. Mais, l'amour était persévérante et la haine, surprise par cet amour, se laissa tenter. Ils se marièrent et petit à petit, la haine se mit à aimer l'amour. Cette dernière lui apprit tout ce qu'elle savait, lui enseigna l'affection et lui permit de goûter au bonheur en la faisant sortir de ses ténèbres. Oui, la haine était terriblement amoureuse de l'amour et pour elle, elle apprit à aimer. Mais, le temps s'écoula et peu à peu, l'amour dû partir en guerre. La haine, de peur perdre son amour, alla guerroyer avec elle. Ils combattirent main dans la main durant de très longue années. Seulement, plus l'amour voyait la haine lui ressemblait, plus elle voulait, elle aussi, lui ressembler. Elle se ternie, elle se froidit et se rigidifia. La haine pleura, encore et encore et se dit que si elle ne voulait pas la perdre, elle devrait lui apprendre ce qu'elle lui avait appris. Aussi s'adoucissait-elle, se fendait-elle et s'agenouillait-elle devant l'amour. Malheureusement, cela ne suffisait pas et alors l'amour devint la haine. Contemplant sa moitié, elle se mit à la repousser, à la rejeter et à la détester, voyant en elle ce qu'elle était vraiment.

Un jour, alors que la haine n'était plus qu'amour, sa moitié la trahis et, c'était au nom de l'amour, qu'elle répudia la haine. Poignardée en plein coeur, la haine avait perdu sa raison de ne pas être et, chassant le naturel, il revint au galop. Traqué par l'amour, elle s'en alla au plus profond des ténèbres, là où elle serait à l'abris. Elle y rencontra la mort qui lui promis la vengeance en échange de ses services. La haine, haineuse, accepta et servie la mort autant qu'elle le pouvait. De son coté, l'amour s'éleva dans la lumière et y rencontra la vie.

Quelques temps plus tard, alors que la guerre battait son plein, un nouveau front vit le jour. L'amour et la vie furent envoyés pour le couvrir au même titre que la haine et la mort. La confrontation fut violente et ni l'un ni l'autre ne regarda dans le passé. La bataille dura longtemps mais, sous les ordres de la mort, la haine corrompu la vie et cette dernière, rongée par l'envie, frappa son alliée. Détruite par ce coup dans l'ombre, la mort s'empara de l'amour et enferma la vie dans les tourmentes. Elle présenta l'amour à la haine. Elle lui avait promis vengeance, elle allait respecter sa part du marché mais, alors qu'elle s'apprêtait à la tuer, l'amour implora la haine au nom du passé et la haine, cédant, répondit à ses appels. Elle eut d'abord des remords et poignarda la mort puis elle eut du chagrin et poignarda l'amour. Elle ne tua ni l'un ni l'autre mais, elle les condamna à mourir.

La mort demanda à la haine de la sauver, en échange de quoi elle le pardonnerait, et l'amour demanda à la haine de la sauver, en échange de quoi elle lui en voudrait mais, ni l'un ni l'autre n'étaient sincère. Elle sauva sa moitié et rompu le pacte qu'elle avait passé avec la mort, se condamnant elle-même par la même occasion. Seule survivante de la guerre, elle passa le reste de sa vie à repenser au passé. Pourquoi celle qui l'avait tant aimé l'avait-elle tant détesté et pourquoi celle qui avait qui lui avait offert la paix la lui avait-elle ôté ? La haine haïssait tout et tout le monde parce qu'elle s'haïssait elle-même et l'amour lui avait appris à s'aimer avant d'aimer ... La plaie, saignante, ne se referma jamais plus. La morale dans toute cette histoire, c'est que la haine n'avait pas le droit d'aimer et que l'amour n'avait pas le droit de haïr. Tout deux avaient transgressés cette loi et tout deux en avait souffert.


Keith se tût ensuite. Ce n'était pas compliqué de comprendre qui était la haine et qui était l'amour. Il y avait encore du silence mais bizarrement, personne ne semblait à l'aise. Rétronos se pencha légèrement en avant et tourna la tête vers l'élémentaire eau.

- Et après elle vient faire sa sainte-ni-touche devant nous, la coureuse de remparts ?
- Faites attention à comment vous me parlez !
- Je vous parle comme je veux ! Vous êtes un monstre !

- Vous basez votre jugement sur une histoire sans tête ni queue racontée par un être qui a perdu sa raison ! Je me demande qui est le plus fou à lié entre vous et lui !
- Il n'a aucune raison de nous mentir.

Rajouta le professeur. L'élémentaire le dévisagea alors, comme si elle semblait surprise de sa réponse.

- Vous, vous avez refusez de nous dire la vérité et je comprend pourquoi maintenant, vous aviez des choses à vous reprocher ! Vous nous avez correctement monté la tête contre l'élémentaire Air en nous expliquant qu'il était fou mais sans nous dire la raison ! C'est à cause de vous s'il a perdu la tête !
- Pour qui vous prenez vous pour vous permettre de me juger ? Étiez-vous là quand tout ceci s'est produit ? Surement pas ! Vous ne savez rien et si j'ai refusé de vous dire la vérité, c'est justement parce que je craignais que des ignares comme vous ne comprenne que la surface des choses. Vous n'êtes qu'un ignorant alors je vous suggère vivement de vous taire !
- Pourquoi devrais-je croire à votre innocence ? Je n'ai pas plus confiance en vous qu'en lui ! D'ailleurs, vous qui prétendez être de bonne intention, vous n'avez fait que nous prouver votre méfiance et votre mépris à notre égard alors que je vous ai libéré et que vous vous servez de ma propre âme pour panser la votre ! J'ai toutes les raisons de douter de vous et de vos intentions à l'entente de ce récit.
- Un récit qui ne m'incrimine en rien.
- Un récit qui prouve votre trahison. Si vous avez tenté de tuer celui pour lequel vous n'aviez que d'yeux, vous n'hésiterez pas un instant à faire de même avec nous.
- Ce que vous dites est idiot ! Si je voulais vous éliminer, je l'aurai fais depuis longtemps !
- Sauf que vous ne le pouvez pas puisque que vous avez besoin de nous mais, dès que le vent tournera, vous nous éliminerai !

- Mais c'est faux !

S'écria-t-elle. Les deux magiciens se turent, elle était en colère.

- Vous avez passé un pacte avec moi, je vous rappelle. Osez le rompre et je vous donnerai une bonne raison de vous méfier de moi.

Reprit-elle avec un ton glacial, calme et menaçant. Peut-être qu'ils ne laissèrent rien transparaître mais, Rétronos et Fearghas avaient les poils qui s'hérissaient. L'intonation plus qu'effrayante de sa voix à cet instant leur avait fait ravaler leur langue. Quelle froideur et quelle hostilité ... Dans quoi s'étaient-ils engagés ?

- Maintenant nous avons quelque chose de plus important à régler.

Elle se retourna vers Keith.

- Joli discours mais cela ne changera rien pour toi, donne moi le fluide immédiatement.
- Si tu veux le fluide, tu n'as qu'a demander à l'éléphant de te le donner !
- ... Quel éléphant ?

- Celui-là !

Keith mit sa main droite sur son ilium droit.

- Voilà la première oreille.

Puis sa main gauche sur son ilium gauche.

- Et voilà la deuxième oreille ! Je pense que tu sais où se trouve la trompe !
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Essalia A. Onera



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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Mar 9 Oct 2012 - 18:19

Essalia regardait la scène qui se déroulait devant elle... Elle écoutait et apprenait, elle essayer de comprendre du mieux qu'elle pouvait mais elle était légèrement larguer. Essalia recula de quelques pas pour laisser fin à la discussion, elle eut envie de rires quant aux dernières actions et paroles de Keith, mais elle ne le fit pas par respect pour Orana.

Keith mit sa main droite sur son ilium droit.

- Voilà la première oreille.

Puis sa main gauche sur son ilium gauche.

- Et voilà la deuxième oreille ! Je pense que tu sais où se trouve la trompe !

Finalement, après quelques secondes de réflexion et de sérieux elle explosa de rire sous les regards interloqué du professeur, de Onera et de Rétronos : c'était la seule que ça avait du faire rire, peut-être parce qu'elle était la seule à ne pas connaître l'en-jeux de tout ceci, bien qu'elle savait que c'était important, elle ne savait pas à quel point.

« -Essaie de te tenir ! S'exclama la petite fée qui c'était glissée à ses côtés lorsqu'elle avait le dos tourner. Ton comportement est impoli ! Rire à ça ! On aura tout vu ! Larynda savait se tenir, elle, au moins. »

Essalia haussa les épaules, un sourire certain était inscrit sur ses lèvres. Orana était folle de rage, elle ne voulait pas rire avec lui, ce n'était qu'un idiot !

« -Cesse de faire l'imbécile, pour une dernière fois Keith ! Et donne moi le fluide ! »

« -Mais je ne fais pas l'imbécile ! » répondit-il alors.

Rétronos n'en pouvait plus, il assistait à la scène et finalement, s'en mêla.

« -Si tu ne veux pas nous le donner alors tu mourras! » S'exclama-t-il, il ne voulait pas se battre car, Keith était sans doute des dizaines de fois plus fort, de part son imposant corps et de part ses armes, mais si c'était le seul moyen alors il tenteraient.

« -Tu sais pourquoi je ne le donne pas ? »
« -Non, pourquoi ? » Demanda Rétronos en arquant un sourcil.
« -Pourquoi quoi ? »
« -Pourquoi tu ne donnes pas le fluide ? »
« -Quel fluide ? »

Il recommençait, une fois de plus, tentant de déstabilisé l'adversaire. Essalia n'avait rien tenter pour le moment et la jeune fille s'approcha de l'homme : elle savait qu'elle n'obtiendrait rien mais... Comme dit le célèbre dicton : qui ne tente rien n'a rien !

« -Pourquoi êtes vous idiot ? » Elle demanda cela innocemment.
« -Je suis idiot ? »
« -Vous êtes idiot. »
« -Es-tu idiote ? »
« -Je suis idiote. »
« -Pourquoi ? »
« -Pourquoi quoi ? »
« -Pourquoi les nuages sont gris ? »
« -Pourquoi l'air est transparent ? »

Ainsi se posèrent-ils des questions, sans but, durant une dizaines de minutes : c'est Keith qui se lassa en premier... Contre toute attente ! Elle lui souriait à pleine dent sans le quitter du regard et, lui demanda-t-elle enfin.

« -J'en ai marre de vous deux ! Ca suffit ! Donnez nous le ou vous mourrez ! »

Il ne répondit pas, l'armure s'avança d'un pas vers eux, levant au dessus de sa tête sa massue... Rien que pour lever son pied, sans doute très lourd, il pris sept secondes, Essalia les compta dans sa tête. Rétronos bouscula la jeune fille en se mettant en position de combat, il faisait dix centimètre de moins que l'armure mais était plutôt fort... Essalia se fit par la suite bousculer par Onara qui se mit en position de combat et Lola s'éloigna avec Essalia... Même le professeur était aller au front !
« -Professeur ! Ne restez pas là ! Vous n'êtes décidément pas de taille. » Lola tentait tant bien que mal de faire réagir le professeur.
« -Voyons Lola, je ne vais pas les abandonner ! Part te mettre à l'abri. »
« -Mais Pro... » Elle fut couper par un sourire du professeur, la petit fée s'en alla rejoindre la jeune femme qui regardait de loin la scène, analysant du mieux qu'elle pouvait les combattants.

Les pas de Keith était terriblement lent, ainsi que ses mouvements de bras mais dans ses moments les plus rapide il était dangereux. Ses mouvements bien que lent étaient terriblement puissant ! Un coup ne tuerait pas, mais presque. Rétronos quant à lui avait une force normale... Onara par contre, était puissante ! Ses attaques au corps à corps n'étaient guerre puissante mais ses attaques magique elles étaient plutôt forte. Le professeur n'était pas mal non plus, il surpassait Rétronos, pas au corps à corps mais en magie.

Rétronos donna un coup d'épée dans la jambe de l'armure alors que celle-ci répliqua par un coup de pied... bien évidement, c'est le coup de Keith, plus puissant, qui pris le dessus et envoya l'épée dans le décor ! Onara tenta de lancer un peu d'eau en direction de l'armure... Plusieurs jets d'eau puissant... Puissant en temps naturel mais pourtant cela causa si peu de dégâts à Keith que cela surpris tout le monde sauf lui qui se mit à rire frénétiquement.

Le professeur lança un sort après avoir fait tourner trois fois sa baguette, la lumière atteint l'armure et l'empêcha de faire quelque mouvement que ce soit ! Rétronos n'avait plus d'épée, mais il avait ses poings ! Et qu'elle arme ce révélèrent-ils... Il frappa de six coups le buste de l'armure et fit reculer Keith qui n'eut pas de mal à rendre les coups : dans la mâchoire de Rétronos, suivit d'une bourrasque de vent qui leur fit perdre leur équilibre : tous tombèrent au sol sauf Essalia qui se trouvait suffisamment loin pour pouvoir l'éviter aisément... La jeune fille en profita, elle allait faire diversion pour pouvoir permettre aux autres de se remettre en place ! Elle fit signe à Lola de rester en place et s'élança en direction de Keith qui se tournait, lentement, vers elle.

Oh, elle avait bien remarquer, son point faible et elle s'en servirait ! Elle se mit à tourner en pas chasser autour de Keith, sa jupe la gênait légèrement mais une fois dans son dos elle avait tout le loisir de l'attaquer alors qu'il tournait : oui, il était lent... pas trop non plus, mais assez pour, en une seconde, lui porter un coup. Ainsi, Essalia attrapa une pierre et l'envoya en direction du casque de l'armure. Rétronos qui s'était relever frappa de son poing le devant de l'armure, une nouvelle fois, Onara, la belle élémentaire lança un puissant jet d'eau tandis que le professeur lança un éclaire de lumière qui s'abbatit directement sur Keith qui perdit l'équilibre et tomba au sol.

Il ne fallut pas longtemps au guerrier pour se relever et venir se défendre : il était plus résistant qu'ils ne le pensaient ! Les coups s'enchaînèrent pendant une bonne dizaines de minutes, Essalia remarquait que la jeune fée tournait et retournait autour de Keith sans se faire remarquer... Mais elle ne devait pas se préoccuper d'elle, elle repartit à l'assaut ! Essalia s'arma de son arc et attrapa dans son carquois l'une des flèches qu'elle possédait, elle banda la corde de son arc, encocha la flèche et visa le dos de Keith... Allait-elle faire effet ? Rien n'était moins sur ! Essalia décocha la flèche en direction du dos : la flèche s'enflamma mais... Elle vint s'écraser sur la lourde armure de Keith ! Il tourna la tête vers la jeune fille et ria tandis que Rétronos venait de lui donner un coup de poing dans le buste, il enchaîna cinq coups de poings qui le firent à peine reculer...

Au rythme où tout ceci allait, ils ne tiendraient pas plus d'une demi heure ! Il fallait agir, faire quelque chose... Parce que l'armure ne semblait pas tellement craindre les coups de Rétronos. D'ailleurs, quand celui-ci était aller rejoindre le professeur, Keith en profita pour s'approcher discrètement de l'élémentaire qui avait le dos tourner, buvant les dernières gourdes que Essalia avait laisser à proximité, Keith fit claquer dans les airs un fouet avant d'électrocuté Onara avec : l'élémentaire hurla de douleur, qu'est-ce qui pouvait être pire, pour l'eau, que l'électricité ? Onara blessée, ils avaient peu de chances de s'en sortir.

Essalia fit signe à Lola se s'approcher et essoufflée elle demanda :

« -Alors Lola ?! Qu'as-tu trouver bon sang ! » Cela se voyait à des kilomètres, cela se sentait, aussi... Essalia était morte de peur, au loin, elle regardait Rétronos qui lançait de vives flammes qui nuent pas un effet positif, Keith donna un violent coup de poing dans le torse de l'homme et l'empêcha de respirer après l'avoir envoyer dans un rocher qui se trouvait près des escaliers. En bref, ils étaient vraiment dans la merde.
« -Rien qui pourrait nous être utile, je pense qu'il faudrait l'épuisé. »
« -Mais avant qu'il soit épuisé, nous le serons ! Onara peux peut-être tenir du fait qu'elle soit une élémentaire... En fait, non ! Je n'en sais rien ! Mais merci de ton aide Lola. » Essalia commença à armer une seconde flèche : elle utiliserait la magie du vent cette fois-ci. Elle échangea un regard avec le professeur : il se mit à se concentré à la suite de cet échange de regards, comme s'ils s'étaient compris.

Essalia banda donc la corde de son arc après avoir attraper entre son index et son pouce une seconde flèche, elle l'encocha et visa Keith... Attendant durant plusieurs secondes dans cette positions – plusieurs minutes, même – elle regardait ses alliés qui étaient en difficulté : Rétronos était assomé contre la pierre et Onara se remettait tout justes de l'électricité quant à Keith, cet être qui la répugnait au plus au point : a la fois insensible et monstrueux, il riait aux éclats, signe victorieux ? Sûrement pas ! La défaite n'était pas permise.

Le professeur lâcha alors une lumière qui vint tourner autour de Keith six fois avant de s’immobiliser autour de sa tête : la lumière éclata en poussière dorée...

« -À toi ! » Hurla le professeur qui était essouffler tandis que la poussière vint faire perdre tous ses réflexes et sens à Keith.

Essalia visa rapidement les pieds de Keith avant de décoché la flèche qui, une fois arrivée à destination, avait créer un vent si violent que Keith se fit projeter contre un mur : certes elle était très lourde, mais les flèches étaient rapide et puissante depuis le temps qu'elle le contrôlait.

Du moins, elle aurait aimer qu'il soit projeter contre un mur ! Mais l'armure recula de quelques brefs pas. Essalia regardait Lola d'un regard désespéré, la fée de mit à parler.

« -Maintenant que je me souviens... »
« -Tu ne m'as pas tout dit Lola ?! » S'exclama la jeune fille.
« -J'ai remarquer une sorte de fente dans son dos, une blessure peut-être ? On peux essayer de s'en servir à notre avantage ! »
« -Comme pour rouvrir une blessure fermée ! Lola, tu es un génie ! Mais il faut prévenir tout le monde, peux-tu t'en charger ? »

Lola hocha la tête puis s'en alla en direction de l'élémentaire qui lançait des jets d'eau vers Keith pour pouvoir le ralentir tandis que Rétronos – qui avait reprit ses esprits – frappait l'armure de coups de poings et de flammes légères alors que le professeur gardait une concentration. Elle prévenue cette dernière qui regardait Essalia : elle comprenait parfaitement la situation et augmenta l'intensité de son jet... Le professeur fit le second prévenu et celui-ci leur dit que l'idée n'était pas mauvaise, mais qu'elles devaient se dépêché... Quant à Rétronos, il ne pu être prévenu car il était trop prêt de Keith pour que Lola s'approche sans risques.

Essalia regardait autour d'elle : rien ne pouvait entrer dans une fente... C'est alors qu'elle attrapa l'une de ses flèches.

* Assez plate ? * Pensa-t-elle tout en la regardant.

Elle arracha alors la pointe de la flèche et fit de même pour deux autres flèches qu'elle attacha ensemble, finalement, elle réussi à faire une sorte de bâton orné d'une pointe de fer assez long qu'elle confia à Lola.

« -C'est lourd, mais je devrais pouvoir le porter. »
« -Nous te faisons confiance, Lola ! »

Essalia parti à l'assaut, la jeune fille pris sa dague dans sa main et l'envoya en direction de l'armure, ils étaient tous les quatre à essayer de capter toute l'attention de Keith qui, bien sûr, leur donna ! Les coups que Rétronos donnait étaient plus puissant : l'espoir l'accompagnait dès à présent.

Lola s'approchait doucement mais sûrement de Keith. Lorsque la fée arriva enfin à atteindre le dos de l'armure elle prit un grand bol d'air et enfonça de toutes ses forces et pleine vitesse la sorte de bâton que Essalia avait confectionné et visiblement solidifié puisque celui-ci ne cassa pas.

Lola se recula rapidement afin de rejoindre ses amis qui eux même avaient reculer lorsque Keith avait poser ses mains sur sa tête et qu'il commença à hurler...
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Fearghas Forrester



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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Mer 10 Oct 2012 - 11:52

Les respirations étaient lentes et douloureuses, les souffles bruyant, les corps tremblants et les yeux rivés vers l'armure qui hurlait. Le combat avait été rapide et brutal mais, il semblerait qu'il soit maintenant terminé. Keith se tenait la tête et criait du plus fort qu'il le pouvait. Il se crispait et il tournait sur lui-même alors que ses adversaires, épuisés, le regardaient faire avec inquiétude. Rétronos avait eut beaucoup de courage pour affronter cette masse d'acier à mains nues. Quant à Essalia et Lola, elles avaient fait un joli travail de coopération et étaient parvenues, grâce à cela à terrasser l'élémentaire, du moins en apparence. Elles pouvaient être fières d'elles. Orana, elle, n'en avait pas fais autant qu'elle aurait dû en faire ... Peut-être se montrera-t-elle plus efficace contre un autre élémentaire.

Le professeur était accoudé sur son bâton de marche. Toute cette action l'avait exténué, il n'y était pas habitué et son âge avancé ne l'avait guère aidé. Il observait l'élémentaire s'agiter et ne semblait pas rassuré. En effet, une sorte de liquide noir et visqueux s'était ruisseler le long de son armure pour se transformer peu à peu en un véritable flot. Ce liquide étrange provenait de l'intérieur du métal et plus précisément, il sortait de par l'endroit où Lola, avec l'aide d'Essalia, avait enfoncé les pointes. Une grande flaque s'était formée au sol et peu à peu, Keith arrêta de hurler. Il tomba d'abord à genoux et s'affala ensuite au sol, laissant son armure partir en vrac. Est-ce qu'il était mort ? Ce spectacle semblait peu convaincant. C'était trop facile.

Les personnes présentent ne bougeaient pas et ne parlaient pas, probablement hésitaient-elles entre s'approcher ou s'en aller. Remarque, ils n'avaient toujours pas le fluide, s'en aller n'était pas encore possible. Puis, au bout d'un cours moment, le liquide noir et visqueux se mit à s'évaporer peu à peu. Une fumée sombre elle aussi mais qui s'épaississait de plus en plus. Le temps se mit à changer brutalement. Des épais nuages noirs, en provenance de nulle part, se précipitaient au dessus de leurs têtes, se superposant les uns sur les autres jusqu'à obstruer complètement la lumière du soleil. Le vent se leva et la température chuta considérablement. Il faisait si sombre qu'on lui allumer les torches pour y voir plus clair.

Effectivement, les choses n'allaient pas bien et c'était à se demander s'il ne fallait pas mieux avoir laissé Keith en vie, s'il était mort bien sûr. La fumée devenait de plus en plus intense et elle montait très haut dans le ciel, bien plus haut que les sommets des montagnes avoisinantes. On aurait dit qu'elle allait toucher le ciel mais, c'était bien sûr impossible. La flaque s'évapora complètement et la brume qui s'en était dégagée ne se dissipait pas. Au contraire, elle semblait se compacter, s'amasser et s'organiser. Elle prit une forme plus ou moins humaine mais, on pouvait clairement distinguer une paire d'ailes. Une sueur des plus froides se mit à ruisseler sur le dos du vieux magicien.

- Je crois que nous avons fait une erreur.

S'exclama-t-il la voix coupée. Les sombres nuages se chargèrent d'électricité. La foudre éclatait à l'intérieur et elle semblait s'excitait à mesure qu'elle se rapprocher de l'amas de fumée. Bientôt, des éclairs aussi effroyables qu'assourdissant se mirent à la frapper de toutes leurs forces. C'était si impressionnant qu'ils étaient tous figés, à observer ce funeste spectacle sans bouger. La pluie fit rage en une violente averse qui, mêlée au vent, se transforma en tempête. Pour Rétronos, c'était l'enfer. Lui qui, apparemment ne supportait pas l'eau, s'en retrouvait complétement aspergé. Il hurlait, se tordait et essayait tant bien que mal de se protéger. L'eau imprimait de véritables brûlures sur la peau de son visage qui semblait se dissoudre au contact du liquide. Était-ce sa maladie qui lui causait une pareille réaction ? Cela semblait bien trop étrange pour l'être mais, y avait-il une autre raison valable ? En apparence non mais, quoi qu'il en était, il fallait l'aider or, la situation échappait à tout contrôle, enfin presque ! Le magicien se reprit et insurgea à l'élémentaire eau de faire stopper cette pluie car après tout, cela relevait de son domaine. Le seul problème, c'est qu'elle n'écoutait pas, bien trop absorbée par ce qu'il était en train de se passer. Il réitéra sa demande à plusieurs reprises mais rien à faire. La seule réaction qu'elle eut fut de le regarder un bref moment avant de tourner son regard vers le ciel. C'était délibéré, elle ne voulait pas les aider. Le magicien, voyant que Rétronos était réellement en danger, prit sur lui et fit apparaître au dessus de sa tête une sorte de dôme aux couleurs de l'arc en ciel. Il était à peine visible mais la pluie ruisseler maintenant dessus sans plus l'atteindre. Pourquoi n'avait-il pas fait ça avant ? Tout simplement parce que maintenir cette protection n'aurait de cesse de le fatiguer tant qu'elle n'aurait pas cédé. Satanas était au sol, allongé sur le dos et gravement brûlé. Il ne réagissait plus mais, on pouvait encore le voir, il était en vie bien qu'il n'était plus en mesure de combattre.

Le tonnerre se mit maintenant à gronder, si fort et si terrifiant … La foudre frappa une dernière fois la fumée et cette fois-ci fut la bonne. Chargée d’électricité, elle se resserra davantage et un corps se dessina haut dans le ciel. Un corps ailé immensément grand, un corps d'homme ténébreux, le véritable corps de Keith. Alors c'était cela sa vraie apparence ? Cela semblait d'un seul coup plus réaliste et bien moins amusant. Plus de rire, plus de folie, seulement de la haine et de la tristesse.

Spoiler:
 

Debout dans les airs, la tête penchée en arrière, c'était comme une renaissance pour lui. Il était maintenant libre ... Sa respiration s'entendait au loin et les battement de ses ailes provoquaient de puissantes bourrasques qui remuaient terre et air ! Se redressant, il fit apparaître une sorte un foudre noir dans sa main gauche et, se penchant au dessus des hommes, il l'éleva dans les airs. La montée était lente mais la descente serait rapide, qu'allait-il faire ? Orana le savait et elle commençait déjà à reculer. L'observant, le magicien comprit et ce fut sans réfléchir qu'il pointa sa baguette vers elle.

Illumina parus manum !
S'exclama-t-il avant qu'un rayon lumineux irréguliers n'aille frapper l'élémentaire et la couvrir d'une fine lumière presque instantanément. Ce ne fut qu'une ou deux secondes plus tard que la foudre frappa l'élémentaire eau d'un éclair aveuglant, assourdissant et surpuissant. C'était un immense flot continu d'énergie en provenance du ciel qui s'abattait sur Orana mais, sans atteindre cette dernière. La couverture lumineuse remplissait bien son rôle et la préserver de l'électrocution. Seulement, la puissance de Keith était telle que Fearghas avait l'impression d'être écrasé. Il n'arrivait pas à maintenant la barrière et elle ne céda que quelques secondes plus tard.

Heureusement, l'éclair ne dura pas plus longtemps. La dame des glaces s'en était échappée de peu. Seulement, Keith releva son foudre dans les airs, il avait l'intention de recommencer. Cette fois-ci, Fearghas ne pourrait rien faire mais, Orana n'avait pas l'intention de le laisser faire. Elle avait été surprise une fois, elle ne le serait pas une deuxième fois. Pointant la paume de sa main vers l'élémentaire air, ce ne fut pas de l'eau qui en sortit mais une sorte de rayon translucide. Ce dernier vint frapper la foudre du gardien avant qu'il ne l'abatte et il la congela, la rendant inefficace sur le moment.

Elle ne s'arrêta cependant pas là et, serrant ses deux mains tout en mimant l'action de soulever, elle fit jaillir des entrailles de la montagnes une source d'eau qui vint frapper l'élémentaire par le bas mais, constitué de fumée, cette attaque n'affecta guère Keith. L'eau ne fit que jaillir en lui mais Orana n'était pas idiote. Lorsque le liquide fut correctement éparpillé, elle la fit congeler, emprisonnant une partie de cette vapeur noire dans la glace. Le gardien hurla mais l'on entendit que le tonnerre gronder. Il brisa la glace et de ses puissantes ailes, il balaya le sol. Accoudé derrière un rocher, Rétronos était à l'abris, mais ce n'était pas le cas de Essalia, Lola, Orana et Fearghas. La fée projeté dans les airs mais se rattrapa de justesse à Essalia. Forrester quant à lui invoqua une chaîne de lumière qu'il encra solidement dans le sol. S'accrochant de toutes ses forces à elle, la puissante bourrasque le fit décoller du sol. L'élémentaire eau se liquéfia et s'infiltra dans le failles de la roche mais, quant était-il de l'archère ? Elle s'envola à son tour mais elle percuta le magicien. S'accrochant à lui, Fearghas sentait ses muscles s'étirer de trop. Il espérait que ses vieilles articulations ne se déboîtent pas ...

Comment lutter contre une pareille puissance ? Ils ne savaient même pas comment faire pour le tuer ! Cependant, Keith n'avait pas finis de les surprendre et c'est dans un éclat de colère qu'il fit apparaître son fouet électrique dans sa main droite. Il fouetta le sol à plusieurs reprises, provoquant éclats lumineux, tonnerre et tremblements. La pierre se fissurait à chaque fois et la situation ne faisait qu'empirer. Pourquoi martelait-il le sol, que cherchait-il ? Orana bien évidemment ! Heureusement, il ne put l'atteindre de cette façon mais, alors que cette dernière se servit du jet d'eau pour s'infiltrer à l'intérieur du gardien, ce dernier se retourna brusquement et fouetta la source. Ce n'était qu'un piège pour lui faire croire que son effet de surprise fonctionnerait ... Tel est prit qui croyait prendre comme disait le proverbe.

De l'électricité pure se déchargea dans l'eau et un hurlement retentit de plus belle. La source se tarie brusquement et, au sol, quelques flaques d'eau se réunissaient difficilement. Keith fit un mouvement de bras et éparpilla cette eau milliers de gouttes dans les airs. Seulement, il avait commis une erreur car de cette façon, l'élémentaire eau put se reconstituer autour de lui. S'infiltrant au cœur de son être, portée par les courants internes, l'eau rayonna et Keith cria de nouveau. Distrait par la douleur, il fit retomber la puissance du vent et le magicien, ainsi que Essalia, purent rejoindre le sol.

Le gardien se fragmenta, se déchira et se dissipa. L'eau retomba à terre mais, il se reforma presque aussitôt, au même titre qu'Orana. La pauvre dame ne pourrait lutter toute seule bien longtemps. Fearghas, après s'être assuré que Essalia allait bien, pointant son instrument magique vers l'élémentaire air. Il récita rapidement et en boucle une sorte d'incantation, toujours dans ce même code, pendant que le bout de sa baguette rayonnait de plus en plus vite et de plus en plus fort. Mais, ce sort d'attaque prenait un peu de temps et alors qu'il s'apprêtait à l'exécuter, Keith levant sa foudre au dessus de la tête du magicien. Il allait le foudroyer et le mage ne pourrait jamais se protéger, ni même esquiver assez vite. Mais ça, c'était sans compter sur Rétronos qui s'était relevé.

Malgré la pluie, il s'était embrasé et avait foncé à une vitesse extrême vers le professeur, la fée et vers Essalia. Sautant sur les trois en même temps, il les projeta sur le coté et la foudre frappa le sol. Malheureusement, la pluie n'épargna pas le duc mais la jeune archère se servit de sa magie aérienne pour dévier les gouttes autour de lui. Fearghas se releva et reprit aussitôt son incantation après avoir glissé un rapide merci. Il s'écoula peut-être cinq ou dix secondes avant qu'il ne prononce les deux derniers mots.

Gorbos leleth !
La lumière s'intensifia, elle siffla et blanchit puis, il eut comme une explosion et un projectile lumineux percuta Keith. Il le transperça et explosa à l'intérieur de lui, libérant une quantité phénoménale d'énergie lumineuse. Le gardien fut déchiré en deux, dissipé à la ceinture mais, cela ne servit pas à grand chose puisqu'il se reforma. Orana s'était excitée en voyant la brèche. Elle avait fait apparaître un arc de glace et l'avait tendu. Elle prit le temps de viser et alors que le gardien finissait sa régénération, elle tira mais, malheureusement, sa flèche fut déviée.

Cela n'avait donc servi à rien si ce n'était à l'énerver davantage. Satanas, qui semblait avoir récupéré malgré ses blessures, émit une autre idée. Il expliqua rapidement à Essalia qu'il allait générer une colonne de feu et qu'elle devrait se servir de sa magie de l'air pour lui donner du souffle. Une fois transformée en tornade, il suffirait de l'orienter vers l'élémentaire. Pris au piège, il devrait se consumer, enfin, dans la théorie.

Mais, pour cela il fallait du temps et ce temps, il fallait le gagner. Orana semblait faire cavalière seule mais, elle pouvait quand même les aider. Attaquer de front n'était pas très efficace mais, le frapper par l'intérieur fonctionnait mieux. Elle se liquéfia une fois de plus mais cette fois-ci, elle prit la forme d'une vague et fonça vers Keith qui riposta de quelques coups de fouet avant même qu'elle ne l'atteigne.

Aussitôt l'attaque de l'élémentaire eau neutralisée, il tourna son intention vers le reste de l'équipe et fit abattre sur eux son foudre. Ils se séparèrent bien vite afin de diviser ses efforts mais, son intention resta étrangement portée sur Essalia alors que Rétronos était retourné se mettre à l'abris que Fearghas essayait de le rendre confus. L'archère avait vu la dame des glaces viser quelque chose, elle l'imita à plusieurs reprises mais, la flèche fut à chaque fois déviée. La dernière qu'elle décocha était accompagnée d'une flamme, cela lui permit de transpercer mais, étrangement, elle ressortit de l'autre coté sans que cela ne perturbe le gardien.

Agacé de ses tentatives, il avait tenté à plusieurs reprises de la faire voler par quelques bourrasques mais elle se cachait habilement derrière des rochers … Des rochers que Keith n'hésita pas à détruire pour lui ôter sa seule protection. Forrester incantait mais ses sortilèges n'avaient aucun effet durable sur l'élémentaire qui s'en remettait à chaque fois. Il finit néanmoins par attirer son attention et laissa le champs libre à ses deux compagnons pour qu'ils coordonnent leurs mouvements.

Sous la pluie, ça ne serait pas facile de générer un feu ardent mais il fallait pourtant le faire. Rétronos se concentra et fit apparaître la flamme. Essalia fit souffler et tournoyer un vent fort de manière à l'élever dans les airs. Ceci fait, ils l'orientèrent comme prévu vers l'élémentaire. Heureusement d'ailleurs, car Forrester ne s'en sortait pas. Harcelé par sa foudre, il n'arrivait pas à se défendre correctement et était sur le point de se faire électrocuter quand la tornade frappa Keith.

Ce dernier ne semblait pas s'y attendre et alors que Satanas ainsi que Onera retenaient leurs souffles, le magicien se mit à l’abri. Cela allait-il fonctionner ? À en juger par ses hurlements, oui. Il s'embrassa intégralement et se tordit dans tout les sens. On aurait dit qu'il se consumait mais fait très étonnant, Orana éteignit le feu. Rétronos n'en croyait pas ses yeux.

- Mais qu'est-ce que vous avez fait, traitresse ?! Il était sur le point de rendre l'âme !

Elle ne lui répondit pas, bien évidemment mais, Satanas, dans un excès de colère, l'attaqua à son tour. Cette fois-ci, elle ne resta pas de marbre et lui renvoya la pareille. Brûlé par l'eau, il ne demanda pas son reste même s'il ne fut plus en état de le demander, elle l'avait tout simplement envoyé au tapis sous les yeux choqués du magicien, de la fée et de l'archère.

Mais, elle ne s'arrêta pas là. Profitant de la faiblesse du duc, elle continua ses attaques. Fearghas tenta bien de l'arrêter mais il ne fit qu'attirer sa colère sur lui. À son tour prit sous ses foudres et exténué par le combat contre l'élémentaire air, il ne put se protéger bien longtemps. Seulement, Keith s'était complétement régénéré et, voyant qu'il y avait un contact physique entre le magicien et la dame des glaces, il frappa cette dernière de son foudre.

Électrocutée une fois de plus, elle cria à n'en plus finir avant de s’effondrer. Le seul problème, c'est que le courant électrique passa dans son corps d'eau, remonta le long du jet et vint atteindre le professeur … La décharge était si forte que sa barbe en avait prit feu. Il tomba à terre, raid et couvert de nombreuses brûlures. Lola se précipita vers lui, la peur au ventre. Elle s’aperçut qu'il n'était pas encore mort mais que cela ne saurait tarder et s'attela à le soigner de sa minuscule magie. Cet fée était pleine de bonnes intentions mais cela suffirait-il ? C'était léger.

La forte pluie avait soudainement cessée mais Rétronos n'allait pas mieux, sa peau était gravement atteinte et il ne bougeait presque plus, c'est à peine si l'on voyait sa poitrine se gonfler et se dégonfler. Il fit néanmoins l'effort d'appeler l'archère. Dans l'incapacité de recommencer l'attaque, il fallait procéder autrement. Il lui expliqua rapidement qu'il y avait deux façons de tuer un élémentaire. Il fallait soit détruire son enveloppe, soit sectionner ce qu'il appelait le point d'attache, chose qu'avait tenté de faire Orana récemment. Il lui indiqua qu'il fallait qu'elle perce l'enveloppe de Keith et qu'elle utilise l'élément eau pour rompre l'attache, sachant que cette dernière se situait au niveau du cœur, même s'il n'en avait pas.

Pour utiliser l'élément, rien de plus simple, il lui suffisait d'imbiber la pointe de sa flèche avec l'eau qui formait le corps de la dame des glaces. Elle était complétement liquéfiée, cela serait d'autant plus facile. Seulement, c'était sans compter sur le gardien qui s'acharnait avec une frénésie et une haire spectaculaires sur l'élémentaire eau. Même si complétement liquide, il martelait la flaque ainsi formée de coups de fouet et d'éclair, affligeant à chaque fois une douleur inimaginable à Orana. D'ailleurs, de la vapeur commençait à apparaître, c'était un très mauvais signe …

Essalia hésita, comment approcher le liquide sans attirer l'attention de Keith ? Lola pourrait lui donner un nouveau coup de main. Même si la fée était occupée à soigner le magicien, il fallait qu'elle attire son attention. Onera l'appela et lui fit signe, la fée obéit à contrecœur mais, elle s'envola et alla, sous une autre forme, aveugler le gardien en se plaçant juste devant ses yeux. Distrait, il tenta de la chasser comme l'on chasserait un insecte nuisible mais, il n'y parvint. Elle était très collante.

Essalia ne manqua pas à son rôle et profita de la distraction pour se ruer vers la flaque. Keith finit par claquer la fée et l'envoya percuter le sol. Voyant que l'archère était en train de tremper ses flèches, il abattit son foudre sur l'eau mais, elle s'en dégagea juste à temps pour que l'électricité ne l'atteigne pas. Courant se remettre à l'abri, le gardien s'en prit à elle. Dans sa course, elle manqua de peu le fouet mais, son abris fut détruit pas la foudre. S'arrêtant brusquement, elle voulut faire demi-tour mais Keith l'en empêcha. Il se saisit d'elle par quelques courants d'air et l'éleva. Essalia, arrivant au niveau de son visage, généra quelques flammes et lui brûla la surface.

Le gardien s'attrapa le face et laissa retomber la jeune fille. La chute était vertigineuse mais, elle fut amortie un flux à contresens, également généré par l'archère. Elle se blessa tout de même au contact du sol, la vitesse de descente étant quand même élevée. Ne perdant pas plus de temps, elle banda son arc avec la flèche imbibée et visa approximativement le cœur. Vu sa taille, le point d'attache devait quand même être grand, elle avait une certaine marge. Elle n'avait qu'une flèche, elle ne devait pas se rater maintenant. L'élémentaire retira ses mains, Essalia tira, si l'effet de surprise fonctionnait, il ne pourrait pas la dévier.

La flèche fusa et la flèche dévia. On aurait pu croire que c'était finis mais, l'archère n'avait pas dit son dernier mot. Alors que l'élémentaire s'apprêter à la frapper de son fouet, elle utilisa ses dernières forces pour dévier une seconde fois la flèche, la faisant ainsi revenir par le flanc gauche. Elle le traversa de part en part ...

Le gardien eut le souffle coupé, en quelque sorte, et arrêté dans son mouvement, il observa sa poitrine. Il y avait comme une fumée noire qui s'en échappait, beaucoup de fumée. Le flot s'intensifiait, il s'élargissait et semblait déchirer peu à peu Keith. Ce dernier n'en revenait tout simplement pas. Il ne hurlait pas mais il regardait son âme se détacher lentement. Bientôt, il s'évapora complétement et bientôt, un silence morbide s'installa. Il n'était plus là, il n'était plus. C'était aussi simple que ça. Cependant, les nuages noirs n'avaient pas disparus mais, il eut une nouvelle pluie, quelques secondes après son extinction. De la pluie visqueuse et semblable à du Mercure. Ce n'était pas de l'eau, c'était le fluide ! La vapeur noire s'était condensée ! Mais, qui pourrait le récupérer ? Ni Orana, ni Rétronos et ni Fearghas n'étaient en mesure de le prélever ...


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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Mar 23 Oct 2012 - 17:33

Essalia se concentra, voilà qu'autour d'elle pleuvait une matière inconnu... C'était évidemment le fluide et elle seule était encore en état de le ramasser... Elle seule ? Une erreur de sa part ! La petite fée qui se trouvait avec elle se glissa devant ses yeux.

« -Il faut tout ramasser avant que ça ne s'infiltre dans la roche ! »

Essalia ne répondit pas à Lola et tandis ses bras sur le côté alors que des gouttes, légères, tombaient dessus. Elle ferma rapidement ses poings alors qu'un vent, ni fort ni violent se mit à souffler soulevant les gouttes au dessus d'elle. Elle resta concentrer, fermant peu à peu ses yeux afin de ne pas perdre toute sa concentration.

« -Lola, va chercher des tubes, n'importe quoi ! Mais dépêche toi ! »

Cette fois-ci, Lola les avait aider plus d'une fois et la jeune fée se pressa à obéir à Essalia, elle s'en alla au dessus des escaliers pour pouvoir avoir un bref aperçut de tout l'environnement : elle alla chercher des tubes et fioles dans le sac du professeur et, sans demander à Essalia, prit l'initiative de débuter la récolte. Cela dura plusieurs dizaines de minutes pour remplir une fioles, à bout de forces, Essalia relâcha la pression du vent et le reste des gouttes, pas beaucoup heureusement, tombèrent au sol.

Se relevant, Essalia remarqua qu'elle était vide d'énergie et retomba presque aussitôt au sol... Mais la jeune fille devait tenir bon, ses compagnons de route, et pour la plus part amis, avaient besoin de son aide et Lola, seule, ne pourrait jamais les aider. D'ailleurs, la fée tira l'une des mèches de cheveux de Essalia pour la forcer à lever la tête vers elle, elle la regardait, perplexe.

« -J'ai fini de ramasser toutes les gouttes. Allons aider le professeur et l'élémentaire, ainsi que Rétronos. »

La petite fée donnait les ordres, peut-être avait-elle prit la grosse tête... Il ne fallait tout de même pas oublier qu'elle avait réussi à détruire l'armure et ramasser le fluide ! Ainsi, Essalia et lola s'approchèrent des trois personnes qui gisait au sol... Cette scène faisait peine à voir. Esselia releva d'abord Rétronos qui était gravement brûler, elle se releva et couru vers les escaliers. Une fois à leur côté, elle attrapa un petit sac qui gisait là et s'approcha de nouveau de Rétronos avant d'appliquer sur ses brûlures une crème magique qu'elle avait acheter avant son départ... Enfin, magique, d'après le vendeur ! Une fois que ce fut fait, ne pouvant rien faire d'autre pour l'homme que le laisser se reposer, elle s'approcha d'un pas lent du professeur alors que Lola s'occupait de l'élémentaire de l'eau.

Essalia tenait dans sa main la fiole pleine de fluide que Lola avait ramasser, elle avait remarquer comme Rétronos regardait cette fiole depuis quelques minutes, mais n'y prétend pas attention elle la rangea dans sa poche le temps de remettre le professeur sur pied. Il n'était pas gravement blessé, surtout épuisé par toute la magique qu'il avait du utilisé ! Elle lui fit boire un peu d'eau et le força à manger une pomme verte, bien juteuse et pleine de force. Ainsi, rapidement, ils étaient tous de nouveau sur pied : bien qu'ils furent encore longtemps fatigué, ils regagneraient leur ''véhicule'' dans peu de temps.

Le temps, d'ailleurs, passa très rapidement ! Le soleil s'apprêtait à repartir, loin d'eux, déchirant le ciel de part en part dans une lumière rougeâtre... Une lumière flamboyante qui émerveillait la jeune fille. Ils se remirent en route. Plutôt rapidement que pour le premier voyage, ils atteignirent le bas des escaliers de l'autre côté, marchant alors vers leur charrette.

« -Essalia ? Où est la fiole qui contient le fluide de l'élémentaire de l'air ? »

Essalia pris un air surpris: elle l'avait complètement oublier ! En fouillant ses poches, elle sortit une petite fiole qu'elle regarda quelques secondes.

« -Donne la moi, je vais la mettre en sécurité ! »

Essalia fixait Onara, elle ne disait rien et tenait fermement la fiole dans sa main, elle n'était pas prête à lui donner cette fichu fiole... Elle était au professeur, pas à elle ! Essalia recula de quelques pas, ne lâchant pas la jeune femme du regard.

« -Je pense mérité cette fiole bien plus que vous... C'est grâce à Lola et moi qu'on là. »

Essalia fixait toujours Onara qui se rapprochait dangereusement d'elle, son visage était tendu et elle n'avait pas l'air de s'amuser ! Sa main tendu, elle cria.

« -Donne moi cette fichu fiole qu'on en finisse ! »

Essalia lança un regard au professeur, il ne disait rien et son regard non plus... Elle ne savait plus ce qu'elle devait faire, elle regarda alors Rétronos mais celui-ci c'était rapidement assoupis et dormait en bas des escaliers.

« -Je vais la garder pour l'instant et te la donnerais un peu plus tard. »

Au même moment, sans comprendre ce qui se passa, Essalia fut projeter contre un rocher par un puissant jet d'eau brûlant : elle hurla de douleur en relâchant la fiole durant son vole. La fiole tomba au sol sans se briser et Onara s'empressa de l'attraper. Essalia avait glisser le long de la roche, à moitié fissuré, puis était retomber sec au sol.

Lola s'était approcher, le professeur aussi et Rétronos avait rouvert les yeux, s'avançant aux côtés de l'élémentaire eau tout en gardant un œil sur elle.

« -Ca va Essalia !? »

La jeune fille se contenta de hocher la tête. En vrai, elle souffrait terriblement et le fait que celle qu'elle prenait pour son amie l'ai attaquer lui avait fait subir un gros coup au morale. Mais Essalia se tut, elle reprit sa route sans un mot, la charrette n'était pas loin d'eux et ils auraient vite fait de l'atteindre.

Le silence qui s'installa était pesant... Ils avaient repris la route depuis une dizaine de minutes, se dirigeant vers les basses montagnes où se trouvaient des espèces de plantes tropicales que Essalia voulait ramener chez elle, elle avait eu le temps d'en discuter avec Lola durant le voyage.
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Mar 23 Oct 2012 - 23:43

Comment ?! Comment était-ce possible que le vieux magicien soit encore en vie malgré la décharge qu'il avait absorbé ?! Il aurait dû être réduit en cendres ! Mais au lieu de cela, il était là, bien vivant, le coeur lourd et le corps couverts de brûlures. Oui, il s'agissait de dégâts corporels sérieux mais bien trop faibles par rapport à leur origine. Assis, à moitié inconscient, il réfléchissait. Sa magie n'aurait pas réussie à l'épargner, alors cette formidable robustesse ne devait provenir que d'un facteur extérieur, c'est-à-dire d'Orana. En parlant d'elle, son comportement plus que méprisable était encore dans son esprit. Cela sûrement être aussi le cas de Rétronos qui, fatigué, semblait prendre plaisir à savoir Essalia aux petits soins avec lui. Le magicien quant à lui était assis à coté d'Orana, chose qui lui déplaisait fortement. Une question se souleva dans son esprit.

- Hum ... Qui conduit les chevaux ?

C'est vrai, ils étaient tout les quatre dans la carriole. Instinctivement, Fearghas chercha sa fée du regard et il ne la trouva pas. Cependant, il l'entendit.

- Je gère professeur !

Quoi ? Une fée qui conduit des chevaux ?! Son frêle corps ne pouvait pas lui permettre de maîtriser de pareilles animaux, à moins qu'elle ne fasse usage d'un autre de ses dons, qui sait ? Rassuré, Forrester retourna à ses pensées mais ses dernières s'orientèrent instinctivement vers le fluide. Il était entre les mains de l'élémentaire eau et vu la façon dont elle l'avait extirpé à l'archère, elle n'était surement pas disposée à le lui donner. Onera était une brave fille pour avoir eu le courage de s'opposer à la dame des glaces mais, c'était une peine perdue d'avance.

Il y avait un silence de mort et cela commencer à peser sur le professeur qui avait déjà du mal à supporter ses brûlures. Il se soignerait, c'était une certitude, mais il lui faudrait d'abord récupérer car faire usage de sa magie dans ces conditions n'était pas conseillé, il pourrait se rater. Alors en attendant, il décida de briser cet atmosphère peu agréable.

- Pourquoi avez-vous éteint le feu ?

Orana ne répondit pas mais Rétronos ricana à l'entente de cette question. Il entreprit de répondre à sa place.

- Parce qu'elle est corrompue et qu'elle va tous nous tuer une fois qu'elle n'aura plus besoin de nous. Dans quelle mouise nous sommes-nous empêtrés ?
- Votre hypothèse est fondée Satanas mais, je tiens quand même à l'entendre de sa propre bouche. Après tout, elle n'a plus rien à perdre. Quant est-il réellement ?

Pas de réponse, bien évidemment. Elle était muette et immobile, elle ne le regardait même pas ! Ni lui, ni le duc. Cependant, son regard était fixé sur l'archère.

- C'est peine perdue mon cher, c'est peine perdue.

Forrester su tût. Il attendit quelques longs moments puis, il la questionna de nouveau.

- Votre comportement était hostile et méprisant. Puis-je au moins savoir ce qui vous pousse à agir de cette façon ? Pourquoi nous avoir pris en alliés si ce n'était que pour nous causer du tord ?

Elle resta silencieuse. Forrester enchaîna avec d'autres interrogations, notamment à propos du sort du fluide, de la liaison qu'elle avait établie avec lui et de ses intentions. La seule réponse qu'il obtenu ne l'enchanta guère.

- ... Taisez-vous, vous me fatiguez.

En quelques mots, ils étaient un peu ses prisonniers désormais. Elle pouvait les tuer quand elle le voulait, il était donc inutile d'employer la force. Le silence revint. Rétronos ricanait de temps à autres mais, c'était plus nerveux qu'autre chose. Il questionna notamment Lola.

- Dit-moi, petite fée, où nous emmènes-tu comme ça ?
- Il y a un village en contrebas, à l'entrée des petites chaines montagneuses. Il faudrait nous reposer avant de reprendre la route.
- C'est une bonne initiative.


Il regarda le professeur.

- Et vous l'avez trouvé où ?
- Je ne l'ai pas trouvé, c'est elle qui est venue à moi.
- Ah ... C'est un drôle de compagnon vous ne trouvez pas ?
- Ça change des chats et des hiboux.
- Je suis d'accord avec vous.


Il observa ensuite Orana.

- En attendant, on a un de pas commun et de pas commode de compagnon ...

C'était de la provocation, oui, mais elle n'y répondit pas. Elle l'ignora complètement, le regard toujours posé sur l'archère. L'eau bouillante l'avait brûlé et cela était bien visible sur son visage, c'était la seule partie qui n'était pas protégée par ses vêtements. Orana resta immobile et silencieuse pendant encore très longtemps mais, alors que la nuit commençait à tomber, elle réagit ! Elle se pencha légèrement en avant et leva son bras droit et essuya en un geste le visage de Orana, son cou et son épaule en passant par le coté droit de son être. Il y avait comme une vapeur bleuâtre qui s'en était émanée et ses brûlures avaient instantanément disparues, c'était visible car son visage avait fait peau neuve ! Cela devait surement être le cas du reste de son corps aussi.

Rétronos et Fearghas n'en revenaient pas. Enfin, Forrester était heureux pour la jeune fille mais tant qu'à pouvoir soigner les brûlures, pourquoi ne pas les aider eux ? Ils en avaient les corps couverts !

- Comme c'est touchant ... Et nous ?

Pas de réponse. Elle se redressa simplement et tourna ensuite sa tête du côté où elle n'aurait à voir personne. Satanas ne se démonta pas pour autant.

- ... Broute-minous, j'en était sûr.

Pour un Duc, c'était une expression fort peu assortie, lui qui soutenait d'habitude un langage élégant et recherché. Enfin, il fallait reconnaître que ses nerfs avaient étés mis à rude épreuve, il était peut-être normal qu'il cède face à ce geste. Orana ne resta pas de marbre cette fois-ci. Elle détourna son regard vers le Duc. Celui-ci le savait, ce n'était pas un bon signe.

- Je retire ce que j'ai dis ! Je vous prie de m'excuser !

Mais l'élémentaire eau ne retourna pas à ses occupations. Son regard vide et froid était à glacer le sang. Elle était capable de tout et elle n'aurait aucun regrets. Elle avança lentement son bras vers le visage de Rétronos, silencieuse et sûre d'elle mais, Fearghas le lui attrapa en vol.

- Ça suffit ! Vous avez fais assez de dégâts comme ça !
- Oui, il a raison !
- Lâchez-moi, ça vaudrait mieux pour vous.
- Je ne sais pas pourquoi vous êtes avenante avec l'archère, mais ce que je sais, c'est que vous n'avez en aucun droits sur nos personnes. Je vous conseil de descendre de vos grands chevaux et surtout, de rester plus bas que votre ombre ! Vous n'avez à être fière de rien !
- Je vous retourne votre conseil, je n'aurai pas pût mieux le dire.
- ...
- Et maintenant lâchez-moi.
- Uniquement si vous me promettez de ne rien faire.

- Vous êtes pitoyable.

Dit-elle en se dégageant. Elle retourna à ses pensées presque aussitôt. Rétronos avait eu chaud. Il s'écoula peut-être un heure et le ciel était maintenant noir et étoilé. Ils arriveraient bientôt au village à en croire la fée. Durant ce temps, La dame des glaces jetait des regards furtifs à l'archère jusqu'à ce que ...

" Ce vieil homme me chagrine. Devrais-je pleurer pour toi aussi, Essalia ? "

Elle n'avait pas prononcé un seul mot mais elle avait parlé dans l'esprit d'Essalia. Evidemment, il lui était inutile de répondre, elle n'aurait qu'à penser à sa réponse. Cela dit, sa phrase était assez étonnante. Fearghas lui faisait de la peine ? Elle le méprisait tout autant que Rétronos ! Comment pouvait-il lui causer du chagrin ? D'ailleurs, pourquoi devrait-elle en avoir pour l'archère également ? S'agissait-il d'une nouvelle manipulation de sa part ? Il fallait reconnaître que sa voix était chargée d'une profonde tristesse, accompagnée de sanglots et de gémissements. Étrangement sincère ou sincèrement étrange ? C'était à la jeune fille d'en décider.
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Mer 24 Oct 2012 - 16:49

Essalia regardait silencieusement le paysage qui défilait tout autour d'elle... C'était à la fois silencieux, à la fois énervant et stressant. Mais elle n'allait pas parler, les brûlures lui faisait terriblement mal, elle souffrait silencieusement mais il était facile de ce douter qu'elle avait mal. La petite fée qui, habituellement lui tenait compagnie, était aller diriger les chevaux. De temps à autres, Essalia regardait le professeur et veiller à ce que Rétronos aille pour le mieux, bien sûr l'état de Fearghass l'inquiétait tout autant.

Elle sentit de nouveau ce frisson sur sa nuque, Essalia tourna le regard vers l'élémentaire qui la regardait... Ce regard aurait du être terrifiant mais il fut presque doux.. Paisible. Peu à peu, Essalia tourna la tête, ses brûlures lui faisait de nouveau mal ; en fait, non, elle avait tout le temps mal ! Une question restait dans sa tête... Pourquoi cette réaction face à l'eau ? Celle d'Onara, elle aurait largement pu le comprendre... Mais de l'eau normale ! Tout ceci était étrange... Après un geste d'Onara, les brûlures de Essalia disparurent complètement ! Tel un miracle, son visage avait retrouver une peau lisse et douce !

Après une petite dispute suite à cet événement, le calme reprit le dessus... De nouveau, le stress envahissait le cœur des voyageurs, l'énervement... Tellement de choses. Soudainement une petite voix fit irruption dans la tête de Essalia : c'était celle d'Onara !

" Ce vieil homme me chagrine. Devrais-je pleurer pour toi aussi, Essalia ? ''

La jeune fille eut une hésitation : devait-elle répondre en pensée ou bien oralement ? Oralement.. Bien sûr que non ! Les hommes entendraient cette discussion !

'' Je ne pense pas que tu devrais avoir du chagrin pour lui, tu sais... Pour moi ? Il n'en faut pas non plus, je ne suis pas quelqu'un envers qui il faut avoir du chagrin, de la pitié ou pour qui il faut avoir du remords... On vit comme on vit, il n'y a pas de place pour le chagrin... Trop s'enchaîne bien trop vite... Je m'emporte, pardonne moi.''

Onera pris un léger air surpris : effectivement, la jeune fille c'était bel et bien emporter !

'' Je me doutais bien que je ne devais pas en avoir pour toi. ''

La ''discussion'', si l'on peux donner à cet échange de penser ce nom, pris alors fin. La charrette, au même moment, s'arrêta à l'entrée d'un village. Le décor était d'autant plus surprenant que, pas moins de quelques heures au paravent ils avaient était dans des montagnes neigeuses. Le décor était, en fait, très naturel... Il n'y avait absolument rien qui pourrait surprendre autant la jeune fille... le retour à la civilisation après des jours peut-être ? Des arbres par-ci, des arbres par là, des buissons dans un coin et des part terre de fleur dans un autre, des routes de pierres et des bâtiments qui s'enchaînait, voilà un village bien triste.

Tous descendirent de la charrette, Lola avant tout le monde, la jeune fée s'était étiré et avait rejoins Essalia ; elle c'était alors glisser dans sa capuche et s'y était endormit. Le professeur et Rétronos était à la tête du groupe, ils étaient bien loin devant Onara et Essalia qui marchait à un pas assez lent et, à vrai dire, plutôt bruyant... Le silence dans le village était tel qu'on pouvait s'entendre respirer. Il y avait bien deux trois enfants qui jouait dans les rues mais ils s'éloignaient presque aussitôt des voyageurs. Ils s'arrêtèrent devant un bâtiment alors que la jeune fille et Onara les avaient rattraper.

« -Entrons. » Ordonna-t-elle aussi sèchement que possible...

Personne n'osa rien dire... En même temps ; il n'y avait rien à dire !

C'est Essalia qui s'occupa de demander des chambres à l'aubergiste qui se trouvait face à elle : un homme assez gros avec des cheveux brun, des yeux marron et un nez imposant, des lèvres épaisses et tailladé, ses habits étaient simple mais lui allait dix fois trop petit : son ventre ressortait par dessous son tee-shirt et cette vision était une vision d'horreur... Mais Essalia n'y fit pas plus attention, reposant sur ses yeux d'un marron profond, un sourire s'inscrivant sur leurs deux lèvres.

« -Je voudrais deux chambres pour deux pour... Deux nuits, s'il vous plaît. »
« -Avec plaisir ma p'tite dame ! C'est vous qui réglerait ça ou ce sera l'un de vos amis ? »
« -A combien s'élève le montant ? »
« -Six pièces d'or par personnes. »
Essalia soupira franchement puis d'une petite voix lui répondit :
« -Je paierais cela le jour de notre départ. »
L'homme hocha la tête et lui tendis deux clés accrocher à des balles verte, poussiéreuse.
« -Chambre Cinq et Six, premier étage. »

Se retournant vers ses compagnons, Essalia brandit les clés, elle remarqua alors qu'elle était entouré d'un bon nombre de personnes.... Et pas seulement ses compagnons. Il n'y avait pas que des hommes qui buvait, des hommes richement habiller faisait part de leur présence ici, ainsi que quelques femmes et d'autres personnes peux recommandée. D'une petite voix, elle leur dit :
« -On peux y aller! »
Puis d'un pas pressé, montrant son envie de quitter ce lieu de débauche, elle se mit à marcher à vive allure en direction des escaliers, elle les emprunta, seule. Les autres étaient derrière, à la traite, l'un regardait le menu de l'auberge, l'autre regarder ; ou plutôt dévisageait, les clients quant à Onara elle se dirigea d'un pas lent et fatigué en direction des escaliers qu'elle monta un à un dans un silence à en faire pâlir les plus brave : on aurait dit clairement un fantôme.

Essalia avait déjà ouvert la porte de la chambre alors que Lola s'était réveillée, la jeune Fée était partie ramener la charrette non loin de l'auberge pour pouvoir récupéré leurs affaires. Essalia avait ouvert la chambre ; toute aussi poussiéreuse que le porte clé qu'on lui avait confier. La chambre des hommes était toujours fermé, attendant ses occupants.

« -Poussiéreux mais la qualité des lits est assez bonne. »

Onara se contenta de hocher la tête, l'élémentaire était affaiblis du à la quantité de magie qu'elle avait du utilisé face à Keith, mais surtout à cause des chocs électrique qu'elle avait reçue ! Elle s'assit sur son lit, ferma ses yeux et se reposa quelques instant dans le calme. Essalia partit lui chercher un verre d'eau tandis que les hommes montaient à leur chambre : les clés étaient sur la porte ; Essalia avait pris soin de les mettre juste avant de descendre, elle revint alors avec un verre d'eau qu'elle tandis à l'élémentaire sans un remerciement : mais elle s'était accommodé de cette politesse quasi-inexistante.

Rétronos seul était venu prévenir les filles qu'ils avaient regagner la chambre... Mais elles semblaient pas tellement intéressé par ça : Essalia regardait à l'extérieur, le visage serin et un sourire béa au bout des lèvres, elle soupira de soulagement avant de se laisser tomber sur son lit. Onara était silencieuse ; comme toujours, il faut l'avouer.

La soirée passa ainsi dans un silence totale, Lola avait ramener la charrette quelques heures plutôt et Rétronos ainsi que Essalia avait décharger les affaires...

« -Je suis désolée que Onara m'ait soignée à moi et … Qu'elle vous ai laisser ainsi ! Je suis sur que dans quelques temps, je saurais soigner les gens... Mais j'ai peur que ce ne soit pas assez tôt, pardonnez moi : vous, et le professeur. » Essalia était honteuse, elle avait l'impression de s'être attiré l'amitié de Onara mais la colère du Professeur et de... Rétronos, cela, Essalia ne pouvait pas l'envisager.

« -Si elle nous voulait du bien, elle nous aurait soigner Essalia : tu n'y es pour rien. Il faut croire qu'elle s'est prise d'affection pour toi. Aller, on arrête de parler et on travaille ; parler nous essouffle. »

Avait-il dit ceci pour mettre un terme à la discussion ou cela était réel ? Essalia n'avait jamais entendu parler de quelque chose comme ça... Mais elle n'était pas athlétique ! La soirée était drôlement avancé, la nuit avait même sans doute commencer lorsque Essalia et le professeur allèrent manger : Rétronos et Onara avait refuser de venir passer un moment en bas, dans tout ce bruit...

Le dîner fut calme ; comme tout le reste et Essalia s'en plaignait drôlement, mais elle ne disait rien par respect pour ceux qui l'accompagnait. Elle demanda alors, timidement :
« -Peut-être devrais-je aller faire des provisions dans la ville avec Lola, demain matin ? Je pourrais amener Onara avec moi ! J'ai remarquer qu'il fait un temps humide, elle doit aimer ça … Et puis, j'ai entendu dire qu'il y avait un marcher... Cela comprends fruit et légume à des prix abordable... Il ne faut pas trop dépenser d'argent. »

Le professeur était perdu dans ses pensées, il hocha la tête sans avoir écouter un mot de la jeune fille.

La nuit passa.

Lorsque le professeur sorti de son sommeil Rétronos et Essalia étaient sorti, quant à Onara elle était avec Lola dans la chambre des filles, assise sur le lit à contempler une carafe d'eau remplis jusqu'à rabord. Elle ne buvait pas, c'était étonnant.

« -Vous ne buvez pas ? »

Interrompu dans on ne sait quel réflexion, Onara reposa à côté d'elle la carafe sans en renverser une seule goutte. Elle regarda le professeur et lui dit, le plus simplement du monde.

« -Bonjour. »
« -Bonjour Onara. Comment allez vous ? Vous avez pu vous reposer j'espère ? Mais où sont Rétronos et Essalia ? »
« -Je vous retourne les deux premières questions. Ils sont parti au marché ce matin même, très tôt. Essalia ma dit que vous étiez prévenu, c'est étrange de sa part : elle ne ment jamais d'habitude... Peut-être croit-elle vous l'avoir dit, tout simplement. »
« -Vous avez sans doute raison, Onara... Eh bien, je descend prendre un bol d'air, à tout à l'heure... » Le professeur retourna dans sa chambre, il n'avait nullement l'envie ni l'intention de prendre l'air, mais que n'aurait-il pas dit pour pouvoir s'en aller plus vite ?

Du côté de Rétronos et Essalia, tout allait pour le mieux, les fruits n'étaient vraiment pas cher et ils en avaient profiter pour acheter des épices et toute sorte d'ingrédients diverse. Rétronos était plus le porte bagage de Essalia qu'un conseiller culinaire, il se contentait de hocher la tête à chaque proposition de la jeune fille et à regarder le ciel... Tout ceci était d'un ennuis mortel...

Depuis l'attaque de Keith, tout semblait marcher au ralentis, les discussions étaient rare, Rétronos et Essalia se souriait de temps en temps, ils se parlaient souvent... Mais jamais rien de vraiment divertissant. Ils finirent par rentré à l'auberge. Devant celle-ci, quelque chose frappa le regard d'Essalia ; ses yeux s'ouvrirent en grand.

''Je ne me trompe pas... C'est le bâtiment que j'ai vu prendre feu dans mes cauchemars !''

C'était impossible, selon elle... Et pourtant, elle secoua brièvement sa tête en remarquant que Rétronos prenait de l'avance et se mit à sa poursuite, elle le rattrapa et ils rentrèrent dans le bâtiment, il était vide...
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Fearghas Forrester



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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Mer 24 Oct 2012 - 22:38

Les choses vont trop vite et, la précipitation cause beaucoup d'ennuis. Forrester le savait, il s'était précipité, entêté et maintenant, il le regrettait. Le problème n'étant pas tant Orana qui affichait clairement son hostilité mais, ses quelques compagnons qu'il avait embarqué dans cette histoire sans même penser à leur sort un seul instant. En fin de compte, peut-être que Alban et Larynda avaient fait le meilleur choix. En tout cas, ils avaient sauvés leur peau à temps.

Rétronos était partis au marché avec Essalia, c'était for louable de sa part de l'accompagner, et Orana était seule dans sa chambre. Ce n'était peut-être pas une bonne idée de ne pas la laisser sans surveillance mais, même si inamicale, ce ne serait pas dans son intérêt de saboter le voyage d'une quelconque façon. Forrester était seul, enfin, presque seul. Lola était avec lui mais elle ne parlait pas, tout comme lui. Il réfléchissait beaucoup et elle ne voulait pas le perturber.

La confiance était au centre de toutes les questions. Certes, elle n'existait pas entre lui et la dame des glaces mais, quand était-il pour les autres ? Rétronos, bien qu'il était un inconnu, était amical et pacifiste et cela, depuis le début. Essalia était assez neutre comme fille mais, elle n'avait surement aucune mauvaise intentions. Maintenant, Fearghas n'en était pas non plus. Il s'était bien rendu compte que ses jugements à propos de l'élémentaire eau étaient erronés, pourquoi ne le seraient-ils pas à propos de ses deux autres compagnons ?

Il pouvait s'en remettre à sa magie, oui, mais il en était arrivé à douter de sa fiabilité. Après tout, s'il l'écoutait, Orana n'était que pureté et sagesse or, son comportement démontrait le contraire. Il se pourrait bien qu'elle soit parvenue à leurrer la lumière du professeur mais, quitte à faire cet effort, autant le faire bien. Pourquoi afficherait-elle son hostilité ? Sa magie restait muette pour Rétronos, il n'était pas en mesure de dire si oui ou non il était un être mauvais. Cela aurait dû l'inquiéter mais, le comportement du Duc faisait pencher la balance du bon côté. Il pouvait bien sûr s'agir d'une comédie et sa maîtrise des arts obscurs lui donnerait les moyens de camoufler sa nature mais, là aussi il y avait un problème. Le Duc avait remis le fluide à Orana et cela, en se basant sur la parole du professeur. S'il avait une quelconque mauvaise idée derrière la tête, jamais il ne l'aurait fait car, il savait parfaitement qu'il ne pourrait jamais la récupérer si Orana ne désirait pas la lui rendre.

À moins qu'il n'ait les moyens de la lui reprendre de force mais, là aussi, Forrester en doutait. Cette élémentaire était puissante et rien ne sembler pouvoir l'ébranler. Des questions et des doutes encore et encore. La seule à pouvoir y apporter des réponses se trouvait dans la pièce d'à coté mais, elle refuserait surement de parler, comme elle l'avait toujours fait. Elle ne faisait pas confiance au professeur tout comme elle ne faisait pas confiance à Satanas. En revanche, elle semblait plus proche d'Essalia. Comprendre pourquoi pouvait déjà apporter un élément de réponse. En quoi cette jeune fille mériterait sa confiance plus qu'eux ? Peut-être justement parce qu'elle jeune, parce qu'elle était innocente et que donc, elle serait plus encline à comprendre des choses que ne comprendraient pas les deux hommes ? Assez léger ...

- Assez léger ...

Murmura le professeur. Pourquoi serait-ce assez léger ? Parce que cela ne correspondait aux attentes du vieil homme ? Parce que son esprit refusait d'admettre qu'une jeune fille puisse mieux comprendre les choses que lui ? Peut-être justement ça le problème, peut-être que ses connaissances et son expérience l'induisaient en erreur car après tout, et à considérer que Orana était une élémentaire vieille comme le monde, il ne savait pas plus de choses qu'Essalia à son sujet. Il basait son jugement sur des réflexions elles-même basées sur des informations inadéquates. Cela dit, ses yeux ne mentaient pas, la dame des glaces n'était pas son amie ... Du moins en apparence.

C'était tout aussi risqué de penser que Orana " jouait une comédie " mais après tout, c'était possible. Que faire et que croire ? Pour l'instant rien. Il fallait qu'il reprenne tout depuis le début. Qu'il se calme, qu'il prenne de la distance et qu'il observe les choses d'un oeil nouveau et bien moins subjectif. Les apparences sont trompeuses et ce qu'il croyait comme certain ne l'était peut-être pas, tout comptes fait. Cela dit, il ne fallait pas qu'il oublie ses actes car, si la réflexion n'était qu'une théorie, les agissements étaient des faits réels et il se devait des les prendre en compte. C'est uniquement de cette façon qu'il trouverait ses réponses.

Le Duc et l'archère revinrent. Ils avaient une bonne promenade, si l'on pouvait dire, et ils avaient achetaient pas mal de provisions. Forrester s’enquit de leurs nouvelles puis il quitta les lieux. Il voulait être seul. Il y avait un lac non loin de là, ça serait un endroit idéal pour méditer en paix. Rétronos quant à lui s'occupa à préparer son remède. Il avait acheté pas mal de plantes et, alchimiste, il avait bien l'intention de soigner ses blessures au plus vite. Cela lui prendrait probablement le reste de la journée, il voulait être seul lui aussi.

La nuit arriva bien vite et les esprits s'endormirent. Demain était encore une journée de repos mais, il faudrait bientôt reprendre la route. L'élémentaire eau les avait informé, au matin, de l'endroit où se cacher Gaïa, l'élémentaire terre. D'après ses dires, le gardien feu l'aurait emprisonné dans un volcan suite à sa trahison envers Orana, il ne lui faisait pas confiance. Effectivement, il y avait un volcan ici, il n'était pas des plus grand mais, il était connu pour son activité. D'ailleurs, la région était aussi très sismique. D'après la dame des glace, cela serrait dû au fait que Gaïa essayerait de se libérer mais, sans succès. Le supplice devait être insupportable ...

Ce volcan était perdu au milieu des petites chaines de montagnes. L'endroit était très tropical et l'air, chaud et humide. C'était à se demander comment Orana allait faire pour supporter cette chaleur, surtout lorsqu'ils arriveraient au volcan. Il allait lui falloir beaucoup d'eau ! Bien sûr, son ton était toujours aussi froid et menaçant mais, au moins les avait-elle mis au courant de la prochaine destination. Plus tard, alors que Essalia et Orana était encore à l'auberge, Fearghas était retourné s'isoler mais, Rétronos l'avait retrouvé, il voulait lui parler. S'amusant à faire des ricoches, et il entama la conversation.

- Cet endroit est fort agréable. C'est l'idéal pour s'isoler, se reposer ou même penser. À ce propos, pourquoi venez-vous ici ?
- Parce que ... Les choses vont mal alors qu'elles devraient aller bien. Nos amis sont nos ennemis et nos ennemis ... Toujours nos ennemis.
- Je ne vous le fait pas dire. Je suis moi-même dans l'incompréhension la plus totale. Pourquoi tant de haine ?
- C'est ce que j'essais de comprendre.
- Cette Orana n'a pas l'air de nous porter dans son coeur. Pourtant, elle n'a pas l'air si méchante que ça. Peut-être que nous avons dû la contrarier d'une façon ou d'une autre ou plus simplement, qu'elle a dû mal interpréter un de nos gestes. Devrions-nous tenter de nous rapprocher d'elle ?
- Vous semblez oublier ce qu'il s'est passé avec Keith. Elle a neutralisé votre attaque avant de s'en prendre à nous.
- Oui, j'admet que c'était inadmissible mais, peut-être avait-elle une bonne raison de le faire ? Je ne pense pas que sur le moment, nous ayons envisagé cette possibilité. Et il faut reconnaître que je m'en suis pris à elle en premier lieu.
- Elle n'est pas notre amie Satanas.
- Pourtant je lui ai offert le fluide et vous, vous partagez votre âme avec elle, si j'ai bien compris bien sûr. Ne s'agit-il pas de preuves suffisantes de notre bonne foi ?
- Ce sont des preuves oui, mais peut-être qu'elles ne sont pas les plus appropriées. Peut-être même que nous avons fais fausse route depuis le début.
- Qu'est-ce que vous entendez par là ?
- Pour l'instant ... Rien du tout Monsieur le Duc. Je ne suis plus sûr de rien.
- C'est bien dommage mais, j'aimerai quand même vous faire part de mon point de vue.
- Je vous en prie.
- Je pense que Orana n'a rien oublié.
- Que voulez-vous dire ?
- Vous et moi le savons bien, notre origine est la terre et par extension, l'élémentaire terre. Or, nous savons aussi que cette dernière l'a trahis de la pire manière qu'il soit. Alors de fil en aiguille, peut-être nous pense-t-elle capable de la trahir tout comme elle et cela, malgré nos engagements. Vous me direz, c'est un peu normal venant de sa part mais, il y a un détail auquel j'ai pensé. Sa haine envers Gaïa la poussera à se venger d'elle et par extension, à se venger de ce qui lui ressemble. Elle éliminera l'élémentaire et nous élimera probablement après. Je pense qu'elle cherche à nous manipuler, à nous utiliser en nous faisons croire qu'elle est notre alliée pour nous trahir, nous trahir comme l'avait fait Gaïa. Quelle meilleure vengeance que de nous faire payer à nous les actes de l'élémentaire terre ?
- C'est possible mais, dans ce cas, pourquoi est-elle aussi inamicale ? Cela va contre son intérêt !
- Elle est amicale avec la jeune fille. Nous ne nous sommes pas laissé avoir jusqu'à présent et elle sait que nous voyons clair en son jeu. Elle cherche à nous faire douter de nous même. En adoptant ce comportement hostile et en se rapprochant de l'archère, elle pense nous faire culpabiliser, nous faire croire que la faute vient de nous pour nous inciter à la suivre sans nous poser plus de question. Essalia est jeune et inexpérimentée, il n'y a rien de plus facile pour elle que de lui tourner la tête.


Le professeur ne répondit pas. La théorie de Rétronos était d'une formidable pertinence. En même temps, le professeur ne devait pas s'en étonner. Le Duc était un homme cultivé et qui connaissait bien l'ombre, c'était facile pour lui de comprendre l'idée de l'élémentaire, s'il s'agissait bien évidemment de cette idée. Rétronos jeta quelques cailloux de plus puis, il s'en alla.

- Je vais me retirer Professeur. Réfléchissez bien et faites les bons choix. J'ai toute confiance en vous, je sais que vous ne nous laisserez pas tomber moi et cette jeune fille.
- Je vous remercie Monsieur le Duc.

Quelle malheureuse situation ...
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Jeu 25 Oct 2012 - 20:44

Essalia avait passé sa matinée à s'occuper de Tori après être rentrée du marché, elle avait négligé l'animal depuis le début du voyage et s'en voulait terriblement. Tout allait pour le mieux avec l'élémentaire, à vrai dire, elles parlaient plutôt souvent : de tout et de rien. Mais cette situation avait quelque chose de malsain... Dans la pièce d'à côté, chambre des hommes, Rétronos travaillait à une potion pour guérir de ses blessures ; plus d'une fois Essalia avait tenté de demandé à Onara de soigné Rétronos, mais elle avait refuser à chaque fois, elle n'osait plus insisté. La journée était passée bien vite, le soir même, Essalia avait manger à l'auberge ; elle s'était régaler avec une omelette des plus délicieuses.

Le lendemain matin, le Professeur était parti le premier... Suivis de Rétronos qui fut suivit pas la jeune Archère.. il était hors de question qu'ils se fassent des cachotteries ! Oui, c'était mal de suivre des gens à leur insu.. Mais c'était tout aussi mal de cacher des choses ! Tori ne lâchait plus la jeune fille, Lola était rester à l'auberge ; chose rare puisqu'elles ne se quittaient presque plus, Essalia c'était prise d'une grande affection pour la jeune fée.

Le chemin était assez court, elle c'était arrêter bien après eux, derrière un arbre, ne pouvant rater aucune miette de la conversation. Elle fut longue et, comme elle s'en doutait, elle parlait de Onara... Mais... La fin la vexa terriblement. Elle serra ses poings et s'en alla : la conversation n'était peut-être pas fini, mais elle en avait trop entendu. Essalia s'éloigna d'eux, marchand dans les chemins boisées qui menait à l'opposé de l'auberge, elle réfléchissait.

« -Tu penses qu'il à réellement voulu dire ça … ? » La jeune archère posa son regard sur son oiseau qui volait au dessus d'elle en guettant les alentours à la recherche d'un petit peu de nourriture. Elle s'arrêta alors, se rendant compte qu'elle était totalement perdue. Mais, la nuit était encore loin, elle s'empressa de continuer sa route, recherchant un quelconque fruit pour pouvoir se nourrir : elle n'avait pas soif et ce n'était, généralement, pas un problème, la jeune fille pouvait tenir jusqu'à deux jours complets sans boire.

Elle sortit cela de sa tête et reprit avec un large sourire aux lèvres sa marche, bientôt, elle arriva dans un endroit particulièrement chaud, décidant d'arrêter là sa balade. D'un geste de main elle rappela Tori qui se débattait avec un vers-de-terre.

« -Aller, rentrons. »

* Essalia est jeune et inexpérimentée, il n'y a rien de plus facile pour elle que de lui tourner la tête. *

Cette phrase restait dans sa tête, elle persistait, refusant catégoriquement de s'en aller... Elle aurait pourtant voulu se dire qu'il n'avait pas dit ça, et qu'elle avait mal compris... Mais elle savait pertinemment qu'elle avait parfaitement compris chacun de ses mots. Le chemin retour lui sembla... Plus long, elle reconnaissait pourtant la plus part des arbres qui l'entourait... C'était pas normal ! Mais la jeune fille respira un bon coup, s'asseyant contre un tronc d'arbre immense, Tori s'en était aller regarder les alentours d'une hauteur convenable.

La nuit arriva, Essalia c'était endormi contre le tronc d'arbre... Durant la nuit, elle se réveilla en sursaut : le rêve de l'auberge flambant l'avait réveillé. Tori dormait sur ses jambes étendu sur l'herbe devant elle, il n'y avait aucun bruit autre que celui des feuillages dont le vent prenait plaisir à faire frotter. Elle était stressée, en sueur... Enfin bref, un état inconfortable... Et surtout... Elle avait faim ! Et oui, la demoiselle n'avait pas pris pour habitude de ne pas se nourrir, surtout suite aux deux repas qu'elle avait prit les deux derniers jours... Elle poussa Tori qui tomba au sol dans un râlement. S'appuyant sur l'arbre qui se trouvait derrière elle, Essalia se releva : elle n'avait pas pris son arc pour partir et ses flèches étaient avec ; si elle était attaquée, elle avait peut de chances de s'en sortir. Mais elle ne devait pas laisser son esprit penser à de tels choses ! Non ! Il ne lui arriverait rien ! Déterminée, et ne sachant pas si on la recherchait, ou si même ils s'inquiétaient, Essalia se remit en route... Dans sa tête raisonnait encore très clairement cette phrase qu'avait dit Rétronos... Elle essayait de ne plus y pensée, déterminé à y arriver, elle se mit à chantonner.

La route fut coupée par un événement inattendue, la jeune fille se trouva face à un être qu'elle connaissait : c'était l'aubergiste qui les accueillait. Il tenait dans sa main une sorte d'épée bien plus imposante que les armes que la jeune demoiselle avait pu voir jusqu'ici, l'arme avait une allure des plues belles : une certaine classe dans la lame argentée, le reflet de la lune y était magnifique, la garde était sans doute en or.
« -Que faites vous si loin de l'auberge ? »
« -Je me suis perdue. »
« -Savez vous ce que l'on fait aux gens comme vous ? »
« -Qui suis-je, et, que leur faites-vous ? »
« -Une fouine, et les fouines, on les élimines ! »

Essalia ouvrit ses yeux en grand, surprise et choquée des propos tenu par l'homme ; d'accord, elle était trèèèès curieuse... Mais de quel droit il la traitait d'animal ?! S'il y avait bien une chose que la demoiselle détestait, c'était bien ça ! Elle ne pouvait prendre le risque de débuter un combat alors qu'elle était désavantager et risquait de mettre ses compagnons de route en retard... Elle recula de quelques pas alors que l'homme avançait vers elle deux fois plus rapidement. Tori s'élança vers son visage. L'aubergiste se débattait, donnait de grands coups dans le vide ; Essalia en profita pour s'en aller, la jeune archère se mit à courir dans une direction, totalement au hasard, mais tout de même guidé par une odeur familière. Elle se stoppa nette alors que la jeune fille reconnu la façade de l'auberge, Tori revint se poser sur son épaule, l'aile droite de l'animal était blessé ; il avait du peiné pour rejoindre la demoiselle.

Alors qu'elle se retournait pour connaître la position de l'aubergiste, quelque chose s'abattit dans son dos et lui griffa tout le long ; un hurlement déchira le calme de la nuit, les lumières s'allumèrent. D'un coup de pied bien, Essalia réussi à retiré de ses mains l'épée du jeune homme ; il était en position de faiblesse puisqu'il était trop gros pour se déplacer aussi agilement qu'elle. Elle recula encore et décida de rentrer ; c'était bien mieux pour elle étant donner qu'elle était blessée.

La porte se referma dans un claquement alors qu'elle soupirait de soulagement, l'archère fut paniquée un court instant, le sang avait tâché le sol. Elle remarqua qu'il faisait noir et qu'il n'y avait personne, la fenêtre de l'étage éclairait brièvement le couloir et les escaliers, une ombre vint rompre cette lumière, créant des courbes féminines.

Et le bruit vint rompre le silence, la lame avait transpercée la porte et le bras de la jeune fille, durant plusieurs secondes ses yeux restèrent ouvert alors que des rires se fit entendre derrière la porte. Essalia n'eut pas de mal à se dégager de l'épée qui lui traversé l'épaule puisque celle-ci se fit retiré. La porte s'ouvrit, laissant le corps de l'homme pénétré l'établissement avant qu'un jet d'eau ; sans doute brûlant, ne vienne le faire hurler de douleur, et ce, jusqu'à la fuite.

Lola tira une mèche des cheveux de Essalia, celle qui se trouvait tout en dessous de ses cheveux décoiffée, elle tira de toutes ses forces jusqu'à que celle-ci tourne sa tête vers elle.

« -Qui est-il et que te voulait-il ?! »
« -C'était... L'aubergiste... Je l'ai surpris dans la forêt. »

Quelque chose lui revint en tête, l'image d'une bourse dans la main de l'aubergiste... Tout ça pour un peux de sous voler ? Cela n'en valait pas la peine... Pour elle seulement, peut-être. L'élémentaire descendit afin de les rejoindre.
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Fearghas Forrester



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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Ven 26 Oct 2012 - 19:44

Fearghas était finalement rentré à l'auberge, quelques heures après le Duc. Il n'y avait personne dans l'établissement, chose qui l'étonna qu'à moitié. Il fallait reconnaître que le village était quand même très petit, c'était possible que l'établissement soit vide à certaines heures. En revanche, que l'aubergiste lui-même ne soit pas présent pour recevoir les éventuels clients, ça, c'était étonnant. À moins, bien sûr, qu'il connaissait parfaitement les plages horaires d'activités et que Forrester était arrivé à une heure de creux. Mais, même là, c'était peu professionnel de sa part de disparaître sans laisser de traces, surtout qu'il abritait des voyageurs en ce moment, chose qui devait être rare en ces lieux.

Ou alors, peut-être qu'il avait une bonne raison, comme une urgence par exemple ? Pourquoi pas. Et puis en fin de compte, qu'est-ce que cela pouvait bien apporter au magicien de savoir pourquoi il s'était absenté ? Pas grand chose si ce n'était rien. Le professeur réfléchissait pour un oui ou pour un non, c'était parfois à se demander s'il ne s'agissait pas d'une mauvaise habitude. Ne s'attardant pas davantage en bas, il remonta rejoindre sa case. Il était fatigué et la seule chose qu'il voulait faire maintenant, c'était de dormir. Demain, ils repartiraient tôt et le voyage ne serait pas de tout repos.

Certes, il y avait quand même quelques questions qui trottaient dans sa tête, comme ce que faisait l'élémentaire actuellement ou encore où se trouvait Essalia. En y pensant, il se rendit compte qu'il n'avait pas adressé la parole à sa fée depuis un long moment. Ce n'était pas normal qu'il ne sache pas où il se trouvait et surtout, qu'il ne soit pas au courant de ses nouvelles. Il l'appela donc, par l'intermédiaire de son esprit, et il répliqua bien vite. Elle n'avait tout simplement pas quitté l'auberge.

- Plait-il ?
- Et bien alors ? Tu te caches ?
- Pas du tout professeur.
- Pourquoi je ne te vois plus depuis un moment ? Tu as un problème ?
- Non pas du tout. C'est juste que vous étiez très occupé ces derniers temps et je n'ai pas voulu vous déranger.
- Oui peut-être mais, tout compte fait, tu aurais dû prendre l'initiative. Je suppose que tu as ton propre avis sur la situation.
- Quelle situation ?
- Lola, s'il te plait, tu sais très bien de quoi je parle.
- ... Disons que je vous avez prévenu.
- Oui je sais, tu étais contre tout ça depuis le départ. Mais, je veux savoir ce que tu penses de l'élémentaire et de son comportement. Ce que tu penses de Rétronos et de Essalia.
- Et pourquoi avez-vous besoin de mon avis ?
- Parce que tu es bonne conseillère.
- Bonne conseillère quand cela vous arrange Messire.
- ... J'admet que j'aurai dû réfléchir davantage. Mais, maintenant nous y sommes et nous ne pouvons pas revenir en arrière, alors dit-moi.
- Pour ce qui est de Orana, je ne suis pas plus informée que vous. Quant à l'archère, j'ai toute confiance en elle ... Ce qui n'est pas le cas du Duc.
- Pourquoi ?
- Cet homme ne m'inspire rien de bon. Peut-être semble-t-il irréprochable en façade mais, j'ai comme l'impression qu'il ne nous veut pas du bien. C'est un sentiment mais, je n'ai aucune preuves formelles de ce que j'avance.
- Ton sentiment me suffit. Tu penses que je devrais me méfier de lui ?
- Vous ne devriez pas le lui montrer, je pense qu'il a quelque chose derrière la tête et ce serait intéressant de découvrir de quoi il s'agit. Il vaut mieux prévenir que guérir. Gardez vos distances cependant, je ne vous conseille par de le prendre en ami.
- ... D'accord. Et pour Orana ? Je devrais faire quoi ?
- Pour l'instant rien. Je pense que vous devriez rester neutre avec elle. Restez sur vos gardes mais ne l'accusez pas non plus. Il se peut qu'elle est notre amie comme il se peut qu'elle est notre ennemie. Seul le temps nous le dira.
- Je ne te cache pas que j'y avais pensé mais, son attitude reste très hostile.
- Les apparences sont parfois trompeuses professeur.
- J'en ai conscience Lola.
- Est-ce tout ce que vous vouliez savoir ?
- Oui et je t'en remercie. Cependant, j'aimerai te demander quelque chose d'assez délicat.
- Quoi donc ?
- Le Récit de Keith a clairement sous-entendu que Orana était une démone qui par la suite à rejoint le monde du dessus. Il nous a aussi informé qu'elle possédait un très haut statut dans la société supérieure au moment où elle est descendue dans le monde du milieu. Si ses responsabilités l'ont endurcis au point qu'elle n'éprouve pas la moindre forme de pitié envers ceux qu'elles considère comme ses ennemis, cela expliquerait en partie son comportement envers nous. Tu appartiens aussi au monde du dessus, et en cette qualité, tu es la plus qualifiée pour la faire parler et lui soutirer quelques informations. Rapproche-toi d'elle du mieux que tu le pourras et essais de comprendre pourquoi est-ce qu'elle éprouve autant d’inimitié envers moi et le Duc et pourquoi, à contrario, elle semble se prendre d'affection Essalia.
- Si je comprend bien, vous voulez vous servir de moi ?
- Disons que je veux éviter de commettre d'autres erreurs. C'est un service que je te demande, pas une mission que je te confie.
- ... C'est entendu. Mais c'est bien parce que c'est vous professeur. Normalement, si j'obtenais des informations, je devrais les garder pour moi.

- Je te remercierai jamais assez Lola.

Dit Fearghas en s'en allant dans sa case se reposer quelques moments. Il s'écoula peut-être une heure avant qu'il ne soit rejoint par Satanas. Ce dernier n'avait d'ailleurs plus de brûlures, son remède avait été efficace. Les deux hommes restèrent silencieux, bien que les politesses furent échangées. Le silence fut bientôt brisé par une entrée fracassante et un hurlement. Celui d'Essalia à en juger par la voix. Alertés, les deux hommes descendirent en vitesse mais, Orana avait été plus rapide qu'eux. L'aubergiste s'était attaqué à la jeune fille et il en avait pris cher. Visiblement, il avait cherché à la voler mais il n'avait pas réussi, bien qu'il avait blessé l'archère. Rétronos observait l'élémentaire eau avec un regard assez accusateur. Il n'aimait pas beaucoup ce rapprochement qu'elle avait avec la jeune fille.

Bien que l'aubergiste était maîtrise, Essalia avait besoin de soins. Fearghas voulut bien s'en charger mais ce n'était pas au gout de la dame des glaces qui lui insurgea sur un ton sec et méprisant de ne pas la toucher. Apparemment, elle comptait s'en charger elle-même. Cela ne plut pas beaucoup au magicien.

- Seriez-vous en train de remettre en doute mes compétences ?!
- Pour que je les remette en doute, il faudrait déjà que vous en ayez.

Lui répondit-elle en s'approchant de la jeune fille. C'était de la provocation purement et simplement mais, Forrester n'était pas du genre à se laisser prendre aussi facilement. Après tout, qu'il la soigne ou qu'elle la soigne, il n'y avait pas beaucoup de différences. Elle examina rapidement ses blessures et l'invita à remonter dans la case pour qu'elle puisse s'occuper d'elle. Passant à coté de Rétronos et du magicien, elle ne les regarda même pas et retourna dans sa chambre.

- C'est de pire en pire et je vous trouve bien trop mou avec elle Messire ! J'espère qu'elle ne vous fait pas peur au moins ?
- Non, loin de là mais, je n'ai pas envie de provoquer sa colère. Souvenez-vous de ce qu'il s'est passé avec Keith ...
- Oui. Mais, vous avez peur quand même.
- Disons que je suis raisonnable.
- ... Pas mieux.


L'aubergiste se releva maladroitement. Son regard se fixa instantanément sur les deux hommes puis, sans raison apparente, il fonça vers eux, épée levée. Rétronos le regarda approcher, sans réagir plus que ça puis, déjà qu'il fut à distance suffisante, il sortit un poignard de sa manche et le réceptionna en lui enfonçant la lame en plein coeur, sous le regard ahuris du magicien. L'homme mourut sur le coup et sa carcasse s’effondra mollement sur le sol, se vidant de tout son sang.

- Quoi ? Il allait nous tuer si je n'avais rien fais !
- Vous auriez pût le maîtriser.
- Pourquoi ne l'avez-vous pas fais vous ? C'est vous le magicien blanc ici.
- ... J'ai oublié ma baguette dans la case.
- Laissez-moi deviner. Vous avez eu un trou de mémoire ?
- ...
- Je suis fier de mes quarante ans.
- Ce n'est pas de ma faute ! Vous vieillirez vous aussi et vous verrez ce que ça fait d'avoir une mémoire défaillante !
- Un jour peut-être. En attendant, il ne faut plus rester ici. Je suggère que nous reprenions la route dès maintenant.
- Je suis d'accord avec vous.
- Dans ce cas aller informer l'élémentaire.
- Pourquoi pas vous ?
- Elle me fait peur, je ne vous le cache pas.

- ... D'accord.

Au moins, Satanas était franc.
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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   Sam 5 Jan 2013 - 14:27

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MessageSujet: Re: Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]   

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Chapitre un - Partie quatre - Le chemin de l'éternité. [PRIVE Fearghas Forrester / Essalia A.Onera ]

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