''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Brouillard sur Prairiefolle [PV Hazar Erunak]

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Nana La Dame aux Roses

Une putain parmi les roses, une rose parmi les putains.

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MessageSujet: Brouillard sur Prairiefolle [PV Hazar Erunak]   Dim 7 Oct 2012 - 20:22

Quelle matinée épouvantable !

Si il n'y avait pas eu d'horloge dans la salle commune de l'auberge, Nana n'aurait jamais été capable de dire si il était 6h du matin ou du soir. C'était à cause de ce foutu brouillard ! Elle s'était arrêtée la veille au soir dans ce minuscule village nommé Prairiefolle. Un bien étrange nom soi dit en passant car le hameau dominait les falaises et il n'y avait aucune présence de prairie proprement dite alentours.
Elle avait donc débarqué la veille car l'endroit était déjà empêtré dans cette poix et qu'il était clairement impossible de continuer la route. On se trouvait en automne et la températures froides présageaient un gros risque de givre, en plus du fait qu'on ne pouvait pas voir à deux pieds devant soi.

L'auberge était bondée de voyageurs qui n'avaient pas eu le choix non plus quant à continuer leur périple. La catin avait été étonnée de découvrir que le village avait une auberge, au vu de sa petite taille. Mais il s'avérait que l'endroit servait principalement de lieu de rencontre et de siège du conseil de la bourgade et était rien de plus que la grande propriété du chef du village.

Certes la route côtière n’était pas très empruntée mais on disait que le brouillard était présent depuis pas moins d'une semaine, phénomène très surprenant. Cela expliquait la petite dizaines de commerçants dans les locaux, ainsi que la majeure partie de vieux grinçants et autres divers rechigneurs que pouvait compter un endroit pareil, autant dire trop au gôut de la jeune femme.

Certains disaient que le mauvais oeil était posé sur Prairiefolle et qu'il fallait s'attendre à un drame bientôt. D'autre disaient que c'étaient plutôt une malédiction, de la magie noire, la vieille sorcière du coin qui jouait un mauvais tour. Dans tous les cas, cela ne présageait rien de bon, tous les avis concordaient sur ce point.

- Cela a bien trop durer ! Il faut agir ! Dit un pépé biscornu agitant sa canne pour appuyer ses propos.

- Que faut-il faire alors ? Arrête de parler pour ne rien dire vieille carne de Borgot ! L'homme était bien plus jeune, la quarantaine probablement, et surement la grande gueule du coin.

Et le brouhaha reprit de plus belle. Nana observait près de son verre de cidre, plus ennuyée qu'autre chose. Et elle tentait de ne pas faire attention aux regards libidineux d'un paysan repoussant à l'autre bout de la salle. A vrai dire, le lieu lui donnait un peu la chaire de poule tout de même.

- Un sacrifice !

- Ouais !

- La tête de la sorcière !


Et maintenant on criait, on se menaçait, on n'était pas d'accord.

La porte s'ouvrant à la volée coupa court au débat. Un jeune adolescent essoufflé s'écria :

- Un meurtre !

Le ''maire'', un dénommé Grelorgne, s'engouffra dans l'embrasure à la suite du jeune qui était repartit lui montrer la scène. Et tout le reste de la salle suivit.

Malgré la petite troupe qui se précipitait à la suite du maire, Nana avait une démarche peu sûre car elle ne voyait pas où elle mettait les pieds. Elle fit en sorte de ne pas perdre les ombres informes qui l'entouraient car elle n'avait certainement pas envie de se perdre.

Au détours d'une maison, une femme gisait sur le dos, la gorge tranchée. Elle avait également de violentes marques de griffures sur la gorge et les mollets. Un silence troublé fit place alors que Nana rendait son petit déjeuner non loin de là.
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Hazar Erunak

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Fiche de Personnage : Âmes sensibles, s'abstenir...


MessageSujet: Re: Brouillard sur Prairiefolle [PV Hazar Erunak]   Mer 10 Oct 2012 - 16:31

Les feuilles tombaient au sol en tourbillonnant comme des cadavres de danseuses tombant du ciel en pluie. Le ciel abreuvait la terre de larmes abondantes, qui explosaient au contact de la matière. Les vers rampaient par terre, par centaines, par milliers, que dis-je, c'est par millions qu'ils se joignaient à cette orgie, dévorant toute trace organique voracement, y compris leurs congénères… Les suivaient de près des hordes de rats, petits, gros, sales, dégoulinants d'eau, se mordant au sang dans leur course effrénée vers ailleurs. Au milieu des rongeurs se faufilaient des serpents de plusieurs mètres de long, rouges et violets, vomissant des nuées de fumée verte. Le plus gros reptile criait d'une voix rocailleuse:

-"Les cerf volants mangent le cochon! Vite, arrêtez votre nuit, car le jour doit cesser. Mangeons frères, serpentons!"

A peine avait-il prononcé le nom du cochon, qu'il survint, haut d'une dizaine de pieds, déversant des marées d'écume baveuse sur la terre impure. tout son corps grouillait d'insectes: cafards, mouches, moustiques, cloportes… Derrière lui, un nuage de poussière retombait, révélant un chariot empli de scorpions et d'araignée, tiré par deux squelettes de boeufs, et suivi d'une sombre silhouette tenant à la main un sablier cassé et un glaive sans lame. Enfin, l'horizon s'illumina d'une sombre lueur, et le ciel ouvrit la bouche pour y enfourner la lune. La montagne céleste, couverte des neiges éternelles, devînt soudain visible, et avec elle les dieux, assis autour d'une longue table et buvant, mangeant, copulant. Leur peu était écailleuse, et leurs têtes ornées de cornes. Soudain, tout se brouilla, un bruit retentit et la montagne s'écroula.

Hazar s'éveilla au beau milieu d'une mauvaise route, les mains tachées de sang bruni. Derrière lui, les occupants d'une charrette réclamaient bruyamment qu'il libère le chemin. Repensant à son rêve, il décida qu'il s'agissait bien là d'animaux nuisibles, et saisit son scalpel. Il commença par éventrer le cheval, esquivant de peu une ruade désespérée. Les intestins de la bête se répandirent à terre, s'ouvrirent contre la pierre mal taillée, libérant leur contenu et une épouvantable odeur de décomposistion. Il se dirigea ensuite vers les cinq occupants de la charrette, une fillette, son frère et ses parents. Au fond, on distinguait aussi un vieillard quelconque. Il commença par l'homme, qui opposerait la plus forte résistance. L'autre le devança, et lui envoya son énorme poing dans ventre. Plié en deux, Hazar poussa un cri abominable, se convulsa frénétiquement, récupéra son scalpel et trancha le tendon de l'homme, qui s'écroula à ses côtés. Il se remit avec difficulté sur ses genoux, et planta son arme dans la gorge de l'homme. Terrifiés, les enfants avaient fui vers la forêt. Il trancha les abdominaux de la mère, lui administra une solution de pavot, et lui trancha une partie du poignet droit, laissant le sang s'écouler lentement. Puis il poussa l'ancêtre dans le sang de sa fille et le laissa dans cette position. Au loin, les toits d'un village renvoyaient la lumière du soleil. Il s'y dirigea d'un pas décidé.

Quelques heures plus tard, il avait installé son étal de médecin ambulant non loin de la périphérie du village. Une femme vînt le trouver, les larmes aux yeux:

-"Monsieur", sanglota-t-elle, "mon amant m'a engrossé. Comment pouvez vous remédier à cela? Avortez l'enfant, je vous en supplie, je vous payerais la somme que vous me demanderez!"

-"Du calme!", commenta-t-il sèchement. "Quand cela s'est-il passé?"

-"Il y a quelques semaines, trois peut être."


Il ausculta son ventre. L'enfant grandissait, il sentait son immonde présence. Il fallait le tuer, lui et la catin qui lui servait de mère! Il saisit à nouveau son scalpel, mais la femme se révéla particulièrement agressive, et tenta de labourer son visage au moyen de ses ongles. Heureusement, il portant son masque, ce qui lui permit de trancher la gorge d'un geste souple. Enervé, il lacéra son visage, et roua le cadavres de coups. Puis l'énervement retomba aussi vite qu'il était monté. Il s'agenouilla devant la femme et pleura doucement. Il se releva, enfin, et récupéra son attirail. Un bruit de pas retentit. Il se précipita derrière une borne et se recroquevilla.

C'était un jeune adolescent, accompagné d'un homme solidement charpenté. Le gosse courut vers le troquet le plus proche en criant au meurtre. Il revînt bientôt, accompagné de la moitié du village. Une jeune femme partit vomir un peu plus loin. Il tenta d'apercevoir son visage, mais son masque heurta la borne avec un bruit sec, et il se cacha à nouveau, le coeur serré d'appréhension.
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Nana La Dame aux Roses

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MessageSujet: Re: Brouillard sur Prairiefolle [PV Hazar Erunak]   Jeu 18 Oct 2012 - 12:18

Nana regardait de ses yeux larmoyants les restes digestifs qu'elle venait de déposer sur le sol, préférant cette vision plutôt que celle de la morte. Elle prit soin d'essayer ses larmes et sa bouche avec sa manche. Peu de gens avaient prit la peine de se préoccuper d'elle, tous obnubilés par l'horreur du crime.

Alors que le silence pesait, un bruit vint claquer à son oreille droite. Mais aussitôt, un brouhaha affolé brisa le vide. Nana se dirigea tout de même vers la direction du bruit, curieuse. Elle ne fit que quelques pas dans cette direction, s'arrêtant devant une borne.

- Du calme, DU CALME !

Grelorgne essayait de faire respecter son autorité. Nana se retourna donc pour écouter ce qu'il avait à dire.

- Allons voir la sorcière, si ce n'est elle la responsable au moins peut-être pourra-t-elle nous aider.

- Cette charogne sur pieds ? Plutot manger des cafards que lui demander de l'aide.

- Peut-être aussi est-elle la meurtrière ? Nous n'avons pas d'autres options, de toute façon. Irvin, Trulo, venez avec moi.


Mais tout le monde fut sur leurs talons. Nana suivit la troupe qui se faisait de plus en plus menaçante.
La maisonnette de la vieille était à distance raisonnable du village, assez loin pour que les paysans se sentent plus ou moins hors de son influence démoniaque. La bicoque n'était pas en bon état, on pouvait se demander comment le toit tenait encore et comment les lézardes sur les murs ne finissaient pas d'abattre les murs. Avec le brouillard alentours, l'endroit avait une aura mystique mais à part ça Nana n'en ressentait pas un halo malfaisant particulier.

Une vieille noueuse sortit munit d'une canne, elle semblait aveugle et un nez en bec d'aigle venait toucher son menton velu. Son apparition fit s'arrêter la troupe à distance. La catin se tenait en retrait, pour observer la scène.

- Que venez-vous me déranger en de pareilles conditions ?

Nana était étonnée de voir comme sa voix était puissante et menaçante pour un si petit bout de femme.

- Dénonce-toi, sale sorcière, pour le crime que tu as commis ! La foule lança un cri de colère.

- Je ne suis pas responsable, laissez moi !

- Mensonges ! Le ton était rageur et le doigt accusateur.

Les gros bras du groupe avancèrent pour donner une bonne correction à la vieille femme. Mais alors elle leva une main devant elle et les gaillards s'arrêtèrent net. La foule eut un cri de surprise alors que l'autre grinçait de rire. Nana restait sceptique, il n'y avait eu aucune manifestation de magie ici ! Ces gens avaient si peur qu'ils faisaient un foin d'une main levée.

- Amenez moi le cadavre et peut-être pourrais-je vous aider. La femme devait bien savoir que ses tours de passe-passe ne berneraient pas longtemps une foule en colère, et elle tenait surement à sa vie.

On hésita longuement, il était difficile d'accorder sa confiance à une sorcière retord. Puis on se décida enfin, on alla chercher la dépouille et on attendit alors que la vieille s'affairait à des affaires dont personne ne voulait connaitre la nature. Elle avait dit que cela durerait de longues heures, alors tout le monde retourna à l'auberge. Les messes basses et les rumeurs allaient bon train dans la salle commune. Il se trouvait que deux hommes pleuraient la mort de la femme, ce qui conduisit à quelques problèmes d'honneur.
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Hazar Erunak

Noires ailes, noires nouvelles...

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Race : Humain
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Métier : Médecin et escroc, détrousseur de cadavre, pilleur de tombes et tueur psychopathe
Croyances : Dieu du Sang
Groupe : Clans (les Psychistes)

Âge : 31 ans

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Fiche de Personnage : Âmes sensibles, s'abstenir...


MessageSujet: Re: Brouillard sur Prairiefolle [PV Hazar Erunak]   Sam 10 Nov 2012 - 15:28

Le dodu dindon dodelinait de son adorable tête, donnant des coups de bec à tout va. Oniros fend la terre comme pluie fend la soupe, la cuillère tombe du pot, mais ne se brise pas… La plume gratte le papier, l'encre s'en écoule, les grains s'écartent sur son passage majestueux. Des lignes droites et courbes se tracent sur le parchemin sinueux. D'une main calleuse mais experte, l'homme trace les lettres les mots, les phrases, des textes entiers apparaissent sous son tracé sûr et droit. Des paysages vivent ou revivent, des nations s'élèvent ou s'écroulent, c'est l'histoire qui se déroule, là… Un lumière, une lueur, le fracas de la poussière, le monde s'assemble en un clin d'oeil. Du chaos, les formes naissent, les écueils de la démence se brisent, les démons voient le jour, se blessent… Toujours ce va-et-vient incessant, ces boucles répétitives, l'encre, tantôt couleur charbon, tantôt couleur sang, se répand dans les sillons en invectives… Quand elle s'arrête, un main sèche parcourt lentement la parchemin, hoche la tête, et d'un brusque coup de poing, dépose un cachet de cire couleur sang. L'autruche pond un oeuf! Attention à ce qu'elle ne le dépose pas en le sein de l'enfant. Lumière verte, puis jaune, puis bleue, puis rouge, puis mauve, puis verte à nouveau…

…un bruits sec l'éveilla, de la torpeur dans laquelle il était plongé, à côté du corps de la jeune femme. Une demi douzaine, non pas d'oeufs mais d'hommes, et solidement charpentés de surcroît, approchaient d'un air morose du cadavre. Ils ne semblaient pas l'avoir vu. Il rampa discrètement jusqu'à la pierre derrière laquelle il s'était déjà abrité.

-"Là, une chose rampante! Un homme!", s'écria un colosse

Et tous de courir dans sa direction. Hazar se leva, épousseta la bure de sa robe, et sortit de sa ceinture une lame effilée, la même qui avait tué la demoiselle. Le premier colosse lui envoya son avant bras dans la figure, il se baissa, enfonça son scalpel dans son ventre et remonta dans un ample geste, accompagné sur le chemin du retour par les entrailles de l'homme… Le contenu de l'estomac se répandit au sol, salissant l'air d'une puanteur saturée d'acidité. Les trois suivants virent rouge, indépendamment du sang de feu leur camarade qui les avait éclaboussé, et se jetèrent simultanément sur le médecin, ne lui laissant aucun échappatoire. Encore une fois, il sombra dans un sommeil troublé.

Le feu, partout brûle, tire, crépite, étincelle, projette son ombre colorée sur les façades d'habitations humaines… De la montagne coule le feu liquide, carbonisant sur son passage les arbres et les animaux. Paniquée, une femme sort de chez elle, et courre vers la mer, mais la surface huileuse des eaux se consume, et la lave atteint l'humaine de plein fouet. Mais elle n'est pas réduite en cendre, à la grande stupéfaction d'Hazar. Le gluant brasier la transforme en une statue de roche, bientôt charriée par les flots brûlants. Le soleil enflamme le ciel rouge de ses rayons, la lune les renvoie sur l'herbe, et tout brûle dans une orgie de flammes.

Une voix forte le tire de son sommeil. Il est allongé au centre d'une clairière. Autour de lui, tout le village s'est rassemblé, et contemple avec horreur sa robe tachetés de gueules. Les lions d'émail rugissent encore dans sa tête. Une vieille femme s'approche: elle va parler!


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MessageSujet: Re: Brouillard sur Prairiefolle [PV Hazar Erunak]   

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Brouillard sur Prairiefolle [PV Hazar Erunak]

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