''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 C'est juste un gros lézard. [PRIVE]

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Marcius L.Danuvius



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Race : Humain
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MessageSujet: C'est juste un gros lézard. [PRIVE]   Dim 21 Oct 2012 - 20:23

Cette histoire commença à l'aube d'une journée d'automne. Il faisait froid mais il n'y avait que peu de vent et le soleil, au loin, se réveillait lentement. Au camps, le silence était omniprésent bien que quelque peu troublé par les ronflements de Romulus qui dormait alors à poings fermés à l'abris des intempéries sous sa tente blanche. L'organisation n'était pas le maître mot ici et aussi, le linge, pendant, qui séchait au milieu de la place côtoyait les restes du repas de la veille alors que par ci et par là, traînaient telles des hommes ivres-morts, quelques armes et autres pièces de bronze. Le feu était éteint depuis longtemps et personne n'avait pensé à le rallumer. En fait, il n'y avait plus de bois.

Brutus dormait encore mais, ce n'était pas le cas de Danuvius qui, en silence, s'était rendu à la rivière pour se nettoyer, l'hygiène était très importante pour lui et à cette heure-ci, il ne croiserait personne. L'eau était comme il l'aimait, c'est-à-dire calme et glacée, c'était tonifiant pour le corps et l'esprit. D'ailleurs, il lui faudrait en ramener au camps, ils n'en avaient également plus. Marcius prenait son temps mais il ne s'attarda pas trop non plus. Il revint ensuite au campement les bras chargés d'une bien grosse barrique remplie d'eau pure. Il pouvait bien la faire rouler mais, toutes les occasions étaient bonnes pour faire un peu d'exercice.

Remettant un peu d'ordre dans ce capharnaüm, il récupéra ses armes et ses pièces d'armures qu'il rangea à l'intérieur de sa tente. Cependant, il ne s'occupa guère de ce qui appartenait à Romulus, il n'aurait qu'à le faire lui-même bien que cette disposition ne le gênerait pas tant que ça. Il s'occupa aussi du bois, du feu et de l'entretient du campement. Pourquoi faisait-il tout ceci ? Tout simplement parce que si Brutus s'en chargeait, ils courraient à la catastrophe, il aurait été capable de mettre le feu au quartier général ! La maintenance accomplie, il pouvait maintenant faire ses exercices. Après cela, il lui fallait réveiller Romulus, après tout, ils n'étaient pas en vacances ici et le soleil s'était déjà levé. Il rentra donc dans sa tente avant d'en ressortir presque immédiatement, l'odeur était tout simplement insupportable ! En même temps, il fallait s'y attendre avec tout les haricots secs que Caius avait mangé la veille.

Il l'ouvrit donc complètement et attendit peut-être dix ou vingt minutes, le temps qu'elle s’aère. Pour Romulus, il faisait plus froid mais, en charmante compagnie, il ne sentit pas vraiment la différence. Danuvius ne s'en rendit d'ailleurs compte que lorsqu'il souleva sa couverture. Deux jolies damoiselles étaient présentes à ses cotés. Voilà donc d'où provenaient ces étranges sous-vêtements qu'il avait retrouvé sur le fil. Cependant, il n'avait pas souvenir qu'elles étaient présentes hier soir, au moment où ils s'étaient tout les deux couchés. Brutus avait surement dû attendre qu'il s'endorme pour faire sa petite affaire. En soit il n'y avait rien de mal mais, Danuvius était un conservateur et il n'appréciait guère ce genre de pratiques, même si durant son service en tant qu'esclave, il avait eu à le faire et à le refaire nombre de fois.

Cela dit, ce n'était pas ça qui allait l'arrêter. Il réveilla dans un premier lieu ses deux accompagnatrices et leur indiqua poliment la sortie. Elles lui infirmèrent qu'elles n'avaient pas encore étaient payées et qu'elles ne s'en iraient pas tant que ce ne serait pas une chose faite. Au pied du mur, il ne pouvait pas faire autrement que d'accéder à leur requête. D'ailleurs, leurs honoraires étaient assez élevés. Quelque peu contrarié, il s'en alla chercher un seau qu'il remplit d'eau froide et alla le déverser sur la couche de son camarade. Celui-ci se réveilla en sursaut, clamant et criant son innocence avant même que Marcius n'eut prononcé un seul mot. Il se calma ensuite, comprenant qu'il était revenu à la réalité, et demanda à son ami ce qui lui était bien passé par la tête pour faire ça ... Et puis aussi où étaient passées ses deux conquêtes.

- De un, gros lard, elles n'étaient pas des conquêtes mais des femmes de bonne compagnie, et de deux, abrutis, c'est moi qui a dû payer ta débauche.
- À parce qu'elles étaient des ...
- Oui.
- ... Quelles braves femmes quand même.
- Des braves femmes ?
- Oui parce que tu vois, elles gagnent leur vie en donnant du plaisir aux autres. Un peu comme si elles cherchaient à faire oublier leurs souffrance le temps d'un moment à quelques âmes malheureuses dans un monde sans pitié au moyen du don de leurs corps et de la sueur de leurs reins, ce qu'elles ont de plus précieux en somme.
- Et tout ça pour dire quoi ?
- Bah qu'elles m'ont bien rendus service cette nuit. Déjà, la première, c'est une connaisseuse, sans aller dans les détails, elle m'en a ...

Marcius lui mit un coup de seau sur la tête.

- Mais pourquoi t'as fais ça ?!
- Tes histoires de cul, tu te les gardes pour toi, ça ne m'intéresse pas.
- Ah oui j'avais oublié, mônsieur le saint, mônsieur le propre n'aime pas que je tire la carte du roi.
- Que tu t'accouples à la manière d'un âne, c'est ton problème, mais que tu me fasses payer tes dépenses, ça par contre, ça ne passe pas. Alors pour commencer, et avant-même de te lever, tu vas me rembourser la somme exacte de 750 pièces d'Or.
- Tu peux te gratter.
- Et si je te tarte la gueule ?
- J'ai pas cette somme !
- Donc toi tu vas voir les coureuses de remparts sans avoir d'argent ? Tu te moques de moi ?
- Mais je t'ai dis que je ne savais pas qu'elles en étaient !
- Dans ce cas, je déduirais ça de ta part au prochain contrat.
- Euh ... Au prochain prochain plutôt ? Non parce que je dois déjà de l'argent à quelques unes et comme j'ai pas envie de me tailler une réputation de mauvais payeur ... Enfin, tu vois quoi ?

- Connard.

Lui répondit Marcius en s'en allant. Pour Romulus, ça voulait dire oui mais ça voulait aussi dire qu'il n'aurait pas d'argent avant longtemps bien que cela ne l'empêcherait pas de s'amuser. Certes, l'or gagné grâce aux missions qu'ils effectuaient était farouchement épargné mais, il fallait bien qu'ils vivent et aussi un pourcentage des sommes obtenues était soustrait. Brutus se leva et s'habilla et pour cela, il alla ramasser ses affaires qui traînaient partout. Une fois prêts, ils se rendirent au village et plus précisément, à l'auberge où leur chercheur de tête leur avait donné rendez-vous. Johann était connu dans le domaine pour être un rabatteur visionnaire. Bien qu'assez excentrique et parfois même bizarre, c'était un homme en qui on pouvait avoir toute confiance, enfin presque ... Et puis sa commission n'était pas aussi élevée que celles de ses concurrents.

Il était assis au comptoir, toujours habillé de vêtements de rôdeur, la tête encapuchonnée. Chope à la main, il était silencieux et immobile. Cela dit, il n'était pas le seul client de l'établissement, les soûlards étaient des lèves-tôt ici. Les deux mercenaires s'assirent à coté de lui mais ne commandèrent pas à boire, ils n'en avaient plus vraiment les moyens depuis la précédente et imprévue dépense.

- Alors mes poulets, vous êtes en formes ?
- Non.
- Romulus ?
- Pas mieux.
- Ah ça c'est dommage parce que là, j'ai de la qualité pour vous, du lourd, du solide, du gros et du gras !
- Du garnie aussi ?
- Faut voir, vous avez les dents longues ?
- C'est-à-dire qu'on a faim en ce moment.
- 12 500 pièces, ça change des missions à trois sous pour aller remplir des seaux de merde non ?
- C'est une somme oui, mais en échange de quoi ?
- Disons que votre carrière arrive à un tournant décisif. Si vous voulez rentrer dans la cours des grands, c'est le moment de faire vos preuves. J'ai un gros clients qui s'est laissé convaincre de louer vos services de débutants dans le domaine. C'est pas trop cher et puis, c'est de la qualité quand même.
- Donc t'es en train de me dire que tu nous a trouvé un contrat sous payé ?
- Sous payé par rapport au marché mais, bien payé par rapport à votre niveau.
- Et la couille, elle est où ?
- Il n'y en a pas ! En plus, je suis gentil, je vous fais un rabais sur la marge pour l'occasion ! 10% à la place de 15 !
- Tu parles d'un rabais ...
- Je vous dis que c'est une affaire en Or pour vous ! Il a des jeunes mercenaires qui seraient prêts à travailler pour deux fois moins cher pour avoir la même chance que vous ! Ça, c'est votre ticket d'entrée dans le vrai du métier !
- Tant que ça ?
- Mais carrément ! Il n'y aucune hésitations à avoir ! D'ailleurs, il n'y en a tellement pas que j'ai signé pour vous ! Merci qui ?
- Mer ... Quoi ?! T'as signé pour nous ?!
- Bah oui, vous n'étiez pas les seuls sur le coup vous pensez ! Il ne fallait pas laisser traîner !
- Mais on ne sait même pas ce qu'il faut faire !
- Ah oui mais ça après, c'est des formalités. C'est juste une petite bestiole à tuer.
- Une bestiole à 12 500 ronds ?
- Bah en fait, le client est un très grand collectionneur et il s'intéresse à ses écailles. Il voudrait que vous lui en rapportiez une.
- Une écaille ? Une écaille de quoi ?
- De ... De dragon.
- De quoi ?
- Mais, c'est rien. C'est juste un lézard un petit peu plus gros que d'habitude, rien de bien dangereux quoi. Vous allez pas avoir peur d'un lézard ?
- ... Toi, t'as fais une connerie.
- Une connerie, une connerie ... C'est subjectif ça aussi.
- ...
- ...
- Mais arrêtez de me regarder comme ça ! Je ne le savais pas au moment où j'ai signé !
- Quoi ?!
- Bah oui, j'ai su ce qu'il fallait que vous fassiez après avoir encaissé ma ... Signé !
- Ta quoi ? Encaisser ta quoi ? Ta prime enfoiré ?!
- Oui, oui ! Ma prime oui ! Une prime de rabais comme on dit dans le jargon.
- C'est-à-dire ?
- C'est à dire que j'ai empoché une certaine somme en échange de baisser un peu le prix de la prestation. Mais je vous rassure, on voit à peine à la différence !
- ... Combien ?
- 2500 pièces en échange d'une brique.
- Une brique ?! Et tu dis qu'on ne voit même pas la différence ?!
- Bah c'était soit ça, soit je perdais l'offre.
- Ah, parce que c'est toi qui a proposé en plus ?!
- Mais moi, toi, vous, lui, ça change quoi ? J'ai pensé à votre bien les enfants ! En plus je vous fais une réduction sur ma commission, vous n'allez pas râler quand même ?


Marcius lui prit sa chope après quoi Romulus lui attrapa le derrière de la tête et lui fit heurter le comptoir. Johann se redressa, le nez ensanglanté en affichant un sourire maladroit.

- Ça c'est fait.
- Franchement, ce n'était pas la peine.
- Mais ne t'inquiète pas, ça nous fait plaisir.
- Je n'en doute pas.
- Et le lézard ?
- Of ... Je ne sais pas trop si je dois vous le dire, si ?
- Si si.
- Un dragon ... Vous devez récupérer une écaille de dragon.
- Un dragon ... C'est vrai que c'est gros comme lézard.
- Un dragon qui habite dans les très hautes montagnes. Il y a là-bas un village de fanatiques qui le vénèrent en lui offrant en sacrifice des jeunes filles vierges. Ils pensent que de cette façon, le dragon ne s'en prendra pas à eux. Pour l'instant, ça à l'air de marcher mais ce n'est pas le problème de notre collectionneur. Le plan est simple, vous devez vous infiltrer dans la population locale et participer à la cérémonie. Quand le dragon arrivera, vous n'aurez qu'à éliminer les gardes présents et tuer le gros lézard pour récupérer une de ses écailles. Son armure est impénétrable mais la peau de son ventre est plus fragile. Vous devrez viser le coeur. Par ailleurs, des informateurs m'ont dit que le prochain sacrifice aura lieu le mois prochain, soit le temps pour vous de vous préparer et de vous rendre sur place. C'est assez simple non ?
- ...
- ...
- Non ?
- On ... On peut t'en remettre une autre là ou ... ?
- ... Si ça vous fait plaisir.

- Je savais que tu comprendrais.

Dit-il en lui envoyant un coup de poing dans la figure. Johann tomba de son tabouret et s'écrasa lamentablement au sol. Romulus lui vida son verre après quoi, les deux hommes se levèrent.

- On sera de retour avec l'écaille.
- D'accord, bonne chance les gars.

Répondit-il en se relevant péniblement. Romulus claqua bien fort la porte derrière-lui.
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Marcius L.Danuvius



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MessageSujet: Re: C'est juste un gros lézard. [PRIVE]   Mer 24 Oct 2012 - 18:56

Au camps, le calme et le pacifisme du matin avaient laissés place à leurs antonymes. Il n'y avait en effet pas de temps à perdre, un mois, c'était tout juste suffisant pour rejoindre les montagnes. Ils préparaient le matériel à emporter lorsque Romulus souleva une question assez pertinente.

- Au fait, le village, le village, c'est bien ça mais il est où le village ?
- Dans les hautes montagnes.
- Oui mais où ?

- Euh ...

C'était un problème de taille. D'autant plus qu'ils ne pouvaient pas retourner voir Johann, ce dernier était probablement déjà repartis. Les hautes montagnes étaient vastes et sans indications précises, ils leur seraient difficile de se rendre à destination et surtout à temps. Un guide ? Non, cela coûterait trop cher et ils n'en auraient surement pas les moyens. En revanche, obtenir quelques informations de la part des habitants de la région, c'était gratuit. Maintenant, elles seraient surement imprécises et avec leur malchance habituelle, cela relèverait du miracle s'ils y parvenaient sans encombres mais, avaient-ils une autre solution ? Non, alors il faudrait faire avec. La prochaine fois, ils penseraient à se renseigner davantage avant de foncer tête baissée.

Les préparatifs étaient maintenant terminés. Il ne restait plus qu'à se mettre en route. Marcius établissait le trajet en s'aidant de la carte.

- Les hautes montagnes se trouvent au sud-sud-est de notre position. En marché forcée et à raison de douze heures de marche par jour avec un repos d'une demie-heure au sixième, on devrait arriver aux pieds des montagnes à d'ici vingt-cinq jours. Ce qui nous laissera cinq jours pour gravir la montagne et trouver le village.
- Vingt-cinq jours de marche forcée ?! T'es sérieux là ?!
- La distance à parcourir n'est pas significative de la durée de notre trajet. On va devoir passer par la forêt des Amanites ainsi que sa jungle et enchaîner avec le désert ce qui nous ralentira beaucoup. Et puis, nous avons une marge d'erreur en cas d'égarement.
- D'accord d'accord. Et pour la bouffe ?
- On ne pourra jamais en emporter assez. En forêt, on trouvera ce qu'il nous faut pour survivre mais pas dans le désert. Il va falloir économiser nos provisions au maximum. On n'entamera celles que l'on a emporté qu'une fois qu'on sera arrivés à ce dernier. Si tout se passe bien, on devrait y passer sept jours. On rationnera donc la nourriture et l'eau au septième.
- Euh … D'accord et pour les montagnes ?
- On se réapprovisionnera dans le village le plus proche.
- Et avec quel argent ?
- On empruntera la somme nécessaire dans l'épargne, par ta faute espèce de pervers.
- Oui bon ça va. T'es pas obligé de me le rappeler à chaque fois.
- Je pense à elle et à ce qu'elle subit de jour comme de nuit Romulus. L'erreur n'est pas permise et pourtant tu l'a commis.
- Tu vas pas me faire une leçon de morale maintenant ?
- Pourquoi, ça te gène ?
- Oui, parce que ça nous fait perdre du temps ! Et comme le temps, c'est de l'argent, et bien on perd de l'argent !
- … Couillon.


Romulus ne répondit pas. Il le savait, il avait tord mais, il ne regrettait pas pour autant. Ils ne perdirent effectivement pas plus de temps. Le trajet établis et les préparatifs terminés, ils pouvaient maintenant se mettre en route.
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MessageSujet: Re: C'est juste un gros lézard. [PRIVE]   Jeu 25 Oct 2012 - 17:54

La marche à pieds était probablement le sport favoris des hoplites. Plus qu'un sport même, c'était un véritable loisir et le moins que l'on pouvait dire, c'est que nos deux Archéens allaient être servis ! Vingt-cinq jours de marche forcée, ce n'était quand même pas rien. Maintenant, c'était très difficile car ils devraient endurer toute la fatigue du voyage. Ils étaient équipés lourdement et leurs " bagages ", si l'on pouvait dire, n'était pas des plus légers. Cela faisait beaucoup de poids à porter et surtout, à transporter mais, ils étaient des hommes robustes et rodés, cette tâche harassante ne leur faisait pas peur, au contraire même, c'était pour eux une sorte de fierté que de porter cette fatigue synonyme d'effort et de difficulté.

Le début de voyage se passait bien. Il consistait à traverser les grandes étendues de Feleth pour rejoindre la forêt des Amanites. Le terrain était plat, praticable et agréable. Pour ce qui était du danger, ils n'avaient pas beaucoup de soucis à se faire car, qui aurait le cran de s'attaquer à eux ? Ils ne transporter rien de bien valeureux si ce n'était un peu d'argent et cette modeste somme ne valait pas la peine de croiser le fer avec eux. Pour ce qui était du trajet, ils mettraient peut-être trois ou quatre jours avant de franchir les grandes étendues. Il était vrai qu'à Cheval, cela serait bien plus aisé et rapide mais, ils n'aimaient les chevaux. Ils n'avaient rien contre l'animal en lui-même mais plutôt contre son utilisation en tant que monture. Il y avait toute une philosophie qui se cachait derrière ce point de vue, ce n'était pas arbitraire. Pour faire simple, nous dirons que c'est le code qui voulait ainsi.

Les heures défilèrent et la lumière du soleil laissa peu à peu place aux ténèbres de la nuit. Pour Romulus, c'était l'heure de dormir mais pour Marcius, il était encore trop tôt pour s'arrêter.

- De quoi qu'on continu de marcher ? La nuit est tombée et je suis fatigué !
- Nous n'avons fait que dix heures de marche. Il nous manque encore deux heures.
- Mais t'es pas sérieux ? Il fait nuit depuis au moins six heures ! Et tu veux qu'on marche pendant deux pommes encore ?!
- Exactement. Douze heures, c'est douze heures, qu'il fasse jour ou nuit.
- Mais on ne voit même pas l'horizon !
- Et alors ? On sait où on va, il suffit de s'orienter dans la bonne direction.
- Ah oui ? Et tu fais comment ?
- Avec la lune et les étoiles, Romulus.
- Ah bah voilà autre chose, la Lune et les étoiles ...
- La lune se lève à l'est et se couche à l'ouest. De cette façon et à l'aide des étoiles polaires, je détermine le nord du sud et ...
- Hop hop hop ! Une minute ! Ça c'est valable seulement si tu la prends de face. Mais supposons que tu la prennes à revers, le nord et le sud seront inversés sans même que tu t'en rendes compte ! Donc en fait, on irait à reculons.
- À supposer que je la prenne à revers, je la verrais se lever de l'ouest et se coucher à l'est Romulus.
- Mais non ! Ça si tu te bases par rapport à toi-même, mais si on imagine la carte, ça serait inversé !
- ... T'es en train de me dire qu'on garde le repérage par la carte mais qu'on définit le nord et le sud par rapport à son propre angle de vue ?
- Oui voilà !
- Ouais ... Donc en fait toi tu essais de colorer en vert avec des pigments rouges.
- De quoi colorer ? Quel est le rapport avec la Lune là ?
- Le rapport est que tu vas avancer et arrêter de m'ennuyer avec tes théories et tes questions idiotes.
- Et si j'avance pas ?
- Je te laisse ici.
- ...
- Et le grand méchant loup viendra te dévorer. Il a toujours pas digérer que tu le traites de sac à puces.
- Pfeuh, il existe pas le grand méchant loup.
- Tu veux passer la nuit ici tout seul pour le vérifier ?
- ... Non non, c'est bon, ça va aller.

- Bien, alors marche et tais-toi.

Lui répondit-il en reprenant la route. Caius le suivit non sans quelques gestes d'humeur mais, s'il n'en faisait qu'à sa tête, Marcius serait prêt à le laisser sur place et, honnêtement, Romulus aurait été incapable de se débrouiller seul. Une amitié basée sur les insultes et les mauvais coups, c'était quand même assez étrange mais, apparemment, ça avait l'air de fonctionner. De toutes les façons, Danuvius était tout aussi fatigué que lui mais, sa détermination l'empêchait de s'arrêter maintenant.

Pour cette nuit-là, ils ne mangeraient et ni boiraient rien, comme les quatre autres nuits qu'ils passèrent dans les grandes étendues d'ailleurs. Durant leurs pauses, en journée, ils trouvaient de quoi calmer leurs gorges et leurs estomacs alors, autant économiser la nourriture et sauter les repas superflues. Finalement, et au bout de cinq jours, ils atteignirent la forêts des Amanites. Le plus facile était derrière eux mais, le voyage ne faisait que commencer.
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MessageSujet: Re: C'est juste un gros lézard. [PRIVE]   Ven 26 Oct 2012 - 23:26

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