''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 L'inconnu [PV. Liam]

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Liam Kreiss



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Fiche de Personnage : Ma vie...

Histoire de Personnage :
L'inconnu
Une nouvelle vie

MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Sam 17 Nov 2012 - 22:35



Vaë pivota lentement sur elle-même, grimaçant lorsqu'elle dut tordre sa jambe blessée, se retrouvant face à lui. Elle se blottit contre son torse, et il mit ses bras autour de ses épaules. Il ne savait pas si ce qu'il faisait était juste ou quoi mais il suivait son instinct.

-... j’en ferai. Tout à l’heure ...

La voix de la jeune femme s'était élevée, cassée, montrant toute la peine qu'elle avait. Et cela lui fendit le cœur une nouvelle fois. Comment pouvait-il l'aider ? Que pouvait-il faire ?
Le silence s'installa, lourd et pesant. Il était nerveux, mais la jeune femme semblait bien, contre lui, alors il ne bougea pas et tenta de maîtriser les battements de son cœur qui voulait sans cesse accélérer le rythme. Les heures s'égrenèrent, lentement, dans le silence. Seuls Nocturne et le feu émettaient de faibles bruits, enveloppant les deux jeunes gens dans une bulle.

En fin d'après-midi il dut cependant se détacher d'elle, à contre cœur, pour préparer à manger. Il fît cuire de la viande qu'il piqua, comme à midi, mais lorsqu'il tendit sa part à Vaë, elle secoua la tête, refusant d'avaler quoique ce soit. Il mangea donc, plus pour conserver ses forces en cas d'attaque que par faim, alors qu'elle contemplait les flammes, le regard perdu. Il se sentait trop mal de la voir ainsi. Il se sentait coupable aussi, bien qu'il savait pertinemment que si son père la ramenait, elle vivrait l'enfer quotidien auprès d'un homme qu'elle haïssait.

A un moment, elle décida de changer son pansement. Elle défît le bandage qu'il avait fait après avoir fabriqué la crème avec des plantes et de la gélatine et l'étala sur la blessure, grimaçant à chaque contact. Il avait voulut l'aider, mais s'était abstenu. Elle le repousserait sans doute.

Une fois fait elle demanda :

-Comment va ta blessure ?

Il la regarda sans répondre, fronçant les sourcils. Lui n'était pas important pour l'heure. C'était elle qui était blessée. Elle qui avait une blessure physique et mentale à soigner. Pas lui. Elle croisa son regard brièvement avant de le détourner, laissant à nouveau le silence environner la caverne. Nerveuse, elle jouait avec ses cheveux alors que lui serrait ses mains l'une dans l'autre pour arrêter leur tremblement.

- Liam ...

Il releva la tête vers elle qui l'avait baissé en se mordant la langue. Qu'avait-elle ? Qu'allait-elle dire ?

- Je ... ne veux pas retourner chez les mieux, mais ... je ne veux pas que tu te mettes en danger ou que tu en souffres par ma faute. Je vais le dire une dernière fois: laisse-moi ici et retourne chez toi, retourne voir ta famille ... sain et sauf.

Non. Impossible. Il pouvait aussi être têtu et il lui avait fait une promesse. Il ne pouvait pas et…ne voulait pas. Elle le regarda dans les yeux et il plongea dans son regard aqua, si triste pour l'heure, et vit son sourire se dessiner sur ses lèvres. Un sourire sincère malgré le chagrin.

-Je suis prête à accepter ce qui pourrait m’arriver, tu sais. Tu arriveras à continuer ta route sans moi, j’en suis certaine. Sinon tu risques de rentrer chez toi avec un membre en moins et tu dois bien avoir quelqu’un qui t’attend non ?

Là, ce fût lui qui baissa la tête. Non, personne ne l'attendait hormis sa famille. Et non il ne pourrait pas continuer sa route sans elle. Il le sentait au fond de lui, en une sensation étrange.
Dehors, le ciel s'obscurcissait, la nuit s'installait. Ils devraient bientôt se remettre en route. Mais Liam réfléchissait. Déjà à ce qu'il allait lui dire et ensuite à comment la transporter. Sa jambe ne la supporterait pas et il devait l'installer sur la selle. Lui marcherait en guidant Nocturne.

-Vaë…tu n'es pas une femme qui mérite un homme comme lui. Je ne te connais pas bien mais je le sens. Alors…je ne peux pas te laisser y retourner, pas plus que je peux t'abandonner ici. Je ne partirais pas Vaë. Quoique tu puisses dire. Je n'ai personne qui m'attend sauf ma famille. Mes parents et ma sœur. Ils comprendront que je vienne en retard.

Il la regarda, lui montrant par le regard qu'il était déterminé. Il ne lâcherait pas l'affaire. Il ne le pouvait pas.

-Je t'apprendrais tout ce que tu as et veux savoir sur ce monde. Je t'apprendrais à te défendre. Je t'emmènerais chez moi et tu verras, mes parents sont géniaux et t'aideront également. Je ferais tout, pour qu'il ne t'arrive rien Vaë. Je sais que cela est étrange parce que l'on ne se connaît que depuis cinq jours mais…je ne peux pas te faire ça. Je ne peux pas t'abandonner.

Il lui sourit en coin, plus que nerveux. Il était sincère et il espérait qu'elle le croie. Il regarda ensuite dehors et vit qu'il faisait noir. Alors il se leva, lui fît signe de rester allongée et chercha Nocturne. La grotte était bien assez haute pour qu'un cavalier s'y tienne sans avoir à se baisser.

D'un claquement de langue, Liam fît coucher Nocturne, qui obéit prestement, se couchant sur ses jambes au sol. Puis il revint vers Vaë et sans un mot la prit sous les bras et sous les genoux, faisant attention à sa blessure, et s'approcha du cheval. Il la déposa sur la selle, la mettant de telle sorte que sa jambe soit détendue et que la blessure ne cogne pas à la selle ou à l'étalon. Il lui indiqua le troussequin qu'elle pouvait tenir pour ne pas glisser ou encore la crinière de Nocturne, lui assurant qu'il n'aurait pas mal. Et enfin il lui indiqua de bien se tenir avant de claquer une nouvelle fois de la langue pour que l'étalon se redresse vite et bien. Vaë émit un petit cri de stupeur mais Liam vérifia qu'elle allait bien avant d'éteindre le feu, de mettre tous les sacs sur ses épaules et d'agripper les rênes de Nocturne pour le guider à l'extérieur. Il ne voyait pas bien, mais se fia à son ouïe pour écouter l'environnement. Sûr, il commença à marcher, tenant les rênes dans ses mains.

-Nous allons marcher cette nuit et demain nous nous reposerons. J'espère qu'il y a encore des grottes dans les parages ou au moins un petit village isolé.

Et avant qu'elle ne réplique :

-Et ne t'en fais pas pour moi, j'ai déjà marché sur de bien plus longues distances. Repose toi surtout.

Il se tut, laissant le silence les entourer. La lune brillait haute et claire dans le ciel sans nuages, les cris des animaux se faisaient entendre. Au moins Liam était sûr d'une chose : les deux hommes ne pourraient plus les suivre aussi rapidement avec l'un d'eux à moitié mutilé.

Et c'était tant mieux pour eux. Vaë devait se reposer et lui réfléchir à leur trajet. Mais il n'y en avait aucun d'assez court entre là et Beolan. N'importe quel chemin qu'il choisirait leur prendrait des semaines de route.
Mais cela, il aviserait en temps et en heure. Maintenant, il devait mettre de la distance et protéger Vaë, quoiqu'elle dise.
Il ne lui avait pas laissé le temps de répondre et savait pourquoi. Parce que sinon elle aurait continué et ça aurait été une discussion sans fin. Surtout qu'il ne voulait pas s'étaler sur le sujet des femmes. Il ne voulait pas qu'elle voie à quel point il était nul dans le domaine. Il ne savait pas s'y prendre et se disait qu'il n'aurait jamais de femmes. Pas une qui l'aime vraiment, il voulait dire. Certaines l'avaient approché en sachant de quelle classe sociale il venait, espérant avoir de l'argent à vie mais ne l'aimant pas, ayant même peur de croiser son regard. Il les avait repoussées aussi sûrement qu'il s'était battu avec l'autre cet après-midi.

Il soupira et chassa toutes ses pensées, se concentrant sur le présent et surtout, sur l'avenir.


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Vaënadiel Eira



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Histoire de Personnage :
L'inconnu
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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Sam 17 Nov 2012 - 22:36

Le voleur masqué


Contre toute attente, Liam baissa la tête et Vaë fut envahi d’un mal aise, certaine qu’elle venait de dire quelque chose de trop. Mais non, il réfléchissait et éternisait une nouvelle fois le silence qu’il y avait entre eux depuis son réveil. Ne détournant pas son attention, la jeune femme attendit qu’il dise ne serait-ce qu’un seul mot, qu’il relève la tête pour la regarder afin de lui répondre par l’intermédiaire de ses yeux. Ce fut tête basse qu’il répondit :

‘‘ Vaë…tu n’es pas une femme qui mérite un homme comme lui. Je ne te connais pas bien, mais je le sens. Alors…, je ne peux pas te laisser y retourner, pas plus que je peux t’abandonner ici. Je ne partirais pas Vaë. Quoique tu puisses dire. Je n’ai personne qui m’attend sauf ma famille. Mes parents et ma sœur. Ils comprendront que je vienne en retard. ‘‘

Ces paroles la touchèrent profondément, mais ... ce qu’il pouvait être têtu ! Ne comprenait-il pas que c’était mieux pour lui de continuer son chemin, de faire comme s’ils ne s’étaient jamais croisés? Pendant quelques minutes, Vaë se mit dans sa peau, car elle-même trouverait difficile de le voir partir ainsi après tout ce qui c’était passé et où ils étaient rendu. La route avait été ardue, certes, mais cela faisait près d’une bonne semaine qu’ils voyageaient sur les routes de ce royaume dont elle n’avait eu vent que dans les légendes de ses grands-parents. Déjà Vaënadiel cherchait comment le faire changer d’avis, sauf qu’elle ne parvenait pas à trouver les mots pour, ce qui la découragea dans un certain sens puisqu’elle ne désirait que sa sécurité. Sauf que le regard que lui jeta Liam fut assez pour l’en dissuader, pour lui faire comprendre que peu importe les mots qui s’échapperaient de sa bouche et peu importe ses gestes, il resterait avec elle.

‘‘ Je t’apprendrais tout ce que tu as et veux savoir sur ce monde. Je t’apprendrais à te défendre. Je t’emmènerais chez moi et tu verras, mes parents sont géniaux et t’aideront également. Je ferais tout, pour qu’il ne t’arrive rien Vaë. Je sais que cela est étrange parce que l’on ne se connaît que depuis cinq jours, mais…je ne peux pas te faire ça. Je ne peux pas t’abandonner. ‘‘

‘‘ Liam ... ‘‘

~ Je ne demande rien ... tu ne me dois rien ... pourquoi te donnes-tu autant de mal ? ~ Pensa t’elle, incapable de le dire à voix haute.

Elle avait une mine piteuse et soupira silencieusement alors qu’une part d’elle était rassurée tandis que l’autre était inquiète pour lui. Qui sait ce que Dorguan pouvait faire, ce qu’il avait en tête et Dryell ... la druidesse ne voulait même pas imaginer à quel point celui-ci avait envie de trucider son protecteur. Mais Liam lui souriait, nerveux, mais sincère et oui elle le croyait. La jeune femme resta donc silencieuse, voyant que c’était inutile d’en ajouter pour le faire changer d’avis.

Dehors, le ciel était plus noir que jamais, forçant le chevalier à s’activer; c’était l’heure de partir. Vaë resta donc assise au sol, jambe gauche allongée, alors que Nocturne s’approchait guidé par son maître. Suite au claquement de langue, la bête se coucha en pliant premièrement ses pattes avant puis celles de derrière afin de se retrouver au niveau du sol. Liam s’approcha ensuite d’elle pour la soulever de terre sans effort. Était-elle si légère ?! C’était à croire que oui, car il l’installait sur la selle comme si de rien n’était, prenant bien soin à ce que sa jambe inapte ne souffre pas trop pendant le transport. L’homme lui désigna ce bout surélever de la celle, et lui conseilla fortement de s’y tenir solidement avant que le cheval ne se redresse et un second claquement de langue résonna dans la caverne, tout comme son cri de stupeur d’ailleurs. Une seconde, son coeur s’était emballé, car elle avait eu peur de tomber à la renverse. Cette fois, Liam ne serait pas derrière elle pour la retenir, l’obligeant donc à faire attention.

Les jeunes gens quittèrent donc la chaleur de leur tanière temporaire pour se retrouver au grand air et dans la noirceur. L’homme marchait aux côtés de Nocturne qui avançait à un rythme régulier. Vaë baissa les yeux en direction de lui, se rendant compte qu’il était bien petit vu de là haut.

‘‘ Nous allons marcher cette nuit et demain nous nous reposerons. J’espère qu’il y a encore des grottes dans les parages ou au moins un petit village isolé. ‘‘

Attends ... il n’avait tout de même pas l’intention de marcher une nuit durant alors qu’elle se faisait trimbaler le fessier sur sa propre monture ? Vaënadiel allait ouvrir la bouche pour s’y opposer, mais Liam la devança avant qu’elle ne réplique.

‘‘ Et ne t’en fais pas pour moi, j’ai déjà marché sur de bien plus longues distances. Repose-toi surtout. ‘‘

~ Est-ce que je suis si prévisible ? ~

Mais un faible sourire en coin se dessina sur ses lèvres alors qu’elle l’observait marcher en silence. Ses yeux se levaient alors vers le ciel pour admirer la lune dans toute sa splendeur, le vent leur apportant le cri des animaux nocturnes en guise de mélodie. Ce qu’elle pouvait adorer tous ces bruits si différents de ceux qu’elle entendait en montagne et pour l’heure, le danger était bien loin derrière. Mais pour combien de temps ?

La nuit maintenant avancée, ils s’arrêtèrent pour prendre une pause et Liam aida Vaënadiel à descendre, celle-ci se tenait sur sa jambe droite pour ne pas empirer la gauche. Cependant, elle fut rapidement soulevée de terre et transportée sur un petit rocher où le jeune homme l’asseya avec délicatesse puis alla lui chercher quelque chose à manger après qu’il eut entendu son ventre gargouiller faiblement.

‘‘ Merci, Liam ‘‘

Et ce fut avec appétit qu’elle en prit une bouchée. Par contre, le reste se volatilisa brusquement, car on lui avait arraché son goûter des mains, avant même qu’elle puisse en prendre une seconde bouchée. Vaënadiel chercha partout autour d’elle, mais ne trouva rien. Liam se tourna vers elle, surpris de voir qu’elle avait mangé son croissant aussi rapidement, mais celle-ci lui dit, sans rien comprendre :

‘‘ Il s’est volatilisé avant que je ne prenne une deuxième bouchée ! ‘‘

Le jeune homme ricana et lui en donna un autre. La même scène se reproduisit sauf que cette fois, la druidesse sentit un poids sur son épaule droite et lorsqu’elle tourna la tête, elle aperçut une bestiole velue qui mangeait rapidement la pâtisserie. Le petit voleur démasqué, celui-ci sauta agilement au sol et Vaë glissa de son siège pour sautiller à une jambe dans sa direction.

‘‘ Attends... n’aie pas peur. Viens ici ‘‘

De peine et misère, la jeune femme s’agenouilla au sol, ignorant totalement la douleur qui lui lacérait la jambe. Elle étendit un bras devant elle et se mit à chantonner doucement alors que le raton-laveur stoppait sa course vers la forêt pour s’approcher lentement d’elle. Le voleur masqué, envouté par cette mélodie se rendit jusqu’à elle et prit son pouce entre ses pattes pour ensuite lui renifler la main. D’un coup, il grimpa sur son bras et s’enroula autour du cou de la druidesse en ronronnant, frottant sa tête contre sa joue. Vaënadiel riait à cause de la fourrure et s’exclama :

‘‘ Tu me chatouilles ! Arrête ! ‘‘

Spoiler:
 

Vaënadiel gigotait et essayait de se relever tant bien que mal, mais une grimace lui fut arrachée et Liam vint glisser son bras sous son épaule pour l’aider à se redresser sur sa jambe droite. Il lui lança un regard rempli de reproches et elle ne put que lui faire un sourire en coin désolé, car elle n’avait pas réfléchi à son état avant de s’agenouiller au sol.




Dernière édition par Vaënadiel Eira le Dim 18 Nov 2012 - 6:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Sam 17 Nov 2012 - 22:39



Ils marchèrent pendant près de la moitié de la nuit avant que Liam ne décrète une pause. Pour Nocturne mais aussi pour lui et surtout pour Vaë. Il se stoppa donc et aida la jeune femme à descendre, un bras sous ses épaules tandis qu'elle se portait sur sa jambe droite. Mais il ne la laissa pas marcher ; il la souleva de terre, approchant d'un petit rocher visible grâce à la lune et l'y déposa doucement, faisant bien attention à sa jambe.
Il se releva et entendit le ventre de sa compagne grogner. En même temps, elle n'avait rien avalé depuis le matin la veille. Il alla rapidement chercher un croissant dans son sac et revint, le lui donnant.

-Merci, Liam.

Il sourit et retourna abreuver Nocturne avec une grosse gourde, la laissant manger tranquillement. Il flatta son cheval, et reporta son attention sur Vaë. Et il haussa les sourcils en voyant qu'elle avait déjà tout mangé !

-Il s’est volatilisé avant que je ne prenne une deuxième bouchée !

Volatilisé ? Comment cela ? Il ne comprenait pas et ricana, lui en tendant un second. Elle pouvait manger autant qu'elle voulait, pas la peine d'inventer des excuses !
Il retourna auprès de Nocturne, vérifiant qu'il mangeait aussi et prit à son tour un croissant pour que son ventre ne fasse pas des siennes une heure plus tard. Et là, en avalant une bouchée, il entendit la voix de sa compagne. Il se tourna vers elle et écarquilla les yeux. Avec la lumière lunaire, il voyait sa silhouette, agenouillée au sol ! Mais elle était folle! Elle allait avoir encore plus mal à sa jambe !

Il s'approcha vivement lorsqu'un animal se posta sur l'épaule de Vaë. Il fût éclairé un bref instant et Liam put constater qu'il s'agissait d'un raton-laveur. Donc la disparition s'expliquait tout de même ! Vaë avait réussi à le calmer pour qu'il vienne vers elle. Son don avec la nature…

Elle tenta de se relever mais grimaça et gémit de douleur. Liam se précipita et l'aida à se relever, mettant un bras autour de ses épaules, la regardant avec reproches. Sa jambe ne guérirait jamais si elle n'arrêtait pas de faire ce genre de choses !

Elle lui sourit, désolée, ce qui lui fît perdre son air réprobateur. Il s'approcha de Nocturne avec elle et recommença la manœuvre, faisant coucher le cheval pour installer Vaë sur la selle. Le raton-laveur avait émis des petits bruits, comme s'il avait peur, mais était resté autour des épaules de la jeune femme.

Nocturne se releva et il reprit les rênes pour continuer la route. Il espérait arriver rapidement à la première ville. Là-bas au moins, elle serait déjà plus en sécurité qu'au milieu de la brousse. S'il savait comme il se trompait…

******

Les jours suivants furent calqués sur le même mode. Ils marchaient la nuit, se reposaient le jour. Liam faisait en sorte de trouver des lieux isolés, bien camouflés. Vaë n'avait plus entendu leurs poursuivants, signe qu'ils les avaient semé ou qu'ils étaient encore un peu trop loin. La jambe de la jeune femme guérissait lentement mais sûrement. Elle ne supportait pas encore le poids de son corps, mais cela allait déjà mieux. La plaie se refermait joliment et bien qu'elle aurait une petite marque, elle ne garderait aucune séquelle.

Liam chassait aux alentours de leur campement lorsque la jeune femme dormait, la laissant sous la surveillance de Nocturne. Mais il n'allait jamais loin et écoutait attentivement pour être sûr. Il revenait souvent avec des lièvres, au plus grand bonheur de Vaë qui adorait cela. Le raton-laveur était toujours là et ne quittait pas sa nouvelle maîtresse d'une semelle. Il n'avait plus peur de Nocturne mais ne Liam ne pouvait pas tenter de le toucher sans avoir un grognement de sa part. Alors il avait arrêté de l'amadouer et le laissait aux petits soins de sa compagne. La journée, lorsqu'il chassait justement, il entendait les bruits lointains de conversations et de chariots. Il y avait plus de monde sur cette portion de route, signe qu'ils approchaient enfin d'une ville.

Il avait hâte. Hâte d'envoyer une lettre à ses parents pour les informer de son retour imminent et pour les prévenir au sujet de Vaënadiel. Hâte de pouvoir offrir un vrai lit et un bain à sa compagne et pour lui-même. Hâte de s'octroyer deux jours de repos.

Sauf que leurs poursuivants étaient à nouveau là. Vaë les avaient entendus et l'avait informé que la distance entre eux s'était raccourcie.

Et à présent, marchant aux côtés de son étalon, rênes en main, Liam serrait les dents. Qu'avaient-ils prévus? Ils devaient arriver en ville rapidement. Là-bas, ils n'oseraient rien faire avec tous les gardes patrouillant les rues. Là-bas, ils se fondraient dans la foule et les empêcheraient de suivre.

Et il avait envie de voir la tête ébahie de Vaë en entrant dans la première ville du Royaume. Pas la plus grande mais déjà pas mal pour quelqu'un qui n'en avait jamais vu.

Ils virent sa silhouette quatre jours après. Vaë réussissait à marcher maintenant, en boitant encore un peu mais c'était déjà une belle avancée. En entrant dans cette immense ville, Nocturne à la main, il leva juste les yeux pour voir Vaë se tordre le cou pour tout voir.

Ils marchaient sur l'avenue principale, large pour deux chariots de front, bondée de monde. Des enfants qui jouaient, des musiciens, des marchands qui criaient, les citoyens qui flânaient, les gardes qui patrouillaient…
Les maisons s'alignaient, toutes différentes, plus ou moins grandes, plus ou moins colorées. Meeko, le raton-laveur nommé ainsi par Vaë quelques jours auparavant, était niché autour de son cou et suscitait la curiosité des passants. Ils étaient toujours vêtus des gros manteaux alors qu'ici il ne faisait pas spécialement froid. Pas chaud au point de rester en simple chemise, mais pas assez froid pour mettre une tonne de vêtements. La jeune femme gardait son capuchon sur la tête et Liam lui aurait dit de descendre pour marcher camouflée par son étalon mais elle n'arrivait pas à marcher suffisamment bien pour. Et il ne voulait pas prendre de risques.

Ce qu'il ne se doutait pas en revanche, c'était la présence des deux hommes, à quelques mètres. Leurs habits attiraient l'attention, mais le patriarche avait une idée derrière la tête. Il chercha sa cible du regard pendant que le fiancé gardait les jeunes gens en ligne de mire. Dorguan en trouva enfin et se dirigea vers eux, le sourire aux lèvres…

Pendant ce temps, Liam montrait tout à Vaë, lui expliquant ce que c'était, à quoi cela servait…elle était pendue à ses paroles et regardait tout, curieuse. Cela devait lui faire étrange tout de même !

Il s'arrêta devant la première auberge qu'il vit, l'aidant à descendre, la soutenant d'un bras alors que Nocturne secouait la tête nerveusement.

-Monsieur !

Liam se retourna pour voir d'ou venait l'interpellation et vit une troupe de gardes arriver. Il fronça les sourcils, ne comprenant pas.

-Relâchez cette jeune fille immédiatement !

-Qu…quoi ?

Le garde s'était stoppé devant lui, l'épée au clair. Liam ne comprenait rien, ne savait pas comment réagir. En tout cas, pas en se battant. Il ne tuait pas les gardes…et ils étaient trop nombreux et bien plus forts et plus équipés que lui. Il n'aurait aucune chance, même s'il le voulait.

-Libérez-là, tout de suite !

-Mais elle n'est pas captive ! Elle est blessée je l'aide !

Il sentait les tremblements de Vaë contre lui et tentait de la calmer en silence. Le garde fît un signe et ses collègues les entourèrent, armes au clair, pour parer toute tentative. Et là il les vit. Arrivant avec une mine inquiète, faussement inquiète d'ailleurs, le père déboula, le fiancé derrière. Son bras était en bandage, signe que l'autre avait réussi à le recoudre pour éviter d'amputer. Il comprit alors leur manège…

-Je ne l'ai pas enlevée.

Le vieux se mit à côté du garde et lui dit :

-Ma fille! Mon unique fille ! Regardez ce qu'il lui a fait ! Regardez sa jambe ! Je n'ai rien pu faire il est trop fort…j'ai juste pu le suivre…

Liam était abasourdi et sentait que la situation dérapait entre ses doigts sans qu'il puisse faire quoique ce soit.

Le garde mit une main sur l'épaule du vieux, le rassurant que tout allait s'arranger avant de reporter son regard noir sur Liam.

-Je ne le répèterais pas ! Libérez là et rendez vous !

-Je ne l'ai pas enlevée ! C'est lui qu'il faut arrêter ! C'est lui, son père, qui lui a tiré une flèche dans la cuisse pour la rendre inoffensive !

Le père prit un air scandalisé. Liam l'avouait, il jouait très bien la comédie.

-M…moi ? Comment aurais-je pu faire cela à ma fille ?! La chaire de ma chaire !

Les gardes se rapprochaient, la foule formait un cercle autour pour admirer le spectacle. Meeko grondait sur l'épaule de Vaë et Nocturne tapait le sol de son sabot. Liam ne savait pas comment faire. Il n'était qu'un inconnu, personne ne le croirait. Alors que la parole du père…sonnait plus légitime.

-Arrêtez-le tout de suite !

L'ordre fusa et les gardes se mirent en ordre. Ils se ruèrent sur lui, le séparant de Vaë, la prenant de ses bras pour l'aider à s'éloigner en la réconfortant, comme si elle était traumatisée. Oui elle l'était, mais pas à cause de Liam. A cause de son père. Liam paniquait. Les gardes lui donnèrent un coup dans le creux des jambes, le forçant à s'agenouiller.

-Non ! Je n'ai rien fait ! C'est lui qu'il faut stopper !

-Tais-toi vermine ! On va t'en faire voir de toutes les couleurs crois-moi…

Le père et l'autre souriaient, et se rapprochèrent de Vaë. Le père la prit comme Liam tout à l'heure pour l'aider, bien qu'elle parvenait à marcher presque correctement, jouant le père soulagé de retrouver enfin sa fille chérie.
Dans les yeux de la jeune femme, Liam lut de la peur. Lui aussi avait peur. Peur pour elle. Fermement, on lui attacha les poignets dans le dos et on lui retira son épée, fouillant son corps pour retirer la dague et les couteaux. Son arc y passa aussi avec son carquois. Ses sacs furent fouillés et jetés au sol.

Liam cherchait toujours une solution. Mais comme toujours il réfléchissait trop et n'agissait pas. On le releva et le poussa vers l'avant pour qu'il marche.

-NON ! Je n'ai rien fait ! Ne la laissez pas avec eux ! Je vous en conjure !

-Mais oui c'est ça. Avance.

On le poussa et il manqua tomber, se retournant sans cesse. Le père souriait méchamment, tout comme le fiancé. Nocturne était resté là-bas, regardant son cavalier partir, attaché à la poutre et ne pouvant le rejoindre. La foule se remit à marcher et continuer son activité, cachant la jeune femme aux yeux de Liam.

Qu'avait-il fait…il avait tout raté ! Il s'en voulait mais se jura de tout faire pour s'échapper, la libérer et tuer son "fiancé". Son père, il n'en serait sans doute pas capable, parce que c'était son père tout de même…

Arrivé dans la prison, on le déshabilla, lui laissant uniquement son caleçon et on l'emmena dans les sous-sols, le jetant dans une cellule sans fenêtre. La porte se referma en grinçant et Liam soupira. Il faisait noir et ses pieds nus entraient en contact avec de la paille, de la pierre, mais aussi…des trucs qui craquaient. Des os ? Des prisonniers oubliés ? Il grimaça, heureux de ne rien y voir.

Il pensait à Vaë. Son père avait gagné. Pour l'heure. Une bataille de gagnée n'équivalait pas à la guerre. Sauf que Liam était en prison et qu'il se doutait bien que les gardes ne le laisseraient pas dans cet état. Ils allaient s'en donner à cœur joie dans les jours prochains et Liam se préparait déjà à endurer les coups et autres tortures, rejetant de côté son avenir pour songer à sa compagne.

Elle ne devait pas retourner dans les montagnes. Sa vie serait un enfer sinon. Il devait trouver une solution. Et vite.


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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Sam 17 Nov 2012 - 22:44

L’enlevement


Un nouveau compagnon dans leur groupe, le duo reprit leur route et les jours s’écoulèrent. Tous étaient sensiblement similaires sauf les écarts de température et la présence de marchands et voyageurs sur les routes qu’ils empruntaient. En ce qui concernait sa blessure, Vaënadiel s’en remettait plutôt bien et dans les derniers jours, parvenait à marcher sur de petites distances en boitant. Encore une semaine et tout entrerait dans l’ordre. Bientôt la première ville fut en vue et provoqua un certain sentiment de panique chez la druidesse qui craignait y entrer et ainsi s’éloigner de la nature dans laquelle elle était si bien. Au départ, Liam ne comprenait pas ce changement soudain et elle dut lui confier sa peur de quitter la forêt, car elle devenait encore plus inoffensive, celui-ci la rassurant aussitôt après. À leur entrée, Vaënadiel se cassait le cou à regarder sans cesse dans tous les sens, ébahis. Jamais elle n’avait vu autant de choses en si peu de temps. Il y avait tellement de gens, tellement de maisons de grandeur différente et tellement d’objets étranges ! À tout bout de champ, la druidesse bombardait Liam de questions, demandant ce que telle chose était ainsi que son utilité et elle gobaient tout ce qu’il lui disait comme une éponge, émerveillée.

Subjugué par tant de nouvelles choses, Vaënadiel avait littéralement oublié le danger qui les poursuivait depuis le départ. Meeko se dressait sur ses pattes arrière et prenait appui sur le capuchon de sa maîtresse, imitant chacun de ses mouvements, comme s’ils étaient liés par un lien quelconque tous les deux. D’ailleurs, ils ne manquèrent pas d’attirer l’attention des tout petits et de leur parent sur eux. Mais caché derrière son capuchon et Liam avec elle, Vaë ne craignait rien ... ou presque.

Liam arrêta Nocturne devant une grande bâtisse où il n’y avait que des va-et viens incessant et des gens étranges. Celui-ci l’aida à descendre alors qu’elle tendait les bras vers lui et ses pieds touchèrent enfin le sol, pas mécontente de pouvoir se dégourdir les jambes. Cependant, le cheval commençait à agir étrangement; il était nerveux. Pourquoi ? Meeko pareil. Dans son cou, celui-ci poussait un grognement sourd et regardait dans une tout autre direction.

‘‘ Monsieur ! ‘‘

Une voix autoritaire s’éleva au travers de tout ce brouhaha, attirant l’attention de la druidesse qui tourna la tête dans cette direction. Liam en avait fait de même, mais quelle ne fut pas sa surprise de voir ces hommes vêtus de métal et armés jusqu’aux dents. Apeurée, Vaënadiel se cacha derrière le dos de son protecteur, agrippant la manche gauche de sa chemise entre ses doigts.

‘‘ Relâchez cette jeune fille immédiatement ! ‘‘

‘‘ Qu…quoi ? ‘‘

Mais que se passait-il ? Il n’avait rien fait et ils venaient à peine d’entrer en ville. De plus, jamais il ne lui avait fait de mal alors pourquoi ces hommes désiraient-ils qu’il la relâchent ? Liam était perdu et ne savait comment réagir face à cette situation dont l’explication leur était inconnue. C’est là qu’ils prirent un ton beaucoup plus sévère.

‘‘ Libérez là, tout de suite ! ‘‘

‘‘ Mais elle n’est pas captive ! Elle est blessée je l’aide ! ‘‘

Liam avait raison ! Pourquoi ne voulaient-ils pas l’écouter !? Ces hommes respiraient la menace et la fureur soudainement, faisant trembler les membres de la jeune femme qui ne désirait qu’entrer dans l’auberge pour se retrouver au calme une bonne fois pour toutes. Elle était morte de fatigue, tout comme son compagnon qui tentait de leur faire comprendre ce qu’ils ne voulaient pas entendre. Son visage tournant au blanc lorsqu’elle vit son père arriver, suivi de Dryell qui avait le bras plié dans un bandage en tissu accroché autour de son cou. Ceux-ci avaient des cernes sous les yeux et les traits tirés par une grande fatigue, preuve qu’ils n’avaient pas chômé pour rattraper leur retard. Ses sourcils et ses épaules s’affaissèrent d’un coup, la panique l’envahissant de plus en plus. Ses yeux se promenaient à gauche puis à droite pour tenter de trouver une issue de secours, mais il y avait foule partout.

‘‘ Je ne l’ai pas enlevée. ‘‘

Dorguan se mit alors à jouer la comédie, au désespoir de sa fille qui le suppliait du regard d’arrêter. Mais sans succès ... ça ne donnerait rien puisqu’il était plus que décidé à la ramener avec eux aux pics neigeux. Il s’exclama alors, frôlant les larmes :

‘‘ Ma fille! Mon unique fille ! Regardez ce qu’il lui a fait ! Regardez sa jambe ! Je n’ai rien pu faire il est trop fort…j’ai juste pu le suivre… ‘‘

Vaënadiel resta sans voix, blanche comme la neige. Il était en train de faire porter le blâme à Liam alors que ce n’était en rien de sa faute ! Il l’avait aidé, au contraire, à se rendre jusqu’ici en vie et lui faisait découvrir tant de belles choses. Ses mains serraient si fort les vêtements du jeune homme que ses phalanges en devenaient blanches elles aussi et n’arrivaient pas à trouver les mots, à élever la voix pour le défendre. Pour dire le contraire. Un soldat tentait de rassurer Dorguan en posant une main sur son épaule; ceux-ci étaient de leur côté, ça sautait aux yeux.

‘‘ Je ne le répèterais pas ! Libérez là et rendez vous !’’

‘‘ Je ne l’ai pas enlevée ! C’est lui qu’il faut arrêter ! C’est lui, son père, qui lui a tiré une flèche dans la cuisse pour la rendre inoffensive ! ‘‘ Se défenda t-il.

Dorguan fit mine d’être outré et fronça les sourcils puis leva les mains dans les airs afin de continuer dans son rôle de victime, laissant le kidnappeur de sa fille sans moyen de défense.

‘‘ M…moi ? Comment aurais-je pu faire cela à ma fille ?! La chaire de ma chaire ! ‘‘

Les soldats se rapprochaient davantage alors que Vaënadiel se collait à Liam, le tenant de toutes ses forces pour ne pas se faire enlever à lui. Son coeur battait plus que jamais, ses yeux reflétaient la peur. Meeko grondait, mais on le poussa brutalement et l’animal roula au sol sous Nocturne. Le raton-laveur se releva et tenta de griffer la cheville d’un des hommes de loi qui s’approchait trop près de sa maîtresse, sauf qu’il se heurta à du métal et Dryell lui flanqua un coup de pied sans qu’on ne le voit.

‘‘ Arrêtez-le tout de suite ! ‘‘

‘‘ NON ! ‘‘

Mais sa voix n’atteignit personne. Les gardes la détachèrent brusquement de Liam et l’un d’eux la rassura en l’escortant jusqu’aux bras de son père qui caressa sa tête doucement. Vaënadiel était traumatisé et pétrifié, n’entendant plus rien mis à part les battements de son coeur dans ses oreilles. Qu’allait-il se passer maintenant ?

‘‘ Non ! Je n’ai rien fait ! C’est lui qu’il faut stopper ! ‘‘

‘‘ Tais-toi vermine ! On va t’en faire voir de toutes les couleurs, crois, moi… ‘‘

‘‘ NON ! Je n’ai rien fait ! Ne la laissez pas avec eux ! Je vous en conjure ! ‘‘

‘‘ Mais oui c’est ça. Avance. ‘‘

C’est lorsque le jeune homme s’éloigna avec les soldats que Vaë voulut se lancer à sa poursuite, mais elle fut bien rapidement arrêtée par son père qui la tenait dans ses bras. Ses yeux s’emplirent de larme alors qu’elle commençait à être prise d’une crise de panique. Où l’amenaient-ils ?! Qu’allaient-ils lui faire ?! Elle commençait à le perdre de vue dans toute cette foule et avec désespoir, elle cria :

‘‘ LIAAAAAAM ! ‘‘

Mais il avait disparu. Prise de sanglots, son père fit mine de la consoler et la retourna face à lui pour l’enlacer dans ses bras. Ses jambes tremblaient et son corps se laissait faire, morte de peur. Pourtant, il s’agissait de son père et étrangement, c’était la présence de Dryell qui la terrorisait davantage. Son regard était empli de haine et de dédain ... il respirait la vengeance.

Les indigènes vêtus comme des citoyens ordinaires quittèrent aussitôt la ville, ne laissant aucunement le temps à Vaënadiel de se reposer. Celle-ci était complètement chamboulée et pleurait en silence alors que Dorguan la trimbalait sur son dos dans un silence pesant. Ils marchèrent ainsi quelques bonnes heures avant qu’ils ne s’arrêtent en retrait de la route. Dryell s’occupa de faire un feu de camp alors que Dorguan décochait une flèche sur un lièvre qui eut le malheur de passer par là. Le pauvre animal se retrouva rapidement dépecé pendant que la druidesse était assise sur une branche de sapin, se serrant elle-même dans ses bras pour tenter de calmer ses tremblements. Son père vint s’assoir à côté d’elle pendant que Dryell faisait rôtir le repas sur une branche, les regardant du coin de l’oeil.

‘‘ Je n’ai pas voulu te faire de mal, Vaë ... ni te faire peur à ce point, mais il t’a enlevé et je me devais de te ramener. ‘‘

La jeune femme déglutie tentant de trouver un moyen de parler alors qu’elle essuyait d’une main tremblante ses larmes. Elle tourna les yeux vers son père qui n’avait plus l’air aussi fou et manipulateur que lorsqu’il avait fait arrêter Liam, mais elle lui en voulait tellement.

‘‘ Pourquoi as-tu fait ça ... ? Pourquoi l’as-tu laissé entre les mains de ces hommes en métal ? POURQUOI ?! ‘‘

Dorguan sursauta face à la réaction de sa fille et lorsqu’elle alla se redresser pour fuir, il prit rapidement son poignet pour l’obliger à rester assise. Vaë hoqueta et se fit docile aussitôt ... il était peut-être plus sage d’obéir sans faire d’histoire puisqu’elle était en présence de deux hommes fous de rage.

‘‘ Ne me force pas à agir contre mon gré, jeune fille. Ta place est parmi les Eira, pas dans ce monde de sauvages ... ‘‘

À l’heure actuelle, elle se demandait si les sauvages ce n’était pas eux ... car pour le moment, elle n’avait pas vu de gens d’en bas agir de manière aussi barbare que ces deux montagnards. Bien que la jeune femme eut envie de le dire à voir haute, elle se réserva et garda tout simplement le silence jusqu’à ce qu’ils eurent mangé et reprit la route. Elle pensait à lui, espérant du plus profond de son être qu'il allait bien et ... qu'elle pourrait le revoir bientôt ... un jour. Elle l'espérait plus que tout, car l'absence de sa présence provoquait un vide étrange chez elle sans qu'elle ne comprenne pourquoi.


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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Sam 17 Nov 2012 - 23:18



Assis dans sa cellule, jambes repliées, Liam réfléchissait. Il réfléchissait comme jamais. Cela allait faire une heure et plus qu'il était là, presque nu, dans le noir, attendant il ne savait trop quoi. Et en plus Vaë devait être loin à présent. Comment la retrouverait-il s'il parvenait à s'échapper ? Il se sentait tellement seul d'un coup. Depuis une semaine, sa présence constante lui avait fait du bien, lui avait redonné un peu plus le sourire. Et là…tout s'écroulait.

Il redressa la tête lorsque la porte s'ouvrit sur le garde tenant une lanterne. Il s'approcha de Liam et l'agrippa au bras, le forçant à se relever et le traîna dehors, sans un mot. Ils longèrent le couloir fait à même la roche, longèrent les cellules ou des prisonniers s'approchaient des barreaux pour apercevoir Liam, jusqu'à pénétrer une vaste salle qui fît déglutir Liam.

Deux immenses chaînes pendaient du plafond et partout sur les murs étaient disposés des instruments de tortures, tous plus horribles les uns que les autres. Il respira profondément, frissonnant. Le garde le confia au bourreau présent dans la salle, un homme au gros ventre couvert d'un masque noir, qui le prit sans ménagement et l'attacha. Les poignets encerclés de chaînes, suspendus en l'air, Liam serra les poings, se préparant au pire. Les bras en l'air n'était pas une très bonne posture pour résister à la douleur, mais tant pis.

Le bourreau agrippa un long fouet, caressant les lanières du doigt, attendant le signal. Le garde s'avança après avoir fermé la porte et dit :

-Bien. Tu réponds et tu ne souffriras pas ou très peu. Au contraire si tu t'opposes là…je ne garantis pas que tu ressortiras d'ici en un seul morceau…

Il le regarda, souriant et continuant :

-Pourquoi l'avoir enlevée ?

Liam soupira. Il allait dire la vérité, mais les autres ne le croiraient pas. Et les coups pleuvraient. Mais il s'en fichait. Il ne mentirait pas juste pour souffrir moins.

-Je ne l'ai pas enlevée. Elle était pourchassée par son père et…

Il n'eut pas le temps de finir. Les lanières avaient claquées, fouettant son dos nu. Il se contracta, fermant les yeux et grimaçant, serrant les poings à se blanchir les phalanges.

-Arrête de mentir…avoues ! Pourquoi ? Que comptais-tu faire ?

Liam retrouva son souffle et répliqua :

-La protéger ! La protéger de son père !

Deux coups. Son dos, son ventre. Il réprima son gémissement et baissa la tête, voyant nettement les coupures sur son ventre et le sang qui commençait à couler.

-Je vais m'impatienter. Bien alors changeons de tactique.

Le bourreau agrippa un tube contenant quelque chose de blanc et l'ouvrit, en prenant une poignée. Du sel ! Le bourreau s'avança alors que la respiration de Liam se faisait plus saccadée. Il avait les yeux fous et cria lorsque le sel entra en contact avec les plaies, brûlant.

- Si tu veux arrêter de souffrir dis-nous la vérité.

-Je…je vous…je vous ai dit la vérité…souffla-t-il tête baissée.

Il entendit le soupir du garde et sut qu'il passait encore à la vitesse supérieure. Le bourreau revint, avec une torche fumante cette fois. Il approcha le feu des plaies, faisant chauffer et brûler, mais il ne pensait pas qu'il ferait ce qu'il fît. Il appuya la torche contre sa cuisse, appuya, obligeant le feu à lécher la chaire. Liam hurla, hurla comme jamais, demandant grâce.

Affublé d'une dague, le bourreau retira enfin la torche, dévoilant sa cuisse brûlée. Il leva le bras et l'abaissa d'un coup sec, enfonçant la lame encore par-dessus.
Liam hurla de plus belle tant la douleur était horrible. Jamais il n'avait connu cela. Il grimaçait, hurlait, tentait d'ignorer la douleur mais n'y parvenait pas. Elle se propageait et il serrait les chaînes à s'en faire mal.

-Je crois que nous allons arrêter pour aujourd'hui mon cher. Vous avez la nuit pour réfléchir. Dites-nous la vérité et vous ne subirez plus ceci.

Le bourreau libéra Liam qui s'effondra au sol, sa jambe brûlée ne le supportant pas. D'un mouvement sec, l'homme le redressa et le ramena dans sa cellule, devancé du garde. Sans ménagement, il le jeta dedans et le garde referma la porte à clé, plongeant Liam dans le noir.

Il tenta de se relever, n'y parvint pas. Tant bien que mal, il traîna sa jambe jusqu'à ce qu'il touche la planche qui lui servait de lit et s'assit dessus. Il avait réussit à s'ouvrir les paumes en serrant les chaînes, super…Son dos l'élançait, son ventre aussi, mais le pire était sa cuisse. Brûlée, tailladée…en charpie. Maintenant il ne pouvait plus fuir. Il n'était pas sûr de pouvoir marcher à nouveau. Vaë aurait sans doute eue des plantes pour l'aider…mais elle n'était plus là. Il avait échoué.

Qu'est-ce qu'elle pouvait lui manquer…Il était si bien avec elle…si détendu en sa présence. Et là…il y avait une partie vide en lui. Une partie que la douleur mangeait. Tremblant, il mit une main sur sa cuisse, la retirant tout de suite tant c'était sensible.

A côté, la flèche empoisonnée était indolore…

Cette nuit-là, il ne réussit pas à dormir. A cause de la douleur, mais aussi parce qu'il n'arrêtait pas de penser à Vaënadiel.

Le lendemain, sa jambe était à moitié endormie, le sang de son dos et son ventre avait séché, tout comme celui sur ses paumes. Il avait une mine affreuse, pâle, déjà vidé de ses forces. Le garde arriva et il se recroquevilla, ne souhaitant pas revivre tout ça.

-Aujourd'hui le bourreau n'est pas là exceptionnellement mon gars. Alors je vais m'occuper de toi personnellement. Allez dis moi la vérité…

-Je vous l'ai dite…c'est de son père qu'il faut se méfier…il veut la forcer à épouser un homme qu'elle déteste…lui a couru après…lui a tiré une flèche dans la cuisse…

-Mauvaise réponse…

Il lui donna un coup de poing, accentué par son gantelet de métal. La lèvre en sang, Liam s'énervait. Il en avait marre. Il disait la vérité ! Ils le frappaient sans chercher ! Sans enquêter ! Juste en se fiant aux paroles d'un inconnu !

-Avoue !

-Je vous ais tout dit ! Vous préférez croire les paroles d'un inconnu plutôt que de faire des recherches ! Et c'est ça qu'on appelle la justice !

Les coups volèrent, sur son visage principalement et le garde ressortit bien vite sans un mot, vexé par la véhémence de son prisonnier.
Léchant le sang qui s'écoulait de sa lèvre et essuyant d'un revers de main celui qui coulait de son nez, Liam ricana. Peut-être que cela le ferait réfléchir. Il n'arrivait plus à garder son œil droit ouvert complètement et se dit qu'il ne devait pas être beau à voir. En l'espace de deux jours, il avait été tailladé, brûlé, fouetté, frappé…permettant aux autres d'élargir la distance qui le séparait de Vaë…

Elle lui manquait horriblement et il ne savait pas comment faire pour sortir et encore moins pour la retrouver. Dans cet état il n'était capable de rien. Il ne sentait même plus sa jambe à présent. Épuisé, il posa sa tête contre le mur, restant assis, et ferma les yeux, ignorant les pics de douleur tant bien que mal, priant pour elle. Priant de toutes ses maigres forces.


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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Dim 18 Nov 2012 - 1:03

Un peu plus de distance ...


La route était longue et pénible. Sa jambe gauche la faisait souffrir, mais Vaë se taisait et marchait la tête basse, ses longs cheveux détachés couvrant une partie de son visage. De chaque côté d’elle se trouvaient son père et l’homme auquel elle avait été promise. Une journée et une nuit entière à subir cet affreux silence, à n’entendre personne rire ... Liam était en prison, Nocturne était resté derrière et elle avait perdu Meeko alors qu’on l’avait remise de force à Dorguan. Ses pas se faisaient de plus en plus lourds, tout comme ses paupières qui tombaient d’elles-mêmes.

‘‘ Je suis épuisée. Pouvons-nous prendre une petite pause ? ‘‘

Dorguan baissa les yeux vers elle et s’arrêta. Il se pencha devant elle, lui faisant signe de grimper sur son dos, ce qu’elle fit sans trop d’hésitation. Tant qu’elle ne marchait plus, ça allait. Son père lui tenait donc les jambes à l’aide de ses bras alors que la jeune femme accota son front contre l’épaule de celui-ci. Pouvant se reposer, la jeune femme en profita pour fermer les yeux, mais murmura à l’intention de son paternel quelque chose que seul lui pouvait entendre.

‘‘ Papa ... je suis ... désolée ... de te faire honte ... ‘‘

L’homme à la chevelure de neige soupira et parut quelque peu chagriné par les paroles de sa fille. Il l’aimait, oui il l’aimait contrairement à ce qu’il avait pu lui faire croire ces derniers temps. La flèche qu’il avait décochée dans sa jambe, le cri qu’elle avait poussé, tout ça l’avait affecté malgré les apparences. Il avait gardé sa façade d’homme froid que rien ne semblait pouvoir ébranler et pourtant, à cet instant, il avait eu envie de vomir tellement il se dégoutait.

‘‘ Chhhhh ... essaie de dormir. ‘‘

‘‘ Oui ... ‘‘ Murmura t-elle enfin avant de se laisser aller, le coeur lourd.

Le soir tombait et le ciel se couvrait d’épais nuages qui ne tardèrent pas à déverser une lourde pluie sur leur tête. Dryell ouvrait la marche au pas de course alors que Dorguan le suivait pendant que son confrère cherchait un abri pour passer la nuit. Tout ce qu’ils trouvèrent était le creux d’un vieux saule déraciné. Vaë était descendu et avait pris place entre les deux hommes qui s’adossaient contre une large racine, croisant leurs bras sur leur torse pour garder leur chaleur. Le père de la jeune femme se redressa alors et tira son capuchon sur sa tête.

‘‘ Je vais aller nous chercher de quoi manger. Attendez-moi ici, je ne serai pas bien long. ‘‘

Puis il s’éloigna, laissant Vaënadiel seul avec l’homme prétentieux et embu de lui-même. Se voulant galant pour la première fois, Kawa prit alors sa cape et voulut la mettre sur le dos de la druidesse qui fit volte-face et le repoussa brusquement. Celui-ci lui agrippa le poignet et lui lança un regard noir, serrant tellement fort que Vaë grimaça.

‘‘ Enlève tes sales mains de moi ! ‘‘

‘‘ Papa est parti, ton copain n’est plus là et ton sale rat doit être dans une poubelle quelque part ... tu es faible comme un têtard et tu crois me faire peur ? ‘‘

‘‘ Lâche-moi... ‘‘

‘‘ Sinon quoi ... ? ‘‘

L’homme avait pris le même regard que le soir de sa fuite. Un regard malicieux et pervers qu’elle lui connaissait bien. Il allait tenter quelque chose c’était certain. Mais comme elle ouvrit la bouche, Dryell porta une main dessus pour l’empêcher de crier quoi que ce soit et posa sa main gauche sur la cuisse ayant reçu une flèche environ une semaine auparavant. L’endroit était encore sensible et les doigts de l’homme pressaient sur son pantalon, remontant en direction de ses hanches. Alors là, non ! Jamais il n’avait eu l’autorisation de la toucher, ni maintenant, ni jamais ! Aussi lui mordit-elle la main, étouffant un cri de douleur. Lâchant sa cuisse, il la gifla si fort que sa lèvre inférieure se fendit et laissa écoulé un liquide pourpre.

‘‘ Touche-moi encore une fois ... et je te jure qu’un jour tu le regretteras. ‘‘

‘‘ Comme si une minette dans ton genre me faisait peur. Une fois qu’on vous caresse dans le sens du poil, vous devenez toute docile ... ‘‘

Et paf ! Vaënadiel lui avait flanqué à son tour une gifle qui marqua sa joue. Outré, Dryell allait lui faire regretter son geste lorsqu’il entendit Dorguan revenir vers eux.

‘‘ Une fois de retour dans les montagnes, je te ferai regretter ton geste, crois-moi, Vaë. ‘‘

La jeune femme n’en doutait pas une seconde, mais il était hors de question qu’elle se rende là bas. Elle devait éloigner Dryell afin de pouvoir parler ne serait-ce que cinq minutes avec son père. Tout ce qu’elle savait sur cet homme du clan Kawa, ses intentions, tout se devait d’être dit. Qu’est-ce qui lui garantissait que Dryell ne se retournerait pas contre sa famille, contre Dorguan lui-même afin d’avoir le plein pouvoir de leurs deux clans une fois que l’alliance serait faite ? Il n’avait rien dit, mais son regard laissait tout voir ... Sa soif de pouvoir était plus grande que ce qu’elle imaginait et il était un fin manipulateur.

Le paternel s'installa donc aux côtés de sa fille et de Dryell, leur donnant à chacun des baies qu'il avait recueillit non loin de là où ils se trouvaient. Entourant Vaënadiel d'un bras, il l'approcha de lui afin de lui donner un baiser sur le front alors qu'elle levait les yeux vers lui. Il n'y avait que ses lèvres qui bougeaient et il lui offrait un sourire sincère, la mine triste. Mais elle put y lire ma chère fille ... la prunelle de mes yeux. Pardonne-moi... . La jeune femme chercha son bras et y colla sa joue une larme y glissant.

Mais ses pensées étaient ailleurs ... beaucoup plus loin ...

Pendant ce temps, en ville, Meeko avait fait le tour de l’établissement d’emprisonnement dans lequel se trouvait Liam, prisonnier depuis une bonne journée déjà. Le voleur masqué s’était faufilé par la porte de la cuisine lorsqu’on allait jeter les vidanges dans un tonneau se trouvant dans une ruelle étroite. Incognito, il avait suivi l’odeur qui lui semblait la plus familière, celle des pâtisseries et en avait pris deux dans sa gueule, repartant à la chasse à l’homme qu’il appréciait peu, contrairement à sa maîtresse. Il y avait des bottes de métal partout, des couloirs aussi, mais l’animal trouva bien rapidement le bon chemin en se faufilant dans l’obscurité. Dans ces escaliers qui descendaient en cercle vers le fond, Meeko se cacha sous une table sur laquelle se trouvait une lanterne, des clés et une assiette à moitié vide contenant le repas d’un soldat de garde. Bien entendu, le tas de poil se hissa, posa ses pâtisseries sur la table et mangea goulument les restants de ragout se trouvant dans l’assiette de métal bossée. Aussitôt son travail fait, il reprit ses pâtisseries et descendit en bas en rasant les cellules silencieusement.

‘‘ Hey ! Roran ! Pourquoi t’as fini de bouffer mon r’pas ?! ‘‘

‘‘ Mais je n’ai rien mangé! T’es dingue ou quoi ? ‘‘

Les soldats s’obstinèrent un moment, alors que Meeko s’approchait de la cellule où se trouvait Liam. Incertain, la bestiole s’approcha en reniflant puis finit par grimper sur l’épaule du jeune homme pour se lover autour de son cou, lui montrant la pâtisserie qu’il tenait dans sa gueule spécialement pour lui.


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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Dim 18 Nov 2012 - 10:09


"Garde les yeux ouverts…ne les ferme pas…"

Liam se répétait cette phrase en boucle pour ne pas s'écrouler. Il ne pouvait, n'avait pas le droit de faillir. Il devait sortir, la retrouver, la sauver…Sauf qu'il avait mal. Surtout sa jambe brûlée. Il avait mal, avait faim. Les gardes étaient venus quelques heures avant, pour le faire boire, sans plus. Aucun mot n'avait été échangé. Liam ne savait pas ce qui l'attendait encore. Il grelottait, à cause de l'humidité de la prison, accentuée par les courants d'air du vent qui s'infiltrait. Mais tout ça il s'en fichait. Il s'en fichait pas mal de la douleur et du fait qu'il avait une jambe foutue. Tout ce qui comptait était de la sauver…il n'arrêtait pas de penser à elle, ne parvenant pas à comprendre ce qu'il ressentait lorsque le visage de la jeune femme se dessinait dans son esprit, que son odeur se glissait dans ses narines, que sa voix résonnait à ses oreilles. Il ne comprenait pas. Et avait peur de ce qu'ils lui faisaient endurer.

S'il avait bien compté, cela faisait exactement deux jours qu'il était enfermé et là c'était la nuit qui menait au troisième jour. Le garde reviendrait le lendemain, et s'en donnerait à nouveau à cœur joie. Liam ne parvenait plus non plus à garder son œil droit ouvert, il était enflé et dès qu'il approchait une main tremblante il la retirait vite fait. Ses mains tremblaient, oui, et il avait arrêté le sang de couler de ses paumes. Maintenant quand il pliait les mains, cela tirait, comme pour sa blessure au flanc, mais c'était supportable.

D'un coup, il entendit des bruits. Et pas des bruits d'hommes. De petits cliquetis, comme des griffes. Des rats ? Il frissonna. Il n'aimait pas spécialement les rats, encore moins lorsqu'ils le prenaient pour cible. Et les bruits se rapprochaient de lui. Il sentit une présence à ses côtés jusqu'à ce que la chose grimpe sur lui. Au contact de la queue touffue et de la manière qu'il avait de s'enrouler autour de son cou, Liam devina qu'il s'agissait de Meeko.

-Meeko…tu es là…même si tu ne m'aimes pas…

Il avait murmuré, ne parvenant pas à parler convenablement, et écarquilla les yeux lorsqu'il vit la silhouette de pâtisseries que le raton-laveur lui tendait. Il les prit et en approcha une de sa bouche, se délectant de cette simple nourriture.

-Merci mon vieux…

Niché dans son cou, le raton-laveur n'émettait aucun bruit et Liam leva une main tremblante pour le caresser. Et à sa plus grande surprise il se laissa faire et le jeune homme put admirer la douceur de son pelage. Il le remercia de cette façon en disant :

-On va la retrouver d'accord ? Tu retrouveras ta nouvelle maîtresse.

La chaleur de l'animal était la bienvenue et mélangée à la nourriture, c'était des forces qui revenaient au galop. Il resta ainsi toute la nuit, à parler faiblement au raton-laveur, jusqu'à ce qu'il se rende compte d'une chose. Une chose si essentielle qu'il s'en voulut de l'avoir oublié.
Le soleil se levait petit à petit, même s'il n'en avait pas conscience sans fenêtre et il se redressa, tirant sur son dos et son ventre, grimaçant. Quel idiot ! Nocturne! Nocturne était dehors ! S'il parvenait à sortir, il pourrait se hisser de peine et misère sur son dos et alors ce serait beaucoup plus simple!

Nocturne galopait vite et longtemps. Les hommes qu'ils pourchasseraient étaient à pied. La distance serait vite comblée et Liam économiserait ses forces pour la sauver. Tout paraissait si simple dit ainsi et pourtant…c'était loin d'être gagné. Il avait une jambe en moins tout de même et s'il devait affronter le fiancé une nouvelle fois, il n'y arriverait pas. Il fallait qu'il ruse. Mais comment ?

Le garde fît irruption dans la cellule et Meeko se dépêcha de se faufiler sous la planche pour ne pas se faire voir. Sa seule compagnie, Liam ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose…
Le garde le prit au bras et le traîna plus qu'autre chose jusqu'à la salle de l'autre fois. Sa jambe ne faisait plus rien, il n'arrivait pas à la plier ni rien. A la lumière de la lanterne, il vit sa cuisse ravagée autant par le feu que la dague et ce n'était vraiment pas beau. Sur son ventre, les coupures cicatrisaient lentement et ses paumes étaient pareilles. Cela se refermait lentement.

Enchaîné comme la première fois, bras en l'air, Liam gardait la tête baissée, la jambe traînant sous lui comme un poids mort. Comment avait-il pu en arriver là en si peu de temps ? Deux jours avaient suffi à le rendre plus qu'inoffensif. Et maintenant qu'allaient-ils faire de pire ? Le bourreau attendait, bras croisés sur sa poitrine, laissant le garde faire.

-Je te le redemande une dernière fois…pourquoi ?

Liam inspira un grand coup et répondit à voix basse :

-Je…vous ais dit la vérité…

Il ferma les yeux, s'attendant à recevoir un autre coup, mais rien ne vint. Il les rouvrit et vit le garde réfléchir en l'inspectant.

-C'est bien la première fois qu'avec tout ce que tu as eu tu maintiens ta version des faits…

Liam commença à retrouver l'espoir. L'espoir qu'ils le lâchent. Pourquoi mentirait-il ? Il fût détaché et ramené dans sa cellule, le garde lui disant :

-Je reviendrais encore aujourd'hui.

Une fois la porte fermée, Meeko se nicha une nouvelle fois sur son épaule, lui tendant dans le noir une nouvelle pâtisserie. Comment avait-il fait si vite ? Liam ne savait pas mais le remercia d'une caresse en mangeant, son esprit en ébullition. Le garde commençait à ouvrir les yeux. S'il était intelligent, il le libérerait. Et Liam pourrait aller la retrouver. Combler ce vide inexplicable qui l'habitait depuis qu'il en était séparé.

-On va s'en sortir mon vieux. On va s'en sortir.

Il se le promit. Il sortirait, grimperait sur Nocturne, et irait la sauver. Coûte que coûte. Même dans son état.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Dim 18 Nov 2012 - 18:12

Et elle court encore ...

Mais qu’est-ce qu’il attendait pour les prendre ? Sinon c’est lui qui les mangerait parce qu’il avait faim. En fait, il avait toujours faim, mais ça, c’était un détail. Il approcha son museau et releva, de manière à donner un coup de croissant sous le menton du jeune homme qui avait très mauvaise mine.

‘‘ Meeko…tu es là…même si tu ne m’aimes pas… ‘‘

Enfin, il la prit, c’était pas trop tôt, car encore 2 secondes et sa bave d’animal recouvrait l’extrémité de la pâtisserie qu’il avait volé dans les cuisines en haut avant de partir à la recherche du compagnon de sa maîtresse. Lui seul pouvait la rattraper, car dans cette ville, il ne parviendrait à s’en sortir vivant. Et se lancer à la poursuite des indigènes était une tâche impossible pour ce si petit animal.

‘‘ Merci mon vieux… ‘‘

Sa queue touffue entourait le cou du jeune homme alors que son corps était niché derrière son cou et recouvrant ses épaules, ainsi, il pouvait lui donner un peu de chaleur. Une main se leva alors et vint le caresser doucement. Pour la première fois, Meeko ne tentit pas de le mordre et se laissa faire, laissant échapper un petit ronronnement.

‘‘ On va la retrouver d’accord ? Tu retrouveras ta nouvelle maîtresse. ‘‘

Pendant la nuit, l’animal resta perché sur Liam qui lui parlait doucement, bien qu’il ne comprenait pas le moins du monde ce qu’il disait. Cependant, il sentait cette inquiétude persistante chez lui et cela ale forçait à rester à ses côtés. De toute manière, où pouvait-il bien aller maintenant ? Au petit matin, l’homme se leva et la prise en hauteur fit sursauter le raton-laveur qui se redressa sur ses pattes arrière, celles de devant dans les airs. Il faillit tomber à la renverse, mais sa queue autour du cou de Liam lui fit garder l’équilibre. Heureusement, car le sol était drôlement haut vu d’ici ! Soudainement, il y eut des bruits de tintements de métal, incitant Meeko à se cacher sous la planche qui faisait office de lit pour le prisonnier et tout ce qu’il vit de là furent ces horribles bottes de métal. Les deux hommes s’éloignaient, lui permettant de sortir en douce de la cellule pour se laisser guider par son odorat. Oui, il avait encore faim et la délicieuse odeur de nourriture parvenait jusqu’à ses narines. Aussi subtile qu’un voleur, il grimpa sur la table où il avait mangé le repas du soldat pour y découvrir un petit déjeuner bien chaud. Bien entendu, il goba l’oeuf, la viande séchée et prit le pain rond dans sa gueule pour ensuite redescendre en bas rapidement et retourner dans la cellule.

‘‘ RORAN ! Mais tu vas arrêter de bouffer mes trucs ! ‘‘

‘‘ Mais je n’ai rien fait ! ‘‘

La voie était libre et Meeko retourna sur son perchoir, prenant le pain entre ses pattes pour le tendre à Liam qui lui fit les yeux ronds. En guise de remerciement, il eut droit à une caresse sur la tête puis s’enroula de nouveau autour du cou du jeune homme, accotant sa tête dans le creux de son cou.

‘‘ On va s’en sortir mon vieux. On va s’en sortir. ‘‘

~~~

La nuit avait été bien courte et peu réparatrice. Cependant, le temps qu’il faisait aujourd’hui leur permettrait d’avancer en toute quiétude, car il faisait beau, ni trop chaud, ni trop froid même si l’air ambiant était encore assez humide à cause de la pluie qui était tombée pendant la nuit. Dryell fut le premier à se redresser, s’étirant de tout son long et restant affreusement silencieux. Dans son regard brillait une rage grandissante, mais il se taisait. Dorguan se leva en second, aidant sa fille à en faire de même, mais celle-ci eut toute la difficulté du monde à se tenir solidement sur ses deux jambes. La plus sensible des deux était douloureuse et ses muscles la faisaient encore souffrir. Inquiet, son père mit une main sur son épaule et lui releva le menton de l’autre.

‘‘ Je vais te porter et les pauses seront plus régulières, d’accord ? ‘‘

Vaënadiel acquiesça d’un signe de tête et lui fit un sourire en coin. Le grand homme se pencha une seconde fois devant elle pour lui permettre de grimper et ils se remirent en route. Ils n’avaient pas non plus rempli leur estomac, mais d’ici quelques heures, ils pourraient s’arrêter dans un endroit un peu plus sec pour chasser et faire griller un peu de viande de bois sur les flammes. Alors, la druidesse en profita pour fermer de nouveau ses yeux et essayer de se reposer. Trois heures plus tard, leur ventre criait famine et Droguan mena la marche, les guidant hors du chemin afin qu’ils puissent se remplir la panse. Le désigné à la chasse fut donc Kawa qui accepta en silence, lança un regard noir, mais subtil à la jeune femme qui le dévisageait. Une fois qu’il fut parti, elle tourna son regard aqua vers son père, tirant sur la manche gauche de ses vêtements pour qu’il tourne la tête vers elle. Celui-ci fronça les sourcils, se demandant ce qui se passait. C’est là qu’il remarqua la lèvre fendue de sa progéniture.

‘‘ Qu’est-ce que ... ? ‘‘

‘‘ C’est arrivé hier ... mais je dois te parler d’autre chose avant qu’il ne revienne. ‘‘

‘‘ Dryell ? ‘‘

‘‘ Oui. Papa ... il te manipule ! Cet homme à soif de pouvoir, il veut prendre ta place. Ne le vois donc tu pas ? ‘‘

‘‘ C’est lui qui t’a fait ça ? C’est la raison pourquoi tu as fui la montagne ? ‘‘

‘‘ Il a voulu ... il a ... essayé de ... d’aller plus loin ... Il m’a fait mal, j’ai pris peur et je me suis enfui parce que tu étais en furie contre moi. Je ... ‘‘

‘‘ Vaë ... pardonne-moi. Je ne savais pas ... ‘‘

‘‘ Il m’a giflé hier, m’a promis que ça se passerait mal une fois de retour chez nous. Ne me laisse pas seule avec lui ! J’arrive à peine à me défendre en forêt avec les dons que tu m’as transmis et tu l’as dit toi-même, je suis trop douce et trop faible. J’ai peur ... pour toi. Dryell va finir par te trahir, papa. Je le sais ... je le sens ... ne fais pas confiance aux Kawa. Ils ont toujours été ainsi et tu le sais aussi bien que n’importe qui dans la tribu ! Les Thoru ont des filles et sont très respectueux. Leur clan est davantage plus grand que le leur et tu pourrais leur proposer cette même alliance avec l’un de mes frères, tes fils ? ‘‘

‘‘ Je ... n’y avais jamais pensé et tu n’as pas tort sur la chose. ‘‘

‘‘ Non, mais elle débloque ?! ‘‘ Fit une voix familière derrière eux.

Dorguan fut le premier à tourner les yeux en direction du jeunot envers qui il avait promis sa fille alors que Dryell jetait furieusement les deux lièvres qu’il venait de tuer. Il serrait si fort son arc que ses jointures en devenaient blanches, mais ce fut son regard qui fit blêmir Vaënadiel qui trouva refuge derrière son paternel.

‘‘ Sois poli jeune homme. C’est de ma fille dont il est question en ce moment ! Et dis-moi... ce qu’elle raconte, est-il vrai, Dryell ... ? ‘‘

Bien entendu, le chef du clan Eira voulait tester les nerfs du membre de la tribu Kawa envers qui ils avaient eu des différents quelques années auparavant. Dryell fronça les sourcils, l’air menaçant alors que Dorguan glissait sa main vers un long poignard taillé dans la pierre de leurs montagnes. Il le plaça devant lui, la lame faisant face au jeune homme qui laissa tomber son arc au sol. Sur le visage de Dryell se forma un rictus mauvais et il baissa légèrement la tête afin de cacher son visage aux Eira. Ses nerfs étaient à vif... littéralement, car sa mâchoire se crispait sans cesse, comme la veine dans son cou.

‘‘ Malheureusement, je dois avouer que oui. Bien que je voulais attendre notre retour pour agir. Cependant, comme mon plan a été découvert et que j’ai été imprudent en la laissant ouvrir sa misérable petite gueule, je dois ... vous tuer, ici. ‘‘

‘‘ Vaë ... va-t’en d’ici. ‘‘

‘‘ Non ! Je ne partirai pas ! Je vais t’aider ... ‘‘

Le regard aqua de son père croisa le sien et il lui donna la permission à condition qu’elle reste en retrait. Mais Dryell fonçait déjà sur lui tête baissée avec sa lame courte en main. Dorguan esquivait, voulant épuiser d’abord son adversaire qui s’avéra plus redoutable que jamais. Il était rapide, agile et savait très bien ce qu’il faisait. Cependant, il parvint à faire quelques entailles ici et là sur ses bras et ses jambes. Dryell était sur le point de lui asséner un coup qui allait lui être fatal alors que le chef de la tribu Eira se relevait d’une chute lorsque Vaë intervint, lui envoyant une bourrasque de vent violent qui le projeta deux mètres plus loin. Celui-ci se redressa, ses yeux grisâtres dardant la jeune femme.

‘‘ VAË ! COURS ! ‘‘

Mais la druidesse se pétrifia au mauvais moment, car elle fit prise d’une soudaine frayeur. Elle ferma les yeux et le vent se mit à l’entourer, projetant son agresseur une seconde fois. Dorguan lui sauta dessus et les deux hommes se livrèrent une violente bataille. Son paternel avait le dessus jusqu’à ce que Kawa prenne une pierre et lui frappe la tête pour le plonger dans l’inconscience.

‘‘ PAPA ! ‘‘

‘‘ FERME LÀ ! ‘‘ Hurla t-il en se levant et s’approchant d’elle d’un pas lent.

La druidesse fut secouée de tremblements et fit volte-face pour se mettre à courir, mais Dryell fut plus vif qu’elle et la plaqua au sol une fois qu’il lui eut sauté sur les jambes. Vaë embrassa le sol, tentant désespérément de s’agripper à des racines pour se tirer d’affaire, mais Dryell lui tira les cheveux et la força à tourner sur le dos. La jeune femme essayait de le frapper, mais d’une seule main, l’assaillant fut en mesure de lui tenir les poignets et de les clouer au dessus de sa tête, sur le sol. Assis en califourchon sur elle, Dryell approcha son visage du sien et renifla ensuite son cou tout en prenant un poignard qu’il gardait dans sa botte.

‘‘ Je ne voulais pas en arriver là, mais ... tu ne me laisses pas le choix. Je vais te trancher la gorge doucement. D’abord ... je vais m’amuser avec toi, si tu me le permets. ‘‘

‘‘ POURRITURE ! LÂCHE-MOI! ‘‘

‘‘ C’est si gentil de ta part de m’accorder cette permission. Tu vas aimer, tu vas voir ... ‘‘

Oh non ... ! Encore ce sourire pervers mélangé à la folie. Il n’allait quand même pas ... Vaë se débattit comme une damnée, mais se mangea une violente gifle en plein visage alors que la lame de l’homme se plaça au niveau du cou et glissa sous sa chemise. Une douleur lacéra sa poitrine, jusqu’à son abdomen. Une affreuse sensation de brûlure ... la lame avait déchiré sa peau en même temps que le vêtement. Avant de pouvoir faire quoi que ce soit, Dorguan avait repris conscience, agrippé Dryell par le collet et l’avait fait volé dans les airs pour l’éloigner de sa fille.

‘‘ Vaënadiel ... court! Le plus vite que tu peux ! ‘‘

‘‘ Mais ... ‘‘

‘‘ VA-T’EN ! ‘‘ Cracha t-il de sa voix forte et autoritaire qui glaça le sang de sa progéniture.

‘‘ Promets-moi que tu resteras en vie ... ‘‘

‘‘ Je te le promets, ma fille. ‘‘

Dorguan lui offrit un sourire, l’incitant à partir au plus vite, car Dryell se relevait avec difficulté de son vol plané, essuyant du revers de la main le sang qui s’écoulait de sa bouche. La jeune femme elle, courrait comme jamais elle n’avait courut, refermant le manteau que Liam lui avait prêté pour rester au chaud et son coeur battait dans l’entaille toute fraîche qui marquait sa peau si blanche. Il fallait qu’elle le rejoigne .... il le fallait ...

~ Je reviendrai papa ... sois seulement prudent, je t’en pris! ~

Courant sur le sentier de terre battue, sa vue se brouillait, mais elle devait rester forte et fuir.
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Liam Kreiss



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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Dim 18 Nov 2012 - 19:15


Liam inspirait profondément, calmant les douleurs du mieux qu'il pouvait. Sa jambe était atroce, son dos et son ventre s'y remettait. Il arrivait à peine à entrouvrir son œil de quelques millimètres. Meeko était toujours sur son épaule et lui apportait une chaleur qui n'était pas pour déplaire à Liam. Il devait…sortir…la retrouver…il avait tellement peur de ce qu'ils lui faisaient endurer en ce moment…Ou pouvaient-ils déjà être ? Loin, assurément.
Il déglutit, son ventre hurlant famine. Le garde avait dit qu'il reviendrait, mais cela faisait des heures qu'il était seul dans le noir.

Il ricana. Vaë ne le reconnaîtrait même pas lorsqu'il la retrouverait. Il était si bien amoché qu'elle pouvait en avoir une peur bleue…Mais qu'est-ce qu'elle lui manquait !
Il ne supportait plus cet éloignement. Il voulait la rejoindre. Combler ce vide. L'aider. Lui rendre son sourire. Mais ce n'était pas en prison qu'il allait y parvenir.
Meeko ronronnait sous ses caresses incessantes et Liam était content d'avoir pu apprivoiser l'animal. En espérant qu'une fois avec Vaë il reste ainsi envers lui.

Qu'est-ce qu'il avait mal…foutue jambe à la noix ! Il se maudissait de ne pas être plus résistant. C'était à peine s'il sentait encore ladite jambe en fait.

Et enfin des bruits de pas se firent entendre. La porte cliqueta et s'ouvrit alors que Meeko replongeait se cacher. Le garde entra et se posta face à Liam qui tenta de se redresser tant bien que mal en position plus ou moins assise.

-Redis-moi ta version des faits.

-Je l'ai sauvée de son père…et…je voulais l'emmener chez moi pour qu'elle s'en éloigne…il nous a pourchassé, m'a tiré une flèche empoisonnée dans le flanc, lui a tiré une flèche dans la cuisse…je ne l'ai pas enlevée je vous le jure…

Le garde resta silencieux un moment. Il avait fait une petite enquête, avait longuement réfléchi. Il y avait d'autres villages sur la route. Et même dans les villages il y avait des gardes. Alors si le jeune homme avait véritablement enlevé la jeune femme, le père aurait immédiatement alerté les autorités au lieu d'attendre si longtemps. Et puis…il n'avait pas assez de preuves concrètes pour maintenir cet homme en détention. Ils l'avaient torturé, il avait maintenu sa version des faits et la soutenait mordicus. Alors il n'avait pas trop le choix…

-Je n'ai pas assez de preuves pour vous garder ici. Je vais faire les papiers et vous remettre vos effets personnels et d'ici une à deux heures vous serez libre.

-Merci…

Liam se prit à sourire alors que le garde s'en allait, heureux. Heureux d'être libre. Parce que comme ça il pourrait aller sauver sa compagne. Celle qui habitait son esprit et qui prenait une place conséquente en lui, sans qu'il ne puisse l'expliquer.

-Meeko…il va falloir que tu sortes. Va rejoindre Nocturne, je vous retrouverais là-bas.

Le raton-laveur ne bougea pas, comme s'il ne comprenait pas. En même temps, c'était un animal…Il lui fît comprendre du mieux qu'il put qu'il devait sortir et attendre avec l'étalon, jusqu'à ce que Meeko décide d'obéir.

Liam posa sa tête contre le mur, soulagé. Il allait sortir. Les tortures étaient finies et il allait pouvoir la sauver des griffes de son père comme de son "fiancé". Il commença à s'entraîner à marcher, se levant en se tenant contre la paroi de la geôle avec ses paumes tout aussi blessées que le reste de son corps. Il s'appuya sur sa jambe droite et lentement posa la gauche au sol. Une onde douleur fusa, il grimaça en fermant les yeux mais se força. Son cœur battait à nouveau à tout rompre et il lâcha une main, gardant son équilibre, répétant le même scénario pour la seconde. Il la retira, hésitant. Bien sûr, il avait tout son poids sur sa jambe droite, mais dès qu'il eut fait un pas, la gauche se déroba sous lui, l'entraînant au sol. Jurant, il se redressa, retentant l'expérience. Il fallait qu'il trouve un moyen de marcher sans tomber à chaque pas.

Il porta son poids sur le côté droit et au lieu de lever le pied comme pour marcher normalement, il le glissa, traînant sa jambe derrière lui. Cela fonctionnait, à condition qu'il se tienne quelque part avec une main. Mais c'était toujours sa.
Il se rassit, plus qu'essoufflé, se préparant mentalement à ce qui l'attendait une fois qu'il aurait mis la main sur ses hommes.
Des heures plus tard, comme promis, le garde revint, avec un immense sac en main. Il le jeta au sol en disant :

-Voici vos affaires. Une fois que vous serez prêt, toquez à la porte.

Liam ne fît qu'acquiescer et le garde s'en alla, non sans lui avoir laissé la lanterne pour qu'il voie mieux pour s'habiller. Et…Effectivement, les morceaux qui craquaient sous ses pieds étaient bel et bien des os. De petits os qu'il jugea appartenir à des rats plus qu'à des humains, ce qui le soulagea tout de même nettement. Il tira le sac à lui et l'ouvrit. Il tira sa chemise, qu'il enfila, le tissu frottant sur ses plaies. Il la referma en tremblant avant de fouiller et de trouver son pantalon. Il glissa un pied dedans, le bon, remontant la jambe de pantalon au maximum avant de glisser le gauche à l'intérieur, tirant comme il pouvait. Maintenant, le remonter complètement…Il se leva, appuyé au mur avec une main et de l'autre il tira le pantalon, le montant jusqu'à sa taille du mieux qu'il pouvait. Il ferma la ceinture avec autant de difficulté et mis bien cinq minutes au total juste pour le pantalon ! Il trouva ses chaussures qu'il enfila et vint ensuite le tour de ses armes. Son épée fût réajustée dans son dos, lui donnant déjà un peu plus de confiance, sa dague fût glissée à sa ceinture, son arc autour de ses épaules. Les couteaux furent dissimulés sur lui. Il laissa ses gantelets accrochés à sa ceinture. Le tiraillement des autres plaies étaient largement suffisant, il n'allait pas rajouter celui de ses mains. Enfilant son manteau, il s'approcha de la porte et toqua. Elle s'ouvrit sur le garde qui hocha la tête en lui faisant signe de le suivre.

Qu'est-ce qu'il était lent ! Mon dieu ! Chaque pas lui coûtait, chaque mètre prenait deux fois plus de temps que d'ordinaire !
Le garde le remarqua enfin et prit son bras sur ses épaules pour l'aider à avancer plus vite.

-Désolé pour votre jambe encore…j'espère que vous connaissez un bon médecin…

Liam garda sa rancœur pour lui. Désolé…maintenant le mal était fait. Maintenant sa jambe était dans un piteux état et il avait peur qu'elle soit définitivement foutue. Et oui il connaissait un bon médecin, mais il devait d'abord la retrouver…Il ne répondit donc rien, ne voulant pas prendre le risque d'être acerbe et de s'attirer les foudres du garde qui pourrait le renfermer, et se laissa transporter jusqu'à la sortie.

Dehors, le soleil brillait, mais Liam vit très bien qu'ils étaient au milieu de l'après-midi. Le garde le relâcha, s'excusa encore et referma la porte. Liam ferma les yeux, inspirant l'air frais de l'extérieur. Il était ébloui par la lumière vive et siffla un grand coup. Il attendit, une main contre le mur de la prison, laissant le vent lui fouetter le visage, jusqu'à ce qu'il entende le bruit des sabots. Nocturne apparut, la coupure des rênes nettement visible là ou il avait tiré pour se libérer. Meeko était sur son dos, roulé en boule. Liam caressa son cheval, heureux de le retrouver. Il fouilla vite dans sa sacoche de selle et dégota une gourde d'eau à laquelle il but goulûment avant de manger un bout de pain et de claquer de la langue. Nocturne se coucha et Liam entreprit de se hisser sur son dos, tentant de trouver une posture convenable pour sa jambe.

Il re-claqua sa langue et l'étalon se releva, Liam crispé sur sa selle, la douleur fusant dans son corps.

-Meeko….trouve-là. Sens-là et guide-nous jusqu'à elle !

Le raton-laveur sembla comprendre cette fois-ci et sauta à bas de cheval pour ouvrir la marche. De sa jambe valide, Liam talonna son étalon qui s'élança, fendant la foule qui s'écartait vivement sur son passage. Il avait rabattu sa capuche pour que personne ne voit son visage plus que tuméfié et sortit de la ville, gardant le raton-laveur en ligne de mire pour ne pas le perdre.

Il devait les trouver. Aujourd'hui. Il savait que Nocturne était capable de courir vite et loin d'une traite. Il l'encourageait de la voix, l'étalon plus qu'heureux d'obéir. Et heureux de se dégourdir les jambes. Ils traversaient les bois, évitant les branches, sautant par-dessus les troncs, s'enfonçant de plus en plus et s'éloignant de la civilisation.

Liam ne savait pas ou est-ce que Meeko le guidait mais lui faisait confiance. Ils galopèrent ainsi bien une heure avant que le raton-laveur ne se stoppe et renifle, museau en l'air. Liam freina Nocturne et le mit au pas, suivant l'animal qui lui aussi marchait à travers les buissons.

Il entendit le son caractéristique de l'eau et s'approcha en silence alors que Meeko ralentissait. Nocturne contourna le dernier buisson et Liam resta bouche bée devant le spectacle. Sur la berge, des vêtements étaient étalés. L'un de ses manteaux était parmi ceux-ci. Il fronça les sourcils, n'osant à peine y croire et tourna les yeux vers la rivière. Il écarquilla les yeux en voyant Vaë, se lavant. Elle avait l'air complètement perdue, ses mains tremblantes sur son corps. Elle était…nue et se lavait, nettoyait une longue estafilade de sang qui partait de son cou jusqu'à son abdomen. Qui avait fait ça ? Qui avait osé souiller cette peau de porcelaine ? Sans doute le fiancé. Ce qui décupla l'envie de le tuer, malgré ses propres blessures. Il ne voyait rien de ce qui était sous l'eau, encore heureux. C'était son intimité et il était suffisamment gêné d'apercevoir la moitié de sa poitrine, non recouverte par ses cheveux de neige. Il rougit atrocement et remarqua autre chose. Sur son bras couraient un long dessin d'un bleu aqua, comme son regard, qui partait en spirale, s'enchaînant sur sa peau. Lorsqu'elle pivota légèrement il constata qu'il courait dans son dos, s'arrêtant sur l'une de ses fesses. Et là il tourna brusquement le regard. C'était…privé…

Timide, il avança Nocturne en se cachant la vue avec ses mains, laissant Meeko retrouver sa maîtresse.

-Vaë ? C'est moi je…

Tellement rouge, tellement nerveux, il ne savait plus quoi dire. Il entendit des bruits d'eau et comprit nettement qu'elle se précipitait pour en sortir et se couvrir. De son côté, toujours sans regarder, il descendit tant bien que mal de son cheval, posant une main contre la selle pour rester debout. Sinon, il ne tiendrait pas. Il la laissa finir et venir à lui, retrouvant son souffle, ignorant la douleur et tentant de chasser la gêne ressentie de l'avoir surprise. Il espérait juste qu'elle n'aurait pas la bonne idée de lui retirer son capuchon…il allait la traumatiser encore plus…et il voulait qu'elle lui confirme l'auteur de cette coupure sur son ventre, pour qu'il aille lui régler une bonne fois pour toutes son compte.

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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Dim 18 Nov 2012 - 20:34

Mais qu'est-ce que ...?

Encore une fois, après plusieurs heures, le bruit des bottes de métal contre le sol de pierre pavée humide et froide se fit entendre. La bestiole poilue se faufila de nouveau sous la planche et attendit que le soldat ne quitte avant de revenir sur son perchoir. Il vit les yeux de l’homme et pencha la tête légèrement de côté.

‘‘ Meeko…il va falloir que tu sortes. Va rejoindre Nocturne, je vous retrouverais là-bas. ‘‘

Bien entendu, Meeko ne comprenait pas un traitre mot de ce que Liam lui disait et mit un temps fou à comprendre qu’il voulait qu’il file de la prison, ce qu’il fit en disparaissant dans l’escalier. Le chemin fut sensiblement le même : les couloirs et les cuisines pour ensuite se retrouver dans les ruelles. Une fois dehors, il s’asseya et renifla l’air pour se diriger là où il y avait le grand mammifère à sabot pour grimper sur son dos et attendre. Le temps s’écoulait lentement, mais une voix familière l’alerta et il leva la tête, dressant les oreilles sur sa tête.

‘‘ Meeko… Trouve là. Sens là et guide-nous jusqu’à elle ! ‘‘

Pour une fois, il ne mit par trois heures à comprendre et sauta au sol alors que le jeune homme se hissait sur le dos de Nocturne. Une fois prête, la bestiole se rua entre les passants en courant et prit la sortie de la ville, le cheval à sa suite et prenant garde pour ne pas qu’il l’écrabouille parce qu’il courrait tout de même moins rapidement que lui.

Plus loin, dans la forêt, Vaë s’était arrêtée à bout de souffle. Elle avait trébuché et s’était redressée lentement, mais surement. Elle ne savait même pas où elle était et combien de temps s’était écoulé depuis que son père lui avait ordonné de partir, mais ça lui parut une éternité. Sa gorge était sèche et lui faisait mal alors elle quitta le chemin pour serpenter en boitant entre les arbres jusqu’à ce qu’elle parvienne à une rivière. Son coeur battait la chamade alors qu’elle tentait de retrouver son souffle qui se faisait court. S’agenouillant devant l’eau, Vaë y porta ses mains et but de ce liquide rafraichissant à quelques reprises avant de fermer les yeux et d’inspirer profondément; elle était seule, complètement seule. Aucun danger dans les environs et encore moins de traces de civilisation. Où était-elle ? À croire qu’elle s’était perdu... son jour de chance.

Cette douleur qu’elle avait oubliée pendant sa course revint brusquement alors qu’elle se redressait, lui arrachant un gémissement. La jeune femme entreprit donc d’ouvrir le manteau, voyant le chemisier bon à jeter qui dévoilait presque ses attributs féminins. Une coupure d’un rouge vif meurtrissait sa peau, partant de son cou et descendant vers son nombril lui arrachant une autre grimace. Le sang avait séché et elle devait laver tout ça avant que cela ne s’infecte. De toute façon, il fallait qu’elle réfléchisse et se repose avant de songer à reprendre la route et tenter de retrouver Liam, espérant qu’il ne soit pas encore captif ... ou mort. La druidesse se départit donc de ses vêtements, les laissant à même le sol et entra dans l’eau pour nettoyer sa peau et sa chevelure par la même occasion, loin de se douter qu’elle ne serait pas seule bien longtemps. Son corps se calla dans l’eau et ses poumons laissèrent échapper un soupir d’aise lorsqu’elle sentit sa jambe gauche au repos, flottant dans cette étendue fraîche. Elle nagea un peu à l’aide de ses bras puis revint vers la berge afin de porter un peu plus attention à sa plaie qu’elle nettoya avec attention, ses longs cheveux cachant une partie de sa poitrine. Ses mains tremblaient toujours autant sans trouver de moyens pour se calmer. Vaë ferma les yeux ... elle était plus perdue que jamais, et pas seulement à cause de l’endroit. Comment se portait son père en ce moment ? Dryell était-il mort ou l’inverse ? Mais elle fit rapidement tirer de son questionnement lorsqu’elle entendit du bruit.

Meeko courait comme un déchaîné, sautant dans les hautes herbes jusqu’à se lancer dans l’eau pour se rendre vers sa maîtresse qui eut les yeux ronds en le voyant.

‘‘ M-Meeko ?! ‘‘

Mais il n’y avait pas que le raton-laveur. Du coin de l’oeil, elle apercevait une immense masse noire qui s’approchait au travers des troncs d’arbres. Sur son dos, un cavalier ... cet équipement ... ?!

‘‘ Vaë ? C’est moi je… ‘‘

Par l’équinoxe ..., c’était Liam ? Bien sûr que oui ! Ce qu’elle pouvait être idiote. Qui d’autre que lui avait cette voix et pouvait chevaucher Nocturne sans se manger un coup de sabot dans le ventre ? Aussitôt, elle se rendit compte qu’il se cachait le visage. C’est vrai ... elle ... était dans son plus simple appareil. En vitesse et extrêmement mal à l’aise, Vaënadiel se précipita hors de l’eau pour enfiler au moins la chemise et son sous-vêtement rapidement. Trop énervée, elle laissa le reste là et ferma d’une main l’ouverture de ce qui la couvrait pour se lancer vers Liam à toute vitesse pour se blottir contre lui impulsivement, mais elle n’avait pas fait attention et l’avait entendu gémir de douleur. La druidesse se recula vivement et se mit à l’inspecter, fronçant les sourcils voyant que son visage était camouflé derrière l’ombre de son capuchon.

‘‘ Viens et montre-moi... ‘‘

Elle fit office d’appuis et l’aida à marcher jusqu’au bord de la rivière où elle l’aida à s’assoir, le forçant à s’adosser contre un rocher d’assez petite taille. Voyant que sa jambe gauche ne semblait pas très bien aller, Vaë l’allongea doucement et s’approcha pour s’agenouiller à ses côtés, lui retirant son capuchon. Le visage du jeune homme était meurtri, un oeil enflé ... il était dans un sale état. Avant qu’il dise quoi que ce soit, Vaënadiel s’était déjà levé pour aller chercher sa petite sacoche faite en peau de lièvre et revenait vers lui en sortant ce dont elle avait besoin pour le soigner. Ses mains tremblaient et elle arrivait à peine à mettre de la pommade sur ses doigts pour l’appliquer sur le visage de celui-ci.

‘‘ Ta jambe ... je veux voir ce qu’ils t’ont fait. Il faut que je te soigne, Liam. ‘‘

Sa voix se mise à trembler et ses yeux se brouillèrent encore une fois. Ce qu’elle pouvait être pleurnicharde parfois ! Mais si elle ne faisait pas quelque chose rapidement, ses blessures s'infecteraient et il finirait par souffrir le martyr.



Dernière édition par Vaënadiel Eira le Mar 20 Nov 2012 - 3:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Dim 18 Nov 2012 - 21:28



Toujours posté contre son cheval, Liam tentait de calmer son cœur et de reprendre son sang-froid. Il l'avait surprise…il…mon dieu ce qu'il pouvait être rouge ! Et d'un coup elle fût là, sautant littéralement contre lui, se blottissant contre son torse. Il fût surpris et aurait aimé profiter et lui rendre son étreinte mais elle avait appuyé sur ses plaies et il ne put retenir un gémissement.

Elle se recula vivement, l'inspectant du regard. Heureusement qu'elle ne voyait rien…

-Viens et montre-moi...

Elle lui prit le bras sur son épaule et l'emmena près de la rivière, l'aidant à s'adosser contre un rocher. Vaë allongea sa jambe meurtrie et cette position lui fît un bien fou. Elle s'agenouilla ensuite à ses côtés et retira lentement son capuchon. Elle l'observa, tout de suite inquiète en voyant son état. Il voulut lui dire de ne pas s'en faire, de lui dire qui lui avait fait cette coupure, de le guider pour qu'il règle cette histoire mais elle s'était levé et revenait déjà avec sa sacoche de crèmes et autres plantes plus qu'utiles pour les soins.

Elle commença à prendre de la crème sur ses doigts pour l'approcher de son visage, mais elle tremblait tellement qu'elle y arrivait à peine. Elle se stoppa vite en disant :

-Ta jambe ... je veux voir ce qu’ils t’ont fait. Il faut que je te soigne, Liam.

Il vit ses yeux s'humidifier, le cœur se serrant une nouvelle fois. Sa voix tremblait, brisée. Liam ne put le supporter. Levant les bras, il la prit par la taille en faisant attention et la serra contre lui, ignorant la douleur qui montait par delà les vêtements.

-Calme-toi…calme-toi c'est bon…

Il était tellement soulagé de la revoir saine et sauve ! Malgré sa coupure qui l'inquiétait. La reculant de lui légèrement, il la regarda dans les yeux en lui disant :

-Qui t'as fait ça ? Ta coupure ? Je…je suis désolé mais je t'aie aperçue sans le vouloir avant et je l'aie vue…alors…qui a osé te faire ça ?

Elle baissa la tête, ses mains tremblantes encore. Son fiancé…Son attitude était claire et nette. Elle n'avait pus besoin de parler. Le silence s'installa dans lequel Liam contenait sa colère envers cet homme. Il allait le lui faire payer. Mais d'abord, il fallait qu'elle le soigne.

-Je lui ferais payer Vaënadiel. Je te le jure.

Il plongea dans son regard, lui montrant qu'elle ne risquait plus rien à présent. Il était là…
Puis, lentement, il retira son manteau puis sa chemise, dévoilant les coups de fouet sur son ventre et son dos. Il ferma les yeux, n'osant pas regarder la jeune femme, ne voulait pas croiser son regard horrifié. Il s'était mis torse nu sans gêne, et à présent il devait retirer son pantalon pour qu'elle ait accès à sa jambe.

Il lui fît signe de l'aider à redresser son dos pour qu'il puisse retirer son pantalon. Elle tira les jambes des deux côtés, le faisant frissonner sans explications et dévoila sa cuisse plus qu'horrible à voir.

-C'est…c'est pas beau hein…

Il lui fît un sourire gêné. Il se retrouvait en caleçon devant elle, et le rouge lui montait déjà aux joues, la nervosité s'emparant de lui.
Il avait peur qu'elle lui annonce que c'était foutu et qu'il fallait couper. Que ferait-il avec une jambe en moins ? Mais il lui faisait confiance.

-Soigne-moi et explique moi tout ce qui s'est passé de ton côté. Je veux savoir. Et dis moi la vérité surtout n'aie pas peur…

Il glissa une main sur sa joue alors qu'elle inspectait sa jambe. Geste téméraire, mais il voulait la rassurer et la calmer avant toute autre chose.

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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Dim 18 Nov 2012 - 22:24

Au travail !

Son geste ne fut pas celui qu’elle escomptait. Elle tremblait tellement qu’elle dut baisser la main pour tenter de se calmer, mais sa nervosité s’amplifia lorsque Liam leva les bras pour l’attraper par la taille et l’attirer contre lui. Ses larmes coulèrent davantage et elle resta complètement silencieuse, tentant toujours de reprendre son sang-froid avant d’ouvrir la bouche. Cette chaleur humaine fut assez pour la rassurer, tout comme cette voix qui lui avait tant manqué au final.

‘‘ Calme-toi…calme-toi c’est bon… ‘‘

Vaë reprenait contrôle de sa personne et leva les bras à son tour pour entourer le cou du jeune homme, collant sa joue contre sa tête en fermant les yeux. Il était là ... en mauvais état, mais il était là. C’était le plus important pour le moment. Soudain, il la détacha d’elle et il plongea son regard doré dans le sien.

‘‘ Qui t’a fait ça ? Ta coupure ? Je…je suis désolé, mais je t’aie aperçue sans le vouloir avant et je l’aie vue…alors…qui a osé te faire ça ? ‘‘

C’est ce qu’elle croyait ... il avait vu bien qu’elle aurait voulu éviter le sujet. Le rouge lui monta inconsciemment aux joues alors qu’elle baissa la tête, ses membres tremblant encore. C’était Dryell qui lui avait fait ça, voulant faire joujou avant de lui trancher la gorge pour ensuite la regarder agoniser tranquillement. Liam n’eut pas besoin d’un dessin pour comprendre qui avait fait ça. Ce n’était qu’une simple coupure, peu épaisse. Rien de bien grave, mais le chevalier semblait rager de plus en plus. Le silence dont il fit preuve commençait à inquiéter Vaë qui allait ouvrir la bouche, mais Liam fut plus rapide et d’une voix respirant la vengeance il déclara :

‘‘ Je lui ferai payer Vaënadiel. Je te le jure. ‘‘

Il n’avait pas à se salir les mains avec ça ... peut-être que son agresseur était mort à l’heure qu’il était. Tout ce qu’elle espérait était que son père était vivant, car il le lui avait promis et devait respecter sa parole.

Liam plongeait dans son regard alors qu’elle en faisait de même. Les yeux de la personne avec qui elle se sentait constamment en sécurité. Vaë réussit enfin à lui sourire et hocha simplement la tête. Se détachant davantage de lui, le jeune homme commença à se dévêtir et ce fut avec horreur qu’elle vit son corps mutilé. Bon sang ... mais quel être vivant sensé pouvait faire une telle chose à un semblable ?! Vaë regarda le tout après s’être approché davantage en fronça les sourcils, n’osant même pas toucher la peau meurtrie de son compagnon. Celui-ci lui fit signe de l’aider, ce qu’elle ne tarda pas à faire et le redressa afin qu’il puisse enlever son pantalon. Chose faite, elle tira sur celui-ci pour l’en débarrasser. Ses yeux se rondirent aussitôt en voyant cette horrible plaie béante qui commençait déjà à s’infecter. Si elle n’agissait pas rapidement, ils allaient devoir l’amputer et il était hors de question qu’elle baisse les bras.

‘‘ C’est…c’est pas beau hein… ‘‘

‘‘ Non ... en effet. L’infection à déjà commencé son oeuvre ... ‘‘

Vaë leva les yeux vers lui alors qu’il souriait de gêne et de nervosité, mais elle, garda son calme et le lui renvoya en se faisait la plus rassurante.

‘‘ Soigne-moi et explique-moi tout ce qui s’est passé de ton côté. Je veux savoir. Et dis-moi la vérité surtout n’aie pas peur… ‘‘

‘‘ Je vais faire mon possible, Liam. Mais tu dois rester au repos par la suite. Nous ne pourrons pas partir d’ici avant que je sois certaine que l’infection est disparue. ‘‘

Mais elle ne lui raconterait pas ce qui s’était passé de son côté tout de suite. Elle devait se concentrer sur sa tâche qui s’avérait colossale et cette fois, les blessures devraient être cachées par des pansements. S’il le fallait, elle laverait ses vêtements et s’en servirait pour camoufler les plaies qui mangeait le corps de Liam. Son regard aqua regardait la cuisse de l’homme avec attention lorsqu’elle sentit une main chaude sur sa joue. Geste qui la fit frissonner. Elle ferma les yeux un moment, se rendant compte à quel point c’était agréable, mais leva les yeux vers lui pour lui assurer qu’elle allait bien, qu’elle s’était calmée. Ce fut ensuite l’heure du travail, sauf que cette fois, Vaënadiel appliqua la crème sur ses mains en entier et les frotta ensemble.

‘‘ Ça risque d’être souffrant. Fais attention pour ne pas te mordre la langue ... ‘‘

Elle attendit alors qu’il serre les dents, lui souria, puis posa délicatement ses mains sur la blessure pour y étaler l’onguent. Vaë touchait la chair vive et elle en était pleinement consciente, car sa gorge se serrait à chaque fois qu’elle entendait les gémissements de douleur de son compagnon. Mais c’était un mal nécessaire qui ne dura pas longtemps. La druidesse se leva et alla chercher son pantalon, déchira la jambe droite qu’elle étira pour ensuite aller la tremper dans l’eau. Revenant vers Liam, elle lui fit plier légèrement la jambe et l’entoura du tissu humide avant de couvrir sa taille et ses cuisses de son manteau puis elle attaqua son buste, commençant par appliquer l’onguent et quelques herbes dans son dos. Avant de continuer, elle alla fouiller dans les sacoches de Nocturne et y trouva ce qu’il lui fallait: un rouleau de tissu en coton.

‘‘ Ce ne sera pas long. Tu pourras te reposer ensuite. Le pire est fait ... ‘‘

La jeune femme s’agenouilla à ses côtés, ses genoux contre la jambe droite de son protecteur et passèrent à l’attaque des blessures de son torse puis descendant vers son abdomen. Cela prit quelques bonnes minutes puis elle lui fit lever les bras afin de l’emmomifier dans une tonne de bandage, devant s’approcher davantage et passant ses bras autour de sa taille afin de pouvoir entourer celui-ci du tissu.

‘‘ Voilà ! ‘‘

Fière de son travail, elle finit par son visage. Ses mains avaient cessé de trembloter et ce qui lui restait de pommade servit pour son pauvre oeil enflé.

‘‘ Je te raconterai une fois que tu te seras reposé ... pas avant. ‘‘ Finit-elle par dire.

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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Dim 18 Nov 2012 - 22:57



Ce qu'il craignait se produisait. Sa jambe s'infectait déjà. Mais Vaë semblait sûre d'elle et il lui confiait sa jambe, la laissant faire ce qu'elle voulait de lui.

-Je vais faire mon possible, Liam. Mais tu dois rester au repos par la suite. Nous ne pourrons pas partir d’ici avant que je sois certaine que l’infection est disparue.

La main sur sa joue, Liam ne dit rien. Ne pas partir ?! Et si les deux autres arrivaient ? Qu'allait-il faire ? Mais elle avait raison. Il ne pouvait pas rester en mouvement sans empirer sa situation.
Elle resta silencieuse, ne répondant pas à ses questions et étala la crème sur ses mains, les frottant l'une dans l'autre pour avoir de la crème en grande quantité d'un coup. Elle le regarda, le rassurant et dit :

-Ça risque d’être souffrant. Fais attention pour ne pas te mordre la langue ...

Il hocha de la tête et serra les dents, retirant sa main de sa joue pour éviter de la griffer inconsciemment. Il ferma les yeux et grimaça lorsqu'elle commença à étaler la crème sur la plaie. Il tenta de contenir ses gémissements mais la douleur était trop vive pour qu'il y parvienne convenablement. C'était affreux ! La crème était gelée sur la plaie brûlante, lui envoyant des décharges de douleur partout !
Il soupira en silence lorsqu'enfin elle retira ses mains de sa jambe pour aller déchirer la jambe droite de son pantalon et d'aller la mouiller dans la rivière. Mais ne vous y méprenez pas, ce ne sont pas ses mains qui le gênaient, bien au contraire, mais cette crème qui augmentait la douleur ! Ses mains, il aurait aimé qu'elle les laisse sur lui encore plus longtemps. Elles étaient si douces…elle lui avait tant manqué en fait…

Elle revint et lui fît plier la jambe pour pouvoir enrouler le bandage de fortune autour de la plaie. L'eau, étonnamment, lui fît du bien, mélangée à la crème et à la plaie.
Elle couvrit sa taille et ses cuisses de son manteau avant d'étaler l'onguent sur les plaies de son dos, délicatement. Elle était si douce sur lui…il ferma les yeux légèrement, ravi d'être avec elle, ne comprenant toujours pas ce qu'il avait. Le vide se remplissait à nouveau et il se sentait plus détendu, même s'il était à moitié nu devant une femme.

Une fois fait, elle se redressa et alla vers l'étalon, revenant par la suite avec un gros rouleau de bandage.

-Ce ne sera pas long. Tu pourras te reposer ensuite. Le pire est fait ...

Il ne voulait pas se reposer. Il ne devait pas se reposer et la laisser sans surveillance. Si jamais les autres arrivaient et qu'il dormait, il s'en voudrait…
Elle s'agenouilla à ses côtés, les jambes contre la sienne, le faisant frissonner de plus belle et elle commença à étaler la crème sur son torse, descendant sur son ventre. Il ferma les yeux, savourant le contact de va-et-vient de sa main sur lui. Il se mordit l'intérieur de la joue, frissonnant violemment, chacun de ses abdos se contractant au passage de la main douce et réconfortante de Vaë.

Lorsqu'elle eut finit, elle l'enroula dans le bandage, lui faisant lever les bras pour accéder au tour complet de sa personne. Elle dut se rapprocher de lui, ses cheveux lui chatouillant le nez, son odeur lui emplissant les narines. Si elle n'avait pas été en train de lui faire son bandage, il l'aurait serrée contre lui impulsivement pour se retrouver complètement. Il ne savait pas ce qu'il avait mais il n'y avait qu'elle pour lui apporter cette sensation de bien-être.
Elle se redressa, admirant son œuvre. Il était complètement saucissonné dans le tissu blanc et lui sourit alors qu'elle s'exclamait :

-Voilà !

Et avec le reste de crème, elle lui entarta le visage, surtout son œil enflé.

-Je te raconterai une fois que tu te seras reposé ... pas avant.

Il la regarda, ce disant qu'elle blaguait. Mais non. Elle était tout ce qu'il y a de plus sérieux.

-Merci, Vaë…

Elle lui sourit et se releva pour ranger sa sacoche alors que lui observait la rivière. Le flot continu de l'eau agit comme une berceuse et il se sentit vite partir et sombrer dans le sommeil…

Lentement, Liam refît surface. La douleur ne l'avait pas empêché de dormir, mais elle se réveilla en même temps que lui, traversant les bandages pour bien lui montrer qu'elle était là. Il ouvrit lentement les yeux, ne sachant plus du tout ou il était ni pourquoi. Il vit la rivière et fronça les sourcils. Rivière ? N'était-il pas en prison ? Il baissa le regard sur son ventre et vit la tonne de bandages qui l'entouraient. Soulevant le manteau, il vit le tissu sur sa cuisse et se souvint. Vaë. Il avait retrouvé Vaë. Et elle l'avait soigné.

Mais là, ou était-elle ? Il pivota tant bien que mal pour tourner la tête. Il aperçut Nocturne qui broutait et…un feu de camp. Et au-dessus…un lièvre qui cuisait. Son odeur allécha immédiatement Liam qui, en trois jours, n'avait mangé que deux pâtisseries apportées par Meeko.

Il pivota un peu plus, tirant sur le tissu et vit Vaë à côté du feu, son Arc posé à côté d'elle. Il sourit. Elle avait chassé…elle avait cherché à comprendre le fonctionnement de l'arc pour rapporter à manger…et elle avait réussis. Il voulut se relever pour la rejoindre, n'y arriva pas et elle le vit, s'approchant de lui.

-Bravo pour la chasse Vaë.

Elle lui sourit et il le lui rendit. Son œil s'ouvrait un peu plus à présent et il repensa à ce qu'il avait vu…la veille ? Quelques heures plus tôt ? Combien de temps avait-il dormi ? Bah…elle le lui dirait déjà sans doute.

-Ton tatouage est superbe Vaë…il fallait que je te le dise…

Oui, il n'avait pas oublié son tatouage sur son bras et son dos, allant magnifiquement bien avec ses yeux. Il était nerveux, mais bien en même temps. Il ne comprenait pas. Mais s'en fichait. Tant qu'il était avec elle…tout était bien. Son ventre se mit à grogner d'un coup, comme à l'auberge après sa première blessure empoisonnée et il fût à nouveau rouge, faisant un sourire gêné à Vaë qui alla chercher tout de suite à manger pour eux deux.

Il prit sa part et mangea avidement, savourant la viande juteuse.

-C'est délicieux…

Tellement bon qu'il en oubliait les douleurs qui pulsaient toujours. Lorsqu'ils eurent terminé de manger et qu'elle fût bien assise près de lui il lui dit :

-Je t'écoute. Raconte-moi tout.


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Vaënadiel Eira



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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Lun 19 Nov 2012 - 2:04

Vaë, la tueuse de lièvre

‘‘ Merci, Vaë… ‘‘

Tout ce qu’elle fit en guise de réponse fut un sourire, penchant légèrement sa tête sur le côté. Maintenant, elle se devait de ranger tout le bazard qu’elle avait fait autour d’eux. Donc rapidement, Vaë rangea ses sachets d’herbe et ferma son flacon d’onguent pour ranger le tout dans sa petite sacoche en peau de lièvre. De l’autre main, elle empoigna ce qui restait de bandage et alla ranger le tout dans la sacoche de Nocture qu’elle caressa au passage. Le cheval fut plus qu’heureux et tapa doucement du sabot. Le temps qu’elle revienne, Liam dormait déjà. Le pauvre, il n’avait pas dut avoir l’occasion de se reposer lors de sa détention. Faisant le moin de bruit possible, Vaënadiel prit le manteau que portait Liam et l’ouvrit pour ensuite s’agenouiller à ses côtés et le poser sur lui en guise de couverture. Il ne fallait quand même pas qu’il attrape froid. Déjà qu’il était dans un piteux état.

La jeune femme souriait en voyant son visage si paisible d’un cou et écouta sa respiration, l’observant un long moment. Elle était tellement soulagée de le savoir de nouveau là et avait encore de la difficulté à le croire. D’une main, Vaë poussa doucement quelques mèches qui recouvraient le visage de son compagnon vers l’arrière et regarda autour d’elle ce qu’elle pouvait bien faire ... Ah oui ! Pourquoi ne pas regarder dans les alentours afin de receuillir quelques herbes et par la même occasion, regarnir son flacon en retravaillant sur les ingrédients de sa pommade. La jeune femme se redressa alors sur ses jambes et marcha pied nus, Meeko sur les talons. Bien entendu, elle faisait attention pour rester dans les parages au cas où Liam sortirait de son sommeil en panique parce qu’il ne la voyait nul part. En soirée, celi-ci dormait toujours aussi profondément et le soleil se coucha bien rapidement. Avec difficulté, la druidesse réussit à faire un feu de camp, comme lui avait montré son père et l’alimentait de temps à autre, jetant à l’occasion un coup d’oeil en direction de l’endormi. Commençant à avoir froid, Vaënadiel retourna vers Nocturne et l’approcha d’eux, le caressant doucement pour qu’il se couche au sol. Ensuite, elle trouva son manteau en fourrure de loup blanc qu’elle mit sur ses jambes à moitié nues. Il fallait se dire qu’elle avait complètement ruiné son pantalon pour s’en servir en guise de bandage et de compresse d’eau pour la cuisse de Liam.

S’adossant contre le ventre du cheval, Vaë se mit à chantonner doucement. Ce doux chant attira Meeko qui vint se coucher sur ses jambes alors que Nocturne fermait doucement les yeux pour s’endormir. Voilà, elle était la seule encore réveillée. La seule que le sommeil n’arrivait pas encore à atteindre. Continuant son fredonnement, Vaë prit Meeko dans ses bras comme une peluche et caressa doucement sa fourrure, tournant les yeux vers l’homme qui dormait depuis plusieurs heures maintenant. Ses paupières finirent par se fermer au bout d’une heure et elle s’endormit enfin, ne craignant pas que quelque chose leur arrive.

Au petit matin, Vaënadiel se leva avec la brise fraîche du matin et les premiers rayons de soleil. Debout, elle s’étira de tout son long et frotta ses yeux doucement pour ensuite bâiller à s’en décrocher la mâchoire. Meeko était allé se nettoyer dans la rivière, sautant par la même occasion sur des petits poissons qui nageaient paisiblement sur la berge. Nocturne broutait dans les environs, sa longue queue fouettant l’air de temps à autre alors que son maître lui, dormait toujours aussi profondément. Encore une fois, Vaë souriait ... son ventre lui poussa un horrible grognement. Elle le frotta à quelques reprises par des gestes circulaires et regarda au sol en cherchant une solution jusqu’à ce qu’elle appercoive l’arc et les flèches de Liam.

‘‘ Hm ... ‘‘

Dorguan lui avait déjà montré comment tiré, mais elle s’en souvenait vaguement car elle détestait chassé des animaux. À chaque fois, elle avait l’estomac noué. Son père trouvait toujours le mot juste pour la convaincre, disant que les lapins se reproduisaient tellement rapidement que même si l’on en tuait un, 10 autres voyaient le jour pour compenser à cette perte. Un sourire amusé sur le bord des lèvres, Vaënadiel prit l’arme et le carquois qu’elle attacha dans son dos.

Toute la matinée et l’après-midi fut consacré à la chasse. Vaënadiel avait beau essayé, elle n’arrivait pas à tirer sur un lièvre qui la regardait avec ses grands yeux globuleux. Ce fut lorsqu’elle s’apperçu qu’elle s’auto-digérait que son cerveau lui ordonna de tuer une de ces bestioles, d’au moins le faire pour que son compagnon retrouve des forces. Prennant une profonde respiration, la jeune femme plaça la flèche et tendit la corde en fermant un seul oeil. En silence, elle attendit, faisant le vide autour d’elle pour n’écouter que le chant du vent souffler dans sa longue chevelure. Ses paupières se fermèrent et elle entendit bientôt les bonds d’un lièvre à quelques mètres devant elle. La flèche se décocha, sifflant, pour percer la chair de l’animal qui mourrut sur le coup. Vaënadiel s’approcha aux pas de course, n’en revenant tout simplement pas. Elle avait utiliser une arme et avait réussit à chasser ! Mais la pauvre bête...

‘‘ Ashtah Keïrayth ... (repose en paix ...) ‘‘

D’un coup sec, la druidesse enleva la flèche et prit sa prise par les pattes arrière pour revenir vers le feu de camp qui crépitait toujours. Sauf que le moment le plus dégoutant arrivant; il lui fallait dépecer la bête avant de la mettre à cuire sur un branche au dessus du feu. Juste à cette pensée, Vaë frissonnait de dégout. Soupirant, elle prit son courage à deux mains, prit un des petits couteaux de Liam et commença le processus. Malencontreusement, elle dégobilla à quelques reprises avant de réussir. Lui enfonçant une grosse branche dans le troufion, Vaënadiel put enfin faire cuire le lièvre alors qu’elle se rendit dans la rivère pour nettoyer ses mains et ses jambes qui étaient recouvertes de sang.

L’odeur se mit à se faire sentir et Meeko ne tarda pas à rejoindre sa maîtresse qui le prit dans ses bras en lui caressant doucement la tête. Non loin d’elle, il commençait à y avoir du mouvement, mais Vaë regardait les flammes qui dansaient devant ses yeux. Ses pensées étaient maintenant avec son paternel, espérant de tout coeur qu’il allait bien et qu’il viendrait la rejoindre bientôt pour lui montrer qu’il avait tenu sa parole. De toute manière, il était en mesure de la retrouver, tout comme elle le pouvait. Elle n’avait quand même pas hérité des dons druide d’une puissance invisible quand même. Sortant de ses pensées à cause du raton-laveur, la jeune femme tourna la tête en direction de Liam qui était réveillé. Elle lui fit signe de rester où il était et mit la viande cuite dans la peau qu’elle avait prit soin de nettoyer.

Elle lui sourit et se releva pour ranger sa sacoche alors que lui observait la rivière. Le flot continu de l’eau agit comme une berceuse et il se sentit vite partir et sombrer dans le sommeil…

‘‘ Bravo pour la chasse Vaë. ‘‘

‘‘ Merci, Liam. ‘‘ Dit-elle en lui souriant.

Elle s’agenouilla devant lui et séparait la viande avec ses mains, prenant ce qu’elle avait besoin pour remplir son estomac et lui laissa le reste puisqu’il avait besoin de reprendre des forces s’il voulait être remit sur pied rapidement.

‘‘ Ton tatouage est superbe Vaë…il fallait que je te le dise… ‘‘

Son ... son tatouage ? Son regard se fit surpris puis le rouge teinta ses joues avant qu’elle ne baisse la tête, horriblement gênée. Il l’avait donc vue en version intégral, ou presque alors ... ce que c’était gênant! Nerveusement, elle tendit la part de Liam et attendit qu’il la prenne.

‘‘ C’est délicieux… ‘‘

Oh non ... elle allait encore ...

‘‘ Pourquoi on met une selle sur un cheval ? ‘‘

Mais quelle gourde elle faisait. À chaque fois ! Chaque fois qu’elle était au sommet de sa nervosité il fallait qu’elle lance une de ses blagues stupides. et encore une fois elle ne laissa pas le temps à Liam de répondre.

‘‘ Parce qu’il si on la met dessous, elle tombe. ‘‘

Voilà ... elle se tapait le front et se mit à manger rapidement pour se réprimander elle-même, faisant la moue. Mais elle revint sur ce ... compliment ... qu’il venait de lui faire. Cette chose qui marquait son corps depuis qu’elle avait vue le jour. Cette chose qui avait fait d’elle un membre de la tribu à part des autres pendant de longues années et encore aujourd’hui.

‘‘ Cette horrible tache de naissance plutôt ... ‘‘ Laissa t-elle échapper pour elle-même alors que son compagnon mangea le lièvre avec appétit.

Liam ne l’entendit que marmoner et fronça les sourcils alors que elle, secoua la tête pour lui faire signe que ce n’était rien de bien important. Finissant son repas, Vaë prit place à ses côtés et son compagnon baissa les yeux vers elle.

‘‘ Je t’écoute. Raconte-moi tout. ‘‘

Vaënadiel leva ses pupilles vers lui, le regardant en silence puis soupira silencieusement avant de détourner le regard lentement. De ses mains, la jeune femme ramena ses jambes vers elle et regarda ses orteils avant d’ouvrir la bouche.

‘‘ Nous avons quitté la ville après que les hommes de métal t’aient apporté loin de nous. Nous avons marché lentement un bon moment, nous arrêtant seulement le soir. Ni mon père, ni Dryell ne parlait et ce, pendant les deux jours et deux nuits où nous étions ensemble. Nous nous reposions lorsqu’ils faisaient noir, me père me transportant sur son dos parce que ma jambe m’élançait. Il ... ‘‘ Elle marqua une pause et leva de nouveau les yeux vers Liam, triste. ‘‘ Il n’a jamais voulu me faire de mal. Il croyait que tu m’en voulait ... que tu m’enlevais à lui contre mon gré alors il a fait ce qu’il a pensé juste pour me retrouver sauf qu’il ne savait pas ce que Dryell avait en tête. ‘‘

Son rythme cardiaque augmentait graduellement, alors qu’elle ferma puis réouvrit les yeux après avoir prit une profonde inspiration. La jeune femme continua ensuite.

‘‘ Cet homme est prétentieux et manipulateur, comme tout ceux de son clan. Il ne veut que prendre le pouvoir de notre clan et le combiner au sien pour asservir les autres. Il avait l’intention de tuer mon père, de me tuer ainsi que ma famille une fois de retour chez nous ... mais il a pété les plombs lorsque j’ai tout avoué à mon père hier matin. Dryell et mon père se son battut, il a essayé de ... de me ... enfin ... la cause de cette trace de couteau sur ma poitrine. Mon père m’a ordonné de fuir après l’avoir repoussé alors j’ai courrut comme j’ai pu, jusqu’à ce que je n’y arrive plus. Il ... m’a promit de rester en vie ... mais ... je ne peux pas ... m’empêcher d’être inquiète pour lui ... je ... ‘‘

Sa voix se cassait, Vaë le sentait et elle se tut par la suite.



Dernière édition par Vaënadiel Eira le Mar 20 Nov 2012 - 3:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Lun 19 Nov 2012 - 18:16


- Pourquoi on met une selle sur un cheval ?

Liam la regarda, ne comprenant pas pourquoi elle était nerveuse d'un coup, au point de lui donner cette devinette. Avait-il mal parlé en la complimentant sur son tatouage ? Est-ce que cela l'avait gênée de comprendre qu'il avait vu la moitié de son corps mis à nu comme au jour de sa naissance ? Il n'avait fait que dire la vérité, sans imaginer les conséquences…mais il restait un homme et elle une femme. C'était gênant et il aurait du tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. Et justement, ses yeux d'hommes, malgré les coups, avait pétillés en voyant ce corps superbe, même si la moitié était camouflée par l'eau.

-Parce qu’il si on la met dessous, elle tombe.

Avec ses pensées, il avait omis de réfléchir à la réponse et fût soulagé qu'elle n'en attende pas cette fois ! Il ricana alors qu'elle se tapait le front de la main, se maudissant elle-même. Il continua à manger alors qu'elle marmonnait, lui faisant froncer les sourcils. Que se passait-il ? Elle le rassura en secouant la tête et s'installa à ses côtés et le regarda avant de replier les jambes contre elle et de répondre à sa question de tout à l'heure, à savoir, son récit de ses mésaventures.

-Nous avons quitté la ville après que les hommes de métal t’aient apporté loin de nous. Nous avons marché lentement un bon moment, nous arrêtant seulement le soir. Ni mon père, ni Dryell ne parlait et ce, pendant les deux jours et deux nuits où nous étions ensemble. Nous nous reposions lorsqu’ils faisaient noir, me père me transportant sur son dos parce que ma jambe m’élançait. Il ... Il n’a jamais voulu me faire de mal. Il croyait que tu m’en voulait ... que tu m’enlevais à lui contre mon gré alors il a fait ce qu’il a pensé juste pour me retrouver sauf qu’il ne savait pas ce que Dryell avait en tête.

Elle l'avait regardé d'un air triste au milieu de son discours et il serra la mâchoire. S'il n'avait pas fuit, s'il avait tenté de leur expliquer, Vaë n'aurait pas reçu de flèche dans la jambe. Elle n'aurait pas été traumatisée de la sorte. Il s'en voulut une nouvelle fois alors qu'elle reprenait après avoir inspiré un grand coup :

- Cet homme est prétentieux et manipulateur, comme tout ceux de son clan. Il ne veut que prendre le pouvoir de notre clan et le combiner au sien pour asservir les autres. Il avait l’intention de tuer mon père, de me tuer ainsi que ma famille une fois de retour chez nous ... mais il a pété les plombs lorsque j’ai tout avoué à mon père hier matin. Dryell et mon père se son battut, il a essayé de ... de me ... enfin ... la cause de cette trace de couteau sur ma poitrine. Mon père m’a ordonné de fuir après l’avoir repoussé alors j’ai courrut comme j’ai pu, jusqu’à ce que je n’y arrive plus. Il ... m’a promit de rester en vie ... mais ... je ne peux pas ... m’empêcher d’être inquiète pour lui ... je ...

Sa voix se brisa et elle se tut, au bord des larmes. Liam quant à lui se sentait impuissant face à cette inquiétude. Il était immobilisé et cela le faisait rager, encore plus que d'apprendre que cet homme abject avait osé, je dis bien OSÉ tenter de la violer ! Il s'énervait contre lui et une fois de plus se jura qu'il le tuerait. Comment pouvait-on forcer une si belle femme ? Enfin, toutes les femmes d'ailleurs mais Liam ne pensait qu'à Vaë. Elle baissait la tête, n'osant apparemment plus croiser son regard. Il fallait qu'il la rassure. Qu'il l'aide à garder la tête haute.
Son cœur accéléra et la nervosité le gagna lorsqu'il sut quoi faire. C'était à nouveau téméraire mais au fond de lui, il y avait cette petite voix qui l'encourageait…

Il sortit ses bras de sous le manteau qui faisait office de couverture et se pencha pour agripper Vaë à la taille. Elle fût surprise mais déjà il la collait à lui, un bras autour de ses épaules. En plus, elle avait froid et Liam le sentait. En même temps, elle était à moitié nue et son pantalon avait servi pour ses bandages…

D'une main il mit le manteau de sorte qu'il la couvre complètement et referma son étreinte sur elle par la suite, l'enfermant dans une bulle de calme. Du moins il l'espérait avec le tambourinement de son cœur qui semblait près à surgir de sa poitrine. Elle se blottissait dans son cou et il pivota la tête pour déposer un baiser sur son crâne, tellement léger qu'elle ne le sentit peut-être même pas. Il était si bien avec elle…avec son odeur dans ses poumons, sa voix dans ses oreilles, sa peau sur la sienne…Jamais il n'avait connu pareil sentiment que lorsqu'elle était là, avec lui. La séparation avec été déchirante et il n'en prenait que lentement conscience, au fur et à mesure qu'il se retrouvait en sa compagnie.

Il la serrait contre lui pour éloigner toutes ses craintes, ne sentant rien avec tous les bandages.

-Il est toujours en vie Vaë. Tu le sentirais en toi s'il n'était plus de ce monde. Ton père est plus malin que ton soi-disant fiancé. Il le vaincra par la ruse et non par la force. Crois-moi.

Il lui releva légèrement la tête pour la regarder dans les yeux et lui fît un sourire qui se voulait rassurant avant de continuer, toujours en murmurant :

-Dès que tu es calmée, nous irons à sa recherche. Nous le trouverons et s'il est dans une fâcheuse posture, je l'aiderais. Je…je lui expliquerais que je ne voulais pas tout ça et…je lui dirais qu'il peut repartir avec toi. Enfin…seulement si l'autre est mort.

Oui, dès que l'autre serait mort, Liam laisserait Vaë repartir avec son père, sachant à l'avance que ce vide inexplicable le rongerait à nouveau. Sachant à l'avance qu'il ne l'oublierait jamais. Sachant à l'avance que rien ne sera plus pareil sans elle à ses côtés.

C'est là que tout s'éclaira dans son esprit. Tout s'assembla en un seul morceau. Serrant inconsciemment la jeune femme contre lui, comme si elle allait disparaître, il se rendit compte de ce que qu'il avait. Il se rendit compte que sans elle il n'était plus lui.

Il se rendit compte qu'il l'aimait.

Plus que quiconque au monde.


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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Lun 19 Nov 2012 - 20:16

Au revoir ...

Notre petit brin de femme avait de nouveau détourné le regard sur ses orteils qu’elle fit bouger une à une. Ses bras entouraient ses genoux tentant de se réchauffer elle-même, car le petit vent était tout de même assez frisquet cette journée-là. Pas étonnant puisqu’ils étaient à côté d’une rivière. Puis soudainement, il y eut une pression de chaque côté de sa taille et elle se sentit tirée vers l’avant. Vaë n’eut même pas le temps de crier de stupeur qu’elle faisait déjà face au torse momifié de Liam, entourant ses épaules d’un seul bras. Son autre bras bougeait sans qu’elle ne puisse voir quoi que ce soit, mais elle sentit quelque chose de chaud la recouvrir. Cette chaleur soudaine, suivie de l’étreinte du jeune homme lui arracha un frisson. Tranquillement, mais surement, Vaënadiel se mit un peu plus confortable, car ses bras pendants de chaque côté de son corps et ses jambes étaient toute croche. Sa tête s’apposa donc sur son épaule, le front contre son cou et ferma les yeux pour calmer sa respiration et aussi chasser ses craintes qui la rongeaient.

‘‘ Il est toujours en vie Vaë. Tu le sentirais en toi s’il n’était plus de ce monde. Ton père est plus malin que ton soi-disant fiancé. Il le vaincra par la ruse et non par la force. Crois-moi. ‘‘

Liam n’avait peut-être pas tort après tout, en y réfléchissant bien. Si Dorguan avait disparu de leur monde, elle l’aurait senti, car le lien qui unissait un enfant à ses parents était fort et aucun mot ne pouvait réellement le décrire. Or, Vaë ne ressentait rien. Quelque chose en elle lui disait qu’il serait bientôt là ... à ses côtés.

D’un doigt, son compagnon lui releva la tête, la forçant a ouvrit de nouveau les yeux et plongea son regard dans le sien en lui souriant doucement. Cet homme était si attentionné, si gentil ... pourquoi n’avait-il toujours pas de compagne ? Décidément, elle ne comprenait absolument rien aux gens d’en bas. S’il avait fait parti de leur tribu, il y aurait eu longtemps que les jeunes femmes lui auraient tourné autour.

Il lui murmura alors, de sa voix apaisante :

‘‘ Dès que tu es calmée, nous irons à sa recherche. Nous le trouverons et s’il est dans une fâcheuse posture, je l’aiderais. Je…je lui expliquerais que je ne voulais pas tout ça et…je lui dirais qu’il peut repartir avec toi. Enfin…seulement si l’autre est mort. ‘‘

‘‘ ... Merci ‘‘

Ce fut le seul mot qu’elle fut capable de dire avant de lui sourire à son tour. Puis elle bâilla, colla davantage sa tête contre alors qu’il resserrait son étreinte de peur qu’elle ne s’évapore. Mais elle était bien, là, juste comme ça ... Ses yeux se fermèrent doucement alors qu’elle commençait à sommeiller malgré le soleil qui brillait encore dans le ciel, mais une bourrasque de vent la fit alors sursauter et elle se redressa à la plus grande surprise de Liam qui se demandait ce qu’il se passait. Vaë regardait partout autour d’eux, mais ne voyait rien à cause de cette flore dense. Elle avait entendu une respiration profonde de par le murmure du vent et des pas irréguliers. Qui était-ce ... ou quoi ?

‘‘ Liam ... ‘‘ Soufflat-elle, dans un songe puis se retournant vers lui en lui donnant son arc et ses flèches. ‘‘ Ne bouge pas ! Surtout pas ! ‘‘

Son souffle était court, mais elle le darda du regard, ne voulant pas qu’il tente le moins du monde de se redresser même s’il y avait un danger qui se présentait.

‘‘ Ne fais pas de bêtises, je reviens et je ne serai pas longue. ‘‘

Aussitôt elle se mit à courir, faillit trébucher maladroitement à cause d’une racine d’arbre, mais elle resta en équilibre et fila dans la forêt qui les entourait. Son pas se fit rapidement plus lent alors que la jeune femme avançait avec précaution entre les troncs d’arbres. Meeko la suivait, puis la dépassa brusquement et s’enfonça dans un buisson pour grimper dans l’arbre se trouvant juste derrière

‘‘ Meeko ! ‘‘ Murmura t-elle, tentant de le ramener vers elle.

Mais l’animal n’en fit rien et soudainement une immense masse noire sauta juste devant elle puis se redressa tranquillement jusqu’à ce qu’elle lui fasse face. Vaënadiel était littéralement pétrifiée et recula d’un pas lorsqu’une main agrippa son bras droit, l’autre se plaquant sur sa bouche.

‘‘ Chhht ! C’est moi ... ‘‘ Murmura t-il en enlevant lentement sa main de la bouche de sa fille.

‘‘ P-papa ! ‘‘

La druidesse lui sauta aussitôt dans les bras pour le serrer contre elle et en fit de même, la soulevant légèrement dans les airs. Dorguan semblait se porter à merveille malgré son air essoufflé. Il avait enlevé son capuchon, laissant voir une longue cicatrice partant de sa tempe et descendant jusqu’à son cou. Cette blessure était fraîche ... certainement Dryell.

‘‘ Il est dans les parages, c’est ça ... ? ‘‘ Elle marqua une longue pause. ‘‘ Liam ! ‘‘

Sans laisser le temps à l’homme des montagnes de parler, elle prit son poignet et l’entraina avec elle, sauf que Dryell était en vue, à quelques mètres derrière Liam qui était toujours au même endroit. Ce salaud s’approchait sournoisement de sa proie, un poignard dans chacune de ses mains, bien décidé à l’assassiner. Dorguan avait arrêté sa fille avant qu’elle ne fasse une bêtise en se dévoilant et pris son arc puis y plaça une flèche. Ensuite, il attendit.

‘‘ Papa ! ‘‘ Le pressa t'elle

‘‘ Chhht ... attend ‘‘

Dryell avançait encore et encore alors que les battements de coeur de Vaënadiel se faisaient de plus en plus forts et rapides. Dorguan décocha enfin la flèche qui se planta dans la paume de main gauche de l’assaillant, la transperçant. Une deuxième fut décochée, mais dans la main droite, arrachant un cri de douleur à l’homme qui se plia en deux. À ce moment, la jeune femme sortit, concentra sa force pour que le vent se lève brusquement et se concentra autour d’elle. D’un coup, elle leva le bras gauche, la magie atteignant la cible qui fut repoussée plusieurs mètres plus loin, heurtant un arbre au passage.

‘‘ Ouff ... ‘‘ Échappa t’elle, étourdie.

‘‘ Bien joué, Vaë ! Je m’occupe de ce rapace. Veille sur ton copain pendant ce temps. ‘‘

Vaë acquiesça d’un signe de tête et se rendit jusqu’à Liam, prenant son visage entre ses mains afin de voir s’il avait été touché, mais non. Elle lui souria alors, soulagée.

Spoiler:
 



Dernière édition par Vaënadiel Eira le Mar 20 Nov 2012 - 3:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Lun 19 Nov 2012 - 21:46


-... Merci

Ce ne fût qu'un murmure, mais il sonna fortement au creux de ses tympans. Liam n'arrivait pas à imaginer qu'il était tombé amoureux d'elle. Il ne savait pas comment poursuivre. Il ne savait pas quoi faire. Il devait être le seul à l'aimer, elle ne l'aimait peut-être qu'en simple compagnon de route, rien de plus. Toutes ses émotions se bousculaient en lui, s'entortillant, mais l'amour dominait, éloignant même les douleurs de sa jambe et son buste.

Était-ce cela que son père avait ressenti ? Ce mélange d'émotions farfelues dominées par la pulsation de l'amour envers l'élue de son cœur? Si oui, maintenant il comprenait pourquoi il s'était mélangé les pinceaux avec sa mère… Parce que là il n'osait plus parler de peur de faire une grosse connerie.

Et, d'un coup, elle se redressa, rejetant le manteau de ses épaules, regardant partout autour d'elle. Liam la regardait sans comprendre ce qu'il se passait. A part le vent et les clapotis de l'eau il n'y avait rien…même Nocturne était plus que silencieux…
Elle lui fourra son arc et ses flèches dans les mains en disant :

-Liam ... Ne bouge pas ! Surtout pas !

Hein ?! Ne pas bouger ? Mais comment ça ?! Ou allait-elle ? Il la regarda, paniqué, lorsqu'elle le fusilla du regard en disant :

- Ne fais pas de bêtises, je reviens et je ne serai pas longue.

Et elle partit sans plus de cérémonie, le laissant là. Il la suivit du mieux qu'il put sans se casser le cou, la voyant manquer de tomber sur une racine puis s'enfonçant entre les arbres. Il s'inquiétait atrocement, se maudissant de rester là à ne rien faire. Il tenta bien de se redresser, peine perdue avec cette foutue jambe ! Qu'avait-elle entendu ? Que se passait-il ?

Il ferma et rouvrit les yeux, tentant de calmer son cœur, lorsqu'il sentit une présence, non loin de lui. Il se tendit, n'osant pas bouger. Il pivota juste légèrement la tête pour regarder du coin de l'œil. Quelqu'un approchait. Mais ce n'était pas Vaë. Il serra ses doigts sur son Arc, prêt à s'en servir pour assommer l'individu. Quelque chose lui disait même que c'était son "fiancé"…Il attendait, attendait, voyant les lames se profiler au-dessus de sa tête. Effectivement c'était bel et bien l'homme abject qu'il souhaitait tuer pour défendre Vaë.

Il inspira un grand coup, se préparant, lorsque sa cible cria de douleur. Tournant la tête, Liam vit une flèche plantée dans sa paume gauche. Une flèche ? Mais qui ? Son arc était là, ce ne pouvait pas être la jeune femme…son père ? Une seconde flèche atterrit dans la paume droite de l'homme qui cria de plus belle. Liam pivota, tirant les bandages, et vit Vaë sortir du couvert des arbres, concentrée comme jamais.

Elle était si belle là…son cœur flanchait littéralement. Le vent souffla d'un coup, s'infiltrant dans ses cheveux de neige, s'enroulant soudainement sur l'homme qui fût éjecté plus loin.

Liam était stupéfié par ce qui venait de se passer. Le père déboula en disant :

-Bien joué, Vaë ! Je m’occupe de ce rapace. Veille sur ton copain pendant ce temps.

Et il rejoignit le second homme qui se redressait lentement, les mains en sang. Liam ne put réagir que Vaë était là, devant lui. Elle lui prit le visage entre les mains, le faisant frissonner violemment. Une vague de chaleur l'envahit et son cœur se mit à se défouler en lui.

Elle avait le visage si près…il ne la quittait pas des yeux, se disant que c'était bon, qu'elle était là. Que rien ne lui était arrivé. Elle lui avait fait tellement peur !

Il ne réussit plus à rester stoïque. Il porta ses mains autour de la nuque de la jeune femme et approcha son visage de celui si merveilleux qu'elle avait. Il ferma les yeux lentement alors que ses lèvres rencontraient celles de Vaë, la prenant de court. Il ne savait pas s'il agissait bien et laissait son instinct parler. Il l'embrassait, tendrement, ne voulant même plus la relâcher.

Sauf qu'il avait oublié qu'ils n'étaient pas seuls. Le père revenait au même instant, après avoir mis fin aux jours de Dryell, sans l'ombre d'un remord.
Il agrippa le bras de sa fille et la tira vers lui, la séparant de l'homme qu'il ne connaissait pas le moins du monde.

Se rendant compte de ce qu'il avait fait, Liam se mordit la lèvre, baissant la tête et rougissant atrocement. Son cœur martelait et il se sentait…affreusement gêné, voire honteux. Comment réagissait-elle ? Lui en voulait-elle ? Le jugeait-elle comme étant un homme de la même trempe que son "fiancé" ? Le père le regardait méchamment et il n'osait pas croiser le regard de la jeune femme.
S'il avait pu marcher, il se serait relevé et se serait enfuit, se camouflant entre les arbres pour ne plus réapparaître avant le siècle prochain.

Mais il était coincé là et devait attendre leurs réactions.

-Je ne vous permets pas jeune homme ! Je ne vous connais pas ! Et ma fille n'a pas besoin de vous ! Je vous remercie de l'avoir protégée, m'excuse pour vous avoir fait mal de la sorte mais maintenant, nous allons pouvoir regagner notre village et reconstruire notre avenir.

Liam inspira un grand coup et répondit, d'une voix tremblante :

-Je…veuillez me pardonner monsieur. Je ne veux pas vous empêcher de retourner chez vous je…

Il ne la regardait toujours pas. Son père, la tenait contre lui, refermant les pans de sa chemise déchirée, comme si Liam y était pour quelque chose. Le père s'éloigna puis dit à sa fille :

-Laisse-lui de quoi se soigner et viens ma puce. Il est temps de rentrer chez nous.

Il ne l'entendit pas répondre ni rien, mais sentit son odeur lorsqu'elle s'approcha pour déposer son petit sac de crème à ses côtés. Il ne tourna pas la tête, ne bougea pas, tentant de calmer son cœur et le tremblement qui agitait ses mains.

Il entendit leurs pas s'éloigner et enfin il pivota la tête, juste à temps pour voir sa magnifique chevelure disparaître entre les arbres, Meeko sur ses épaules. Il inspira un grand coup, regardant le tissu qui renfermait la crème. Il n'allait pas rester ici à moisir non plus…

Il avait encore le goût fruité de la jeune femme sur les lèvres et savoura l'instant, se remémorant cette sensation qui l'avait envahi lorsqu'ils n'avaient fait qu'un, lié par un unique baiser. Une sensation de paix indescriptible.

Nocturne s'avança vers lui lorsqu'il siffla et, s'appuyant sur sa selle d'une main, il se releva, fermant les yeux en grimaçant lorsque sa jambe fût sortie de sa torpeur. Il se rhabilla tant bien que mal, mais ne put se résoudre à partir tout de suite.

Debout, appuyé à la selle de son cheval, le pied gauche en l'air pour atténuer la douleur, il réfléchissait. Qu'allait-il faire maintenant ? Rentrer sans doute…rentrer sans elle…sans la présenter à ses parents…elle allait retourner vivre auprès des siens et il priait pour que son père lui trouve un mari digne de ce nom et plus un prétentieux comme le premier. Il espérait qu'elle vive heureuse et en paix. Elle n'avait rien manifesté lorsqu'il l'avait embrassée. Sans doute la surprise…peut-être l'aurait-elle de toute manière repoussé une fois le choc passé. Son père n'avait fait qu'accélérer la chose…

Il soupira. Pour une fois qu'il avait osé. Pour une fois qu'il avait voulu faire un pas en avant et se jeter à l'eau…tout était ruiné. Comment son père avait-il fait ? Ah ben oui…chez lui les sentiments étaient réciproques…
Il caressa Nocturne et lui murmura :

-Case départ mon grand. Case départ…

Elle lui manquait déjà. N'en pouvant plus, il se laissa retomber à terre, faisant rejaillir les douleurs dans tout son corps. La tête entre les mains, il observa la rivière s'écouler paisiblement, teintée d'un rouge inhabituel. Un rouge sanguin…

Lentement, une larme se forma au coin de son œil enflé. Une larme qui, mélangée à la crème, piqua. Une larme qui signifiait énormément pour ceux qui savaient lire…

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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Mar 20 Nov 2012 - 3:12

La course folle

Étrangement, Liam était figé comme une statue, la fixant directement dans les yeux et ne bronchant aucunement. Le sourcil droit de Vaë s’abaissait légèrement pendant que son sourire commençait à disparaître. Mais la surprise la prit de court lorsqu’elle sentit les mains du jeune homme se glisser sur sa nuque et effacer la distance qui les séparait en approchant son visage du sien. Qu’est-ce qu’il faisait ? Qu’est-ce ... qu’est-ce qu’il se passait ? Ses lèvres étaient sur les siennes, douces, tendres alors qu’un frisson se mit à courir le long de sa colonne vertébrale. Son corps devenait mou comme un chiffon, ne sachant plus si elle devait laisser ses mains frêles sur les joues chaudes de son compagnon ou les enlever. Elle perdait sous ses moyens et n’arrivait plus à avoir l’esprit clair.

L’instant fut rapidement écourté par Dorguan qui tira sur le bras de sa fille pour la ramener vers lui alors qu’elle échappa un cri de stupeur. Disons qu’elle avait été remise sur pied brusquement et rapidement alors que Liam lui, baissa vivement la tête, cachant son visage dans l’ombre de sa chevelure noire de jais. Un mal aise s’installa alors, encore sous le choc de se qui venait de se produire, Vaë n’arrivait pas à placer un mot puisque ses pensées ne faisaient que tournées dans sa tête. Elle cherchait à comprendre, sans être capable de trouver une réponse. Le seul qui brisa le silence fut Dorguan, regardant le chevalier avec un air de réprimande.

‘‘ Je ne vous permets pas jeune homme ! Je ne vous connais pas ! Et ma fille n’a pas besoin de vous ! Je vous remercie de l’avoir protégée, m’excuse pour vous avoir fait mal de la sorte, mais maintenant, nous allons pouvoir regagner notre village et reconstruire notre avenir. ‘‘

Vaë avait levé les yeux vers son père, fronçant les sourcils. Il fallait qu’elle dise quelque chose, mais aucun son ne voulait sortir de sa bouche.

‘‘ Je…veuillez me pardonner, monsieur. Je ne veux pas vous empêcher de retourner chez vous je… ‘‘

Son regard aqua se porta aussitôt vers Liam qui ne daignaient toujours pas lever les yeux vers eux. Mais qu’est-ce qu’il avait ? La druidesse voulue aller le rejoindre, mais Dorguan la tenait contre elle, entoura ses épaules d’un seul bras, refermant l’ouverture béante de la chemise qui laissait entrevoir un peu trop de peau. Il relâcha enfin son étreinte, faisant quelques pas en direction de la forêt, disant à sa fille :

‘‘ Laisse-lui de quoi se soigner et viens ma puce. Il est temps de rentrer chez nous. ‘‘

Tout ce qu’elle fit fut d’acquiescer docilement, sans chercher à désobéir à la demande de son paternel qui l’attendait un peu plus loin. La jeune femme retourna donc vers Nocturne pour sortir sa sacoche d’herbe médicinale et s’approcha tranquillement de Liam, cherchant son flacon d’onguent et les herbes dont il aurait besoin pour en fabriquer davantage. Mettant le tout par terre à côté de lui, Vaë posa son regard triste sur lui qui n’osait toujours pas lever la tête. Elle voulut caresser sa joue, voir son visage une dernière fois avant de rejoindre son père ou lui faire un câlin d’adieu, mais elle se résigna au dernier moment, car il n’avait toujours pas bronché. Peut-être préférait-il qu’elle parte et le laisse seul ... Fermant les yeux un moment, Vaë se redressa sur ses jambes et lui tourna le dos, le coeur plus lourd que jamais, jetant un coup d’oeil vers lui avant de se fondre dans l’ombre de la forêt, Meeko sur son épaule.

Dorguan lui caressa la tête et entoura ses épaules d’un bras, lui offrant un sourire lorsque sa fille plongea son regard de la même couleur dans le sien. Vaënadiel fit de même, mais celui-ci était forcé. Il la fit grimper sur son dos et il marcha jusqu’à ce que la nuit tombe, revenant sur leurs pas. La jeune femme n’avait toujours rien dit, triste de ne pas avoir été capable de faire des adieux convenables à Liam qu’elle ne reverrait probablement plus jamais maintenant. Comment pourrait-elle retrouver ses traces si elle décidait de quitter sa tribu ? Elle ne pouvait même pas lui envoyer de message, ne sachant pas écrire, ni même lire. La pénombre maintenant omniprésente, Dorguan s’arrêta et fit descendre Vaënadiel qui en profita pour se dégourdir les jambes. Elle recueillit quelques branchages pour s’y assoir et regarda les flammes naitrent. Son père ne tarda pas à venir la rejoindre, s’asseyant à ses côtés. Il baissa alors la tête vers elle, arquant légèrement les sourcils vers elle, inquiet.

‘‘ Tu es bien silencieuse ... ‘‘

‘‘ Ah ...? Je ... ce n’est rien papa. Je suis seulement épuisée ... ‘‘

Son père l’approcha et elle se blottit contre lui pour fermer les yeux, trouvant le sommeil ... pensant à son compagnon, à Liam qui devait être bien loin derrière maintenant. Le sommeil finit par la gagner et elle plongea dans le monde du rêve. Le lendemain matin, Dorguan chassa et ils cassèrent la croute avant de se remettre en route, une autre longue journée s’écoulant. La nuit tombante pour une seconde fois, les Nordiques s’arrêtèrent et Vaë laissa échapper un long et profond soupir sans réellement s’en rendre compte. Tout était devenu si monotone maintenant. Ils s’en retournaient aux montagnes et probablement que la routine reviendrait. De plus, elle ne parvenait pas à bien s’entendre envers les membres de la tribu qui avaient son âge, car ceux-ci la dénigraient sans cesse à cause de sa petite taille et la marque qui souillait sa peau de porcelaine. N’ayant pas parlé de la journée, la druidesse se coucha à même le sol et ferma les yeux, repensant aux évènements de la veille. Ses doigts touchèrent ses lèvres pendant qu’elle fermait les yeux ... pourquoi avait-il fait ça ...? Sa gorge se serrait et son visage se déformait à cause de la tristesse qui l’envahissait. Pourquoi se sentait-elle ainsi ? Qu’est-ce qu’elle avait à la fin ?

‘‘ Vaë ... ? ‘‘

Vaënadiel renifla puis s’asseya, tournant ses yeux vitreux vers son père qui lui offrit un doux sourire. Lui semblait comprendre quelque chose qu’elle ignorait, mais quoi ?! Elle se sentait si mal sans comprendre pourquoi. Dorguan vint s’agenouiller devant elle et repoussa les mèches de cheveux qui cachaient son visage.

‘‘ Ma fille, ma chère enfant ... dis-moi ce qui ne va pas. ‘‘

‘‘ Je ... ne sais pas ... papa. Je ... ‘‘

‘‘ Je crois le savoir ... ‘‘

La jeune femme fronça les sourcils alors que son paternel restait muet. Il s’asseya en tailleur devant elle, posant la paume de ses mains sur ses cuisses et baissa légèrement la tête, ferma les yeux et laissa échapper un soupir. Il resta ainsi un long moment, immobile, pour enfin regarder sa progéniture.

‘‘ Je ne t’ai pas vraiment laissé le choix de me suivre, je dois l’avouer ... je me méfie de cet inconnu, mais ... ‘‘

‘‘ ... Mais ? ‘‘

‘‘ Il a su prendre soin de toi tout ce temps, n’a jamais levé la main sur toi alors que les blessures qui se trouvent sur ton corps ont été causées par ton père lui-même et un membre d’une tribu voisine. Cet étranger ... n’est pas aussi dangereux que je l’aurais cru et semble bien t’apprécier. ‘‘

‘‘ Que ... ? ‘‘

‘‘ Tu comprendras bien assez tôt, par toi-même, ma grande. ‘‘

Il déposa un baiser sur son front et caressa le dessus de sa tête d’un geste rempli d’amour paternel avant de reprendre sa place. Se faisant un peu plus sérieux, Dorguan perdit son sourire et lui demanda:

‘‘ Tiens-tu à retourner parmi les tiens, Vaënadiel ? ‘‘

‘‘ Quoi ? Mais papa ! ‘‘

‘‘ Chhhhht ... réponds-moi franchement. Désires-tu retourner chez toi, dans les montagnes ou souhaites-tu rester ici ? ‘‘

‘‘ Papa ... ‘‘

L’homme attendit, patiemment. Il voyait que sa fille se questionnait et ne savait pas quoi faire, car elle jouait nerveusement avec sa chevelure. Elle était le fruit de sa chair alors il savait lire en elle comme dans un livre ouvert.

‘‘ Va le rejoindre ... ‘‘

Vaënadiel leva brusquement la tête vers lui alors qu’il lui faisait ouste des mains, un sourire radieux aux lèvres. Il se leva, sa fille l’imitant puis elle lui sauta au cou en laissant quelques larmes couler sur ses joues. Il la serra fortement dans ses bras, une dernière fois.

‘‘ Allé, file. Tu as deux jours à rattraper pour le rejoindre et Meeko te guidera certainement. Tu as tant de choses à découvrir et ça me tuerait de te ramener contre ton gré à la maison, ainsi que de te savoir malheureusement.Donne-moi signe de vie un de ces quatre, ma grande ... Prends soin de toi. Je t’aime ... Maintenant, va-t’en avant que je ne change d’idée. ‘‘

La jeune femme resta pendue à son cou encore un moment, ne voulant plus le laisser partir. Cependant, il avait raison, l’envie de rester avec le clan Eira ne lui plaisait pas. Là bas, elle s’ennuyait et c’était la raison pourquoi elle partait à la chasse avec les hommes; seulement pour être dans la nature, dans la forêt.

‘‘ Je t’aime aussi, papa ... merci ... je reviendrai, bientôt. ‘‘

Sur la pointe des pieds, Vaë étira son cou et posa un baiser sur la joue de Dorguan. Puis la jeune femme fila dans l’obscurité, son raton-laveur aux talons alors que son père souriait doucement, se retrouvant seul avec la nature.

Meeko ne tarda pas à la dépasser durant sa course, la guidant dans la noirceur en émettant une série de cris peu espacés. Elle évita des arbres de peu puis se retrouva enfin sur le chemin, là où il faisait déjà un peu plus clair. Ses pieds nus martelaient la terre et devinrent rapidement bien salis, mais elle s’en fichait. Son retard était considérable et Liam avait une monture contrairement à elle qui n’avait que ses petites jambes pour la porter. Alors, elle courait et courait. À bout de souffle, la druidesse s’arrêta pour souffler et chercha une source d’eau pour se rafraichir et s’abreuver. Une journée et une nuit pour retourner là où elle l’avait quitté ... mais il ne serait certainement plus là à son arrivée. Tout ce qu’elle espérait c’était qu’il ne soit pas trop loin et qu’elle ne se perde pas. Son repos fut aussi de courte durée, ne dormant qu’une petite heure. À son réveil, l’aube faisait surface et ses pas se refirent aussi rapides, manquant trébucher à plusieurs reprises. Ce ne fut qu’en après midi que Vaë se retrouva de nouveau à la rivière pour trouver des traces de leur ancien campement; Liam n’y était plus, comme elle l’avait pensé.

Essoufflée, Vaënadiel posa les mains sur ses genoux nus et se plia en deux pour reprendre sa respiration. Rapidement, elle alla enfonça sa tête dans l’eau, but de bonnes gorgées puis se remit en route. Ses pieds commençaient à souffrir, mais elle courrait et courait encore, déterminée à ne pas s’arrêter. Trois heures plus tard, elle se mit à marcher, croisant une roulotte de marchands qui se stoppa à sa vue. Méfiante, Vaë se recula, mais le vieux couple ce fut rassurant.

‘‘ Ma pauvre enfant, tu es perdue ? ‘‘

‘‘ Je ... cherche quelqu’un. Sur un cheval noir, tout vêtu de noir, une lame dans le dos et ... grand comme ça ‘‘ Dit-elle en se leva sur la pointe des pieds pour donné un approximatif.

‘‘ Nous avons vu un homme qui correspondait sensiblement à cette description hier soir lors que nous partions de Venill. Peut-être auras-tu de la chance et pourra le rattraper. ‘‘

‘‘ Merci ! ‘‘

Comme elle allait repartir aux pas de course, la vieille femme l’arrêta de sa voix. Vaë pivota sur ses pieds et s’approcha du chariot en arquant un sourcil. La dame lui souria et lui fit signe de monter dans leur roulotte de fortune.

‘‘ Une jeune femme ne devrait pas se promener sur les routes ainsi vêtues. Tu pourrais attirer les racailles et ne pas parvenir à rejoindre ton compagnon. ‘‘

Elle fouilla dans un sac de cuir puis sortit un pantalon, une tunique noire assez ample, une ceinture de cuir brune et des bottes longues à talons plats. La vieille dame se retourna ensuite vers Vaë, fermant les rideaux qui permettaient une vue sur l’extérieur et enleva la chemise déchirée de la jeune femme qui en laissait voir un peu trop. La druidesse rougie aussitôt tentant de se cacher avec ses mains, mais la dame ricana doucement.

‘‘ Ne t’en fais pas, nous avons toutes les deux le même corps, mais le mien est seulement un peu plus âgé. Ne t’en fais pas. Je veux seulement t’éviter des ennuis. ‘‘

Aidant Vaë à se vêtir de ses nouveaux habits, la vieille femme garda le silence et se concentrait. Ce fut ensuite le tour de sa longue chevelure qui se retrouva tressée et attaché autour de sa tête. Elle mit une cape sur ses épaules et tira le capuchon sur sa tête. Fière de son oeuvre, elle croisa les bras.

‘‘ Allez, file ! ‘‘

‘‘ Mais ... je n’ai rien à vous donner en échange. ‘‘

‘‘ Ce sera ma bonne action de la journée. Va maintenant, tu as quelqu’un à rattraper. ‘‘

'' M-merci, madame ! ''

La druidesse, touchée par tant de générosité, enlaça la vieille femme dans ses bras et fila à l’extérieur, sautant maladroitement du chariot pour se remettre à courir. Déjà avec les bottes, ses pieds souffraient beaucoup moins. Meeko dans ses bras, la jeune femme s’élança sur la route alors que le ciel s’obscurcissait; un orage se préparait à l’horizon...

La nuit tomba, tout comme la pluie. Ses vêtements étaient trempés, mais elle ne s’arrêta pas cette fois, ralentissant la cadence malgré le fait que ses jambes brûlaient affreusement. Chaque pas était devenu un supplice... alors, imaginez courir... mais elle le fit dès le levé du jour. Venill se dessina à l’horizon seulement le lendemain en soirée. Cela faisait deux jours qu’elle n’avait pas dormi, ni mangé convenablement et elle chercha un abri dans une auberge alors que le tonnerre et les éclairs déchiraient le ciel, la faisant sursauter à chaque fois. À l’intérieur, il n’y avait que très peu de gens, dont quelques hommes au comptoir qui sirotaient leur bière en silence. Le claquement de porte alerta le tavernier qui flattait sa longue barbe.

‘‘ Si t’es là pour éviter la pluie, déguerpis, minable ! ‘‘

Sous son capuchon, Vaënadiel se retourna vers l’homme ne sachant pas quoi dire. Son coeur faisait des bonds dans sa poitrine alors qu’elle tentait de trouver quelque chose à dire. Le propriétaire de l’établissement commençait à s’impatienter et quitta son poste pour commencer à s’approcher d’elle.

‘‘ T’es sourd ou quoi ? ‘‘

‘‘ A-attendez ! Je cherche ... un endroit où dormir et manger ... ‘‘

‘‘ T’as d’quoi payer, petite ? ‘‘ Devinant à l’écoute de sa voix qu’il s’agissait d’une femme.

‘‘ Non ... ‘‘

‘‘ Alors, file ! ‘‘

Le bruit du tonnerre la fit sursauter et elle fut obligée de sortir dehors sous la pluie, cherchant désespérément un endroit où dormir lorsqu’elle aperçut l’écurie. Vaënadiel s’y faufila en douce, entra dans un dock et se calla contre le ventre d’un cheval sans même l’apercevoir. Meeko, caché sous la capine dans la druidesse, s’enroula autour de son cou pour la réchauffer. Assise dans le noir, Vaë ramena ses jambes vers elle et appuya son front contre ses genoux, grelottant à cause du froid et tremblant à cause de sa peur inexplicable des orages.

Spoiler:
 

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Liam Kreiss



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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Mar 20 Nov 2012 - 13:35


Toujours au sol, Liam reprenait lentement contenance. Son cœur reprenait son rythme normal et il sentait déjà le vide l'envahir. Soupirant, il allongea sa jambe et décida de refaire son pansement avant de prendre la route. Il retira la couche, dévoilant la plaie hideuse qui tapissait sa cuisse. Elle commençait à cicatriser et il espérait qu'elle ne s'infectait plus. Parce que…Vaë n'avait pas pu lui dire si c'était bon. Et elle ne serait plus jamais pour l'aider dans ce domaine. Il était à nouveau seul. Il rentrerait et là…en tant qu'homme de maison il devrait se marier et engendrer des héritiers…se marier à une femme qu'il n'aimerait pas autant qu'elle…se forcer à se marier pour ne pas tâcher le nom de sa famille. Même si ses parents ne respectaient pas les règles bourgeoises, il se devait de s'en imposer lui-même.

Chassant ce genre de pensées, il étala de la crème sur sa jambe, serrant les dents lorsque la douleur fusa. Il tremblait, il s'en rendit compte au moment de renouer le bandage autour de sa peau. Mais qu'importe. Se relevant en s'appuyant à la selle de son étalon, il agrippa un bout de pain dans sa sacoche et le mangea, plus pour avoir quelque chose dans le ventre que par réelle faim et vérifia qu'il n'avait rien oublié avant d'ordonner à Nocturne de se coucher pour qu'il puisse s'installer tant bien que mal sur son dos.

Une fois le cheval debout, il observa encore une dernière fois le lieu, la rivière qui s'écoulait, le rocher contre lequel il s'était adossé. Il se revoyait, quelques minutes plus tôt, l'embrassant délicatement. Il ferma les yeux, bouclant le souvenir dans sa mémoire. Elle ne l'aimait pas. Pas plus qu'en simple compagnon en tous les cas. Sinon elle serait revenue…à moins que son père ne l'en ait empêchée.
Il talonna Nocturne, le mettant au pas, s'enfonçant entre les arbres, prenant le premier virage à sa portée, comme s'il tournait la page.

Sauf qu'il savait pertinemment qu'il n'y parviendrait pas. Il n'arriverait pas à oublier son visage, sa voix, ses blagues, son sourire…il n'y arriverait pas et il avait peur que, le jour où il en aurait une autre, par dépit, elle se substitue à elle. Il craignait que Vaë ne se superpose à celle qu'il se sera forcé d'épouser.

Nocturne avançait paisiblement, rejoignant la route qu'ils avaient quittée…bien deux jours auparavant. Tout était paisible et il était le seul être vivant dans cette zone qui grouillait de vie une fois la nuit tombée. L'après-midi s'écoula ainsi, Liam faisant à peine attention à la route. Il faisait confiance à sa monture pour la suivre. Ses yeux ne voyaient plus rien. Rien sauf elle. Il avait agit trop vite, impulsivement. Et il avait commis la faute irréparable. Maintenant, elle était loin, et il ne pourrait plus jamais la revoir. Il ne savait pas ou était son clan, ne pouvait même pas lui envoyer de messages. Qui lui assurait qu'ils arriveraient à destination et surtout qu'elle savait les lire ?

La nuit tomba rapidement, Liam rigolant tout seul en se cherchant un abri pour la nuit. Il avait repensé à la blague de Vaë…

"-Qu'est-ce qui tombe sans se faire mal ? -- -La nuit."

Descendant douloureusement de la selle, il ferma les yeux, contenant sa tristesse. Il n'avait jamais compris à quel point elle avait pris de la place en lui. Tant qu'elle était près de lui tout allait pour le mieux, il n'y réfléchissait pas. Mais là…devant la dure réalité, il comprit qu'elle faisait partie de lui à part entière et qu'il ne serait jamais plus lui-même à présent. Ses parents allaient le voir, mais il ne leur dirait rien. En si peu de temps…deux semaines depuis qu'il l'avait rencontrée la première fois. En deux semaines il avait appris à l'aimer plus que quiconque.

S'adossant contre l'arbre qui lui faisait office de lit, il fît cuire un bout de viande sur son petit feu de camp et le mangea rapidement, plongeant ensuite dans le monde des rêves, ne dormant que d'un œil au cas où.

Le lendemain, en se réveillant, Liam fût tout de suite submergé par le vide et la tristesse. Il défît et refît lentement son bandage, d'un geste lent, morne. Il remit de la crème, grimaçant légèrement. Elle cicatrisait. Il y avait une légère amélioration. Minime, mais c'était toujours ça.

Remontant en selle, il reprit sa route, peu pressé d'arriver au bout maintenant. Le paysage défilait, et dès qu'il voyait quelque chose de blanc, il tournait la tête vivement, espérant vainement que ce soit elle. Mais non…des animaux. Des fleurs…

Il soupira, se morigénant. Il fallait qu'il se ressaisisse. Il ne se laisserait pas abattre à cause de cette désillusion. Non mais…c'était difficile, d'oublier une partie de soi. Difficile d'oublier une moitié de son cœur. Difficile d'oublier une moitié de son âme.

A midi, il mangea en selle, peu désireux de descendre et remonter à nouveau avec sa jambe. Il avait vu un panneau indiquant Venill et se disait qu'il pouvait y faire escale quelques jours, le temps de se remettre les idées au clair. Il avait son capuchon sur la tête, son œil étant encore légèrement enflé, et il croisa plusieurs carrioles de marchands, des fermiers et autres voyageurs. Il n'y faisait pas attention, faisant juste le nécessaire pour que Nocturne ne leur marche pas dessus.

Le soir malheureusement il n'y était pas parvenu et du une nouvelle fois chercher un abri, faire du feu, se soigner et dormir à même le sol. Et le lendemain, même chose…Sauf que cette fois il mit Nocturne au trot, le ciel s'assombrissant de plus en plus.

Au soir, il arriva devant la ville, laissant passer une petite carriole avec un vieux couple à bord avant de rentrer. Il se dirigea vers une auberge alors que la pluie commençait à tomber, les éclairs zébrant le ciel.
Il mit Nocturne dans l'écurie, le pansa rapidement et ressortit, se tenant à un mur pour avancer. C'était déjà mieux, il boitait moins mais même…il ne voulait pas prendre de risques.

Il eut droit à un sale regard de l'aubergiste et lui tendit de quoi se payer une chambre pour au moins trois jours et monta lentement jusque sa chambre. Là, il ferma la porte, reprenant son souffle après l'escalade de l'escalier et posa ses sacs au sol.

La pluie tambourinait sur la vitre, tout comme la tristesse battait son plein en lui. Il se coucha après avoir mangé le plateau-repas et s'endormit, ne se doutant pas une seule seconde de la surprise qu'il allait avoir le lendemain…

Ouvrant les yeux, Liam s'étira et resta allongé à réfléchir quelques minutes. Cela allait faire…bien trois jours qu'ils s'étaient quittés. Elle devait être tellement loin à présent. Trop loin. Il changea une énième fois son bandage, admirant l'amélioration de sa guérison. Il tenta de marcher sans se tenir et sourit pour la première fois en trois jours lorsqu'il constata qu'il y arrivait. Lentement, mais il pouvait !

Il se débarbouilla et sortit, décidé à récompenser Nocturne. Il admira le soleil qui était revenu et entra dans l'écurie. Il s'approcha de son cheval et manqua trébucher contre quelque chose. Baissant les yeux, il vit…des jambes ?! Fronçant les sourcils, il leva la tête. La personne dormait contre Nocturne, vêtue d'une cape trempée, de bottes, d'une chemise et d'un pantalon. Il ne voyait pas sa tête, dissimulée sous un capuchon. Pourquoi son cheval ne bronchait-il pas ? En général il ne se laissait pas approcher de la sorte, à moins de connaître la personne. Et Nocturne ne connaissait que lui et…

Non. Impossible. Ce serait trop beau. Son cœur se mit à sautiller d'espoir dans sa poitrine lorsqu'il vit une queue touffue. Meeko ! C'était…c'était elle !

Il se mit au sol et releva légèrement la capuche, dévoilant son doux visage. Sauf qu'elle grelottait dans son sommeil et avait une mine de déterrée. Comment avait-elle fait ? Peu importe. Caressant sa joue du doigt, savourant l'instant, il se décida enfin à la prendre dans ses bras, faisant attention à sa jambe, et ressortit, lançant un regard désolé à son étalon. Meeko le suivit et ils pénétrèrent dans l'auberge, s'attirant les foudres du tavernier qu'il ignora royalement, sauf pour lui dire de préparer un repas bien chaud et bien frugal.

Il remonta lentement, le corps frêle de Vaë dans les bras, et entra dans sa chambre, la posant sur le lit délicatement. Comme la première fois ou il l'avait vue. Il la débarrassa de la cape qui la couvrait, détrempée, et mit le plus de couvertures possible sur elle pour la réchauffer. Il aurait bien voulu lui faire couler un bain, mais il n'allait pas la déshabiller et la laver…ce serait gênant et il n'y arriverait pas. Il caressait sa joue, son regard ne parvenant pas à se détacher de ses traits fins qui donnaient envie de les protéger, tout comme son corps en entier.

Il prit la chaise et s'installa à côté du lit, se levant juste pour réceptionner le plateau-repas destiné à la jeune femme. Un tissu le recouvrait pour conserver le maximum de chaleur. Il inspira un grand coup, son cœur sautant dans sa poitrine, son âme se remplissant à nouveau. Elle était là et il peinait à y croire. Il se pinça même pour être sûr de ne pas rêver.

Il lui prit la main, la caressant du pouce et la réchauffant dans la sienne, tremblant. Il fallait attendre qu'elle se réveille. Et quelle serait sa réaction ? Qu'allait-elle faire en le voyant ? Retirer sa main ? S'enfuir ? Non…sinon elle ne serait pas là…lui dire qu'elle l'aimait aussi ? Il aimerait tant que ce soit ça…mais elle n'avait pas réagit…elle n'avait rien exprimé lorsqu'il l'avait embrassée impulsivement. D'ailleurs…

Il ne résista pas. Se relevant lentement, il profita qu'elle dormait pour poser ses lèvres sur les siennes et l'embrasser passionnément, savourant, se retrouvant, se nourrissant. Il avait fermé les yeux et sa main avait quitté celle de Vaë pour se poser sur sa nuque, ne la relâchant qu'une demi-seconde pour qu'elle puisse encore respirer.

Lorsqu'il se détacha, il pria pour qu'elle ne bouge pas. Que cela ne l'ait pas réveillée. Parce que ce qu'il venait de faire était malvenu dans la situation. Parce qu'il profitait de son inconscience. Mais…il voulait emporter son goût sur ses lèvres pour le cas où elle n'était là que pour découvrir son monde avec lui pour guide et compagnon…juste guide et compagnon…

Meeko était couché devant la cheminée, se réchauffant également. Alors Liam s'adossa à la chaise et patienta, l'odeur de Vaë lui emplissant les narines, son goût posé sur ses lèvres. Vivement qu'elle se réveille…qu'il entende sa voix et se noie dans ses yeux…


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Vaënadiel Eira



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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Mar 20 Nov 2012 - 15:17

Surprise !

Morte de froid et de faim, Vaënadiel ne put se résoudre à garder les yeux ouverts, bien que sa tête lui dictait le contraire. De toute façon, elle n’était plus en mesure de se relever, car ses jambes étaient en compote et ne la porteraient plus nulle part avant qu’elle ne se repose convenablement. Ce retard lui ferait certainement perdre un temps considérable maintenant, mais elle n’en pouvait tout simplement plus. Le sommeil la gagna brusquement et sa tête se colla contre le ventre du cheval, bercé par sa respiration et sa chaleur.

Le lendemain matin, les nuages avaient disparu et avaient laissé place à un magnifique ciel aux couleurs chaudes alors que le soleil entamait son ascension. Les rayons entraient faiblement dans l’écurie, mais ce ne fut pas assez pour réveiller la jeune femme qui dormait encore d’un sommeil profond. En quelques jours, elle n’avait dormi qu’une heure et cette nuit complète seulement. Normal qu’elle dorme comme un loir, même dans un endroit qui empestait le cheval. Même ce coup reçu sur ses chevilles ne la réveilla pas le moins du monde ... Vaë n’avait conscience d’absolument rien en ce moment, ni même qu’elle se faisait transporter dans l’auberge où elle s’était arrêtée la veille. L’aubergiste l’avait reconnu, bien entendu, et fulminait en voyant l’un de ses clients la monter à l’étage. Il avait certainement eu pitié d’elle et voulu lui prêter main-forte.

Deux bonnes heures s’écoulèrent avant que la druidesse ne commence à bouger légèrement. Il faisait chaud tout d’un coup et elle sentait une surface moelleuse sous son corps et sa tête. Était-ce un lit ? Puis une douce caresse sur le dessus de sa main gauche... où ... était-elle ? Ses yeux s’ouvrirent avec difficulté. Sa vue était complètement brouillée et ne parvenait pas à réfléchir encore clairement. La seule chose qu’elle fut apte à voir était, une masse noire à ces côtés et elle sursauta, roula sur le lit pour tomber par terre lourdement.

‘‘ A-Aïe ... ‘‘ Échappa t’elle avant d’appercevoir Meeko devant le feu qui crépitait dans le foyer.

Ses yeux se posèrent sur une lame drôlement familière alors que sa vue s’ajustait. Elle resta un long moment, immobile à tenter de comprendre ce qui se passait et où elle était, avant d’étirer le cou par-dessus le matelas et voir ...

‘‘ LIAM ! ‘‘

De peine et misère, Vaë se dressa sur ses jambes tremblantes après s’être agrippé aux couvertures du lit et monta sur le matelas, marcha à quatre patte pour réduire la distance qui les séparait avant de lui sauter au cou, ne faisant pas attention à sa jambe. En fait, elle était tellement surprise et heureuse à la fois qu’elle l’avait littéralement oublié. La chaise se renversa vers l’arrière par le même fait, car elle avait entouré son cou de ses bras et avec son poids, et bien ... bang ! Celle-ci ricana légèrement et perdit son sourire pour se souvenir qu’il était certainement en train de se remettre de ses blessures.

‘‘ Oh non ! P-p-pardon ! Je ... je t’ai fait mal ?! ‘‘

Soudainement nerveuse, elle tourna avec frénésie les yeux vers sa jambe gauche puis vers son buste, cherchant quoi faire, mais il la rassura bien rapidement d’un doux sourire. Vaë soupira de soulagement, l’aida à se relever puis remit la chaise sur ses pattes. Maintenant qu’il était debout, la jeune femme put entourer sa taille de ses bras puis cacher son visage contre son torse en fermant les yeux. Pourtant, seulement trois... ou quatre jours, elle ne savait plus, s’étaient écoulés depuis qu’elle avait décidé de suivre son père en vue de retourner chez elle. Liam faisait partie intégrale de son esprit et elle ne comprenait toujours pas pourquoi il était aussi présent dans celui-ci. Son père lui avait bien dit qu’un jour elle comprendrait ... mais comprendre quoi ? Tout ce que Vaënadiel savait, c’est qu’elle avait maintenant des papillons dans l’estomac depuis le jour où il avait posé ses lèvres sous les siennes, mais que cela voulait-il montrer ? Oui ses parents faisaient de même à l’occasion, mais jamais elle n’avait eu la chance de leur en demander la signification.

Après un long moment, elle releva enfin la tête pour croiser son regard doré. Son oeil avait repris du mieux et était pratiquement ouvert maintenant. Tout ce qu’il restait, était cette équimose qui l’entourait et qui disparaîtrait d’ici quelques jours. Elle se sentit rougir soudainement et demanda :

‘‘ Est-ce que ... je ... est-ce que ... ‘‘

Elle n’arrivait même pas à faire une phrase complètement tellement elle se sentait nerveuse. Mais elle était si bien. C’était comme si le soleil recommençait à briller sur son âme. Poussant un profond soupir de découragement, Vaë colla son front contre le torse du jeune homme pour ainsi se dérober à son regard. C’est là qu’elle se rendit compte à quel point ses mains serraient sa chemise, car elle commençait à sentir un léger engourdissement.

‘‘ ... je peux t’accompagner ? Je ... ‘‘

Son coeur fit un bond qu’elle ne comprit pas, battant à un rythme irrégulier dans sa poitrine. Pourquoi est-ce qu’elle réagissait ainsi ? Est-ce qu’elle était malade ? Elle en avait même des chaleurs ... Pourtant, elle n’avait que cinq mots à dire et c’était si ... difficile !

‘‘ ... Je ... veux rester avec toi ‘‘

Eh non, elle s’enfouit le visage dans son torse pour tenter de se cacher encore plus. De gêne ou par timidité, là était la question.

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Dernière édition par Vaënadiel Eira le Mer 21 Nov 2012 - 1:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Mar 20 Nov 2012 - 20:47



Liam resta assis deux bonnes heures à la contempler jusqu'à ce qu'elle commence à bouger, émergent de sa torpeur. Cela devait lui avoir fait du bien, de dormir ainsi d'une traite. Parce qu'il se doutait qu'elle avait du courir pour combler son retard. Si c'était lui qu'elle cherchait. Peut-être voulait-elle fuir à nouveau son père pour une raison X ou Y.

Ses magnifiques yeux s'ouvrirent lentement, embrumés, et regardèrent autour d'eux jusqu'à ce qu'elle sursaute, tellement fort qu'elle fît un bond qui la propulsa à terre, de l'autre côté du lit. Liam se leva de moitié, ne sachant pas s'il devait y aller et entendit :

-A-Aïe ...

Il ne savait toujours pas s'il devait bouger ou autre lorsque sa tête surgit au-dessus du matelas et qu'elle le reconnut. Elle cria presque :

- LIAM !

Avant de se lever brusquement et de courir à quatre pattes sur le matelas et lui sauta littéralement dessus, ses bras lui encerclant le cou. Il fût surpris un instant par tant de joie mais ses mains ce refermèrent bien vite sur sa taille dans une étreinte qui signifiait tout. Elle appuyait et sur sa jambe et sur son buste, mais il s'en fichait éperdument. Elle était là, saine et sauve, le sourire aux lèvres…

Le poids de la jeune femme, entièrement porté sur lui, fît basculer la chaise et tous deux tombèrent à la renverse, tous deux riant par la suite. Son corps fût parcourut d'un frisson et d'une décharge électrique au contact de la jeune femme couchée sur lui. Mais elle perdit d'un coup son sourire. Était-elle gênée ?

-Oh non ! P-p-pardon ! Je ... je t’ai fait mal ?!

Ahh ! Ce n'était que "ça". Elle devenait nerveuse, ses yeux se portant sur sa jambe coincée sous elle, mais il la rassura d'un sourire. Non il n'avait pas mal et puis même, le simple fait qu'elle soit là, collée à lui, suffisait à les éloigner.
Elle soupira puis l'aida à se redresser, remettant la chaise bien en place. Dès qu'il fût debout, elle se colla à lui, entourant sa taille de ses bras. La tête de la jeune femme lui arrivait à peine à la poitrine, mais il la serra contre lui, profitant de son odeur, de sa présence, voulant la protéger maintenant et à jamais.

Quelques instants plus tard, elle redressa la tête vers lui, son regard d'eau plongeant dans le sien. Il la vit rougir alors qu'elle commençait :

- Est-ce que ... je ... est-ce que ...

Elle se tut, ne parvenant pas à poursuivre, baissant la tête pour la coller à son torse. Ses mains serraient sa chemise comme s'il allait la rejeter ou disparaître, et il la serra encore plus si possible pour bien lui montrer qu'elle n'avait aucune crainte à avoir. Jamais il ne la repousserait.

-... je peux t’accompagner ? Je ...

Elle fît une nouvelle pause, le cœur du jeune homme sautant de joie dans sa poitrine, sa nervosité revenant au triple galop.

-... Je ... veux rester avec toi.

La phrase résonna dans son esprit alors qu'elle gardait son visage collé à son torse. Elle voulait…rester avec lui ? Cela voulait-il dire que…? Peut-être ne savait-elle pas ce qu'elle avait, tout comme lui quelques jours auparavant ?
D'une main, il caressa son dos, de haut en bas, pour la rassurer. Mais aussi pour masquer ses tremblements. Il pencha la tête en avant, se collant sur la sienne, pour lui murmurer :

-Oui, bien sûr que tu peux…

Et là, ce fût lui qui commença à paniquer. Ses mots s'emmêlaient, il tentait de réfléchir posément pour former une phrase cohérente mais sa bouche en décida autrement :

-Je…jamais…ressenti…comme toi avec…ce que…ressens là…moi…

Il se tut, se maudissant et fermant les yeux. Elle avait relevé la tête, le regardant d'un air interrogateur.
Il se racla la gorge pour tenter de se rattraper :

-Je…désolé mais…je voulais dire que…jamais j'ai ressenti…pour quelqu'un…ce que je ressens quand tu es là…

C'était mieux et plus compréhensible. Il la serra contre lui, se calmant grâce à son odeur et sa chaleur, puis la fît s'asseoir sur le lit, allant chercher par la suite le plateau repas qui traînait toujours. Il vérifia que c'était encore assez chaud puis le déposa sur les genoux de Vaënadiel, retirant le tissu protecteur.

Il vit ses yeux s'agrandir devant la nourriture. Depuis combien de temps n'avait-elle pas mangé ? Elle hésita cependant pour commencer, regardant les couverts et les plats.

Il lui sourit, prit le couteau et la fourchette et les lui plaça entre les mains, positionnant ses doigts convenablement dessus. Ses mains étaient si douces…
Il lui montra les gestes à faire, prenant ses mains dans les siennes et lui faisant faire les mouvements tout en lui parlant puis la laissa faire d'elle-même. Elle eut du mal au début avec la viande, mais compris vite et ses yeux pétillèrent. Liam souriait à s'en décrocher la mâchoire, souriait comme jamais il n'avait sourit. Son petit soleil était de retour…sa rose…

Elle mangea avec entrain et il la laissa manger tranquillement, se sentant tellement mieux…Il l'aimait, ne voulait plus la quitter. Et elle voulait rester avec lui. Il voyait ses yeux briller comme des phares dans la nuit, comme des étoiles perdues dans l'immensité terrestre.

Lorsqu'elle eut finit elle posa le plateau sur la petite table et se tourna à moitié vers lui. Il la regarda puis murmura :

-Je…voulais encore m'excuser pour l'autre jour je…

Il baissa légèrement les yeux. Pour l'autre jour comme pour lorsqu'elle dormait. Même s'il ne regrettait pas l'avoir embrassée au cas où elle ne l'aimerait pas plus qu'en ami, il se devait de s'excuser. C'était la moindre des politesses.

-Je ne voulais pas que ton père se fâche…c'était…impulsif c'était…

Ses sentiments cognaient en lui, lui ordonnant de le faire. De se jeter à l'eau entièrement. De se mettre à nu là, tout de suite. De lui dire sans détour. Il réfléchissait, ne voulant pas, ayant peur de sa réaction, ayant peur de paraître ridicule, mais encore une fois sa bouche s'ouvrit d'elle-même :

-Je t'aime…

Il referma la bouche vivement, rougissant atrocement, ses mains tremblantes comme de beaux diables. Il n'osa à nouveau plus la regarder, ne voulant pas voir ce qu'elle pensait de lui dans son regard aqua. Il paniquait et attendait une quelconque réaction de sa part. N'importe quelle réaction…

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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Mer 21 Nov 2012 - 1:02

Leçon de vie

‘‘ Oui, bien sûr que tu peux… ‘‘

Ce murmure, sa tête contre la sienne, ce fut assez pour la faire sourire légèrement alors qu’elle fermait les yeux pour reprendre une respiration beaucoup plus régulière. Le mouvement de va-et-vient de sa main contre son dos la réchauffait et l’apaisait grandement, mais sous ses mains à elle, Vaë sentit que Liam se tendait. Ses paupières s’ouvrirent alors que le jeune homme poursuivit.

‘‘ Je…jamais…ressenti…comme toi avec…ce que…ressens là…moi… ‘‘

Quoi ? Mais qu’est-ce qu’il disait là ? Sa phrase n’avait aucun sens, à moins que ce ne soit elle qui ait entendu ce qu’il avait dit d’une drôle de manière. Vaënadiel releva alors les yeux, se demandant ce qu’il se passait. Arquant un seul sourcil, elle ne tarda pas à voir que le regard doré de son compagnon avait disparu. Sa mâchoire était crispée ... était-il nerveux ? Penchant légèrement la tête de côté, la druidesse attendit en silence pendant que celui-ci se raclait la gorge, tentant de retrouver ses moyens pour remettre de l’ordre dans ses précédentes paroles.

‘‘ Je…désolé, mais…je voulais dire que…jamais j’ai ressenti…pour quelqu’un…ce que je ressens quand tu es là… ‘‘

‘‘ Ah oui ? ‘‘ Demanda t’elle sans comprendre le moins du monde ce qu’il entendait par là.

Liam la serra davantage contre lui et ses muscles se décontractèrent par la suite. Son sourire revint par lui-même pendant qu’elle profitait de cette étreinte. Cependant, elle fut de courte durée, car le jeune homme l’incita à s’assoir sur le bord du lit lorsqu’il entendit son ventre hurler au meurtre. Gênée, Vaënadiel ne se pria pas et elle croisa les jambes pendant que son compagnon était allé chercher le plateau-repas qu’il posa sur ses genoux. Le tissu qui recouvrait la nourriture fut enlevé et ses yeux se rondirent aussitôt, la mangeant déjà des yeux. Ce qu’elle pouvait être affamée ! Avec sa course, elle n’avait pas pensé à manger ... ouais ... c’était assez stupide et elle se demandait comment elle avait fait pour tenir le cou. Ne pas manger signifiait la mort dans son esprit. La nourriture, c’était vital et elle aimait manger ... bref ... oui. Mais avant d’attaquer ce beau repas, la druidesse s’arrêta et hésita en regardant les ustensiles. Lequel devait-elle prendre déjà ? Elle ne se souvenait même plus de l’utilité de chacun. Elle soupira, bien entendu et leva les yeux vers Liam avec un regard incertain et appelant à l’aide. Comprenant qu’elle ne savait pas comment s’y prendre seule, le cavalier prit le couteau et la fourchette pour ensuite les mettre dans ses mains. Ses doigts bien positionnés sur les ustensiles, il lui montra les mouvements en tenant ses mains. Ce que ça pouvait être compliqué ! Pourquoi ne mangeaient-ils pas avec leurs mains ici ? Ils sauveraient une perte de temps considérable. Seule, Vaë tenta de répéter les gestes avec la viande et eut bien évidemment un peu de difficulté au début, mais finit par y arriver, à sa plus grande surprise. Telle une gamine, elle fit un sourire victorieux à Liam qui en faisait de même. Le reste de son repas passa dans son estomac avec satisfaction alors qu’elle faisait sans cesse des ‘‘ Hmmm ! ‘‘ en mâchant. N’ayant rien laissé, presque sur le point de lécher l’assiette, Vaë se leva sur ses genoux et traversa le matelas pour aller porter le plateau sur la table avant de revenir à l’endroit initial, assise sur ses talons. Là elle soupira en se frottant le ventre, tellement il était dilaté. À moitié tournée vers lui, la druidesse digérait et resta silencieuse alors que Liam murmura.

‘‘ Je…voulais encore m’excuser pour l’autre jour je… ‘‘

Pour l’autre jour ? Mais qu’avait-il fait l’autre jour ... ? Ah ! Il devait parler de la journée, de cette journée ... sans nul doute, car il baissa les yeux, visiblement gêné. Il confirma alors ses pensées.

‘‘ Je ne voulais pas que ton père se fâche…c’était…impulsif c’était… ‘‘

Puis il se tut aussitôt, n’ayant toujours pas relevé la tête pour lui faire face. Liam se tendait, était nerveux et elle le sentait plus que jamais. Le silence était devenu pesant et commençait même à la faire angoissée. Son père n’était pas fâché contre lui, seulement méfiant et c’était tout à fait normal. Sa petite fille, la seule qu’il avait, avec un pur étranger ... n’importe quel père aurait agi de la sorte. L’absence de parole s’éternisa et les deux seuls sons qui parvenaient à ses oreilles étaient le crépitement des flammes et la respiration, ou plutôt le ronflement, de Meeko devant celui-ci. Posant ses mains sur ses cuisses, Vaënadiel attendit, le coeur battant, ne sachant pas à quoi s’attendre, car elle sentait qu’il aurait autre chose à dire et ce fut le cas.

‘‘ Je t’aime… ‘‘

Ces mots lui firent l’effet d’une gifle. Surprise, malgré qu’il avait posé ses lèvres sur les siennes à la rivière, Vaë ne sut comment réagir. Fallait-il qu’elle pleure ou qu’elle rie? Était-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Et ... il l’aimait, mais dans quel sens ? Jamais elle n’avait connu ce sentiment hormis l’amour qu’ils se portaient entre membres d’une même famille, l’amour fraternel, maternel, paternel ... peu importe. Son cerveau réfléchissait à un rythme qu’elle ne put ralentir et cela l’étourdissait. Ah moins que ce ne soit dû au fait qu’elle avait mangé trop rapidement, car elle fut prise de crampe à l’estomac, qui la força d’ailleurs à coucher sa tête contre le matelas. Ses bras sur son ventre et son postérieur faiblement dans les airs, Vaë grimaça, à la surprise de Liam qui ne sut quoi penser et encore moins faire. Elle attendit que cela se calme et se rasseya sur ses talons comme si rien ne s’était passé, sauf que ses mains allèrent chercher une couette de cheveux, ses doigts glissant nerveusement dedans. Ses poumons laissèrent échapper un long et profond soupir alors qu’elle plongea son regard dans celui de l’homme qui avait partagé sa route depuis ces deux dernières semaines. Un faible sourire se dessina sur le coin de ses lèvres alors qu’elle cherchait quoi dire ... Elle ne savait pas ... et cela la découragea. La druidesse plongeait de nouveau dans l’inconnu, dans quelque chose qu’elle n’avait jamais connu et dont elle n’avait jamais demandé de réponse.

La jeune femme se frotta de nouveau le ventre et baissa la tête, se sentant rougir.

‘‘ J’ai des chatouillis dans l’estomac ... ‘‘ Dit-elle, nerveusement .

Non, mais comment pouvait-il l’aimer ? Ressentir ce genre de sentiment envers une personne qui ignorait tout du monde, qui venait littéralement d’un autre endroit où la culture et la manière de vivre différaient totalement ? Elle était inculte, naïve, faible et faisait des blagues complètement nulles. Il y avait certaines des femmes mieux qu’elle dans ce bas monde, car elle ne se sentait pas à la hauteur, ne lui arrivait pas à la cheville.

Son sourire s’estompa graduellement, alors qu’elle réfléchissait, négativait sur sa propre personne tout en regardant les draps plissés du lit. Elle implorait en silence le dieu de l’équinoxe de l’éclairer, mais elle n’eut aucune réponse sur la marche à suivre. Alors, Vaë se redressa de nouveau sur ses genoux et s’approcha de Liam pour se blottir contre lui, la mine dépitée. C’était si stupide de ne pas savoir quoi lui répond, de ne pas savoir ce qu’elle avait. Son coeur battait comme s’il voulait sortir de sa poitrine à chaque fois qu’elle sentait sa chaleur contre son corps. Elle ferma les yeux, soupirant profondément, et prit le bras droit du jeune homme pour le serrer contre elle. Ses jambes se plièrent contre le matelas et elle resta là, silencieuse, pendant qu’elle écoutait les battements d’un coeur qui n’était pas le sien. Après de longues minutes, Vaë se risqua à le questionner, se disant qu’il allait certaine se rire d’elle par la suite, mais elle voulait savoir...

‘‘ Comment fait-on pour le savoir ... ? ‘‘ Demanda t-elle alors, ne voulant pas se risquer à croiser son regard. ‘‘ Je veux dire ... je ne sais pas comment ça fonctionne tout ça et ... je ne sais pas vraiment ce que ça signifie lorsqu’une personne fait du bouche à bouche à une autre de manière conscience ... [XD] ‘‘
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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Mer 21 Nov 2012 - 18:27


Vaë écarquilla les yeux, comme si elle venait de recevoir une énorme gifle. Liam paniquait littéralement, se tordant les mains. Elle devait le trouver ridicule. Mais…c'était la vérité…il l'aimait. Il ne le niait pas. Il aimait tout chez elle et par-dessus tout son naturel. Cette façon qu'elle avait de prendre la vie comme elle venait sans se préoccuper du reste. Cette façon qu'elle avait de s'émerveiller sur les simples plaisirs de la nature. Cette façon qu'elle avait de devenir curieuse à chaque nouvelle découverte.
Il voulait la garder contre lui et la protéger contre tous les maux qui pouvaient exister. Et en parlant de maux, elle se coucha tête la première sur le lit, le dos courbé et une main sur le ventre en grimaçant. Qu'avait-elle ? Il se pencha légèrement, tentant de savoir s'il pouvait être utile, s'il pouvait faire quelque chose, cherchant quoi dire, mais il avait l'impression que s'il ouvrait la bouche il dirait à nouveau des bêtises qui la mettraient mal à l'aise.

Quelques instants passèrent ou il était persuadé que dès qu'elle serait prête elle partirait rejoindre son père et les siens, choquée par ce qu'il avait dit. Traumatisée en croyant faussement qu'il avait caché son jeu depuis le début. Mais elle se redressa, la mine en apparence détendue, mais ses mains vinrent agripper une mèche de ses magnifiques cheveux et joua avec par nervosité. Elle soupira et leva les yeux vers lui, plongeant son regard dans le sien. Ce n'était plus un regard qu'il avait en face de lui. C'était un océan. Un océan dans lequel il se noyait et se noierait à jamais s'il le pouvait.

Elle avait un petit sourire, semblant chercher ses mots et Liam patienta calmement, tentant encore de calmer son cœur et ses tremblements. Puis elle baissa la tête, rougissant légèrement pour dire :

- J’ai des chatouillis dans l’estomac ...

Des chatouillis ? Liam aussi en avait. Et c'était bien plus que des chatouillis. C'était une tempête qui se déchaînait en lui et qui se démultipliait à chaque fois qu'elle croisait son regard, qu'elle prononçait son nom, qu'elle se collait à lui, qu'elle soit là tout simplement.
Elle semblait réfléchir intensément, tête toujours baissée. Seuls les bruits du raton-laveur et du feu se faisaient entendre dans se silence pour le moins…pesant. Il n'aurait pas du lui dire. Il aurait du forcer sa bouche à rester fermée. Mais tout était allé trop vite, il n'avait pas eu le temps de réfléchir posément, son cœur manquant imploser par le contact de Vaë sur lui.

Soudain elle se redressa, sans l'ombre d'un sourire et alors qu'il pensait qu'elle allait se jeter sur la porte pour fuir et ne plus jamais le revoir, elle se rapprocha de lui et se blottit contre son torse. La joue de la jeune femme était collée à sa poitrine, dégageant une chaleur savoureuse. Elle entourait sa taille de ses bras mais lui, trop surpris, ne sut quoi faire. Ne sut s'il devait ou non lui rendre l'étreinte, de peur que ce fût la dernière qu'il aurait.

Il l'entendit soupirer et soudain une main douce agrippa son bras droit, le mettant autour d'elle lentement. Il se laissa faire et lorsqu'elle le relâcha, il serra de lui-même sa taille pour la coller encore plus à lui, comme s'il voulait qu'elle fasse partie intégrante de son corps comme elle faisait partie intégrale de son âme et de son cœur.
Elle s'affaissa lentement sur le matelas, ne le relâchant pas le moins du monde et Liam la sentit plus…calme. Plus sereine. Alors que lui était toujours en état de panique totale.

Le silence s'installa de longues minutes durant lesquels il profita de la chaleur de la jeune femme pleinement.

Et enfin sa voix de velours s'éleva :

-Comment fait-on pour le savoir ... ? ‘Je veux dire ... je ne sais pas comment ça fonctionne tout ça et ... je ne sais pas vraiment ce que ça signifie lorsqu’une personne fait du bouche à bouche à une autre de manière conscience ...

Il fronça légèrement les sourcils, ne s'étant pas du tout attendu à cela. Il commença à réfléchir pour lui…expliquer du mieux qu'il pouvait et pour qu'elle comprenne. Il…il ne savait pas plus ce que c'était…

Il la prit par les épaules et l'éloigna en douceur de lui pour la regarder dans les yeux. Il ne savait pas comment formuler tout sa…

-Il n'y a pas de façon de le savoir Vaë. Et…je ne sais pas non plus…comment tout ça marche je…

Il inspira un grand coup et pointa de son doigt le cœur de Vaë, sans pour autant toucher sa poitrine.

-C'est lui qui te le fais savoir. Laisse ton cœur parler. L'autre jour…c'est…c'est lui qui m'a guidé…c'est…ce sont des choses que l'on ne peut contrôler. Et lorsque deux personnes font du bouche à bouche comme tu dis, cela s'appelle s'embrasser. C'est la première façon de montrer à l'autre qu'on l'aime…

Il la regarda, plongeant dans son regard écarquilla, pétillant de curiosité. Il ne sut quoi faire par la suite. Il avait une folle envie de lui montrer ce que c'était et de l'embrasser mais…il n'osait plus.

Il devait la laisser digérer et démêler ce qu'elle avait. Il lui prit la main, la caressant du pouce.

-Vaë…je respecterais tous tes choix. Jusqu'au dernier. Sache-le. Même si tu ne ressens pas la même chose que moi…si jamais c'est le cas et que tu ne me considères que comme un ami ou un compagnon de route…je voudrais que tu restes tout de même avec moi. Parce que…c'est dur…sans toi…

Il ne lâcha pas sa main, bien au contraire, et resta plongé dans l'océan de son regard. Il la laissa réfléchir posément, relâchant sa main pour ne pas l'influencer ou obstruer son jugement.

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Vaënadiel Eira



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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Mer 21 Nov 2012 - 20:00

Apprentissage

La jeune femme avait fermé les paupières alors qu’elle écoutait paisiblement les battements de coeur de son compagnon de route, mais ceux-ci s’ouvrirent bien rapidement alors qu’elle sentait une pression contre ses épaules. On la recula et ses yeux aqua se levèrent pour croiser le regard brillant du jeune homme. Il semblait réfléchir et ses traits étaient rongés par une nervosité grandissante. Ses lèvres se mirent à bouger puis il dit, d’un timbre de voix plutôt bas :

‘‘ Il n'y a pas de façon de le savoir Vaë. Et…je ne sais pas non plus…comment tout ça marche je… ‘‘

Le buste de Liam se souleva alors qu’il inspirait et sa main gauche quitta son épaule pour former un point où seul un doigt la pointait. Vaënadiel baissa alors les yeux instinctivement en cette direction. Il ne désignait pas n’importe quoi, mais l’emplacement où se trouvait l’organe permettant à n’importe quel être vivant de vivre.

‘‘ C'est lui qui te le fait savoir. Laisse ton cœur parler. L'autre jour…c'est…c'est lui qui m'a guidé…c'est…ce sont des choses que l'on ne peut contrôler. Et lorsque deux personnes font du bouche à bouche comme tu dis, cela s'appelle s'embrasser. C'est la première façon de montrer à l'autre qu'on l'aime… ‘‘

Maintenant, elle comprenait mieux et un sourire en coin timide se dessina sur le coin de ses lèvres. Elle repensait à ses parents qui ne se le montraient qu’une fois dans temps à autre, mais c’était dans leur regard que tout ce passait. Comme ... dans celui de Liam en ce moment. Puis elle grimaça pour elle-même en se souvenant du soir où elle avait fui sa tribu, après que Dryell eut tenté une première approche pour le moins ... physique. Il avait voulu l’embrasser, mais elle lui avait mordu solidement la lèvre inférieure. Replongeant son regard dans le sien, Vaë essayait d’assembler toutes les pièces et n’y parvenait pas. Son esprit était encore trop épuisé pour qu’elle arrive à réfléchir clairement. Un court silence s’installa entre eux alors qu’elle baissa les yeux vers la main chaude de Liam, qui la caressait doucement du bout de son pouce. Un frisson traversa de nouveau son échine et elle ferma les yeux un instant, écoutant la voix du jeune homme s’écouler dans l’air comme la rivière le faisait dans son lit.

‘‘ Vaë…je respecterais tous tes choix. Jusqu'au dernier. Sache-le. Même si tu ne ressens pas la même chose que moi…si jamais c'est le cas et que tu ne me considères que comme un ami ou un compagnon de route…, je voudrais que tu restes tout de même avec moi. Parce que…c'est dur…sans toi… ‘‘

Ces derniers mots l’avaient émue, secouée, littéralement ... Pourquoi... ? Qu’est-ce que sa présence lui apportait ? Elle s’émerveillait d’un rien et ne connaissait rien de ce monde. Était-ce ... pour ça ? Son regard azur se fondit alors dans le sien alors qu’elle tentait toujours de trouver des réponses à ses questions. Sa gorge se serrait sans cesse et son estomac faisait des siennes. Comme s’il y avait des milliers de papillons à l’intérieur. La druidesse était certaine d’avoir attrapé un mal quelconque, qu’elle était malade, ne sachant aucunement la réelle cause de l’état dans lequel elle se trouvait. Le considérait-elle seulement comme un ami ? Jamais elle ne s’était posé la question, ne voulant que profiter des instants passés avec lui, peu importe le temps ou la circonstance. Sa présence lui apportait quelque chose ... ça, elle s’en était rendu compte durant le chemin de retour alors que seul son père se trouvait à ses côtés. Étrangement, elle trouvait la vie bien monotone sans lui et son sourire se faisait moins présent. Liam la faisait sentir importante même lorsqu’elle trébuchait ou racontait ses blagues stupides sans une once d’humour. Il lui souriait toujours ...

Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres pâles. Un sourire exprimant toute sa douceur.

‘‘ Tu es certain que tu le veux réellement ? Parce que je n’ai quand même pas fait tout ce trajet aux pas de course pour me faire dire de partir. Que tu les veuilles ou non, je te collerai aux talons jusqu’à ce que tu me jettes du haut d’une chute! ‘‘

La jeune femme ricana légèrement puis inspira profondément en voyant que le sourire revenait sur le visage de son compagnon.

‘‘ Tu sais ... j’aurais aimé te rencontrer avant, mais il a fallu que je fuis pour découvrir ce qui m’attendait. J’avais une peur bleue de quitter les montagnes et je l’ai fait à contrecoeur ce soir-là. Cependant, je ne regrette rien aujourd’hui et je ne souhaite pas y retourner non plus. J’ai ... seulement peur d’entrer dans l’une de ces grosses villes dont tu m’as parlé. Y a-t-il au moins des arbres là bas ? ‘‘ Demanda t’elle avec curiosité.

Par contre, Vaë eut une idée saugrenue lui traversant l’esprit et qui n’avait aucun lien avec ce qu’elle venait tout juste de dire. Elle revenait tout simplement derrière, repassant dans sa tête ce qui s’était passé depuis son réveil. Ses sourcils se froncèrent puis son visage laissa place à une expression remplie de curiosité. La druidesse s’asseya de nouveau sur ses talons, permettant maintenant à son visage d’être au même niveau que celui de Liam qui la regardait étrangement. Peut-être se demandait-il ce qu’il se passait ?

‘‘ Ne bouge pas ... je veux... essayer quelque chose. ‘‘ Dit-elle simplement.

Sur ses genoux, Vaë s’avança vers le cavalier et posa rapidement ses mains sur les joues de celui-ci. Ses yeux aqua se noyèrent un moment dans ces petits soleils et son visage s’approcha du sien de manière à ce qu’elle pose par elle-même ses lèvres sur les siennes. Ce fut son intuition qui la guida dans cette manoeuvre, et non sa tête pour une fois. Il fut bref, mais la jeune femme s’était à peine reculé de Liam, leurs bouches s’effleurant alors que leur souffle se faisait un peu plus court. Les yeux mi clos, Vaë regardait le visage de l’homme et hésita un court moment avant de recommencer. Ce ... n’était pas désagréable au contraire.

Son rythme cardiaque s’intensifiait alors les bras de Liam l’entourait pour l’approcher davantage d’elle, ne voulant plus la lâcher. Après quelques longues minutes, ils mirent fin à son essai , Vaënadiel offrait un doux sourire au jeune homme, flattant ses cheveux.

‘‘ Dis ... tu peux me montrer comment le machin blanc fonctionne ? Je ... ne m’en souviens plus ‘‘

Honteuse, Vaë ricana par nervosité et Liam fit de même alors qu’elle se détachait de lui, lui suivant lorsqu’il se leva. Poussant le paravent, il s’agenouilla et la druidesse regarda par-dessus son épaule alors que l’eau s’écoulait dans un bruit ressemblant à celui des chutes. Le savon forma des bulles lorsqu’il en mit et elle tapa dans ses mains. Lorsque la baignoire fut remplie, Liam tira le paravent et la laissa se dévêtir alors qu’elle se glissait dans l’eau chaude pour enfin se nettoyer. La tresse qui entourait sa tête fut défaite et elle laissa ses cheveux tomber pour ensuite plonger sa tête sous l’eau, une tonne de mousse sur la tête qui lui faisait office de chapeau. Elle chantonnait, lavant ses pieds lorsque son fessier glissa dans le fond, provoquant un mini tsunami qui éclaboussa le plancher. Vaë elle, sortit sa tête de l’eau en toussotant à cause de cette eau qu’elle venait d’avaler.

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Liam Kreiss



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MessageSujet: Re: L'inconnu [PV. Liam]   Mer 21 Nov 2012 - 21:20



Liam vit le sourire se dessiner sur les lèvres de la jeune femme. Un sourire doux, qui le fît se sentir flotter sur de petits nuages…

-Tu es certain que tu le veux réellement ? Parce que je n’ai quand même pas fait tout ce trajet aux pas de course pour me faire dire de partir. Que tu les veuilles ou non, je te collerai aux talons jusqu’à ce que tu me jettes du haut d’une chute!

Elle ricana et il se prit à sourire, rassuré à un point tel que son cœur manqua un battement avant de reprendre sa course. Elle inspira avant de reprendre :

-Tu sais ... j’aurais aimé te rencontrer avant, mais il a fallu que je fuis pour découvrir ce qui m’attendait. J’avais une peur bleue de quitter les montagnes et je l’ai fait à contrecoeur ce soir-là. Cependant, je ne regrette rien aujourd’hui et je ne souhaite pas y retourner non plus. J’ai ... seulement peur d’entrer dans l’une de ces grosses villes dont tu m’as parlé. Y a-t-il au moins des arbres là bas ?

C'était normal d'avoir peur de partir. D'aller dans un endroit totalement inconnu de soi. Lui-même avait eu peur en partant de chez lui, deux ans avant. Il avait eu horriblement peur de ne pas savoir se débrouiller tout seul. Mais au final, il ne regrettait pas d'être partit.

Il voulut lui répondre, la rassurer en lui disant que oui, il y avait des arbres, même dans les grandes villes. Il y avait toujours des arbres. Sinon, comment les gens pourraient-ils se recueillir ou trouver une sorte de paix intérieure ?
Mais il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche. Elle se redressait sur ses genoux, son visage arrivant à sa hauteur. Que faisait-elle ? Il ne savait pas mais la laissait faire, patient.

-Ne bouge pas ... je veux... essayer quelque chose.

Son visage se rapprocha alors du sien tandis que les mains de la jeune femme se faufilaient sur ses joues. Il déglutit, son cœur accélérant, des frissons le parcourant de part en part au contact de ses douces mains sur sa peau.
Ils se regardèrent encore un instant dans les yeux, chacun y voyant tous les sentiments de l'autre, puis elle s'avança davantage, jusqu'à ce que ces lèvres touchent les siennes. Son cœur se calma d'un coup alors qu'elle l'embrassait. Un baiser court, mais venant d'elle c'était…magique. Elle s'était à peine reculée de lui, leurs souffles devenus rapides par tant d'émotions d'un coup.

Elle le regarda, les yeux à moitié fermés avant de retenter son expérience. Leurs lèvres furent à nouveau scellées ensemble et Liam entoura la taille de sa rose de son bras, la serrant contre lui, sentant son corps réagir, son cœur palpiter comme un diable dans sa poitrine et n'ayant plus du tout envie de la relâcher.
De longues minutes s'écoulèrent ainsi, leurs bouches liées, leurs langues se retrouvant, eux-mêmes étant plus détendus. Comme une barrière qui s'était évaporée par ce simple "essai".

Elle se détacha lentement de lui et il se mordit la lèvre, se rendant à peine compte qu'il n'avait pas rêvé. Que c'était bien la réalité. Elle lui sourit, jouant avec ses cheveux avant de dire :

-Dis ... tu peux me montrer comment le machin blanc fonctionne ? Je ... ne m’en souviens plus …

Ils ricanèrent et elle se détacha complètement de lui alors qu'il se redressait pour la guider jusque devant le paravent qu'il poussa de côté, dévoilant la baignoire.
Il s'agenouilla pour tourner les manivelles, sentant le regard de Vaë par-dessus son épaule. L'eau s'écoula lentement, remplissant la cuve petit à petit. Il rajouta le savon qui ne tarda pas à former des bulles et de la mousse à la surface du liquide et Vaë tapa dans ses mains, curieuse et heureuse sans doute. Lorsque la baignoire fût prête, il se releva et ajouta :

-Prend ton temps. Et…oui il y a des arbres dans les villes.

Il lui sourit et s'éloigna, tirant le paravent pour la camoufler. En attendant qu'elle se savonne, il prit le plateau vide et le posa à l'extérieur pour la personne qui allait le rechercher, puis retourna près de la fenêtre, collant son front à la vitre froide. Qu'est-ce qu'il pouvait avoir chaud…il ferma les yeux, souriant béatement. Elle…elle restait et...éprouvait la même chose elle…enfin…ils étaient dans le même bateau, ne connaissant rien en la matière et découvrant tout au fur et à mesure. Mais une chose était sûre, jamais il ne la brusquerait. Jamais il n'irait plus vite que ce qu'elle voulait. Elle prendrait son temps et il suivrait le rythme. Et puis, il fallait l'avouer, il ne savait pas du tout comment agir avec une femme…il ne savait pas comment faire, en avait peur tout comme il avait peur de lui faire mal, même inconsciemment et involontairement, peur de ne pas être à la hauteur et de tout gâcher…

Soudain, un bruit d'eau se fît entendre. Un bruit inhabituel. Liam sursauta, paniquant. S'était-elle cognée ? Si oui il fallait qu'il aille voir, pour s'assurer qu'elle n'avait rien et ne se noyait pas.

Il marcha rapidement jusqu'au paravent et observa le sol ou de l'eau s'écoulait de dessous le paravent, se glissant sous ses pieds. Inquiet, il mit de côté sa gêne et poussa l'objet qui cachait sa rose. Et quel ne fût pas son soulagement lorsqu'il la vit cracher de l'eau par la bouche, les cheveux cachant à moitié son visage et la mousse couvrant suffisamment la surface de l'eau pour qu'il ne voie rien. Juste une infime partie de sa poitrine mais il garda ses yeux sur le visage de la jeune femme qui prenait conscience qu'il était là.

Elle écarquilla les yeux, tentant de se cacher de ses mains. Et en pivotant, il put admirer son tatouage, qui lui allait si bien…

-Je…désolé mais j'ai eu peur que tu te sois fait mal et je voulais…je voulais être sûr que tout allait bien.

Il lui sourit, gêné et lui tourna le dos, remettant le paravent en place pour qu'elle finisse de se laver. Elle était si belle…son cœur tambourinait dans sa poitrine et il retourna s'asseoir sur le lit, l'attendant patiemment. Il entendit ses bruits de pas lorsqu'elle sortit de la baignoire, l'entendit se sécher. Et d'un coup elle était là, à côtés de lui, sourire aux lèvres, amenant avec elle une odeur de savon en plus de son odeur naturelle qui était déjà savoureuse.

Il lui sourit, oubliant sa gêne devant le pétillement de son regard aqua. Lentement, il leva sa main et la déposa sur la nuque de Vaë.

Celle-ci s'apprêtait à parler, se demandant peut-être ce qu'il faisait, mais son index de son autre main se déposa sur ses lèvres et il murmura :

-Chut…ne dis rien…laisse-toi aller…ensemble…

Il ferma les yeux et combla la distance entre leurs visages et laissa son instinct parler et s'écouler dans un baiser doux et tendre. Cette fois, elle savoura tout comme lui et il la serra contre lui fortement.
Leur baiser s'intensifiait et d'un coup il bascula, l'allongeant sur le lit et lui au-dessus. Il la sentit se tendre aussitôt et il libéra sa bouche pour lui murmurer et la rassurer :

-Ne t'inquiètes pas…je ne vais rien faire…je ne veux pas te brusquer et tu prends ton temps. D'accord ?

Il attendit qu'elle comprenne et qu'elle hoche de la tête avant de l'embrasser à nouveau, gardant ses mains sur l'oreiller, à côté de chacune de ses épaules. Il ne voulait pas l'effrayer ni rien. Juste profiter de sa présence près de lui, de sa bouche sur la sienne et de son odeur qui l'envoûtait…

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