''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Nom de Dieu ... [PV Thran Dougal]

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Hitori Yamâme



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MessageSujet: Nom de Dieu ... [PV Thran Dougal]   Lun 19 Nov 2012 - 17:05

Bon. Neuvième jour de test. Le but poursuivi est toujours de déclencher les mécanismes de la Fontaine de Vision pour pouvoir mater Malthilda sous la douche. Pour ce faire, je dois trouver le bon flux magique et l'appliquer correctement sur les runes qui parcourent le cadre du petit miroir. Oui, la Fontaine de Vision, c'est un miroir. Me demandez pas pourquoi, je sais pas et là c'est pas mon problème. On récapitule : le feu, ça marche pas, l'eau non plus, pas plus que le vent, ni la terre. Une explosion, ça risque de m'attirer plus d'ennuis encore, la foudre ça fait juste plein de lumières inutiles, et les cristaux me claquent dans les doigts. Me reste plus qu'à tenter les combinaisons.

Je jette un dernier regard à l'artefact avant de continuer les essais. Je ne comprends toujours pas mieux les glyphes qui l'ornent, les la plupart des pierres qui y sont enchâssées sont décoratives. Toutefois, une gemme noire que je n'ai pas identifiée encore semble être la source d'énergie de l'ouvrage, et c'est elle que visent mes tests. Bon, allons-y.

Je commence par chausser mes lunettes. Pour la magie délicate, c'est quand même important de voir c'que je fais. Et la leçon sur les combinaisons élémentaires était vachement compliqué. On commence par fabriquer un cristal, mais lennnntment. Là, je rajoute un peu de foudre en bille pour éviter que le cristal fasse une surcharge devant la Fontaine. Comme ça s'appelle Fontaine, je vais mélanger la foudre avec de l'eau … Voilààà. Et maintenant, pour bien mélanger, il faut une petite secousse … Un sort de sous-explosion devrait faire l'affaire … oh putain, là ça devrait marcher, je vais me rincer l’œil mais d'une force !

BBBLLLAAAMMM !!!

Je tousse. Sous le coup de l'excitation (c'est le mot … oh ça va, rigolez pas!), j'ai un peu trop chargé le sort d'explosion. Résultat : ben une explosion, quoi. La foudre mêlée d'eau a fusé sur la Fontaine de Vision, ça a fait encore plein de couleurs et … Attends un peu … Oh trop fort ! Y a une anomalie magique là ! Peut-être que la Fontaine est finalement activée et que …

Hitori – AAAAAAAAHHHH !!!!

(En tout premier lieu, j'aimerais que l'on s'attarde sur mon lyrisme renversant …). Là, je crois que je me suis bien mis dans les ennuis. Parce que ce que je vois, ça n'a rien à voir avec les douches des vestiaires des filles. Un ciel rouge, un paysage glauque à crever … Et un mec très louche qui marche vers moi ! Bon, on se calme, c'est juste une vision de … Oh. Oh non. Non, non, non non non !

La Fontaine de Vision est fêlée. Cassée, pétée, foutue, HS ! Et ça c'est que pour le verre : la pierre qui servait visiblement de source est carrément en miettes, c'en est même presque de la poussière ! Je vais me faire tuer par les profs ! Attends une seconde … Si la Fontaine est foutue, ce truc là … c'est pas juste une vision ? Je ramasse mes lunettes pour regarder, alors que le mec bizarre continue d'avancer. Et là, vous pouvez même pas imaginer. Ce truc … c'est vraiment pas cool. Les flux corrompus sont carrément affolés dans le cadre, et ils le traversent. Ce truc est vraiment pas normal. Je recule précipitamment, et je me cache derrière un bureau surchargé de bouquins. C'est une putain de porte ! Mais vers quoi ? Y a vraiment un truc comme ça quelque part dans le monde ? Papa ne m'a jamais parlé d'un endroit aussi effrayant... J'entends deux bruits. Les pieds chaussés du mec viennent de toucher le sol … le sol de la tour ! Un gros appel d'air, un bruit de bulle qui éclate. Je risque un coup d’œil discret : l'anomalie a disparue, et les flux malsains sont en train de se dissiper. Mais le mec est toujours là, et il m'inspire moyen moyen étant donné les armes qu'il trimballe avec lui.

Je me mord les lèvres. Là, je vais avoir de vrais ennuis. Promis, si je m'en sort, je fais plus aucun essai non autorisé sur le matériel magique pendant au moins une semaine … Alors que je commence à réfléchir à une façon de me sortir de ce guêpier, je sens un regard peser sur ma nuque : soit je suis parano, soit le mec louche est juste derrière moi … Pas cool …


Dernière édition par Hitori Yamâme le Dim 25 Nov 2012 - 0:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nom de Dieu ... [PV Thran Dougal]   Lun 19 Nov 2012 - 19:10

Poussière, désolation tel était le Vein, une terre des plus inhospitalière aux yeux des faibles, mais pour les créatures de mon espèce rien n'était plus agréable que de se délecter de ce tumulte d'énergie noire. Colère, peine, haine, désespoir, toutes ces émotions étaient nées dans le Vein et c'était ce qu'inspirait ma terre natale aux rares mortels qui purent poser leurs yeux dessus.C'était sous cet éternel soleil orangé que j'avançais sans réellement savoir où j'allais, me laissant uniquement guider par ma soif de pouvoir et de connaissance, mes cheveux argentés balayés par des rafales de vent des plus brutales qui, en se heurtant aux rochers déchirés semblaient pousser un cri de rage.

"Il n'y a rien pour toi ici, tu le sais bien."

Je ne pris pas le temps de répondre, me laissant simplement choir sur mon postérieur, observant la lente chute de l'orbe désormais rougeâtre qui déversait ses rayons malsains dans la plaine. Je fermais les yeux, immobile et me laissait aller à une transe réparatrice. Mon corps absorbant une partie de cette énergie incontrôlable pour supprimer l'effet de la fatigue.Une perturbation magique vint soudainement mettre fin à ma méditation, je me redressais rapidement observant d'un oeil méfiant le phénomène qui s'opérait devant mes yeux. Le trop plein d'énergie dégagé par ce puissant maelström me força à reculer de peur de voir ma propre force vitale absorbée pour nourrir la formation.

"Un portail. Une créature d'un autre monde tente d'entrer en contact avec le Vein... Pauvre fou."

Il fallait-être puissant pour matérialiser un portail vers le Vein, ou bien en être originaire, dans les deux cas la perspective d'un combat s'offrait à moi et réussi à chasser temporairement toute trace de mélancolie dans mon esprit. Le portail se stabilisa enfin et la brèche s'ouvrit dévoilant une salle aux murs de pierre et à la décoration des plus sobre...J'observais l'humain qui me faisait face derrière la brèche et pu lire la peur dans ses yeux. D'une démarche lente j'avançais en sa direction, conscient que l'existence des démons restait, aux yeux de certains humains, une fable des plus grotesque. Ainsi je pénétrais à l'intérieur du portail, traversant ce courant d'énergie pure et incontrôlable qu'avait engendré l'humain désormais caché. Dans un bruit d'air le portail se refermât derrière moi laissant disparaitre le Vein qui m'était familier pour une terre encore inconnue de mes yeux de démon.Comme j'avais pu l'observer de l'autre côté du portail, la pièce était essentiellement faite d'une roche froide et lisse, la décoration des plus sobres laissait entendre que la pièce rectangulaire pouvait servir de chambre d'étude. Où étais-je tombé ? Fermant les yeux un instant je laissais mes sens s'ouvrir à ce monde inconnu et perçut ainsi l'énergie de puissant magiciens. Une plus faible, ou plutôt, pas encore totalement maîtrisée attira mon attention, c'était celle que dégageait l'humain, il était jeune, trop jeune pour représenter une réelle menace.D'un mouvement souple je dégageais mon sabre de l'étau qui l'enfermait, tranchant en deux le bureau sous lequel provenait une faible respiration, tout en faisant attention de ne pas tuer l'être qui s'était réfugié dessous. Dans un bruit sourd le meuble massif chuta au sol en deux parties bien distinctes révélant la silhouette de l'être humain.

"Que me veux-tu ?"

Cette phrase sonnait comme une menace et l'écho de ma voix se réverbérât sur les murs de pierre qui semblait isoler plus que convenablement le bruit. En observant plus attentivement la pièce je découvris les signes d'une explosion trahissant l'erreur commise par l'apprentie magicien qui semblait avoir involontairement engendré un portail reliant le Vein et ce monde.

J'avais rengainé ma lame maudite et sans attendre une réponse du faible humain je pris la direction de la porte, bien décidé à trouver un être capable de me mettre à mal lors d'un affrontement.

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MessageSujet: Re: Nom de Dieu ... [PV Thran Dougal]   Lun 19 Nov 2012 - 21:43

Le regard se transforma en chaos, quand le bureau céda sous l'assaut précis et rapide d'une lame d'acier. Enfin, autant que je pus en juger … Il se sépara en deux parties. Je parle du bureau, bien sûr …

Thran – Que me veux-tu ?

Heu ? Comment ça qu'est-ce que je lui veux ? Heu … Casse-toi et rentre chez toi ? Je retins ma langue de justesse, la netteté de la coupure du bureau me remémorant que je me trouvais face à un mec doté de gros couteaux. Je cherchais un moyen de le renvoyer là-bas quand il commença à avancer vers la porte. Je me jetai entre lui et l'huis, barrant la route à l'épéiste chevronné. Je fouillais dans mes maigres connaissances, cherchant un moyen de le persuader de rester ici.

Hitori – Je … Vous ne pouvez pas sortir ! Parce que heu … Vous … vous devez m'obéir ! Je vous ai permis de venir hein ? Vous me devez une faveur, non ?

Bon, ça ne venait visiblement pas d'Ici (au sens LARGE), donc je me référais aux cours de démonologie. On ne voyais que la question des contrats, pas les méthodes d'invocation bien sûr, mais normalement le démon (ou quoi que ce soit) devait une faveur à celui qui l'avait attiré dans ce monde. Je comptais là-dessus pour l'empêcher de faire subir à la tour toute entière le sort de la pièce dans laquelle je me trouvais. Avec un peu de chance, je pourrais même tout mettre sur son dos et me faire passer pour un héros une fois qu'il serait reparti. Pour l'instant, il fallait absolument le mettre hors de vue de mes professeurs. Autrement dit, le faire sortir … mais discrètement, et sans semer des morceaux de reliques partout.

Théo devrait pouvoir m'aider à cacher ce monstre : il était un peu plus vieux que moi, et ses mains agiles n'avaient pas leur pareil pour délester les passants de leurs bourses. Il lui arrivait, contre une grosse somme d'argent, de délester d'autres sortes de bourses … Je ne m'étendrais pas sur le sujet car je ne lui avais jamais demandé de précision, et pour être honnête je n'en voulais pas. En attendant, il connaissait tous les recoins de Beolan et saurait comment cacher cet être le temps que je trouve comment le renvoyer là-bas. Mais pour ça, je devais d'abord le faire sortir.

Il semblait réceptif à mes arguments. J'avais juste intérêt à être convaincant … un coup d’œil vers le bureau me le rappela. Oh putain de bordel, ça ça va plus loin qu'une explosion qui rebrousse les poils d'un tapis de valeur … un plan s'échafaudait rapidement dans mon esprit, mais la première chose à faire s'était de le faire sortir d'ici.

Hitori – écoute heu … suis-moi, je dois t'emmener dans un endroit calme le temps de trouver une solution … essaie d'être discret, d'accord ? Je sais pas exactement ce que tu es, mais je tiens à éviter les ennuis s'ils sont inutiles.

Avisant ses armes et son air belliqueux (ou alors c'était juste une impression), je me dis qu'une bonne raison supplémentaire serait pas de trop. Fouillant rapidement dans mon esprit, je trouvais une raison pour lui de rester. C'était honteux, ça me faisait risquer ma vie (je ne doutais pas qu'il m'en voudrait à mort en découvrant la supercherie), mais ça devrait le tenir tranquille le temps nécessaire, et je trouverais bien le moyen de lui échapper d'ici là.

Hitori – Et si je te promet de te faire combattre une hydre avant de te renvoyer chez toi ? Tu accepterais de faire ce que je te demande en attendant ?

Mentalement, j'étais en train de réfléchir au chemin le plus discret … autant que mon sens de l'orientation déplorable me le permettait. Pourvu que Théo soit à sa planque aujourd'hui …
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Thran Dougal



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MessageSujet: Re: Nom de Dieu ... [PV Thran Dougal]   Lun 19 Nov 2012 - 23:00

Hitori - Je ... Vous ne pouvez pas sortir ! Parce que heu ... Vous ... vous devez m'obéir ! Je vous ai permis de venir hein ? Vous me devez une faveur, non ?


Je m'arrêtais net à l'instant où ces paroles furent prononcées, mon corps vibrant d'une soudaine pulsion meurtrière. Mon regard d'acier vint se planter dans celui de l'homme qui se mettait en travers de ma destiné, lentement ma main vint trouver repos sur la garde d'Utopia ma lame maudite prête à trancher en deux la chair de ce pauvre mortel. Cependant, quelque chose m'empêcha de mettre fin à sa pitoyable existence, non, je n'étais pas un de ces démons que l'on peut lier par un pacte, bien au contraire, mais je ne pouvais fermer les yeux sur le fait qu'il m'avait permis, bien que cela soit contre son gré, de me glisser dans ce monde.

Thran - Humain, ne va pas croire que toi et moi sommes liés par un pacte. Je te laisse la vie sauve pour une seule et bonne raison, tu es trop faible pour que ton sang souille ma lame et en m'offrant l'accès à ton monde tu me permets de partir à la recherche de ma réponse.
Mon visage restait de marbre, ne transpirant aucune émotion, car à vrai dire je n'en avais pas.


Thran - Ta race ne connait pas la mienne et pourtant, mon monde et à l'origine du tiens. Sache que je suis un Seïrdan et qu'en m'invoquant, tu t'es déjà attiré bien plus d'ennuis que tu ne peux l'imaginer.
Mes muscles se relâchèrent et ma main vint retrouver sa place sur mon côté. Mes yeux devinrent vitreux l'espace d'un instant, comme perdu dans le lointain.


Utopia - Tu auras à affronter de nombreuses épreuves pour survivre dans ce monde qui n'est pas le tiens. Mais sache une chose, les habitants de ce monde ne sont pas les seules à fouler ce sol.

Je revins à moi-même, conscient que hors de ces portes se trouvait un monde aux possibilités infinies. Il ne me restait plus qu'à sortir et à tuer tous ceux qui se mettraient entre moi et ma quête, mais l'homme semblait vouloir éviter d'ébruiter ma présence, mon honneur me dictait de respecter ce désir. J'écoutais ces propos qui attirèrent mon attention.

Thran - Soit, j'accepte de te suivre, mais ne te fais pas d'illusions humain, je ne retournerais pas dans mon monde. Contrairement à la tienne, la magie coule dans mes veines. Ce que tu as fait par accident est un talent naturel pour les miens. Ainsi, je ne retournerais pas dans mon monde, du moins, pas pour le moment. Tu vas me sortir d'ici puis me conduire à cette hydre.

L'intonation de ma voix restait ferme et sèche et laissait entendre qu'il était impossible de me faire changer d'avis. J'écartais l'humain de la porte d'un mouvement du bras et ouvrit cette dernière silencieusement.
Thran - Ne t'inquiète pas, personne n'aura vent de ma présence. Et si par malheur quelqu'un nous repère, il n'aura jamais l'occasion de raconter quoi que ce soit.


Sur cette phrase pleine de sous-entendus je pénétrais dans les sombres couloirs de la tour pour finalement m'immobiliser une vingtaine de mètres plus loin. Mes sens aiguisés me permirent de remarquer la présence de plusieurs hommes dans la tour, tous en mouvement et donc susceptible de nous repérer. De plus, l'architecture de la construction m'était totalement inconnue et, à en voir la tête de l'humain, il n'était pas plus renseigné que moi.

J'observais une de ces étranges fenêtres condamnées qui agrémentaient cet interminable corridor. Sans plus d'hésitation je tranchais les barreaux qui chutèrent au sol bruyamment.

Thran - Suis moi.

Me pliant pour passer dans l'interstice je m'élançais dans l'obscurité sans prêter la moindre attention au sol qui se rapprochait dangereusement, conscient que ma résistance naturelle me permettrait d'encaisser le choc de la chute, ce qui n'était peut-être pas le cas de l'humain...
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MessageSujet: Re: Nom de Dieu ... [PV Thran Dougal]   Mar 20 Nov 2012 - 9:00

Thran - Ta race ne connait pas la mienne et pourtant, mon monde et à l'origine du tiens. Sache que je suis un Seïrdan et qu'en m'invoquant, tu t'es déjà attiré bien plus d'ennuis que tu ne peux l'imaginer.

Un quoi ? Et son monde serait à l'origine du mien ? Son monde, le truc envahi de flux corrompus ? Soit c'est une mauvaise blague, soit c'est une nouvelle piste pour ce qui est de mes tests magiques. Ça impliquerait que la magie « noire » serait la base, à partir de là il faudrait trouver le facteur purifiant pour que … Non mais c'est pas le moment de réfléchir à la théorie magique, purée ! Il a dit quoi ? « Tu t'es déjà attiré plus d'ennuis que tu ne peux l'imaginer ». J'ai une imagination fertile, et pourtant, bizarrement je ne doute pas de ses paroles un seul instant : oui, j'ai de gros, GROS ennuis.

Thran - Soit, j'accepte de te suivre, mais ne te fais pas d'illusions humain, je ne retournerais pas dans mon monde. Contrairement à la tienne, la magie coule dans mes veines. Ce que tu as fait par accident est un talent naturel pour les miens. Ainsi, je ne retournerais pas dans mon monde, du moins, pas pour le moment. Tu vas me sortir d'ici puis me conduire à cette hydre.
Ne t'inquiète pas, personne n'aura vent de ma présence. Et si par malheur quelqu'un nous repère, il n'aura jamais l'occasion de raconter quoi que ce soit.


Heu … ok, je suis TRES mal. L'hydre, elle est pratiquement inoffensive … la porte de retour, apparemment elle servirait à rien, et de toute façon il refuse de l'utiliser … Et si on croise un mage, je suis certain que je vais me faire engueuler parce que ce mec aura foutu du sang partout (que ce soit le sien ou non …). Et là il … pète les barreaux d'une fenêtre comme si ils étaient en verre … et … il saute ?! Avec un peu de chance je suis tombé sur un suicidaire ?

Thran - Suis moi.

… Ou pas. Je me penche précautionneusement par la fenêtre : il a survécu, il semble à peine affecté, alors qu'on est au troisième. En plus les barreaux ont fait un boucan de folie en touchant le sol. J'entends des pas : je dois me dépêcher, si je veux pourvoir me cacher avant que celui ou celle qui arrive ne se penche par la fenêtre brisée … Je saute. Alors, le sort de marchevent … voilà …

Ma chute s'arrête brusquement au bout de deux mètres, ce qui me secoue déjà pas mal. J'aurais peut-être dû lancer mon sort avant de sauter. Peut importe, je « marche » vers le sol, priant à chaque pas pour que la magie reste stable. Puis je pousse le Seïrdan dans un petit bosquet de deux ou trois arbres. Un cri presque inhumain parvient jusqu'à nous. J'ai dis presque, car je reconnais la voix de monsieur Helru, le professeur de Théorie et Pratique des Artéfacts.

Mr Helru – HITORIIIIII ! La fenêtre, le bureau … ET LA FONTAINE DE VISION PETIT VANDALE STUPIDE !!! Où es-tu!?!?!

Je me recroqueville contre un arbre le temps que l'orage (et Mr Helru) passent dans un autre endroit. Comme promis, le mec bizarre est resté discret. Une fois sortis de la tour, je nous guide aussi discrètement que possible par les allées les moins fréquentées jusqu'au repère de Théo. Heureusement, le petit brun est là. Il tique en voyant le seïrdan et lève un sourcil dans ma direction. Je lui fait non de la tête, je lui expliquerais plus tard. Là je dois trouver un moyen de lui parler sans que l'autre m'entende.

Hitori – Monsieur … Rentrez, je dois d'abord parler avec mon ami. Vous aurez ce que je vous ai promis plus tard, je dois vraiment m'entretenir avec lui d'abord!

Bon, il semblerait que j'ai de la veine pour l'instant (enfin, à part le fait que j'ai ramené un fléau dans Beolan, s'entend) : il rentre. J'entraîne Theo dans la rue adjacente, je ne sais pas à quel point ce mec a de bonnes oreilles.

Hitori – Theo, je suis dans la merde là … t'imagines même pas. J'ai besoin d'une putain de bonne idée comme t'as jamais eu de putain de bonne idée.

Le visage de Theo se contracte de façon inhabituelle : je n'ai toujours pas découvert pourquoi il n'a jamais une expression normale sur le visage.

Theo – Tu lui a promis quoi, exactement ? Tu veux te lancer dans le milieu et me faire de la concurrence ?

Il se fout de ma gueule ! Il imagine quand même pas que … ah mais non, rien que l'idée me donne la nausée … Il faut que je remette les choses au clair tout de suite.

Hitori – Pas du tout ! Écoutes, il ne vient pas de notre monde. J'ai … j'ai merdé un truc avec la Fontaine de Vision, et ça a ouvert un portail entre nos deux mondes. Il est trop louche, il coupe tout et n'importe quoi. Pour le tenir tranquille j'ai dû lui promettre qu'il combattrait une hydre!

Theo était habitué à ce que je vienne lui demander conseil quand mes bêtises dépassaient le brossage énergique de tapis. Il trouvait toujours une astuce pour m'innocenter ou atténuer le châtiment. C'est une des raisons pour lesquelles c'est lui à qui j'ai pensé en premier. Là il me regarde quand même d'un air ahuri authentique : il faudra que je m'en souvienne de ça !

Theo – Bon … Et tu peux pas juste le renvoyer je suppose, sinon tu serais pas là … fais voir ton hydre ? Elle a une chance de … ? Ok …

Les flots magiques de terre et d'eau avaient mutés pour devenir une hydre à trois têtes majestueuse d'environ … 50 cm de haut. La seule chance de survie que j'avais si jamais il fallait en venir à ça, c'est qu'il s'étouffe de rire ou de colère avant de pouvoir me trancher en deux proprement. Theo réfléchissait vite, et bientôt il leva l'index en l'air : il avait trouvé !

Theo – Bien, voilà ce qu'on va faire …

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Nom de Dieu ... [PV Thran Dougal]   Mar 20 Nov 2012 - 23:31




Tel une sombre cape, les ténèbres avaient enveloppé la ville. J'avais attendu, tapis dans l'ombre que l'homme atteigne le sol, pour finalement attendre, dissimulé dans un petit bosquet. La lune pour seul témoin, nous progressions silencieusement dans les allées tortueuses de la ville qui, étrangement, sous cette pâle lumière, vibrait d'une puissante magie, presque palpable, mais cependant bien moins puissante que la magie du Vein.


J'étais déconcerté, habitué au chaos de la magie noire, cet ordre soudain, cette harmonie ne me laissait rien d'autre qu'un sentiment de malaise. Bientôt, nous fîmes face à un autre homme, brun cette fois et qui, lui aussi, suintait la faiblesse. L'espace d'un instant ma main prit position sur la garde de mon sabre, mais le soulagement soudain de mon guide trahissait leurs liens.

Hitori - Monsieur ... Rentrez, je dois d'abord parler avec mon ami. Vous aurez ce que je vous ai promis plus tard, je dois vraiment m'entretenir avec lui d'abord!

Je pénétrais sans un mot dans l'antre du brun, ne prêtant pas attention à la décoration des plus rustique. Les minutes s'écoulèrent, et finalement, les deux humains pénétrèrent à leur tour dans l'étrange repaire. J'observais plus en détail la physionomie de ces deux créatures, sans dire mot. Leur faciès trahissait leur jeune âge, leur inexpérience de la vie. Je soupirais, insatisfait de cette attente prolongée.

Thran - Conduisez-moi à cette hydre, ou perdez la vie sur-le-champ, peu m'importe.

Encore une fois le ton menaçant de ma phrase tranchait avec l'expression de neutralité qu'arborait mon visage éternellement jeune, c'était sans aucun doute ce contraste, et l'étrange fermeté de mon regard d'acier qui laissait entendre que j'étais capable d'ôter la vie sans le moindre regret. Une nouvelle question vint soudainement bruler mes lèvres.

Thran - Où sommes-nous ? Quel est le nom de cette ville ?

J'avais déjà connaissance du monde de Feleth, ainsi que celui d'Adiryl, mais c'était la première fois que mes pieds foulaient le sol d'un de ces deux mondes.





Thran - Humain, je ne sais pas ton nom, mais ce que je sais, c'est que ta maladresse risque de causer ta mort, ainsi que celle de ton camarade. Ne me fais pas perdre mon temps et surtout soit certain que je ne ferais preuve d'aucune forme de pitié concernant votre possible châtiment. J'ai soif d'affrontement et d'aventure, j'ai hâte d'arpenter ce monde et peut-être, de trouver la réponse à mon existence. Cependant, si tu satisfait mon désire, alors, par honneur, je te laisserais la vie sauve, à toi et à ton compagnon.

Je soupirais, étreignant délicatement la garde d'Utopia, la lame maudite en signe de menace. J'avais attendu trop longtemps, je voulais enfin tenter de percer les secrets de ce monde.

Utopia - Les humains sont des êtres faibles et manipulateurs, la plupart sont aveuglés par des croyances irrationnelles. Pour eux, tu peux être un dieu, ou un fléau.

Je fermais les yeux, mon corps vibrant soudainement d'impatience.


Thran - Je te suis, humain.

C'était mon dernier avertissement, les choses avaient plutôt intérêt à bouger s'ils ne désiraient pas que cette histoire finisse en massacre. Après tout, même à deux, leurs chances semblaient infimes face à la précision de ma lame, de plus, la mort ne m'effrayait aucunement, bien au contraire, je l'attendais avec impatience. C'était dans ce seul et unique but que je répondais à l'appel des armes. Bien que la nature guerrière de ma race eut un impacte sur mon éducation martial, j'avais trouvé l'harmonie de mon esprit dans l'effort et la justesse du geste. Ôter la vie était devenu, pour moi, un art, art que j'avais poussé à son paroxysme lors de mon exil. Ce détachement du monde commun, n'avait pas était du temps gâché, et puis, qu'est-ce que sont quelques siècles quand on peut vivre près d'une éternité ?

J'avais, loin de tout, réussi à sonder le plus profond de mon âme et je n'y avais trouvé que le vide. Je n'étais rien sans but, qu'étais-je alors ? Pourquoi existais-je ? Bientôt, cette question hanta mon esprit si bien qu'y répondre devint mon but premier. Je devais trouver une raison à ma naissance, une raison à la naissance des univers et à ma mort.

Désormais j'attendais que l'homme se décide à me montrer le chemin de la tanière de l'hydre, ou à mourir ici bas et étrangement, je ne doutais pas que ce dernier opte pour le premier choix.
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MessageSujet: Re: Nom de Dieu ... [PV Thran Dougal]   Mer 21 Nov 2012 - 21:57

L'idée de Theo était simple. Prétendre que l'hydre avait disparue, ne laissant que son petit. Il y avait une énorme grotte qui ferait très bien l'affaire. Du moment que je me concentrerais dessus un minimum, ma petite hydre restait réelle. Je l'envoyai nous attendre ,roulée en boule, dans la grotte. Je me mordis la lèvre inférieure, mais comme je n'avais pas d'autre idée …

Nous nous dépêchâmes de retourner chez lui, et je me demandais en chemin si le truc avait réitéré son découpage de meuble. En fait, il me fit comprendre ce qu'il avait entendu plus tôt par « de plus gros ennuis que tu n'imagines ».

Thran – Humain, je ne sais pas ton nom, mais ce que je sais, c'est que ta maladresse risque de causer ta mort, ainsi que celle de ton camarade. Ne me fais pas perdre mon temps et surtout soit certain que je ne ferais preuve d'aucune forme de pitié concernant votre possible châtiment.
Je te suis, humain.


Ok. j'échange un regard clairement paniqué avec Theo. Je suis loin de pouvoir tenir tête à qui que ce soit, encore moins à un allumé capable de couper un bureau net en deux. Je peux tout juste effrayer les brutes épaisses avec quelques explosions, la magie ne s'apprend pas en un jour … Mais il fallait tenter le tout pour le tout. Nous sortîmes, et une fois dehors je levais les bras au ciel : autant y mettre les effets spéciaux …

De ma main gauche sortirent des flammes, de la droite du vent. Au point de rencontre des deux flux, une boule commença à se former. Un flash de lumière plus tard, c'est un petit oiseau rouge et d'une beauté saisissante qui vint se poser sur mon épaule. D'un claquement de doigt, je le fais s'envoler. Je dois me concentrer sur l'hydre, le simple fait de voir le jeune phœnix suffit à maintenir son existence.

Hitori – Il va passer devant, il connaît le chemin par cœur.

Bien sûr, c'est moi qui le dirige, mais ça fait toujours plus sérieux d'être conduit par un animal légendaire, aussi inoffensif soit-il … Nous sortons des murs de la ville, et l'air paraît plus léger : les sorts de protection ne sont pas actifs ici, mais je suppose que ceux qui ne manient pas la magie ne s'en rendent pas compte … il faudra que je demande à Theo si … L'hydre ! Je ne dois pas oublier l'hydre. C'est crucial pour notre plan, et surtout je ne pourrais pas la ré-invoquer discrètement. Un sentier de chèvre étroit surplombe la mer, dessinant d'élégantes arabesques verticales au gré de l'érosion de la roche. Il faut progresser dos à la paroi, et surtout ne pas regarder en bas. La grotte en question est presque au bout du sentier.

Nous nous arrêtâmes à mi-chemin, mes jambes et celles de Theo étant tétanisées par le stress et l'effort. Cela sembla irriter notre « invité », mais je ne voulais pas risquer la vie de mon ami … enfin, pas plus que nécessaire. Nous reprîmes la route après cinq minutes d'étirements, pour enfin finir devant la grotte. Elle s'ouvrait sur 10 mètres de haut pour 7 de large, formant une voûte presque parfaite. Elle était si profonde qu'on en voyait pas le fond. Un relent d'algues et de fruits de mer en décomposition en sortait : un mois sur l'année, la marée montait jusqu'ici. Les animaux piégés lors du retrait définitif des eaux avaient tous le loisir de crever pendant le reste de l'année. Je levais une main, fronçant les sourcils dans un effort de jeu d'acteur plutôt convaincant (du moins de mon point de vue).

Hitori – Bizarre, l'hydre n'a pas encore réagit à notre présence … normalement on ne peut pas s'approcher autant de la grotte …

Le chemin s'élargissait un peu, si bien que le mec bizarre put passer devant. Je fis lancer à mon hydre invoquée un cri qui raisonna bizarrement à cause de l’acoustique de la caverne : on aurait dit un âne qui serait en train de copuler avec un dindon …
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MessageSujet: Re: Nom de Dieu ... [PV Thran Dougal]   Mer 21 Nov 2012 - 23:30




J'avançais, ma seule présence jugulant toute joie dans le coeur des hommes que je précédais. Nous progressions dans l'obscurité, guidé par la faible lumière d'un griffon de feu. Je soupirais, j'avais soif, soif de combat. J'avais pu lire la peur dans le regard des deux humains, je m'en étais délecté, ma nature même m'empêchant d'appréhender la raison de cette émotion néfaste. Bientôt, la ville fut loin derrière nous et l'impression d'harmonie qui m'avait submergé dans l'enceinte de la cité magique avec elle. Dès lors je compris qu'elle était le résultat de sortilèges, les humains, aussi faibles étaient-ils restaient des créatures ingénieuses.

Bientôt je pu contempler de mes yeux l'immensité de la mer, sa colère, son incontrôlable pouvoir, ce spectacle me laissa pantois l'espace d'un instant, puis, l'appel des armes me fit reprendre conscience. Nous furent ainsi obligés de plaquer nos corps contre l'humide roche de la paroi, sous peine de chuter et de finir happé par les vagues houleuses. Contrairement aux deux humains, j'avançais sans peine, d'un pas sur et léger. Je fus contraint de m'immobiliser à mi-chemin, la peur et l'effort semblait tétaniser leurs faibles muscles au point qu'ils ne purent continuer la progression sur le même rythme. Là était leur faiblesse, la peur de la mort jugulait tout potentiel chez cette jeune race. Je soupirais.

Cinq minutes s'écoulèrent avant que leurs vains étirements ne leur permirent de reprendre la route, je suivais la marche, silencieux tel une ombre meurtrière, projetant un voile noir sur l'avenir de mes deux "guides". Cette sensation de pouvoir était des plus agréable. Nous arrivâmes finalement devant l'entrée d'une grotte, l'odeur rance de la mort et de la décomposition vint chatouiller mes nasaux sans pour autant m'affecter, bien au contraire.

Hitori – Bizarre, l'hydre n'a pas encore réagit à notre présence … normalement on ne peut pas s'approcher autant de la grotte …

Faux. Tout ça sonnait faux. Je ne pouvais sonder le coeur de cet homme, mais le rythme endiablé de ses pulsations cardiaque trahissait son anxiété et son mensonge. Je dépassais les deux humains pour observer plus en détail la grotte, quand un cri grotesque surgit des entrailles de cette dernière. Bientôt, une petite hydre sortie de la pénombre pour nous faire face.
Je fis volte-face. Main sur la garde de mon sabre.


Thran - J'estime que vous êtes en droit de savoir le nom de votre bourreau. Je suis Thran Dougal, n'oubliez pas ce nom, même dans le néant de la mort.

Ma lame fendit l'air en l'espace d'un instant avant de se stopper à quelques millimètres du coup de l'apprenti magicien. Mon regard s'était perdu dans le lointain.

Utopia - Ne sens-tu pas ?

L'instant d'après mon sabre venait retrouver sa place dans son étuis.



Thran - Le destin semble être en votre faveur humains. Je n'aurais aucun honneur à écraser deux pauvres insectes comme vous, et pourtant, je ne peux faire l'impasse sur l'affront qui m'a été fait.
Je contournais les humains, prenant la direction opposée à la grotte.


Thran - Je reviendrais humains. Un jour, peut-être demain, peut-être dans dix ans, peut-être dans vingt. S'il le faut je parcourrais les trois mondes, mais je vous trouverais et vous ôterais la vie. Ne mourrez pas avant.
Sur cette dernière menace je disparus dans les ténèbres de la nuit, la lune disparue derrière un voile de nuages grisâtres.


Thran - Quel est votre nom humains ?
Ma voix résonnait étrangement, comme désincarnée sans qu'il soit possible d'identifier avec précision ma position.
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MessageSujet: Re: Nom de Dieu ... [PV Thran Dougal]   Jeu 22 Nov 2012 - 9:09

Ça n'avait pas marché. Pas du tout. À peine mon hydre eut-elle sortit la tête que la supercherie était éventée. C'est tout juste s'il eut la politesse de nous donner son nom avant que sa lame ne siffle vers mon cou. Je ne réalisai d'ailleurs qu'il avait bougé que lorsque ladite lame s'arrêta à un cheveu de ma carotide. Thran (puisque tel était son nom) s'était arrêté, il avait cet air absent que j'avais déjà surpris une fois ou deux sur son visage. Puis la lame retourna dans son fourreau aussi vite qu'elle en était sortit.

Thran – Le destin semble être en votre faveur humains. Je n'aurais aucun honneur à écraser deux pauvres insectes comme vous, et pourtant, je ne peux faire l'impasse sur l'affront qui m'a été fait.
Je reviendrais humains. Un jour, peut-être demain, peut-être dans dix ans, peut-être dans vingt. S'il le faut je parcourrais les trois mondes, mais je vous trouverais et vous ôterais la vie. Ne mourrez pas avant.


Puis il disparu. Je tombai à genoux, alors que mon hydre se désintégrait dans un geyser de boue, et que le phœnix, dans un éclair, disparaissait. Theo ne semblait pas plus rassuré que moi, mais lorsque je me souvins du cri de Mr Helru, je tremblai encore : si je ne me faisais pas expulser, ça voudrait dire qu'il y a de vrais dieux et qu'ils m'aiment … ou que mon père paie des extras pour que je puisse suivre les cours …

Thran – Quel est votre nom humains ?

C'est de peur qu'il revienne pour finir ce qu'il avait dédaigné de faire que je répondis. Theo en fit de même sans que je sache vraiment ce qui le motivait lui. Puis nous fûmes totalement seuls. Je raccompagnais Theo jusque chez lui. Sur le seuil de sa porte, il se retourna avant de m'aligner une droite retentissante sur la pommette. Alors que je dardais un regard ahuri devant lui, il mit ses mains sur ses hanches.

Theo – La prochaine fois qu'un assassin en puissance se ramène chez toi, tu le gardes ! Te couvrir auprès de tes profs, d'accord, mais là putain, je suis devenu moi aussi la cible d'un fou dangereux, et c'est sûrement pas la garde qui va me croire ! Et même si elle me croyait, je pense pas qu'elle veuille m'aider. Alors tu te trouves un autre pigeon pour les emmerdes de taille supra-mondiale !

Puis il sembla se détendre. Il avait juste besoin de relâcher la pression, et que ça tombe sur ma pomme était assez logique finalement. À cause de moi, il était effectivement lui aussi la cible de ce Thran, qu'il revienne demain ou dans plusieurs années. Puis il me tourna le dos, posa la main sur sa porte encore ouverte, et lâcha quelques mots avant de me la fermer au nez.

Theo – Et avec la pommette éclatée, tu pourras prétendre avoir été enlevé.

Je portais la main à mon visage : un léger filet de sang coula sur mes doigts. Je sacrifiais mes vêtements déjà mis à mal par le séjour prolongé contre les roches de la falaise, ajoutant grâce à de fines lames de jade quelques estafilades sur mon corps. Puis je repris le chemin de la tour. Lorsque j'arrivais devant l'entrée, trois professeurs attendaient : Malgré leur mine sévère, je fus tellement soulagé de les voir que j'en perdis connaissance.

J'ouvris les yeux sur le plafond de ma chambre. Le problème quand on est ici, c'est que les blessures partent vite : je doutai même un instant de ce qui était arrivé. Mais quand, en tournant la tête, je pus admirer le désastre, le chaos même dans lequel étaient plongés mes vêtements, déchirés et râpés sur toute leur longueur, je ne pus plus espérer. Encore moins quand une toux discrète vint attirer mon attention. Le professeur de magie du feu était à mon chevet, une mine de très mauvais augure sur le visage.

Professeur – La Fontaine de Vision a heureusement put être restaurée, mais même les sorts de vision et d'oracle ne permettent pas de voir ce qui s'est passé. Quelque chose d'énorme a perturbé les sorts. Nous avons besoin de ton témoignage. N'omet aucun détail.

Je lui racontai tout. Seule modification, je n'avais pas attiré Thran dehors, j'avais été enlevé par lui. Je parlais toutefois de Theo (sans préciser que j'avais souvent recours à son astuce, en le présentant comme un autre otage), et du plan qu'il avait mis en place, de son échec et de la providence qui voulut que le monstre disparu alors que sa lame était à un cheveu de me décapiter. Je me rendis compte alors à quel point j'avais eu de la chance. Un détail me revint cependant, et ma curiosité naturelle prit le pas sur la prudence :

Hitori – Monsieur, au moment où il est partit, ce Thran a dit « S'il le faut je parcourrais les trois mondes, mais je vous trouverais et vous ôterais la vie. ». Qu'est-ce que c'est que ces trois mondes ?

Le visage déjà pâle de mon professeur avait carrément tourné au livide. Lui si dédaigneux envers les dieux se signa selon le rite du dieu du solstice, puis il jaugea comme si il essayait de voir quelque chose en moi. Finalement, il secoua la tête énergiquement, prit ma main dans les siennes, comme le faisait ma mère lorsque j'étais malade.

Professeur – C'est un miracle que tu sois en vie. Je ne peux rien te dire sans l'accord de ma hiérarchie, mais je pense que ces menaces sont à elles seules une motivation suffisante pour te plonger sérieusement dans tes études. Je ferais en sorte que tu progresses plus vite, au moins dans la magie du feu, et je parlerais aux autres professeurs pour voir si … ah, peut importe, je dois faire un rapport. Repose-toi.

C'était donc si grave ? Il y avait une sorte de secret que je n'étais pas censé connaître, et auquel j'avais été confronté. L'anomalie par laquelle était apparue ce fou furieux avait même interféré avec les sorts de vision des mages de la tour. Et ledit fou furieux reviendrait, un jour ou l'autre, pour me tuer. Ou essayer de le faire. Mon professeur avait raison : il était grand temps que je devienne fort. Dans quelle histoire je me suis encore embarqué moi ?!
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Nom de Dieu ... [PV Thran Dougal]

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