''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 La lueur de la lune (PV Thran Dougal)

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Silfean Mist



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MessageSujet: La lueur de la lune (PV Thran Dougal)   Ven 23 Nov 2012 - 18:33

La marche, elle purifie le corps et l'esprit. Je n'ai jamais été adepte des montures. Je venais tout droit des hauts pics enneigés de Feleth. Le portail m'avait déposé là-bas. Si il y a bien une chose que je déteste, c'est que les passages vers les mondes restent aléatoires.
Cela faisait bientôt trois mois que je n'étais pas allé dans le monde du milieu. Cinq jours de marche m'avait fait atteindre les grandes plaines, et la fatigue commençait à engourdir mes membres. C'était un ciel sans nuages, un ciel comme je les aime. Le soleil déclinait lentement au rythme de mes pas. Quand ses dernières lueurs commençaient à laisser briller les étoiles, j'entrepris d'arrêter ma marche pour aujourd'hui et de m'adosser contre un arbre. Mon haori remua une fois installé. C'était un petit renard des neiges que j'avais recueilli dans la montagne, ses parents avaient été tués par un troll. Heureusement, lors de mon passage vers Feleth, je me dirigeais vers la forêt des âge pour y méditer quelques jours, et j'avais sur moi un sac de provision, dont du lait. Je lui fis téter quelques gorgées du liquide blanchâtre que j'avais préalablement chauffé à la magie élémentaire. Je ne lui avais pas encore trouver de nom, mais je comptais bien le garder.
L'astre solaire ne traçait plus qu'une longue ligne orangé au delà des collines verdoyantes, puis s’éteignit au loin. Le sommeil m'étreignit, je m'aperçus que la lune était pleine et fus bercé par sa pâle lumière avant de sombrer dans la douceur de la nuit.

Du sang. L'odeur de la mort, de la peur, de l'angoisse. Un jeune magicien, qui ouvre un portail vers le Vein. Il en sort un démon. Impossible de discerner son visage. Il va tuer le jeune magicien. Non... il a senti ma présence. Il marche vers moi. L'odeur de la mort...

Réveillé en sursaut par ma vision, je remarque que la lune a déjà entamée sa course à travers le ciel. J'ai du dormir trois heures d'après sa position.
Un démon à senti ma présence, et maintenant, il vient à ma rencontre. Moi aussi, je le sens. Il est proche. Je me lève et m'éloigne un peu de l'arbre. Une froideur se glissa dans mon âme. Mon visage devint inexpressif. Et je dis, comme pour moi même :

"Je le tuerais, pour purifier ce monde."
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Thran Dougal



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MessageSujet: Re: La lueur de la lune (PV Thran Dougal)   Dim 25 Nov 2012 - 22:44






L'astre lunaire était haut dans le ciel, répandant ses délicats rayons laiteux sur la forêt au repos. Ma seule présence en ces lieux relevait du blasphème, je n'étais que violence, violence et mort.

Mon regard vint finalement se poser sur la source de mon excitation. Il était là, me faisant face, son visage ne trahissant aucune surprise. Comme si le destin nous avait tout deux réunis en ces lieux, dans le même but, la mort de l'autre. Je fermais les yeux, me délectant de l'énergie que dégageait l'ange.


Utopia - Tue le !

La voix résonna douloureusement dans mon crâne, faisant vibrer tout mon être d'une étrange pulsion meurtrière. Un sourire dément se dessina à la commissure de mes lèvres, tranchant ainsi avec mon visage d'ordinaire si impassible. Je n'étais plus totalement maître de moi-même, mon corps semblait répondre à un désir plus puissant que ma conscience même. Le désir de tuer. Ainsi, ma main vint naturellement trouver sa place sur la garde de mon sabre. Je dégainais tout aussi silencieusement que j'étais apparu, observant les rayons blanchâtres se refléter sur l'acier dansant. L'ange n'avait jusque là pas pris la parole, je décidais donc de rompre le lugubre silence qui s'était installé entre nous deux.

Thran - Rien de personnel... Juste le destin.


Je tranchais l'air d'un moulinet du poignet et le temps sembla se ralentir, s'alourdir sous la menace de nos deux auras. La forêt elle-même sembla trembler devant la perspective de notre affrontement.




Utopia - Tue le ! Tue le !


Mon corps voulait bouger, mais j'opposais à ce désir toute ma raison et ma volonté pour faire le vide dans mon esprit. Je n'étais rien, rien de plus qu'un réceptacle, une lame, sans maître, sans loi, sans but. J'échouais.
Thran - AHAHAHAH !

Le rire dément qui jaillis de mon être sans que je ne parvienne à le contenir résonna dans toute la forêt comme une menace de mort. Mon corps se crispa, mes muscles se tendirent et d'un bond je tentais de supprimer la distance qui me séparait de mon nouvel adversaire. Ma lame dessinant un superbe arabesque dans l'air nocturne.


Utopia - Oui tue le ! TUE LE !


La soudaine frénésie qui s'était emparée de mon être ne m'était pas étrangère. Elle était ma force, mais aussi ma faiblesse, j'étais de ceux qui, non satisfait de se battre, voyait dans l'attaque le seul réel moyen de venir à bout de n'importe quel ennemi. Non que ma technique ne se basait que sur des attaques furieuses et désorganisées, bien loin de là, mais c'était toute la virulence de mes coups qui, dans ces moments-là, faisaient de moi une machine à tuer aussi bien dangereuse pour mes ennemis que pour mes possibles alliés. Je tranchais l'air, sans me soucier d'atteindre ma cible ou non, la furie de mes coups m'aveuglant littéralement.

Je voulais tuer cet être qui était mon opposé. Un être de lumière, tandis que j'étais ténèbres. Un être doté de sentiments, tandis que ma nature corrompue m'en avait privée. Je le détestais pour tout ce qu'il représentait. Il était beauté et harmonie, j'étais atrocité et chaos.

C'était ce qui faisait de moi l'être tout indiqué pour lui ôter la vie. J'avais, pour le trouver, laissé en vie deux insectes qui s'étaient joués de moi. Mais eux aussi giseraient à mes pieds. Eux aussi connaitraient la douceur de la morsure de l'acier. La délicatesse et la minutie avec laquelle j'ôtais la vie.

Je stoppais mes assauts frénétiques, conscient que l'être de lumière s'était contenté d'esquiver mon offensive.


Thran - Serai-je né pour cela ?






Mon visage se mura soudainement dans une impassibilité surprenante. La folie et la haine qui s'était lues dans mes yeux avait laissés place à un vide des plus troublant. J'étais, étrangement, l'harmonie même. Ma lame devenant ainsi le prolongement de mon bras, j'ouvrais mes sens à l'immensité de ce monde.


Thran - Nous pouvons commencer.

Je tenais désormais mon sabre de mes deux mains, dans une garde classique, la pointe de ma lame en direction de la gorge de mon adversaire, pesant sur sa personne telle une silencieuse menace.
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Silfean Mist



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MessageSujet: Re: La lueur de la lune (PV Thran Dougal)   Mar 27 Nov 2012 - 17:33

Il apparut. Je n’avais pas eu à attendre longtemps… C’était un Seîrdan, il portait un sabre qui dégageait une énergie particulière, surement une lame maudite. Je ne devais absolument pas le sous-estimer. Il ne dégageait que folie et haine. Je ressentais son énergie comme des vagues incontrôlables et imprévisibles de magie sombre qui déferlaient sur moi. Un rictus se dessina sur son visage. Il était dévoré par sa propre magie, je ne devais pas permettre qu’il reste en vie plus longtemps.




« Rien de personnel… Juste le destin. »


Je soupirai avec dédain. Nous nous dévisagèrent encore un instant, il lança un rire empli de folie, avant de dégainer et de se jeter sur moi. Je me contentai d’esquiver vers la droite.



Le démon continua à attaquer, dans le vide, pendant quelques secondes. Mes mains s’entourèrent d’une aura blanche illuminant la nuit. La magie se déversa dans mes jambes, jusqu’à mes pieds, et prirent la forme de chaussures en argent.




Le démon, avait repris son calme. Je fus surpris par cette attitude. Il ne dégageait plus rien. C’était étrange… Dans sa nature de démon, il avait comme trouver un équilibre, une forme de vide, qui résonnait à mes oreilles harmonieusement. Je ne ressentais plus ni peine, ni douleur, ni haine. La pointe de son sabre, était poser sur ma gorge. Après tout, chaque chose contient du bon en elle. Et il est vrai que je préférerais la faire jaillir en chaque être mauvais, plutôt que de détruire tout simplement l’existence de mes ennemis.
Mais, c’est malheureusement impossible.




Mon corps vibrait d’énergie. Un faible voile de lumière le couvrait intégralement. Je sentais, que je devais lui laisser une chance.


« Nous pouvons commencer. »



Intéressé, je décidai de lui annoncer sa mort, ce que je n’autorise pas à mes adversaires en temps normal. Je ne minimisais pas la menace qu’il représentait, mais j’étais sûr de moi. De plus, sa réaction, aussi étrange soit-elle, m’intéressait. Je me sentais attiré par lui. Cette sensation étrange me poussait à le provoquer.



« Bien commençons. Mais sache démon, que ta mort est proche. Puisses-tu reposer dans l’éternel néant, et ainsi purifier le monde. Ta mort, aussi inutile soit-elle, sera l’une des pierres sur laquelle je battis et bâtirais ma quête. Alors, tu peux t’estimer heureux de servir une cause noble et juste par la destruction de ton âme et de ton corps. »



Deux grandes ailes blanches, apparurent dans mon dos. Mon aura lumineuse s’éteignit, mes chaines se plantèrent dans le sol et sortirent de terres pour venir s’enrouler autour de ses jambes tandis que je pris mon envol.
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MessageSujet: Re: La lueur de la lune (PV Thran Dougal)   Mar 4 Déc 2012 - 21:55


Thran - Il n'y aura pas de repos pour les gens de notre espèce, rien d'autre que le vide, le vide glacial d'une éternité sans affrontement.
Je fermais les yeux, esquivant d'un simple mouvement les chaînes qui s'étaient plantées non loin de moi, avec précision je vins planter Utopia la lame maudite entre deux maillons, paralysant cette dernière au sol.


Thran - Il n'y a plus qu'un pas entre le néant et mon être, si tu n'arrives pas à m'y emmener, le ferais-je de mon propre chef ?
J'appliquais une soudaine tension sur la chaine, attirant l'ange jusqu'à moi. Les muscles inférieurs de mon corps se bandèrent, me permettant ainsi d'effectuer un bond couvrant la distance qui me séparait de la créature céleste et permettant ainsi à mon poing de se loger dans son estomac. J'atterris au sol un peu plus loin.


Thran - Je suis bien plus qu'un être, je suis une idée, je suis un précepte, je suis la réponse.
Je plongeais mon regard dans celui de l'ange, le vide de mon coeur ne laissait transpirer aucune haine, aucune animosité, juste la solitude et l'étrangeté d'un être dénué de sentiment.

Thran - Je suis l'écho de la violence de ce monde, je l'ai foulé, je n'y ai vu que peine, je l'ai parcouru, je n'y ai vu que tristesse, je l'explorerais et n'y verrais plus que désolation.

J'observais l'ange, qu'étions nous ? Deux opposés ? Deux ennemis ? Et pourtant nous semblions animés d'un feu commun. Deux chemins différents, qui pourtant, se rencontrant, forment un carrefour. D'un mouvement sec je dégageais Utopia du sol, libérant ainsi les chaînes de la céleste créature. D'un mouvement lent, mon sabre vint trouver sa place dans son fourreau.


Thran - Nous ne sommes que poussière et pourtant, au plus profond de moi, je sens que je ne dois pas t'ôter la vie, pas encore.
J'observais le ciel, me délectant de la délicatesse des rayons laiteux sur mon visage de porcelaine. J'avais froid, tellement froid. Mais ce n'était pas un froid du corps, non, loin de là, c'était un froid du coeur, plus cruel, plus mordant, plus fatal. Ce froid-la, je ne pouvais le chasser, me contentant d'accepter la morosité de ma démoniaque personne.


Utopia - N'espère pas échapper à ta destiné.


Thran - Je ne tente pas de m'y soustraire, loin de là, j'accueillerais la mort dignement, à bras ouvert... Et si possible, j'emporterais un peu d'elle avec moi. Car après tout, n'y a t'il pas plus mortel ennemi que la Mort elle-même ?
Je murmurais cette réponse au vent, comme pour moi-même, conscient que l'ange ne pouvait entendre cette voix résonner dans ma boite crânienne. J'étais seul, seul à l'entendre, seul à la comprendre. La forêt semblait avoir reprit vie, les bruits nocturnes habituels parvenaient jusqu'à mes oreilles, au loin je pouvais entendre un hibou et encore plus loin le cri d'un loup à la recherche de sa meute. Je me laissais pénétrer par cette sensation de bien-être soudain. Dans un excès de clarté j'avais accepté la précarité de ma situation, temporairement certes, j'avais réussi à chasser toute l'amertume de mon coeur de guerrier, n'était-ce pas le premier pas vers l'illumination ?


Thran - L'ordre, la paix, l'harmonie. Rien de tout cela n'existe sans le chaos, sans la guerre, sans la peine. La lumière s'oppose aux ténèbres, mais sans ténèbres, il n'y a plus de lumière. Ainsi va le monde.
J'observais l'ange, attendant sa réponse.
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La lueur de la lune (PV Thran Dougal)

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