''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]

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Volorä Veil



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Volorä Veil
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Race : Demi-Démon Commun
Classe : Sorcière
Métier : Duchesse
Groupe : Royaume

Âge : 33

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Fiche de Personnage : Volorä Veil


Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] _
MessageSujet: Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]   Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] EmptyLun 26 Nov 2012 - 19:44

Une journée comme on avait rarement l'habitude de voir en ces terres. Certes il faisait froid, mais le soleil tapait pourtant fort et le ciel était très dégagé. C'était vers la fin d'après-midi où Volorä jugeait qu'il lui serait bénéfique de se détendre un peu, vu la dure journée qu'elle venait de passer. En effet dès le matin elle avait reçu la visite d'un de ses comtes qui était venu lui signaler que son comté manquait cruellement de moyen pour assurer la maintenance de ses gardes, en plus que ses gens commençaient à se révolter contre lui lançant rumeurs et calomnies à son égard. La duchesse n'en avait que faire de ses petits problèmes mais elle n'avait pas le choix. Que faire quand des paysans décident de se retourner contre leur chef ? Soit satisfaire leur demande, soit les matraquer jusqu'à ce qu'ils se taisent, et ce fût cette option que Volorä ordonna au comte d'Artjord d'appliquer. Mais le problème étant que sa propre garde à lui manquait de moyen, c'était le but de sa venu. Il était hors de question qu'elle lui donne la moindre pièce d'or ou de lui apporter du soutient. C'est ainsi qu'elle l'invita à vendre quelqu'un de ses propres biens personnels pour corriger cela, après tout le comte devait posséder une petite fortune rien qu'en meuble. Le pauvre homme repartit avec encore plus de peine qu'avant car Volorä n'avait fait que l'enfoncer dans son problème. Cela changeait de l'époque de son père, un peu trop malheureusement …

L'après-midi n'en fût pas mieux enchaînant paperasse administrative, problèmes avec ses 'voisins' à savoir les autres comtés de la région qui n'appréciaient gère ses pratiques, envoyant lettres de menaces et autre délicatesse. Pourtant elle avait prévu que son après-midi serait consacré à son activité favorite : Le laboratoire, cette pièce qui lui était si chère, cette pièce où elle aimerait rester toute la journée dedans. Elle travaillait depuis une semaine sur un nouveau type de poison extrait d'une plante à caractéristiques vénéneuses. Les problèmes, ça faisait partie de son quotidien et en tant que dirigeante d'un duché entier elle ne pouvait se dérober à la règle.



La fin de la journée sonna, le soleil illuminait encore les plaines avoisinantes tandis qu'il commençait à se coucher. Ce fût à ce moment que Volorä voulut se changer les idées de la journée. Rien de tel qu'une promenade de santé dans son domaine, car même si elle détestait ne rien faire, elle adorait le luxe et celui d'avoir un domaine en était un. Ce n'était pas non plus des centaines d'hectares de jardin, c'était plus modeste mais agencé de meilleur façon en conséquence. La sombre femme ne souriait jamais, ne riait jamais et n'était jamais complètement satisfaite et pourtant elle savait profiter de sa vie, à sa manière. Accompagnée de trois de ses gardes elle entreprit le chemin des jardins au travers de l'enceinte du château puis arriva sur une grande allée fleurie se prolongeant sur quelques mètres à peine, débouchant sur le domaine. Mais alors que tout semblait aller pour le mieux un homme se profila à l'horizon, il s'agissait d'un des gardes de l'entrée du château. Ce dernier était essoufflé et semblait vouloir parler à la duchesse.

-"Je t'écoute, qu'as-tu à me dire ?"- Dit-elle d'un ton froid.

L'homme reprit son souffle puis expliqua qu'un étranger était aux portes du château en prétendant vouloir accéder à la bibliothèque. Très étrange comme demande mais ce fût surtout sa description physique qui l'était encore plus. La mage réfléchit un instant se demandant qui était réellement cet étranger puis se décida d'aller voir par elle-même. Elle demanda par contre à ses trois gardes de rester sur place ne se faisait donc escorter que par l'homme venu la prévenir. Mais quelques minutes plus tard lorsque Volorä était enfin sur les lieux, elle n'y trouva que des morts. 5 gardes gisaient au sol couvert de sang ... Il ne faisait aucuns doutes que la cause de cela était l'étranger. D'ailleurs, ce dernier ne tarda pas à se faire découvrir lorsque l'homme qui accompagnait la duchesse s'avança vers les corps au sol. Une chose se jeta sur lui, la rapidité de l'action était surprenante. Heureusement le soldat se débattait comme il le pouvait, jusqu'à ce qu'un combat éclata entre les deux. La mage pu apercevoir que ça avait une forme humaine, ça bougeait vite, très vite. Elle recula de quelques pas lorsqu'elle se rendit compte que son garde fût tué de la même façon quelques minutes plus tard. L'homme, l'assassin se tourna vers la jeune femme en la fixant, puis s'avança vers elle avec un air non rassurant. Il en voulait à sa vie apparemment, une sorte de fou psychopathe à tendance meurtrière ... Une personne raffolant du sang. D'ordinaire c'était Volorä qui en raffolait, mais cette fois-ci elle avait trouvé quelqu'un d'autre.

C'est alors qu'en voyant une telle scène et surtout voyant que l'homme mystérieux s'avançait pour s'occuper à présent de son cas, une idée germa dans sa tête. Au moment où le tueur s'apprêtait à entamer sa sale besogne, la duchesse resta placide et décida de lui proposer quelque chose.


-"Un guerrier fort bien habile pour un étranger … Mais pensez-vous que vous arriverez réellement à m'atteindre ? Pensez-vous réellement être capable d'une telle chose ? Non … Vous n'aurez aucun honneur à mourir entre mes mains. Mais cependant, puisque vous aimez tuer j'ai peut-être un adversaire à votre taille, vous aimez les défis à ce que je vois, non ?"-

Elle venait de lui soumettre un marché, il ne restait plus qu'à lui de voir. Accepter et pouvoir tuer quelqu'un à sa hauteur ou mourir dès l'instant.

-"Quel est votre nom jeune homme ?"-
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Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] _
MessageSujet: Re: Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]   Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] EmptyMar 27 Nov 2012 - 0:40

Marcher, marcher encore et toujours. Chercher, oui chercher, mais quoi ? Tel était la question. Des réponses, mais quel était la question ? Je n'en avais pas la moindre idée. Pourtant, animé de ma seul soif de combat, ma seule soif de connaissance, je parcourais la terre de Feleth. Mon périple m'avait conduit jusqu'aux vastes collines du monde du milieu. Le froid tranchant de l'air, contrastant avec l’extrême rudesse du l'astre solaire. Un climat des plus étranges, digne du Vein et étrangement, ce fut ce qui me mit le plus à l'aise.Bientôt, tandis que le soleil déclinait dans le ciel azuré, les fondations d'un château se dévoilèrent à ma vue.

Utopia - Là.

Je frissonnais légèrement, d'excitation ? De peur ? Je ne saurais dire, mais mon corps tout entier m’exhortais à prendre la direction de l'imposante demeure, ce que je fis, ne pouvant lutter contre le désire de ma chair. Peut-être allais-je y trouver les réponses ? Les réponses à mes questions... Mais quelles questions ? Je soupirais, continuant ma route, sans jamais faiblir, sans jamais hésiter. Une demeure de cette ampleur contenait certainement une bibliothèque fournie qui habiterait peut-être, un ouvrage traitant de la création des mondes. Une trentaine de minutes me fut nécessaire pour atteindre la demeure.

J'avançais dans la lumière, mon visage aussi impassible qu'était la roche, en direction des gardes qui cernaient l'entrée. Six au total.

Garde - Qui es-tu ? Que veux-tu ?

J'observais l'humain qui eut l'audace de m'adresser la parole. Ce fut certainement l'absence de toute émotion, de toute humanité, perceptible dans mon regard qui fit tressaillir ce dernier.

Thran - Tu n'as nullement besoin de connaitre mon nom humain. Sache seulement que j'ai dans le désire d'accéder à votre bibliothèque et cela, avec votre permission ou non.
Un des six gardes battit en retrait, certainement à la recherche du Lord régissant ces terres. Je fermais les yeux, patientant, ouvrant mes sens à l'immensité de ce monde.


Garde - Certainement un clochard venu réclamer l'hospitalité à la comtesse.

J'ouvrais soudainement les yeux, un voile de ténèbres illuminant soudainement mon lugubre visage. Le chuchotement aurait été imperceptible pour une oreille humaine, mais mes sens sur-développés avait trahis son commérage.

Thran - Thran Dougal.

Garde - Que dis-tu ?


Thran - Vous êtes en droit de connaitre le nom de votre bourreau.

D'une extension je rejoins mes cinq adversaires, dégainant ma lame maudite d'un mouvement fluide du poignet, laissant cette dernière se loger dans le thorax du plus proche des gardes. Je dégageais de la chair morte ma lame tout aussi rapidement, tranchant en deux le poignet d'un garde qui avait eu la logique de tenter de dégainer son arme. Deux corps jonchèrent le sol en quelques secondes.

Thran - Est-ce la peur qui, à lauré de la mort, vous paralyse ? Chien.

Je pouvais entendre le cœur de ces pauvres mortels battre la chamade tandis que l'étreinte glacée de la mort se faisait sentir sur leur pauvre existence. Sans plus attendre je réduisais les trois autres trouillards en quelques amas de chair.


Utopia - Des chiens, des lâches, des Hommes.

Je soupirais, chassant le sang qui souillait ma lame d'un revers du poignet et rengainant finalement cette dernière. Ils arrivés.

Le garde sous la surprise dégaina son arme et me lança un regard emplis de haine et de crainte, je venais certainement de tuer ses amis, ses frères d'armes. Sans plus de compassion je séparais d'un mouvement sa tête de son corps et observais cette dernière rouler jusqu'aux pieds de la noble. Je me devais de la tuer, pour laver l'affront que ces propres hommes m'avaient fait. Résolu, je m'approchais, prêt à appliquer ma sentence, tel un bourreau sans cœur.

-"Un guerrier fort bien habile pour un étranger … Mais pensez-vous que vous arriverez réellement à m'atteindre ? Pensez-vous réellement être capable d'une telle chose ? Non … Vous n'aurez aucun honneur à mourir entre mes mains. Mais cependant, puisque vous aimez tuer j'ai peut-être un adversaire à votre taille, vous aimez les défis à ce que je vois, non ?"-

Je souris, chassant à nouveau le sang qui souillait ma lame d'un revers du poignet et scellant cette dernière dans son fourreau. Je humais l'air silencieusement.


Thran - Vous sentez le poison, démon.

En effet, l'odeur âcre flottait, imperceptiblement, du moins pour un Homme, autour de la femme. Je pouvais sentir mon corps vibrer d'excitation au contacte de la magie corruptrice qui l'animé et faisait d'elle une de mes semblables.

Thran - Vous m'impressionnez, je viens à l'instant de massacrer vos hommes, sans même être touché et vous me faites ainsi face, prétendant pouvoir me donner la mort. *Je souris* Mais je doute que des décennies d'entrainement puissent-être ainsi misent à mal par votre noble personne. Votre bluff ne prend pas avec moi et pourtant, j'ai décidé de vous laisser la vie sauve, car contrairement à ces chiens vous faites face à la mort sans défaillir. Du moins en apparence.

Le sourire qui éclairait mon visage disparut presque aussitôt, faisant place à un voile d’impassibilité, de neutralité des plus déconcertant.

Thran - Soit, votre offre me semble des plus intéressante. Quel est donc ce guerrier capable d'ôter la vie à un Seïrdan ?


Utopia - Elle n'est pas comme toi.

La voix de la lame maudite résonnait encore douloureusement dans ma tête, mais je n'en laissait rien paraître. Attendant simplement que la femme daigne me donner l'identité de la personne à tuer.

[Hrp: Désolé, il est tard, j'ai certainement du faire des fautes, je les corrigerai dès que possible, je suis trop fatigué pour le faire, mais je voulais pas te laisser sans réponse.]
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Volorä Veil



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Volorä Veil
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MessageSujet: Re: Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]   Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] EmptyMar 27 Nov 2012 - 16:02

Apparemment il s'agissait de tout sauf d'un vagabond aux tendances meurtrières. Volorä en entendant les paroles de l'individu comprit une chose : Il n'était pas si humain que cela. Pour dire des décennies d'entrainement alors qu'il paraissait encore jeune, c'était soit il était fou, soit il était réellement capable de vivre autant de temps. Cependant, lorsque qu'il affirma que la duchesse sentait le poison elle ne semblait pas plus offensée que cela voir même elle avait prit cela comme un compliment. Ainsi donc il ne craint pas les facultés de la mage, c'était osé mais cela n'en valait pas la peine de lui montrer un aperçu vu qu'il semblait accepter l'offre. Elle sentait en lui quelque chose de sombre comme de la magie noire, la même sensation qu'elle eut lorsqu'elle avait mit les pieds dans le Vein. Était-ce un démon ? Ou alors un simple humain étant imprégné de cette effroyablement 'douce' magie ? Non, elle ne sentait pas que c'était un mage sinon il aurait fait usage de ses dons. Mais il n'avait pas répondu à sa dernière question celle qui lui demandait son nom. Cela importait peu après tout, elle n'avait pas besoin de le désigner par son identité pour lui parler.

-"Je m'efforce d'accentuer ce parfum qu'est le poison. On me nomme Volorä Veil et je suis la duchesse de cette région."-

L'homme lui demanda alors qui était la cible à abattre. Elle marqua un silence puis regardant son château elle invita le guerrier à la suivre, ils seraient plus à l'aise pour que la noble lui explique ce qu'elle voulait exactement. Les gardes à l'intérieur se mirent immédiatement en alerte lorsqu'ils virent le tueur mais la noble leur fit signe d'abaisser leurs armes. Au bout de quelques minutes à traverser couloir richement décorés et soignés, en passant par plusieurs salles de toutes tailles, elle arriva dans une pièce, moyennement grande. Cette pièce était comme son lieu de méditation, une cheminée était allumée avec deux fauteuils devant, une table ornée de pots de fleurs se situait un peu plus en retrait. Les fenêtres étaient ouvertes mais étant donné que la lumière naturelle venait à faiblir elle les ferma. Ce ne fût qu'à ce moment qu'elle invita son hôte à s'asseoir dans un des deux fauteuils puis d'un geste délicat de la main dans les airs, toutes les bougies des lustres s'allumèrent. C'était une minuscule démonstration de ses pouvoirs, c'était plus pratique que de faire appel aux maîtresses de chambre. Une fois cela fait elle rejoignit son invité dans le second fauteuil puis le fixa dans les yeux. Un court silence s'installa jusqu'à ce qu'elle se décida de parler.

-"J'apprécie votre façon de combattre. Tuer, sans retenu ni jugement, n'ayant pas la peur de la vue du sang … C'est ce qu'il me faut. Vous connaissez certainement ces légendes racontant des histoires sur des vampires, vu que vous avez vécu pendant plusieurs décennies. L'homme que je cherche à tuer en est un, c'est un comte résidant dans un manoir un plusieurs jours d'ici. Disons que je ne le porte pas dans mon cœur et … Il m'a plusieurs fois montré qu'il était un ennemi pour moi. Je veux que vous allez le tuer, on le nomme 'Le comte Karlyof' de son propre nom. Bien sûr, pour que je sois à l’abri de tout imprévu j'irai avec vous, mais je sais d'avance qu'il ne me laissera pas rentrer en son domaine, mais j'ai déjà prévue un plan."-

Sur cette phrase elle marqua un silence comme pour attendre la réponse de son interlocuteur, dont elle ne connaissait toujours pas le nom. Un détail lui revenu à l'esprit alors qu'elle s'apprêtait à céder la parole à son invité.

-"C'est quelqu'un de redoutablement puissant. Ne vous fiez pas à ce que l'on pourra vous raconter sur lui, il est bien plus fort qu'on le pense. Cet homme est passé maitre dans l'art de tromper les gens, de les induire en erreur … Et ce grâce à sa magie. Il ne maitrise qu'une faible partie des illusions possible avec cet art, mais si vous êtes réellement ce que vous prétendez, ne devriez-vous pas déjouer ses petits tours d’illusionniste."-

Elle n'attendait plus que son tueur fasse part de son avis sur le sujet. Un vampire, ce n'était pas exactement un comme les autres ; Sa particularité était qu'il savait manipuler de la magie noire, élément de prédilection de toute sombre personne. Elle espérait que le sanguinaire savait se défendre face à cela sinon ça ne servait à rien d'aller rendre visite à ce bonhomme. Elle ne quittait pas son hôte des yeux cherchant à savoir ce qu'il pensant ou ce qu'il ressentait à ce moment-là.
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MessageSujet: Re: Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]   Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] EmptyVen 30 Nov 2012 - 17:38

Je suivais l'étrange Noble à l'intérieur de son imposante demeure. Un succession de richesses ostentatoirement étalées aux murs dans le simple but de prouver la puissance et l'importance de la famille à laquelle elle appartenait. Mais quelle puissance pouvait représenter la richesse ? Quand seul le tranchant d'une lame pouvait assurément donner la mort ? Je soupirais simplement, la suivant jusque dans une pièce de moyenne taille, chauffée par une luxueuse cheminée dévorant une impressionnante quantité de bois. Nous nous assîmes dans deux fauteuils qui, à l'image du reste de la demeure, était tout deux de très bonne facture.Tout de suite mon attention se reporta sur la discussion, j'écoutais, sans dire mot, les moindres détails de sa requête, le visage toujours aussi impassible. La perspective de l'affrontement ravivait en moi une flamme jusqu'alors éteinte. La noble avait fini d'exposer son plan, elle semblait attendre une réponse de ma part, une proposition peut-être ? Que sais-je ? Je n'étais pas là pour réfléchir, oh non, loin de là. J'étais ici pour agir, donner la mort et semer le chaos ou qui sait, trouver la mort face à un honorable adversaire. Dans les deux cas, l’univers en aurait choisit ainsi et, malgré toute ma force, je ne pouvais m'opposer à l’univers, je ne pouvais changer mon destin. Chaque jour je me tenais prêt, prêt à perdre la vie, prêt à l’ôter.




Thran - Vampire, Humain, Nain, Elfe, Démon, Ange... Peut m'importe, il n'y a qu'une seule réalité dans le Vein, les forts vivent, les faibles trépassent. Dès lors je peux être certain que ma lame trouvera sa place dans la chair tendre de votre délicieux ami.

Le ton était donné. Je n'étais pas venu en Feleth pour jouer avec de faibles Humains, j'étais là pour autre chose. Je me redressais, caressant lentement la garde de la lame maudite, le regard perdu dans le lointain. J'avais tant attendu, loin de tous, j'avais tant travaillé et cela semblait finalement avoir porté ses fruits.



Thran - Si pénétrer sur ses terres reste un problème, vous pouvez-vous contenter de suivre mes pas. Dans mon ombre, les morts tomberont à vos pieds, et bientôt je vous servirez la tête de ce comte, à moins que vous n'ayez un meilleur plan.

Je jugeais indigne d'un Seïrdan d'user de la ruse pour opérer ce genre de mission, bien que je ne fus pas suicidaire, loin de là, je savais qu'en cas d'extrême nécessité je pouvais être amené à user de la ruse pour déjouer mes ennemis, mais quelque chose au fond de moi me disait qu'une garde composée de quelques humains ne pouvait pas réellement me poser de problèmes. Pas après avoir passé deux siècles dans une grotte maudite, pas après avoir transcendé son art.


Thran - Je vous écoute.

Je n'étais pas dupe, j'avais conscience que la femme se servait de moi pour effectuer sa basse besogne, mais je n'avais pas réellement fais mon choix, lui ôter la vie ainsi que celle du comte semblait une bonne option, mais en lui offrant mon bras armé, je m'étais engagé à la laissé vivre, du moins, jusqu'à ce que le corps de ma cible chute lourdement au sol. Une fois cela fait, je serais en droit d'arracher le coeur de cette diablesse.


Utopia - Ne fais pas confiance aux apparences, elle n'est pas comme toi, elle n'est pas de notre monde.

L'espace d'un instant mon regard s'était perdu dans le lointain. Je soupirais à nouveau, ma première impression était donc la bonne, cette femme n'était pas réellement une démone, juste le résultat de la corruption de la magie noire, de la magie dont j'étais issu.


Thran - Nous devrions nous mettre en route, humaine.

Je crachais ce dernier mot avec une certaine véhémance, toujours la main sur la garde d'Utopia.


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MessageSujet: Re: Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]   Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] EmptyLun 3 Déc 2012 - 12:42

Il semblait que l'invité était quelque peu incisif dans ses propos, du moins au goût de l'humaine. Se contentant d'écouter la duchesse il affirma que peu importe la race du type en question, c'était la même chose pour lui, mais il oubliait justement qu'il n'était pas dans le Vein. Ça ne pouvait pas être pire certes mais peut-être plus imprévisible, car ce comte ne venait après tout pas de ce monde. L'homme se leva en émettant l'idée de foncer tête baissée parmi la garde de l'homme à abattre ce qui était bien évidemment une très mauvaise idée. Karlyof était paranoïaque voir fou, il savait qu'il avait bon nombre d'ennemi à ses trousses et surtout qu'ils n'attendaient que ça d'en finir avec lui. C'était pour cette raison qu'attaquer 'de front' était une mauvaise suggestion car ils n'auraient pas beaucoup de chance et faire des centaines de morts n'était pas le but. Non, il fallait s'y prendre autrement, par l'intelligence ... Ce dont le tueur semblait ne pas comprendre. Volorä se leva puis se dirigea vers la table sur laquelle était posée une petite boite en bois sculpté. Sans un mot elle l'ouvrit puis en sorti deux fioles contenant un liquide verdâtre. Son hôte était surement en train de se questionner sur ce qu'elle faisait, la noble femme était en train de mélanger soigneusement les deux liquides ensemble. Quelques secondes plus tard elle se retourna puis montra la fiole à l'homme en lui demandant s'il savait ce que c'était. Évidemment que non vu que c'était de sa propre création. Elle venait de finir un breuvage spécial qui allait leur permettre à tout deux de s'infiltrer dans le domaine du comte sans encombres.

-"Voyez-vous, ceci est une potion de métamorphose à durée limitée. En busant ceci nous pourrons prendre une autre apparence pendant quelques minutes, le temps par exemple de s'infiltrer directement dans le domaine de Karlyof … Et de le tuer directement. Je vous laisserai tout le loisir de vous battre avec lui, je pense que vous ne serez pas déçu."-

Son plan était donc ça. Se rendre directement chez son ennemi pour mieux le frapper, c'était l'idéal. Mais elle ne le sous-estimait pas et savait ce dont il était capable. Peut-être que son compagnon de voyage allait pouvoir changer la donne mais elle restait très méfiante envers lui. Une fois qu'elle avait finit d'expliquer le plan l'homme voulût se mettre directement en route et semblait même ne pas aimer le mot 'Humain'. Volorä fit un sourire glacial à ce moment-là puis sans un mot fit un signe à l'homme de la suivre. Elle se rendait aux portes du château là où une charrette les attendait. Quelques minutes de marche plus tard ils étaient enfin dedans. Là encore on pouvait sentir le goût prononcé pour le luxe de la dame, ayant même exigé un intérieur des plus confortable qui soit. Ils ne mirent pas beaucoup de temps à quitter l'enceinte du domaine et ils étaient à présent en plein voyage au beau milieu des grandes pleines vertes du nord. Heureusement que ce jour-là il n'y avait pas de neige ou autrement le voyage aurait été des plus compliqués. Le silence régnait en maître dans la petite cabine mais la duchesse décida de le tuer en voulant en apprendre un peu plus sur son tueur à gage, comme elle le nommait à présent.

-"Avez-vous peur de la mort ?"- Demanda-t-elle sur un ton des plus froid.

Elle savait que vu son attitude la réponse était pourtant évidente mais elle voulait réellement savoir ce qu'il pensait. Car ne savait-on jamais s'il venait à se retourner contre elle, cela représentait un danger non négligeable et le connaître du mieux que possible était donc important. Il ne lui avait toujours pas donné son nom malgré qu'elle le lui avait demandé mais peu importe. Le voyage n'allait pas durer très longtemps, juste l'affaire de deux ou trois jours. Ils étaient accompagnés de quelques gardes à chevaux et de tout le nécessaire pour tenir pendant ces longues heures. Certes la vue du blason du duché de Volorä allait certainement alarmer la garde du comté, mais elle avait prévu que peu avant de pénétrer les terres de Karlyof ils allaient devoir continuer à pieds. Cela ne représentait que très peu comparé à la distance entre les deux domaines. Le plan se devait d'être respecté c'était vital pour cette mission.
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MessageSujet: Re: Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]   Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] EmptyMer 12 Déc 2012 - 20:05

Le calme, le calme qui précède la tempête. Je m'en délectais, me contentant de suivre, sans dire mot les pas de l'humaine qui nous fit embarquer dans une charrette luxueuse. Je fermais les yeux, le voyage allait être long j'en avais conscience, au vue des stocks embarqués deux ou trois jours, deux ou trois jours durant lesquels mes muscles resteraient au repos. Il fallait le reconnaitre, le véhicule avait au moins le mérite d'être confortable, mais le confort était un luxe que je ne m'accordais que rarement, une faiblesse.
Utopia - Ne lui fais pas confiance.

La voix sonnait sinistrement dans ma tête, sans que mon visage ne trahisse la douleur que son écho m'infligeait. Je pouvais sentir le regard de la noble sur ma personne, cette dernière semblait m'étudier, serait-elle à la recherche d'une faille ? J'ouvrais les yeux, plongeant mon regard glacé dans le sien.

-"Avez-vous peur de la mort ?"-

Sa voix, dure comme la glace et pourtant bien moins sinistre que celle d'Utopia, venait de rompre l'harmonieux silence qui m'entourait. Je laissais la question en suspens quelques secondes.

Thran - Qu'est-ce donc que la peur ? - Je fermais les yeux - Je ne connais pas la peur, mais l'instigue à mes ennemis. La mort serra ma récompense, mon ultime défis. Ce que vous autres, humains, appelez mort, j'appel ça la vie. Rien ne me retiens ici, dès lors, je ne crains pas de disparaitre.

Je restais plutôt évasif dans ma réponse, conscient qu'un être humain n'était pas en mesure d'appréhender ma philosophie.

Thran - Et vous humaine ? Craignez-vous la mort ? -J'ouvrais les yeux - Êtes vous consciente qu'à cette distance, il me suffirait d'étendre mon bras pour trancher votre doux visage ?

J'avais proféré cette menace sans la moindre once d'hésitation, le ton devait être donné, les alliances étaient faites pour être détruite, dès lors je n'avais pas la moindre confiance en cette créature mortelle et ce n'était pas la garde qui nous escortait qui réussirait à faire défaillir ma lame.

Thran - Thran, Thran Dougal, tel est mon nom. Sachez que je ne vous le révèle pas à la légère, ceci est un gage de ma... Bonne foi.

Ainsi l'humaine pouvait être assurée que je ne prendrais pas sa vie, du moins, pas avant d'avoir éliminé le vampire qui l'intéressait tant. J'avais donné ma parole, l'honneur était à mes yeux ma possession la plus importante. Je fermais les yeux, me concentrant sur les mouvements de la charette, je humais l'air, me délectant de l'odeur de mort que dégageait l'étrange humaine, cette odeur de corruption, digne d'un démon. Elle n'était pas normale, j'en avais conscience, mais cela n'avait pas de réelle importance, du moins, pas pour le moment. J'ouvrais les yeux et contemplait par la fenêtre de la charrette le paysage qui défilait à mesure que nous progressions. Des collines, encore et toujours des collines, décidément ce monde était bien plus laid que le Vein et ces habitants bien plus faibles. Utopia frémissait dans son étuis, l'excitation du combat à venir mêlée à cette pesante attente la rendait encore plus incontrôlable.

Utopia - Ces humains te craignent, cette escorte est aussi inutile que ce moyen de transport.


Thran - Je sais.

J'avais murmuré ma réponse, conscient que la femme ne pouvait entendre cette horrible voix. Étais-je fou ? Je ne pouvais l'affirmer, la solitude m'avait peut-être poussé à imaginer cette chose, mais la douleur, elle, était bien réelle, à l'image d'une lame, froide, incisive, délicieuse. Le temps s'écoulait, trop lentement à mon goût. Il m'était encore étrange de pouvoir calculer un itinéraire, le Vein, dans toute sa bizarrerie, occultait tout tracé de part sa magie vicieuse, si bien qu'un même chemin pouvait mener à une multitude de lieux. Ici, la magie semblait plus ordonnée, plus neutre, un savant mélange de magie blanche et de magie noire, mais c'était cette "harmonie" qui rendait, à mes yeux, ce monde aussi ignoble que ses habitants. Je plongeais mon regard dans celui du cavalier qui chevauchait à ma droite et pu ainsi surprendre un frémissement tandis qu'il cherchait à quitter ma vue. Des lâches, faibles et risibles.
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MessageSujet: Re: Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]   Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] EmptyMer 12 Déc 2012 - 23:02

Le voyage se poursuivait alors que les kilomètres défilaient. Les terres du comte Karlyof étaient assez loin de ceux de Volorä mais elle aimait voyager. Sauf que cette fois-ci un invité était de la partie. Depuis la fin de l'entrevue entre la noble et le guerrier un silence s'était imposé. En réalité c'était toujours la même chose lorsqu'elle faisait monter une personne à bord de son luxueux véhicule, le silence. Mais il y avait aussi une autre habitude, celle de le briser au bout de quelques heures. Ce fut le cas lorsque la duchesse avait posé certaines question à son hôte et que ce dernier lui répondit. La mort ne l'effrayait donc pas ? Son but était cela d'ailleurs, il la considérait comme un cadeau, comme la vie. C'était une vision des choses intrigante et cela fit même sourire légèrement la sombre noble. Cet homme cherchait à en finir de la façon qu'il jugeait la meilleure, un adversaire à sa taille ... Et le vampire qu'ils allaient affronter était susceptible de l'être. Ce qui étonna Volorä fut qu'il lui retourna la question, mais elle n'y répondit pas de suite attendant qu'il finisse de parler. L'homme lui donna son nom puis affirma que c'était comme son gage de bonne foi. Bien, à présent qu'elle savait comment nommer ce jeune homme la duchesse s'enfonça légèrement dans la banquette puis passa sa main sur sa joue en entendant la menace que lui avait fait Thran quelques secondes plus tôt.

-"Vous savez, Thran, me trancher le visage ne vous apporterai rien de bien … Intéressant. Pour me tuer vous êtes obliger de lever votre bras, mais je pourrai vous réduire à l’inexistence sans bouger d'un centimètre. Mais sachez une chose, ce que vous appelez vie, je l'appelle aussi 'Amante'. Je n'attends que sa douce étreinte, que je m'abandonne dans les bras de ce qu'on appel ici 'mort' pour qu'elle m'emmène dans son monde froidement paisible."-

Les cartes étaient à présent sur la table et chacun des deux joueurs savaient à qui il avait affaire. Il s'agissait ni plus ni moins d'une alliance éphémère où tout pouvait arriver à n'importe quel moment. Rester sur ses gardes était donc la meilleure chose à faire. Une fois ce marché conclu à savoir une fois que le corps de Karlyof sera en train de se vider de son sang, les choses seront différentes. En attendant les deux étaient officiellement partenaires et tout gâcher maintenant n'était pas dans les intentions de Volorä. Le silence se fit de nouveau sentir et ce n'était pas plus mal ainsi, profitant pour plonger dans ses pensées la duchesse ferma les yeux. Elle connaissait parfaitement ses capacités et ce qu'elle avait subi pour les posséder ... Le souvenir de la dévoreuse d'âmes, enfermée injustement dans un tombeau lui remontait souvent à la tête, se sentant intimement touchée par ce qu'elle avait bien pu subir de son époque. La noble avait tellement 'fusionné' avec l'essence de cette démone qu'elle se sentait devenir la créature de jour en jour, comme si son âme se métamorphosait d'année en année en celle de la démone. Restant de longues heures ainsi la nuit finit par tomber.

Le lendemain allait être le jour où ils arriveraient aux portes du comté de Karlyof. Il fallait donc profiter de cette nuit pour mettre au point certains détails de dernières heures comme ces fameuses potions de métamorphose, de sa propre création, dont ils allaient devoir faire usage. Le plan était de changer d'apparence temporairement pour s'infiltrer dans le domaine privé du comte, se faire passer pour des domestiques allait donc être nécessaire. Elle n'avait pas prévenu Thran de ce que en quoi ces potions allaient les changer mais elle rattrapa cet oubli le soir-même.


-"Ces potions nous serviront de déguisement pour pouvoir passer les gardes sans problème. Nous nous ferons passer pour des domestiques pour le comte. Une fois dans son manoir il va falloir ne pas se faire remarquer, donc j'espère que vous savez jouer la comédie … Et ça sera la nuit où nous passerons à l'action, ce vieux vampire privilégie ce moment pour être seul avec une de ses domestiques, pour s'en abreuver si vous voyez. Je me ferai passer pour elle et c'est de cette façon dont nous pourrons l'approcher."-


Le plan était simple à expliquer mais restait encore à l'appliquer, c'était sans doute la partie la plus difficile à faire.
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MessageSujet: Re: Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]   Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] EmptyJeu 20 Déc 2012 - 18:16

J'observais le visage de l'humaine, agréable, non pas physiquement, car la beauté était une chose des plus abstraite pour un être de mon espèce, mais le froideur de ses traits rappelait la douce étreinte de la mort. Le temps s'écoulait lentement, bien trop lentement et un silence pesant mais confortable s'était installé entre nos deux êtres. Telle était la limite de notre collaboration, un but commun, mais l'incapacité d'appréhender la nature de l'autre partit. Je fermais les yeux, cloisonnant par la même occasion mon esprit pour entrer dans une transe méditative. J'écoutais la pluie s'abattre doucement sur la toiture de la charrette, les grognements des gardes et l'appel des loups au loin. Je pouvais sentir le délicat arôme de mort dont était empreinte la noble, l'odeur animal des chevaux ainsi que celle plus délicate de fleurs au nom inconnu. J'étais là et partout à la fois, laissant ainsi le temps filtrer à travers moi sans qu'il ne puisse m'atteindre, sans qu'il ne puisse m'user. J'ouvrais de nouveau les yeux suite aux paroles de l'humaine. Cette dernière me présentait deux fioles contenant un étrange liquide, liquide sensé pouvoir changer temporairement nos apparences. Je n'avais pas confiance en la magie, elle était trop instable, trop obscure pour être totalement maitrisée si bien que j'avais fais le choix d'occulter cette dernière de ma formation. J'avais cependant conscience, que l'acier n'était pas l'unique réponse, du moins cette dernière ne semblait pas convenir à ma partenaire. Le plan semblait simple, il ne me suffisait que de me faire passer pour un domestique et d'attendre que le comte tente d'ôter la vie à l'humaine, avait-elle conscience que son plan nécessité mon entière collaboration ? Cette dernière semblait avoir compris que j'accordais plus d'importance à mon honneur qu'à ma vie et qu'il me serait ainsi impossible de la trahir.

Thran - Pour vous j'adopterais donc un nouveau masque.

J'étirais mon corps endormis par ma méditation, observant par la fenêtre la nuit enlacer de ses bras obscures le monde qui nous entourait. Dans le Vein les jours ne pouvaient se compter en heures et variés sans cesse si bien que toute notion de temporalité était impossible. Je reportais de nouveau mon attention sur la noble.

Thran - Je suppose qu'il me serra impossible de dissimuler une lame telle qu'Utopia sous l'apparence d'un domestique. S'il nous est impossible de faire pénétrer cette dernière dans le domaine de notre ennemi, je devrais donc vaincre ce dernier à main nue. Non pas que cela me pose un problème, au contraire, j'aimerais seulement savoir à quoi m'attendre.

Il était vrai que foncer tête baissée dans la gueule du vampire semblait suicidaire, son plan était bien ficelé cependant, elle avait occulté, volontairement ou non, la mise à mort de notre ennemi. Je n'étais pas fou, j'avais conscience que je ne pouvais accorder une confiance aveugle en cette créature mortelle, les Humains était de nature faible et avaient compensés cette faiblesse par leur côté vicieux. Peut-être tenterait-elle de me supprimer en même temps que le vampire, une pierre de coup, une opération rapide et efficace.

Thran - Je vous préviens toute fois. N'essayez pas de me trahir car la mort elle même n'empêchera pas ma vengeance.

Je fermais de nouveau les yeux, le voyage allait encore durer un moment et l'ennui commençait à me gagner.



Utopia - Je veux sentir leur peine...

Thran - Bientôt...

Je murmurais cette phrase tout en me laissant aller au sommeil, un sommeil sans rêve, sans repos, sans paix. Car la sérénité me semblait interdite, tout comme la perspective de ressentir une réelle joie. Telle était ma malédiction. Le vide, l'insensibilité, l'indifférence. Peu m'importait de mourir maintenant, mon seul regret serait alors de ne pas pouvoir mourir une seconde fois.
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MessageSujet: Re: Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]   Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] EmptyMar 25 Déc 2012 - 15:34

Le jour fatigue arriva. La veille où Volorä avait expliqué le plan à Thran fût assez courte, ce dernier acceptant de se métamorphoser pour les besoins de la mission. Mais ce que la duchesse ne lui avait pas dit était s'il garderait sa masculinité ... Une erreur dans le dosage de ces potions étaient probables, c'était la première qu'elle en faisait dans ce genre, mais ça elle ne lui avait pas dit. Le jour se leva et ils arrivèrent enfin dans les terres de Karlyof. C'était donc le moment de descendre du carrosse et de se préparer. Il fallait continuer à pieds et se cacher jusqu'aux portes du domaine du comte, et ce n'était qu'à ce moment-là où ils pourraient absorber leurs potions. Ce moment arriva après une petite heure de marche, Volorä et le démon étaient à ses portes enfin près du moins. La noble lui dit alors qu'il était temps d'ingérer le breuvage et commença la première. Cela avait un goût de plante mentholée, mais la réaction fût assez surprenante ... Au moment où la sombre femme ingéra le liquide sa peau se mit à 'changer', c'était comme si des serpents s'était introduits en dessous de sa peau, des plis se déplaçaient du haut jusqu'en bas de son corps jusqu'à ce qu'elle semblait s'étouffer. Elle posa sa main sur le muret puis toussa contre son grès, puis après une minute de métamorphose, elle regarda ses mains.

-"On dirait que cela a fonctionné, mon ami … Regardez."-


Elle se retourna vers son compagnon puis retira la cape laissant apparaître sa nouvelle apparence. Une jeune fille aux traits innocents, pratiquement juvéniles. Frêle mais jolie, son visage inspirait tout le contraire de son ancien. Elle tendit alors la seconde fiole à Thran puis lui demanda de la boire à son tour, et lui déclara qu'elle ne savait pas si les effets seraient aussi convaincants, si la potion n'allait pas le changer en fille, lui aussi. De toutes façons il était trop tard pour faire marche arrière et si jamais le tueur tentait de fuir la sombre femme n'hésiterai pas à le tuer, au mieux. Il ne restait plus qu'à attendre sagement, mais pendant que le démon hésitait à boire la potion Volorä voulut savoir exactement ce à quoi elle ressemblait. Une flaque d'eau était à proximité dû à la pluie et s'avançant dans cette directement elle sembla choquée en voyant son nouveau visage. Si doux, si innocent, si jeune ... Il ne restait plus qu'à trouver des habits appropriés. Un petit tour de magie et ce fût réglé lorsque sa longue robe aux couleurs sombres laissa place à une tenue plus 'domestique' mais plus courte, à sa surprise. Des bas, une mini robe, c'était exactement comme les servantes du comte mais dans une version plus ... Provocante. Même sa voix s'était métamorphosée ressemblant à présent à celle d'une jeune fille de 20 ans.

-"Je vois que nous sommes bien parti, qu'attendez-vous pour boire ?"-

Si la potion allait changer Thran en homme de service dans ce cas tout irait pour le mieux, il serait parfaitement dans son rôle. Mais si la potion le changeait en fille, donc en domestique … Les choses allaient être plus compliqué car il ne saurait surement comment agir. Volorä espérait que son breuvage était assez au point pour ne pas commettre cette erreur, mais elle gardait en tête que c'était bel et bien la première fois qu'elle en avait concocté de pareils.
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MessageSujet: Re: Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]   Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] EmptyLun 31 Déc 2012 - 15:26

L'heure était venue, après plusieurs jours d'une pénible attente, le combat n'avait jamais été aussi proche qu'en cette instant, et une incontrôlable excitation s'emparait de mon être au fur et à mesure que notre moyen de transport nous rapprochait de l'objectif. Je fermais les yeux, humant l'air une dernière fois quand la charrette se stoppa finalement. Une fois dehors, je contemplais le ciel obscure qui serait d'ici quelques heures éclairé par les rayons lumineux de l'astre solaire, un bon jour pour mourir, comme pour ôter la vie. Une petite heure de marche nous fut nécessaire pour être en vue des portes de la demeure du comte, une heure de marche au rythme lent de misérables humains.


Thran - Enfin...
Je murmurais ces mots tout en observant ma coéquipière avaler le contenu de la fiole, puis me révéler sa nouvelle apparence. Magnifique, du moins, pour un Homme, elle avait l'apparence d'une femme fragile et de ce fait était devenue hideuse pour l'être que j'étais. Je saisis la fiole qui m'était destiné, en humant la mixture. Le liquide ne m'inspirait pas plus confiance que la femme qui l'avait confectionné mais cette dernière avait besoin de mon sabre et ne pouvait donc me perdre. Fermant les yeux j'avalais à mon tour le liquide au goût âcre sans pour autant sentir de changement dans ma physionomie.

Thran - Ne vous seriez-vous pas trompée ?

Trente seconde s'écoulèrent avant qu'une violente douleur ne déchire ma poitrine. Je fermais les yeux, laissant mon être se délecter de la violence de la transformation. Une minute s'était écoulée avant que la douleur ne disparaisse totalement. J'ouvris les yeux observant mon reflet dans une flaque d'eau.


Thran - Je devrais vous trancher la gorge...
Utopia - Quel honneur pour un guerrier de ta trempe...
Ma voix elle-même s'était adoucie, adoptant un timbre suave. Je fis volte-face révélant ma nouvelle apparence féminine aux yeux de ma temporaire partenaire. La transformation ne semblait pas avoir altéré mes facultés physiques, mais je n'en étais cependant pas certain. Tout comme la noble, j'adoptais une tenue adaptée à la situation, mettant de côté mon orgueil. Les événements prenaient une tournure grotesque, je n'avais pas la moindre idée de l'attitude que pouvait adopter les serviteurs d'un noble et encore moins celle qu'une femme se devait d'adopter. Je soupirais me dirigeant désormais vers les portes, il était temps de pénétrer dans l'enceinte du domaine et de mettre un terme à ce contrat. Je me dissimulais dans l'ombre du rempart, prenant soudainement conscience que mon apparence féminine ne me permettrait pas de transporter d'arme avec moi. Mon corps se crispait soudainement, en plus d'une décennie je ne m'étais jamais séparé de la lame maudite qui pendait noblement à mon flanc, si bien que la seule idée de m'en séparer à l'approche d'un combat me fit douter. Je retirais lentement Utopia et l’étui qui la contenait pour la déposer loin des mains des mortels qui m'entouraient.


Thran - Je reviendrais te chercher bientôt.
Je me redressais, faisant face à la noble.


Thran - Les choses se compliquent et risquent de vous échapper.
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Volorä Veil



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MessageSujet: Re: Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.]   Un ennemi en commun. [PV : Thran Dougal.] EmptyLun 31 Déc 2012 - 20:37

Quand Thran finit de boire sa potion, la noble ne put s'empêcher de laisser glisser un léger rire. Voir un guerrier aussi imposant et 'masculin' que lui devenir une innocente jeune fille habillée en domestique, c'était invraisemblable. Mais alors qu'il était temps de mettre les choses au point la jeune fille qu'était devenu le guerrier se dirigea un peu plus vers l'entrée du domaine. Il ne fallait pas se précipiter et Volorä le suivit donc. Quelques minutes suffirent pour qu'elle se rendit compte qu'elle ne pourrait porter sa lame et la confia donc. Les choses se compliquaient ? Bien sûr que non elles ne faisaient que s'arranger. Le moment était venu d’infiltrer le personnel du comte et aussi simplement que possible la duchesse et Thran se dirigèrent en premier lieux vers les jardins, comme pour se fondre dans la foule. Alors vint un moment où un garde les repéra puis leur demandant de s'arrêter Volorä chuchota quelques instructions à l’oreille de sa compagne. Il fallait qu'elle se comporte de façon féminine même si cela devait aller dans l'excès. L'homme approcha puis leur demanda leur nom, ne les ayant jamais vu auparavant ici. La noble hésita un peu mais garda tout de même son sang-froid et répondit même à place de Thran.

-"Je m’appelle Kassie et elle s'appelle Nessy, c'est ma sœur … Nous sommes des nouvelles."-

L'homme regardait surtout les formes des deux jeunes filles au lieu d'écouter et machinalement acquiesça puis les laissa entrer dans le manoir. Le plan fonctionnait pour le moment et 'Kassie' en profita pour mieux briefer sa prétendue sœur.


-"Vous m'avez entendu, vous vous appelez à présent Nessy et vous devez agir comme si nous étions sœurs. Donc on doit se tutoyer et faire comme si on se connaissait depuis toujours, vous y arriverez ? Ah et j'ai un petit conseil facile pour vous : si vous voulez adopter une démarche féminine essayer de marcher sur une seule ligne, c'est à dire poser un pieds exactement devant l'autre et non à côté."-

Ceci étant dit elle montra à 'Nessy' comment faire et en marchant elle semblait mettre un pas devant l'autre comme si elle était en train de marcher sur une seule ligne devant elle. Elle imaginait bien que c'était difficile pour Thran d'adopter aussi facilement une telle démarche mais il devait faire un effort pour le bien de l'opération. Mais alors qu'elle était en plein en train de lui apprendre quelques gestes rapide et féminins, quelqu'un venu les interrompre. La personne tant désirée, le comte Karlyof lui-même, et au top de sa forme. C'était un grand homme d'un certain âge, avec une moustache digne d'une histoire fantastique et ayant une démarche excentrique. Il papillonna autour des deux jeunes filles sans que ces dernières ne disent un mot. L'homme se mit donc à parler et son ton, sa manière étaient exactement comme sa démarche …

-"OH mais voilà deux belles créatures ! Mais dites-moi je ne vous ai pas tant vu que cela ces derniers jours … Mais qu’IMPORTE ! Vous allez me faire le plaisir de me suivre mes jolies, y'a du travail qui vous attends !"- Dit-il en de plaçant derrière Volorä et Thran tout en passant ses bras sur leurs épaules.

Le ton était donné, Karlyof était très, très excentrique … Mais cela ne diminuait en rien sa puissance. Alors que les minutes s'écoulèrent et que les deux sœurs effectuaient la tâche que leur avait donné le comte, ce dernier les rejoignit et plongea littéralement son regard dans leur décolleté, sans aucune pudeur. Il leur demanda si elles étaient réellement sœurs, ce que Kassie confirma, et là il explosa littéralement de joie on aurait dit. Il alla même jusqu'à exclamer 'deux pour prix d'un !' devant elles. Le travail consistait à ranger la grande salle à manger et à la nettoyer, tâche un peu ardue mais facilement réalisable. Karlyof se retira les laissant donc œuvrer seule. Refermant la porte Kassie se rapprocha de sa sœur et tenta de lui expliquer le comportement du comte qui aurait pu laisser perplexe Thran.


-"Il est très excentrique, mais crois-moi cela n'affecte en rien sa dangerosité … Ce n'est qu'un masque."-

Volorä s'y prenait vraiment dans son rôle, c'était le moins que l'on puisse dire.
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