''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]

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Vaënadiel Eira



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Race : Humaine
Classe : Druidesse
Métier : Botaniste
Croyances : Dieu de l'Équinoxe
Groupe : Clan [Indigène]

Âge : 20 ans

Messages : 180

Histoire de Personnage :
L'inconnu
Une nouvelle vie

MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Mar 8 Jan 2013 - 20:54

Sur la voie de la guérison, part.9

Avant que le sommeil ne l’emporte pour le restant de la nuit, Heïan attendit une bonne heure seulement pour vérifier que Melley n’allait pas se réveiller en sursaut. Au contraire, sa respiration se faisait régulière et elle semblait être profondément endormie. La seule tension était en ce qui concernait les doigts de sa femme solidement cramponnés à sa chemise. Un dernier sourire aux lèvres et un dernier coup d’oeil en direction du visage paisible de Melley et ce fut à son tour de sombre dans le monde du rêve. La nuit se déroula donc sans embrouille, ni réveil en panique, et ce, jusqu’à tard dans la matinée. Ayant gardé ses habitudes de lève-tôt à cause du travail qu’il avait eu pendant plusieurs années, Heïan ouvrir les yeux dès que les premiers rayons du soleil frappaient le dos des rideaux, éclairant faiblement la pièce. Comme à chaque matin, il bâilla et s’étira de tout son long à même le matelas et baissa les yeux vers le visage de Melley qui semblait encore profondément endormie. Ses mains avaient cependant desserré leur emprise sur son vêtement et l’homme put se tirer hors du lit en prenant soin de ne pas brusquer sa bien-aimée. Ce fut donc direction la salle de bain où il se lava, nettoya ses deux derniers blessures et remettant des bandages propres. Ce que ça faisait du bien de pouvoir bougé les deux bras convenablement ! Avant de sortir, Heïan vint déposer un baiser sur le front de sa douce puis sortit de la chambre en douce pour la laisser dormir puisqu’elle en avait plus que besoin.

En bas, les jeunes étaient attablés avec Arya et Keilan. Vaënadiel s’occupait de son fils alors qu’Elayne prenait soit de nourrir Arya qui était bien calme contrairement à son habitude. Les yeux violets de sa fille croisèrent alors ceux de son père qui les salua d’un sourire avant de les rejoindre en prenant place à sa chaise.

‘‘ Krpapa ! ‘‘ S’exclama Arya qui voulut aussitôt quitter les bras de sa tante pour rejoindre ceux d’Heïan.

L’homme se releva et fit un voyage express seulement pour aller chercher sa petite fille et l’asseya sur lui alors qu’il commençait à manger ses oeufs. Elayne en profita donc pour demander :

‘‘ Maman devait être morte de fatigue. Elle dort encore comme un loir, pas vrai ? ‘‘

‘‘ Oui ... la première fois elle était réticente, paniquait, mais à la seconde elle s’est aussitôt endormie. Elle ne pourra récupérer tout le sommeil qu’elle a manqué... Au moins, elle sera reposée à son réveil. ‘‘

‘‘ Elle en avait grand besoin. Ça ne pourra que lui être bénéfique après tout. ‘‘ Ajouta Vaënadiel.

Ils étaient tous d’accord et puis si Melley était parvenue à dormir là, elle le pourrait pour les nuits suivantes. Il suffisait qu’Heïan soit à ses côtés et tout irait bien. Les mauvaises habitudes devaient s’éloigner, car la fatigue était le pire ennemi de l’Homme. Après le repas, Vaënadiel s’en alla avec Elayne et les enfants dans le jardin arrière pour leur permettre de dépenser leur énergie et aussi profiter de ce beau soleil. Les hommes eut étaient resté à l’intérieur au cas où la maîtresse de la maison descendrait au rez-de-chaussée. Ils parlèrent donc d’éventuel travail que le nordique pourrait exercer comme il ne pensait pas retourner parmi les siens dans les montagnes. Il avait trouvé la perle rare et comptait bien rester à ses côtés le temps qu’il faudrait. Comme il était un excellent chasseur, il suffisait de rencontrer les hommes qui s’en chargeaient et ainsi il pourrait avoir un boulot honnête et qui rapportait tout de même assez bien. Les bouchers s’arrachaient le gibier à Beolan alors ... c’était bon pour le commerce. Lorsque les femmes entrèrent, Elayne alla se promener en ville avec son amoureux et ils ne revinrent qu’en fait d’après-midi, au moment où Melley était allé se chercher un encas dans la cuisine pour se remplir la panse en attendant de repas du soir. Les petits furent les premiers à alerter les occupants de la présence de la femme d’Heïan et ils se précipitèrent vers ses jambes aussitôt pour s’y accrocher solidement.

‘‘ Bonjour tout le monde…j’ai dormi un peu…trop longtemps. ‘‘

Elle avait dormi longtemps parce que son corps en avait tout simplement besoin et rien de plus. Il fallait qu’elle se reposer et même si elle avait dormi 3 jours, ça n’avait rien de mal ! Heïan leva les yeux vers elle, remarquant bien sa gêne, mais il était plus que fier d’elle. Melley s’approcha alors et vint s’installer à ses côtés pour ensuite lui donner un doux baiser matinal en retard. Les pommettes de sa tendre moitié se mirent alors à rougir légèrement apportant l’interrogation sur le visage de son époux.

‘‘ Rassure-moi Heïan…je n’ai pas raconté toutes les bêtises dont je me souviens hier soir ? ‘‘

Pas besoin de dire quoi que ce soit parce qu’elle avait elle-même répondu à sa question. Tout ce qu’il eut à faire fut de confirmer ses craintes par un simple sourire. Melley avait rougi davantage, faisant ricaner Heïan qui la trouvait si mignonne avec cet air gêné, même camouflé par sa crinière noire qui grisonnait par endroits.

‘‘ Mais qu’est-ce que tu dois penser de moi mon dieu ! ‘‘

‘‘ Que tu es la plus adorable de toutes les femmes de Feleth. ‘‘

Bien évidemment, personne sauf les plus âgés des parents ne comprenait ce qui se passait donc; Melley et Heïan. La pauvre, s’il en avait parlé, elle aurait été tellement gênée ! Emprisonnant son menton entre son pouce et son index, Heïan la força à croiser son regard lavande et lui fit un doux sourire avant de déposer un baiser sur son front, son nez et ses lèvres.

‘‘ Mets ça sur le dos de la fatigue, ma chérie. Et puis ... ça reste entre nous deux. ‘‘

Un sourire en coin amusé se forma sur les lèvres du Capitaine à la retraite et il prit Keilan qui tentait de lui grimper sur la jambe en s’agrippant à son pantalon. Quelques minutes plus tard, Liam arriva à la maison et les petits monstres furent posés au sol. Arya se rendit aussitôt jusqu’à son père et le petit tentait de se lever sur ses jambes avec difficulté, terminant sa route à quatre pattes puisque c’était plus rapide. Leur père les serra alors contre lui et arriva dans le salon en saluant tout ce beau monde. Vaënadiel y passa à son tour, enlaçant tendrement son époux qui lui avait tant manqué et se leva sur la pointe des pieds pour réclamer son baiser de fin de journée. Sa bouche se faufila jusqu’à son oreille et il lui murmura alors :

‘‘ La relève est arrivée…tu n’es plus seule pour les enfants… ‘‘

‘‘ Les dieux ont entendu mes prières ... ! ‘‘ Dit-elle ensuite, souriant en guise de rigolade.

La nordique le délaissa ensuite pour retourner s’assoir en prenant ses terreurs dans ses bras et Heïan se leva pour suivre son fils qui lui faisait signe de le suivre. Arquant un sourcil, le père se demandait de quoi Liam voulait s’entretenir pour le mettre en retrait ainsi du reste de la famille.

‘‘ Papa…Eziel m’a l’air étrange…il semble confiant, comme s’il s’attendait à ressortir libre…il m’a demandé comment allait maman, toi aussi, que la peau de maman lui manquait…et il m’a assuré qu’il vous reverrait bientôt…je ne comprends pas…toi qui le connais, y a-t-il un risque ? ‘‘

Au fur et à mesure que Liam répétait les dires d’Eziel, le sang d’Heïan se mettait à bouillir. La rage monta d’un cran et il serra les poings si forts qu’il réveilla la douleur due à sa main gauche. Bien entendu, il grimaça, mais c’était ce qu’il le ramena sur terre l’espace d’un instant. Un mauvais pressentiment prenait alors naissance en lui, un très mauvais. Si Eziel était si confiant quant à sa libération prochaine, c’est qu’il avait trouvé un moyen de s’évader et ce n’était vraiment pas bon signe. Cela voulait dire qu’il reviendrait et s’en prendrait à un membre de sa famille, voire même encore Melley. À moins qu’il soit pour le moins intelligent et s’en prenne directement à lui parce que c’était de lui que le tueur à gages voulait se venger.

‘‘ Ou fait-il cela pour me m’inquiéter ? Serait-ce des paroles en l’air ? Je ne voudrais pas qu’il nous échappe et vous fasse à nouveau du mal papa… ‘‘

‘‘ Je ... ne sais pas, Liam. Va rejoindre les autres dans le salon. Je dois réfléchir un moment. ‘‘

Son fils le regarda un moment en fronçant les sourcils et lorsqu’il le laissa enfin seul, Heïan soupira et se massa la nuque tout en regardant le plancher. Qu’est-ce qu’Eziel avait en tête bon sang ?! Voulant en avoir le coeur net, l’homme fila hors de la maison en direction du quartier général; il devait le voir dans l’immédiat même s’il devait lui briser le cou pour l’empêcher de faire encore du mal à sa famille. Comme si personne ne l’avait entendu quitter la maison ... Liam n’était pas dupe quand même.

Arrivé sur les lieux, Heïan fila directement dans la cave où se trouvaient les cellules de prisonniers et le soldat de garde ce soir-là sursauta en voyant son ancien supérieur. Celui-ci ne cacha pas sa surprise et se leva directement de sa chaise, le saluant comme s’il faisait encore partit des rangs. Rouge de colère et à cause de sa course depuis la villa, Heïan hurla:

‘‘ OUVRE LA CELLULE ! ‘‘

‘‘ O-O-Oui ! ‘‘ Balbutia aussitôt le soldat après avoir sursauté.

Le soldat ouvrit alors la porte de la cellule d’Eziel et Heïan attendit qu’on la referme derrière lui pour être certain qu’il ne s’échappe pas même s’il était attaché aux mains et aux pieds contre un solide mur de pierre. Le tueur à gages releva la tête et un sourire illumina son visage en voyant son visiteur. Eziel se leva alors tranquillement pour faire face à son mentor qui le regardait froidement, la mâchoire crispée.

‘‘ Mais quelle belle visite tu me fait là, Heïan ! Tu m’as manqué. Comment va ton bras ? ‘‘

Heïan s’avança brusquement et plaqua violemment le criminel contre le mur en le tenant par le cou. Sa main droite serrait avec force et Eziel commença à toussoter, sans pour autant perdre son sourire.

‘‘ Ton fils t’a parlé hen ? Ta femme aussi ? Elle t’a dit que je l’avais caressé, toute entière ? ‘‘

‘‘ Ferme là ... ‘‘ Gronda t-il d’une voix étonnement basse.

‘‘ Je vois la fureur dans tes yeux Heïan. Pourquoi ne la laisses-tu pas sortir, hen ? Tue-moi. Allez ! TUE-MOI! J’ai bien hâte de retourner m’amuser avec vous. Je me demande qui sera le prochain. Ta fille peut-être ? Elle est ... appétissante ! Ou bien l’épouse de ton fils ? Une beauté exotique... elles sont plus jeunes alors ... ‘‘

Là ce fut de trop et Heïan ne put se retenir de lui foutre un coup de poing directement sur nez, le lui cassant au passage. Mais au lieu de hurler, Eziel riait comme un hystérique et en redemandait. Voyant rouge, l’ancien Capitaine prit le cou du tueur à gages à deux mains et malgré la douleur de sa main et son avant-bras gauche, il serra et serra ... Omar débarqua après qu’un soldat l’eut prévenu et avec l’aide de Liam, ils agrippèrent Heïan par les bras pour le séparer d’Eziel et le sortir de la cellule.

‘‘ LAISSEZ-MOI LUI BRISER LA NUQUE ! IL DOIT CREVER ! ‘‘

‘‘ Heïan ! Calme-toi bon sang ! ‘‘

Heïan se dégagea brusquement de l’emprise de son fils et son confrère et monta les escaliers par lui-même pour se retirer à l’extérieur. C’est là que le géant fut irruption, lui bloquant le passage. Son regard était plus que sévère, mais le père s’en fichait éperdument. Il le poussa même et prit un autre chemin que celui de la maison sans adresser la parole à ni l’un ni l’autre des deux hommes. La colère lui faisait toujours bouillir le sang et il se devait de se calmer avant de retourner à la maison. Sinon, Melley se douterait de quelque chose et il fallait qu’il lui cache ce qui concernait Eziel pour ne pas nuire à sa convalescence déjà difficile.

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Liam Kreiss



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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Mar 8 Jan 2013 - 22:30


- Je ... ne sais pas, Liam. Va rejoindre les autres dans le salon. Je dois réfléchir un moment.

Liam fronça les sourcils. Qu'est-ce que son père mijotait donc ? Il hésita un certain temps puis obtempéra, laissant son père seul. Il retourna dans le salon et ne répondit rien aux regards interrogateurs. Et encore moins à sa mère. Elle ne devait pas savoir. Sinon, ses efforts seraient réduits en poussière et ça n'aura servit à rien. Parce que les lettres qui marbraient sa peau étaient définitives. Elle vivrait avec ça le restant de ses jours. Alors pour l'heure, il valait mieux qu'elle pense qu'Eziel était hors jeu.

Il joua avec Arya, embrassant son petit front pour la faire rire, jusqu'à ce qu'il entende une porte claquer. Son père était sorti. Et Liam savait ou. Alors il se leva, confia la petite à Vaë et se prépara à sortir.

-Liam, que se passe-t-il ?

Il se retourna et vit sa mère debout, bras croisés sur la poitrine, la mine inquiète. Elle aussi avait entendu la porte.

-Rien maman…rien.

Mauvais menteur Liam. Melley était sa mère et voyait nettement qu'il mentait. Mais elle ne put rien faire que Liam était partit. Alors elle se rassit et tenta de se dire qu'effectivement il n'y avait rien…

Dehors, Liam courut jusqu'à la demeure d'Omar. La nuit était presque tombée et il s'en voulait déjà de devoir déranger son Capitaine chez lui, mais s'ils ne faisaient rien, Heïan tuerait Eziel et finirait en prison ou tué pour ça.

-OMAR !!

Il tambourina à la porte jusqu'à ce qu'elle s'ouvre et il manqua frapper le géant.

-Quoi ? Liam ? Qu'y a-t-il ?

-Mon père…il est allé chez Eziel…vite !

Omar fît un bond, agrippa son épée au cas où et suivit le chevalier jusqu'au quartier général. Là un soldat les prévint mais ils le poussèrent et descendirent tout de suite aux cachots, juste à temps en plus. Heïan était en train d'étrangler son ennemi. Celui-ci n'avait pratiquement plus de souffle. Ils foncèrent, prenant l'ancien Capitaine par les bras pour le forcer à se détacher et sortir de la cellule.

-LAISSEZ-MOI LUI BRISER LA NUQUE ! IL DOIT CREVER !

Jamais Liam n'avait vu son père aussi énervé. En plus il devait avoir mal à son bras gauche…Omar tenta de lui parler, mais Heïan se dégagea brusquement, montant les marches de lui-même. Omar fût rapide et lui bloqua le chemin. Liam arriva au moment ou son père poussait son ami et sortait.

Ils sortirent à sa suite. Heïan ne prenait pas le chemin de la maison. Il avançait vite, les poings serrés. Il était en colère. Liam remercia Omar et lui doit de bien surveiller Eziel, d'augmenter les gardes autour de sa cellule, les chaînes même…et courut pour rattraper son père.

Celui-ci voulut l'éviter, mais Liam se posta devant lui et le força à s'arrêter.

-Papa…cela ne sert à rien de t'énerver de la sorte pour cette ordure…je sais que tu t'inquiètes pour maman et…je ne t'ai jamais vu comme ça…il va mourir. On va accélérer le tout et…

Son père répondit alors :

-Il va sortir avant d'avoir sa sentence ...

Comment ça…Liam ne comprenait pas.

-Non papa. Il ne sortira pas. Je vais aller me poster devant sa cellule et je ne le quitterais pas une seconde du regard. Je ne dormirais plus. Et ce jusqu'à ce qu'il soit dehors sur l'échafaud. Il n'arrivera plus rien à notre famille. Je te le promets.

-Liam ... la fatigue est le pire ennemi de l'Homme. Ne pas dormir te fera commettre des erreurs. Il est préférable qu'il y est constamment des hommes devant sa cellule, un à chaque quart de travail et de rotation. Tu ne pourras rester jusqu'à ce que sa sentence soit prononcé... pense à ta femme et tes enfants là dedans.

Liam fît non de la tête. Il pensait au siens, il n'arrêtait pas. Vaë, les enfants, il y pensait, mais s'il voulait surveiller, c'était aussi pour éviter qu'ils ne soient touchés par cette ordure.

-Je ne fais pas confiance à ses hommes papa. Je n'aurais pas l'esprit tranquille. Et toi non plus. Je veux l'avoir à l'œil constamment.

-Fais ce que tu veux ... parle à Omar. Sinon je retourne le tuer de mes propres mains.

Liam soupira. Il prit son père par les épaules et le serra alors contre lui.

-Calme-toi papa…calme-toi…

Mais cela ne fonctionnait pas. Heïan ne se calmait pas et Liam s'en voulait. Son père réussissait toujours à le calmer et maintenant que le fils devait faire de même, il n'y parvenait pas.

-Retourne à la maison. Je dois dire deux mots à Omar ...

Liam se dégagea et ne put qu'obéir aux ordres de son père. Il retourna à la maison, inquiet, paniqué même. Mais arrivé devant la porte, il se confectionna un masque calme pour n'inquiéter personne. A peine entré, Vaë fût sur lui et il l'embrassa, puis sa mère débarqua en demandant :

-Ou est ton père ? Liam réponds-moi !

Liam ne savait pas quoi dire. Il ne voulait pas les angoisser. Hors, en ne répondant rien, il ne faisait que ça.

-Il m'a semé…il a voulu jouer au plus rapide et puis voilà…je l'ai traité de chochotte pour qu'il me suive mais il a sans doute pas entendu…

Il sourit et entraîna Vaë à l'étage, ou il se lava avec elle et profita de l'avoir à ses côtés. La sentir contre lui et l'embrasser, alors que leurs petits monstres dormaient, vidés de leur énergie…

En bas, Melley stressait. Tant qu'Heïan ne serait pas là, elle ne pourrait pas dormir. Et puis même, elle avait dormit vingt heures de suite…quoique elle était fatiguée.
Il revint enfin au bout d'une demi-heure et elle lui sauta au cou, l'embrassant comme jamais.

-Heïan…que se passe-t-il…dis-moi la vérité, Liam me mens je le vois et je le connais…s'il te plaît…

Elle caressa sa joue, attendant une réponse…

-Eziel l'a charié, ça m'a mit hors de mes gonds et ... j'ai voulu aller l'achever moi-même ...

Comment ça ? Eziel ? Tout de suite la peur se faufila en elle.

-Heïan ! Eziel ? Comment ça ? Qu'a-t-il dit ? Que va-t-il faire ? Heïan je ne veux pas qu'il touche à un autre membre de cette famille !

-Il ne fera rien, Melley. Calme toi ... Il a charrié Liam, comme je viens de dire en prenant des nouvelles de nous. C'est tout. Il cherche les embrouilles, à nous mettre les nerfs à vifs.

Elle voulait y croire mais même…ne répliquant plus rien, elle l'entraîna à l'étage. Là, elle lui offrit un massage, vérifiant que son bras gauche allait bien. Ensemble, ils se couchèrent et Melley se blottit contre lui, écoutant son cœur battre comme une berceuse, éloignant les cauchemars…peut-être qu'elle ne parviendrait plus jamais à dormir seule…

Il n'y eut pas d'incidents les jours suivants. Liam surveillait Eziel comme il pouvait, et l'autre le narguait comme pas possible. De son côté, Melley reprenait du poil de la bête. Avec Heïan, elle était parvenue à sortir dans la rue. Elle avait été si fière qu'elle avait hurlé et pleuré de joie, attirant sur elle les regards curieux des passants. Ils avaient été jusqu'au lac et là, elle s'était dit qu'au soir, une toute autre étape viendrait pour eux…

Et oui, le soir même, elle s'enferma avec lui dans la chambre. Il ne comprenait pas mais lorsqu'elle l'allongea sur le lit en l'embrassant et lui caressant le torse, elle lui murmura :

-Ce soir, ce sera notre seconde Première Fois…

Il sourit et ce fût comme un déclic. Ben oui malgré l'âge il restait un homme non ? Ben un homme ça à toujours envie. Ce ne fût pas long qu'ils se retrouvèrent nus et elle le sentait caresser toutes ses marques qui parsemaient son corps. Elle se sentait honteuse de les lui imposer, mais ne dit rien et reflua sa peur. Elle se laissait toucher, partout. Elle obligea Heïan à descendre vers son intimité. Là ou Eziel avait fait le plus mal en fait…

Elle ferma les yeux d'aise, et se laissa porter par leur plaisir…dernière étape de franchie…normalement, tout revenait à la normale…

Et pendant que notre couple se retrouvait enfin, Eziel se libérait. Et oui, les complices, les pots de vin, tout fonctionnait et il réussit à être libéré. Et cette fois, Heïan n'en réchapperait pas. Mais d'abord, tout préparer, échafauder le plan…

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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Mer 9 Jan 2013 - 2:32

Une vengeance plus forte que tout, part.1

Le bruit de ses pas ne se rendait pas jusqu’à ses oreilles. Il ne portait pas non plus attention à la direction qu’il prenait. À vrai dire, il était tellement en colère que ses yeux ne voulaient absolument rien voir et ce fut de justesse qu’Heïan entendit quelqu’un courir derrière lui. Le père voulut tourner dans une rue perpendiculaire à celle sur laquelle il marchait pour l’éviter, mais sans succès. Liam lui bloqua la route après avoir accéléré le pas. Fronçant les sourcils, Heïan darda son fils du regard, voulant qu’il le laisse passez, mais celui-ci soutenait son regard sans broncher.

‘‘ Papa…cela ne sert à rien de t’énerver de la sorte pour cette ordure…je sais que tu t’inquiètes pour maman et…je ne t’ai jamais vu comme ça…il va mourir. On va accélérer le tout et… ‘‘


Normal qu’il ne l’ait jamais vu comme ça, car c’était la première fois qu’on le faisait sortir de ses gonds de la sorte. Pour qu’il veuille tuer quelqu’un de sang-froid de la sorte, c’est qu’on avait poussé le bouchon beaucoup trop long et qu’il avait atteint sa limite de patience et de tolérance. Cependant, Liam croyait que tout allait s’arranger, qu’Eziel allait être exécuté ... mais depuis qu’Heïan avait vu cette lueur de victoire dans les yeux de son ancien protégé, il était persuadé plus que jamais que la situation tournerait mal. Il le sentait au plus profond de ses entrailles.

‘‘ Il va sortir avant d’avoir sa sentence ... ‘‘

‘‘ Non papa. Il ne sortira pas. Je vais aller me poster devant sa cellule et je ne le quitterais pas une seconde du regard. Je ne dormirais plus. Et ce, jusqu’à ce qu’il soit dehors sur l’échafaud. Il n’arrivera plus rien à notre famille. Je te le promets. ‘‘

Cet enfant ne comprenait rien à rien ! Qu’il dorme ou qu’il fait des nuits blanches devant la cellule d’Eziel, rien ne changerait. Il n’allait quand même pas rester 24h sur 24, 7 jours sur 7 devant la porte de la cellule à contenir toutes ses envies ? Son corps ne le supporterait pas de toute manière. Alors qu’il cesse de faire des promesses qui ne rimaient à rien et qu’il l’écoute bon sang ! Mais bon ... il fallait d’abord qu’il garde son calme et qu’il reprenne pleine possession de ses moyens avant de déraper. Heïan soupira un bon coup tout en levant les yeux vers le ciel qui était passablement nuageux ce soir-là, puis les rebaissa pour plonger son regard dans celui de son enfant.

‘‘ Liam ... la fatigue est le pire ennemi de l’Homme. Ne pas dormir te fera commettre des erreurs. Il est préférable qu’il y est constamment des hommes devant sa cellule, un à chaque quart de travail et de rotation. Tu ne pourras rester jusqu’à ce que sa sentence soit prononcée... pense à ta femme et tes enfants là dedans. ‘‘

Cette tête de mule. Comme lui ! Pourquoi fallait-il que ses deux enfants aient hérité de ce trait de caractère des Kreiss ?! Liam avait fait un non de la tête qui avait fait serrer les dents d’Heïan qui se maudissait de ne pouvoir rien faire pour dissuader son fils.

‘‘ Je ne fais pas confiance à ses hommes papa. Je n’aurais pas l’esprit tranquille. Et toi non plus. Je veux l’avoir à l’œil constamment. ‘‘

‘‘ Fais ce que tu veux ... parle à Omar. Sinon je retourne le tuer de mes propres mains. ‘‘ Souffla t-il, résigné à tenter d’avoir le dernier mot face à Liam.

Celui-ci soupira, tout aussi décourager que son père et il s’avança tout en le prenant par les épaules pour le serrer contre lui. Mais l’accolade n’eut aucun effet. Rien ne pouvait le calmer et il était le seul à pouvoir le faire. Le seul moyen était d’aller faire un tour et de décompresser un moment, car même la vue de ses petits enfants ou de sa femme n’y pourrait rien. Il était à un stade où il voyait rouge et c’était préférable de le laisser seul pour qu’il puisse reprendre son sang-froid. Bien que son fils lui demandait de se calmer, cela restait inutile. Heïan serra cependant son fils brièvement contre lui puis se détacha légèrement en disant :

‘‘ Retourne à la maison. Je dois dire deux mots à Omar ... ’’

Sa progéniture s’éloigna alors de lui et rebroussa chemin afin de s’en retourner à la maison. Heïan lui, le regarda partir, en plein milieu de la rue, jusqu’à ce qu’il disparaisse hors de son champ de vision. Sa tête se baissa légèrement et il ferma les yeux un long moment, inspirant et expirant profondément. Lorsqu’il fut suffisamment calme, l’homme s’en retourna en direction du QG pour croiser son ancien frère d’armes. Ils se stoppèrent à deux mètres de distance l’un de l’autre et Heïan fut le premier à ouvrir la bouche, voyant qu’il avait offusqué son ami par ses agissements un peu plus tôt.

‘‘ Pardonne-moi Omar ... ‘‘

‘‘ Ne recommence plus jamais ça. Je n’aurai pas le choix de te laisser réfléchir en prison la prochaine fois, Heïan. ‘‘

Ça, il le savait ... Il avait tout de même essayé de tuer un prisonnier, même si ledit prisonnier méritait ce qu’il avait eu. Heïan soupira alors et le géant s’approcha pour poser une main sur son épaule. La vie chez les Kreiss avait toujours été assez mouvementée et cette fois-ci, il lui semblait que ça avait été la pire de toutes. Melley était presque remise de sa séquestration de 2 mois, mais en garderait des séquelles à vie tout comme sa famille. Les deux hommes allèrent donc prendre place sur un muret de brique qui longeait une bâtisse à quelques pas d’eux et gardèrent le silence un court instant.

‘‘ Tu as quelque chose à demander, je le sais. Alors, crache le morceau que j’aille dormir. ‘‘

‘‘ Eziel a fait des menaces à mon fils cet après-midi, à l’égard de ma femme, de moi ... Je sens qu’il manigance quelque chose et je doute que son jugement soit déposé avant qu’il ne tente de s’enfuir. ‘‘

‘‘ S’enfuir ? AH ! Ne me fait pas rire Heïan ! ‘‘ Mais il se tut bien rapidement en voyant le regard noir que lui lançait son confrère. ‘‘ Oh ... hum ... Au fond, tu le connais plus que tout le monde. J’augmenterai la garde autour de sa cellule et dans le quartier général en entier seulement pour lui. Rassuré ? ‘‘

‘‘ Pas vraiment, mais je ferai avec ... tu ne veux vraiment pas me laisser le trucider ? ‘‘

Omar fronça les sourcils et le darda du regard. Il lui donna un coup de coude dans les côtes et se redressa sur ses jambes, Heïan l’imitant. Ils se souhaitèrent la bonne nuit malgré la tournure des évènements et l’ancien soldat fit un grand détour avant de s’en retourner à la villa.

Pendant ce temps, Liam était de retour à la maison et Vaënadiel avait quitté aussitôt le canapé pour se lancer sur son époux. Les enfants étaient couchés depuis un moment déjà alors elle n’avait pas à s’inquiéter. Elle se releva sur la pointe des pieds comme à son habitude et Liam se pencha légèrement pour l’embrasser. À ce moment, Melley débarqua en panique, demandant où se trouvait Heïan. La seule chose qu’il trouvait à dire était un mensonge et tout le monde savait que Liam était un très mauvais menteur. Pour se sauver de sa mère, le jeune homme ne lui fit qu’un sourire et entraîna sa rose avec lui qui se questionnait elle aussi. Cependant, elle ne chercha pas de réponse même lorsqu’ils se retrouvèrent seuls sous l’eau. Vaë ne se contentait que d’entourer sa taille de ses bras pâles et embrassait son torse avec douceur. Ils se séchèrent et allèrent se mettre au lit à leur tour, la jeune femme se blottissant dans ses bras et caressant la nuque de son époux du bout des doigts pour qu’il se détende enfin.

Une demi-heure après que les jeunes mariés furent couchés, Heïan arriva à la maison, loin de se douter du comité d’ailleurs qui l’attendait dans le hall d’entrée. Dès qu’il eut ouvert la porte, Melley lui sauta au cou et l’embrassa avec une fougue qu’il ne lui avait pas connue depuis sa disparition. Pourtant, il n’était pas parti plus de deux heures non ? Mais le regard inquiet que lui jetait sa femme ne présageait rien de bon.

‘‘ Heïan…que se passe-t-il…dis-moi la vérité, Liam me ment, je le vois, et je le connais…s’il te plaît… ‘‘

Ça ne l’étonnait pas ... Liam et les mensonges ça faisaient et feraient toujours deux. Il n’avait pas hérité ce trait du voisin non plus, car lui-même mentait affreusement mal à sa famille. Que pouvait-il lui dire alors ? Ou plutôt comment le lui dire ? Il fallait qu’il cache certains passages pour ne pas inquiéter Melley sinon elle risquerait de vouloir se cloîtrer de nouveau dans leur chambre pour ne plus vouloir en sortir alors qu’elle se rétablissait très bien et rapidement même. Heïan dit alors, dans les grandes lignes :

‘‘ Eziel l’a charrié, ça m’a mis hors de mes gonds et ... j’ai voulu aller l’achever moi-même ... ‘‘


‘‘ Heïan ! Eziel ? Comment ça ? Qu’a-t-il dit ? Que va-t-il faire ? Heïan je ne veux pas qu’il touche à un autre membre de cette famille ! ’’ Lança t-elle, la peur lisible dans son regard.

‘‘ Il ne fera rien, Melley. Calme-toi... Il a charrié Liam, comme je viens de dire en prenant des nouvelles de nous. C’est tout. Il cherche les embrouilles, à nous mettre les nerfs à vif. ‘‘

Melley se tut par la suite, peu convaincue par la réponse que son mari lui avait donnée, mais Heïan ne pouvait se résoudra à en dire plus malgré la culpabilité qu’il éprouvait en lui cachant l’entière vérité. Ils montèrent plutôt à l’étage et s’enfermèrent dans leur chambre pour se débarbouiller et se changer pour la nuit. Assis sur le lit, Heïan se laissa dorloter par sa femme puis ils s’allongèrent sous les couvertures. Elle fut entourée par les bras de son homme qui la gardait jalousement contre lui, fixant le plafond et caressant ses cheveux machinalement. Il espérait seulement se tromper sur le compte d’Eziel, qu’il ne sortirait pas et qu’il serait exécuté sur la place publique comme tous les autres criminels, meurtriers et autres. Les heures défilèrent et Melley dormait depuis belle lurette lorsqu’Heïan parvint à trouver le sommeil. Le lendemain matin, il décida de rester au lit une bonne partie de la matinée, emprisonnant sa femme dans ses bras qui ne chercha pas à se défiler, au contraire. En bas, les jeunes jouaient avec les adultes et allèrent promené un peu dans le quartier en vue de profiter d’une autre belle journée alors que Liam était chargé de surveiller Eziel qui s’amusait à le charrier sur sa famille, sa mère ainsi que sur le fait qu’il se reverrait bientôt en dehors des murs de la prison. La garde s’était amplifiée dès la matinée et le tueur à gages se sentait ... préviligié ?

Les jours suivants furent remplis d’étape différente pour Melley. En famille, ils réussirent à la faire sortir dans la rue ainsi qu’à la faire marcher dans le quartier. La pauvre était si contente qu’elle hurlât et pleurait de joie, attirant quelques regards étranges sur eux qui se contentaient de sourire aux passants qui ne tardaient pas à le leur renvoyer. Quelques jours plus tard, ce fut le même scénario sauf qu’ils se rendirent un peu plus loin que la veille - à la foire - elle et Heïan seulement. Leur destination était le lac à priori et comme il faisait beau, autant en profiter. C’était surtout parce qu’il n’y avait personne encore vu que c’était en matinée. Les adultes en profitèrent alors pour faire une petite trempette qui ne fut pas bien petite au final. Ils en étaient sortis tremper, les cheveux plaqués sur leur visage et leur cou. Ce fut le soleil qui les sécha une fois qu’ils se furent couchés dans l’herbe chaude, loupant le repas de l’après-midi. Mais qu’est-ce qu’ils s’en fichaient après tout ! Ils furent de retour à la villa pour le repas du soir, interrogé par les gens qui se demandaient où ils se trouvaient, inquiets. Après avoir mangé, ils se retirèrent devant un bon feu de foyer et le salon se vida au compte goutte. Heïan et Melley furent les premiers et ils s’enfermèrent dans leur chambre bien tôt d’ailleurs et lui, n’y comprenait rien. Sa femme n’avait rien dit et ne laissait rien voir sur son visage, elle ne faisait que l’entraîner jusqu’au lit où elle le força à s’allonger. Elle se glissa sur lui langoureusement, faufilant ses mains sous sa chemise pour caresser son ventre et s’arrêtant sur son torse. Son petit sourire ... ouais, le petit coquin là. Il était justement dessiné sur ses lèvres lorsqu’elle murmura ces paroles:

‘‘ Ce soir, ce sera notre seconde Première Fois… ‘‘

Huh ? Ah ... oui ? Son sourire s’élargissait lentement, effaçant par le fait même sa surprise. Elle avait le don de l’amadouer d’un seul coup et après tout, quel homme pouvait résister aux avances d’une femme si jolie ? L’âge ? Mais on s’en fiche !

Ils ne se déshabillaient non seulement des yeux, mais aussi par le sens propre du terme, car les vêtements ne tardèrent pas à prendre le chemin du plancher. Heïan restait cependant alerte aux réticences de Melley et y allait tout en douceur, caressant des doigts les cicatrices qui recouvraient autant le corps de sa femme que le sien. Là on pouvait dire qu’ils se complétaient bien. Ce n’était pas à cause de ces marques qu’il renierait son épouse et en plus, ça lui donnait des airs de durs à cuir si on oubliait leur origine. Basculant, Melley le laissa l’embraser, cou, poitrine, ventre, bas ventre et cuisse jusqu’à ce que leurs lèvres se retrouvent. Elle prit même sa main qu’elle fit glisser jusqu’à son intimité pour détruire cette peur, cette dernière petite étape qui leur permettrait d’être aussi solides qu’ils ne l’étaient auparavant. Après leurs galipettes riches en émotion, Heïan se tira hors du lit en vitesse avant même que Melley eût touché les lèvres de son époux, réclamant un baiser.

'' Attend ... je ... mais où il est ! ''

Heïan grogna en cherchant son pantalon à tâtons au sol alors que sa femme le sifflait derrière, bien installé sur le ventre dans le lit, le menton accoté dans la paume de ses mains. Et enfin il le trouva ! Sa main droite se retrouva au fond de sa poche et il sortit le pendentif avant de revenir dans le lit, s'asseyant derrière sa douce pour lui entourer le cou de la chaine qui reposait enfin là où elle se devait d'être.

'' Je crois bien que tu es prête à recevoir ton pendentif maintenant. '' Murmura t-il, posant un baiser dans le creux de son cou. '' Je suis fier de toi, mon ange. Je t'aime tant ... ''

Au même moment, Eziel avait profité de la courte absence d’Omar, de garde ce jour-là, pour s’extirper hors de sa cellule. Il avait réussi à amadouer un soldat en lui promettant une belle somme d’argent s’il l’aidait à sortir de là. La manipulation, quel atout indispensable ! Et puis ce soldat était d’une naïveté sans pareil ... Franchement, il était déçu. Une fois le tueur à gages défait de ses liens, son complice fit descendre un de ses frères d’armes et l’assomma d’un seul coup pour le faire entrer dans la cellule d’Eziel où il fut dévêtu. Le criminel revêt son artillerie ainsi que l’arme et abaissa la visière du casque. Le soldat inconscient fut attaché à la place du vrai fautif et le complice masqua la fuite d’Eziel qui jubilait déjà, prenant la poudre d’escampette dans les ruelles de Beolan. Lorsque le géant arriva pour lui apporter le petit déjeuner, il en échappa le plateau et plaqua l’homme de garde qui tremblait de peur, soudainement mal par ce qu’il avait fait.

‘‘ OÙ EST-IL ?! ‘‘

‘‘ Il-je-il-est-je-PARDON ! ‘‘ Pleurnicha t-il en se recroquevillant soudainement.

Omar enjamba les escaliers et fit sonner le cor pour alerter tous ses hommes en ville qui reconnurent le signal; Eziel s’était enfui. Étant à la foire ce matin-là, Heïan prit fermement la main de sa femme et il fila sans attendre à la maison, sans la perdre de vue une seule seconde. C’était pour dire s’il ne commençait à pas à devenir étouffant ... Il verrouilla la porte de la villa, demanda aux domestiques si les fenêtres étaient verrouillées et ils assurèrent que oui. L’homme de la maison fit toutes les pièces pour vérifier qu’ils n’y avaient pas de visiteur indésirable et il soupira de soulagement sous le regard de sa femme qui avait compris. Il vit la peur dans ses yeux et la serra dans ses bras.

‘‘ Personne ne t’approchera. Je reste avec toi, hors de question que je te laisse seule cette fois-ci ... hors de question... ‘‘

Il déposa un baiser sur le front de sa femme, repoussant les mèches rebelles qui camouflaient son visage et se risqua à lui faire un sourire en coin. Elayne était avec Ephraïm et ne courait aucun risque, il le savait, et ceux-ci étaient avec Vaënadiel qui était retournée dans sa maison avec les enfants. Heïan espérait seulement qu’ils avaient entendu le cor sonné et que Liam agirait en conséquence. On toqua alors à la porte et ce fut le maître de maison qui ouvrit personnellement la porte, gardant Melley bien derrière lui et tenant fermement sa main dans la sienne. Omar se trouvait au pas de la porte, à bout de souffle; il avait courut dans toute la ville avant de venir jusqu’ici.

‘‘ Vous ... allez bien ? ‘‘

‘‘ Nous allons bien, Omar. ‘‘ Lui confirma-t-il. ‘‘ Comment est-ce arrivé ? ‘‘

‘‘ Un ... complice ! OUF ! ‘‘ Fit-il en reprenant enfin son souffle. ‘‘ Il avait un complice. Un de mes hommes a été assommé et il a enfilé son armure avant de fuir. Nous ne savons pas s’il est encore en ville, mais toutes nos forces ont été déployées et elles rasent présentement la ville en entier. Je peux poster des soldats autour de ta demeure Heïan. ‘‘

‘‘ Demande-leur seulement de faire des rondes régulières dans les environs. Ce sera suffisant. À la maison, il n’y a qu’Elayne qui ne sache pas manier les armes à la perfection, sinon tout le monde sait se défendre. Et puis ... je ne le laisserai pas faire de mal à ma famille de nouveau. ‘‘

Omar ne fit qu’acquiescer d’un signe de tête et posa une main sur l’épaule de son compagnon avant de s’apprêter à partir. Il se retourna cependant pour dire :

‘‘ Je passerai à toutes les deux heures pour voir si vous allez bien tous les deux, et ce, jusqu’à ce que nous soyons certaines qu’il a quitté définitivement la ville. ‘‘

Le Capitaine s’en alla alors qu’Elayne et Ephraïm revenaient à la maison aux pas de course, essoufflait eux aussi. Le père les fit entrer, referma et verrouilla la porte derrière eux. La jeune femme posa son regard violet sur sa mère qu’elle sera dans ses bras puis sur son père qu’elle trouvait bien calme malgré les circonstances.

‘‘ La ville est sur un pied d’alerte ... c’est la première fois que je vois ça. ‘‘

‘‘ Il est dangereux. Pas seulement pour nous, mais pour tout le monde. Je croyais le connaître, mais au final, je crois m’être trompé sur toute la ligne. Vaënadiel est seule à la maison avec les enfants ? ‘‘

‘‘ Non, Liam est revenu au pas de course avec quelques frères d’armes par simple précaution. Nous sommes restés avec elle jusqu’à ce qu’il arrive, une minute de plus et nous l’aurions obligé à venir ici avec nous. ‘‘

Heïan était rassuré, mais pas complètement. La demeure de son fils et de sa bru était assez loin du quartier bourgeois et s’il leur arrivait malheur, il s’en voudrait énormément. Peut-être était-il mieux que les nouveaux mariés reviennent à la maison pour quelques jours ? Du moins le temps qu’Omar leur confirme qu’Eziel était bel et bien parti de Beolan pour un temps indéterminé. À la maison de Vaënadiel et Liam, la jeune femme avait ses enfants tout contre elle sur le seuil de la porte et elle avait trouvé refuge dans les bras de son amant et époux alors qu’il laissait repartir ses collègues pour veiller à la sécurité de sa famille. Levant son regard aqua vers lui, elle lui fit tout de même un sourire et caressa sa joue. Elle le voyait et le sentait qu’il était tendu; sa mâchoire était crispée, ses poings serrés et il semblait quelque peu railleur.

‘‘ Liam ... je vais retourner chez tes parents. Je ne veux pas t’empêcher de mener l’enquête avec tes frères d’armes vu la situation actuelle. Et puis, tu seras un peu plus rassuré de nous savoir là bas. ‘‘

Il le serait en effet parce qu’ici, Vaë était seule avec les enfants et leur compagnon à fourrure et n’importe qui pourrait s’en prendre à eux sans que personne ne le sache. Liam les escorta alors jusqu’à la villa de ses parents et tout au long, Vaë serrait fermement la main de son amoureux alors qu’ils serraient leurs progénitures contre eux.

Une chose était certaine; Eziel reviendrait très bientôt.

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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Mer 9 Jan 2013 - 19:56


Couchée sur le lit, Melley s’approchait de son époux pour recevoir son baiser. Ils venaient de franchir le cap et elle était plus que fière. Mais il se tira hors du lit si vite qu’elle fît la moue. Mais et son baiser euhh !!!

Il commença à fouiller au sol en disant :

-Attend ... je ... mais où il est !

Se couchant sur le ventre, le visage dans les mains, elle siffla pour le taquiner. Elle avait une vue plongeante sur son bel arrière-train…il était toujours aussi fougueux et qu’est-ce qu’elle pouvait aimer ça…
Lorsqu’enfin il fût victorieux, elle se redressa, assise sur le lit, le sentant s’installer derrière elle. Lentement il lui posa le pendentif autour du cou en murmurant :

-Je crois bien que tu es prête à recevoir ton pendentif maintenant.

Elle souriait et il glissa un doux baiser dans son cou en poursuivant :

-Je suis fier de toi, mon ange. Je t'aime tant ...

Elle caressa son médaillon du doigt lentement, se retournant pour embrasser Heïan et enfin avoir son baiser (non mais tu croyais qu’elle oublierait ?? XD). Ensuite, ils s’endormirent, l’un contre l’autre, ravis d’avoir retrouvé leur complicité d’avant. Mais Melley devait à présent écouter le cœur de son mari pour réussir à s’endormir complètement.

Le lendemain, ils se levèrent et mangèrent avec Elayne et Eph’. Vaë était repartie avec les enfants dans leur maison deux jours plus tôt. Ensuite, ils décidèrent de se rendre en ville, pendant que les deux amoureux rejoindraient Vaë pour l’aider et lui tenir compagnie. Melley profitait du soleil et surtout de ne plus avoir peur. Enfin, elle était toujours persuadée que son mari et son fils lui cachaient quelque chose mais bon…elle voulait avancer et profiter de son rétablissement…

Elle regardait les étals, cherchant peut-être un petit cadeau pour les enfants, lorsqu’un cor retentit dans toute la ville. Aussitôt, les gardes alentours déguerpirent pour se rendre au quartier général et d’un coup Heïan lui serra la main et l’entraîna à sa suite vers la maison. Devait-elle comprendre ce qu’elle comprenait ? Eziel s’était enfuit…elle serra d’autant plus fort la main de son mari que la peur se glissait en elle. Et les autres ? Vaë, les enfants…Elayne ! Eph et Liam…

Heïan courait presque, ne la lâchant pas et ne la quittant pas des yeux et ce jusqu’à être à l’intérieur. Là il clôtura la porte, à double-tour, et demanda aux domestiques de fermer les fenêtres, de les verrouiller et même de fermer les volets pour être sûr. Il alla lui-même vérifier qu’il n’y avait personne dans la maison hormis eux et les domestiques, la laissant seule dans l’entrée. Elle paniquait et priait pour que les jeunes viennent. Elle serait bien plus rassurée de les savoir à ses côtés là bien en vue plutôt que dans la maison des jeunes mariés, loin d’eux.

Lorsqu’Heïan revint, il la prit dans ses bras en disant :

-Personne ne t’approchera. Je reste avec toi, hors de question que je te laisse seule cette fois-ci ... hors de question...

Il lui donna même un baiser sur le front, poussant les mèches de cheveux qui avaient glissées. Et pour la rassurer il lui sourit un peu, mais cela ne marchait pas…elle paniquait, avait peur qu’un autre membre de la famille souffre…ses enfants, les petits enfants, les nordiques…

Elle sursauta lorsque l’on toqua à la porte et suivit Heïan lorsqu’il alla ouvrir. Lui-même ne lâchait pas sa main. Mais heureusement il s’agissait d’Omar. Essoufflé, il leur demanda si tout allait bien et Heïan répondit pas l’affirmative. Rassuré, le géant expliqua alors qu’Eziel s’était échappé grâce à l’aide d’un autre soldat et qu’il avait enfilé l’armure pour se dissimuler. Cela n’était pas pour rassurer. Ils discutèrent, prévoyant des tours de gardes autour de la demeure.

Lorsque le Capitaine fût repartit Elayne et Eph’ débarquèrent au pas de course. Eux aussi avaient entendus le cor et s’était inquiétés. La porte fût refermée à clé et Elayne serra ses parents dans ses bras en disant :

-La ville est sur un pied d’alerte ... c’est la première fois que je vois ça.

Melley n’arrivait même pas à parler…elle laissa Heïan poser la question pour elle au sujet de Vaë.

-Non, Liam est revenu au pas de course avec quelques frères d’armes par simple précaution. Nous sommes restés avec elle jusqu’à ce qu’il arrive, une minute de plus et nous l’aurions obligé à venir ici avec nous.

En effet, Liam était dans les bras de Vaë, leurs enfants collés à eux. Il avait dit à ses collègues qu'ils pouvaient y aller et maintenant il rageait. Cette saleté d'ordure c'était enfuie ! Il le savait qu'il aurait du le surveiller sans cesse…maintenant il était dans la nature et les efforts de sa mère risquaient d'être réduits en poussière à cause de cette menace invisible. En plus il pouvait s'attaquer à d'autres membres de la famille…
Il serrait les poings, se jurant que dès qu'il le trouverait, il le tuerait, et la chose l'y aiderait. Oh oui, et ce serait une belle boucherie même…

Vaë le regardait et lui caressait la joue, mais il était nerveux, tendu. Il avait l'impression d'entendre partout des bruits, alors qu'il n'y avait qu'eux. Farkhas était assis à leurs pieds et ne bougeait pas, attentif.

-Liam ... je vais retourner chez tes parents. Je ne veux pas t’empêcher de mener l’enquête avec tes frères d’armes vu la situation actuelle. Et puis, tu seras un peu plus rassuré de nous savoir là bas.

Il hocha de la tête et les fît sortir, refermant une nouvelle la maison, les escortant jusqu'à chez lui. Arya ne comprenait pas, et souriait toujours. Keilan lui, préférait tirer les mèches de cheveux de sa mère. Et Liam serrait la main de Vaë, regardant partout autour de lui.

Lorsqu'ils furent à l'intérieur, il vit nettement que sa mère était affreusement soulagée. Ils étaient tous réunis sous le même toit.

-Je vais aller aider les autres à ratisser la ville. Eph', je compte sur toi d'accord ? Papa aussi mais fais attention à ton bras. Je reviens vite.

Les hommes ne firent qu'acquiescer et Liam ressortit, courant jusqu'au quartier général. Là, Omar lui expliqua tout en détail, essoufflé à force de hurler les ordres et d'un coup fatigué.

-Il s'est échappé cette nuit. Il ne peut pas encore être à l'extérieur si ?

-Bien sûr que si. Mais avec les gardes partout…en sachant que personne ne sors sans se justifier durant la nuit…

-Je vais aller jusqu'à la planque ou il détenait ma mère. Il y aura peut-être des indices.

Omar voulut répliquer mais déjà Liam courait à l'extérieur. Il détala aussi vite qu'il le pouvait, sortant de l'enceinte de la ville. Là, il s'écarta du chemin et reprit celui de la cabane.

Dégainant son épée, ce tenant prêt à tout, il ouvrit la porte. Il fouilla tout le haut de la bâtisse, rien. Il descendit alors, revoyant les scènes qui s'y étaient déroulées quelques semaines plus tôt. Sur l'armoire, il y avait toujours cette empreinte de main…
Et la chaîne ou pendait le collier au bout. Mais pas de trace d'Eziel. Rien.

Dépité, il ressortit, fouillant les alentours. Son imagination crut voir une silhouette à travers les arbres, mais il n'y avait que lui. Alors il retourna en ville et aida à ratisser les quartiers, à fouiller les maisons abandonnées.

Chez les Kreiss, tous étaient au salon. Les enfants jouaient entre les canapés, bien en vue. Elayne était blottie contre Eph', se rassurant mutuellement. Melley restait prêt d'Heïan, serrant de l'autre côté la main de Vaë. Les marques sur son bras lui semblaient brûlantes depuis qu'elle avait compris. Comme si elles lui permettaient de toujours savoir ou elle était, ce qu'elle faisait…heureusement que c'était faux.

-On va tous dormir dans la même pièce…je veux vous avoir à l'œil, tous. Je ne veux pas que l'un de vous subisse ce qu'il m'a fait…

Elle regardait tout le monde tour à tour, mais s'attarda aussi sur les jeunes femmes. Sa fille chérie, Elayne et sa belle-fille Vaë. Elles étaient jeunes, et Eziel avait clairement dit qu'il les aimait jeunes lorsqu'il voulait aller plus loin que les attouchements…et elle n'imaginait pas qu'il viole l'une d'elles. Elles seraient brisées…

Les domestiques avaient préparé un peu de thé pour les réconforter dans leur attente douloureuse. Liam toqua à la porte dans l'après-midi et tout de suite ils avaient sursauté. Heïan et Eph' s'étaient précipités pour voir qui c'était et lorsqu'ils virent que c'était Liam, ils soupirèrent et refermèrent la porte derrière lui.

Liam prit Vaë dans ses bras, l'embrassant tendrement, faisant de même pour les petits. Puis il dit :

-Rien. On ne trouve rien. Même pas dans les planques ou il était. Celle pour les petits et celle de maman…rien. Volatilisé !

Il s'assit, découragé. Maintenant ils allaient devoir faire rudement attention. L'épée de Damoclès était au-dessus de chacun d'eux. A qui Eziel s'attaquerait-il en premier ? Comment ? Arriveraient-ils à l'en empêcher ?

-On va faire des tours de garde. Il faut toujours un homme réveillé la nuit.

Il prenait un peu les décisions et se sentit embarrassé, aussi acheva-t-il :

-Enfin…si vous le souhaitez je…ne fais que proposer…

Son père était le meilleur placé pour donner les directives. Et tous tremblaient de peur.

Melley se leva même. Elle paniquait et voulait rester forte devant les autres. Mais là elle allait craquer. Alors elle s'excusa avec une raison bateau "je dois faire pipi" et s'en alla, fermant la porte de la salle de bains du rez-de-chaussée derrière elle. Là, elle agrippa le bord du meuble et respira profondément. Il était en liberté…il était en liberté…elle qui avait réussi à s'en remettre, voilà que le danger planait à nouveau, sur tout le monde. Elle ne voulait pas qu'il leur arrive quoique ce soit. Elle était même prête à revivre ce calvaire pour le leur éviter. Les lettres semblaient la narguer, lui dire qu'il était là, dans l'ombre, à l'épier. Il fallait qu'elle se montre forte devant les autres…elle ne pouvait pas se permettre de laisser sa peur ressurgir…

Mais elle était trop violente…son cœur tambourinait dans sa poitrine à nouveau. Il fallait qu'elle se calme…il le fallait…mais là….cela semblait mission impossible. Dès qu'elle faisait barrière, la peur trouvait un autre chemin. Eziel était partout autour d'elle. Derrière, devant, à côté…partout. Et en elle. Surtout ça. Non, elle ne voulait pas qu'un autre membre de la famille vive ce qu'elle avait vécu et vivait encore en ce moment…

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Vaënadiel Eira



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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Jeu 10 Jan 2013 - 1:50

Une vengeance plus forte que tout, part.2

Les yeux de Liam ne faisaient que scruter les alentours. Comme s’il y avait un monstre menaçait de sortir de nulle part à tout moment. Pourtant, Vaënadiel ne sentait aucun danger potentiel dans les environs et quand bien même elle aurait voulu convaincre son époux du contraire, jamais il ne voudrait se détendre. Eziel était en fuite et il était énervé, ça, elle le sentait par la force avec laquelle il lui tenait la main. La maison était de nouveau barricadée et abandonnée pour quelque temps. Du moins, le temps que la poussière tombe et qu’on soit certain que le criminel avait fui la ville. Déjà on placardait des affiches d’avis de recherche sur les babillards, promettant une belle récompense à celui ou celle qui le ramèneraient, mort ou vif. Après quelques minutes de marche en silence, la famille arriva à la villa des Kreiss et Liam dut toquer, car la porte était verrouillée de l’intérieur. Ils durent donc attendre qu’on leur ouvre et ce fut Heïan qui les laissa entrer, Melley à sa suite. D’ailleurs, la mère du jeune soldat semblait affreusement rassurée de savoir ses petits enfants sous leur toit, ainsi que leur belle-fille et leur fils. Ainsi, il serait beaucoup plus facile d’assurer une protection complète sur la famille entière.

‘‘ Je vais aller aider les autres à ratisser la ville. Eph’, je compte sur toi d’accord ? Papa aussi, mais fais attention à ton bras. Je reviens vite. ‘‘
Lança Liam.

Ephraïm s’était approché entre temps et tenait Elayne par la main qui semblait elle aussi inquiète de la tournure des évènements. Elle alla enlacer Vaënadiel dans ses bras et les deux jeunes femmes regardèrent à tour de rôle le nordique et l’ancien Capitaine de la garde de Beolan. Ceux-ci répondirent à Liam d’un simple signe de tête et la porte fut refermée derrière alors qu’il dévalait la rue en direction du quartier général.

‘‘ Va où papa, mama ? ‘‘

Vaënadiel baissa les yeux sur Arya qui la regardaient de ses grands yeux bleus et brillants. Laissant Keilan au soin de son frère un instant et s’agenouilla au sol en laissant la fille de son époux se lover contre elles toutes en caressant sa chevelure noire. Ses lèvres rosées se posèrent sur le sommet de la tête de la petite et dit:

‘‘ Papa est allé botter les fesses à un vilain monsieur qui fait peur aux gens. Il va revenir très bientôt. ‘‘


‘‘ Papa l’é fow, hen ? ‘‘

‘‘ Oui, papa est fort ma belle. Allez, hop ! ‘‘

La jeune femme à la chevelure de neige prit sa petite dans ses bras et suivit le reste de la famille en vue de s’installer dans le salon en attendant que Liam ne revienne à la maison. Les domestiques leur apportèrent du thé et des grignotines pour les aider à se détendre. Étrangement, seule Vaënadiel semblait calme. Elle et son frère pour être plus juste. Cela rassurait Elayne qui était blotti contre lui, emprisonnant son bras gauche contre elle. Melley se trouvait entre elle et son époux, serrant fortement leur main. Les petits jouaient paisiblement entre les mobiliers, poursuivis par Farkhas qui ne les lâchait aucunement de vue. Les yeux aqua de Vaë ne lâchait pas non plus ses enfants, regardant leur moindres fait et geste avec un léger sourire en coin bien qu’elle était inquiète pour leur sécurité. Le silence fut alors brisé lorsque Melley annonça :

‘‘ On va tous dormir dans la même pièce…je veux vous avoir à l’œil, tous. Je ne veux pas que l’un de vous subisse ce qu’il m’a fait… ‘‘

Les yeux vairons de la maîtresse de maison se posèrent sur chacun des membres de la famille présents et s’attarda un peu plus longtemps de quelques secondes sur les deux jeunes femmes. Elayne fronça légèrement les sourcils puis leva son regard violet sur son homme qui baissa la tête vers elle, la rassurant avec sa belle gueule. Vaënadiel eut sensiblement la même réaction que sa soeur par substitution et n’eut pas de réponse de la part de Melley. Celle-ci semblait ferme dans sa demande alors ... ils n’auraient pas le choix de loger tous dans la même chambre pour cette nuit et peut-être même la prochaine. Ça restait encore à voir. Une heure s’écoula, puis une deuxième et Heïan avaient réalimenté le feu d’une seule buche bien que dehors il ne faisait pas très froid. Les domestiques avaient préparé une seconde carafe de thé et étaient venus la déposer sur la petite table, se faisant remercier par les maîtres de la maison. L’après-midi avancée, on toqua enfin à la porte et les hommes se levèrent prestement du canapé pour se diriger vers la porte. Leur poitrail se souleva d’un coup pour laisser échapper un profond soupir de soulagement en voyant que c’était Liam. Son père ouvrit alors la porte, la refermant aussitôt pour la verrouiller de nouveau. Vaënadiel était venu voir et s’était approché timidement de celui-ci pour entourer sa taille de ses bras après avoir déposé les enfants au sol. Elle attendit son baiser et Liam en fit de même pour ses petites terreurs. Le jeune homme se releva alors sur ses jambes et leva son regard fauve sur Heïan et Ephraïm qui attendait des nouvelles de ses recherches.

’’ Rien. On ne trouve rien. Même pas dans les planques où il était. Celle pour les petits et celle de maman…rien. Volatilisé ! ‘‘

On entraîna Liam dans le salon où il se laissa tombé sur le canapé, littéralement découragé. Vaënadiel prit place à côté de lui, faisant grimper les enfants qui ne tardèrent pas à aller se blottir contre leur père en bayant aux corneilles. Heïan et Eph’ avaient eux aussi repris place près de leur compagne et gardèrent le silence.

‘‘ On va faire des tours de garde. Il faut toujours un homme réveillé la nuit. ‘‘ Déclara alors Liam qui parut aussitôt embarrassé par sa décision. ‘‘ Enfin…si vous le souhaitez, je…ne fais que proposer… ‘‘

‘‘ Ta mère désire que nous logions tous dans la même chambre ce soir. Je ne crois pas que les tours de garde soient nécessaires sur cette option, mon loup. ‘‘ Dit Vaënadiel en caressant sa joue doucement.

‘‘ Je ne dormirai pas de toute manière. Pas tant qu’Omar ne m’aura pas donné de précision sur la situation du moins ... ‘‘

Comme il disait ses paroles, Melley se leva en prétextant qu’elle devait se rendre au petit coin. Heïan l’avait vu dans son regard qu’elle était complètement paniquée et qu’elle tenait de garder le contrôle de ses émotions comme elle le pouvait. Il attendit donc quelques minutes et s’excusa pour se lever à son tour et aller voir l’état de sa femme. Doucement, l’homme toqua à la porte et tourna la poignée pour voir qu’elle était en un état de panique. Ses membres tremblaient et son visage était caché par ses longs cheveux noirs. Heïan s’approcha d’elle lentement et se plaça derrière, entourant ses épaules de ses bras pour la colle contre lui avec délicatement. Sa tête se penchant légèrement et il la regardait par l’intermédiaire de la glace.

‘‘ Calme-toi, chérie ... ‘‘ Murmura t-il en collant sa tête contre la sienne. ‘‘ Il ne viendra pas jusqu’ici et tu n’as rien à craindre. Nous sommes tous là pour veiller les uns sur les autres. Tout le monde est en sécurité ici et tant que nous resterons ensemble. D’accord ? ‘‘

Il attendit une réponse de Melley puis la fit tourner de manière à ce qu’elle lui fasse face puis déposa un doux baiser sur ses lèvres. La prenant par la main, Heîan invita sa femme à le suivre puis ils allèrent rejoindre les autres dans le salon, tous les yeux se tournant vers l’archère. Vaënadiel vint poser une main sur son genou droit et lui offrit un sourire avant de reporter son attention sur ses enfants qui commençaient à jouer dans sa longue chelevure. Ephraïm et Liam étaient montés à l’étage pour transférer les matelas dans la chambre des maîtres et les domestiques de l’étage s’empressèrent de les aider à replacer les draps sur ceux-ci, préparant les lits pour tout ce beau monde. Vint ensuite l’heure du repas ou peu mangèrent avec appétit. Les seuls qui parlaient à table étaient Vaë, Arya et Keilan, car la jeune mère leur racontait une histoire puisqu’ils n’arrêtaient pas de l’embêter avec ça depuis une bonne demi-heure maintenant. Après le repas, c’était l’heure de la toilette et ce fut dans les chambres respectives. Comme promis, Omar était venu prendre des nouvelles de la famille et Heïan lui avait assuré que tout allait bien jusqu’à maintenant. Le géant lui sourira, soulagé et disparu dans la noirceur de la nuit. Tous se retrouvèrent dans la chambre des maîtres pour la nuit. Elayne et Ephraïm étaient assis sur leur matelas alors que Vaënadiel couchait les petits monstres entre elles et Liam qui allongé sur le côté, leur faisant face. Farkhas collait son dos contre celui de sa maîtresse, mais gardait les yeux bien ouverts, tout comme Heïan d’ailleurs.

‘‘ J’espère que personne ne ronfle sinon je lui fais avaler son oreiller ! ‘‘

‘‘ Ce n’est pas dangereux ? ‘‘ Demanda t’elle naïvement et aussi, en train de sommeiller.

Elle ne chercha pas non plus à comprendre pourquoi on riait soudainement et elle haussa les épaules avant de se mettre à bâiller, s’en décrochant quasiment la mâchoire. La druidesse se coucha alors et étira le cou pour donner un baiser à Liam qui ne cessait de la regarder. Une main douce vint se poser, sur sa joue et elle lui murmura :

‘‘ Je vais lui botter les fesses dans le monde des rêves. Il aura tellement mal qu’il n’arrivera plus à marcher. ‘‘

Un doux sourire se dessina sur ses lèvres et elle embrassa le front de ses enfants qui dormaient déjà avant d’elle-même se coucher. Son bras droit entoura les petits, sa main se faufilant dans celle de son époux.

‘‘ Je t’aime ... eïl farkhas. ‘‘

Aussitôt le loup redressa la tête, ses oreilles droites au sommet de sa tête et tourna les yeux vers sa maîtresse qui l’avait sentit bougé contre elle. Vaënadiel ricana doucement puis ferma les paupières pour s’endormir quelques minutes plus tard, entrecroisant ses doigts entre ceux de son amoureux. Elayne et Ephraïm se dirent eux aussi la bonne nuit, se bécotant à quelques reprises avant de devenir complètement silencieux. En hauteur, sur le lit principal, Heïan caressait la chevelure de Melley qui écoutait les battements de son coeur. Celle-ci semblait s’être grandement calmée depuis sa petite crise de panique dans la salle de bain du rez-de-chaussée. Et le silence plana ensuite dans la pièce où tout le monde s’était amassé.

Le lendemain matin, tout le monde fut réveillé à cause d’Arya et Keilan qui jouait entre leurs parents qui ouvraient difficilement les yeux, leur disant de baisser le son de leur voix stridente et Vaë s’excusa pour le réveil brutal, replaçant sa longue chevelure en place. Chacun des couples quitta la pièce pour aller se débarbouiller et se changer puis ils se retrouvèrent tous en bas pour le repas matinal. Omar était venu encore et semblait complètement exténué.

‘‘ Des hommes ont retrouvé une armure à l’extérieur des remparts de la cité alors que les grandes portes avaient été fermées pour la nuit, le temps de passer la ville au peigne fin. Personne n’a vu Eziel. Il y a donc lieu de croire qu’il a réellement quitté les environs. Reste à savoir s’il reviendra. ‘‘

‘‘ Plutôt quand ... il était dans un assez mauvais état et je doute qu’il soit aussi stupide et reviens dans les jours à venir. ‘‘

‘‘ Tu veux dire ... ? ‘‘ Demanda Omar, soudainement inquiet.

‘‘ Reste vigilant et assure-toi de la loyauté de tes hommes, surtout des nouvelles recrues. Eziel cherche à s’effacer pour un temps indéterminé, mais c’est ma peau qu’il veut. Il reviendra ... ‘‘

Le géant soupire de découragement et se frotta la nuque, se massa les tempes, fit quelques tours sur lui-même en regardant un peu partout avant de croiser de nouveau le regard de son compagnon qui n’avait aucunement bronché.

‘‘ Tu en es certain ? ‘‘

Heïan ne fit qu’acquiescer et Omar déblatéra une série de jurons à n’en plus finir qui fit sourire Kreiss malgré tout. Le Capitaine le salua alors, lui disant que la garde serait à son maximum de surveillance pendant un bon moment puis s’en retourna au quartier général. Quant au maître de la maison, il resta un moment sur le seuil de la porte à respirer l’air frais de l’extérieur et à réfléchir avant de refermer la porte derrière lui pour retrouver sa famille. Quand est-ce qu’Eziel se déciderait à frapper et comment ... cela restait un énorme mystère.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Jeu 10 Jan 2013 - 11:18


Dans la salle de bains, Melley respirait calmement. Il fallait qu'elle éloigne cette peur panique qui l'étreignait. Elle n'avait pas le choix si elle voulait donner de la force aux autres. C'est là que l'on toqua à la porte doucement. Elle sursauta alors qu'elle savait très bien qui c'était.

Elle n'arriverait jamais à lui cacher quoique ce soit et de toute manière elle ne le voulait pas et il était bien assez intelligent pour avoir deviné que son excuse était bidon. Heïan entra, se plaçant derrière elle, entourant ses épaules de ses bras. Son torse se colla à son dos et elle pencha légèrement la tête, le regardant grâce à la glace. Il colla sa tête contre la sienne et murmura :

-Calme-toi, chérie ... Il ne viendra pas jusqu’ici et tu n’as rien à craindre. Nous sommes tous là pour veiller les uns sur les autres. Tout le monde est en sécurité ici et tant que nous resterons ensemble. D’accord ?

-Je sais…mais je ne veux pas qu'il touche aux enfants ni à personne…et de le savoir dans la nature, ça me fait peur…

Elle sourit faiblement et il la fît pivoter, déposant un doux baiser sur ses lèvres avant de lui prendre la main et de l'entraîner à sa suite. Au salon, tous se tournèrent vers elle, et elle ne put que le faire un petit sourire rassurant. Se rasseyant, Vaë posa une main sur sa cuisse en lui souriant, avant de devoir reporter son regard sur les enfants qui eux ne se doutaient de rien. Ils jouaient, riaient, parlaient même. Pour Arya surtout. Keilan balbutiait mais ce n'était pas encore ça. Eph' et Liam étaient montés préparer la chambre. Melley se doutait bien que ça allait être un peu gênant pour certains mais elle serait cent fois plus rassurée en sachant qu'ils étaient tous dans la même pièce. Eziel avait su montrer ses talents de grimpeur.

Lorsqu'ils revinrent, ils passèrent à table, mais ne mangèrent pas beaucoup. Arya et Keilan étaient les seuls à faire du bruit, écoutant Vaë qui leur racontait une jolie histoire. Puis vint l'heure de la toilette ou ils chipotèrent un peu pour la forme. Comme Elayne et Liam à l'époque. "Maman mais je suis pas sale ! Et puis ça mouille ! J'aime pas !!" Ah oui, Melley s'en souvenait parfaitement des luttes menées pour les faire aller dans le bain.

Tous se lavèrent dans leurs chambres alors qu'Omar était venu prendre des nouvelles. Une fois qu'Heïan l'eut rassuré, il s'en alla dans la nuit, regardant partout autour de lui.

En haut, tous se couchaient. Elayne et Eph' sur leur matelas près de la porte, Vaë et Liam près de la fenêtre. Vaë était en train de coucher les petits entre elle et son mari, qui était tourné pour leur faire face et leur apporter de la chaleur, même s'il ne faisait pas froid et puis…comme son père il apportait beaucoup de chaleur corporelle. Combien de fois Vaë s'était décalée parce qu'elle avait trop trop trop chaud ! Le loup était de l'autre côté, prêt de sa maîtresse, ses yeux jaunes parcourant la pièce vivement. Lui au moins voyait dans le noir.

- J’espère que personne ne ronfle sinon je lui fais avaler son oreiller !

Liam sourit alors que Vaë déclarait, ensommeillée :

-Ce n’est pas dangereux ?

Et tous partirent dans un fou rire innocent. Mais cela faisait du bien de rire un peu, surtout que Liam vit bien que la principale concernée n'avait pas compris la cause du rire. Elle se coucha en baillant, et ils se tordirent le cou pour s'embrasser par-dessus les enfants qui étaient déjà partis dans le monde des rêves. Liam ne cessait pas de la regarder, se jurant que rien ne lui arriverait. Ni à elle ni aux enfants. Déjà ils avaient trop soufferts. Eziel ne les toucherait pas. Il savait qu'Eph' défendrait sa sœur tout comme son père défendrait sa mère. Ils étaient unis, et cela faisait leur force. Vaë lui caressa alors la joue en murmurant :

- Je vais lui botter les fesses dans le monde des rêves. Il aura tellement mal qu’il n’arrivera plus à marcher.

Il répondit à son sourire et il la regarda entourer les petits de son bras, cherchant ensuite sa main pour la serrer dans la sienne.

-Je t’aime ... eïl farkhas.

Liam sourit de plus belle, embrassant sa main, alors que Farkhas dressait les oreilles. Non mon gros ce n'est pas de toi qu'on parle ! Mais on t'aime quand même ! Le silence se fît dans la chambre, chacun plongeant dans le royaume du rêve.

Melley elle, s'était calmée depuis sa crise dans la salle de bains. Et maintenant elle se coinçait contre Heïan, cherchant son cœur. C'était la seule chose qui lui permettait de dormir et d'éloigner les cauchermars…

Le lendemain, ce fût en sursaut général que tout le monde s'éveilla. Les petits jouaient bruyamment entre leurs parents qui tentaient de se réveiller. Et ils n'écoutèrent pas le moindre mot lorsqu'ils leur dirent de baisser le volume. En s'excusant, Vaë se releva et tous les autres l'imitèrent, allant se laver et se changer. Liam aida sa femme avec les petits, la laissant faire pour Keilan et s'occupant lui de sa fille. Elle avait de magnifiques yeux bleus qui étaient mis en valeur par ses cheveux d'un noir de corbeau. Elle avait cependant les traits de Keira dans le visage…il fallait juste espérer qu'elle ait le caractère de Liam…
Keilan lui observait tout de ses yeux vairons, aqua et violet, mis eux aussi en valeur par sa chevelure héritée de Vaë. Le visage pour le moment restait un mélange des deux…mais s'il avait les traits de Vaë, Liam ne dirait pas non…

Ils descendirent avec les fauves et Arya fît arrêter son père au milieu des escaliers, manquant faire chuter Vaë.

-Papa…pourquoi tu es fow ?

Liam fronça les sourcils. Fow…fou ? Comment savait-elle ça ? Il regarda Vaë, ne sachant pas ce que ça voulait dire et il fût rassuré lorsqu'elle lui dit ce que c'était.

-Ah ! Et bien…pour être fort il faut bien manger et faire beaucoup de sport ! Et toi tu manges bien non ?

-Oh oui ! Trop bon !

-Et bien tu deviendras forte aussi petite terreur !

Il lui pinça le nez, la faisant rire puis il descendit avec elle pour rejoindre les autres. Il vit Omar à la porte et le salua de la tête, le laissant parler avec son père. Ils s'installèrent à table, commençant à nourrir les enfants qui ne tenaient plus en place. Arya n'arrêtait pas de montrer son bedon et de dire :

-Papa il est méchant ! Il fait plein de bruits!

-Il a faim mon cœur c'est pour ça. Mais tiens regarde ce qu'on va lui donner !

Il lui tendit son assiette pleine et elle se lécha les babines, mangeant doucement. Et du coin de l'œil Liam la vit donner des bouts à Farkhas, assis à côté.

-Arya non…ce n'est pas bon pour lui …il mange après nous.

La petite le regarda, fît la moue et attendit qu'il mange de nouveau pour redonner de la nourriture au loup. Liam soupira. Et bien il avait voulut qu'elle ait son caractère, il était déjà fixé sur le côté têtu…D'ailleurs lorsque son père arriva et s'installa, il lui dit :

-Papa…je te rassure, l'obstination des Kreiss reste dans la famille….Arya est aussi têtue que toi !

Oui bon…Elayne et lui-même l'étaient aussi mais même ! C'était Heïan qui leur avait donné le gène ! Il était le père et donc le responsable ! Na ! Cela lui valut un pain lancé à travers la table, sous le rire de tout le monde.

Melley regardait ça d'un œil brillant. Et oui…Heïan leur avait donné le côté têtu…mais cela faisait son charme tout de même…D'ailleurs, il faudra qu'elle explique aux nordiques comment faire plier leurs amoureux lorsqu'ils faisaient leur tête de mule…logiquement si cela marchait avec son époux ça marchait aussi avec les enfants !

Ils mangèrent un peu plus que la veille, riant et oubliant pour un instant Eziel. Cependant il planait toujours au-dessus de leur tête et Melley ne pouvait s'empêcher d'avoir peur pour les autres…comme dit, elle préférerait revivre sa captivité avec lui plutôt que de le laisser s'en prendre à ses enfants. Elle mettait tout le monde dans le même sac. Pour elle, ses enfants étaient bien sur ses jumeaux, mais aussi les nordiques et les petits-enfants. Elle était un peu la mère de tout le monde en plus de la grand-mère…super mamie en action !

-Krbaba !

Arya tendait les bras vers elle et elle se leva, la souleva de la chaise et la porta jusqu'au canapé ou elle s'installa avec elle dans les bras. La petite se tendit vers l'avant, cherchant dans le sac un livre qu'elle aimait particulièrement.

-Tu lis ?

-Qu'est-ce qu'on dit ?

Melley avait pris le livre mais elle attendait le mot magique. Comme à l'époque avec les jumeaux.

-S'il te plaît !

Melley sourit et lui donna un bisou sur le front avant de la caler contre elle et de commencer à lire l'histoire, Heïan arrivant pour écouter à son tour.

Liam lui avait Keilan dans les bras et était sortit dans le jardin arrière pour faire sortir le loup. Après il y aurait encore un accident dans la maison…Le petit montrait les arbres, voulait toucher à tout et Liam lui disait ce que c'était. Là il sentit une présence à ses côtés. Se tournant, le petit balbutia :

-Maman !

Et là, Liam écarquilla les yeux. Son premier mot cohérent ! Et pas un des plus simples ! En général les bébés disaient papa d'abord puisque c'était moins long et plus simple.

Vaë souriait aussi et s'approcha, Liam lui donnant un doux baiser.

-Son premier mot ma chérie…pour toi…

Le lui tendant, il se mit derrière et les serra tous deux contre lui. Arya était avec sa grand-mère donc…Lui embrassant le cou il murmura :

-Je te promets que rien ne pourra vous faire de mal…je serais toujours là pour veiller sur vous…toi et les enfants…

Dans la ville, les gardes étaient aux aguets, surveillant tout et tout le monde, cherchant des indices partout. Mais rien. A part l'armure retrouvée en-dehors de la ville…Omar était donc persuadé que le criminel était loin. Mais il y a loin et loin…il ne faisait qu'attendre son heure…se préparer et chercher sa proie…bientôt il reviendrait. Le temps que la méfiance se calme et qu'ils reprennent leur train-train quotidien. Ah oui, les leçons de l'Ombre Furtive étaient décidément plus qu'utiles pour se fondre dans la masse et se faire oublier…


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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Jeu 10 Jan 2013 - 16:09

Une vengeance plus forte que tout, part.3

Après un débarbouillage en vitesse, les parents descendirent avec les petits monstres pour rejoindre Elayne et Ephraïm qui venait tout juste de descendre eux aussi. Mais dès qu’ils arrivèrent à mi-chemin de l’escalier, Arya s’arrêta et Vaënadiel faillit faire une volée vers l’avant, se reprenant de justesse. Son coeur battait la chamade alors qu’elle se retrouvait une marche plus basse que le son époux et sa fille. Curieuse, Arya demanda alors à son père :

‘‘ Papa…, pourquoi tu es fow ? ‘‘

Cela arracha un sourire à la jeune mère qui regardait un long moment sa fille et son regard curieux pour ensuite lever la tête en direction de son époux. Il faisait une drôle de tête d’un coup. Vaënadiel ne mit pas très longtemps à réfléchir et comprit que fow pouvait porter à confusion étant donné les circonstances passées. La jeune femme s’empressa alors de dire à Liam :

‘‘ Fort ... ça veut dire fort, mon loup. ‘‘

À cette précision, Liam semblait d’un coup drôlement rassuré et la confusion disparut de son visage d’un seul coup pour laisser place à un sourire amusé. Il dit alors que beaucoup d’exercice physique et bonne bonne alimentation rendaient fort. La petite Arya était pendue aux lèvres de son père et ses yeux pétillaient lorsqu’ils commencèrent à parler de nourriture et d’un futur bien lointain encore. Liam pinça légèrement le nez d’Arya qui ricana et la petite famille continua leur descente, Keilan collé contre sa mère et jouant à deux mains avec une mèche de sa crinière blanche. Ils croisèrent Heïan qui parlait avec Omar dans l’embrasure de la porte et filèrent dans la salle à manger pour rejoindre tout le monde. Keilan et Arya commençaient à être un peu moins patient, signe qu’ils avaient faim alors ils s’asseyèrent alors que la petite levait sa tunique pour montrer son ventre qui hurlait à son père.

‘‘ Papa, il est méchant ! Il fait plein de bruits! ‘‘

‘‘ Il a faim mon cœur c’est pour ça. Mais tiens regarde ce qu’on va lui donner ! ‘‘

Ses grands yeux bleus brillaient davantage et elle se léchait déjà les babines tapant dans ses mains alors que son père posait son assiette devant elle. Arya mangeait partiellement seule et quand ses parents ne regardaient pas dans sa direction, elle donnait les aliments qu’elle n’aime pas à Farkhas qui se tenait sagement à côté d’elle. Liam la vit faire avant Vaë et la réprimanda doucement.

‘‘ Arya non…ce n’est pas bon pour lui …il mange après nous. ‘‘

Comme il fallait s’en douter, elle fit la moue comme son grand-père et tourna les yeux pour se remettre à manger. Dès que papa eut cessé de la surveiller, Arya recommença tout simplement, provoquant un soupir de découragement chez le père. Eh oui, elle était têtue comme tous les Kreiss ! Vaënadiel ricana doucement de son côté et tourna les yeux vers leur fille, disant doucement :

‘‘ Il ne faut pas donner de nourriture de table aux animaux. ‘‘ Mumura t-elle alors que Meeko grimpait au sommet de la tête du loup, réclamant de la nourriture. ‘‘ Ils risquent d’avoir de gros maux de ventre et auront des gaz qui ne sentiront pas bon. Très mauvais pour eux. ‘‘

La petite fut soudainement apeurée et ses yeux bleus se baissèrent vers les animaux, secouant la tête négativement et elle ne leur donna plus rien par après. Vaë fit donc un clin d’oeil à son amoureux qui leva les yeux vers son père qui venait de s’installer aux côtés de Melley.

‘‘ Papa…, je te rassure, l’obstination des Kreiss reste dans la famille… Arya est aussi têtue que toi ! ‘‘

Le concerné leva la tête en direction de son fils et fronça les sourcils. Il avait le culot de lui dire que c’était de sa faute ?! La seule façon qu’il eut pour se défendre fut de prendre un petit pain et de le faire voler dans sa direction. Comme elle savait si bien le faire, Vaë l’arrêta en plein vol et le mit dans sa bouche sous les rires de son frère et de la jumelle de Liam. La druidesse leva des yeux interrogateurs sur l’assemblée qui la regardaient en souriant et elle fit de même, les joues bien rondes et rougies par la gêne.

‘‘ Dis-toi qu’au moins, elle ne se laissera pas marcher sur les pieds, fils ! Un jour tu remercieras ton géniteur de t’avoir transmis sa tête de mule ! ‘‘

Heïan et son semblant d’air sévère qui ne durait pas plus de trente secondes. Au moins, l’atmosphère était beaucoup plus propice au rire que la veille et cela ne pouvait que faire du bien à Melley ainsi que lui faire oublier un tantinet les craintes dont elle était assaillie depuis le chant du cor dans la cité des mages. Après le repas, Arya réclama sa grand-mère qui vint la chercher pour se rendre dans le salon, Heïan ne tardant pas à la rejoindre pour la lecture. Il avait le don de mettre un peu de suspence pendant que sa femme lisait et Arya ne manquait jamais de se faire prendre au jeu de Krpapa.

Pendant que Vaënadiel papotait avec Elayne et son frère, Liam était sorti avec Keilan et les bestioles à fourrure pour prendre un peu l’air ainsi que les faire marcher dans le jardin arrière. Elle ne tarda pas à quitter les tourtereaux pour les observer un moment alors que Keilan pointait tout et que Liam lui disait ce que c’était. Les yeux aqua de la jeune femme ne pouvaient que s’enivrer de ce magnifique spectacle. D’un pas discret, elle alla à la rencontre de ses hommes et le regard vairon de l’enfant ne manqua pas de voir sa mère qui se tenait là, à quelques pas d’eux.

‘‘ Maman ! ‘‘ Balbutia Keilan d’une voix peu confiante.

Il avait dit son premier mot ! Vaënadiel s’était arrêtée, sujette à la même réaction que son époux en plus d’être ému. La distance les séparant fut alors brisée et la jeune mère se posta aux côtés Liam, caressant la joue de son bébé qui grandissait si vite. Elle eut même droit à son tendre baiser de son homme qui eut droit à un sourire radieux et brillant.

‘‘ Son premier mot ma chérie…pour toi… ‘‘

Vaë prit son fils dans ses bras et bombarda son visage de bisou qui le chatouillait et le faisait rire. Oui, maman était là et l’aimait plus que tout. Liam profita donc de ce moment mère/fils pour se glisser derrière et les entourer tous les deux de ses bras protecteurs, déposant un baiser dans le creux de son cou qui la faisait frissonner comme toujours. Elle aimait tant ces petits gestes de tendresse à l’état pur que lui donnait cet homme. Sa douce voix résonna alors dans un murmure au fond de son oreille.

‘‘ Je te promets que rien ne pourra vous faire de mal…je serais toujours là pour veiller sur vous…toi et les enfants… ‘‘

Ses lèvres rosées se posèrent sur les avants-bras de son époux qui étaient à découvert - manche repliée jusqu’aux coudes - et les embrassèrent à quelques reprises. Elle ferma ensuite les yeux pour porter sa tête vers l’arrière, réclamant un autre baiser qu’il lui donna avec plaisir. Le vent caressait leur visage et ils ne purent que profiter du moment et si ce n’était de Keilan, la jeune femme serait restée ainsi des heures durant, seulement à profiter de cette étreinte et de la présence de Liam derrière elle qui lui donnait des papillons dans le ventre. Elle se surprit à se mordre la lèvre inférieure et déposa son enfant qui tentait de se lever sur ses jambes maladroitement, sous la surveillance de Farkhas qui ne le quittait pas d’un poil, le forçant à rester à un mètre minimum de ses parents. Vaë se tourna alors vers son amoureux et embrassa son cou, glissant une main sous sa chemise subtilement pour caresser son ventre.

‘‘ Je vais aussi veiller sur toi, lorsque nous aurons lavé les enfants et qu’ils seront avec tes parents dans le salon. Il faudra bien nous nettoyer aussi, non ? ‘‘ Susura t-elle à son oreille.

Elle se sentit plaqué contre le torse de son homme qui baissa ses mains jusqu’à ses hanches, les faisant plus près et ne manqua pas non plus le sourire qu’il lui faisait lorsque ses yeux aqua se fondirent aux siens. Voilà, ils étaient bien d’accord sur ça, mais il lui fallait prendre son mal en patience jusqu’au soir et s’il était sage, il aurait sa récompense. Pour l’heure, ils se détachèrent et s’amusèrent avec Keilan qui voulut marcher avec les poissons dans la fontaine. Liam le tenait donc par les mains, le faisant avancer tranquillement. Le petit criait et riait lorsqu’il sentait la peau visqueuse des animaux marins frôler ses jambes. Résultat: Il aspergeait son père qui riait lui aussi. Vaënadiel les suivait juste derrière et pour s’amuser un peu, emprisonna de l’eau dans une boule d’air qu’elle fit flotter juste au dessus de la tête de Liam pour ensuite la laisser tomber.

‘‘ Oups ! ‘‘ Dit-elle, les mains devant la bouche en riant.

Bien sûr, elle avait voulu que ça se passe ainsi, mais n’avait pas prévu que Liam prenne Keilan dans ses bras et s’élance à sa poursuite pour l’assoir fesses les premières dans la fontaine. La guerre était déclarée et au final, les parents se retrouvèrent mouillés de la tête au pied et Keilan avec. Farkhas et Meeko courraient autour de la fontaine, le loup aboyant et le raton-laveur essayant d’en faire de même. Ils durent retourner à l’intérieur plusieurs heures plus tard, les domestiques leur apportant des serviettes et grimaçant à leur odeur. Oui ... ils sentaient le poisson mouillé. Alors, les jeunes mariés montèrent se changer, se débarbouiller rapidement, lavèrent Keilan dans la baignoire et Vaë s’attacha les cheveux, car le repas du soir allait être servi dans les minutes qui suivraient. À la va-vite, ils durent descendre manger et directement pour ensuite laisser les jeunes à leur grand parent alors que Vaënadiel et Liam remontaient à l’étage pour enfin se laver complètement. Une fois enfermée avec son homme dans leur chambre, la jeune femme le poussa jusqu’à la salle de bain, commençant à enlever ses vêtements d’une manière quelque peu ... aguichante, son pantalon déjà au sol. Sauf qu’elle s’arrêta brusquement une fois au bouton du milieu de son chemisier et lui tira la langue.

‘‘ Finalement, je crois que tu n’as pas été sage ... ‘‘

Et elle passa à côté de lui avec un large sourire aux lèvres pour préparer l’eau. Si elle savait à quel point il allait se venger pour l’avoir fait languir de la sorte, même s’il devait très bien le savoir qu’elle le cherchât pour s’amuser un peu.

Pendant ce temps quelques part dans la cité, Eziel se soignait tant bien que mal et restait bien caché. Ayant tout prévu, il avait des provisions pour un bon mois et son sac de cuir qui renfermait le seul moyen pour lui de maintenant se promener sous l’oeil aveugle des citoyens. Comme il était seul, il pouvait maintenant monter son prochain coup et planifier l’assassinat de son mentor qui aurait lieu directement après. Une fois que la famille serait bien anéantie ...

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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Jeu 10 Jan 2013 - 19:14


Serrant Vaë et Keilan contre lui, Liam sentit les lèvres de sa rose se poser sur ses bras mis à découvert. Oui il avait la même habitude que son paternel, c'est-à-dire de remonter les manches jusqu'aux coudes. Ensuite, elle rejeta la tête en arrière en réclamant son baiser qu'il lui donna sans hésiter.

Liam aurait aimé que ce moment dure pour l'éternité. Aucune menace, juste lui et sa femme, avec leurs enfants qui grandissaient si vite…Vaë reposa cependant Keilan au sol. Celui-ci voulait marcher et gigotait dans ses bras. Ils le laissèrent donc sous la surveillance active de Farkhas et Meeko qui le forçaient à ne pas s'éloigner d'eux.

Elle se tourna pour lui faire face, posant ses mains sur son torse délicatement, passant sous sa chemise, l'embrassant dans le cou en même temps. Elle caressa son ventre, le faisant déjà frissonner en murmurant à son oreille :

-Je vais aussi veiller sur toi, lorsque nous aurons lavé les enfants et qu’ils seront avec tes parents dans le salon. Il faudra bien nous nettoyer aussi, non ?

Il plaqua son corps contre celui de Vaë, ses mains glissant sur ses hanches, souriant déjà à cette idée. Mais ils devaient attendre jusqu'au soir par contre…
Alors pour s'aider, ils firent marcher Keilan, Liam lui tenant les mains alors qu'il barbotait dans la fontaine. Et dès qu'un poisson le frôlait, il criait et riait, sautant sur place, aspergeant son père d'eau. Mais Liam ne disait rien, s'amusant de voir cette petite bouille découvrir son monde.

C'est là qu'il sursauta, grelottant. De l'eau venait de s'écraser sur lui, mouillant son cuir chevelu et le haut de son corps. Il se tourna vers Vaë qui disait :

-Oups !

Et elle riait ! C'était fait exprès…alors Liam agrippa son fils et se mit à courir après Vaë, qui n'avait apparemment pas prévu une telle réaction ! Non mais elle pensait s'en tirer comme ça ? Ah non non non ça marchait pas ! Il réussit à l'attraper et la déposa tranquillement fesses dans l'eau, laissant Keilan mouiller sa mère complètement.

La bataille dura ainsi quelques bonnes heures, dans une franche rigolade. Les parents se mouillaient et le petit jouait avec, les animaux leur tournant autour et évitant souplement les gouttes d'eau. Mais qu'est-ce que cela faisait du bien de rire ainsi alors que la menace d'Eziel pesait sur eux !

En rentrant, les domestiques leur tendirent des serviettes en grimaçant. Hum…il était vrai qu'ils ne sentaient pas la rose…ils montèrent donc pour se laver rapidement, le repas allant être servit sous peu. Ils prirent le temps de bien laver leur fils par contre. Ainsi…ils auraient le temps de se laver en toute intimité par la suite…

Vaë s'attacha juste les cheveux pour qu'ils ne gouttent pas de trop et ils descendirent pour manger. Bien sûr, ils eurent droit aux grimaces d'Heïan.
Lorsqu'ils remontèrent, laissant Arya et Keilan aux bons soins de leurs grands-parents, Vaë l'entraîna dans la salle de bains, fermant la porte et commençant à retirer ses vêtements de façon si coquine que Liam ne pouvait résister…son pantalon se retrouva au sol rapidement et il la laissait faire.

Mais elle se stoppa brusquement au milieu de la chemise, lui tirant la langue en disant :

-Finalement, je crois que tu n’as pas été sage ...

Il la regarda avec des yeux ronds, alors qu'elle passait près de lui en souriant. Elle alla allumer l'eau et il sentit quelque chose en lui. Elle l'avait aguiché puis laissé en plan ? Et non…elle allait le payer ! Le loup arrivait ! Il le savait bien qu'elle le faisait exprès, et il jouait le jeu.

Alors il retira sa chemise et l'enlaça par derrière par surprise. Il lui embrassa le cou, l'emprisonnant dans ses bras.

-Moi ? Pas sage ?

Il la fît pivoter vers lui et lui sourit malicieusement avant de l'embrasser. L'eau coulait derrière eux et il la déshabilla rapidement, la faisant reculer sous le jet chaud. Il l'embrassait, passant ses mains sur son corps, partout, la faisant languir comme elle l'avait fait. L'eau ruisselait entre eux et il l'embrassa sur le ventre, remontant sur la poitrine, dans son cou, puis à nouveau sur ses lèvres.

La sentant bien impatiente, il lâcha le loup. Il souleva l'une de ses jambes et s'approcha, tous sourires. Il faisait bien sûr attention à ne pas glisser et commença ses mouvements, la faisant crier de plaisir. Il l'embrassait toujours, continuant, l'emmenant au paradis.

Lorsqu'il la relâcha, il lui murmura :

-Toujours pas sage ?

Elle souriait et il commença à la laver, massant ses épaules et son dos, profitant pleinement de ce moment entre eux. Ils se lavèrent mutuellement et ressortirent, se séchant ensemble dans une grande serviette. Il s'amusa à lui mettre les cheveux en pétards, les lui mettant dans les yeux exprès. Et oui il pouvait aussi se venger !

Habillés et parés pour la nuit, ils redescendirent, Heïan s'amusant à renifler l'air pour être sûr qu'ils soient bien propres. Et évidemment, ayant oubliés qu'ils n'étaient pas seuls, tous avaient entendus les cris de Vaë…donc résultat : clins d'œil intempestifs de l'ancien Capitaine qui riait dans sa barbe. Rougissant, Liam s'installa sur le canapé, Arya se jetant sur lui. Il la souleva et elle commença à lui raconter l'histoire que Krbaba lui avait racontée.

Keilan parlait aussi, balbutiant quelques mots à Elayne et Eph' qui étaient souriants. Melley serrait la main de son mari, ravie de voir tout ce beau monde profiter de la vie. Surtout en sachant le danger qui planait toujours. Sa peur était là, mais elle la maîtrisait du mieux qu'elle pouvait. Heureusement, elle n'avait plus refait de crise comme la veille. Elle évitait soigneusement de regarder les marques sur son bras même…

Ils retournèrent se coucher une heure plus tard, prenant les mêmes places que la nuit précédentes. Liam devait retourner travailler le lendemain. Il voulait tout de même aider ses collègues et Omar et puis, il savait que Vaë et les enfants étaient en sécurité. Eph' comme Heïan y veilleraient. Les enfants ne les réveillèrent pas le lendemain, au comble du bonheur pour les autres. Liam se leva en silence, enjambant les couvertures et matelas, sortant pour occuper une autre salle de bains et faire moins de bruit. Se lavant et se changeant lentement.

Il partit donc travailler après avoir mangé, laissant la maison endormie, restant sur le pas de la porte jusqu'à ce que le verrou s'enclenche grâce à un domestique. Et comme il le craignait, l'enquête stagnait et il n'y avait aucune trace du criminel. Il devait être loin déjà…mais Liam se demandait si justement ce n'était pas ce qu'il voulait faire croire…quelque chose lui disait qu'il se terrait en ville…

Les jours passèrent ainsi calmement, et l'angoisse finit par s'atténuer. Ils ne dormirent plus dans la même pièce et les portes furent rouvertes. Cependant Liam décida d'attendre encore un peu avant de regagner sa demeure. Parce que cela impliquait de laisser sa femme et ses enfants seuls pour la journée. Eph' se proposa donc de lui tenir compagnie avec Elayne, puisque Heïan et Melley veillaient l'un sur l'autre chez eux. Liam accepta avec plaisir. Cela le rassurerait plus de savoir sa sœur et le nordique chez Vaë. Surtout qu'ainsi, elle aurait de l'aide pour s'occuper des petits monstres super actifs !

Keilan parlait mieux, prononçait plus de mots comme "maman", "papa", "loup"…des mots courts et simples. Et il marchait à présent tout seul, explorant la maison comme un grand. Liam comprenait ce que ses parents avaient du éprouver. Ca grandissait trop vite ces petites bêtes !

Et Eziel lui, finalisait le tout. La cible, il l'avait. La manière, il l'avait. Il s'était soigné et l'on voyait plus que quelques marques rougeâtres sur lui, signe des jolis traitements de la garde de Beolan et de ce cher Heïan…Mais comme il le disait…rira bien qui rira le dernier…


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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Jeu 10 Jan 2013 - 21:54

Une vengeance plus forte que tout, part.4

Et voilà, le mur crachait de l’eau à cause de son mécanisme caché. Maintenant, il ne restait plus qu’à se glisser en dessous et laver cette crinière qui sentait de plus en plus le poisson mouillé; c’était tout simplement dégoutant. Son sourire en coin ne s’estompait pas lui, au contraire, il s’était encore agrandi, car elle avait entraperçu le regard que lui avait jeté Liam lorsqu’elle l’avait mis en plan, se stoppant dans ce qu’elle était en train de faire pour l’allumer un peu. Ce qu’elle pouvait être cruelle parfois ... pauvre loup. Mais son homme ne s’avoua pas vaincu et allait la prendre de cours dans 1 ... 2 ... 3 ... voilà ! Vaënadiel joua la carte de la surprise et le fut malgré elle lorsqu’elle se mit à embrasser la peau de son cou avec soif. Ses bras chauds l’entouraient et elle ne pouvait pas fuir. C’est alors qu’il lui dit :

‘‘ Moi ? Pas sage ? ‘‘

La jeune femme échappa un cri de stupeur lorsqu’il la fit pivoter sur elle-même d’un geste vif et elle tomba nez à nez avec le loup qui souriait avec une malice grandissante. Vaë allait ouvrir la bouche en vue de répliquer, mais Liam plaqua sa bouche contre la sienne et lui cloua le bec en l’embrassant avec fougue. Le jeune homme força par le fait même sa douce à reculer lentement vers le jet d’eau et la dépouilla de ses vêtements en vitesse. Ses mains chaudes parcouraient son corps en entier, la faisant frissonner, mais aussi languir comme elle avait fait pour lui. Sauf qu’il s’y prenait d’une toute autre manière et savait comment s’y prendre pour la rendre fébrile et impatiente. Les jeunes mariés se retrouvèrent enfin sous l’eau et avec difficulté elle enleva le ruban qui nouait ses cheveux au sommet de sa tête alors qu’il s’était penché pour embrasser son ventre. Ses lèvres remontaient tranquillement, trop tranquillement, passant sur sa poitrine puis dans son cou pour ensuite raser sa mâchoire et revenir sur sa bouche. Elle lui claqua la fesse gauche en ricanant doucement et elle vit dans ses yeux fauves que le loup allait lui faire regretter son geste. Une des mains de son homme attrapa une jambe, au niveau de la cuisse et la souleva avec ce sourire qui ne disait rien qui vaille. Bon sang ... elle s’excusait intérieurement de lui enfoncer les ongles dans la peau et aussi pour s’exprimer si fort ... la honte qu’elle aurait en descendant en bas ! Oui, car elle venait de se souvenir que tout le monde était à l’étage inférieur.

Lorsque Liam la laissa enfin respirer, à bout de souffle tous les deux, celui-ci approcha sa bouche de son oreille et murmura d’une voix charmeuse :

‘‘ Toujours pas sage ? ‘‘

‘‘ Là, tu as été sage. Je suis fière de toi. ‘‘

Vaë lui souriait et frotta son nez contre le sien pour le taquiner, le plissant ensuite en souriant d’amusement. Son homme était toujours sage, voyons. Elle ne faisait ça que pour le taquiner et à tous les coups, ça fonctionnait. Ils se connaissaient tous les deux et savaient comment rendre l’autre complètement dingue et c’est ce qu’elle aimait chez lui; son époux savait lire en elle comme dans un livre ouvert. Lui volant un dernier baiser, Vaënadiel le laissa ensuite la laver tout en la relaxant à l’aide d’un massage qui la rendait dans un état végétatif assez avancé. Dès que Liam la lâcha, la trouvant trop silencieuse, la jeune femme se retourna vers lui afin de lui faire face et ce fut à son tour. Ils sortirent et se séchèrent à l’aide de grandes serviettes et la druidesse se retrouva avec une énorme tignasse emmêlée à cause de son homme. Ce fut avec horreur qu’elle se regarda dans la glace.

‘‘ On dirait que la foudre m’est tombée dessus ! ‘‘

Et en bonus, Liam apparut derrière et ramena quelques cheveux dans son visage afin qu’elle ne voit que des cheveux blancs. La jeune femme rugit et chercha sa brosse qui était dans la chambre et comble de tout, Liam lui arracha la serviette du dos. Hiiiiiiin ?! Ses yeux aqua se posèrent sur son corps démunit de tissu et le soldat riait à en pleurer dans l’embrasure de la salle de bain. Comme si ça la dérangeait au point où elle en était. Alors, Vaë se rendit jusqu’à sa coiffeuse et tira le premier tiroir vers elle pour prendre sa brosse. Elle grimaçait à chaque noeud et regardait Liam qui s’était déjà changé, lui ramenant sa serviette qu’il enroula lui-même autour de sa taille. Après un moment d’acharnement, la jeune mère réussit à gagner la guerre contre sa chevelure et alla se changer à son tour avant de rejoindre Liam pour la descente vers le salon. Heïan ne manqua pas de les charrier en reniflant l’air autour d’eux et ensuite ils furent assaillis de clins d’oeil très peu subtils. Liam que Vaënadiel rougissait avant de prendre place sur le canapé et évitèrent un instant de croiser le regard des gens ici présent sauf de leurs enfants. Arya se jeta sur son père et commença aussitôt son blabla alors que Keilan quitta les bras d’Ephraïm pour marcher lentement vers sa mère qui l’attendait les bras ouverts. Le petit répétait les mêmes mots sans arrêt et les prononçait déjà très bien. La mère s’amusait alors à pointer des choses et des gens afin qu’il dise ce que c’était. Heïan s’était donc réinstallé aux côtés de Melley et serra sa main dans la sienne tout en observait le portrait de famille qui se dessinait devant eux.

Une heure plus tard, le chef de famille ordonna à toute la marmaille de se lever et de grimper à l’étage, jugeant qu’il était aussi assez tard. Alors tout le monde au lit sans exception. La seule qui rouspéta fut Elayne et Eph’ réussit à la convaincre d’un simple bisou sur la joue et de son regard à la rendre docile comme un chaton. Aussi, Liam travaillait le lendemain, donc c’était une bonne raison. Le lendemain matin, personne n’eut connaissance que le jeune soldat avait quitté le nid familial pour vaquer à son devoir. Ce ne fut que quelques heures plus tard que les enfants se réveillèrent, entrant leurs doigts dans le nez et les oreilles de leur mère pour qu’elle ouvre elle aussi les yeux. Celle-ci grogna légèrement, reculant sa tête pour extirper les choses indésirables de ses narines. Ses paupières s’ouvrirent tranquillement et elle eut droit à un gros plan sur Keilan qui l’observait avec un large sourire.

‘‘ Maman ! ‘‘

Arya posa son menton sur la tête de son petit frère et souriait elle aussi, poussant une mèche blanche du front de sa mère car elle recouvrait une partie de son visage.

‘‘ Maman, monsieur ventre à faim. Dois manger pour devenir fowte comme papa ! ‘‘

‘‘ Je me lève, mes amours ... ‘‘ Dit-elle d’une voix ensommeillée.

Vaënadiel bailla et se tira hors du lit en prenant ses enfants dans ses bras pour sortir de la chambre; direction la salle à manger! Ephraïm vint la rejoindre, l’aidant à surveiller les jeunes alors que les autres dormaient encore. C’est là que le nordique lui annonça qu’il resterait définitivement à Beolan et ferait parti des chasseurs qui rapporteraient le gibier. Heureuse pour lui, Vaë sauta de joie et vint le serrer dans ses bras. Elle ne pouvait ne demander mieux. Maintenant, sa famille entière se trouvait à ses côtés et ils retourneraient aux pics neigeux à l’occasion afin de rendre visite à leur tribu.

Quelques jours s’écoulèrent et la poussière était redescendue quelque peu. La peur qu’Eziel soit dans les parages s’était atténuée et les matelas sur lesquels dormaient les jeunes étaient de nouveau dans leur chambre respective. La semaine suivante, Liam et Vaënadiel retournèrent à la maison avec Elayne et Ephraïm en renfort et aussi pour permettre une certaine sécurité à sa femme qui ne serait pas seule à la maison avec les petits monstres. Celle-ci n’avait pas refusé et au contraire, semblait plus que ravie d’avoir un peu de compagnies quand son époux n’était pas là. Ils en profitaient même pour l’aider dans les tâches ménagères et ce fut les nordiques qui préparaient les repas à deux pendant qu’Elayne occupait les enfants. Keilan marchait seul à présent et son vocabulaire s’étendit tranquillement, mais surement. Trois semaines s’écoulèrent.

Trois semaines où la peur s’était camouflée derrière un faux visage.
Trois semaines où Eziel, caché dans l’ombre, avait échafaudé son plan.

Et c’était aussi lors de cette troisième semaine qu’il sortirait sous la lumière du jour dans une toute autre peau.

Ce matin là, le temps était plutôt pluvieux et le ciel recouvert entièrement de nuage gris. Quelques rares oiseaux survolaient la cité des mages alors que les autres trouvaient refuge sous les corniches et charettes de marchands. La plupart des citoyens avaient revêtu leur cape en ce jour lorsqu’ils mettaient le nez dehors pour se rendre à la foire ou ailleurs dans la ville. Vaënadiel avait lavé les petits, fredonnant un air qu’ils tentaient d’imiter du mieux qu’ils pouvaient puisqu’ils la connaissaient par coeur maintenant.

‘‘ Vous allez rester avec tatie Elayne et tonton Ephraïm ce matin. Moi et papa devons aller chercher quelques trucs au marché pour remplir vos estomacs. ‘‘

‘‘ Maman revient bientôt ? ‘‘

‘‘ Bien entendu ma puce, où veux-tu que j’aille ? ‘‘

Arya haussa les sourcils et tendit les bras vers sa mère, réclamant un câlin. Keilan l’imita aussitôt et la jeune mère embrassa ses enfants à tour de rôle sur le front, replaçant leurs cheveux avec un geste empreint d’une tendresse maternelle. Les parents descendirent alors en bas et allèrent porter leur progéniture au nordique et à la jumelle de Liam. Eph’ ébouriffa la chevelure de sa soeur qui lui tira la langue, le faisant rire.

‘‘ Ne faites pas de bêtises en chemin surtout ! Et ne parlez pas aux écureuils que vous ne connaissez pas. Enfin ... surtout toi, soeurette. ‘‘

‘‘ Meuh ... ! ‘‘

L’homme des montagnes poussa sa soeur vers la porte de sortit, tirant sa capine vers l’avant afin que sa tête soit protégée de la pluie et Vaë attendit Liam, lui prenant la main. Elle leva son regard aqua vers lui et lui souria avant de rebaisser la tête et de marcher avec lui. Ça faisait du bien de passer une journée avec lui, surtout qu’il avait congé aujourd’hui. Bon ...ce n’était pas une belle journée à proprement dit, mais tant qu’il était là, le soleil brillait dans son esprit et réchauffait son âme. Fredonnant encore, la jeune femme marchait à côté de Liam jusqu’à ce qu’ils arrivent à la foire où la foule abondait malgré la pluie. Restant ensemble, le jeune couple achetait leurs fruits, légumes et autres babioles, mais il manquait la viande. Vaënadiel ne fit que lâcher la main de Liam qui la regardait du coin de l’oeil, mais elle le rassura en lui montrant qu’elle restait là. Le boucher traversa les portes à volant et s’essuya les mains avec une serviette, son tablier plein de taches d’une couleur vermeille. La druidesse se surprit à grimacer et leva les yeux vers le visage de l’homme. Celui-ci était barbu, brun, assez grand et bien bedonnant, mais ses yeux verts lui disaient étrangement quelque chose. La jeune femme semblait partie dans ses réflexions lorsque l’homme demanda:

‘‘ Que puis-je pour vous, jeune dame ? ‘‘ Dit-il d’une grosse voix.

‘‘ Euh ... ‘‘ Elle lui tendit alors la liste écrite par Elayne. ‘‘ Et des os pour notre lou-chien ! ‘‘

‘‘ Pour ça, faudra m’suivre ! Ils sont dans l’arrière-boutique. ‘‘

Avec tout ce qu’il fallait pour l’assommer oui ... Qui ? Le boucher ? Non, c’était pour Vaënadiel tout ce bel équipement. Car le personnage bedonnant n’était nul autre que notre tueur à gages déguisé. Voilà. Vous avez compris maintenant ? La cible : la jeune épouse de Liam. Son but : se rendre à Madorass, attiser la colère de son époux et du père de celui-ci, les entraîner dans la cité, éliminer le jeune homme et tuer le père une fois la petite volatilisée. Tout était calculé et Heïan perdrait pied dès qu’il remettrait les pieds à Madorass où les souvenirs abondaient. Naïve comme elle était, Vaë lui fit un sourire et elle le suivit. Le boucher s’attarda donc devant un établit, cachant ce qu’il faisait et attendit qu’elle fasse sa curieuse avant de la prendre par derrière, un tissu devant la bouche.

‘‘ Bonne nuit ma belle ... demain tu seras en voyage avec tonton Eziel. ‘‘

La druidesse n’eut aucunement le temps de se débattre qu’elle se retrouva inconsciente; un somnifère. Le tueur à gages la traîna jusqu’à une porte qui menait vers la ruelle et cacha le corps mou de la jeune femme dans une charette de foin qui sortirait de la ville avec un marchand qui ne se doutait de rien. Le vrai boucher lui, dormait dans le placard. Remettant son déguisement dans son sac de cuir, Eziel se glissa lui aussi dans la paille et resta immobile. Ce n’est que quelques minutes plus tard quel véhicule se mit en route et qu’on entendait une voix réclamant sa douce parmi tout ce brouhaha ...

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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Ven 11 Jan 2013 - 11:36


Au bout de trois semaines, la peur avait nettement faiblie. Bien sûr, Liam restait sur ses gardes et ne partait qu'une fois Elayne et Eph' en compagnie de Vaë et des enfants. Cela le rassurait de la savoir avec eux. Mais en cette journée pluvieuse, il avait eut droit à un congé et ils avaient décidé d'aller à la foire faire quelques courses. Les enfants mangeaient plus vite qu'ils n'achetaient ! Liam s'habillait, écoutant le chant de Vaë dans l'autre pièce. Elle avait lavé les petits et ceux-ci tentaient de chanter avec elle. Cela devenait un peu étrange mais Liam souriait tout de même. Il les entendit parler ensemble et entra à son tour, alors que Vaë leur faisait un câlin. Tous ensembles, ils descendirent rejoindre Ephraïm et Elayne qui les attendaient, en bons baby-sitter.

Le nordique ne put s'empêcher d'ébouriffer les cheveux de sa sœur qui lui tira la langue en riant.

-Ne faites pas de bêtises en chemin surtout ! Et ne parlez pas aux écureuils que vous ne connaissez pas. Enfin ... surtout toi, soeurette.

Liam ricana, imaginant très bien Vaë parler à un écureuil ! Farkhas restait lui aussi à la maison avec Meeko. Mettant sa veste, Liam suivit Vaë à l'extérieur, disant au revoir aux enfants. Serrant la main de Vaë dans la sienne, Liam commença à marcher. Il la regarda et croisa son regard, souriant. Mais elle baissa la tête très vite, la pluie lui entrant dans les yeux. Ils marchèrent tranquillement, la jeune femme fredonnant encore. A la foire, malgré le temps, les gens étaient au rendez-vous. La plupart étaient vêtus de capes, s'abritant sous les auvents pour discuter. D'autres couraient pour rentrer chez eux tout de même. Ensemble, Liam et Vaë firent leurs achats en fruits, légumes, produits de ménage, vêtements pour les enfants –Arya grandissait si vite que toutes les deux semaines il fallait changer de taille- et autres petites affaires.

Cependant Vaë lui lâcha la main et il se tourna, la regardant. Il ne voulait pas vraiment la perdre. Dans la foule, elle allait vite se faire engloutir, surtout qu'elle n'était pas grande. Elle lui fît comprendre qu'elle ne bougeait pas et il acquiesça, allant acheter les dernières affaires qu'il fallait. Il voulait se dépêcher, mais il y avait foule devant l'étal, et il perdit un temps monstre. Il s'inquiétait, regardait toujours vers là ou Vaë était, mais ne la voyait pas à cause du monde. Alors, lorsqu'enfin il put payer sa marchandise, il se hâta de la rejoindre. Et là, il fronça les sourcils.

Elle n'était plus là. Il tourna sur lui-même plusieurs fois, regardant partout. Il grimpa pour être en hauteur et profiter en plus de sa taille pour la chercher du regard. Il appela :

-Vaë ! Vaë !

Mais personne ne se tournait, seuls les regards se levaient sur lui, le prenant pour un fou. Redescendant de son perchoir, il se mit à paniquer. Mais ou était-elle ?! Il n'y avait aucun indice, rien. Peut-être était-elle rentrée ?
Il courut à perdre haleine jusqu'à chez eux, contournant une charrette de foin au passage et entra sans même toquer.
Les enfants furent ravis de le voir et il les serra contre lui tout en demandant à Eph' et Elayne :

-Vaë est rentrée ?

Les deux autres se regardèrent et Elayne répondit :

-Non Liam…pourquoi ?

Ne répondant pas, il laissa les enfants à leurs bons soins et ressortit en courant. Elle pouvait être allée chez ses parents aussi. Une nouvelle fois, il entra sans frapper, dérapant pour s'arrêter dans l'embrasure de la porte du salon. Heïan comme Melley le regardèrent en s'interrogeant, attendant qu'il parle.

-Vaë est ici ?

Ce fût sa mère qui répondit :

-Non, nous ne l'avons pas encore vue aujourd'hui. Pourquoi Liam ? Que se passe-t-il ?

Déglutissant et paniquant, il ne répondit une nouvelle fois pas et ressortit alors que ses parents se levaient en hâte pour sortir eux aussi. Courant, Liam retourna sur la foire, là ou il avait vu Vaë pour la dernière fois. Il chercha dans sa tête ce qu'elle voulait acheter et se souvint de la viande. Alors il alla chez le boucher. Entrant, il ne vit personne. Essoufflé, il regarda tout le magasin, appelant le boucher. Mais rien. Il ne comprenait décidemment plus grand-chose !

Mais Vaë…il avait peur de ce que cela voulait dire. S'asseyant sur une chaise, il calma son cœur tout en réfléchissant. Il devait prévenir Omar et vite. Que personne ne sorte de la ville. Que tout soit fouillé, charrettes comprises.

Se relevant, il ressortit et manqua de renverser son père. Melley était allée chez sa fille et le nordique, laissant son époux suivre leur fils.

-Papa ? Pardon ! Je…dois y aller.

Mais Heïan n'était pas dupe et ne se poussa pas du chemin.

-Vaë a disparue ! Je dois prévenir Omar !

Et là, Heïan se poussa, le suivant au pas de course. En chemin, Liam lui expliqua ce qu'il s'était passé :

-On faisait les courses…et je l'aie laissée cinq minutes…elle m'avait dit qu'elle m'attendait…quand je suis revenu elle n'était plus là…je m'en veux terriblement…

Ils arrivèrent au quartier général, essoufflés. Omar se leva, étonnés de les voir débarqués ainsi.

-Omar, ferme les portes…fait fouiller tous ceux qui veulent sortir, les charrettes comprises…Vaë à disparue. Et…je suis sûre qu'Eziel en est la cause.

Aussitôt, le Capitaine donna ses ordres, envoyant des hommes aux entrées de la ville. Liam s'était assis, tête entre les mains, se maudissant.

-Je n'aurais pas dû la laisser seule ! Merde !

S'en voulant atrocement, il entendit à peine son Capitaine revenir.

- Liam, explique-moi tout.

-On faisait des courses et je l'aie laissée seule cinq minutes. Il en a profité. Il a du se déguiser ou je ne sais pas…

C'est là ou une pièce du puzzle se mit en place. Le boucher ! Il n'y avait personne…parce qu'Eziel avait pris sa place ! Se relevant une nouvelle fois, il se remit à courir, suivit de son père et de son Capitaine qui ne comprenaient pas. Oui il était assez énervant…mais là le temps pressait et il ne pouvait pas se permettre de perdre trop de secondes dans le blabla.

Retournant chez le boucher, il constata qu'il n'y avait toujours personne.

-Eziel a du se déguiser en boucher. C'est pour ça que Vaë ne se sera pas méfiée…surtout qu'elle n'est pas assez méfiante naturellement…donc…le vrai boucher doit être là…quelque part…

Il parlait plus pour lui-même. Il commença à chercher, aidé d'Heïan et Omar. Il s'enfonça dans l'arrière boutique et là il entendit un bruit sourd. Comme quelqu'un qui…tape contre du bois.

-Ici !

Les deux hommes débarquèrent et ils ouvrirent la porte du placard, dévoilant le boucher qui était pieds et poings liés, bâillonné. Ils entreprirent de le détacher et de le faire boire, le laissant se remettre de ses émotions avant de l'interroger.

-Un…un homme est arrivé…il voulait voir mes produits et…j'étais en train de sortir un morceau de viande pour le lui montrer quand j'ai sentit un tissu se poser sur mon visage…et là je me suis sentit partir…

Liam hocha de la tête.

-Un somnifère sans doute…

Se tournant vers son père et Omar il poursuivit :

-Il aura pris la place de cet homme pour tromper Vaë et pouvoir l'enlever plus facilement.

Serrant les poings, il s'éloigna, voulant respirer un peu d'air frais. Il lui avait promis que rien ne lui arriverait et qu'il la protégerait toujours. Et là il avait encore échoué. Et cette fois c'était de sa faute. Il n'aurait pas du la laisser seule ! Et comment allait-il faire avec les enfants ? Pour leur dire que leur mère n'était pas là ? Ils ne comprendraient pas...il allait devoir les confier à sa mère et sa soeur avec Eph'. Parce qu'il n'aurait de cesse de chercher sa femme...

-Je te retrouverais Vaë…et je le tuerais. Murmura-t-il en regardant le ciel grisâtre.

Omar prit en note les déclarations du boucher, le remerciant et le laissant se remettre correctement de cette mésaventure, puis ressortit.

-Mes hommes fouillent toutes les charrettes qui veulent sortir ainsi que les hommes. Il ne passera pas la porte.

-A moins qu'il ne l'ait franchie depuis belle lurette…

Là, Omar ne trouva rien à répondre. En effet, Eziel avait eu le temps de sortir depuis longtemps…Liam avait perdu du temps à rentrer chez lui et à aller chez ses parents avant de prévenir Omar…Ce dernier lui serra l'épaule et prit congé, devant superviser l'enquête et les recherches. Heïan apparut à côté de Liam qui murmura :

-Je lui avais promis qu'il ne la toucherait pas…que rien ne lui arriverait…


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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Ven 11 Jan 2013 - 16:41

Une vengeance plus forte que tout, part.5

Au moins une heure s’était écoulée depuis l’absence de Vaë et Liam. Les petits jouaient dans le salon avec leurs compagnons à fourrure sous la surveillance d’Ephraïm et Elayne qui s’occupait de ranger la pièce et de la nettoyer avant le retour des propriétaires. Un peu d’aide ne faisait jamais de tort non ? Et puis ça leur faisait plaisir de leur porter un coup de main puisque Vaënadiel avait très peu de temps pour respirer et profiter des moments avec son époux, seuls à seuls. Soudainement, la porte s’ouvrit sur Liam qui piétinait de ses bottes mouillées sur le plancher, entrant de la boue par la même occasion. Sur le moment, Elayne croisa les bras contre sa poitrine et regarda son frère en fronçant les sourcils sauf que quelque chose ne semblait pas bien aller. Elle le voyait et le sentait par l’énergie que dégageait son frère. Il demanda alors, essoufflé :

‘‘ Vaë est rentrée ? ‘‘

Ephraïm arriva au moment où le jeune soldat demandait et le nordique baissa les yeux sur sa douce pour lui jeter un coup d’oeil interrogateur, tout comme elle le fit. Leur regard se posa ensuite sur Liam qui semblait devenir de plus en plus inquiet.

‘‘ Non Liam…pourquoi ? ‘‘ Demanda t-elle.

Mais la jeune femme resta sans réponse puisque son frère quitta sa demeure prestement sans un mot de plus. Il courait sous la pluie, le jeune couple le regardant s’éloigner avec la peur au ventre. Mais où était Vaënadiel ? Eph’ commençait à craindre le pire, mais il se devait de rester aux côtés de sa douce ainsi que de surveiller les enfants. Le même scénario se répéta chez les parents du jeune homme et ses parents sursautèrent lorsqu’ils entendirent un drapement sous l’arche qui donnait sur le salon. Heïan se redressa sur ses jambes, prêt à agir si besoin il y avait et tourna brusquement les yeux vers la silhouette sombre qui se trouvait là. Liam ? Melley se leva à son tour, les parents s’interrogeant sur sa présence ici.

‘‘ Vaë est ici ? ‘‘

‘‘ Non, nous ne l’avons pas encore vue aujourd’hui. Pourquoi Liam ? Que se passe-t-il ? ‘‘

La panique se lisait sur son visage blêmissant et il ne répondit pas avant de retourner sur ses pas en courant. Agrippant la main de sa femme, Heïan entraîna Melley à sa suite et lui mit sa cape sur le dos, lui couvrant la tête par la même occasion. Il ne fallait tout de même pas qu’elle attrape froid. Quant à lui, il s’en fichait. Ce n’était certainement pas la pluie qui l’arrêterait ! Un domestique escorta alors Melley jusqu’à la demeure des nouveaux mariés et lui se lança sur les traces de leur fils qui s’en allait vers la foire et ils l’aperçurent, au-delà de la foule, entrer chez le boucher. Mais par tous les dieux, que se passait-il ?! Le temps qu’ils se frayent un chemin dans la masse pour se rendre jusqu’à l’établissement, Liam ressortait et fit un face à face avec son père.

‘‘ Papa ? Pardon ! Je…dois y aller. ‘‘ Lâcha t-il pressé, mais voyant aussi que son père n’avait pas l’intention de se pousser du chemin. ‘‘ Vaë a disparu! Je dois prévenir Omar ! ‘‘

Quoi ?! Ils quittèrent aussitôt la foire pour se diriger vers le quartier général. En cours de route, Liam lui expliqua ce qu’il s’était passé et la gorge d’Heïan se serra, son sang se mettant à bouillir; cet enfant de salope avait frappé de nouveau... Une fois sur les lieux, les hommes ouvrirent la porte qui claqua lourdement contre le mur de pierre et débarquèrent dans le bureau du Capitaine sans prendre le temps de cogner. Les Kreiss étaient essoufflés et Omar ne manqua pas de voir leur affolement. Ainsi, il se leva vivement de son siège, prêt à écouter et c’est là que Liam parla.

‘‘ Omar, ferme les portes…fait fouiller tous ceux qui veulent sortir, les charrettes comprises…Vaë a disparu. Et…je suis sûre qu’Eziel en est la cause. ‘‘

‘‘ L’espèce d’enfoiré de fils de pute. Ce chien ! Je vais le trucider, l’étriper et donner ses intestins aux corbeaux ! ‘‘

Tout en prononçant ces paroles, le géant sortit de son bureau et donna aussitôt ses ordres. Ses hommes ne manquèrent pas de s’exécuter aussitôt, car leur supérieur n’était visiblement pas de bonne humeur. Il hurlait donc dans la caserne et revint dans son bureau pour voir que Liam s’était assis sur une chaise, la tête entre les mains, complètement perdu. Heïan se tenait à ses côtés, n’arrivant pas à trouver une quelconque solution puisqu’ils s’étaient tous fait berner. Personne ne s’attendait à ce qu’Eziel agisse sous le couvert du public !

‘‘ Je n’aurais pas dû la laisser seule ! Merde ! ‘‘

Même son père ne savait quoi dire, comprenant la panique et l’inquiétude qui l’habitait pour l’avoir vécu lui-même quelques jours auparavant. Ses yeux violets se posèrent alors sur Omar qui venait tout juste d’entrer et il se planta devant le jeune homme, l’air sévère vu la situation. Celui-ci lui demanda de tout lui expliquer, mais Liam ne raconta que les grandes lignes, évitant ainsi les détails inutiles. Il avoua alors être allé faire les courses avec elle et qu’ils s’étaient laissé à peine cinq minutes. C’était bien suffisant pour Eziel ... sauf que la lanterne du jeune soldat semblait s’éclairer soudainement. Heïan et Omar se regardèrent alors et Liam leur fila entre les jambes sans dire quoi que ce soit, le diable au cul. Les hommes le suivirent donc et ils retournèrent à la boucherie où ne se trouvait aucun boucher. C’était d’ailleurs assez étrange.

‘‘ Eziel a dû se déguiser en boucher. C’est pour ça que Vaë ne se sera pas méfiée…surtout qu’elle n’est pas assez méfiante naturellement…donc…le vrai boucher doit être là…quelque part… ‘

Bien que Liam parlait pour lui-même, inspectant la bâtisse, ses acolytes entendaient parfaitement ses dires. Ils ne pouvaient cacher que Vaënadiel avait toujours été d’une naïveté qui aurait pu la mettre en danger ici bas, contrairement à son lieu de vie dans les montagnes. Et cette même naïveté avait eu raison d’elle. Maintenant, personne ne savait où elle se trouvait et personne ne l’avait vu quitter l’établissement par la porte principale. Heïan chercha donc des indices de son côté, tout comme Omar alors que Liam s’enfonçait dans l’arrière-boutique.

‘‘ Ici ! ’’ Entendirent alors les deux hommes qui se précipitèrent pour le rejoindre.

La porte du placard fut ouverte et donna une belle vue sur le véritable boucher qui était attaché comme une pauvre victime. On l’avait dépouillé de son tablier qui se trouvait d’ailleurs sur le comptoir de la pièce principale, près des couteaux et des carcasses. Celui-ci put enfin respirer et on lui donna un peu d’eau, car le boucher était déshydraté. Il était donc là depuis un sacré moment quand même. Il lui dit alors :

‘‘ Un…un homme est arrivé…il voulait voir mes produits et…j’étais en train de sortir un morceau de viande pour le lui montrer quand j’ai senti un tissu se poser sur mon visage…et là je me suis senti partir… ‘‘

‘‘ Un somnifère sans doute… ‘‘ Dit-il en se retournant vers son père et son Capitaine. ‘‘ Il aura pris la place de cet homme pour tromper Vaë et pouvoir l’enlever plus facilement. ‘‘

Après ces quelques paroles, Liam sortit prendre un peu l’air afin de retrouver le peu de force qu’il lui restait pour se calmer. S’il s’énervait, les recherches ne mèneraient nulle part et les hommes devaient avoir toute leur tête afin de trouver la jeune nordique. Omar prit en note les informations dites par le boucher puis sortit rejoindre Liam. Heïan en profita alors pour rester avec le boucher et lui demanda alors :

‘‘ Mis à part la porte avant, par où pouvons-nous sortir ? ‘‘

‘‘ La porte, derrière ce mur. Elle donne sur la ruelle et sur la bâtisse où se trouvent les meules de foin destinées aux fermiers vivant à l’extérieur de l’enceinte de la ville. ‘‘

‘‘ Merde ... ‘‘ Grogna t-il. ‘‘ Merci ‘‘

L’ancien soldat et tueur à gages sortit alors rejoindre ses frères d’armes et tomba au moment où Liam se renfrognait sur lui-même avec les promesses qu’il avait faites à sa femme. Heïan se plaça donc à ses côtés, la mine noire et regarda son fils un moment, le prenant par les épaules. Il se sentait mal d’avoir à le dire ainsi, mais il n’avait pas le choix.

‘‘ Vaënadiel est déjà bien loin ... Eziel est sorti dans la ruelle et a certainement dû fuir par une charette remplie de foin. C’est l’idéal pour se cacher sans attirer les doutes et rares sont les soldats qui les fouillent, n’en voyant pas l’utilité. Et comme ça fait un moment qu’elle n’est plus avec toi, je doute qu’elle soit encore en ville. ‘‘

Liam semblait dépité, le pauvre, et le voir ainsi lui brisait le coeur. Mais il lui disait la vérité. Avoir été dans la peau d’Eziel, Heïan aurait fait la même chose. De plus, les traces étaient masquées jusqu’à ce qu’ils ne descendent de la charette pour continuer le reste de la route à pied, ce que le tueur à gages allait certainement faire. Mais où se rendait-il avec Vaë ? Ça, il n’en avait aucune idée, mais cela ne laissait rien présager de bon.

‘‘ Il faut donc agir rapidement. Provisions, vêtements chauds, couvertures et chevaux. Nous apporterons Farkhas avec nous et prends avec toi un vêtement que Vaënadiel porte régulièrement, pour son odeur. J’espère seulement qu’il parviendra à sentir sa trace... ‘‘

‘‘ Je vous accompagne avec deux de mes hommes. ‘‘ Rétorqua Omar. ‘‘ Tu n’es pas fiable, Heïan Kreiss ! Tu reviens toujours à l’article de la mort ! Alors, je viens et pas de discussion, un point c’est tout. Et puis le Général sera présent dès demain matin alors je ferai faire le message à celui-ci par un de mes soldats. ‘‘

Comme s’ils pouvaient répondre à ça ...

Pendant ce temps, la charette s’était arrêtée dans une ferme bien loin de Beolan qui était tout de même bien visible de cette terre. Le conducteur était descendu et entré dans la petite maison et Eziel en profita pour s’extirper de la paille avec sa proie pour ensuite prendre ses jambes à son cou jusqu’à la forêt qui commençait quelques mètres plus loin. La charriant sur l’une de ses larges épaules, Eziel se fondit dans l’obscurité et ne s’arrêta qu’une fois la nuit tomber. Depuis, la pluie avait cessé et l’homme avait pu trouver une crevasse dans laquelle trouver refuge. Il avait jeté la jeune femme à même le sol, lui arrachant une grimace et des gémissements de douleur. Vaënadiel commençait à se réveiller et s’asseya lentement, sa tête tournant encore. Sa vision eut du mal à se débarrasser des brouillages même si ses yeux étaient ouverts. Tout ce qu’elle voyait, était la noirceur et les quelques rayons de la lune qui s’arrêtaient au seuil de l’entrée de la cachette... la cachette ?! La jeune femme se souvint alors du boucher, de sa voix changeante, du tissu devant sa bouche. Liam ?! Sa tête se tourna dans tous les sens et elle tomba sur deux yeux verts et brillants dans l’obscurité, ceux-ci gagnèrent en hauteur et elle se leva pour se faire écraser aussitôt au sol.

‘‘ On ne bouge pas ma jolie ... je n’ai pas envie d’abimer ton joli minois. Surtout que je me dois de te livrer en bon état physique. ‘‘

‘‘ Quoi ?! ''

Eziel posa un genou par terre et prit son visage d’une seule main, serrant les doigts sur celui-ci pour qu’elle se taise vu la douleur. Vaë grimaça, commençant à paniquer en le voyant si près d’elle. Qu’allait-il lui faire ? Où l’amenait-il ?! La druidesse voyait que le tueur à gages lisait sa peur dans ses yeux et il esquissa un sourire mauvais de plus en plus large. Cependant, il resta silencieux et se mit à l’observer de la tête au pied pour ensuite ricaner.

'' Enlève tes sales pattes de moi ! ‘‘ Cracha t-elle.

‘‘ La sauvage serait-elle une tigresse ? Tu me sembles beaucoup moins docile que ma précédente victime. Ça me plait ... je pourrai peut-être m’amuser avec toi plus tard. Où je t’amène ? À Madorass pour te vendre en tant qu’esclave. Une fois ta belle famille dévastée en te sachant loin par delà la mer, j’achèverai le père de ton époux. ‘‘

L’homme dans la trentaine se mit à caresser les lèvres de la jeune nordique doucement, la dévorant des yeux et elle fronça les sourcils en le dardant du regard. Si elle avait pu lui sauter dessus et lui enfoncer les doigts dans les yeux, elle l’aurait fait, mais elle se contenta de le mordre si fort qu’il hurla et se recula brusquement. Eziel grogna et revint vers elle pour agripper brusquement ses cheveux et les tirer de manière à ce qu’elle le regarde. Il avait levé une main dans les airs, prêts à la gifler, mais il inspira profondément et se résigna pour se décider à lui donner un bon coup de pied dans le ventre qui lui fit perdre le souffle. Vaë s’écroula au sol, plié en deux, ses mains liées derrière son dos et elle ferma les yeux en grimaçant et cherchant sa respiration. La douleur était affreuse ...

‘‘ Ils te retrouveront et te massacreront ... ‘‘ Réussit-elle à souffler avec difficulté.

‘‘ C’est le but, ma belle. Et ... je te conseille de ne pas bouger ou de ne pas tenter de fuir parce que tu le regretteras. Tâche de dormir, tu en auras besoin. ‘‘

Puis Eziel s’asseya, ricanant alors que Vaënadiel tournait ses pensées vers son époux, ses enfants ... sa famille entière.

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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Ven 11 Jan 2013 - 17:32


Contre la boutique, Liam n'arrêtait pas de se maudire. Pourquoi l'avait-il laissée seule ? Pourquoi avait-il crut que le danger était passé ? Maudit soit-il !
Son père le pris alors par les épaules et lui annonça la lourde vérité :

-Vaënadiel est déjà bien loin ... Eziel est sorti dans la ruelle et a certainement dû fuir par une charette remplie de foin. C’est l’idéal pour se cacher sans attirer les doutes et rares sont les soldats qui les fouillent, n’en voyant pas l’utilité. Et comme ça fait un moment qu’elle n’est plus avec toi, je doute qu’elle soit encore en ville.

Liam serra les mâchoires. C'était sûr qu'elle était loin. Mais ou ? Et dans quelle direction ? Il ne savait pas…et comment allait-il faire pour partir à sa recherche ? Il y avait les enfants…ils n'allaient pas comprendre si d'un coup leurs deux parents se volatilisaient…mais il n'avait pas le choix, il devait chercher sa femme, coûte que coûte.

- Il faut donc agir rapidement. Provisions, vêtements chauds, couvertures et chevaux. Nous apporterons Farkhas avec nous et prends avec toi un vêtement que Vaënadiel porte régulièrement, pour son odeur. J’espère seulement qu’il parviendra à sentir sa trace...

Acquiesçant simplement, Liam commença déjà à réfléchir sur quoi emmener quand Omar répliqua :

-Je vous accompagne avec deux de mes hommes. Tu n’es pas fiable, Heïan Kreiss ! Tu reviens toujours à l’article de la mort ! Alors, je viens et pas de discussion, un point c’est tout. Et puis le Général sera présent dès demain matin alors je ferai faire le message à celui-ci par un de mes soldats.

Cela tira un faible sourire au Chevalier qui se décolla du mur, direction la maison pour préparer des affaires et partir au plus vite. Chaque seconde leur était comptée. Omar leur faussa compagnie pour se diriger vers le quartier général, leur donnant rendez-vous une heure après aux portes de la ville.

En rentrant, Liam avait une boule dans la gorge. Comme toujours, ses enfants lui sautèrent dessus, suivis de sa mère et sa sœur. Eph' restait en retrait, fronçant les sourcils sous l'interrogation.

-Liam que se passe-t-il ? Ou est Vaë ? Demanda Melley.

Le concerné déglutit, ne voulant pas croiser le regard de sa mère. Elle allait avoir à nouveau peur s'il le disait, mais il n'avait guère le choix non plus.

-Elle a été enlevée. Par Eziel.

Aussitôt, Melley se mit à trembler et s'éloigner, une main sur la bouche. Elayne et Eph' furent consternés et s'approchèrent de Liam pour lui donner de la force. Les petits eux, ne comprenaient pas. Se détachant, Liam monta à l'étage, allant préparer des affaires.

Dans la cuisine, Melley tentait de reprendre ses esprits. La nouvelle était un choc pour elle. Elle avait tant prié pour que rien n'arrive à un autre membre de cette famille…
Elle sentit les bras de son mari l'entourer, lui murmurant de se calmer.

-Heïan…que va-t-il lui faire avant qu'on la retrouve ? Comment sera-t-elle une fois de retour ? J'ai tellement peur…

Elle pivota, se coinçant contre son torse. Les souvenirs de sa propre captivité étaient encore très présents et défilaient dans sa tête. Il la consolait, mais rien à faire, elle paniquait pour Vaë. Mais au moins, elle serait là pour garder les petits jusqu'à ce que Liam la retrouve.

Parce que justement, ce dernier revenait avec deux sacs bourrés de vêtements, de provisions et de produits de premiers secours. Et il avait également roulé en boule le vêtement de nuit de sa femme, son odeur y étant bien présente.

Il serra ses enfants dans ses bras, leur donnant des bisous, les câlinant en murmurant :

-Vous allez rester avec grand-mère, tatie Elayne et tonton Ephraïm d'accord ? Je veux que vous soyez bien sages surtout. Papa et maman reviennent vite.

-Tu vas ou papa ?

Liam regarda sa fille, un sourire triste sur les lèvres.

-Je vais…chercher maman. Elle joue à cache-cache.

-On peut venir t'aider ? Je suis la meilleure à cache-cache !

-Non ma puce. Toi tu dois rester ici et veiller sur ton petit frère.

-Mais…!

-Il n'y a pas de mais qui tienne. Sois sage d'accord ?

-D'accord…

Ébouriffant ses cheveux noirs, il se redressa, les confiant à sa sœur et Eph'. Sa mère était revenue aussi et Liam lança le sac à son père. D'un signe de tête, les hommes sortirent, le loup sur les talons. Après un dernier baiser à sa femme, Heïan rejoignit son fils et ensemble ils se dirigèrent vers les portes de la ville, ou Omar les attendaient déjà avec deux de ses plus fidèles hommes.

-C'est parti. Cette fois cette ordure ne passera pas par la case prison, je vous le garantis. Fît Omar.

Liam répliqua :

-Non. Je le tuerais de mes propres mains. Et sans remords. Pour ça, j'ai l'arme idéale…en moi.

Il avait dit ça d'un ton froid, regardant droit devant lui. L'arme, c'était sa folie. Oui, il la laisserait jaillir dans toute sa puissance. Il réduirait Eziel en charpie, en bouillie, en confettis…en un cadavre sans nom et méconnaissable. Et il s'en fichait du prix à payer. Il était prêt à passer le restant de ses jours en prison même.

Il ouvrit donc la marche, descendant le long du sentier. Ils devaient chercher des traces de charrette en premier lieu logiquement. Mais il y en avait tellement…comment allaient-ils faire ? La seule chose positive était le temps. La pluie s'était arrêtée et le soleil revenait petit à petit sur la ville. Ils s'enfoncèrent dans le chemin, les murailles rapetissant au fur et à mesure. Par ou commencer les recherches ?

Ce qui l'inquiétait surtout, c'était les traitements que cette ordure allait infliger à Vaë et comment elle-même réagirait. Il priait pour qu'elle tienne le coup. Elle était forte, mais Eziel l'était encore plus. L'état de sa mère l'avait prouvé.

Ce fût dans le silence qu'ils chevauchèrent une bonne partie de l'après-midi, ne s'éloignant guère du chemin. Ils cherchaient une piste, un indice, quelque chose qui les guideraient. Mais ne trouvaient rien. Et cela n'arrangeait pas l'état de Liam qui paniquait, bien qu'il tentât de le camoufler. Il pensait sans cesse à sa femme, priait pour qu'elle aille bien. Il lui envoyait toute sa force, pour lui permettre de tenir le coup jusqu'à ce qu'il la tire des mains de cette ordure…

Ils firent une halte peu avant le coucher du soleil pour que les chevaux puissent aussi se reposer cinq minutesl, s'asseyant sur des rochers et grignotant un peu. Heïan s'était installé près de son fils qui lui demanda :

-Comment va-t-on savoir ou il est allé ? Il n'y a aucune trace…

Heïan soupira, sachant très bien ce que c'était.

-On trouvera un indice. Vaë nous laissera peut-être un signe quelconque…mais nous la retrouverons Liam.

Liam hocha de la tête. C'était une certitude qu'ils la retrouvent. Parce que sans elle il n'était rien. Sans elle il était comme une coquille vide…et jamais il ne pourrait élever deux enfants tout seul. Surtout que Keilan lui ferait toujours penser à elle…

Alors non, il ne s'arrêterait pas avant d'avoir retrouvé sa femme et d'avoir tué Eziel. Cette promesse au moins, il la tiendrait.


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Vaënadiel Eira



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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Ven 11 Jan 2013 - 20:50

Une vengeance plus forte que tout, part.6

À Beolan, les Kreiss et Omar ne mirent que quelques secondes à quitter la foire en vue de s’en retourner à la maison ainsi qu’au quartier général. Ils se devaient de commencer les recherches dans les plus brefs délais et cela voulait dire partir de la cité des mages dans la prochaine heure pour ne pas perdre plus de temps qu’ils n’en avaient perdu depuis la disparition de l’épouse de Liam. Les deux hommes courraient donc et ralentirent la cadence une fois dans l’allée de la demeure où les autres les accueillirent. Le seul fait qu’ils n’aient pas le sourire rendit la famille folle d’inquiétude. Melley et Elayne s’étaient approchés de Liam et Heïan alors qu’Ephraïm restait en plan, derrière. Il ne savait que trop ce qui se passait et n’eut pas besoin de réponse verbale pour deviner que sa soeur avait disparu. Sa mâchoire était serrée et il sentit une boule monter dans sa gorge... sa petite soeur ...

‘‘ Liam que se passe-t-il ? Où est Vaë ? ‘‘

Melley fut la première à briser le silence et Liam n’osa même pas lever le regard vers sa mère. Tout le monde savait qu’elle paniquerait la seconde où quelqu’un saurait la vérité, mais elle fallait qu’elle sorte d’une manière ou d’une autre. C’était une information qu’il ne pouvait garder pour lui. Heïan avait posé une main sur l’épaule de son fils et après une profonde inspiration, le jeune homme se lança, annonçant la terrible nouvelle à tout le monde ici présent.

‘‘ Elle a été enlevée. Par Eziel. ‘‘

Ephraïm avait baissé la tête et serraient davantage les poings, tellement qu’il en eut mal. S’il s’était écouté, il se partit immédiatement à la recherche de sa soeur et au diable pour le nécessaire de survie et les vêtements. Ils avaient tous les deux vécu à la dure dans les montagnes et savaient très bien comment survivre des semaines durant sans provision et avec seulement une arme pour se défendre. Enfin lui oui, mais Vaënadiel s’était autre chose. Melley s’était mise aussitôt à trembler et les quitta, sous le choc et silencieuse. Complètement silencieuse. Elayne n’en revenait pas et était littéralement sous le choc. Elle l’avait vu il y avait à peine une heure et maintenant, elle était disparue, évaporer quelques parts dans la nature avec un criminel psychopathe qui pouvait lui faire subir n’importe quelle torture. Le jeune couple approcha alors Liam, compatissant avec lui, car c’était la seule chose qu’ils pouvaient faire pour lui à l’heure actuelle. Keilan et Arya étaient trop jeunes pour comprendre la situation et souriaient tout de même. Il se détacha ensuite d’eux pour monter à l’étage et préparer leurs bagages. Heïan était allé dans la cuisine afin de préparer les provisions et vit Melley devant le comptoir. Il s’approcha alors et entoura ses épaules de ses bras, collant sa tête contre la sienne.

‘‘ Calme-toi, ma chérie ... ‘‘ Murmura t-il pour l’apaiser.

‘‘ Heïan…que va-t-il lui faire avant qu’on la retrouve? Comment sera-t-elle une fois de retour? J’ai tellement peur… ‘‘

Sa femme se retourna tranquillement pour lui faire face et leurs yeux se croisèrent un moment avant qu’elle ne se blottisse contre lui. Heïan caressa son dos d’une main et glissa l’autre dans ses cheveux pour tenter de la consoler comme il pouvait, mais elle n’arrivait pas à calmer son coeur à cause de l’inquiétude grandissante qu’elle éprouvait. L’homme soupira alors et répondit à ses questions.

‘‘ Je ne le sais pas Melley, mais nous la retrouverons et la ramèneront le plus rapidement possible. Il nous faut la traquer et le coincer avant qu’il ne tente quoi que ce soit de trop grave. Nous reviendrons bientôt, je te le promets. ‘‘

Liam arriva au même moment, prêt à partir et Heïan regarda s’ils avaient tout, ajoutant quelques trucs comme des gourdes d’eau à leurs provisions. Ils retournèrent alors dans le hall d’entrée, invitant Melley à les suivre puis le père serra ses petites terreurs dans ses bras pendant qu’Heïan faisait ses au revoir à sa fille et Ephraïm. Il lui promit par la même occasion qu’il la lui ramènerait en vie avec Liam. Tous s’amassèrent ensuite autour de Liam et des petits, Arya demanda à son papa où il allait puisqu’il leur demandait de rester sage avec grand-maman, tatie et tonton. Après un ébouriffage de tête, Heïan attrapa l’un des sacs, serrant ses petits-enfants dans ses bras puis embrassa tendrement sa femme avant de sortir à l’extérieur. Ils avaient pris soin de sortir Nocturne puis allèrent rejoindre Omar qui se trouvait sur le point de rendez-vous avec quatre chevaux dont un était pour son vieil ami. Le géant les accueillit avec un faible sourire et tendit les rennes de la bête sur laquelle Heïan se trimbalerait pour un certain temps. Les sacs dans les sacoches, ils se mirent alors en selle, Farkhas impatient de pouvoir se lancer à la poursuite de celui qui avait enlevé sa maîtresse, mais aussi pour se dégourdir les pattes dans la nature. Après un court échange entre Omar et Liam, les hommes se mirent en route, le jeune homme ouvrant la marche à la recherche d’indices quelconque. Le loup trottait devant, reniflant le sol puis l’air, mais lui non plus ne semblait rien trouver.

Ils marchaient toute l’après-midi durant et c’était sans succès, ils ne trouvaient rien et le soleil commençait déjà à se coucher. Le groupe dut donc faire une pause et descendirent de selle afin de poser pied-à-terre et abreuver les chevaux l’espace de quelques minutes. Tous étaient restés silencieux et réfléchissaient à des possibilités. Heïan s’éloigna alors du groupe et vint s’assoir avec son fils sur des rochers. Sentant sa présence sans pour autant lui jeter un coup d’oeil, Liam lui demanda:

‘‘ Comment va-t-on savoir où il est allé ? Il n’y a aucune trace… ‘‘

Les yeux violets d’Heïan se posèrent un long moment sur son fils puis se posèrent sur l’horizon qui donnait une vue imprenable sur une vaste forêt. Des tonnes et des tonnes de troncs; passionnant. Il soupira alors, comprenant parfaitement le désespoir dont était pris son fils et entoura ses épaules d’un bras, le collant à lui.

‘‘ On trouvera un indice. Vaë nous laissera peut-être un signe quelconque…mais nous la retrouverons Liam. ‘‘

Ces paroles étaient comme une promesse qu’ils faisaient à son fils. Il l’avait aidé à garder la tête haute lors de la disparition de Melley, donc de sa mère, et il en ferait de même pour lui. Et puis, l’homme ne pouvait se permettre de laisser Eziel vagabonder librement avec un membre de leur famille sans en payer le prix. Mais contrairement à Liam, Heïan ne serait peut-être pas capable d’achever le tueur à gages de lui-même. À chaque fois qu’il le regardait, sauf quand il l’avait fait sortir de ses gonds dans la cellule de la prison, il revoyait le petit garçon qu’il avait jadis aidé il y avait longtemps. Et si Liam laissait libre court à sa folie ? Quelles seraient les conséquences ? Tous ces détails étaient à prendre en considération au cas où cela tournerait mal ... cela en restait tout de même un crime grave que de tuer un être humain, dangereux ou non. M’enfin. Pour l’heure, ils n’en étaient pas encore là et Omar était avec eux sous la bannière de la garde de Beolan.

Ailleurs au plus profond de la forêt, l’obscurité commençait à se faire beaucoup plus présente à cause du coucher du soleil. Eziel avait fait un feu et mis de la nourriture à cuir. S’il s’était écouté, il n’aurait même pas nourri sa prisonnière. Sauf que s’il désirait un bon prix lors de sa vente, elle ne devait pas être trop maigrichonne. Bref, il devait la garder dans cet état là et son visage devait rester intact. Pour cette fois, il lui délia les mains et la força à manger, la surveillant sans cesse du coin de l’oeil. Vaënadiel baissait la tête et se cachait derrière sa longue chevelure blanche afin d’échapper à son contact visuel et mangea en silence sauf qu’elle ... devait aller au petit coin. Qu’est-ce que cet homme ferait si elle le lui annonçait ? Et puis, il fallait qu’elle laisse une trace pour Liam, car elle savait qu’il s’était lancé à sa recherche.

‘‘ Je ... dois aller ... aux p’tits coins ... ‘‘ Murmura t-elle, sans pour autant lever les yeux.

Eziel la regarda un long moment, les sourcils froncés et se leva, la ramassant brusquement par le dessous du bras gauche pour la bousculer jusqu’à l’extérieur de la grotte. Vaë avança alors tranquillement, suivit par le tueur à gages qui était beaucoup trop silencieux à son goût. Maintenant dehors, la jeune femme en profita pour observer son environnement rapidement afin de trouver quelque chose qui pourrait l’aider. Là ! Un buisson ! Mais Eziel restait toujours à moins d’un mètre d’elle et ça la gênait affreusement. Et s’il essayait de la tripoter ? Mais l’homme n’était pas dupe et avait apporté une corde suffisamment longue qu’il lui attacha après l’avoir arrêté d’avancer.

‘‘ Grouille-toi... ‘‘ Dit-il froidement.

Le regard aqua de la jeune nordique se posa sur la corde qui devait bien faire trois mètres de longueur et elle se glissa dans le buisson en vérifiant qu’il ne la regardait pas. Malgré ça, elle savait qu’il l’épiait.

‘‘ Ne regarde pas ! Sinon ça prendra bien plus de temps ... j’ai la vessie timide. ‘‘

‘‘ MAGNE-TOI! Sinon je la perce ta vessie timide et tu verras que tu te videras rapidement ! ‘‘

Vaë déglutit et s’empressa de faire ses besoins avant de se redresser et de bondir dans un autre buisson pour s’y rouler comme une dingue. Le tueur à gages eut les yeux ronds et s’approcha en courant, mais la jeune mère eut le temps de se relever et de faire voler les feuilles dans le vent qu’elle avait fait levé. Elle se sentit tirer vers l’arrière par les cheveux et fut trainée de la sorte jusqu’à la grotte où il la jeta sauvagement, lui liant les mains et les pieds. Encore une fois, il lui prit le visage d’une main et serra son bras si fort qu’elle en aurait certainement une équimose.

‘‘ Petite garce ! Qu’as-tu fait ?! ‘‘

Mais la druidesse lui cracha au visage en le regardant méchamment. Eziel commençait à être en furie, mais devait se contenir, car sinon il allait la massacrer sur place. Madorass était bien loin et il aurait le temps de lui faire regretter ses gestes. Ça ne faisait que commencer là, il était bien doux contrairement à son habitude. Tout ça parce qu’il devait brouiller les pistes et que sa prisonnière lui menait la vie dure.

‘‘ Je te l’ai dit ... ils me retrouveront ! ‘‘ Cracha t-elle. ‘‘ Tu finiras en brochette. ‘‘

Un rictus mauvais se dessina sur les lèvres du criminel qui donna des frissons d’horreur à Vaë qui avait eu le malheur de plonger son regard dans le sien. Elle sentait une main sur son ventre et celle-ci descendait très lentement sur l’une de ses cuisses. Soudainement, le visage d’Eziel se fit si proche qu’elle sentait son souffle contre sa peau puis ses lèvres sur sa joue droite. Elle ferma les yeux, plissant le nez d’horreur alors qu’il la forçait à lui faire face.

‘‘ Finir en brochette avec toi ... mmmmm ... ce n’est pas pour me déplaire. Mais tu devras prendre ton mal en patience, ma belle. J’essaierai de ne pas trop te faire attendre puisque tu me veux à ce point. ‘‘

‘‘ Te vouloir ?! Te savoir aussi près me dégoute ! Même l’animal le plus imbécile de ces terres aurait honte de t’avoir pour chiasse ! ‘‘

Et elle lui mordit la joue sans vouloir lâcher. L’homme dut lui agripper la tignasse d’une poigne de fer et lui frapper la tête à une seule reprise contre la paroi rocheuse pour qu’elle daigne lâcher prise. Vaë grimaçait et se tortillait, se couchant ensuite au sol. Elle réprimanda un gémissement lorsqu’il lui flanqua un coup de pied dans le dos.

‘‘ Dors, chienne ! Demain on marche ... et tu ne te reposeras qu’une fois la nuit tombée. Et encore ... ‘‘

Un campement fut donc monté du côté des soldats et d’Heïan qui s’était arrêté pour la nuit, ils n’avaient pas trouvé de traces et ils commençaient à avoir tranquillement les nerfs à vif. Ils mangèrent un peu et certains s’installèrent pour dormir malgré les réticences de Liam. Son père avait dû lui répéter que la fatigue était le meilleur ennemi de l’Homme et que pour retrouver sa femme, il devait avoir toute sa tête et être en pleine forme physique. Ils avaient donc dormi. Ce ne fut que le lendemain matin que Farkhas se mit à lécher le visage de Liam pour ensuite pincer son épaule du bout des dents pour qu’il se réveille au plus vite. Le loup humait l’air et reniflait des feuilles au sol en fouettant l’air de sa queue. Le vent qu’il y avait eu pendant la nuit avait certainement dû les ramener jusqu’à eux.



Dernière édition par Vaënadiel Eira le Sam 12 Jan 2013 - 0:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Ven 11 Jan 2013 - 22:08


Ils reprirent la route quelques minutes plus tard dans un silence pesant. Liam flattait l'encolure de Nocturne, imaginant Vaë, assise devant lui sur la selle…il se souvenait même de ses envies lorsqu'elle était enceinte, et qu'elle avait voulut le faire sur le cheval même…

Il serrait les rênes dans ses mains à s'en blanchir les phalanges. Il n'aurait jamais cru qu'Eziel s'en prenne à elle. Et encore moins en public. Vaë n'avait aucun lien avec Heïan, et Liam savait que c'était son père qu'Eziel voulait. Il ne comprenait pas le rapport et cela lui faisait d'autant plus peur…Tellement inquiet, à chaque bruit qu'il entendait il tournait la tête, se préparant à la voir, là devant lui, avec cette ordure. Il se voyait déjà tirer son arme au clair et le tuer nettement et proprement. Il le ferait et ça c'était une promesse qu'il respecterait. Il n'avait pas su tenir toutes les autres, mais celle-là il la tiendrait. Sa folie l'envahirait et il ne regretterait pas son geste. Même s'il devait croupir en prison par la suite, tant que sa femme était libre avec ses enfants, lui il s'en fichait.

Ils chevauchèrent ainsi jusqu'à la nuit tombée. Lorsqu'ils s'arrêtèrent, prêts à dormir, Liam rouspéta. Mais non ! Il fallait rattraper le retard ! Et si Eziel avançait de nuit ? Mais son père le dissuada, lui disant que la fatigue était le pire ennemi de l'Homme. Et puis…ils ne savaient pas où aller alors…rattraper quoi comme retard ? Liam se résigna donc et se coucha, ne pouvant s'arrêter d'angoisser pour elle. Avait-elle froid ? L'avait-il déjà frappée ? Ou pire ?

Qu'est-ce qu'il pouvait avoir peur…Mais heureusement que son père était là. Il l'aidait à rester droit. Et à réfléchir. Parce que sinon Liam ferait vraiment n'importe quoi…

Pendant ce temps, à Beolan, le reste de la famille était repartie chez Melley. La demeure de Liam et Vaë était une nouvelle fois refermée. Les enfants ne comprenaient pas vraiment pourquoi ils faisaient ses allers et venues et surtout pourquoi leurs parents n'étaient pas là. Ils devenaient nerveux et Keilan n'arrêtait pas de pleurer. Arya elle, tentait de ne pas l'imiter, mais ses yeux brillaient tout de même. Ils n'avaient jamais été séparés de leurs parents de la sorte…et cela fendait le cœur aux trois adultes qui veillaient sur eux. Melley berçait Keilan dans ses bras, le petit hoquetant contre son épaule, tandis qu'Ephraïm tentait de faire revenir le sourire sur le visage d'Arya.

-Chut mon bébé…il faut dormir maintenant…

-Maman…papa…

-Ils reviendront…

Le petit s'était remis à pleurer contre son épaule et tout de suite après, Arya le rejoignit. Même Melley était au bord des larmes, mais elle tournait délibérément le dos à sa fille et au nordique pour qu'ils ne le voient pas. Elle devait rester forte, maintenant plus que jamais. Elle devait soutenir son mari et son fils, même à distance, et s'occuper des petits. Elle était rongée par l'angoisse. Ils étaient en-dehors de la ville, et qui sait combien de temps ils mettraient, jusqu'où Eziel les entraîneraient… Elle priait juste pour qu'il n'arrive rien à Vaë…qu'elle ne subisse pas ce qu'elle-même avait vécu, voir pire encore…

Ils mirent deux heures à les endormir. Ou plutôt, ils s'endormirent d'eux-mêmes, fatigués à force de pleurer. Ils les couchèrent dans la chambre de Melley. D'ailleurs celle-ci se rendit compte qu'elle n'aurait pas Heïan pour s'endormir…cela voulait-il dire qu'elle ne dormirait à nouveau plus ? Elle tenterait tout de même…

Redescendant, elle s'installa sur le canapé, face au seul couple qui restait. Elayne serrait la main d'Ephraïm dans la sienne, pour lui donner du courage. Vaë était tout de même la seule famille qui lui restait.

-Ils la retrouveront…hein maman ?

-Bien sûr qu'ils la retrouveront. Ni Liam ni ton père n'abandonnera avant tu le sais. Tout ce que nous pouvons faire c'est prier pour qu'il n'arrive rien à personne. Et encore moins à Vaë. J'espère qu'il la laissera tranquille…

Melley baissa la tête, une main se portant sur le pendentif attaché à son cou. Les dieux devaient leur en vouloir, c'était sûr. Sinon, ils n'auraient pas connu autant de malheurs. Mais qu'avaient-ils fait pour attirer leur colère ? Était-ce à cause de leur passés respectifs ? Cela n'avait aucun sens…une décision qu'ils se devaient de regretter ? Elle ne savait pas…

Finalement, ils allèrent au lit, se souhaitant tout de même une bonne nuit malgré les circonstances…

Seule dans la chambre, Melley observa les petits dormir paisiblement. Elle leur remit la couverture correctement sur eux, souriant faiblement avant de se diriger vers la salle de bain pour se changer. La pièce lui semblait si froide dans ce silence…lorsqu'elle arriva devant le lit, elle le regarda, serrant les poings. Il fallait qu'elle dorme tout de même…Elle se coucha donc, ferma les yeux, tentant de s'imaginer contre Heïan, son cœur battant dans ses oreilles. Elle crut que cela fonctionnait lorsqu'elle se sentit partir, mais évidemment, c'eut été trop beau. Les cauchemars revinrent bien vite dès qu'ils se rendirent compte que la barrière était absente. En plus, avec l'inquiétude qui la rongeait pour Vaë et les autres, ils se délectaient.

Elle resta couchée, ouvrant les yeux, tentant de se reposer malgré tout. Mais sans lui….cela allait être dur. Mais elle garderait la tête haute. Coûte que coûte.

Le lendemain matin, ce fût des pincements sur son épaule qui le tirèrent du sommeil. Liam fronça les sourcils, ne comprenant pas. Pourquoi n'était-il pas sous les couvertures, chez lui, le corps de sa femme coincé contre lui ? Il se redressa sur les coudes, les souvenirs affluant d'un coup. Vaë…Eziel…les recherches… Il se leva d'un bond, et regarda Farkhas qui reniflait l'air et un tas de feuilles que le vent avait entassé, remuant de la queue.

-Qui a-t-il mon beau ? Tu sens une piste ?

Le loup ne fît qu'aboyer légèrement et Liam bondit, réveillant les autres presque sans ménagement.

-Debout ! Vite! Farkhas à une piste !

Les soldats, rompus à ce genre de réveil, furent rapidement prêts, tout comme Heïan et Omar. Ils remontèrent sur leurs montures et suivirent le loup qui s'élança à travers bois, reniflant tantôt l'air, tantôt le sol. Ils avaient un point de départ…enfin.

Ils mirent bien une heure avant d'arriver devant une sorte de grotte. Descendant de selle, Liam dégaina son épée et avança prudemment. Mais il n'y avait personne. Il s'accroupit, analysant les restes d'un feu. Ils avaient donc campés ici…Étaient-ils à pied ou Eziel avait-il volé des chevaux ? Liam commença à marcher tout autour, laissant les autres analyser la place eux aussi, cherchant des empreintes de pas. S'il en trouvait, il n'aurait plus qu'à les suivre. Et s'ils étaient à pied, il les rattraperait vite, étant à cheval.

Il regarda attentivement le sol, jusqu'à ce qu'il voie l'empreinte de Vaë. Il reconnaîtrait sa trace entre toutes. Et puis, avait-elle fait exprès d'appuyer si fort pour bien marquer son passage ? Sans doute. Elle était coriace, sa petite rose…et puis…une rose à des épines.

-Ils sont partis par là. Quelqu'un sait ou ça mène ?

Mais personne ne répondit. Sans doute parce que c'était trop tôt pour avoir une destination précise…remontant en selle, ils suivirent les traces de pas, faisant attention à ne pas les rater. Vaë semblait réellement leur marquer le passage…

Il la retrouverait bientôt. Il suivrait ses traces et la libérerait de cette ordure avant qu'il n'ait pu porter la main sur elle. Il le tuerait, en paierait le prix, mais renverrait Vaë à la maison avec son père pour s'occuper des enfants. Si seulement tout pouvait se dérouler comme il le souhaitait…enfin…si cela se passait comme il le voulait, Vaë n'aurait déjà pas été enlevée…

Mais rien que cette pensée le faisait rager. Et la chose cognait en lui. Il s'en voulait oui. Jamais il n'aurait du la laisser seule.


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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Sam 12 Jan 2013 - 2:00

Une vengeance plus forte que tout, part.7

‘‘ Debout ! Vite! Farkhas à une piste ! ‘‘

Ce fut un réveil plus ou moins... brutal ? C’est bien le qualificatif oui et c’était très peu agréable surtout qu’Omar et Heïan se levèrent en se cognant la tête l’une contre l’autre. Ils grimacèrent en se frottant respectivement le front et leur regard se posa sur Liam qui était debout et bien énergique. Mais avaient-ils bien compris ? Une piste ? Ce ne fut alors pas trop long avant qu’ils ne bondissent hors de leur couverture. Le pied dans l’étrier et le fessier sur la selle, les membres du groupuscule se mirent en route et suivirent Farkhas qui reniflait le sol, la queue bien à l’horizontale. Filant à toute allure dans la forêt. Ça commençait bien la journée ! Une piste qui leur permettrait de débuter leurs recherches. Enfin !

Vu leur grosseur. Les chevaux peinaient à passer à quelques endroits bien plus étroits et les hommes durent parfois descendre pour couper les branchages à l’aide de leurs lames, faisant avancer lentement les bêtes. Ces obstacles franchis, ils pouvaient ensuite continuer, suivant toujours le loup qui les guidait, humant l’air cette fois. Environ une heure plus tard, Farkhas se stoppa devant une petite grotte et y entra en aboyant pour ensuite ressortir et reniflant les alentours, s’arrêtant principalement sur un buisson où se trouvait l’odeur familière de sa maîtresse. Elle était peut-être naïve, mais certainement pas stupide. Heïan et Omar posèrent le pied au sol inspectant les environs pendant que Liam en faisait de même de son côté.

‘‘ Le feu est éteint depuis quelques heures déjà. Ils sont partis depuis un bon moment et ils semblent à pied. ‘‘ Dit-il à son ami, sortant à l’extérieur. ‘‘ Ils ne doivent pas être très loin, mais à pied, la forêt est beaucoup plus praticable qu’à dos de cheval. ‘‘

‘‘ Ça, je te l’accorde ... ‘‘ Avoua le géant en croisant les bras sur son poitrail.

Près des buissons, Liam était accroupi et caressait le sol du bout des doigts; il y avait des traces à ces endroits et l’une qui était particulièrement bien enfoncé dans la terre, à l’ombre sous les feuilles.

‘‘ Ils sont partis par là. Quelqu’un sait ou ça mène ?’’

Personne ne le savait bien qu’ils auraient tous aimé avoir la réponse. Sinon, s’aurait été trop facile et les soldats auraient très bien pu les devancer pour leur tendre un piège. Eziel était bien plus futé que ça et avait dû penser à son coup. Ce qu’ils n’avaient toujours pas compris était : pourquoi prendre Vaënadiel comme proie. Elle n’avait pas de réel lien avec Heïan quand ils y pensaient. À moins de s’y prendre d’une manière indirecte pour ensuite frapper plus fort. Mais cela restait encore trop nébuleux et le questionnement continuerait à moins d’avoir des réponses du tueur à gages lui-même. Les hommes remontèrent sur le dos de leur monture et continuèrent leur route à travers la forêt qui devenait de plus en plus dense, ralentissant ainsi leur cadence à leur plus grand malheur. À ce train, ils ne parviendraient jamais à les rattraper. La piste s’arrêta lorsque le groupe fit face à un ruisseau assez large, séparant la forêt en deux. Heïan descendit alors. Farkhas reniflait comme il pouvait et alla même de l’autre côté, mais ne trouvait rien. Fronçant les sourcils, le père de famille s’enfonça donc dans l’eau en tirant son cheval à sa suite, sous le regard interrogateur d’Omar qui restait en selle.

‘‘ Mais qu’est-ce que tu fiches, Heîan ? Nous avons perdu leur piste. ‘‘

‘‘ Pas totalement ... ‘‘ Dit-il en se penchant et enfonçant son avant-bras dans l’eau pour en tirer quelque chose de brillant et le leur montrer. ‘‘ Ils ont marché dans l’eau pour brouiller les pistes. Je crois que Vaë donne de la misère à notre cher Eziel puisqu’il a de la difficulté à pleinement effacer ses traces. ‘‘

Le géant s’esclaffa alors que son compagnon souriait faiblement. Ses yeux violets se posèrent alors sur son fils qui s’était approché, tenant lui aussi les rennes de sa bête et il tendit le bijou à son fils. La bague de mariage de Vaënadiel reposait au fond de la paume de main de Liam qui l’enferma dans son poing.

‘‘ Elle est futée ... ‘‘


Il fallait espérer qu’elle ne serait pas punie pour ce qu’elle osait faire puisqu’elle opposait résistance à Eziel en agissant de la sorte. S’il fallait qu’il lui arrive malheur à cause de ça ... Il ne voulait même pas y penser, ni même imaginer comment Liam réagirait. Omar et ses deux collègues descendirent alors de leur monture et vinrent les rejoindre dans le ruisseau, suivant Heïan qui avait pris les devants en disant:

‘‘ Si je ne me trompe pas, ce ruisseau se déverse dans un lac à quelques miles de Madorass ... ‘‘
Dit-il, se stoppant brusquement dans ses paroles et ses gestes.

Madorass, mais bien sûr ! Maintenant, il comprenait ce qu’Eziel tentait de faire en les menant par là. Il espérait l’amener en terrain connu afin de l’avoir par les souvenirs de l’époque, pour mieux le manipuler une fois sur place. Et Vaë dans toute cette histoire ... il n’allait quand même pas l’amener à l’arène pour qu’elle s’y fasse massacrer devant les citoyens seulement pour les attirer sur place et mieux les détruire ? À mois que ce ne soit pour autre chose. Heïan sentit alors le regard de son fils sur lui et lorsqu’il leva les yeux, ce fut pour voir l’interrogation sur son visage. Il resta cependant silencieux et le rassura d’un simple sourire afin qu’ils puissent continuer leur avancé. Farkhas lui, sautait dans l’eau et marchait gaiement avec une truite dans la gueule aux côtés de Liam.

Beaucoup plus loin devant et ayant passablement bien progressé dans leur route, le tueur à gages surveillait sa prisonnière qui marchait maladroitement dans l’eau puisque ses pieds glissaient sur la surface visqueuse des pierres. Elle faillit bien tomber à cinq reprises. À chaque fois il fallait qu’elle se fasse rattraper et redresser brusquement par Eziel qui commençait à être rouge d’impatience. Qu’est-ce qu’il lui était passé par la tête de la prendre elle au lieu de la fille d’Heïan ? À oui ... la naïveté. Mais au final, peut-être qu’il aurait eu moins de difficulté. La poussant pour qu’elle quitte le ruisseau avant de s’échouer dans le lac, le criminel masqua ses traces et la jeune femme en profita pour se mettre à courir à toute vitesse entre les arbres. Cependant, on lui bloqua rapidement le chemin et elle lâcha un cri de stupeur lorsqu’elle se sentit bousculée contre un arbre et qu’on lui serra le cou. Eziel la regardait avec cruauté et restait muet comme une taupe.

‘‘ Je me demande pourquoi je ne te donne pas une bonne correction tout de suite ... ‘‘ Son ton était si froid et tranchant que la druidesse en resta pétrifiée sur place. ‘‘ Essais de t’enfuir ne serait-ce qu’une autre fois et je te coupe un peu plus ta liberté. Crois-moi, tu n’aimeras pas ça. Alors, reste sage, c’est un petit conseil que je te donne. ‘‘

Il attendit qu’elle acquiesce par l’affirmative et le suivit docilement. Disons qu’elle n’avait pas vraiment de le suivre parce qu’il lui serrait le bras et la poussait à chaque fois qu’elle n’avançait pas suffisamment rapidement. Le tueur à gages gardait donc constamment un oeil sur Vaënadiel qui tentait de réfléchir encore et encore à un moyen de le fuir bien que c’était presque impossible. Elle avait les mains liées et ne pouvait user de son pouvoir, car la concentration lui manquait. Ses pensées allèrent donc à son époux qui, l’espérait-elle, était quelque part à sa recherche. Eziel lui faisait affreusement peur et ne lui disait rien qui vaille. Jusqu’à maintenant, il était trop calme, trop peu violent et intérieurement, ça la faisait complètement paniquer. Quand frapperait-il ? Il n’allait certainement pas la vendre comme ça ? Il tramait quelque chose, Vaë le sentait. Ce n’était tout simplement pas encore l’heure. Ses yeux aqua se posèrent alors sur son pendentif, celui que son époux lui avait offert un soir d’hiver où il s’était glissé derrière elle pour lui faire la surprise. Elle se souvenait avoir versé quelques larmes, émue par un tel présent, mais surtout par sa signification et les mots que Liam lui avait prononcés. Sa chaleur, ses bras, son sourire, ses yeux ... tout ça lui manquait tellement. Les tremblements commencèrent à frayer leur chemin dans ses membres et elle tenta de fredonner à voix basse d’une voix cassée afin de se calmer, un sourire cruel se dessinant sur les lèvres d’Eziel.

Ils marchèrent ainsi quelques jours encore, sans vraiment prendre de longues pauses. La nordique avait tenté de fuir à quelques reprises, le frappant même avec une certaine force qu’elle ne se connaissait pas, mais rien à faire. À chaque fois, il la relevait en la tirant par les cheveux et brouillait les pistes dès qu’il les voyait. Un jour de pluie, Vaë dut profiter de sa pause besoins vitale pour cacher son pendentif dans le buisson. Le lendemain, la fatigue se faisait sentir, mais aucune fois ils ne s’arrêtèrent. Les jambes de Vaë étaient douloureuses et ses pieds l’élançaient affreusement, sans compter son ventre qui ne cessait de crier famine. Lorsqu’ils s’arrêtèrent enfin, le soleil était couché depuis un bon moment déjà et surtout parce qu’ils n’y voyaient plus rien dans cette obscurité. Cette fois, Eziel n’alluma pas de feu puisqu’il savait qu’il avait pris considérablement de retard avec cette tortue qui avançait lentement. Trop lentement. Tout ce qu’il lui donna à manger pour calmer son estomac fut une pomme qu’elle mangea une fois ses mains déliées et une corde solidement attachée à sa cheville gauche. Le fruit fit rapidement son chemin dans son estomac, mais celui-ci en réclamait davantage. Eziel s’approcha alors de la jeune femme ... trop près. Il était trop près ! Tellement qu’elle en avait la chair de poule. Elle était littéralement effrayée. Les mains de celui-ci se frayaient un chemin jusqu’à son ventre qu’il ne se gêna pas de toucher.

‘‘ Peut-être voudrais-tu un dessert pour le faire cesser d’hurler ? ‘‘ Lança t-il d’un ton étrange.

‘‘ Éloigne-toi de moi ! ‘‘

Vaënadiel le repoussa brusquement pour se dégager et se releva, cherchant à fuir sous le coup de la panique, mais le tueur à gages tira avec force sur la corde, ce qui la fit trébucher d’un seul coup. Elle embrassa aussitôt le sol, grimaçant sous la douleur.

‘‘ Je t’avais dit de rester sage ... ‘‘ Murmura t-il ricanant machiavéliquement. ‘‘ Et tu as usé ma patience. Je crois que j’ai droit à une petite récompense pour t’avoir enduré aussi longtemps, non ? ‘‘

‘‘ DÉGAGE ! VAS T-EN ! LACHE-MOI ! ‘‘

Mais il tirait après la corde et l’approchait de lui avec ce sourire sadique dessiné sur ses lèvres; elle était allée trop loin et elle allait en subir les conséquences. Elle ne pouvait plus fuir maintenant. Eziel attacha alors ses mains et la tira de nouveau par les cheveux pour la tourner sur le dos et s’agenouilla au-dessus d’elle, penchant le haut de son corps afin d’approcher son visage du sien. Il lui murmura alors à l’oreille :

‘‘ Vilaine fille ... que dirais-tu si je m’amusais un peu avec tout ça ? ‘‘

Ses mains se mirent à se promener sur elle et elle ferma les yeux aussitôt, essayant de se débattre comme elle le pouvait, mais ce fut bien rapidement inutile. Elle était à bout de force, épuisée, et il mettait tout son poids sur elle. Il fallait qu’elle pense à autre chose pendant que l’air ambiant touchait maintenant directement sa peau et qu’on la forçait. Il fallait qu’elle pense à Liam et non à la douleur, au dégoût et à l’envie de vomir qui assaillait son estomac. Il fallait qu’elle pense aux rires de ses enfants et non aux paroles de ce porc contre elle.

Elle ne pensait plus à rien ... plus rien sauf au noir total.

Le reste de la nuit fut la plus froide qu’elle n’avait jamais traversée. Aucune flamme pour se réchauffer, seulement son propre corps couché à même le sol en position foetale. Les yeux fixant le vide, Vaë ne bougeait pas et ne remarqua pas plus le soleil qui se levait quelques heures plus tard. Elle sursauta lorsqu’Eziel la mit sur pied de manière brusque, comme toujours, et qu’il la poussa pour qu’elle marche, ce qu’elle fit en silence, la tête basse. Maintenant, elle était dégoutante, se sentait souillée et affreusement sale, oubliant même le fait qu’on était à sa recherche. Que dirait Liam ? Il la mettrait certainement dehors.

‘‘ Tu l’as cherché ... ‘‘ Dit Eziel, enfonçant le couteau dans la plaie.

Oui, il savait ce qui lui traversait par l’esprit et cela se confirma lorsque la jeune femme leva ses yeux rougi et humide vers le tueur à gages qui ne daigna même pas la regarder, comme si elle était le pire des déchets sur ces terres.

‘‘ Je me demande qui est la chiasse maintenant, hum ? ‘‘

La druidesse détourna le regard et il se cacha dans l’ombre de sa chevelure blanche, laissant les larmes couler dans un silence absolu sur ses joues pâles. Elle tremblait, avait mal partout, mais elle avançait et obéissait au risque de revivre ce calvaire une seconde fois.

Maintenant, la chiasse, c’était elle...

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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Sam 12 Jan 2013 - 13:08


Poursuivant la piste, Liam priait pour qu'ils rattrapent leur retard. Qu'ils retrouvent Vaë et ce porc le plus vite possible, pour éviter qu'il ne lui fasse du mal. Seulement, la piste s'arrêta aux abords d'un ruisseau. Tout de suite, Liam se sentit dépité et surtout, son maigre espoir s'envola. Maintenant ils allaient à nouveau prendre du retard…

Heïan descendit de selle et s'enfonça alors dans l'eau sous le regard interrogateur du reste de la troupe. Omar lui demanda ce qu'il cherchait, puisqu'il n'y avait plus de pistes, mais Heïan répondit tout en se penchant et plongeant sa main dans l'eau :

-Pas totalement ... Ils ont marché dans l’eau pour brouiller les pistes. Je crois que Vaë donne de la misère à notre cher Eziel puisqu’il a de la difficulté à pleinement effacer ses traces.

Liam était descendu de selle et s'approchait de son père alors qu'Omar ricanait. Qu'avait-il trouvé? Quel indice sa femme avait-elle laissé à leur intention ? Son père se tourna alors vers lui et lui posa dans la main l'objet. La bague de mariage. Son alliance. Liam la regarda, serrant les dents, et referma le poing sur le bijou.

-Elle est futée ...

Oui elle l'était et Liam le savait. Elle était forte aussi, et courageuse. Mais il priait pour qu'elle ne pousse pas le bouchon. Eziel n'hésiterait pas à frapper et faire mal, voir même pire. Il avait touché sa mère, qui lui assurait qu'il n'irait pas plus loin avec Vaë. Rien que cette pensait faisait rugir la chose en lui.

Les deux soldats descendirent de cheval et entrèrent dans le ruisseau alors qu'Heïan disait :

-Si je ne me trompe pas, ce ruisseau se déverse dans un lac à quelques miles de Madorass ...

Et il se stoppa. Liam le regarda, fronçant les sourcils. Quoi ? Pourquoi ne continuait-il pas ? Qu'est-ce qu'il y avait à Madorass ? Qu'est-ce qui les attendaient ? Eux comme Vaë ? Il voulut se jeter sur son père et exiger des explications lorsque celui-ci leva les yeux sur lui, sans pour autant répondre à son interrogation muette.

Alors Liam se résigna et continua d'avancer, Farkhas jouant dans l'eau avec un poisson dans la gueule.

Ils remontèrent le cours de l'eau, et ce pendant quelques temps. Liam pensait qu'ils rattrapaient un peu la distance, mais ils ne voyaient rien. Un jour, ils durent même s'abriter tant il pleuvait. Liam avait supporté l'attente une demi-heure puis avait exigé qu'on reprenne la marche, même s'ils étaient trempés. Bien sûr, les soldats avaient rouspété, mais Liam n'avait pas attendu et était parti avec le loup. Son père le rattrapa vite bien entendu, suivit plus loin par la garde. Et c'est là que Farkhas trouva le second indice…

Liam se pencha sur le buisson autour duquel le loup aboyait et reniflait, et le fouilla. Et il y trouva le médaillon de Vaë. Le flocon qu'il lui avait offert en lui disant qu'elle était le seul flocon qui ne fondrait jamais au soleil. Là encore il le serra dans son poing, le cœur lourd, et sortit la bague de sa poche pour l'enfiler sur la chaîne du collier. Il avait voulu la mettre à son doigt, mais la bague était trop étroite pour lui. Mettant les bijoux dans sa poche, il continua la route, priant pour sa femme, pensant à ses enfants.

D'ailleurs, à Beolan, les enfants restaient intenables. Ils hurlaient et réclamaient leurs parents. Melley n'avait jamais rien vu de tel. Ils devaient le sentir que leurs parents étaient en danger…elle-même était un peu fatiguée, ne parvenant plus à dormir convenablement. Quelques minutes, voire une heure par nuit. Mais c'était toujours ça. Elayne et Eph' faisaient tout pour occuper les petits, mais rien ne semblait pouvoir les calmer bien longtemps. Ils voulaient la chaleur de Liam et Vaë…mais qui sait quand ils reviendront ? Et dans quel état ? Melley avait tellement peur de ce qu'Eziel faisait à sa belle-fille…Et s'il passait à l'acte ? Elle ne s'en remettrait pas…

Elle berçait tantôt Keilan, tantôt Arya, leur lisant des histoires, mais ils réclamaient aussi Krpapa, pour le suspens qu'il y mettait. Là encore, Melley ne pouvait que leur dire qu'il serait bientôt parmi eux…

Et un jour, le Général Darrow toqua à la porte. Ils faillirent ne même pas l'entendre avec les hurlements des enfants. Ce fût donc une domestique qui alla ouvrir et qui les prévint. Melley confia alors Arya à sa fille et se dirigea vers la porte.

-Bonjour, Général. Excusez-nous…

-Ce n'est rien. Je voudrais m'entretenir avec vous Madame Kreiss.

-Bien sûr, suivez-moi.

Elle le fît entrer et monta avec lui dans le bureau, ou ils seraient plus au calme et surtout au silence. Elle le fît s'installer devant le meuble, et elle prit place dans le fauteuil à côté de lui. Pas la peine de mettre le bureau entre eux.

Après quelques instants, le général se racla la gorge et commença :

-J'ai appris pour tous vos déboires…je suis navré pour ce qui vous est arrivé.

-Ce n'est rien je…m'en suis remise.

-Oui…je voulais venir vous voir plus tôt mais j'ai été occupé. Mon Capitaine est parti dans la nature pour retrouver votre kidnappeur…mais je n'ai pas tout compris.

-L'homme à enlevé la femme de mon fils. Ils sont donc allés à sa poursuite pour la sauver.

Le général hocha de la tête.

-Ils sont peut-être sous le couvert de la garde de Beolan, mais il suffit que votre homme aille dans une autre ville et Omar n'aura plus de grands pouvoirs. Ils devront répondre de leurs actes devant la justice de ladite ville. Et vous comme moi connaissez Liam…et ce qu'il a en lui.

Melley serra les dents. Elle n'avait pas pensé à cela. Pour sauver sa femme, Liam était capable de laisser sa folie le dévorer. Sans penser aux conséquences. Et qui lui disait qu'il parviendrait ensuite à ce calmer ? Qu'il ne s'en prendrait pas à son père ou aux gardes ou même des innocents ?

-J'espère donc qu'ils resteront sur le droit chemin. Quoiqu'il en soit, l'on ne peut pas dire que la vie soit joyeuse pour votre famille, madame Kreiss.

-En effet…

Elle baissa la tête, inquiète à nouveau.

-Ne vous inquiétez pas. Votre mari est plus que capable de veiller sur votre fils. Et mon nouveau Capitaine remplit très bien ses fonctions. Ils reviendront en un seul morceau et avec votre belle-fille saine et sauve.

Elle ne fît qu'hocher la tête. Elle venait de penser au cœur d'Heïan. Et s'il refaisait un malaise ? Dans la nature ? Sans guérisseur ? Elle le perdrait pour de bon et ne le saurait peut-être jamais…enfin elle le sentirait. Mais elle ne s'en remettrait pas. Elle eut la pensée folle de courir à leur poursuite et de les aider. Mais il fallait qu'elle reste avec les enfants.

-Je vais envoyer d'autres escouades de gardes pour les rattraper et les aider. On n'est jamais trop prudent, ce type est vraiment cinglé pour avoir échafaudé un plan pareil. Nous essayerons de les contacter par oiseau pour avoir de leurs nouvelles. Omar à un faucon je crois…s'il obéit nous pourrons prendre contact avec eux.

-Oui…merci Général.

-C'est tout naturel.

Ils se relevèrent et sortirent du bureau. Le général refusa cependant de rester manger avec eux et elle le raccompagna à la porte, le saluant, le remerciant pour ce qu'il faisait pour sa famille. Et en revenant au salon, elle fût heureuse qu'il ait refusé. Les petits pleuraient toujours.

En forêt, c'était atroce. Liam était plus que tendu et n'en pouvait plus de marcher sans avoir d'indications sur la distance qui le séparait de sa rose. Lors des pauses, il restait en retrait, muré dans son silence, priant pour elle, serrant son médaillon dans sa main. Il espérait qu'Eziel ne lui fasse rien. Qu'il ne la touche pas. S'il osait…Liam ne savait pas ce qu'il lui ferait mais ce ne serait pas beau. Et pour Vaë…ce serait pire encore. Mais il serait là pour l'aider.

Parfois même, il s'acharnait sur un pauvre buisson, le réduisant à néant, pour calmer sa chose qui voulait jaillir trop tôt. Mais il ne la lâcherait que sur Eziel. Et là…oh oui il prendrait plaisir à réduire cet homme en miettes. La nuit, il se tournait en tous sens, cherchant le sommeil. Il devait garder la tête froide pour la sauver comme disait son père, mais le sommeil le fuyait tant il était inquiet. Une nuit, il se leva, s'éloigna du groupe avec Farkhas, et s'assit plus loin, tête levée vers les étoiles. Elle était là, quelque part…mais ou ?

Et les enfants, comment vivaient-ils cette situation ? Qu'est-ce qu'il pouvait s'en vouloir…il n'aurait pas du la laisser seule. Ses vieux démons l'assaillaient à nouveau. Ceux qui lui disaient qu'il n'aurait pas du l'enlever à sa tribu. Mais il ne les faisait pas taire. Ils nourrissaient la chose et plus elle serait gorgée au moment voulu, plus violente serait la fin d'Eziel. Et c'était tout ce qu'il voulait. Tuer cet homme dans d'horribles souffrances, lui faire payer pour tout ce qu'il a fait, à sa mère, son père, sa femme…lui faire payer ses crimes et l'envoyer en enfer.

Et Madorass approchait à grands pas à présent…
A Beolan, l'oiseau messager était parti...


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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Sam 12 Jan 2013 - 17:51

Une vengeance plus forte que tout, part.8

Chaque pas qu’elle faisait lui semblait d’une telle lourdeur, mais aussitôt que son rythme de marche diminuait un tant soit peu, on la bousculait avec force. N’étant plus très forte sur ses jambes, Vaënadiel trébuchait à quelques reprises, s’écorchant les genoux au sol ou s’égratignant les mains en voulant éviter de frapper le sol de son visage. Cela se terminait par une main dans ses cheveux, une affreuse douleur qui lui donnait la sensation qu’on les lui arrachait, et elle était vite remise sur pied. C’était toujours en silence qu’elle obéissait et ne daignait plus lever les yeux plus haut que le sol de peur de croiser le regard victorieux d’Eziel qui lui apportait une honte pas possible. Ce ne fut qu’en fin de journée que le tueur à gages la força à faire une pause, car la cadence de sa prisonnière devenait de pire en pire et il l’entendait souffler fortement à cause de la fatigue. Sortant de la nourriture et de l’eau d’un sac, il les lança à ses pieds. Vaënadiel ne perdit pas une seconde et engloutit le tout en quelques secondes seulement, vidant par le fait même la gourde d’eau jusqu’à la dernière goutte. Du coin de l’oeil, le tueur à gages la regardait faire et voyant la mine dépitée de sa prisonnière lorsqu’elle constata qu’il n’y avait plus rien à boire et à manger autour d’elle.

‘‘ On ne voudra plus de toi lorsqu’on saura ce que je t’ai fait. ‘‘

Ces paroles l’atteignirent aussitôt droit au coeur. Elle n’avait pas réussi à se bâtir de mur depuis cette horrible nuit; elle était tout ce qu’il y avait de plus vulnérable et la fatigue n’arrangeait pas les choses. Les yeux aqua de Vaënadiel se posèrent aussitôt sur Eziel qui cachait un sourire mauvais derrière une façade complètement neutre. Elle sentait les tremblements devenir un peu plus violents de seconde en seconde alors que le silence n’avait jamais été aussi pesant pour elle qu’en ce moment même. On ... ne voudrait plus d’elle ? Cela voulait dire sa famille, ses enfants et même son époux ? Liam serait dégouté d’apprendre qu’elle avait été touchée par cette ordure et n’arriverait certainement plus à la regarder en face ni même l’approcher maintenant. Comme elle se disait, il allait certainement la rejeter, la mettre dehors, l’empêcher de voir ses enfants ? Et son frère ... ? Elle n’était plus rien sans eux ... elle était bonne pour les oubliettes. Inconsciemment, elle grattait la peau de l’intérieur de son avant-bras droit de ses ongles, et ce, sans arrêt, y laissant des marques rouges de plus en plus présentes depuis la veille. Jamais elle n’avait été aussi mal dans sa peau. Jamais. Et Eziel ricanait silencieusement à côté alors qu’elle baissait de nouveau les yeux pour cacher son visage dans l’ombre de sa chevelure d’un blanc immaculé. Les larmes ne parvenaient plus à couler. Elle n’en avait plus aucune.

‘‘ Les hommes sont tous comme ça, ma belle. Dès qu’un autre homme prend possession de sa femme, il la rejette et la remplace par une autre. Tu es comme une chaussette ici-bas. Une fois usée et tachée, tu es bonne pour les déchets. Ce que tu es maintenant ... ton époux sera déçu de l’apprendre. Pas vrai ? Et puis, ce n’est pas les prétendantes qui manquent autour de lui. ‘‘

Il était un homme informé et Keira l’avait grandement aidé à connaître la vie de ses cibles. Autant se servir de ces informations et les transformer en arme. La forçant ensuite à se remettre sur pied, le criminel la leva par le bras gauche qui était déjà marqué par de multiples contusions de couleurs différentes. Il était maintenant temps pour eux de se remettre en route, car les poursuivants n’étaient certainement plus très loin maintenant. Madorass quant à elle, se faisait à peine visible à l’horizon. D’ici quelques jours, ils y seraient et la chasse à l’homme deviendrait un peu plus difficile. Pendant leur marche, Vaënadiel se renfrognait sur elle-même sans arrêt. Les scénarios et les doutes prenaient de plus en plus de place en elle et elle commençait à y croire dur comme fer. Eziel devait avoir raison, même si sa petite voix intérieure lui disait qu’il la manipulait. Mais il était si convaincant dans ses paroles qu’il était difficile de croire l’inverse. La corde elle, avait été considérablement rétrécie et sa cheville était liée à celle de son agresseur. Il était trop près d’elle et ça la rendait tellement anxieuse qu’elle en avait des maux de ventre terribles. Le soir tombé, le tueur à gages l’arrêta en bordure d’un ruisseau et ordonna d’un ton glacial et sans émotion:

‘‘ Lave-toi pendant que tu en as la chance. ‘‘

Quoi ? La druidesse leva la tête vers lui avec hésitation puis détourna le regard lorsqu’elle croisa le sien. Un frisson d’horreur lui parcourut la colonne vertébrale et elle hocha négativement la tête, ne voulant plus prononcer une seule parole.

‘‘ Quoi ... tu as perdu ta langue, minette ? Tu veux peut-être que je t’aide ? ‘‘

La jeune nordique déglutit et fit un pas derrière pour remettre de la distance entre eux et frapper brusquement ses mains qui s’étaient posées sur ses hanches. Ce qu’elle pouvait avoir peur de cet homme ... il était tellement effrayant. Lui tournant alors le dos, elle s’accroupit au sol et essaya de se laver en se cachant comme elle pouvait, mais elle ne manqua pas de sentir la main du tueur à gages dans son dos et contourner sa taille pour se poser sur son ventre. Son souffle contre son cou la fit trembler de peur et elle se détacha vivement de lui.

‘‘ Tu n’as pas envie ? Allez, viens ... on va bien s’amuser ! ‘‘

Mais elle, ne voulait pas se referma les pans de sa chemise d’une seule main. C’est là qu’ils entendirent le hurlement d’un loup. Bien qu’il était assez lointain, ils pouvaient très clairement l’entendre dans le silence de la forêt au travers de tous ces autres sons tel le bruissement du vent dans le feuillage des arbres et le chant des hiboux nicher dans l’ombre des branches. Eziel avait relevé la tête et écoutait, jusqu’à ce qu’il relève la fille et la force à avancer.

‘‘ Pas de repos pour ce soir, poulette. Tu vas devoir marcher toute la nuit. ‘‘

Ils avaient pris un retard considérable avec tout ça et ils devaient marcher le plus possible. Le repos viendrait une fois la bonne cachette trouvée et ensuite viendrait le marché aux esclaves. Cependant, Vaënadiel n’arrivait plus à tenir un rythme de marche assez rapide et Eziel dut la transporter sur l’une de ses épaules en rageant. Ainsi, il avait au moins la possibilité de courir, car lui n’était aucunement épuisé, habitué à ce genre de vie. Comme il ne la voyait pas, elle arracha deux boutons de sa chemise et les laissa tomber dans la mousse à une certaine distance l’un de l’autre, car maintenant, elle ne parvenait plus à laisser d’indices. Son esprit était tourmenté, même si elle tentait de lutter.

La nuit fut très longue, et malgré le fait qu’elle se faisait trimbaler comme une poche de patates, Vaë avait réussi à fermer les yeux et à s’endormir, la tête promenée de gauche à droite. Au lever du jour, elle eut droit à un réveil assez brusque alors que son dos frappa directement la souche d’un arbre après qu’Eziel l’eut fait descendre. Celui-ci reprenait son souffle, les mains sur les cuisses et regardait autour de lui. Il en profita pour boire puis baissa ses yeux émeraude vers elle en fronçant les sourcils; elle avait dormi. Jurant à voix basse, il la leva de nouveau et la fit marcher devant lui avec rapidité. Une autre journée entière à ce rythme puis ils débouchèrent dans une ferme bien reculée du reste du monde. Sans cogner, le tueur à gages entra et assassina sans vergogne les habitants avec ses couteaux de lance qui se plantaient entre les deux yeux, dans la nuque ou l’arrière du crâne de ses victimes. Il chercha la chambre et ouvrit les tiroirs pour forcer Vaënadiel à se changer et les enfiler. Il en fit de même, leur cheville toujours jointe par la corde et il sortit sa dague. La jeune femme eut peur qu’il l’égorge, mais il la fit tourner et agrippa sa crinière et la coupa à mi-dos, se retrouvant avec une bonne vingtaine de centimètres de cheveux blancs dans les mains. Tremblante, la druidesse hérita de ses cheveux qu’elle regarda avec horreur, mais elle se fit ramasser par le poignet et trainer jusqu’au foyer où Eziel lui couvrit le crâne de suie, et ce, jusqu’à ce que ses cheveux deviennent parfaitement noirs. Ainsi, on aurait beaucoup plus de difficulté à la reconnaître.

‘‘ Attache-les. Grouille-toi. ‘‘ Ordonna t-il brusquement, dague en main.

La jeune femme s’exécuta aussitôt et les tressa comme elle put, peu habituée à cette nouvelle longueur. Eziel en profita pour se déguiser à son tour; rembourrant l’ample tunique qu’il avait enfilée pour se rendre un peu plus bedonnant et mit une fausse barbe sur la partie basse de son visage. Il couronna le tout avec un chapeau puis ils volèrent la Charette de foin qu’il conduit, prenant bien soin d’avertir sa prisonnière.

‘‘ Si tu tentes d’ouvrir la bouche, de t’enfuir ou de me dénoncer aux autorités de Madorass, je te coupe la langue et te la fais avaler. Tu resteras muette jusqu’à la fin de tes jours et tes jolis yeux eux, se retrouveront dans le fond de leur orbite. Ce serait dommage de te priver de ces capacités non ? ‘‘

Vaë ne fit qu’acquiescer et baissa la tête directement pour ne plus avoir à le regarder alors que Madorass se dessinait, lointaine, mais bien visible par delà la vallée.

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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Sam 12 Jan 2013 - 18:59


Les jours défilaient, et aucun changement. Ils marchaient, marchaient, cherchant des pistes, des indices, un signe quelconque de leur passage. Ils s'approchaient de Madorass, distante de quelques jours tout de même. Liam chevauchait Nocturne, renfrogné, ne parlant plus du tout à personne. Même pas son père. Et pourtant, son esprit hurlait.

Il hurlait toute sa peine et son inquiétude. C'était trop long, trop lent, trop dur. Elle était entre les mains de cet homme depuis presque une semaine. Qui sait ce qu'il lui avait fait ? Maintenant il savait encore plus ce que son père avait ressenti lors de la disparition de sa mère. Mais c'était tout de même atroce. Il voulait courir, courir sans jamais s'arrêter jusqu'à ce qu'il la retrouve. Courir sans répit, à en cracher ses poumons, jusqu'à se retrouver devant cette ordure et le réduire à l'état de décomposition avancée.

Il mangeait, mais sans grand appétit et toujours en retrait des autres. La chose rugissait avec violence aussi et il la contenait du mieux qu'il pouvait pour le moment fatidique. Seul contre un arbre, il pleurait en silence, le médaillon de sa femme contre sa poitrine. Elle lui manquait tellement…et ses enfants aussi, même s'ils étaient entre de bonnes mains.

Son sourire, sa voix, son naturel, son corps…tout lui manquait. Sa présence aussi. Il y avait un vide en lui. Farkhas restait souvent à ses côtés, lui léchant les joues, sentant sa tristesse. Mais Liam ne faisait que le caresser, cherchant un peu de réconfort dans la fourrure du loup ou dans son regard si pénétrant. Si seulement il pouvait la localiser…elle l'avait apprivoisé avec son don…Liam réfléchissait tellement qu'il n'arrivait plus à rester cohérent.

-Liam…ne te laisse pas abattre.

Le chevalier releva la tête vers son père, qui avait posé une main sur son épaule. Heïan s'agenouilla à côté de son fils et le serra contre lui, partageant sa peine.

-On ne trouve rien papa…plus de piste rien, on ne sait pas ce qu'il lui fait, ce qu'il lui a déjà fait…il ne laisse pas de message comme pour maman…

-On la retrouvera je te le jure. Maintenant viens, il faut reprendre la route. Je suis sûr que la distance entre eux et nous s'est rétrécie.

Liam hocha de la tête et se laissa relever par son père, le suivant jusqu'aux chevaux. En général, il était plus fort et ne se laissait pas abattre de la sorte. Mais là…il était sur les nerfs, inquiet, énervé, épuisé aussi, et tout ça mélangé ne donnait rien de bon.
Ils reprirent la route, le soleil dans le dos, s'approchant un peu plus de Madorass.

Ce ne fût que le lendemain qu'un oiseau vint se poser sur le bras d'Omar. Au départ, personne ne l'avait remarqué, mais lorsque Farkhas hurla, son cri résonnant dans toute la forêt, ils levèrent la tête et virent le faucon. Omar hurla presque de joie et détacha le message.

-C'est le général. Il dit qu'il nous envoie des hommes supplémentaires et qu'il veut savoir ce qu'il se passe, il veut de nos nouvelles. Il ajoute pour Liam et Heïan qu'il est allé voir Melley et que…les petits hurlent. Et qu'ils sont tous inquiets.

Les petits hurlent…ils donnaient donc du fil à retordre à sa mère et sa sœur… il prit le message et le lut, Heïan lisant par dessus son épaule. Ils écrivirent leur réponse tout en continuant la route, disant qu'ils traquaient toujours Eziel, qu'ils ne désespéraient pas. Ils les informaient qu'ils se dirigeaient vers Madorass et Liam disait un "je t'aime" à ses enfants, tout comme Heïan le fît pour sa femme et sa fille. Et pour Eph' bien sûr, on ne l'oublie pas.

L'oiseau repartit, ils restèrent à nouveau silencieux. Les petits qui étaient intenables, sa femme qui souffrait avec une ordure…Liam s'en voulait encore plus de l'avoir laissée seule cinq minutes. Comme quoi, chaque minute compte dans une vie.

Avant le coucher du soleil en revanche, Farkhas s'arrêta pour renifler quelque chose et les alerta. Liam descendit donc de cheval et se baissa, trouvant un premier bouton de chemise puis, plus loin, un second. Les boutons de Vaë…Heïan l'avait lui aussi compris et il acquiesça simplement, se remettant souplement en selle. Ils étaient sur le bon chemin.

Ils durent tout de même s'arrêter à la nuit tombée, pour que les bêtes se reposent et eux aussi, soi-dit en passant. Liam dormit trois heures d'une traite avant de se réveiller une nouvelle fois, rongé par l'inquiétude. Au clair de lune, le médaillon brillait de mille feux. Sa blancheur lui rappelait les cheveux de sa rose, sa couleur bleutée était comme ses yeux. Et la gravure aussi délicate que sa silhouette qu'il dessinait du bout du doigt…

Il connaissait son corps frêle par cœur. Il connaissait chaque courbe, chaque recoin qu'elle avait tenté de lui dissimuler par honte d'elle. Même son tatouage qui pourtant est aussi magnifique qu'elle. Regardant les étoiles, il se remit à pleurer. Jamais il n'avait été aussi faible. Même pas quand il avait trompé involontairement Vaë, ou quand il devenait fou. Dans les deux cas, il était parvenu à garder la tête haute. A chaque moment douloureux, il était resté droit. Mais là….il n'y arrivait pas. Il n'y arrivait plus.

-Ou que tu sois…je te retrouverais…je t'aime ma rose…

Seul le vent lui répondit. Le vent dans les arbres, les faisant grincer, comme des spectres venus hanter les tréfonds d'une âme en peine.

Au matin, il fût le premier debout et le premier en selle. Il était casse-pieds et les obligeaient à se dépêcher. Et ainsi toute la matinée. A la pause de midi cependant, son père le prit par les épaules et l'entraîna à l'écart. Là il lui dit :

-Liam arrête maintenant ! Ce n'est pas en nous fatiguant qu'on y arrivera ! Je te l'ai dit, la fatigue est la pire ennemie de l'Homme. Si nous arrivons sur les rotules devant Eziel, comment veux-tu qu'on le batte ? Il faut que nous soyons en forme. Et dis-toi bien qu'il n'est pas dans un meilleur état, lui aussi a du marcher. On la retrouvera. Crois-moi.

-Oui mais…papa…

-Chut…on va manger et on va reprendre la route. Madorass n'est plus très loin. A ce rythme, demain nous y serons, voir même encore ce soir.

Hochant la tête, Liam se laissa entraîner et obéit, mangeant et continuant la route. En fin d'après-midi par contre, ils trouvèrent une maison, et décidèrent de s'y arrêter pour demander si par hasard ils n'auraient pas vu un homme accompagné d'une jeune femme à la chevelure de neige. Et prendre quelques provisions supplémentaires si les propriétaires voulaient bien.

Sauf qu'ils eurent une belle surprise.

Ils toquèrent, mais personne ne répondit. Farkhas reniflait sous le pas de la porte, grognant. Dégainant les armes, les hommes se tinrent près et Omar défonça la porte. Entrant en premier, Liam fût accueilli par des cadavres en putréfaction, disséminés dans la pièce.

Eziel était déjà passé par là. Ils avancèrent dans la maison, vérifiant qu'il n'y avait plus de danger avant de ranger les armes. Les deux soldats d'Omar entreprirent d'aller enterrer ses innocents plus loin dans la forêt. Liam avait mal. A cause de lui, des innocents avaient péris. A cause de cinq minutes !

Il entra dans une autre pièce, qui se révéla être la chambre. Et là…au sol trainait les habits de Vaë, sales, à moitié déchirés, et à côté, une bonne vingtaine de centimètres de cheveux coupés. Blancs. Il lui avait coupé les cheveux. Il les prit en main, ainsi que les vêtements, les laissant aussi renifler à Farkhas.

-Il lui a coupé les cheveux papa…cette ordure a osé faire ça…

Heïan analysait le tout à ses côtés et Omar déclara, de l'autre pièce :

-Oui et je crois bien qu'il lui a camouflé sa couleur. Regardez.

Les hommes coururent auprès de lui, Liam tenant toujours les habits et les cheveux. Il pointait la cheminée, ou l'on voyait nettement que la suie avait été dérangée. Des traces de mains étaient clairement apparentes.

-On ne peut pas dire qu'il soit très discret. Il nous laisse toutes les indications nécessaires. Ajouta le géant.

-Et c'est tant mieux je crois. Répliqua Heïan.

Liam lui, serrait les mâchoires. La chose cognait trop violemment en lui. Ne lâchant rien, il ressortit, grimpa en selle et se remit en route, forçant les autres à se hâter, comme toujours. Cette fois, ils galopèrent, la ville de Madorass se dessinant à l'horizon.

Ils y entrèrent bien après la nuit tombée. Ils eurent du mal à passer, les gardes étant vigilants, mais en voyant qu'ils avaient affaire à des collègues de Beolan, ils ouvrirent la petite porte. Entrant, ils descendirent de cheval et les logèrent au quartier général de Madorass qui voulut bien les accueillir jusqu'à leur départ. Les hommes eux, partirent en direction d'une auberge. Se reposer et le lendemain, chercher Vaë. Une femme aux cheveux noirs maintenant. Mais Liam la reconnaîtrait entre milles de toutes manières. Déguisée ou non.

Il la reconnaîtrait toujours.


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Vaënadiel Eira



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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Sam 12 Jan 2013 - 20:42

Une vengeance plus forte que tout, part.9

Assise sur la charette aux côtés d’Eziel qui tenait les rênes du cheval de trait, Vaënadiel gardait les mains jointes ensemble sur les genoux et restait bien calme contre toute attente. Ses yeux aqua regardait le paysage défiler comme si s’était la dernière fois qu’elle pouvait en avoir l’occasion. Qu’est-ce qui lui garantissait qu’Eziel n’avait pas préparé une mise en scène spectaculaire et qu’elle ne faisait que servir de cible pour attirer le principal concerné ici, dans la cité ? Peut-être avait-il l’intention de laisser son cadavre quelque part dans une auberge miteuse ou dans une ruelle pour qu’on la découvre quelques jours plus tard ? Personne ne la connaissait à Madorass, elle était une femme parmi des milliers accompagnés d’un tueur à gages aux allures de boulanger bedonnant. Celui-ci souriait et saluait les passants qu’ils croisaient sur la route et elle ne le regardait même pas, les yeux perdus dans le vague et ses pensées sombres. En ce moment, elle se surprit à penser qu’elle était peut-être mieux morte ... Pour une seconde fois, la jeune femme put observer les murs de cette forteresse avec un peu plus d’attention et ils s’enfoncèrent dans la foule, les gens se poussant machinalement en entendant les clochettes se trouvant de chaque côté du chariot. Il y avait tellement de gens dans cette ville que c’en était étourdissant. Eziel fit alors tourner la bête dans une large ruelle où il abandonna le tout et agrippa les chevilles de la jeune nordique pour la tirer vers lui et la déposer au sol. Il remit la corde en place et ils déambulèrent dans des ruelles de plus en plus étranges avant de s’enfoncer au plus profond des égouts.

Le nez de Vaënadiel se plissait sous l’odeur infecte que dégageait ce lieu et dut mettre une main devant sa bouche pour bloquer l’odeur, car elle en avait des nausées. Il y avait des rats partout et ils croisèrent des hommes, des femmes et des enfants. Parfois morts, parfois vivants. Enfin, il arrivèrent dans un endroit un peu plus reclus et où brûlait un feu de camp. Autour, il y avait des voyous qui rigolaient et ceux-ci levèrent brusquement les yeux vers les invités indésirables.

‘‘ Dégagez avant que je ne vous tranche la gorge ! ‘‘

‘‘ C’est comme ça que tu traites un ami, Alzaris ? ‘‘

Le concerné fronça les sourcils puis se leva lentement, reconnaissant la voix, mais examinant l’homme avec un peu plus d’attention. Eziel enleva alors sa fausse barbe et la lanterne s’éclaira aussitôt. Cependant, la druidesse dut se pousser derrière le tueur à gages, et ce, même s’il risquait de ne pas prendre sa défense.

‘‘ Tu nous apportes de la peau ! Jolie peau d’ailleurs ... tu permets ? ‘‘

‘‘ Si tu la touches, tu risques de l’abimer et je ne peux pas prendre ce risque. Je lui réserve une surprise demain. Tu as pris contact avec Corbeau ? ‘‘

‘‘ Comme tu me l’as demandé. Demain sous les coups de midi dans les bas quais. Il y aura vente d’esclaves et il t’y attendra pour inspecter la marchandise avant qu’elle ne soit mise sur le marché. ‘‘

Eziel paraissait plus que satisfait de cette nouvelle et il s’asseya à même le sol crasseux de la pierre, Vaë forcé de s’installer à ses côtés. Mais celle-ci préféra se coucher en boule et ferma les yeux, écoutant et non ce qui se disait autour d’elle. Ces hommes étaient des êtres abjects et dangereux. Pourquoi les soldats ne faisaient-ils pas quelque chose pour contrer ces problèmes ? Décidément, la jeune femme ne comprenait plus rien à ce monde qu’elle avait vu si beau jusqu’à aujourd’hui. Au final, il était sombre et dégoutant. Surtout, elle n’y avait pas sa place et elle commençait à réellement le croire. Ses paupières se fermèrent lentement sous le coup de la fatigue, mais un bras autour de sa taille la força à se raidir et elle peina pour tourner la tête et voir de qui il s’agissait jusqu’à ce qu’elle tombe face à face avec le visage d’Eziel.

‘‘ Reste calme, ma jolie. Je voulais m’assurer que tu ne manigançais pas quelque chose. ‘‘

La jeune femme répondit par la négative et il la laissa tranquille à sa plus grande surprise. Elle qui croyait qu’il allait recommencer devant ses congénères. Dans un soupir silencieux, elle referma les paupières, tentant de se reposer un peu. De toute manière, le tueur à gages avait bien dit que personne mise à part lui arriverait à la toucher. Enfin ... pour le moment du moins. Le lendemain matin, ce fut encore un réveil brutal et Vaë n’eut même pas le temps d’ouvrir complètement les yeux qu’elle était forcée à marcher, revenant sur leurs traces de la veille. Ils remontèrent à la surface et se fondirent dans la foule. Eziel lui tenait fermement le poignet droit, serrant si fort que si elle tentait de fuir, il le casserait. Aussi décida-t-elle ne de pas jouer à l’idiote et de rester calme.

Ils serpentèrent alors entre les gens, marchant d’un pas régulier sur la place du marché de Madorass en direction des quais de la cité. La jeune femme ne releva les yeux qu’une fraction de seconde sur Eziel qui avait resserré son étreinte autour de sa prise, lui faisant encore plus mal. Il murmura alors, gardant la tête haute et regardant droit devant:

‘‘ Reste tranquille ... sinon tu passeras un mauvais quart d’heure. ‘‘

Pourquoi disait-il ça ? Mais elle comprit lorsqu’elle sentit une présence familière tout près tout comme un parfum qui faisait palpiter son coeur. Ses yeux aqua se retournèrent au moment où Liam passait à côté d’elle avec son père, Omar et d’autres soldats de Beolan et de la cité même. C’était comme si le temps tournait au ralenti maintenant. Farkhas ne l’avait pas non plus senti, son odeur étant camouflée par la suie dans ses cheveux et ces vêtements qui ne lui appartenait pas. Vaë n’eut le temps que de voir les yeux fauve de son époux pendant une fraction de seconde, tout comme son air sévère alors que ses doigts frôlèrent sa main à l’insu d’Eziel qui avait augmenté la cadence une fois les soldats passés. Avant qu’ils ne remarquent quelque chose de suspect, Eziel fourcha dans la première ruelle visible et s’y engouffra avec hâte. À cause de cette idiote, il perdait le contrôle de tout ce qu’il avait l’habitude de faire. Ses pistes étaient à peine brouillées et il prenait un retard considérable à cause d’elle. Vaënadiel fut donc étampé dans un mur et son visage fut serré entre l’une de ses mains alors que leur visage avait à peine un centimètre de distance.

‘‘ Si j’avais le temps, ne serait-ce que deux minutes, je te ferai si mal qui tu n’arriverais même plus à marcher ! Mais tu as beaucoup de chance que je sois pressé ... ‘‘

La prenant par sa natte, il la tira et la poussa devant lui en lui disant quand tourner, surveillant qu’on ne les avait pas suivit. Ainsi, ils s’éloignèrent de la place principale et filèrent en direction des docks où se trouvaient des gens très peu recommandables. Ils traversèrent sous un pont où l’eau ne se rendait pas et entrèrent dans une profonde grotte creusée et cachée à la vue de tous. Au départ, il y faisait affreusement noir, mais les torches commencèrent à se faire présentes au fil de leur avancée. Arrivé sur place, un homme de forte stature et dont la partie droite était recouverte d’une affreuse cicatrice vint à la rencontre d’Eziel qu’il avait reconnu. Il les invita à le suivre dans une loge improvisée où ils la firent enlever tous ses vêtements pour la forcer à se nettoyer dans une large cuve d’eau froide. Elle était littéralement pétrifiée de froid et de peur. C’est là que l’autre homme la sortit de l’eau pour l’observer sous tous les angles, son visage dénué de toute émotion alors qu’elle était rongée par la honte d’être ainsi dévoilé.

‘‘ Bonne marchandise. Tu devrais t’en tirer avec une bonne somme avec les clients qui sont déjà sur place, en plus qu’il s’agit visiblement d’une sauvage des montagnes. Il y a des riches présents dans la foule qui viennent de bien loin. Par contre, les contusions au bras feront descendre un peu le prix. ‘‘

‘‘ Je sais ... mais je n’ai pas eu trop le choix. ‘‘ Dit-il simplement. ‘‘ Habille-toi et en vitesse. ‘‘

Comme si elle avait le choix avec ces deux hommes autour d’elle qui la scrutait comme un morceau de viande. Elle avait voulu tresser ses cheveux, mais Eziel lui avait claqué les mains; il fallait que sa chevelure blanche soit visible pour les clients potentiels. Ils arrivèrent donc devant une plateforme où se trouvaient des gens enchaînés par le cou et les chevilles, la mine basse et pour la plupart, sales. Vaë y fut conduite elle aussi et on l’attacha comme tous les autres alors que la panique commençait à s’installer au fond de ses entrailles. Elle voyait Eziel et son confrère s’éloigner dans la foule, attendant que les enchères commencent. Tout ce qu’elle entendait était un brouhaha incessant, une description brève de chaque individu à vendre en esclavage ainsi que des gens dans l’assemblé qui hurlait en se faisant une lutte incassable jusqu’à ce qu’on arrive à elle. Deux mains se posèrent sur ses épaules et elle blêmit. Qu’on la lâche ! Arrêtez de la toucher ! Elle voulait frapper, mais ses membres se pétrifièrent dès que l’homme derrière elle se mit à parler.

‘‘ Jeune femme sauvage en très bon état ! Les enchères commencent à 500 pièces d’or ! ‘‘

Et la lutte entre les acheteurs commença brusquement sans s’arrêter. Vaënadiel en avait perdu le fil et ne savait plus ce qu’elle entendait, tentant de faire le vide dans son esprit et de trouver une échappatoire à ce merdier dans lequel elle s’était foutue. Eziel ne voulait que se faire de l’argent et la faire disparaître pour mieux achever la famille de Liam ... Et elle n’avait même pas eu la chance de dire à toute sa famille à quel point elle les aimait. La tête basse, elle entendit le dernier prix annoncé par un riche client, suivi d’un lourd silence.

‘‘ 4000 pièces d’or ! ‘‘

Au final, elle n’était qu’un vulgaire objet de foire, une ordure parmi tant d’autres, une inconnue parmi des milliers et maintenant, elle serait la chienne d’un inconnu qui l’amènerait loin de ce qu’elle avait toujours connu ... Mettre fin à ses jours aurait été moins souffrant tout compte fait. D’ailleurs, Eziel empocha son montant, quittant les lieux sans même lui jeter un coup d’oeil, s’esclaffant et maintenant la finale, car il devait retrouver Heïan parmi cette foule et l’amener à son piège, mais ça, ce serait seulement au soir.



Dernière édition par Vaënadiel Eira le Dim 13 Jan 2013 - 0:24, édité 1 fois
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Liam Kreiss



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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Sam 12 Jan 2013 - 23:30


La nuit fût une nouvelle fois longue, mais au matin, ils étaient déjà plus reposés. Sans doute parce qu'ils avaient dormis dans des lits. Ils descendirent dans la salle commune de l'auberge, mangeant un peu et discutant sur la manière de commencer leurs recherches. La ville était grande et en plus le marché attirait beaucoup de gens. Mais Liam était sûr qu'ils la retrouveraient. Il la sentait, là quelque part, déjà bien plus proche de lui que la veille.

Lorsqu'ils sortirent, la ville était déjà bien animée. Liam était stupéfait de voir autant de monde rassemblé.

-Que se passe-t-il ici ?

Omar répondit :

-Madorass est connue pour son marché aux esclaves…

Liam fronça les sourcils.

-Aux esclaves ? Ils ont le droit ?

-Oui. Sache que les lois de Beolan ne s'appliquent pas forcément ici. Ici je suis Capitaine, mais je n'ai aucun pouvoir.

Liam déglutit. Et sa chose cognait toujours atrocement. Ils commencèrent dès lors à marcher, se fondant dans la foule. Les gens tournaient le regard sur eux en voyant l'armure des soldats, ne les reconnaissant pas comme venant de Madorass. Liam restait fermé, s'en fichant de bousculer les gens. Farkhas trottinait à côté de lui, reniflant l'air.

Ils marchèrent ainsi pendant quelques bonnes minutes, regardant partout autour d'eux. Il y avait trop de monde ! Trop de femmes à cheveux noirs ! Et aucune n'avait la silhouette tant attendue. Liam commençait à désespérer lorsqu'il sentit quelque chose lui effleurer la main. Tournant le regard, il croisa le sien. Et son cœur rata un battement. Il ralentit sa marche, laissant les autres le distancer. Le contact si doux de ses doigts, son regard…

Mais aussi vite qu'elle était apparue, la foule la happa.

-Vaë…Murmura-t-il

C'était elle ! Avec les cheveux noirs…mais c'était elle ! Il s'était stoppé au milieu de la foule, les gens râlant en devant le contourner. C'est là qu'Heïan réapparut, Omar et les gardes derrière.

-Liam ! Que fais-tu ?

Sans regarder son père, Liam balbutia :

-Vaë…elle était là…je l'aie vue…

-Alors suivons-là ! Vite !

Liam sursauta presque et se mit à courir à travers la foule, cherchant la piste de Vaë. Son cœur battait à tout rompre mais il n'osait pas crier pour appeler. Si Eziel l'apprenait qui sait ce qu'il lui ferait encore. Mais…il l'avait perdue.

-Tu es sûr que c'était elle ? Demanda Omar, essoufflé.

-Oui ! C'était elle !

-Tu as pu halluciner, tu es inquiet et tu la vois partout…

-Omar ! Je sais encore reconnaître ma femme ! Et elle est la seule à avoir ce regard qu'elle me lance en me regardant. C'était elle !

-Oui mais là…elle a été mangée par la foule.

Liam serra les poings, la chose rageant. Il se résigna à suivre Omar et les autres. Son père était désolé, le croyant quand il disait qu'il l'avait vue. Parce qu'il savait lui aussi reconnaître Melley n' importe où.
Elle avait été si près…il n'aurait pas du hésiter et se jeter sur elle ! La sauver ! Elle serait avec lui en sécurité et surtout, il aurait pu lâcher sa chose sur Eziel et le tuer.

Ils remontèrent la rue, Liam observant à nouveau partout, mais en arrière, au cas où elle réapparaîtrait. Mais rien…

Alors ils continuèrent, des heures durant, observant tout et tout le monde. Ils firent une pause, dépités. Les gens défilaient, marchaient inlassablement. Les gardes commençaient à en avoir marre de tourner en rond. Heïan réfléchissait et Omar se frottait la nuque, essoufflé.

-Bon on cherche où maintenant ? Demanda Omar.

Personne ne lui répondit. L'un des gardes fût même d'avis d'aller manger quelque part. Mais Liam n'avait pas faim et puis même, il ne pensait pas à manger alors que sa femme était là quelque part.

-Faites ce que vous voulez. Moi je continue à la chercher.

Il se releva, suivit d'Heïan. La semaine et demie de cavale les avaient mis sur les nerfs et Liam pouvait le comprendre. Il ne les forçait pas à le suivre.

-Écoutez…je vous remercie de m'avoir suivit et…je ne vais pas vous forcer à continuer. Reposez-vous puis retournez à Beolan. Je poursuis seul.

Heïan se planta devant lui et répliqua :

-Fiston, je doute que nous allons te laisser seul maintenant. Elle est là et…Liam ?

Liam ne regardait plus son père mais derrière lui. Dans la rue, un homme marchait. Un homme avec de riches atours, montrant bien sa puissance, avec à la main une chaîne…

Une chaîne reliée à un cou qu'il connaissait…Vaë ! Elle était à nouveau nature, les cheveux blancs, mais affreusement courts. Et sur son bras…des ecchymoses étaient nettement visibles. Physiquement, il n'y avait pas d'autres marques. Mais psychologiquement ?

Liam commença tout de suite à marcher vers elle. Heïan le stoppa.

-Attends. Comment comptes-tu la lui prendre ? Si mes déductions sont justes, il vient de l'acheter en tant qu'esclave. Il a tous les droits sur elle.

En tant que quoi ?! Non mais Vaë n'était pas une esclave ! Elle était libre ! Elle était sa femme !

-Justement ! Je ne vais pas la laisser avec lui !

-Je ne connais pas les règles sur ce type de marché…viens on y va avant de les perdre.

Suivis d'Omar et des gardes, ils rattrapèrent l'homme et le conduisirent dans une rue un peu moins bondée, à l'écart. L'odeur de Vaë emplissait les narines de Liam, et sa vue…soulevait son cœur. Mais elle avait un regard…si triste. Une résignation, une douleur masquée. Qu'avait fait Eziel ?

-Que me voulez-vous messieurs ? Je viens d'acquérir cette belle jeune femme et il me faut retourner à mon navire pour la ramener chez moi.

Liam, sachant que son père attendait qu'il parle, détourna difficilement son regard de Vaë et dit :

-Je pense que vous faites erreur sur la personne mon cher.

Il allait jouer son jeu. Du moins, tenter. Et il priait pour que ça marche.

-Comment cela ? Je l'ai payée 4000 pièces d'or ! Ma bourse sent la différence !

-Sauf qu'ils vous ont donné la mauvaise femme.

L'autre fronça les sourcils et se mit face à Vaë, la regardant sous tous les angles.

-Mais non. Je voulais la sauvage et je l'ai eue. Les autres étaient du second choix.

Ses propos dégoûtaient Liam tout comme Heïan. Comment pouvait-on parler de femmes comme de la simple marchandise ?

-Ah oui mais regardez-là…elle a des marques sur le bras…vous vous êtes fait arnaquer sur le prix.

Il espérait que Vaë comprenne qu'il n'était pas sérieux. Qu'il faisait ça pour la sauver. Il la regarda alors, voulant le lui faire comprendre par le regard. Elle savait lire dans ses yeux.

L'homme regarda le bras de Vaë et dit :

-Avec quelques soins ce sera parti.

-Je vous la rachète.

-Me la racheter ? Non mais ça va pas ?

-Je suis tout à fait sérieux. Donnez-la-moi et allez récupérer votre argent.

Les gros riches étaient souvent idiots, mais celui-ci était le pire de tous.

-Mais comment vais-je trouver l'homme qui a mon argent ?

-Ils doivent certainement tout noter…faites-moi confiance. Donnez-la-moi et….ou non, demandez une autre en meilleur état…Sans marques. Pour le même prix. Mais vous l'avez déjà payé.

-Bonne idée ! Merci beaucoup tiens !

Il détacha la chaîne de son poignet et la tendit à Liam, s'éloignant tout de suite après. Ils attendirent en silence, pour être sûrs qu'il n'ait pas un éclair de lucidité et revienne reprendre son dû. Liam ne parvenait pas à croire qu'il avait réussit. Heïan et les autres étaient souriant, contents de voir Vaë avec eux.

Lâchant la chaîne, il porta ses mains à son cou pour enfin retirer cet affreux collier. Il la regardait, son cœur palpitant dans sa poitrine comme un fou. Il l'avait retrouvé…elle semblait perturbée, mais il mit ça sur le coup de la tension accumulée.

Le collier tomba dans un bruit sourd au sol. Heïan et les autres étaient un peu en retrait, regardant le tout et surveillant aussi aux alentours.

Liam s'approcha, et lentement il serra Vaë dans ses bras. Il la sentit se tendre, mais ne comprit pas.

-Vaë…c'est moi…tu n'as plus rien à craindre. Chut…

Il lui prit le visage entre les mains, et délicatement, l'admirant, il posa ses lèvres sur les siennes. Ca lui avait tant manqué…

Sauf qu'elle ne répondit pas. Elle tremblait contre lui, était raide, tendue, et lorsqu'il se détacha, surpris, elle détourna la tête, ne le regardant pas, se cachant derrière ses cheveux. Liam ne comprit pas.

-Vaë je…qu'est-ce qu'il y a ? C'est moi, c'est Liam. Regarde…

Il sortit sa chaîne avec son alliance, mais elle ne bougea pas. Ne fît rien. Se reculant, il sentit son cœur se serrer. La chose ruait encore plus violemment en lui. Qu'avait fait Eziel ? Il serra la chaîne dans sa main, reculant encore d'un pas. Elle semblait apeurée de le savoir si proche. Eziel avait-il fait comme pour sa mère ? Pour qu'elle ait peur de lui ? C'était insensé puisque c'était Heïan qu'il voulait atteindre.

-Vaë, parle-moi…dis-moi ce que tu as…

Omar prit la parole aussi, timidement pour une fois :

-Il faudrait qu'elle nous dise ou est cette ordure d'Eziel. Il faut l'enfermer une bonne fois pour toutes.

"Le réduire au silence, oui." Pensa Liam. Mais ça, il s'en chargerait lui-même et la chose pourrait enfin se lâcher. Elle commençait à lui faire mal.

Mais la douleur dans les yeux de Vaë, ses tremblements…mon dieu…qu'est-ce qu'il pouvait s'en vouloir et avoir mal de la voir ainsi !

Il resta là, immobile, à regarder sa rose qui était pétrifiée, regardant chaque homme ici présent, comme s'ils étaient des monstres. Farkhas lui, était assis prêt d'Heïan, remuant de la queue, content de voir sa maîtresse.

Liam était si heureux de la retrouver…il voulait la serrer contre lui, lui transmettre son courage et la réconforter. Mais elle tremblait et dès qu'il faisait un pas, c'était pire encore.

Alors il attendit que son père ou Omar prennent les directives. Parce que lui…ne savait pas quoi faire…


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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Dim 13 Jan 2013 - 1:44

Une vengeance plus forte que tout, part.10

Les esclaves furent descendus de la plate-forme une fois que les enchères eurent été définitivement terminées. On entoura alors le cou de la jeune nordique qui sursauta au déclic que le verrou fit. Un homme d’assez grande taille, vêtu de riches habits s’approchait et prit son menton délicatement pour regarder son visage sous tous les angles possibles. Ensuite, il caressa ses cheveux qui avaient considérablement perdu en longueur. Elle tenta de se reculer, mais le vendeur d’esclaves l’en empêcha et tendit la chaîne à son possesseur, lui souhaitant ensuite la bonne journée. Vaënadiel regardait partout autour d’elle en panique et ne trouvait aucune échappatoire. Elle avait une seule envie: s’écrouler au sol et hurler comme une damnée pour qu’on la sorte de là ou qu’on l’achève sur place. Ses enfants, son époux ... elle les voulait près d’elle, mais elle n’avait que leur image pour se consoler. Toujours silencieuse, la druidesse suivit son maître en dehors de la cachette où avait lieu le trafic d’esclaves et ils remontèrent des bas quais pour rejoindre la surface en direction du port de Madorass. La foule était beaucoup plus affluent par ici, mais on fit dévier le riche homme de sa trajectoire. Vaë leva la tête, confuse et ne tomba que sur les hommes d’Omar dont elle reconnaissait l’armure. Son coeur se mieux à palpiter et elle entra dans un état de panique intérieur, ses membres se mettant à trembler. C’est lorsqu’ils furent conduits dans une rue beaucoup plus calme que la jeune femme à la chevelure de neige croisa le regard du géant, d’Heïan et finalement, celui de son mari. Ils étaient là. Ils étaient venus la chercher ... mais elle avait tellement peur malgré sa joie de les voir ici présents. Ses yeux aqua n’osèrent pas le regarder très longtemps et se baissèrent sur un rat qui rasait le mur d’un bâtiment de pierre juste à côté d’eux. Liam ... il était là juste devant elle et pourtant, elle voulait s’en éloigner au risque de souffrir de son rejet ...

Le début de la conversation entre les hommes sonnait floues à ses oreilles et elle n’en comprenait rien tellement elle était perdue dans ses sombres idées, fixant le sol. Ce qui la sortit de sa torpeur fut le regard du riche homme qui se posta devant elle pour l’observer de la tête aux pieds, la contournant aussi. La jeune femme avait sursauté et s’était raidi aussitôt, le suivant des yeux et prête à le frapper s’il osait la toucher.

‘‘ Mais non. Je voulais la sauvage et je l’ai eue. Les autres étaient du second choix. ‘‘

‘‘ Ah oui, mais regardez là…elle a des marques sur le bras…vous vous êtes fait arnaquer sur le prix. ‘‘

Là, elle ne comprenait plus rien et son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine. Les paroles qu’Eziel lui avait dites en la comparant à une chaussette tournaient en boucle dans sa tête alors qu’elle portait son regard dans celui de Liam qui essayait de lui dire quelque chose. C’était ... une diversion ? Vaë n’avait jamais été aussi confuse de toute sa vie et elle baissa les yeux sur son bras recouvert de contusion, des marques de mains de son agresseur. Le jeune soldat et le riche homme continuèrent leur échange, tentant de trouver un terrain d’entente alors que la nordique levait les yeux vers les soldats, Omar et Heïan qui semblaient rassurés de l’avoir retrouvé en un morceau, mais détruit de l’intérieur. Elle ... un vulgaire déchet souillé.

C’est alors qu’elle entendit un faible grincement et la chaîne rattachée à son cou bouger légèrement. Le bracelet fut posé dans la paume de main de Liam et l’acheteur d’esclave quitta les lieux comme le bon imbécile qu’il était. Ses yeux aqua le suivirent un instant puis revint se poser sur les hommes, sur sa famille. Ils souriaient tous, mais elle ne souriait pas. Qu’est-ce qu’ils diraient en apprenant ce qu’Eziel avait fait ? Non. Ce qu’ELLE avait fait pour subir le courroux du tueur à gages ? Car elle l’avait mis à bout de nerfs pour qu’il agisse de la sorte. Elle l’avait cherché comme il avait si bien dit quelques jours plus tôt. Liam s’approcha alors d’elle, laissant pendre la chaîne contre son dos et lui enleva ce collier étouffant et lourd. Vaënadiel le regarda s’échouer sur le sol, livide et leva la tête pour remarque que je le jeune homme avait considérablement réduit la distance entre eux. Elle sentit ses bras autour de lui, ceux qui la rassuraient tant et qui lui faisaient maintenant peur par leur rejet qui aurait bientôt lieu. Son corps se raidit d’un seul coup, comme s’il allait lui faire mal ou la pousser brusquement dans les secondes qui allaient suivre, mais il n’en fit rien.

‘‘ Vaë…c’est moi…tu n’as plus rien à craindre. Chut… ‘‘

Il se détacha et elle sentit ses mains sur son visage, croisant son regard fauve puis sentit ses lèvres sur les siennes, sauf que l’image d’Eziel lui revenait en tête au même moment. Il allait serrer son visage et lui faire mal ... il allait lui faire mal ... Ses tremblements reprirent de plus belle et se tendirent d’un seul coup, redoutant ses assauts. Dès que le jeune homme se détacha, Vaënadiel baissa les yeux. Elle était tout simplement incapable de lui faire face maintenant puisqu’elle était dégoutante, souillée. Jamais plus elle ne serait à sa hauteur et dès qu’il saurait, elle verrait le dégout peint dans ses yeux ... là elle saurait qu’il faudrait qu’elle parte ...

‘‘ Vaë je…qu’est-ce qu’il y a ? C’est moi, c’est Liam. Regarde… ‘‘

Ses paupières étaient fermées, l’empêchant de voir ce qui l’entourait. Sa gorge était serrée et elle ne savait plus comment réagir. Sa voix était bloquée au fin fond de sa gorge et elle n’avait plus osé parler depuis le soir où elle avait été salie. Elle avait envie de pleureur, mais rien ne sortait, une coquille vide. Elle se risqua cependant à lever les yeux lorsqu’il lui montra son pendentif et sa bague de mariage. Toujours cachée derrière sa chevelure, la jeune nordique les regarda longuement sans pour autant bouger, ce qui fit reculer Liam d’un pas vers l’arrière. Vaë parvenait à se calmer un tant soit peu lorsqu’elle ne sentait personne autour d’elle et respirait un peu mieux et il recula d’un deuxième. Elle sentait ses jambes si molles sous son poids d’un coup, mais elle resta en équilibre regardant les bottes de son époux.

‘‘ Vaë, parle-moi…dis-moi ce que tu as… ‘‘

Si elle le disait maintenant, il la laisserait croupir dans les ruelles de Madorass et s’en retournerait à Beolan rejoindre sa famille, trouverait une autre femme plus pure qu’elle ne l’était elle. Et la druidesse commençait à se convaincre toute seule que c’était maintenant inévitable. Gardant donc le silence, ce fut Omar qui parlait d’un ton beaucoup plus calme.

‘‘ Il faudrait qu’elle nous dise où est cette ordure d’Eziel. Il faut l’enfermer une bonne fois pour toutes. ‘‘

Re...retrouver Eziel ?! Non, non, non ! Pas question qu’elle se retrouve une nouvelle fois près de lui. Qu’est-ce qu’il lui ferait cette fois ? Surtout s’il la voyait avec Heïan et Liam ? Ce serait pire que la première fois. Ses tremblements se firent violents à cette pensée et ses yeux se posèrent sur chacun des hommes ici présent, apeuré. Heïan regardait la scène, complètement impuissante. Il ne savait pas ce qu’Eziel avait fait, mais elle aurait du mal à s’en remettre malgré sa force d’esprit. Aussi soupira-t-il, faisant signe à Farkhas d’aller la rejoindre et tapa des mains devant le visage d’Omar pour qu’il se réveille.

‘‘ Il faut le trouver avant la tombée de la nuit. Son plan n’est pas terminé encore alors il faut le prendre par surprise avant qu’il ... ne soit trop tard.''

Cela voulait dire avant que le tueur à gages ne le trouve et lui enlève la vie. Vaënadiel, toujours aussi silencieuse, leur tourna le dos et s’enfonça dans les ruelles. Le loup aboya et la suivit, les hommes en faisant de même en fronçant les sourcils d’interrogation. Ils marchèrent un long moment, serpentant dans les ruelles les plus dégoutantes de Madorass et où des regards mauvais se posaient sur les hommes. Certains mendiants et voyous détalaient comme des lièvres à la vue des armures et des armes des hommes pour aller se cacher dans leur t’audit. La druidesse continua alors et entra dans un énorme trou où se déversaient les eaux souillées de la cité. L’odeur était pestilentielle et elle dut mettre une main devant sa bouche et son nez au risque de dégobiller sur place. Les soldats en firent de même alors que Farkhas se retenait pour ne pas gémir sous cette torture olfactive. La femme les guidant toujours, ils arrivèrent à un détour où ils purent entendre des rires masculins. Elle leur fit signe d’attendre à l’obscurité alors qu’elle s’avançât d’un pas incertain sous la lumière projetée par le feu de camp de cet endroit qu’elle avait vu une fois auparavant. Les criminels se turent aussitôt 3 d’entres eux déjà ivre mort à cause de l’alcool qu’ils avaient pu se procurer grâce à Eziel qui d’ailleurs, se redressa sur ses jambes à cette vue. Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres.

‘‘ Tu t’ennuyais de moi, ma beauté ? À moins que tu n’aies envie de passer une autre folle nuit d’amour avec moi. ‘‘

Le tueur à gages s’esclaffa alors que Vaënadiel tournait la tête vers l’arrière, regardant Liam dans les yeux, soudainement honteuse. Maintenant, il savait sans qu’elle eût besoin de le lui dire de vive voix. Eziel fronça alors les sourcils et son coeur rata un bon lorsqu’il entendit des bruits dans l’ombre. Le premier qui se montra fut Heïan qui faisait maintenant un barrage entre lui et Vaë qui se retrouva bien rapidement entouré d’homme.

‘‘ Oh ... je vois ... ‘‘

‘‘ Tu sembles ... confus, Eziel ? Tu n’es pas content de nous voir ? ‘‘

‘‘ J’aurais préféré me rendre jusqu’à toi en personne, Heïan. ‘‘

Le concerné eut un sourire en coin et haussa les épaules, laissant son fils prendre les devants qui ne parvenaient plus à se maîtriser et il savait qu’il ne pouvait garder le contrôle plus longtemps. L’ancien Capitaine recommanda alors à ses frères d’armes de rester en retrait et surtout, de garder un oeil sur la jeune femme qui voyait tout, pétrifié d’horreur.

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Liam Kreiss



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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Dim 13 Jan 2013 - 12:02


Liam regardait sa femme, ne comprenant pas ce qu'elle avait. Il pouvait comprendre qu'elle soit chamboulée, c'était normal, mais de la à le repousser ? Qu'avait fait ou dit Eziel ? Seul Farkhas put l'approcher sans qu'elle ne tremble, s'asseyant à ses côtés en remuant de la queue. Heïan réveilla alors Omar qui semblait ailleurs et déclara :

- Il faut le trouver avant la tombée de la nuit. Son plan n’est pas terminé encore alors il faut le prendre par surprise avant qu’il ... ne soit trop tard.

Oui, avant que ce ne soit lui qui les trouve. Liam ne voulait pas perdre son père, et personne d'autre d'ailleurs. Et puis…la chose faisait affreusement mal. De voir sa femme ainsi, c'était atroce. Alors il ne voulait qu'une chose, avoir ce salaud de fils de pute entre les mains.

Et d'un coup Vaë leur tourna le dos et commença à marcher dans le sens opposé, Farkhas sur les talons. Aussitôt, les hommes la suivirent, ne la perdant pas une seule fois de vue. Liam avait rangé la chaîne dans sa poche, et espérait qu'un jour il puisse lui redonner ses bijoux. Ils se frayèrent un chemin dans la foule, sentant les regards sur eux, s'éloignant des grandes artères. Vaë leur fît emprunter un chemin plus étroit, plus sombre, repère de moult mendiants qui détalèrent en voyant les gardes.

Liam ne savait pas ou elle allait. Elle n'avait pas ouvert une seule fois la bouche. Mais il la suivit dans ce trou sombre d'où s'échappait une odeur infecte. Elle disparut à l'intérieur et sans plus hésiter, Liam et les autres y pénétrèrent aussi. C'était les égouts. C'était pour ça que ça sentait si fort.

Continuant d'avancer, guidés par la jeune nordique, ils purent rapidement entendre des rires masculins. Dont certains déjà assez éméchés. C'est là que Vaë leur fît signe de s'arrêter et elle s'avança, seule. Liam voulut la retenir, mais Heïan posa une main sur son bras. Oui, il devait faire confiance à sa femme.

Alors ils écoutèrent, ne voyant que de moitié et encore. Les rires s'arrêtèrent nets et Liam vit une silhouette se redresser sur ses jambes. Eziel. D'ailleurs sa voix ne tarda pas à s'élever :

-Tu t’ennuyais de moi, ma beauté ? À moins que tu n’aies envie de passer une autre folle nuit d’amour avec moi.

Une autre…nuit d'amour ? Liam serra les poings et les dents, croisant le regard de Vaë, honteuse. Alors c'était pour ça qu'elle ne le voulait pas ? Elle pensait qu'il allait la repousser parce qu'elle s'était faite violer ? La chose cognait si violemment qu'il dut faire un gros effort pour ne pas se jeter sur ce porc et suivre son père qui s'avançait, le prenant par surprise. Vaë…il l'avait…

-Tu sembles ... confus, Eziel ? Tu n’es pas content de nous voir ?

Il n'écouta pas la réponse de l'ordure et s'avança, laissant son père reculer les gardes et protéger Vaë. Il ne tenait plus. Il se posta devant Eziel, les poings si serrés qu'il crut qu'ils allaient se briser dès qu'il les bougerait. Eziel lui, ne semblait pas avoir peur et les deux autres hommes s'étaient eux aussi levés, prêts à aider.

-Alors mon grand, tu viens prendre des cours sur la façon de pénétrer ta femme ?

Ses os craquèrent lorsque Liam les détendit enfin. Il s'approcha encore de l'homme, la chose sur l'infime limite de la barrière. Une provocation supplémentaire et ce serait parti…

-Tu crois que tu me fais peur ? Tu n'as même pas su la surveiller plus de cinq minutes ! Maintenant elle est aussi bonne qu'une putain dans les rues de Venill !

La chose éclata. Liam hurla et se jeta sur Eziel. L'homme, surpris, tomba à la renverse et Liam commença à le frapper partout. Avec les poings. L'autre tentait de se défendre, rien à faire, les coups étaient trop rapides, trop violents. Liam ne se rendait plus compte de rien, il était consumé par sa folie meurtrière, et tout ce qu'il voulait, c'était annihiler cet homme.

Les deux autres hommes voulurent aider, mais les gardes d'Omar les en empêchèrent, eux aussi effrayés par le spectacle qu'offrait Liam. Celui-ci reçut cependant un coup au visage, qui le fît perdre le rythme. Eziel en profita et se releva, sortant une dague qu'il fît tournoyer. Il avait le visage en sang, crachant des dents au sol.

-Tu crois m'avoir comme ça petit ? Viens dans la cour des grands !

Se redressant, toujours en proie à sa folie, Liam dégaina lentement l'épée que son père lui avait offert quelques années auparavant. Il avait aussi la dague offerte en cadeau de mariage, mais l'épée allait être plus amusante…pour ce qu'il comptait faire.

Eziel regardait l'arme en ricanant :

-Ce n'est pas parce que ta lame est plus grande qu'elle va gagner. Il faut savoir l'utiliser.

-Je sais l'utiliser, merci.

Ce n'était pas la voix de Liam. Bien plus froide et plus dangereuse. Se jetant sur Eziel, il commença à attaquer, la chose le contrôlant complètement. Il se vit désarmer Eziel en deux temps trois mouvements, il se vit trancher les parties intimes d'Eziel qui hurla, il se vit lui enfoncer l'arme dans le ventre et la tourner dans sa chaire, sentant chaque organe se rompre, chaque os se briser sous le contact.

Eziel hoqueta, mais déjà Liam ressortait l'épée et l'enfonçait à nouveau, plus haut sur la poitrine. Les mains et le haut de Liam était couverts de sang, mais il s'en fichait. Il tuait cet homme. Il vengeait sa femme et sa mère, et toutes les victimes innocentes qu'il avait pu faire dans sa misérable vie.

Lorsqu'il ressortit la lame, il ne laissa pas le temps à Eziel de s'effondrer. Un sourire mauvais éclaira le visage du chevalier et il pivota, le bras tendu. L'épée virevolta et trancha net la tête du tueur à gages dans un geyser de sang.

Le visage de Liam en fût aspergé et la tête tomba à un mètre plus loin, le corps s'effondrant, flasque, se vidant de son sang. Serrant l'épée, Liam continua à l'enfoncer dans ledit corps, ne parvenant pas à calmer sa chose. Cette ordure avait osé la violer ! Avait osé la détruire de l'intérieur ! Liam hurla de plus belle, se disant que même s'il était mort, le mal était fait. Vaë avait subit.

C'est là qu'il vit les deux autres hommes, ivres de moitié. Il se redressa, se tournant vers eux. Il n'était pas beau à voir, couvert de sang de la tête aux pieds, un rictus mauvais sur le visage, des flammes de colère dans les yeux. Il s'approcha, et même les gardes qui les surveillaient reculèrent, terrifiés.

-LIAM !

Le cri le fît se retourner. Il vit son père, là-bas, avec Omar et…Vaë. Elle avait tout vu. Et elle était apeurée. Littéralement. Il la voyait trembler de là ou il était. L'épée tomba au sol lourdement, résonnant contre les parois de pierre. Mais la chose était toujours présente et le consumait.

-Je t'ai vengée…il a osé te…te…

Et il se détourna, courant dans les galeries des égouts. Il devait se calmer avant toute chose. Et s'il restait là, il serait bien trop tenté de tuer les deux autres gardes. Se calmer pour aider Vaë aussi. Dans le noir, il hurla, son cri se répercutant en écho le long des murs. Se calmer, se calmer…il venait de tuer Eziel de la manière la plus atroce qui soit.

Il sortit la dague bleutée de sa ceinture, et la chose reprenant le contrôle, il revint sur ses pas. Il n'y avait plus qu'un seul homme ivre. L'autre avait réussit à se faire la male. Alors Liam courut sur le dernier, lui sauta dessus, et lui trancha la gorge dans un gargouillis affreux. Personne n'avait eu le temps de réagir ou de tenter de l'en empêcher.

Et la chose le contrôlait toujours. Il recula contre un mur, regardant tout le monde. Ils étaient tous horrifiés par ce qu'ils avaient vus. Même son père. C'est ce qui fît reculer un peu la chose. Il venait de devenir comme son grand-père. Et surtout, il venait de décevoir son père et sa femme. Baissant les yeux, Liam lâcha l'arme, respirant trop vite. C'est là qu'ils entendirent des bruits de courses et des hommes crier. La garde de Madorass. Dès qu'ils apparurent, ils comprirent bien vite qui était responsable en voyant le sang sur les armes aux pieds de Liam et sur ses vêtements. Vu l'état de la victime, ils comprirent aussi pourquoi les autres n'avaient pu rien faire pour l'arrêter. Omar voulut parler, mais déjà le Capitaine de Madorass hurlait :

-ARRÊTEZ-LE !

Et Liam détala dans les conduits, ne respirant pas l'odeur pestilentielle mélangée au sang qui le tâchait, s'enfonçant dans les boyaux. Il devait mettre de la distance entre lui et les siens. Il le savait qu'il allait écoper d'une peine de prison voire de mort, mais il devait s'éloigner pour qu'ils puissent rentrer chez eux. Que Vaë se relève, qu'elle retrouve ses enfants. Qu'elle ne pense plus à lui, sombre meurtrier. Sa chose brûlait toujours en lui et il se retrouva bloqué par une grille, dans un cul-de-sac.

-Alors comme ça on tente de fuir, vaurien ?

Le Capitaine était là avec deux de ses hommes. Les autres étaient restés à l'entrée.

-C'était un criminel…il la mérité…

-Criminel ou pas, c'était un homme. Tu l'as tué, en plus du second, tu deviens meurtrier. Et ici les meurtriers restent en prison ou vont dans l'arène.

Dans l'arène ? Quelle arène ? Liam paniquait. Il voulait que les siens soient ressortis, qu'ils partent à Beolan…qu'ils aident Vaë à s'en remettre. A la guérir comme ils avaient fait pour sa mère…violée…il l'avait violée…

Les gardes se jetèrent alors sur lui, lui prenant les bras et les nouant dans le dos. Et hop, marche arrière. Revenant dans la salle, Liam vit qu'ils étaient toujours là. Vaë ne le regarda pas. Pas plus qu'Omar et les gardes de Beolan. Il n'était plus des leurs.

Seul son père le regardait encore. Mais avant de l'emmener, ils devaient parler avec Omar, puisqu'il était Capitaine à Beolan. Attaché, Liam fût mis au sol et un homme se posta à côté, pour le surveiller.
Il avait vengé sa femme, il devait en payer le prix. Et la prison ou l'arène n'était rien, face au fait qu'il allait se faire renier de sa famille.

Son père avait cru en lui, avait cru qu'il ne deviendrait pas comme son grand-père. Sa femme était traumatisée par ce qu'elle avait subit et vu. Son Capitaine n'allait certainement plus l'accepter au sein de sa garde dans cet état. Il venait de tout ruiner. Et pourtant, la chose cognait toujours, voulait toujours sortir. S'il avait pu, il aurait tué les gardes de Madorass. Mais ceux-ci discutaient toujours avec Omar. Heïan restait près de Vaë et Farkhas. Liam baissa les yeux, attendant le verdict. Qui ne tarda pas. On le remit sur pieds et le Capitaine déclara :

-On va t'emmener un peu en prison toi hein ? Le temps de clarifier le tout avec ton Capitaine. Parce que l'odeur ici commence vraiment à être insupportable.

Et on le traîna, suivit de tout le monde. Vers la prison. Sa nouvelle demeure. Et avant de quitter les siens, Liam voudrait juste leur dire à quel point il était désolé de les avoir déçus. Son père, sa femme, son Capitaine. Et plus loin, sa mère, sa sœur, son ami, ses enfants...

Vaë…elle avait tant souffert de nouveau…parce qu'il l'avait laissée cinq minutes seule…


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Vaënadiel Eira



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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Dim 13 Jan 2013 - 18:34

Je suis désolée ... part.1

Liam s’approchait dangereusement. Trop près... il était trop près ! La jeune femme, entouré d’un mur d’hommes commençait à paniqué à sa respiration se faisait de plus en plus rapide. Elle était pétrifiée sur place et ses yeux ne déviaient pas du jeune homme qui marchait d’un pas menaçant vers son agresseur. Bouge ! Va-t’en ! Mais aucune parole ne sortait de sa bouche qui était toujours close. Eziel lui faisait face, la tête haute, et un rictus mauvais sur le coin des lèvres alors que ses deux acolytes se levaient lentement derrière en se sentant bien menaçant. Il fallait qu’il revienne, qu’il laisse Omar et ses hommes s’occuper du tueur à gages, qu’il finisse ses jours en prison. Et encore, la prison n’était pas sécuritaire pour un criminel aussi dangereux. La jeune femme regarda alors Heïan qui restait là, sur place, le sentant impuissant devant une telle situation. Il avait tout de même pris soin de ce psychopathe quelques années plus tôt et cela devait tout de même l’atteindre bien qu’Eziel ne désirait que de le voir mort afin de mener à terme sa vengeance. Mais il y avait autre chose; de la peur à l’égard de son propre fils et de ses agissements. La voix du tueur à gages s’éleva alors fortement :

‘‘ Alors mon grand, tu viens prendre des cours sur la façon de pénétrer ta femme ? ‘‘

Eziel regarda légèrement en direction de Vaënadiel puis reposa son attention sur Liam avec un air arrogant. Des frissons d’horreur avaient parcouru l’entièreté du corps de la jeune femme l’espace d’une seule seconde et son teint déjà pâle avait considérablement blêmi. Ses tremblements avaient recommencé et elle soufflait si fortement qu’Heïan crut qu’elle leur ferait une crise de panique dans les secondes qui allaient suivre. Il dut donc se retourner vers elle et par réflexe mettre ses mains sur ses épaules, mais la jeune nordique le claqua si fort sur les avant-bras que l’homme en resta surpris. Cependant, il fit mine de rien, car il n’avait pas pris garde, et tentait d’établir un contact visuel avec elle qui se dérobait.

‘‘ Vaë ... écoute-moi. Calme-toi et ne l'écoute surtout pas... tout ira bien. Il n’arrivera rien à personne ici, c’est compris ? Nous retournerons tous à la maison bientôt. Tu es en sécurité maintenant. ‘‘

Mais elle ne l’écoutait qu’à moitié, hocha par la positive, car elle avait compris le nécessaire de ses dires. Sauf que son attention se porte de nouveau sur les hommes se trouvant à quelques mètres plus loin, Eziel provoquant Liam.

‘‘ Tu crois que tu me fais peur ? Tu n’as même pas su la surveiller plus de cinq minutes ! Maintenant elle est aussi bonne qu’une putain dans les rues de Venill ! ‘‘

Ces paroles l’atteignirent une seconde fois de plein fouet et elle sentit les larmes revinrent après un long moment d’absente. On avait fini par lui dire ce que voulait dire le mot putain et tous les synonymes qui le qualifiait comme pute, catin, fille de joie, etc. Sa barrière était à 20 mètres sous le sol et était pratiquement irréparable désormais, à moins d’un miracle. L’histoire de la chaussette ... elle lui revenait sans cesse en tête alors que ses yeux fixaient le vide, Heïan et Omar tentant de la sortir de ses songes qui étaient en train de la manger vive. Il ne fallait pas qu’elle l’écoute, qu’elle ignore ses paroles, mais il était déjà trop tard; Eziel avait détruit son estime en quelques minutes et en quelques paroles. Une putain ... Elle n’avait pas su être forte et le repousser, car elle n’en avait pas la capacité ... elle était faible et dégueulasse.

Ce qui la ramena à la réalité fut le cri poussé par Liam qui sautait sur Eziel et le frappait avec une force qu’elle ne lui avait jamais connue. Il était déchaîné, se défoulait sans se soucier des regards. Les deux soldats qui accompagnaient Omar furent obligés de s’éloigner du groupe et d’empêcher les voyous de porter aide au tueur à gages, tout aussi effrayé qu’eux par la scène et l’aura que dégageait Liam. Il reçut alors un coup de poing au visage bien placé qui fut assez pour le déstabiliser et permettre à Eziel de se défaire de son étreinte pour se remettre sur pied. Mais Vaë n’entendait plus rien mis à part les battements de son coeur qui tambourinaient avec violence dans sa poitrine. Les armes avaient été réveillées. Dague en main, le tueur à gages la faisait tournoyer avec agilité dans l’une de ses mains, crachant du sang et une autre dent au sol avant de dire :

‘‘ Ce n’est pas parce que ta lame est plus grande qu’elle va gagner. Il faut savoir l’utiliser. ‘‘

‘‘ Je sais l’utiliser, merci. ‘‘

Heïan tout comme Vaënadiel furent pris de sueur froide, un frisson de terreur traversant avec violence leur colonne vertébrale. Le père eut l’impression d’être revenu en enfance, le jour où ils s’étaient retrouvés face à face dans son ancienne chambre alors que son propre paternel voulait l’abattre après avoir fait du mal à Naëlyah. Il sentait ses mains trembler et ferma les poings pour tenter de les masquer, mais sa mâchoire se serra si fort qu’il en eut mal; son fils et son père avaient eu le même ton de voix. Le spectacle qui s’en suivit dégouta la jeune femme qui commençait à avoir la nausée en voyant tout ce sang, cette souffrance et cette violence. Heïan dut baisser la tête pour ne pas voir toute la scène et ferma les yeux alors que son compagnon posait une main sur son épaule en guise de soutien.

‘‘ Vaë, ferme les yeux. ‘‘ Demanda Omar d’un ton doux.

La druidesse leva les yeux vers lui, le regardant un long moment avec des larmes qui ne voulaient pas couleur sur ses joues et baissa la tête pour se cacher derrière sa crinière blanche. Tout ce qu’elle entendait était les bruits d’agonie, les craquements d’os puis un bruit sourd. Puis ... plus rien. Ses paupières s’ouvrirent tranquillement pour voir un corps sans tête se vidant de son sang et ce fut plus fort que tout; Vaë vomit dans l’eau souillée des égouts. C’était tellement dégoutant et l’odeur ainsi que la vue du sang l’étourdissaient. Heïan n’avait rien manqué du coup final et avait l’estomac noué et les yeux rivés vers son fils qui se tournaient maintenant vers les soldats qui surveillaient les deux autres voyous encore à moitié ivres. Ils reculèrent tous, s’acculant eux même contre le mur humide et froid de la pierre alors que Liam, recouvert de sang s’en approchait. C’est là qu’Heïan dut agir avant qu’il ne leur saute à la gorge et ne les éventre tous jusqu’au dernier, coupable ou non.

‘‘ LIAM ! ‘‘

Liam se retourna pour enfin prendre conscience qu’il était là, avec Omar et Vaënadiel qui était littéralement apeurée. Ses membres tremblaient comme jamais. Ses jambes étaient affreusement molles et elle tomba sur les genoux en même temps que l’épée de son époux qu’elle ne reconnaissait plus frappe lourdement le sol. Les yeux dans le vide, fixant maintenant le sol, les larmes se mirent enfin à couler.

‘‘ Je t’ai vengée…il a osé te…te… ‘‘

Elle n’entendit que des bruits de pas s’éloigner au fin fond des tunnels du réseau d’égout, mais le cri qu’il poussa une fois éloignée la fit sursauter et elle se recroquevilla sur elle-même, tétanisée. Maintenant elle avait peur qu’il fasse subir le même sort puisqu’il savait pour ce qu’Eziel avait fait. Il la verrait certainement comme une catin, une moins que rien, une souillure à l’état pur. Ses sanglots se firent un peu plus violents; les premiers depuis cet affreux soir. Elle n’en pouvait plus ... pourquoi fallait-il qu’elle soit aussi naïve et fasse confiance à tous le monde ? Était-ce le prix à payer pour être trop gentille, de voir le bon en chaque personne qu’elle croisait ? Si oui, autant tout arrêter maintenant ... mais ... elle voulait revoir ses enfants et sa famille une dernière fois avant.

Profitant de cette accalmie et du fait que les soldats de Beolan étaient encore sous le choc, l’un des voyous réussit à se dégager pour détaler comme un lapin, bousculant Omar qui ne l’aperçut qu’à la dernière minute alors qu’il tentait de trouver un moyen pour remonter le moral de la jeune femme repliée sur elle-même au sol. Mais ils levèrent les yeux en voyant Liam revenir pour achever le dernier, faisant bondir les hommes de loi sur les côtés. Sa gorge fut tranchée et son corps se tortilla au sol alors que le criminel agonisait. Le jeune homme recula contre le mur derrière lui pour s’y adosser, sa respiration rapide et profonde alors que ses yeux croisèrent ceux de son père, son Capitaine et sa femme, surpris de ce qu’ils venaient de voir. La dague tomba au sol et des cris suivis de pas et de tintement de métal se firent entendre derrière le trio. Des soldats de Madorass, dont un supérieur venait d’arriver en renfort après avoir vu un voyou ivre sortir en courant des égouts, en panique; celui-ci leur avait dit pour le carnage avant d’être arrêté puisqu’il était bien connu des autorités. Omar voulut s’interposer, mais il n’eut pas le temps que le Capitaine hurla à ses soldats d’arrêter Liam qui prit ses jambes à son cou. Heïan fronça les sourcils et lui cria après, mais sans succès. En fuyant, il aggravait son problème ! Le père de famille jura en même temps que son compagnon et ils attendirent le retour des hommes qui tenaient son fils. Ils l’agenouillèrent au sol alors que Vaë l’était elle aussi, n’osant pas lever les yeux vers lui. Omar et ses hommes pareils, mais par professionnalisme.

Les deux Capitaines se mirent quelque peu en retrait pour tenter de trouver un terrain d’entente, lui expliquant qu’il avait agi en légitime défense et qu’il était lui aussi soldat. Mais le supérieur appartenant à la cité de Madorass ne manqua pas de lui dire que Beolan n’avait pas à faire valoir leur autorité dans l’enceinte de ses murs, qu’ils n’avaient aucun droit légal sur les criminels. Mais pour l’heure, la porte n’était pas fermée. Omar accepta à contrecoeur que Liam soit conduit en prison jusqu’au lendemain où ils pourraient ensuite discuter plus calmement.

‘‘ On va t’emmener un peu en prison toi hein ? Le temps de clarifier le tout avec ton Capitaine. Parce que l’odeur ici commence vraiment à être insupportable.’’ Dit le Capitaine une fois que Liam fut remis sur pied.

Les soldats le prirent aux bras et le firent avancer le premier. Heïan avait aidé Vaë à se redresser sur ses jambes et ce fut la seule fois qu’elle accepta un peu d’aide, car elle mit de la distance avec tous les hommes présents dès qu’ils commencèrent à marcher pour retrouver la clarté du jour en direction du poste de garde le plus près des lieux, soit celui près de la place du marché. Ils entrèrent alors sous le regard des passants curieux et on amena Liam directement à sa cellule dans les tréfonds du quartier général alors qu’Omar, Heïan et Vaë entraient dans le bureau du Capitaine. Celui-ci avait pris place derrière son bureau, attendant des explications, regardant du coin de l’oeil la jeune femme muette qui s’était assise dans un coin, serrant fortement son loup contre elle, le visage camouflé sans sa fourrure.

‘‘ Alors ..., dites-moi pourquoi il faudrait que je le relâche ? ‘‘

‘‘ Parce que l’homme qu’il a tué est un criminel que nous traquons depuis plusieurs mois. Il a séquestré ma femme pendant deux mois, l’a battu à un point tel que je n’arrivais pas à l’approcher. Il l’a torturé physiquement et psychologiquement. Maintenant, il s’en est pris à cette jeune femme, l’épouse de mon fils. L’a violenté et l’a vendu en esclavage de manière illégale ! ‘‘ Dit-il, forcé à prendre une pause pour se calmer, car il commençait à s’énerver. ‘‘ Ce criminel méritait son sort ‘‘

‘‘ Quelle relation aviez-vous avec lui pour qu’il s’acharne sur votre famille ? ‘‘

‘‘ Je ... l’ai abandonné par le passé ... Je l'avais prit sous mon aile puisqu'il était orphelin.‘‘

Le Capitaine fronça les sourcils et darda Heïan du regard qui commençait à avoir peur pour sa peau. Se souvenait-on de ce qu’il avait jadis fait à Madorass lorsqu’il était lui-même tueur à gages ?

‘‘ Eziel était bien connu des autorités alors je trouve étrange qu’un homme comme vous l’ait côtoyé par le passé. Vous pouvez m’expliquer ? ‘‘

‘‘ J’ai vécu dans la rue après la mort de mes parents ... ‘‘ Dit-il simplement pour ne pas s’aventurer trop loin, mais se montrant convainquant.

Le Capitaine s’adossa contre sa chaise et croisa les bras sur son torse, tournant ses yeux bruns vers Vaënadiel qui sentit un regard sur elle. Celle-ci leva lentement la tête et regarda chacun des hommes présents pour terminer sur l’homme de loi de Madorass.

‘‘ Petite ... me confirmes-tu ses dires de vive voix ? ‘‘

Vaënadiel parut surprise de cette demande et tenta d’ouvrir la bouche, mais rien ne voulut sortir. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas parlé et sa gorge lui faisait mal tellement elle avait soif. Le supérieur se leva alors, versa de l’eau dans une tasse de bois et s’approcha d’elle délicatement, gardant une certaine distance envers elle qui s’était remise à trembler, serrant de ses doigts la fourrure de Farkhas qui lui servait de protection. Hésitante, Vaë finit par lever son bras droit, celui couvert de contusions, pour prendre la tasse et la vider en quelques secondes. Le Capitaine l’observa du début à la fin, scrutant le moindre de ses faits et gestes puis reprit la tasse lorsqu’elle la lui redonna d’une façon très peu confiante.

‘‘ Je te le redemande une dernière fois. Peux-tu me confirmer les dires de M. Kreiss de vive voix ? ‘‘

‘‘ Je ... con ...firme ... ‘‘

La jeune femme grimaçait à chaque son qui parvenait à sortir, aussi faibles fussent-ils. De A à Z, elle l’avait regardé dans les yeux, ne déviant le regard que lorsqu’il se leva pour retourner derrière son bureau.

‘‘ Laissez-moi la nuit pour réfléchir et passez demain matin. J’aurai mon verdict final. Et ... tâchez de la faire boire et mangez. Son ventre hurle à tout rompre. ‘‘

Omar et Heïan acquiescèrent en silence puis ils attendirent que Vaënadiel passe la première pour sortir du bureau, sauf que celle-ci descendit les marches qui menaient vers les cellules au lieu de se rendre directement à l’extérieur avec les hommes. Un soldat voulut l’arrêter, mais eut pitié en voyant sa mine dépitée et la conduisit là où Liam se trouvait, pieds et mains liées. Farkhas ne la quittait pas un seule seconde, collé contre sa jambe gauche. Ses mains pâles et tremblantes entourèrent les barreaux et elle l’observant un moment, alors qu’il avait les yeux dans le vide. Ce n’est que quelques minutes plus tard qu’il avait remarqué une présence. Leur regard se croisa à peine deux secondes que Vaë baissa les yeux, bien trop honteuse d’elle-même pour daigner se plonger dans son regard fauve qu’elle aimait tant.

‘‘ Li ... am ‘‘ Commença t-elle, faiblement, se calmant et inspirant profondément. ‘‘ Je ... suis désolée ... je ... ‘‘

Sa gorge se serra d’un seul coup, tentant d’empêcher les dernières paroles qu’elle voulait dire, mais sa phrase prenait une tout autre forme lorsque les mots d’Eziel lui revinrent en mémoire. Elle serra les dents, empoignant plus fortement les barreaux de la cellule et ne put retenir la seule larme qui perlait sur sa joue.

‘‘ l’ai ... cherché ... ‘‘

Son front se cogna lourdement contre les barreaux et elle resta ainsi une bonne minute, les yeux fermés et se mordant la lèvre si fort qu’elle se blessa elle-même. Ses ongles se remirent à gratter sa peau avec un peu plus de force, mais Heïan l’arrêta en la prenant par les épaules et la confiant à Omar. Elle devait dormir ...

‘‘ Nous reviendrons demain matin. Je te promets que tu sortiras d’ici, même si je dois prendre ta place ... ‘‘ Il fit un faible sourire à son fils. ‘‘ Je t’aime, fiston ... ‘‘

Puis il quitta à son tour les lieux pour rejoindre les autres qui étaient dehors. Vaë ne parvenait pas à se faire approcher par personne, ni même les passants et souvent elle les bousculait, car ils empiétaient dans sa bulle. Heïan devait leur demander pardon, mais peu étaient compréhensifs. C’est là qu’ils passèrent devant le babillard où l’homme se précipita, arrachant les affiches dont il avait besoin. Les voilà ses preuves !

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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Dim 13 Jan 2013 - 19:45


Ils passèrent au milieu de tout le monde. Les gens les regardaient, de haut en bas, dégoûtés et horrifiés en voyant le sang sur Liam. Il était devant, les autres derrière, et il ne pouvait même pas voir Vaë ou son père…enfin…maintenant il allait le renier…elle demanderait le divorce et prendrait les enfants, repartirait dans les montagnes avec eux…il serait effacé de leurs vies, comme son grand-père…au final, il ne le portait pas si bien que ça son prénom.

Ils arrivèrent au quartier général et il ne put même pas leur dire quoique ce soit qu'il était séparé d'eux, envoyé en bas dans les cellules. Le garde le jeta dans l'une d'elles, tout au fond, et referma après lui avoir lié les chevilles et vérifié que ses mains l'étaient toujours aussi bien.

Tant bien que mal, il se colla au mur, les jambes relevées sur sa poitrine. La chose brûlait toujours et il ne parvenait plus à la faire rétrécir comme avant. Il était entré dans la folie meurtrière dont son père l'avait mis en garde. Il lui avait dit que si ça arriverait il serait trop tard…

Liam avait du raviver de vieux souvenirs chez son père et maintenant, il ne le voyait plus comme son fils…il allait rentrer et l'annoncer à sa mère et ensuite, son nom serait tabou, personne ne parlerait plus de lui. Mais heureusement, ils s'occuperaient de Vaë. Ils l'aideraient à remonter la pente. Il l'avait violée…il avait osé…

Il se voyait encore le tuer, le décapiter. Il se voyait aussi trancher la gorge de son complice. Il faisait noir dans la cellule et surtout, humide. Liam n'arrêtait pas de se morfondre et d'éloigner du mieux qu'il pouvait la chose, ne voulant pas redevenir comme il l'avait été. Mais avec ce que son père lui avait dit, qui lui assurait qu'il y parviendrait ? Peut-être deviendrait-il à son tour un tueur à gage. Peut-être même deviendrait-il comme l'ordure qu'il venait de tuer, consumé par sa folie meurtrière. Et encore une fois, il était persuadé que sa famille lui tournerait le dos. Il avait tout de même tué. Ce n'était pas rien. Et son père comme sa mère pardonnaient beaucoup de choses, mais certainement pas ça.

Les yeux dans le vide, il ne remarqua pas tout de suite Vaë, agrippée aux barreaux de sa cellule. Il sentit son odeur plus qu'il ne sentit sa présence, et tourna lentement la tête vers elle. Leurs regards se croisèrent l'espace de quelques secondes, puis elle baissa le sien, visiblement gênée de garder le contact. Le voyait-elle encore en tueur ou…à cause de ce qu'Eziel lui a fait ?

-Li ... am…Je ... suis désolée ... je ...

Sa voix était faible, enrouée, et entrecoupée de profondes inspirations. Mais l'entendre parler réchauffait un peu Liam. Et pourquoi désolée ?

Il vit une larme rouler sur sa joue et voulut aller l'essuyer, mais il se souvint qu'il était attaché et ne pouvait rien faire.

-l’ai ... cherché ...

Cherché ? Mais non…Elle avait juste montré sa force de caractère. Eziel l'aurait sans doute fait, quoiqu'elle fasse. Elle n'était en rien responsable. Il voulut le lui dire alors qu'elle se grattait la peau au sang, mais son père arriva et l'éloigna, la confiant à Omar pour qu'elle aille se reposer. Liam attendit les mots durs de son père. Il allait lui dire qu'il était déçu, qu'il n'aurait jamais cru ça de lui. Il lui dirait de ne plus se considérer comme un membre de la famille…il…ne fît rien de tout ça.

-Nous reviendrons demain matin. Je te promets que tu sortiras d’ici, même si je dois prendre ta place ...

Liam était étonné d'entendre ça. Non, son père ne prendrait pas sa place…Liam assumait ses actes…il eut droit à un petit sourire et à une dernière parole de son père :

-Je t’aime, fiston ...

Avant de s'en aller rejoindre Vaë et Omar, le laissant seul dans le noir de sa cellule. Il…l'aimait ? Après ce qu'il avait fait ? Il n'avait même pas eu le temps de leur répondre…d'encourager Vaë, de lui dire qu'elle arriverait à s'en remettre. De s'excuser auprès d'eux tous.

Il restait dans ses pensées, et sursauta donc lorsque la porte s'ouvrit sur un garde qui lui lança une écuelle de nourriture et un pichet d'eau avant de ressortir et s'éloigner. Super, le tout était à deux mètres de lui et Liam était pieds et poings liés. Mais bon. Il rampa comme il put et but goulument au pichet, ayant surtout soif. La nourriture, il la ramena aussi, mais n'y toucha pas. Il sentait l'odeur poisseuse du sang sur ses habits et sa peau. L'odeur de la mort qui flottait dans l'air…

Toute la nuit il entendit des murmures provenant des cellules avoisinantes. Toute la nuit il tenta de dormir un peu, mais tout lui revenait en tête et la chose voulait ressortir. Il réussit cependant à dormir une bonne heure, ce qui lui permit de ne pas être totalement rétamé au lendemain. Surtout qu'on allait l'interroger.

A la première heure, le Capitaine débarqua en personne et on le fît entrer dans la cellule, lui assurant que Liam ne pouvait rien faire, attaché comme il était. Mais le Capitaine prit tout de même ses précautions et pointa son épée droit sur le cœur de Liam. Au cas où.

-Pourquoi avoir tué cet homme ?

-Parce qu'il a fait du mal à ma femme.

Liam ne le regardait même pas, gardant la tête basse. Le plat de la lame se posa alors sur son menton et le força à la relever.

-Juste pour ça ?

La chose cogna à nouveau. Comment ça juste ça ? Non mais il ne savait pas ce qu'il avait fait !

-Cette ordure s'en est d'abord pris à ma mère. Et ensuite à ma femme ! Il l'a enlevée, l'a violée, l'a vendue en tant qu'esclave. Il fallait qu'il paye. C'est tout.

Le Capitaine ne dit rien de prime abord. Il disait les mêmes propos que les hommes de la veille.

-Et pourquoi avec tant de violence ? Vous auriez pu le tuer bien plus rapidement…

Liam déglutit. Il ne devait pas parler de sa folie. Sinon…

-Je voulais qu'il sache ce que c'est que de souffrir. J'assumerais les conséquences de mes actes.

-De toute façon vous n'avez guère le choix. Mais je ne peux pas vous relâcher. Il restait un être humain et en le tuant, vous devenez un criminel.

Puis le Capitaine ressortit, remontant pour attendre Heïan et les autres. Ils tenaient tous les même discours mais bon comme il l'avait dit, il ne pouvait pas faire comme si Liam n'avait rien fait. Il attendit donc et bien vite ils furent là et deux affiches lui furent montrées. L'une avec Eziel dessus et l'autre avec l'homme qui avait été également tué. Et il y avait bien marqué, "mort ou vif", sous les portraits.

-Monsieur Kreiss…certes ces affiches montrent que votre fils avait le droit de le faire, mais il a tué. Il aurait pu juste les maîtriser et les livrer en vie. Cependant cela allègera sa peine.

-Sa peine ? Capitaine, expliquez-vous. Déclara Omar, qui pensait que Liam pourrait être jugé à Beolan.

-Et bien oui, il ne va tout de même pas tuer deux hommes et s'en tirer comme ça ? Non il devra rester un peu enfermé le temps que nous statuons sur son sort…

Les hommes de Beolan se regardèrent. Ils n'avaient pas vraiment de pouvoirs ici et si le Capitaine voulait garder Liam il le ferait.

En bas, Liam ne parvenait toujours pas à maîtriser totalement sa chose. Il criait parfois, rejetait la tête en arrière, se faisant mal contre le mur, mais tant pis. Il ne savait pas qu'en haut ils discutaient. Que Vaë était juste en haut. Elle devait rentrer à Beolan et retrouver ses enfants…

Au bout de quelques minutes, il sursauta en voyant justement son père et Vaë arriver, seuls. On les fît entrer dans la cellule, mais un garde resta à l'entrée, surveillant tout, au cas où ils voudraient l'aider à fuir. Liam regarda ses visiteurs, ne sachant pas quoi dire d'un coup. Vaë restait en retrait, honteuse. Alors il commença par elle.

-Vaë…tu ne l'as pas cherché. Il l'aurait de toute façon fait. Tu as été très courageuse au contraire, pour nous laisser les indices…n'aie pas honte de toi…je t'aime Vaë…

Il lui sourit faiblement, mais vu qu'elle se cachait le visage dans ses cheveux coupés, il ne sut pas si elle l'avait vu. Maintenant, son père…

-Papa je…je comprendrais que tu…ne…me veuilles plus dans la famille je…suis devenu comme grand-père…c'est trop tard…je t'ai déçu et enfin…rentre avec elle et aidez-là à sourire à nouveau. Ramène-là auprès de ses enfants s'il te plaît.

C'est tout ce qu'il demandait à son père. De ramener Vaë auprès des enfants et de son frère. De l'aider à remonter la pente pour qu'elle puisse à nouveau vivre normalement. La voir là, apeurée encore…ça lui faisait tellement mal que la chose voulait sortir…heureusement qu'il était attaché. Et que cette odeur de sang séché sur lui rappelle à son cerveau ce qu'il avait fait.

Difficilement, se tortillant dans tous les sens, il parvient à sortir la chaîne de Vaë au bout de laquelle pendait sa bague de mariage. De ses mains liées, il les tendit à son père. Vaë restait toujours en retrait et il ne la forcerait pas à les prendre.

-Vaë ils sont à toi, ce sont tes bijoux. Garde-les…en souvenir. Pour quand tu iras mieux. Je sais que tu y arriveras. J'ai confiance en toi.

Voilà, maintenant ils pouvaient rentrer à Beolan. Lui purgerait sa peine, ici, dans l'ombre de sa cellule…

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Vaënadiel Eira



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MessageSujet: Re: [CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]   Lun 14 Jan 2013 - 2:19

Je suis désolée ... part.2

Heïan, Omar et Vaënadiel se dirigèrent alors vers l’auberge où on prit une chambre pour elle seule, voisine de la leur au cas où quelque chose se produirait. Bien qu’ils en doutaient. Celle-ci les remercia d’un simple signe de tête, se gardant toujours une certaine distance vis-à-vis d’eux, de tout le monde à vrai dire. La jeune femme entra d’elle-même, verrouillant aussitôt la porte de l’intérieur et s’approcha des rideaux qu’elle ferma vivement pour se retrouver dans une certaine noirceur. Ses mains prirent les couvertures qu’elle tira au sol avec les oreillers pour ensuite former un semblant de nid dans lequel elle se glissa, Farkhas se lovant contre son ventre. Il lui lécha la joue accotant son museau sur l’oreiller de sa maîtresse et la regardait calmement. Vaënadiel admira ses yeux dorés et perçants tout comme ... ceux de Liam. Elle caressa sa tête, ses oreilles puis son poitrail, noyant sa main pâle dans cette fourrure sombre comme sa chevelure avant d’y enfouir son visage.

‘‘ On ne voudra plus de toi lorsqu’on saura ce que je t’ai fait. ‘‘

‘‘ Les hommes sont tous comme ça, ma belle. Dès qu’un autre homme prend possession de sa femme, il la rejette et la remplace par une autre. Tu es comme une chaussette ici-bas. Une fois usée et tachée, tu es bonne pour les déchets. Ce que tu es maintenant ... ton époux sera déçu de l’apprendre. Pas vrai ? Et puis, ce n’est pas les prétendantes qui manquent autour de lui. ‘‘


Ces phrases tournaient en boucles dans ta tête tout comme l’extrême violence dont avait fait preuve celui auquel elle avait uni. Elle revoyait sans cesse la lame de l’épée percer la chaire de son agresseur, le sang qui s’écoulait par terre, la tête séparée de son corps inerte. Vaë prenait à peine conscience qu’Eziel était maintenant mort et qu’il ne ferait plus jamais de mal à personne, qu’il brûlait certainement en enfer, subissant ce qu’il avait fait subir à ses victimes. Elle imaginait une scène similaire dont elle serait la victime et éclata en sanglots alors qu’on toquait à sa porte. Elle mit un temps fou à se lever, hoquetant et essuyant ses yeux de ses avant-bras et ouvrit un tantinet la porte pour voir Heïan qui lui apportait de quoi se nourrir et s’abreuver. Ouvrant la porte, elle se recula considérablement pour le laisser déposer le plateau sur la commode juste à côté de la porte. Celui-ci retourna dans l’embrasure de la porte et leva les yeux vers elle.

‘‘ As-tu besoin de parler, Vaë? ‘‘

La jeune femme secoua négativement la tête, se grattant le bras droit de sa main gauche sous le regard inquiet de son beau-père qui n’insista pas. Sa présence la rendait extrêmement nerveuse et il valait mieux qu’il la laisse tranquille jusqu’au lendemain. Gardant le silence, il verrouilla lui-même la porte de l’intérieur et la referma derrière lui pour rejoindre Omar qui était descendu en bas histoire de prendre une bonne bière afin de se détendre. Au moins, il avait une vue sur la chambre de la petite de là où il se trouvait. De nouveau seule, la druidesse prit le plateau et retourna dans son amas de couvertures, s’asseyant en tailleur. Malgré tout, elle mangeait avec appétit, son ventre en réclamant sans cesse davantage. Puis elle se leva pour aller dans la salle de bain en vue de faire trempette. Combien de fois s’était-elle assuré qu’elle était seule avant de se dévêtir ? Pourtant, la porte de la salle de bain était fermée et verrouillée elle aussi alors que Farkhas s’était couché juste devant, ayant une vue sur toute la petitesse de la pièce. Mais lorsqu’elle se vit dans la glace pour la première fois depuis près de deux semaines, elle vit son regard où était peint un dégout profond. Ses yeux aqua était rivés sur son reflet. Ses mains se portèrent sur son bas ventre qu’elle commença à griffer subitement tout comme le reste de son corps. Le loup s’était redressé en voyant son maître dans un état de panique et qui gémissait de douleur, retenant tant bien que mal ses sanglots alors qu’elle se laissa tomber à genoux au sol. Son museau vint frôler sa joue pour se fondre dans ses cheveux et il couina doucement, les oreilles basses. Vaënadiel le serra contre elle, profitant de la seule présence vivante capable de l’approcher et avec laquelle elle n’avait pas peur. Pourtant, elle ressentait un besoin extrême de parler à quelqu’un, un besoin de se confier, mais elle n’en était pas capable. Après une bonne heure, elle cacha la glace à l’aide d’un drap et se glissa dans l’eau pour se nettoyer, mais elle frottait avec force, encore et encore l’intérieur de ses cuisses à un point tel qu’elles étaient rouges et brûlaient. Elle voulait le faire partir d’elle, de chacun des pores de sa peau. Elle voulait que sa peau le sente plus contre elle, mais rien ne changeait et elle n’en avait que plus mal. Enfin ... Vaënadiel se tira hors de l’eau et prit ses vêtements qu’elle frotta et frotta puis les laissa à sécher sur le bord du bain. Elle déverrouilla la porte, l’ouvrit et s’approcha de ses couvertures qu’il tira jusqu’à l’intérieur de la pièce d’eau pour s’y enfermer de nouveau avec son compagnon à fourrure. Étrangement, elle se sentait un peu plus en sécurité derrière une deuxième porte. Ses paupières se fermèrent alors et elle s’endormit, blottie contre Farkhas et écoutant sa respiration.

Pendant ce temps, Omar avait jeté un coup d’oeil sur les affiches qu’Heïan avait posé devant lui, prendre une gorge de sa chope de bière qu’il reposa sur le comptoir.

‘‘ Mort ou vif ... et bien, ils sont morts en effet. Crois-tu que ça fera le poids ? J’ai l’impression que le Capitaine trouvera une raison pour le garder ici et lui faire subir une sentence beaucoup plus sévère. ‘‘

‘‘ Je ne lâcherai pas l’affaire tant et aussi longtemps qu’il ne nous écoutera pas. Je passerai chaque jour s’il le faut, mais Liam n’a fait que défendre sa famille. Si j’avais pu, j’aurais fait la même chose Omar... ‘‘

‘‘ Tu es bien assez fou pour ça. Je le sais. ‘‘ Le géant lui claqua le dos amicalement et continua. ‘‘ Comment allait la petite ? ‘‘

‘‘ Elle n’a pas voulu parler ... elle pleurait quand je suis arrivé. ‘‘

‘‘ Le temps arrangera les choses. Si elle fait partit de votre famille, ce n’est certainement pas pour rien. Elle a du coeur au ventre cette petite et elle est bien forte pour une femme de sa taille. Elle a réussi à tenir Eziel en haleine pendant quelques jours et nous a permis de nous rapprocher suffisamment pour que nous la trouvions. Ce sera difficile de remonter la pente, mais tu sais comme moi qu’elle y arrivera avec un peu d’aide. ‘‘

‘‘ Melley ... ‘‘ Devina t-il alors que son vieil ami acquiesçait d’un signe de tête.

Il n’avait pas tort et il était persuadé que seule sa femme allait être en mesure de l’approcher une fois de retour à Beolan, si tout se passait bien. Après avoir vidé leur chope, les hommes montèrent à leur chambre et Omar ouvrit la porte pour laisser entrer le faucon qui venait tout juste d’arriver avec un nouveau message en provenance de la cité des mages; Melley, Elayne et Ephraïm attendaient désespérément des nouvelles. Heïan prit donc le temps de leur écrire tout en détail, demandant à sa femme de se tenir prête à agir dès leur arrivée, leur promettant de ramener Liam et Vaë en un morceau et le plus rapidement possible. Le rapace prit donc la nuit pour se reposer, perché sur le dossier de la chaise.

‘‘ Tu bouges beaucoup la nuit ? ‘‘ Demanda Omar.

Heïan tourna les yeux vers son compagnon après avoir roulé la feuille de parchemin, fronçant les sourcils. Mais pourquoi lui demandait-il ça ? Pour le taquiner, le géant tapota la place à côté de lui avec un petit sourire coquin.

‘‘ Vient mon beau chéri. Tonton Omar va te câliner pour t’aider à t’endormir. ‘‘

‘‘ Tu ne fais pas très femme avec cette grosse voix, vieux. Ce n’est pas très invitant et les hommes ne m’attirent pas. Navré de te l’apprendre. ‘‘ Dit Heïan en gardant son sérieux et croisant les bras.

Les deux hommes se regardèrent un long moment avant de se mettre à sourire puis ricaner avant de se mettre au lit. Bon, ils n’avaient pas vraiment le choix de dormir dans le même lit de toute manière, car il n’y avait plus de chambre disponible, celle de Vaë était la seule, la dernière, et avec chance celle qui était voisine à la leur. D’un sommeil léger, Heïan s’endormit alors qu’Omar commençait à ronfler. Mais bon, ce ne fut pas assez pour le déconcentrer. Ce qui le trouble fut surtout le lendemain, car il s’était retrouvé coincé dans les bras de son compagnon qui le serraient comme une peluche. Ce fut du sport de se dégager de là, mais il y parvint et en profita pour aller se laver et se changer. Ce que ça pouvait faire du bien ! Omar en fit de même une fois réveiller, disant :

‘‘ Bon matin, mon beau. ''

Et pour embarquer dans son jeu :

‘‘ Bon matin, chéri. ‘‘

Le géant s’enferma dans la salle de bain en ricanant, toujours à moitié endormit et lorsqu’ils furent prêt, ils allèrent chercher Vaënadiel qui mit encore 3 jours à ouvrir la porte. Il fallait qu’elle enfile ses vêtements secs, et qu’elle déverrouille les deux portes avant de pouvoir leur ouvrir. En silence, elle ne les regarda que brièvement et Heïan ouvrit la marche, suivie de la jeune femme aux yeux bouffie alors qu’Omar marchait derrière en bayant aux corneilles. Ils s’en retournèrent donc directement au quartier général, escorté jusqu’au bureau du Capitaine responsable de Liam. C’est là que l’ancien soldat posa les affiches sur le bureau, mettant le doigt sur les écriteaux situés en bas de la somme offerte en récompense.

‘‘ Monsieur Kreiss…certes ces affiches montrent que votre fils avait le droit de le faire, mais il a tué. Il aurait pu juste les maîtriser et les livrer en vie. Cependant, cela allègera sa peine. ‘‘

‘‘ Sa peine ? Capitaine, expliquez-vous. ‘‘

‘‘ Eh bien oui, il ne va tout de même pas tuer deux hommes et s’en tirer comme ça ? Non il devra rester un peu enfermé le temps que nous statuons sur son sort… ‘‘

Heïan fronça les sourcils et tourna ses yeux violets vers son frère d’armes alors que Vaënadiel se tenait derrière, sa main gauche caressant les oreilles de Farkhas, écoutant l’échange dans le plus grand des silences. Il mit alors les deux mains à plat sur le bureau du Capitaine et se pencha légèrement en avant.

‘‘ Écoutez-moi bien, Capitaine. Je aussi occupé votre rang il y a quelques semaines et je sais à quel point cela vous coute d’offrir une telle récompense une fois le suspect remit. Si c’est leur tête qu’il vous faut. Soite. J’irai les chercher et vous les ramènerez sur votre beau bureau. Mais sachez qu’il est clairement inscrit mort ou vif. Alors, ne nous prenez pas pour de stupides illettrés. Eziel est mort, non ? À ce que je sache, mon fils vous a rendu un grand service. Si vous le vouliez vivant à tout prix, il fallait l’inscrire clairement sur la mise à prix de sa tête. Alors soit nous trouvons un terrain d’entente, soit je parle directement à votre supérieur. ‘‘

Le Capitaine déglutit avec difficulté, plongé dans le regard d’Heïan qui ne le lâchait aucunement des yeux, et ce, jusqu’à ce qu’il daigne ouvrit la bouche pour dire :

‘‘ Très bien je ... il restera ici jusqu’à demain matin, le temps que je termine mon rapport. Ensuite je le jette en dehors de la ville. Je ne veux plus le revoir ici. Me suis-je bien fait comprendre ? Sinon j’ordonne qu’on l’abatte sur le champ. Maintenant, laissez-moi avec M. Omar, je vous prie. ‘‘

Il acquiesça de la tête, masquant sa satisfaction et fit signe de tête à Vaënadiel pour qu’elle sorte la première, suivit de Farkhas. Le père de famille parla à un soldat et celui-ci en arrêta un autre qui les conduisit avec permission jusqu’aux cachots. On vérifia que Liam était bien calme et on ouvrit la porte qui fit un horrible grincement. Heïan entra le premier, s’approchant de son fils pour ensuite poser un genou au sol. Vaënadiel elle, resta en retrait. Elle avait honte, encore, et recommença à gratter son avant-bras droit, baissant les yeux pour chercher refuge derrière cette cascade de cheveux blancs. Elle sentait le regard de son homme sur elle, mais ne se sentait pas capable de le regarder dans les yeux plus de quelques secondes. C’est alors qu’il lui parla, sentant ses tremblements reprendre de plus belle.

‘‘ Vaë…tu ne l’as pas cherché. Il l’aurait de toute façon fait. Tu as été très courageuse au contraire, pour nous laisser les indices…n’aie pas honte de toi…je t’aime Vaë… ‘‘

Elle vit cependant le faible sourire qu’il lui faisait au travers de ces quelques mèches où il y en avait moins épais. Son coeur était devenu lourd tout d’un coup et elle ne sut comment réagir, gardant tout simplement le silence. Le regard fauve de Liam se posa alors sur son père qui se tenait tout près de lui, déterminé à le faire sortir de là au plus vite. Mais il l’écouta cependant.

‘‘ Papa je…je comprendrais que tu…ne…me veuilles plus dans la famille je…suis devenu comme grand-père…c’est trop tard…je t’ai déçu et enfin…rentre avec elle et aidez là à sourire à nouveau. Ramène là auprès de ses enfants s’il te plaît. ‘‘

Liam eut droit à une sacrée bonne claque derrière la tête, faisant sursauter la jeune nordique qui s’accula contre le mur instinctivement alors que pourtant, ce n’était rien du tout et elle le vit par elle-même ensuite. Heïan avait froncé les sourcils, poignardant sa progéniture de ses yeux lavande.

‘‘ Triple idiot ! Ton grand-père n’est jamais redevenu lucide alors que toi tu es là à te morfondre, à demander pardon et à me supplier de prendre soin de ta femme avec le reste de la famille. Tu es mon fils et restera mon fils jusqu’à ce que je pousse mon dernier souffle. Tu m’entends ?! ‘‘ Lui cria-t-il par la tête, l’empoignant ensuite par le collet avec un air dur. ‘‘ Je ne partirai pas d’ici sans toi. Tes enfants retrouveront leur père lorsque NOUS reviendrons tous à la maison. Pas avant. ‘‘

Après un instant de surprise à l’état pur de la part de Liam, celui-ci se tortilla tant bien que mal afin de descendre l’une de ses mains dans la poche de son pantalon et les donner à son père qui les prit dans la paume de sa main.

‘‘ Vaë ils sont à toi, ce sont tes bijoux. Garde-les…en souvenir. Pour quand tu iras mieux. Je sais que tu y arriveras. J’ai confiance en toi. ‘‘

Heïan s’approcha tout en gardant une certaine distance et attendit que Vaënadiel fasse les premiers pas en relevant la tête pour regarder ce qu’il tenait au creux de sa main. Elle hésita un instant à la prendre et ses yeux aqua les observèrent un long moment, comme si c’était la première fois qu’elle les voyait. Mais pourquoi en souvenir ? Cela voulait-il dire qu’il lui laissait les bijoux, mais qu’il ne voulait plus d’elle ? Son esprit était si confus d’un coup qu’elle porta une main à son front, car son crâne la faisait souffrir. Un flot de paroles, de voix, de phrases s’entremélangeait dans sa tête. Elle releva la tête pour croiser son regard et secoua négativement la tête, sans pour autant comprendre pourquoi elle faisait ça. Elle était si confuse ...

‘‘ Vaë ... ? ‘‘

Mais Heïan n’avait aucunement bougé de sa position. Elle lui arracha les bijoux d’une main brusque, le poussa et prit la fuite, mais le père la rattrapa avant même qu’elle ne monte l’escalier, l’emprisonnant dans ses bras alors qu’elle se démenait comme une déchaînée. Il lui semait de se calmer, car elle respirait beaucoup trop rapidement et peinait à reprendre son souffle, faisant une crise de panique. Il la ramena dans la cellule, la fit assoir contre le mur et s’éloigna, lui disant de respirer profondément, ce qu’elle tentait de faire, mais peine perdu, elle marcha à quatre pattes jusqu’à Liam et colla son front contre son épaule le temps de se calmer. Ses agissements étaient littéralement contradictoires. Autant elle avait peur de l’approcher que maintenant elle se collait à lui pour se calmer, car au fond d’elle, c’était le seul moyen de reprendre une respiration normale. Au même moment, les deux Capitaines se pointèrent devant la cellule, Omar marchant de biais juste derrière et faisant un sourire en coin qui voulait tout dire. Heïan se redressa alors sur ses jambes et poussa un soupir de soulagement.

‘‘ Demain à l’aube, je le jette dehors et je m’attends à ce que vous tous soyez partis aussi. ‘‘

Sur ce, il leur tourna dos, et les laissa aux soins de ses hommes. Vaënadiel s’éloigna de Liam dès qu’elle eut été capable de respirer plus calmement puis s’éloigna en hâte de la cellule avec Farkhas pour remonter les marches de l’escalier, Omar aux trousses.

‘‘ Le seul qui devra prendre soin d’elle et la remettre sur le droit chemin, c’est toi. Ta mère t’aidera comme elle pourra, Liam. Ne baisse surtout pas les bras. Pour le meilleur et pour le pire ... ‘‘

Il serra alors son fils dans ses bras fortement, une main derrière sa tête puis fut obligé de se détacher de lui puisque la visite était terminée. Lui disant alors à demain, le père alla rejoindre le géant et la nordique en vue de retourner à l’auberge, car celle-ci n’avait qu’une envie; s’enfermer seule avec son compagnon à fourrure dans sa chambre jusqu’au lendemain matin. Le soir, puisque rien de spécial ne s’était produit dans la journée, les renforts envoyés par Darrow arrivèrent à l’auberge, bien déçu d’avoir manqué l’action.

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[CLÔT] Une nouvelle vie [PV.Liam]

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