''L’enfant voulait répondre. Mais sa gorge lui fit comprendre que ses mots ne seraient jamais à la hauteur du silence.''
               
Eto Hachiro
 
''La mort, c’est elle qui vous fait tenir debout. C’est elle qui dicte les actes. C’est elle qui peint le monde. Et elle vous emportera tous.''
               
Querel Sentencia
 
''Je ne ressens que soif et tristesse, la mort est futilité. Je la cherche, peut-être suis-je elle.''
               
Nagate Zetsubō
 
''Udyr, quand tu seras mort, on se souviendra de ton nom. Moi je n'en ai pas, car je ne mourrai pas aujourd'hui. Mais le tien restera gravé dans ma mémoire, et dans celle de tous ceux qui t'ont connu, comme celui d'un homme fort, et digne. Alors va, et éteins-toi avec grandeur, devant tous ces vautours.''
               
Darn Butcher
 
''La nature revivait là où les hommes mourraient, le cycle reprenait son cours normal grâce à l’albinos.''
               
Aikanaro Myrrhyn
 
''Ils ne se battaient pour rien qui n’en vaille la peine. Ils étaient incapables de distinguer ce qui avait de la valeur de ce qui n’en avait pas. Alors pourquoi tant de vigueur à la tâche ? Pourquoi risquer sa vie aussi vainement ?''
               
Alcofrybas Grincebrume
 
''Son regard, depuis toutes ces années, avait appris à parler.''
               
Etan Ystal
 
''Un monde de chaos, de destruction et de malheur, un monde impartial et magnifique, le seul en tout cas, où faire l’expérience de la vie prendrait un sens véritable.''
               
Edwin Gwendur
 
''L’enfer, ce doit être l’enfer : courir pour l’éternité dans un paysage sans fin, sans début. Sans possibilité de repos ou de mort.''
               
Tyrias Marchemonde
 
''Mais sans risque on n'obtient rien, voici ma devise mes amis. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, il ne faut pas avoir peur de la mort…''
               
Dimitri Morteury
 
''Tomber... Ceci est si abstrait. L'on pourrait se relever plus grand que l'on était.''
               
Yozora Adragnis
 
''Il passa des semaines dans le cachot ayant décidé de s'y enfermer lui-même. Puis, au terme de trois semaines, vous êtes venu le voir et vous lui avez dit : «Les larmes ne sont qu'une faiblesse qu'il te faudra masquer... Si tu veux t'apitoyer, libre à toi, mais, si tu souhaites voir les choses changer, tu le peux toujours. Suis-moi... Mon ami.»''
               
Haar Wilder
 
''Le brin d'herbe ne se soucie guère de ce que font les feuilles des arbres. Mais à l'automne venu, les feuilles ne se suffisent plus entre elles. Elles s'assombrissent, se nourrissant des nuages noirs d'orage. Et alors, elles se laissent tomber sur nous.''
               
Le Peintre
 
''S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est immobile, allongée, rigide, puante à en faire vomir, en décomposition, transportant des milliers de maladies, la peau arrachée et les os jaunes. S'il y a bien quelque chose que l'on oublie, lorsqu'une personne est à six pieds sous terre, devenue la proie des corbeaux, et ses yeux mangés par des fourmis... C'est qu'elle a un jour été orgueilleuse et avide. C'est qu'elle a un jour voulu devenir riche et grande, ou bien qu'elle l'est devenue. Cela ne change rien.''
               
Le Violoniste
 
''La pensée est la liberté, la liberté... Alors, le corps est la prison, le corps est la prison... Il faut casser les barreaux.''
               
Sill
 
''Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.''
               
Setsuna Hendenmark
 
''Fais ce que tu veux avec ces villageois, sauf les laisser en vie.''
               
Kaull Hendenmark
 
''La fuite vers la religion peut être une réponse pour certains. Pour d'autres elle n'est que la simple évidence que l'homme est faible et instable.''
               
Astryl Panasdür
 
''La mort ne cherche pas à s’expliquer, elle ne fait qu’agir, monsieur. Les cadavres ne racontent pas grand-chose, mais vivant, un homme peut en avoir long à dire.''
               
Sanaki Hearthlight
 
''Alors, telle une marionnette cassée que l’on tente en vain d’animer, il se releva, restant digne malgré ses blessures.''
               
Dolven Melrak
 
''Quand le sang coule, il faut le boire. La mort ne frappera pas à votre porte mais s'invitera par vos fenêtres !''
               
Andreï Loknar
 
''Personne ne peut capturer une ombre, personne ne peut la dresser ni se l’approprier.''
               
Jazminsaa Alsan
 
''De la même façon, à l'idée qu'un abruti de scribe puisse teinter ses parchemins de calomnies religieuses, ou pire, me faire porter le titre de héros, je vais préférer m’occuper de l'écriture de ma propre histoire.''
               
Alexandre Ranald
 
''La mort... Si belle et terrible à la fois, elle l'appelait, et l'appelle toujours.''
               
Adam Moriharty
 
''Par nature, j’aime tout. Par conséquence, je me hais…''
               
Samaël Apelpisia
 
''C'est sordide et cruel, mais c'est hélas la réalité de ce monde.''
               
Liam Gil' Sayan
 
''Aujourd’hui sur les terres de Feleth les pensées ne sont plus les bienvenues. Le temps de la renaissance spirituelle est terminé. Le temps où les grands penseurs avaient aidé le monde est révolu.''
               
Héra Calliope
 
''La mort était séductrice ; elle ne montrait que ses bons côtés. La sérénité et le calme absolu : pour toujours et sans violence.''
               
Eurybie Pourrie
 
''J’ai atteint cette espèce de vanité qu’apporte l’ancienneté. Je ne crois plus qu’on puisse m’apprendre quelque chose, et si jamais quelqu’un essaye ou y arrive seulement, je me bloquerais et deviendrais hermétique à tout contact.''
               
Dante Waanig
 
''Je devrais t'attacher, tu deviens dangereux pour toi même !''
               
Jeyra Frozeñ
 
''La beauté des êtres n'était rien. La beauté des choses oui. Mais pas forcement celle que l'on voit avec une paire de rétines.''
               
Akira Satetsu
 
''Le noir. Une étendue sombre en perpétuel mouvement.''
               
Melpomène d'Ambre
 
''Il est des oreilles invisibles qui peuvent entendre jusqu'à nos moindres soupirs et des secrets aux allures anodines peuvent se révéler instruments de destruction et de tourments sans fin...''
               
Cassandre Ombrelune
 
''Le "rien" est tellement plus unique que la peur ou n'importe quel autre sentiment...''
               
Meryle Nightlander
 
''Ce n'est pas le nombre ni la force qui compte, c'est l'envie, la cause.''
               
Luyak Salamya
 
''L'innocence d'un enfant est la plus grande peur de l'homme.''
               
Clause Vaneslander
 
''Quand il lui manque une marionnette pour ses spectacles. Il verrait en vous la chose qu'il cherche.''
               
Jack D'enfer
 
''Il n'a pas de notion réelle du bien et du mal, personne ne lui ayant jamais défini ces mots.''
               
Jim Stocker
 
''Je n'ai vu aucune lumière, aucun goulet, pour sortir du boyau infini et obscur que nous empruntons tous, jusqu'à la promesse d'une nouvelle vie, de la transcendance et de la connaissance. Alors, mes yeux se sont adaptés aux ténèbres.''
               
Shaquîlah Dresdeïorth
 
''Le pouvoir ronge l'homme.''
               
Balthazar Bel
 
''Visiblement, la sérénité n'avait de valeur que si on connaissait également, en comparaison, des moments de troubles.''
               
Dranek Barth
 
''Le faible se faisait tuer, le fort vivait un jour de plus.''
               
Rodany Bleinzen
 
''Le soleil se couchait sur le monde du milieu. Les ténèbres se paraient de leurs plus somptueux apparats pour enfin faire leur entrée.''
               
Rin Mephisto
 
''Et alors il vit le chaos, la désolation, la souffrance le désespoir ambiant. Il rit.''
               
Elrog Aniec
 
''Perdu quelque part, marche vers nulle part.''
               
Kyle Wate
 
''La rose n'a d'épines que pour qui veut la cueillir.''
               
Karin Yzomel
 
''- Je peux vous prédire le genre d'homme qui vous convient !
- Je connais déjà mon genre d'homme.
- Vraiment... Et quel est-il ?
- Les hommes morts.''
               
Naladrial Delindel
 
''Utilise tes pouvoirs seulement quand le noir deviendra invivable.''
               
Zedd McTwist
 
''Tes cauchemars m'ont déjà donné l'encre... À présent, ta peau me donnera les pages !''
               
Conrart Crowlore
 
''Bien des gens se font enfermer dans un cercueil une fois mort, mais rares sont ceux qui naissent dedans.''
               
Dassyldroth Arphoss
 
''Le corbeau frénétique qui vous nargue de sa voix perchée, agite ses ailes damnées, où le reflet d'un mort se penche sur votre âme.''
               
Lust Aseliwin
 
''La vie est un mensonge, la destruction une délivrance.
Passent les marées, soufflent les vents, en vain...''
               
Le Passant
 
''Fauche, tranche et avale, gouffre des âmes. Que se dresse devant toi mille fléaux, et que l’enfer se glace devant ta noirceur.''
               
Lloyd Vilehearth
 
''Des charognards pour la plupart, comme ces corbeaux à deux têtes, venant dévorer le valeureux mort.''
               
Meneldil Tristelune
 
''Nous sommes les bourreaux de la justice et de la paix. Même si ce rôle n'est pas agréable à endosser, nous nous devons de le faire, pour le bien du peuple.''
               
Ezekiel Le Sage
 
''Il me tarde de retourner au combat pour finir empalé sur une pique.''
               
Karl Von Morlag
 
''Montre-moi le chemin de la victoire. Ou guide-moi alors dans les tréfonds de la mort...''
               
Aznan Lauréano
 
''Comment peux-tu supporter ça ? C'est assourdissant ! Tue-le ! Qu'est-ce que ça te coûte ? Tu ne l'entendras plus. Tu seras en paix... Tue-le !''
               
Aïden Sochlane
 
''- Faites taire votre cabot !
- Je ne suis pas votre servante !
- Alors je le ferai taire moi-même !''
               
Rosaly Von Gregorius
 
''Le seul présent que la justice a à vous offrir, est votre mort.''
               
Mirage Morteury
 
''Laissez-moi vous conduire aux carnages.... Tant d'âmes ne demandent qu'à succomber.''
               
Idryss Leeverwen
 
''Le soleil est un bourreau. D'une simple caresse, sa langue enflammée peut calciner n'importe quel être.''
               
Seïren Nepthys
 
''C'est une nuit sans lune. Ou bien était-ce un jour sans soleil ?''
               
ShuiLong Zhang
 
''La vie est un rouage lent et grinçant. Il ne tourne que dans un sens. Celui où tu tombes.''
               
Camelle Elwhang
 
''Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé et peut-être regretterez-vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Feleth pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis, car ils peuvent nous ôter la vie mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté !''
               
Edouard Neuman
 
''Le temps est la gangrène de l'homme, elle apparait puis vous ronge à petit feu. Pour finir il ne vous reste plus que le présent pour vivre ; le passé s'évapore peu à peu et le futur ne vous intéresse guère.''
               
Asgeïr Aslak
 
''Cueillir la fleur de la déchéance et croquer dans la pomme de la faucheuse, nos vies se résument à cela car après tout, nous finissons à une moment où un autre, tous sous terre.''
               
Violette Dellylas
 
''Le pire n'est pas de mourir, mais de se faire oublier.''
               
Erwan Daermon Do'Layde
 
''Tenter d'oublier, même si c'était impossible. Il aurait aimé se jeter à la mer avec la preuve de son acte immonde. Laver tout ce sang qu'il sentait sur lui. Peut-être même s'y noyer, simplement. Sombrer dans les abysses et les ténèbres, pour toujours.''
               
Mio Raeth
 
''La lumière montre l'ombre et la vérité le mystère.''
               
Aeli Seoriria
 
''Si la vie n'a qu'un temps, le souvenir n'a qu'une mesure. Le reste est silence.''
               
Valt Horn
 
''Dans le noir le plus complet, l'aveugle est la meilleure personne à suivre. Dans un monde de folie, qui mieux qu'un fou pour nous guider ?''
               
Ledha Borolev
 
''Je ne crois pas en la force d'un absent. Celle qui ferait de vos dieux ce que vous pensez qu'ils sont.''
               
Gigantus Corne
 
''Une limite qui n'a été créée que pour être dépassée ? C'est simple, imaginez !''
               
Goudwin Didrago
 
''Voir grouiller tous ces gens, connaître leurs désirs et leurs rêves, voir comment évoluent les sociétés, leurs aspirations et leurs défauts. Comprendre que donc rien n'est éternel, et que tous ces rêves et toutes ces folies disparaîtront de la surface du monde. Se laisser aller, indolent, parce que tout cela ne servira à rien, et qu'au bout du compte le monde reste le monde, seule éternité immuable.''
               
Uridan Sangried
 
''L'Inquisition vous remettra sur le droit chemin. Même s'il faut vous briser les jambes pour ça.''
               
Leevo Shellhorn
 
''N'oublie pas d'avoir peur des morts. Ils sont toujours plus nombreux que les vivants, et un jour, tu les rejoindras.''
               
Moira Brawl
 
''J'avais l'habitude avec ce genre d'individus... Moins vous bougerez, moins vous leur parlerez... et moins ils vous cogneront dessus.''
               
Aoi Haandar
 
''Je souhaite voir votre sang se répandre mollement à la surface d'une eau rendue trouble par les masses de cadavres vidés de leur substance, marcher dans les champs de vos ossements éparpillés, me remémorant à chaque pas votre mort absurde et pathétique, que vos noms ne soient pas contés, que votre souvenir s'éteigne comme s'éteint votre vie fade et misérable, qu'à travers les années, seuls subsistent vos ossements tels de tristes traces blanchâtres dans un paysage noir de guerre, de sang et de folie.
Et que telles cette phrase, vos morts n'aient aucune importance, aucune signification pour quiconque.''
               
Nargheil Eoss
 
''Bénie soit la haine que tu porteras à ton prochain, lave l'Homme des péchés qu'il a commis.
Sois l'épée du jugement qui s'abattra sur cette race impure, souillée par la vengeance et la corruption.''
               
Meiro Fuuchiuse
 
''Notre futur exprime nos actes passés.''
               
Terence Ripper
 
''Rencontre les ténèbres et tu admireras la lumière, dit le voyant.
Contemple la lumière et tu provoqueras les ténèbres, dit l'aveugle.''
               
Tekian Varis
 
''Un général courageux et fier, est celui qui exécute en premier l'ordre qu'il donne à ses hommes.''
               
Danarius Kyrarion
 
''L'art est le sentiment obscur de l'appropriation de l'étrange.''
               
Leroi-Gourhan
 
''La mort nous sourit à tous, et tout ce que nous pouvons faire, c'est lui sourire en retour.''
               
Marc-Aurèle
 
''L'art est la mystérieuse présence en nous, de ce qui devrait appartenir à la mort.''
               
Malraux
 
''L'art est une profondeur creusée dans le visage du monde.''
               
Weischedel
 
''Le néant après la mort ? N'est-ce pas l'état auquel nous étions habitués avant la vie ?''
               
Schopenhauer
 
''Les avocats d'un malfaiteur sont rarement assez artistes pour tourner à l'avantage de leur client la belle horreur de son acte.''
               
Nietzsche
 
''Ôte-toi de mon soleil.''
               
Diogène le cynique
 
''Il y a pas d’œuvre d'art sans collaboration du démon.''
               
André Gide
 
''Ce n'est pas le lieu mais son cœur qu'on habite.''
               
John Milton
 
''Nous sommes les histoires que nous vivons.''
               
Auteur inconnu
 
''La mort est terrible pour n'importe qui. Bons ou mauvais, anges ou démons, c'est la même chose. La mort est impartiale. Il n'y a pas de mort particulièrement horrible. C'est pourquoi la mort est effrayante. Les actes, l'âge, la personnalité, la richesse, la beauté... Tout ça n'a aucun sens face à la mort.''
               
Fuyumi Ono
 
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 Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)

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Le Messager



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Histoire de Personnage : Message 1 : Ma "dépendance" et mon travail

Message 2 : La révélation d'une amitié

Message 3 : Nowel, Noyeux Nowel ♫


MessageSujet: Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)   Dim 9 Déc 2012 - 22:32

Le Messager chevauchait en direction de Beolan en regardant le paysage. Soit il était restreint en temps mais ce n’est pas pour autant qu’il allait s’empêcher de commenter ce qu’il voyait sur son chemin.

*Ohlala quelle est mauvaise cette route ! Et puis ce foutu cheval qui me cahute, je ne suis pas un sac à patates boudiou !

Oh regardez moi cet affreux paysan avec un gros bouton sur le nez, tiens il semble avoir un souci avec sa calèche, c’est bête hein ?! Gnignigni ! Je suis sourd et muet je peux pas t’aider mon vieux.

Oh et cette pauvre femme se faisant entourer par des bandits, encore une victime des « détrousseurs de grands chemins » amusez vous bien avec ce bout de viande les amis, en attendant moi je trace ma route mouahahéhé*


Finalement le trajet à parcourir pour rejoindre Beolan eut un goût de trop peu à l’unique œil du messager, il n’avait pas eu le temps de bien tout observer, après tout, ça faisait plusieurs mois qu’il n’avait pas quitté le manoir. Il aurait plein de choses à raconter, enfin à écrire sur son carnet, sur la débilité des gens de son espèce.

Au loin, il apercevait, la cité de Beolan, dressée sur sa falaise, faisant face à l’océan.

* Y’a bien que les mages pour avoir envie de construire une ville près d’un précipice… Ils sont fous ses mages. *

Le Messager continua sa route ne quittant pas du regard la cité, petit à petit, il se rapprochait et pouvait apercevoir certains détails.

* Oh mais c’est quoi tous ses remparts ? Ils sont déjà perdus au milieu de la pampa et ils sont obligés de se protéger derrière des murs ? Non mais sérieusement, les habitants de Beolan n’ont toujours pas compris que le danger venait de l’intérieur ?

Pouuuuuuaaaaaaaaah et puis ça pue ici. Mon vieux nez, je ne sais pas si cette odeur pestilentielle que tu détectes vient des expériences magiques ou de l’océan mais fait pas bon de traîner ici hein ?*


Le Messager continua à avancer, il venait d’arriver devant les portes. Il descendit de son cheval et continua d’avancer à pied à ses côtés. La ville grouillait de monde.

*Comme de la chair putride grouillant d’asticots. Et moi je dois trouver le trognon je suppose ?

Le Messager se frayait un chemin, se perdant dans le dédale des ruelles mais ne quittant jamais des yeux son objectif : l’affreuse tour biscornue. Il profita de sa traversée de la ville pour acheter ce dont avait besoin l’Œil Noir, la première partie de sa mission était donc exécutée avec succès. Il ne lui restait plus qu’à rejoindre la tour et à trouver le vieux fou.

Après bien des chemins sans issue et en étant ressorti deux ou trois fois de la cité, il finit par arriver à son but. Il attacha son cheval à l’entrée de la Tour et poussa la porte d’entrée.

Deux poteaux humains se tenaient à l’entrée dans un drôle d’accoutrement.

* Sûrement du personnel dédié à amuser la galerie*

Ils pouvaient peut être néanmoins le renseigner. Il sortit un grand parchemin sur lequel était écrit « Livraison pour Mairlunlen Chienteur » puis il posa sa main sur ses lèvres puis sur ses oreilles pour faire comprendre qu'il était sourd et muet. Les deux amuses greluches le regardaient bizarrement mais montrèrent du doigt le couloir.
Parfait !
Le Messager avançait de sa démarche si particulière, zigzaguant dans le couloir de gauche à droite, tapant dans les portes à l’aide d’un bâton pour les ouvrir puis sur des murs comme si certains regorgeaient de cavités secrètes.

* Mais où il se cache ce vieux rat ! Il peut pas répondre quand on tape aux portes ? Non mais ça leur sert à quoi la magie s’ils ne sont même pas capables de l’utiliser pour savoir quand on a besoin d’eux hein ? Tous des voleurs, des faux jetons, des …*

Le Messager venait de s’interrompre dans son listing d’insultes favorites réservées aux mages (ou pas). Il venait d’apercevoir un objet qui attira son œil, il se dirigea donc vers la porte entrouverte et passa son bâton pour tâter le vide. Ils paraient qu’ils étaient capables de mettre des pièges invisibles mieux fallait être prudent.


Dernière édition par Le Messager le Dim 23 Déc 2012 - 22:09, édité 1 fois
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Krocq Meethain



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MessageSujet: Re: Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)   Sam 22 Déc 2012 - 5:10


Solin Semaine

Solin Semaine était incontestablement le balayeur le plus heureux de Feleth.
Habitant de cette ville magnifique perchée, construite, ancrée entre les quatre éléments de ce monde, il ne pouvait qu'apprécier sa vie au milieu du fourbi terrestre, des cris océaniques, des tumultes du vent et, surtout, des « chhhuuut ! » des plus grands mages du multivers.
Il adorait notamment ce dernier point plus que tout autre.
C'est d'ailleurs celui-là qui l'avait décidé à plier baluchon et chaussettes, à dire « bye-bye ! » à sa vie de paysan pour acquérir, lui aussi, le droit de saboter les plans astraux et de cracher sur les pauvres mortels illettrés.
Malheureusement pour lui, il faisait partie de ces pauvres mortels illettrés et n'avait obtenu de droit que l'inestimable chance de passer la serpillière entre les tables et n'avait découvert des plans astraux que leur incroyable capacité à tâcher le sol.
Mais il était au comble du bonheur car il n'y avait qu'ici, à Beolan, dans la fière Tour des Mages qu'il pouvait assouvir ses soifs compulsives de collectionneur d'objets magiques.
Il en voulait toujours plus et, heureusement pour lui, il avait découvert avec quel talent il était possible que ces objets ésotériques tombent d'eux-mêmes dans ses poches tandis qu'il passait le balais.

Mais ce n'est pas en passant le balais qu'il était le plus heureux : ce n'est qu'une fois reclus dans sa chambre de bonne, unique endroit où il ne se sentait pas pris par ses angoisses pulsionnelles, qu'il était le parasite le plus comblé du monde.
Oh ! Il ne se reposait pas, non : il passait son temps libre à collecter, ordonner, ranger, dépoussiérer, admirer, déplacer, replacer, re-déplacer, re-nettoyer, re-ranger ses affaires.
Et elles étaient nombreuses, ses affaires ; nombreuses à lui demander constamment son attention, nombreuses à lui demander toujours de ramener de nouvelles nombreuses affaires, de nouveaux nombreux trucs inestimables, magiques, scintillants, bruyants quelque-fois lorsqu'on appuyait dessus, encombrants et inutiles – à part pour prendre de la place.
C'est simple : il avait amassé tellement d'objets magiques qu'il avait été obligé de dévider son lit afin de pouvoir les y cacher.
Et ils en dépassaient encore.

Il avait beau se rendre compte que dormir par terre n'était pas confortable, que tout ceci prenait trop de place et le mettait en danger si l'on venait à découvrir son trésor, il ne pouvait pourtant pas s'empêcher de chasser la porte d'armoire en poudre de perlimpinpin ou le bouton de manchette clignotant.
Enfin, si, à présent, il y parvenait.

Solin avait fait l'acquisition de sa vie et il ne pensait pas pouvoir en acquérir une meilleure un jour. Il avait achevé sa collection ; rien de plus beau ne pouvait tomber dans ses poches à présent, rien de plus magique à part la magie elle-même ne pouvait plus retenir son attention que cet objet-là.
Il s'en était rendu compte après avoir caché ledit objet sous ses guenilles puis tenu entre ses mains.
Dès lors qu'il l'avait admiré jusqu'à y voir son propre reflet, il avait su.
Et puis l'objet en question le lui avait dit, aussi.

Il était devenu son unique obsession, à tel point que, lorsqu'il s'adonnait à ses tâches ingrates de balayeur, il l'emmenait avec lui.
Pire encore : il l'avait incorporé à son balais et, lorsque c'était nécessaire, il l'incorporait à sa serpillière.
Il n'utilisait même plus de petite brosses – pourtant idéales pour regarder tomber les styles enchantés dans les tréfonds de ses habits –, puisque celles-ci ne lui permettaient pas de garder toujours son précieux objet dans la main.

Il était pourtant bien loin de devenir fou.
Bien, bien loin comparé à Mairlunlen Chienteur, Mage parmi les mages.
Ce bon vieux Mairlunlen, connu pour la propre estime qu'il se portait à lui-même et à ses actes en général, travaillait comme un mage sur un nouveau projet de dé-conception des plans astraux à s'en casser la baguette, dans son bureau à lui, entouré de ses bouquins à lui, écrits par lui, avec la collaboration de son propre esprit critique et la compagnie trop bruyante, à son goût, de Solin qui, pourtant, balayait avec beaucoup de mal l'autre bout du looooong couloir qui menait au bureau.

En clair, mieux valait se prendre une explosion en pleine figure plutôt que venir rendre visite à un Mairlunlen Chienteur en plein travail qui, s'il avait eu assez d'estime pour les autres, aurait pris la peine de mettre un bout de papier sur sa porte signalant qu'il ne fallait pas le déranger...
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Histoire de Personnage : Message 1 : Ma "dépendance" et mon travail

Message 2 : La révélation d'une amitié

Message 3 : Nowel, Noyeux Nowel ♫


MessageSujet: Re: Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)   Ven 28 Déc 2012 - 14:55

Le Messager avançait millimètre par millimètre dans la pièce tâtant de son bâton l'air. Il était méfiant, il regardait chaque détail de l'air, si détails on pouvait réellement voir.
Il avançait prudemment vers son but. Il était posé là, sur une table, n'attendant que sa main si habile pour le récupérer. Il ne savait pas encore s'il allait le vendre pour s'acheter ses substances ou s'il allait le ramener à l'Œil Noir afin d'avoir ses faveurs. Qui sait, après tout, il était dans LA Tour des Mages de Beolan, c'était peut être un artefact puissant.

* Mouais c'est peut être pas une si bonne idée de le revendre sans en connaître sa réelle valeur. Faudrait le faire expertiser mais par qui ? Han peut-être le chippeur, non non, ce vieux bougre va encore m'arnaquer et puis sa marchandise est toujours mélangée à des cochonneries sans nom*

Le Messager n'était plus qu'à quelques mètres de l'objet. Il était légèrement bouche bée devant la splendeur de l'objet, ses yeux parcourant les formes arrondies de cette œuvre. Quelle finition.

Spoiler:
 

Mais il ne pouvait rester ainsi, à ça non, c'était Le Messager, il n'allait quand même pas rester en admiration devant une babiole !

* Oh vu comment j'agis à tous les coups cette babiole émet je sais pas trop quoi de magique et d'enchanteur, je devrais me méfier, il ne faut peut être pas la prendre à pleine main. Voyons voir… *

Le Messager saisit un chiffon sur le bureau et à l'instant même où il allait se saisir de l'objet, il se sentit comme soulever. Il essaya de bouger en vain, ses pieds brassaient de l'air, quelqu'un venait de le chopper par la peau du cou.

* Aaaaaaahhhhhh espèce de viscelard ! traîte infâme ! De quel droit oses-tu m'attraper ainsi ? Par derrière ? Si je t'avais vu venir en deux deux je t'aurais mis plus bas que terre !*

Le colosse qui avait attrapé Le Messager n'est autre qu'un garde. Il avait vu Le Messager s'approchant d'un objet qui ne lui appartenait sûrement pas vu que son propriétaire était le grand Brouahaha et ce gueux ne lui ressemblait guère.

Le Messager fut reposé au sol et poussé avec violence contre le mur de la pièce. L'homme en face de lui semblait gueuler. Il ne doutait pas de la force vocale de son interlocuteur mais malheureusement pour le garde, il aurait pu continuer d'hurler à plein poumon cela n'aurait rien changé dans l'attitude désinvolte du Messager. Une fois que l'autre eu fini de le secouer comme un poireau, le Messager essaya tant bien que mal de lui faire comprendre par des gestes qu'il était sourd et muet.
Le Messager néanmoins continuait de lire sur les lèvres de son interlocuteur.

Et tu veux vraiment me faire gober ça ? Tu te fous de moi là ? T'es pas sérieux ! Bon fini de rire, dis moi qu'est ce que tu fiches ici !

Le Messager continuait de le regarder et de faire des signes après d'interminables minutes, le garde finit par céder.

Ma foi, tu as l'air de dire la vérité. Bon, je vais te laisser le bénéfice du doute, tu fais quoi ici ?

Le Messager fit un grand sourire laissant le loisir au garde de voir "sa splendide dentition"
Il sortit de sa poche le parchemin indiquant qu'il n'était qu'un simple livreur et qu'il cherchait à livrer un mage nommé : Mairlunlen Chienteur.

Le garde soupira et se mit à dire un truc du style "ils embauchent vraiment n'importe qui de nos jours" mais Le Messager n'était pas sûr car au même moment l'homme lui avait saisit le bras et l'entrainait dans les couloirs.

* Gauche, gauche, tout droit, droite, ohlala comment je vais retrouver la sortie moi ?*

Le garde ralentit l'allure, ils passèrent tous les deux devant un balayeur, le pauvre homme, travailler pour des mages. Ca devait être terrible, mais terrible, peut être autant que de bosser pour l'Œil Noir voir pire. Le Messager en voyant la dégaine de l'homme et le pauvre outil qui lui servait à balayer se disait qu'au final, il n'était pas si malchanceux que ça.

Le garde le poussa dans la pièce située non loin du balayeur. Le Messager eut le temps de tourner la tête pour voir ce que disait l'individu au mage.

J'ai trouvé cet homme en train de fureter dans la salle d'études du mage Brouahaha, je l'ai pris pour un voleur, je croyais qu'il voulait chaparder l'œuf mais apparemment il a une livraison pour vous. Je vous préviens, il se dit sourd et muet mais je n'en ai aucune preuve.
J'ai effectué ma mission, je l'ai accompagné jusqu'à votre bureau, souhaitez-vous que je reste ou puis-je disposer Mage Mairlunlen Chienteur ?


Le Messager posa son regard sur le mage, il espérait que celui-ci réponde au garde de partir, il devait se retrouver seul pour lui transmettre le message de l'Œil noir. Il était légèrement stressé à l'idée d'essayer de convaincre ce personnage qui se tenait face à lui. N'était-ce pas le boulot de l'Éclaireur en plus ?
Il ravala sa salive, l'estomac légèrement noué, il aurait bien aimé boire un petit coup tiens, histoire de se détendre un peu mais non il était là, planté comme une fleur dans son pot, attendant le choix du grand magicien.
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Krocq Meethain



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MessageSujet: Re: Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)   Lun 13 Jan 2014 - 18:11

« Il a accepté de le faire entrer...  »
Je n'en reviens pas moi-même. 
Cela fait plusieurs jours que Krocq Meethain essaie de trouver un moyen d'approcher ce grand mage, sans jamais parvenir à dépasser plus que l'extrémité extérieure de son trou de serrure et voilà qu'un imbécile, sorti de nulle part, arrive et se fait gracieusement conduire dans son bureau.
Dans quel pétrin t'es-tu encore fourré, épée magique ?
Tu ne ressembles d'ailleurs plus du tout à ta gloire passée. Tu n'as plus d'épée magique que le nom. Et encore... 
Cet insecte de Solin Semaine... crétin qui t'as emmailloté de paille et t'utilise comme balai... Où est passé ma légende de croqueuse d'homme ? 

Je me prends la tête dans les griffes, quelque part caché dans un repli du manche, là où la lumière ne brille jamais. Personne ne m'y voit, à part le désespoir qui me persécute depuis des jours... 
« Même cette espèce de vieille saucisse séchée réussit mieux dans la vie que toi...
Pardon, maîtresse épée. »
« Pardon maîtresse épée », « gnagnagna » ... tu ne sais dire que ça ! Tu ne sais faire que ça !

Comment me suis-je retrouvé ici ? 
Comment Krocq Meethain a fait pour tomber si bas ?
Ah. Oui, c'est vrai. En plus d'être particulièrement doué pour les excuses, tu es un fin lécheur de bottes. Tu m'as volé à un marchand en faisant croire à une imbécile de femelle armée que je t'appartenais... 
J'étais tellement mieux parti lorsque mon épée était enfoncée dans un rocher... Mieux vaut dix ans d'immobilité sous un soleil de plomb plutôt qu'être entre les mains de ce type. 
« Tu ne veux toujours pas me jeter par-dessus les falaises, dis ?
Non, maîtresse épée. Jamais ! 
Mais je suis maudite... malheur et damnation t'attendent au tournant... et tout les trucs du genre... Je te l'ai dis, non ? Je te l'ai dis, je m'en rappelle. Tu ne veux pas que ça t'arrive, n'est-ce pas ? … A mon avis, ça t'es déjà arrivé. Le jour de ta naissance.Je ne voudrai pas qu'un si... gentil... garçon... se retrouve encore plus embarrassé par ma faute. Débarrasse-toi de moi, vraiment. 
S'il te plait, épargne moi !
Jamais, maîtresse épée. Je me fiche des malédictions. J'en prendrai tous les jours s'il m'était possible de le faire pour vous garder. »
Crétincrétincrétincrétincrétin, cré-tin ! 
Je ne me suis jamais heurté à un esprit aussi... aussi... fantastiquement abruti ! Tu me ferais presque regretter de vouloir être célèbre ! Tu me ferais presque regretter d'avoir un jour décidé de mentir... Ça doit être ça, qui a fait fuir les démons du Vein... Ta tronche admirative leur est apparue un jour pour leur remettre leur mythe en plein devant la truffe ou la trompe. T'as dû leur demander un truc, du genre « Alors, c'est vous ? Vous pouvez me signer un autographe ? Je suis vôtre plus grand fan » et en voyant la dégaine du plus grand fan, ils ont pris la fuite en jurant d'arrêter les conneries. 
« Mince, le garde revient. »
C'est ça, retourne dans ton coin répandre plus de paille que tu n'enlèves de poussières...
« Atchaoum ! »
Oh, Seigneur... Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter pareil sort ? 



« Alors... Comme ça vous êtes messager. Et vous avez une livraison pour moi. 
Mairlunlen avait cessé de travailler. Il se tenait les mains en coupe devant le menton et observait de son air entendu le vieillard devant lui. 
Il se souvint de ce que le garde lui avait dit et, face à l'inactivité flagrante du bonhomme, il se pencha en avant et ouvrit grand la bouche :
J'ai dis : ALORS, COMME ÇA VOUS AVEZ UNE LIVRAISON POUR MOI. »
De ce qu'il en savait, la surdité et l'idiotie allaient de paire. Il le savait parce que la surdité ne touchait que les crasseux qui le devenaient, généralement, parce qu'ils avaient les tubes de l'oreille engorgés de crasse et qu'ils étaient incapables d'admettre possible de se laver autrement qu'en buvant de la bière. 
Il le savait et, comme c'était lui, Mairlunlen Chienteur, qui le savait, alors c'était forcément vrai. 

« J'ai dis : CE DOIT SANS DOUTE ETRE MON DERNIER LIVRE, NON ? OU ALORS PEUT-ETRE LES DROITS D'AUTEURS DE MA DERNIERE THEORIE SYSTEMIQUE. » 
Il se renfonça dans son siège et se gratta la barbe. 

Mairlunlen Chienteur était l'archétype du mage ; sa barbe était démesurément longue, surtout parce qu'il croyait que sa longueur prouvait qu'il était trop occupé à révéler des vérités sur la création des causalités parallèles plutôt qu'à se tailler la barbe, à la différence de ces incapables de nobles sans travail qui, eux, avaient carrément le temps de se pomponner à loisir. Il travaillait, lui. 
Et si c'était lui qui travaillait, c'était forcément bien. 

Sa tête était surplombée d'un chapeau en forme de cône, forcément pointu, et assorti à sa robe qui pouvait lui servir, à l'occasion, de cache-oreille tellement le col remontait haut. 
Il avait, d'une façon plus générale, le visage fermé et l'attitude hautaine, qu'on aurait pu dire verrouillés sur l'expression : « Je suis un grand homme et toi une petite merde ». 
Son bourdon, appuyé juste à côté de son siège, sur la tranche de son bureau laqué, quant à lui, disait : « Et je suis aussi un mage qui a du goût en matière de boiserie, alors m'emmerde pas, petite merde. »
Il devait avoir la soixantaine à en juger par la teinte poivre et sel que prenaient ses sourcils présentement froncés sur l'invité. 
« Vous comprenez rien à ce que je dis, n'est-ce pas ? Ça ne m'étonne même pas. Vous auriez l'intérieur des oreilles propres que ça m'étonnerait pas non plus si vous compreniez pas plus de trois mots de ce que je dis. 
Il tendit la main en direction du messager, lui intimant de s'atteler à sa tache de pécore. 
VOUS POUVEZ ME DONNER VOTRE COLIS MAINTENANT, MONSIEUR. APRES IL FAUDRA PARTIR. J'AI PAS TOUTE LA NUIT DEVANT MOI. JE TRAVAILLE, MOI, MONSIEUR. »
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MessageSujet: Re: Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)   Lun 13 Jan 2014 - 18:16


Le Messager ne bougea pas, il jeta un coup d’œil quand le garde quitta le bureau du mage puis garda son œil fixé sur le dénommé Mairlunlen Chienteur. Il était concentré sur le mouvement de ses lèvres à essayer de déchiffrer chaque parole qui sortait de la bouche de ce pseudo-champion de la magie… et tout semblait avoir mal commencé entre eux deux.

« Alors... Comme ça vous êtes messager. Et vous avez une livraison pour moi. » 

Le Messager resta immobile que pouvait-il répondre à ça et comment ? Après tout, n’est ce pas ainsi que le garde l’avait présenté ?

* Pourquoi diable l’Œil Noir m’a-t-elle envoyé ici ? Cet homme a l’air soit borné et incrédule soit complètement stupide… dans tous les cas, il n’a pas la lumière à tous les étages cte bonhomme. Dans un sens, un mage, comment un mage peut-il être intelligent ?* 

Le « grand » Mairlunlen Chienteur avait été interrompu dans ses recherches, et le fixait intensément maintenant, il ouvrit à nouveau grand la bouche pour répéter exactement la même chose qu’auparavant.

* Ben oui j’ai une livraison, d’après toi chapeau pointu, à quoi peut bien servir un Messager si ce n’est à ça ?! * 

« J'ai dis : CE DOIT SANS DOUTE ETRE MON DERNIER LIVRE, NON ? OU ALORS PEUT-ETRE LES DROITS D'AUTEURS DE MA DERNIERE THEORIE SYSTEMIQUE. » 

Le Messager fut surpris. Un livre ? Des droits d’auteur d’une théorie encore complètement folle issue de ce milieu chaotique qu’on appelait magie. Non, Le Messager n’avait rien de tout ça ! Le « magicien » n’était-il donc au courant de rien ? Le mutisme du Messager semblait le gêner.

* Bien fait, après tout, je ne vais pas te faciliter la tâche. Vu comment tu me traites j’ai bien envie de te faire tourner un peu en bourrique Mage Mairlunlen Chienteur.* 

Le Messager ne bougeait toujours pas d’un millimètre, il observait en silence ce vieux bonhomme si atypique. 

« Vous comprenez rien à ce que je dis, n'est-ce pas ? Ça ne m'étonne même pas. Vous auriez l'intérieur des oreilles propres que ça m'étonnerait pas non plus si vous compreniez pas plus de trois mots de ce que je dis. 

* Oh oui bien sûr que je te comprends mais c’est tellement plus marrant de te voir t’exciter, fais attention papy, à ton âge avancée un brise cœur (crise cardiaque) est si vite arrivé. Et si on te retrouve mort, on ne me rejettera pas l’échec de la mission sur le dos.* 

Le Mage continuait de parler, il n’avait pas du remarquer que le Messager lisait parfaitement sur ses lèvres. C’en était presque risible.

*Tu me traites de dégelasse là espèce de vieux pacha ? Comment oses-tu me dénigrer ! Moi le Messager de l’Arcane XIII, tu ne mérites pas de nous rejoindre, je ne vois même pas pourquoi l’Œil Noir te veut à ses côtés.* 

Mairlunlen Chienteur tendit la main et commençait à s’impatienter. Le Messager le regarda quelques instants le sourire aux lèvres. Cet homme était dépendant d’un autre de statut bien moins prestigieux, il devait bouillonner intérieurement. Mais le Messager ne pouvait jouer plus longtemps avec lui, ce n’était pas n’importe qui, qui l’avait envoyé en mission, c’était l’Œil Noir en personne. Il se devait de satisfaire les désirs de cette dernière, sinon, il passerait un fort mauvais quart d’heure. 

- VOUS POUVEZ ME DONNER VOTRE COLIS MAINTENANT, MONSIEUR. APRES IL FAUDRA PARTIR. J'AI PAS TOUTE LA NUIT DEVANT MOI. JE TRAVAILLE, MOI, MONSIEUR. » 

*Mais moi aussi je suis en train de travailler sombre crétin. Apporter des messages c’est mon métier, et c’est sûrement plus essentiel que de pondre des théories qui ne servent à rien à part prédire qu’il pleut quand la pluie nous tombe déjà dessus.*

Le Messager se résigna à obéir non pas par plaisir mais tout simplement pour qu’on ne lui rejette pas à nouveau la faute dessus. Il sortit de son sac un parchemin soigneusement enroulé et le tendit au Mage. Il savait exactement ce qu’il était écrit sur ce parchemin puisque c’était lui-même qu’il l’avait rédigé. Il suffisait simplement après lecture, qu’il fixe la date et l’heure du rendez-vous entre ce mage et l’Œil Noir. Elle se chargerait de le convaincre à se battre à leurs côtés.



Le Messager ne bougea pas et attendit la réaction. N’importe qui devait être heureux d’être convoité par l’Arcane XIII et pour la première fois, il verrait la joie, l’émotion passer sur le visage d’un futur initié.


Dernière édition par Le Messager le Lun 13 Jan 2014 - 18:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)   Lun 13 Jan 2014 - 18:20

Il suffisait simplement qu'après lecture il fixe l'heure et la date du rendez-vous. C'était aussi bête que ça ; ça ne demandait pas d'y passer la journée, quoi.
Sauf que Mairlunlen Chienteur avait horreur de la bêtise et de la simplicité. 

Au bout d'un quart d'heure, l'étape deux de la mission du Messager n'était toujours pas arrivée à son terme : le vieux mage était toujours en pleine lecture, le nez en l'air, la bouche ouverte et la respiration plus forte, comme si la lecture exigeait chez lui un plus grand effort physiologique de concentration des énergies. C'était peut-être effectivement le cas. 

On put suivre son avancée dans l'exercice en regardant les mouvements de ses yeux qui, à en juger par le temps qu'ils mirent à arriver au bas du parchemin, firent de nombreux retours à la ligne supérieure, voire au paragraphe lui-même, si ce n'est carrément au titre du message. 

Il déposa finalement le papier sur son bureau, s'humecta l'intérieur des lèvres, gratta sa barbe hirsute et se renversa dans son fauteuil sans piper mot. 
Son regard à la couleur d'une vieille crème à la noisette se perdit un moment dans le vide avant qu'il ne se décide à se redresser. 
Il parut prendre une décision. 
Une décision qui mena sa main blanche, sur le dos de laquelle semblait être représenté tout le réseau routier de Feleth, vers son bourdon. 
C'était un bourdon impressionnant de part sa manufacture-même : il était en bois sombre, verni à quelques endroits, sculpté en d'autres, au sommet évasé en forme de coupe faite de branches reliées entre elles par des billes de cristal. Sur ces mêmes branches y étaient accrochés différents fils, à certains desquels pendouillaient des bourses de différentes tailles. L'emploi du bâton en guise de porte manteau n'avait rien de ridicule et ne prêtait pas aux rires au sein de la communauté des mages, c'était reconnu comme un stratagème efficace, surtout lorsqu'on atteignait un certain age et certaines indispositions. 

Mairlulen se saisit d'une des bourses et en retira un étui malicieusement. Sans s'intéresser à l'attitude du messager, il sortit de la boite une paire de lunette en bois et s'en habilla les yeux, ce qui eut pour effet de les grossir par quatre...
... et puis il reprit le parchemin en main et recommença sa lecture. 

Un autre quart d'heure fila péniblement, entrecoupé de ci de là par les « Hmm... » et les ronflements saccadés de la respiration du mage. 
Il s'interrompit au milieu de sa relecture pour retirer ses lunettes et se frotter les yeux. Il reposa une nouvelle fois le parchemin et, cette fois-ci, parut réellement prendre une décision. 
Une décision qui mena sa main vers le tiroir de son bureau dans lequel il farfouilla en jurant avant d'abandonner et de se mettre à hurler : 
« ARSEEEEEENE ?! »
Un petit homme, rouge et essoufflé, visiblement au bord de la dépression nerveuse, apparut aussitôt par une porte dissimulée dans un coin de la pièce. Il s'agissait, officiellement, de l'assistant de Marilunlen ou, autrement dit, de son larbin. N'importe comment, la fiche de poste restait la-même.
« Oui, monsieur ? 
Je ne retrouve pas mon Agrandisseur de Caractères Petits et Miniscules.
Minuscule, Monsieur ?
J'en ai besoin. 
Monsieur ?
Vous l'avez encore utilisé sans mon autorisation, c'est ça ? VOUS ÊTES VIRÉ !
Monsieur, fit l'assistant, transpirant, le balayeur est passé ce matin. Il a dû... il a dû... le déplacer monsieur. Je ne l'ai jamais utilisé, monsieur. 
Alors c'est lui qui est viré ! Allez le chercher ! Illico presto de suite !
Pas la peine, monsieur, il écoute derrière la porte depuis tout à l'heure. 
- Alors faites-le entrer, bon sang ! Il faut tout vous dire, ou quoi ? »

Arsène se dirigea vers la porte d'entrée non sans lancer un regard de cocker au messager en passant. Il ouvrit la porte en grand sur un jeune homme, assis à genoux, qui paru étonné qu'on le découvre. Il se redressa et tint ce qui devait être une épée mal déguisée en balai entre ses mains, gêné. 

« Qu'est-ce que vous foutez avec une épée ? demanda Mairlunlen, renversé dans son fauteuil, son bourdon dans la main. 
Je balaye, vôtre éminence.
- Avec une épée ? railla Arsene, visiblement heureux que son patron s'en prenne à quelqu'un d'autre pour une fois. 
C'est un balai, messeigneurs. C'est pour ça que je balaye avec. »
L'assemblée resta déconcertée face à cette évidence. C'était une épée, ça se voyait comme une bourre de cheveux dans la soupe, alors soit ce gamin était stupide, soit... soit il les prenait pour des gens stupides, ce qui était tout aussi stupide. 
« Certes. Vous êtes virés. Sauf si vous me retrouvez mon Agrandisseur de Caractères Petits et Minininuscules. 
- Minuscules, monsieur. 
D'accord, vôtre éminence. Je m'en vais à sa recherche de suite. Je fais au plus vite, vôtre éminence. 
- Et balancez-moi ce balai à la cave au passage !!! »

Le balayeur referma la porte et fit disparaître en même temps son air de cafard avec lui. On put cependant entendre une dernière remarque au moment où le loquet cliqueta : 
« Si tu me traites encore une fois de balai, je te jure que je te maudit à vie dans un cabinet noir encerclé par des adorateurs de démons cinglés et malfaisants !! »

Arsene se tourna vers son chef.
« Je suis sûr qu'il l'a volé, monsieur. Dans deux minutes, il va vous le ramener d'on-ne-sait-où et il sera totalement inutilisable.
Vous aussi si vous retournez pas vous occuper de vos fesses ailleurs. »
Et c'est comme ça qu'Arsene disparut à son tour pour s'en retourner dans le placard qui lui servait de bureau. Le messager se retrouva à nouveau seul avec le grand mage qui était en train de se nettoyer le dessous des ongles en attendant son Agrandisseur de Caractères Petits et Minuscules. Il profita de ce moment pour lui raconter comment il l'avait inventé et quelles avancées technologique sa création avait entraîné. Il en profita également pour démentir toutes ressemblances avec les loupes et les culs de bouteilles. 



« Et c'est comme ça que je me suis dit : “Bon sang mon vieux Mair' ! Tu viens d'inventer l'Agrandisseur de Caractères Petits et Muninuscules !” et c'était vrai. »
Mairlunlen s'astiqua les doigts sur sa robe, fier comme un vieux paon tandis qu'on toqua à la porte. 
« C'est pour quoi encore, bougre de vilains ?!
C'est le balayeur, vôtre éminence. J'ai retrouvé le bidule... 
Rentrez, imbécile. » 
L'imbécile rentra, une petite boite noire dans une main, son balai qui n'en était pas un dans l'autre. Il s'approcha du bureau, visiblement impressionné, et posa l'objet du maître des lieux qui le dévisageait sévèrement en mastiquant une vieille dent sur le point de tomber. 
« Où il était ? 
Le balayeur s'enfonça la tête dans les épaules et déplaça un brin de paille du bout du pied.
Il semble qu'il ait sauté dans ma poche quand je suis passé ce matin, vôtre éminence. Contre ma volonté. 
C'est ça. Et cette épée est un balai. Vous êtes viré. »

Le jeune garçon baissa les yeux et retint les convulsions de sa lèvre inférieure. On aurait dit qu'il allait se mettre à pleurer, ce qui ne faisait que défigurer encore plus sa figure déjà ingrate. 
De son côté, Mairlunlen s'était ré-équipé de ses lunettes et se tenait penché au-dessus de son Agrandisseur de Caractères Petits et Minuscules placé au-dessus du parchemin. Il le déplaçait en ronflant le long des phrases avec une minutie d'expert comptable. 
La manœuvre ne prit que cinq minutes au bout desquelles il se redressa, rangea sa petite boite noire dans son tiroir et se saisit du parchemin pour le tendre au balayeur. 
« Foutez-moi cette merde au décomposteur à papier, les fourmis en feront un arbre. Et mettez-vous-y avec, ensuite, vous serez viré. ARSEEEEEEENE !!!! »

Arsene apparut par la porte d'entrée, en sueur, les jambes tremblantes. Il se tint à l'encadrement le temps de reprendre son souffle.
« Dé...solé... mon...sieur... j'étais... dans la salle... des... manu... copieurs... et...
Je m'en fiche, vous êtes viré. Sauf si vous reconduisez ce bonhomme aux portes de la tour et que vous me refouttez mon panneau magique sur la porte.
Vôtre... panneau magi...que... monsieur ?
Oui. Celui qui dit que j' veux pas de pub dans mon courrier. Allez ! Illico presto de suite ! Vous êtes encore-là, vous ? Vous êtes viré ! Et foutez-moi cette épée dans le décomposteur ! »
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MessageSujet: Re: Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)   Lun 13 Jan 2014 - 18:22

Le Messager restait debout, droit comme un manche à balai mais ses pieds commençaient à s’enraciner … Depuis combien de temps était-il ici ? Planté comme ça dans le bureau, posé tel une sculpture immobile et dénuée de sentiments, sans un regard ni un mot de la part du propriétaire de la pièce.

Mairlunlen Chienteur le Mage, lisait et lisait encore le parchemin. C’est bizarre il ne fallait pas autant de temps que ça pour lire une quinzaine de lignes si ? 

*Je savais bien que pour devenir mage, il fallait être attardé mental, personne ne me croit jamais. * 

Le Messager leva les yeux au ciel et reporta son attention sur Mairlunlen Chienteur. Il avait pourtant bel et bien l’air de lire le parchemin, ses yeux couraient les mots. Le Messager écrivait-il si mal que ça pour que la mage galère autant ? Avait-il fait des fautes ? Non … ce n’était pas possible. Il s’était relu plusieurs fois.

Au bout d’un temps qui lui parut interminable, le Mage posa enfin le papier sur le bureau et se gratta la barbe, il semblait réfléchir à son contenu. Le Messager se concentra sur les lèvres de Mairlunlen Chienteur attendant avec impatience sa réponse… qui ne vint pas. Le vieil homme semblait chercher quelque chose. Il se tourna vers son espèce de canne, *Objet indispensable à la panoplie du bon vieux fou* pensa Le Messager. Mais au bout de se bâton « magique » il y avait plein de sacoches.

*Déjà que c’est ridicule de se promener avec un bâton pour faire joli mais encore plus de s’en servir de porte manteau. Aahhh ces mages tous des fadas.* 

Le Messager ne bougea pas d’un iota de peur que le mage soit coupé dans sa réflexion et soit obligé de relire le parchemin pendant un long moment. Il se contenta d’observer les moindres faits et gestes du bonhomme de son unique œil.

*Par pitié me dites pas qu’il n’a pas encore lu ? Il n’a quand même pas mis tout ce temps pour se dire qu’il n’arrivait pas à lire sans ses lunettes ?*

Le Messager était scotché mais il n’osa rien faire pour autant, il ne fallait jamais brusquer les gens, ça n’apportait que des emmerdes. Il resta donc statique là où le garde lui avait fait prendre place. Le Mage se remit à lire, le Messager n’en croyait pas ses yeux, il en venait même à se demander si l’Œil Noir ne l’avait pas fait exprès de l’envoyer lui pour cette mission plutôt que l’Éclaireur. Le Messager en profitait pour étudier le bureau ainsi que les accoutrements et les mimiques du dénommé Mairlunlen Chienteur, c’était vraiment un drôle de oiseau ce mage.

*Plus ils sont fous et vieux et plus ils sont gradés ? C’est un peu le même principe que pour l’Armée du Roi en fait.* 

Le temps passait lentement, très lentement, l’attitude du mage changea, enfin, Le Messager se remit bien droit et malheureusement ce n’était toujours pas pour lui répondre, voilà qu’il fouillait dans le tiroir.

*Par tous les séraphins d’Adiryl, me dites pas qu’il cherche une paire de lunettes plus grosse ???* 

Le Messager regardait attentivement les lèvres du bonhomme, il venait de dire quelque chose mais la question était quoi …

*Larsen ? Arène ? Carène ? Alcène ? Haleine ? Mais qu’est ce que ça à voir avec le parchemin ?* 

Le Messager se gratta le menton. Bref, il avait beau faire toutes les hypothèses des trois mondes, aucun d’entre elles ne serait la bonne. Un petit homme entra dans la pièce visiblement affaibli et essoufflé ainsi le mage lui aussi avait sa petite main. Une discussion commença alors entre les deux protagonistes, le Messager fit discrètement un pas sur le côté afin de pouvoir lire sur les lèvres des deux zozios. 
Apparemment le Mage cherchait ENCORE un objet. Il ne pouvait pas TOUT SIMPLEMENT lui donner une réponse ! Oui ou merde ! C’était si compliqué que ça ???
Le Messager commença à bouillonner, en plus manque de bol l’objet avait malencontreusement disparu de la pièce.

*Décidément c’est bien ma veine …* 

C’est là qu’un troisième homme fit son apparition, il devait aussi avoir un léger pète au casque, il balayait le sol à l’aide d’une épée ?! Une épée en train mauvaise état, aussi pouilleuse que son porteur.

*Ils sont fous ces mages. Soit je rêve soit je suis dans une maison de fous.* 

Une nouvelle discussion s’engagea et tout le monde semblait ignorer sa présence. Était-il devenu transparent à force d’avoir attendu ? Peut être avait-il développé le pouvoir des caméléons ?

Le fameux « épéiste » ou « balayeur » savait apparemment où était le dit objet et parti à sa recherche. Le Messager avait du mal à en croire ses yeux. Mais il ne broncha pas pour autant.
Le petit homme tout rouge repartit d’un pas pressé laissant à nouveau le Messager seul avec Mairlunlen Chienteur. Dans sa grande bonté le mage avait décidé de se curer les ongles devant lui et lui raconter toute l’histoire de ce fameux objet. Le Messager retint un bâillement et espéra de tout cœur que l’un des deux pouilleux ramène rapidement le précieux objet.
Et non, malheureusement pour le Messager, se fût encore des longues minutes d’attente. Finalement il préférait voir le Mage essayer de lire le papier, c’était beaucoup moins fatiguant que de lire sur les lèvres toutes ses choses inintéressantes qu’il lui racontait. C’est enfin que la délivrance arriva, quelqu’un venait de frapper à la porte, il en était quasi sûr, le regard du mage s’était dirigé vers cette dernière.
Le Messager regarda et aperçut le fameux balayeur. Il avait enfin l’objet ! Bon on pourrait peut être enfin retourner à la raison de sa présence ici non ?

A ce qu’avait compris le Messager, l’homme à l’épée venait de se faire virer sans raison apparente, des objets qui tombent dans les poches ça arrivaient tous les jours.

*Pauvre bougre, tu seras bien mieux dehors crois moi !* 

Le grand mage avait enfin lu son parchemin, Le Messager bomba le torse et s’apprêtait à recevoir les honneurs mais au lieu de ça l’individu donna le papier au balayeur et lui dit de le JETER ?!

*Crétin de mage ! Tu sais pas ce que tu manques ! * 

Le Messager était en colère, il avait presque envie de sauter à la gorge de ce mage de mes deux et de l’égorger comme un cochon en le laissant se vider de son sang dans son propre bureau. Mais le dénommé Arsène l’entraina (ainsi que le balayeur) à l’extérieur du bureau. Ensuite deux gardes les récupérèrent et les jetèrent en bas des marches de la tour. Et voilà, c’était un échec des plus complets.

*Comment je vais expliquer ça à l’Œil Noir moi ? Comment ! * 

Le Messager eut un regard pour le pauvre balayeur et lui tapa l’épaule afin de lui faire passer le message « ca va aller mon vieux, tu t’en sortiras va » puis il tourna les talons et descendit les marches.
Il allait se diriger vers la première sortie qui traversait les murs de la cité, quand il se dit qu’il avait bien besoin d’un petit remontant voir deux avant d’aller avouer son échec cuisant à la dame aux cheveux bleus.
Il changea de direction et opta pour une rue parallèle à la rue principale, il avait repairé une petite taverne à la devanture bien sympathique. Elle s’appelait comment déjà ? Le Panse à Boire, ouaip, c’était ça.
Le Messager marchait de son pas claudiquant vers la porte de la taverne et s’assit au comptoir, il commanda un premier verre. 

*Ah ben vieux, crénondediou, ça fait du bien par où ça passe ce machin * 

Il commanda un deuxième verre puis un troisième, plus ça allait, plus il se demandait quel stratagème il pouvait mettre en place pour faire croire qu’il avait réussi la mission, il n’allait quand même pas avouer à l’Œil Noir qu’il avait failli ? Non non non, il devait y avoir un moyen. C’est à l’instant précis où il allait commander son quatrième que la porte s’ouvrit, un vent froid s’engouffra alors dans la taverne.
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Krocq Meethain



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MessageSujet: Re: Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)   Mer 15 Jan 2014 - 11:24

Je suis désemparé.
Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer de ta situation, Solin Semaine.
Et de la mienne, à présent.

Voilà que tu viens de te faire remercier par ce grand mage duquel je rêvais de me remplir la panse. Il est maintenant hors de portée de mes griffes et... même si la scène était hilarante et que je n'aurais voulu la manquer pour rien au monde, je te suis toujours dévoué. Je ne peux plus t'échapper d'aucune façon ; tu te tiens devant les portes closes de la Tour des Mages, sous ce soleil irradiant qui me pèse et m'oblige à disparaître encore plus dans les tréfonds des ombres du cuir. La lumière te pèse aussi; tu te tiens recroquevillé petit homme. On dirait que tu n'as plus affronté le soleil et la lumière naturelle depuis des siècles. Tu ressembles à un Krocq Meethain à jeun dans une chambre éclairée de tous les côtés.
Tu te sens perdu et je le suis aussi.

Pourtant je suis bien plus chanceux que toi : j'ai toujours ma maison avec moi alors que tu viens de perdre la tienne. Cette pauvre épée ne me quitte jamais. Quand bien même tu l'aurais jeté dans le dé-composteur, j'y aurais fini avec elle.
Mais tu ne l'y as pas lâché malgré les ordres qu'on t'a donné.
Tu n'écoutes jamais rien.
Je loupe peut-être une aventure incroyable avec les fourmis... elles sont peut-être bonnes à manger... elles sont peut-être plus dociles que toi... elles posent sans doute moins de question... elles m'admireraient certainement moins que tu ne le fais.
C'est bien là la seule qualité que je te trouve et je ne saurais l'apprécier plus car je l'ai toujours convoitée d'aussi loin que je m'en souvienne, pourtant je me sens ridicule et plus démuni que jamais.
Peut-être parce que ma tendre épée est toujours déguisée en balais. La pauvre.
Pauvre moi, oui !
Que dois-je faire ?
En voilà une bonne question, mon très cher Krocq !
... Et tu te la poses aussi, petit homme.

Je sens pourtant naître une idée en toi maintenant que le vieux messager s'en va. Il t'a touché l'épaule et... oui, je reconnais ce regard pétillant d'immondice, tu as pris son geste pour de l'aff-... affec-... afff... krrr...chose que vous les êtres humains aimez. Tu penses sans doute qu'il peut t'aider. Tu penses sans doute que...
"Tout est de sa faute !" dis-tu. Je te regarde de travers, incapable de discerner la logique dans ton raisonnement humain. J'ai pourtant eu mainte et mainte fois l'occasion d'observer les Hommes et d'écouter leurs discours... mais le tien... le tien...

Voilà maintenant que tu te lèves, la truffe froncée. Tu es décidé et je ne sais toujours pas ce que tu comptes faire. Tu t'en vas en m'oubliant là. C'est une bonne idée. Va ! Disparaît ! Tu n'étais bon à rien de toute façon ; je me suis toujours dit que j'aurais eu plus de chance en étant coincé sur un cadavre qu'entre tes mains sales.
...
...
Non !
Nononononon !!
Non !!!
...
...
Tu reviens et prends ma belle épée entre tes mains. Tu déloges les lanières et les restes de pailles qui l'accoutrent et te remets en marche. Tu vas vite. A quoi penses-tu ?
"Pardon, maîtresse épée. Je suis un peu perturbé par tous ces événements... Jamais je ne vous laisserai. Je viens... seulement... je viens seulement de perdre tout ce que je possédais et tout ce que j'avais mis des années à recueillir. J'espère que vous pouvez comprendre mon état. Je ne sais pas... je n'ai toujours été bon qu'à balayer... maintenant... je ne sais pas quoi faire ! (...)" Blablabla humain, blablabla humain... Que m'importe, à moi, de savoir que tu ne trouves plus le moindre sens à donner à ta vie et que tous tes rêves se tiennent de l'autre côté de ces grands murs ? Qu'est-ce que ça peut bien me faire, à moi, Krocq Meethain,  que tu aies envie de t'empaler sur un des porte-drapeaux parce que tu as honte et... blablabla...

Tu me demandes pourtant de l'aide mais je ne peux te l'apporter.
Quoique...
Si, je le pourrais. Mais il faudrait pour cela que tu concèdes à t'enfermer dans une pièce sombre et que tu me laisses faire mon petit tour de magie à moi... Krr krr krr...
Mais ça n'a pas l'air de te venir à l'esprit.
Tu ne cesses plus de parler.
"... cet homme... ce messager, poursuis-tu en regardant le parchemin que tu étais censé jeter en même temps que moi. Tu accélères le pas, comme si tu souhaitais rattraper quelqu'un. Il est venu recruter Merlunlen. Peut-être... peut-être que je peux trouver grâce à ses yeux. Il me la doit, maîtresse épée, non ? A cause de lui, j'ai tout perdu !"
J'ai envie de te dire non. Mais je vais être gentil.
Car peut-être que je parviendrai à t'échapper grâce à ce vieillard sénile.
"Oui, oui, oui... C'est évident... Oui, oui... Hm-hm... Parfaitement. J'y mettrais ma lame à fondre s'il ne te devait pas quelque-chose après cet affront. Ah oui, ah oui..."
Tu souris. Tu es visiblement repu d'encouragements et de satisfactions mensongères.
"Vous me comprenez si bien depuis toujours ! Je ne serais rien sans vous !"
Oui, oui, oui... C'est évident... Oui, oui... Oooh... oui... Ah oui, ah oui... Krrrrr !! Crétin !!

Tu te dépêches donc de retrouver le messager. Tu interroges les passants à son sujet et le recroise rapidement dans une taverne qui ressemble à l'intérieur de la grotte où je suis né. Elle est sale, mais ça ne te rebute pas. A peine le bonhomme dans ton champ de vision, tu lui sautes dessus et lui parle. Tu lui parles, tu lui parles, tu lui parles...
Et tu lui parles encore comme tu sais si bien le faire.
On voit combien tu es une vermine quand on te regarde faire. Tu n'es qu'un profiteur, Solin Semaine ! Tu n'es qu'un... qu'un... rat... qui... je ne trouve même pas les mots pour te définir tellement tu es un individu gênant. La société humaine, si elle ne t'avait pas créé, t'aurait vomi de l'accumulation des vices.
Et tu parles, tu parles, tu parles...
Tu agresses ce pauvre homme en lui disant qu'il doit te trouver du travail mais il n'a pas l'air de t'écouter. Cela t'énerve d'abord car il ne t'accorde aucun intérêt.
Puis tu te calmes lorsqu'il se lève pour partir.
Et tu le suis.
En parlant toujours.
Tu lui as montré le parchemin pour appuyer tes propos mais... ce bout de viande auquel tu t'adresses ne me semble pas capable de te comprendre.
Il agit d'une façon bizarre - et je m'y connais en agissement bizarre, mon petit homme.
Plus tard peut-être, sur les routes esseulées où tu le suivras toujours jusqu'à ce qu'il en ait marre, peut-être nous rendrons nous compte qu'il est sourd et que tes arguments sont vains.
Mais pas inintéressants pour autant...
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MessageSujet: Re: Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)   Mer 15 Jan 2014 - 18:57

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MessageSujet: Re: Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)   

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Au petit bonheur la chance (PV. Krocq Meethain)

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